02.04.25
13 Février 2025
Chers LMCs du monde entier,
Nous avons besoin d'informations précises sur les LMCs dans tous les pays du monde.
1. Nom du pays où se trouvent les LMC.
2. Combien de groupes LMC y a-t-il dans votre pays ?
3. Nom complet, adresse électronique et numéro de téléphone du lien national.
4. Où se trouvent les groupes dans votre pays ?
5. Nom, adresse électronique et numéro de téléphone des directeurs spirituels : national, régional et local.
6. Les directeurs spirituels sont-ils nommés par l'évêque du diocèse où se trouvent les groupes LMC ?
7. Quelle est la fréquence des réunions de groupe : une fois par semaine, une fois toutes les deux semaines ou une fois par mois ?
8. Combien y a-t-il de LMC dans votre groupe : avec des vœux pour la vie, des membres profès, en formation, des « come-and-see »? Veuillez préciser le nombre pour chaque catégorie.
9. En règle générale, quel jour du mois avez-vous la journée mensuelle de prière ?
10. Avez-vous une retraite nationale annuelle régulière ?
11. Quand avez-vous eu la dernière journée mensuelle de prière et la dernière retraite nationale annuelle ?
12. Combien de LMC de votre pays ont participé aux deux dernières assemblées générales : 2015 à Rome, 2023 à Nazareth ?
13. Pensez-vous que les LMC de votre pays grandissent en sainteté et augmentent en nombre ?
14. A quelle fréquence lisez-vous les Statuts après vos vœux : très régulièrement, de temps en temps, pas du tout, peut-être n'avez-vous jamais lu les Statuts jusqu'à présent ?
15. Avez-vous le dernier exemplaire des statuts des LMC dans la langue que vous connaissez le mieux ? Ici à Rome, nous avons imprimé les derniers statuts des LMC en anglais et en italien. Veuillez nous faire savoir si vous disposez de la dernière édition des statuts des LMC en anglais. Toutes les autres langues doivent utiliser l'anglais mis à jour, pour mettre à jour les statuts des LMC dans leur propre langue.
Vous devez prendre la peine non seulement d'étudier les statuts, mais aussi d'aimer et de vivre les statuts, qui doivent être suivis avec toutes les références. Vous direz peut-être que vous n'avez pas le temps de répondre à toutes ces exigences. On dit que : « S'il y a une volonté, il y a un chemin ».
16. Recevez-vous un soutien et un encouragement réels de la part de nos sœurs M.C. ? Essayez-vous d'aider les sœurs M.C. de toutes les manières possibles ?
17. Etes-vous vraiment heureux de votre vocation LMC ? Avez-vous le sentiment de continuer à grandir en sainteté avec l'aide de Dieu ?
18. Quel(s) est/sont votre/vos principal(aux) problème(s) dans le groupe, s'il y en a ?
19. Depuis combien de temps êtes-vous le lien national, le lien régional ou le lien de groupe ?
20. Quelles sont vos suggestions pour que nos LMC deviennent meilleurs, plus saints et plus persévérants dans leur vocation ?
21. Que faites-vous pour que les LMCs grandissent en sainteté et en nombre, dans votre groupe, dans votre pays ?
22. Que pouvez-vous faire de plus ? « Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur », a dit Jésus à Sainte Teresa M.C. Pouvez-vous essayer de faire de même ?
23. Pourriez-vous énumérer cinq façons différentes d'aider les LMC à grandir et à se diffuser dans votre pays et dans le monde entier ?
Sœur Joseph M.C., la Supérieure Générale des Sœurs M.C., me disait l'autre jour qu'elle avait rencontré beaucoup de LMC lors de ses visites dans les différents pays du monde. Mais Sœur Patrick M.C. ajoute que les LMC en général ont besoin d'une formation plus solide et continue. Nos sœurs M.C. peuvent être d'une grande aide au niveau local, et vous pouvez être d'une grande aide pour elles aussi.
Prions beaucoup la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph, comme ils furent les premiers LMC, de nous aider tous à leur ressembler.
Veuillez envoyer les réponses en ligne par l'intermédiaire de l'adresse électronique des MCC : MCCbrothers@libero.it, au plus tard le 1er mars 2025.
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude à chaque LMC.
Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
04.03.25
Bonjour, Frères et Sœurs en Jésus, Marie et Joseph,
Bienvenue à cette célébration eucharistique de ce matin en tant que famille de Dieu, appelée et choisie par Dieu pour être ses serviteurs et servantes parmi ses pauvres, voire parmi les plus pauvres des pauvres, les plus nécessiteux des nécessiteux, parmi les oubliés et les abandonnés, parmi ceux qui ne croient pas ou ne pratiquent pas leur foi chrétienne, ceux qui sont totalement indifférents à Dieu, ceux qui ne prient pas, ceux qui ne veulent pas prier, ceux qui n'ont personne pour prier pour eux, et ceux qui ont demandé des prières spéciales, ainsi que pour toutes les âmes du purgatoire.
Dans le drame divin de notre salut, plusieurs personnes ont joué leurs rôles respectifs, qui ont été non seulement spécialement choisies, mais préparées par Dieu avec une attention particulière.
Lorsque la scène a été préparée dans la plénitude des temps, c'est-à-dire dans le Kairos de Dieu, à l'heure prévue, Dieu a envoyé son Fils unique qui, au milieu de la nuit, a sauté du trône royal, comme nous le lisons dans le livre de la Sagesse :
« Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. » (Sagesse 18, 14-15).
Dieu avait préparé, dans une ville sans importance du nom de Nazareth, une femme qui était conçue immaculée, et donc non touchée par le péché, originel ou actuel, qui accueillit le Verbe tout-puissant d'abord dans son Cœur Immaculé et ensuite dans son sein virginal (L.G. 53). Le nom de la Vierge était Marie. C'est à cette femme, la Vierge de Nazareth, que l'ange Gabriel, envoyé par Dieu, est venu annoncer la Bonne Nouvelle pour le monde entier. Elle va jouer un rôle vital dans ce drame de notre salut.
L'autre jour, l'un de nos bénévoles et grand ami est venu me dire que son fils avait été choisi pour jouer dans un film très important, et qu'il serait le troisième acteur du film. De plus, le réalisateur du film lui a dit qu'il devait perdre dix kilos pour obtenir ce rôle. Il a donc rapidement commencé à suivre un régime, plus de pâtes ni d’autres produits alimentaires, parce qu'il doit maigrir dans un délai donné.
Son père a déclaré que son fils faisait très sérieusement de son mieux pour perdre du poids afin de pouvoir jouer ce rôle. Je lui ai dit que je pensais que son fils n'avait pas de kilos en trop. Son père a répondu que son rôle était si important qu'il devait obéir à son metteur en scène. Sinon, il perdra sa chance.
En réfléchissant à la perte de poids, j'ai réalisé que j'avais moi aussi beaucoup de kilos à perdre, à commencer par sept kilos tout de suite. Il s'agit des sept péchés capitaux que sont l'orgueil, la cupidité, la colère, l'envie, la luxure, la gourmandise et la paresse.
Je pense à la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph, qui en sont les trois acteurs principaux et immédiats : Jésus, la figure centrale, le héros de tous les héros. Marie est à côté de Jésus, son fils, et Joseph, le troisième acteur. Combien de kilos ont-ils dû perdre pour jouer leurs rôles respectifs !
Lorsque Joseph a appris que sa fiancée était enceinte, combien de nuits blanches, d'agonies, de réflexions et de prières ont été nécessaires pour discerner la volonté de Dieu dans une telle situation, et comment agir en conséquence. Il a peut-être fallu un certain temps avant qu'il ne comprenne clairement qu'il avait été choisi par Dieu pour être l'un des principaux acteurs du drame divin du salut. L'Esprit Saint était le metteur en scène, et il envoya un ange à Joseph, lui disant qu'il ne devait pas avoir peur de prendre Marie pour épouse. Lorsque Joseph se réveilla de son sommeil, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné. Il emmena Marie chez lui.
Une fois de plus, Joseph a dû faire face à un autre défi, lorsqu'il a dû aller avec Marie à Bethléem pour enregistrer son nom. Joseph, en homme juste, c'est-à-dire toujours prêt à faire la volonté de Dieu, quoi qu'il en coûte, a toujours écouté son directeur, l'Esprit Saint. Qu'en est-il de vous et de moi ? Nous aussi, nous sommes appelés à écouter l'Esprit Saint et à agir comme Joseph.
Dans le cas de l'acteur, pour tenir un rôle aussi important, il a dû perdre du poids. Dans le cas de Joseph, faire la volonté de Dieu lui a coûté cher, mais le plus important, c'est que cela lui a apporté la joie et la paix à la fin. De même, cela a apporté la joie et la paix à Marie ! Joseph, homme juste, a toujours voulu faire la volonté de Dieu, il a écouté l'Esprit Saint à travers les messagers, en qui il a reconnu la main de Dieu, le plan de Dieu non seulement pour lui mais aussi pour Marie de Nazareth, sa fiancée.
L'heure était venue pour Marie d'accoucher, mais où ? Joseph a peut-être vécu des jours très pénibles, parce qu'il ne trouvait pas d'endroit approprié pour que Marie accouche. Mais Joseph, ici encore, voit la main de Dieu jusque dans les moindres détails de sa vie. Joseph et Marie avaient le même désir, celui d'accomplir le plus parfaitement possible la volonté divine et de coopérer ainsi au plan de Dieu. Il n'y avait aucune résistance à la volonté et au plan de Dieu, ni chez Joseph ni chez Marie ; tous deux étaient totalement soumis à la volonté et au plan de Dieu. Jésus a dit à Sainte Teresa M.C. : « Obéis-moi sans poser de questions ». Faisons de même. Pas de questions, obéissons simplement et acceptons la volonté de Dieu comme la norme de notre vie !
Le troisième défi, plus effrayant encore, dans la vie de Joseph et de Marie, fut quand le roi Hérode voulut tuer l'enfant Jésus. Une fois de plus, un ange du Seigneur apparaît à Joseph dans un rêve et lui dit :
« Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr.
« Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte où il resta jusqu'à la mort d'Hérode » (Mt 2, 13-15)
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Saint Jean, l'apôtre et l’évangéliste, écrit : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu ». Non seulement cela, mais Jean continue d'affirmer : « C’est par lui que tout est venu à l’existence... » Le Verbe qui était Dieu dès le commencement s'est fait chair et a habité parmi nous, dans la plénitude de la vérité et de la bonté.
Faire la volonté de Dieu est un véritable défi. Elle exige des prières incessantes, des sacrifices généreux et un discernement approprié. Elle doit dépasser les émotions superficielles et s'enraciner dans la charité, la liberté intérieure et la foi inébranlable.
Jésus est venu pour les humbles de cœur, les humbles d'esprit et les pauvres de Jahaveh, les annawim, ceux qui dépendent totalement de Dieu. Tels étaient et sont les membres de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph. Tous trois étaient humbles jusque dans leurs entrailles, humbles, pauvres et dépendaient totalement de Dieu, le Père.
Vous et moi pouvons tout faire en celui qui vous fortifie, qui me fortifie, qui nous fortifie, de sorte que nous puissions dire avec saint Paul : « Je peux tout en celui qui me donne la force. Je suis ce que je suis par la grâce de Dieu »
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Noël est la fête de l'humilité et de la douceur. Il est difficile de croire que Dieu ait pu s'abaisser jusqu'à devenir comme nous en toutes choses, à l'exception du péché. Quelle étonnante et incroyable condescendance ! Seul Dieu a pu subir un tel anéantissement, dans la kénose de Jésus, la deuxième personne de la Sainte Trinité, qui est venu chez les siens, et pourtant, les siens ne l'ont pas reçu.
Noël est pour les humbles, les pauvres et les humbles. Les puissants, les riches et les orgueilleux ne ressentent pas le besoin de Jésus. Jésus nous apparaît aujourd'hui sous la forme d'une simple hostie et d'un peu de vin ; il apparaît sous la forme des visages défigurés des pauvres, des oubliés, des rejetés, des ignorés. Jésus est au milieu de nous car il est l'Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu pour nous, Dieu pour tous.
Aujourd'hui, la plupart des gens célèbrent l'anniversaire de Jésus sans Jésus. Il n'est pas accueilli. Il reste un étranger, dans des grandes célébrations, des réunions et des fêtes, plus ou moins terrestres, Jésus est largement sous-estimé ou, pire encore, n'a pas sa place du tout. La fête de Noël est devenue un temps pour gagner plus d'argent, un temps pour profiter de la vie. Elle est devenue une fête où l'on mange, où l'on boit et où l'on se réjouit. Elle est devenue un corps sans âme, un esprit mort, et donc un corps mort.
Jésus n'est même pas mentionné dans beaucoup de ces soi-disant célébrations ! Malheureusement, pour la majorité, Noël est devenu une fête païenne. Parfois, Jésus a envie de dire : « Cela suffit. Je n'ai pas besoin de belles crèches, de décorations et d'illuminations. Je veux que les gens fassent l'expérience de l'amour, de la paix et de la joie. Je veux que les gens apprennent à partager avec ceux qui sont pauvres et marginalisés, ceux qui ont faim, qui ont soif, qui sont sans abri ou qui sont nus ». Jésus veut que les gens fassent l'expérience de son amour, de sa joie, de sa paix, à travers son peuple spécialement choisi !
Il est le seul Sauveur envoyé par le Père pour aimer, servir et sauver. Il n'est pas venu pour juger, voler et tuer. C'est l'œuvre du voleur et du malin, qui vient pour voler, tuer et détruire. Mais Jésus, le bon berger, vient donner la vie en donnant sa vie, car nous sommes le peuple, les brebis de son pâturage. Plus nous serons humbles, pauvres, doux et modestes, plus nous verrons la présence de l'Emmanuel et nous nous exclamerons comme saint Thomas, l'apôtre, « Mon Seigneur et mon Dieu » ou comme saint Pierre : « A qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».
Maintenant, ici, sur cet autel, en ce lieu, le vrai Noël va avoir lieu. Parce qu'il nous a aimés, Dieu s'est fait homme ; parce qu'il nous aime maintenant, Jésus devient le Pain de vie. Merci, Père, merci, Jésus, merci, Esprit, merci, Joseph, merci, Marie. Alléluia !
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastien Vazhakala M.C.
07.10.24
Rome, le 24 août 2024
« S'il y a une volonté, il y a un chemin ».
« Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4,13).
Chers Missionnaires Laïcs de la Charité (LMC) des États-Unis d'Amérique, que la grâce, la paix et la joie du Seigneur Jésus soient avec chacun d'entre vous.
Ma gratitude envers Dieu. Je suis rempli d'une immense joie dans le cœur et d'une gratitude sincère envers Dieu pour sa miséricorde sans bornes qui me permet de traverser l'océan Atlantique une fois de plus, s'il plaît à Dieu, pour la retraite nationale des LMC des États-Unis, qui se tiendra à la maison de retraite San Alfonso, 755 Ocean Avenue, Long Beach, New Jersey, 07740, du mardi 3 au jeudi 5 septembre 2024.
40e anniversaire. Nous sommes toujours dans l'année du 40e anniversaire de la fondation de notre mouvement LMC. Plus nous remercions le Seigneur, notre Dieu, pour le don de notre vocation LMC, plus il répandra ses abondantes bénédictions, non seulement sur les LMC individuels, non seulement sur les LMC des États-Unis d'Amérique, mais sur chacun des membres de l'ensemble du mouvement LMC.
Des LMC zélés. En outre, nous devons désirer ardemment et prier constamment, avec de plus en plus de ferveur, pour devenir des missionnaires laïcs zélés et enthousiastes là où nous sommes implantés, là où nous vivons et travaillons.
Sainte Thérèse de Lisieux en est un brillant exemple. Elle nous a enseigné par ses paroles et son exemple que nous pouvons devenir des missionnaires zélés et enthousiastes dans les limites de nos propres maisons, sur notre lieu de travail ou partout où nous vivons, car nous sommes destinés à être des missionnaires contemplatifs et des contemplatifs missionnaires au cœur du monde.
Organisation du voyage. Par la grâce de Dieu et grâce à vos prières, aux sacrifices et au travail acharné de certains membres de ma famille et de leurs amis proches, qui ont organisé mon voyage de Rome aux Etats-Unis, aller et retour, ainsi que quelques vols supplémentaires à l'intérieur du pays.
J'aurais aimé rendre visite et prier avec chaque LMC qui, pour quelque raison que ce soit, ne pourra pas être présent à la retraite annuelle nationale des États-Unis. Mes salutations sincères et priantes à chaque LMC dans le noble pays des États-Unis d'Amérique !
D'une certaine manière, je viens avec crainte et en tremblant. Je pense qu’il y a beaucoup de peur humaine en moi, je me demande si je serai capable et assez fort pour répondre à toutes les attentes de nos LMC, qui viennent peut-être avec de grandes idées, de grands projets et de profondes aspirations.
Identification à l'attitude du Christ. Notre retraite nationale des LMC des USA est l'œuvre de l'Esprit Saint. Nous devons l'écouter dans la prière et écouter Dieu dans les autres, quels qu'ils soient ! Ces deux types d'écoute sont un DEVOIR pendant la retraite. En effet, nous devons savoir et être convaincus que notre vie est un chemin permanent d'identification progressive à l'attitude du Christ qui, bien qu'ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais s'est anéanti prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix (cf. Ph 2, 6-11). Cette identification à Jésus implique donc la personne tout entière, dans tous les aspects de sa personnalité, dans ses relations et ses intentions.
Nous avons tous besoin d’une propre formation humaine, intellectuelle, morale et spirituelle appropriée, et d'une éducation continue dans notre vie spirituelle. L'instrument principal de toute formation est la personne de l'Esprit Saint, à laquelle nous devons non seulement avoir une dévotion particulière, mais aussi à qui il faut demander constamment l’inspiration, l’aide et les conseils.
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Toute forme de vie spirituelle exige un désir ardent de devenir meilleur et plus saint à travers les hauts et les bas de la vie quotidienne. Il faut constamment faire un effort sérieux pour être à la hauteur de sa vocation, pour être saint comme Dieu, notre Seigneur, est saint (cf. Lv 19, 2), parfait (cf. Mt 5, 48) et miséricordieux (cf. Lc 6, 36), comme notre Père céleste est saint, parfait et miséricordieux !
Nous pourrions ici passer en revue les lettres du mot « HOLY » (SAINT), c'est-à-dire ce que ces quatre lettres du mot « HOLY » peuvent représenter. Elles sont toutes très vitales si l'on veut faire partie de l'école de Jésus, qui seul peut nous apprendre à être vraiment humbles, prompts à obéir joyeusement et sans poser de questions. Lui seul peut nous apprendre à mettre en pratique le double amour de Dieu et du prochain, sans conditions ni calculs. L'amour grandit grâce à l'amour. L'amour de Dieu entre en nous par la prière et en sort par la Charité. L'amour n'abandonne jamais. L'amour n'est pas seulement patient et bon, mais l’amour ne tombe jamais malade, l’amour ne vieillit pas, l’amour ne meurt jamais. L'amour est éternel !
Des réservoirs d'eau. Nous sommes comme des réservoirs d'eau. L'eau entre dans le réservoir par un tuyau et ressort par un autre tuyau. Le but du réservoir d'eau n'est pas de garder la même eau tout le temps, mais de partager et de fournir toute l'eau. Le réservoir n'est pas destiné à boire l'eau. Plus l'eau est partagée, plus le réservoir reçoit de l'eau fraîche et douce. Nous devons donc partager volontiers, généreusement et paisiblement tout ce que nous recevons du Seigneur. Plus nous partageons, plus nous recevons et vice versa.
Personne ne peut devenir saint automatiquement sans vraiment y aspirer et le désirer, et c'est seulement cela qui permet à tous nos efforts à cet égard que nous devenions véritablement saints et efficaces. Nous devons tous avoir une nostalgie inextinguible de Dieu. Créée à l'image et à la ressemblance de Dieu, l'âme humaine devient agitée jusqu'à ce qu'elle repose en Dieu (cf. saint Augustin).
Dieu a soif de nous. L'âme humaine a soif de Dieu, mais Dieu a plus soif de nous que nous n'avons soif de lui ! Sa soif est infinie. Il est comme un gigantesque aimant qui nous attire dans ses bras. Si Dieu est un aimant si puissant, nous, les humains, sommes comme les morceaux de fer attirés par cet aimant. L'aimant a la formidable capacité d'attirer les morceaux de fer, tandis que les morceaux de fer ont la capacité d'être attirés par l'aimant. Nous avons tous cette grande puissance de Dieu en nous, que nous appelons « soif ». La prière est la rencontre de la soif de Dieu avec notre soif. Dieu a soif pour que nous ayons soif de lui (cf. saint Augustin).
Il en est de même, sinon plus, en nous. La grâce de Dieu coule en nous par la prière et, comme nous la partageons avec les autres en nous et autour de nous, où que nous soyons, apprenons à partager également dans cette retraite nationale. La retraite va être un grand partage de l'amour magnétique, invincible et gigantesque de Dieu.
Prenons l'exemple de Sainte Teresa de Calcutta. Avec tout ce qu'elle recevait, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, elle est sortie de son chemin pour essayer et partager avec ceux qui venaient à elle, en particulier les pauvres et les nécessiteux, les oubliés et les abandonnés, les malades et les faibles... C'est en donnant et en partageant que nous recevons le plus. C'est en mourant que nous naissons à la vie éternelle.
Donner et partager avec les plus pauvres des pauvres. Notre mode de vie LMC est celui du don total et du partage dans l'amour avec les plus pauvres des pauvres et tous les nécessiteux qui s'adressent à nous pour obtenir de l'aide, quelle qu'elle soit. Nous essayons de tendre la main en fonction de nos capacités et de nos possibilités.
La crainte du Seigneur est la clôture des LMC, la sainte modestie est leur voile, l'église paroissiale de chacun est sa chapelle, leurs maisons sont leurs couvents et leurs monastères, et les œuvres caritatives sont leur travail, chez eux et à l’étranger.
La crainte du Seigneur. La crainte du Seigneur est aussi le début de la sagesse. L'homme moderne a perdu la crainte du Seigneur, le respect et la révérence à son égard ! Il a également perdu la révérence et le respect pour les autres, en particulier pour les aînés et les personnes âgées.
L'indifférence d'aujourd'hui à l'égard de Dieu. L'homme et la femme modernes sont de plus en plus indifférents envers Dieu. Sa présence est ignorée, les actions de Dieu dans leur vie ne sont pas prises en considération. Que Dieu soit là ou qu'il ne soit pas là, cela ne fait aucune différence pour les gens d'aujourd'hui, semble-t-il, dans de nombreuses occasions. On n'a pas besoin de Dieu ; reconnaître et admettre sa présence et ses actions signifie que nous devons changer notre mode de vie, ce à quoi nous ne sommes souvent pas prêts.
Il était 23h30 et je me trouvais à l'aéroport de Fiumicino à Rome, attendant l'arrivée d'un des LMC de l'étranger. Il y avait très peu de monde. À côté de moi il y avait un chauffeur de taxi qui m'a demandé si j'étais prêtre ou pas. J'ai répondu par l'affirmative. Il s'est tourné vers son ami, un autre chauffeur de taxi, qui se tenait loin derrière lui, et lui a dit : « Confesse-toi, c’est un prêtre ». Il le lui a répété plusieurs fois. Mais alors, je suis intervenu et je lui ai dit : « Pourquoi ne commencez-vous pas à vous confesser d'abord, puisque vous êtes à côté de moi ? » Il m'a répondu : « Ah non. Si je me confesse maintenant, je dois changer mon mode de vie et je ne suis pas prêt à le faire ». Je lui ai dit que son ami avait peut-être le même problème.
Changement de mode de vie. De nombreuses personnes ne veulent pas changer leur vie, tandis que beaucoup d'autres ont peur de changer leur mode de vie ou ne veulent pas commencer. Les gens veulent être libres. C'est alors que viennent les paroles de saint Paul, le grand apôtre et missionnaire : « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4,13).
La fin de notre apprentissage. Il faut être très sincère avec soi-même. Sinon, il est impossible de changer sa vie conformément aux enseignements évangéliques de notre Seigneur et Maître. Il y a encore tant à apprendre. Notre apprentissage se termine seulement quinze minutes après notre mort !
Des mots de gratitude. Avant tout, au nom de tous les LMC des États-Unis, je tiens à remercier la très Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, pour le don de notre vocation. La Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph, méritent notre gratitude. Nous pourrions facilement dire que Marie et Joseph ont été le premier couple LMC. Ils bénissent du ciel chaque LMC, peu importe là où il ou elle se trouve. Remercions également tous les anges et les saints de Dieu !
Ma gratitude la plus sincère va à frère Ramon M.C., le Supérieur Général, qui non seulement m'a donné la permission de participer à cette retraite, mais m'a aussi aidé à faire la demande de visa pour les Etats-Unis en ligne, ce qui fut une tâche herculéenne. Mes remerciements, du fond du cœur, vont également à Mme Joan Kick LMC, le lien national des LMC des États-Unis, pour avoir pris la peine d'organiser cette retraite, avec le père Joseph Klee et tous les liens régionaux, tous les participants à la retraite, et tous les autres. Que le bon Dieu bénisse et récompense chacun d'entre eux.
Si Dieu le veut, nous nous rencontrerons bientôt en personne, et nous pourrons alors partager et échanger beaucoup. Continuons à offrir davantage de sacrifices, à sourire plus tendrement et à prier avec plus de ferveur, afin que notre retraite nationale des États-Unis soit une profonde expérience de Pentecôte pour tous les participants et une nouvelle Pentecôte pour l'ensemble du mouvement LMC. « S'il y a une volonté, il y a un chemin ».
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude.
« Si tu savais le don de Dieu ! » La merveille de la prière se révèle justement là, au bord des puits où nous venons chercher notre eau : là, le Christ vient à la rencontre de tout être humain, Il est le premier à nous chercher et c’est lui qui demande à boire. Jésus a soif, sa demande vient des profondeurs de Dieu qui nous désire» (CEC, 2560).
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
15.06.24
Rome, le 23 mai 2024
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés et toutes les personnes de bonne volonté,
Deux frères, frère Michael Barla M.C. et frère Ranjan Nayak M.C., des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC), si Dieu le veut, seront ordonnés prêtres le samedi 8 juin 2024, à 17 heures (heure indienne), dans l'église paroissiale St. Michael, Gurugram, Haryana, en Inde.
Vous êtes tous cordialement invités à participer à la cérémonie d'ordination.
Il y a deux façons de participer à de telles occasions, d'abord et avant tout en étant présent en personne. L'autre type de participation est plus spirituel, en priant pour les deux frères, pour leur santé physique et mentale, pour leur croissance continue dans la sainteté et leur sainte persévérance, tout en remerciant Dieu pour ces deux prêtres de plus dans notre Société pour le service de la Société, des plus pauvres d’entre les pauvres, et pour l'Église dans son ensemble.
En tout cas, j'essaierai d'être physiquement présent, s'il plaît à Dieu, et vous serez tous unis à moi et aux frères pour cette occasion !
La prêtrise dans la société MCBC n'est pas simplement un privilège ni un statut, mais c'est un appel à suivre Jésus de plus près, plus fidèlement, de manière plus responsable et plus priante. En règle générale, nos frères prêtres ne travailleront pas dans une paroisse. Ils exercent leur ministère sacerdotal selon nos règles et notre mode de vie, qui sont clairement expliqués dans la Règle 136 des Constitutions des MCBC :
"Si nos Frères sont ordonnés prêtres, c'est pour servir notre Société avec plus de zèle et de ferveur. L'ordination sacerdotale ne doit pas diminuer notre amour pour notre Société ni pour nos pauvres. La grâce et le don de l'ordination doivent nous inciter à aller à la recherche des plus pauvres des pauvres. Elle doit enflammer les dons que nous avons reçus par l'imposition des mains et l'onction du chrême. "L'esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction pour porter la bonne nouvelle aux pauvres....". (cf. Lc 4, 18-19).
Animés d'un zèle et d'une ferveur apostoliques, alors, nos frères prêtres sont appelés à offrir leur service libre et de tout cœur, selon nos Constitutions et dans l'obéissance à nos supérieurs, en premier lieu :
- aux membres de leurs propres communautés, leur premier et immédiat champ de mission ;
- aux plus pauvres des pauvres, en s'efforçant de tout cœur à connaître l'existence des pauvres dans les personnes les plus proches de nous et de comprendre leurs besoins et leurs problèmes.
- La préoccupation particulière des frères prêtres devrait toujours être pour les derniers, les plus petits et les perdus, pour les sans-abri, pour nos orphelins handicapés et les hommes qui sont dans nos maisons.
Une autre règle très simple, mais à la fois importante, est que nos prêtres ne seront pas appelés "Père", mais "Frère" :
"Nous sommes un institut de Frères dont certains peuvent être également prêtres. Ceux-ci peuvent se joindre aux prêtres déjà ordonnés ou être envoyés en formation sacerdotale par le Père Général avec le consentement de son Conseil pour répondre aux besoins des membres de la Société, tant spirituels que temporels, et des plus pauvres parmi les pauvres dont ils ont la charge...".
Tous ont les mêmes droits et devoirs fondamentaux dans la Société. Les frères prêtres ont le devoir d'exercer leur service sacerdotal de tout cœur et librement. Ils ne perçoivent aucune indemnité pour la sainte messe :
"Aucune allocation de messe ne devrait jamais être demandée aux gens et aucune collecte ne devrait être faite dans nos églises, à moins que l'église ne soit utilisée comme paroisse, auquel cas nos frères prêtres ne seront pas impliqués dans la gestion de la paroisse et dans le travail pastoral, sauf en cas d'urgence. N'oublions jamais que nous dépendons entièrement de la divine Providence pour tous nos besoins. En outre, nous avons également fait un vœu supplémentaire de service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres d’entre les pauvres" (Règle 144 des Constitutions MCBC).
Au sein du don et du mystère de notre vocation MCBC, la prêtrise est un don et un mystère pour certains membres, qui sont prêts et disposés à faire n'importe quel sacrifice, à travailler avec toujours plus de zèle et à prier avec plus de ferveur, d'assiduité et de persévérance.
Le cri de Jésus à Sainte Teresa M.C. : "Je n'ai absolument personne pour mes très pauvres" devrait continuellement résonner dans le cœur, l'esprit et les oreilles de chaque frère et des frères prêtres en particulier, les remuant avec toutes les forces et les fibres de leur être, comme Sainte Teresa de Calcutta M.C.
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude à chaque LMC, où qu'il se trouve. Mes remerciements les plus sincères vont à tous ceux qui ont pris et prennent encore la peine d'obtenir les lettres de leurs évêques respectifs.
Les LMC italiens auront leur retraite nationale du 4 au 7 juillet 2024, à l'Institut salésien Teresa Gerini, à Rome. Merci de vous souvenir d'eux dans vos prières. Que le bon Dieu vous bénisse et vous récompense tous.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
16.05.24
27 Mars 2024
UN COURT RÉCIT DES VŒUX POUR LA VIE DE FR. JAYARAJ M.C..
Conformément à la décision du Conseil d'Administration des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC), qui s’est tenu en janvier 2024, les vœux à vie du Frère Jayaraj Joseph Peter Isukapatla M.C. ont été fixés au 19 mars 2024 à Nazareth, où il effectuait son troisième cycle depuis juin 2023.
En outre, l'organisation a été confiée au Fr. Vimal John M.C., le supérieur de la communauté de Beit Assalam. En conséquence, Fr. Vimal John M.C. a pris toutes les dispositions nécessaires, c'est-à-dire qu'il a réservé la Grotte de la Basilique de l'Annonciation, a fixé l'heure exacte de la célébration, a demandé à son Excellence le Révérend Père Rafic Nahra, Vicaire Patriarcal pour Israël, de présider la célébration eucharistique, a préparé les invitations et convié les prêtres et les religieuses, les Laïcs M.C. et toutes les autres personnes concernées pour l'occasion.
Il a également été prévu que Fr. Jayaraj J.P. M.C. fasse immédiatement les préparations spirituelles, en commençant par une retraite de huit jours, du lundi 4 au soir jusqu'au matin du 13 mars 2024. Il s'agissait d'une retraite prêchée et le frère Jayaraj M.C. l'a faite très fidèlement, activement et dans la prière. Nous n'étions que deux : le Fr. Jayaraj M.C. et le Père Sebastian M.C. Nous étions dans la chapelle de la maison des Frères, sans grande distraction. Nous n'étions que deux, mais nous avons réussi à avoir toute la journée l'adoration ainsi que notre propre messe privée, tandis que le Fr. Vimal John M.C., le Fr. Ricardo M.C. et les volontaires avaient la sainte messe et l'adoration dans la chapelle de l’adoration. Plusieurs religieuses, des LMC et d’autres adorateurs se sont réunis dans la chapelle de l’adoration pour prier pour la paix et la tranquillité sur la terre d'Israël et dans les régions avoisinantes.
Le jeudi 29 février 2024, je me suis rendu à Tel Aviv (TLV) par El Al, la compagnie aérienne israélienne. Je me suis rendu à l'aéroport de Fiumicino à Rome, prêt à me rendre à Tel Aviv ou à revenir si je n'avais pas reçu l'autorisation de me rendre à Tel Aviv. Mais, à ma grande surprise, ce fut le voyage le plus paisible et le plus facile que j'aie jamais fait en Terre Sainte depuis 1993. Je remercie la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph, ainsi que toute la cour céleste, qui ont accompagné mes voyages, faciles ou difficiles. Toute la gloire et l'honneur reviennent à la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.
Le dimanche 10 mars, le Fr. Jayaraj M.C. et le Père Sebastian M.C. se sont rendus à Capharnaüm pour notre méditation sur l'Eucharistie, basée sur le sixième chapitre de l'Evangile de Saint Jean. Nous voyons qu'à la fin du long discours de Jésus, saint Jean écrit : "Voilà ce que Jésus a dit, alors qu'il enseignait à la synagogue de Capharnaüm" (6,59).
Le sixième chapitre de l'Évangile de saint Jean compte soixante et onze versets. Il commence par la multiplication des pains et des poissons pour nourrir environ cinq mille hommes (6,10). Saint Jean y voit un signe et une anticipation de la célébration eucharistique et du miracle de l'Eucharistie.
Après ce signe, Jésus se rend seul dans la montagne pour prier ! Selon saint Jean, ils voulaient le faire roi, mais il s'est retiré de la foule. Comme les gens cherchaient Jésus, il a voulu que les gens passent de la nourriture pour le corps périssable à la nourriture impérissable de l'Eucharistie pour notre âme immortelle.
C'est ici que Jésus a commencé son long enseignement sur le Pain de vie. Au quatrième chapitre de l'Évangile selon saint Jean, Jésus a parlé à la Samaritaine de l'eau vive (4,10). Dans le sixième chapitre de l'Évangile selon saint Jean, Jésus parle de lui-même comme du Pain de la vie. "Je suis le pain de la vie" (6,35). Nous pourrions essayer d'apprendre par cœur tout le sixième chapitre de saint Jean ; cela nous aiderait beaucoup. Nous pourrions aussi désirer davantage Jésus en tant que Pain de vie, attendre sa venue et le demander comme la foule de Capharnaüm, qui suppliait Jésus en disant : "...donne-nous toujours de ce pain-là" (6,34).
Ce fut une matinée merveilleuse pour le Fr. Jayaraj M.C. et le Père Sebastian M.C. de passer du temps à Capharnaüm et de s'asseoir dans la tranquillité du lieu, de lire le discours eucharistique et d'y réfléchir, car il n'y a pas beaucoup de pèlerins ces jours-ci. C'était le meilleur moment pour visiter les lieux importants de la Terre Sainte. On ne pouvait y voir aucune file d'attente !
Sur le chemin du retour, nous avons également visité la mer de Génésareth (cf. Lc 5, 1-11). C'est ici, selon l'Évangile de saint Luc (cf. Lc 5, 1-11), que Jésus a accompli l'un des plus grands miracles, qui a été suivi de la reconnaissance à la fois de la mission unique et de la personne de Jésus donnant par la suite les quatre premiers apôtres : Pierre, André, Jacques et Jean, qui quittèrent leurs barques et leurs filets. Ils ont tout quitté pour suivre le Maître, qui a dit à Pierre : "Désormais, ce sont des hommes que tu prendras à la place des poissons » (cf. Lc 5,10). Ici, Pierre, le pécheur : "Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur", a été sauvé par Jésus, tout en restant pécheur.
Voyant la foule et les quatre pêcheurs laver leurs filets après avoir peiné toute la nuit sans avoir attrapé un seul poisson, Jésus monta dans la barque de Simon. Jésus est ainsi passé de la maison de Simon à la barque de Simon, qui est devenue l'Église une, sainte, catholique et apostolique : Jésus a fondé l'Église sur Simon Pierre : "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle..." (Mt 16, 13-20).
Alors qu'il finissait de parler à la foule. Jésus demanda à Pierre "d'aller en eau profonde et de jeter les filets pour la pêche ».Ici la réponse de Pierre à l'ordre de Jésus mérite d'être méditée : "Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ! Mais, sur ta parole, je vais jeter les filets" (Lc 5,5). Voilà le genre d'hommes que Jésus voulait et veut encore. Pierre aurait pu facilement dire à Jésus : "Jésus, que connais-tu à la pêche ? Tu es peut-être très doué pour construire des bateaux en tant que charpentier, mais tu nous dis, à moi et à mes compagnons qui sommes des pêcheurs professionnels, de jeter les filets pour pêcher ici, si près du bord de mer". Pierre était humble et prêt à écouter le Maître. ..." Si tu le dis, je jetterai les filets". Il n'est pas étonnant que Jésus ait choisi Pierre pour être le premier pape, avec toutes ses faiblesses. Jésus peut travailler avec les pécheurs qui sont humbles et prêts à obéir, mais il ne peut pas travailler avec les personnes au cœur orgueilleux et les personnes moralisatrices comme les Pharisiens !
Sur l'ordre de Jésus, Pierre jeta son filet dans la mer. Le résultat de l'obéissance à la volonté de Dieu fut qu'un seul bateau n’a pas suffi pas pour mettre tous les poissons dedans. Les deux barques étaient sur le point de couler.
Regardez maintenant comment Pierre a réagi : Pierre ne se concentrait pas sur les poissons et ne pensait pas à profiter de l'occasion pour vendre les poissons à la foule et gagner beaucoup d'argent. Il se concentrait sur celui qui avait fait le miracle. En d'autres termes, il était concentré sur la personne de Jésus plutôt que sur son miracle !
En présence de Jésus, Pierre s’est senti tout à fait faible, pécheur, indigne et misérable. Il voulait que Jésus s'éloigne de lui, "car je suis un homme pécheur". La réponse de Jésus à saint Pierre fut la suivante : "Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras" (Lc 5,10). "Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent" (Lc 5,11). Quelle merveilleuse journée ! Quelle incroyable rencontre avec Jésus, qui a confirmé et clarifié la vocation de Pierre, ainsi que celle de son frère André et de ses compagnons, Jacques et Jean. Bien qu'ils aient traversé le feu et l'inondation, le feu ne les a pas brûlés et l'inondation ne les a pas noyés. Ils ont persévéré jusqu'au bout ! Ils n'étaient pas le genre d’hommes à se décourager.
Nous avons essayé de revivre ces précieuses scènes de l'Évangile, sous une forme ou une autre, en cette fin de matinée du dimanche, en nous tenant à l'endroit même où se trouvaient Jésus, les quatre premiers apôtres et la foule ! Nous aussi, nous sommes des pécheurs comme Pierre et les autres apôtres, dont Jésus fait des sauveurs, en particulier alors le Fr. Jayaraj M.C., qui allait faire son engagement final et définitif envers le Seigneur et Maître le 19 mars 2024 !
Nous avons fait la neuvaine à St Joseph du 10 au 19 mars, en priant beaucoup pour toutes nos diverses intentions, surtout pour le Fr. Jayaraj M.C. Finalement, le jour du Fr. Jayaraj M.C. s'est levé. Pendant toute la nuit et la journée de la profession de Fr. Jayaraj M.C., le ciel s'est ouvert et a aspergé la ville de Nazareth d'eau bénite en abondance.
Son Excellence le Révérend Père Rafic Nahra, Vicaire Patriarcal pour Israël, est arrivé à l'heure, et par conséquent, tout le monde était prêt à commencer la procession vers la Grotte de l'Annonciation, avec lui. Nous étions dix prêtres à concélébrer avec l'évêque. Comme c'était un jour de semaine, beaucoup de nos amis devaient travailler. Il n'y avait pas beaucoup de monde, mais un très grand nombre de religieuses, dont cinq de nos sœurs M.C. : trois de Jérusalem et deux des communautés de Bethléem, et quelques-uns de nos proches collaborateurs, bénévoles et bienfaiteurs.
Le petit groupe des LMC a travaillé très dur, avec le Fr. Vimal John M.C., le Fr. Ricardo M.C. et le Fr. Jayaraj M.C., pour aménager la salle et préparer un repas très simple mais délicieux pour tous les participants. Jésus continue d'accomplir le miracle de la multiplication de la nourriture, à tel point qu'il en restait beaucoup et que nous avons pu partager avec certains des pauvres du voisinage. Tous étaient heureux et sont rentrés chez eux en louant et en remerciant Dieu.
Selon les instructions écrites données par le Fr. Ramon M.C., le Fr. Jayaraj Joseph Peter Isukapatla M.C. a prononcé ses vœux entre les mains de Fr. Vimal John M.C., le Supérieur de la communauté de Beit Assalam, le délégué du Supérieur Général des Frères Contemplatifs Missionnaires de la Charité. Le Fr. Ricardo M.C. et Fr. Sebastian M.C. étaient les deux témoins officiels.
Le Fr. Vimal John M.C. a prononcé le discours de bienvenue et une très courte biographie du Fr. Jayaraj M.C., préparée par Fr. Jayaraj M.C. Après l'évangile, le Fr. Sebastian M.C. a appelé le nom de Fr. Jayaraj Joseph Peter Isukapatla M.C. Être appelé et choisi par Jésus est un privilège.
Le célébrant a demandé au Fr. Jayaraj M.C. : "Mon cher frère, que demandez-vous à Dieu et à sa sainte Église ?" La réponse de Fr. Jayaraj M.C. fut : "Je demande à Dieu et à sa sainte Église de persévérer jusqu'à la mort dans le service du Seigneur et dans la Congrégation des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs ". Tous ont répondu d'une seule voix : "Merci Seigneur".
Après l'homélie, le célébrant a interrogé le Fr. Jayaraj M.C. Cette question a été suivie de la litanie des saints, au cours de laquelle le Fr. Jayaraj M.C. s'est prosterné sur le sol. Une fois que le chœur eut fini de chanter la litanie, le Fr. Jayaraj M.C. a prononcé ses vœux pour la vie. Après avoir signé la formule sur l'autel, il s'est agenouillé pour la bénédiction solennelle. Le célébrant, les mains étendues au dessus du frère Jayaraj M.C., a prononcé la prière suivante :
"...Regarde favorablement ce Frère qui a entendu l'appel de ton amour. Envoie-lui l'Esprit de sainteté et aide-le à accomplir dans la foi ce que tu lui a permis de promettre dans la joie. Garde devant ses yeux le Christ, le divin Maître, pour qu'il l'étudie et l'imite constamment. Donne-lui la chasteté parfaite, la pauvreté joyeuse, l'obéissance inconditionnelle et le service de tout cœur et gratuit des plus pauvres d'entre les pauvres. Crée en lui un cœur pur pour te plaire, un cœur prêt à toujours être un avec toi. Garde-le patient dans l'épreuve, ferme dans la foi, joyeux dans l'espérance et infatigable dans les œuvres d'amour. Fais que son mode de vie édifie l'Église, fasse progresser le salut du monde et soit un signe convaincant de la bénédiction du monde à venir.
Qu'il te glorifie par son humilité, qu'il te serve avec docilité et qu'il ne fasse qu'un avec toi dans un amour fervent. Seigneur, protège et guide ton serviteur. Au tribunal de ton Fils, sois toi-même sa grande récompense. Donne-lui la joie des vœux accomplis. Rendu parfait dans ton amour, qu'il jouisse de la communion de tes saints et qu'avec eux il te loue à jamais. Nous te le demandons par le Christ, notre Seigneur. (Partie de la bénédiction solennelle ou de la consécration des profès). (Partie de la bénédiction solennelle ou de la consécration des profès).
Notre vocation est un beau cadeau, un profond mystère et un grand miracle. Ce monde n'est pas suffisant non seulement pour réfléchir, mais aussi pour exprimer notre gratitude au Seigneur pour le don et le mystère de notre vocation MCBC. Grâce à Dieu, nous avons une éternité pour approfondir le mystère et lui exprimer notre gratitude. Au fur et à mesure que nous comprenons la beauté sublime du don et du mystère de notre vocation, nous devenons de plus en plus humbles, reconnaissants et joyeux. Nous commençons à ressentir notre incapacité à exprimer notre gratitude par des mots. Elle demeure dans notre être même, jusqu'au point d'exploser. Pourquoi moi, Seigneur ? Parmi des millions d'autres, juste moi ! Avec la Sainte Vierge, nous pouvons nous aussi chanter : "Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom...".
Avant la bénédiction finale, le Fr. Jayaraj M.C., a procédé aux remerciements, exprimant sa gratitude avant tout à la Très Sainte Trinité, à la Sainte Famille, à tous les saints et à tous les anges de Dieu. Il a exprimé sa gratitude à Son Excellence pour avoir si volontiers et si joyeusement présidé la célébration eucharistique, à tous les prêtres concélébrants, à tous les religieux et religieuses, aux LMC, aux collaborateurs, aux bienfaiteurs et à tous.
Le dernier point avant la bénédiction finale a été la lecture de la bénédiction du Saint-Père, le Pape François, écrite pour l'occasion. Il a cordialement transmis au Fr. Jayaraj M.C. la bénédiction apostolique demandée à l'occasion de ses vœux à vie à la Grotte de l'Annonciation, à Nazareth, en Israël, en la solennité de Saint Joseph, le 19 mars 2024. En entendant le message, tous les participants ont applaudi.
Ce qui reste maintenant, c'est la vie quotidienne à vivre selon l'appel, la conviction et l'engagement de chacun. Même si nous devons traverser le feu et l'eau, nous devons être convaincus que le feu ne nous brûlera pas, que l'eau ne nous noiera pas, à condition que nous restions fermement convaincus et profondément engagés. "Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas" (Is 43,2).
Merci à chacun d'entre vous pour toutes vos prières, vos mots d'encouragement, votre soutien moral, spirituel et temporel... Que le bon Dieu vous bénisse et vous récompense tous en abondance. Nos sincères félicitations et nos vœux de prières vont au Fr. Jayaraj M.C. sans oublier de le garder dans nos prières et sacrifices quotidiens, afin qu'il puisse continuer à grandir en sainteté et à persévérer dans sa vocation.
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude. Que Dieu vous bénisse.
Fr. Sebastian Vazhakala M.C.
16 Avril 2024
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés (LMC),
Que la grâce et la paix du Seigneur soient votre force, votre forteresse, votre bouclier, votre roc, votre lumière et votre salut à l'occasion de l'anniversaire du Mouvement des LMC. Rendons grâce au Seigneur avec des harpes et des chants mélodieux pour le don du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité, qui vient de fêter ses 40 ans ce mardi de 2024. Il a été fondé le lundi de la Semaine Sainte, le 16 avril 1984, avec quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, à l’adresse suivante : Via S. Agapito, 8, à Rome.
Les quatre premiers membres des LMC. Nous avons toujours Mme Paradisa Orlandi, bien vivante et active, qui manque rarement nos réunions de groupe et nos prières hebdomadaires, ainsi que notre journée de prière mensuelle depuis 1984. Elle a été un exemple pour tous les LMC de Rome. Les trois autres sont déjà partis chez eux auprès de Dieu.
Tout en remerciant Dieu pour leur fidélité et leur persévérance, offrons de ferventes prières pour le repos des âmes de Mme Annarosa Santi LMC, Mrs Franco Coletti LMC et Antonio Serangeli LMC.
Assemblées générales. Au fil des ans, le mouvement des LMC a tenu six assemblées générales internationales, la première à Rome en octobre 1992, la deuxième à Lourdes, en France, en septembre 1996, la troisième à Rome en octobre 2002, la quatrième à Rome en avril 2009 à l'occasion du jubilé d'argent du mouvement, la cinquième à Rome du 21 au 28 septembre 2015 et la dernière à Nazareth du 12 au 19 septembre 2023.
Les sœurs M.C. Les LMC se sont développés très rapidement dans certains pays du monde, avec de plus en plus de problèmes, de besoin de clarifications et de purifications. Certaines de nos sœurs M.C. méritent vraiment notre sincère gratitude pour ce qu'elles font pour et avec les LMC.
Alors que nous achevons les 40 premières années du mouvement LMC et qu'il s'agit d'une organisation en pleine croissance, je voudrais revenir sur quelques clarifications et suggestions importantes :
1) Origine. Le Mouvement LMC est né d'un groupe de prière qui s'est tenu à Rome chaque semaine pendant environ deux ans.
2) L'appartenance à la famille des M.C. Bien que le Mouvement des LMC soit une émanation des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC), il fait partie de la Famille des M.C.
3) Statuts et mode de vie des LMC. Les LMC doivent les étudier individuellement et en groupe afin de mieux vivre le mode de vie des LMC, puisqu'ils font leurs vœux selon les Statuts et le Mode de vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.
4) Catholiques pratiquants. Avant de devenir LMC, ils doivent connaître les enseignements fondamentaux de l'Eglise catholique romaine, qui sont les suivants :
a) les douze articles de foi, connus sous le nom de Credo des Apôtres (cf. CEC 26-1065)
b) la vie sacramentelle (cf. CEC n° 1066-1690). Cela signifie que les LMC doivent être baptisés catholiques romains et avoir fait leur première communion, leur confirmation, etc. Si un homme et une femme vivent ensemble, ils doivent être mariés à l'Église, vivre fidèlement, avec persévérance et dans la prière leur vie de couple, veiller à ce que leurs enfants soient baptisés et élevés dans la foi catholique, en leur donnant de bons exemples.
Ils doivent fréquenter le sacrement de la confession, la messe et la sainte communion, qui sont la nourriture de l'âme. Sainte Teresa M.C. a écrit à l'archevêque de Calcutta en 1947 : « Votre Grâce, donnez-nous toute l'aide spirituelle dont nous avons besoin. Si nous avons notre Seigneur au milieu de nous avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour moi ni pour mes sœurs, Il veillera sur nous, mais sans Lui je ne peux pas être, je suis impuissante ».
c) les dix commandements (cf. CEC n° 1691-2557) et les cinq préceptes de l'Eglise. Les LMC doivent les connaître pour les vivre au quotidien et les enseigner à leurs enfants par la parole et l'exemple. N'oublions pas que les actes sont plus éloquents que les paroles. Donner le bon exemple à ses enfants et aux autres est très important.
5) Le Catéchisme de l'Église catholique (CEC). Les LMC doivent le lire et l'étudier individuellement et en groupe. Il est du devoir des baptisés catholiques non seulement de connaître les enseignements essentiels de l'Église, mais aussi de les approfondir continuellement, afin de pouvoir vivre leur foi sans modération ni confusion.
6) La vie liturgique. Les sacrements renforcent la foi, l'espérance et la charité des LMC. Les LMC pourraient faire de leur mieux pour prier le matin (les laudes) et le soir (les vêpres) comme règle. Nombreux sont ceux qui prient le Saint Rosaire quotidiennement. Tous les LMC sont encouragés à participer à la messe quotidienne et à la sainte communion.
7) La vie de prière. (cf. Statuts, 36 ; CEC n° 2558-2865). La prière est comme la respiration. Nous ne respirons pas seulement quelques heures par jour, mais 24 heures de jour et de nuit. Dès que nous cessons de respirer, nous mourons. De même, lorsque nous cessons de prier, nous mourons spirituellement.
8) Le quatrième vœu, celui de service de tout cœur et gratuit. Nous savons tous que la charité commence à la maison. Bien que le premier et immédiat champ de mission des LMC soit souvent leur propre foyer et leur famille, ils ont également des obligations envers les groupes des LMC et les réunions de groupe (cf. Statuts, 42).
9) Les vœux. Les LMC pratiquent tous les vœux en fonction de leur état de vie, ce qui est très important. Les couples mariés ne peuvent pas utiliser de dispositifs anticonceptionnels, de contraceptifs, etc. (cf. Statuts, 13-16).
10) LMC est une vocation. C'est un appel de Dieu à suivre le chemin étroit qui mène au ciel. Les LMC sont entièrement libres d'adhérer au Mouvement ; mais une fois qu'ils y ont adhéré, ils ne sont pas libres de vivre comme ils l'entendent, mais sont tenus de suivre le mode de vie des LMC tel qu'il est décrit dans les Statuts et le Mode de vie. Ce mode de vie exige des efforts, de l'abnégation, des sacrifices et des mortifications, sous la direction d'un directeur spirituel prudent.
11) Directeurs spirituels. Chaque groupe LMC. doit avoir un directeur spirituel qui peut être nommé par l'évêque du diocèse où le prêtre est incardiné ou bien où il travaille. Le directeur spirituel doit avoir une certaine connaissance et compréhension de l'Esprit et du charisme des M.C. ; il doit aussi être encouragé par le groupe à étudier les statuts et le mode de vie des laïcs M.C. afin d’aider le groupe. Cela peut aussi l'aider personnellement.
12) Les saints patrons des LMC. La Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph, est l'inspiration, l'exemple et le modèle de chaque LMC. Nazareth devrait devenir pour les LMC une école de prière et un modèle de vie engagé et convaincu.
Les MCBC ont une maison à Nazareth, en Israël, à quelques mètres de la Basilique de l'Annonciation. Ils ont aussi l'adoration toute la journée dans leur chapelle, qui est ouverte au public. Leur numéro de téléphone est le suivant : 972-4-8734461. Leur maison est connue sous le nom de "Beit Assalam", ce qui signifie Maison de la Paix. Vous êtes les bienvenus pour rendre visite à nos frères de Nazareth, si jamais l'un d'entre vous se rend en Terre Sainte.
13) Fréquence des réunions. Bien que les statuts et le mode de vie du mouvement LMC ne mentionnent pas la fréquence des réunions de groupe, les LMC sont censés se réunir une fois par semaine. La raison pour laquelle cela n'a pas été mentionné dans les statuts et le mode de vie des LMC est que lorsque les statuts et le mode de vie du mouvement LMC ont été rédigés, il n'y avait qu'un seul groupe qui se réunissait invariablement une fois par semaine et qui continue de le faire.
Deuxièmement, dans chaque institution ou mouvement, il existe des règles non écrites, connues sous le nom de tradition vivante, qui sont tout aussi importantes que les règles écrites. Les deux forment ensemble une institution ou un mouvement. L'une des traditions vivantes des LMC est la réunion hebdomadaire.
Ceux dont le groupe se réunit une fois par mois peuvent commencer lentement à se réunir au moins une fois toutes les deux semaines et ceux dont le groupe des LMC se réunit une fois toutes les deux semaines peuvent commencer lentement à se réunir une fois par semaine. Prions avec ferveur et assiduité et travaillons plus dur pour atteindre lentement l’idéal.
14) Différence entre les coopérateurs et les LMC. Les collaborateurs se réunissent une fois par mois. Ils peuvent être de n'importe quelle religion ou ne pas avoir la foi. Ils n'ont pas de statuts ni de mode de vie et ne prononcent pas de vœux comme les LMC.
15) Groupes de LMC dans la paroisse. Il est nécessaire de commencer un groupe de LMC dans votre propre paroisse. Vous faites une neuvaine à cette intention à Sainte Teresa de Calcutta, qui a aimé les LMC jusqu'à sa mort. Elle avait l'habitude de dire qu'une fois retournée auprès de Dieu, elle pourrait nous aider davantage et mieux. Si nous essayons de lancer un groupe de LMC dans notre propre paroisse, nous aurons plus de LMC et vous pourrez facilement organiser des réunions hebdomadaires, la prières, l’adoration, etc.
Il est conseillé aux LMC, s'il y a une possibilité de commencer un groupe dans leur propre paroisse, de parler avec le curé pour voir si c'est possible, toujours avec sa permission explicite et écrite, de sorte que lorsqu'un nouveau pasteur arrivera, il sera facile pour lui de continuer avec le groupe.
16) Groupes dans de nouveaux diocèses. Quand ils commencent un groupe dans un nouveau diocèse avec l’aide de leur curé, les LMC doivent présenter leurs crédences en écrivant à l’évêque, dont la permission et les bénédictions sont nécessaires pour la croissance des LMC.
17) Dimensions spirituelles. Le mode de vie des LMC comporte trois dimensions : Christologique, ecclésiale et eschatologique. Le mode de vie des LMC est fondé sur la vie, l'enseignement et l'exemple de Jésus-Christ, notre Seigneur, Maître et éducateur.
Le mode de vie des LMC est fondé sur l'enseignement et les pratiques essentielles de l'Église, à savoir la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde. Ces trois éléments forment un triangle : « Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie.
En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie.
Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui.
Sois la norme de la miséricorde à ton égard: si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, la même façon.
Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. » (Saint Pierre Chrysologue, Sermon 43, Office des lectures pour le mardi, Carême, semaine 3).
La dimension eschatologique est la troisième. Cela signifie que nous croyons que, puisque nous possédons une âme immortelle, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1, 26), nous vivons pour l'éternité. La séparation de l'âme et du corps est une condition sine qua non de l'entrée au paradis pour chacun. Lorsque l'âme se sépare du corps, le corps meurt ; lorsque l'âme se sépare de Dieu par le péché, l'âme meurt et elle est condamnée à l'enfer. Il suffit de voir la parabole du jugement dernier dans Matthieu (25,31-46) ou la parabole de l'homme riche et de Lazare (Lc 16,19-31) et bien d'autres paraboles et les enseignements de Jésus sur la dimension eschatologique de notre vie !
En lisant cette lettre, certains d'entre vous peuvent être troublés, voire découragés, tentés d'abandonner complètement leur vocation de LMC. Chers LMC bien-aimés, n'abandonnons pas notre vocation de LMC. C'est un appel de Dieu. Le manque de conviction et de clarté quant à notre appel et à la personne qui nous appelle, nous amène à être tentés d'abandonner notre belle vocation. Cela peut aussi être un signe d'orgueil. Jeûnons de l'orgueil pour nous régaler d'humilité ; jeûnons du découragement pour nous régaler d'espérance ; jeûnons du chagrin et de la déception pour nous régaler de joie et d'espérance.
Conclusion. Je conseille à vous tous de lire et d'étudier le livre intitulé "L'arbre M.C.", où vous trouverez de nombreux enseignements utiles, tels que la carte de visite de Sainte Teresa M.C., la formation et le rôle des formateurs, le chemin de croix basé sur le document "Mother's Founding Grace" (la grâce fondatrice de Mère). Il y a également une prière de neuvaine pour la fête de la Pentecôte.
Une fois de plus, je souhaite à chacun d'entre vous un temps de Pâques très saint et rempli de paix, qui nous prépare à la fête de la Pentecôte.
Dieu vous bénisse.
FR. SEBASTIAN VAZHAKALA M.C.
23.03.24
19 Mars 2024
La fête de Saint Joseph a été acceptée à Rome pour la première fois le 19 mars 1479. Cinq cents ans plus tard, exactement à la même date, c'est-à-dire le 19 mars 1979, la Société des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs a été fondée à Rome, bien que nous n'ayons pas su cette coïncidence providentielle à l'époque, mais Dieu la connaissait.
Il est intéressant de noter que le Vicariat de Rome nous avait demandé si nous voulions que la fondation de la branche contemplative ait lieu le 25 mars ou le 19 mars. Nous avons préféré que la date de notre fondation coïncide avec la solennité de Saint Joseph, le Patron, Protecteur et Intercesseur de l'Eglise Universelle.
Le mardi 19 mars 2024, notre branche contemplative fêtera les 45 ans de sa fondation. Pour nous, c'est un grand jour d'action de grâce pour toutes les grâces et les bénédictions que notre Société a reçues au cours des quarante-cinq dernières années. A Nazareth, en Israël, nous avons la Messe solennelle de Saint Joseph à la Grotte de la Basilique de l'Annonciation, présidée par son Excellence le Révérend Rafic Nahra, Vicariat Patriarcal Latin à Nazareth, en Israël, au cours de laquelle le Frère Jayaraj Joseph Peter Isukapatla MC, si Dieu le veut, prononcera ses vœux pour la vie.
En tant que solennité, la fête de Saint Joseph est célébrée dans chaque communauté, chaque église paroissiale, en remerciant Saint Joseph pour sa charité héroïque, sa profonde humilité, son silence positif et sa prompte obéissance... S'il n'avait pas été un homme saint et craignant Dieu, il aurait gâché la vie de Marie, et l'histoire de notre salut aurait pris une autre direction. Soyons attentifs aux paroles de l'Évangile : "Joseph, son époux, qui était un homme juste (droit et saint), et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret..." (Mt 1, 19). Le pape Jean-Paul II écrit : "En Joseph, la tension apparente entre la vie active et la vie contemplative trouve une harmonie idéale qui n'est possible que pour ceux qui possèdent la perfection de la Charité" (Redemptoris Custos, n° 27).
Pourquoi Saint Jean-Paul II parle-t-il de la vie active et contemplative de Saint Joseph ? Il aurait été impossible pour Joseph de gérer la situation s'il n'avait pas été un homme de contemplation. Une personne contemplative est celle qui consulte Dieu d'abord et avant tout avant de réagir à des situations adverses. Une personne contemplative n'a d'autre désir que d'accomplir le plus parfaitement possible la très sainte volonté de Dieu. Une personne contemplative pense au bien des autres plus qu'à elle-même. Une personne contemplative est prête et désireuse d'affronter les défis et les conséquences de suivre Jésus et le coût de la vie de disciple. Pour Saint Joseph, la volonté de Dieu est le centre de sa vie. Ni Marie ni Joseph n'avaient d'autre désir que l'accomplissement parfait de la volonté de Dieu !
Une personne contemplative est prête à prendre tous les risques pour l'œuvre de Dieu, comme l'ont fait Marie et Joseph. Tous deux avaient une foi inébranlable, un courage imperturbable, un amour inconditionnel, une profonde humilité et une prompte obéissance. Tous deux ont eu une confiance aveugle en Dieu plutôt qu'en la puissance humaine, l’intelligence humaine, les capacités et les dons humains. Ils ont cru que Dieu pouvait faire ce qui leur était impossible.
L'exemple de Sainte Teresa de Calcutta est très évident. Vers la fin de sa vie, elle avait l’habitude de s’e demander et disait : "Père, qui a jamais pensé que notre Congrégation irait aussi loin et que l'œuvre s'étendrait jusqu'aux extrémités de la terre ? » Les sœurs M.C. travaillent en Sibérie, en Islande, en Mongolie, au Yémen et dans tous les coins et recoins du monde, au prix de leur vie. Sans une confiance aveugle dans la puissance des promesses de Dieu, personne ne peut faire ce que de nombreux religieux et prêtres font à l’autre d'un bout à l'autre du monde.
Pour comprendre le genre de personne qu'était Saint Joseph, il suffit de lire les deux premiers chapitres de l'évangile de Saint Matthieu. Il est très clair que Saint Joseph était un homme profondément silencieux, mais en même temps un homme d'action. Nous pouvons voir comment il a réagi à toutes ces situations difficiles et très exigeantes :
- Lorsque Joseph a appris que sa fiancée était enceinte (cf. Mt 1, 19).
- Comment il a réagi au songe. Il a fait ce que l'ange du Seigneur lui avait dit de faire dans un songe. Il a pris Marie pour épouse sans poser de questions (cf. Mt 1, 24). Son obéissance a été prompte et sans questions, ni murmures, ni plaintes, contrairement à nous !
- Lorsque Joseph a dû se rendre à Bethléem avec Marie, qui était sur le point d'accoucher (cf. Lc 2, 6-8).
- Quand l'ange a demandé à Joseph de se lever, de prendre l'enfant et sa mère et de fuir en Égypte (cf. Mt 2, 13), Joseph s'est levé, a pris l'enfant et sa mère et est parti la nuit même en Égypte (cf. Mt 2, 14).
- Lorsqu'il fut demandé à Joseph de revenir d'Égypte en Israël (cf. Mt 2, 19-20). Joseph prit l'enfant et sa mère et retourna en Israël.
Si Joseph avait été comme beaucoup d'entre nous, Dieu n'aurait pas pu accomplir son plan et son projet. Il n'est donc pas étonnant que Dieu ait choisi Saint Joseph pour accomplir sa mission sur terre. Nous pourrions facilement dire que Dieu a choisi Saint Joseph, avant même la fondation du monde, pour accomplir sa mission. Dieu ne peut pas travailler avec des réactionnaires, qui s'interrogent sans cesse sur le comment, le pourquoi, le où et le quoi. Aujourd'hui, les voyages sont devenus plus rapides et l'on arrive à la destination souhaitée en quelques heures, mais pas à l'époque de la Sainte Famille. Aujourd'hui, nous nous impatientons si le vol est retardé pour quelque raison que ce soit, ou si le train ou le bus est retardé pour quelque raison que ce soit, valable ou non.
Il y a beaucoup à apprendre de l'exemple silencieux de Saint Joseph, qui était un homme d'action plus que de paroles. C'était un missionnaire contemplatif dont le désir était d'accomplir son devoir le mieux possible, toujours en accord avec la volonté de Dieu. C'était un homme qui comprenait le poids de son appel. Il savait qui l'avait appelé et dans quel but. C'est en ce sens que nous pouvons dire qu'il était un missionnaire contemplatif plus qu’un contemplatif missionnaire. Il suivait le principe de "voir, réfléchir, juger et agir", parce qu'il savait ce qu'il voulait et comment il pouvait l'atteindre. Il voulait faire la volonté de Dieu et le moyen qu'il utilisait était la prière contemplative.
Il existe une petite histoire intéressante au sujet de Saint Pierre et de Saint Joseph au paradis. Un jour Saint Pierre s'est mis en colère contre Saint Joseph. La raison était que beaucoup d'âmes arrivaient au ciel par l'intersession de Saint Joseph. Saint Pierre dit à Saint Joseph : "Je suis vraiment fatigué d'ouvrir et de fermer la porte du ciel pour les âmes. Si tu n'arrêtes pas d'aider les âmes, qui ne semblent même pas mériter d'être au ciel... Tu les aides d'une manière ou d'une autre à venir au ciel. Si tu ne t'arrêtes pas, je préfère que tu quittes le paradis ». Saint Joseph, qui n'était pas un réactionnaire, mais un "homme juste", dit à Saint Pierre qu'il quitterait volontiers le paradis. Saint Pierre se sentit très soulagé. Alors que Saint Joseph atteignait la porte de sortie pour s’en aller, il dit à Saint Pierre : "J'ai ma femme Marie, elle devrait venir aussi avec moi". Pierre lui répondit : "Prends-la aussi avec toi".
Elle fut appelée à la porte de sortie du ciel. Arrivée à la porte, Marie dit à saint Pierre: "J'ai mon fils, il devrait venir avec nous". Saint Pierre répondit : "Prends-le aussi avec toi". Jésus vint donc à la porte et dit : "J'ai douze apôtres et je voudrais les prendre avec nous ». Saint Pierre commença à trembler. Il savait qu'il était le premier des apôtres. Il se rendit compte qu'il ne pouvait pas jouer plus longtemps avec Saint Joseph. Il comprit alors qui était Saint Joseph : c'était un homme très silencieux sur terre, mais très puissant au ciel. Saint Pierre, en homme humble, s'est agenouillé aux pieds de Saint Joseph et lui a demandé pardon.
Saint Joseph est, sans aucun doute, le plus grand et le plus aimé de tous les saints de l'Église catholique, juste à côté de Marie. Sa grandeur et celle de Marie se mesurent à leur proximité avec Jésus-Christ lorsqu'il est venu sur la terre il y a plus de deux mille ans pour donner la vie éternelle à tous ceux qui croient en lui. Il n'est donc pas étonnant que le pape Pie IX, le 8 décembre 1870, lors du premier concile œcuménique du Vatican, ait proclamé Saint Joseph le saint patron de l'Église universelle.
Les litanies de Saint Joseph résument la personne, la vocation et la mission de Saint Joseph. Sa vocation et sa mission ne se limitaient pas à prendre soin de Jésus et de Marie à Nazareth. Il faut dire que la vocation et la mission de Saint Joseph, comme celles de tous les saints, se poursuivent même après leur retour à Dieu. Saint Joseph doit être ravi de savoir que ses fidèles lui récitent souvent ses Litanies !
Sainte Thérèse de Lisieux, qui se rendait à Rome, demanda la protection de Saint Joseph. Elle écrit : "J'ai aussi demandé à Saint Joseph de veiller sur moi, depuis ma plus tendre enfance, mon amour pour lui est inséparable de mon amour pour la Sainte Vierge. Chaque jour, je prononçais la prière : "Ô Saint Joseph, père et protecteur des vierges..." Ainsi, je me sentais bien entourée et à l'abri du danger" (L'autobiographie de sainte Thérèse : L'histoire d'une âme, chapitre 6, paragraphe 7, traduit par John Beevers) ( « Je priai aussi St Joseph de veiller sur moi ; depuis man enfance j’avais pour lui une dévotion qui se confondait avec mon amour pour la Ste Vierge. Chaque jour je récitais la prière : « O St Joseph, père et protecteur des vierges..." J’étais si bien protégée qu’il me semblait impossible d’avoir peur »). Sainte Thérèse de Lisieux a elle-même déclaré que son paradis consisterait à faire du bien sur la terre, ce qu'elle fait beaucoup plus depuis le ciel que lorsqu'elle était sur la terre.
Sainte Teresa de Calcutta avait l'habitude de dire : "Quand je mourrai et que je retournerai auprès de Dieu, je pourrai vous aider beaucoup mieux...". Elle aussi passe son ciel à aider les âmes, en particulier les âmes des pauvres, à aller au ciel. Même si les saints meurent, leur amour pour Dieu et pour leur prochain ne meurt pas. Nous pouvons donc facilement dire que Saint Joseph a été choisi par le Père éternel non seulement pour être le gardien et le protecteur de Jésus et de Marie, mais aussi pour collaborer avec eux afin de sauver les âmes jusqu'à la fin des temps.
Je voudrais conclure ces réflexions avec les paroles de Saint Thomas d'Aquin. Il dit : "Certains saints ont le privilège de nous accorder leur patronage avec une efficacité particulière pour certains besoins, mais pas pour d'autres ; mais notre saint patron Saint Joseph a le pouvoir de nous assister dans tous les cas, dans toutes les nécessités, dans toutes les entreprises".
Je souhaite à tous et à chacun une très heureuse et sainte fête de Saint Joseph. Pour les Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs , c'est un grand jour d'action de grâce. La présence priante de beaucoup d'entre nous, physiquement ou en esprit, ce jour à Nazareth autour de l'autel, en union avec son Excellence le Révérend Père Rafic Nahra, qui préside la célébration eucharistique, deviendra une véritable expérience de Pentecôte pour tous les participants et une nouvelle Pentecôte pour notre Société, pour le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité et pour tous ceux qui nous sont associés d'une manière ou d'une autre. Toutes nos félicitations chaleureuses et une nouvelle vie heureuse au Frère Jayaraj MC et à tous ceux qui portent le nom de Saint Joseph. Joyeuse fête!
Amitiés et prières. Dieu vous bénisse!!
Père Sébastien Vazhakala MC
Rome, 28 février 2024
Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) est une association internationale de laïcs, mariés ou célibataires :
- qui prononcent des vœux privés (cf. cc. 1192/1) de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur aux plus pauvres des pauvres, vécus selon leur propre état de vie.
Le Mouvement LMC est né d'un groupe de prière qui s'est réuni tous les vendredis avec le père Sébastien M.C. de 19h00 à 21h00 pendant environ deux ans.
A la fin des deux années, quelques membres du groupe de prière ont demandé s'ils pouvaient aussi faire des vœux privés et partager non seulement l'apostolat des Missionnaires de la Charité (M.C.), mais aussi d’essayer de vivre le mode de vie des M.C. dans la mesure où leur état de vie laïque le leur permettait. Après avoir parcouru certains des canons, avec beaucoup de prière, de réflexion et de consultation, nous avons décidé de commencer un groupe de deux hommes et de deux femmes, tous mariés, qui étaient très désireux de commencer ce nouveau mode de vie.
Il a été fondé par le père Sébastien Vazhakala M.C., à Rome, au n°8 Via S. Agapito, le lundi de la semaine sainte, le 16 avril 1984, en présence et avec la participation active de Sainte Teresa de Calcutta.
Le Mouvement LMC est affilié aux Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs , comme l'indique expressément la lettre du Cardinal Ugo Poletti d'heureuse mémoire, datée du 25 février 1987, selon les statuts et le Chemin de vie présentés au Vicariat de Rome, avec le protocole n°. 193/87. Il a été érigé à Rome le 19 octobre 1989, conformément aux canons 321 et suivants du Code de droit canonique, sous les auspices du même cardinal vicaire pour le diocèse de Rome.
Grâce à Dieu, le mouvement LMC s'est répandu dans environ 51 pays du monde, pour un total de plus de trois mille membres, et il est structuré et organisé à différents niveaux, avec des liens pour les LMC de langue anglaise, italienne, espagnole et française. Nous avons également des groupes plus petits dans d'autres langues, telles que le hongrois, le polonais, le tchèque, le slovaque, le lituanien, l'hindi, le bengali, le tamoul, le telunku, le malayalam, le simhali (du Sri Lanka), etc.
Les pays où il y a un grand nombre de membres des LMC, comme l'Italie, le Royaume-Uni, l'Espagne, les États-Unis, le Canada, le Mexique, l'Inde, le Sri Lanka, le Nigeria, l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi, etc. sont guidés par un lien national et un directeur spirituel national, conformément aux statuts et au Chemin de vie des Laïcs M.C. Là où il y a des groupes plus petits, nous avons des liens régionaux, comme en Europe de l'Est.
Chaque groupe local LMC a un lien de groupe et un directeur spirituel local, qui comprend et partage l'esprit des Missionnaires de la Charité, comme règle.
Les LMC reconnaissent non seulement le magistère de l'Église, mais obéissent également à ses enseignements, tout en respectant en même temps ses ministres.
L'esprit des Laïcs Missionnaires de la Charité est celui d'un abandon total à la sainte volonté de Dieu, d'une confiance d’enfant dans sa sollicitude paternelle et d'une disponibilité au service dans une profonde humilité, à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph.
Les patrons des LMC sont les membres de la Sainte Famille de Nazareth. Ils sont des modèles de vie et des sources d'inspiration.
Les LMC ne portent pas d'habit, mais leur mode vestimentaire se veut simple et digne, un signe de dévouement au service des plus pauvres des pauvres et un exemple édifiant de modestie pour tous.
Le signe de consécration est un simple crucifix, qu'ils reçoivent au début de leur période de formation de deux ans, qu’ils doivent porter sur le cœur ou autour du cou.
Une fois par mois, les LMC ont une journée de prière, sous la conduite de leur directeur spirituel (cf. R. 38).
Apostolat R. 31 : Œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles.
Les LMC sont appelés à servir gratuitement et de tout cœur :
1) Avant tout les membres de leur propre famille (cf. R. 42/1 et suiv.).
2) Les membres de leur propre groupe (cf. 42/2).
3) La Famille des Missionnaires de la Charité, selon les besoins et les possibilités (cf. R. 42/3).
4) Les plus pauvres parmi les pauvres (cf. R. 42/4), dans la mesure où ils peuvent leur être utiles.
Le mardi 16 avril 2024, les Laïcs Missionnaires de la Charité du monde entier célébreront le 40ème anniversaire de la fondation du mouvement. Ce sera un grand jour d'action de grâce pour tous les Laïcs M.C. du monde entier, pour les Sœurs M.C., pour les Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs , et surtout, pour les plus pauvres des pauvres, que nous aimons et servons.
À cette occasion, à Rome, nous avons invité son Éminence le cardinal Kevin Farrell, préfet du dicastère "Laïcs, famille et vie", à présider la célébration eucharistique, afin d'exprimer notre gratitude à Dieu pour le don, le mystère et le miracle de notre mouvement LMC. Vous êtes tous invités à vous joindre à nous pour exprimer notre sincère gratitude à la Très Sainte Trinité et aux membres de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph. Espérons et prions pour que son Éminence accepte notre invitation.
Comme nous savons que tous les LMC ne peuvent pas être à Rome en ce grand jour, nous vous prions d'essayer d'organiser alors la sainte Messe d'action de grâces partout où il y a des LMC. En collaboration avec le curé de la paroisse, le directeur spirituel et les sœurs, frères et pères M.C., essayez d'inviter l'évêque du lieu, si possible, à présider la messe d'action de grâces le mardi 16 avril 2024 ou un autre jour qui conviendrait. Essayez d'inviter l'évêque longtemps à l'avance. Cette invitation peut être incluse dans la lettre adressée à l'évêque pour la reconnaissance du groupe LMC dans son diocèse, si vous ne lui avez pas encore envoyé votre lettre.
PRIÈRE À LA SAINTE FAMILLE
A prier chaque jour en préparation de notre grande journée d'action de grâce.
Sainte Famille de Nazareth,
Jésus, Marie et Joseph, en vous nous contemplons
la splendeur de l'amour véritable,
votre soif inextinguible
d'accomplir la volonté divine à tout prix,
nous nous tournons vers vous avec confiance pour obtenir aide et conseils.
Sainte Famille de Nazareth,
faites de notre famille et de notre groupe LMC un autre Nazareth,
qu'il soit un lieu de communion, de prise en charge et de partage,
une école authentique de prière, de sacrifice et d'œuvres de miséricorde
et une église domestique à l'accueil chaleureux et à l'hospitalité généreuse.
Sainte Famille de Nazareth,
que les membres de notre famille ne connaissent plus jamais l'amertume,
le rejet et la division.
Que tous ceux qui ont été blessés ou scandalisés
trouvent le réconfort et la guérison.
Sainte Famille de Nazareth,
réveille dans les cœurs
de tous les membres de notre Mouvement LMC
le caractère sacré de notre vocation LMC
et sa beauté dans le plan de Dieu.
Sainte Famille de Nazareth,
bénissez vos Laïcs Missionnaires de la Charité
afin que nous puissions grandir en sainteté,
augmenter en nombre
et persévérer dans notre sainte vocation.
Jésus, Marie et Joseph, exaucez notre prière.
Si Dieu le veut, je serai à Nazareth, en Israël, du 29 février au 23 mars 2024. Vous serez très présents dans mes prières, en particulier dans celles adressées aux membres de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph.
Veuillez vous souvenir dans vos prières de Frère Jayaraj M.C., qui, s'il plaît à Dieu, fera ses vœux pour la vie le mardi 19 mars, à 10 heures, à la Grotte de l'Annonciation, à Nazareth. Essayons d'être très unis à lui dans l'esprit de silence, de prière, d'humilité et de charité de Nazareth.
"Jésus, Marie et Joseph, je vous donne mon cœur et mon âme,
Jésus, Marie et Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.
Jésus, Marie et Joseph, que mon âme repose en paix avec vous".
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
22.02.24
Mercredi des Cendres 2024
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés
Que la paix et la joie du Seigneur soient avec vous tous. Nous entamons aujourd'hui le saint temps du Carême, qui est censé nous préparer au grand mystère pascal de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. C'était l'expression suprême de l'amour pour l'humanité pécheresse. Il n'y a pas de plus grand amour que celui-ci, qu’un homme donne sa vie pour ses amis (cf. Jn 15, 13). Saint Paul écrit : "Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ... Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs " (Rm 5,7-8).
Soyons donc généreux et ouverts aux nombreuses exigences de notre vie quotidienne. Dieu nous offre tant d'occasions de montrer notre amour pour son amour grand et infini. Cela peut se faire en acceptant tout ce que Dieu donne et en donnant à Dieu tout ce qu'il prend avec sérénité, joie et gratitude. Il s'agit aussi de faire de petites choses avec un grand amour, des choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu et pour le bien de notre prochain, en particulier celui de nos pauvres, proches ou lointains ! "C'est ce que font ceux qui, du matin au soir, se soumettent joyeusement à une règle, qui s'efforcent d'être attentifs à leurs prières et recueillis toute la journée, qui gardent le silence quand ils ont envie de parler, qui évitent la vue d’objets qui excitent la curiosité, qui subissent sans se plaindre les intempéries, qui font preuve de bonté à l'égard de ceux pour lesquels ils éprouvent une antipathie naturelle, qui acceptent humblement et patiemment les reproches qui leurs sont faits, qui s'adaptent aux goûts, aux désirs et aux tempéraments des autres, qui supportent la contradiction sans s'irriter. ...faire tout cela, non pas une fois en passant, mais habituellement, le faire non seulement avec patience, mais avec joie, c'est déjà une vertu héroïque et, quand plus tard de graves circonstances se présenteront, l'action héroïque ne sera pas trop difficile : car nous aurons alors la force de l'Esprit Saint lui-même" (cf. La vie spirituelle : Traité de théologie ascétique et mystique d'Adolphe Tanquerey).
Le lundi 11 décembre 2023, M. Paolo et Mme Rita Masia LMC et le père Sebastien M.C. se sont rendus au bureau du Conseil Pontifical pour les Laïcs, la Famille et la Vie (Dicasterium pro Laicis, Familia et Vita), avec la copie de la lettre qui avait déjà été envoyée en ligne longtemps auparavant, donnant un bref compte-rendu de notre Mouvement LMC, tout en leur demandant de reconnaître et d'ériger notre Mouvement LMC en un Mouvement Pontifical, comme cadeau pour le 40ème anniversaire de sa fondation.
La réunion a été très positive. Bien que nous n'ayons pas pu rencontré le cardinal, nous avons rencontré Don Giovanni Buontempo qui, à la fin, s'est montré très intéressé et préoccupé. Il a indiqué que cela pourrait prendre un certain temps, car il faut procéder à de nombreuses études sur la base des documents que nous devons leur présenter.
Au retour de la mission en Inde, le vendredi 9 février 2024, j'ai trouvé la réponse de son Eminence le Cardinal Kevin Farrell, Préfet du Dicastère pro Laicis, Familia et Vita, dans laquelle il nous demandait d'aller sur leur site internet, où nous trouverons toutes les procédures à effectuer. Cela peut prendre beaucoup de temps. Mais Dieu, qui a fait pour nous dans le passé de nombreuses choses impossibles d'un point de vue humain, peut encore les faire pour nous aujourd'hui, en fonction des prières et de l'aimable coopération de chacun. Ensemble, nous pouvons obtenir de la main de Dieu le don de la reconnaissance pontificale et finalement l'érection canonique, au moment voulu par Dieu.
Prions beaucoup et travaillons dur. Chaque LMC doit prendre cette intention à cœur et implorer Dieu, qui ne peut refuser l'appel des pauvres et des désemparés. Il ouvrira les cœurs des personnes concernées. Ici, nous devons suivre le programme "Ora et Labora" : Prier beaucoup et travailler dur. Tous n'ont peut-être pas à travailler dur, mais tous doivent prier beaucoup, offrir plus de sacrifices et prier avec plus de ferveur pour la reconnaissance pontificale de notre Mouvement. La prière du "Memorare" est très puissante. A la fin, nous pourrions ajouter les invocations suivantes, à savoir,
"Cœur immaculé de Marie, cause de notre joie, bénis ton Mouvement LMC, aide-nous à faire tout le bien que nous pouvons, garde-nous dans ton cœur très pur, rends-nous capables d'aimer et de servir Jésus par toi, en toi et avec toi.
Saint Joseph, père nourricier et protecteur de notre Mouvement LMC et consolateur des pauvres, priez pour nous.
Sainte Teresa de Calcutta, Mère des plus pauvres parmi les pauvres, priez pour nous et bénissez-nous ainsi que le Mouvement LMC d'une manière particulière..”.
Outre la prière, les groupes LMC doivent faire certaines choses pratiques. Nous devons notamment obtenir le plus tôt possible des lettres de l'évêque du lieu où se trouvent les LMC. Si vous avez plus d'un groupe dans le même diocèse, il faut le mentionner. Cela signifie également que vous devez préparer un rapport sur le groupe, qui devrait inclure un bref historique et l'état actuel du groupe, pour le soumettre à l'évêque.
Si vous avez un directeur spirituel nommé par l'évêque ou son bureau, il est bon qu'il vous accompagne auprès de l'évêque ou du chancelier.
Dès que vous recevrez cette lettre, essayez de préparer les rapports après avoir beaucoup prié, et prenez rendez-vous avec l'évêque au plus tôt.
Si vous avez besoin d'éclaircissements, veuillez nous contacter au numéro WhatsApp suivant : +39-3493888068 ou à l'adresse électronique suivante : MCCbrothers@libero.it.
Vous trouverez ci-dessous le site web du Dicastère, afin que vous puissiez télécharger en anglais, italien, espagnol ou toute autre langue, toute information utile concernant notre grand désir de reconnaissance pontificale pour les LMC, à l'occasion du quarantième anniversaire de leur fondation, si vous y trouvez du matériel utile :
Web: http://www.laityfamilylife.va/content/laityfamilylife/it/associazioini-e-movimenti/procedura-per-il-riconoscimento-delle-associazioni-intrernational.html.
Prions pour qu'un miracle se produise, si telle est la très sainte volonté de Dieu : "Fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, Je ne désire rien d’autre, mon Dieu... Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était... Amen " (Prière de Saint Charles de Foucauld).
Nous avons également pensé préparer une lettre d'information internationale des LMC en anglais, à l'occasion du 40e anniversaire de la fondation du mouvement LMC. Ces deux activités peuvent être réalisées simultanément et les traductions appropriées peuvent être effectuées en fonction des différentes langues, telles que l'italien, l'espagnol, le français, le polonais, le hongrois, l'hindi, le bengali, le tamoul, le malayalam, etc.
Cela signifie que nous devons commencer à travailler sur ces questions dès maintenant en anglais. Les rapports que les groupes préparent pour les évêques peuvent également être utilisés pour la Newsletter, à condition qu'ils soient envoyés en ligne en anglais à l'adresse MCCbrothers@libero.it.
Autre bonne nouvelle, le rapport de la VIe Assemblée générale internationale des LMC, qui s'est tenue à Nazareth du 12 au 19 septembre 2023, est désormais prêt à être expédié. Il s'agit de trouver le moyen le plus rapide de vous faire parvenir le nombre d'exemplaires que vous avez demandé. Nous ferons de notre mieux pour vous les envoyer dans les meilleurs délais
.
Alors que nous venons d'entamer notre saint et spirituel temps de Carême, allons jusqu'au bout, avec plus de ferveur,
d'enthousiasme et de zèle, jusqu'à la joie de la résurrection ! Essayons de nous souvenir du passé avec gratitude et des mémoires purifiées, peu importe ce qu’a été le passé, vivons le présent avec joie et enthousiasme et regardons vers l'avenir avec une confiance sereine et un courage inébranlable, une espérance et un optimisme sans faille.
Efforçons-nous de vaincre le mal par le bien, la haine par l'amour, les blessures par le pardon, le désespoir par l'espoir, le doute par une foi inébranlable, la tristesse par la joie. Que la paix et la joie règnent et qu'elles commencent par moi !
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
Nouvel an 2024
Chers frères et sœurs bien-aimés et toutes les personnes de bonne volonté,
Que la grâce, la paix et la joie de ce saint temps de Noël et de la nouvelle année 2024 soient avec chacun d'entre vous.
Il y a beaucoup de raisons de remercier Dieu, lorsque nous nous souvenons de l'année 2023 qui vient de s'écouler. Tant de grâces et de bénédictions que Dieu a déversées sur nous, ses enfants bien-aimés, qu'il ne cesse d'aimer, à qui il ne cesse de donner, qu'il n'oublie jamais, même si ses enfants peuvent oublier de le remercier suffisamment. Il n'a besoin de rien d'autre, il n'attend rien d'autre que notre reconnaissance et notre gratitude, qui est un devoir de notre part, qui doit venir du plus profond de notre cœur, spontanément, comme l'un des dix lépreux, qui s'en est retourné en louant Dieu d'une voix forte, pour exprimer sa profonde gratitude. Il se jeta aux pieds de Jésus et le remercia (cf. Lc 17, 11-19).
Ici, la réaction de Jésus face à l'ingratitude des neuf lépreux mérite qu'on s'y attarde. Jésus veut que nous sachions qu'il attend de nous ce geste de gratitude, qui est aussi un signe d'humilité. Il ne veut pas que nous considérions les choses comme allant de soi. "Est-ce que je vois la main de Dieu ? Est-ce que je reconnais la grande providence de Dieu dans ma vie quotidienne ? L'indifférence et l'ingratitude sont des ennemis de Dieu. Apprenons à remercier Dieu pour toute chose, petite ou grande, peu importe, au lieu de nous plaindre et de ronchonner. Une personne reconnaissante est une personne joyeuse, une personne reconnaissante est une personne humble, une personne reconnaissante est une personne aimante et sympathique. Nous devons apprendre à remercier Dieu pour tout, du lever au coucher du soleil, du soir au matin.
Il y a tant de choses pour lesquelles nous pouvons remercier Dieu, même pour notre corps. Notre langue, par exemple, est un miracle. Combien de qualités différentes possède-t-elle ? Combien de goûts différents ! Et surtout, la capacité de s'exprimer, de parler, de chanter, de lire, d'apprendre de nouvelles langues. L'architecte divin a tout planifié et arrangé si méticuleusement dans la nature. Le corps humain est un miracle, la façon dont il fonctionne. Nous devons réfléchir, nous devons apprendre à contempler la grandeur de Dieu, qui est aussi l’amour de Dieu.
Les êtres humains sont des récipients de l'amour de Dieu. Nous sommes des bouteilles de Dieu, dans lesquelles il n'a rien mis de mauvais ou de mal, mais seulement de l'amour, son amour. Chaque personne a été créée à l'image et à la ressemblance de Dieu, et qu'est-ce que l'image de Dieu ? Quelle est sa ressemblance ? Son amour, car Dieu est amour (cf. 1Jn 4,16).
L'un des plus grands événements de l'année écoulée, en ce qui concerne les Laïcs Missionnaires de la Charité, a été la VIe Assemblée Générale qui s'est tenue à Nazareth, en Israël, du mardi 12 au mardi 19 septembre 2023. Nous ne remercierons jamais assez la Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph, de nous avoir permis de vivre là où ils ont vécu pendant trente longues années, de prier là où ils ont prié, de marcher dans les rues de Nazareth là où ils ont marché. Ce fut une grâce, un cadeau de la Sainte Famille de Nazareth. Cette période de paix et de joie restera gravée dans nos cœurs. Notre gratitude envers Dieu ne doit jamais cesser. Notre vie quotidienne doit devenir une gratitude permanente. "Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour".
Mon intention en écrivant cette lettre était de rappeler à tous les LMC du monde le prochain événement du quarantième anniversaire de la fondation du Mouvement. Le mardi 16 avril 2024, le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité fêtera les quarante ans de sa fondation à Rome, au 8 Via S. Agapito, Maison-Mère et maison générale des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs.
Dieu dit à Jérémie : "Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t'ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations". Même si nous prenons connaissance de l'intervention de Dieu dans notre vie et des événements divins d'un certain jour, d'une certaine date et d'une certaine année, ils ont toujours existé dans l'esprit de Dieu, comme il l'a clairement dit au prophète Jérémie. Saint Paul l'a exprimé d'une autre manière : "Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m'a appelé" (cf. Ga 1, 15). Cela signifie beaucoup.
Nous ne pouvons pas prendre notre vocation à la légère, ni y rester indifférents. Plus nous nous rendons compte de la chance que nous avons d'être choisis par Dieu, comme notre Dame qui conservait précieusement les événements de sa vie en les méditant dans son cœur, plus nous réalisons le don insondable de devenir ses amis, de vivre et de travailler toujours plus pour sa gloire. Il y a tant de personnes meilleures, plus saintes et peut-être plus intelligentes, mais Dieu m'a appelé, moi, son indigne serviteur ! C'est un grand don et un grand mystère. Plus nous nous en rendons compte, plus nous devenons humbles et reconnaissants !
Ce qui a été dit ci-dessus ne s'applique pas seulement aux personnes individuelles, mais aussi à notre société MCBC et au mouvement des LMC. C'est pourquoi nous devons reconnaître ce grand don et exprimer notre gratitude non seulement par des mots, mais aussi par notre vie.
La question se pose maintenant. Comment pouvons-nous exprimer notre gratitude à Dieu pour les quarante dernières années de fondation de notre Mouvement LMC ? Chaque membre doit ressentir le besoin de remercier le Seigneur, chaque groupe doit exprimer sa gratitude envers Dieu, chaque pays, où il y a des LMC, doit trouver les chemins et les moyens de remercier Dieu.
Enfin, tous les membres unis en esprit doivent remercier le Seigneur par la parole, par la prière d'adoration, par l'offrande de saintes messes d'action de grâce, en étant plus fidèles au mode de vie des LMC, en pratiquant les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles plus fidèlement, dans la prière et avec plus de persévérance.
En plus de ce qui précède, tous doivent trouver le temps non seulement de lire les statuts, mais de les étudier réellement, du début à la fin. Il ne s'agit pas d'un simple livre à lire une fois et à refermer, mais il faut vraiment l'étudier, le mettre en œuvre, l'incarner et le comprendre, en essayant de comprendre le but, l'esprit et le charisme qui le se cachent derrière lui. Il ne s'agit pas simplement de règles à respecter, mais d'un mode de vie unique pour les laïcs, qui sont eux aussi des candidats à la sainteté. Nous devons y contribuer par nos prières incessantes et ferventes pour notre propre conversion quotidienne et pour la conversion des pécheurs.
Les LMC sont appelés à être le levain dans le monde, le levain de l'amour invincible, le levain de la compassion infinie, de l'humilité profonde et de la foi inébranlable, comme Abraham qui prit son fils unique qu'il aimait et se rendit au mont Moriah pour offrir à Dieu son fils Isaac en sacrifice. Abraham, lui aussi, était un laïc. La sainteté n'est pas réservée à certains privilégiés. Devenir saint est un devoir pour chaque personne.
Ce n'est pas avec des fusils, des chars et des bombes que l'on sauvera le monde et que l'on rétablira la paix, non ! La paix vient des œuvres d'amour. L'amour authentique, les œuvres d'amour authentiques ne peuvent être contredits. Celui qui accomplit les œuvres d'amour devient un artisan de paix. Que la paix et la joie règnent, et qu'elles commencent par moi.
A travers le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité, nous sommes appelés à vivre au cœur du monde et le monde sera béni par le Seigneur, grâce à votre précieuse consécration laïque. Chaque laïc M.C. est censé être la bénédiction de Dieu dans le monde. Les LMC ne sont pas seulement des porteurs de la bénédiction de Dieu, mais aussi des instruments de la bénédiction invincible de Dieu au cœur du monde. Chaque laïc M.C. est censé être le signe ambulant du royaume de Dieu. Le mode de vie des LMC doit être quelque chose de naturel et de spontané. Les LMC ne sont pas destinés à être des acteurs, mais des contemplatifs missionnaires là où ils sont implantés, à la maison, sur le lieu de travail, dans l'église paroissiale, avec la famille M.C.
Notre Dame a gardé toutes ces choses et les a méditées dans son cœur. Quel était le sujet de sa réflexion ? Jésus, la parole incarnée qui a habité dans son sein virginal, qui est né d'elle, le mystère impénétrable de sa vocation à être la Mère de Dieu. Ce n'est que par la réflexion et la contemplation qu'elle a pu comprendre ce grand mystère au sein du mystère de sa vocation.
La vocation LMC est un mystère. Lorsque nous ne prenons pas notre vocation au sérieux, nous ne l'apprécions pas et nous ne devenons pas humbles et reconnaissants. Ce manque de réflexion peut mettre en péril notre vocation. Si nous perdons le sens de l'émerveillement, le sens de la gratitude qui exige une véritable humilité, la paresse s'infiltrera dans notre chemin spirituel. C'est une sorte de cancer spirituel qui ronge de l'intérieur le mystère caché, ou du moins le recouvre de diverses autres pensées négatives, de préoccupations ou d'indifférences, ou encore de conforts et de plaisirs superficiels !
L'enthousiasme initial s'éteint alors et laisse place au découragement. On ressent en soi l'inutilité de l'appel, qui n'offre presque rien, semble-t-il, à une heure de marée si basse! La question est ici inversée. On ne pense plus à ce que lui, ou elle, peut donner mais à ce que lui ou elle peut obtenir. Souvent, on finit par se dire : "J'ai fait une erreur en rejoignant le Mouvement des LMC.
C'est là l'épreuve de vérité du discernement à effectuer. Ce type de processus est nécessaire dans tous les domaines de la vie et dans les différents types de vocations. Pour ne pas perdre son enthousiasme, sa fraîcheur, sa motivation et son orientation, sa ferveur et sa fidélité, le processus de discernement périodique est indispensable. Il ne faut jamais le considérer comme acquis. L'effort et l'endurance, le dur travail et la persévérance sont des facteurs indispensables à la bonne réalisation et à l'accomplissement de la vocation. Plus on est fidèle à la vie de prière, presque impitoyablement "prêt" à gaspiller son temps pour la prière, plus on vivra sa vocation comme il se doit.
Les LMC peuvent avoir l'impression que c'est trop, qu'il est impossible de vivre le mode de vie des LMC. Mais je reviens à la demande de Jésus à chacun de ceux qui souhaitent le suivre, à savoir que lui ou elle doivent faire de leur mieux pour devenir parfaits/miséricordieux comme le Père céleste est parfait/miséricordieux. Personne ne peut suivre Jésus s'il ne renonce pas à lui-même, s'il ne prend pas sa croix chaque jour et s'il ne le suit pas (cf. Lc 9,23).
Mon intention initiale d'écrire cette lettre était totalement différente de ce qui semble être le résultat final. Bien que mon intention initiale ait été différente, je me suis efforcé, tout au long de cette lettre, d'être docile aux dictats de l'Esprit Saint. Je laisse donc ces réflexions telles qu'elles sont, je me considère comme de l'argile entre les mains du divin Potier. Tout ce qui peut vous aider, essayez de l'assimiler et de l'utiliser, selon la situation et la condition de vie de chacun. L'important est d'essayer de vivre le mode de vie des LMC de plus en plus fidèlement et avec gratitude, de plus en plus avec amour, joie et enthousiasme, ce qui ne peut se faire qu'à travers un mode de vie priant. Jésus a dit à Mère Teresa M.C. d’"offrir plus de sacrifices, de prier avec plus de ferveur et de sourire avec plus de tendresse et tout ira bien".
Nous vivons dans un monde confus, qui peut aussi devenir un ennemi, une pierre d'achoppement. Il faut régler sa vie personnelle en fonction de sa situation et de son état. Si nous pouvons continuellement remercier Dieu pour le don de notre vocation, celle-ci sera non seulement sûre, solide et protégée, mais aussi joyeuse, et sera richement bénie et deviendra une bénédiction pour beaucoup.
Prions donc avec plus de ferveur pour que les quarante longues années de vie du Mouvement LMC prennent une nouvelle tournure, positive et riche, pour le bien ; pour que l'année 2024 soit une année très spéciale pour le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité dans le monde entier ; pour que le monde sache que vous êtes des Laïcs Missionnaires de la Charité par la façon dont vous vivez le mode de vie des LMC au cœur du monde, sans ostentation, par votre joie contagieuse et votre optimisme virulent !
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
17.02.24
Janvier 2024
Un de mes camarades de classe m'a écrit une note disant : si par hasard je meurs et que tu es encore en vie, j'aimerais que tu fasses mes funérailles et l'homélie que tu pourrais prononcer - j'aimerais que tu me l'envoies pendant que je suis encore en vie. Je pourrai ainsi la parcourir, y réfléchir, exprimer ma gratitude à Dieu pour m'avoir utilisé et aux personnes concernées, et demander pardon pour mes échecs, mes négligences et tout le reste. Tes paroles m'aideront beaucoup maintenant, pendant que je suis encore en vie, plutôt qu'après la mort. N'achetez pas de fleurs, aussi belles soient-elles, pour les mettre sur mon cercueil ou dans la tombe, mais les fleurs et les mots que tu m'envoie par WhatsApp me font beaucoup de bien.
Ce point et plusieurs autres qu'il m'a envoyés par WhatsApp m'ont fait réfléchir sur des personnes comme Gianna Tommasi LMC, dont les contributions à notre société et aux LMC sont inestimables. Cela peut aider Mme Gianna LMC à exprimer sa gratitude à Dieu qui l'a utilisée pour le servir pleinement, sans compter le coût et sans chercher de repos ou de récompense. Sa vie a été une vie d'Ora et Labora, 7 jours par semaine et presque 10 heures par jour. Tout pour Jésus, tout avec Jésus, tout en Jésus et tout à Jésus, telle est son attitude.En pensant à écrire ces lignes, j'ai été frappé par les quatre dernières lignes du Psaume 47, 13-14, qui est le troisième psaume de la prière du matin du jeudi de la première semaine : " Que vos cœurs s’éprennent de ses murs : contemplez ses palais. Et vous direz aux âges qui viendront : « Ce Dieu est notre Dieu, pour toujours et à jamais, notre guide pour les siècles »
Sœur Nada M.C., une des Maîtresses des novices des Missionnaires de la Charité, m'a dit un après-midi qu'elle avait une novice au noviciat Tor Fiscale, qui pourrait être une Laïque Missionnaire de la Charité (LMC) plutôt que d'essayer d'être une Sœur M.C. C'était en 1992, et les LMC allaient avoir leur première assemblée internationale à Rome, à l'Institut Salésien de Via Tiburtina, au mois d'octobre.
Un après-midi, l'ex-novice, qui s'appelait Gianna Tommasi, est venue me parler, car elle voulait en savoir plus sur le mouvement des LMC. Elle m'a dit qu'elle était originaire de Milan et qu'elle était professeur d'anglais de profession, mais qu'elle avait abandonné son travail et essayé de suivre le mode de vie des M.C. Il lui semblait, ainsi qu'à sa Maîtresse, qu'être une Sœur M.C. n'était pas sa vocation. Elle a donc voulu en savoir plus sur le mode de vie, l'apostolat, etc. des Laïcs M.C.
Nous avons également parlé ensemble de la prochaine rencontre internationale d'octobre, où elle pourrait participer aux traductions en italien et aider les LMC en Italie. Je lui ai également demandé s'il lui était possible de déménager de Milan à Rome pour nous aider dans le travail de bureau. Elle m'a répondu qu'elle devait réfléchir, prier et voir, car elle avait deux appartements dans le centre de Milan. Il lui a fallu du temps pour se décider. Je lui ai également parlé de notre projet de Casa Serena, qui allait commencer et dont elle pourrait partager les frais, si elle pouvait vendre les appartements à Milan et en acheter un à Rome, quelque part près de notre maison.
S'il était facile pour moi de suggérer une telle chose, il était difficile pour Gianna de la décider et de l'accomplir. Elle avait besoin de temps. Cela allait lui coûter cher, car elle avait grandi à Milan et tous ses amis et connaissances s'y trouvaient. J'avais aussi suggéré que, comme elle connaissait les deux langues importantes, elle pourrait être secrétaire générale du mouvement des LMC.
En tout cas, elle a participé très activement à l'Assemblée Générale Internationale des Laïcs Missionnaires de la Charité en octobre 1992. Elle a vraiment été d'une grande aide, surtout pour les LMC italiens.
Mme Gianna Tommasi est née le samedi 24 décembre 1938, fille unique de M. Gino (Luigi) Tommasi et de Mme Paola Santerini. Son père bien-aimé était fils-unique, et sa mère bien-aimée fille-unique. Elle n'avait donc que des cousins au deuxième degré, dont certains sont encore en contact avec elle.
Une année s'est écoulée. Enfin, après beaucoup de prières, de réflexion et de dialogue, elle décida de vendre les appartements de Milan et d'en acheter un à Rome. À Rome, elle acheta un appartement assez grand et vint tous les jours à vélo pour assister à la sainte messe. Elle avait aussi sa machine à écrire, qu'elle utilisait. Moi aussi, j'avais ma machine à écrire. L'ordinateur était encore considéré comme un luxe, et nous avons donc continué à utiliser les machines à écrire. Puis un expert en matériel de bureau, M. David du Canada, a insisté pour que notre bureau soit équipé d'un ordinateur pour tout le travail que nous avions à faire. Avec la machine à écrire normale, il devenait de plus en plus difficile, voire impossible, de relever les défis des tâches modernes.
Avec M. David, nous sommes donc allés dans un magasin près de la Piazza Venezia et avons acheté l'ordinateur. M. David a été le premier à nous apprendre à utiliser l'ordinateur. Trois d'entre nous ont commencé à apprendre. Puis Gianna a estimé qu'elle pouvait prendre le relais et que je pouvais me concentrer sur d'autres domaines du travail de bureau, y compris en dehors des bureaux, qui étaient très nécessaires et, parfois, plus importants. C'est ainsi que les choses se sont mieux passées. Elle a commencé à travailler presque à plein temps sur l'ordinateur. Elle a vraiment bien appris et a fait les choses rapidement, y compris la traduction de beaucoup de choses de l'anglais vers l'italien. Nous pouvions ainsi présenter les choses dans les différents bureaux de Rome, où qu'ils se trouvent. Ce genre de travail est encore très nécessaire, que ce soit de l'italien vers l'anglais ou de l'anglais vers l'italien.
Elle a également traduit l'intégralité des Constitutions de l'anglais vers l'italien, afin de les présenter au Vicariat. Elle a également traduit toutes mes lettres et toutes les choses qui devaient être traduites en italien. Elle ne s'est pas contentée de faire le travail, elle a aussi pris soin de sa vie spirituelle. Elle a toujours son propre programme de prière, d'adoration, de messe et de temps personnel avec le Seigneur. Elle a travaillé et travaille encore comme si c'était pour elle, avec un amour, un dévouement et un engagement réels, toujours prête à aider. Elle s'est rendue en Inde au moins huit fois, voire plus. Là aussi, elle a beaucoup aidé nos garçons et nos hommes, notamment en organisant le programme d'adoption à distance, qui nous a vraiment aidés dans notre service aux plus pauvres d'entre les pauvres. Elle a été et est toujours une bienfaitrice. Elle a estimé que l'appartement qu'elle avait acheté à Rome était trop grand pour elle ; elle l'a donc vendu et en a acheté un plus simple au cinquième étage, sans ascenseur. Elle y est restée plus de dix ans. Deux fois par jour, elle montait toutes ces marches, portait des objets et les redescendait. C'est devenu un problème pour elle lorsqu'elle est tombée malade. Nous avons donc prié et cherché un appartement simple avec un ascenseur, qu'elle possède toujours et qu'elle offre gratuitement lorsque les sœurs M.C. reçoivent des invités dans la maison Casilina. Après avoir vendu son grand appartement, elle nous a fait don d'une partie de ce qui restait. Aujourd'hui encore, elle continue à donner généreusement à notre Société.
Il était nécessaire qu'elle apprenne à conduire. Elle est donc allée dans une auto-école et a passé son permis de conduire à Rome. Au début, c'était assez difficile pour elle, mais elle a quand même beaucoup conduit. Elle a acheté sa propre voiture. Une fois, sa voiture a été volée alors qu'elle était allée rendre visite à l'un de nos volontaires dans l'un des hôpitaux de Rome. Elle a donc dû en acheter une autre. Elle utilisait sa voiture pratiquement plus pour le travail de notre Société et pour le Mouvement LMC que pour elle-même.
Jusqu'à ce que notre Société soit érigée en Congrégation diocésaine, Mme Gianna LMC en était la représentante légale, officiellement nommée par l'évêque Bertolone du Vatican et selon les dispositions de la "Prefettura di Roma" du 28 juillet 2005. Etant secrétaire générale des LMC, elle a dû, et travaille encore, très dur pour que les LMC du monde entier soient non seulement informés de ce qui se passe dans le mouvement, mais aussi en contact avec les différents liens linguistiques et nationaux, lorsque c'est nécessaire et possible.
Jusqu'à présent, nous avons eu six assemblées internationales des LMC et à l'exception de la première, où elle s'est principalement occupée des traductions, elle a travaillé très dur, non seulement pour organiser, mais aussi pour rédiger les rapports internationaux et les présenter, préparer les programmes et tout le reste. Elle a joué un rôle essentiel dans de nombreuses retraites nationales des LMC et dans d'autres types de rassemblements des LMC, et elle continue à le faire.
Non seulement elle prépare les rapports des LMC, mais à chaque chapitre général des Frères, elle présente un rapport général des LMC dans le monde entier. De cette manière, nos frères sont également informés de la manière dont les LMC se portent dans le monde entier, de leur croissance en sainteté et de l'augmentation de leur nombre malgré les problèmes, les difficultés et les défis.
Il est presque impossible de trouver une autre personne qui soit aussi engagée, aussi travailleuse, aussi bien organisée et aussi disciplinée, même dans sa vie personnelle de prière. Elle ne sacrifie pas sa vie de prière au travail, sauf en cas d'urgence. Elle respecte son emploi du temps, suit si fidèlement le mode de vie du LMC et sa vie spirituelle personnelle. Nulle part au monde une personne ne travaillerait sept jours sur sept sans un jour de repos ; elle travaille même après 21 heures ! La régularité, la ponctualité et la constance sont très fidèlement observées par elle.
Lorsque nous avons fait une retraite en Albanie et que tous les Frères y sont allés, une ou deux fois, elle est restée seule dans notre maison à Rome, surtout en mai 1993, lorsque la construction de la Casa Serena était en cours, et elle s'est occupée de notre maison à Rome très attentivement.
De temps en temps, elle fait un chèque d'une somme importante, non pas parce qu'elle est riche, mais parce qu'elle veut partager tout ce qu'elle a pour nos pauvres. Comment remercier le bon Dieu de nous l'avoir envoyée depuis 1993, elle qui s'est donnée sans compter aux Frères Contemplatifs Missionnaires de la Charité, aux LMC et aux pauvres qu'ils servent.
Elle a traduit, et continue de le faire, toutes mes lettres de l'anglais à l'italien et elle s'est assurée que les Italiens, surtout les LMC, les aient. Elle a compilé le "Livre de formation" en anglais et en italien et s'est assurée qu'il parvienne entre les mains de tous les LMC, où qu'ils se trouvent, en se donnant tant de mal et en prenant en charge toutes les dépenses sur son compte personnel.
De sa propre initiative, Mme Gianna a préparé une biographie illustrée du Père Sebastian M.C., pour le jubilé d'or de sa première profession religieuse : 2 juin 1968 - 2 juin 2018, qui a été très appréciée par ceux qui l'ont parcourue. Elle a été imprimée dans les deux langues, en italien et en anglais.
Après notre Chapitre général de 2014, le Vicariat nous a demandé de réviser nos Constitutions. On nous a aussi demandé, en particulier, d'inclure un chapitre sur les frères prêtres dans notre Société. Nous avons dû revoir l'ensemble des Constitutions, en anglais et en italien, et Mme Gianna LMC a dû faire à l'ordinateur toutes les corrections, modifications et recommandations faites par le Vicariat. Cela signifiait revoir chaque “règle” en anglais afin d'avoir les corrections appropriées, et tout traduire en italien très précisément, y compris la nouvelle section sur les frères-prêtres dans notre Société (Ch 10/B, Règles 121-145). Presque toutes les lettres pour les différents bureaux du Vicariat, pour demander un "soggiorno", par exemple, ou tout autre type de lettres en italien, soit traduites, soit dans leur forme originale, sont passées par Mme Gianna LMC, et elles passent encore par elle.
Le dimanche 24 décembre 2023, Mme Gianna LMC fêtera, s'il plaît à Dieu, ses 85 ans. C'est l'étonnante grâce de Dieu qui est le feu secret à l'œuvre en Mme Gianna LMC, et en chacun de nous d'ailleurs, qui donne la force, la vitalité, l'énergie et la jeunesse. Ce feu divin de cette grâce étonnante, lorsqu'il est attisé en flammes de charité, de douceur, d'humilité, de patience, d'amour compréhensif, d'appréciation et d'acceptation de la très sainte volonté de Dieu dans notre vie, s'épanouit et produit toutes sortes de fruits riches et durables.
On confesse alors avec saint Paul : "Ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ Jésus qui vit en moi". Il n'est pas étonnant que saint Paul ait pu dire ce qu'il a dit : "Je peux tout en celui qui me fortifie". Plus nous nous abandonnons volontairement et joyeusement à la volonté divine, plus notre vie et notre apostolat seront efficaces. Nous devons apprendre de plus en plus le sens christocentrique de la vie, en ayant en toutes choses l'attitude, l'esprit, la noia - la mentalité de Jésus. Nous sommes ici appelés à réfléchir, à contempler et à assimiler le passage suivant de la lettre de saint Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père » (2, 6-11)
Nous pourrions passer toute notre vie à réfléchir sur le texte christologique cité ci-dessus et à essayer de vivre l'état kénotique, c'est-à-dire l'état de dépouillement de notre divin Maître, Jésus.
Comment Jésus, le Fils bien-aimé du Père éternel, a-t-il pu se vider de la sorte, alors qu'il était si contesté ? Son propre peuple s'est moqué de lui : "Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! » (Mt 27, 41-44). Nous voyons ici le dépouillement (Kenose) de Jésus. Il aurait pu sauter de la croix, s'il l'avait voulu. Mais il ne l'a pas fait. C'est librement qu'il a donné sa vie sur la Croix. Il n'y a pas été contraint, si ce n'est par la force de son amour pour l'humanité pécheresse, si ce n'est par son désir d'accomplir sa mission sur terre, si ce n'est par la résignation, si parfaite, que par elle, il puisse accomplir la volonté de son Père en toutes choses.
Il était libre de donner sa vie et libre de la reprendre. Même ses amis proches, les apôtres, étaient perplexes. Ils ne s'attendaient pas à cela. Eux aussi, lorsque Jésus était sur la croix, pensaient qu'il était impuissant. Cette kénose totale de Jésus est devenue une véritable énigme pour tous. Dans un certain sens, il est plus facile pour nous de croire que pour les apôtres. Les apôtres voyaient la tête (Jésus) et croyaient au corps, et nous voyons le corps (l'Église, le corps du Christ) et croyons à la tête (saint Augustin). "Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (cf. Jn 20, 28-29).
Tout ce que Mme Gianna LMC a pu faire depuis plus de trente ans, ou plus, tout ce qu'elle fait encore et continuera à faire, c'est l'œuvre du Dieu tout-puissant en elle, avec elle et par elle. Avec la Vierge, elle pourrait aussi chanter : "Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom". Humainement parlant, il lui était impossible de faire ce qu'elle a fait pendant tant d'années pour les Frères Contemplatifs Missionnaires de la Charité et pour les Laïcs Missionnaires de la Charité dans le monde entier.
Nous savons tous que nous dépendons totalement de la providence de Dieu. En toute humilité et confiance, je dois dire que Mme Gianna Tommasi LMC fait partie intégrante de la providence de Dieu pour notre Société. Je voudrais également ajouter ici qu'elle devrait être considérée comme faisant partie intégrante de notre société MCBC. Cela inclut également , lorsque son heure viendra de quitter ce monde, qu’elle devra être traitée avec beaucoup de respect, d'appréciation et de gratitude envers Dieu pour les contributions inestimables que le bon Dieu lui a permis d'apporter, afin d'enrichir notre société MCBC et le mouvement LMC au fil des ans ! Elle a utilisé tous les dons et les talents que Dieu lui a donnés, et le bon Dieu les a multipliés par cent et plus pour nous, afin que nous puissions travailler toujours plus pour la gloire de Dieu et pour le bien des gens, en particulier de nos pauvres. Très souvent, elle a été un lien entre les différents groupes et les personnes avec lesquels nous avons le privilège de travailler, eux-mêmes étant une part très active de la providence de Dieu !
Lorsque nous avons conclu le contrat pour notre tombeau dans le cimetière de Verano, qui contenait 18 places, une place sur les 18 lui a été réservée. Ainsi, chaque fois que les Frères visitent la tombe pour prier pour les Frères, on se souvient d'elle dans les prières et les saintes messes. Elle a également rédigé un testament dans lequel elle exprime son désir d'être enterrée dans la même tombe que les Frères, dans le cimetière monumental de Verano, à Rome.
N'oublions jamais de prier pour les fidèles défunts de notre Société, nos LMC, nos bienfaiteurs et spécialement pour elle. Souvenons-nous toujours, dans nos messes et nos prières quotidiennes, de tous ceux qui ont été si étroitement associés à notre pèlerinage terrestre. Nous devrions également prier pour nos pauvres qui étaient avec nous et qui sont maintenant rentrés chez eux auprès de Dieu. En plus de notre devoir de prier, avec beaucoup de gratitude et de fidélité, pour toute notre famille M.C., nos amis, nos parents et tous ceux qui nous ont tant aidés, "prier pour les vivants et les morts" est l'une des œuvres spirituelles de miséricorde.
J'écris ces points parce que je pense que Mme Gianna LMC mérite plus que tout cela, pour tout ce qu'elle a été et fait pour notre Société pendant tant d'années. J'essaie de partager avec vous, mes chers frères bien-aimés, que j'aime plus que moi-même, mon humble demande, que vous honoriez et remerciiez Dieu, avec moi, pour une amitié et un service si loyaux et je suis convaincu que notre Société devrait faire tous les efforts possibles pour encourager des personnes comme Mme Gianna LMC, qui nous ont aidés à grandir en sainteté et à augmenter en nombre, afin que nous puissions amener de plus en plus de pauvres à Jésus et Jésus aux plus pauvres des pauvres !
Ne jamais refuser l'aide des gens, surtout si elle est conforme à notre esprit et à notre charisme. Nous devons également guider et éduquer les gens par nos paroles et nos exemples édifiants. Il ne faut jamais scandaliser les gens ou leur donner des exemples peu édifiants ou mauvais.
Que sa vie soit un hymne continuel de louange, d'honneur et de gloire, d'adoration et d'action de grâce au Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint-Esprit, et à leurs représentants sur terre, la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph. Que la Trinité sainte et indivise soit bénie, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia !
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
11.01.24
Noël 2023
"Appelez le bonheur sur Jérusalem :
« Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
Le bonheur dans tes palais ! »
A cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : « Paix sur toi ! »
A cause de la maison du Seigneur notre Dieu je désire ton bien.
(Psaume 121, 6-9)
Nous glorifions Dieu au plus haut des cieux et donnons la paix aux hommes de bonne volonté car "le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité (Jn 1,14)". "Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle (Jn 3,16)". Cette année, il pourrait être approprié de se centrer sur le message qui nous apporte la paix en ce temps de Noël. Actuellement nous savons que le lieu où Jésus est né, a grandi, a souffert, a été crucifié, est mort et est ressuscité est en plein désarroi, en guerre. De nombreuses personnes ont souffert et sont mortes, y compris des enfants innocents. "Pour les habitants de la Terre Sainte, c'est un Noël de deuil et de douleur, ne les laissons pas seuls", comme le pape François l’a dit.
« Prions pour la paix de Jérusalem : »
"Nous devrions être proches d'eux par nos prières. Les souffrances de Bethléem sont une blessure ouverte pour le Moyen Orient et pour le monde entier »(Le Pape François sur son compte X posté le 18 décembre 2023). Nos prières pour la paix en Terre Sainte pourraient être comme un antiseptique ou un antibiotique, qui aidera à nettoyer et à guérir la blessure de la haine et de la guerre, qui perturbe l'ordre et la paix. Il est triste de le dire, mais à l'heure actuelle, de nombreux lieux et pays sont en guerre, ne pas exclure la Russie et l'Ukraine. Il semble que la paix soit difficile à établir dans ces lieux. La paix est l'une des essences de Noël et l'une des raisons les plus importantes de l'Incarnation de Dieu. Ironiquement parlant, le Prince de la paix est né le jour de Noël, mais comment est-il possible qu'il n'y ait pas la paix dans le lieu de sa naissance ?
« Paix dans tes maisons ! Que la paix règne dans tes murs, paix dans tes palais ! »
Je crois vraiment au dicton : "Que la paix règne et qu'elle commence par moi". Nous pouvons répandre la paix si nous sommes nous-mêmes en paix. Imaginez si chaque personne dans le monde était en paix, comment cela cultiverait l'harmonie, l'unité et la paix entre nos familles, nos foyers, entre tous les peuples et toutes les nations.
Comment pouvons-nous obtenir la paix dans nos cœurs ? Tout d'abord, nous devrions nous tourner vers Dieu et nous repentir. Libérés du péché, libres des sentiments de culpabilité et avec une conscience claire et pure, nous pouvons produire la paix de l'esprit et du cœur. Comme le mentionne l'Imitation de Jésus-Christ dans le Livre 11, Chapitre 3, avec une citation du Concile Vatican II : "La paix n'est jamais acquise une fois pour toutes, mais elle doit être construite sans cesse. De plus, puisque la volonté humaine est instable et blessée par le péché, la réalisation de la paix exige que chacun maîtrise constamment ses passions et que l'autorité légitime veille." Premièrement garde-toi en paix et ensuite tu pourras amener les autres à la paix ». Avoir la paix dans les murs de notre cœur apportera sûrement la paix dans tous les murs de nos propres maisons, et éventuellement dans le lieu où nous vivons.
Pour l’amour de mes frères et de mes amis, je dis : « Paix sur toi ! ».
Noël est une fête de l'amour, parce que Jésus vient à nous comme la plus grande expression de l'amour qu’a son Père pour nous. Car c'est en se donnant qu'il nous aime et c'est en aimant qu'il donne son fils unique. C'est l'amour de Dieu qui nous unit et c'est le péché et la haine qui nous divisent. "Quant à nous, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu'il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère. (1 Jn 4,19-21)". Aimer nos frères et sœurs sera le chemin sûr vers la paix. Mais ceux qui aiment doivent aussi pardonner à leurs frères et sœurs avec un cœur généreux. Noël est aussi une fête du pardon, car l'enfant Christ vient nous pardonner, et il embrasse nos péchés, afin que nous soyons libérés du péché, et il devient la rançon de notre péché. Il vient comme le visage de la miséricorde et de l'amour du Père pour nous. Il est possible d’atteindre la paix si nous aimons vraiment nos frères et sœurs et si nous sommes capables de pardonner dans nos cœurs à ceux qui nous offensent.
« Pour l’amour de la maison du Seigneur, je prie pour ta gloire.”
"Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît (Mt 6,33) ». Notre seul désir devrait être de vivre dans la maison du Seigneur tous les jours de notre vie. Lorsque nous recherchons quelqu'un ou quelque chose, cela signifie que nous avons le désir et l'amour de cette personne ou de cette chose. Si nous aimons Dieu, cela signifie que nous le cherchons en premier et que nous cherchons sa maison, son Royaume, et automatiquement tout ce que nous pensons, ce que nous disons et ce que nous faisons, nous amènera à louer et à glorifier le Seigneur. Par conséquent, le fruit de la paix régnera sur nous.
En ce temps de Noël, demandons à l'Enfant Jésus de nous donner un cœur pur et propre, qui pardonne généreusement, de nous donner un amour débordant, une plénitude d'espérance, avec une foi inébranlable et une joie immense, pour que la paix puisse naître dans notre vie, rejaillissant sur nos frères et sœurs et sur le monde entier, afin que nous ayons un lieu meilleur où vivre, où la paix et l'amour règnent dans tous les coins du monde.
Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël et une Nouvelle Année 2024 bénie ! Que la paix soit avec vous et que vous soyez des canaux et des serviteurs de la paix ! Que Dieu vous bénisse tous.
Heureux de servir,
Frère Ramón Lusterio MC
03.01.24
Noël- Nouvel An
Chers frères et sœurs en Jésus, Marie et Joseph,
Permettez-moi d'accueillir chaleureusement chacun d'entre vous à cette célébration eucharistique comme une famille.
Le mot famille vient du mot familiarité. Les membres d'une famille se connaissent très bien les uns les autres. Nous ne sommes pas censés être des étrangers les uns pour les autres dans une famille naturelle, c'est-à-dire les parents pour leurs enfants et les enfants pour leurs parents, des frères et des sœurs entre eux ! Même après de nombreuses années, même s'ils sont morts et disparus, nous nous souvenons encore d'eux, nous prions pour eux, nous parlons d'eux, et même de temps en temps nous nous rappelons ce qu'ils nous ont enseigné, ce que nous avons appris d'eux et comment ils ont pris soin de nous, non seulement de nos besoins corporels, mais de toute notre personne, y compris de notre éducation, en nous envoyant à l'école, en nous aidant à apprendre nos prières, à mieux connaître notre foi, afin que nous puissions devenir de meilleurs citoyens sur la terre et au ciel. Nous nous souvenons, en particulier, de leurs exemples édifiants, de leur enseignement moral solide, y compris celui des bonnes manières. Notre foyer a été notre première école et nos parents ont été nos premiers et meilleurs enseignants.
Dans un cadre familial normal, certaines composantes essentielles sont absolument nécessaires, comme l'humilité, le respect mutuel, l'acceptation et le pardon, l'amour, la sollicitude et la prévenance, la disponibilité à aider selon les besoins et les possibilités, et surtout une vie de prière solide, assidue et fervente. N'oublions pas qu'une famille qui prie ensemble reste ensemble ou qu'une communauté qui prie ensemble reste ensemble.
Le problème le plus important et le plus radical d'aujourd'hui est que le mode de vie dit moderne a non seulement détruit la structure familiale naturelle, mais il a également créé une perte déplorable d’identité et des rôles complémentaires qu'un homme et une femme sont censés jouer, basés sur la propre identité et le rôle de chacun.
Chacun doit se concentrer sur son identité et son rôle, et essayer de les refléter, de les réaliser et de les utiliser pleinement pour le bien de sa propre famille et aussi pour celle des autres, dans la mesure de ses possibilités. Dans une famille, un père doit jouer le rôle de père et une mère doit jouer le rôle de mère.
Noël est la fête de la Sainte Famille. C'est donc une fête familiale. Nous ne la célébrons pas seulement pour organiser des réunions de famille, mais elle doit aider les gens à retrouver une vie de famille solide, basée sur l'exemple de la Sainte Famille. La famille de Nazareth est devenue une Sainte Famille uniquement parce que Marie et Joseph ont accepté Jésus sans condition. Il est devenu le centre de leur vie et de leur attention. Sans Jésus, ils ne pouvaient plus vivre.
Il y a deux sortes de familles : les familles naturelles et les familles surnaturelles. La Famille M.C. n'est pas une famille naturelle. Elle est surnaturelle. La Famille M.C. est d'abord une famille trinitaire. C'est aussi une famille eucharistique, puisque Jésus nous donne son propre corps et son propre sang à manger et à boire. Même si elle n'est pas naturelle, toutes les vertus de base et les éléments essentiels d'une famille naturelle peuvent et doivent être appliqués même dans notre Famille M.C. La Famille M.C. est la famille de Dieu.
La famille de Dieu consiste en trois communautés fondamentales :
La communauté céleste est composée de la Trinité et de tous les anges et les saints. Notre but ultime est d'être avec eux, de les aimer, de mourir pour eux, comme St Étienne, dont nous célébrons aujourd’hui le protomartyr. L'amour qui a amené le Christ du ciel sur la terre a élevé St Étienne de la terre au ciel. Jésus est né sur la terre pour que St Étienne et nous tous puissions et devrions naître au ciel. L'amour a été l'arme de Jésus pour vaincre ses ennemis. L'amour de St Étienne pour Dieu l'a empêché de céder à la foule féroce, son amour pour son prochain l'a poussé à prier pour ceux qui le lapidaient. St Étienne s'est agenouillé et a prié pour ses persécuteurs, comme Jésus l'a fait depuis la croix : "Pardonne-leur, Père, car ils ne savent pas ce qu'ils font". Ce sont là quelques-unes des plus grandes paroles inspirantes de Jésus et ses exemples édifiants ainsi que ceux de St Étienne, qui priait pour ses persécuteurs visibles et invisibles.
St Étienne aimait Dieu plus qu'il ne s'aimait lui-même. Son amour pour Dieu était inconditionnel et total. Comme Jésus, St Étienne a prié : "Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit". Quel exemple incroyable et édifiant ! Il a eu la grâce de posséder une foi si héroïque. Alors qu'il vivait sur terre, il appartenait vraiment et sincèrement à la famille de Dieu, qu'il a aimée jusqu'au bout ! Et nous ?
Pourquoi l'Église veut-elle que nous célébrions les fêtes de tant de saints tout au long de l'année ? Nous espérons ainsi avoir leur esprit, leur foi, leur courage, leur conviction et leur amour, et finalement leur abandon à la volonté et au plan de Dieu. Bien que nous vivions ici sur la terre, nos cœurs et nos esprits sont fixés sur notre Père céleste, comme l'étaient ceux de Jésus. Nous sommes destinés à appartenir à la communauté céleste, car notre famille est surnaturelle, c'est la famille de Dieu.
La communauté suivante qui appartient à la Sainte Trinité sont les âmes du purgatoire. Dans chaque sainte messe, presque dans chaque prière, nous nous souvenons d'elles. Nous avons une liste de noms pour lesquels nous sommes obligés de prier, car nous ne savons pas si elles sont déjà au ciel ou si elles sont encore en phase de purification, car elles sont incapables de s'aider elles-mêmes. Elles appartiennent au groupe ou à la classe des plus pauvres parmi les pauvres. Ceux qui ont été très riches en ce monde peuvent être les plus pauvres des pauvres au purgatoire, et peut-être aussi avec un temps de purification beaucoup plus long que les gens ordinaires, qui ont vécu une vie très humble et simple sur la terre, partageant ce qu'ils pouvaient avec les autres. Les plus pauvres des pauvres au purgatoire sont les riches, qui ont peut-être mené une vie très égocentrique et luxueuse dans ce monde.
En tout cas, prier pour eux fait partie des œuvres spirituelles de miséricorde. Ils ne peuvent être aidés que par la communauté de l'Église militante. Eux aussi font partie de la famille de Dieu et de notre famille !
Le troisième groupe de personnes, qui forme une communauté dans la famille de Dieu, ce sont nous tous, que l'on connait comme le peuple militant de Dieu. Nous avons des occasions incroyables de pratiquer la charité évangélique, l'humilité et le pardon. En tant que M.C., nous avons le grand privilège d'avoir d'innombrables occasions de nourrir celui qui a faim, de donner de l'eau à celui qui a soif, d'abriter celui qui est sans abri, de vêtir celui qui est nu, de prendre soin de celui qui est malade, de visiter celui qui est emprisonné, et d'encourager celui qui a le cœur fragile, d'instruire celui qui est ignorant, de pardonner les blessures, de supporter patiemment les injustices, de réconforter celui qui est dans la tristesse. Ne manquons pas ces occasions et d'autres occasions en or de faire du bien aux autres, du lever au coucher du soleil.
Toutes ces étapes nous sont familières. Ceux qui ont déjà atteint leur but final peuvent nous aider, lorsque nous implorons humblement leur aide. Ils sont toujours prêts à nous aider à temps et à contretemps. Combien nous sommes non seulement inspirés par ceux qui sont au ciel, mais aussi aidés par eux ! Il se peut que nous ne soyons pas conscients de leur aide inestimable, parce qu'ils l'offrent discrètement. Ce n'est qu'au dernier jour que nous saurons combien d'aide est descendue du ciel au cours de notre séjour terrestre, en particulier lorsque nous traversions des moments très difficiles, des épreuves et des tentations.
Tout cela est dû au mystère de l'Incarnation, au fait qu'Il partage sa vie céleste avec notre vie terrestre. C'est parce que Dieu ne peut pas vivre sans nous, ses enfants, et que nous, ses enfants, ne pouvons pas vivre sans notre Père, le Fils et le Saint-Esprit. Plus l'humanité s'éloigne de Dieu, plus notre Père aimant trouve les moyens d'être l’Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous. Non seulement il est Dieu avec nous, il est aussi Dieu pour nous dans l'Eucharistie. Le Jésus eucharistique est le véritable Emmanuel quotidien pour nous maintenant. Il s'est rendu disponible pour rester avec nous. Reste avec nous, Seigneur, car il fait nuit et nous sommes loin de notre maison.
Merci, Seigneur, pour ton amour qui n'a ni fin ni limite. Merci, Seigneur, pour ton humilité effacée, ta pauvreté et ton obéissance. Aide-nous à aimer comme tu nous aimes. Aide-nous à comprendre comme St Étienne, qui a aimé Dieu plus qu'il ne s'est aimé lui-même. La mesure avec laquelle on aime Dieu, c'est de l'aimer sans mesure !
Joyeux et saint Noël et une nouvelle Année remplie de paix, avec toutes les fêtes de ces jours, à chacun et chacune d'entre vous, Frères et Sœurs, candidats à la sainteté future, en particulier au Frère Stephen M.C. et à tous ceux qui fêtent leurs fêtes en ces jours. Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
09.12.23
Maison-Mère
3 novembre 2023
Mes chers collaborateurs, actifs, malades et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité, Corpus Christi, membres du Mouvement « J’ai soif » et volontaires,
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime »
La Nativité arrive à nouveau pour nous rappeler notre devoir de rendre gloire, vénération et adoration à Dieu tout puissant ! Et le résultat de cela est l’expérience de Paix dans les cœurs des hommes ! L’Enfant Christ dans la mangeoire est un symbole d’impuissance, de vulnérabilité et de dépendance totale à Dieu et aux autres. Ces attitudes du Christ dans la crèche mettent en relief le désir de nos cœurs de pouvoir, de montrer notre propre importance, notre désir d’indépendance, notre volonté de mener nos vies sans admettre nos faiblesses et nos besoins.
Aujourd’hui, nous voyons le manque de Paix partout, dans nos cœurs, dans nos familles et dans les pays du monde. Nos sœurs à Gaza, en Ukraine et à Manipur expérimentent concrètement la haine et la violence. Au Soudan, où la guerre civile continue, les Sœurs dans les communautés de Khartoum et Omdourman ont dû quitter le pays en avril. Les Sœurs à Port Soudan et El Obeid sont restées mais ne peuvent pas se déplacer librement. Le monde entier devient un « trou noir » parce que Dieu est oublié ou mis de côté. L’homme recherche sa gloire et son pouvoir propre. Le résultat est le manque de Paix. Et Noël vient à nouveau… pour nous rappeler de revenir à Dieu, en le vénérant et en l’adorant. Noël est un appel : « Venez, adorons-Le ». Souvent dans nos propres familles de petits problèmes peuvent devenir de grands problèmes apportant douleur et blessure, quand Dieu n’a pas la première place. Réintroduisons la prière en famille qui nous aide à porter le fardeau des autres.
Comme nous approchons de Noël, que notre attention ne soit pas de faire une belle crèche, scintillante et brillante… si loin de la réalité du vrai Noël. Mais répondons à l’appel « Venez adorons-Le ». Devenons conscients de la présence de Dieu en nous et autour de nous.
Je pars pour le Venezuela où les gens souffrent du manque de nourriture et d’autres nécessités de base sous le régime communiste. Je visiterai les communautés de cette région. S’il vous plait, gardez-moi dans vos prières.
Je vous remercie pour votre disponibilité et votre soutien pour nos sœurs en aidant les plus pauvres parmi les pauvres, mais en particulier pour partager et vivre la spiritualité des MC, qui nous conduit toujours à travailler pour notre propre sanctification et celle des pauvres.
Un NOËL fervent à vous et à vos familles.
Que Dieu vous bénisse
Sr M.Joseph M.C.
08.12.23
Laudetur Sacra Familia
“Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur” (Lc 2,19)
“Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements” (Lc 2,51)
Bienvenue à vous tous, chers bien-aimés et chères sœurs, qui êtes venus à cette Assemblée générale que nous célébrons comme une famille, le cœur joyeux.
Le cœur humain est une gigantesque réserve avec de nombreuses chambres. Il y a plusieurs chambres, y compris le réfrigérateur, prenons un moment pour regarder dans les différentes chambres secrètes de nos cœurs ! Aujourd'hui, prenons quelques instants pour réfléchir au cœur de Marie, car nous célébrons la fête du Cœur Immaculé de Marie, que nous connaissons tous et qui nous est très familière.
Dans l'Évangile de l'enfance de St Luc, nous rencontrons à deux reprises le cœur de Marie. Son cœur aussi était une grand réserve, pour garder "toutes ces choses". Ici, nous devons poser une question à Notre Dame, à savoir, quelles sont les choses, Marie, que tu as gardées dans ton Cœur Immaculé ? La question suivante est : quelles sont les choses que nous gardons dans nos cœurs ? Ici, chacun devra peut-être répondre individuellement.
Ste Teresa M.C. avait l’habitude de me dire: " Père, une fois par an, en la fête du Sacré-Cœur, nous demandons à un prêtre de notre choix de bénir toute notre maison et aussi notre concession, si nous en avons une. Vous savez, Père Sébastien, la veille au soir, on fait un grand ménage, on met de l'ordre partout ; si certaines choses ne doivent pas être gardées, on les jette. De cette façon, le prêtre n'a pas à bénir tous les déchets, mais seulement ce qui est utile, bon et qui peut aider. Veillez à ce que vous aussi, vous fassiez de même. Dites aux frères d'avoir le courage de jeter les choses que vous n'avez pas besoin de garder.
En fait, un jour, par hasard, je suis allé dans une des petites cellules de l'un de nos frères. D'habitude, je ne le fais pas, mais ce matin-là, je cherchais quelque chose et je me suis retrouvé dans la cellule de ce frère. J'ai eu un choc. Il n'y avait aucun moyen d'entrer dans la cellule. Je me suis demandé comment ce pauvre frère pouvait se coucher ? J'ai regardé autour de sa petite cellule et dans un coin, j'ai vu une toute petite échelle. Ce frère était absent depuis un certain temps. Lorsqu'il est revenu, j'ai discuté avec lui. Il m'a dit que pour se coucher, il utilisait l'échelle, parce qu'il ne savait pas où mettre toutes ses affaires. Pour moi, la plupart de ces choses étaient des déchets à brûler ou à jeter à la poubelle.
Alors que je réfléchissais sur le Cœur Immaculé de Marie, certaines de ces choses du passé m'ont traversé l'esprit. Elle n'a pas gardé dans son cœur des choses inutiles et des déchets à méditer. Dès le début, elle a vu devant ses yeux beaucoup de choses terribles. Ces choses ne l'intéressaient pas. Elle ne gardait que ces choses utiles, qui avaient besoin de temps pour être digérées, assimilées, absorbées, comprises, car elles étaient liées à des mystères. Car il ne suffisait pas d'entendre. Elle voulait comprendre, non pas de manière superficielle, mais en profondeur, non pas une fois en passant, mais de manière habituelle, non seulement pour se sentir mieux, mais aussi pour apprécier, vivre et aimer le mystère.
Quels sont ces mystères qu'elle gardait dans son Cœur Immaculé et qu'elle avait l’habitude de méditer ? Les cinq premiers mystères joyeux, auxquels elle avait participé elle aussi. C'est à elle que l'Ange a annoncé en premier la Bonne Nouvelle.
Sans aucun doute, elle avait besoin de temps pour comprendre et accepter. Son long et fastidieux voyage vers Ain Karim et sa rencontre avec sa cousine Elisabeth lui ont fait comprendre plus profondément sa vocation et sa mission, son rôle unique et sans précédent à coopérer et achever avec son divin Fils non seulement l'histoire, mais surtout le mystère de notre salut.
Très progressivement, en méditant sur les éléments précieux trouvés et nourris dans son cœur, elle a fini par comprendre
que le Dieu tout-puissant l'avait choisie pour participer avec Jésus, qui est maintenant aussi le Fils de Marie, à la rédemption du monde. À la fin du cinquième mystère joyeux, qui a marqué la deuxième phase de la vie et de la mission de Jésus, St Luc répète : "Marie gardait toutes ces choses dans son cœur". Déjà dans le quatrième mystère joyeux, Siméon avait prédit que son enfant était destiné à la chute et au relèvement de beaucoup en Israël et qu'un glaive de douleur allait transpercer son cœur (cf. Lc 2, 22-41) !
Ici commence déjà une autre phase de contemplation et d'actualisation pour Marie. Du mystère impénétrable de l'incarnation réalisé à travers elle, elle prenait maintenant un autre aspect tout aussi, sinon plus exigeant, du mysterium fidei.
Frères et sœurs, si nos cœurs n'ont pas d'espace pour garder les mystères de notre foi, de la belle vocation de M.C. et de notre mission auprès des pauvres, je suis désolé. Il nous manque toute la substance. Nous marchons avec des cœurs vides ou des cœurs remplis de déchets, qui sont, selon les mots de saint Paul : "l'immoralité, l'impureté, le libertinage, l'idolâtrie, la sorcellerie, l'inimitié, les querelles, la jalousie, la colère, l'égoïsme, les dissensions, l'esprit de parti, l'envie, l'ivrognerie, les festoiements et autres choses semblables". Notre bienheureuse Mère n'avait rien de tout cela. Elle avait donc assez de place dans son cœur pur, humble, obéissant et sans partage pour garder les mystères de Dieu et elle avait aussi le temps de méditer sur ces mystères et de coopérer pleinement avec Jésus à l'œuvre de rédemption. Jésus pouvait compter sur sa mère pour être noyée dans le chagrin pour la rédemption du monde
Elle pouvait accepter toutes sortes d'humiliations, car elle y voyait le moyen de sauver des âmes. Elle pouvait accepter les situations et les rejets sans réactions ni représailles. Lorsque quelqu'un dit à Jésus: "Ta mère et tes frères attendent dehors, ils veulent te voir", la réponse de Jésus fut : "Qui est ma mère ? Qui sont mes frères et mes sœurs… Celui qui écoute la Parole de Dieu et qui la garde ". Ici encore, une référence à sa Mère, qui ne manquait pas l'occasion, mais la mettait à profit pour réfléchir.
La dernière fois que nous avons vu la présence de Marie, c'était dans la chambre haute après l'Ascension de Jésus ! Elle était le modèle de l'Église en prière, puisque nous la voyons dans la Chambre haute avec les apôtres et les disciples, qui attendaient dans la prière que l'Esprit Saint promis descende sur eux pour aller dans le monde entier proclamer la Bonne nouvelle.
Après le troisième mystère glorieux, la Vierge disparaît, tandis que l'Église continue à suivre l'exemple de Marie, car Marie est la mémoire contemplative de l'Église.
Il nous appartient maintenant de garder toutes ces bonnes choses dans nos cœurs, non seulement pour les méditer, mais pour les vivre, comme l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi, etc.
Comme elle était authentiquement sincère et pure, elle pouvait voir Dieu en chacun, Dieu en toute chose et Dieu en elle-même, comme elle l’a chanté : "Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom". "Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». Comme c'était vrai pour Marie et comme c'est vrai pour nous quand nos cœurs sont purs et humbles !
Marie aimait tout le monde inconditionnellement, son amour était sans calcul, son amour ne portait pas de jugement. L'amour authentique n'a pas de frontières. Marie de Nazareth est notre Mère et notre enseignante par ses paroles et son exemple, tandis que Jésus est notre miroir et notre modèle.
Si nous prenons toutes les paroles qu'elle a adressées à l'archange Gabriel, toutes les paroles et surtout le cantique de Marie, le Magnificat, ses paroles lors de la découverte de Jésus dans le temple de Jérusalem après trois jours de recherche anxieuse, et la dernière fois qu'elle a parlé, non seulement aux personnes présentes aux noces de Cana en Galilée, mais aussi à toutes les générations à venir, comme elle l'a ordonné: "Faites tout ce qu'il vous dira". Quelle incroyable façon de conclure son enseignement, son exhortation pour toutes les générations à venir. Tel était son désir à l'époque et aujourd'hui encore, le but de ses apparitions dans les différentes parties du monde, en particulier à Lourdes, à Fatima et à Calcutta.
Qu'a-t-elle dit à Ste Teresa M.C. dans cette vision en 1947 ? "Prenez soin d'eux, ils sont à moi ; amenez-les à Jésus et portez Jésus jusqu’à eux...". Cela ne résonne-t-il pas et ne fait-il pas écho à ses dernières paroles dans l'Évangile de Jean : "Faites tout ce qu'il vous dira" ?
C'est le moment propice, c'est le jour du salut. Que cette célébration de la fête de la Société, ensemble comme une famille, soit l'occasion de chanter avec Marie les versets du Magnificat : "Le Puissant a fait pour moi des merveilles, saint est son nom", en nous efforçant de "garder toutes ces choses, en les méditant dans nos cœurs", comme Marie l'a fait.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
12.10.23

Évêque de Nazareth, Mgr Rafic Nahra
Vicaire patriarcal du Patriarcat latin d'Israël
Vicaire patriarcal pour les catholiques de langue hébraïque en Israël
17 septembre 2023 (17 heures)
Nazareth, Basilique de la Nativité
24ème dimanche du temps ordinaire
Lectures bibliques : Siracide 27, 30-28, 7 ; Romains 14, 7-9 ; Matthieu 18, 21-35.
Homélie
Chers frères et sœurs,
C'est un plaisir pour moi de célébrer cette messe avec vous aujourd'hui, essentiellement avec le groupe des Laïcs Missionnaires de la Charité qui sont présents à Nazareth, ces jours-ci, pour une Assemblée générale. Vous êtes venus de loin en Terre Sainte pour vous rencontrer et prier, mais aussi pour rester quelques jours dans cette ville, Nazareth, qui, il y a 2000 ans, était un petit village où le Verbe de Dieu s'est incarné dans le sein d'une humble jeune fille appelée Marie. Comme nous le disons dans le Credo : "Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie - ici à Nazareth - et s'est fait homme".
Nazareth est également le lieu où Jésus a grandi pendant une trentaine d'années avant de sortir publiquement pour prêcher l'Évangile à son peuple. En ce lieu, nous sommes donc invités à méditer sur la vie de Joseph et Marie qui ont accueilli Jésus et lui ont offert un abri et un foyer aimant tout au long de son enfance et de son adolescence. Ce mystère de "Dieu avec nous", "Emmanuel", est une source constante de méditation et d'inspiration pour nous tous, et en particulier pour chacun d'entre vous à qui Dieu a accordé la grâce de connaître Jésus et de faire partie de sa famille, la famille de ceux "qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique".
"Dieu avec nous", "Dieu parmi nous", "Dieu en nous", toutes ces réalités sont liées et nous révèlent combien Dieu veut être proche de nous, les êtres humains, même si sa présence est le plus souvent cachée, de la même manière que Jésus a vécu pendant 30 ans caché à la plupart de ceux qui le fréquentaient tous les jours. La mission que Jésus nous a donnée, et spécialement à vous, "Missionnaires de la Charité", est de vivre la charité de manière à ce que les autres, même ceux qui sont étrangers à toutes les choses spirituelles dont nous parlons, puissent découvrir la proximité de Dieu avec eux. Telle fut l'intuition de Mère Teresa lorsqu'elle commença à servir les plus pauvres parmi les pauvres, en Inde, en leur montrant la miséricorde et la proximité de Dieu, dans la pauvreté même où ils vivent.
Oui, la présence de Dieu en nous est rendue visible aux autres essentiellement par notre capacité à les aimer et notre volonté de leur donner gratuitement ce que nous avons et ce que nous sommes. Cela m'amène à l'Évangile que nous avons entendu il y a quelques minutes, dans lequel Jésus parle d'une forme spécifique de "don", l'une des formes les plus élevées de "don gratuit de soi aux autres", qui est la capacité de "pardonner" à ceux qui nous ont offensés. Jésus a vécu pleinement cette forme la plus élevée de "don gratuit de soi". Tout au long de sa vie, Jésus a manifesté son amour bienveillant pour les autres, en particulier pour les pauvres : dans l'Évangile, nous le voyons constamment se promener, enseigner patiemment, guérir les malades et faire du bien à ceux qu'il rencontrait, de différentes manières.
Mais l'authenticité d'un être humain se révèle non seulement par sa charité active, mais aussi par sa capacité à supporter le mal qui lui est fait sans vouloir se venger. Dans sa passion, Jésus a pu pardonner à ceux qui l'ont arrêté et condamné à une mort violente sans qu'il y ait eu de sa part la moindre faute. L'une de ses dernières paroles sur la croix a été la prière suivante : "Père, pardonne-leur : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" (Luc 23:34).
Pardonner n'est pas chose facile. Nous aimons parler du pardon, mais quand vient le moment de pardonner, nombreux sont les obstacles que nous rencontrons :
- tout d'abord, notre orgueil qui se révolte lorsque quelqu'un nous offense et nous humilie, même involontairement. Nous éprouvons spontanément le désir de rendre offense pour offense.
- Parfois, je dirais même souvent, il ne s'agit pas d'une offense unique, mais d'offenses multiples, en raison de relations difficiles avec ceux qui nous sont les plus proches : père, mère, fils, mari ou femme, frère ou supérieur religieux, etc. Certains conflits sont dus à des incompatibilités de caractère qui provoquent beaucoup d'incompréhension et de souffrance.
- Parfois, il y a un problème de jalousie ou de suspicion à l'égard d'autrui.
- parfois, je suis prêt à pardonner, mais j'ai en face de moi quelqu'un qui, apparemment, refuse de se réconcilier et continue d'agir de manière offensante.
La liste des obstacles au pardon est longue, et certaines situations sont vraiment douloureuses. Mais quelle que soit la raison, Jésus dit qu'il faut pardonner, non seulement sept fois par jour - ce qui est déjà beaucoup - mais soixante-dix-sept fois, c'est-à-dire sans limite. N'est-ce pas un peu utopique ?
Je sais par expérience que "pardonner" dépasse parfois largement nos simples capacités humaines. Nous avons l'impression que c'est trop, nous ne savons pas quoi faire. Dans ce cas, la prière est un moyen puissant pour nous sortir de l'impasse. Une prière insistante et persévérante, parfois pendant une longue période. Dieu peut soudain donner la paix à notre cœur et dénouer les nœuds qui nous bloquaient à l'intérieur tant que nous n'avons pas été capables de pardonner à quelqu'un qui nous a offensés.
Les lectures d'aujourd'hui nous offrent une feuille de route pour comprendre pourquoi l'acte de pardon n'est pas une option, mais une forme de justice. Dans la première lecture, nous avons plusieurs fois le commandement "Souvenez-vous" :
"Souvenez-vous de vos derniers jours, mettez de côté l'inimitié, souvenez-vous de la mort et de la décomposition, et cessez de pécher ! Pensez aux commandements, ne haïssez pas votre prochain ; souvenez-vous de l'alliance du Très-Haut, et ignorez les fautes".
Le Sage nous demande de nous souvenir de l'heure de notre mort car c'est l'heure où, se présentant devant Dieu, chacun espère recevoir miséricorde et compassion. Mais pour recevoir la miséricorde et la compassion, le Sage nous rappelle qu'il y a un minimum d'exigences : "Quelqu'un pourrait-il nourrir de la colère contre un autre et espérer une guérison de la part de l'Éternel ? Quelqu'un peut-il refuser la miséricorde à un autre comme lui, peut-il demander pardon pour ses propres péchés ? Si quelqu'un, qui n'est que chair, nourrit de la colère, qui lui pardonnera ses péchés ?
Le message du Sage est très proche de la parabole que Jésus nous raconte sur le roi et le serviteur qui refuse de remettre la dette de son compagnon de service tout en sachant que son Maître lui a remis une énorme dette personnelle.
Cela me rappelle ce que je demande quotidiennement lorsque je prie le "Notre Père". Je suis invité à penser si j'ai quelque chose contre quelqu'un qui a besoin d'être pardonné. Le pardon n'est pas toujours réciproque. Parfois, nous disons que nous sommes prêts à pardonner, mais nous attendons de ceux qui nous ont offensés qu'ils reconnaissent et confessent d'abord leur offense. Jésus n'a pas exigé une conversion préalable de ses crucifiés pour leur pardonner. Il a simplement pardonné et demandé à Dieu de les pardonner. Changer le cœur des autres ne nous appartient pas et dépasse largement nos capacités. Dieu ne nous le demande pas. Il nous demande simplement de purifier notre propre cœur de toute colère, de tout ressentiment, de tout désir de vengeance, car la haine et le ressentiment, comme un poison dangereux, souillent le cœur dans lequel ils s'installent.
Frères, certains d'entre vous vont maintenant prononcer leurs premiers vœux. Je vous invite tous à prier pour eux. Et vous, qui allez prononcer vos premiers vœux, je vous invite à demander à Dieu de purifier en profondeur vos cœurs et vos intentions en cette occasion spéciale, afin de recevoir pleinement la grâce et la faveur de Dieu dont vous avez besoin pour persévérer dans la volonté de Dieu. Nous invoquons également l'intercession de Sainte Teresa de Calcutta pour vous, et pour tous les Laïcs Missionnaires de la Charité, ici présents ou absents. Que ces jours de retraite vous apportent un renouveau de votre foi et de votre désir d'aimer sincèrement Dieu et votre prochain. Amen.
LE RÔLE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE ET DE SAINT JOSEPH
par le frère André Marie M.C.
"Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance :
Celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon" (Gn 3, 15).
Les gardiens de Jésus.
Avec Marie, Joseph est le premier gardien du mystère divin de Jésus. Le mot clé utilisé ici est "gardien". Il y avait deux gardiens de Jésus dans la Sainte Famille de Nazareth, Marie et Joseph ensemble.
C'est le même mot que celui utilisé dans le récit biblique de Caïn et Abel. "Suis-je le gardien de mon frère ? Littéralement, dans le texte hébreu ancien, "Le gardien de son frère, est-ce moi, moi-même, moi ? En hébreu, Caïn ne mentionne même pas le mot "frère" et cela sonne comme un reproche. Cette inimitié, cette hostilité qui a commencé avec la chute d'Adam et Eve se perpétue ici. Les paroles de Caïn pourraient s’exprimer ainsi : "Ce n'est pas mon affaire, cela m’est égal".
Lors de la chute d'Adam et d’Ève, avec l'entrée du mal dans le monde qui en a résulté, Dieu n'est pas indifférent. Si la réponse de Caïn à la question de Dieu est une démonstration totale d'indifférence, Dieu promet qu'il suscitera un descendant à Adam et Ève qui écrasera la tête du serpent. Le sens est clair. Dieu mettra une inimitié entre la femme et sa descendance et la descendance de Satan, un combat perpétuel entre le bien et le mal. Dieu s'intéresse totalement à tout ce qui compte pour l’homme, en tout point pour le salut de l'homme et de la femme. À la haine du diable s'oppose la "sollicitude" de Dieu à travers ses instruments qu'il a choisis. Dieu se soucie de nous, il nous protège, il est notre gardien.
Le verbe hébreu "shamar", d'où vient le mot garder ou surveiller, signifie beaucoup de choses différentes, toutes relatives à la nouvelle venue de Dieu, après le début du péché originel. L'une des plus belles significations de "shamar" en hébreu est célébrer. Cette Assemblée Générale est appelée à être une célébration. Toute notre vie est appelée à être une célébration. Toute la vie chrétienne est appelée à s'écouler de la Très Sainte Eucharistie, et à s'écouler vers la Très Sainte Eucharistie, fontaine et sommet. Toute la vie chrétienne est appelée à jaillir de cette grande action de grâce, "yada" en hébreu. Le mot "yada" en hébreu signifie action de grâce, il signifie aussi célébration.
Nous sommes appelés à célébrer, pourtant, avec un zèle toujours renouvelé, les débuts de notre salut qui, "dans la plénitude des temps, au jour de Dieu", entre dans notre vie et spécialement dans la vie des plus pauvres parmi les pauvres.
Padre Pio dit que le Diable, bien qu'il prépare les marmites pour nous attraper et nous cuire, ne prépare pas les couvercles. Bien que l'homme ait été pris et cuit dans la fournaise du péché originel, Dieu nous a préparé une sortie.
La lutte contre le mal. Le mot pour Marie dans l'Ancien Testament est "Miriam", qui vient du verbe être amer, mais qui signifie fondamentalement rivaliser, lutter pour
" se rebeller" contre le règne du péché. Cette contre-attaque de Dieu est arrivée à travers les « soins » de Joseph et de Marie, les gardiens choisis du Verbe incarné. Nous sommes tous appelés à participer à ce que le pape François appelle la révolution de la bonté ou de la tendresse.
Saint Joseph et la très Sainte Vierge Marie, son épouse, furent très clairement choisis pour être les premiers protagonistes de cette rébellion, de cette lutte contre le mal, les gardiens les plus proches de Jésus. Le mot "Joseph" vient du verbe "ajouter". Dieu a choisi Saint Joseph pour ajouter toutes les bonnes grâces possibles dans cette vie et dans l'autre, toujours en étroite collaboration avec son épouse bien-aimée, la Vierge Mère de Dieu.
Le protoévangile de la Genèse (3,15) prédit une grande renaissance religieuse qui, d'une manière très spéciale, a été initié grâce au soin, à la protection et à la célébration de la deuxième personne de la Sainte Trinité, à travers ses premiers gardiens. Ses premiers gardiens ont été Joseph et Marie, mais pas les derniers. Nous sommes tous appelés à participer au tendre soin aimant de Dieu en ajoutant et en nous rebellant, en ajoutant notre contribution et en nous rebellant contre le règne du péché grâce à notre soin, notre protection et notre célébration de Jésus dans les plus pauvres des pauvres. Tout acte de charité, toutes les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles que nous pratiquons, par la grâce de Dieu tout-puissant, ajoutent quelque chose, rivalisent avec le règne du péché dans cette révolution divine de la miséricorde.
La providence de Dieu ne manquera jamais, disait sainte Gemma Galgani. La providence de Dieu a choisi deux instruments, choisis pour ajouter tout ce qui est bon au genre humain dans la grande compétition entre le bien et le mal. Notre effort pour ajouter quelque chose pour combattre le mal se fait aussi à travers les paroles et les actes.
Dans la plénitude des temps, Dieu a choisi d'intervenir pour la rédemption de toute l'humanité, mais il avait besoin d'instruments choisis. Jésus a dit à ses disciples : "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure." (Jn 15,16). Le premier fruit de la rédemption complète a commencé dans le Nouveau Testament avec l'élection de Marie et de Joseph.
L'Église a reconnu depuis des milliers d'années le choix unique de Dieu de la Mère Immaculée et de celui qui, en accord avec toute l'histoire de l'Église, a été clairement choisi pour être son époux, Saint Joseph, Patron de l'Église universelle.
L'appel et le choix de Dieu sont irrévocables. Tout comme Joseph et Marie ont été choisis, nous sommes également consacrés et choisis pour une mission. Nous sommes appelés et choisis pour devenir les membres spéciaux de la Sainte Famille, avec Joseph et Marie comme père et mère adoptifs et Jésus comme notre cher Frère et Maître.
Nous participons à un amour dynamique qui choisit, un amour qui est indomptable, un amour qui est inextinguible, un amour précisément pour nous et pour le salut de toute l'humanité, spécialement pour les plus pauvres parmi les pauvres, qui s’exprime par des paroles et par des œuvres.
Le grand renouveau de l'Église a été réitéré par la Vierge de Fatima : "Pénitence, Pénitence, Pénitence", en hébreu "shoob", "shoob", "shoob", mais pénitence en hébreu n'est pas du tout un mot fondamentalement négatif. Le mot signifie renouvellement, restauration, reprise de souffle. Un amendement prudent et habile de la vie conduit à une renaissance, à une nouvelle vie.
Dans tout le chemin de notre vie, en particulier dans notre chemin de foi, nous ne sommes pas seuls, nous sommes des compagnons de voyage de chacun des membres de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph. Nous croyons, en tant que chrétiens, que toute notre vie est un voyage accompagné de notre chemin de foi. Chacun est choisi et chacun a un rôle unique dans ce grand voyage accompagné de notre chemin de foi, c’est-à-dire, étancher la soif infinie de Jésus sur la croix pour l'amour des âmes. "Je t'ai demandé, ils t'ont demandé, ma Mère t'a demandé, refuseras-tu ?’’ (Grâce Fondatrice de Mère). Notre appel, notre élection et notre choix de coopérer avec l'amour le plus dynamique de Dieu se concrétisent en ce jour. Ce jour ne signifie pas tant un jour chronologique mais un jour rédempteur, un jour d'expiation (Yom Kippour), un jour du Seigneur.
Certains d'entre nous ont été choisis dans l'Assemblée générale pour occuper des postes importants d'autorité et de responsabilité, mais dans ce grand pèlerinage de foi, chacun, dans une merveilleuse harmonie, une unité dans la diversité, est appelé à répondre et à choisir de coopérer avec celui qui nous a choisis en premier. Aujourd'hui, nous sommes choisis, ici, dans cette Assemblée générale, pour croître en nombre, mais surtout en sainteté.
Notre Dame. Les dernières paroles de la Vierge ont été : "Faites", c'est-à-dire "accomplissez", tout ce qu'il vous dira". La dernière présence de Marie a eu lieu à la Pentecôte. La Pentecôte a été la naissance de l'Eglise, lorsque les apôtres, avec Marie au Cénacle, sont sortis pour accomplir, exécuter, faire quelque chose de beau pour Dieu.
Dans l'épreuve, dans l’angoisse, saint Bernard disait de Notre Dame : "Pensez à Marie". Notre conduite, notre "faire", tout ce que Jésus nous dira constituera toujours pour nous une nouvelle Pentecôte, une Pentecôte quotidienne.
"C’est à moi que vous l’avez fait". L'une des citations bibliques préférées de Mère était "C'est à moi que vous l'avez fait" (Mt. 25, 40). Son action a été la suivante : "J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi". Nous pouvons nous demander : Qu’ai-je fait en ce qui concerne les œuvres spirituelles de miséricorde ? Ai-je enseigné les ignorants, ai-je appelé les pécheurs à la repentance, ai-je pardonné les offenses, ai-je prié pour les vivants et les morts, ai-je conseillé ceux qui sont dans le doute ?
"Aujourd'hui", le seul jour qui comptait pour Mère, ai-je "retiré ma colère", ai-je "évité ma colère", ai-je "apaisé ma colère", ai-je "écarté ma colère", ou me suis-je laissé aller à cette haine de Caïn, à cette indifférence de Caïn, qui est tout aussi mauvaise que la haine selon Mère Teresa ?
Selon Mère Teresa, la colère n'est rien d'autre qu'un orgueil gonflé. Toutes les formes mentionnées de résister ou de se rebeller contre la colère font référence à cette "pénitence, pénitence, pénitence". Retirer ta colère, détourner ta colère, apaiser ta colère, écarter ta colère, signifient précisément "pénitence, pénitence, pénitence". Selon saint Jean Berchmans, la plus grande pénitence est la vie communautaire. Combien de fois, au cours de ma vie ( de ma vie religieuse aussi ), ai-je fait pénitence en détournant ma colère, en évitant ma colère, en retirant ma colère et en me rétablissant ainsi à moi-même et à mon Sauveur ?
L'expression "C’est à moi que vous l’avez fait" a un vaste champ d'application. Étancher la soif infinie de Jésus sur la croix pour l'amour des âmes revient à faire ce qui Lui plaît dans les moindres détails de notre vie. Mère Teresa dirait que nous n'avons que de petites choses à faire : un sourire, un mot de réconfort, un partage généreux de ce qui est élève l’âme et encourage pendant les loisirs ou "l'apostolat de l'écoute", auquel le pape François fait souvent allusion. "C’est à moi que vous l’avez fait" inclut toutes nos actions, à Bethel, à Casa Serena, à Deepashram, à Anandashram, à Yesu Fie, aux Philippines, à Ponte Galeria, en Israël, au "Don de la Miséricorde", et avec les Missionnaires de la Charité, en nous rappelant que nous sommes "les gardiens de nos Frères".
Résister. Nous devons "résister" à la vague de la sécularisation, c'est certain. L'une des significations de Miriam est résister. Nous devons surtout résister à l’inimitié qui est entrée dans le monde avec la chute de nos premiers parents. Nous devons résister à la tentation d'exprimer notre colère en nous humiliant les uns les autres, en profitant les uns des autres. Qui d'entre nous peut dire : "J'ai toujours enlever ma colère, j'ai toujours évité ma colère, j'ai toujours apaisé ma colère, j'ai toujours détourné ma colère ?" C’est à moi que vous l’avez fait" commence par les graines que nous semons dans nos âmes. Si la colère n'est rien d'autre qu'un orgueil gonflé, alors nous trouverons toujours beaucoup de colère, de haine, d’inimitié à retirer, à apaiser, à éviter et à détourner de nos groupes. Caïn et Abel vivaient fraternellement, ils étaient frères, mais à la fin, la colère a triomphé, comme elle essaiera toujours de triompher dans nos relations, Dieu veuille que ce ne soit pas comme cela !
Sous la croix, la Vierge a "résisté". Combien de tentations de colère, de désespoir, d'inimitié et de haine ont dû assaillir la Vierge, mais Elle a résisté, fidèle à la signification la plus profonde de son nom, à cette "amertume" qui voulait l'envelopper. Voici la performance de la Vierge. Elle a triomphé complètement de l'inimitié du serpent.
Son premier effort, enregistré par la Bible, après la crucifixion, a été de prier dans le Cénacle, avec les apôtres, pour la naissance de Jésus à nouveau, cette fois par l'effusion de l'Esprit Saint. Dans la chambre haute, elle ne s’est pas laissée emporter par le ressentiment, la haine, l’ inimitié originelle née du péché originel. Elle a "résisté", elle a "rivalisé", elle a "lutté", jusqu'à ce qu'elle puisse nourrir les graines de l'Église primitive. Elle s'est exercée avec les apôtres sur son chemin de foi. Elle a donné naissance à Jésus incarné et a ensuite lutté, "avec les apôtres", pour le tout début de l'Église à la Pentecôte.
Nous sommes également appelés à résister, à prendre le chemin de l'humilité, qui commence par la fidélité à notre vocation. Voyez la performance de Notre Dame, avec les apôtres, voyez la résistance active de la Sainte Église, qui a commencé par l'humilité des exercices de la vie spirituelle.
Si ces significations du mot pénitence ou repentir, qui en hébreu se dit "shoob", semblent fondamentalement négatives, nous pouvons penser alors aux significations positives de "shoob", qui sont, par exemple, reconstruire, rétablir, rafraîchir, renouveler, revivre. Le pape François a dit qu'il connaissait des communautés religieuses qui sont devenues un enfer de jalousies et de lutte pour le pouvoir. Notre vie dans les groupes est soumise aux mêmes tentations d'ambitions impies, de rivalités, de fractions. Le seul espoir de l'homme, et le pape saint Jean-Paul II l'a dit, dans le contexte d'une catastrophe nucléaire potentielle, le seul espoir de l'homme est une conversion morale, la Vierge de Fatima avait donc raison : " pénitence, pénitence, pénitence ", " shoob, shoob, shoob ", c'est notre seul espoir.
Il existe un remède, un traitement pour toutes ces tentations qui peuvent nous assaillir jusqu'au dernier moment. Ne nous concentrons jamais sur le négatif au point de manquer de perdre notre équilibre fondamental ou, comme le dirait Mère, « que cela nous fasse oublier la joie de la résurrection". Tant qu'il y a du temps, il y a de l'espoir, tant qu'il y a une véritable conversion morale vers le positif, il y a de l'espoir. Le mot "bonne nouvelle" signifie apporter des bonnes nouvelles, être fondamentalement optimiste, apporter et partager des bonnes nouvelles. S'il est vrai que "la joie est le signe infaillible de la présence de Dieu", alors ce dernier sens, celui de partager de bonnes nouvelles, devrait être, je crois, notre meilleure façon de le contempler.
Dans cette saine disposition positive de "bonnes nouvelles ou de nouvelles bonnes », "C’est à moi que vous l’avez fait" et "Faites tout ce qu'il vous dira" sont des phrases pleines d'opportunité, pleines de nouveaux horizons.
Nous sommes appelés à incarner cette "bonne nouvelle", ces "bonnes nouvelles" qui sont toujours pleines de potentiel." Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien"(Rm 8,28), oui, même nos erreurs, tant que nous ne perdons jamais le plus fondamental de tout, la "saine disposition", cet optimisme de la Bonne Nouvelle, qui ne signifie pas seulement Bonne Nouvelle, mais même la Meilleure nouvelle, Dieu devenu homme pour notre salut.
Les dogmes mariaux. Les dogmes mariaux sont "Marie Mère de Dieu", "L'Immaculée Conception", "L'Assomption" et "Marie toujours Vierge", mais ils gravitent tous autour de la plus heureuse des "bonnes nouvelles", "la meilleure Bonne Nouvelle » de toutes les bonnes nouvelles, que Dieu s'est fait homme et que Marie est la Mère de ce Dieu, dans l'incarnation de ce Dieu dans son sein vierge de Nazareth.
Agir avec humilité dans la très sainte volonté de Dieu est ce qui a caractérisé les premiers gardiens terrestres de Jésus, saint Joseph et sainte Marie, au cours de leur pèlerinage terrestre.
Notre véritable travail se produira lorsque nous réaliserons combien Dieu nous a aimés en "Regardant la croix, nous savons combien Dieu nous a aimés, et combien il nous aime maintenant en regardant Jésus dans le Pain de vie exposé, dans le très Saint-Sacrement et dans la vie des plus pauvres parmi les pauvres" (Mère Teresa). Notre premier et principal devoir est la "contemplation des choses divines et l'union assidue avec Dieu dans la prière". C'est la première et principale action que Dieu nous demande. Cela nous permettra de toujours rivaliser avec la haine du "malin" et de le vaincre, de vaincre cette haine mentionnée dans la Genèse (3,15) et qui a éclaté lors de l'incident entre Caïn et Abel (Gn 4,9).
L'un des mots hébreux pour l'humilité signifie "s'exercer". Notre première et principale action est de cultiver, d'exercer notre vie spirituelle. L’examen de conscience, la lecture spirituelle, le chapelet, le chemin de croix, la confession fréquente, la participation à l'Eucharistie sont tous des actions importantes et fondamentales..
Conclusion. Il est certain que l'Assemblée générale n'est pas seulement un exercice de piété, qui caractérisa les débuts de l'Église. La prière n'est pas notre seul devoir, notre seule opportunité, mais elle est le premier et principal devoir, d'où découlent les autres.
Quel courage a été obtenu dans cette neuvaine originelle dans la chambre haute, le courage de résister, de lutter, de rivaliser pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes.
Quel courage il nous faut aussi, dans nos luttes ou nos angoisses, nos rancœurs et nos échecs. Mais, comme la Vierge et les apôtres, nous résisterons et, plus positivement, nous lutterons et rivaliserons pour le règne de Sa Divine Majesté.
Combien de situations difficiles, de défis et d'opportunités nous attendent, mais en tout cela nous ne sommes pas seuls, nous avons ces premiers gardiens de Jésus, ces premiers à avoir lutté, ces premiers à avoir pris soin de lui, en essayant toujours de faire ce que Dieu leur avait dit en premier, notre quatrième pilier originel, Joseph et Marie. Prions, en particulier maintenant dans notre chambre haute pour cette même expérience de Pentecôte. Loué soit Jésus-Christ !
Que Dieu vous bénisse.
22.01.23
L’humilité
Livre de prières
des frères M.C. contemplatifs
Est-ce que j’attribue à Dieu et à l’influence de sa grâce tout le bien qui est en moi ?
Suis-je convaincu (e) que je ne peux rien faire par moi-même, que je me sens comme un (e) mendiant (e) devant Dieu ?
Suis-je profondément conscient (e) de mon inutilité, car étant pécheur (pécheresse), seule la grâce de Jésus-Christ peut me sauver et me guérir ?
Suis-je humble dans les moments de souffrance et de tentation, sachant que je suis faible et que je ne dois attendre force et courage que de Dieu ?
Dans mes rapports avec le Seigneur, suis-je comme celui (celle) qui attend tout de Lui ?
Dans mes rapports avec les autres, ai-je des sentiments d’orgueil , un désir d’être mieux qu’eux ou de leur imposer ma propre volonté ?
Est-ce que j’insiste pour avoir toujours raison ? Ou est-ce que je reconnais volontiers de m’être trompé (e) ?
M’arrive-t-il d’être orgueilleux (orgueilleuse), sévère, méprisant (e), ironique dans mes rapports avec mon prochain et de le traiter brusquement ?
Suis-je susceptible ? Mon amour-propre blessé me red-il vindicatif (vindicative) ?
Suis-je trop préoccupé (e) de ce que les autres pensent de moi ? Est-ce que je cherche parfois la considération des autres ?
Est-ce que je me vante ? Est-ce que je ne parle pas trop moi-même ? Ne suis-je pas trop préoccupé (e) de ma personne ?
Est-ce que j’accepte volontiers les humiliations ? Suis-je heureux (heureuse) d’avoir l’occasion de me sentit plus petit (e) aux yeux de Dieu ?
Dans mes rapports avec Dieu, mon humilité est-elle le résultat d’une grande confiance dans l’Amour Divin ?
Dans mes rapports avec mon prochain, mon humilité est-elle le résultat de la bonté et de l’amabilité (« doux et humble de cœur ») ?
Sui-je heureux (heureuse) de m’oublier par amour pour les autres ? Suis-je heureux (heureuse) de me sentir humilié (e), à la seule fin d’être mieux préparé (e) à recevoir les grâces que le Seigneur me réserve ?
06.01.23
NOËL 2022
L’une des prières les plus familières priée par les catholiques croyants, vous et moi y compris, est la prière de la Mère de Dieu connue sous le nom de Cantique de Marie, le Magnificat. Elle fut priée par Marie avec Jésus dans son cœur et dans son ventre virginal, en présence de Ste Elisabeth, qui portait encore St Jean Baptiste dans son ventre. Deux des bébés à naître, ensemble avec la Mère de Dieu et les parents saints de celui qui fut choisi de toute éternité pour préparer le chemin au Messie, se sont déjà rencontrés avant leur naissance.
Dès que la servante du Seigneur accueillit le Verbe tout-puissant, d’abord dans son cœur et ensuite dans son ventre, elle se rendit en hâte vers la région montagneuse de Judée où elle salua Elisabeth qui eut une expérience de Pentecôte de joie et de paix inexprimables. Ce fut leur premier Noël ! La figure centrale fut sans doute le bébé à naître dans le ventre de Marie.
Aujourd’hui Jésus veut que tout renaisse dans les cœurs de chaque être humain, homme ou femme. C’est seulement avec la naissance de Jésus en nous que nous pouvons renaître en Esprit et en vérité et que nous pouvons expérimenter une paix profonde et une joie de Pentecôte. Sans la naissance de Jésus il n’y a ni paix ni joie ni espérance réelle et amour en nous, dans l’Eglise et dans le monde !
C’est dans ce contexte que Marie chante le « Magnificat », qui résume non seulement la spiritualité de Marie mais tout le chemin de l’Eglise vers la sainteté, qui est l’accueil de l’Emmanuel : Dieu avec nous et Dieu pour nous comme elle l’a accueilli !
Nous savons tous de l’Evangile de Luc que Jésus est né à Bethléem de Judée. Ici le cadre de la naissance de Jésus nous montre l’Eucharistie. Depuis que par le péché l’homme est devenu comme des bêtes, le Christ est couché dans la mangeoire où les animaux mangent, en leur offrant non du foin mais son propre corps comme le Pain qui donne la vie.
En plus, le mot Bethléem en hébreu veut dire « maison du pain ». Jésus qui devient le Pain de vie est né dans la maison du Pain et est couché ensuite dans une mangeoire pour devenir la nourriture et la boisson pour nos âmes desséchées et souillées. Ici nous devrions lire le «discours le Pain de vie » dans l’Evangile de Jean, chapitre 6, 35-49. Ici Jésus déclare distinctement plus d’une fois qu’il est le Pain de vie et que celui qui mange son corps et boit son sang aura la vie éternelle : « Moi je suis le Pain vivant qui est descendu du ciel… si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous… » (cf Jn 6, 52-59).
Pour nous aujourd’hui alors, il y a une double manière d’accueillir Jésus : accueillir Jésus dans le Pain de vie et l’accueillir dans nos frères et sœurs, en particulier dans nos pauvres, dans les membres de notre communauté ou de notre famille, etc…
Pour notre considération, j’ai pris les triples révolutions du Magnificat : les riches, les puissants et les orgueilleux d’une part, les pauvres, les humbles et les impuissants et les doux et humbles de cœur d’ autre part.
Les orgueilleux . Les trois catégories vont souvent ensemble : les riches matériellement vont souvent avec les puissants du monde qui presque spontanément deviennent orgueilleux. Dans le Magnificat notre Dame mentionne les trois ce qui nous invite invariablement à réfléchir, à contempler et à tirer des conclusions.
Elle commence avec les orgueilleux que Dieu a dispersés dans leur vanité. Le cantique de Marie est très clair en ce qui concerne ce que Dieu a fait ou fait avec les puissants, même maintenant ! Il a renversé les soi-disant puissants de leurs trônes et élevé les humbles. Dieu continue à le faire, même à notre époque ! Les riches, il les a renvoyés les mains vides et il continue de le faire même maintenant sauf si nous apprenons à casser et à partager !
L’humilité de Marie. L’opposé de l’orgueil c’est l’humilité. Dieu ne méprisera pas un cœur humble et contrit. Nous avons les enseignements clairs sur l’humilité dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Jésus est allé jusqu’à dire que nous devrions apprendre de lui l’humilité et la douceur. « Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). Jésus ne veut pas que nous soyons écrasés par le joug de nos responsabilités et de nos devoirs. Jésus nous invite à aller vers lui quand nous nous sentons fatigués de porter nos lourdes charges.
Alors il parle du joug : c’est Jésus qui met un côté du joug sur notre épaule et l’autre côté sur son épaule. Il veut que nous sachions que notre vocation M.C. est un joug que Jésus a mis sur notre épaule. Il veut que nous marchions avec lui, que nous travaillions avec lui et pour lui, tout en essayant d’apprendre la douceur et l’humilité de son cœur qui est à la fois humain et divin. L’humilité et la douceur de Jésus sont héroïques. C’est une humilité divine, une douceur divine et nous sommes censés apprendre de l’école d’humilité et de douceur de Jésus.
Les M.C. ont un Noël quotidien car on nous dit de porter Jésus avec nous. Pas étonnant que Jésus ait dit à Ste Teresa M.C. de le porter avec elle partout où elle allait. Car il a dit : « Porte-moi avec toi dans les maisons des pauvres. Je ne peux pas y aller seul ; porte-moi avec toi chez eux ». Les M.C. et les LMC sont des tabernacles vivants et ambulants à la maison, dans la rue et partout où ils sont !
Quand Marie se rendit en hâte chez sa cousine Elisabeth, elle portait Jésus avec elle dans son cœur et dans son ventre. Elle n’est pas allée chez Elisabeth pour satisfaire sa curiosité mais elle est allée avec Jésus au pays montagneux de Judée pour aimer et servir. Marie n’était plus seule mais elle était toujours et partout avec Jésus et Jésus était avec Marie.
Ste Teresa M.C. avait l’habitude de dire que Marie avait eu sa première sainte communion à l’Annonciation et qu’elle était devenue alors le premier tabernacle pour le Verbe éternel. Ste Teresa M.C. se considérait aussi comme le tabernacle de Jésus après sa messe quotidienne et sa sainte communion. Et cela est vrai aussi pour nous !
La vertu d’humilité était très évidente dans la vie de St Jean Baptiste. Sa célèbre confession était de qui il était et quelle était sa mission particulière, même quand les gens pensaient qu’il était le Messie attendu, il dit qu’il n’était pas ce qu’ils pensaient. Il alla même plus loin et confessa sans crainte qu’il n’était pas digne de dénouer la courroie des sandales de Jésus. Il dit que Jésus doit grandir, c-a-d, que Jésus doit devenir plus important, et qu’il doit diminuer, c-a-d devenir moins important. Il déclara qu’il était une voix qui crie dans la nature sauvage de Judée. Il est venu préparer le chemin pour le Seigneur. Il a aussi préparé un groupe de jeunes. Certains des apôtres de Jésus étaient les disciples de Jean Baptiste. Il a aussi préparé le chemin par son martyr. Le 29 août de chaque année nous célébrons la passion de St Jean Baptiste comme nous célébrons la Passion de notre Seigneur Jésus Christ le dimanche des Rameaux et le Vendredi Saint.
La pauvreté spirituelle.
St Paul, le grand apôtre, a dit : « Ce que je suis , je le suis par la grâce de Dieu » (1Co 15, 10). Mis d’une façon positive, nous pouvons dire comme St Paul l’a dit : « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 13). Comme St Paul a enduré les extrêmes de la vie terrestre de la paix et de l’abondance aux afflictions et à la misère. La source cachée de notre force n’est pas en nous-mêmes mais dans le Seigneur Jésus. qui nous permet de tout prendre à l’intérieur et de vivre détachés du besoin de confort physique .
Les soi-disant riches et puissants, dans leur propriété et leur abondance, deviennent non seulement orgueilleux, arrogants et inabordables mais oublient que Dieu non seulement les a tous faits mais a aussi pourvu à leurs besoins. Nous ne devons permettre à aucune créature de remplacer le Créateur dans nos vies !
La gratitude de Marie. C’est ici que le cantique de Marie s’impose comme un phare de lumière dans notre vie spirituelle. Elle devient non seulement très consciente mais aussi convaincue de l’œuvre de Dieu tout-puissant dans sa vie. Ici elle voit tout en elle comme l’œuvre de Dieu. Elle devient non seulement d’autant plus convaincue et engagée à faire la volonté de Dieu, mais encore plus immensément reconnaissante envers Dieu pour le don le plus précieux et ineffable de Jésus, le Fils du Père éternel ainsi que le rédempteur et le restaurateur de toute l’humanité, envers l’œuvre de Dieu, le plan et l’action de Dieu, non seulement pour elle mais pour toute l’humanité. Ici elle vient réaliser son rôle dans l’œuvre de rédemption et elle veut que toute l’humanité non seulement sache mais se joigne à sa vie et à sa mission. « Désormais tous les âges me diront bienheureuse » et elle a donné la raison, à savoir, à cause de l’œuvre du tout-puissant en elle et avec elle, et ainsi elle chante : « Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ».
Dans notre vie spirituelle, dans notre apostolat, nous rejoignons alors Marie, en gardant à l’esprit son humilité, sa profonde gratitude pour sa vocation à être la Mère de Dieu, ce qui a exigé de grands sacrifices, de la souffrance et de la douleur. Une épée de chagrin perça son cœur et elle fut noyée de chagrin avec son Fils bien-aimé Jésus. Mais elle persévéra jusqu’au bout. Elle a accompagné l’Eglise pèlerine.
Le rôle rédempteur de Marie. Être la Mère de Dieu signifiait pour elle ne faire qu’un avec le Rédempteur, non seulement pour avoir un titre mais pour vivre pleinement sa vie. Désormais elle se joint très étroitement, très intimement à son Fils en sauvant le monde. En d’autres termes, elle découvre la profondeur de sa vocation, non seulement comme un honneur et un privilège mais comme un moyen et une façon d’aider son Fils dans son œuvre de rédemption. Notre vocation M.C. est presque identique à la sienne : aimer et souffrir et sauver les âmes en devenant des victimes de l’amour de Jésus.
Une fois de plus je souhaite à chacun de vous un joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2023 remplie de paix.
Avec beaucoup d’amour, de prières et de gratitude.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
14.12.22
+
LDM
Maison-Mère
20 novembre 2022
Mes chers Coopérateurs actifs, malades et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité, membres du Mouvement ‘J’ai Soif’ et volontaires,
Je vous souhaite un temps fervent de Noël et de nombreuses bénédictions sur votre famille et vos amis. Le vœu le meilleur que nous puissions nous faire les uns aux autres pendant cette année à venir est que nous puissions expérimenter la Présence de Dieu au milieu de nos activités quotidiennes. Parce que Dieu est un Dieu Vivant en qui nous vivons, nous nous déplaçons et nous avons notre être. Il est l’Emmanuel : « DIEU AVEC NOUS »
Noël est un appel à vivre une vie de Vénération et d’Adoration !
La Vénération est si centrale à notre nature humaine et Noël nous montre - toute la création, les arbres et les animaux, les riches et les pauvres en Adoration devant leur Créateur.
Venons L’adorer.
Ce Noël est assombri par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la guerre civile au Tigré, en Éthiopie. Nos sœurs restent fidèlement avec les personnes souffrantes en ces lieux et apportent de l’espérance et de la joie aux personnes pauvres et abandonnées. Gardez-les, je vous en prie, dans vos prières.
Cette année, avec la bénédiction de Dieu, nous avons pu ouvrir une nouvelle Mission à Bangkok, en Thaïlande et à Cañas au Costa Rica. Cette Nouvelle Année nous ouvrirons de nouvelles fondations à Champhai, dans l’état de Mizoram, en Inde, près du bord de Burma, à Pleven, en Bulgarie et au Kirghiztan et 2 maisons de sœurs contemplatives à Cartago au Costa Rica et à Mizoram (au nord est de l’Inde). Nos sœurs ont aussi besoin du soutien de nos prières pour leur nouvelle mission.
Nous rendons grâce à Dieu pour tout le soutien et l’aide que nous recevons de nos bienfaiteurs et de chacun d’entre vous. Merci, surtout, pour le Témoignage de votre vie, votre présence et votre service consacré aux pauvres. Que Dieu vous bénisse et bénisse tous ceux que vous aimez.
Cette année, nous avons aussi célébré le 25ème anniversaire du retour à la maison de Jésus de Ste Teresa de Calcutta. Mère fut vraiment une Mère pour tous, pour les jeunes et les personnes âgées, les riches et les pauvres, pour les personnes de toute religion. Elle disait souvent « Je veux qu’un hindou soit un meilleur hindou et un musulman un meilleur musulman ». Dans notre monde, divisé par tant de factions, qui apportent la destruction et la mort, honorons notre Mère en apportant l’unité, la paix et la bonne volonté parmi les membres de nos familles, nos amis, nos voisins et dans nos lieux de travail. Mère était une Championne pour la vie, depuis son 1er moment de la conception jusqu’à une vieillesse aimée et soignée et jusqu’à la mort. Que le message de Noël « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix aux hommes de bonne volonté » soit vécu par tous ceux qui vivent dans nos familles et notre voisinage.
Que Dieu vous bénisse
Sr M. Joseph M.C.
11.11.22
Bien-aimés Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC),
15 octobre, 2022 Sainte Thérèse d’Avila
Que la paix et la joie du Seigneur soient avec vous maintenant et pour toujours. Depuis la fin de notre Chapitre Général, je voulais écrire quelques lignes pour exprimer notre sincère gratitude à chaque LMC, qui a offert des prières ferventes et assidues et des sacrifices généreux, afin que les capitulaires soient conduits par l’Esprit Saint. Vous et moi étions unis spirituellement et par la prière dans la chambre haute de Casa Serena, écoutant Dieu dans la prière et écoutant Dieu dans chaque participant du Chapitre Général.
Nous avons tous ressenti très fortement non seulement la présence de l’Esprit Saint, mais aussi sa direction indéfectible dans tous les moments importants et difficiles de notre Chapitre Général. Nous voulions que notre Chapitre Général soit une expérience pentecôtiste pour tous les participants et une nouvelle Pentecôte pour notre Société, y compris pour notre Mouvement des LMC et pour toute la Famille M.C. Donc, non seulement nous avons prié durement, mais nous avons aussi travaillé très dur de toutes les manières possibles.
Il y a eu des prières intenses et des sacrifices généreux de la part de tant de LMC, en particulier de Mlle Gianna LMC, de Mr Rick LMC et de Mme Espie Resultan LMC et de Janine Lloren LMC, qui ont passé tant de temps non seulement pour aller de l’avant avec notre Chapitre Général, mais aussi pour implorer Dieu de déverser sur nous l'Esprit Saint. En conséquence, l'Esprit Saint est vraiment et réellement descendu sur chacun des capitulaires, remplissant toute la salle capitulaire de sa présence et de sa grâce constantes !
Vous pourrez avoir un aperçu du Chapitre Général dans « Un court Journal du 4ème Chapitre Général des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs ». Nous avons eu plusieurs questions-réponses à faire individuellement ou dans les communautés. Des réunions communautaires supplémentaires ont été organisées pour réfléchir, discerner et décider de certaines questions importantes au cours de ces deux années supplémentaires, c’est-à-dire de septembre 2020 à septembre 2022.
En plus du « court Journal », toutes les délibérations et les ordonnances ont été principalement destinées aux Frères. Tout ce qui se rapporte au LMC sera communiqué à temps.
Merci pour toute votre sollicitude affectueuse pour moi. Certains d’entre vous ont exprimé leurs préoccupations pour moi, tandis que d’autres ont envoyé des mots de consolation et d’encouragement; d’autres encore pensaient que j’allais être totalement coupé des LMC.
Tout d’abord, je voudrais dire que ce ne fut pas une surprise ou un choc pour moi de ne plus faire partie du Conseil d’administration des MCBC. Ce qui s’est passé au Chapitre Général le 29 septembre 2022 aurait dû avoir lieu avec peut-être beaucoup moins de préparation en septembre 2020. En raison de la pandémie de Covid-19, notre Chapitre Général a été reporté deux fois, ce qui nous a donné plus de temps pour faire non seulement mieux les préparatifs, mais aussi pour prier beaucoup plus ardemment et discerner plus clairement la volonté de Dieu pour notre Société, bien que nous ayons perdu trois Frères (R.I.P.), qui figuraient dans la liste des capitulaires de septembre 2020.
Mais les voies de Dieu ne sont pas les nôtres. Il sait ce qui est bon pour ses enfants. Dieu a son temps et son chemin. Tout cela fait partie intégrante de la Providence de Dieu, qui nous permet de nous abandonner à la volonté et au dessein de Dieu pour nous, pour notre Société et pour notre Mouvement.
Je ne suis plus administrateur de la Société MCBC. Ma liberté vis-à-vis du corps administratif me permet de me concentrer davantage sur le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité dans le monde entier, pour sa croissance en sainteté, son augmentation en nombre et sa sainte persévérance. Je cite ici l’une des ordonnances du Chapitre Général, à savoir : « Le père Sebastian M.C., en tant que notre cofondateur et fondateur des Laïcs Missionnaires de la Charité, restera le Directeur Général Spirituel du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité aussi longtemps qu’il le pourra (Règle 211) ».
Parfois, nous commençons avec beaucoup d’enthousiasme et puis, au fil du temps, nous pouvons perdre cet enthousiasme initial, et la tentation vient d’abandonner complètement la Société MCBC ou le Mouvement des LMC, ou de devenir paresseux. En plus de cela nous devons être conscients et nous rappeler les trois ennemis spirituels : le monde, le diable et nous-mêmes. Si nous les laissons travailler ensemble en nous, bien sûr, nous pouvons facilement nous sentir découragés et en arriver à penser que nous avons commis une erreur en devenant un M.C. ou un LMC.
Ici, nous devons apprendre à remercier Dieu sans cesse pour le don de notre vocation M.C./LMC. En outre, nous ne devons pas laisser nos sentiments et nos émotions l’emporter. Il ne devrait pas y avoir de changement de « statu quo » pendant les épreuves et les crises. Ici, nous devons prendre notre temps pour discerner la volonté de Dieu et essayer de prier avec plus de ferveur, et demander des prières. Les prières humbles et incessantes nous aident non seulement à surmonter les nombreuses épreuves de la vie, mais aussi à grandir en sainteté et à persévérer dans notre vocation.
Nous devons aussi nous demander qui est celui qui nous a appelé, et ce à quoi il nous a appelés. N’oublionspasquenotrevocationestundon,unmystère et un miracle. Nous devons laisser notre raison l’emporter sur nos sentiments et nos émotions. Ici, ce qui me vient à l’esprit, ce sont les paroles de St Paul, à savoir: « Je peux tout en celui qui me fortifie » (Ph 4, 13). Toutes les lettres incroyablement riches que saint Paul a pu écrire sont devenues l’un des grands patrimoines non seulement de l’Église primitive, mais de l’Église de tous les temps et de tous les lieux, pour le bénéfice de tous ! Parcourons-les unes par unes dans la prière, aussi souvent que nous le pouvons.
Chers M.C. et LMC bien aimés, apprenons à voir les épreuves comme des tremplins et non comme des pierres d’achoppement, comme des opportunités non seulement de grandir et de mûrir dans l’état de vie que nous avons choisi de vivre, mais aussi comme faisant partie de notre apostolat, pour sauver les âmes.
Si nous pouvons trouver quelques personnes convaincues et engagées dans chaque communauté ou dans chaque groupe de LMC si nous pouvons trouver des personnes plus joyeuses et encourageantes dans la communauté ou le groupe, nous ne serons pas seulement heureux, mais nous apprécierons et remercierons continuellement Dieu pour le don de notre vocation. Puisque la vocation est aussi un mystère, nous pouvons continuellement creuser profondément dans le mystère, et nous grandirons, mûrirons et pourrons récolterunegrandemoisson. Faisons tous les efforts possibles pour assister aux fonctions communautaires des M.C., aux réunions et aux prières du groupe des LMC, et essayons de ne pas prendre notre vocation comme un « passe-temps » !
L’étude des Statuts des LMC, du Livre de Formation, de l’Arbre M.C., etc., peut nous aider à devenir plus convaincus de la vocation de LMC. Comme nous avons besoin de nourriture pour nos corps, nous avons aussi besoin de nourriture spirituelle pour nos âmes affamées et assoiffées. Il ne suffit pas de prendre soin de notre corps, de consulter des médecins, de prendre des médicaments, de faire des analyses et autres tests, y compris les nombreux types de tests sanguins, nos âmes aussi ont besoin d’examens spirituels, de radiographies, d’examens IRM et d’autres tests.
Comme nous nous lavons les mains, les pieds et le corps et les nettoyons, notre âme aussi doit être lavée et nettoyée de ce que St Paul écrit dans sa lettre aux Galates, qu’il appelle les œuvres de la chair (Sarx). C’est une sorte de parasite qui est entré dans notre système comme résultat du péché originel. Il compare ici l’œuvre de l'Esprit Saint avec l’œuvre de la chair. Je voudrais que vous la lisiez dans la prière, en prêtant attention à ce dont parle St Paul, à la fois en ce qui concerne l’œuvre de la chair et l’œuvre de l’Esprit (cf. Ga 5, 18-25).
Nous savons aussi qu’il y a sept (7) péchés capitaux, qui sont fortement à l’œuvre en nous, à commencer par l’orgueil. L' Esprit Saint est plus fort, mais nous devons permettre à l'Esprit Saint d’agir en nous.
Il n’est donc pas étonnant que Jésus, connaissant notre faible condition humaine, ait institué les sacrements, qui sont des antidotes et des remèdes au péché, en particulier les sacrements du baptême, de la pénitence (confession), surtout l’Eucharistie, c’est-à-dire Jésus dans le Pain de Vie, à recevoir, à adorer et à remercier. St Jean-Paul II l’appelle « L’école eucharistique de la liberté et de la charité ». Nous devons être des étudiants de cette école eucharistique toute notre vie, jusqu’à notre dernier souffle !
Jésus était souvent invité par les pharisiens à dîner avec eux (cf. Lc 7, 36-50 ; 11,37-41; 14,1-6). Non seulement il aime être invité, mais il attend d’être invité, à la maison de nos âmes. Il vient à nous sous forme de Pain, l’Eucharistie. Il veut remplacer notre égoïsme par son amour ; il veut remplacer notre orgueil et notre arrogance par son humilité et sa douceur ; Il veut remplacer notre paresse, notre manque de zèle, de ferveur et de soif d’âmes par son zèle, sa ferveur et son amour pour les âmes ; Il veut remplacer notre résistance à l’esprit de sacrifice et de mortification par son esprit d’abnégation et de charité. C’est un processus très lent, car nous devons lutter contre les trois ennemis spirituels, comme mentionné ci-dessus.
Jésus aime aussi être accueilli dans nos maisons dans les personnes, spécialement dans les personnes des pauvres. Rappelons-nous que ceux qui vivent avec nous, ceux qui frappent à nos portes, ceux qui conversent avec nous sont Jésus, déguisé, comme dans l’histoire des deux disciples qui se rendent à Emmaüs le jour de la résurrection de Jésus (cf. Lc 24, 13-35).
L’Assemblée Générale de notre Mouvement LMC à Nazareth, en Israël, en 2023 du 12 au 19 septembre. Tous les membres doivent se joindre à la préparation, bien que seule une fraction des LMC du monde entier pourront y participer. Les autres peuvent s’unir spirituellement à l’Assemblée, par des prières ferventes et des sacrifices généreux, par des suggestions inspirantes et spirituellement enrichissantes, en apportant pour ceux qui le peuvent de l’aide à ceux qui n’ont pas la possibilité de payer les frais. Si quelqu’un peut et souhaite aider une autre personne à venir à la rencontre, veuillez en informer Mlle Gianna, la Secrétaire générale du Mouvement.
Les préparations sont de deux sortes: à distance et à proximité. Nous avons déjà commencé la préparation à distance en réservant un hôtel pour 150 participants, nous avons fixé le lieu et les dates, nous avons déjà commencé les inscriptions. Nous devons également commencer notre préparation spirituelle à distance, qui peut être faite individuellement ou en groupe. S’il vous plaît, essayez de réciter la prière en préparation de notre Assemblée Générale. Il peut également être bon de préparer une série de questions, de discuter et de partager dans le groupe, ou d’essayer de répondre personnellement et d’envoyer vos réflexions aux liens nationaux respectifs.
Frère Ramon M.C., notre Supérieur Général, et père Sebastian M.C. se rendront à Calcutta via New Delhi. Nous rendrons visite à nos frères et à nos sans- abri, nos garçons et nos hommes handicapés à Deepashram et à Anandashram. Il y en a environ 80. Pratiquement tous ont besoin de soins personnels dans tous les sens du terme, s’il vous plaît, incluez-les dans vos prières.
Dans toutes nos maisons, sauf à Nazareth, en Israël, nous avons des foyers pour les personnes handicapées physiques et mentales, les infirmes et les invalides, garçons et hommes. Ils n’ont absolument personne au monde sauf nos Frères, qui sont tout pour eux. Merci pour toute votre aide. Que le bon Dieu continue de vous bénir et de vous récompenser tous.
Je vous pose ici quelques questions. Vous pouvez également formuler vos propres questions.
1) Quelle est l’identité des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) ? Quel est leur esprit et leur charisme ?
2) En quoi consiste-t-il ? Comment définissez-vous l’identité des LMC ?
3) Votre groupe et chaque membre prennent-ils au sérieux les préparatifs de l’Assemblée Générale et essaient-ils de répondre aux questions ?
4) Outre la prière offerte à Dieu pour le succès et la fécondité de l’Assemblée Générale, offrez-vous d’autres prières et faites-vous délibérément d’autres sacrifices individuellement ainsi qu’en groupe ?
5) Attendez-vous des changements radicaux dans le Mouvement des LMC ? Dans l’affirmative, lesquels ?
6) De quelle manière les documents suivants peuvent-ils vous aider à vous préparer pour l’Assemblée Générale : Une étude approfondie des Statuts et du Mode de vie des LMC, Mère Teresa : Viens, sois ma lumière, La vie avec Mère Teresa, l’arbre M.C., le train M.C., vol. 1-4, le livre de formation, les lettres et les articles de base de père Sebastian M.C., etc. ?
7) Chez vous, les LMC sont-ils une aide ou un obstacle à votre vie et à votre apostolat ?
8) Comment les aidez-vous à grandir en sainteté, à grandir en nombre et à persévérer dans leur vocation ?
9) Depuis combien de temps les LMC sont-ils présents chez vous ?
10) Pensez-vous que votre groupe prend suffisamment de temps et d’intérêt pour la formation LMC ?
11) Y a-t-il des différences entre les LMC, nos frères et sœurs M.C., nos bénévoles ?
12) Avez-vous d’autres commentaires, questions, clarifications, etc. ?
Veuillez essayer de répondre à ces questions le plus tôt possible et veuillez en envoyer une copie à Rome par courrier électronique : MCCbrothers@libero.it
Avec beaucoup d’amour, de prières et de gratitude.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.

22.04.22
Le 2 avril 2022
Chers frères et sœurs,
Que la grâce et la paix du Seigneur soient avec chacun de vous. Le jeudi 24 mars 2022, à 16 heures, nous avons eu la célébration eucharistique présidée par le Très Révérend Paolo Ricciardi, l'un des évêques auxiliaires de Rome, à l'occasion de la première profession religieuse du Fr. Gabriel Marie Tomlinson M.C. et du Fr. Richard Patrick Brett M.C.
Les deux parents du Fr. Gabriel Marie M.C. et du Fr. Richard M.C. sont venus des Etats-Unis d'Amérique (de Miami en Floride et de Corpus Christi au Texas). Leur présence priante, leur vif intérêt et leur participation active à la célébration et à tous les autres événements qui s'y rattachent ont ravivé chez les frères le désir de suivre Jésus avec une conviction plus profonde et un engagement plus généreux.
Les mots ne suffisent pas pour exprimer notre gratitude à Dieu pour nos sœurs M.C., qui sont venues non seulement pour participer à la célébration eucharistique, mais aussi pour la rendre plus angélique, puisque les sœurs de Casilina 222 de Rome, se sont occupées du chant, rendant la célébration plus céleste. Tout le monde est rentré chez soi en louant Dieu pour ce qu'il avait vu, entendu et vécu.
Son Excellence le Très Révérend Paolo Ricciardi, tous les LMC et certains des volontaires et bienfaiteurs, en plus de nos hommes de Casa Serena, sont restés pour un repas très simple. L'évêque était très ému. C'était sa première visite à Casa Serena. Il est venu en partie à pied et en partie en bus, à tel point que ceux qui attendaient pour l'accueillir à la porte de Casa Serena l'ont manqué. Ils pensaient que c'était un simple prêtre qui venait concélébrer. Il m'avait dit qu'il viendrait à 15h30, mais il est arrivé plus tôt. Un des frères est venu à la porte de Casa Serena en courant pour nous dire que l'évêque était déjà dans la chapelle en train de prier. Je me suis empressé de l'accueillir et de lui faire visiter notre maison et les environs, puis Casa Serena. Il a été non seulement impressionné mais aussi très captivé par la propreté et l'ordre de l'ensemble de la maison et des jardins.
A 16h00, nous nous sommes rendus à la chapelle depuis la salle Mère Teresa. Nos sœurs M.C. de Casilina ont dirigé la chorale. C'était très céleste. Le frère André Marie M.C. a prononcé un très long discours de bienvenue à l'évêque, à tel point que le frère qui devait faire les commentaires lors du rite de profession ne l'a pas fait, bien qu’l ne s’agissait pas d’un substitut.
Le frère Luc M.C. a appelé les noms des frères. Les parents les ont présentés à l'évêque, qui représente l'Église apostolique, et au Père Général, qui représente la Société MCBC. Leur réponse, "Seigneur, tu m'as appelé" était leur consentement et leur réponse à l'appel de notre divin Maître, qui veut qu'eux et nous soyons victimes de son amour, que nous soyons Marie et Marthe, que nous soyons si unis à lui de manière à rayonner son amour sur les âmes. Jésus veut que nous soyons des frères libres pour que nous soyons couverts de la pauvreté de la Croix de Jésus, de l'obéissance de la Croix de Jésus, remplis de la charité de la Croix de Jésus. Jésus les a appelés, ainsi que nous, à aimer, à souffrir et à sauver les âmes, en particulier les âmes et les corps des plus pauvres d'entre les pauvres.
La vocation de M.C. est très spéciale et très particulière. Jésus veut que nous soyons le feu de son amour parmi les très pauvres, car il n'a absolument personne pour ses très pauvres. Il veut que les nouveaux profès soient sa lumière. Il veut qu'ils le portent avec eux partout où ils sont envoyés. Aucun M.C. ne devrait jamais aller quelque part sans Jésus. Il doit porter Jésus avec lui, comme Marie qui s'est rendue en toute hâte dans la région montagneuse de la Judée pour prendre soin d'Elisabeth qui en avait grand besoin. Avec Jésus, elle est partie, avec Jésus, elle est restée trois mois, avec Jésus, elle a fait toutes les humbles œuvres pour Elisabeth.
Par la bouche du frère Luc M.C., c'est Jésus qui a appelé le frère Gabriel Marie M.C. et le frère Richard M.C. en présence de l'Église Institutionnelle. C'est ici que le charisme et l'Institution se rencontrent. Unis en un seul corps, nous sommes appelés à travailler ensemble pour les plus pauvres des pauvres de l'Urbe (la ville) et de l'Orbe (le monde). Nous avons ce privilège unique, qui exige une responsabilité. Notre Société est née sur le sol romain, trempé dans le sang des martyrs et mouillé de la sueur des confesseurs et des saints de la "Città santa", la ville sainte.
Il est maintenant de notre devoir de rendre la ville de Rome sainte par notre vie de prière, d'adoration perpétuelle, de sacrifice et de pénitence, et par nos œuvres de miséricorde. Nous allons de Rome jusqu'à la fin du monde. Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire les ténèbres. Jésus a dit à Ste Teresa M.C. : "Ma petite épouse, viens, sois ma lumière", ici et partout où nous sommes, nous sommes envoyés pour être la lumière de Jésus !
L'appel de Jésus et la réponse que nous lui faisons sont censés être irrévocables. Le but de l'appel est très clair pour nous les M.C. et les LMC et tous ceux qui nous sont associés, à savoir prendre soin des pauvres de Dieu et les amener à Jésus. Nos Constitutions énoncent en détail qui sont les pauvres dont nous sommes appelés à prendre soin et comment prendre soin d'eux. Jésus l’exprime très clairement : « Prenez soin d'eux, amenez-les moi… ».
Jésus sorte de son chemin pour prendre soin de ses pauvres. Il a fait en sorte que les pauvres demandent, il a fait en sorte que sa Mère supplie Ste Teresa M.C. de prendre soin des pauvres. Jésus, depuis la Croix, au milieu des pauvres et en présence de sa Mère, a demandé à Ste Teresa M.C. et aux M.C. de prendre soin d'eux ! "Je vous ai demandé. Ils (la foule) vous ont demandé. Ma Mère vous l'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux, de les amener à Moi ?".
Les attentes de Jésus en nous appelant à lui pour ses pauvres peuvent être très exigeantes. Plus on s'y plonge, plus ses exigences deviennent inépuisables.
L'homélie du célébrant était très inspirante et édifiante. Étant à la veille de la solennité de l'Annonciation, nous avons eu la messe avec les lectures de l'Annonciation. Son homélie était basée sur « faire la volonté de Dieu dans l'obéissance… ». "Voici, je viens faire ta volonté, ô Dieu". « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole…. », comme tu veux. Jésus aussi est venu accomplir la volonté de son Père. Il s’est fait obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix.
C'est ici qu'intervient la dimension christologique de la vie religieuse. La vie, les enseignements et l'exemple de Jésus se reflètent dans la formule de nos vœux, qui sont destinés à être vécus et non simplement lus et signés. C'est la raison pour laquelle, après l'homélie, l'évêque les interroge une fois de plus sur leur disposition à vivre les vœux dans un contexte ecclésial. Les trois dimensions sont donc présentes dans les vœux : la dimension christologique, ecclésiale et eschatologique. Ces dimensions doivent être gardées à l'esprit et doivent nous rappeler notre engagement envers Lui !
Comme il n'y avait que deux frères pour faire des vœux, chacun a lu individuellement toute la formule. Ils ont été forts, clairs et priants. Nos chaleureuses félicitations et nos vœux de prière vont au frère Gabriel Marie M.C. et au frère Richard Patrick M.C. Je le répète : que l'appel et la réponse soient irrévocables !
C’est le frère Richard qui a exprimé en anglais leur gratitude envers Dieu, leurs parents et envers tous ceux qui les ont aidés à arriver à ce jour.
Nos mots sont insuffisants pour exprimer notre gratitude envers Dieu en paroles et en actes et pour exprimer notre gratitude envers Dieu pour le don de l'Église, le don de notre Société et de la Famille M.C., pour le don de chacun, le don de tous, de tous et de tout. Nous avons exprimé notre gratitude envers Dieu pour l'évêque en lui offrant un petit cadeau : la photo encadrée de Ste Teresa M.C.. Il était extrêmement heureux et satisfait du cadeau et des mots écrits au dos. Ce n'est pas ce que nous faisons, mais l'amour que nous mettons dans nos actions, c'est-à-dire faire de petites choses avec un grand amour, des choses ordinaires avec un amour extraordinaire !
Ce dont je me rends compte de plus en plus, c'est que ce que vous faites, je ne suis peut-être pas capable de le faire et ce que je fais, vous n'êtes peut-être pas capable de le faire, mais ensemble, nous pouvons toujours faire quelque chose de beau pour Dieu. C'est ce qui s'est passé dans la Maison-Mère des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs et des laïcs M.C., Via S. Agapito, 8, Largo Preneste, à Rome, le jeudi 24 mars 2022, de 16h00 à 19h00.
Après la sainte messe et les salutations initiales et informelles, nous sommes descendus lentement pour inaugurer le terrain nouvellement nettoyé et nivelé derrière la cuisine, la grotte avec la nouvelle statue de Notre Dame, et pour que l'évêque plante un olivier en souvenir du grand jour et du grand travail effectué par l'ingénieur Angelo Balducci, Mr Luca et tous ceux qui sont associés à eux. Notre sincère gratitude envers Dieu pour eux, pour leur vif intérêt et leur travail acharné.
Finalement, le rêve tant attendu s'est réalisé au moment voulu par Dieu (Kairos). Il y a un temps pour tout. Nous ne pourrons jamais assez remercier Dieu pour cette journée, y compris pour la météo. Dieu, comme notre vrai Père, a montré qu'il était très content des frères qui ont prononcé leurs vœux et de tous ceux qui étaient avec eux, non seulement pour célébrer cela mais aussi pour partager avec eux et leurs familles la joie, l'amour et la gratitude.
Si Dieu le veut, cet olivier parlera de lui-même sans mots, prenant son temps pour produire des fruits qui dureront, comme l'olivier que j'ai planté dans le jardin du couvent, en avril 1979, un mois après être venu vivre dans l’ « asilo » brisé à Via S. Agapito, 8, à Rome. Les générations vont se succéder. Beaucoup viendront voir l'arbre et partageront quelques mots. L'olivier poussera lentement et régulièrement pendant les années à venir, comme l’immense arbre du jardin de Gethsémani, à Jérusalem. Le test au carbone quatorze a prouvé que l'olivier a plus de deux mille ans. Espérons et prions pour que notre Société vive comme l'olivier dans le jardin de la Sainte Famille, Via S. Agapito, 8, à Rome.
Je conclus avec les versets suivants : Ps. 136 :
“Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour !
Lui seul a fait de grandes merveilles, éternel est son amour ! »
Je vous souhaite des semaines très paisibles et très saintes en préparation de la fête Pascale qui est toute proche ! Avec beaucoup d'amour, de gratitude et de prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
29.03.22
Solennité de St. Joseph, 2022
LE PREMIER VOYAGE MISSIONNAIRE DE L’ANNÉE 2022
Il y a deux mots très importants dans le langage Geek, qui sont : Chronos et Kairos. Nous sommes plus familiers avec Chronos qu'avec Kairos. Chronos est le temps de l'horloge, qui a 24 heures. Sur la base du Chronos, nous avons le calendrier, qui se compose des jours, des semaines, des mois et de l’année. L'année est composée de 365 jours, à l'exception de l’année bissextile, qui revient une fois tous les quatre ans - 2020, par exemple, était une année bissextile. La prochaine sera l’année 2024. Le chronomètre, l'horloge et le calendrier sont très utilisés pour planifier, faire et organiser les choses. L'histoire est basée sur Chronos et le calendrier.
Kairos, par contre, ne dépend pas du chronomètre ou du calendrier, il dépend de Dieu. C'est le temps propre à Dieu. Pour les personnes qui croient en Dieu, Kairos joue un rôle très important. Saint Paul dit : "Mais lorsqu’est venue la plénitude des temps (Kairos), Dieu a envoyé son fils né d'une femme" (Gal 4, 4-5). Nous rencontrons souvent ce mot dans la Bible.
Il nous arrive souvent de nous impatienter, d'être nerveux ou contrariés, parce que le temps de Dieu ne coïncide pas avec notre Chronos. Le temps et les voies de Dieu peuvent être très différents de notre temps et de nos voies. Nous devons apprendre à accepter avec patience et foi d'attendre qu'il agisse. Cela s'applique beaucoup à notre vie de prière. Nous attendons de Dieu qu'il agisse, qu'il réponde immédiatement, mais Dieu, pour certaines raisons, peut être très lent à répondre à notre prière ou peut nous faire attendre. Nous devons avoir les vertus de la patience et de la persévérance. Cela demande une foi profonde et une confiance aimante et aveugle. Il faut parfois un certain temps pour s'accorder au temps et aux voies de Dieu, ce qui donne la paix, la tranquillité et l'endurance.
En ce qui concerne mon voyage et ma mission en Inde, j'ai dû appliquer le Kairos, c'est-à-dire le temps fixé par Dieu. Mon billet aller-retour pour l'Inde avait été réservé pour le 29 décembre 2021 avec un retour de Kochi, Kerala, le 21 janvier 2022. J'ai senti que ce n'était pas le moment choisi par Dieu pour entreprendre un voyage et une mission aussi aventureux en Inde. Le voyage a donc été reporté à une autre date.
J'ai été encouragé à voyager le 13 février 2022 avec frère Benedict M.C.. Là aussi, je sentais que mon heure n'était pas encore venue ! Pour certaines raisons, je me suis senti à l'aise de voyager à Kochi, au Kerala, en Inde, le mercredi 23 février avec un billet retour depuis Delhi le mercredi 9 mars 2022. À ce moment-là, le prix du billet a beaucoup baissé et il n'y avait plus du tout de quarantaine en Inde à l'arrivée. En fait, il n'y a eu aucune question ni aucun retard à l'aéroport international de Kochi. Tout s'est très bien déroulé et rapidement. En 20 minutes toutes les formalités étaient terminées et je suis sorti avant 7 heures du matin le jeudi 24 février 2022.
Mervins, mon neveu, m'attendait. Il a fait tout le chemin depuis Thalassery et il est arrivé à 2h30 du matin pour m'accueillir à l'aéroport et m'accompagner à Thalassery en train. C'est ce que nous avons fait. Mes remerciements les plus sincères vont à Mervins et aussi à Tony LMC, qui est venu à la gare pour m'accueillir. J'ai regretté que le temps ait été très court, car le train est arrivé presque en même temps que lui à la gare ! D'autre part, Tony LMC m'a aidé à porter un de mes bagages dans le train avec Mervins !
Le train nous a amenés à Thalassery, en cinq heures environ. Ma mémoire m’a rappelé mon premier voyage en train avec mes parents, mes frères et mes sœurs en octobre 1950. J'avais environ 8 ans, lorsque nous avons migré du centre du Kerala vers la partie nord où il n'y avait rien d'autre qu'une épaisse forêt, et nous avons pris le train de la même gare jusqu'à Thalassery (les Britanniques l'appelaient Tellicherry).
Toute la région était pratiquement inhabitée, sauf par des animaux sauvages. Il n'y avait pas de routes, pas d'églises, pas d'écoles. En un mot, il n'y avait pratiquement rien. Nous avons dû travailler très dur. C'était peu après la Seconde Guerre mondiale et l'indépendance de l'Inde vis-à-vis des Britanniques qui a eu lieu le 15 août 1947.
L'une des premières choses que j'ai faites après la sainte messe, le vendredi 25 février 2022, a été d'aller au bureau pour voir comment je pouvais faire ce que j'étais venu faire. Deux de nos frères de Deepashram avaient passé plus de deux semaines à faire le travail, mais ils n'avaient pas réussi. J’étais venu préparé, anticipant toutes les difficultés à affronter et les demandes qui pourraient être faites. Je ne voulais pas entendre dire que je n'avais pas apporté tel ou tel document. En un mot, j'étais armé de tout ce qu'on pouvait me demander. A ma grande surprise, ce fut très simple et le travail fut fait en une vingtaine de minutes.
Cela nous a laissé le temps, à Mervins et à moi de nous rendre à Shantidaan et de voir comment les choses se passaient là-bas. Mervins a conduit très calmement et très attentivement, de sorte que l'on n'avait pas l'impression d'être dans un véhicule. Avant de nous rendre à Shantidaan, nous avons dû obtenir les clés des pères MCBS, qui avaient été non seulement très hospitaliers mais aussi très généreux envers nos deux frères : frère Shaji M.C. et frère Mani, qui ont profité pendant plus de deux semaines de leur très généreuse hospitalité et de leur tendre attention.
Shantidaan m'a donné l'impression d’attendre une nouvelle communauté fervente et enthousiaste. Il est dommage d'abandonner cet endroit après tant d'années de dur labeur. En tout cas, nous devons prier très fort pour discerner la volonté de Dieu. Nous avons besoin d'un lieu pour de nouvelles vocations, saintes et ferventes, qui viennent essayer notre mode de vie, surtout dans la partie sud de l’Inde et aussi dans d'autres parties de l'Inde et même du Sri Lanka.
L'autre possibilité est de vendre la propriété à une communauté religieuse de prêtres ou de religieuses ou à un diocèse. Comme il y a eu beaucoup d'investissements de faits, nous ne pouvons pas donner la propriété simplement à n'importe qui. Je suis sûr qu’au temps de Dieu, les choses deviendront plus claires. N'essayons pas simplement de nous en débarrasser.
Le samedi 26 février 2022, le curé de la paroisse, ainsi que frère Benoît M.C. et certains membres de ma famille, ont insisté pour que le jubilé d'or de mon ordination sacerdotale soit célébré dans notre paroisse. Il était juste d'exprimer ensemble notre gratitude envers Dieu dans notre paroisse d'origine. C'était aussi parce que je suis le premier prêtre ordonné de ma paroisse. Maintenant, nous avons presque 30 prêtres de notre paroisse de l’église de St Sebastian, de Charal, de Kannur.
L'heure a été fixée à 15 heures pour commencer le programme. Notre diocèse a un très jeune archevêque, son Excellence le Révérend Joseph Pampalani, qui est de la même paroisse que moi ! Nous avons également deux archevêques à la retraite. L'archevêque Joseph Pampalani a fait un discours d'introduction, après lequel il a dû partir. J'en ai profité pour le féliciter pour sa nouvelle fonction d'archevêque de Thalassery. Je n'avais qu'un petit cadeau à lui offrir.
La messe du jubilé fut très solennelle, le prêtre de la paroisse, le père James Kurisummootil, a fait un discours d'introduction, l'archevêque émérite, le révérend George Valiamattam, a prononcé l'homélie. Le couple nouvellement marié : Mr Amal et Mme ....Vennilathil étaient les principaux chanteurs. Ils ont chanté de toutes leurs forces.
A la fin de la sainte messe, une réception a eu lieu, qui a duré plus d'une heure. Mes remerciements les plus sincères vont aux nombreux prêtres, religieuses et laïcs qui ont non seulement exprimé des mots d'appréciation mais ont également offert de nombreux cadeaux en signe de gratitude, remerciant Dieu pour la grâce et le don de la persévérance. J'ai été très touché par ces expressions inattendues et non méritées. Non seulement ma gratitude envers Dieu pour le don de mon sacerdoce a augmenté, mais aussi ma perception que je pouvais répondre à l'appel avec plus de générosité, de fidélité et de prière. J'ai eu le sentiment que si Dieu avait fait le même don à quelqu'un d'autre, celui-ci aurait pu faire un meilleur usage de son sacerdoce.
En tout cas, pour moi, cela a été un rappel et un défi, un temps de réflexion profonde et une grande appréciation du don, du mystère et du miracle de mon sacerdoce. Je me suis senti d'autant plus faible, pécheur et indigne d'être son prêtre, oint pour servir gratuitement et de tout cœur les plus pauvres des pauvres. J'ai été réconforté par la promesse de leurs prières continues pour moi, pour ma mission et mon ministère. Il y eut aussi des programmes culturels.
Le mercredi 2 mars 2022, j'ai décollé de l'aéroport de Kannur pour New Delhi. C'était un vol direct couvrant la distance de deux mille cent quinze kilomètres. Il a duré deux heures et trente-cinq minutes. Mes remerciements les plus sincères vont à frère Xavier Shaji M.C. et à frère Paschal Marie M.C. de Deepashram, qui m'ont attendu à l'aéroport de New Delhi. Il a fallu beaucoup de temps entre l'aéroport et la maison à cause de la circulation.
Comme il y avait peu de jours, il fallait commencer tout de suite à rencontrer les frères, à faire d'autres travaux de bureau, à accueillir les visiteurs, etc. Nous avons également tenu la réunion des deux communautés afin de procéder à l'élection des délégués pour le Chapitre général du vendredi 4 mars 2022. Nous avons littéralement suivi nos Constitutions, les Règles 244 et 245. À la fin d'une intense journée de prière, nous avons procédé au vote et fermé l'enveloppe qui sera ouverte à Rome en présence des conseillers généraux. En arrivant à Rome, je voulais le faire immédiatement, mais là encore, les choses ont été retardées parce que frère Luc M.C. a été très malade et très faible. En plus de cela, frère Ramon M.C. est aux Philippines. Nous devons le faire par skype ou zoom. Cela sera fait dès que frère Luc M.C. ira mieux et sera capable de tenir debout. Encore une fois, je suis désolé pour ce retard inattendu.
Nous avons également eu plusieurs réunions avec les différents bureaux, y compris avec notre avocat, Mr Thomas..., concernant l'enregistrement de notre Société en Inde. Grâce à Dieu, c'est maintenant fait dans l'État de Haryana avec l'adresse appropriée. Selon l'avocat, le gouvernement n'a pas renouvelé l'enregistrement de nombreuses ONG, mais dans notre cas nous remercions Dieu et notre avocat et tous ceux qui ont travaillé pour cela. Ces choses font partie de la providence de Dieu. Il est si important pour nous de garder tous les documents à jour et en ordre.
Je suis également allé séjourner à Anandashram le samedi 5 mars, avec Tony Lobo LMC de Jaipur. Le lendemain, qui était le dimanche, nous avons célébré la sainte messe en hindi pour les frères, les travailleurs et nos garçons et nos hommes, qui sont notre deuxième tabernacle. La parabole très stimulante de Lazare et de l'homme riche doit non seulement nous faire réfléchir, mais aussi résonner continuellement, nous rappelant qui finalement est le riche, le chanceux et qui jouira de la paix perpétuelle !
J'ai pensé combien nous chanceux et riches ! Il n'y a pas de comparaison. La paix et la joie qui nous viennent du mode de vie des MCBC ne peuvent être ignorées ou oubliées ni prises à la légère. Elles illuminent les dimensions christologiques et eschatologiques de notre vie. Que notre vie continue à louer et à remercier le Seigneur pour le don ineffable de notre sainte vocation !
Ma gratitude envers les frères s'est exprimée par la célébration de l'Eucharistie avec les deux communautés le mardi 8 mars 2022 à 11h00, suivie d'un déjeuner, après celui de nos garçons et de nos hommes. Ce fut une véritable agape.
A 19h30 du même jour, j'ai quitté Deepashram pour un autre voyage de retour fastidieux de Delhi à Rome, via le Koweït. Tout s'est bien passé à Delhi, mais au Koweït, j'ai subi un examen minutieux, y compris de mes sacs à main, après quoi j'ai dû attendre encore six heures à l'aéroport le vol de correspondance pour Rome.
Les mots ne suffisent pas pour exprimer ma gratitude envers tant de mes proches de retour à Charal, et envers les frères de Deepashram et d'Anandashram pour leur accueil chaleureux, leur généreuse hospitalité et leur tendre attention. Que le bon Dieu bénisse et récompense chacun d'entre vous, en particulier mon frère et ma famille, frère Benedict M.C., frère James, le curé de la paroisse, frère Shaji M.C., frère John Vianney M.C., frère Jerry Michael M.C., frère Norbert M.C., frère Paschal Marie M.C., frère Augustine M.C., frère Ranjan Bosco M.C., frère Joseph Varghese M.C. et frère Mani, tous nos garçons et nos hommes et nos travailleurs dans les deux maisons et tous... tous sans exception, tous nos frères à Deepashram et Anandashram.
Et puis il y a ceux, invisibles et lointains, qui m'ont soutenu par leurs prières et leurs sacrifices. Seul Dieu, qui a vu tout ce qu'ils ont fait, peut et va les récompenser en abondance.
Mes remerciements les plus sincères vont au frère Jan-Timo M.C. et au frère Jose M.C. pour être venus me chercher à l'aéroport et m'avoir emmené à Casa Betamia et au Mont des Béatitudes, où nous avons eu la sainte messe dans l'après- midi, avec la communauté et les quatre hommes. Ils ont fait en sorte que je me sente comme chez moi, se donnant même la peine de garder la chambre chaude et confortable pendant la nuit.
Le jeudi 10 mars 2022, après la sainte messe et le petit déjeuner, frère Jan- Timo M.C. nous a conduits, déposant en chemin frère Victor M.C. et un de nos invités à la porte de l'hôpital Spallanzani.
Tout au long de mon voyage et de ma mission, j'ai pu sentir le soutien des prières et des sacrifices de tant de personnes, qui m'ont aidé à accomplir ma mission, la rendant fluide et facile. Ici aussi, ce qui me vient à l'esprit est l'œuvre de l'étonnante grâce de Dieu. Dieu disperse les orgueilleux et exalte les humbles, les pauvres et les humbles. Sans aucun doute, on pouvait sentir la main de Dieu tout autour d’eux. À lui la louange et la gloire, la sagesse et l'action de grâce, maintenant et pour toujours. Amen ! Je voudrais souhaiter à chacun d'entre vous toutes les grâces et les bénédictions de ce saint temps du Carême. Que Dieu vous bénisse tous.
Fr. Sebastian Vazhakala M.c
19.01.22
Fête de St Jean l’Évangéliste 2021
Une fois de plus nous sommes dans ce temps de Noël saint et joyeux, rassemblés autour de l’ autel de Dieu. Nous venons exprimer ici notre gratitude envers Dieu non comme des branches individuelles des M.C., mais comme un Arbre M.C. avec de nombreuses branches en Jésus-Christ, comme Jésus lui-même a parlé si clairement à ce sujet : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments ».
Merci, Jésus, pour le don de notre vocation de M.C., qui nous a amenés ensemble autour de l’autel ce matin. Nous ne pourrons jamais vous remercier assez !
Merci, Jésus, d’avoir assumé notre nature humaine faible, fragile et notre condition humaine. Vous êtes devenus comme nous en toutes choses sauf le péché. Même si vous n’avez pas partagé notre péché, vous avez pris sur vous la conséquence de nos péchés pour nous racheter. Merci, Jésus, pour votre condescendance ineffable.
Comme une règle nos rassemblements de Noël se sont tenus à Rome le 26 décembre. Cette année, le 26 décembre étant un dimanche et la fête de la Sainte Famille, nous célébrons notre Noël ensemble le « troisième jour » de Noël, qui est la fête de St Jean l’évangéliste. J’aimerais donc faire quelques réflexions sur ce grand disciple bien-aimé, que l’on connaît comme l’apôtre de l’amour et « le disciple que Jésus aimait ».
Il était l’un des trois disciples privilégiés qui appartenait au petit groupe des apôtres que Jésus a pris pour être avec lui dans les trois moments décisifs de sa vie : « Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux » (Mt 17, 1-3). Jésus dévoile sa gloire, manifestée plus tard dans sa résurrection, partagée par les anges (Mt 28, 2-3) et sa Vierge Mère au ciel (Ap 12,1).
Il y eut une autre occasion avant de ramener à la vie la fille de Jaïre. Jésus prit avec lui seulement Pierre, Jacques et Jean : « Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques » (Mc 5, 37). Ce sont les seuls apôtres que Jésus renomma : Simon devint Pierre, qui veut dire roc, tandis que Jacques et Jean furent appelés «Boanerguès », ce qui veut dire fils du tonnerre (Mc 3, 16-17).
La dernière fois que Jésus a pris ces trois fut quand il alla au jardin de Gethsémani pour demander à son Père s’il était possible d’éloigner de lui la coupe de souffrance, mais qu’il était disposé à boire la coupe amère si c’était la volonté de son Père. Au lieu d’éloigner la coupe de la souffrance, son Père envoya un ange pour le réconforter : « Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait » (Lc 22,43). Il voulait que Pierre, Jacques et Jean veillent et prient avec lui, comme ils étaient censés être ses amis intimes. Même Jésus avait et a encore des amis proches auxquels il peut demander plus de sacrifices, de loyauté, d’humilité, d’amitié pour toute la vie. Mais ils étaient faibles, il les trouva endormis. Même si leur esprit voulait, leurs corps étaient faibles (cf Mc 14,38).
Selon l’évangile de St Jean, il fut l’un des premiers qui quitta tout et tous, son bateau et le filet, son père avec les serviteurs embauchés, pour suivre le charpentier de Nazareth. Ici, selon le propre récit de Jean de l’appel des premiers apôtres, Jean et André furent les premiers disciples de Jean le Baptiste et ceux à qui Jean le Baptiste a dit comme Jésus passait près d’eux : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde… »« Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus ». (Jn 1,37).
Avant leur appel, il y a non seulement un dialogue, une interrogation, mais une invitation de la part de Jésus à venir rester avec lui. « Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi - ce qui veut dire : Maître - , où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » (Jn 1,38). Cet après-midi là fut décisive pour eux. Ils trouvèrent en Jésus ce que leurs cœurs désiraient et attendaient, et ils ne sont pas seulement restés ce soir-là mais même jusqu’à leur dernier souffle. En plus de cela, ils ont amenés à Jésus leurs propres frères, en disant : « Nous avons trouvé le Messie », à qui plus tard St Pierre dira : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68-69).
Pêcher était leur métier, leurs moyens d’existence, mais ils n’étaient pas complètement heureux ni satisfaits. Les quatre pêcheurs de Galilée : Pierre, André, Jacques et Jean avaient déjà formé un groupe, et ce groupe est devenu le groupe de départ des disciples de Jésus. Ces quatre hommes qui ont suivi Jésus furent aussi formés par Jean le Baptiste préalablement. Leur rencontre avec Jésus fut la réponse à leur recherche, à tel point qu’ils ont pu laisser tout ce qu’ils possédaient, leurs familles, leur richesse et leur carrière pour suivre presqu’aveuglément le Rabbi juif, qui venait d’une petite ville inconnue de Nazareth, avec aucune position sociale sauf qu’il était charpentier (Mc 6,3).
Jésus, aussi, avait tout laissé et maintenant commence une nouvelle révolution, une révolution de l’amour. Il devient leur Maître. Après avoir passé toute la nuit en prière sur la montagne, c-a-d après avoir consulté son Père, Jésus appela les hommes qu’il voulait, pour être avec lui et prêcher et proclamer la bonne nouvelle. (Mc 3, 13 ff.). A partir de ce moment-là ils étaient censés être avec lui et lui avec eux. Un nouveau métier leur était confié, plus de pêche avec un filet fait de coton, mais la pêche des personnes avec le filet de l’amour. L’amour, l’amour invincible devint leur filet.
Jean l’évangéliste fut un homme de contemplation, qui alla au-delà des apparences extérieures des personnes, des réalités, des évènements et des incidents. Son âme pure fut capable de pénétrer la présence et l’action de jésus qui était pour lui le Fils bien-aimé du Père éternel, qui aima tellement le monde qu’il envoya son Fils unique non pour juger le monde mais pour aimer et sauver le monde (cf Jn 3, 16-17). Il a aimé les siens il les a aimés jusqu’au bout (cf Jn 13,1).
St Jean vit Jésus non seulement comme un Rabbi exceptionnel, un enseignant et un faiseur de miracles, mais comme quelqu’un qui existait depuis toujours, qui était avec le Père, à travers lequel tout est venu à l’existence, que rien n’existait avant lui et sans lui. Il était le Verbe éternel qui s’est fait chair et a habité parmi nous (Jn 1,14). Celui qui était dans le sein du Père, qui est plein de grâce et de vérité est celui qui marcha avec le disciple bien-aimé, pria avec lui, mangea avec lui et fit des signes au milieu de lui. Mais ce n’est pas tout. Il est beaucoup plus. Selon l’Évangile de Jean il y eut un développement continu et la révélation de la personne de Jésus à travers les nombreuses rencontres personnelles, le dialogue et les longs discours.
A la femme qui est venue puiser de l’eau pour étancher la soif de son corps, il a non seulement réveillé en elle une soif spirituelle insatiable et inextinguible mais il lui a aussi révélé la réalité de lui-même comme l’eau vive pour les âmes desséchées et assoiffées, car nos cœurs demeurent sans repos jusqu’à ce qu’ils reposent en Dieu. Nos âmes demeurent assoiffées jusqu’à ce que nous apprenions à boire à la fontaine d’amour qui donne la vie. C’est à côté du puits que nous rencontrons Jésus-Christ qui révèle sa soif des âmes et qui à son tour attise dans les âmes des personnes une soif inextinguible de lui. Qui d’autre peut satisfaire la faim et la soif du cœur et de l’âme humaine si ce n’est Jésus seul !
L’eau vive seule est insuffisante, nous avons aussi besoin de pain vivant qui est pour nous Jésus Eucharistique : le Pain de la vie et le Pain pour la vie. « Je suis le Pain de la vie », a dit Jésus (Jn 6,48). St Jean a vu Jésus comme l’eau vive , il est aussi le Pain vivant (cf Jn 6,51). « Je suis la lumière du monde » a-t-il dit (Jn 8,12), en ajoutant : « Je suis le bon pasteur… » (Jn 10,11), ‘Je suis la résurrection et la vie… » (Jn 11,25), « Je suis le Chemin , la Vérité et la Vie… » (Jn 14,6) ; « Je suis la vraie vigne… » (Jn 15,1). A la fin Jésus admet devant Pilate, le gouverneur romain, qu’il est aussi le Roi des rois en utilisant de tels mots comme : « Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité » (Jn 18,37).
St Jean eut la transition depuis le travail de pêcheur, qui à la fin laissa un vide en lui. Il s’est accompli quand il a compris non seulement l’œuvre de Jésus et ses paroles mais la personne. Plus il a vécu avec Jésus, plus il a voulu vivre avec lui ; plus il a aimé Jésus, plus il a voulu l’aimer et se sentir aimé par lui.
Jean et son frère Jacques étaient matérialistes et des hommes ambitieux. Ils avaient l’ambition du pouvoir, de la richesse et de la position sociale. Jésus n’a pas neutralisé leurs ambitions mais il a conduit leurs ambitions de l’amour de la position politique, du pouvoir et des possessions matérielles à la possession de Jésus pleinement et pour la vie. Il s’est rendu compte que toute personne, à part Jésus, ne vaut rien, et que aimer comme Jésus a aimé, c-a-d donner sa vie pour son prochain, est la seule chose de valeur : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15,13). St Jean s’est rendu compte que sa vie avec Jésus, sa vie pour Jésus, sa vie en Jésus, comme la vigne et less sarments, est un moyen de produire du fruit en abondance.
Il voulut et veut encore que nous lisions son Évangile et tous les autres écrits doivent nous aider à tomber amoureux de Jésus comme lui. Il veut que nous croyons en Jésus comme il a cru en lui ; il veut que nous aimions Jésus comme il l’a aimé et comme maintenant, les disciples de Jésus le font en aimant et servant Jésus dans leur prochain. Comment pouvez-vous dire que vous aimez Dieu que vous ne voyez pas quand vous n’aimez pas votre prochain que vous voyez (cf 1Jn 4, 19-21).
Jacques et Jean ont dû être des caractères violents et explosifs avec des tempéraments rapides, des caractères intolérants avec des voix prêtes à tonner la dénonciation et la condamnation. Et cependant Jésus avec son amour inconditionnel et sa compréhension et son acceptation sans limites, a aimé ces personnes, en les éduquant à dépasser leurs faiblesses. Le charpentier de Galilée a su non seulement transformer des arbres bruts en portes et meubles mais transformer un caractère au cœur dur et violent, ambitieux et explosif en disciple que Jésus aimait, Jean le disciple bien-aimé, l’apôtre et l’évangéliste.
Avec toutes mes amitiés et mes prières et joyeux et saint Noël à chacun d’entre vous.
Que cette célébration eucharistique nous aide à nous aider les uns les autres et à grandir en sainteté et à persévérer dans le don, le mystère et le miracle de notre vocation de M.C.. A cette fin offrons davantage de sacrifices et prions avec davantage de ferveur avec des cœurs joyeux.
Que Dieu vous bénisse et vous récompense tous.
Père Sébastien M.C.
04.01.22
Chers frères et sœurs bien-aimés en Jésus, Marie et Joseph,
AVENT 2021
Que la grâce, la paix, l'espérance et la joie de ce saint temps de l'Avent, qui nous prépare tous à la grande fête de la naissance de notre Sauveur Jésus-Christ, soient avec vous tous.
C’est notre habitude de préparer une belle crèche pour l'occasion. Mais n'oublions pas de préparer une "crèche spirituelle" au fond de nos cœurs, en l'ornant de bijoux, de plantes et de fleurs, d'une sorte de bouquet spirituel, surtout en acceptant tout ce que Jésus nous donne et en donnant tout ce qu'il nous prend avec joie et gratitude. En pratique, nous aurons tant d'occasions que le bon Dieu nous envoie du lever au coucher du soleil et du crépuscule à l'aube. Efforçons-nous d'être un peu plus gentils et doux et un peu moins durs et arrogants, un peu plus doux et humbles et un peu moins orgueilleux et vantards, un peu plus prêts à accepter et à accueillir les personnes de nature et de caractère difficiles et un peu moins critiques et juges !
Efforçons-nous d'entrer dans la vie intérieure de Jésus, de Marie et de Joseph, qui doit devenir pour nous une école quotidienne d'apprentissage de la prière, de la méditation silencieuse, du pardon et de l'acceptation du pardon mutuel ! Nous sommes appelés à nous offrir les uns aux autres ce que nous avons et avons reçu du bon Dieu.
En ce saint temps de l'Avent, nous sommes invités et encouragés à réfléchir sur certaines personnes qui ont joué des rôles très importants au début du Nouveau Testament. Nous nous limiterons ici aux figures de St Joseph et de notre Dame, dont les vies sont devenues totalement différentes lorsqu'ils ont accueilli Jésus dans leur vie personnelle et dans leur vie familiale. Tous deux ont accueilli Jésus d'une manière extraordinaire. Sa venue dans le monde exigea des personnes très spéciales, dont la foi, la charité, la résignation à la volonté de Dieu devaient être profondes, indiscutables et héroïques. S'ils avaient été des personnes de foi, d'humilité et de charité ordinaires et s'ils n’avaient pas possédé une confiance aveugle en Dieu, ils auraient fait un désastre de toute la situation, surtout Joseph de Nazareth, l'homme juste et obéissant, dont le désir fut d'accomplir la volonté divine.
Il vaut mieux être clair, connaître la volonté de Dieu et agir en conséquence n'est pas toujours une tâche facile. Il faut avoir une foi héroïque, une confiance aimante, un esprit d'abandon total, une humilité profonde et une charité inconditionnelle, qui doivent être soutenus par leur contact quotidien avec Dieu dans la prière. C’est seulement à ce moment-là qu'il y a une charité intérieure du cœur, qui ne permet pas d'être critique et de juger, mais qui confie tout à Dieu que l’on rencontre dans la prière incessante.
Nous pouvons nous tromper et nous le faisons souvent en jugeant les intentions des autres comme les autres peuvent le faire à notre égard. C'est en étant avec le Seigneur que nous acquérons l'attitude de Jésus, sa mentalité, sa compassion et sa compréhension. Ainsi, une personne qui prie devient une personne puissante avec la puissance de l'amour inconditionnel et de la charité de Jésus. C'est dans la prière et par la prière que nous pouvons dépasser les apparences extérieures et les émotions superficielles et aimer l'autre comme Jésus l'aime avec le même amour.
Il n’est pas étonnant que St Jean-Paul II ait pu écrire à propos de St Joseph :
« La tension apparente entre la vie active et contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité » (Redemptoris Custos n° 27 ).
« Où trouve-t-on la charité du "juste de Nazareth" ? Dans son silence héroïque qui s'est transformé en une prière profonde et en une action salvatrice. Voici ce que nous trouvons dans les premières pages de l'évangile de St Matthieu : "Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph; avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret..."(Mt 1, 18-19). Contrairement à "l'homme juste", n'importe quel homme normal irait informer les autorités et l'aurait exposée à la honte et finalement elle aurait été lapidée à mort. Le silence salvateur de St Joseph a sauvé non seulement la Vierge de Nazareth, mais aussi Jésus qui a été conçu par l'Esprit Saint.
Nazareth doit rester une école permanente d'apprentissage pour les M.C. et les LMC de notre temps et de tous les temps. Que nous apprend l'école de Nazareth ? Contrairement à de nombreux enseignants, les enseignants de Nazareth étaient très spéciaux. Ils ont enseigné et continuent d'enseigner plus par leur exemple que par leurs paroles, en particulier St Joseph.
Nous n'avons aucune trace des paroles de St Joseph dans aucun des évangiles, mais nous avons l'exemple de "l'homme juste" que l'on trouve dans l'évangile de St Matthieu, chapitres 1 et 2.
Les principales vertus que nous continuons d’apprendre à pratiquer se trouvent dans la lettre de St Paul aux Galates : "amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas. » (Gal 5, 22-23).
Dernièrement, certains LMC voulaient connaître la différence entre « collecter des fonds » et offrir des dons gratuits aux Missionnaires de la Charité, en particulier aux Frères Contemplatifs M.C..
Les réflexions suivantes peuvent nous aider à comprendre le sens et le but des dons à la Société des MCBC. Veuillez prendre votre temps et lire les réflexions suivantes de manière très priante, attentive et méditative.
Ste Mère Teresa de Calcutta, jusqu'à ce qu'elle reçoive le prestigieux prix Nobel de la Paix, avait l'habitude de demander aux gens une aide matérielle et spirituelle. Elle arriva à un point où elle n'eut plus besoin de demander une aide financière. La providence de Dieu et son amour particulier pour les pauvres sont devenus très évidents. Avec la réception du prix Nobel, elle est devenue l'une des personnalités les plus importantes au monde, qui s’est dépensée sans compter pour la cause des plus pauvres d’entre les pauvres. Les Missionnaires de la Charité ne sont pas pour les pauvres, mais pour les plus pauvres, les plus abandonnés et les plus négligés du monde, peu importe où ils vivent et meurent dans la pauvreté et la faim.
Le principe selon lequel les M.C. et les LMC ne doivent pas être "un institut de collecte de fonds" reste valable, mais en même temps, nous, les Frères Contemplatifs Missionnaires de la Charité (MCBC), nous vivons totalement de la providence divine, c'est-à-dire de la bonne volonté et de la générosité de nos bienfaiteurs qui veulent faire partie de notre apostolat parmi les pauvres. Ceux qui sont inspirés et poussés à faire des dons à la Société des MCBC deviennent membres de la Sainte Famille et de la Famille M.C., non seulement parce qu'ils contribuent financièrement ou en nature, mais aussi parce qu'ils participent à l'œuvre de Dieu et cela les aide à appartenir au groupe des bénis du Père de notre Seigneur Jésus- Christ !
C'est cette charité qui fait que nous pouvons entendre les paroles consolantes de Jésus lors du jugement dernier : " Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’ avais faim et vous m'avez donné à manger ; j’avais soif et vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger et vous m'avez accueilli; j'étais nu et vous m'avez habillé; j'étais malade, et vous m'avez visité; j’étais en prison et vous êtes venu jusqu’à moi ... Quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif... ? Chaque fois que vous l’ avez fait cela à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait...". (cf. Mt 25, 31-46).
Tant de gens n'ont peut-être pas la possibilité de faire notre travail directement ou de vivre notre vie comme elle est vécue par la Famille des M.C. Mais tous doivent être aidés pour aller au ciel. Jésus nous a choisis pour aider chacun à aller au ciel, non seulement par le baptême d'eau et la vie sacramentelle, mais par le baptême et les sacrements de la charité et de l'amour. C'est pourquoi nous devons encourager les gens à se joindre à nos actions de charité et de bienfaisance. En faisant cela, ils iront au paradis. C'est une manière indirecte de partager non pas par des paroles mais par des actions.
Deux de nos communautés en Inde - Deepashram et Anandashram - sont soutenues principalement par des personnes généreuses qui appartiennent à la religion hindoue, mais elles appartiennent toutes à la religion de Dieu qui est amour et Charité. La charité est le moyen fondamental par lequel nous entrons au paradis, la charité en pensées, en paroles, en actions et par omissions !
Encourageons donc les gens - comme la pauvre veuve de l'évangile, qui a mis deux petites pièces de bronze (cf. Luc 21, 1-4) - à participer à l'œuvre de Dieu et aidons- les ainsi à se tenir du bon côté du Fils de Dieu au jour du jugement dernier.
"Au soir de la vie, quand nous comparaîtrons devant Dieu, nous serons jugés sur l'amour (la charité)", dit le saint mystique et docteur de l'Église, St Jean de la Croix.
Les M.C. et les LMC sont aussi les "bâtisseurs de ponts" entre les riches et les pauvres en invitant les gens à partager avec les pauvres ce que Dieu leur a donné, non seulement leur abondance mais ils apprennent même à donner "jusqu'à ce que cela fasse mal" (Ste Mère Teresa M.C.).
Nous devons nous aider et aider les autres à vivre à la fois les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles. Parfois, il est plus facile de faire les sept (7) œuvres de miséricorde corporelles que les sept (7) œuvres de miséricorde spirituelles. Ici, je cite les deux groupes : les œuvres de miséricorde spirituelles et les œuvres de miséricorde corporelles.
Les 7 oeuvres de miséricorde spirituelles sont :
1. Appeler les pécheurs à la repentance
2. instruire les ignorants
3. conseiller ceux qui doutent
4. réconforter les affligés 5.supporter patiemment les personnes ennuyeuses
6. pardonner les offenses
7. prier pour les vivants et les morts.
Les sept œuvres de miséricorde corporelles sont :
1 .Nourrir les affamés
2. Donner à boire à ceux qui ont soif
3. vêtir celui qui est nu
4. Donner un abri aux sans-abri
5. visiter les malades
6. Visiter les prisonniers
7. Enterrer les morts
En conclusion, je voudrais que tous les M.C. et les LMC sachent que nous ne faisons ni encourageons personne dans la famille des M.C. à faire des collectes de fonds, mais je veux que tous se tiennent du bon côté du juge suprême au jour du jugement dernier. Je veux que tous entendent les paroles consolantes de la bouche de Jésus, le juge : " Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde... ". Les M.C. et les LMC ont le devoir d'y contribuer.
Que toutes les personnes de bonne volonté soient encouragées à participer à notre mission et à notre apostolat parmi les plus pauvres des pauvres en contribuant à l'œuvre selon les capacités et les possibilités de chacun. En faisant cela, ils ouvrent un "compte bancaire au ciel", et ils doivent continuellement mettre sur ce compte autant que possible. Ne vous couchez jamais sans vérifier votre compte en banque au ciel. Vous pouvez le faire en ligne, si vous le souhaitez.
Offrons des prières d'action de grâce à Dieu pour avoir rendu possible à nous tous d'aller au ciel, car le charisme des M.C. est une porte vers le ciel et un passeport pour l'éternité. Nous serons tous surpris de voir notre compte en banque lorsque nous rencontrerons le Seigneur pour notre compte personnel et notre jugement. Essayons de devenir de plus en plus riches au ciel plutôt que d'accumuler des richesses et des biens sur la terre, que nous devrons de toute façon laisser derrière nous.
Priez beaucoup pour moi afin que je ne gâche pas l'œuvre de Dieu. Moi aussi, je prie beaucoup pour chaque M.C. et LMC dans toutes mes prières. Il est juste et bon, notre devoir et notre salut, toujours et partout de rendre grâce et de louer la très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Que notre Dieu Trinité vous bénisse tous !
PRIÈRE DU CHARISME DES M.C.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, nous te louons et nous te rendons grâce pour le don de la Société de la famille des Missionnaires de la Charité, les LMC y compris.
Nous te supplions, Seigneur Jésus- Christ, d'envoyer dans notre Société davantage de vocations saintes et ferventes, qui soient des victimes volontaires de ton amour, qui soient unies à toi au point de rayonner ton amour sur les âmes, qui embrassent librement et joyeusement ta pauvreté de la Croix, ton obéissance de la Croix et ta Charité de la Croix.
Nous prions, Seigneur, pour que les membres de notre Société deviennent de plus en plus le feu de Ton amour dans nos communautés, parmi les très pauvres, les négligés, les mal-aimés et les sans soins. Puissions-nous Te porter avec nous dans les foyers des pauvres et partout où nous sommes envoyés pour être ta lumière et ton amour. Puissions- nous offrir plus de sacrifices, sourire plus tendrement et prier avec plus de ferveur afin de pouvoir étancher Ta soif
infinie sur la Croix et dans l'Eucharistie pour l'amour et pour les âmes.
Aide-nous, Seigneur, à être de véritables Missionnaires contemplatifs et des Contemplatifs missionnaires. Puissions-nous passer de l'adoration amoureuse de Toi dans le Pain de vie, à Ton service en T’aimant sous le déguisement affligeant des plus pauvres des pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité.
Vierge de Nazareth et Mère des pauvres, apprends-nous non seulement à chérir et à méditer le don, le mystère et le miracle de notre vocation contemplative de M.C., mais comme toi, à aller en hâte rendre un service gratuit et de tout coeur aux plus pauvres et aux plus nécessiteux, aux malades et aux faibles, aux oubliés et aux abandonnés.
St Joseph, époux de la Vierge Marie, protecteur de notre Société et consolateur des pauvres, intercède pour nous, nous t’en prions. Bénie soit la Trinité sainte et indivise, maintenant et pour toujours.
Amen.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
08.12.21
Frères contemplatifs Missionnaires de la Charité
La contemplation en action
Dans notre centre, nous accueillons des personnes, pas des pauvres. Dans chacun des hommes qui frappent à l'entrée de Casa Serena, à toute heure du jour ou de la nuit, nous contemplons le visage de Jésus-Christ. "Ce n'est qu'en trouvant cette attitude d'ouverture et de respect - parce que la dignité humaine ne diminue pas quand on est pauvre - ils peuvent se sentir chez eux avec nous." Avec un regard lumineux et une voix pleine d'énergie, le père Sebastian Vazhakala, qui vient d’accomplir 50 ans de sacerdoce, a parlé à notre journal de la manière dont sont perçus les hommes, tous âgés de plus de 50 ans, qui sont logés dans le centre qu'il a créé en 1978 avec la Maison Généralice des frères contemplatifs Missionnaires de la Charité .
Une oasis de silence au milieu de l’enceinte sportive située au carrefour entre la Via Prenestina et la Via di Portinaccio, à l'est de Rome. Dix mille mètres carrés de sérénité qui, il y a 40 ans, abritaient une collection chaotique de baraques. Dans l’enceinte, ici et là, derrière un arbre, dans les couloirs de la maison d'accueil ou dans les lieux de culte, on peut voir des statues et des portraits de Mère Teresa, une figure qui a marqué toute la vie du religieux de l'Inde, originaire du Kerala. « Je me souviens bien de notre première rencontre, le 30 novembre 1966, à Calcutta. J'avais 24 ans quand je me suis présenté devant elle pour travailler dans le domaine social », raconte le père Sebastian. « Elle m'a dit que je me trompais dans mon intention parce que les Missionnaires de la Charité faisaient 'l'œuvre de Dieu'. Une différence de sens que je n’ai pas compris à l'époque."
Les années suivantes, ils se sont rencontrés tous les deux à plusieurs reprises, en Inde évidemment, mais aussi à New York, Los Angeles et, en dernier lieu, à Rome, où le Père Sebastián vit depuis 1978. « Cette année-là, je travaillais avec les sans-abri qui circulaient autour de la gare de Termini, j’offrais aussi un temps d'adoration nocturne dans la chapelle de la gare. Mère Teresa était aussi à Rome et elle m'accompagna lorsque je cherchais le quartier où nous nous trouvons actuellement. C'était alors un quartier de baraques. Mais elle était enthousiaste de toute façon et nous avons senti tous les deux que quelque chose pouvait être fait ici. Dans les mois qui ont suivi, après de nombreux défis, nous avons pu construire la maison générale de notre ordre, ainsi que Casa Serena, mais le terrain n'a été acheté qu'en 2011 ".
Peu à peu, les oliviers, les figuiers, les kakis, les palmiers, les arbres du centre, dont beaucoup ont été donnés, ont formé l'espace qui comprend désormais également plusieurs bâtiments : la chapelle de l’Adoration, le centre d'accueil, dont les chambres portent le nom de grands saints de la charité tels que François d’Assíse et Martín de Tours, le dortoir des frères, l'église principale. Ce centre est le cœur battant de la Congrégation des frères Contemplatifs Missionnaires de la Charité , créée officiellement par Mère Teresa et le père Sebastián le 19 mars 1979. La vie de ses membres est caractérisée par la prière, intense, la pénitence et les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde : visiter les personnes âgées, les pauvres dans les rues, dans les hôpitaux et dans les prisons. Au fil des années, des refuges pour orphelins et enfants handicapés ont été créés dans le monde entier. Les frères servent aussi les plus pauvres en Albanie et au Ghana.
"De 1978 à aujourd'hui, nous avons accueilli plus de 7.000 personnes, une moyenne de 50 personnes par jour, dans la Maison-mère de Rome", souligne le prêtre, qui garantit, avec dix frères, un accueil de 24h mais aussi l'adoration perpétuelle de l'Eucharistie. Pour eux, la contemplation de l'autre et celle du Très-Haut sont comme les deux faces d'une même monnaie. « Ces moments de prière me permettent de surmonter les sentiments négatifs, d'approfondir, de voir la beauté là où elle est cachée, dans le cœur des personnes, pas dans la surface, de trouver la vérité », confesse le Père Sebastian. "Je suis actif toute la journée, mais j'ai besoin de prier, surtout la nuit." Pour le religieux, l'important est aujourd'hui, le présent, une leçon qu'il a apprise de sa grande amie et guide : « Mère Teresa me disait : cette personne a besoin de toi maintenant ; au lieu de la juger, fais ce que tu peux tout de suite, sans hésiter. comme le bon samaritain, qui ne jugea pas l'homme sur la terre."
CHARLES DE PECHPEYROU
25.09.21
Le 22 Août 2021, fête de Marie Reine
« Le temps n'a pas de pitié pour le cœur humain », écrivit le poète mystique R.N. Tagore. Le temps et les marées n’attendent personne. Le temps ne nous attend pas. Il nous faut rattraper le temps. Il y a un autre dicton qui dit : « Mieux vaut tard que jamais ». C'est ce que j'essaie de faire ici maintenant au sujet du dernier voyage et de la mission du frère André Marie M.C. et de père Sébastian M.C. effectués à Lagos, au Nigeria, et à Kumasi, au Ghana et du retour, du samedi 3 au mercredi 21 juillet 2021. Nous avons voyagé par Turkish Airways de Rome à Lagos via Istanbul.
À l'aéroport de Fiumicino à Rome, nous avons dû faire face à des difficultés insurmontables au comptoir d'enregistrement, ce qui a pris environ deux heures ou plus. Malgré tout cela, nous avons pu voir la main de Dieu qui voulait vraiment que nous nous rendions au Nigeria et au Ghana, car il connaissait non seulement le but de notre voyage, mais aussi son importance et sa nécessité. Puisque le travail que nous faisons est son travail et que la vie que nous essayons de vivre est censée être vécue de la façon qu’il veut, il vient vraiment à notre secours tout le temps ! Nous avons besoin non seulement d'une purification constante, mais aussi d'un renouveau, d'une restauration et d'une remise en route !
Nos sincères remerciements vont au frère James M.C., au frère Donatus M.C. et à quelques autres frères qui nous attendaient à l'aéroport international de Lagos, au Nigeria, pour nous accueillir et nous ramener vite à la maison.
Comme c'était dimanche matin, nous n'avons pas rencontré beaucoup de circulation, nous sommes donc arrivés chez nous très rapidement. A l'immigration et au dédouanement, beaucoup d'entre eux nous ont demandé de les bénir et de prier pour eux. Notre communauté Novice attendait pour nous accueillir ; ils nous ont d'abord fait nous désinfecter les mains puis nous laver les mains avant d'entrer dans la maison. Ils nous ont fait nous sentir comme chez nous. Les frères sont ensuite venus un par un pour la bénédiction et ont chanté un chant de bienvenue dans la cour de la maison, en nous mettant des guirlandes ; ils nous ont attendu pour que nous prenions le petit déjeuner ensemble, bien qu’il était extrêmement tard pour le petit déjeuner. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense pour leur accueil chaleureux, leur tendre amour et leur généreuse hospitalité !
La communauté du Gift of Mercy est peut-être la plus grande communauté MCBC que nous ayons dans toute notre congrégation avec le frère James M.C. (Supérieur), le frère Donatus M.C., le frère Peter Paul M.C., le frère Philip Neri M.C. et 14 novices de première année. De plus, ils ont un foyer pour les garçons et les
hommes sans-abri, orphelins, handicapés et malades. Ces garçons et ces hommes sont principalement pris en charge par les frères eux-mêmes, sauf qu'ils ont un gardien. Il y a vraiment un bon esprit de collaboration en fonction des besoins de la communauté et de ceux des garçons et des hommes et en donnant un service gratuit de tout cœur. De cette façon, les frères ont une vie équilibrée de prière, de sacrifices et d'œuvres de miséricorde.
Leurs maisons sont construites uniquement pour les besoins immédiats de ces garçons et de ces hommes. Le besoin s'est fait sentir d'avoir une maison convenable pour eux. La Providence divine a amené à la maison Gift of Mercy Mr. Sailesh Ahuja, un jeune nigérian né indien, qui voulait construire, à ses frais, une maison pour nos garçons et nos hommes handicapés physiques et mentaux. Tout ce qu'il a demandé à la Société MCBC, c'est le terrain, à la condition que le bâtiment de deux étages soit utilisé uniquement et exclusivement pour la catégorie de garçons et d'hommes mentionnée ci-dessus. Il voulait que nous fassions un accord à ce sujet à faire signer par le père Sébastian M.C. et contresigné par l'archevêque de Lagos pour que, dans le cas improbable où les frères abandonneraient les lieux, l'archidiocèse de Lagos devrait continuer à utiliser le bâtiment dans le même but. Ce bâtiment ne peut être ni vendu, ni échangé, ni utilisé à d'autres fins !
« Mes chaleureuses félicitations et mes vœux de prière pour le travail de la maison Gift of Mercy réalisé par Mr. Sailesh Ahuja et son équipe. Louons et remercions Dieu pour eux et soutenons-les par nos prières ferventes, nos exemples édifiants et nos sacrifices généreux !
Frère James, s'il vous plaît, bénissez avec de l'eau bénite le site, les outils, les personnes qui font le travail... S'il vous plaît, offrez une sainte messe à cette intention. Cet après-midi, j'offrirai la sainte Messe avec et pour le frère Piet M.C. Veuillez offrir un chapelet chaque jour en remerciement pour Mr. Sailesh Ahuja et son équipe. Nous aussi, nous prierons pour eux...» (Message WhatsApp du père Sebastian M.C. au frère James M.C., 18 août 2021).
Les travaux ont déjà commencé le jeudi 19 août 2021. Le frère James M.C. écrit : «Bonjour, père. Nous avons béni le site avec de l'eau bénite. Ils ont démoli la cuisine et aujourd'hui ils essaient de creuser les fondations » (19 août 2021).
Nos rencontres. Depuis notre arrivée à l’Etat d’Omojuwa le dimanche 4 juillet 2021, nous avons eu plusieurs réunions avec différents types de personnes, qui sont soit venues à la maison Gift of Mercy, soit nous ont rencontrés lorsque nous nous sommes rendus dans leurs bureaux ou leurs lieux respectifs.
Lundi 5 juillet 2021. Nous avons eu une réunion à la Maison de la Paix, à Ikorodu, dans l’état de Lagos, qui est notre deuxième communauté à Lagos. Étaient présents à la réunion : le frère Leo M.C., Supérieur de la communauté Maison de la Paix, le frère André Marie M.C., le frère James M.C., le frère. Donatus M.C., le frère Peter Paul M.C. et le père Sebastian M.C. À la fin de notre rencontre nous avons fait notre prière de midi, déjeuné ensemble et sommes rentrés chez nous. A Lagos, voyager est une tâche herculéenne.
Mardi 6 juillet 2021. Nous sommes allés visiter le terrain de trois acres donné à Abbua. Comme le gardien n'était pas là, le frère Philip Neri M.C. a dû escalader l'une des portes et de l'intérieur il a ouvert la porte, afin que nous puissions entrer et voir le terrain. Le frère Matthieu M.C. avait construit un mur composé très solide avec cinq grandes portes. Nous avons passé presque une heure à voir tout le terrain. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés pour voir une partie de la maison de Mr. Daniel réparée et restructurée par le frère Matthieu M.C. (REP) et son équipe pour certains de nos grands garçons.
Mercredi 7 juillet 2021. L'une des réunions très importantes que nous avons eue a été avec son Excellence Mgr Alfred Adewale Martins, archevêque de Lagos, à 9 heures du matin. Comme d'habitude, il a été très accueillant et extrêmement heureux de rencontrer le frère André Marie M.C., le frère Leo M.C., le frère James M.C. et le père Sébastian M.C.
Avant d'aller rencontrer l'archevêque, le père Sébastian M.C. a célébré la sainte messe dans la chapelle du couvent de nos sœurs M.C. à 6h45 pour exprimer notre gratitude à Dieu pour toute leur aide généreuse et leur aimable coopération !
Après notre rencontre avec l'archevêque de Lagos, nous sommes allés rendre visite au frère Matthew M.C., qui est enterré dans le cimetière près de la maison de l'archevêque. Il est enterré parmi les prêtres de l'archidiocèse de Lagos. Nous avons offert nos prières pour le repos de l'âme du frère Matthieu M.C. qui a rejoint la maison du Père dans la matinée du jeudi 14 janvier 2021, ce qui a été un choc pour tous ceux qui l'ont connu (REP). Il nous manque vraiment, mais il a dû avoir un très grand accueil céleste pour les travaux inlassables qu'il a accomplis, sans compter le coût, sans chercher de repos ni de récompense. Sa seule préoccupation et ambition était de faire en sorte qu'une personne se sente plus à l'aise, heureuse et en paix. Pour faire cela il faisait tout son possible quitte à avoir faim et soif. Il était un brillant exemple de service désintéressé envers ceux qui vivaient dans la pauvreté et la faim. Nul doute qu'il a entendu les paroles consolantes et réconfortantes du Maître : «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde... » (cf. Mt 25, 31-46).
Du cimetière nous sommes allés bénir le bar-restaurant d’une des LMC, c'est-à- dire Mme Remy LMC. À ce moment-là, il était temps pour nous de revenir au Gift of Mercy .
Jeudi 8 juillet 2021, le matin. Nous sommes allés au consulat ghanéen pour obtenir des informations sur le visa d'entrée au Ghana du frère André Marie M.C.. Dans l'après-midi de ce même jour, nous sommes allés rendre visite au Rév. père Raphael Adebayo, curé de la paroisse de Magodo. Le père Raphaël a eu plusieurs accidents vasculaires cérébraux à cause desquels il ne peut plus marcher. Il est pris en charge par les vicaires adjoints, le père Paul Bastos, le père Jean-Paul et par d’autres. Nous avons prié ensemble et remercié le père Raphael Adebayo et le père Paul Bastos pour leur aimable et généreuse coopération. Nous les avons également invités une fois de plus à la célébration du jubilé d'argent du frère Leo M.C., le samedi 10 juillet 2021 en l'église de Ste Teresa de Calcutta, Etat d’Omojuwa, à Kosofe, à Lagos.
Vendredi 9 juillet 2021, le matin. Nous avons eu deux réunions, la première dans un bureau, ce qui nous a pris beaucoup de temps et ensuite à la paroisse Ste Agnès, où nous avons rencontré l'un des LMC, qui est aussi avocat, Mr. Gabriel LMC. Ce fut une réunion très utile. Il a promis de donner une assistance juridique aux frères une fois par mois en règle générale, en se rendant à la communauté Gift of Mercy pour assister les frères dans les affaires juridiques. Ce fut une réunion très providentielle. Il a également accepté de venir le dimanche 11 juillet 2021, vers 16 heures, en compagnie de Mme Remy LMC pour qu’ils se rencontrent et discutent de certaines questions de grande importance.
Dimanche 11 juillet 2021. Fête de saint Benoît, ora et labora. Le frère James M.C. est allé célébrer la sainte messe à 7 heures du matin comme d'habitude avec certains des frères dans l'église de la mission de Ste Teresa de Calcutta, tandis que le père Sébastien M.C. est allé offrir la sainte messe d'action de grâce avec et pour la communauté syro-malabar du Kerala à Lagos, pour toute leur aide généreuse et leur soutien à nos deux communautés à Lagos. Ils sont toujours prêts à nous aider de toutes les manières possibles. Nous pouvons compter sur eux. Le 15 août 2021, fête de Notre-Dame de l'Assomption et jour de l'Indépendance de l'Inde, la communauté syro-malabar a inauguré une école de couture pour les jeunes pauvres, mettant à disposition une vingtaine de machines à coudre neuves, dans le bâtiment appartenant à la paroisse de Magodo, en face de l’église Ste Teresa de Calcutta.
Le frère André Marie M.C., quant à lui, a offert la sainte Messe au Gift of Mercy avec les frères et nos garçons et les hommes de la maison. Les frères chantèrent de toutes leurs forces.
Dans l'après-midi du même jour, comme décidé précédemment, l'avocat Gabriel LMC et Mme Remy LMC sont venus vers 16h30 pour la réunion. Les frères présents étaient : frère André Marie M.C., frère James M.C., frère Leo M.C., frère Donatus M.C. et le père Sebastian M.C.. Notre réunion a duré plus de deux heures. Nous pouvions voir dans toutes ces réunions et ces événements la main de Dieu, la puissance de la prière, la présence et la direction du Saint-Esprit. Nos sincères remerciements vont à Mr Gabriel LMC et Mme Remy LMC pour leur vif intérêt à apporter régulièrement l'aide juridique nécessaire à nos frères ! Puisque le travail que nous faisons est l'œuvre de Dieu, nous dépendons, à la fois pour notre bien- être spirituel et temporel, entièrement de Dieu et de toutes les personnes de bonne volonté et généreuses.
Jésus voulait que Ste Teresa de Calcutta M.C. fonde les Missionnaires de la Charité non seulement pour nourrir, abriter et éduquer les pauvres, mais pour les amener tous à Jésus. C'est clair quand Jésus a défini la vocation M.C.: « Votre vocation est d'aimer, de souffrir et de sauver des âmes ». Cela a été confirmé dans la triple vision que Ste Teresa M.C. a eue. Dans la première vision, la foule disait à Ste Teresa M.C. : « Viens, viens, sauve-nous. Amène-nous à Jésus ». Dans la deuxième vision, Notre-Dame a dit à Ste Teresa M.C. : « Prends soin d’eux, ils sont à moi. Amène-les à Jésus. Porte-leur Jésus.». Dans la troisième vision, Jésus depuis la Croix, en présence de Notre-Dame, a dit à Ste Teresa MC : « Je t’ai demandé, ils (la foule) t’ont demandé, elle ma Mère t’a demandé, refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d'eux, de les amener à Moi...? ». (cf. lettre du père Sébastien : « Retour aux racines du charisme M.C. »).
Lundi 12 juillet 2021. Le frère André Marie M.C., le frère James M.C. et le père Sébastian M.C. sont allés à l'endroit où nous devions faire le test Covid-19 avant de nous rendre au Ghana. Cela aussi a été fait. Sur le chemin du retour, nous sommes passés par l'aéroport international pour nous assurer que notre vol de Lagos à Kumasi via Accra, au Ghana, qui était prévu pour le mardi 13 juillet 2021, était programmé sans problème. Cela aussi a été fait avec d'autres formalités nécessaires à l'aéroport. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à la maison de nos sœurs M.C. pour terminer notre travail de liquidation de nos dettes avec elles avant de quitter Lagos le lendemain.
Nos journées à Lagos, avec de nombreux problèmes non résolues, ont non seulement occupés notre temps, mais aussi notre sommeil, nos repas et notre repos, mais nous avons encore ressenti la présence et la proximité indéniable de notre Seigneur et Dieu.
Le jubilé d'argent de frère Leo M.C. L’'un des événements majeurs de notre visite à Lagos a été de célébrer le jubilé d'argent de la première profession religieuse du frère Leo M.C.. Le frère Léo M.C. a fait ses premiers vœux à la Maison-Mère et au Généralat des sœurs M.C. à Calcutta, en présence de Ste Teresa de Calcutta, qui avait présenté le frère Leo M.C., le frère Stephen M.C. et le frère Lawrence M.C. avec l’habit des M.C. le dimanche 8 septembre 1996.
Dans la matinée du samedi 10 juillet 2021, le frère Léo M.C. et la communauté ont rejoint la communauté Gift of Mercy à l’Etat d’Omujuwa pour se joindre à nous pour le petit-déjeuner ensemble. A la fin de celui-ci, les frères ont lentement commencé à se déplacer vers l'église Ste Teresa de Calcutta, où la messe du jubilé allait être célébrée à 10h00.
Le frère Leo Oppong M.C. était le célébrant principal, tandis que sept d'entre nous avons concélébré avec le frère Leo M.C., deux d'entre eux de la paroisse de la Résurrection de Magodo, deux du Grand Séminaire St Albert le Grand, Idowu, Offovan, Abeokuta, État d'Ogun, au Nigeria, le frère James M.C., le frère André Marie M.C. et le père Sebastian M.C.. Le frère James M.C. a proclamé l'Evangile et le père Sébastian M.C. a prononcé l'homélie.
La sainte messe a duré un peu plus de deux heures et demie. Une dizaine ou une douzaine de petites filles, habillées comme des anges, sont venues danser du fond de l’église alors que le « Gloria in Excelsis Deo » était chanté, lors de la procession d'offrande et avant la bénédiction finale. Le chœur a chanté de toutes ses forces. Deux collectes ont été faites, la seconde a été pour les frères comme c'est de coutume, m'a-t-on dit. A la fin de la messe, des photos ont été prises, des cadeaux ont été donnés au frère Leo M.C., puis nous nous sommes rendus à la communauté Gift of Mercy pour le déjeuner.
Nos sincères remerciements vont à Sr Johnsil M.C., la Supérieure, et à sa communauté à Lagos, pour toute l'aide qu'elles nous apportent de différentes manières. Elles méritent plus de gratitude et de remerciements que nous ne pouvons leur en offrir. Seul Dieu, qui non seulement sait tout mais voit et fait tout, peut récompenser nos très chères sœurs M.C. de la communauté du Trésor d'Amour, Alapere, Ketu, Lagos, au Nigéria. Le déjeuner a été préparé par Mme Remy LMC, par les sœurs M.C. et nos frères. Ils ont également donné des paniers-repas à environ 200 enfants et plus des bidonvilles et à leurs familles autour de notre maison, préparés principalement par les LMC de Lagos, en collaboration avec le frère Peter Paul M.C., le frère Tansi M.C. et avec d'autres.
La célébration du jubilé a été une expérience de Pentecôte. A la fin de la sainte messe, avant de donner la bénédiction finale, le père Sebastian a lu la bénédiction papale du Pape François et l'a présentée au frère Léo M.C. Ce qui resta alors furent les quelques mots du frère Leo M.C., qui a exprimé sa gratitude envers Dieu en premier lieu et ensuite envers tous ceux qui l'ont aidé dans sa formation et l'ont tant soutenu pendant ces années difficiles. Il a également parlé des exigences, des épreuves et des difficultés de sa vocation de MCBC. Il a traversé le feu et l'inondation. Le feu ne l'a pas brûlé et l'eau ne l'a pas noyé. Bénissons le Seigneur et remercions Dieu pour le frère Léo M.C. pour sa sainte persévérance et continuons à le soutenir par nos prières ferventes afin que non seulement il persévère dans sa vocation MCBC, mais qu'il grandisse aussi en sainteté.
Ce qui restait maintenant au frère André Marie M.C. et au père Sébastian M.C. était notre voyage à Kumasi, au Ghana, via Accra, la capitale du Ghana, que nous avons commencé dans la soirée du mardi 13 juillet 2021. Comme cette lettre est déjà devenue plutôt longue, je voudrais continuer sur notre mission au Ghana dans une autre lettre, qui je l'espère sera beaucoup plus courte que celle concernant notre apostolat missionnaire à Lagos, au Nigeria. Au milieu d'une mission très fatigante et exigeante, nous avons encore ressenti de part en part la main de Dieu dans toutes nos diverses rencontres missionnaires , nos voyages et nos entreprises !
Encore une fois un grand merci à vous tous qui nous avez accompagnés de vos prières ferventes et constantes et de vos généreux sacrifices. Nous aussi, nous avons offert de nombreuses prières et de nombreux sacrifices pour vous tous. Que le bon Dieu vous bénisse et vous récompense en abondance !
Nos remerciements vont particulièrement au frère James M.C. et à la communauté de l’Etat d’'Omojuwa et au frère Léo M.C. ainsi qu’à la communauté d'Ikorodu, et mes remerciements particuliers à mon compagnon de voyage, le frère André Marie M.C... L'amour n'oublie jamais la bonté de Dieu et la gentillesse des personnes. Que le bon Dieu vous bénisse et vous récompense en abondance.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
22.09.21
1er Septembre 2021
Notre vol pour Accra, au Ghana était le soir du mardi 13 juillet 2021 à 20h45. Le temps de vol de Lagos à Accra est exactement d’une heure. Parce qu’au Ghana il y a une heure de moins qu’au Nigeria, nous avons atterri à l'aéroport international d'Accra à la même heure que notre heure de départ, à 20h45 le mardi 13 juillet 2021.
Après avoir atterri à Accra, les passagers ont dû accomplir de nombreuses formalités. La première d'entre elles fut une épreuve pour faire le test du Covid-19, ce qui signifiait aller dans un tout nouveau bâtiment, où nous devions prendre rendez-vous en ligne, après quoi nous devions aller payer 130 euros chacun pour un test rapide, cela signifiait passer par plusieurs bureaux et finalement parvenir à la personne qui faisait le test. Le test à proprement parler a duré environ 30 secondes. Après avoir fait le test nous sommes passés par l'immigration. Le Frère André Marie dut se rendre à la section où il était écrit : « Visa à l'arrivée », où il devait remettre des papiers qu'il avait déjà obtenus par courriel du Frère Stephen M.C. de Kumasi, avant notre départ du Nigeria.
L'immigration faite, la chose suivante fut de récupérer nos bagages. Avec eux, nous avons dû nous rendre à un autre bureau pour le résultat du test rapide de Covid-19. Là aussi, il a fallu attendre un peu. Il était alors près de 22h00, heure du Ghana, soit 23h00 au Nigeria et 12H00 à Rome.
Le P. Subash nous attendait avec impatience. Nous avons pris un taxi et sommes allés loger chez le Frère Subash. Nos sincères remerciements vont au Frère Subash pour son accueil chaleureux, ses soins tendres et son hospitalité généreuse. Un délicieux petit-déjeuner du Kerala était prêt à 5h30, après quoi nous sommes partis en taxi pour l'aéroport pour nous rendre à Kumasi.
Nous avons atterri à l'aéroport de Kumasi à 10h30 le mercredi 14 juillet 2021. Nous avons attendu environ 25 minutes avant que le Frère Stephen M.C. avec le Frère Kelechi Paul M.C. viennent nous chercher et nous amènent à la communauté Yesu Fié, à Pankrono, au Kumasi. L'une des premières choses que nous avons faites a été de célébrer la sainte Messe avec et pour la communauté de deux Frères profès et six novices, qui se préparaient à prononcer leurs vœux le samedi 17 juillet 2021.
Comme les novices avaient déjà eu leur retraite de huit jours pour préparer leurs vœux, il ne restait qu'une sorte de Triduum à faire dans la mesure du possible. Yesu Fié a sept garçons et hommes handicapés orphelins, qui sont pris en charge par les Frères eux-mêmes. Ils n'ont ni salariés ni beaucoup de bénévoles !
Leur profession allait être dans l'église paroissiale Saint-Joseph, à Pankrono, au Kumasi, le samedi 17 juillet à 10h00. Son Excellence, le révérend Gabriel Anokye allait très gentiment présider la célébration eucharistique, ce qu'il a fait. Son Excellence, le révérend Peter Sarpong, l’archevêque émérite, est également venu pour l'occasion, bien qu'il n'avait pas l'air très bien.
Le vendredi 16 juillet, fête facultative de Notre-Dame du Mont Carmel, les novices ont passé une journée en prière. Ils ont également rédigé la formule des vœux devant le Saint-Sacrement exposé. Mes souvenirs sont revenus lorsque j'ai prononcé mes premiers vœux au 7 Mansatala Row, Kidderpore, à Calcutta. Nous aussi, nous étions six, en comptant le Fr. Andrew M.C. qui aussi était canoniquement novice, bien qu'il fût notre Maître des novices, notre Supérieur et Supérieur général car nous étions le premier groupe d'hommes de la famille des Missionnaires de la Charité. De ce groupe qui a prononcé ses vœux le dimanche de Pentecôte, le 2 juin 1968, je suis le seul membre restant.
Enfin arriva le jour tant attendu pour la célébration du Jubilé d'Argent du Fr. Stephen M.C., qui a fait ses premiers vœux dans la maison mère des Sœurs M.C. à Calcutta, le dimanche 8 septembre 1996. Chaque célébration jubilaire est un jour de grande action de grâce à la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Chaque célébration jubilaire est un appel à revenir à l'esprit originel de joie et d'enthousiasme, de ferveur et de zèle. Chaque célébration jubilaire est un temps de renouveau, de réconciliation mais aussi de réparation ! C'est aussi pourquoi le Jubilaire fait un renouvellement de dévotion de ses vœux.
Il convenait d'avoir la première profession des six Frères le même jour que le Jubilé du Fr. Stephen M.C.. Pour lui, c'était un rappel de sa propre première profession, tandis que pour les six novices, c'était un rappel de persévérance dans leur vocation, même s'il faut traverser le feu et les inondations.
Le samedi 17 juillet 2021 fut une journée nuageuse. Pendant notre sainte messe, il a plu très fort. La sainte messe a commencé vers 10 h 15. La célébration eucharistique a eu lieu dans une très grande salle. Il y avait environ 11 prêtres et deux archevêques. L'homélie a été considérablement longue et a été prêchée en twi et aussi en anglais avec un esprit, une fermeté et une conviction très élevés. Malheureusement, ceux qui étaient assis derrière l'autel ne pouvaient pas bien l'entendre.
Après l'homélie, il y a eu la première profession religieuse tant attendue de six de nos Frères : Fr. Joseph Mark M.C., fr. Daniele M.C., frère Kelechi Paul M.C., fr. Emmanuel Joseph M.C., fr. Fidelis M.C. et fr. John Vermi M.C..
Le rite de la première profession religieuse tel qu'il a été préparé dans nos livrets a été suivi à la lettre. Bien que les profès aient été prêts et disposés à accepter tout ce que la Société MCBC pourrait leur demander, ils ont été quand même interrogés sur leur volonté et leur empressement à vivre les conseils évangéliques et le quatrième vœu de Charité. Nous sommes libres d'adhérer à un institut ; personne, pas même le Pape, ne peut nous forcer à devenir un Frère MCBC. Nous choisissons librement et délibérément d'adhérer à la société MCBC. Aucun de nous n'est obligé de faire les quatre vœux que nous prononçons. C'est totalement libre, voire cent pour cent libre. Si je suis forcé de faire mes vœux, mes vœux ne sont pas valides. Que ce soit très clair. Nous sommes totalement libres de faire nos vœux après une bonne préparation, après avoir écrit de nos mains la lettre de candidature, la formule de vœux, etc., mais nous ne sommes pas libres de vivre notre Esprit, notre charisme et notre spiritualité exprimés dans nos Constitutions, dans notre chemin spirituel et dans notre mode de vie des MCBC après avoir fait nos vœux selon les Constitutions et le mode de vie des Frères Contemplatifs Missionnaires de la Charité. Il devient indispensable pour chaque membre de faire de son mieux pour vivre pleinement, parfaitement, dans la prière et avec persévérance tous les jours de sa vie. Permettez-moi de répéter ce que j'ai dit : nous sommes libres de faire nos vœux, mais nous ne sommes pas libres de vivre nos vœux après les avoir faits. Cela devient une obligation de vivre et d'aimer notre Esprit, notre charisme et notre spiritualité selon nos Constitutions et notre mode de vie.
C'est aussi la raison pour laquelle on nous enseigne pendant notre noviciat à la fois en théorie et en pratique notre mode de vie. Nous sommes destinés à être des victimes de l'amour de Jésus, à lui être si unis que nous rayonnions son amour sur les âmes. Pour embrasser comme Jésus et avec Jésus librement et joyeusement sa pauvreté de la croix, son obéissance de la croix et sa charité de la croix. Ici, il n'y a ni ambiguïté ni confusion. Ne soyons pas des membres confus ni des membres de convenance de la société MCBC, mais des membres MCBC convaincus et engagés, qui font désormais partie intégrante de la Société. La Société MCBC devient pour un membre engagé sa première famille. Veuillez lire et méditer encore et encore, même quotidiennement, les quinze (15) préambules qui se trouvent au début de nos Constitutions (cf. pages 23-27).
Plus nous comprenons la réalité fondamentale de la liberté et de la responsabilité, qui vont de pair, plus nous vivons pleinement, joyeusement et de manière responsable notre vocation MCBC. L'appel du Maître et la réponse des disciples et des serviteurs, se trouvent dans l'appel du Père et la réponse du Fils Jésus-Christ. Il y a la relation Père-Fils. Nous devenons des fils dans le Fils bien-aimé Jésus-Christ et essayons d'accomplir la volonté du Père avec Jésus, dont la nourriture était de faire la volonté de son Père qui l'a envoyé (cf. Jn 4, 34). Après nos vœux, nous ne devons plus faire notre propre volonté, aller où nous aimons aller, faire ce que nous aimons faire, etc...
Jésus veut des Frères obéissants recouverts de l'obéissance de la croix de Jésus. Ici, nous devons approfondir cela. Comment Jésus a-t-il obéi à son Père ? Notre obéissance religieuse est censée être comme l'obéissance de la croix de Jésus. A l'âge de douze ans, on voit Jésus préférer pour la première fois faire la volonté de son Père céleste plutôt que la volonté de ses parents terrestres dans le contexte où cela s'est déroulé (cf. Lc 2, 43-51).
Dans l'évangile de Luc (2:49), Jésus ne réprimanda pas Marie et Joseph, comme s'ils avaient fait quelque chose de mal, mais il les instruisit sur la façon dont leur rôle parental doit être subordonné à la volonté de son divin Père. Ici, St Luc le précise en disant : « … et il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis… » (Lc 2, 51). L'obéissance de Jésus à ses parents devient maintenant un exemple édifiant. Il a obéi même au gouverneur romain Ponce Pilate car il a vu en lui la volonté de son Père. Chaque fois que nous obéissons à notre autorité légitime, nous obéissons à Dieu comme Jésus l'a fait. Jésus est devenu obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix (cf. Ph 2, 8). « En effet, de même que par la désobéissance d'un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l'obéissance d'un seul la multitude sera-t-elle rendue juste » (Rm 5, 19). Le Supérieur peut faire des erreurs en commandant, mais nous ne pouvons pas commettre d’erreurs en obéissant au Supérieur, car le Supérieur est censé prendre la place de Dieu et censé agir non seulement au nom de Dieu, mais agir comme Dieu avec amour, compassion, douceur et fermeté. Ce sera une tâche exigeante pour tous, en particulier pour ceux qui détiennent l'autorité.
D'autre part, le Père n'a pas tenu compte de l'appel de son Fils unique, mais lui a fait subir toutes sortes de souffrances physiques, morales et mentales et finalement la mort sur la croix entre deux voleurs dans l'abandon total du Père... Plus son Père a apparemment abandonné son Fils, plus Jésus s'est abandonné entre les mains du Père. Humainement parlant, Jésus aurait pu réagir avec beaucoup de véhémence au silence et à l'apparente absence de coopération de son Père. Mais Jésus ne devint pas amer envers son Père, mais à plus forte raison Jésus se plaisait à s'offrir totalement au Père, annihilant sa propre volonté et s'abandonnant totalement à son Père pour la rédemption et la sanctification de l'humanité pécheresse. C'était une obéissance sacrificielle et rédemptrice dans un amour inconditionnel.
Ici, nous sommes obligés de nous examiner nous-mêmes ainsi que nos consciences. Comment est-ce que je réagis lorsque des épreuves entrent dans ma vie ? Est-ce qu’elles deviennent des tremplins pour ma vocation pour devenir meilleur(e) et plus saint(e) ou est-ce que j'en fais des pierres d'achoppement et que je me décourage ?
Chaque épreuve, chaque crise, chaque défi a ces deux dimensions : soit nous en faisons une pierre d'achoppement, soit nous en faisons un tremplin pour grandir en sainteté et aimer d'autant plus notre vocation avec conviction et détermination.
Les épreuves sont un must pour notre croissance spirituelle mais sont aussi des moyens de sauver des âmes. Pas de douleur, pas de gain, dit-on. Jésus veut que chaque membre des MCBC soit recouvert non seulement de l'obéissance de la croix, mais aussi de la charité et de la pauvreté de la croix. Alors seulement nous pouvons sauver les âmes : la nôtre et celles des autres, en particulier des plus pauvres d'entre les pauvres.
C'était un jour de pluie à Kumasi. La célébration eucharistique a duré trois heures et demie. Comme c’était un jour de pluie, l'organisation des repas n'a pas bien fonctionné. Les deux archevêques sont venus à Yesu Fié pour déjeuner vite. Cependant, tout n'était pas prêt de la meilleure façon possible. Cela a pris du temps. En plus de cela, les archevêques voulaient le repas traditionnel : le « fufu ». Cela a pris du temps. La pluie a apporté une certaine confusion. Certains des prêtres sont partis et sont rentrés chez eux avec un panier-repas, m'a-t-on dit, tandis que d'autres sont restés, y compris les évêques, le curé et quelques autres.
Il y avait une raison. C'est différent de Lagos, où nous avons nos chers LMC prêts à faire les préparatifs de jour comme de nuit. De nombreux volontaires sont également à Lagos. Nous pouvons compter sur eux. A Kumasi, malheureusement, il n'y a pratiquement pas de LMC ni beaucoup de volontaires. Bien sûr, les membres de la famille du Fr. Stephen M.C. ont travaillé très dur. La différence est notable. C'est dommage que nous n'encouragions pas à construire un groupe solide de LMC dans l'archidiocèse de Kumasi et éventuellement dans tous les diocèses du Ghana. Prions pour que cela puisse non seulement avoir lieu bientôt, mais aussi grandir et s'épanouir !
Merci à nos Sœurs M.C. de Kumasi, Sr Jacinta M.C. et toute la communauté des Sœurs.
Les nouveaux frères profès sont toujours dans la communauté Yesu Fié à Kumasi jusqu'à ce que certains Frères viennent les remplacer, ce qui prend un peu plus de temps que prévu pour des raisons bureaucratiques et autres. « Le temps n'a pas de pitié pour le cœur humain ». Ici aussi, nous voyons que c’est ce qui se passe . Grâce à Dieu, nos Frères nouvellement profès n'ont pas fait de vœux conditionnels. Ils sont donc heureux de continuer à servir avec joie et enthousiasme. Même si nous mourons, notre joie et notre enthousiasme ne devraient pas mourir, même si nous souffrons, nous devons expérimenter la paix et la joie dans nos cœurs !
Le lendemain de la profession, nous avons eu la messe d'action de grâce pour les Frères nouvellement profès. Désormais ils ajouteront à leurs noms MC, qui peut signifier Missionnaires de la Charité, Martyrs de la Clarté, Maître de la Charité, etc. Après les deux ans et plus de noviciat, quand on fait les vœux traditionnels de Chasteté, Pauvreté, Obéissance et le vœu MC supplémentaire de service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres d'entre les pauvres, on se veut prêt à agir au nom des Missionnaires de la Charité, dont la vocation est très spéciale et particulière. Encore faut-il en prendre soin. Ce ne sera pas automatique.
Une fois, j'ai demandé à Ste Teresa M.C., qui après la sainte communion s'asseyait complètement reculée de tous, enveloppée de silence, ce qu'elle faisait ou disait à Jésus. Sa réponse fut très révélatrice. Elle m’a dit que chaque jour après la sainte communion, elle remerciait Jésus pour le don de sa vocation M.C.. « C'est tout ? », lui ai-je demandé. Elle a dit non. Elle demandait le don non seulement de la sainte persévérance, mais aussi de la croissance dans la sainteté. « Rien de plus, Mère ? », lui ai-je encore demandé. Elle a dit : « J'ai fait une promesse à Jésus que je donnerai des saints à la Mère Église. Nous avons le devoir de devenir des saints. Notre vocation n'est pas de faire telle ou telle œuvre, mais de devenir saint et d'aider les autres à grandir en sainteté. Nous n'avons pas besoin d’être nombreux, mais nous avons besoin de membres qui sont amoureux de Jésus… »
Dans l'une des lettres Ste Mère Teresa M.C. a écrit : « …Aidez les Frères à grandir dans l'amour, ainsi devenez saints – car la sainteté est la seule chose, c'est la raison de l'existence des MCBC ».
Nous ne remercierons jamais assez Dieu pour le don de notre vocation MCBC. Une fois de plus, nous souhaitons aux nouveaux profès nos chaleureuses félicitations. Faisons aussi ce que Ste Teresa M.C. faisait chaque jour, à savoir « louer et remercier Dieu pour le don de notre vocation MCBC et… »
Dans la matinée du lundi 19 juillet 2021, le Fr. André Marie M.C. et le P. Sébastian M.C. sont allés célébrer la sainte Messe au couvent des sœurs M.C. à Kumasi. Après le petit déjeuner, Sr Jacinta M.C., la Supérieure, nous a emmenés à la salle des enfants pour les bénir. C’e fut une expérience très émouvante. Ils ne sont pas seulement orphelins, mais la plupart d'entre eux sont estropiés, handicapés, malades mentaux et..!
Alors que nous terminions notre visite à la maison des détenus, le Fr. Stephen M.C. est venu nous emmener faire le test Covid-19 avant de partir en voyage, ce qui a été fait. Mais sur le chemin du retour, nous nous sommes retrouvés dans un embouteillage, ce qui a pris plus de deux heures au lieu de trente minutes.
Le mardi 20 juillet 2021, nous nous sommes rendus à Accra et sommes arrivés à l'aéroport international près de cinq heures avant le vol pour effectuer toutes les formalités. Tout s'est bien passé et nous avons voyagé d'Accra via Istanbul, en Turquie, jusqu'à Rome et avons atterri à Rome, à Fiumicino, même avant l'heure.
Nos sincères remerciements vont à tous nos Frères, aux LMC et aux autres, qui nous ont accompagnés de bout en bout par leurs prières et leurs sacrifices. Que le bon Dieu bénisse et récompense chacun de vous comme vous le méritez. L'amour ne se mesure pas. La mesure avec laquelle aimer Dieu est de l'aimer sans mesure et d'aimer notre prochain comme nous voulons que les autres nous aiment.
Dieu vous bénisse.
Fr. Sebastian Vazhakala M.C.
13.07.21
Fête du Sacré Coeur
11 Juin 2021
Chers frères et sœurs,
Que la Grâce et la paix de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ, dans l'unité du Saint-Esprit, un seul Dieu pour les siècles des siècles, soient avec vous.
Dimanche dernier, nous avons célébré la fête de l'Eucharistie, connue sous le nom de Corpus Christi. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons parce que par la sainte Eucharistie tu continues non seulement à racheter le monde, mais à nous fortifier dans la sainteté et à nous permettre de vivre pour Dieu et pour les autres. Selon les paroles de St Jean-Paul II :
« …si vous apprenez à découvrir Jésus dans l'Eucharistie, vous saurez aussi le découvrir dans vos frères et dans vos sœurs, en particulier dans les pauvres… » (Journées Mondiales de la Jeunesse, 2004).
Préparons-nous donc chaque jour et de toutes les manières possibles à la fête de Corpus Christi. Pour nous, c'est un événement quotidien, comme la devise de St. Albert Hurtado du Chili :
« Ma messe est ma vie, et ma vie est une messe prolongée ».
Ste Teresa de Calcutta l'a exprimé d’une autre façon :
« Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous avec la Messe et la sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour les Sœurs (frères) ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux exister. Je suis impuissante » (Fête du Corpus Christi, 5 juin 1947).
Bien que depuis longtemps j'aie écrit cette lettre en pensée, elle n’était toujours pas faite. « Mieux vaut tard que jamais », dit-on. C'est pourquoi j'espère et je prie pour que vous vous portiez bien, que vous grandissiez en sainteté et persévériez dans votre sainte vocation, avec l'esprit eucharistique de liberté et de charité, de ferveur et d'enthousiasme.
Pendant mon séjour à Kumasi Ghana, avec frère Stephen M.C., nous avons fixé la date de la célébration conjointe du Jubilé d'argent de la première profession de frère Stephen M.C. et de la première profession de six frères à Kumasi, le samedi 17 juillet 2021, à 10h30. Son Excellence Mgr Gabriel Anokye, archevêque de Kumasi, a aimablement accepté de présider la célébration eucharistique. Les novices sont vraiment ravis et ils sont aussi très impatients de faire leurs vœux et ils sont prêts à relever les défis. C'est aussi le jubilé d'argent de la première profession religieuse de frère Léo M.C. (de Lagos au Nigéria) et de frère Laurence M.C. (d’Albanie).
Ils ont fait tous les trois leurs premiers vœux à Calcutta, le 8 septembre 1996, en présence de Ste Teresa M.C., dans la Maison Mère et Maison Généralice des sœurs M.C. Ils ont reçu tous les trois l'habit des mains de Ste Teresa M.C. Ce fut une très belle célébration.
Ma gratitude va d'abord et avant tout à Dieu pour toutes les grâces et les bénédictions qu'il a accordées à notre Société MCBC à travers ces jubilaires et tous les autres. Nous ne pouvons pas assez remercier Dieu pour les frères qui sont retournés à Lui, à commencer par frère Damien M.C. (RIP), frère Jean Marie M.C. (RIP), frère Matthew M.C. (RIP) et frère Gaspar M.C. (RIP). Ces frères ont vécu très intensément notre mode de vie des MCBC et ils ont travaillé dur de tout leur cœur, leur esprit, leur âme et leur force. S'ils ont travaillé inlassablement sur terre, ils continueront à travailler encore plus inlassablement au ciel, nous pouvons en être certains !
S'il vous plaît, souvenez-vous d'eux dans la sainte messe et demandez leur aide. C'est la communauté céleste des frères M.C. Contemplatifs. Je donne ici les noms et les dates de leur mort :
Frère Andria Kaksha (novice) de Croatie, décédé à Skopje, Macédoine, à l'âge de 29 ans le 14 août 1981.
Frère Martin Amponsah M.C. (professe junior) du Ghana, décédé en Albanie le 27.07.1996
Frère Damien Kulathinaprayil M.C. d'Inde, décédé en Inde, à l'âge de 78 ans le 3.11. 2010
Frère Jean Marie Boucary M.C. de l’Ile Maurice, décédé à Rome, à l'âge de 69 ans le 30.11.2020
Frère Matthew Kochuponganal M.C. d'Inde, décédé au Nigeria, à 59 ans le 14.01.2021
Frère Gaspar Barla M.C. d'Inde, décédé en Inde, à l'âge de 54 ans le 18.05.2021
Mr. Paul Vacco d'Inde, ex Père M.C., décédé en Inde le 6.06.2019.
Le mercredi 8 septembre 2021, ce sera les 30 ans de la fondation de la communauté de Kisha Bushat-Bethel. C'était le dimanche 8 septembre 1991 que nous avions célébré pour la première fois la sainte messe pour les habitants de Bushat, Shkodra. La messe avait été célébrée en italien, l'homélie avait été traduite en albanais par l'une des sœurs M.C. de Suède qui avait appris la langue locale très vite et très bien.
Avec cela nous avons joint le Jubilé d'argent de la première profession de frère Lawrence M.C., qu'il a faite avec frère Léo M.C. et frère Stephen M.C. Les frères veulent aussi y inclure le Jubilé d'or de l'ordination sacerdotale du père Sébastien M.C. Comme ce sera un mercredi, nous espérons et prions pour que l'archevêque soit libre pour accepter l'invitation. En attendant la réponse de l'archevêque, offrons des prières plus ferventes pour cette intention particulière.
L'arrivée et la diffusion du Covid-19 dans le monde a créé et continue de créer des conséquences de grande envergure. Elle a aussi affecté pratiquement tous les Ordres religieux et les Congrégations religieuses, y compris notre petite Société MCBC. Non seulement nous avons perdu frère Matthieu M.C. et frère Gaspar M.C. du Covid-19, mais nous avons aussi eu du mal à tenir notre IVe Chapitre général en temps voulu. Nous avons donc eu recours à nos autorités supérieures, qui ont très gentiment, de façon très compréhensive donné la permission de le reporter au mois de septembre 2022, sur la base des orientations données par la Congrégation pour la vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique.
Cela donnera aux frères M.C. Contemplatifs suffisamment de temps pour avoir une meilleure préparation, plus priante et plus sérieuse. Nous consacrerons d'une manière très spéciale cette année de préparation intense comme une année de vocation et de mission.
Quels sont les moyens d'attirer des vocations bonnes, saintes et ferventes à la Société des MCBC ?
a) La prière intense.
1) Une intention particulière est faite dans toutes les messes auxquelles nous assistons ; dans les prières du matin et du soir et dans la prière du Rosaire.
2) Nos heures d'adoration peuvent être offertes pour les vocations. Jésus, notre divin Maître, nous enseigne à persévérer dans la prière.
Lisons :
- Luc 11: 5-13 ou Matthieu 7: 7-12: Demander, chercher, frapper.
- Prions avec humilité, foi et amour : Mt 8, 9-14 : La foi peut déplacer des montagnes ; Mt 14 : 23-33 : Jésus peut calmer les tempêtes de la vie quelle qu’en soit la nature.
Mt. 8: 23-27; Luc 8: 22-25: Où est ta foi?
La Bible toute entière est un livre de prière basé sur la foi, l'espérance et l'amour. Lorsque nous prions avec humilité et conviction, le Seigneur entend. « Le Seigneur entend le cri des pauvres, béni soit le nom du Seigneur ».
3) Dire des prières jaculatoires pendant la journée.
b) Offrir plus de sacrifices.
1) Acceptons tout ce que Dieu nous donne et donnons tout ce qu'il nous prend avec joie et paix intérieures !
2) Accepter toutes les humiliations sans réactions.
3) Être de plus en plus doux, humble et bienveillant envers tous.
4) S'abstenir de faire des remarques désagréables.
5) Éviter les commérages et de dire du mal des autres.
6) Faire preuve d'amour, de respect et d'obéissance envers le Lien du groupe et les Liens supérieurs responsables, même lorsque nous pouvons trouver cela difficile de le faire.
7) Apprendre à pratiquer les bonnes manières en disant « Merci », « Je suis désolé », « Pourriez-vous m’aider s’il vous plaît », etc.
8 )Faisons tous les efforts possibles pour pratiquer la charité non seulement dans les actions, mais aussi dans les intentions, les pensées, les paroles, les omissions, etc.
9) En faisant de son mieux pour être sincère, authentique et ouvert avec prudence, justice, tempérance et prudence !
10) Apprendre à prier avec amour, attention et dévotion.
11) Apprendre à remercier Dieu chaque jour en disant : « Merci, Jésus, pour le don de ma vocation, pour le don d'un tel, pour le don des frères M.C., pour le don des LMC », etc.
12) Lire les écrits de Ste Teresa de Calcutta, du père Sébastien M.C. avec l’intention d’approfondir notre compréhension de l’Esprit, du charisme et de la spiritualité des LMC.
Ce qui m'a le plus frappé lorsque j'ai entendu Ste Mère Teresa M.C. parler pour la première fois en mars 1966 à St. Albert College, à Ranchi, c’était la façon dont les M.C. vivaient l'évangile de Matthieu, 25 : 31-46, dans leur vie de tous les jours. La première fois que je l'ai rencontrée en personne à Calcutta, le 30 novembre 1966 dans le parloir de la Maison mère, elle a répété la même chose en détail.
La différence entre l'œuvre de Dieu et l'œuvre sociale est que nous ne sommes pas appelés à faire une œuvre sociale, mais l'œuvre de Dieu. Nous ne faisons pas notre travail comme un travail, nous ne faisons pas notre travail pour quelque chose mais pour quelqu'un. Nous le faisons à Jésus : « C’est à moi que vous l’avez fait » dit Jésus (cf. Mt 25, 40). Pour faire cela, nous avons besoin de la messe quotidienne et de la sainte communion. C'est pourquoi Jésus nous nourrit de son corps et de son sang afin que nous puissions nourrir les affamés, étancher les assoiffés, abriter les sans-abris, habiller les nus, prendre soin des handicapés, des orphelins et des abandonnés qui n’ont personne.
En faisant cela, nous ne sommes jamais seuls, Jésus est en nous, il est avec nous. C'est son travail que nous faisons, ses paroles que nous prononçons. Nous regardons les personnes avec les yeux compatissants de Jésus. Comme il était ému de pitié, nous aussi, nous sommes émus avec les sentiments de Jésus, son amour, sa compassion envers ses pauvres parce que Jésus est toujours avec nous. Nous sommes les tabernacles ambulants : "Je ne peux pas y aller seul, porte-Moi avec toi en eux", a dit Jésus à Sainte Mère Teresa M.C., en 1946-1947.
Ses paroles qu’Il lui a dites étaient très claires et réelles. Elle a simplement suivi ce que Jésus lui avait ordonné. Nous devons écouter Jésus, car Jésus est avec nous toujours et partout. La prise de conscience et l'acceptation de cette présence intense de Jésus en nous est vitale pour nous en tant que M.C, que LMC et pour tous !
Au jour du jugement dernier, aucun de nous ne veut se tenir à la gauche de Jésus, mais à sa droite. Nous voulons tous entendre Jésus nous dire : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde » et nous ne voulons pas entendre ce que le juge dira à ceux qui sont à sa gauche. C'est maintenant le temps favorable, c'est maintenant le jour du salut. Faisons tout notre possible pour utiliser le temps afin de faire du bien aux autres, qu’ils le méritent ou non. Dieu n'oubliera jamais. Jésus a dit que ses disciples qui donneraient un simple verre d’eau fraîche à l’un de ces petits recevraient certainement une récompense. (cf. Mt 10, 42).
« Fais-Moi tendrement confiance, fais-Moi aveuglément confiance», et Ste Teresa M.C. a suivi les instructions de Jésus à la lettre et a fait ce qu'elle a fait, elle est devenue ce qu'elle est devenue à travers le creuset de la douleur, des épreuves et de la souffrance !
Jésus n'a pas caché les dures réalités d'un mode de vie M.C.. Il a exigé d'elle et de tous les membres de la famille M.C. d'être des victimes de son amour, revêtues de la pauvreté de la Croix, de l'obéissance de la Croix et de la charité de la Croix. Il lui a dit qu'elle souffrirait : « Tu souffriras, tu souffres maintenant… ». Il a défini la vocation M.C. en termes simples :
« Votre vocation est d’aimer et de souffrir et de sauver des âmes ». Il a même dit qu'elle ne souffrait pas comme lui et sa Mère (Marie) pour les âmes : « C'est pour cela que tu ne te soucies pas de ce qui leur arrive… Tous les deux nous avons tout donné pour sauver les âmes, et toi ? »
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Jésus a besoin de co-rédempteurs, qui deviendraient ses mains et ses pieds étendus, ses yeux et sa langue, surtout son cœur, doux et humble, compatissant et compréhensif. Il ne peut pas se permettre de voir des âmes aller à la damnation éternelle.
Heureuse et sainte fête du Sacré Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.
Que Dieu vous bénisse.
17.04.21
Dimanche de Pâques, le 4 Avril 2021.
MON VOYAGE ET MA MISSION À CALCUTTA
«L'amour ne vieillit et ne se fatigue jamais. L'amour ne meurt jamais"
Introduction. Dieu veut que nous restions ouverts à sa volonté et à son plan, même lorsque cela peut entraîner de grandes souffrances et des épreuves. Il veut que nous soyons prêts à prendre des risques pour l'amour de Dieu, comme l'a fait Jésus, son Fils unique. Pour Jésus, cela signifiait un anéantissement total et une «kénose». Pour lui, cela signifiait apprendre à obéir à travers de grandes souffrances, «avec un grand cri et dans les larmes» (cf. He 5, 7-9).
Faire la volonté du Père était primordial dans l'esprit de Jésus. Il est même allé jusqu'à préférer mourir sur la Croix comme un criminel plutôt que de désobéir à son Père. Il n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti… (cf. Phil 2, 6-11).
Bien que je n'eus pas l'intention de voyager à travers l’Inde quand j’ai pensé aller à Deepashram et à Anandashram, j'ai changé d'avis lorsque j'ai pris connaissance de l'état de santé précaire du frère Michael Barla M.C. Je me suis senti obligé d'aller à Calcutta, ce qui signifiait bien plus que ce que j'avais pensé au départ. Plus je priais, plus il devenait clair pour moi que mon voyage et ma mission en Inde ne pourraient être complets sans aller à Calcutta.
Voyage à Calcutta. Ma visite à Calcutta a été extrêmement riche et belle, bien qu’en même temps très exigeante ! En suivant l’inspiration du Saint-Esprit et en confiant tout au soin et à la protection de la Sainte Famille, en faisant les choses sans compter le coût, sans chercher de repos ni de récompense, c’est devenu l’œuvre de Dieu! Je pourrais dire que ce fut l'une de mes meilleures visites à Calcutta de ces dernières années !
Tard dans la nuit du mardi 9 mars, on m’a conduit à l'aéroport international Indira Ghandi de New Delhi, situé à environ 30 minutes de route de Deepashram, Rajive Nagar, Gurugram, quand il n’y a pas de circulation. Trouver un billet d’avion très bon marché pour Calcutta signifiait deux choses : prendre un vol très tôt le matin et faire le tour, ce qui signifiait voyager plus de cinq heures au lieu de deux heures. C'est exactement ce que j'ai fait au petit matin du mercredi 10 mars 2021. En Inde, tous les aéroports sont surpeuplés, en particulier tous les vols intérieurs. L'embarquement commence une heure avant le décollage, ce qui entraine souvent un atterrissage anticipé ou au moins un à l'heure.
Mon vol de New Delhi à Calcutta était via Suret, à Gujurat. Mr Matthew, mon neveu, attendait à l'aéroport de Calcutta, afin de gagner du temps et de profiter au maximum de mon voyage missionnaire à Calcutta, en total 5 jours en tout, y compris le voyage. En conséquence, ma première visite fut pour le Morning Star College, où trois de nos frères font des études de théologie, dont l'un d’eux est le frère Michael Barla M.C., qui est bien pris en charge par nos sœurs M.C. de Baruipur, l'une des Communautés de sœurs M.C. située en dehors de Calcutta.
Visite au Morning Star College. Le Morning Star College étant plus proche de l'aéroport, ma première visite a commencé par là. Le Recteur, le très Révérend Fr. George Panthanmakel MCFS, le personnel et les étudiants m'ont surpris par leur accueil très chaleureux, leur amour tendre et leur hospitalité généreuse. C'était l'heure du déjeuner. Bien que nous pensions que nous allions être en retard d’après les indications de Google map, nous sommes arrivés sur place cinq minutes avant la prière précédent le déjeuner.
A la fin de la prière, dans le réfectoire des étudiants, le très Révérend P. Recteur a donné très gentiment et doucement une introduction formelle bien écrite au personnel et aux étudiants, Ils étaient environ deux cents en tout. Sur la base de la tradition indienne, ils m'ont mis un châle. On m'a demandé de leur donner un message pour lequel je n’étais pas du tout préparé. Je ne m'étais pas attendu à un accueil aussi riche ni à la perspective de donner un message. Dieu soit remercié. Le Saint-Esprit a rempli le réfectoire de sa présence, en le faisant devenir pendant une minute la chambre haute du Morning Star College.
Après notre déjeuner au réfectoire du personnel, j'ai passé du temps avec les deux étudiants en théologie: le frère Ranjan Bosco M.C. et le frère Dharamveer M.C. C'était si bon de les rencontrer après si longtemps. Ils étaient presque à la fin de leur année scolaire. Ils m’ont dit qu'ils devraient tous quitter le Collège le dimanche 21 mars 2021. Tous deux devaient se rendre chez eux et Orissa étant le plus proche voisin du Bengale occidental, ils pensaient aller directement chez eux avant d’aller à Gurugram via Delhi.
Après notre rencontre avec les deux frères et aussi avec le doyen des études, nous nous sommes dirigés vers la Maison-Mère des sœurs Missionnaires de la Charité.
Visite de la tombe de Ste Mère Teresa M.C. Aller à Calcutta sans visiter la tombe de Ste Mère Teresa M.C. serait non seulement incomplet, mais aussi une grande perte pour moi. En plus de cela, il y avait d'autres raisons valables, à savoir me souvenir et prier pour tous ceux qui m'avaient demandé de me souvenir d’eux sur la tombe de Ste Teresa MC, tous ceux à qui j'avais promis que je me souviendrais d’eux, et tous ceux pour qui je devrais prier, tous nos frères, tous les laïcs M.C. , les bienfaiteurs et les bénévoles, tous les plus pauvres des pauvres, en particulier pour tous nos résidents dans toutes nos maisons. Alors que je m'agenouillais devant la tombe, la liste des personnes pour lesquelles je devais prier ne cessait de s'allonger dans mon esprit et j'ai tout confié à notre Mère Teresa.
Rencontre avec Sr Prema M.C. et les Conseillères et la sainte Messe à la tombe de Mère. Après une heure et demie de rencontre avec Sr Prema M.C. et deux de ses conseillères, Sr. Patrick M.C. et Sr Christy M.C., j'ai eu la messe à la tombe de la sainte pour inaugurer l'année du jubilé d'or de mon ordination sacerdotale, qui avait eu lieu dans l'église St Ignace, l'église paroissiale de la branche active de nos frères M.C.. C'est là que j'ai été ordonné prêtre la veille du dimanche de la Mission, le 23 octobre 1971, par Son Excellence l'archevêque Lawrence Picachy S.J. de bonne mémoire, qui plus tard a été fait Cardinal.
Le souvenir de ce soir-là est revenu à ma mémoire, quand le frère Andrew M.C. a appelé mon nom, mon père et ma mère bien-aimés en procession me tenant par la main m'amenant à l'évêque et m'offrant au Seigneur. Depuis, tant de choses merveilleuses se sont produites, des expériences de toutes sortes, bonnes et douloureuses…
Le mercredi 10 mars 2021 à 17h00, j'ai éprouvé une profonde gratitude envers Dieu de m'avoir donné à nouveau l'opportunité d'offrir la sainte messe avec Sr Prema M.C. et sa communauté de sœurs, ce qui fut un don très spécial de Dieu. J'ai remercié Dieu pour tous ceux qui m'ont aidé de quelque manière que ce soit au cours des 50 longues années de pèlerinage dans les différentes parties du monde, pour des périodes courtes ou longues, à commencer par Ste Teresa M.C. Le Seigneur m'a utilisé au maximum et continue de m'utiliser, même si je suis si indigne, faible et pécheur. Lui seul peut faire de moi «un pêcheur d'hommes» (cf. Lc 5, 10). Ici, le pécheur est fait sauveur. Notre vie sur terre est en effet un grand mystère ! Chaque jour, en tant que prêtre, depuis 50 ans, je célèbre l'ineffable mystère de l’Eucharistie ! Chaque célébration de l’Eucharistie est censée être ma première messe, ma seule messe et la dernière messe. «Ma messe est ma vie, et ma vie est une messe prolongée», disait St Albert Hurtado.
Plus que la dépouille mortelle de Ste Mère Teresa MC, ce que j'ai vécu, c'est sa présence et sa prévenance réelles et vives, son amour sans faille, son courage inébranlable et sa confiance invincible et aimante dans la providence de Dieu, pour vivre non pas hier ni demain, mais aujourd'hui. Cela aussi est absolument vital pour notre vie et notre mission, en particulier avec nos pauvres. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour ne pas perdre notre temps, notre énergie et nos talents à vivre hier et demain mais vivre notre vie «aujourd'hui».
Avant de quitter la Maison-Mère, Sr Prema M.C., Mr Matthew et moi, nous sommes allés sur la tombe de Ste Mère Teresa M.C. pour la remercier une fois de plus. Mr Matthew en a profité pour prendre quelques photos de Sr Prema M.C. et de moi à la tombe. Il y avait une guirlande de fleurs très fraîche placée par l’un des visiteurs venus prier sur la tombe de la sainte. Sr Prema M.C. a pris la guirlande de fleurs et l'a mise sur moi.
La tombe de Ste Teresa de Calcutta M.C. est maintenue très vivante, non seulement la tombe, mais aussi l'apostolat, qui est réalisé avec zèle et ferveur. En soi, c’est une prédication par les mots et par l’exemple, par la force de persuasion, par la sympathie dans l’action, la plénitude évidente de l’amour que leur cœur porte à Jésus (cf. la prière du St cardinal Newman).
Comme Sr. Lynn M.C. avait parlé d'une sainte messe avec les groupes des LMC de Calcutta, nous avons décidé de célébrer la sainte messe le 11 mars 2021 à 17h00. sur la tombe de Mère.
La mission à Baruipur - Rencontre avec le frère Michael Barla M.C. Nous avons passé la nuit chez Mr Matthew et Mme Molly à Antaragram, Baruipur, tout près du lieu où résidait le frère Michael Barla M.C.. Après un délicieux dîner, préparé par Mme Molly et après ma prière nocturne, je me suis couché dans le lit qui m’attendait pour m’accueillir.
À 5 h 45, nous sommes partis pour le couvent des sœurs M.C. où le frère Michael Barla M.C. est pris en charge par nos sœurs M.C., par Sr. Laura Maria M.C., la Supérieure, et sa communauté. Je ne sais pas comment exprimer notre gratitude aux sœurs, en particulier à la communauté de Kirtan Khola de Baruipur!
Déjà avant de commencer la sainte messe dans la matinée du jeudi 11 mars 2021, j'ai rencontré le frère Michael M.C. Grâce à Dieu, le frère Michael M.C. avait l'air très reposé et sa santé s'était améliorée. Toutes les sœurs sans exception dirent que c'était un miracle que le frère Michael soit toujours vivant et qu’il aille bien maintenant.
Après notre petit déjeuner, le frère Michael Barla M.C. et moi, nous nous sommes assis ensemble et nous avons eu un dialogue intéressant et instructif. Il était isolé du reste des étudiants de l’université. Non seulement il perdait du poids, mais pire encore, son corps devenait de plus en plus faible, à tel point que le Père Recteur s’est beaucoup alarmé et lui a cherché un meilleur lieu. Merci à Sr. Prema M.C., Sr. Lysa M.C. et à d'autres qui ont heureusement trouvé une place dans l'une de leurs maisons à Baruipur, où il est bien pris en charge par les sœurs. Sr. Laura Maria M.C., la Supérieure, m'a dit qu'ils avaient tous pensé que le frère Michael M.C. ne pourrait pas survivre. Au cours des nombreux examens cliniques effectués, il est devenu clair que le frère Michael M.C. souffrait de tuberculose. De bons médicaments, de la nourriture, des soins, ainsi que beaucoup de prières des frères et des sœurs, ont fait que le frère Michael M.C. a retrouvé ses forces, à tel point qu'il a l'air déjà bien. Le médecin a conseillé, si je ne me trompe pas, de rester encore un temps au même endroit, là où il se trouve actuellement.
Ma gratitude va à Dieu et à tous ceux qui ont aidé et aident le frère Michael Barla M.C. à revenir à son état normal. Des remerciements sincères vont au frère John Job M.C., qui a contacté nos sœurs M.C. à Calcutta à la demande du P. Recteur et du personnel du Morning Star College de Barrackpore.
Au nom du frère Michael Barla M.C. et du frère John Job M.C., je voudrais exprimer notre profonde gratitude au très révérend P. George Panthanmakel, le recteur du Morning Star College, au Père Ajit V.C., le doyen des études, à Sr Prema M.C. et à ses conseillères, à Sr. Laura Maria M.C. et à sa communauté de sœurs et à tous les autres qui ont aidé et qui continuent d'aider le frère Michael M.C. à être fort d'esprit, d'âme et de corps. Il a également beaucoup de temps pour prier et adorer Jésus dans le Pain de vie. Je me suis senti vraiment heureux d'être allé rencontrer le frère Michael M.C. et les autres. Dieu entend le cri des pauvres, béni soit le nom du Seigneur.
Messe avec les LMC à la tombe de Ste Mère Teresa. Sur le chemin du retour de Baruipur, nous sommes passés par Tengara, où nous avons rencontré deux autres Conseillères Générales : Sr. Lysa M.C. et Sr. Donatian M.C. avec un groupe de prière des sœurs, Sr Marina M.C. et le groupe de cours de spiritualité des sœurs avec Sr Cyriac M.C. Je les remercie chaleureusement pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité. Comme d'habitude, on m'a demandé de partager quelques réflexions avec les deux groupes. À ce moment-là, le déjeuner était prêt, après lequel nous sommes allés rendre visite à nos frères M.C., qui déjeunaient eux aussi. Après un très long moment, j'ai pu rencontrer le frère Yesudas M.C., qui a été l'un de mes novices pendant deux ans à Calcutta, de 1972 à 1974.
En route pour Shishubhavan, nous avons rendu visite à Mme Sumita Mantosh, l'une des premières LMC en Inde. Après avoir laissé mes affaires à Shishubhavan et après avoir rencontré Sr Deepam M.C., une de mes paroissiennes et la Supérieure Régionale de la région de Calcutta, je suis allée à la Maison-Mère. À 17 h 00 nous avons eu la messe ensemble à la tombe de Ste Mère Teresa avec le groupe des LMC de Calcutta. De nombreuses sœurs, dont Sr Prema M.C., se sont jointes à la célébration. Les LMC étaient ravis d’avoir une messe ensemble à la tombe de Ste Mère Teresa après si longtemps !
Avant de quitter la Maison-Mère pour la dernière fois, je suis allé saluer Jésus dans la chapelle à l'étage et je l'ai remercié tout spécialement pour les cinquante dernières années de son aide, de son soutien et de ses conseils sans faille. J'ai le sentiment que l'année 2021 n’est pas suffisante pour lui exprimer ma gratitude. Ce fut très aimable de la part Sr. Prema M.C. qui était en adoration de sortir pour venir me dire au revoir. Que le bon Dieu continue de la bénir, ainsi que les Conseillères et toute la famille M.C. !
Première messe du frère James M.C. Ma profonde gratitude va à Sr Deepam M.C. et tous ceux de Shishubhavan pour leur accueil chaleureux, leur amour tendre et leur hospitalité généreuse. Ils m'ont demandé d'offrir la sainte Messe pour leur communauté de sœurs le vendredi 12 mars 2021 à 6 heures du matin, ce que j'ai fait. Après la messe et le petit déjeuner, accompagné de deux sœurs M.C., je suis allé à l'aéroport pour me rendre à Bagdogra pour participer à la première messe solennelle du frère James M.C. célébrée le samedi 13 mars 2021 sur son lieu d'origine.
Le frère James M.C. est venu avec nos sœurs M.C. de la communauté d'Alampur, conduisant plus de cinq heures jusqu’à l'aéroport de Bagelogra pour m'accueillir et m'amener chez lui. Les sœurs M.C. de la communauté d'Alampur ont si chaleureusement, si gentiment et si joyeusement pris soin de moi.
Le samedi 13 mars 2021 a été une grande et joyeuse journée. Cela a été une célébration très solennelle et très colorée. Un peu après 10 heures, l'évêque de Raiganj est arrivé. Il y avait deux groupes de chanteurs et de danseurs pour nous accueillir depuis la route principale jusqu’à la maison du frère James M.C., où un autel très joliment décoré avait été préparé. Tout autour, le quartier parlait sans mots, de quelque chose de beau et de merveilleux qui se passait !
Alors que nous arrivions au milieu de la musique et des danses dans leur costume traditionnel, nous nous sommes rapprochés de la maison où les nièces et les membres de la famille du frère James M.C. nous ont accueillis avec leurs coutumes traditionnelles. L'évêque m'a dit de leur permettre de faire ce qu'ils voulaient pour nous accueillir. Ils nous ont lavé les pieds, les ont séchés avec une serviette et les ont embrassés. Ils ont appliqué de la pâte de bois de santal sur notre front. L'un d'eux m'a lavé le visage, l'a essuyé avec une serviette puis a pris une cuillère et m’a mis des bonbons dans la bouche. Puis ils ont lavé mon visage et l'ont essuyé une fois de plus. Pour moi, c'était une nouvelle expérience ! J'ai essayé alors d'accepter tout sans réagir.
L'évêque et moi avons été amenés par frère James M.C. dans une pièce simple préparée pour l'occasion. Lentement nous nous sommes préparés pour la sainte messe, à laquelle de nombreuses personnes ont participé. Plus d'une douzaine de prêtres ont concélébré avec le frère James M.C. L'évêque et moi avions des chaises spéciales préparées à droite et à gauche des deux concélébrants principaux, qui assistaient le frère James M.C.. Le frère James M.C. a pratiquement chanté toute la messe. C'était dans leur langue tribale Santali. Je me suis senti très béni d'être là pour me joindre au village natal du frère James M.C. pour participer à cet événement unique. Curieusement, je pouvais en gros suivre les commentaires, l'homélie, etc.
Nos sœurs M.C. ont cinq communautés dans le district de Malda. Il y avait donc une bonne représentation de nos sœurs M.C.. Certains de nos frères M.C. actifs étaient également présents. L'atmosphère n'était pas seulement colorée mais aussi priante, non seulement priante mais aussi en état de grâce !
Bien que le temps fût censé être chaud, il ne faisait étonnamment pas du tout chaud, mais agréable. Suivant le langage du peuple de l'Ancien Testament, Dieu a protégé les gens de la chaleur torride en les recouvrant d'épais nuages blancs, à tel point qu'à la fin de la distribution de la sainte Communion, il y eut une forte pluie. Personne ne s'attendait à une aventure aussi inhabituelle. Dieu a répandu ses grâces et ses bénédictions sur tous les villageois pour exprimer sa joie d'avoir le frère James M.C. Il a montré sa présence tendre et aimante parmi nous !
La pluie s'est calmée. Le repas était prêt. La foule a commencé à revenir. À ce moment-là, il était temps pour moi de prendre la route pour plus de cinq heures de voyage. L'évêque est allé au couvent des sœurs M.C. à Alampur. Les félicitations devaient avoir lieu peu après la sainte messe. Elles n'ont pas eu lieu à cause de la pluie. Alors que j'allais vers le véhicule, un des prêtres m'a demandé de partager avec eux mes impressions personnelles en quelques mots, ce que j'ai fait pendant quelques minutes, bien que n'étant absolument pas préparé. Ce fut complété par l’intervention du frère James M.C., qui a expliqué mes paroles dans leur langue.
L'amour peut tout faire et tout endurer. Il n'y a rien que l'amour ne puisse faire. L'amour peut tout faire. L'amour peut traverser les rivières et les océans et gravir les collines et les montagnes. L'amour ne vieillit jamais, l'amour ne meurt jamais, l'amour ne perd pas de temps en lamentations, l'amour n'est ni conditionnel ni mathématique. Il n'y a pas de peur dans l'amour, l'amour parfait fait disparaître toute peur, tout doute et toute suspicion. L'amour est plus fort que la vie.
Aller à Calcutta m'a fait réaliser une fois de plus que l'amour ne vieillit et ne se fatigue jamais ; l'amour ne meurt jamais. Ste Mère Teresa M.C. est morte, mais son amour pour Dieu et pour son prochain, en particulier pour les pauvres, n'est pas mort. Sa tombe est un témoignage de son amour éternel, s'exprimant continuellement en obtenant les faveurs et les bénédictions de Dieu. Sa vie au paradis consiste à faire du bien sur la terre. Chaque communauté M.C. est une expression de l’amour éternel de Dieu et du tendre soin pour les pauvres de Dieu ! Chaque maison M.C. est censée être comme une bougie allumée dans ce monde de ténèbres. Les M.C. et les LMC et toutes les personnes de bonne volonté, essayons de devenir ce que nous sommes ! N'essayons pas de déprécier notre vocation de M.C.-LMC, mais faisons de notre mieux pour la vivre pleinement et aider les autres à faire de même.
Je souhaite à chacun et à tous un dimanche de Pâques très saint et plein de joie, qui est indissociable du Vendredi saint. La douleur, les chagrins et la mort de Jésus sur la croix le Vendredi saint sont engloutis par la joie de la Résurrection de Jésus le dimanche de Pâques ! Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité ; il est vraiment ressuscité ! Alleluia !
Que Dieu vous bénisse tous.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
15.03.21
Mercredi des Cendres, 17 février 2021
«Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut» ( 2 Co 6,2)
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Je loue Dieu et je lui rends grâce pour chacun de vous pour toutes vos prières ferventes, vos sacrifices généreux et pour la mission et le ministère zélés et durables envers tous nos pauvres de toute sorte, dont nous sommes appelés à être les gardiens et les serviteurs. Chaque fois que nous prions : «Rends-nous dignes Seigneur, de servir…», nous nous souvenons de notre indignité à aimer et à servir… Au moins cinq fois par jour, nous exprimons notre indignité :
1) Juste avant la sainte communion, nous prions : «Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…»
2) Après la sainte communion, nous prions : «Rends-nous dignes Seigneur, de servir nos frères…» Ici je réalise très profondément mon indignité à recevoir Jésus dans le Pain de vie et mon indignité à servir Jésus dans les plus pauvres des pauvres.
3) Trois fois par jour, c'est-à-dire le matin, le midi et le soir, nous prions : «Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ». Notre Dame nous rend dignes et nous lui demandons trois fois par jour de faire cela pour nous, de nous aider à être dignes.
Quand nous lisons les Actes des Apôtres au chapitre 5,41, nous voyons la joie des apôtres quand ils ont été jugés dignes de souffrir pour le nom de Jésus. Cela signifie que nous ne sommes pas dignes de souffrir au nom de Jésus ! St Pierre et St Jean et les autres apôtres avaient alors compris le sens chrétien de la souffrance humaine. Ils en étaient arrivés alors à considérer la souffrance comme un privilège plutôt que comme une punition.
Cherchons à atteindre ce niveau de vie spirituelle et demandons à St Pierre et aux autres apôtres de nous aider à souffrir comme ils l'ont fait dans leur vie et enseigné par leurs paroles. St Padre Pio avait l’habitude de dire : «Si je n'ai rien à souffrir pour Jésus et avec Jésus, ce serait ma souffrance». St. Chavara Kuriakose Elias disait : «Le jour où je n'ai rien eu à souffrir pour le Seigneur, ce jour-là a été une perte».
Le Kairos de Dieu. Dix-sept fois, St Jean mentionne dans son évangile «l'heure» de Jésus. Cette heure de Jésus était très liée à sa passion. Si nous essayons de suivre seulement la montre et le calendrier, nous pouvons facilement devenir impatients et découragés. Nous devons être ouverts à l'heure divine, le Kairos de Dieu, surtout maintenant avec le coronavirus. Le monde éprouve non seulement un sentiment de confusion, mais aussi d'impuissance. La Bible parle du déluge au temps de Noé (Gn 6,1 et suiv.), qui a dévasté tout le monde connu de cette époque, c'est-à-dire le Moyen-Orient d'aujourd'hui.
Le coronavirus a détruit de nombreuses vies et continue de le faire. L'arche de Noé est pour nous l'Église de Jésus-Christ, la Lumen Gentium, la lumière et la vie du monde. Tous ceux qui étaient dans l'arche ont été sauvés du déluge, tous ceux qui suivent réellement l'enseignement, le Magistère de l'Église sont en sécurité dans l'arche de Jésus-Christ. L’Église est notre Mère et notre Enseignante, l’Église est notre Mère et notre Sauveur. L’Église par les sacrements et ses enseignements fait de nous le peuple saint de Dieu. Autrefois nous n'étions pas un peuple, aujourd’hui nous sommes devenus le peuple de Dieu, alimenté, nourri et fortifié par les sacrements et les sacramentaux dans l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique.
Notre IVème Chapitre général, qui devait débuter en juin de cette année, est toujours en point d'interrogation, car la situation mondiale du coronavirus est toujours un problème grave. Nous avons écrit à notre supérieur légitime, son Eminence le cardinal Angelo de Donatis, pour le reporter en 2022, pour être sûrs, nous avons parlé de septembre ; mais si la situation du coronavirus change et s'améliore, nous anticiperons notre Chapitre à une date dans l'année à venir. Tout dépend de sa décision !
Même si notre société est très petite, nous devons tout de même avoir une préparation adéquate. Veuillez continuer de prier fidèlement la prière pour notre Chapitre général. Dès que nous aurons des nouvelles du Cardinal Vicaire, nous pourrons planifier. Ne laissons pas la paresse et la tiédeur s'infiltrer dans notre vie spirituelle personnelle ni dans nos communautés ; notre Société dans son ensemble doit être de plus en plus fervente !
Le frère James M.C. a demandé son visa pour le Nigéria. La dernière action de frère Matthieu M.C. (RIP) a été d’envoyer par DHL les lettres d'invitation originales et des lettres similaires, la veille de son retour à Dieu.
Entre temps, le Conseil s'est réuni via Skype et a décidé de procéder aux ordinations sacerdotales de deux de nos diacres, frère Xavier Shaji M.C. et frère James M.C.. Ils ont été ordonnés diacres le 1er juin 2019 à Deepashram, c'est-à-dire il y a un an et huit mois. Si Dieu le veut, ils seront tous deux ordonnés prêtres le samedi 6 mars 2021 à 16h30 dans notre chapelle de la Sainte Famille, à Deepashram, par Son Excellence Rv. Anil Thomas Couto, archevêque de Delhi. Le frère John Job M.C., si Dieu le veut, leur prêchera la retraite de huit jours. Après l’ordination, le frère James M.C. pourra aller chez lui pour sa première messe ; puis le 24 mars, si Dieu le veut, il se rendra à Lagos, au Nigéria. Le frère Xavier Shaji M.C. pourra aller chez lui seulement après Pâques.
Seuls les citoyens indiens peuvent désormais se rendre en Inde. Le frère Benoît M.C. m’accompagnera donc à New Delhi le dimanche 28 février 2021 ; Si Dieu le veut, nous arriverons à l'aéroport international de New Delhi le lundi 1er mars à 8 heures par Air India. Nous partons avec un billet aller simple. Nous ne voyagerons peut-être pas beaucoup à l’intérieur du pays. La date exacte de retour à Rome ne peut être fixée qu'à partir de l'Inde. Veuillez prier pour que tout se passe bien en Inde. Grâce à Dieu, le frère James M.C. a déjà obtenu son visa pour le Nigéria. Nous prions pour que la cérémonie d'ordination soit une véritable expérience de Pentecôte pour nos frères et une nouvelle Pentecôte pour notre Société.
Le frère Donatus M.C. est en retard pour ses vœux à vie. Nous espérons que cela se fera la veille du Dimanche de la Miséricorde Divine, le 10 avril 2021, à Lagos, si tout se passe bien.
Nos postulants à Lagos sont très éprouvés. Ils attendent toujours très patiemment de commencer leur noviciat. Le temps d'attente dans la patience et dans la foi, l'espérance et l'amour est un temps de grande grâce. «Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.…» (Rm 8, 28).
L'une des LMC aux Philippines possède un magnifique centre de prière (de retraite), qu'elle aimerait donner à notre société MCBC. Mme Janine Lloren LMC et d'autres LMC des Philippines et de la diaspora, sont prêts et désireux de couvrir toutes les dépenses nécessaires pour démarrer une communauté MCBC aux Philippines. Ils sont en contact avec le frère Ramon M.C., qui se rendra aux Philippines dès qu'il le pourra. Le frère Christopher, notre novice de 2ème année pourra rejoindre le frère Ramon M.C. aux Philippines. Il y a plusieurs jeunes prêts à essayer notre mode de vie et notre mission, et les LMC ont vraiment hâte d'y accueillir les frères. Incluons tous nos projets et nos plans futurs dans notre messe quotidienne, l’adoration, le chapelet, etc.
Le frère John Job M.C. a subi une intervention chirurgicale. Il récupère lentement. Le temps et la patience sont des facteurs indispensables pour la croissance et la maturité. Faisons bon usage du temps et des talents pour sauver les âmes. Nous sommes appelés par Jésus à aimer, à souffrir et à sauver les âmes. Faisons de notre mieux pour le faire en faisant des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
Le frère Vimal John M.C. écrit: «… nous espérons que l'aéroport d'Israël sera ouvert aux pèlerins à partir du 20 février 2021». Nous devons attendre et voir. En attendant, nous continuons à prier avec plus de ferveur, à offrir plus de sacrifices et à sourire plus tendrement.
La prière la plus puissante de toutes les sortes de prières est la prière d'action de grâce. Lorsque nous avons des difficultés avec quelqu’un, louons et rendons grâce à Dieu pour cette personne. Ne remplissons pas nos cœurs d’un tas de négativité et de polémiques, mais aidons-nous les uns les autres, comme nous nous appelons les uns les autres «Frère». Notre famille spirituelle est maintenant le Mouvement des LMC. Nous devenons frères et sœurs les uns pour les autres en faisant la volonté de Dieu. C'est aussi la raison pour laquelle nous nous appelons «Frère untel». Nos frères et sœurs de sang sont des dons de Dieu pour nous ; mais nos frères dans nos communautés et dans notre Société sont bien plus nos frères en répondant à l’appel de Jésus et en essayant de faire la volonté de Dieu avec amour, paix et joie. Louons le Seigneur. L'amour ne peut être ni tué ni détruit. Vous pouvez abattre une personne, vous pouvez crucifier quelqu'un sur la croix, mais l'amour ne peut pas être abattu ou crucifié. L'amour ne peut pas être conquis, mais l'amour conquiert tout et tous !
Je voudrais conclure cette lettre en citant ici la VIème Station du chemin de Croix de notre livre de prières des M.C. et des LMC : « On se souviendra pour toujours du geste instinctif de piété de Véronique. Tout ce que nous faisons pour quelqu’un, le Christ s’en souvient comme fait à Lui-même. («C’est à moi que vous l’avez fait»). Ainsi, n'hésitez pas à faire du bien aux autres, qu'ils le méritent ou pas. Dieu ne l’oubliera jamais »
Encore une fois, je vous souhaite à tous un Carême béni et saint qui nous prépare à la grande fête de Pâques !
Avec mon Amour et mes prières.
Fr. Sebastian Vazhakala m.c.
Que Dieu vous bénisse.
16.01.21
Noël 2020
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu…
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 14)
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la grâce, la paix et la joie de Noël remplissent nos cœurs en abondance pour l'anniversaire de notre Sauveur. Essayons d'avoir en ce Noël les mêmes sentiments et le même esprit qu’avaient Marie et Joseph !!!
Jésus qui est né dans la maison du pain (c'est le sens du mot Bethléem), devient le Pain de vie dans chaque célébration eucharistique. Jésus qui était enveloppé de langes est maintenant enveloppé de fibres de blé. Jésus qui était couché dans une mangeoire, où les animaux étaient nourris, n'est plus seulement notre mangeoire, mais il devient notre nourriture et notre boisson. Quel mystère d'Amour insondable !
Noël est une fête de joie et de paix. Pourquoi ? Parce que Noël est une fête de rupture et de partage. Dieu lui-même a donné son Fils unique au monde, particulièrement au monde des pauvres. Plus nous partageons avec nos pauvres, plus nous éprouvons de joie et de paix. « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir» (Actes 20,35)
« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu ». Ce verset du Psaume 45 m'a frappé lorsque j'ai ouvert ma Bible au hasard ; et je me suis rendu compte que le Seigneur me dit (nous dit) de cesser toute activité mouvementée, de prendre un moment pour moi-même pour faire une pause, surtout en ce temps de l'Avent et de Noël. Ce n'est qu’en entrant dans le sanctuaire intérieur de notre être que nos yeux commenceront à s'ouvrir et que nous verrons le Seigneur de notre propre être, secrètement assis dans son renfoncement le plus profond. Là, nous tombons à genoux dans une profonde adoration devant le Dieu insondable, qui dans la plénitude des temps est descendu de son propre monde de gloire à un monde voué à la destruction (Sagesse 18,15) sous l’apparence d'un bébé faible et minuscule. Un esprit humain peut-il saisir cette indescriptible condescendance du Tout-Puissant ! Les mots humains sont insuffisants pour traduire le sens et la signification de cet acte divin. Et pourtant, jour après jour, cette condescendance, cette kénose (se vider soi-même), ce Noël se passe à travers le monde de mille et une façons.
Faites une pause. Prenez votre temps et regardez le sacrement de l'Eucharistie, par exemple ; c'est un vrai Noël… la descente d'un Dieu sur l'autel pour devenir pour nous nourriture et boisson. L'homme, et lui seul, est la préoccupation de Dieu. Dieu travaille sans relâche et inlassablement à son plan de salut pour l'homme déchu. En faisant une mauvaise utilisation du don le plus précieux qu’est sa liberté, l'homme est constamment tenté de s'éloigner de la maison du Père. Un Dieu miséricordieux et généreux avec une patience infinie et un amour tendre attend le retour de ses «prodigues».
Nous vivons dans un monde complexe fait de nombreuses contradictions. Il y a un cri de bataille constant pour la paix et la justice, dans un monde de haine et de guerre. La violence est devenue la prérogative de l'homme, sa façon de vivre et de survivre. La plus grande partie de la vie de l'homme est contrôlée par la peur ! Les gens ne se font presque plus confiance. Poussée par la tyrannie et la peur, une mère tue son propre enfant quand aucune résistance ou défense n’est possible… une victime sans défense si brutalement attaquée. L'humanité se dirige vers une folie atroce. Dans un monde comme le nôtre, lorsque le matérialisme a le plus haut pouvoir et le dernier mot, toutes les valeurs spirituelles et surnaturelles s'effondrent. Pour les matérialistes, les valeurs surnaturelles sont un obstacle au progrès et à la prospérité. Le monde s'éloigne de plus en plus de son véritable centre, avec comme conséquence tant d'insécurité, de peur et de méfiance. À la recherche d'une vie meilleure et plus confortable, l'homme remplace Dieu par les choses matérielles et finit par se retrouver dans le désespoir total. Même la fête de Noël est devenue un événement commercial, un temps pour gagner plus d'argent, un temps pour les entreprises compétitives. Elle a si tristement perdu son esprit d’origine, sa beauté et sa simplicité, son sens et sa signification. Qui aura le courage de relever le défi de tenter de raviver l'esprit originel de Noël ?
Faites une pause. Prenez votre temps et voyez se vider de lui-même un Dieu qui se rend visible et vit parmi nous sous la forme de nos grands-parents ou de personnes âgées, sous la forme de nos enfants ou de nos parents, sous la forme d’un mari ou d’une épouse, sous la forme des plus pauvres des pauvres, ou sous la forme des riches et des personnes aisées… Souvent, nous sommes comme les disciples d'Emmaüs (Lc 24) : nous ne Le reconnaissons pas, car nous vivons dans notre propre monde d'idées préconçues, de préjugés et de sentiments. Et donc, même lorsque nous vivons avec Lui, que nous marchons avec Lui, que nous travaillons ou conversons avec Lui, nous ne Le reconnaissons pas, à moins et jusqu'à ce qu'Il nous ouvre les yeux "à la fraction du pain". Il est très intéressant de noter que c’est seulement quand les disciples L'ont pressé de rester avec eux et quand ils ont été prêts à rompre le pain ensemble, que leurs yeux se sont ouverts et qu’ils ont pu Le reconnaître. Chaque fois que nous voyons la venue du Christ sous une forme ou une autre, nous avons notre Noël.
Je rappelle ici une de mes expériences récentes. Je suis entré dans une église en passant rendre visite au Saint-Sacrement. La Sainte Messe était en cours et l'église était plutôt pleine. Je me suis agenouillé au fond de l'église et j'ai prié en silence. Tout à coup, une étrange sorte de sentiment et de désir de voir le visage de Jésus est né en moi. Le chérissant dans mon cœur, j'ai prié avec plus de ferveur. Quand j’ouvris les yeux, je vis les gens quitter l'église comme la messe était finie. D'une certaine manière, j'étais heureux, pensant qu'une fois les gens partis, Jésus pourrait m'accorder une audience privée. J'ai attendu et j’ai prié encore plus fort, mais à ma grande déception, j'ai dû quitter l'église sans que ma prière soit exaucée.
En quittant l'église, je me suis dirigé vers la maison. Alors que je marchais le long du trottoir, un homme est venu me demander quelques pièces pour une tasse de café. Ses yeux étaient lourds, ses vêtements sales, il avait l'air épuisé et inquiet. J'ai senti que son besoin était plus qu'une tasse de café. Alors je lui ai demandé de venir avec moi chez nous où il pourrait se laver, changer de vêtements, manger, se reposer et se détendre. Surtout, il était évident qu'il avait besoin de quelqu'un à qui parler. Alors que je le pressais de venir avec moi, il est venu et ensemble nous avons fait tout ce qui était nécessaire de faire. On l’a aidé à enlever ses vêtements ; on l’a aidé également à enlever la saleté. Pendant toute cette épreuve, il me regardait les yeux remplis et me demandait : qui êtes-vous ? Et pourquoi vous me faites ça ? Ne savez-vous pas que je n'ai pas d'argent à vous donner… Il a pris son bain, changé ses vêtements et pris un repas, temps pendant lequel il a partagé sa longue et tragique histoire. Il était au bord du désespoir au point de se suicider. Son expérience constante de rejet et le sentiment qui en découle d'être indésirable lui ont laissé une marque indélébile. Pendant des années, il n'avait pas reçu la chaleur de l'amour, de l'affection. Nous sommes allés à la chapelle. Il s'est agenouillé, a prié, pleuré et fait sa confession après de nombreuses années. Il a remercié Dieu et les Frères puis il est parti en disant qu'il aimerait revenir chez nous plus tard.
Le soir, comme d’habitude, je faisais mon examen de conscience quand soudain mes yeux se sont ouverts et je me suis souvenu de mon désir «fou» de voir le visage de Jésus. Jésus a entendu ma prière, mais pas comme je le voulais. Il s'est rendu visible dans cette personne qui est venue chez nous, affamée, sale et sans amis. Ce fut un vrai jour de Noël pour moi. Rencontrer ce genre de personne est devenu presque une expérience quotidienne pour nous à Rome. Dans notre société compétitive où la survie du plus compétent et du plus fort est la loi, nous trouvons souvent des personnes qui sont complètement brisées et profondément blessées, des personnes qui ne savent pas où aller ni vers qui se tourner. Passant de la faim à la famine, elles ont perdu le sens de l'amour fraternel et de la véritable amitié, dans un monde d'indifférence effrayante et d'apathie choquante. De plus en plus, le monde devient un immense Foyer pour les Mourants ; tant de pauvreté spirituelle, tant de manque d'amour, même dans les familles, entre mari et femme, entre parents et enfants, parmi les frères et sœurs et entre eux. Les médias modernes, tels que les smartphones, Internet, etc. remplacent la prière en famille, la vie de famille et le partage. On peut en dire autant des familles et des communautés religieuses. Si les smartphones, la télévision et Internet remplacent nos tabernacles, alors il n'y a pas non plus de vraie vie religieuse.
Faites une pause. Ce n'est que lorsque j'ai pris un peu de temps pour faire une pause que mes yeux se sont ouverts et que j'ai pu reconnaître Jésus dans la personne qui était venue sur mon chemin. C'est alors que je L'ai entendu dire : « Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Ces plus petits de mes frères sont partout. Ici à Rome, nous les trouvons dans les hôpitaux, les prisons, les immeubles, dans les parcs publics, au coin des rues, dans notre maison et aussi à «Casa Serena», notre refuge de nuit. Souvent, les personnes vraiment pauvres ne viennent pas à nous ; nous devons aller vers elles. Notre rencontre avec les personnes seules, les oubliés, les abandonnés renouvelle leur esprit, leur apporte la joie et la paix de Noël. Beaucoup d'entre elles veulent prier ensemble ; certaines aiment chanter des hymnes ou des chants ; tandis que d'autres aiment raconter leurs histoires longues et douloureuses. Ce que nous sommes et ce que nous faisons n’est pas si important ; nous sommes les plus faibles et les moins que rien, et nos actions sont tout à fait insignifiantes. C'est la promesse et l'assurance de Jésus : « Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l'avez fait » qui fait toute la différence. Cela nous incite toujours à faire de petites choses avec beaucoup d'amour, à transformer tout type de service en prière, car nous le faisons avec Jésus, pour Lui et à Lui. Seigneur, donne-nous la force de rendre notre amour dans le service plus fécond.
Noël est la fête des pauvres et des petits. Jésus était un avec eux et l'un d'entre eux. De plus, il a été envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Il était pauvre à la naissance, plus pauvre pendant sa vie et le plus pauvre sur la croix. Travailler parmi les pauvres et avec les pauvres nous fait prendre conscience que nous aussi, nous sommes pauvres comme eux. Ce n'est que lorsque nous sommes remplis de la puissance du Saint-Esprit que nous devenons Ses mains fortes pour servir, Ses douces lèvres pour dire Sa Parole et Son cœur chaleureux pour aimer. Nous sommes comme une ampoule. En soi, elle n’a pas de pouvoir à moins d'être connectée à la source par un câble. Pour être sa lumière, nous devons avoir une connexion continue avec Dieu, la Source de toute lumière. La prière et l'adoration nous unissent à Dieu. Chacun de nous est l'ampoule de Dieu à travers laquelle Il brille.
Je voudrais vous remercier pour tout votre amour et votre attention, pour votre partage pour et avec les pauvres. Notre amour doit continuer d’aimer jusqu'à ce que nous mourions d'amour.
Je vous souhaite, à vous et à tous, une très heureuse et sainte fête de Noël, fête de la Sainte Famille, fête de St Étienne, le proto martyr, à frère Stephen M.C., fête de St Jean l'évangéliste, l'apôtre de l'amour, à frère Vimal John M.C., à frère John Job M.C., frère John Francis M.C. et aux autres.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
05.09.20
3 Juillet 2020,
Fête de l’apôtre St. Thomas
Plus nous apprenons à connaître Jésus personnellement, plus nous l'aimons personnellement ; plus nous l'aimons personnellement, plus nous le suivons sans limites ni conditions.
Prenons l'exemple de l'apôtre St Thomas, dont nous célébrons chaque année la fête le 3 juillet. Dans les évangiles des saints Matthieu, Marc et Luc, seul son nom est mentionné dans la liste des douze apôtres, que Jésus a choisis après avoir passé toute la nuit en prière, après avoir consulté son Père (cf. Mc 3, 13-19; Lc 6: 12-16). C'est dans l'évangile de Jean, apôtre et évangéliste, que nous rencontrons St Thomas à trois moments très importants. C'est ici que nous apprenons à connaître le genre de personne qu'était l'apôtre St Thomas, et pourquoi Jésus l'a choisi pour être l'un de ses douze apôtres pour être avec lui et pour être envoyé prêcher et avoir l’autorité de chasser les démons. (Mc 3, 14).
L'évangile de St Marc est très clair et bien construit. «Jésus s’en alla dans la montagne». St Marc ne dit pas, contrairement à St Luc: «Il passa toute la nuit à prier Dieu» (cf. Lc 6, 12).
Le choix des douze était un événement de prière. Jésus n'a rien fait d'important dans sa vie terrestre sans consulter longuement son Père. Le choix des douze a été l’un des événements les plus importants de la vie et de la mission de Jésus. Sa mission et son ministère devaient continuer et disparaître, ce qui dépendait et dépend toujours du genre d'hommes qu'il a choisi.
Lorsque, par exemple, il fut demandé à Ste Teresa de Calcutta de choisir ses membres, Jésus lui a dit: «Je veux des religieuses indiennes, des victimes de Mon amour, qui seraient Marie et Marthe, qui seraient si étroitement unies à Moi qu'elles rayonneraient Mon amour sur les âmes. Je veux des religieuses libres revêtues de Ma pauvreté de la Croix, je veux des religieuses obéissantes revêtues de Mon obéissance de la Croix, je veux des religieuses pleines d'amour revêtues de Ma charité de la Croix… »
Il est clair que Jésus ne veut pas de prétendus disciples confus dont l’engagement serait basé sur des conditions et des intérêts personnels. Au lieu de cela, Jésus veut des disciples convaincus et engagés, qui soient prêts et disposés à risquer leur vie.
C'est ici que nous voyons dans l'évangile de St Jean pourquoi Jésus a choisi Thomas, l'apôtre, comme l'un des premiers membres du groupe. Thomas était un homme de principe et de caractère, déterminé et engagé une fois qu'il avait appris à connaître le genre de personne qu'il avait décidé de suivre. Dans chaque vocation, il y a l'appel et la réponse. Dieu nous appelle librement et nous répondons librement à son appel.
La première rencontre avec St Thomas, l'apôtre, dans le quatrième évangile se trouve au chapitre 11,16. Lorsque certains des disciples ont essayé d'empêcher Jésus d'aller en Judée parce que les Juifs cherchaient à le lapider (cf. Jn 11, 8), c'est St Thomas qui a dit à ses compagnons disciples : «Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui »(Jn 11, 16). La raison pour laquelle Thomas a tout quitté n'était pas pour un gain personnel, un épanouissement personnel, pour avoir une carrière dans la vie, ni pour obtenir une position plus élevée, mais littéralement pour suivre le Maître jusqu’au bout et même accepter la mort. Il est très intéressant de noter que St Thomas voulait que lui-même et ses compagnons non seulement aillent avec Jésus, mais qu’ils meurent aussi avec lui, ce qu'ils ont tous fait à la fin, un par un, dans des endroits proches ou lointains. , comme en Inde pour St Thomas ou à Rome pour St. Pierre et St. Paul !
Les Juifs faisaient des affaires avec les côtes appelées de Malabar, le Kerala actuel et les états voisins. Des côtes de Malabar, Saint Thomas a voyagé jusqu'à ce qu’on nomme aujourd'hui Madras-Mylapore dans le Tamil Nadu, où il a été martyrisé, transpercé par une lance. Cet endroit est connu comme le deuxième calvaire, où l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement a lieu 24 heures sur 24, jour et nuit, où des milliers et des milliers de pèlerins venant de près ou de loin visitent ce lieu saint. C'est ici que nous pouvons voir l'original de la croix de St Thomas, que l'église syro-malabar a pris comme son patrimoine spécial.
Juste en dessous du maître-autel de la cathédrale St Thomas de Madras-Mylapore, nous pouvons voir le tombeau vide de St Thomas, alors que ses restes ont été transférés à Edessa, en Turquie, d'où ils ont été transférés à Ortona, près de Lanciano, en Italie. St Thomas a conservé son idéal jusqu'à la fin tandis qu’il voyageait vers la terre inconnue, mais toujours légendaire de l'Inde, avec d'autres marchands qui allaient exporter diverses sortes d'épices, de l'encens et d’autres marchandises. L'une des plus anciennes synagogues juives se trouve à Cochin, au Kerala, en Inde. En 1948, lorsque le pays d'Israël a été rétabli, plus de cinq mille juifs sont passés d'Inde en Israël, la plupart d’entre eux étaient du Kerala !
La deuxième intervention principale de St Thomas dans l’évangile de St Jean est la déclaration de Jésus à la question de St Thomas: «Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » (Jn 14, 5). Jésus a dit à Thomas : «Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi… »(Jn 14, 6). Voici une incroyable déclaration de la révélation de trois aspects, d’objectifs et de programmes fondamentaux de la vie humaine.
Jésus est le seul chemin vers le ciel, et toute l'humanité du début de la création à sa fin doit prendre ce chemin. Jésus est le chemin sur lequel tous les saints ont marché et sont parvenus au but qu’ils étaient censés atteindre. Jésus est le chemin sur lequel Ste Teresa de Calcutta, St Paul VI, St Jean-Paul II, tous les religieux, les évêques, les cardinaux, le pape et toutes les personnes de bonne volonté ont continuellement marché et continuent de marcher.
Lorsque nous voyageons sur une autoroute vers un endroit précis, nous voyons toutes sortes de véhicules sur la route. Ils vont tous vers la même destination. L'Église, dit Vatican II, est la «Lumen Gentium», la lumière du monde. En Jésus, nous avons toutes les réponses à tous nos problèmes. Dans notre voyage de vie, nous pouvons rencontrer de nombreux obstacles, des doutes, des tentations, des épreuves et des difficultés. Nous voyons de nombreuses sorties, qui peuvent ressembler à la vraie. C'est à ce moment-là que nous avons besoin d'aide, que nous avons besoin d’orientation, que nous avons besoin de consultation et de direction comme nous faisons notre voyage de vie dans ce monde de labeur et de douleur. Notre Dieu est un Dieu d'amour. Il est notre Père et notre Maître. Il n'a qu'un seul souci pour nous : réaliser le but pour lequel il nous a créés. Même à travers les maladies, les calamités naturelles, les accidents… etc. il nous aide à revenir à lui. Il nous appelle à haute voix et nous demande de revenir à lui.
Jésus a dit à St Thomas,l’apôtre, qu'il est la vérité. Cela signifie qu'il ne peut pas nous tromper, ni dire de mensonges, ni enseigner des mensonges, parce qu'il est par sa nature même la vérité même. Ses enseignements nous aideront à marcher sur son chemin, à condition que nous vivions la vérité. Cette vérité s'incarne dans notre vie de tous les jours, à travers diverses rencontres, activités et événements de la journée.
Il nous a appris que chaque fois que nous donnons à manger à une personne affamée, nous donnons à manger à Jésus, lorsque nous donnons à boire à une personne assoiffée, nous étanchons la soif de Jésus, lorsque nous habillons une personne nue, nous habillons Jésus, lorsque nous hébergeons un sans-abri, nous hébergeons Jésus, lorsque nous prenons soin des malades, nous le faisons à Jésus, lorsque nous visitons les prisonniers, nous le faisons à Jésus. Ici, son enseignement est vrai et clair. Il nous enseigne avec beaucoup d'insistance que «Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40). Une simple tasse d'eau froide, si nous la donnons à une personne assoiffée, nous le faisons à Jésus, et nous en serons récompensés (cf. Mt 10, 42). Ce qui me traverse l'esprit maintenant, c'est aussi l'histoire des disciples d'Emmaüs invitant l'étranger à rester avec eux et comment leurs yeux se sont ouverts et comment ils ont été capables de le reconnaître (cf. Lc 24, 28-32). Ce qui est arrivé aux disciples d'Emmaüs peut facilement nous arriver, si nous faisons comme ces deux disciples l’ont fait à leur étrange compagnon de voyage sur la route d'Emmaüs.
Des expériences de ce genre nous arrivent presque tous les jours où que nous vivions. Nous devrions essayer de voir les étrangers non pas comme des personnes gênantes à craindre ou à éviter, mais comme des semblables, que le Seigneur aurait pu envoyer au moment où nous nous y attendions le moins. Chaque moment nous offre une possibilité de connaître Jésus plus intimement et personnellement à travers les événements de la journée.
Ici, nous ne nous occupons pas de foules et ne comptons pas le nombre de personnes que nous essayons d'aider, mais nous accordons plus d'attention à la façon dont nous regardons les gens, à la façon dont nous accueillons les gens, à la façon dont nous traitons les soi-disant étrangers et les immigrants dans ce monde. Ce monde est la maison d'hôtes où nous vivons pendant un certain temps, pendant lequel nous nous préparons pour notre vraie maison, où nos ancêtres sont partis et nous attendent peut-être patiemment et en priant.
Qui aime être seul au ciel ? Même Dieu ne veut pas vivre seul au ciel. Il veut que le ciel ne soit pas rempli de chats et de chiens, mais de ses enfants bien-aimés pour lesquels Jésus, le Fils du Père éternel, a versé jusqu'à la dernière goutte de son sang. Quelle histoire et quel mystère incroyables de l’amour de Dieu ! Comment les humains peuvent-ils oublier Dieu et son amour invincible ! ?
Jésus est la vérité ; ses paroles et sa vie sur la terre furent identiques avec la vérité qu'il a enseignée et la vie qu’il a vécue. Sa vie et ses actions furent l'expression de sa vérité dans l’amour. Il n'y avait pas de duplicité en Jésus.
Les apôtres, les saints et les martyrs étaient à la recherche de la vérité. Ils avaient tous en eux la nostalgie ardente de connaître la vérité authentique pour vivre et mourir pour elle, sachant que seule la vérité durera. Le but pour lequel Jésus a fondé l'Église est que l'Église puisse garder et protéger la vérité. Ce qui nous unit vraiment les uns aux autres, c'est la vérité. Jésus s'identifie lui-même au Chemin, à la Vérité et à la Vie !
Jésus a également dit à St Thomas qu'il est la vie. Jésus avait déjà dit cela aux Stes Marthe et Marie lorsqu'elles s’étaient plaintes de l'absence de Jésus lors de la mort de leur frère. Jésus a dit à Marthe : «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11, 25). Jésus réaffirme une fois de plus à St Thomas qu'il est la vie. Cette vie de Jésus est en chacun de nous. Comment cette vie de Jésus en nous est-elle préservée ? Par la célébration eucharistique et la sainte communion qui nous donnent la force, l'énergie et la vitalité de l'aimer et de le servir dans les autres, et e particulier dans les plus pauvres des pauvres. Car Jésus a clairement enseigné que: «Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'avez pas la vie en vous» (cf. Jn 6, 53). Ste Teresa de Calcutta a écrit: «La seule chose que je vous demande, Excellence, c’est de nous apporter toute l'aide spirituelle dont nous aurons besoin. Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour les sœurs ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans Lui je ne peux pas exister, je suis impuissante » (Fête de Corpus Christi, 5 juin 1947).
La dernière et très importante rencontre de Jésus avec St Thomas eut lieu huit jours après la résurrection de Jésus (cf. Jn 20, 26-29). Ici la rencontre de Jésus avec Thomas a été plus dramatique et fascinante. Ici, la rencontre de Jésus, le Seigneur ressuscité, avec Thomas et les dix autres apôtres a été un événement fondateur de la foi chrétienne en action. Ici, le Thomas qui doute devient un exemple pour tous ceux dont la foi dans le Seigneur ressuscité est superficielle. Voici l'incroyable façon que St Jean, l'apôtre bien-aimé, présente aux lecteurs de son évangile pour avoir la même expression profonde de foi que Thomas a exprimée par des mots et des gestes, tels que ses doigts et sa main qui sont entrés dans les blessures encore fraîches de Jésus, et le grand acte de foi que Thomas a exprimé en ces quelques mots : «Mon Seigneur et mon Dieu» est ce que chaque croyant en Jésus-Christ est censé exprimer. Ici nous pouvons aussi prêter attention aux paroles de Jésus à Thomas : «Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu» (Jn 20, 29).
St Jean veut que chaque lecteur de son évangile expérimente et exprime sa foi comme Thomas, même si tous ne peuvent pas voir Jésus comme Thomas l'a vu. La foi dans le Seigneur Jésus ressuscité est un don qui doit être approfondi par des paroles et des actions, par la prière et l'étude, par la contemplation et l'adoration, en pratiquant les œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde !
Tous nous pouvons et sommes censés être des missionnaires dans les limites d’un monastère, d’un couvent ou de notre maison. On peut avoir le désir ardent comme Thomas d’aller mourir avec Jésus afin que nous puissions continuer à être ses co-rédempteurs de ces âmes qui ont le plus besoin de la miséricorde, de la libération et du salut de Dieu. Ne perdons pas notre temps précieux, notre énergie et nos talents à critiquer, à trouver des fautes, à juger et à mépriser, mais à amener des âmes à Jésus, en particulier celles des plus pauvres des pauvres, et vice versa !
Continuons à répondre au cri des pauvres avec toutes les forces et les fibres de notre être, comme Jésus l'a clairement dit à Ste Teresa de Calcutta : «Ta vocation est d'aimer, de souffrir et de sauver des âmes». C'est notre appel. Pour cela, nous avons tout laissé. Mais n'oublions pas que la charité de sauver des âmes commence chez nous, par nos pensées, nos paroles et notre exemple. Continuons à tout offrir pour sauver des âmes.
Que la grâce, la paix et la joie du Seigneur soient avec vous tous…
Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala m.c.
03.09.20
26 août 2020
Frères et sœurs bien-aimés,
Que la grâce et la paix du Seigneur Jésus-Christ règnent dans vos cœurs, vos esprits, même dans tout votre être afin que vous puissiez continuer à fortifier vos frères et sœurs dans la foi, l'espérance et la charité.
Je remercie le Seigneur Dieu chaque fois que je pense à vous, et chaque fois que je prie pour vous, c’est avec gratitude et joie envers Dieu.
À maintes reprises, je suis fortifié par les paroles et l'exemple de nombreux frères et sœurs. Le Seigneur me rappelle constamment d'insister sur la vertu d'humilité. Aucun de nous ne peut dire : «Je suis si humble que je n'ai pas besoin d'être plus humble que je ne le suis».
Approfondissement de l’Esprit et la Spiritualité des M.C.
«Tolle et lege», «Prenez et lisez» la Bible en la méditant; «Prenez et lisez» les statuts et le mode de vie des LMC et tous les autres documents concernant notre mode de vie de M.C.. Chaque membre de la famille M.C. doit approfondir sa compréhension de l’Esprit et du charisme, la spiritualité et le mode de vie des M.C..
Bien que nous ne soyons qu'une branche de l’Arbre M.C., nous avons quand même notre esprit et notre spiritualité spécifiques qui doivent être approfondis à travers des prières et une contemplation ferventes et assidues, à travers des célébrations liturgiques vivantes et enthousiastes, en particulier la sainte messe, la liturgie des heures, l'adoration eucharistique, le chapelet de la miséricorde divine et autres prières traditionnelles.
Il y avait un président d'un pays catholique qui était un peu dérangé et avait peur d'aller en enfer. Il voulait savoir ce qui fait qu'une personne va en enfer. Il a demandé à l'un des membres de son comité de d’administration : Qu'est-ce qui fait qu'une personne va en enfer ? Ce dernier a dit au président avec un sourire : Monsieur, continuez simplement à suivre le chemin que vous avez pris, et cela vous mènera sans aucun doute en enfer. Le président avait une fausse idée de sa façon de vivre ! Il pensait que sa façon de vivre était bien au-dessus de la moyenne du mode de vie d’un chrétien. Par conséquent, il était sûr d'aller directement au paradis.
Nous pouvons tous avoir de fausses idées sur nous-mêmes, sur nos frères ou sœurs dans la famille, sur nos supérieurs hiérarchiques. Il est si facile d'accuser les autres et de s'excuser: «Moins nous nous concentrons sur nos propres péchés», dit St Augustin, «plus nous nous intéressons aux péchés des autres. Nous cherchons à critiquer, non à corriger. Incapables de nous excuser, nous sommes prêts à accuser les autres ».
Le quatrième Chapitre général.
Le Chapitre Général des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs devait avoir lieu en septembre 2020. Tout a dû être reporté à cause du coronavirus. Je préfère le nom «corona» à Covid-19, car le mot Corona en italien peut également signifier le chapelet, et le chapelet est censé être un anti-dote contre le virus corona , une sorte de vaccin ou d'antibiotique. Plus nous prions le saint Rosaire avec fidélité et dévouement et aidons d'autres personnes à en faire autant, plus nous serons éloignés du coronavirus. Nous devons apprendre aux autres à prier le chapelet, le chapelet en famille. En 1947, dans la seconde vision que Ste Teresa de Calcutta M.C. avait eue, Notre Dame lui avait dit: «Ne crains pas. Apprends-leur (la foule) à dire le Chapelet, le Chapelet en famille et tout ira bien. Ne crains pas. Jésus et moi-même serons avec toi et tes enfants ». La vision était réelle et les mots étaient clairs. Prions le Chapelet plus fidèlement et pieusement, personnellement et en famille, avec les personnes qui sont chez nous, comme nous le faisons déjà. Faisons-le plus ardemment et plus régulièrement. Encourageons également les familles à prier le Chapelet ensemble chaque jour !
On nous a demandé de reporter notre 4e Chapitre général (C.G.) à l'année prochaine. Nous le tiendrons, si Dieu le veut, en juin-juillet 2021. Comme nous l’avions prévu, nous commencerons notre Chapitre Général par une retraite du mardi 8 au mercredi 16 juin 2021, suivie de présentations, de discussions, de dialogues, de discernements et de décisions diverses. Nous avons l'intention de conclure notre 4e C.G. le jeudi 8 juillet 2021. Nos préparatifs pour le C.G. sont au ralenti en raison du coronavirus et d'autres engagements. Cependant, nous avons plus de temps pour planifier et préparer.
Thème du 4ème Chapitre général.
Certains Frères ont demandé un thème pour notre 4e C.G. Plus je réfléchis et je prie, plus le thème suivant me vient à l’esprit tout le temps: «Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu, être saint» et « C‘est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Jésus veut que nous devenions tous saints et il nous en a donné les moyens, à savoir, en faisant tout à Jésus par Marie !
Je me souviens encore du mardi 20 mai 1997, de l'une des dernières réunions de Ste Teresa M.C. avec St Jean-Paul II au Vatican. Elle a expliqué à St Jean-Paul II ces deux expressions des M.C.. Elle a pris la main droite du Saint-Père et lui a dit que notre travail avec les plus pauvres des pauvres peut se résumer sur nos cinq doigts: «C’est à moi que tu l’as fait». Le St pape avec un grand sourire a dit: «Oui, Mère Teresa». Puis elle lui a pris la main gauche et lui a montrée : « Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu, être sainte». Elle a joint les deux mains du saint Père ensemble, en disant: «Nous nous tenons les deux mains dans la prière, offrant à Dieu notre néant à sa plénitude, à son amour miséricordieux». La façon dont nous devenons saints ; la façon dont Dieu nous rend saints, c'est en faisant tout à Jésus par Marie. C'est le sens de «C’est à moi que tu l’as fait». Plus nous apprenons à faire de cette manière, plus nous devenons humbles comme Marie et saints comme Jésus. Ici, ce qui vient souvent à l'esprit est la 6ème station de la Croix du livre de prières des MC-LMC : «Tout ce que nous faisons pour quelqu’un, le Christ s’en souvient comme fait à lui-même. Ainsi, n'hésitez jamais à faire du bien aux autres, qu'ils le méritent ou pas : Dieu ne l'oubliera jamais » (p. 68).
Préparation intense pour le 4ème Chapitre Général.
Nous aurons une neuvaine de neuf mois pour notre Chapitre Général, du mercredi 10 septembre 2020 au mardi 8 juin 2021. Nous pourrions travailler sur le double thème de «Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu, être saint» et «C’est à moi que tu l’as fait». Cela exprime la fin et les moyens qui doivent ressortir de la lettre du 3 décembre 1947 de Ste Teresa M.C. à l’archevêque de Calcutta. Prions le Saint-Esprit pour le succès et la fécondité de notre Chapitre Général.
Neuvaine à Ste Teresa de Calcutta.
Comme d'habitude, nous commençons notre neuvaine à Ste Teresa de Calcutta M.C. le mercredi 26 août 2020. C'est le 110ème anniversaire de Ste. Teresa M.C. La fête de Ste Teresa M.C. tombe cette année le samedi 5 septembre. Nous sommes libres de la célébrer le jour dit ou un autre jour, par exemple le dimanche 6 septembre. Dans les lieux où il y a une célébration conjointe avec nos Sœurs M.C., nous pouvons avoir aussi une autre célébration. A Rome, nous la célébrerons le vendredi 4 septembre à 17h00 avec nos hommes de Casa Serena et le 5 septembre à 15h00 avec le groupe LMC de Rome et les Frères.
Frère Piet M.C.
Frère. Piet M.C. a eu 83 ans le samedi 2 mai 2020. Il a eu plusieurs problèmes de santé très graves ces jours-ci. Les médecins voulaient l’emmener à l’hôpital voisin pour y mourir, ce que nous ne voulions pas. Les soins, à la fois spirituels et physiques, qu’il reçoit à Casa Serena de la part des frères, surtout maintenant de Frère Bruno M.C., Frère Dominic M.C., Frère Francis M.C., et de tous les frères de la communauté, font qu’il n'entrera pas à l'hôpital. Sr. Maria Fidelis, infirmière professionnelle, et Mr. Elia Savoldi ont été d'une très grande aide.
Chaque jour, un des frères prêtre, avec un groupe de frères, à tour de rôle, récite le Chapelet de la Divine Miséricorde avec lui à 14 h 45, suivi de la sainte messe et de la sainte communion. Il reçoit la sainte communion chaque jour dans sa chambre. Beaucoup de nos Frères et de LMC, de sœurs M.C. et d'autres personnes offrent des prières ferventes et des sacrifices généreux pour la santé de l’esprit et du corps de Frère Piet.
Nos autres membres malades.
Je voudrais vous demander, frères et sœurs, de prier aussi pour nos autres membres malades, spécialement pour Frère Ricardo M.C., Fr. Nicholas M.C., Fr. Joseph Varghese M.C. et tous les autres qui sont malades dans leur corps, leur esprit ou leur âme. Frère Ricardo M.C. souffre vraiment beaucoup de douleurs importantes, d'inconfort et de souffrance rédemptrice. Il a passé toutes sortes de tests, y compris une IRM et de nombreux autres tests à l'hôpital israélien de Rome.
Il y a des Frères, des LMC et des personnes qui offrent en silence leurs inconforts quotidiens, leurs douleurs et leurs peines pour sauver les âmes. Réalisons le désir de Jésus de sauver les âmes, en particulier les âmes des pauvres. Nous rendons nos souffrances du corps, de l'âme et de l'esprit rédemptrice, car nous savons qu'il existe trois types de souffrances : physiques, psychologiques et morales. Ne gaspillons pas notre douleur, nos peines et nos malaises, nos humiliations, nos épreuves de toutes sortes et toutes sortes de souffrances qui viennent aussi de notre nature humaine faible cf. Galates 5, 19-21). Pour combattre cela, saint Paul parle des fruits de l’Esprit : «Ceux qui sont au Christ Jésus, ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises…» (cf. Ga 5, 22-26). «Marchez sous la conduite de l'Esprit Saint » (cf. Ga 5, 16).
Voyage à Kumasi et à Lagos.
Depuis le mois de mars 2020, le Frère John Job M.C. et le Père Sébastien M.C. ont essayé d’aller à Kumasi, au Ghana et à Lagos, au Nigéria pour être avec nos frères dans ces deux communautés. Nous sommes allés plusieurs fois aux deux ambassades à Rome. Ils nous ont dit que les aéroports du Ghana et du Nigéria sont toujours fermés et qu'ils ne savent pas combien de temps ils resteront fermés. En attendant patiemment l'ouverture des aéroports, nous pourrions réfléchir à avoir des réunions régulières via Skype ou d'autres moyens pratiques. Tant de congrégations religieuses et d'autres institutions font cela, en utilisant les moyens de communication modernes. Nous devons nous réveiller et nous concentrer davantage sur la façon dont nous pouvons nous entraider pour vivre notre Esprit et notre charisme M.C., qui sont un cadeau merveilleux pour nous, pour l'Église et pour le monde. Unissons-nous dans la construction de notre Société et de notre mouvement LMC, le rendant de plus en plus beau pour Dieu.
Frère André Marie M.C.
La mère du Frère André Marie M.C. est partie à la maison du Père dans la nuit du 10 juillet 2020. REP. Nous avons offert de nombreuses messes pour le repos de l'âme de Mme Maryanne Kuzminski. Frère André Marie M.C. s'est rendu au Canada le mercredi 15 juillet 2020 pour ses funérailles. A la fin de sa quarantaine, les funérailles ont eu lieu le samedi 8 août. Frère André Marie M.C. est rentré à Rome le mercredi 19 août 2020 sain et sauf. Grâce à Dieu.
Renouvellement des vœux des LMC.
Vous êtes libres de renouveler vos vœux ou de faire des vœux n’importe quel jour à partir de maintenant. Si les vœux sont anticipés, dans la formule vous pouvez écrire jusqu'au premier samedi d'octobre 2021. Ce fera un peu plus d'un an. De cette façon, la date des vœux l'année prochaine sera la même pour tous.
Je souhaite à chacun d'entre vous une très heureuse et sainte fête de Ste Teresa de Calcutta M.C. Ste Teresa de Calcutta, bénissez votre famille des Missionnaires de la Charité. Aidez-nous à faire tout le bien que nous pouvons. Ste Teresa M.C., priez pour nous afin que nous puissions continuer à aimer et à adorer Jésus dans le Pain de vie et à aimer et servir Jésus sous le déguisement affligeant des plus pauvres des pauvres.
«Je n'ai absolument personne pour Mes très pauvres» (Jésus à Ste Teresa M.C.).
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
22.05.20
Laudetur Sacra Familia
9 mai 2020
« Seigneur, augmente en nous la foi ! » (Luc 17, 5)
À la fin du Regina Caeli le dimanche du Bon Pasteur, le 3 mai 2020, le Saint Père le Pape François a invité toutes les personnes de bonne volonté de toutes les religions du monde à se joindre en esprit le jeudi 14 mai 2020 pour une journée de prière, de jeûne et de charité pour lutter contre la pandémie de Covid-19.
Désormais, tous les peuples et toutes les nations du monde ont réalisé que le soi- disant coronavirus est au-dessus de tout pouvoir humain, et qu'il existe un pouvoir supérieur auquel nous devons avoir recours par la prière, le jeûne et l'aumône ou la charité.
Comme le covid-19 n'est plus le problème d'une religion ou d'une nation, mais de tous les peuples sans aucune distinction de couleur, de pays ou de religion, sans considérer les riches ou les pauvres, ou les puissants ou les impuissants, il est vital que tous les êtres humains se mettent ensemble pour implorer la miséricorde de Dieu. Lui seul peut faire quelque chose qui puisse mettre fin à une telle entreprise qui est au- dessus de tout pouvoir, capacité ou intelligence humaine ! Il a franchi toutes les limites et les frontières humaines !
Soulignant l'importance de la prière en ces temps difficiles, le Pape François a déclaré qu'il avait accepté une proposition du Comité Supérieur pour la Fraternité Humaine que le 14 mai prochain, «les croyants de toutes les religions devraient s'unir spirituellement pour une journée de prière, de jeûne et de charité, pour implorer Dieu d'aider l'humanité à surmonter la pandémie du coronavirus ».
Le coronavirus a fait comprendre à l'humanité que nous sommes tous également faibles et fragiles, quelle que soit notre richesse ou notre puissance. Cela ne fait aucune différence. Il y a partout un sentiment de peur et d'impuissance. Nous ne sommes plus en mesure de vaincre le Covid-19 par notre propre pouvoir, quelle que soit la religion à laquelle nous pouvons appartenir, quelle que soit la religion à laquelle nous voulons appartenir ou que nous voulons professer.
Sur la base de l'appel de tant de personnes de toutes religions, il est devenu impératif pour nous tous, de nous joindre spirituellement et spécialement de vivre le 14 mai 2020 comme une journée de prière intense, de jeûne et de charité, selon l'enseignement et la pratique de chaque religion.
Sans compter les diverses sectes et groupes, il existe quatre grandes religions dans le monde. Ce sont: le judaïsme, le christianisme, l'islam et l'hindouisme. Ce qui est essentiel à tous les enseignements religieux, les pratiques traditionnelles et le chemin
de vie, c'est Dieu, qui est non seulement accepté et considéré comme l'absolu, non seulement considéré comme le Créateur de l'univers et de toute chose et de chaque être en son sein, mais considéré comme un Père aimant, qui est tout puissant, omniscient et omniprésent !
Ceci est plus clairement enseigné par Jésus, pour qui lui et le Père sont un, parce qu'il a été envoyé par le Père par amour, dans le monde non pour être son juge, pour punir ou tuer ou détruire, mais pour être notre chemin vers le Père, être la vérité et notre vie et notre résurrection.
En effet, parmi toutes les créatures, les êtres humains seuls ont une âme immortelle, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu lui-même (cf. Gn 1, 26). Cela est vrai pour chaque être humain, quelle que soit la religion à laquelle il appartient. Une fois que nous sommes conçus dans l'utérus, l'âme immortelle est infusée car elle est aussi la forme et le principe vital. Dieu a créé les êtres humains non pas pour qu’ils se perdent dans ce monde, mais pour trouver leur but final qui est Dieu lui-même. Ceci est le principe et le fondement de notre foi, à savoir que les êtres humains sont créés pour louer, adorer et servir Dieu, notre Seigneur, et ainsi atteindre leur salut.
Toutes les autres créatures sur terre sont créées par Dieu et sont soumises aux humains, de sorte que l'homme et la femme peuvent non seulement reconnaître, louer et remercier Dieu, mais atteindre leur salut. Toutes les créatures sur terre sont des moyens pour les humains d'atteindre leur but final qui est le Dieu trinitaire.
C'est ici que nous devons lire le tout premier chapitre du livre de la Genèse, où nous voyons le récit de la création. Quand il arrive au sixième et dernier jour de la création, Dieu dit : «Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance... Dieu créa l'homme à son image ; à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Il les bénit... » (Gn 1, 26 ; 28).
En créant l'homme et la femme comme le point culminant de sa création, Dieu a un plan et un but précis, tout en créant pour eux toutes les autres créatures. Non seulement Dieu avait un plan pour l'homme et la femme, mais il leur a confié la tâche de recréer, de développer et de soumettre la terre. Dieu a donné aux êtres humains la capacité de distinguer entre le bien et le mal, la créature et le Créateur. Nous trouvons le plan de Dieu très clairement énoncé dans les premières pages de la Bible.
Ce principe est vrai pour toutes les religions. Dans toutes les grandes religions du monde selon les enseignements, Dieu est le centre, il est l'Absolu, il doit être loué, remercié, adoré et glorifié. Dans toutes les religions, nous voyons l'élément culte, Dieu doit être adoré ensemble publiquement. Cela se fait dans toutes les religions du monde.
Le christianisme est la religion du cœur, c'est une religion d'amour. Dans cet amour, il y a deux dimensions, les deux sont inséparables l'une de l'autre. Notre religion peut se résumer dans ce double amour. Sans ce double amour, le christianisme mourra et disparaîtra, à savoir, aimer Dieu de tout son cœur, de tout son esprit, de toute son âme et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même. «De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes» (cf. Mt 22, 37-40).
Dans l'Évangile selon St Luc, nous avons une explication très concrète de ce double amour, exprimé dans la parabole du Bon Samaritain (Lc 10, 25-37). À travers cette parabole, Jésus enseigne à tous les disciples du Christ que l'amour pour notre prochain doit accompagner notre amour pour Dieu et vice versa !
L'amour n'est pas basé sur ce que je peux obtenir de l'autre, mais sur ce que je peux donner à l'autre. L'amour consiste à donner sans compter le coût, sans chercher de
repos ou de récompense. Ici, ma question n'est pas ce que je peux obtenir des autres ou comment les autres peuvent me rendre heureux, mais comment je peux rendre les autres heureux. On ne calcule pas la perte de temps, d'énergie, on ne s'inquiète pas ou on n'a pas peur de se défaire et de partager. Lorsque la peur commence à contrôler notre vie, nous ne pouvons jamais ressentir de vraie joie et de vraie paix ! Là où il n'y a pas de partage, il n'y a pas de joie. Nous pouvons continuer à nous demander : Suis-je plus heureux quand je reçois quelque chose ou quand je donne et je partage ? L’enseignement de Jésus est clair, à savoir : «Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir». «Beatius est dare quam accipere» (Actes 20, 35). Oui, il est très vrai que nous ressentons de la douleur et du bonheur en même temps. La douleur de la séparation et le bonheur de donner et de partager.
Il y a un autre fait à propos de la séparation, du don et du partage, à savoir que plus nous nous défaisons et donnons, plus nous recevons. «La jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas». Ce passage du premier livre des Rois mérite d'être lu (cf. 1 Rois 17:,7-16) et de le comparer avec notre propre expérience.
L'histoire entière de Ste Teresa de Calcutta et de la famille des Missionnaires de la Charité n'est qu'une confirmation de cette double rupture et partage. Il en va de même dans l'histoire des deux disciples qui se rendaient à Emmaüs totalement confus et déconcertés, qui s'éloignaient de l'espoir vers le désespoir, de la lumière vers l'obscurité, du lever vers le coucher du soleil. Même dans leur désespoir, le sujet de leur conversation était Jésus. Pas étonnant alors que Jésus se soit approché d'eux et ait marché avec eux tout le long du chemin, les impliquant dans une conversation animée. Pourquoi ont-ils quitté Jérusalem et quelle a été la principale cause de leur déception ? Ils avaient leur propre idée de la façon dont le Messie aurait dû être. Ils ne savaient pas qu'ils avaient tort. La principale raison de leur chagrin, de leur désespoir et de leur abandon du groupe des apôtres était leur idée fausse qu’ils avaient de la façon dont le Messie aurait dû être !
Jésus connaissait leur raison... Il les écouta et les réprimanda pour leur incrédulité. Sa question fut révélatrice : «Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ?». Il leur interpréta tous les textes des prophètes et les psaumes qui le concernaient. Leurs yeux étaient toujours fermés. Ce n'est que lorsqu'ils invitèrent leur compagnon de voyage à rester avec eux pour la nuit, seulement lorsqu'ils voulurent rompre leur pain avec lui que leurs yeux s’ouvrirent et qu’ils le reconnurent.
Alors, leur idée du Messie a changé. Avec elle, leur vie aussi. L'espoir et la lumière sont revenus. Ils pouvaient maintenant retourner dans la même chambre haute et rencontrer les mêmes personnes qu'ils avaient quittées auparavant. Les mêmes disciples qui s’étaient éloignés désespérés sont devenus les apôtres de l'espérance et de la joie. «A l’instant même ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons qui leur dirent : Le Seigneur est réellement ressuscité !» (Cf. Lc 24, 33-34).
« A leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain...» (cf. Lc 24, 35). Le Seigneur ressuscité leur a non seulement ouvert les yeux à la fraction du pain, mais il a également ouvert leur intelligence à la compréhension des Écritures (cf. Lc 24, 45). Ils sont devenus missionnaires de foi, d'espérance, de charité, de paix et de joie.
Lorsque nous avons des idées fausses sur notre vocation, lorsque nous n'avons pas la bonne motivation pour choisir notre chemin de vie, lorsque nous n'avons pas une bonne compréhension ni les bonnes attentes sur notre façon de suivre Jésus, lorsque nous avons l’esprit confus, non seulement nous embrouillons les autres mais nous souffrons davantage et nous pouvons facilement nous décourager et même tomber dans le désespoir comme les deux disciples sur la route d'Emmaüs.
Le temps de crise peut être un moment de danger ou bien une opportunité pour redécouvrir et arriver à la vraie motivation, pour arriver à la bonne compréhension du vrai but de ma vocation et du prix de l’état de disciple.
Nous savons tous que les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) sont nés d'un groupe de coopérateurs qui voulaient appartenir à l'Eglise de Mère Teresa de Calcutta. Nous devons nous rappeler que sans l'Église, aucune congrégation religieuse, aucun mouvement ou association de laïcs ne peut exister. L'Église est notre Mère et notre enseignante, Mater et Magistra. Le Pape est le chef visible de l'Église, il est l'évêque de Rome et du monde entier - Urbi et orbi.
Depuis St Pierre, notre premier pape jusqu’au Pape François, l'Église a vu 266 papes. Sur un si grand nombre, seulement 81 papes ont été canonisés jusqu'à présent dans l'Église. La grande majorité n'a pas été canonisée. Certains d'entre eux n'ont pas non plus donné un exemple bon et édifiant. Qu'a dit Jésus à propos des scribes, des pharisiens et des docteurs de la loi ? «N’agissez-pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas» (cf. Mt 23, 1-3).
Souvenons-nous également que nous sommes tous faibles, pécheurs, indignes et misérables. Au moment de la pêche miraculeuse, St Pierre tomba aux pieds de Jésus et dit: «Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur» (cf. Lc 5, 8). C'est Jésus qui a donné toute la force, toute l'aide, toute l'inspiration, y compris le don du leadership et le don du martyre à St Pierre. Il y a tellement de mal dans le meilleur de nous et tellement de bien dans le pire d'entre nous.
En tant que M.C. et LMC, nous essayons de vivre humblement et joyeusement nos vocations, en essayant d'appartenir pleinement à Jésus, «Totus tuus ego sum», et de donner un service gratuit de tout cœur aux plus pauvres des pauvres, en commençant par les membres de nos propres familles , nos groupes de LMC, nos communautés M.C. et tous les autres. Les pauvres sont toujours avec nous. Pour nous, ils sont Jésus sous un déguisement.
Aidons-les par nos prières, y compris le pape, les cardinaux, les évêques, les prêtres et tous les religieux, tous ceux qui ont demandé nos prières, ceux pour lesquels nous avons promis nos prières, tous ceux pour lesquels nous devrions prier et tous ceux qui ne prient pas et ceux qui ne peuvent pas prier et ceux qui ont perdu l'esprit de prière.
Prions beaucoup pour notre pape. Que le Seigneur le préserve et lui donne vie, le bénisse sur la terre et ne le livre pas aux mains de ses ennemis !
Les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) qui devaient faire leurs premiers et leurs vœux définitifs ou les renouveler le dimanche de la Miséricorde, peuvent le faire, s’ils le souhaitent, le premier samedi d'octobre 2020, pour un an. Ils n'ont pas à attendre une autre année pour faire leurs vœux, car ce n'est pas de leur faute s'ils n'ont pas pu renouveler leurs vœux.
Je voudrais également dire qu'en tant que M.C. et LMC, nos vœux exigent le respect et l'obéissance au Magistère de l'Église. «Non seulement nous reconnaissons, respectons et obéissons à l'autorité enseignante de l'Église catholique romaine, c'est-à- dire le Magistère, mais nous nous lions à elle par nos vœux».
Je remercie Dieu pour vous chaque fois que je pense à vous ; et chaque fois que je prie pour vous tous, je prie avec joie et gratitude, à cause de la manière dont vous avez essayé de vivre votre vocation de M.C./LMC en cette période de grande souffrance et d'épreuve. «Mes amis», écrit St Jacques, l'apôtre, «Considérez comme une joie extrême, mes frères, de butter sur toutes sortes d’épreuves. Vous le savez, une telle vérification de votre foi produit l’endurance, et l’endurance doit s’accompagner d’une action parfaite, pour que vous soyez parfaits et intègres, sans que rien ne vous manque... » (St. Jacques 1, 1-4).
C'est le moment favorable, c'est le jour du salut. Essayons d'endurer jusqu'à la fin en priant avec plus de ferveur, en offrant plus de sacrifices plus généreusement, en s'aidant et en s'encourageant mutuellement, en essayant de tendre la main aux nécessiteux. Accrochons-nous à l'essentiel, car il doit y avoir l’unité dans les choses essentielles, la liberté dans les choses accidentelles et la charité en toutes choses.
Participons très généreusement à la journée de prière, de jeûne et de charité du jeudi 14 mai 2020, comme l'a demandé le Pape François à toutes les religions du monde.
Avec beaucoup d'amour, de gratitude et de prières. Que Dieu vous bénisse et vous récompense tous.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
et tous ceux de Casa Serena

10.05.20
Dimanche des rameaux, 5 avril 2020
« J’ai dit : «Me voici ! Me voici ! » à une nation qui n’invoquait pas mon nom. J'ai tendu les mains, tout le jour, vers un peuple rebelle, vers ceux qui suivent le mauvais chemin, entraînés par leurs pensées. Ce peuple m’offense ouvertement, sans cesse » (Isaïe 65, 1b-3a)
Chers frères et sœurs bien-aimés en Jésus, Marie et Joseph,
Que la grâce et la paix du Seigneur Jésus soient avec vous, en particulier en ce temps très saint avec de nombreuses grâces et bénédictions malgré tout ce qui se passe dans le monde !
Le message est fort et clair : Repentez-vous, changez et convertissez-vous. Tant que le monde ne sera pas converti à Dieu, son Créateur, la terrible épidémie continuera de se propager et l'humanité continuera de souffrir. Nous devons avoir l'humilité de dire: «Pardon, Seigneur, nous avons péché contre le ciel et contre toi... Nous ne méritons plus d'être appelés tes fils et tes filles».
Ste Teresa de Calcutta, l'une des prophètes de notre temps et pour tous les temps, avait l’habitude de dire : «Si une mère peut tuer son propre enfant, le fruit de son ventre, que reste-t-il dans le monde...» Il n'y a pas si longtemps un projet de loi sur l'avortement a été adopté dans un certain État, m'a-t-on dit, qui dit qu'il n'y a pas de limite de temps pour pratiquer des avortements, car c'est le droit de la femme. Si l’homme continue d'offenser Dieu, cette peste et d'autres types de peste continueront de dévaster le monde entier et les justes et les injustes, les innocents et les coupables continueront de souffrir. Cela ne va pas s'arrêter, peu importe le nombre de mesures contre et de précautions que les gens prendront. Même si les médecins, les infirmières et de nombreux hommes et femmes travaillent sans relâche jour et nuit contre le coronavirus, en risquant leur vie, le coronavirus continuera de tuer de plus en plus de personnes. Si une mère peut tuer son propre bébé, il est clair qu'elle ne vit pas selon la loi de Dieu et la loi de la nature, lois qui nous sont promulguées pour notre propre bien, il n'y aura pas de fin à cette épidémie ou à une autre épidémie similaire.
Il ne suffit pas que quelques personnes prient ici et là. Toutes les personnes, y compris les chefs politiques et religieux de toutes les religions ou ceux sans religion, doivent implorer pardon à Dieu à genoux et demander à tous de faire de même ! Il ne suffit pas de forcer les gens à rester chez eux, ce qui n'est pas la vraie solution. La vraie solution est de nature plus profonde et de nature plus morale et spirituelle. Nous devons avoir le courage et l'humilité de demander aux gens de prier, de revenir à Dieu et à ses enseignements. Nous avons suffisamment offensé Dieu. Si nous n’apprenons pas de cette terrible tragédie, si nous ne lisons pas les signes des temps, l’humanité continuera de sombrer et il y aura un véritable effondrement du monde entier. Le monde sombre non seulement moralement, mais économiquement, politiquement et en tout.
L’humanité est devenue incapable de résoudre ce problème sans l’intervention de Dieu. Les dirigeants politiques doivent sortir de leur propre monde d'autonomie, de pouvoir et d'autosuffisance. Notre Dieu nous montre que nous sommes incapables de résoudre ce problème sans lui. Avec lui, nous pouvons vaincre, nous pouvons surmonter, nous pouvons traverser le feu et les inondations. Les hommes par le passé l'ont fait par leurs paroles et leur exemple, combien les hommes et les femmes à travers les âges ont surmonté toutes sortes d'épreuves avec l'aide et la bénédiction de Dieu ! Déjà l'ange Gabriel a dit à la Vierge de Nazareth que rien n'est impossible avec Dieu (cf. Lc 1, 37), la Vierge a cru et a accepté et la chose humainement impossible s'est produite.
Nous pouvons déjà voir que Dieu est capable de faire des choses humainement impossibles pour les personnes qui lui font confiance : pour Elizabeth et Zacharie qui étaient avancés en âge, et pourtant Elizabeth dans sa vieillesse a eu un enfant... (cf. Lc 1, 36), et Marie, tout en restant vierge deviendra la Mère de Dieu, parce que Marie et Elizabeth ont fait confiance non pas en leur force et leur puissance, mais en Dieu, et les choses humainement impossibles ont eu lieu !
Nous devons avoir confiance en Dieu, pas en l’argent et à la richesse. Dieu disperse les orgueilleux, les riches il les renvoie les mains vides. Dieu renverse de leurs trônes les soi- disant puissants du monde et élève les humbles. Les petits, les humbles et les pauvres sont ceux avec qui Dieu peut travailler. Plus nous sommes arrogants et orgueilleux, plus Dieu sera éloigné de nos vies. Dieu ne peut pas travailler avec nous lorsque nous sommes pleins de nous-mêmes et que nous pensons pouvoir gérer notre vie sans Dieu. Jésus a dit: "Sans moi, vous ne pouvez rien faire" (cf. Jn 15, 5).
C'est le moment de prier pour la conversion des pécheurs... Plus nous travaillons sur notre propre conversion et celle des autres, plus Dieu nous bénira tous et bénira le monde, et nous n'avons pas à avoir peur ou à être terriblement paniqués ou inquiets. Nous ne devons pas avoir peur de ce qui peut tuer le corps, nous devons plutôt avoir peur de violer la loi de Dieu et la loi de la nature.
Le coronavirus prendra fin, mais pas la propagation rapide de virus spirituels qui ne tuent pas le corps mais assassinent l'âme, ce qui est pire et terrible ! C'est ce qui se passe dans le monde et personne sauf Dieu ne s'en préoccupe. Il est temps de se réveiller et de voir le mal qui est fait contre la loi de la nature, la loi de Dieu et les commandements !
C'est donc le moment de se repentir, de se convertir et de s'entraider dans la bonté et la compassion. C'est le moment d'être d'autant plus «les gardiens de nos frères» et de sortir de notre chemin pour aider par un mot aimable par téléphone, une petite prière pour celui ou celle qui sent qu'il ou qu’elle n'a pas la force de continuer à vivre, pour ceux qui sont affligés, opprimés, déprimés ou découragés. Nous ne sommes pas ici pour nous juger les uns les autres, mais pour nous entraider et nous soutenir. Il nous est maintenant interdit de visiter et de rencontrer les autres, mais Dieu nous a permis d'avoir diverses autres façons de visiter et de rencontrer et d'être avec. Utilisons les médias modernes pour ce qui est bon, nous édifiant, nous encourageant et nous soutenant, nous donnant optimisme et espoir !
C'est l'âge de la découverte et des inventions basées sur le passé, et donc d'être reconnaissants envers les générations passées. Apprenons à vivre le présent avec joie et enthousiasme. L'amour n'est pas l'amour quand nous vivons sans joie et sans espérance, quand nous ne vivons plus selon le plan et la volonté de Dieu, quand nous ne prêtons plus attention à la voix de Dieu qui parle en nous, quand nous ignorons ou refusons de croire dans le mystère et dans les miracles qui nous entourent, quand nous n'allons pas au-delà des sens empiriques et ne voyons pas la dimension transcendantale de notre vie terrestre, quand nous vivons dans ce monde comme si c'était notre demeure permanente, quand nous oublions que notre vie sur cette planète terrestre est le moment de nous préparer par des choix justes et responsables. Lorsque notre âme se sépare du corps, le corps meurt, mais lorsque notre âme se sépare de Dieu, notre âme meurt sans mourir.
Ce monde est le lieu où nous faisons nos choix définitifs et responsables. Notre vie future de joie, de félicité et de bonheur ou de tristesse, de douleur et de tourments pour toute l'éternité est entre nos mains. Dieu ne veut pas que nous perdions tous notre vie avec Dieu, que nous ignorions sa compagnie. Nous avons trois sortes de liberté : physique, psychologique et morale. Nous avons besoin d'une éducation appropriée pour utiliser notre liberté à ces trois niveaux, qui sont censés se retrouver chez la même personne.
Je suis libre d'aller où je veux ou de faire ce que je veux. La question principale n'est pas ce que je veux ou ce que j'aime, mais ce qui est juste et droit. Il y a tellement de routes et de chemins gratuits dans une ville ou un pays. Je suis libre de prendre n'importe lequel d'entre eux. Le but n'est pas de prendre la route que j'aime ou que je veux car elle est meilleure, plus large, apparemment plus sûre et facile à parcourir. La question n'est pas de savoir ce qui est facile, large et agréable, mais quelle route m'aidera à arriver là où je devrais arriver, même si elle est peut être rude et sombre !
C'est ici peut-être que nous avons besoin d'aide. C'est ici que nous avons besoin d'éducation et de formation. La formation de la conscience est indispensable pour faire les bons choix de route, ce qui nous aide à atteindre notre destination. De nos jours, nous sommes de plus en plus familiarisés avec google map pour choisir notre route, celle qui est la plus rapide, mais surtout celle qui est la bonne route pour arriver là où nous devons arriver.
Au milieu de tant de mauvaises et de tristes nouvelles, il y a aussi beaucoup de bonnes choses qui se passent ! Le coronavirus a rendu la notion de village global plus réelle. Maintenant, temporairement, nous en sommes venus à croire que le minuscule petit virus est plus fort que n'importe quel être humain sur la terre. Les murs et les frontières raciales, politiques et économiques se sont effondrés. Ici, il n'y a plus de nations puissantes ni ce qu'on appelle le premier monde, le deuxième monde ou le tiers monde. Le coronavirus touche indépendamment de tout statut économique, de tout pouvoir politique ou de toute croyance religieuse. Il touche les riches, les forts et les puissants. Le coronavirus ne s'inclinera devant aucun être humain, aussi riche, fortuné, fort et puissant soit-il ou soit-elle !
Cette pandémie ramène l'humanité à la vie de famille. Maintenant, on a un peu plus de temps les uns pour les autres en famille. Même beaucoup de familles qui n'avaient jamais prié ensemble, ont commencé à prier ensemble le chapelet, le chapelet familial ! Beaucoup plus de personnes ont commencé à participer à la Sainte Messe à la télévision et ont commencé à faire des communions spirituelles. Tant de familles ont commencé à apprécier le don de la famille, les parents ont plus de temps pour montrer leur amour et leur souci pour leurs enfants. Les maris trouvent un peu plus de temps pour leurs femmes et vice versa. En dépit de vivre confinés, ils apprennent à utiliser le temps pour lire la Bible, à réfléchir sur le sens de la vie sur terre. Ils redécouvrent à nouveau que la vie sur terre ne consiste pas seulement à travailler, à gagner de l'argent et à devenir riche, il y a plus que cela, c’est un temps pour de nouvelles découvertes.
Les gens dans leur misère apprennent à se tourner vers Dieu dans la prière. La colère et la vengeance, le manque de pardon, pire encore le refus de pardonner et d'accepter le pardon font plus de mal à soi-même qu'aux autres. Les gens apprennent à briser la résistance autodestructrice à l'amour que le péché nous inflige. Plus nous ressentons le besoin de Dieu, plus notre vie sera heureuse et nous essaierons de rendre les autres heureux, en particulier les pauvres et les nécessiteux. Dieu est comme l’air que nous respirons. Nous savons qu’il est impossible de vivre notre vie sans l’air qui nous entoure, même si nous ne le voyons pas. Dieu est encore plus que tout cela. Parce que nous ne le voyons pas de nos yeux, nous l’ignorons, nous le renions, nous vivons comme si nous n’avions pas besoin de lui.
La chose la plus triste c’est que s’il nous lâche la main, ne serait-ce qu’une seconde, nous sommes finis comme pour l’air que nous respirons, bien que nous ne le voyions pas avec nos yeux, nous en faisons plutôt l’expérience. Notre Dieu est bien plus réel que tout. Nous pouvons lui parler comme à un ami, un aidant, un sauveur, un amoureux. C'est un amoureux formidable. Il veut que nous tombions amoureux de lui.
N'ayons pas peur de Dieu, n'ayons pas peur de l'aimer, de tomber amoureux de lui. Il est tellement aimable, parce qu'il n'est rien d'autre qu'amour. Dieu est amour, «Deus caritas est» (1Jn 4, 8), et l'amour parfait fait disparaître toute peur, car il n'y a pas de peur dans l'amour. Lisons encore une fois le quatrième chapitre de la première lettre de St Jean (1Jn 4, 1-21). Lisez-le lentement et en le méditant.
En cette période de confinement, certaines personnes m'ont dit qu'elles ont commencé à lire davantage la Bible, en particulier le Nouveau Testament. Nous pouvons y trouver le trésor de tous les trésors cachés. Avec le temps, nous pouvons avoir une vie meilleure et plus paisible et enfin avoir la vie avec Dieu pour toujours, celle pour laquelle nous sommes tous créés par Dieu, rachetés par le précieux sang de Jésus-Christ !
L'un des LMC a voulu partager avec moi une bonne nouvelle. Il m’a dit: «Père, après quarante-cinq ans de vie conjugale, ma femme a commencé à prier le chapelet familial avec moi, ce que nous n’avions jamais fait auparavant. C'est quelque chose de merveilleux ! Maintenant, chaque soir, nous prions ensemble un chapelet, et maintenant je suis heureux de dire que la famille qui prie ensemble, reste ensemble ». Espérons et prions pour que beaucoup plus de familles commencent à suivre l'exemple de ce couple. Qu'il y ait la prière en famille et que cela commence par «ma famille». Que ce soit notre prière et notre vie.
Je voudrais également saisir cette occasion pour souhaiter à chacun et à chacune de vous de très joyeuses et saintes Pâques. Louez le Seigneur, Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.

09.05.20
Rome, le 10 mars 2020
Chers LMC bien-aimés du monde,
Que la grâce et la paix du Seigneur soient votre force. Il me semble que notre
monde actuel est devenu très malade et terriblement confus. Ce n'est pas une période très sobre ni de paix pour nous engager sur des questions qui sont encore bien loin alors que tant de personnes deviennent de plus en plus angoissées et confuses. Il y a des raisons à cela, car nous voyons que «l'homme» est devenu incapable de vaincre un petit virus comme le coronavirus. Même les soi-disant pays leaders et puissants du monde sont perdus et désorientés.
Ici en Italie, nous ne pouvons même pas célébrer de messes, dans aucune église. Aucune messe ne peut être célébrée le dimanche dans aucune des églises d'Italie jusqu'au 3 avril 2020.
Actuellement, nous ne pouvons pas proposer un programme avec un délai précis d'inscription, etc. pour notre prochaine Assemblée générale (GA), à Nazareth, en Israël. Je prolonge l'inscription jusqu'au 15 juillet 2020. Cela peut donner suffisamment de temps pour sortir de la situation tragique actuelle. Allons lentement et ne mettons pas plus de pression pour quelque chose qui peut encore attendre.
Ne pouvons-nous pas commencer une chaîne de 24 heures, une heure sainte à la maison, rejoignant spirituellement l'adoration eucharistique dans les différentes parties du monde ? Pendant cette heure, on peut avoir la «lectio divina», le chapelet, les prières de dévotion, etc...., selon son temps, ses possibilités et sa situation. Aucun de nous ne peut se sentir forcé, mais peut humblement, doucement et avec dévotion se joindre et essayer de faire de son mieux. Cela peut être fait avec toute la famille, lorsque cela est possible, et sur une base individuelle lorsque cela n'est pas possible. Corona peut signifier «Rosaire» en italien. Faisons donc face au coronavirus avec la couronne de Notre-Dame.
Cette année, la solennité de Saint Joseph, l'époux de la Bienheureuse Vierge Marie est le jeudi 19 mars. La neuvaine en préparation de cette grande fête commence le mardi 10 mars. Je voudrais ici citer St Jean-Paul II, qui a écrit dans son exhortation apostolique «Redemptoris Custos», le Gardien du Rédempteur (1989) : «Chez Joseph, l’apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité » (Redemptoris Custos n ° 27).
Il peut être utile pour nous de lire l'intégralité du texte «Redemptoris Custos», qui n'est pas si long. Avec cela, nous pouvons aussi relire les deux premiers chapitres de l'Évangile de St Matthieu et le deuxième chapitre de l'Évangile de St Luc.
Pour moi, St Joseph était un homme incroyable. Sa foi était inébranlable, son obéissance était héroïque, son amour pour Jésus et Marie était inconditionnel, invincible et sincère. Sa charité envers Marie était incontestable, ce qui le fit beaucoup souffrir. Il préféra souffrir et offrir en silence plutôt que de discréditer la conception virginale de la Mère de Dieu.
Il y a beaucoup à apprendre de l'exemple édifiant de St Joseph qui, avec Marie, pourraient être considérés comme les premiers LMC. Ils sont nos racines, dont la vie s'est enrichie et perfectionnée par la présence de Jésus au milieu d'eux. L'acceptation de Jésus et sa présence ont fait de la famille de Joseph et Marie la Sainte Famille.
Les familles chrétiennes et les groupes de LMC et en particulier les familles sont censés être des familles saintes, si nous accueillons Jésus et faisons de lui le centre de nos familles et de nos vies. Jésus est le chef de chaque famille et communauté religieuse, l'invité invisible à chaque repas et l'auditeur silencieux de chaque conversation. Prions beaucoup la Sainte Famille, et en particulier St Joseph durant cette semaine de neuvaine en préparation de sa fête. Veuillez réciter la belle litanie de St Joseph.
Le 19 mars est également considéré comme la fête des pères. Prions pour tous les pères de famille afin qu'ils ressemblent à St Joseph dans leur vie.
Saint Joseph, terreur des démons, priez pour nous.
Saint Joseph, protecteur de la sainte Église, priez pour nous. Saint Joseph, consolation des pauvres, priez pour nous. Joyeuse et sainte fête de St Joseph à chacun de vous.
Amitiés et prières pour tous.
Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala m.c.
23 mars 2020
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la paix et la joie du Seigneur soient votre force en tout temps et partout où que vous soyez ! Continuez à être un instrument de la paix de Jésus, de sa présence, de son réconfort et de sa consolation pour beaucoup, peu importe où vous vous trouvez !
La situation mondiale empire, surtout ici en Italie. Dieu veut que nous sachions que sans lui, nous, les humains, nous sommes impuissants, inutiles et rien. C'est un moment pour se tourner vers Dieu et invoquer son nom.
Le coronavirus est devenu plus puissant que les êtres humains, mais pas plus puissant que Dieu. Lucifer l'utilise. C'est le jour du salut, c'est le moment favorable pour nous tous de crier vers Dieu, qui seul peut sauver l'humanité de cette situation. Maintenant, Lucifer a réussi à fermer les lieux de culte de la Chine jusqu’aux quatre coins du monde. Les gens peuvent aller au marché, au cabinet médical, mais pas à l'église. Aucune messe n'est célébrée publiquement sauf à la télévision.
"Corona" en italien peut signifier Rosaire. Notre-Dame veut que nous vainquions le coronavirus avec la couronne de Notre-Dame, le Rosaire. Continuons de prier le Rosaire, comme beaucoup d'entre vous le font.
Ce Carême est très spécial. Le Seigneur veut que nous vivions ce Carême avec une prière, une pénitence, des œuvres de miséricorde vraies, dans une profonde solitude et une foi, une espérance et un amour profonds. L'amour n'abandonne jamais. L'amour n'est jamais fatigué ou malade. Prions beaucoup.
De nombreux LMC ont posé des questions d'ordre pratique concernant la première profession ou le renouvellement des vœux le dimanche de la Miséricorde, le 19 avril 2020, comme le font chaque année de nombreux LMC dans diverses parties du monde. La réponse est simple.
Tout d'abord, nous ne pourrons jamais nous préparer suffisamment pour faire nos vœux ou les renouveler. Cette année, le Seigneur veut que nous passions tous plus de temps avec les membres de notre famille à nous préparer avant de faire ou de renouveler nos vœux.
Comment faire cela?
En étudiant de manière plus approfondie les statuts, les lettres et les articles qui y sont rattachés. La formule même des vœux doit être étudiée avec plus d'attention, de méditation, de prière... En ces jours que ceux qui ont plus de temps s'en servent pour la prière. Veuillez relire Mt 25, 31-46 et voir comment nous le vivons. Nous pouvons faire la charité sans amour, nous pouvons faire beaucoup de service sans humilité, nous pouvons prier sans ferveur et dévotion... nous pouvons lire la Bible sans foi et gratitude envers Dieu, nous pouvons prier le chapelet sans «métanoïa»... etc.! C'est aussi le moment de revenir à nos anciennes traditions et de recommencer notre prière en famille.
Il peut y avoir une liste interminable de choses que nous faisons souvent au milieu d'une vie bien remplie. Maintenant, nous pouvons avoir un peu plus de temps pour nous consacrer à la prière et à la contemplation et approfondir les statuts et le chemin de vie des LMC dans la prière. Veuillez ne pas perdre votre temps ou mettre de côté le chemin de vie des LMC. C'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le «kairos», l'heure fixée, l'heure de Dieu. Maintenant, nous pouvons passer un peu plus de temps avec les membres de notre famille !
Ainsi donc, ceux qui doivent faire leurs premiers vœux et les vœux définitifs et ceux qui doivent renouveler leurs vœux le dimanche de la Miséricorde pourront le faire lorsque les églises seront ré-ouvertes et lorsque les choses deviendront plus ou moins normales. Vous n'aurez pas besoin de recommencer ou d'attendre une autre année. Cela peut peut-être varier d'un pays à l'autre. Espérons et prions pour que cette situation d'urgence se termine bientôt et que les choses reprennent une forme stable et paisible. Plus nous le désirerons et prierons pour cela, plus vite cela arrivera, avec l'aide et la bénédiction de Dieu !
Veuillez consulter le «Décret de la Pénitencerie apostolique sur l'octroi d'indulgences spéciales aux fidèles dans la pandémie actuelle, 20.03.2020 :
«Le don d'Indulgences spéciales est accordé aux fidèles affectés par la maladie du COVID-19, communément appelée coronavirus, ainsi qu'aux agents de santé, aux membres de leurs familles et à tous ceux qui à n’importe quel titre, également par la prière, prennent soin d'eux».
«L'indulgence plénière est accordée aux fidèles affectés par le coronavirus, soumis au régime de la quarantaine par disposition des autorités sanitaires dans les hôpitaux ou chez eux si, avec l’âme détachée de tout péché, ils s'unissent spirituellement à travers les moyens de communication à la célébration de la Messe, à la récitation du chapelet, à la pieuse pratique de la Via Crucis ou à d'autres formes de dévotion, ou s’ils récitent au moins le Credo, le Notre-Père et une pieuse invocation à la Bienheureuse Vierge Marie, en offrant cette épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers leurs frères et sœurs, avec la volonté de remplir les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière selon les intentions du Saint-Père), dès que possible ».
«En outre, la Pénitencerie apostolique accorde également volontiers l’indulgence plénière aux mêmes conditions, à l'occasion de l'épidémie mondiale actuelle, aux fidèles qui offrent une visite au Très Saint Sacrement, ou l’adoration eucharistique, ou la lecture des Saintes Écritures pendant au moins une demi heure, ou la récitation du chapelet, ou le pieux exercice du Chemin de Croix, ou la récitation du petit Chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer de Dieu Tout-Puissant la fin de l'épidémie, le soulagement pour ceux qui en sont affectés et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à Lui. »
Il y a un dicton en latin: «Sentire cum ecclesia», c'est-à-dire, ressentir avec l'Église. Nous marchons avec notre église car elle est notre Mère et notre Enseignante. Nous l'aimons parce que l'Église est le corps du Christ et nous sommes les membres du même corps.
Cette année, notre liturgie de la semaine sainte ne sera pas célébrée comme d'habitude, même le Triduum pascal. Il n'y aura pas de lavement des pieds lors de la célébration du soir du Jeudi Saint, et nous n'aurons pas comme d’habitude la procession avec l'Eucharistie comme nous le faisions, en restant en adoration jusqu'à minuit. Les célébrations du Vendredi Saint peuvent être reportées aux 14 et 15 septembre, lors de la célébration de la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix.
Il en va de même de la veillée Pascale, la bénédiction des éléments primordiaux de la terre, de l'air, de l'eau et du feu, suivie de la procession des bougies, etc. ne peut pas !2
être faite. Ce sont les directives données par le dicastère du Vatican. Beaucoup de façons traditionnelles de faire, y compris les messes, dépendront grandement de l'évêque du lieu et de la situation présente de chaque lieu.
Il est très important d’écouter la décision de nos évêques et de la suivre strictement. Dieu dirige son troupeau à travers nos bergers. Il est absolument vital de lire de façon méditative la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ, en particulier le dimanche des Rameaux, l'Évangile selon St Matthieu, les chapitres 26 et 27 et l'Évangile selon saint Jean, les chapitres 18 et 19 sur le vendredi saint. Si vous avez la liturgie via Internet, WhatsApp ou Google, vous pouvez la suivre chaque jour de manière méditative. Il y aura également des chaînes de télévision pour regarder et participer comme vous le faites dans l'église, en tenue de fête !
C'est ici que nous apprenons à accepter tout ce que le Seigneur nous donne et que nous apprenons à lui donner tout ce qu'il prend ou nous demande, avec un grand sourire. Avec le Bx. Charles de Foucauld nous pouvons faire la prière d'abandon souvent pendant la journée: «Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira; quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout; J'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains... Amen ”.
Les retraites nationales des LMC en 2020 sont un point d'interrogation. Tant que le Covid-19 dure et que les choses ne sont pas vraiment clarifiées, aucune sorte de grand rassemblement ne peut être organisée.
Deuxièmement, même si tout est réglé et que les choses sont redevenues normales, il peut ne pas être conseillé d'organiser une retraite nationale LMC cette année, car cela peut prendre un certain temps pour que tout soit stabilisé, même financièrement et autrement. Reportons notre retraite nationale LMC à l'année prochaine, tout en essayant de rester en contact les uns avec les autres via Internet, WhatsApp, etc. Parfois, vous pouvez même organiser des réunions Skype au niveau d'un groupe ou d'une région.
Essayons d’utiliser du mieux possible notre temps pour lire et étudier les Écritures, les livres : « M.C. Train », « M.C. Tree », « Mère Teresa, Viens, sois ma lumière », etc. En offrant également les prières prescrites par la Pénitencerie pour la maladie du coronavirus afin qu'elle prenne fin, pour les victimes, pour les nombreux médecins, infirmières et tous ceux qui travaillent avec eux jour et nuit, au péril de leur vie ! Nous pouvons faire beaucoup de choses depuis nos foyers. Ayons un ministère de l'intérieur bien planifié. Suivons l'exemple de Ste Thérèse de Lisieux qui n'est jamais sortie de son couvent, pas une seule fois après son entrée, et qui a pourtant été nommée co-patronne des missions et des missionnaires. Elle fut aussi un grand idéal pour Ste Teresa de Calcutta. Une prière fervente mêlée d'un zèle ardent pour les âmes peut faire de nous de vrais missionnaires !
Notre prochaine Assemblée Générale (A.G.), qui devait se tenir à Nazareth, en Israël, du 4 au 11 septembre 2021, peut être « mise au congélateur» pour le moment. C'est le moment favorable pour nous de nous entraider avec de petits sacrifices, des prières ferventes, en essayant d'accepter les nombreux inconvénients de la vie quotidienne et en les offrant tous pour les victimes de Covid-19 et pour tous ceux qui travaillent avec et pour eux. Prions pour que personne ne perde courage et espoir.
Prions pour que toutes les nations et toutes les religions ou ceux qui sont sans religion et d'idéologies différentes viennent sous le seul parapluie de l'amour invincible, dont la source est le Dieu Tout-Puissant. Dieu veut que les nations du monde acceptent sa suprématie et sa souveraineté. Jusqu’à ce que cela arrive, l'humanité se battra contre le coronavirus et Lucifer tentera de tenir son pouvoir contre Dieu, à qui il n’a pas
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voulu obéir et qu’il n’a pas voulu servir. La bataille continuera, mais Dieu gagnera. Il y a un message prophétique. Le monde est devenu un village global non seulement en termes de prospérité et de technologie, mais aussi en cas de maladie et de catastrophe. L’incapacité de l’homme à vaincre un petit virus est montrée très clairement, et des milliards de dollars sont incapables de vaincre le tout petit coronavirus !
Maintenant, nous avons besoin d'humilité. Les pouvoirs politiques doivent se prosterner devant Dieu et permettre aux gens de crier vers Dieu. Ce n'est pas le moment de se diviser et de lutter les uns contre les autres au nom de la religion ou de problèmes frontaliers. C’est le moment non seulement de professer notre unité, mais d’encourager les gens à invoquer Dieu, selon l’enseignement religieux de chacun. Il doit y avoir une unité dans l'essentiel de la religion, c'est-à-dire croire en un seul Dieu qui est le créateur de tout, dans la liberté des choses accidentelles, mais dans la charité de toutes choses.
Qu'il y ait de l'amour et qu'il commence par moi, qu'il y ait la paix et l'unité et que cela commence par moi. "Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix ..."
Amour et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.

08.05.20
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la paix et la joie soient votre bénédiction et votre force, en particulier en ce temps saint du Carême, que nous venons de commencer. Comme Jésus et avec lui, nous aussi, nous allons dans la solitude du désert pour être seuls avec le Seul qui parlera à nos cœurs et nous entendrons sa voix dans le silence et dans le calme de nos cœurs. Que ce Carême soit un temps de nombreuses grâces et qu’il nous prépare pour la grande fête de Pâques !
Le monde est dans une grande épreuve à travers la terrible peste du coronavirus. Le Seigneur veut que toutes les nations et tous les peuples du monde se tournent vers lui. Nous ne pouvons pas exister ni avoir une paix, une joie, une santé et une richesse réelles et durables sans Dieu, notre Créateur et Seigneur. Prions pour que la peste du coronavirus devienne une école à travers laquelle nous comprenons la nécessité absolue de faire confiance à Dieu, en lui donnant le grand honneur et la gloire qui lui sont dûs. Le genre humain, ignorant le Père et le Créateur, essaie de se replacer au centre du monde. La tentation perpétuelle d’essayer de construire la tour de Babel (cf. Gn 11,1-9), adorant le veau d'or (cf. Ex 32, 1 ss.)… etc. à la place de Dieu, se terminera par un terrible désastre.
C'est l'heure d'ouvrir les yeux sur notre Dieu, de nous réveiller, de lire les signes des temps. Aujourd'hui comme hier, le monde appartient à Dieu. Le monde est notre maison d'hôtes et non notre demeure permanente. Nous n'avons pas un monde sans Dieu. Cela ne dépend pas de ce que je pense ni de comment je le pense !
« Les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres où sont-ils ? » (Lc 17, 11-19). Un sur dix est venu reconnaître la puissance de Dieu, exprimer sa gratitude. Aujourd'hui, dans notre soi-disant prospérité, notre autosuffisance naturelle et notre autonomie, nous avons facilement tendance à oublier le Dieu qui nous a faits ; nous essayons de nous adorer à la place de Dieu. Nous sommes terriblement tentés de nous placer au centre et de nous encenser. Nous nous trompons terriblement. Nous avons péché et nous continuons de tomber dans le péché d'idolâtrie.
C'est le moment favorable, c'est le jour du salut (cf. 2 Co 6, 2) et de la rédemption. La première lecture du mercredi des Cendres nous donne un aperçu de la façon d'aborder et de faire face aux problèmes épineux qui surgissent de tous côtés. C'est l'heure de tomber à genoux avec les mains jointes pour demander de l'aide à Dieu, qui seul est notre vrai Dieu, non pas la richesse, pas le pouvoir ni le prestige. Aucun pouvoir politique ne peut conquérir Dieu, ni continuer à vivre comme s'il n'était pas là. Même si nous nions l'existence de l'air que nous respirons, parce que nous ne le voyons pas, l'air continue d'exister et de fonctionner. Nous faisons quelque chose de similaire : nous disons que nous ne voyons pas Dieu et que nous n’avons pas besoin de lui et que nous pouvons gérer notre vie sans lui ! Il est une nuisance dans nos vies. Nous pensons qu'il est facile de vivre sans reconnaître Dieu et sa présence et son action dans nos vies, son autorité et sa souveraineté. Nous voulons conquérir Dieu. Dans notre tentative de le faire, nous sommes conquis par Dieu à travers la souffrance et la douleur, la pestilence et les calamités naturelles. Elles sont destinées à être des cours de médecine : pour réfléchir et changer notre attitude et notre mode de vie !
Le Carême est une période de toute l’année très puissante, nous invitant à prier avec plus de ferveur, à offrir plus de sacrifices et à faire pénitence, à rompre et à partager notre pain avec les affamés. Rompre et partager. Ne continuez pas à garder égoïstement les choses périssables comme si elles étaient éternelles, mais rompez sans crainte et partagez généreusement avec ceux qui sont privés des nécessités basiques de la vie.
Le Carême est un moment pour réfléchir sur le plus grand amour de Dieu manifesté en Jésus. « Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé» (cf. Jn 3, 16-17); «… La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises… » (Jn 3, 19).
Le Carême nous parle de la croix, preuve du plus grand amour manifesté sur la croix. Les mains de Jésus sont étirées, clouées sur la croix. Nous voyons dans le livre de l'Exode (17, 10-13) que Moïse était assis sur une pierre et Aaron et Hur tenaient les mains de Moïse étirées pendant que la guerre se poursuivait contre les Amalécites. Tant que les mains de Moïse étaient tenues étirées, les Israélites gagnaient. Nous aussi, nous sommes en guerre contre nous-mêmes, en guerre contre le diable, en guerre contre tous les maux du monde. C'est une bataille spirituelle. Les mains de Jésus sont étirées. Contrairement aux mains de Moïse tenues par deux personnes, les mains de Jésus étaient étirées et clouées sur la croix, intercédant perpétuellement auprès du Père pour l'humanité pécheresse. « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23, 34). Jésus devient alors un intercesseur éternel avec le Père pour l'humanité pécheresse.
Le Carême nous invite à une métanoïa, ce qui signifie un appel à une réorientation radicale de notre vie, un changement d’attitude. Ici, cela demande une transition de notre façon de voir, de juger et d'agir à la manière dont Dieu voit tout, tous les événements et les incidents, de ma façon de juger et d'agir comme Dieu le fait. C'est ce que cela signifie lorsque Jésus disait «repentez-vous». Le Carême est alors un temps pour avoir l'esprit de Jésus, le cœur de Jésus, les yeux de Jésus, les lèvres de Jésus, car nos lèvres sont souvent impures et nous vivons parmi des gens dont les lèvres sont aussi impures (cf. Is 6, 1-9).
Le jeûne ici a une nouvelle dimension, une nouvelle façon de faire le jeûne. Notre jeûne doit inclure tous nos cinq sens, plus notre volonté personnelle. Notre jeûne doit lutter contre tous les sept péchés capitaux : l’orgueil, l'envie, la colère, la paresse, la gourmandise, la la luxure….
Le temps du Carême est alors une période très exigeante. Nous devons aller contre les trois ennemis spirituels du monde, le diable et nous-mêmes (sarx).
Le cœur et l'esprit du Carême se divisent de trois manières : la charité, la prière et le jeûne (cf. Mt 6, 1-6, 16-18). Il y a le bonheur et la douleur, le bonheur à cause de la charité intérieure du cœur que l'on éprouve envers Dieu et envers son prochain, la douleur à cause de l'indifférence que l'on doit vivre chez son prochain, que l'on veut aider. L'amour doit passer par le creuset de la douleur et de la souffrance. Il faut éprouver une sorte de douleur de travail d’accouchement en donnant naissance à de nouvelles âmes. Cet amour rédempteur peut être très déchirant. Cela vaut la peine de passer par là. Jésus a dit à Ste Teresa de Calcutta : "Votre vocation est d'aimer, de souffrir et de sauver les âmes". Ici, l'amour devient amour souffrant, amour sacrificiel, amour laborieux. On éprouve de la joie parce qu'une nouvelle âme est rachetée par cet amour laborieux, par cet amour rédempteur.
Le Carême est un temps pour vivre ce double type de bonheur et de douleur inséparables, que les âmes saintes ont vécu y compris St Jean-Paul II, Ste Teresa de Calcutta, St Paul VI, Ste Thérèse de Lisieux, Ste Catherine de Sienne, pour n'en nommer que quelques-uns.
Le Carême est une période de grande espérance, espérant contre toute espérance. Même lorsque tout autour de nous est sombre, nous devons espérer contre toute espérance. Le Carême est un moyen qui nous conduit et nous guide vers Pâques. Le Carême sans Pâques est un temps très triste. Nous pouvons tomber dans le désespoir. Imaginez avoir un Vendredi Saint sans dimanche de Pâques. C'est la pensée du dimanche de Pâques qui nous donne toute la force, tout le courage et la vitalité, toute l’orientation réelle, toute la joie à notre vie quotidienne de prière, de pénitence, de sacrifice, d’humiliations, de malentendus, tous les hauts et les bas !
Nous connaissons ici le sens et la signification chrétienne de la souffrance humaine. La souffrance n'est pas une fin en soi. C'est un moyen nécessaire pour sauver les âmes, Salvifici Doloris. C'est en ce sens que saint Jean-Paul II a dit: «La souffrance est une vocation», car elle est rédemptrice ; elle nous rachète et rachète les autres. C'est en ce sens que les apôtres ont quitté le Sanhédrin pleins de joie, qu'ils ont été jugés dignes de souffrir pour le nom de Jésus (cf. Actes 5,41). Il n'est donc pas étonnant que Jésus ait demandé à Ste Teresa de Calcutta et aux Missionnaires de la Charité d'être «des victimes de son amour,… recouvertes de la pauvreté de la croix, de l'obéissance de la croix et de la charité de la croix». Pas étonnant que Jésus ait dit à Ste Teresa M.C. qu'elle est l'épouse de Jésus crucifié. Il lui a demandé d'offrir plus de sacrifices, de sourire plus tendrement et de prier avec plus de ferveur. Pas étonnant que Jésus ait dit à Ste Teresa M.C. que «dans son immolation, en étant le feu de l'amour de Jésus parmi les pauvres, ils vont voir Jésus, le connaître et le vouloir». Par conséquent, la souffrance et la douleur, la croix et les épreuves sont de puissants moyens de voir Jésus, de connaître Jésus et de vouloir Jésus, donc d’être sauvés et rachetés.
«C'est en mourant que nous naissons à la vie éternelle». St Paul a exprimé cette réalité de tant de manières différentes: «Ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis… » (Col 1,20). «Avec le Christ, je suis cloué sur la croix». St Paul poursuit : « Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi… » (2Tim 4, 6-8).
Pour conclure ces quelques réflexions sur le Carême à la lumière de tout ce qui se passe c’est une tâche herculéenne. Ce que nous devons faire, c'est nous accrocher à l'essentiel de la vie. Le monde moderne est dans la douleur et dans le chagrin, car il tient à ce qui est éphémère et transitoire, tout en étant indifférent à la réalité essentielle qu'est Dieu. «Dieu ou rien», a écrit le cardinal Sarah. Avec lui, nous pouvons gravir des montagnes, nous pouvons relever des défis, nous pouvons vaincre le mal avec Dieu. Le moyen d'y parvenir est la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde. Ici, je voudrais citer l’une des belles pensées de Saint-Pierre Chrysologue :
«Il y a trois choses qui consolident la foi, stabilisent la dévotion et maintiennent la vertu. Ce sont la prière, le jeûne et la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne demande et la miséricorde reçoit: ces trois ne font qu'un et ils s'éclairent l’un l’autre.
Si le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne coupe les liens qui les unissent : ils ne peuvent être séparés. Donc, que celui qui prie, jeûne, que celui qui jeûne fasse l’aumône. Celui qui espère qu’on écoutera ce qu’il demande, qu’il écoute d’abord celui qui demande. Il ouvre l’oreille de Dieu celui qui ne ferme pas son oreille à la supplication.
Que celui qui jeûne comprenne en quoi consiste le jeûne. Celui qui veut comprendre Dieu qu’il comprenne le pauvre. Qu’il soit miséricordieux celui qui veut qu’on le traite avec miséricorde. Celui qui implore la pitié doit commencer par l’exercer. Si quelqu’un veut qu’on lui témoigne de l’affection, qu’il en témoigne à autrui. C’est à toi à fixer la mesure de la miséricorde qu’on exercera envers toi. Si quelqu’un veut recevoir, qu’il donne. Si quelqu’un demande pour lui ce qu’il refuse à l’autre, sa demande est une moquerie.
Que l’oraison, donc, le jeûne et la miséricorde soient pour nous un seul et même protecteur auprès de Dieu, un seul et même avocat, une seule et même supplication à trois faces. » (Sermon 43. Office des Lectures du mardi, Carême, semaine 3).
Je souhaite à chacun de vous un Carême serein et fructueux qui nous conduira doucement à la grande fête de Pâques !
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
06.02.20
Laudetur Sacra Familia
Noël, 25 Décembre 2019
Que la grâce, la paix et la joie de la grande fête de Noël soient avec chacun de vous afin que vous puissiez continuer à partager la même paix et la même joie avec tous ceux que vous rencontrez et avec qui vous vivez.
Nous sommes devant un grand mystère, le mystère des mystères, le mystère et le miracle de Dieu devenant l'un de nous et un comme nous en toutes choses sauf le péché.
Chaque année, nous célébrons ce mystère de l'Incarnation, de Dieu devenant homme et vivant parmi nous. La fête de Noël est un mystère incroyable, qui ne peut être compris que par la contemplation. Plus nous contemplons ce mystère, plus nous apprécions la beauté sublime de notre vocation de M.C;, en devenant de plus en plus reconnaissant envers Celui qui s'est humilié en prenant la condition d’esclave.
Un mystique de notre époque a écrit que «la naissance du Christ est le témoignage le plus grand et le plus éloquent de combien Dieu a aimé l'homme. Il l'a aimé d'un amour personnel. C'est pour cela qu’il a pris un corps humain, auquel il s’est uni et l’a fait sien pour toujours. La naissance du Christ est elle-même une «alliance d’amour», conclue pour toujours entre Dieu et l’homme ». Comme l'écrit saint Clément d'Alexandrie, «C’est pour cela que le Christ est descendu, pour cela qu’il a revêtu l’humanité, pour cela qu’il a souffert volontairement la condition des hommes, afin qu’après s’être confronté à notre faiblesse qu'il a aimée, il puisse en échange nous confronter à sa puissance».
Comme saint John Henry Newman priait : « Que chaque Noël, en venant, nous trouve toujours plus semblables à Celui qui, en ce temps , est devenu un petit enfant par amour pour nous ; que chaque nouveau Noël nous trouve plus simples, plus humbles, plus saints, plus charitables, plus résignés, plus heureux, plus remplis de Dieu. Noël est le temps de l'innocence, de la pureté, de la gentillesse, de la douceur, de la joie, de la paix. Ici, sur terre, vivre, c'est changer, et la perfection est le résultat de nombreuses transformations ».
«Pour Newman, le changement est une conversion», dit le pape François, «c’est à dire, une transformation intérieure. La vie chrétienne, en réalité, est un cheminement, un pèlerinage. L'histoire de la Bible est tout un cheminement marqué par de nouveaux commencements et de constants départs ; comme pour Abraham, comme pour tous ceux qui, il y a deux mille ans en Galilée, se mirent en chemin pour suivre Jésus: «Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent» (Lc 5, 11). Depuis, l'histoire du peuple de Dieu - l'histoire de l'Église – est toujours marquée de nouveaux départs, de déplacements, de changements. Cela implique des décisions qui transforment rapidement notre mode de vivre. « Si nous voulons que tout reste tel quel, il faut que tout change »
«Cela conduit à privilégier les actions qui génèrent des dynamiques nouvelles. Cela requiert patience et attente ». Pour cela, nous sommes invités à lire les signes des temps avec les yeux de la foi, afin que la direction de ce changement «réveille des questions anciennes et nouvelles avec lesquelles il est juste et nécessaire de se confronter» (cf. Pape François, Noël salutation à la Curie romaine, samedi 21 décembre 2019).
Jésus est venu vers nous pour assouvir notre soif en promettant de l'eau vive. Jésus est venu nous dire qu'il est l'eau vive. Jésus est venu satisfaire notre faim en nous donnant le Pain de vie. Jésus est venu nous donner sa chair à manger et son sang à boire. Jésus est venu nous sauver du domaine des ténèbres et nous faire entrer dans sa propre lumière merveilleuse !
Jésus est venu nous dire qu'il a soif d'amour et des âmes. Jésus est venu nous dire que son Père ne l'a pas envoyé dans ce monde pour être son juge, mais pour être son Sauveur (cf. Jn 3, 17). Jésus est venu nous dire que si nos cœurs ne sont pas propres et purs, nous ne pourrons pas voir Dieu (cf. Mt 5, 8). Pour nous et pour tous, qui nous occupons des plus pauvres des pauvres en qui nous sommes censés voir Jésus caché, comme il est caché dans l’Eucharistie, cette pureté de cœur est vraiment vitale. Sous les deux formes de la présence réelle de Jésus se trouve le cœur de notre foi, et plus nous avons la foi, plus nous croyons facilement à ces deux formes de la présence de Jésus. Que personne n'essaye de séparer une forme de l’autre car elles sont inséparables !
Jésus a été envoyé pour nous dire qu'il est la lumière du monde et que celui qui le suit ne marchera pas dans l'obscurité mais aura la lumière de la vie (c. Jn 8, 12).
Jésus est venu nous enseigner que celui qui n'a pas péché doit être le premier à jeter la pierre (cf. Jn 8, 7). Jésus est venu nous dire qu'il est le bon Berger qui est venu nous sauver en donnant sa vie pour chacun de nous… (cf. Jn 10, 11).
Jésus est venu nous assurer qu'il est la vie et la résurrection. Celui qui croit en Jésus ne mourra jamais, mais aura la vie éternelle (cf. Jn 11, 25). Jésus veut que nous sachions qu'il est le bon berger qui est venu pour la brebis perdue.
Jésus a dit qu'il est la vigne, que nous sommes les sarments, que sans lui nous ne pouvons rien faire (cf. Jn 15, 5).
Jésus est venu nous apprendre à prier… (Lc 11, 1; Mt 6, 9-13). Il a enseigné à ses hommes la nécessité de prier sans cesse par la parabole de la veuve et du juge (Lc 18, 1-8).
Il nous a aussi enseigné non seulement par des mots mais aussi par son propre exemple… Jésus était un homme de prière ; il n'a jamais rien fait sans consulter son Père. Pour cette raison, il s'est retiré de tout, allant dans des endroits isolés où il pouvait être absorbé dans la prière (Mc 1,35). Il recherchait la solitude des déserts et des montagnes. Les lieux que Jésus a choisis pour prier étaient : les synagogues, le temple, le désert, les montagnes, etc.
Ses temps de prière étaient principalement pendant le silence de la nuit, quand le monde entier était silencieux et endormi. Chaque samedi, il se rendait invariablement à la synagogue de Nazareth, à Capharnaüm, dans le temple de Jérusalem. Pendant son séjour à Nazareth pendant environ 30 ans, il est allé sabbat après sabbat à la synagogue ; il allait chaque année pour la fête de la Pâque avec Marie et Joseph au temple de Jérusalem pour prier. Nous avons l’incident douloureux de l’enfant Jésus perdu du reste du groupe, alors que ses parents n’ont réalisé sa disparition qu’après une journée de voyage (Lc 2, 41-52).
Jésus a prié intensément avant chaque moment décisif de sa vie. À l'âge de 12 ans, puis à 30 ans alors qu'il commençait sa vie publique, qui a été marquée non seulement par son baptême dans le Jourdain par Jean-Baptiste, mais saint Luc dit que Jésus était en prière et que le ciel s'est ouvert et qu'il y eut une vraie théophanie (Lc 3, 21-22). Sa Transfiguration a été un véritable événement de prière en préparation de sa passion imminente et prochaine (cf. Lc 9, 37 ss).
Avant de choisir ses hommes, Jésus monta sur la montagne (cf. Mc 3, 13-14) et passa toute la nuit en prière. «En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples…auxquels il donna le nom d’Apôtres… » (Lc 6, 12-16).
Avant sa passion, sa souffrance et sa mort imminentes, Jésus entra dans le jardin de Gethsémani, où il se jeta par terre et pria : «Père, tout est possible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux» (Mc 14, 35-36).
La prière la plus puissante de toutes les prières de Jésus fut faite depuis la croix, quand il pria pour ses ennemis : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font" (Lc 23, 34). Toute la crucifixion a été une prière continuelle dans d’atroces douleurs. Ce fut l'aboutissement et l'accomplissement de sa mission sur terre. Il entendit aussi l'appel suppliant d'un des voleurs, crucifié avec lui, lui promettant la vie éternelle avec lui le même jour dans son royaume. «Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le paradis» (Lc 23, 42-43).
Il nous a fait comprendre et nous a enseigné par son exemple non seulement l'importance de la prière, non seulement le besoin de la prière, mais que cette prière est très naturelle à l'homme comme la respiration. Nous sommes morts lorsque nous arrêtons de prier comme nous sommes considérés comme morts lorsque nous arrêtons de respirer. Comme la respiration est un signe que nous sommes vivants, la prière devient un signe de la vie de Dieu en nous. Nous sommes connectés à la source de vie comme l'électricité, le fil et l'ampoule. La prière est le fil qui nous relie à Dieu. N'oublions pas qu'une personne qui prie est une personne puissante !
Ce premier Noël a été un événement de prière intense. Lorsque nous lisons l'Évangile de Luc, chapitre 2, avec attention et contemplation, Dieu devenant homme est un mystère impénétrable. Ste Teresa M.C. avait l’habitude de dire : «Il est plus facile pour nous de comprendre la grandeur de Dieu, mais il est plus difficile de comprendre l'humilité de Dieu». Le mystère impénétrable de l'Incarnation, c'est-à-dire Dieu en personne devenant un comme nous et l'un de nous, il est difficile, sinon impossible, à un esprit humain de saisir le mystère humainement impénétrable de l'Incarnation. Le Dieu qui a créé le ciel et la terre par des paroles simples mais puissantes, porte maintenant sur lui le fardeau de toutes les vicissitudes de la vie humaine sur terre. Ici, nous voyons l’état kénosique absolu ! Il n’est pas étonnant que les anges aient chanté des chants de gloire et de louange à la naissance du Messie, même s'il s'agissait d'une grotte, entourée d'animaux. Les simples et pauvres bergers ont été les premiers à être choisis par Dieu pour être les premiers destinataires de la bonne nouvelle de la naissance du Roi des rois (cf. Lc 2, 8-20).
Le but de la venue du Messie était d'annoncer la bonne nouvelle aux pauvres (cf. Lc 4, 18) et nous voyons déjà à la naissance de Jésus que la grande armée des anges est allée chez les bergers chanter les louanges de Dieu : «Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur terre aux hommes, qu'il aime » (cf. Lc 2, 14).
Les bergers sont venus en hâte à la grotte de Bethléem et ont trouvé Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans une mangeoire. Marie est dans une profonde contemplation : les sens ne peuvent saisir cette merveille, la foi doit venir compenser. «Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.» (Lc 2, 19). Pour nous aussi, c'est le moment de garder le mystère de l'Incarnation dans nos cœurs et de le méditer continuellement parce que l'Incarnation de Jésus est un mystère impénétrable.
Nous ne pouvons pas devenir saints au ciel. Nous devenons des saints sur la terre. Personne ne devient saint au paradis. Si nous ne sommes pas déjà saints pendant que nous vivons sur terre, nous ne le serons pas non plus après notre mort ! Dieu nous donne beaucoup de temps et d'innombrables opportunités pour devenir saints pendant que nous vivons dans ce monde.
Marie a déjà chanté son cantique (cf. Lc 1, 40-55). Maintenant, Zacharie a son propre cantique à chanter (cf. Lc 1, 67-79). Il chante de tout son cœur, ce qui est aussi prophétique. Le vieux Siméon a chanté son cantique dans le temple (cf. Lc 2, 22-40). Les saints voient la main de Dieu dans tous les événements de leur vie, dans les bons et les mauvais moments, ils sont d’humeur égale dans les joies et les peines, dans les espoirs et les déceptions.
Nous apprenons tous de l’équanimité et de l’équilibre des saints. La joie est le fruit de l'équanimité et de l'équilibre. Nous ne rencontrons généralement pas de saints qui sont nerveux et inquiets pour tout, sauf Sainte Marthe de Béthanie, la sœur de Marie. Elle a reçu une bonne réprimande et une correction fraternelle de la part de Jésus. Elle a compris et elle est retournée continuer à préparer le repas pour Jésus. Elle n'a pas tout jeté par terre et ne s'est pas couchée, comme certains le font parfois. C’est pourquoi nous célébrons la fête de sainte Marthe une semaine après la fête de sa sœur (22 et 29 juillet, respectivement).
Regardons le saint d’aujourd'hui : St. Étienne. Il a prié pour ses persécuteurs. « Alors Etienne se mettant à genoux, s’écria d’une voix forte: "Seigneur, ne leur compte pas ce péché ". » (Actes 7, 60). Saint-Étienne n'est pas devenu saint parce qu'il est mort lapidé, mais parce qu'il a pardonné à ses persécuteurs et a prié pour ses ennemis ! Les saints veulent sauver tout le monde, même ceux qui leur font du mal, ceux qui les blessent, ceux qui parlent contre eux ou les critiquent. Les saints veulent que tous soient sauvés. Ils ne passent pas leur temps à maudire et à juger, mais à prier, pardonner et sauver !
Les saints ne voient pas leurs ennemis comme des ennemis, mais ils les voient comme des personnes que Dieu a mises sur leur route pour être sauvées. Nous voyons cette attitude et cette façon de faire en Jésus, en Marie, en Joseph, en Saint Étienne et chez la bienheureuse Rani Maria, qui a été béatifiée en Inde, le 4 novembre 2017. Elle et sa famille, y compris sa mère, son père, ses sœurs et ses frères ont travaillé ensemble pour sauver l'homme qui a poignardé leur fille, leur sœur, 41 fois. Il n'était plus leur ennemi, mais ils l'ont accepté comme leur fils (frère) adoptif… Ils lui ont réservé un accueil merveilleux avec beaucoup d'amour, de respect et de joie. Ils l'ont fait se sentir voulu, aimé et soigné. Ils lui ont montré qu'ils lui 'avaient pardonné en Jésus-Christ et pour son bien, avec le résultat qu'il est devenu chrétien catholique et a commencé à agir comme la bienheureuse Rani Maria. Les membres de sa famille adoptive ont prié avec lui et pour lui. Il était assis avec les membres de la famille de la Bse Rani Maria le jour de sa béatification. Ils ne l'ont pas seulement sauvé lui, mais tous ceux qui entrent maintenant en contact avec lui.
Il n'arrêtait pas de dire: «Jésus-Christ est la réponse à tous nos problèmes». Il a trouvé la paix ; il est devenu un homme nouveau en Jésus-Christ. Il est né de nouveau en Jésus-Christ. C'est le miracle de tous les miracles. Lorsqu'il y a un pardon authentique et un amour sincère, les âmes sont engendrées et naissent à l'image et selon le modèle de Jésus-Christ.
La prière de pardon de Jésus pour ses ennemis et pour nous tous pécheurs, depuis la chaire de la Croix, résonne dans le cœur et l'esprit de tant de gens. L'amour de Dieu et l'amour du prochain sont inséparables. Avec Dieu et en Dieu, nous pouvons aimer même les gens non aimables ; nous pouvons pardonner à ceux qui nous font du mal, même à ceux qui nous font violence, qui nous traitent injustement. Au-delà de l'apparence extérieure, nous pouvons voir dans la foi, en chacun, l'empreinte et l'image de Jésus-Christ. Saint Philippe, l'apôtre, devait voir le Père en Jésus-Christ, et nous, nous devons voir Jésus-Christ dans nos frères et sœurs, en particulier dans nos pauvres gens. "Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! » (Jn 14, 8-11). Celui qui rencontre un pauvre dans la rue, ce n'est pas seulement un pauvre qu’il rencontre, mais c'est Jésus-Christ déguisé.
Nous avons l'exemple lumineux de saint Martin de Tours qui vit un pauvre mendiant trembler dans le froid ; il descendit de son cheval, ôta le manteau qu'il portait, le coupa en deux et donna la moitié de son manteau au mendiant et porta l'autre moitié. Cette nuit-là, Jésus vint à lui portant la moitié de son manteau. On peut en dire autant de saint François d'Assise, qui voyant un lépreux s'est enfui de peur. Mais il se sentit très mal ; il revint et embrassa le lépreux. Ensuite François ne vit plus le visage d'un lépreux mais à la place il vit le visage de Jésus !
Nous avons clairement l'enseignement de Jésus dans la parabole du jugement dernier : «Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40). Le péché d'omission peut parfois être plus grave que les péchés que nous commettons. Je suis sûr qu’aucun d’entre nous ne voudrait entendre les terribles paroles de Jésus: «Allez-vous en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges... vous ne m’avez donné à manger,... vous ne m'avez pas donné à boire ;... ... ni d'abri… » (Mt 25, 41-46).,
Que la célébration de la naissance du Christ nous aide à devenir davantage semblables au Christ à tous égards.
Encore une fois, je souhaite à chacun de vous un Noël béni et une nouvelle année 2020, prospère et pleine de paix. Que Dieu vous bénisse tous et chacun d’entre vous.
02.01.20
LITANIE DE LA SAINTE FAMILLE
Seigneur, prends pitié de nous.
O Christ, prends pitié de nous.
Seigneur, prends pitié de nous
Jésus, écoute-nous
Jésus, exauce-nous
Père des cieux, toi qui es Dieu, prends pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, toi qui qui es Dieu, prends pitié de nous
Esprit-Saint , toi qui es Dieu, prends pitié de nous
Trinité Sainte, qui es un seul Dieu, bénis-nous et guide-nous.
Sainte Famille, représentation sur la terre de la Trinité céleste,
Sainte Famille, protectrice et exemple de l'Eglise,
Sainte Famille, terreur des démons,
Sainte Famille, école et modèle de toutes les familles,
Sainte Famille, maison et école des contemplatifs, bénis-nous et enseigne-nous.
Sainte Famille, maison de silence et de solitude,
Sainte Famille, école des vertus d'humilité et de charité,
Sainte Famille, école de l'amour parfait de Dieu et de son prochain,
Sainte Famille, école du désir ardent insatiable de Dieu,
Sainte Famille, école de pardon et d'acceptation mutuelle,
Sainte Famille, école de dur labeur,
Sainte Famille, école de l'abnégation de soi et du sacrifice,
Sainte Famille, école de l'acceptation parfaite de la volonté de Dieu,
Sainte Famille, école de la paix profonde et de la joie parfaite,
Sainte Famille, école de la chasteté perpétuelle,
Sainte Famille, école de la pauvreté évangélique,
Sainte Famille, école de l'obéissance parfaite et prompte,
Sainte Famille, école du service de tout cœur et aimant de tous ceux qui sont dans le besoin,
Sainte Famille, école de la soif infinie et intense du salut des âmes,
Sainte Famille, école de l'accueil chaleureux et de l'hospitalité généreuse,
Sainte Famille, école de la bonne volonté et de la générosité,
Sainte Famille, école de la foi, de l'espérance et de la charité,
Sainte Famille, école de la prudence, du courage, de la justice et de la tempérance,
Sainte Famille, école de toutes les vertus,
Sainte Famille, nos patrons, nos protecteurs et nos intercesseurs célestes,
bénissez-nous et protégez-
nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, épargne-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, exauce-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous, O Seigneur.
Prions
O Père très saint, dans ta sagesse et ton amour extraordinaires tu as décidé que ton Fils naîtrait d'une
femme et serait guidé par deux humbles créatures, Marie et Joseph. Accorde-nous la grâce d'entrer
de plus en plus dans le mystère du Verbe incarné et de mener avec Lui une vie cachée sur la terre,
jusqu'à ce qu'escortés par sa Mère Vierge et son Père Adoptif, nous entrions joyeusement dans ta
maison au ciel. Par Jésus-Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, un seul
Dieu pour les siècles des siècles. Amen.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien m.c.
Fête de la Sainte Famille
décembre 2019
Chers frères, sœurs, LMC et chacun de vous tous bien-aimés,
Que la paix et la joie de Jésus, Marie et Joseph soient votre force, votre bouclier, votre roc, votre bastion, votre forteresse... Que votre communauté, votre famille soit un autre Nazareth, où Jésus vive et grandisse en paix, dans la joie et dans l’amour. Que notre communauté s'efforce de garder l'esprit de Nazareth d'humilité, de simplicité, de pauvreté et d'amitié. Gardons à l'esprit que :
Noël est une fête de l’amour.
Plus on aime, plus on donne,
plus on donne, plus on reçoit,
plus nous recevons, plus nous partageons,
plus nous partageons, plus nous éprouvons de joie. Car c'est en donnant que nous recevons,
c'est en mourant que nous naissons à la vie éternelle.
Que notre amour, notre don et notre partage ne cessent jamais !
Je souhaite à chacun de vous une fête de la Sainte Famille très heureuse et bénie et une nouvelle année 2020 prospère et pleine de paix.
Prenons la résolution « d’offrir plus de sacrifices, de sourire plus tendrement et de prier avec plus de ferveur » les uns pour les autres et pour tout le monde, en particulier pour les malades et les faibles, pour ceux qui ne veulent pas prier, ceux qui ne peuvent pas prier, ceux qui n'ont personne pour qui prier et ceux qui ont perdu l'esprit de prière. L'amour n'abandonne jamais !
Que Dieu vous bénisse et vous récompense pour tout ce que vous avez été et pour tout le bien que vous avez fait en 2019.
Merci de vous souvenir de moi dans vos prières comme je le fais pour vous.
N.B.: Aujourd'hui, vous pouvez prier la litanie de la Sainte Famille (voir la pièce attachée). Merci.
Père Sébastien m.c.
26.10.19
Fête de Saint François d’Assise
4 octobre 2019
Chers frères et sœurs,
Avant de commencer à écrire cette lettre avec le désir d'essayer de partager mes expériences vécues avec la communauté des frères du Don de la Miséricorde et les personnes de l’état d’Omojuwa à Lagos au Nigéria, du lundi 26 août au soir jusqu’au lundi 9 septembre 2019 et l'expérience vécue avec la communauté Yesu Fie à Pankrono de Kumasi au Ghana, du lundi après-midi 9 septembre au mardi matin 17 septembre 2019, j'ai prié pendant les heures silencieuses de la nuit devant le Saint-Sacrement exposé. J'ai ouvert le livre de l'Imitation de Jésus-Christ. Voici le passage que j’ai trouvé, que je cite ici, qui, à ma grande surprise, peut résumer les expériences que j’ai vécues au cours de ces deux semaines passées à Lagos, au Nigéria, et de la semaine à Kumasi, au Ghana.
« À travers le religieux, le Christ devrait contempler la montagne, annoncer le royaume de Dieu à la multitude, guérir les malades et les estropiés, transformer les pécheurs en fruits sains, bénir les enfants, faire du bien à tous et obéir toujours à la volonté du Père qui l’a envoyé » (cf. IC 46)
Le passage cité ci-dessus contient et exprime non seulement le don, le mystère et le miracle de la vocation des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC), qui ne consiste pas seulement à jouir des privilèges et des nombreux avantages de l'institut. Cela nous rappelle également la responsabilité, qui appelle l’effort que chacun doit faire, comment chacun doit vivre le don de sa vocation, combien chacun doit être reconnaissant au bon Dieu de l’avoir choisi pour être son disciple, un des hommes du Maître dont la mission est de vivre et d’aimer la manière dont Jésus et ses disciples ont vécu, aimé et servi.
Ce passage réitère le devoir de chaque membre des MCBC et de tous ceux qui appartiennent à la famille MC. En un mot, tous les religieux ont le devoir de gravir la montagne de leur propre communauté, pour contempler, adorer le Seigneur, implorer et intercéder, être des victimes de l’amour et de la miséricorde de Jésus. C'est presque comme une répétition du can. 663/1, qui dit: « La contemplation des choses divines et l'union assidue avec Dieu dans la prière est le premier et le principal devoir de tous les religieux ».
Si cela est vrai pour tous les religieux, combien plus encore pour nous dont la vocation spécifique est d'être des missionnaires contemplatifs et des contemplatifs missionnaires. De l’adoration de Jésus dans le Pain de Vie, nous sommes censés rendre un service aimant à Jésus sous le déguisement de détresse des plus pauvres parmi les pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. En réalité, chaque maison des M.C. a deux sortes de tabernacles, indissociablement liés par le lien commun d'amour, d'humilité et de charité. Que personne n'essaye de séparer ce lien inséparable, que le bon Dieu a uni, que les M.C. travaillent toujours plus pour la gloire de Dieu et pour le salut et la sanctification des âmes.
Les actions parlent plus fort que les mots ; Les chrétiens et tous les hommes et les femmes de bonne volonté prêchent non pas tant par des paroles que par des actions et l’exemple, par la force captivante, l’influence sympathique de ce que nous faisons, la plénitude évidente de l’amour que nos cœurs portent à Jésus, notre Sauveur (cf La prière de Newman).
La vocation de MC n'est pas simplement de travailler avec et pour les plus pauvres parmi les pauvres, ni de passer toute la journée dans la chapelle. Tous les MC doivent avoir deux ailes, comme l’oiseau, pour voler. Aucun oiseau, nulle part au monde, ne vole qu’avec une aile. Il ne suffit même pas d'avoir deux ailes. Ces deux ailes doivent s'équilibrer si un oiseau doit voler.
Il en va de même pour nous, M.C., notre aile de prière, de contemplation, d’adoration, etc., doit s’équilibrer avec notre service aimant envers les plus pauvres des pauvres. Ici, tous les extrêmes doivent être évités. Il peut être utile d’observer les oiseaux quand ils volent. Les deux ailes sont maintenues perpendiculaires. Si une aile a un problème, l'oiseau ne peut pas voler. «Ora et labora» sont les ailes que le Seigneur nous a données pour voler dans l’amour.
Une autre chose importante à prendre en compte est que si les oiseaux sont trop lourds, ils ne peuvent pas voler haut et sur de longues distances. C’est ici que nous voyons le besoin de pratiques ascétiques typiques de toutes les personnes consacrées et des M.C. en particulier, sans lesquelles nous ne pourrions pas expérimenter la présence et la proximité de Dieu. Nous devons passer du temps à lire et à étudier les anciennes pratiques monastiques de prière prolongée, de silence contemplatif, de pratiques ascétiques de veilles, de jeûne dans un esprit de joie et de gratitude, de repentance et d’affliction. Comme Esdras, nous devons aussi nous lever à maintes reprises dans notre misère, non seulement avec le manteau déchiré, mais aussi avec un cœur humble et contrit, pour nous mettre à genoux, tendant nos mains vers le Seigneur, notre Dieu, pour dire : «Mon Dieu, j'ai trop de honte et de confusion pour lever mon visage vers toi, mon Dieu. Nos fautes sans nombre nous submergent, nos offenses se sont amoncelées jusqu’au ciel… Or voici que depuis peu de temps, la pitié du Seigneur notre Dieu est venue à nous… Dans notre servitude, notre Dieu ne nous a pas abandonnés… il nous a rendu la vie… » (Esdras 9: 5-9).
Les frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs ont commencé leur communauté sous le nom de «Don de la Miséricorde» lors de la fête de la Visitation de Notre-Dame, le 31 mai 2016, dans un coin de la gigantesque ville de Lagos, au Nigéria. Son Éminence, Anthony Okogie, le cardinal émérite de Lagos, est venu bénir notre maison louée, nos garçons et nos hommes handicapés, estropiés, orphelins et handicapés et la communauté des frères en présence de l’assistant du pasteur de la paroisse de Magodo, de Sr. Lysa MC, assistante générale des sœurs M.C., de sœur Marie Gabriel M.C., supérieure régionale de Marie, région de la Mère de la Miséricorde, de sœur Tobias M.C., supérieure et de sa communauté, du père Sebastian M.C., du frère Donatus M.C., du frère Owen Camillus M.C. et du frère Peter Paul M.C. C'était le samedi 28 mai 2016. Bien que la bénédiction de la maison louée ait été faite le 28 mai 2016, le jour de la fondation du Don de la Miséricorde est observé le 31 mai, fête de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth.
Dès que le frère Matthew M.C., le supérieur du Don de la Miséricorde a obtenu son visa pour le Nigéria, il s'est rendu à Lagos et il est arrivé en août 2016 pour prendre en charge la communauté du Don de la Miséricorde. Bien que certains ajustements et certaines modifications nécessaires aient dû être faits, les Frères étaient à la recherche d'un lieu approprié pour établir la communauté du Don de la Miséricorde à Lagos. Après de nombreuses prières, des sacrifices et de nombreuses recherches et enquêtes, la Providence a amené les frères là où le Seigneur voulait que la communauté des MCDC soit implantée. Notre gratitude va au père Raphael Adebayo, le pasteur de la paroisse de la Résurrection de Magodo à Lagos, et à ses assistants pasteurs, qui nous ont aidés à avoir une partie du lieu actuel, où les Frères ont finalement construit des habitations très simples pour le Seigneur, pour la communauté et pour les garçons et les hommes handicapés. La bénédiction de la maison au 14/16 rue Matthias, état d’Omojuwa, à Lagos, a été faite en la solennité de saint Joseph, en 2017, par son Excellence Mgr Alfred Martins, archevêque de Lagos.
Tout autour de la maison Don de Miséricorde se trouve un vaste bidonville avec quelques familles aisées ici et là au milieu. La chose intéressante est que les sœurs MC avaient acheté un terrain dans l’état d’Omojuwa en 1994, qu’elles n’utilisaient pas. Il semble que la zone n’était pas très sûre pour que les sœurs y vivent. Elles ont donc acheté un autre terrain dans un endroit plus sûr et ont construit le couvent Trésor d’Amour et une maison pour les garçons handicapés, les filles et les bébés non désirés de tout genre ! Ainsi, le terrain inutilisé a finalement été cédé à l'archidiocèse de Lagos, avec l'autorisation de Sr Prema M.C., la supérieure générale, lors de sa visite à Lagos en 2010.
Son éminence, le cardinal Anthony, a construit un simple centre de mission sur le terrain donné pour les catholiques pauvres de la région et l'a appelé l'église Ste Teresa de Calcutta, confiée au soin et à la supervision de la paroisse de la Résurrection de Magodo. Avec la canonisation de la bienheureuse Teresa de Calcutta, l'église fut également canonisée. Elle est maintenant connue sous le nom d'église Sainte Teresa de Calcutta.
Le couvent Don de Miséricorde et la maison des garçons et des hommes handicapés, se trouvent à environ 10 minutes à pied de l'église de la mission Ste Teresa de Calcutta pour les pauvres. Ste Teresa M.C. ne voulait pas rester seule au milieu des pauvres sans la présence d'une communauté M.C.. Donc, le bon Dieu a fait que cela se produise et la présence des frères n’est pas seulement très appréciée par les habitants des environs, mais ils manifestent aussi un grand intérêt, du respect et de l’amour pour les frères. Chaque jour, beaucoup de gens se joignent aux frères pour la Sainte Messe, le chapelet, les prières liturgiques et de dévotion.
C'est ici que frère John Job a dirigé un séminaire et une retraite de huit jours pour 21 Frères: profès, novices et postulants en préparation de la première profession de six novices de deuxième année : frère Bruno, frère Francis Dominic, frère Grégory, frère John Francis, frère Philip Neri et frère Tansi Marie, du 18 août au 2 septembre 2019. , Nous leur avons adressé nos sincères félicitations et nos sincères salutations et nos prières le samedi 7 septembre 2019, à l'occasion de leur première profession, au cours de la célébration eucharistique solennelle présidée par Son Excellence le révérend Alfred Martins, l'archevêque de Lagos, pour la première fois dans l'église de Sainte Teresa de Calcutta. La concélébration eucharistique solennelle a duré plus de trois heures et demie. L’église de Ste Teresa de Calcutta était pleine de participants pieux et actifs qui ont exprimé leur amour sincère et leur gratitude envers Dieu par des prières et des chants forts, qui ont secoué toute l’église. Le temps passa très vite car l'expérience était comme une Pentecôte. L’homélie de l’évêque n’a pas seulement touché le cœur de toutes les personnes présentes, mais ce fut comme une épée à double tranchant. Cela alla jusqu'au point de partage de l’âme et de l'esprit des jointures et des moelles. (cf. He 4, 12).
En tant que fête patronale de l'église missionnaire Ste Teresa de Calcutta et la sainte messe de Ste Teresa de Calcutta avec ses lectures propres, en particulier l'évangile de Saint-Mathieu (25: 31-46), on ne parle pas seulement du jugement dernier, mais cela nous dit que, quoi que nous fassions pour qui que ce soit maintenant, si petits et insignifiants que soient nos actes, le Christ les comptera comme s’ils avaient étés faits pour lui. Le mérite du travail que nous effectuons ne dépend pas de sa taille, de son poids ou de son nombre, mais de la manière dont nous le réalisons. Il n'est pas fait pour quelque chose, mais pour quelqu'un et ce quelqu'un c’est Jésus. Quoi que nous fassions à l'un des plus petits de nos frères et sœurs, nous le faisons à Jésus. Plus le travail est humble et répugnant, plus le travail sera méritoire. Ste Teresa de Calcutta, la petite épouse de Jésus crucifié a trouvé le moyen de faire venir sa communauté, cette fois-ci non pas ses sœurs, mais ses frères; et les frères sont très heureux d’avoir abouti à l’église Ste Teresa de Calcutta, destinée aux fidèles des taudis de l’état d’Omojuwa et des environs.
L’un des défis les plus importants à relever est la route menant à la maison des frères, pour eux et aussi pour les personnes qui souhaitent se rendre à l’église Ste Teresa de Calcutta, en particulier pendant la saison des pluies. On dit que Rome ne s'est pas construite en un jour. On peut en dire autant de Casa Serena, de la Maison mère, du Généralat et du refuge de nuit des Frères à Rome. Il a fallu plus de trente-deux ans pour réaliser Casa Serena telle que nous la voyons maintenant, que les gens appellent maintenant une oasis de paix, un «paradis», etc. Le temps, la patience et le travail acharné sont des facteurs indispensables à la croissance, à la stabilité et à la beauté !
Selon le livre de la Genèse, le premier jour de la création, il y avait un chaos total, tout était comme des déchets sans forme: il n'y avait pas de forme et c’était vide…. Les ténèbres couvraient toute la terre, mais il y avait l'esprit de Dieu pour mettre les choses en ordre (cf. Gn 1,1). C'est l'histoire de chaque endroit sur terre, de tout être humain né dans ce monde. C’est l’esprit de Dieu qui met tout en ordre, à la fois en nous et à l’extérieur de nous. Ce que Dieu veut de nous, c'est notre coopération. Je pense ici aux paroles de St Augustin: « Le même Dieu qui nous a créés sans nous ne veut point nous sauver sans nous». C'est comme l'électricité et l'ampoule. L'électricité a besoin d'un support pour fonctionner. Dieu a besoin de notre collaboration sans réserve. Dieu est le courant et nous sommes le moyen. En Dieu et avec Dieu, nous pouvons accomplir ce qui est humainement impossible. Les saints - prenez l'exemple de Ste Teresa de Calcutta - nous disent si clairement et si éloquemment que le pouvoir suprême ne vient pas de nous mais de Dieu; que je peux faire toutes choses en lui qui me fortifie. Le ventilateur marche lorsqu'il y a du courant et quand on le met en marche ; le réfrigérateur est inutile s'il n'y a pas d'électricité.
Un travailleur social qui s'est rendu avec un homme politique dans un village isolé du nord de l'Inde où l'électricité n'est pas encore arrivée, a distribué toutes sortes d'objets modernes, y compris des ordinateurs, des téléphones portables et d'autres petits et gros articles qui ne peuvent fonctionner que s'il y a de l'électricité. Ste Teresa de Calcutta, la petite épouse de Jésus crucifié, alla avec Jésus partout où elle se rendait. Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire (cf. Jn 15, 5). Plus nous laissons Jésus nous transformer, plus nous devenons capables de transformer les personnes, les lieux, les choses. Plus nous nous en rendons compte, plus nous devenons humbles et reconnaissants. De plus en plus, nous réalisons que c'est lui et pas nous, tout est à lui et pas à nous. Que notre gratitude envers Dieu continue d’augmenter !
Les six frères qui ont fait leur profession maintenant ont une maîtrise en charité. Chaque fois qu'ils écrivent leurs noms, ils ajoutent les deux lettres M.C. Frère Bruno M.C., Fr. Francis Dominic M.C., Fr. Gregory M.C, Fr. John Francis M.C., Fr. Philip Neri M.C. et Fr. Tansi Marie M.C. Cette maîtrise n’est que pour les M.C.. En tant que M.C., notre priorité absolue est la charité, la charité en pensée, la charité en paroles, la charité en action et omission.
Une fois, je voyageais de Vancouver (Canada) à Chicago par l’une des principales compagnies aériennes. De temps en temps, je pouvais entendre: «La sécurité est notre première priorité». J'ai commencé à me poser des questions: quelle est ma première priorité et je suis arrivé à la conclusion qu'en tant que M.C., pour moi, la Charité est ma première priorité. Si je manque de charité, quelle sera ma vie ? (cf. 1Cor 13: 1,13). Je dois toujours me rappeler que la charité doit être ma première priorité. Ici, nous devons prêter plus d'attention à la charité intérieure, la charité du cœur. Chaque M.C. doit savoir qu'il est possible pour nous de faire la charité sans amour. Les œuvres faites sans amour sont comme des aliments sans sel ou du café sans sucre. Le sel est un aliment très simple, mais s'il n'est pas ajouté à la nourriture, la nourriture ne sera pas savoureuse. Ne faisons jamais la charité sans le sel de l'amour.
Les nouveaux frères profès avaient l’air radieux et angélique. À la fin de la messe solennelle dans la chapelle, certaines personnes ont commencé à danser. Les nouveaux profès sont entrés en transe et ont dansé dans toute l’église de Ste Teresa de Calcutta.
Avant de donner sa bénédiction, Son Excellence a remercié Dieu, les frères, les participants à la messe sainte et solennelle… et ensuite il a donné la bénédiction épiscopale. Une fois encore, il est clair que l’Église catholique romaine est l’Eglise des pauvres et pour les pauvres, et la famille M.C. est à la fois faite de pauvres et pour et avec les pauvres. Les M.C. ne peuvent pas se sentir chez eux sans les pauvres, le deuxième «tabernacle» !
Une grosse vache qui avait été donnée, a été abattue et partagée avec les personnes de la paroisse. Le repas fut une expression de joie et de gratitude en la fête de Ste Teresa de Calcutta dans l’église qui lui était dédiée et la communauté des frères et des sœurs, avec des centaines de pauvres, de petits et la présence de tous ont fait de cette fête une véritable expérience de Pentecôte.
Les mots sont insuffisants pour exprimer notre gratitude envers le Dieu Trinité, pour la présence et la participation active des pauvres, pour les frères qui ont humblement, librement et joyeusement prononcé leurs vœux, pour la présence priante de notre berger, Mgr Alfred Martins, archevêque de Lagos et son homélie très inspirante et enrichissante sur les vertus d'humilité et de charité, pour les nombreux prêtres concélébrants, Sr. Lily M.C., la supérieure des sœurs M.C. avec sa communauté du Trésor d’Amour de Lagos, les sœurs M.C. de la communauté d'Onitsha, la présence de certains membres de la famille des nouveaux frères profès, la présence priante des Laïcs MC, des bienfaiteurs, la participation active de nombreuses personnes consacrées. Tout ressemblait à un vaste jardin de fleurs de toutes sortes et de toutes couleurs. C’était le jardin de Jésus magnifique et très coloré, rempli de toutes sortes de fleurs de toutes espèces, chacune montrant sa beauté et son parfum. Ils n'étaient pas là pour eux-mêmes, mais pour nous. L’amour du Créateur pour ses enfants! Qu’aurait-il pu faire de plus pour que les Frères soient heureux, pour montrer son tendre amour et so n affection ? ! C'était comme un hymne sans fin d'amour, de louange et de gratitude offert au Dieu Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. À lui soit la gloire pour toujours et à jamais. Amen !
Comme prévu, treize frères ont effectué leur retraite annuelle au Mont des Béatitudes, près du Pont Galeria, à Rome, du 20 au 28 septembre 2019. Nous exprimons notre gratitude au père Paul Chetcuti S.J. pour avoir accepté avec joie notre demande de prêcher la retraite de 8 jours. Les retraitants ont vraiment apprécié les conférences, faisant usage de la place donnée par Dieu à une telle entreprise religieuse ! Nos sincères remerciements vont à tous ceux qui ont travaillé dur pour faire de ce lieu ce qu’il est maintenant, en particulier à frère Benedict M.C., M. Claudio, un de nos hommes de Casa Serena et à toutes les autres personnes qui y ont contribué.
Dans la communauté Yesu Fie, dix novices de première année ont fait leur retraite de huit jours. Nos sincères remerciements vont à frère John Job qui est allé de Lagos, au Nigéria, à Kumasi, au Ghana, pour leur prêcher le séminaire et la retraite du 19 septembre au 4 octobre 2019. Les novices apprécient son enseignement et la retraite, m'a-t-on dit.
À Anandashram, six de nos chers frères ont fait leur retraite annuelle. Ensuite, il y aura un autre groupe qui fera la retraite du 7 au 15 octobre 2019. Nous avons beaucoup prié pour tous les retraitants et les prédicateurs de la retraite, afin qu'ils soient tous inspirés et conduits par le Saint-Esprit et qu’il puisse y avoir une nouvelle Pentecôte dans nos communautés ! Je souhaite une très heureuse et sainte fête de St François d’Assise, le «poverello», à chacun des frères profès et à leurs communautés respectives.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
25.10.19
22 août 2019, fête de Marie Reine
C'est l'heure divine, c'est l'heure de Dieu ... c'est l'heure à laquelle la rencontre de l’humain et du divin va avoir lieu à nouveau. Préparons-nous à faire l'expérience de la présence incontournable et de la proximité de Dieu au plus profond de notre être. Que cette célébration soit une grande fête de joie dans la foi, dans l’espérance et l’amour pour nous tous et pour tous ceux pour l’amour desquels nous nous sommes tous réunis.
Vous avez, nous avons attendu ce jour avec impatience ...en vue de cette rencontre sacramentelle ... vous l'avez bien préparée. Vos neuf jours de prière spéciale, votre double pénitence, votre Triduum sacré pendant lequel vous reflétiez à nouveau l'esprit de la Société : un abandon total à la volonté sacrée de Dieu, une confiance d'enfant en ses soins paternels et l’empressement à servir dans une profonde humilité et dans la joie à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph. Dans le silence de la foi, vous avez grandi et mûri ; à l'ombre de la croix, vous vivez et reposez ... Le voyage continu de la foi.
La fête d'aujourd'hui n'est pas simplement l'une des nombreuses fêtes de Notre Dame qui concerne la société des MC. . C'est "la fête" pour les M.C. : La fête du Cœur Immaculé. Immaculé signifie pur, non contaminé, non adultéré. Chaque M.C. est appelé à réfléchir non pas à n'importe qui, ni à n’importe quelle personne ... mais au Cœur Immaculé. Chaque M.C. est appelé à avoir non pas n’importe quelle sorte de cœur, mais un cœur comme le cœur de Marie ... pur, saint et immaculé. Son cœur fut capable de comprendre, de pardonner, d'être transpercé par l'épée du chagrin. Son cœur était spécial, car il n'était pas si susceptible. Son cœur fut capable de recevoir des coups durs, des humiliations terribles. Son cœur pouvait se sentir inutile et totalement impuissant… incapable de faire quelque chose de spectaculaire sauf d'aller à la recherche, sauf de dire quelques mots de correction maternelle, quelques mots de recommandation : «ils n'ont pas de vin», de rester impuissant mais debout au pied de la croix.
Mais son cœur fut capable de faire face à tout cela sans être écrasé et vaincu. Elle a pu supporter la souffrance d’une manière extraordinaire parce qu’elle était Immaculée, parce qu’elle voyait la Divine Volonté en tout. Les yeux de son cœur pur furent capables de percer les nuages d'échecs apparents et de douleurs passagères. Son cœur pur savait que la seule chose qui durerait était la vérité, la réalité que la vérité est éternelle. C'est seulement à une telle vérité que nous pouvons abandonner notre volonté, offrir notre vie, accepter toutes les humiliations, faire face aux défis et attendre patiemment.
La vie humaine nous offre d’énormes possibilités de devenir saints, de rendre notre vie et celle des autres plus heureuses, et de faire quelque chose de plus beau pour Dieu, en montrant non seulement la partie laide, le côté triste et misérable, mais aussi l’aspect positif et beau de tout . Les saints et les pécheurs vivent dans la même maison. Ils respirent tous deux le même air, mangent la même nourriture, récitent les mêmes prières, reçoivent le même Jésus dans le Pain de Vie, servent le même pauvre parmi les pauvres, lavent et nettoient la même maison, cuisinent la même nourriture, vivent dans la même communauté.
Comment se fait-il que certains deviennent des saints, certains sont capables de sourire et de faire sourire les autres ? D'une certaine manière, c'est un mystère. La psychologie moderne tente d'expliquer de manière purement humaine le profond mystère de Dieu et ses relations avec les humains, qui sont ses enfants.
Frères et sœurs : sans l’ombre d’un doute possible, je peux dire que nous voulons tous être des saints, même des martyrs. Je ne pense pas qu'il y ait un manque de désir ... mais alors, que manque-t-il ... l’effort ...? Je vous laisse le soin de voir et de décider. Que me manque-t-il ? Comment est-ce-que je réagis aux situations, aux gens, à tout, à tous ? Comment est-ce que je vois les choses dans ma vie quotidienne ?
Que cette célébration, que cette famille se réunisse, que cette messe sacrée nous aide tous à faire plus parfaitement la volonté de Dieu et à devenir ce que Dieu veut que nous soyons, à faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, à accepter tout ce que Jésus donne et donner tout ce qu'il demande avec un grand sourire !
Comme Marie, disons aussi avec conviction: "Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom". Ma vocation, oui, est le don du Tout-Puissant. C'est le trésor de tous les trésors que je n'échangerai jamais avec rien d’autre ! Avec Marie, nous chantons nous aussi : "Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur". Nous la prions, car elle est notre Mère et notre Reine. Elle est la Reine Sainte et Mère de Miséricorde, deux titres incroyablement beaux qui signifient beaucoup pour nous. Reine Sainte et Mère de Miséricorde : ces deux descripteurs sont uniques et puissants : elle utilise son pouvoir non pas pour écraser, non pas pour dominer, non pas pour nous faire sentir inutiles et misérables. Non, elle ne peut pas faire cela parce qu'elle est sainte et douce, humble et pure !
Lors de sa première apparition à Bernadette en 1858 à Lourdes, elle utilisa la forme la plus polie: "Pourriez-vous s'il vous plaît venir ici durant quinze jours ..." "Pourriez-vous s'il vous plaît ..." Une reine ! La reine du ciel et de la terre s’adresse à une fille de quatorze ans avec le "pourriez-vous s'il vous plaît ..." Ce n’est pas le langage et le style habituels d’une reine terrestre qui montre son pouvoir. Ainsi est notre Sainte Reine et notre Mère de Miséricorde ...
Le temps ne me permet pas de continuer. Je conclus donc simplement en vous invitant à prier avec moi la même prière que certains d'entre vous ont peut-être priée un million de fois, et pourtant nous la prions comme si nous le faisions pour la première fois: "Cœur immaculé de Marie, cause de notre joie, bénis tes M.C. Aide-nous à faire tout le bien que nous pouvons ; garde-nous dans ton cœur très pur, afin que nous puissions plaire à Jésus par toi, en toi et avec toi. "
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
03.06.19


04.04.19
19 Mars 2019
La fête de saint Joseph a été acceptée par Rome pour la première fois le 19 mars 1479. Exactement cinq cents ans plus tard, à la même date, c'est-à-dire le 19 mars 1979, la Société des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs a été fondée à Rome, alors que nous ne connaissions pas la coïncidence providentielle, mais Dieu savait.
Il est intéressant de noter que le vicariat de Rome avait demandé si nous voulions que la fondation de la branche contemplative soit le 25 ou le 19 mars. Nous avons toutefois préféré que la date de notre fondation soit le jour de la solennité de St Joseph, patron, protecteur et intercesseur de l'Église universelle.
Le mardi 19 mars 2019, notre branche contemplative fête ses 40 ans d'existence. Pour nous, c’est un grand jour d’action de grâce pour toutes les grâces et toutes les bénédictions que notre Société a reçues depuis quarante ans. À Rome, nous avons la messe solennelle d'action de grâce présidée par son Eminence le cardinal Giovanni Battista Re, cardinal émérite qui prendra ensuite le repas du soir avec nos frères et les hommes de Casa Serena.
Etant une solennité, la fête de saint Joseph est célébrée dans chaque communauté, dans chaque église paroissiale, remerciant St Joseph pour sa charité héroïque, sa profonde humilité, son silence positif et son obéissance prompte… S'il n'avait pas été un homme saint et craignant Dieu, il aurait gâché la vie de Marie et notre histoire du salut aurait pris une autre direction. Faisons attention aux paroles de l'Évangile: «Joseph, son époux, qui était un homme juste (droit et saint), et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. » (Mt 1, 19). Le pape saint Jean-Paul II a écrit: « En Joseph, la tension apparente entre la vie active et la vie contemplative trouve une harmonie idéale qui n'est possible que pour ceux qui possèdent la perfection de la charité» (Redemptoris Custos, n ° 27).
Pourquoi St Jean-Paul II parle-t-il de la vie active et contemplative de St Joseph ? Il aurait été impossible pour Joseph de gérer la situation s’il n’avait pas été un homme de contemplation. Un contemplatif est celui qui consulte Dieu avant de réagir aux situations hostiles. Une personne contemplative n'a d'autre désir que d'accomplir aussi parfaitement que possible la volonté très sainte de Dieu. Une personne contemplative pense plus au bien des autres qu’à elle-même. Une personne contemplative est prête et disposée à faire face aux défis et aux conséquences de suivre Jésus et d’accepter le prix de la vie de disciple. Pour St Joseph, la volonté de Dieu était le centre de sa vie. Ni Marie ni Joseph n'avaient d'autre désir que d'accomplir parfaitement la volonté de Dieu !
Une personne contemplative est prête à prendre des risques pour l'œuvre de Dieu, comme Marie et Joseph l’ont fait. Tous deux avaient une foi indiscutable, un courage sans faille, un amour inconditionnel, une profonde humilité et une obéissance prompte. Tous deux ont fait aveuglément davantage confiance à Dieu qu'au pouvoir humain, qu’à l'intelligence humaine, qu’à leurs capacités et à leurs dons. Ils croyaient que Dieu pouvait faire ce qui leur était impossible.
L'exemple de Ste Teresa de Calcutta est manifeste. Vers la fin de sa vie, elle s'interrogeait et disait: « Père, qui aurait jamais pensé que notre Congrégation irait aussi loin et que le travail atteindrait les extrémités de la terre ? » Les sœurs M.C. travaillent en Sibérie, en Islande, en Mongolie, au Yémen et dans tous les coins du monde, au prix de leur vie. Sans une confiance aveugle dans le pouvoir des promesses de Dieu, personne ne peut faire ce que font beaucoup de religieux et de prêtres d'un bout à l'autre du monde.
Pour comprendre le genre de personne qu’était St Joseph, il suffit de lire les deux premiers chapitres de l’évangile de St Matthieu. Il est très clair que St Joseph était un homme de profond silence, mais en même temps un homme d'action. Nous pouvons voir comment il a réagi devant toutes ces situations difficiles et très exigeantes :
- Quand Joseph a appris que sa fiancée était enceinte (cf. Mt 1, 19).
- Comment il a répondu au songe. Il a fait comme l'ange du Seigneur lui avait dit de faire dans un songe. Il a pris Marie pour femme sans aucune question (cf. Mt 1, 24). Son obéissance fut prompte et sans questions ni murmures ni plaintes, contrairement à nous !
- Quand Joseph a dû aller à Bethléem avec Marie, qui était sur le point d’accoucher. (cf. Lc 2, 6-8).
- Lorsque l'ange a demandé à Joseph de se lever, d’emmener l'enfant et sa mère et de fuir en Égypte (cf. Mt 2, 13). Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère et partit le soir même pour l'Égypte (cf. Mt 1, 14).
- Quand il a été demandé à Joseph de rentrer d'Égypte en Israël (cf. Mt 2, 19-20). Joseph prit l'enfant et sa mère et ils retournèrent en Israël.
Si Joseph avait été comme beaucoup d'entre nous, Dieu n'aurait pas pu réaliser son plan et son projet. Il n’est donc pas étonnant que Dieu ait choisi St Joseph pour accomplir sa mission sur la terre. Nous pourrions facilement dire que Dieu a choisi St Joseph avant même la fondation du monde pour accomplir sa mission. Dieu ne peut pas travailler avec des réactionnaires, questionnant sans cesse avec le comment, le pourquoi, le où et le quoi. Aujourd'hui, voyager est devenu plus rapide et on atteint la destination désirée en quelques heures, mais pas à l'époque de la Sainte Famille. Aujourd'hui, nous sommes impatients si le vol est retardé pour une raison ou une autre, ou si le train ou le bus est retardé pour une raison quelconque, valable ou non.
Il y a beaucoup à apprendre de l'exemple silencieux de St Joseph, qui était un homme d'action plus que de paroles. C’était un missionnaire contemplatif dont le désir était de faire son devoir le mieux possible, toujours en accord avec la volonté de Dieu. C'était un homme qui comprenait le poids de son appel. Il savait qui l'appelait et dans quel but. C'est dans ce sens que l'on peut dire qu'il était un missionnaire contemplatif plus qu'un contemplatif missionnaire. Il a suivi le principe de «voir, réfléchir, juger et agir», car il savait ce qu'il voulait et comment y parvenir. Il voulait faire la volonté de Dieu et les moyens qu’il utilisait passaient par la prière contemplative.
Il y a une petite histoire intéressante sur St Pierre et St Joseph au paradis. Un jour, St Pierre était très en colère contre saint Joseph. La raison en était que beaucoup d'âmes arrivaient au ciel par l'intercession de St Joseph. St Pierre dit à St Joseph : Je suis vraiment fatigué d'ouvrir et de fermer, d'ouvrir et de fermer la porte du ciel pour les âmes. Si tu n’arrêtes pas d'aider les âmes, qui ne semblent même pas mériter d'être au paradis….. Tu les aides plutôt d’une manière ou d’une autre à entrer au paradis. Si tu n’arrêtes pas, je préfère que tu sortes du paradis. St Joseph n'étant pas un réactionnaire, mais un «homme juste», dit à St Pierre qu'il partirait volontiers du paradis. St Pierre se sentit très soulagé. Alors que St Joseph atteignait la porte de sortie pour sortir, il dit à St Pierre: "J'ai ma femme Marie, elle devrait donc aussi venir avec moi". St Pierre dit: "Emmène-la avec toi". Elle fut appelée à la porte de sortie du paradis. Quand Marie arriva à la porte, elle dit à St Pierre: «J'ai mon fils, il devrait venir avec nous». St Pierre dit: “Emmenez-le aussi avec vous”. Alors Jésus vint à la porte et dit: “J'ai douze apôtres et je voudrais les prendre avec nous”. St Pierre commença à trembler. Il savait qu'il était le premier parmi les apôtres. Il se rendit compte qu'il ne pouvait pas jouer plus longtemps avec St Joseph. A cet instant il comprit St Joseph : c’était un homme très silencieux sur la terre, mais très puissant au ciel. St Pierre, étant un homme humble, s’agenouilla aux pieds de St Joseph et demanda pardon.
St Joseph est sans doute le plus grand et le plus aimé de tous les saints de l'Église catholique, à côté seulement de Marie. Sa grandeur et celle de Marie se mesurent à leur proximité avec Jésus-Christ alors qu'il est venu sur terre il y a un peu plus de deux mille ans pour donner la vie éternelle à tous ceux qui croient en lui. Rien d'étonnant à ce que le bienheureux pape Pie IX, le 8 décembre 1870, lors du premier concile œcuménique du Vatican, ait proclamé St Joseph patron de l'Église universelle.
La litanie de St Joseph résume la personne, la vocation et la mission de St Joseph. Sa vocation et sa mission ne se limitèrent pas à prendre soin de Jésus et de Marie à Nazareth. Il faut dire que la vocation et la mission de St Joseph, comme celle de tous les saints, se poursuivent même après leur retour à la maison du Père. St Joseph doit être ravi de savoir que ses fidèles lui prient souvent la litanie !
Ste Thérèse de Lisieux, qui se rendait à Rome, avait demandé la protection de St Joseph. Elle écrit: «Je priai aussi St Joseph de veiller sur moi ; depuis mon enfance j’avais pour lui une dévotion qui se confondait avec mon amour pour la Ste Vierge. Chaque jour, je récitais la prière: "O, St Joseph, père et protecteur des vierges,…" j’étais si bien protégée qu’il me semblait impossible d’avoir peur. » (L'autobiographie de Ste Thérèse : L'histoire d'une âme, chapitre 6, paragraphe 7, traduit par John Beevers). Ste Thérèse de Lisieux elle-même a déclaré que son paradis consistera à faire le bien sur la terre, ce qu'elle fait beaucoup plus du paradis qu'elle ne le faisait lorsqu'elle était sur la terre.
Ste Teresa de Calcutta disait: «Quand je mourrai et que je rentrerai à la maison du Père, je pourrai vous aider beaucoup mieux…» Elle aussi passe son paradis à aider les âmes, en particulier les âmes des pauvres, à aller au paradis. Même si les saints meurent, leur amour pour Dieu et pour leur prochain ne meurt pas. Nous pouvons donc facilement dire que St Joseph a été choisi par le Père éternel non seulement pour être le gardien et le protecteur de Jésus et de Marie, mais aussi pour collaborer avec eux à sauver les âmes jusqu'à la fin des temps.
J'aimerais conclure ces réflexions par les paroles de St Thomas d'Aquin. Il dit: «Certains saints ont le privilège de nous faire bénéficier de leur patronage avec une efficacité particulière pour certains besoins, mais pas pour d’autres ; mais notre saint patron St Joseph a le pouvoir de nous aider dans tous les cas, dans toutes les nécessités, dans toutes les entreprises ».
À tous et à toutes, je souhaite une très heureuse et sainte fête de St Joseph. Pour les frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, c'est un grand jour d'action de grâce. La présence priante de beaucoup d’entre nous en corps ou en esprit ce jour-là à Rome autour de l’autel, en union avec son Éminence le cardinal Giovanni Battista Re, qui préside la célébration eucharistique, deviendra une véritable expérience de Pentecôte pour tous les participants et une nouvelle Pentecôte pour notre Société et tous ceux qui se sont associés à nous d’une manière ou d’une autre. Bonne fête à tous ceux qui portent le nom de St Joseph. Amour et prières.
Que Dieu vous bénisse.
Fr. Sebastian Vazhakala m.c.
16.03.19
Carême 2019
Chers frères et sœurs,
Le temps du Carême pour un catholique croyant est censé être un printemps. Il est destiné à être un temps de grâce qui se concentre sur les trois pratiques fondamentales de l’Église, basées sur l’enseignement de notre Maître et Sauveur : la charité, la prière et la pénitence (cf. Mt 6, 1-6, 16-18).
Ces trois éléments essentiels sont soutenus par la proclamation de la Parole de Dieu connue sous le nom de kérygme, martyre, à travers un culte divin connu sous le nom de Liturgie et d'un service gratuit de tout cœur à l'exemple de Jésus et à son commandement appelé Diaconie. J'aimerais citer ici l'enseignement de St Pierre Chrysologue (AD 406-450), archevêque de Ravenne en Italie, docteur de l'Église (AD 1729) :
« Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie.
En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie.
Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui.
Sois la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, la même façon.
Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. » Sermon 43, Office des lectures de mardi, Carême, semaine 3).
Le Carême est aussi un temps pour lutter contre les sept péchés capitaux d'orgueil, d'avarice, d'envie, de colère, d’impureté, de gourmandise et de paresse (cf. CEC 1866). Nous ne devrions pas seulement nous battre contre eux, mais triompher d’eux avec la grâce de Dieu. Il ne suffit pas de lutter contre ces péchés capitaux, mais nous devons sincèrement nous efforcer de pratiquer les vertus opposées.
Prenons le premier péché capital d'orgueil et essayons de comprendre la vertu d'humilité, qui est l'opposé de l'orgueil. Il est absolument nécessaire pour nous que nous essayions encore et encore de comprendre ce que l’on entend par humilité.
L'humilité n'est pas la négation de la vérité, mais accepter la vérité avec charité et amour. Nous utilisons ici la définition descriptive de l’humilité de Saint Thomas d’Aquin. Il dit que l'humilité repose sur deux piliers : le premier est la vérité et le second est la justice. La vérité est que tout ce qui est bon en moi vient de Dieu. Cela peut inclure aussi le lieu de naissance. Aucun d'entre nous n'a choisi son lieu de naissance ni ses parents, ni ses frères ou sœurs. Le bon Dieu nous les a donnés. Peu importe l’endroit où nous sommes nés, mais ce qui importe c’est la façon dont nous vivons notre vie maintenant ! Le deuxième pilier de l'humilité est la justice, à savoir que toute gloire et tout honneur doivent aller à Dieu seul. La prière que notre Dieu Trinitaire aime le plus est la prière de louange et d'action de grâces, priée avec humilité et amour.
Le temps du Carême est un moment important pour réfléchir à l'humilité de Dieu, à l'humilité de Jésus, le Fils de Dieu qui, bien qu’ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix… (cf. Phil 2, 6-11). Il suffit de lire en méditant le récit de la passion de Jésus dans l'un des quatre évangiles pour comprendre l'humilité de Jésus, l'homme-Dieu.
Il est facile de comprendre la grandeur de Dieu, il est plus difficile de saisir l'humilité de Dieu. Jésus veut que nous soyons humbles comme lui, car il a dit: «devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur» (cf. Mt 11, 29).
St Augustin dit qu'il vaut mieux faire une mauvaise action avec humilité qu’une bonne action avec orgueil. En ce temps saint du Carême, laissons-nous enseigner l'humilité par Jésus. Sa vie, son enseignement et son exemple parlent de façon éloquente de la vertu importante d'humilité. Si Jésus n'avait pas été humble, il n'aurait pas pu mourir sur la croix entre deux voleurs comme un criminel pour nous sauver tous. C'est sur la croix que Jésus est devenu l'exemple suprême de l'humilité, de l'obéissance et de l’amour. C’est une humilité et un amour plus grands que tout ce que personne ne peut avoir, qui ont fait qu'il soit resté accroché à la croix après avoir été mis au défi: "Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix et nous croirons en toi ..." Jésus était le Fils de Dieu et il aurait pu très facilement descendre de la croix, mais il ne l'a pas fait. Au lieu de cela, il a prié : «Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font» (Lc 23, 34).
Il convient ici de citer les lignes suivantes du document Ecclesia en Asie, à savoir: «En Jésus, nous sommes émerveillés par la capacité inépuisable du cœur humain à aimer Dieu et l'homme. C'est surtout sur la croix que Jésus rompt la résistance d’autodestruction de l'amour que le péché nous inflige ».
Ce temps saint nous pousse à la pratique sainte de nous humilier en nous abstenant de rien d’autre que de la simple nourriture pour le corps. L'œil doit s'abstenir de tout regard vain et curieux, les oreilles d’écouter des bavardages, la langue de dénigrement et de mots frivoles. La vraie douleur pour les péchés passés peut mieux s’exprimer par des actes d'amour et de charité envers les autres. Lorsque nous rencontrons, par exemple, ceux qui ont besoin de nourriture, de vêtements ou d'un abri, ne nous en détournons pas, car ils sont nos frères et sœurs. Alors notre lumière jaillira comme l'aurore, et nos bonnes actions primeront. Apprends-nous, Seigneur, à aimer, non seulement dans des moments grands et exceptionnels, mais surtout dans les événements ordinaires de notre vie quotidienne !
Le temps du Carême nous invite à nous abstenir de ce dont nous n’avons pas vraiment besoin et à aider nos semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la faim. N'oublions pas que lorsque nous nourrissons celui qui a faim, nous nourrissons Jésus dans l’affamé, et nous donnons à Jésus lorsque nous donnons de l'eau à celui qui a soif: « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait », dit notre divin Maître. C'est le même Jésus qui a parlé avec tant d'emphase de manger son corps et de boire son sang, qui nous conseille de nourrir ceux qui ont faim et soif. Il y a deux tabernacles : Jésus dans le Pain de Vie doit être aimé, adoré et mangé, et Jésus dans le plus pauvre des pauvres doit être aimé et servi. Comment pourrait-il en être autrement alors que le Jésus que nous louons, adorons et remercions dans la prière est le même que celui que nous nourrissons dans celui qui a faim, que nous revêtons dans celui qui est nu, que nous abritons dans le sans-abri, que nous rassasions dans celui qui a soif , que nous visitons dans les prisonniers et que nous soignons dans les malades.
Le Carême est un temps de silence et de contemplation profonde et positive. Ce n’est que par la contemplation que nous pourrons pénétrer dans les ténèbres et la sécheresse impénétrables que nous pouvons vivre dans notre vie de prière. En priant, nous apprenons à prier. Nous n’apprenons pas à conduire sans commencer à conduire. Plus nous conduisons, plus nous sommes confiants. Plus nous prions, plus nous apprenons à prier. Nous en venons à savoir que la prière n'est plus un devoir ou un fardeau, mais un cadeau et un privilège. Nous en venons à comprendre que la prière n’est pas un travail à temps partiel, elle est comme une respiration. Nous ne respirons pas seulement quelques heures par jour, mais à chaque instant de notre vie tant que nous sommes en vie. Ceux qui arrêtent de respirer sont morts. Ceux qui arrêtent de prier sont spirituellement morts.
La prière peut être une lutte. Nous devons être prêts à faire face à toutes sortes d'épreuves, de sécheresse ou de désolation dans la prière. Parfois, nous allons goûter et voir combien le Seigneur est bon ! Parfois, nous pouvons être secs et sans joie, comme une terre aride ou un puits vide. Mais notre soif et notre impuissance seront notre meilleure prière si nous les acceptons avec patience et les embrassons avec amour. Parfois, notre prière peut être une expérience de la distance infinie qui nous sépare de Dieu ; à d'autres moments, notre être et sa plénitude se fondront l'un dans l'autre.
On peut dire que, pour nous, la prière est notre vocation. «La contemplation des choses divines et l'union constante à Dieu est notre premier et principal devoir» (cf. Canon 663/1). C'est notre vocation ; notre zèle pour le royaume de Dieu et notre disponibilité à servir les plus pauvres des pauvres, à commencer par les personnes avec lesquelles nous vivons.
Jésus a supplié Ste Teresa de Calcutta en disant: «Donne-moi des âmes, des âmes des pauvres enfants des rues…». Il nous supplie tout le temps, vous et moi, et dit : «Je n'ai absolument personne pour mes très pauvres».
Dans notre abri de nuit de Casa Serena à Rome, nous avons plus de 75 hommes de la rue qui sont pour nous des cadeaux de Dieu. Casa Serena est notre deuxième tabernacle, où nous avons sept groupes de volontaires qui viennent très régulièrement préparer le repas du soir et les servir avec joie.
Dans notre foyer pour garçons et hommes handicapés à Bethel, en Albanie, les frères et nos travailleurs rémunérés servent plus de 34 garçons et hommes. Ils sont très lourdement handicapés. Parfois je sens qu’il est impossible de continuer, car ils ont besoin de près de vingt-cinq mille euros tous les deux mois. Jusqu'ici, la providence de Dieu s'en est occupée. Mais nous avons aussi d’autres communautés et des foyers pour les garçons et les hommes handicapés au Ghana et au Nigéria, qui dépendent beaucoup de l’aide financière de la Maison-Mère de Rome. Bien sûr, ce n'est pas un travail social; c’est le travail de Dieu. Merci à Dieu et merci à tous ceux qui nous aident à poursuivre l’œuvre de Dieu.
Dans les deux maisons en Inde, Deepashram et Anandashram, nous avons une centaine de garçons et d'hommes handicapés. Grâce à Dieu, ces deux maisons sont gérées avec l'aide de nombreux généreux bienfaiteurs hindous, qui apportent en nature la plupart des choses dont les garçons et les hommes ont besoin. Les frères vont régulièrement dans deux des supermarchés récolter suffisamment de fruits et de légumes pour la semaine. Les trois repas, le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner sont assurés par les différentes familles ou entreprises hindoues. Une entreprise a installé à ses frais tous les panneaux d’électricité de la maison Deepashram. Une autre entreprise a sponsorisé un véhicule pour la maison. Ils appartiennent tous à la religion hindoue !
Selon l'évangile de Matthieu, le jugement final sera fondé sur la manière dont nous aurons pris soin des nécessiteux : les affamés, les assoiffés, les dénudés, les sans-abris, les malades et les prisonniers. Ils ne savaient même pas qu’ils le faisaient à Jésus. En fait, ils ont demandé: «Quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison…» Et le Roi leur répondra : «Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Ceux-ci vont être les bienheureux du Père de Jésus-Christ : «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde…"
Lisez encore et encore Mt 25, 31-46, méditez, priez.
Voir, juger et agir, surtout pendant le temps du Carême.
Essayons de vivre notre Carême plus intensément. Prions de plus en plus avec ferveur, offrons de plus en plus de sacrifices et de pénitences et, avant tout, donnons un service gratuit de tout cœur, avec de plus en plus de joie et d’enthousiasme !
À cette fin, je prie et demande les prières de tous. Amour et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
18.01.19
07.01.19
04.01.19
17.10.18
5 septembre 2018
Introduction aux vœux perpétuels des frères à Nazareth
Aujourd'hui c’est la fête de Ste Teresa de Calcutta. C'est aussi la journée mondiale des pauvres. La vie de Ste Teresa de Calcutta est inséparable de la vie des plus pauvres des pauvres ; car elle servait les pauvres sans distinction de couleur, de religion ou de nationalité. Tous sont les enfants du même Dieu et Père. Il est impossible de célébrer la fête de Ste Teresa de Calcutta sans se souvenir des pauvres car ils sont inséparables de la vie de la sainte des caniveaux et de la mère des pauvres.
Il est juste qu’en ce jour, trois de ses enfants, après une longue préparation spirituelle depuis plus de neuf ans, aient décidé de se consacrer exclusivement aux plus pauvres des pauvres. Ils le font par la profession des vœux de chasteté, de pauvreté, d’obéissance et du quatrième vœu de donner un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres des pauvres selon les constitutions et le Chemin de vie des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC en anglais). .
Les trois frères sont:
Fr. Ricardo Visbal Montoya M.C., originaire de Colombie, en Amérique du Sud. Fr. Ricardo M.C. a une longue histoire et une histoire de comment le bon Dieu l'a amené jusqu'ici. Il a commencé sa carrière comme agent de bord dans l’aviation et s'est finalement installé aux États-Unis, où il a travaillé pendant de nombreuses années dans la construction de maisons et autres constructions. Dieu avait d'autres projets meilleurs pour lui qu'il a réalisés d'une manière très difficile et exigeante. Plus nous montrons de résistance à la volonté de Dieu, plus nous traversons des souffrances et des difficultés. La bataille fut entre Dieu et Mr. Ricardo Visbal Montoya. Dieu à la fin l’a gagnée, comme nous allons le voir dans la célébration. Fr. Ricardo MC pourrait dire avec saint Augustin : « Je t'ai aimé tard, ô beauté toujours ancienne, toujours nouvelle, tard je t'ai aimée !» Il nous demande de continuer à prier pour sa croissance dans la sainteté et sa sainte persévérance dans cet Institut religieux des Missionnaires de la Charité jusqu'à la mort.
Fr. Dominic Savio D’Souza, M.C. bien que né et éduqué en Inde, est actuellement citoyen canadien. En fait, il travaillait au Canada quand il a entendu l’appel de Dieu. Avec courage et humilité, comme l'apôtre Matthieu, il a également tout quitté et suivi Jésus à travers les Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs pour offrir un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres des pauvres. Fr. Dominic Savio M.C. demande les prières de tous pour sa croissance continue dans la sainteté et pour sa sainte persévérance dans ce chemin de vie des frères contemplatifs M.C. (MCBC en anglais)
Fr. Paolo, M.C. est originaire de la terre d'Albanie. Bien que Ste Teresa de Calcutta ne soit pas née en Albanie, elle était de parents albanais qui vivaient à Skopje, en Macédoine. Donc, par le sang, elle était albanaise. Fr. Paolo, M.C. a reçu baptême, la première communion et la confirmation à Rome, en Italie, après avoir été dûment préparé. Il ne pouvait recevoir ces sacrements et pratiquer sa foi dans son pays natal, l'Albanie, en raison du régime communiste sévère qui, en vertu de la loi, interdisait toute pratique de la foi ou de toute profession religieuse.
Comme beaucoup d'albanais, Fr. Paolo, M.C. est également venu en Italie via la Grèce,en risquant sa vie. La grâce de Dieu travaillait en lui. Il a trouvé le vrai sens de sa vie et a essayé le mode de vie de notre Société. Lui aussi demande la prière de tous pour sa croissance continue dans la sainteté et la sainte persévérance.
Tout en remerciant le bon Dieu de leur avoir donné courage et humilité, conviction et engagement, nous les félicitons tous les trois pour leur réponse inconditionnelle à l'appel de Dieu. Nous prions pour qu'ils continuent à répondre à l'appel de Dieu généreusement, avec persévérance et dans la prière, tous les jours de leur vie. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense en abondance.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala m.c. strong>5 septembre 2018
Chers frères et sœurs bien aimés en Jésus, Marie et Joseph,
Merci beaucoup pour toutes vos prières ferventes, vos sacrifices généreux et vos saintes messes offertes pour les frères Ricardo M.C., Dominic Savio M.C., et Paolo M.C. qui professèrent leurs vœux pour la vie le mercredi 5 septembre 2018 dans la Basilique de l’Annonciation à Nazareth, en Israël. Tous les participants sentirent la présence indéniable et la proximité de Dieu. Au plus profond de chacun il y eut une joie et une paix ressenties qui émanèrent de la célébration de l’Eucharistie présidée par son Excellence Mgr Pierbattista Pizzaballa OFM, Administrateur Apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, Mgr Hanna Kildani, le Vicaire patriarcal pour Israël, le père Bruno Varriano OFM, le gardien et le recteur de la communauté franciscaine de Nazareth et de la Basilique de l’Annonciation.
Avec eux il y avait plus de quinze autres prêtres concélébrants, de nombreux religieux et religieuses, des associés laïcs, des coopérateurs, des volontaires et des bienfaiteurs. Notre père Général, le père Sébastien M.C. et frère Jean Marie M.C. re,présentaient notre Société des frères MC contemplatifs sur l’autel. Mlle Gianna LMC, Mlle Noriko Uno LMC du Japon en formation, et Mr Jose Marie Banus d’Espagne représentaient le Mouvement LMC. Tous les trois venaient de notre maison Casa Serena à Rome.
Frère Jean Marie M.C., le supérieur de Beit Assalam et le Tertien en charge, adressa les paroles de bienvenue à toutes les personnes présentes. Il proclama aussi l’Évangile. Frère Luc M.C. s’occupa de la procession de l’offertoire tandis que frère Vimal John M.C. s’assura que tout était prêt pour la célébration eucharistique et pour la célébration de vœux.
Nos sincères remerciements vont à la communauté franciscaine de Nazareth qui a pris réellement une part très active à la célébration liturgique. Son Excellence, Mgr Pierbattista Pizzabala, OFM, le père Hanna Kildani, le père Bruno Varianno, OFM, et d’autres personnes se sont joints aux frères pour leur repas fraternel.
Il n’est pas besoin de dire que les cœurs de chaque personne présente et en particulier de nos trois frères, étaient remplis de joie et de gratitude envers Dieu pour le don de Ste Teresa de Calcutta à l’Église, au monde des plus pauvres des pauvres et nous pourrions dire à toute l’humanité. Nous sommes appelés à œuvrer non seulement pour les personnes pauvres matériellement mais pour toutes celles qui vivent dans le désespoir et dans l’ombre de la mort, toutes celles qui sont indifférentes à Dieu aussi.
Il y a davantage d’effort de fait dans le monde pour améliorer les conditions de vie des pauvres partout. Il y a aujourd’hui un besoin ressenti de prendre plus d’initiatives, de faire plus d’efforts pour améliorer la pauvreté spirituelle des pauvres. A Oslo, le lundi 10 décembre 1979, quand Ste Teresa de Calcutta fut récompensée par le prestigieux Prix Nobel de la Paix, elle exprima son sentiment en termes forts et clairs : « Nos personnes à Calcutta ne sont pas pauvres, parce qu’elles croient en Dieu, même si elles sont très pauvres matériellement. Elles professent leur foi, elles élèvent leurs cœurs, leurs yeux et leurs mains vers Dieu dans leur pauvreté et leur misère. Elles crient vers Celui qui est leur Dieu, parce que Dieu entend le cri des pauvres. Les personnes réellement pauvres sont celles qui ne croient pas en Dieu, celles qui n’invoquent pas le nom de Dieu et ne le prient pas ». Les personnes réellement pauvres sont celles qui ne croient pas en Dieu.
Ste Teresa de Calcutta fut accusée de trop gâter les pauvres en leur donnant les choses gratuitement et de tout cœur. Elle avait l’habitude de dire : « C’est vrai, nous gâtons les pauvres en leur donnant les choses gratuitement. En réalité c’est Dieu qui nous donne tout gratuitement. C’est Dieu qui nous gâte et qui gâte nos pauvres. Il y a beaucoup de Congrégations qui gâtent les riches, qu’il y ait une Congrégation pour gâter les pauvres ». Les Missionnaires de la Charité ne sont pas appelés à prendre soin des pauvres, mais des plus pauvres des pauvres, des plus faibles, des derniers des derniers, de ceux qui n’ont absolument rien ni personne, de ceux qui n’ont pas de force ni d’aptitude à prendre soin d’eux, les orphelins handicapés physiques et mentaux qui sont considérés comme inutiles parce qu’ils ne sont pas capables de produire quelque chose, et pourtant ils sont aussi les enfants de Dieu. Ils possèdent tous une âme immortelle, comme toute personne normale. Nous devons être les gardiens de nos frères.
Aujourd’hui la plus grande maladie ce n’est pas la lèpre ni le SIDA ni Ebola, mais le sentiment de ne pas être voulu, ni aimé, l’indifférence terrible envers les pauvres, les malades et les personnes âgées. Le monde est devenu une grande maison pour les abandonnés et les oubliés. De nombreuses maisons pour les personnes âgées sont devenues des maisons pour les indigents mourants. Dieu entend leur cri.
Je me souviens que le samedi 6 septembre 1997, à 5h30 du matin, une équipe de journalistes m’a demandé à la porte d’un couvent des sœurs M.C. à Rome où j’allais célébrer la sainte Messe : « Mère Teresa est morte et maintenant que va-t-il arriver aux Missionnaires de la Charité ? » Je leur ai dit : « C’est vrai, Mère Teresa est morte la nuit dernière, mais Dieu n’est pas mort. Elle est allée à la maison, à Dieu pour aimer davantage les plus pauvres des pauvres, ce qu’elle a fait jusqu’à hier avec toutes les forces et les fibres de son être. Ni son amour pour Jésus ni son amour pour les pauvres ne sont morts. Maintenant, du ciel, elle peut aider ceux et celles qui aident et servent les pauvres plus qu’elle le faisait quand elle était avec nous ». En effet elle avait l’habitude de dire que lorsqu’elle irait à la maison, à Dieu, elle pourrait nous aider beaucoup mieux. Elle est devenue plus puissante que jamais. Son amour pour les pauvres est devenu plus fort et meilleur. Elle est morte, mais ses actes d’amour ne sont pas morts.
Aujourd’hui dans chaque coin du monde, avec les Missionnaires de la Charité, des prières de louange et d’action de grâce sont offertes à Dieu par les plus pauvres des pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. Aujourd’hui les pauvres doivent sentir qu’ils sont importants, eux aussi, qu’ils ont une place dans la société humaine, que leur statut bas ne réduit pas leur dignité ; ils sont aussi les enfants de Dieu comme les riches et les personnes influentes. Une personne est plus importante pour ce qu’elle est que pour ce qu’elle a.
La fête d’aujourd’hui de Ste Teresa de Calcutta nous enseigne que nous devons apprendre à nouveau à aimer les personnes avec l’amour de Jésus, à aimer les personnes sans condition et sans les juger. L’amour véritable est inconquérable mais capable de tout conquérir.
L’amour est une école. Nous apprenons chaque jour en étant et en vivant. Petit à petit nous comprenons que nous vivons pour aimer.
De nombreuses personnes de Nazareth, y compris des prêtres qui ont connu les frères, m’ont demandé de les garder à Nazareth. Ma réponse à tous fut l’exemple de la Vierge de Nazareth qui alla avec Jésus en elle à la région montagneuse de Judée visiter sa cousine Élisabeth qui avait besoin de son aide. Pas seulement cela ; Marie n’y alla pas seule. Elle porta Jésus dans son cœur et dans son ventre et se précipita chez sa cousine pour partager la bonne nouvelle et pour l’aider dans son besoin. Elle resta avec Élisabeth environ trois mois (cf Lc 1, 56)
L’esprit de Nazareth est très spécial. C’est l’esprit de la Sainte Famille. Il est facile à sentir et à expérimenter. Les personnes ne viennent pas seulement pour aider les frères dans le travail dans leur besoin, mais elles viennent encore plus pour partager, en particulier dans l’adoration eucharistique jour et nuit, jusqu’à minuit. Jésus, Marie et Joseph sont encore très vivants et actifs à Nazareth !
Nazareth est une école. C’est une école où nous pouvons apprendre non seulement le besoin, mais aussi l’importance du silence, où nous pouvons apprendre à méditer avec compréhension la Parole de Dieu.
Cela vaut la peine de rappeler les paroles du Pape Paul VI qui visita Nazareth le dimanche 5 janvier 1964 :
« Nazareth est une sorte d’école où nous pouvons commencer à découvrir ce qu’était la vie du Christ et même à comprendre son Évangile. Ici nous pouvons apprendre l’importance de la discipline spirituelle pour tous ceux qui désirent suivre le Christ et vivre les enseignements de son Évangile.
Nazareth nous enseigne l’importance du silence profond et positif. Si seulement nous pouvions une fois encore apprécier sa grande valeur. Le silence de Nazareth devrait nous apprendre comment méditer en paix et dans la quiétude, à réfléchir sur le profondément spirituel, et à être ouverts à la voix de la sagesse intérieure de Dieu. Nazareth peut nous enseigner la valeur de l’étude et des préparations, de la méditation, de la vie spirituelle personnelle bien ordonnée, et de la prière silencieuse qui est connue seulement de Dieu.
Nazareth représente le modèle de ce que la famille devrait être. Elle nous montre le caractère sacré et durable de la famille et donne l’exemple de sa fonction basique dans la société : une communauté d’amour et de partage, le cadre parfait pour élever des enfants.
Nazareth nous enseigne la valeur du travail et sa dignité ; comment nous devons travailler dur pour la gloire de Dieu et l’expansion de son Royaume.
« Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3,17).
Nous comprenons réellement pourquoi on récite la prière de l’Angélus trois fois par jour et pourquoi les cloches de l’Église sonnent à l’aube, à midi et le soir. On dit que Notre-Dame s’est endormie (la Dormition de Marie) dans le Seigneur à 72 ans. La cloche de l’Église sonne 72 fois par jour, vingt quatre coups à chaque fois. Il y a une vieille habitude de prier l’Angélus trois fois par jour dans les familles, dans les communautés religieuses et dans les églises !. C’est ici que Notre-Dame s’est abandonnée sans condition, totalement et dans la prière à la volonté divine, sans hésitation. C’est ici que le Saint Esprit est descendu sur elle et que la puissance du Très-Haut l’a prise sous son ombre (cf Lc 1, 35). C’est ici qu’elle a dit à l’ange : « Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole ». C’est ici que le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous. C’est ici qu’à la fin de la sainte Messe, le 5 septembre 2018, l’évêque, les prêtres et les personnes présentes, ensemble, avec les nouveaux frères profès, allèrent à la grotte de l’Annonciation et placèrent la formule des vœux à l’emplacement exact où le Verbe s’est fait chair, comme cela est écrit sous l’autel : « Le Verbe s’est fait chair ici ». Nos trois frères et l’évêque, avec nous tous, nous avons prié l’Angélus une fois encore et renouveler notre foi, notre espérance et notre charité avec la Vierge de Nazareth là où elle prononça les paroles à l’Ange.
Mes frères et sœurs, s’il vous plaît, ne vous sentez pas mal, car nous vous avons tous portés dans nos cœurs et nous vous avons placés sur l’autel, avec les membres de vos familles, vos communautés, nos pauvres et vos intentions multiples. Vous n’avez pas été oubliés, nous nous sommes souvenus de vous dans chaque lieu saint où nous sommes allés.
En me rendant à Nazareth je me suis rendu compte que Notre-Dame continue d’apparaître aux petits dans les lieux éloignés du monde, son cœur maternel continue de fondre de miséricorde et de compassion non seulement pour tous ceux qui viennent visiter Nazareth par milliers chaque jour, mais encore plus pour ceux qui ne peuvent pas venir pour des raisons variées. Elle se rend en hâte, même aujourd’hui, aux régions montagneuses du monde, non seulement à des lieux comme Lourdes, Fatima, Calcutta, Kibeho (Rwanda), mais aussi à d’autres lieux peut-être moins connus pour la plupart d’entre nous, pour être notre Mère de Miséricorde.
Le message est toujours le même que celui qu’elle a dit à ceux qui servaient à Cana, en Galilée : « Tout ce qu’il (Jésus) vous dira, faites-le » (Jn 2, 5). Notre-Dame a dit aux serviteurs de suivre l’ordre de Jésus. Elle confie les ouvriers à Jésus. Jésus ne refusa jamais rien à sa mère, parce qu’il savait qu’elle voulait seulement, comme lui, faire la volonté de Dieu. Quand Jésus voit en nous que nous n’avons d’autre désir que d’accomplir aussi parfaitement que nous pouvons la volonté divine, il ne refusera pas notre demande faite dans l’humilité et la confiance. Bénis sont ceux qui ont confiance dans les paroles de Jésus comme Notre-Dame.
Continuons à offrir plus de sacrifices, sourions plus tendrement et prions avec plus de ferveur afin que le monde puisse être sauvé à travers nous tous par Jésus, notre Sauveur.
Frère Ramon M.C. et père Sébastien M.C. seront en mission au Ghana et au Nigéria du mercredi 26 septembre au samedi 13 octobre 2018. S’il vous plaît, souvenez-vous dans vos prières de nos frères et de nos communautés, de nos pauvres, en particulier des garçons et des hommes handicapés, de nos LMC et de nos coopérateurs.
Avec des salutations de prières
Merci et que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
21.09.18
Fête de Marie Reine, 2018
« Cœur Immaculé de Marie, bénissez vos Missionnaires de la Charité.
Aidez-nous à faire tout le bien que nous pouvons »
Chaque année, le 15 août, l’Eglise partout dans le monde célèbre avec une grande foi et avec enthousiasme la solennité de l’Assomption de Notre-Dame. A la fin de son parcours terrestre, Marie, la Mère de Dieu, qui fut conçue immaculée et resta toujours vierge, fut élevée au ciel corps et âme. Ce dernier et quatrième dogme marial a été défini le mercredi 1er novembre 1950 par sa sainteté le pape Pie XII. Ce même pontife a fixé la date de cette célébration annuelle le 15 août. Il a également institué la fête de Notre-Dame Marie Reine depuis le 11 octobre 1954. En cette fête, ce même pape a décrété la consécration de la race humaine au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie.
Avant la réforme liturgique de 1971, l’Église célébrait la fête du Cœur Immaculé de la très Sainte Vierge Marie le 22 août. Ste Teresa M.C. obtint du Préfet de la Congrégation pour la liturgie et le culte, Son Éminence le Cardinal James Knox, la permission de continuer à célébrer la fête du Cœur Immaculé de Marie le 22 août chaque année. C’est aussi parce qu’il n’y a qu’une seule Notre-Dame, qui est la Mère de Dieu et la Reine de la Miséricorde, qui a aussi un cœur qui est pur et immaculé, sage et obéissant, qui a accompli la volonté de Dieu si fidèlement, avec tant de persévérance et de prière. .
En ce jour à Rome, la célébration a une autre signification très importante. Il y a exactement 50 ans, le jeudi 22 août 1968, Ste Teresa de Calcutta a installé sur le sol romain la première communauté de sœurs Missionnaires de la Charité. Le bienheureux Paul VI, d’heureuse mémoire, qui sera canonisé, s'il plaît à Dieu, le dimanche 14 octobre de cette année, a invité Ste. Teresa M.C. à commencer une communauté des Missionnaires de la Charité à Rome pour prendre soin des plus pauvres parmi les pauvres. Bien que cette initiative suscita quelques objections, St Paul VI persista dans sa décision.
La communauté commença donc à Rome, le jeudi 22 août 1968. Sr. Gertrude M.C. fut nommée première supérieure de la nouvelle fondation romaine. Je me souviens encore de sa visite à Pune, alors qu'elle se rendait à Rome, avec sa sœur, Sr. Gerard M.C., qui était la supérieure de la maison de Pune à cette époque. Elle me demanda de prier pour la nouvelle fondation à Rome. Je n'ai jamais pensé alors que moi aussi je finirai à Rome.
« Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? » (Rm 11, 34)
Sans entrer dans les détails, je voudrais que nous exprimions tous notre profonde gratitude sincère envers Dieu pour les communautés des M.C. à Rome et pour toutes les communautés de sœurs M.C. dans cette région et pour leurs résidents dont elles prennent soin. Nous ne pourrons jamais assez remercier Dieu pour tout ce que le Seigneur a fait au cours des cinquante dernières années au sein et à travers les sœurs à Rome et dans ce beau pays d'Italie, nous pourrions même dire, dans le monde.
Comme la première communauté fut créée lors de la fête du Cœur Immaculé de Marie, elle a béni de manière très spéciale cette région, les supérieures régionales et toutes les communautés de la région de Notre-Dame Reine du Monde. En plus de cela, cette région est unique comme elle se trouve à Rome, la capitale de l’Eglise, où St Pierre et St Paul et beaucoup d'autres ont offert leur vie sur l'autel de la croix. Nous savons tous que le sang des martyrs est la semence des chrétiens. Nous exprimons également notre gratitude pour la foi héroïque qu'ils ont professé avec leur sang et leur vie, que nous sommes aussi appelés à vivre et à partager avec les autres, en particulier avec nos pauvres à Rome.
Dans son message du 29 juillet 2018 au président du Conseil exécutif de la Communauté de vie chrétienne mondiale , le pape François a écrit : « Au centre de votre spiritualité ignatienne, il y a la volonté d'être contemplatifs dans l’action. Contemplation et action, les deux dimensions à la fois : parce que nous ne pouvons entrer dans le cœur de Dieu qu’à travers les plaies du Christ et nous savons que le Christ est blessé chez ceux qui ont faim, chez les ignorants, les personnes exclues, âgées, malades, chez les prisonniers, dans toute chair humaine vulnérable ».
On pourrait commenter ce texte avec Gaudete et Exsultate, dans lequel on peut lire au Num. 96 que la sainteté « ne signifie pas avoir le regard figé dans une prétendue extase. Saint Jean-Paul II disait que « si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier… Dans cet appel à le reconnaître dans les pauvres et les souffrants, se révèle le cœur même du Christ, ses sentiments et ses choix les plus profonds, auxquels tout saint essaie de se conformer »
Depuis l’Annonciation qui fut son premier jour de communion (Mère Teresa), Marie est devenue le premier tabernacle du Seigneur. Pendant neuf mois, le Fils de Dieu, le Créateur de l'univers, a habité en elle, a grandi en elle et le "Rédempteur de l'Homme" a respiré en elle. Leurs cœurs battaient à l’unisson. Il est allé où Marie est allée. Il a dormi où elle a dormi. Marie l'a nourri avec son sang de vie. Aucune autre créature que Marie n’a pu avoir une proximité physique ni une intimité spirituelle avec Jésus plus grande que Marie l’a eue. Cela n'a pas duré seulement trente trois ans, mais leur relation, en particulier la proximité spirituelle, s'est renforcée et approfondie avec des années de vie et de travail ensemble pour le salut du monde, même après la fin de leur parcours terrestre.
Nombreuses sont les interventions de la Mère de Dieu dans l'histoire et la vie des hommes. Son message est simple mais profond et pratique. Il est clair que Dieu veut continuer de sauver le monde à travers son cœur pur, immaculé et maternel. Ses apparitions et ses communications sont des interprétations des enseignements de Jésus que l’on trouve dans les pages des Évangiles. Ainsi, à divers moments et à plusieurs endroits, Notre-Dame est apparue à des âmes simples, innocentes et pures afin de sauver des âmes à travers elles. Nous avons, par exemple : Ste Bernadette Soubirous de Lourdes, St. François, Ste. Jacinthe et la Servante de Dieu Sr. Lucie de Fatima, Ste Teresa de Calcutta et bien d'autres.
Même si les apparitions concernèrent certaines personnes en particulier, les messages étaient pour tout le monde et pour tous les temps et pour tous les lieux. Il est intéressant de noter et important de faire attention au choix des lieux, des moments et des personnes auxquelles Notre- Dame est apparue et aux messages qu'elle a communiqués et qu’elle continue de communiquer. Dieu choisit les insensés de ce monde pour faire honte aux sages, dit le grand apôtre des Gentils.
A Lourdes, le jeudi 25 mars 1858, à Ste Bernadette Soubirous, Notre-Dame a confirmé à nouveau qu'elle était l'Immaculée Conception. A Fatima, le 13 mai 1917, elle a donné l'assurance aux Sts. François, Jacinthe et à Sr Lucie que son Cœur Immaculé triomphera. A Calcutta, du 10 septembre 1946 au 3 décembre 1947, Notre-Dame a, à plusieurs reprises, donné l’assurance à Ste Teresa M.C., notre fondatrice et notre mère, que Jésus et elle seraient avec elle et avec ses enfants, si les M.C. amenaient les pauvres à Jésus et apportaient Jésus aux pauvres.
A Lourdes, non seulement Notre-Dame a confirmé à nouveau qu'elle était l'Immaculée Conception, mais elle a confié à l'Eglise par l’intermédiaire de Bernadette Soubirous le monde des malades, tandis qu'à Fatima elle a confié aux trois enfants le monde du communisme et des croyances et des enseignements athées, promettant que son Cœur Immaculé triomphera. A Calcutta, Notre Dame a confié à Ste Teresa M.C. et aux Missionnaires de la Charité le monde des plus pauvres parmi les pauvres. C'était un ordre : "Prenez soin d'eux, ils sont à moi; amenez-les à Jésus, apportez-leur Jésus ". Elle et la foule savaient très bien que Notre-Dame ne peut pas sauver. Jésus est notre seul Sauveur. Le Père a envoyé Jésus dans le monde pour aimer, souffrir et sauver les âmes.
Dans toutes les apparitions de Notre-Dame, y compris l’une des dernières à Kibeho, au Rwanda, le moyen de sauver le monde passe par la prière, la récitation du saint Rosaire et la pénitence qui conduisent à la conversion des cœurs et au changement du mode de vie, d’attitude et de mentalité. Notre-Dame a dit à Ste Teresa M.C .: "Ne crains pas : apprends-leur à prier le chapelet, le chapelet en famille, tout ira bien. Ne crains pas ". Elle l’a alors assuré que: "Jésus et moi serons avec toi et avec tes enfants". Mais nous devons respecter très fidèlement ses exigences.
Nous prions beaucoup pour toute la Famille M.C. Inutile de dire que les M.C. traversent une grande période de tribulations, une grande crise. Mais c'est aussi une période de grande grâce, si seulement nous savons l'utiliser. Les crises et les épreuves ne sont pas destinées à devenir des obstacles, mais des tremplins. L'ensemble de la famille M.C. doit entrer dans une longue retraite, dans des réflexions profondes et des conversions radicales. Nous sommes obligés non seulement de réexaminer la route sur laquelle nous circulons, mais aussi de revenir aux débuts, de reprendre à nouveau l’esprit premier, sans porter de jugement, et de retomber dans l’esprit du début, d’humilité, de pauvreté et de simplicité de vie quand Ste Teresa M.C. était une simple religieuse sans pouvoir ni reconnaissance. Elle aussi veut que tous ses enfants soient plus humbles, plus pauvres, plus obéissants et plus radicaux. C'est le travail de chaque membre, de chaque communauté, de chaque région, de chaque branche de la famille M.C.
Prions beaucoup Notre-Dame, pour que son Cœur Immaculé puisse continuer de triompher.
Je voudrais terminer ces réflexions par une citation d'une des lettres de Ste Teresa M.C. écrite à l'archevêque F. Périer SJ le 7 novembre 1947 : "Excellence, je vous en prie, confiez tout cela au Cœur Immaculé de Marie. Elle fait des merveilles dans d'autres pays. Elle le fera pour votre Archidiocèse. Elle prendra un soin tout spécial de vos Missionnaires de la Charité, car en servant les pauvres, notre but est de les amener à Jésus par Marie, en se servant du Chapelet en famille comme arme principale. Quels désirs elle a exprimés à Fatima au sujet de la conversion des pécheurs. Nous voulons faire le travail de Notre-Dame dans les bidonvilles. Laissez-moi y aller en son nom et pour sa gloire. Avec elle comme Mère, et pour sa plus grande gloire, Notre Seigneur ne permettra pas que cette œuvre d'amour et d’abnégation soit un échec de son point de vue" .
Cela vaut la peine que nous portions encore et toujours attention à ces paroles prophétiques et sources d’inspiration de Ste Teresa M.C. Ses paroles, sa vie et son exemple continueront à raviver en nous le feu de l'amour de Jésus pour les âmes des pauvres, partout où il y a une vie humaine, partout où il y a une âme pour Jésus !
Que Dieu vous bénisse et vous récompense tous. Joyeuse et sainte fête de la Congrégation à tous.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
Note: Homélie prononcée par le père Sébastien M.C. pour la fête de la congrégation des M.C. à toutes la familles des M.C. à Rome.
21.08.18
3 août 2018
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la grâce, la paix et la joie du Seigneur soient votre force, votre lumière pour votre chemin et vous aident à atteindre le but désiré. L'appel et l'élection de Dieu sont irrévocables (St Paul).. Dieu n'abandonne jamais ... Il est très persévérant en nous appelant à le suivre de plus en plus étroitement, à apprendre de lui les véritables chemins plutôt que les chemins de ce monde.
Merci, mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité. Il y a de la place pour tout le monde dans la famille des M.C., laïcs ou religieux. Nous sommes tous connectés, mis à part pour Dieu par notre baptême et notre confirmation et pour certains d'entre nous par d'autres liens sacramentels ou par profession religieuse. Quel privilège incroyable ! Quel merveilleux appel !
Ste Teresa de Calcutta se sentait faible, pécheresse et indigne d’une vocation si sublime. Nous ne sommes pas appelés par les prêtres ou les évêques, pas même par le Pape. Non, nous sommes appelés directement par Dieu, que nous en soyons conscients ou non, que nous soyons dignes ou non de l'appel, nous nous sommes sentis appelés par le Seigneur et nous avons répondu ou essayons de répondre. Notre réponse à Dieu n'est pas statique mais dynamique. Nous avons besoin de croissance à la fois en sainteté et en nombre. Cela dépend beaucoup de notre fidélité à notre vie de prière, de sacrifice, de pénitence et d’œuvres de miséricorde. Parfois, la présence priante elle-même est un grand témoin, une prédication puissante sans paroles.
Je vais être avec nos LMC au Rwanda, au Burundi et en Ouganda pendant deux jours, samedi 4 et dimanche 5 août 2018. Ils ne peuvent pas se permettre plus que cela. Nos sœurs M.C., Sr Charisma Thérèse MC, Supérieure régionale, et ses sœurs de la région méritent notre gratitude sincère pour avoir organisé la retraite des LMC à Kigali, la capitale du Rwanda, et à Ngarama, au Rwanda, un autre jour pour les LMC de cette région. C’est une véritable bénédiction d’avoir autant de LMC, qui n’ont peut-être pas toutes les facilités dont beaucoup d’autres disposent, mais le Seigneur les aime particulièrement et prend soin d’eux par sa tendre compassion exprimée à travers nos sœurs M.C. Prions beaucoup pour eux.
J'ai deux séminaires pour deux groupes différents de nos sœurs M.C. du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda. Je serai donc en Afrique de l'Est du vendredi 3 au mardi 14 août 2018. Je compte beaucoup sur vos prières et vos sacrifices.
Les LMC, là où nos sœurs M.C. se trouvent, célébreront la fête du Cœur Immaculé de Marie, qui est leur fête patronale. Elles l'appellent la "fête de la Société". Si vous avez la possibilité de vous joindre à elles dans leurs célébrations, avec leur permission, si nécessaire, vous pouvez participer, prier avec elles et prier pour elles, exprimer votre gratitude pour elles et pour vous…!
Priez avec nos sœurs et priez pour nos sœurs, surtout ces jours-ci, quand elles ont été éprouvées dans le creuset de la souffrance. C'est un temps de purification, de renouvellement, de croissance et de réforme. Nous devons beaucoup réfléchir, comme notre Dame qui a retenu tous ces évènements et les a médités dans son cœur (cf. Lc 2, 19, 51).
Nous commençons notre neuvaine pour la fête de Ste Thérèse de Calcutta le 26 août, qui est son anniversaire terrestre et se termine le 4 septembre, qui est la veille de son anniversaire céleste. Le mercredi 5 septembre 2018, trois de nos frères : fr. Ricardo M.C., fr. Dominic M.C. et fr. Paolo M.C., si Dieu le veut, feront leurs vœux pour la vie à Nazareth, en Israël. Son Excellence Mgr Pierbattista Pizzaballa, l'administrateur apostolique de Terre Sainte a très gentiment accepté de présider la célébration eucharistique à 17 heures, dans la basilique de l'Annonciation, à Nazareth.
Vous êtes tous cordialement invités à participer à la cérémonie du jour. Je sais que la majorité d'entre vous se joindront à nous en esprit et quelques-uns des LMC représenteront les autres, comme Mlle Gianna LMC, de Rome, Mlle Noriko Uno LMC en formation, du Japon, Jose Marie, de Barcelone, d’Espagne, et peut-être quelques autres.
Pour la fête de Ste Teresa de Calcutta, vous pouvez rejoindre les sœurs M.C. ou la paroisse où vous êtes pour leur célébration, en particulier pour l'Eucharistie. Si Dieu le veut, je serai à Nazareth du 24 août au 10 septembre 2018. Commençons par prier pour les frères qui sont déjà dans leur retraite d'un mois avec frère Jean Marie M.C. en train de se préparer pour leurs vœux pour la vie. Je prêcherai la quatrième semaine de la retraite.
Le fr. Ramon M.C. et le père Sebastian M.C. iront à Lagos, au Nigeria, s'il plaît à Dieu, le 20 septembre 2018, pendant environ 10 jours avec nos frères pour un bref cours de soins infirmiers et aussi une préparation spirituelle pour les candidats qui vont commencer leur noviciat, à Kumasi, au Ghana. De Lagos, nous avons l'intention de nous rendre à Kumasi, au Ghana, où nous espérons passer un peu plus d'une semaine avec notre communauté de novices. Dans ces deux maisons de formation, nous avons aussi le deuxième tabernacle, les garçons et les hommes handicapés mentaux et physiques. Au Ghana, nous aurons également la bénédiction et l'inauguration de la chapelle attendue depuis longtemps et de la maison des frères profès, annexée à l'ancien bâtiment principal. Il a fallu plus d'un an pour réaliser le projet. Nous espérons pouvoir le bénir, si possible, autour du 1er octobre 2018.
À Rome, les LMC renouvelleront leurs vœux le 15 septembre 2018. Certains LMC, comme Gianna sont LMC depuis 26 ans tandis que le Dr Mimma Battaglia depuis 25 ans depuis sa première profession; C'est leur jubilé d'argent. Avec elles, nous remercions Dieu pour leur persévérance, leur grande contribution, pour leur service dévoué aux frères contemplatifs et au Mouvement. Tous les LMC savent ce que Mme Gianna LMC a fait au fil des ans pour le Mouvement et continue de faire, sans compter le coût, sans chercher de repos ou de récompense. Nos remerciements particuliers vont à Mlle Gianna ainsi que nos prières pour sa santé mentale et corporelle et pour sa croissance continue dans la sainteté et la sainte persévérance.
Nous sommes tous très au courant des dernières nouvelles tristes au sujet de la communauté M.C. à Ranchi, en Inde. Sr M. Concelia est toujours en prison. Continuons à prier pour elle et pour les 244 communautés en Inde. Les sœurs M.C. ont en totalité 760 communautés dans le monde. Un tiers de ces communautés sont en Inde. À ce jour, vous avez peut-être déjà reçu ma lettre du 1er août 2018. Veuillez partager cette lettre avec autant de personnes que possible et demandez-leur également de prier pour la famille des M.C..
Nous aurons notre rencontre à Kolkata les 12 et 13 novembre. J'espère être là pour ça. Encore une fois, mes sincères remerciements vont à vous tous, frères et sœurs, qui ont offert tant de ferventes prières et de généreux sacrifices à l’occasion du jubilé d’or de ma première profession religieuse. Beaucoup d'entre vous ont même pris la peine de venir à Rome, alors que d'autres ont envoyé de beaux bouquets spirituels, des albums de photos, des messages, etc. C'était tellement impressionnant. Beaucoup de questions m'ont traversé l'esprit. Est-ce que je mérite autant ? Mais alors j'ai pensé à l'âne dans l'une des processions eucharistiques. De temps en temps, les fidèles s’agenouillaient, jetaient des fleurs et faisaient des gestes de révérence et de grandeur. L'âne pensa que c'était pour lui alors que le prêtre était assis sur l'âne avec le Saint Sacrement dans l’ostensoir.
Chaque salutation est allée à Dieu. C'est Lui, pas moi, c'est la sienne et non la mienne. Ainsi, toutes vos salutations, vos prières et vos sacrifices sont montés à Dieu comme de l'encens. Ils rendent gloire au Dieu Trine, Père, Fils et Saint-Esprit et à leur représentant terrestre, la Sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph. Honneur, gloire et louange au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et pour toujours. L'amour ne vieillit jamais et ne se fatigue jamais. L'amour peut tout endurer.
Que Dieu bénisse chacun d’entre vous.
Père Sebastian Vazhakala m.c.
"Les œuvres d'amour sont des œuvres de paix" (Ste Mère Teresa de Calcutta)
1er août 2018
Beaucoup d’entre nous ont entendu la triste nouvelle des accusations portées contre l’une des 244 communautés en Inde des Sœurs des Missionnaires de la Charité qui ont eu comme conséquences l’arrestation et l’emprisonnement de Sr Concelia M.C., depuis le mercredi 4 juillet 2018. Depuis nous avons entendu et lu des communiqués de presse de diverses sources, qui nous font réfléchir, réévaluer la validité, l'authenticité et la véracité de ce qui s'est réellement passé.
Sans entrer dans les racines de l'affaire, des conclusions ont été tirées, des jugements ont été faits, des débats ont été organisés, des descentes à Shishu Bhavans ont été ou non effectuées.
Je me souviens de l'une des histoires de Tolstoï, que j'ai étudiée pendant mes années d'école dans laquelle deux garçons jouaient dans un petit village. À un moment donné, ils se sont disputés, ce qui est tellement naturel chez les enfants. En entendant les pleurs et le bruit des garçons, l'une des mères est venue sur place et a commencé à se battre avec l'autre garçon. Pendant ce temps, l'autre mère est arrivée sur les lieux.
Dès que les deux mères sont arrivées sur les lieux, elles se sont disputées et ont commencé à crier. En entendant le grand bruit, les voisins sont venus voir ce qui se passait. Ils ont rejoint les deux mères en prenant parti. C'est devenu un vrai combat. L'entendant de loin, l'un des hommes du village est venu et a voulu trouver la raison d'une si grande dispute dans le village. Étant un homme de bon sens, il leur a demandé de se calmer pour découvrir la vraie raison. Quand il y eut un silence paisible, ils sont allés à l’origine de la dispute et ont parlé des deux garçons qui avaient commencé la bagarre. À la surprise de tous, les garçons qui avaient commencé la petite bagarre jouaient ensemble à nouveau, alors que les parents et les villageois se battaient encore et se querellaient sans aucun motif particulier.
Cet exemple ne peut peut-être pas être s’appliquer littéralement au cas auquel nous sommes confrontés ces jours-ci, et pourtant c'est ce qui m'est venu à l'esprit quand j'ai lu le cas de Sr Concelia M.C. et le débat et le tumulte à l'échelle nationale. Selon les personnes de bon sens et de raison, une telle question pourrait être traitée plus doucement et plus calmement.
Ce qui m'est venu à l'esprit c’est que lorsque j'étudiais à Pune en études supérieures, l'un des principaux MRA (l’Homme de Réarmement Moral) avait dit : Rappelez-vous, lorsque vous pointez du doigt un autre, trois doigts sont pointés vers vous. Je ne veux pas justifier ce qui est faux comme si c’était bien ou des erreurs comme la façon normale de faire les choses. Ce qui est faux est faux, une erreur est une erreur, un mensonge est un mensonge, un meurtre est un meurtre. Nous ne devons pas cacher ou justifier ce qui est mauvais. Le mal est le mal, le mensonge est le mensonge. Qui d'entre nous n'a jamais commis d'erreur, n'a jamais commis de mauvaise action, n'a jamais été jugé à tort ? ... Avant de lancer des pierres à un autre, laissez celui qui n'a jamais rien fait de mal être le premier à lancer la première pierre !
Il y a 244 maisons des Missionnaires de la Charité en Inde. Chaque jour, tant de bien est fait dans toutes ces maisons, tant de personnes souffrant de la faim sont nourries, tant de gens nus sont vêtus, des sans-abri sont abrités, des malades sont soignés, des handicapés physiques et mentaux, des orphelins et des sans-abri sont pris en charge. Les Missionnaires de la Charité accomplissent ce genre de petites œuvres de miséricorde en silence, avec un minimum de paperasserie, car elles se concentrent davantage sur les victimes de l’injustice que sur la bureaucratie. Toutes ne sont pas non plus des expertes, mais elles se sont engagées à leur devoir d’offrir de tout cœur un service gratuit aux plus pauvres des pauvres. Les Missionnaires de la Charité depuis le tout début ont bénéficié de la collaboration et de l’aide ponctuelle de tant de fonctionnaires gouvernementaux, tout comme de simples citoyens, de personnes hautement qualifiées et de tous horizons, sans considération de caste, de couleur, de religion ou de nationalité.
Si l’un des membres d’une organisation aussi importante qui travaille exclusivement de tout cœur et gratuitement pour les plus pauvres des pauvres a commis une erreur, appelez le une grosse erreur, je pense que notre peuple indien connu pour sa tolérance et qui a obtenu son indépendance par la non-violence, grâce au Mahatma Ghandi, père de notre nation, peut être tolérant ici aussi pour les Missionnaires de la Charité. Nous n'attendons pas la menace et l'emprisonnement immédiat comme un criminel pour servir librement les personnes les plus pauvres et les plus faibles, mais une aide fraternelle, des conseils et une correction fraternelle.
Nous lavons nos vêtements sales devant le monde entier et nous gâchons le nom de notre nation autrefois noble. Je veux être fier de notre pays. Je veux vivre et mourir pour la vérité et la justice, mais j'ai besoin de l'aide de tout le monde, du gouvernement de l'État au gouvernement central. Je veux l'aide de toutes les personnes de bonne volonté, non seulement une aide matérielle, mais aussi un encouragement, une compréhension et un soutien moral.
Depuis le mercredi 4 juillet, qu'avons-nous accompli de manière positive, si je peux me permettre ? Si à la place de la polémique exacerbée, les personnes concernées avaient eu entre elles un véritable dialogue, nous aurions pu accomplir beaucoup plus de choses et aider beaucoup plus de pauvres parmi les pauvres gratuitement et de tôt cœur au lieu de fabriquer tous ces « Thamasa » ! Les politiciens ainsi que le peuple doivent enseigner et apprendre la pratique de la non-violence avec des mots et en actions. Les pistolets et les armes, les débats et les accusations ne sont pas la réponse aux nombreux problèmes épineux de notre noble nation, mais la douceur, l'honnêteté, la justice et la vérité. Ne faisons pas que parler d'eux, mais vivons et enseignons-les. L'hospitalité doit surmonter l'hostilité. Nous pouvons être en désaccord avec les idées d'une personne, mais nous devons aimer la personne.
Ce sont deux issues différentes. Le Mahatma Gandhi avait l'habitude d’enseigner : nous sommes en désaccord avec les britanniques qui gouvernent notre pays, mais nous aimons le peuple britannique. Ils sont eux aussi nos frères et sœurs. Nous pouvons être en désaccord avec les principes, mais cela ne signifie pas que nous devons détester les personnes qui ne sont pas d'accord avec nous.
Nous sommes à la veille de notre 72ème jour de l'Indépendance de notre nation. Revenons aux principes indiens de base et aux enseignements védiques: "Satyan evam Jaithe", "La vérité seule gagnera". Nous devrions tous savoir que nous devons aider les personnes à connaître la vérité, à aimer la vérité et à vivre la vérité, mais avant tout, apprenons à la vivre par nous-mêmes.
Les mots de Ravindra Nath Tagore me viennent à l’esprit, alors que je termine ces quelques réflexions sur l’incident de Ranchi :
« Où l'esprit est sans peur et la tête haute,
où la connaissance est libre,
où le monde n'a pas été brisé
en fragments par des murs intérieurs étroits ...
où les mots sortent de la profondeur de la vérité;
où l'effort inlassable tend ses bras vers la perfection;
où le flux clair de la raison n'a pas perdu son chemin
dans le morne désert du sable d'une habitude morte;
où l'esprit est conduit par toi
dans une pensée et une action toujours plus grandes.
Dans ce ciel de liberté, mon Père,
laisse mon pays se réveiller » (cf. Gitanjali n ° 35).
C'est une prière pour l'émancipation spirituelle, la vraie liberté et la plénitude de la vie. R.N. Tagore prie pour que nos compatriotes aient l'esprit large et mènent une vie noble et sans peur, sans divisions entre nous. Je souhaite à tous un jour de l’Indépendance rempli de paix et une joyeuse fête de l’Assomption de notre Dame.
Père Sebastian Vazhakala m.c.
21.07.18
07.04.18
Pâques 2018
"Jésus a été livré à la mort pour nos péchés,
il est ressuscité pour nous justifier, alléluia! "
Chers frères et sœurs bien-aimés,
C'était le troisième jour après que Jésus l'omnipotent, l’omniscient et l’omniprésent, l'homme-Dieu soit mort sur la croix comme un criminel, accroché à la croix entre deux voleurs, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. Le tout puissant devint le tout impuissant sur la croix. Jésus s'est vidé de lui-même en prenant la "condition d'esclave", "devenant obéissant jusqu'à la mort, la mort sur la croix". Il en avait sauvé d’autres, il ne pouvait pas se sauver lui-même.
L'événement lui-même du Vendredi Saint a été la pire catastrophe que le monde n’ait jamais connue. Ce Vendredi Saint fut le plus grand échec de l'histoire humaine, car tout s'effondra avec la mort du soi-disant charpentier de Nazareth, qui était considéré comme puissant par son pouvoir, comme un faiseur de merveilles, venu apporter la bonne nouvelle aux pauvres, la liberté aux captifs, la vue aux aveugles, libérer les opprimés ... (cf Lc 4, 18-19).
Il a grandi comme un jeune arbre dans un sol aride. Il était puissant par les mots aussi bien que par les actes. Il y a même eu douze hommes pour tout quitter et pour suivre le charpentier galiléen. Mais ce Vendredi Saint a mis fin à tous les espoirs et toutes les attentes. "Nous avions espéré qu'il serait celui qui libérerait Israël ..." Les apôtres ont été déçus, se sont sentis trompés; ils se sentaient idiots, imprudents et plus ... Leurs propres yeux et oreilles les avaient trompés. Ils avaient vu des choses incroyables de leurs propres yeux et avaient entendu des paroles de profonde sagesse. Sa présence avait apporté la paix et la joie à des milliers de personnes sur la terre d'Israël.
Ils auraient souhaité que ce Vendredi Saint n'eut pas existé. Mais malheureusement, il fut. Pour tous ceux qui ont cru en lui, spécialement pour les apôtres, c'est devenu la plus grande déception. Comment est-il possible que le soi-disant Messie, le sauveur de l'humanité, soit mort sur la croix comme un criminel? Il est devenu abandonné, désespéré et totalement impuissant. Son nom même signifie Sauveur. Mais qui a-t-il sauvé ? S'il ne peut pas se sauver lui-même, comment peut-il sauver les autres?
Il aurait mieux valu qu'ils n’aient pas cru en lui comme beaucoup d'autres. Quel sera leur avenir ? Que pourront-ils dire aux personnes qui les attendront pour leur poser questions après questions ? Ce Vendredi Saint fut l'une des pires nuits que les apôtres et les disciples de Jésus eurent dans leur vie. Aucun d'eux ne pouvait dormir ... Tous étaient éveillés. De temps en temps, l'un d'eux brisait le silence de la nuit. Ils ont traversé un grand cauchemar. Certains des apôtres étaient très en colère contre Judas, tandis que d'autres l’étaient contre Pierre, qui avait très honte de lui-même. Ils attendaient de rompre avec le soi-disant groupe apostolique. Jusqu'au dimanche suivant, ils devaient rester dans la chambre haute, par crainte des Juifs (Jn 20, 19). Ils ne pouvaient pas consulter Pierre et ne pouvaient plus faire confiance au leadership de Pierre. Tout était en désordre. Ils ne pouvaient plus croire; tombant dans le désespoir, ils eurent la terrible tentation de suivre le mauvais exemple de Judas. Grâce à Dieu, ils ne sont pas allés aussi loin.
Le dimanche matin de Pâques était pire encore. Même le corps de Jésus n'avait pas pu être trouvé. Beaucoup de va-et-vient, beaucoup d'histoires étaient dans l'air. Certaines femmes ont apporté des nouvelles étonnantes et très surprenantes. Certains ont parlé de son corps volé, tandis que d'autres, en particulier Marie Madeleine, sont venus leur dire que le tombeau était vide et qu'il était ressuscité et qu'il était vivant; elle ne l'a pas seulement vu mais il lui a parlé. Elle a dit qu’Il l'a appelée par son nom. Ils ont remis en question la véracité et la crédibilité des apparitions et des locutions de Jésus aux femmes. "S'il vous plaît, nous sommes déjà suffisamment désorientés. S'il vous plaît, n'essayez pas de nous embrouiller plus. S'il vous plait, laissez-nous tranquilles ! "auraient pu dire certains d'entre eux.
Mais la terre était impuissante à le retenir dans la tombe. Les gardes des pharisiens ont simplement perdu leur temps, leur énergie et leur sommeil. Ils ont sacrifié tout cela pour rien. Ce Vendredi Saint était incomplet, unilatéral, sans le dimanche de Pâques. Le dimanche de Pâques est devenu une partie inséparable du Vendredi saint. Nous n'avons plus seulement le Vendredi saint sans le dimanche de Pâques. Nous ne pouvons pas non plus avoir le dimanche de Pâques sans le Vendredi saint. Ils sont les deux côtés inséparables d'une même pièce.
Ils sont une école pour nous. L'école de la liberté et de la joie dans la nuit, la douleur et la félicité. Jésus savait d'avance que la croix n'était pas la fin. C'était seulement un moyen, le chemin de la vie éternelle. Je t'adore, ô Christ, et je te bénis parce que tu as racheté le monde par ta sainte croix.
Un prêtre a été poignardé à mort par son ex-sacristain le jeudi 1er mars 2018 au Kerala. Il n'avait que 52 ans. Sa mère, après l'événement tragique, est allée à la maison du sacristain et a dit: "Au nom de Dieu et de notre Seigneur Jésus-Christ, je pardonne à Johnny pour ce qu'il a
fait. Je veux qu'il sache que nous n'avons pas l'intention de riposter ou de nous venger de lui. Tout ce que nous voulons de lui, c'est qu'il se repente et fasse une bonne confession, qu’il change son mode de vie, arrête de boire. Jésus a prié sur la croix : Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Nous faisons la même chose : Père, pardonne à Johnny car il ne savait pas ce qu'il faisait car il était complètement ivre. Que Dieu nous pardonne tous et que notre pardon ne cesse jamais ! "
Les membres de la famille de Johnny ne pouvaient pas le croire. Ils ont pleuré à voix haute. Ils ont pleuré ensemble. Ensemble, ils ont prié le Notre Père en larmes. Les membres de la famille ont demandé pardon à la mère du prêtre de Dieu que Jonny avait assassiné.
Le pardon est possible à la lumière de la résurrection de Jésus, car il y a quelque chose de plus et de plus grand, quelque chose de plus beau et d'éternel au-delà de la tombe. Aucun miracle n'aura lieu sans pardon. Il n'y aurait pas de martyrs dans l'Église s'ils ne pardonnaient pas à leurs ennemis. Saint Etienne s'est agenouillé et a prié: "Seigneur, ne leur compte pas ce péché". Ce fut la prière de St Etienne qui provoqua la conversion de St Paul. St Etienne a prié pour ses ennemis, ses persécuteurs. Jésus a prié pour tout le monde depuis la croix avec les bras tendus: " Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font". Une des prières les plus puissantes est de prier pour ses ennemis.
Inscrivons-nous à l'école du Vendredi Saint-dimanche de Pâques et apprenons les leçons de l’ amour inséparable de Dieu de l'amour du prochain. Nous ne serons pas capables de pardonner si nous ne sommes pas humbles et priants.
Une fois de plus, il y a la résurrection de Jésus en nous, dans les autres et dans tous ceux que nous rencontrons et avec qui nous vivons :
quand nous parlons doucement,
quand nous sourions tendrement,
quand nous nous saluons chaleureusement,
quand nous souffrons en silence,
quand nous apprenons à pardonner inconditionnellement,
quand nous aimons sans compter le coût et sans chercher de récompense,
quand nous faisons nos devoirs de tout cœur,
quand nous servons le Seigneur dans les pauvres avec joie et enthousiasme,
quand nous vivons notre vocation avec conviction et engagement ...
Encore une fois, j'aimerais souhaiter une très joyeuse et sainte fête de Pâques. Comme le temps saint du Carême nous prépare à la fête de Pâques, le temps saint de Pâques nous prépare à la grande fête de la Pentecôte. Espérons et prions pour qu'une nouvelle Pentecôte puisse avoir lieu dans nos communautés, dans notre Congrégation, et dans les familles, dans le Mouvement LMC et dans la famille M.C. toute entière.
Dieu vous bénisse.
Fr. Sebastian Vazhakala m.c.
03.04.18
Dimanche de Pâques, 1er avril 2018
Alléluia, Louez le Seigneur, Christ est ressuscité,
Il est vraiment ressuscité ! Alléluia.
Chers frères et sœurs bien-aimés
J'espère que vous avez entendu la bonne nouvelle : que Jésus a enlevé la lourde pierre qui était placée à l'entrée de sa tombe et il est sorti. Il n'est pas sorti en courant du tombeau et personne n'a volé son corps. L'observation de St. Jean alors qu'il s’est rendu dans la tombe après Saint-Pierre qui est entré en premier, mérite qu'on s'y attarde. Ici nous pouvons lire le rapport d'un témoin oculaire qui a même observé que " le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. » (Jn 20,7). Pourquoi Saint Jean a-t-il écrit ces petits détails ? Pour montrer que le corps de Jésus n'avait pas été volé, et qu'il n'a pas couru hors de la tombe, effrayé, mais qu’il s'est levé, a fait son lit et a enlevé la lourde pierre de l'entrée du tombeau, et qu’il est sorti de la tombe calmement, paisiblement et joyeusement.
Jésus était le grain de blé, qui a été enterré dans le ventre de la terre pendant trois jours et qui est sorti maintenant avec une nouvelle vie. Selon les propres paroles de Jésus: « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle….» (cf. Jn 12, 24-26).
Pour nous qui croyons, la mort et la résurrection sont inséparables. Si nous n'apprenons pas à mourir à notre orgueil, jalousie, colère, paresse, avarice, gourmandise, luxure, paresse ; si nous ne sortons pas de notre tombe trinitaire du je, du moi et du moi-même ; si nous restons enfermés dans la tombe de notre égoïsme et de notre égocentrisme, nous ne connaîtrons jamais la joie de la résurrection.
Nous possédons vraiment la bonne nouvelle que Jésus est ressuscité, que nous sommes choisis pour le proclamer près de nous et au loin, jusque dans les îles lointaines par des paroles et des actes, par des prières ferventes et assidues et des sacrifices généreux, par l'abnégation et la charité.
Que notre présence joyeuse, nos paroles et nos actions ressuscitent, réveillent et raniment la présence de Jésus dans le cœur des personnes que nous rencontrons et avec qui nous vivons. Qu'il y ait une véritable résurrection dans notre vie de prière, dans notre vie communautaire et dans notre apostolat.
Que nos salutations de joyeuse et sainte Pâques soient d’une grande joie et d’un grand enthousiasme. Laissons notre joie et notre enthousiasme s'élever jusqu'au paroxysme !
Encore une fois, je souhaite à chacun d'entre vous une Pâques très heureuse et sainte. Alléluia, alléluia!
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala m.c.
18.02.18
7 février 2018
Carême et Pâques, un temps favorable pour notre vie spirituelle
Nous sommes sur le point de commencer le temps de Carême, qui nous amènera au Triduum pascal du Jeudi Saint, du Vendredi Saint et du Dimanche de Pâques, l’apogée et l’aboutissement de ce temps.
Le Carême se compose de six semaines. En anglais le mot Carême peut aussi vouloir dire printemps. Il signifie le printemps pour nos esprits abattus, notre âme paresseuse, lasse et fatiguée par les exigences de la vie.
Selon l’évangile du Mercredi des Cendres, Jésus veut que nous sachions comment vivre notre Carême, en priant la même prière mais avec plus de ferveur, en faisant plus attention aux paroles de la prière, en les gardant précieusement dans nos cœurs et en les méditant comme notre Dame.
Comme la Croix est inséparable de la vie des chrétiens, les paroles et l’exemple de Jésus nous exhortent et nous enseignent que nous devons faire des sacrifices et faire pénitence avec joie et paix. « Tout fidèle, chacun à sa manière, est tenu par la loi divine à faire pénitence ; pour une pratique commune de la pénitence, l’Église a fixé des jours où les fidèles se consacreront plus spécialement à la prière, aux œuvres de piété et de charité, au renoncement de soi, par l’accomplissement plus fidèle de leurs obligations et surtout en observant le jeûne et l’abstinence » (Canon 1249).
« Les jours et temps de pénitence sont, pour l’Église universelle : tous les vendredis de l’année et le temps du Carême » (Canon 1250).
Vivre en communauté, vivre en famille, vivre avec d’autres peut devenir, parfois, une pénitence réelle aussi. Le mérite de la croix que nous portons, les tracasseries de notre vie quotidienne ne dépendent pas de leur poids, mais de la façon dont nous les supportons. St François de Sales surmonta une de ses faiblesses à travers beaucoup d’humiliation et par des efforts acharnés et constants. Essayons de faire de notre mieux pour utiliser les nombreuses opportunités que nous avons dans notre vie quotidienne pour être comme le Christ dans notre attitude envers ceux qui nous aiment ou ceux qui ne nous aiment pas, qui nous haïssent même, ou nous insultent et nous offensent par des paroles et des actions.
Jésus parla d’aumône, que nous appelons œuvres de miséricorde. Pour nous c’est notre charisme, par lequel nous sommes liés par un vœu au service gratuit et de tout cœur des plus pauvres des pauvres. L’intention de Jésus en appelant Ste Teresa de Calcutta fut très clair. Jésus ne l’a pas appelée pour prendre soin des riches et des gens aisés, pour commencer de grandes écoles et des universités, mais pour prendre soin des plus négligés. Elle a répété sans cesse qu’elle voulait ceux qui ne sont pas voulus, aimer ceux qui ne sont pas aimés, se souvenir de ceux qui sont oubliés, consoler ceux qui sont bouleversés et tristes, donner de l’espoir à ceux qui vivent dans le désespoir et l’ombre de la mort, apporter de la joie à ceux qui sont tristes.
Pour nous M.C. et pour la famille M.C. le quatrième vœu de service gratuit et de tout cœur est valable en tout temps. Il n’est pas limité par le temps et par l’espace. Ce vœu peut se pratiquer partout où nous sommes et où nous allons, car on peut trouver des pauvres dans toutes les parties du monde. En plus, notre Mère l’Église est celle des pauvres et pour les pauvres. N’oublions pas que la richesse matérielle, la prospérité et l’argent en eux-mêmes ne rendent pas une personne riche, heureuse et en paix. La richesse réelle et notre patrimoine durable sont notre Dieu qui nous a créés, à qui nous appartenons. Ste Teresa de Calcutta a dit à Oslo, quand elle a reçu le prestigieux Prix Nobel de la paix : « Nos pauvres en Inde ne sont pas pauvres, parce qu’ils ont Dieu ; vos pauvres sont pauvres, parce qu’ils ne croient pas en Dieu ». Cela semble violent et brutal, spécialement la façon dont elle l’a exprimé. Nous sommes de plus en plus appauvris, parce que nous nous éloignons de Dieu et que nous essayons de trouver le bonheur et le plaisir dans les choses éphémères. Combien de temps cela durera-t-il ? Je me le demande !
Le pape Benoît XVI a dit une fois : Si vous éliminez Dieu de votre vie, qu’y-a-t-il à espérer dans le monde, à quoi cela sert de vivre ? L’humanité entrera dans le vide, dans un monde utopique. Sans Dieu, l’homme passera de l’espoir au désespoir, de l’amour à la haine, de la joie à la tristesse, de l‘immortalité à la mort éternelle. Ce qui lui reste c’est un désespoir total. Il n’est pas étonnant, alors, qu’il y ait autant de suicides chaque jour. Cela continuera à augmenter à moins que nous nous tournions vers Dieu, notre espoir et notre refuge, notre force et notre forteresse.
L’indifférence envers Dieu, envers sa présence et son action dans nos vies et dans le monde sont pire que le cancer. Comment un être humain avec sa propre raison et son intelligence peut ignorer celui qui a fait toutes choses, visibles et invisibles, y compris lui-même. C’est comme un enfant qui dirait un beau matin à ses parents : « Je suis venu à l’existence par moi-même. Je n’ai pas besoin de vous. Cela m’est égal que vous existiez ou pas ». Les parents peuvent, avec grande consternation, essayer de convaincre l’enfant de sa stupidité et de son ignorance. Ils peuvent même penser que l’enfant a perdu l’esprit.
Comment toutes les belles choses qui nous entourent peuvent exister sans un architecte ? Nous avons l’architecte divin qui a conçu toutes les choses et les a placées chacune à leur propre place. Un des médecins m’a dit : « Père, comment un être humain peut nier Dieu tandis qu’il continue à profiter du fruit de l’œuvre de Dieu ? » L’autre jour tandis que je circulais à Rome avec un architecte, il m’a montré un beau bâtiment. Il était très fier de dire que c’était lui qui l’avait dessiné et qui avait dirigé les travaux. Combien davantage notre architecte divin doit être fier de sa belle création ! Parmi toutes les choses qu’il a créées, les êtres humains sont une des plus belles créations de Dieu. L’être humain a le pouvoir d’accepter ou de nier. Il est capable d’ignorer la présence de Dieu à son propre désavantage.
Le temps de Carême nous amène aux grands évènements de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. C’est l’événement de la résurrection qui a fait toute la différence pour toute la création. La résurrection de Jésus a apporté la lumière de l’espérance et de la joie.
Les quatre évangiles ont le dernier chapitre consacré à la résurrection de Jésus. L’évangile de St Jean a deux chapitres consacrés à la résurrection et à l’apparition de Jésus. Le livre des Actes des Apôtres est un autre livre qui est une preuve très claire de la résurrection de Jésus, en plus de l’accomplissement de la descente promise du Saint Esprit sur Notre Dame, sur les apôtres et sur tout le peuple de Dieu.
Un des chapitres les plus longs dans la première lettre de St Paul est le chapitre qui parle de la résurrection de Jésus (cf 1Co 15, 1-58). Pour St Paul, la résurrection de Jésus était la pierre angulaire de notre foi. Le christianisme est la seule religion qui proclame la résurrection de son fondateur. Notre foi aurait été futile et vaine si Jésus n’était pas ressuscité des morts le troisième jour comme les quatre évangiles le témoignent. « Nous sommes un peuple de Pâques et alléluia est notre chant », dit St Augustin d’Hippone.
Le monde d’aujourd’hui se comporte avec Dieu de façon pire que l’enfant. Nous disons à notre Père : « Je n’ai pas besoin de toi. Reste où tu es ; laisse-nous seuls. Nous pouvons très bien nous débrouiller sans toi ». Nous faisons face à une atrocité après l’autre comme conséquence de la négation de la vérité de nos origines et de notre grand patrimoine. Dans la dernière analyse, celui qui ignore Dieu et lui est indifférent souffrira terriblement car il ne peut même pas respirer sans l’aide de Dieu. Le même mot en italien pour Dieu est « D-io ». Nous pouvons analyser ce mot, ces trois lettres qui sont utilisées pour le Tout-Puissant, le créateur de l’univers, « Dio ». Nous voyons l’inséparabilité de Dieu et de l’homme. « Io » en italien signifie Je (Moi). En d’autres mots, je n’ai pas mon « io », mon « Je (Moi) », sans le « D », qui représente Dieu. Mon identité est en Dieu. Je suis perdu en Dieu, absorbé par Dieu dans l’amour et pour l’amour. Cela vaut la peine de réfléchir sur ce mot italien « D-io » égal à Dieu. Dieu et moi. Ce n’est pas moi et Dieu, mais Dieu et moi. Cela aussi est important. La belle prière en grec, utilisée principalement le Vendredi Saint, peut se prier et se répéter chaque jour :
Hagios 0 Theos, 0 Dieu Saint,
HAGIOS Ischyros, Saint et fort,
Hagios Athanatos, eleison himas, Saint et immortel,
prends pitié de nous.
Cette prière contient la vérité éternelle : « Dieu Saint, saint et fort, Dieu immortel, prends pitié de nous ».
Le temps de Carême nous rappelle le grand amour de Dieu. St Jean, l’évangéliste écrit :
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (3,16). St Jean continue : « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé »
(3, 17). Comment a-t-il fait cela ? En donnant sa vie sur la croix. Nous voyons pendant le temps de Carême que Jésus nous a réellement aimés jusqu’au bout. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (cf Jean 13, 1).
Comment aima-t-il les siens jusqu’au bout ? La réponse peut se trouver dans les jours les plus saints de tous les jours de l’année pour les catholiques pratiquants : le Jeudi Saint, le Vendredi Saint, le Samedi Saint et le Dimanche de Pâques. Ces jours continuent d’annoncer la bonne nouvelle que Dieu a non seulement tellement aimé le monde, mais qu’il continue à aimer le monde à travers l’Église, à travers tant de saints et de martyrs, même en notre propre temps. Il continue à aimer le monde à travers vous et à travers moi. Nous devons être les gardiens les uns des autres. Nous ne pouvons pas dire comme Caïn a dit à Dieu : « Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? (cf Gn 4, 9).
C’est là que le temps de Carême et de Pâques ont un sens pour nous. Ces deux temps sont les deux côtés de la même pièce de monnaie. La première met l’accent sur l’aspect de la prière, de la pénitence et des œuvres de miséricorde, qui rendent notre foi de plus en plus forte, tandis que la deuxième donne la raison pour laquelle nous devrions prier, faire pénitence et aider ceux qui sont dans le besoin. C’est l’évènement de Pâques qui transforme toute notre vie et nos actions, en leur donnant du sens. Cela nous donne une espérance immense.
Le développement et l’expansion du christianisme ont dépendu de l’événement de la résurrection, qui est très unique et sans précédent à notre religion. Plus nous croyons en la résurrection de Jésus, plus nous devenons heureux et joyeux. Il est impossible d’imaginer comment l’Église primitive a enduré tant d’épreuves, comment l’Église a pu prendre la gloire dans les vies héroïques de tant de martyrs et de saints à travers les siècles jusqu’à ce jour sans croire fermement en la résurrection de Jésus.
Revenant au temps de Carême, j’aimerais recommander de lire en priant vraiment le livre du prophète Isaïe, chapitre 52, 13 à 53 ( la première semaine de Carême)
L’Évangile de Matthieu, chapitre 26 et 27 - semaine II
L’Évangile de Marc, chapitre 14 et 15 - semaine III
L’Évangile de Luc, chapitre 22 et 23 - semaine IV
L’Évangile de Jean, chapitre 18 et 19 - semaine V
Pendant tout le temps de Carême, dimanches compris, nous sommes invités à prier les 5 mystères douloureux du Saint Rosaire.
Le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint sont des jours de jeûne, et tous les vendredis de Carême l’abstinence est obligatoire. Donc, pendant le temps de Carême, il y a deux jours de jeûne est six jours d’abstinence. Les autres jours sont laissés libres aux individus d’entreprendre librement et joyeusement toute sorte de discipline, spécialement en essayant de leur mieux de ne pas perdre son temps en commérages, à regarder les shows télévisés, à passer du temps devant leur ordinateur et avec leurs smart phones, etc.
Le silence des sens est aussi très vital pour avoir une vie saine et solide. La confession fréquente et l’examen de conscience peuvent nous aider à surmonter les nombreuses tentations de la chair, à discerner et à vaincre les nombreuses tromperies subtiles et diaboliques, et à nous éviter de tomber dans les séductions du monde…
Le temps de Carême nous fait prendre conscience non seulement des trois ennemis spirituels : le monde, le diable et la chair, mais il nous aide à à les combattre et à les vaincre par des prières ferventes et assidues, des pénitences généreuses et des sacrifices, et par les œuvres de miséricorde. Je souhaite à chacun d’entre vous un très saint et fructueux Carême, qui nous prépare pour le grand événement de la résurrection du Seigneur. Louons Dieu et rendons-lui grâce pour chacun et pour tous.
Avec amour, prière et gratitude.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala m.c.
09.02.18
Lettre de père Sébastian M.C. 1er janvier 2018
Marie, Mère de Dieu, 2018
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime »
Chers frères et sœurs,
Que les bénédictions de paix, de joie et d’amour soient sur chacun d'entre vous ! Comme notre Dieu est grand ! Et pourtant, il s’est fait l'un des nôtres, comme nous en toutes choses excepté le péché. Ste.Teresa M.C. avait l’habitude de dire: "Il est plus facile de comprendre la grandeur de Dieu, mais il est plus difficile de comprendre l'humilité de Dieu. Puissions-nous ne jamais rougir de l'humilité de la crèche, ni de la pauvreté et de la simplicité de Bethléem ". Nous continuons à prier une petite litanie même après le temps de Noël :
Enfant Jésus, pauvre et simple, exauce nos prières.
Enfant Jésus, humble et obéissant, exauce nos prières.
Enfant Jésus, silencieux et recueilli, exauce nos prières.
C'est un temps de grâces et de bénédictions spéciales que notre Seigneur veut nous accorder en abondance. Ne gaspillons pas les nombreuses opportunités que le bon Dieu nous donne.
Nous avons tellement de bonnes nouvelles à partager avec vous en ce temps de joie et de paix, ce temps où nous célébrons la grande fête de Noël et toutes les nombreuses fêtes annexes est un temps de nombreuses grâces spéciales. Son Excellence, Mgr. Angelo De Donatis, le nouveau vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, est venu très gentiment et très joyeusement célébrer la sainte messe le samedi 23 décembre 2017, à 8h30, pour nos frères, nos LMC, pour environ 200 personnes pauvres, des volontaires, des bienfaiteurs, des coopérateurs et beaucoup de personnes de bonne volonté.
Après sa belle homélie, il conféra le Ministère du lectorat à deux de nos frères : fr. Donatus M.C. et fr. Giovanni M.C. Notre chapelle de la Maison-Mère était pleine de monde. Nous devons savoir que notre Église une, sainte, catholique et apostolique est celle des pauvres et pour les pauvres. N'oublions pas que nous avons tous besoin de Dieu, sans l'aide infaillible duquel nous ne sommes rien, nous n'avons rien et nous ne pouvons rien faire. Restons-lui toujours reconnaissants.
Jésus est venu annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, la libération aux captifs, le recouvrement de la vue aux aveugles (Lc 4, 18-19). Nous appartenons à l'une ou l'autre des catégories mentionnées ici dans ce passage ou ailleurs dans les évangiles. Jésus est venu pour les humbles et les humbles de cœur. Nous devons apprendre l'humilité et la douceur à l'école de la Sainte Famille, où Jésus a été l’Enseignant par les mots et l'exemple. Même Marie et Joseph ont appris l'humilité et la douceur de Jésus car Bien qu'em>« ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes… » (cf Phil 2, 6-11).
Après la sainte Messe et le petit déjeuner dans la salle Mère Teresa, nous avons emmené son Excellence dans notre réfectoire, notre bibliothèque, notre chapelle de l’adoration et tout autour de notre maison. C'était sa première visite canonique chez nous. Il a dit que tout était très propre, bien rangé et avait l'air très monastique.
Il a dit: "Alors, je bénis et j'approuve tout, et priez aussi pour moi". Il est très spirituel et c’est un homme de prière. Il s'est agenouillé dans notre chapelle d'adoration longuement et a prié …
Il a été très enthousiasmé par la visite de Casa Serena, des dortoirs, du réfectoire magnifiquement décoré, de la chapelle de Casa Serena, de la cuisine, etc. Frère Giovanni M.C. et l'équipe a attendu que son Excellence commence la distribution de la nourriture. Il a inauguré la distribution en bénissant la foule des pauvres, venus de différentes parties de Rome. Il a donné le premier paquet de nourriture et le panettone (le gâteau de Noël) à la première personne de la file. Il a dit à plusieurs reprises qu'il était très impressionné par la simplicité évangélique, par nos efforts pour suivre la pauvreté de Bethléem. "Quelle grande et agréable surprise pour moi", répétait-il. Il veut revenir.
Merci pour toutes vos prières. L'une des principales intentions durant la neuvaine de Noël était que la visite de notre Supérieur Majeur soit une profonde expérience de Pentecôte. Tous sont rentrés chez eux en louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient vu, entendu et expérimenté. Tous ont également reçu une petite crèche préparée par le frère Giovanni M.C., Madame Ann et leur équipe. L'évêque a béni les crèches avec de l'eau bénite, puis en a donné une à chacun à la fin de la messe. Certains ont reparlé et raconté l'expérience du samedi matin encore et encore par courriels, appels téléphoniques et bouche à oreille. C'était tout ce qu'Il avait fait. Le Seigneur Eucharistique et nos pauvres attirent peu à peu des âmes à nos maisons des M.C., non seulement des catholiques croyants et pratiquants, mais toutes sortes de personnes de bonne volonté et généreuses. Le travail que nous faisons est l'œuvre du Tout-Puissant, et n'importe qui peut participer au travail, indépendamment de la caste, de la couleur, de la nationalité ou de la religion.
Le vendredi 8 décembre, en la fête de l'Immaculée Conception et le jour de l'Action de Grâces, notre congrégation a eu vingt-quatre ans. Théoriquement parlant, nous avons commencé le Jubilé d'argent de notre congrégation, qui sera célébré le samedi 8 décembre 2018, s'il plaît à Dieu. Nous devons commencer à préparer le grand événement. Certains des frères ont déjà demandé qu'une prière spéciale soit composée, pour la réciter tous les jours. Après beaucoup de prières et d'efforts, j'ai finalement composé une prière que je comprends que certains d'entre vous ont déjà commencé à utiliser. À Rome, nous avons déjà commencé à le faire. Elle est priée après la méditation du matin à la place de la première prière que nous récitons tous les jours. Donc, avant de réciter la prière au Saint-Esprit pour notre congrégation, nous prions la "Prière pour le Jubilé d'argent de notre congrégation ":
Prière pour le Jubilé d'argent de notre congrégation :
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, nous vous louons et nous vous remercions pour le don de la communauté des Frères contemplatifs Missionnaires de la Charité et pour les Laïcs Missionnaires de la Charité.
Nous te supplions, ô Seigneur Jésus-Christ, d'envoyer plus de vocations saintes et ferventes à notre Congrégation, qui soient des victimes volontaires de Ton amour, qui soient tellement unies à Toi qu’elles rayonnent Ton amour sur les âmes, qui embrassent librement et joyeusement Ta pauvreté de la Croix, Ton obéissance de la Croix et Ta Charité de la Croix.
Nous prions, ô Seigneur, que les membres de notre Congrégation deviennent de plus en plus le feu de Ton amour dans nos communautés, parmi les très pauvres, les négligés, les mal aimés et les déshérités. Puissions-nous t’apporter avec nous dans les maisons des pauvres et partout où nous sommes envoyés pour être ta lumière et ton amour. Puissions-nous offrir plus de sacrifices, sourire plus tendrement et prier avec plus de ferveur pour que nous puissions étancher Ta soif infinie sur la Croix et dans l'Eucharistie par amour et pour les âmes.
Aide-nous, Seigneur, à être de vrais Missionnaires contemplatifs et de vrais Contemplatifs missionnaires. En aimant t’adorer dans le Pain de Vie puissions-nous te rendre un service d'amour, à toi caché sous le masque de détresse des plus pauvres des pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité.
Vierge de Nazareth et Mère des pauvres, enseigne-nous non seulement à chérir et méditer le don, le mystère et le miracle de notre vocation contemplative de M.C., mais comme toi à aller en hâte rendre un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres et aux plus nécessiteux, aux malades et aux faibles, aux oubliés et aux abandonnés.
Saint Joseph, époux de la Vierge Marie, protecteur de notre Congrégation et consolateur des pauvres, nous te prions d’intercéder pour nous. Bénie soit la Trinité sainte et indivise, maintenant et pour toujours plus. Amen.
Merci de faire assez de copies de cette prière et de les donner aussi aux LMC et à toute personne de bonne volonté qui voudrait l’utiliser.
Une autre bonne nouvelle est la visite annuelle de son Eminence le Cardinal Angelo Comastri à Casa Serena le samedi 30 décembre 2017 à 17h00. Après la sainte Messe solennelle, il est resté pour le souper, avec nos hommes de Casa Serena, les Frères, les L.M.C., les volontaires et les autres. Comme nous étions la veille de la fête de la Sainte Famille, il a préféré célébrer la Messe de la Sainte Famille. C’est un homme de prière, un ami de Jésus, de Marie et de Joseph et quelqu’un qui aime immensément Ste Teresa M.C. et les pauvres. Bien qu'il soit le numéro trois de l'Église officielle, il reste très humble et il aime les pauvres. Il aime notre petite Congrégation.. Offrons plus de sacrifices et de prières ferventes pour ses nombreuses intentions. Lui aussi prie beaucoup pour nous. Sa visite priante à Casa Serena est toujours une grâce et une bénédiction pour nous. Nos sincères remerciements vont à son Eminence, le Cardinal Angelo Comastri !
Je voudrais souhaiter à chacun d'entre vous une nouvelle année 2018 très prospère et pleine de paix. Apprenons à nous remémorer l'année écoulée avec gratitude et des souvenirs purifiés, vivons l'année actuelle avec joie et enthousiasme et attendons tous les événements à venir avec une confiance sereine et une confiance aveugle dans le Seigneur.
Nous avons également deux autres Jubilés en cette nouvelle année 2018. Ils seront tous les deux célébrés, si Dieu le veut, le même jour, à savoir le samedi 3 juin 2018 à Rome. Nous avons le Jubilé d'Argent de Casa Serena et le Jubilé d'Or du père Sébastian M.C..,de la première profession du père Sébastian M.C. dans la congrégation des Frères Missionnaires de la Charité de Calcutta.
Casa Serena a été bénie par l'archevêque Guseppe Mani et inaugurée par Ste Teresa de Calcutta la veille du Dimanche de la Pentecôte, le 29 mai 1993. C'était le jubilé d'argent de la première profession des deux premiers hommes M.C.: frère Damien M.C. (R.I.P. le 3 novembre 2010) et père Sébastien M.C., qui ont fait leur première profession le dimanche de la Pentecôte, le 2 juin 1968. "C'est vraiment bien et juste, notre devoir et notre salut, toujours et partout, de rendre grâce au Seigneur, notre Dieu, pour toutes les faveurs et bénédictions que nous avons reçus et continuons de recevoir ".
Le mercredi 15 novembre 2017, une grande fête pour le jubilé d'or du père Sébastien M.C. s'est tenue autour de la tombe de Ste Teresa de Calcutta. Toutes les cinq branches de la famille M.C., les Laïcs M.C., les collaborateurs et les volontaires ont activement participé à la messe inaugurale du Jubilé d'Or. A la fin de la messe, tous les Supérieurs généraux de toutes les branches et les prêtres concélébrants se sont rendus à la tombe de Ste Teresa M.C. Le père Sébastien M.C. a allumé la bougie préparée par Sr Lynn M.C. sur la tombe de Mère. Autour de la tombe de Mère, à genoux, nous avons récité ensemble les prières d’action de grâces après la Sainte Communion. Ma mémoire est revenue au 7 Mansatala Row, Kidderpore, la Maison-Mère des frères M.C.. Il y a tout juste cinquante ans, six d'entre nous se tenaient autour de l'autel avec Ste Teresa M.C., et nous prononcions nos vœux pour la première fois, signant la formule de vœux, ajoutant à nos noms les lettres M.C. pour la première fois.
Ce fut un jour historique pour la Famille M.C... Ce dimanche de Pentecôte a apporté une nouvelle Pentecôte dans l'Église des pauvres pour les pauvres. Sur les six frères qui ont fait des vœux ce jour-là, quatre d'entre eux sont partis au cours des années et fr. Damien M.C. est allé à la maison de Dieu. Je suis donc le seul survivant.
C'est l'histoire de la grâce incroyable et de l'amour durable de Dieu qui m'a amené jusqu'ici. Je suis éternellement reconnaissant à celui qui a déversé sur moi tant de ses plus belles bénédictions. Pas étonnant, alors, que mes yeux aient été remplis de larmes de gratitude pour le don, le mystère et le miracle de ma vocation de M.C... Le bon Dieu m'a permis de le remercier avec toute la Famille M.C. autour de la tombe de Mère non seulement pour le don de la vie, mais aussi pour le don de la persévérance. Je suis également reconnaissant à Dieu pour tant de mes frères et de personnes qui m’ont aidé au fil des ans dans divers lieux et moments et qui continuent de m'aider. À tous, j'exprime mes prières incessantes et ma sincère gratitude. Que ma gratitude envers Dieu et tous ceux qui m'ont aidé et qui m'aident d'une manière ou d'une autre, ne cesse jamais.
Ici, je voudrais vous inviter, selon votre temps, à lire ma lettre sur l'origine des Frères M.C. et l’histoire de notre première profession. Cela peut être intéressant et instructif.
Le mardi soir, 9 janvier 2018, fr. Ramon M.C., fr. Jan-Timo M.C., fr. Jean Marie M.C., fr. Luke M.C., fr. Leo M.C. et père Sebastian M.C., si Dieu le veut, nous commencerons notre retraite de 8 jours. Fr. André Marie M.C., le supérieur en fonction de la communauté de Rome, s'est porté volontaire pour aller en Albanie remplacer le fr. Ramon M.C. jusqu'au mardi 23 janvier 2018.
Le père José Narlaly, Supérieur général de l'Ordre de la Sainte-Trinité, a gentiment accepté de nous donner la retraite de huit jours. Dans les années 1980, alors que j'étais seul à Rome, il avait l'habitude de passer avec moi des jours de prière et de jeûne sans même boire un verre d'eau pendant vingt-quatre heures. Il a maintenant été élu pour la deuxième fois Supérieur général de l'un des ordres religieux les plus anciens et les plus prestigieux. S'il vous plaît, priez pour que notre retraite et C.G. soient une profonde expérience de Pentecôte pour nous tous et une nouvelle Pentecôte pour notre Congrégation. Offrons aussi des prières ferventes et des sacrifices généreux pour le père José Narlaly, notre prédicateur de retraite. Comme nous commençons notre neuvaine à Saint Sébastien le 11 janvier, j'aimerais que vous ajoutiez trois intentions principales :
1. « Je ne désire plus rien, sinon aimer jusqu'à ce que je meure d’amour » (Saint Jean de la Croix). « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 13).
2. Je ne désire plus rien sauf accomplir la plus sainte volonté de Dieu, toujours et partout. « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jn 4, 34) ; « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe : cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » (Lc 22, 42).
3. Je ne désire plus rien sauf devenir un grand saint et aider les autres à devenir des saints. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Notre vie et nos actions peuvent être uniquement une simple perte de temps si nous n'essayons pas vraiment et sincèrement de devenir des saints.
C'est tout pour l'instant. S'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi comme je le fais pour vous. Prions pour que la volonté de Dieu se fasse en nous, dans nos communautés, dans notre Congrégation, dans nos familles comme au ciel.
Je souhaite à chacun de vous une Nouvelle Année 2018 pleine de paix. Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude. Dieu vous bénisse.
« Seigneur, accorde-moi la sérénité pour accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse pour connaître la différence »
Père Sebastian Vazhakala M.C.
05.01.18

MESSE EN LA SOLENNITÉ DE L'ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR
CHAPELLE PAPALE
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Basilique Vaticane
Samedi, 6 janvier 2018
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Trois gestes des Mages orientent notre marche à la rencontre du Seigneur qui se manifeste aujourd’hui comme lumière et salut pour tous les peuples. Les Mages voient l’étoile, ils marchent et ils offrent des présents.
Voir l’étoile. C’est le point de départ. Mais pourquoi, pourrions-nous nous demander, seuls les Mages ont-ils vu l’étoile ? Peut-être parce que peu nombreux sont ceux qui avaient levé le regard vers le ciel. Souvent, en effet, dans la vie on se contente de regarder vers le sol : la santé, un peu d’argent et quelques divertissements suffisent. Et je me demande : nous, savons-nous encore lever le regard vers le ciel ? Savons-nous rêver, désirer Dieu, attendre sa nouveauté ; ou bien nous laissons-nous emporter par la vie comme un rameau sec au vent ? Les Mages ne se sont pas contentés de vivoter, de surnager. Ils ont eu l’intuition que, pour vivre vraiment, il faut un but élevé et pour cela il faut avoir le regard levé.
Mais nous pourrions nous demander encore, pourquoi, parmi ceux qui levaient le regard vers le ciel, beaucoup d’autres n’ont pas suivi cette étoile, « son étoile » (Mt 2,2) ? Peut-être parce que ce n’était pas une étoile voyante, qui brillait plus que les autres. C’était une étoile – dit l’Evangile – que les Mages avaient vu « se lever » (v 2.9). L’étoile de Jésus n’aveugle pas, elle n’étourdit pas, mais elle invite doucement. Nous pouvons nous demander quelle étoile nous choisissons dans la vie. Il y a les étoiles éblouissantes qui créent des émotions fortes mais qui n’orientent pas la marche. Il en est ainsi du succès, de l’argent, de la carrière, des honneurs, des plaisirs recherchés comme but de l’existence. Ce sont des météores : ils brillent un peu mais ils tombent vite et leur lueur disparaît. Ce sont des étoiles filantes qui désorientent au lieu d’orienter. L’étoile du Seigneur, au contraire, n’est pas toujours fulgurante, mais toujours présente ; elle est douce : elle te prend par la main dans la vie, elle t’accompagne. Elle ne promet pas de récompenses matérielles, mais elle assure la paix et donne, comme aux Mages, « une très grande joie » (Mt 2, 10). Mais elle demande de marcher.
Marcher, la deuxième action des Mages, est essentielle pour trouver Jésus. Son étoile, en effet, demande la décision de se mettre en route, la fatigue quotidienne de la marche ; elle demande de se libérer des poids inutiles et des fastes encombrants qui entravent, et d’accepter les imprévus qui apparaissent sur la carte de la vie tranquille. Jésus se laisse trouver par qui le cherche, mais pour le chercher il faut bouger, sortir. Ne pas attendre ; risquer. Ne pas rester immobile ; avancer. Jésus est exigeant : il propose à celui qui le cherche de quitter le fauteuil du confort mondain et les tiédeurs rassurantes de nos cheminées. Suivre Jésus n’est pas un protocole poli à respecter mais un exode à vivre. Dieu qui a libéré son peuple à travers la route de l’exode, et qui a appelé de nouveaux peuples à suivre son étoile, donne la liberté et distribue la joie toujours et seulement en chemin. En d’autres termes, pour trouver Jésus il faut abandonner la peur de se mettre en jeu, la satisfaction de se sentir arrivé, la paresse de ne plus rien demander à la vie. Il faut risquer, simplement pour rencontrer un Enfant. Mais cela en vaut immensément la peine, car en trouvant cet Enfant, en découvrant sa tendresse et son amour, nous nous retrouvons nous-mêmes.
Se mettre en chemin n’est pas facile. L’Evangile nous le montre à travers divers personnages. Il y a Hérode, troublé par la peur que la naissance d’un roi menace son pouvoir. Par conséquent il organise des rencontres et envoie les autres recueillir des informations ; mais lui ne bouge pas, il reste enfermé dans son palais. « Tout Jérusalem » (v. 3) aussi a peur : peur de la nouveauté de Dieu. Elle préfère que tout reste comme avant – “ on a toujours fait ainsi ”-et personne n’a le courage d’aller. Plus subtile est la tentation des prêtres et des scribes. Ils connaissent le lieu exact et l’indiquent à Hérode, en citant l’ancienne prophétie. Ils savent mais ne font pas un pas vers Bethléem. Ce peut être la tentation de celui qui est croyant depuis longtemps : il disserte sur la foi, comme d’une chose qu’il sait déjà mais il ne se met pas en jeu personnellement pour le Seigneur. On parle mais on ne prie pas ; on se lamente mais on ne fait pas de bien. Les Mages, en revanche, parlent peu et marchent beaucoup. Bien qu’ignorants des vérités de foi, ils ont le désir et ils sont en chemin, comme le montrent les verbes de l’Evangile : « venus pour se prosterner » (v. 2), « ils partirent ; entrés ils se prosternèrent ; ils regagnèrent leurs pays » (v. 9.11.12) : toujours en mouvement.
Offrir. Arrivés à Jésus, après un long voyage, les Mages font comme lui : ils donnent. Jésus est là pour offrir sa vie, eux offrent leurs biens précieux : or, encens et myrrhe. L’Evangile se réalise quand le chemin de la vie parvient au don. Donner gratuitement, pour le Seigneur, sans s’attendre à quelque chose en retour : voilà le signe certain d’avoir trouvé Jésus qui dit : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Faire le bien sans calcul, même si personne nous le demande, même si l’on n’y gagne rien, même si cela ne nous fait pas plaisir. Dieu désire cela. Lui, se faisant petit pour nous, nous demande d’offrir quelque chose pour ses frères les plus petits. Qui sont-ils ? Ils sont justement ceux qui n’ont rien à rendre, comme celui qui se trouve dans le besoin, l’affamé, l’étranger, le prisonnier, le pauvre (cf. Mt 25, 31-46). Offrir un don gratuit à Jésus c’est soigner un malade, donner du temps à une personne difficile, aider quelqu’un qui ne présente pas d’intérêt, offrir le pardon à qui nous a offensé. Ce sont des dons gratuits, ils ne peuvent pas manquer dans la vie chrétienne. Autrement, nous rappelle Jésus, si nous aimons ceux qui nous aiment, nous faisons comme les païens (cf. Mt 5, 46-47). Regardons nos mains, souvent vides d’amour, et essayons aujourd’hui de penser à un don gratuit, sans contrepartie, que nous pouvons offrir. Il sera apprécié du Seigneur. Et demandons-lui : “Seigneur, fais-moi redécouvrir la joie de donner”.
Chers frères et sœurs, faisons comme les Mages : lever la tête, marcher, et offrir des dons gratuits.
Lettre de père Sebastian M.C. 1er janvier 2018
Marie, Mère de Dieu, 2018
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime »
Chers frères et sœurs,
Que les bénédictions de paix, de joie et d’amour soient sur chacun d'entre vous ! Comme notre Dieu est grand ! Et pourtant, il s’est fait homme, comme nous en toutes choses excepté le péché. Ste.Teresa M.C. avait l’habitude de dire: "Il est plus facile de comprendre la grandeur de Dieu, mais il est plus difficile de comprendre l'humilité de Dieu. Puissions-nous ne jamais rougir de l'humilité de la crèche, ni de la pauvreté et de la simplicité de Bethléem ". Nous continuons à prier une petite litanie même après le temps de Noël :
Enfant Jésus, pauvre et simple, exauce nos prières.
Enfant Jésus, humble et obéissant, exauce nos prières.
Enfant Jésus, silencieux et recueilli, exauce nos prières.
C'est un temps de grâces et de bénédictions spéciales que notre Seigneur veut nous accorder en abondance. Ne gaspillons pas les nombreuses opportunités que le bon Dieu nous donne.
Nous avons tellement de bonnes nouvelles à partager avec vous en ce temps de joie et de paix, ce temps où nous célébrons la grande fête de Noël et toutes les nombreuses fêtes annexes est un temps de nombreuses grâces spéciales. Son Excellence, Mgr. Angelo De Donatis, le nouveau vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, est venu très gentiment et très joyeusement célébrer la sainte Messe le samedi 23 décembre 2017 à 8h30 pour nos frères, nos LMC, pour environ 200 personnes pauvres, des bénévoles, des bienfaiteurs, des coopérateurs et beaucoup de personnes de bonne volonté.
Après sa belle homélie, il conféra le Ministère du lectorat à deux de nos frères : fr. Donatus M.C. et fr. Giovanni M.C. Notre chapelle de la maison-mère était pleine de monde. Nous devons savoir que notre Église une, sainte, catholique et apostolique est celle des pauvres et pour les pauvres. N'oublions pas que nous avons tous besoin de Dieu, sans l'aide infaillible duquel nous ne sommes rien, nous n'avons rien et nous ne pouvons rien faire. Restons-lui toujours reconnaissants.
Jésus est venu annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, la liberté aux captifs, le recouvrement de la vue aux aveugles (Lc 4, 18-19). Nous appartenons à l'une ou l'autre des catégories mentionnées ici dans ce passage ou ailleurs dans les évangiles. Jésus est venu pour les humbles et les humbles de cœur. Nous devons apprendre l'humilité et la douceur à l'école de la Sainte Famille, où Jésus a été l’Enseignant par les mots et l'exemple. Même Marie et Joseph ont appris l'humilité et la douceur de Jésus car Bien qu' "ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes… » (cf Phil 2, 6-11).
Après la sainte Messe et le petit déjeuner dans la salle Mère Teresa, nous avons emmené son Excellence dans notre réfectoire, notre bibliothèque, notre chapelle de l’adoration et tout autour de notre maison. C'était sa première visite canonique chez nous. Il a dit que tout était très propre, bien rangé et avait l'air très monastique.
Il a dit: "Alors, je bénis et j'approuve tout, et priez aussi pour moi". Il est très spirituel et c’est un homme de prière. Il s'est agenouillé dans notre chapelle d'adoration longuement et a prié …
Il a été très enthousiasmé par la visite de Casa Serena, des dortoirs, du réfectoire magnifiquement décoré, de la chapelle de Casa Serena, de la cuisine, etc. Fère Giovanni M.C. et l'équipe a attendu que son excellence commence la distribution de la nourriture. Il a inauguré la distribution en bénissant la foule des pauvres, venus de différentes parties de Rome. Il a donné le premier paquet de nourriture et le panettone (le gâteau de Noël) à la première personne de la file. Il a dit à plusieurs reprises qu'il était très impressionné par la simplicité évangélique, par nos efforts pour suivre la pauvreté de Bethléem. "Quelle grande et agréable surprise pour moi", répétait-il. Il veut revenir.
Merci pour toutes vos prières. L'une des principales intentions durant la neuvaine de Noël était que la visite de notre Supérieur Majeur soit une profonde expérience de Pentecôte. Tous sont rentrés chez eux en louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient vu, entendu et expérimenté. Tous ont également reçu une petite crèche préparée par le frère Giovanni M.C.,Madame Ann et leur équipe. L'évêque a béni les crèches avec de l'eau bénite, puis en a donné une à chacun à la fin de la messe. Certains ont reparlé et raconté l'expérience du samedi matin encore et encore par courriels, appels téléphoniques et bouche à oreille. C'était tout ce qu'Il avait fait. Le Seigneur Eucharistique et nos pauvres attirent peu à peu des âmes à nos maisons des M.C., non seulement des catholiques croyants et pratiquants, mais toutes sortes de personnes de bonne volonté et généreuses. Le travail que nous faisons est l'œuvre du Tout-Puissant, et n'importe qui peut participer au travail, indépendamment de la caste, de la couleur, de la nationalité ou de la religion.
Le vendredi 8 décembre, en la fête de l'Immaculée Conception et le jour de l'Action de grâces, notre communauté a eu vingt-quatre ans. Théoriquement parlant, nous avons commencé le Jubilé d'argent de notre congrégation, qui sera célébré le samedi 8 décembre 2018, s'il plaît à Dieu. Nous devons commencer à préparer le grand événement. Certains des frères ont déjà demandé qu'une prière spéciale soit composée, pour la réciter tous les jours. Après beaucoup de prières et d'efforts, j'ai finalement composé une prière que certains d'entre vous, je comprends, ont déjà commencé à utiliser. À Rome, nous avons déjà commencé à le faire. Elle est priée après la méditation du matin à la place de la première prière que nous récitons tous les jours. Donc, avant de réciter la prière au Saint-Esprit pour notre Congrégation, nous prions la "Prière pour le Jubilé d'argent de notre congrégation ":
Prière pour le Jubilé d'argent de notre congrégation :
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, nous vous louons et nous vous remercions pour le don de la communauté des Frères contemplatifs Missionnaires de la Charité et pour les Laïcs Missionnaires de la Charité.
Nous te supplions, ô Seigneur Jésus-Christ, d'envoyer plus de vocations saintes et ferventes à notre communauté, qui seraient des victimes volontaires de Ton amour, qui seraient tellement unies à Toi qu’elles rayonneraient Ton amour sur les âmes, qui embrasseraient librement et joyeusement Ta pauvreté de la Croix, Ton obéissance de la Croix et Ta Charité de la Croix.
Nous prions, ô Seigneur, que les membres de notre communauté deviennent de plus en plus le feu de Ton amour dans nos communautés, parmi les très pauvres, les négligés, les mal aimés et les déshérités. Puissions-nous t’apporter avec nous dans les maisons des pauvres et partout où nous sommes envoyés pour être ta lumière et ton amour. Puissions-nous offrir plus de sacrifices, sourire plus tendrement et prier avec plus de ferveur pour que nous puissions étancher Ta soif infinie sur la Croix et dans l'Eucharistie par amour et pour les âmes.
Aide-nous, Seigneur, à être de vrais missionnaires contemplatifs et de vrais Contemplatifs missionnaires. En aimant t’adorer dans le Pain de Vie puissions-nous te rendre un service d'amour, à toi caché sous le masque de détresse des plus pauvres des pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité.
Vierge de Nazareth et Mère des pauvres, enseigne-nous non seulement à chérir et méditer le don, le mystère et le miracle de notre vocation contemplative de M.C., mais comme toi à aller en hâte rendre un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres et aux plus nécessiteux, aux malades et aux faibles, aux oubliés et aux abandonnés.
Saint Joseph, époux de la Vierge Marie, protecteur de notre Congrégation et consolateur des pauvres, nous te prions d’intercéder pour nous. Bénie soit la Trinité sainte et indivise, maintenant et pour toujours plus. Amen.
Merci de faire assez de copies de cette prière et de les donner aussi aux LMC et à toute personne de bonne volonté qui voudrait l’utiliser.
Une autre bonne nouvelle est la visite annuelle de son Eminence le Cardinal Angelo Comastri à Casa Serena le samedi 30 décembre 2017 à 17h00. Après la sainte Messe solennelle, il est resté pour le souper, avec nos hommes de Casa Serena, les frères, les L.M.C., les volontaires et les autres. Comme nous étions la veille de la fête de la Sainte Famille, il a préféré célébrer la Messe de la Sainte Famille. C’est un homme de prière, un ami de Jésus, de Marie et de Joseph et quelqu’un qui aime immensément Ste Teresa M.C. et les pauvres. Bien qu'il soit le numéro trois de l'Église officielle, il reste très humble et aime les pauvres. Il aime notre petite Congrégation.. Offrons plus de sacrifices et de prières ferventes pour ses nombreuses intentions. Lui aussi prie beaucoup pour nous. Sa visite priante à Casa Serena est toujours une grâce et une bénédiction pour nous. Nos sincères remerciements vont à son Eminence, le Cardinal Angelo Comastri !
Je voudrais souhaiter à chacun d'entre vous une nouvelle année 2018 très prospère et pleine de paix. Apprenons à nous remémorer l'année écoulée avec gratitude et des souvenirs purifiés, vivons l'année actuelle avec joie et enthousiasme et attendons tous les événements à venir avec une confiance sereine et une confiance aveugle dans le Seigneur.
Nous avons également deux autres Jubilés en cette nouvelle année 2018. Ils seront tous les deux célébrés, si Dieu le veut, le même jour, à savoir le samedi 3 juin 2018 à Rome. Nous avons le Jubilé d'Argent de Casa Serena et le Jubilé d'Or du père Sébastian M.C.., de la première profession du père Sébastian M.C. dans la Congrégation des Frères Missionnaires de la Charité de Calcutta.
Casa Serena a été bénie par l'archevêque Guseppe Mani et inaugurée par Ste Teresa de Calcutta la veille du Dimanche de la Pentecôte, le 29 mai 1993. C'était le jubilé d'argent de la première profession des deux premiers hommes M.C.: frère Damien M.C. (R.I.P. le 3 novembre 2010) et père Sébastien M.C., qui ont fait leur première profession le dimanche de la Pentecôte, le 2 juin 1968. "Il est vraiment correcte et juste, notre devoir et notre salut, toujours et partout, de rendre grâce au Seigneur, notre Dieu, pour toutes les faveurs et bénédictions que nous avons reçus et continuons de recevoir ".
Le mercredi 15 novembre 2017, une grande fête pour le jubilé d'or du père Sébastien M.C. s'est tenue autour de la tombe de Ste Teresa de Calcutta. Toutes les cinq branches de la famille M.C., les Laïcs M.C., les collaborateurs et les volontaires ont activement participé à la messe inaugurale du Jubilé d'Or. A la fin de la messe, tous les supérieurs généraux de toutes les branches et les prêtres concélébrants se sont rendus à la tombe de Ste Teresa M.C. Le père Sébastien M.C. a allumé la bougie préparée par Sr Lynn M.C. sur la tombe de Mère. Autour de la tombe de Mère, à genoux, nous avons récité ensemble les prières d’action de grâces après la Sainte Communion. Ma mémoire est revenue au 7 Mansatala Row, Kidderpore, la Maison-Mère des frères M.C.. Il y a tout juste cinquante ans, six d'entre nous se tenaient autour de l'autel avec Ste Teresa M.C., et nous prononcions nos vœux pour la première fois, signant la formule de vœux, ajoutant à nos noms les lettres M.C. pour la première fois.
Ce fut un jour historique pour la famille M.C... Ce dimanche de Pentecôte a apporté une nouvelle Pentecôte dans l'Église des pauvres pour les pauvres. Sur les six frères qui ont fait des vœux ce jour-là, quatre d'entre eux sont partis au cours des années et fr. Damien M.C. est allé à la maison de Dieu. Je suis donc le seul survivant.
C'est l'histoire de la grâce incroyable et de l'amour durable de Dieu qui m'a amené jusqu'ici. Je suis éternellement reconnaissant à celui qui a déversé sur moi tant de ses plus belles bénédictions. Pas étonnant, alors, que mes yeux aient été remplis de larmes de gratitude pour le don, le mystère et le miracle de ma vocation de M.C... Le bon Dieu m'a permis de le remercier avec toute la famille M.C. autour de la tombe de Mère non seulement pour le don de la vie, mais aussi pour le don de la persévérance. Je suis également reconnaissant à Dieu pour tant de mes frères et de personnes qui m’ont aidé au fil des ans dans divers lieux et moments et qui continuent de m'aider. À tous, j'exprime mes prières incessantes et ma sincère gratitude. Que ma gratitude envers Dieu et tous ceux qui m'ont aidé et qui m'aident d'une manière ou d'une autre, ne cesse jamais.
Ici, je voudrais vous inviter, selon votre temps, à lire ma lettre sur l'origine des Frères M.C. et l’histoire de notre première profession. Cela peut être intéressant et instructif.
Le mardi soir, 9 janvier 2018, fr. Ramon M.C., fr. Jan-Timo M.C., fr. Jean Marie M.C., fr. Luke M.C., fr. Leo M.C. et père Sebastian M.C., si Dieu le veut, nous commencerons notre retraite de 8 jours. Frère André Marie M.C., le supérieur en fonction de la communauté de Rome, s'est porté volontaire pour aller en Albanie remplacer le fr. Ramon M.C. jusqu'au mardi 23 janvier 2018.
Le père José Narlaly, Supérieur général de l'Ordre de la Sainte-Trinité, a gentiment accepté de nous donner la retraite de huit jours. Dans les années 1980, alors que j'étais seul à Rome, il venait passer avec moi des jours de prière et de jeûne sans même boire un verre d'eau pendant vingt-quatre heures. Il a maintenant été élu pour la deuxième fois Supérieur général de l'un des ordres religieux les plus anciens et les plus prestigieux. S'il vous plaît, priez pour que notre retraite et C.G. soient une profonde expérience de Pentecôte pour nous tous et une nouvelle Pentecôte pour notre Congrégation. Offrons aussi des prières ferventes et des sacrifices généreux pour le père José Narlaly, notre prédicateur de retraite. Comme nous commençons notre neuvaine à Saint Sébastien le 11 janvier, j'aimerais que vous ajoutiez trois intentions principales :
1. « Je ne désire plus rien, sinon aimer jusqu'à ce que je meure d’amour » (Saint Jean de la Croix). « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »"(Jn 15, 13).
2. Je ne désire plus rien sauf accomplir la plus sainte volonté de Dieu, toujours et partout. « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jn 4, 34) ; « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe : cependant que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » (Lc 22, 42).
3. Je ne désire plus rien sauf devenir un grand saint et aider les autres à devenir des saints. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Notre vie et nos actions peuvent être uniquement une simple perte de temps si nous n'essayons pas vraiment et sincèrement de devenir des saints.
C'est tout pour l'instant. S'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi comme je le fais pour vous. Prions pour que la volonté de Dieu se fasse en nous, dans nos communautés, dans notre Congrégation, dans nos familles comme au ciel.
Je souhaite à chacun de vous une nouvelle année 2018 pleine de paix. Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude. Dieu vous bénisse.
« Seigneur, accorde-moi la sérénité pour accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse pour connaître la différence »
Père Sebastian Vazhakala M.C.
Lettre de père Sébastien M.C
Fête de saint Etienne
Mardi 26 décembre 2017
Frères et sœurs bien-aimés en Jésus, Marie et Joseph,
Que la grâce, la paix et la joie de la grande fête de Noël soient avec chacun d'entre vous afin que vous puissiez continuer à partager la même paix et la même joie avec tous ceux que vous rencontrez et avec qui vous vivez.
Nous sommes devant un grand mystère, le mystère des mystères, le mystère et le miracle de Dieu devenant l'un de nous et se faisant semblable à nous en toutes choses sauf le péché.
Chaque année nous célébrons ce mystère de l'Incarnation, de Dieu devenant homme et vivant parmi nous. La fête de Noël est un mystère incroyable, qui ne peut être compris que par la contemplation. Plus nous contemplons ce mystère, plus nous apprécions la beauté sublime de notre vocation M.C. , devenant de plus en plus reconnaissants envers celui qui s'est humilié en prenant la forme d'un esclave.
Allons avec Marie dans la maison de Zacharie et d'Elisabeth et observons silencieusement la manière dont ils se sont salués et la joie qu'ils ont rayonnée tous les deux. Restons avec Marie et regardons comment elle a fidèlement accompli de petits et humbles travaux avec amour et joie.
Dans cette maison, nous sommes témoins de nombreux miracles. Tout d'abord, la Vierge de Nazareth est enceinte. "Rien n'est impossible à Dieu", a dit l'Archange Gabriel à Marie. Marie comprit que c'était l'œuvre du Tout-Puissant et elle proclama: "Le Tout-Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom". Elizabeth dans son grand âge donne naissance à Jean-Baptiste, un autre miracle. Le huitième jour après la naissance de Jean-Baptiste, Zacharie commença à parler, il a retrouvé sa faculté de parler après neuf mois, un autre miracle.
Ici, nous pouvons rencontrer dans la foi, un saint après l'autre. Le plus grand est Jésus dans le sein virginal de Marie. Il est le créateur de l'univers, conçu par le Saint-Esprit. A côté de Jésus, il y a Marie de Nazareth, la Vierge Mère de Dieu, et Saint Joseph, le père adoptif de Jésus et l’ époux fidèle de la Vierge Marie, puis Jean-Baptiste, le plus grand parmi ceux qui sont nés d'une femme. Ses parents : Zacharie et Elizabeth sont tous les deux des saints. C'est une communion de saints autour de Jésus, qui est la pierre angulaire de l'édifice de l'Église, le groupe fondateur des saints sur lesquels tous les autres saints se joindront comme des briques dans un bâtiment, ajoutant une brique après l'autre. La Jérusalem céleste a été inaugurée sur terre.
Nous ne pouvons pas devenir des saints au ciel. Nous devenons des saints sur la terre. Personne ne devient un saint au ciel. Si nous ne sommes pas déjà des saints pendant que nous vivons sur la terre, nous ne serons pas des saints après notre mort. Dieu nous donne le temps et l'opportunité de devenir des saints pendant que nous vivons sur cette planète terrestre.
Marie a déjà chanté son cantique. Maintenant, Zacharie a son propre cantique à chanter. Il chante de tout son cœur, ce qui est aussi prophétique. Les saints voient la main de Dieu dans tous les événements de leur vie, dans les bons et les mauvais moments, même dans les joies, les peines, les espoirs et les déceptions.
Nous apprenons tous des saints la sérénité et l'équilibre. La joie est le fruit de la sérénité et de l'équilibre. Nous ne rencontrons généralement pas de saints nerveux et inquiets pour tout, sauf Ste Marthe de Béthanie, la sœur de Marie. Elle a alors reçu une bonne réprimande et une correction fraternelle de la part de Jésus. Elle a compris et elle est retournée et a continué de préparer le repas pour Jésus. Elle n'a pas tout jeté par terre et est allée se coucher, comme certains le font parfois. C'est pourquoi nous avons la fête de Ste Marthe.
Nous voyons le saint d’aujourd'hui : St. Etienne. Il a prié pour ses persécuteurs. "Puis Étienne se mettant à genoux, s'écria d'une voix forte : Seigneur, ne leur compte pas ce péché" (Actes 7, 60). St Etienne n'est pas devenu saint parce qu'il est mort en étant lapidé, mais parce qu'il a pardonné à ses persécuteurs et a prié pour ses ennemis ! Les saints veulent sauver tout le monde, même ceux qui leur font du mal, ceux qui les blessent, ceux qui parlent contre eux ou les critiquent. Les saints veulent que tous soient sauvés. Ils ne passent pas leur temps à maudire et à juger, mais à prier, à pardonner et à sauver !
Les saints ne voient pas leurs ennemis comme des ennemis, mais ils les voient comme des personnes que Dieu a mises sur leur chemin pour être sauvées. Nous voyons cette attitude et cette manière de faire en Jésus, en Marie, en Joseph, en St Etienne et chez la bienheureuse Rani Maria, la dernière béatifiée en Inde, le 4 novembre 2017. Elle et sa famille, y compris sa mère, son père, ses sœurs et ses frères ont travaillé ensemble pour sauver l'homme qui a poignardé leur fille, leur sœur, 41 fois. Il n'était plus leur ennemi, mais ils l'ont accepté comme leur fils adoptif, leur frère adoptif ... Ils lui ont fait un accueil merveilleux avec beaucoup d'amour, de respect et de joie. Ils l'ont fait se sentir désiré, aimé et soigné. Ils lui ont montré qu'ils lui avaient pardonné en Jésus-Christ et cela pour son bien, avec comme résultat qu'il est devenu chrétien catholique et qu'il a commencé à faire ce que faisait la bienheureuse Rani Maria. Les membres de sa famille adoptive ont prié avec lui et pour lui. Ils ne l'ont pas sauvé seulement lui, mais tous ceux qui sont maintenant en contact avec lui.
Il a continué à dire: "Jésus-Christ est la réponse à tous nos problèmes". Il a trouvé la paix ; il est devenu un homme nouveau en Jésus-Christ. Il est né de nouveau en Jésus-Christ. C'est le miracle de tous les miracles. Quand il y a un pardon authentique et un amour sincère, les âmes sont engendrées et naissent à l'image et sur le modèle de Jésus-Christ.
Depuis la chaire de la Croix, la prière du pardon de Jésus pour ses ennemis et pour nous tous pécheurs retentit dans les cœurs et les esprits de tant de personnes. L'amour de Dieu et l'amour du prochain sont inséparables. Avec Dieu et en Dieu, nous pouvons aimer même les personnes non-aimables ; nous pouvons pardonner à ceux qui nous font du mal, même à ceux qui sont violents avec nous, qui nous traitent injustement. En allant au-delà de l'apparence extérieure, nous pouvons voir en chacun dans la foi, l'empreinte et l'image de Jésus-Christ . St Philippe, l'apôtre, a dû voir le Père en Jésus-Christ, et nous devons voir Jésus-Christ dans nos frères et sœurs, spécialement dans nos pauvres gens. «Tu es avec moi depuis si longtemps, Philippe, et tu ne vois pas mon Père?" (Jn 14,8-11). Celui qui rencontre un pauvre dans la rue, ce n'est pas seulement un pauvre qu'il rencontre, mais c'est Jésus-Christ qu’il rencontre sous un déguisement de pauvre.
Le 6 août, lors de la fête de la Transfiguration, j'étais dans une église. C’était la messe. Cette année-là c'était aussi un dimanche. L'église était pleine. Je me suis agenouillé au fond de l'église et j'ai dit à Jésus que je voulais voir son visage. La messe se termina et les gens sont sortis de l'église. En quelques minutes, l'église était vide. Je priai plus ardemment et pensai que Jésus m'accorderait une audience privée une fois que les gens seraient partis. Je suis resté un peu plus longtemps. Mais rien ne se passa vraiment, aucune audience privée ne me fut accordée !
Je sortis de l'église un peu triste et commençai à repartir en marchant vers la maison. En chemin, je rencontrai un pauvre homme, sale et malodorant, qui me demanda des pièces de monnaie pour une tasse de café. Je le regardai attentivement ; il avait l'air fatigué et affamé. Je lui dis que je n'avais pas d'argent sur moi. Je l'invitai à venir avec moi dans notre maison. Il ne voulait pas. Devant mon insistance, il accepta de venir et commença à marcher vers notre maison, qui se trouvait à environ 2 km. A chaque instant il me demandait où était la maison et combien de temps fallait-il encore marcher. Je répétai que nous n'étions pas si loin de chez nous. Nous avons marché ensemble, sommes rentrés à la maison et je lui ai demandé de prendre une douche. Il m'a dit qu'il était OK tel qu'il était. Je lui ai dit qu'il pourrait être plus OK s'il prenait une douche, s'il changeait de vêtements, de chaussettes, de chaussures et s'il avait quelque chose à manger. Il accepta. Il entra et se mit un peu d’eau sur lui et sortit pire qu'avant, alors je le fis entrer à nouveau et lui donnai un bain. Inutile de dire qu'il était contrarié et impatient. "Que veux-tu de moi?" continua-t-il à demander. Je lui dis que je voulais qu'il soit propre et qu'il se sente mieux. L'épreuve était terminée. Il avait de nouveaux vêtements. Il avait l'air plus lumineux et plus radieux. Pendant qu'il mangeait, il commença à parler de sa longue et intéressante histoire. Il avait 53 ans. Il était alcoolique, marié et divorcé, vivant maintenant dans la rue, qu'il préférait encore. Lorsqu'il allait à l'école, il était enfant de chœur. Avec les années, sa vie a changé de mal en pis!
Il était heureux. Il rayonnait de joie et de paix. Il me remercia et partit en disant qu'il reviendrait, mais je ne l'ai jamais revu.
Le soir, alors que je faisais mon examen de conscience, je me suis soudain souvenu de ma prière de ce matin-là, que j'avais demandé au Seigneur de voir son visage pendant que j'étais dans l'église, mais j'avais pensé que le Seigneur n'avait pas entendu ma prière. Mais il l'avait entendue. Il avait répondu à ma prière d'une autre manière. Il était venu à moi défiguré, sale, fatigué et affamé. Il était reparti transfiguré, rayonnant de joie et de paix. Jésus m'a appris une grande leçon ce jour-là. Ce fut Noël pour moi.
Dieu avait entendu ma prière mais peut-être pas de la façon que j'aurais aimé, mais de la façon qu'Il voulait. Mon esprit retourna au verset de l'Évangile, qui dit : "Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait », quoi que nous fassions au plus petit de nos frères, nous le faisons à Jésus. !
Bien que ce fût le jour de la Transfiguration, pour moi ce fut Noël ... Mes yeux se sont ouverts et j'ai reconnu Jésus comme les disciples d'Emmaüs.
Merci mes sœurs, merci mes frères, merci pères, merci à chacun et chacune d'entre vous. Remercions Dieu pour notre vocation de M.C.. Encore une fois, je vous souhaite une très joyeuse et sainte fête de Noël et une nouvelle année 2018 remplie de paix. Prions beaucoup les uns pour les autres et pour tous.
Dieu vous bénisse
Fr. Sebastian Vazhakala M.C.
24.11.17
Toussaint 2017
La Terre Sainte est une terre de foi et d'histoire. C'est une terre de patriarches, de prophètes, d'apôtres et de saints, y compris la ville de Nazareth. Avec la venue de Jésus dans cette ville, Nazareth devint importante. Dès lors ce n'est plus la même chose. Avec l'arrivée du messie tant attendu dans un village inconnu comme Nazareth, elle devint l'une des villes les plus célèbres du monde entier, et les gens simples comme Marie et Joseph devinrent très grands et très connus. Tout est dû à Jésus qu'ils accueillirent de tout cœur, librement et avec joie, bien qu'ils aient dû passer par le creuset de la souffrance et de la douleur.
Tous ceux qui suivent Jésus de tout cœur et librement auront aussi la même expérience. Saint François d'Assise, sainte Teresa de Calcutta et tant d'autres, tous les saints et les martyrs devinrent ce qu'ils devinrent parce qu'ils ont accepté Jésus et ont suivi ses pas. Tous ceux qui suivent Jésus de plus près ne peuvent plus être les mêmes. Ils deviennent des signes et des prophètes de leur temps et de tous les temps.
Chaque fois que je vais au pays de Jésus, de Marie et de Joseph, je vois beaucoup de fouilles. C'est le cas à Magdala, sur la rive de la mer de Galilée, en Israël. Il y a quelques années Magdala était couverte de saleté et de débris. Maintenant, les fouilles faites là-bas et la belle église construite par les Légionnaires du Christ ont changé le visage de la ville de Magdala. Ce qu'ils ont découvert avec les fouilles est incroyable. Il y avait aussi une synagogue à Magdala. Tout était enterré sous la saleté et les débris.
On trouve ces types de fouilles dans différentes parties de la Terre Sainte. Cela m'a fait penser aux fouilles spirituelles que nous devons tous faire. Il y a des trésors cachés et des mystères cachés à fouiller. Cela peut demander beaucoup de temps, de patience, d'effort et d'endurance. Il y a plusieurs domaines de notre vie spirituelle où nous devons faire des fouilles.
Notre vocation est un cadeau, un mystère et un miracle. Cela veut dire que nous devons faire des fouilles spirituelles régulièrement, parce que c'est un mystère. Plus nous y pénétrons, mieux nous découvrons la beauté sublime de notre réponse inconditionnelle à l'appel irrévocable de Dieu. Nous ne pourrons jamais atteindre le fond de notre vocation car elle est enracinée dans le mystère insondable de la Très Sainte Trinité.
Du dimanche 15 au mardi 24 octobre 2017, je suis allé à Nazareth, avec Gianna LMC, Flavio LMC et Sonia LMC. Le but de notre pèlerinage à Nazareth, où nous avons notre maison à moins de cinquante mètres de la basilique de l'Annonciation de notre Seigneur, était d'être avec les frères à Nazareth, pour les préparer à leur engagement final et participer à leurs vœux pour la vie.
C'est à Nazareth que notre Dame et Saint Joseph ont fait leurs vœux pour la vie. La Vierge de Nazareth a dit à l'ange: «Voici la servante du Seigneur, que tout m'advienne selon Ta Parole» (Lc 1,38), qui était sa formule de vœux, tandis que saint Joseph se réveillait, et faisait ce que l'ange du Seigneur lui avait dit de faire ... (Mt 1:24, 2:14, 2: 20-21). C'est dans la même ville de Nazareth que nos frères tertiaires ont passé neuf mois à préparer leurs vœux pour la vie afin qu'ils puissent faire leurs vœux avec courage, conviction et engagement.
L’Évangile de l'enfance de saint Matthieu parle trois fois de l'obéissance rapide et sans discutions de saint Joseph à la volonté et au plan de Dieu. Saint Joseph n'a jamais questionné ni ne s'est jamais plaint des commandements de Dieu. «L'homme juste» n'avait qu'un seul désir dans la vie, à savoir, accomplir la volonté divine à tout prix, sans aucune question. Quand Jésus a parlé à Sainte Teresa de Calcutta, il lui a demandé le même genre d'obéissance. Il lui a dit: "Obéis-moi très joyeusement et promptement et sans poser de questions. Ne fais qu’obéir. Je ne te quitterai jamais, si tu obéis ".
Les saints et les martyrs ont suivi ce genre d'obéissance prompte et joyeuse. Les M.C. et les LMC et tous ceux qui aspirent à une plus grande perfection doivent être prêts et vouloir obéir comme Jésus, Marie et Joseph obéirent. Obéissons comme les saints ont obéi à la volonté et au plan de Dieu au lieu de nous accrocher à notre propre volonté et à notre plan.
Nous devons faire nos propres fouilles spirituelles avec l'aide et la direction du Saint-Esprit. Nous pouvons être certains que nous trouverons des mines de richesses et de trésors cachés, enfouies sous la surface de ce que nous lisons ou voyons ou faisons. C'est là que nous avons besoin de la contemplation, des heures d'adoration dans le silence de notre cœur. Les téléphones portables, les ordinateurs portables connectés à Internet ne nous aident pas souvent à approfondir les mystères sacrés et cachés de notre salut. Avec la Parole de Dieu, avec l'onction du Saint-Esprit, nous pourrons comprendre quelle est la volonté de Dieu pour nous, au lieu de nous accrocher à notre volonté et à notre plan. Implorons le Seigneur pour avoir la grâce dont nous avons besoin pour accepter les choses que nous ne pouvons pas changer, le courage de changer les choses que nous pouvons changer et la sagesse d'en connaître la différence (cf. prière des AA).
A la veille des vœux pour la vie, la communauté des frères de Nazareth eut une nuit d'adoration comme tous les samedis soirs, comme tous les frères contemplatifs M.C. dans toutes les communautés. Ce fut à nouveau une préparation immédiate pour leurs vœux pour la vie. Notre pèlerinage à Jérusalem commença à 8h30, en se dirigeant vers le bus garé à environ 1 km de notre maison. Même si c'était dimanche, en Israël c'est un jour de travail et il y avait donc du monde sur la route de Jérusalem. Nous sommes arrivés à la ville sainte de Jérusalem vers 14 heures. Nous sommes allés au couvent de nos sœurs M.C. dans le vieux quartier très encombré de la ville, plus près du Mont Calvaire, qui se trouve à environ 800 mètres de la maison des sœurs M.C. Après avoir laissé nos affaires à la maison des sœurs M.C., nous avons marché tout droit pour visiter le lieu le plus saint du monde, où Jésus s'est offert sur la croix comme sacrifice expiatoire pour nos péchés et pour ceux du monde. C'est là, qu’est accroché à la Croix, l'Agneau de Dieu qui a enlevé les péchés du monde. Voicile vrai "yom Kipurim" "le siège de la Miséricorde".
Le cri de Jésus sur la Croix, sous la forme d'une prière, retentit encore et retentit tout autour du rocher taché de sang du Golgotha. «Pardonne-leur, Père, car ils ne savent pas ce qu'ils font» (Lc 23, 34).
Ces paroles et d'autres prononcées du haut de la Croix sous forme de prière, doivent devenir notre prière, non seulement lorsque nous visitons le Calvaire une fois dans notre vie, ou plusieurs fois selon nos possibilités, mais elles doivent devenir notre prière, surtout quand nous sommes injustement accusés, quand nous sommes incompris, quand les gens parlent mal de nous ... etc.
Il y avait une foule énorme de gens dans la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem et autour. Nous pensions qu'il nous serait presque impossible de visiter le lieu de la crucifixion. Mais le bon Dieu a vu le désir de nos cœurs et a entendu le cri de nos âmes. Il nous a permis d'embrasser le lieu de la crucifixion. Ce fut une vraie grâce et une bénédiction, bien que nous ne puissions pas visiter la tombe vide à cause de la foule et du manque de temps.
Nos sœurs M.C. nous ont très gentiment offert un délicieux déjeuner que nous avons apprécié avec nos frères et nos LMC de Rome. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense pour leur accueil chaleureux, leur amour tendre et leur généreuse hospitalité.
Ayant terminé notre repas, nous descendîmes de la «chambre haute», en traversant la vallée du Cédron, en passant par le jardin des oliviers jusqu'à la basilique de Gethsémani. Les huit grands oliviers nous ont fait penser à Jésus demandant à Pierre, Jacques et Jean de rester avec lui en prière (Mc 14, 32-42). " Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi je veux, mais comme toi, tu veux. » "(Mt 26, 36-46; Mc 14, 32-42; Lc 22, 40-46)
La basilique de Gethsémani était occupée. Il y avait un groupe de personnes avec leur évêque et quelques prêtres du Kansas, États-Unis, qui célébraient la Sainte Messe de la passion de Jésus avec des vêtements rouges, même si c'était dimanche.
La sainte messe de la profession était prévue pour 16h00. Son Excellence Mgr Pierbattista Pizzaballa OFM, Administrateur Apostolique de Terre Sainte, avec Son Excellence Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Israël, et plusieurs prêtres con-célébrants se sont préparés et ont commencé la sainte messe à l’heure. Excepté les frères M.C. actifs et les sœurs M.C. contemplatives, le reste de la famille M.C. était présente. Il y avait 9 sœurs M.C., le père Julius des pères M.C. , tandis que Gianna, Flavio et Sonia représentaient le mouvement LMC.
Tout était pratiquement prêt. Les trois frères : fr. Augustine Bage M.C., fr. Jose Tuti M.C. et fr. Norbert Dungdung M.C. étaient juste devant les prêtres con-célébrants. J'ai pensé aux trois apôtres, Pierre, Jacques et Jean, marchant avec Jésus. Ici, les trois frères allaient s’allonger sur le même rocher où Jésus s'était allongé il y a deux mille ans et plus. Si Gethsémani est devenu ce qu'il est aujourd'hui, c'est seulement à cause de Jésus qui a accepté la coupe de la souffrance, de la passion et de la mort, de la mort sur une croix, de la main du Père.
Après l'évangile frère Jean Marie M.C., le responsable tertiaire, a appelé chaque frère par son nom et chacun a répondu en disant: "Seigneur, tu m'as appelé ..." Dans l'homélie Mgr. Pierbattista Pizzaballa a parlé de la vocation comme un don, ce qui signifie que les frères ne dépendent pas de leur propre pouvoir, de leur intelligence, de leur force, mais de la puissance et de la sagesse de Dieu. Ils doivent être convaincus que sans l'aide de Dieu, ils ne pourront pas vivre le genre de vie qu'ils ont choisi de vivre. Ils doivent grandir chaque jour dans le don de leur vocation en utilisant pleinement tous les dons et talents que Dieu leur a donnés. Cela signifie vivre plus pleinement leur vocation.
Le lieu où les frères allaient faire leurs vœux pour la vie est vraiment unique, a-t-il dit. C'est un lieu saint. C'est ici où Jésus a fait son abandon final et définitif et qu'il s'est soumis à la volonté de son Père. C'est un cadeau spécial et nous, et surtout vous, frères, vous ne devrez jamais l'oublier, continua-t-il. Il y aura des épreuves sérieuses, des difficultés, des souffrances, des déceptions au cours de votre vie, mais nous devons nous rappeler que votre réponse est inconditionnelle et que l'appel et le don de Dieu sont irrévocables!
Après l'homélie, quelques interrogations ont été faites sur leur disposition à vivre les quatre vœux dans l'esprit et le charisme des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, suivies d'une courte prière. Alors les frères se sont étendus sur le même rocher nu où Jésus s’est étendu, tandis que les Litanies de tous les saints ont été chantées. Ce fut un moment très émouvant même pour les participants, sans parler des trois frères, qui ont dû, je pense, être en extase.
Les trois frères étaient maintenant prêts à prononcer leurs vœux pour la vie. Ils ont fait leurs vœux entre les mains du père général des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs et en présence de deux témoins, fr. Jean Marie M.C. et fr. Luke M.C. Comme l'autel représente Dieu, ils sont allés à l'autel et y ont signé leur contrat avec Dieu . Nous avons tous les trois mis aussi nos signatures.
Puis ils se sont agenouillés pour la bénédiction solennelle donnée par le célébrant principal, qui est une très belle prière. Il est bon d’y avoir recours encore et encore. Ce sont des prières qui peuvent nous aider dans les moments de ténèbres, de sécheresse et de découragement.
Ce qui suivit fut la bénédiction du grand crucifix de la profession finale, qui restera toujours un rappel dans toutes les joies et toutes les peines de la vie, dans les bons et les mauvais moments. C'est un signe de fidélité, d'amour et de persévérance. "Si tu es le Fils de Dieu, descends maintenant de la Croix , alors nous verrons et nous croirons" (Mt 27,40, Mc 15,32). Mais Jésus s'accrocha d'autant plus à la croix et mourut dessus en disant: "Père, entre tes mains, je remets mon esprit" (Lc 23, 46).
Les frères qui venaient de prononcer leurs vœux pour la vie chantèrent un chant dans leur langue maternelle, l'hindi, pour exprimer leur joie et leur gratitude envers Dieu.
Après la Sainte Messe et les salutations initiales, tous furent conduits au Jardin des Oliviers où de simples rafraîchissements avaient été préparés et furent partagés entre nous. La présence de son Excellence Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo fut très encourageante. Nos sœurs M.C. avaient préparé un joli gâteau, bien décoré pour l'occasion. Il semblait si beau que je me sentis désolé de le couper. L'évêque s'est joint aux frères nouvellement profès à vie pour couper le gâteau.
Il était alors 18h30 et nos bus étaient prêts à nous ramener à Nazareth. Nous avons quitté le jardin de Gethsémani rempli de louanges et de gratitude envers Dieu pour avoir fait de la célébration une véritable expérience de Pentecôte de paix, de joie et de partage fraternel. Le cœur de chacun était plein de joie et de gratitude, à tel point que tout au long du chemin de retour des chants d’action de grâces de louange ont été chantés en arabe. Nous sommes arrivés à Nazareth à 21h00 le dimanche 22 octobre 2017.
Nous avons décidé d'avoir toute la nuit l'adoration pour exprimer notre gratitude à la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit et à la Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph. Que notre action de grâces envers Dieu ne cesse jamais !
Je souhaite à chacun de vous une très joyeuse et sainte fête de la Toussaint.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
27.09.17
STATUTS ET CHEMIN DE VIE
DES
LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE
« Une action de petite vertu, faite avec un grand amour de Dieu
est beaucoup plus excellente
que celle d’une vertu plus exquise, faite avec moins d’amour de Dieu. »
(St François de Sales)
« La mesure de l’amour de Dieu,
c’est d’aimer sans mesure »
(St Bernard)
« Pour les fondateurs qui ont reçu de l’Esprit Saint le charisme de fondation, c’est autre chose. Ceux-ci, pour l’avoir reçu, ont l’obligation d’en prendre soin en le faisant mûrir dans leurs communautés et associations. Les fondateurs le restent à vie, c’est-à-dire que ce sont ceux qui inspirent, qui donnent de l’inspiration, mais ils laissent les choses se faire. »
(Pape François : Discours aux membres du Renouveau Charismatique le 3 – 7 – 2015)
VICARIAT DE ROME
Office des Instituts Religieux
Rome – 25 Février 1987
Très Révérend Père Sebastian,
J'ai reçu la copie des Statuts et du Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et je suis très heureux de vous dire que je ne peux qu'être en accord avec l'objectif fondamental du Mouvement qui se propose de restaurer le sanctuaire domestique de la famille à travers la prière, le dialogue et la consécration personnelle.
Je souhaite vraiment et je prie qu'avec la grâce de Dieu, le chemin déjà parcouru s'enrichisse toujours plus de nombreux et généreux disciples, afin que cette œuvre, si bénéfique et si chrétienne, continue de se propager, en communion avec l'Eglise universelle et plus particulièrement avec notre bien-aimé diocèse de Rome.
Réconforté par les fruits des biens spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux des membres de ce «Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité», j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir qu'il soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87.
J'implore sur vous tous l'assistance divine et la grâce de l'Esprit Saint, avec le souhait qu'elles produisent du fruit en abondance dans vos vies et dans le travail que les Laïcs Missionnaires de la Charité entreprendront pour la plus grande gloire de Dieu, et de tout coeur je vous envoie ma bénédiction paternelle.
Signé,
Cardinal Ugo Poletti
Vicaire de sa Sainteté
pour le Diocèse de Rome
ABREVIATIONS
LMC – Laïcs Missionnaires de la Charité
FC – Familiaris Consortio : Exhortation Apostolique du Pape Jean Paul II sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui. 22 Novembre 1981.
HV – Humanae Vitae : Lettre Encyclique du Pape Paul VI sur les règles justes (licites) en matière de procréation des enfants. 25 Juillet 1968.
GS – Gaudium et Spes : Constitution Pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps. Concile Vatican II.
AA – Apostolicam Actuositatem : Décret sur l'Apostolat des Laïcs. Concile Vatican II.
AG – Ad Gentes : Décret sur l'Activité Missionnaire de l'Eglise. Concile Vatican II.
SC – Sacrosanctum Concilium: Constitution sur la Sainte Liturgie. Concile Vatic. II
Mst C : Mystici Corporis : Pape Pie XII. 29 Juin 1943.
Ma C : Marialis Cultus : Exhortation Apostolique pour une juste conception et pour le développement de la dévotion à la Sainte Vierge Marie. Pape Paul VI. 2 Février 1974.
Nouvelles Règles sur les Indulgences : Saint Siège. 29 Juin 1968.
Instruction Générale sur la Liturgie des Heures. Pape Paul VI. 1er Novembre 1970.
CCC – Catéchisme de l’Eglise Catholique : la vocation et la mission des fidèles laïcs (n° 897 – 913)
Chr L – Christefideles Laici – Exhortation Apostolique de St Jean-Paul II, sur la vocation et la mission des fidèles laïcs (30 décembre 1988)
VC – Vita Consacrata, Exhortation Apostolique de St Jean-Paul II (25 mars 1996)
Constitutions des Missionnaires de la Charité - Contemplatifs.
« Souffle en moi, Esprit Saint,
pour que mes pensées puissent toutes être saintes.
Œuvre en moi, Esprit Saint,
pour que mon travail aussi puisse être saint.
Attire mon cœur, Esprit Saint
pour que je puisse n'aimer que ce qui est saint
Fortifie-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse défendre tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse toujours être saint.»
St Augustin
La lettre d’Asansol de la bienheureuse Teresa
et le Mouvement des Laïcs Missionnaires de Charité (LMC)
La lettre que la bienheureuse Teresa M.C. écrivit à l’archevêque Ferdinand Périer, archevêque de Calcutta, depuis Asansol, un peu avant le 7 mars 1947, peut être considérée non seulement comme la ‘Magna Carta’, mais surtout comme le fondement même du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Dans cette lettre elle exprime et explique le motif principal pour lequel Dieu voulait qu’elle fonde la Congrégation des Missionnaires de la Charité. Elle voulait que l’archevêque Périer S.J. raconte tout au Saint Père le Pape Pie XII. Dans ses propres paroles :
« Excellence…, dites-lui que l'Institut se consacrera tout spécialement à l'unité et au bonheur des familles, dont la vie lui tient tant à cœur. Parlez-lui des innombrables foyers brisés, ici en Inde, à Calcutta, partout. C'est pour le bonheur de ces malheureuses familles, pour amener Jésus dans leurs sombres maisons que Notre Seigneur veut que mes Sœurs et moi nous donnions nos vies comme victimes pour les familles. Par notre pauvreté, notre travail et notre zèle nous entrerons dans tous les foyers, nous rassemblerons les petits enfants de ces foyers malheureux... »
Elle dit, que malgré qu’elle ne puisse présenter de preuve, elle est convaincue que c’est notre Seigneur qui le lui demande. Elle écrit : « … je n’ai pas de preuve – mais je sais que c’est Dieu qui veut cela de nous. ». Elle n’est pas du tout enfantine ou naïve ici, mais très réaliste quand elle écrit :
« Et si tout échouait, je n'ai aucune crainte. Si une seule famille, si un seul petit enfant malheureux est rendu heureux par l'amour de Jésus, dites-moi, cela ne vaudra-il pas la peine que tous nous donnions tout pour cela, que vous vous donniez tout ce mal ? »
La bienheureuse Teresa M.C. ne parle pas seulement de ses propres souffrances et du travail pénible pour donner naissance à de saintes familles, mais aussi de la souffrance du Saint Père :
« …Sa (du Saint Père) souffrance pour tous ces foyers malheureux est une torture continuelle pour son cœur de père. Demandez-lui que nous, les Sœurs et moi – nous soyons ses filles qui donneront de la joie à son cœur – en donnant du bonheur à ces foyers malheureux ».
Le zèle de la bienheureuse Teresa pour les âmes la poussa à insister. Dans la même lettre elle écrit : « Chez les très pauvres – quelles souffrances endurent les mères – à cause de leurs enfants – à cause de leurs maris. Mes Sœurs s’occuperont de leurs enfants – soigneront les malades, les vieillards et les mourants chez eux. Elles apprendront aux jeunes épouses comment rendre leurs foyers heureux. Il y a beaucoup d’endroits où même le prêtre ne peut pas aller – mais par son travail une Missionnaire de Charité entrera dans tous les trous – partout où il y a une vie humaine, partout où il y a une âme pour Jésus ».
En lisant cette lettre pour la première fois, je me suis souvenu de ce lundi de la semaine Sainte, le 16 avril 1984. C’est en ce jour que le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité a été fondé chez nous à Rome, avec quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes.
La veille de leurs vœux je suis allé rencontrer la Bse Teresa M.C., qui était ces jours-là à la Via Casilina à Rome, pour l’inviter à la profession des vœux. Elle fut très heureuse d’apprendre que des couples mariés allaient faire des vœux de chasteté conjugale, de pauvreté, d’obéissance et de service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres, autant que leur vie de couples mariés leur permettait. Elle est venue pour la profession avec sœur Monica M.C. et à ma surprise elle leur a fait signer le formulaire des vœux sur l’autel, comme nous le faisons quand nous faisons nos vœux perpétuels. J’avais aussi préparé le crucifix de la profession, je les ai bénis et lui ai donnés pour qu’elle les leur donne, elle a fait embrasser par chacun son crucifix avec amour et dévotion (voir photos de la première profession des vœux)
Comme nous avions fini la Messe, elle m'a dit : « Allons voir le curé de la paroisse pour lui annoncer cette bonne nouvelle, que ces couples mariés ont fait des vœux ». Elle a demandé à l’abbé Isidoro del Lungo de les bénir, ce qu’il a fait, bien qu’il ne comprît pas trop ce qui se passait. La Bse Teresa était très heureuse que le Mouvement était confié aux bons soins et à la protection de la Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph, qui sont leur miroir et leur modèle en tout. Leurs familles doivent ressembler à la Sainte Famille, qui est « le premier sanctuaire domestique de l’Église ». On pourrait même dire que l’Église du Christ a commencé avec la Sainte Famille.
De retour chez nous, nous avons fait une réception très modeste, suivie de quelques simples rafraîchissements. Dans tout cela la Bse Teresa M.C. ne fut pas une spectatrice silencieuse, ou une auditrice indifférente, mais elle joua un rôle très actif en ce premier jour de la fondation.
La bse Teresa a entièrement le droit de s’affirmer co-fondatrice de notre Mouvement, et je suis plus qu’heureux de le reconnaître et je suis très reconnaissant à Dieu pour l’intérêt qu’elle a toujours porté au Mouvement depuis ce jour-là.
Au début nous n’avions pas de règles ou de Statuts propres. Cela m'a pris du temps pour préparer les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et pour les présenter à l’évêque de Rome pour obtenir son approbation et sa bénédiction, qu’il a données le 25 février 1987 (voir la lettre)
Que Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
TABLE DES MATIERES
PARTIE I
Chapitre 1. - La Nature et la Mission du Mouvement................................8
Chapitre 2. - Les Vœux..............................................................................9
A. La Chasteté.........................................................................................11
B. La Pauvreté.........................................................................................15
C. L'Obéissance.......................................................................................16
D. Le Service de tout cœur et gratuit
des plus pauvres parmi les pauvres...............................18
Chapitre 3. - La Communauté des LMC en dialogue avec Dieu...............20
Chapitre 4. - La Croix : pas de plus Grand Amour !.................................24
Chapitre 5. - Le Mouvement des LMC en tant que Communauté
au Service de l'Homme..................................................25
Les LMC sont appelés à offrir un service de tout cœur et gratuit
(a) aux membres de leurs propres familles..........................................25
(b) aux membres du Mouvement........................................................27
(c) à la famille des Missionnaires de la Charité.....................................27
(d) aux plus pauvres parmi les pauvres...............................................28
PARTIE II
Gouvernance au service du Mouvement - Le Lien Laïc LMC ………..……….30
Le rite de profession et de Renouvellement des vœux des LMC…………...31
Appendice I Les Statuts des LMC selon le Code de Droit Canonique de 1983…………………………………………………………………………………………………….…...33
Appendice II Méditations des Constitutions des Frères Contemplatifs………….…46
Lettre aux LMC…………………………………………………………………………………….…..50
« Les Chrétiens exerceront leur apostolat en s'accordant sur un même but. Qu'ils soient apôtres, tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui expriment en tant que tel le caractère communautaire de l'apostolat ; qu'ils le soient aussi dans les groupements libres dans lesquels ils auront choisi de se réunir. »
« L'apostolat organisé est aussi très important parce que souvent, soit dans les communautés ecclésiales, soit dans les divers milieux de vie, l'apostolat requiert une action d'ensemble. Les organisations créées pour un apostolat collectif soutiennent leurs membres, les forment à l'apostolat, ordonnent et dirigent leur action apostolique de telle sorte qu'on puisse en espérer des résultats beaucoup plus importants que si chacun agissait isolément. »
Décret sur l'Apostolat des Laïcs n° 18 : 2,3
LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE
DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE (LMC)
PARTIE I
CHAPITRE 1 – La Nature et la Mission du Mouvement
« Autrefois vous n'étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu ; une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte,
un peuple que Dieu s'est acquis. » (I P. 2, 9-10)
« Famille, deviens ce que tu es ! » (FC n° 17)
1. Notre Mouvement, connu sous le nom des « Laïcs Missionnaires de la Charité », est une Association internationale de laïcs mariés et célibataires :
- qui prononcent des vœux privés de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, vécus selon les conditions de vie de chacun ;
- dont la vie est marquée par la prière et un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au cœur du monde, vivant ainsi partout une vie droite et sainte, consacrant le monde entièrement à Dieu, aidés par un père spirituel qui comprend et partage l'esprit des Missionnaires de la Charité ;
- qui sont intimement liés à la famille des Missionnaires de la Charité, fondée par Mère Teresa de Calcutta, et à laquelle ils sont affiliés spirituellement ;
- qui reconnaissent pleinement le Magistère de l'’Église, et respectent ses Ministres et leur obéissent.
2. L'esprit des Laïcs Missionnaires de la Charité est un esprit d'abandon total à la sainte volonté de Dieu, de confiance de petit enfant en sa sollicitude paternelle, d'empressement au service dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph.
3. Le but des Laïcs Missionnaires de la Charité est d'étancher la soif infinie d'amour de toutes les âmes de Jésus sur la Croix, grâce à la profession annuelle des quatre vœux privés selon les Statuts. (Canon. 1192 – § 1. Le vœu est public s’il est reçu au nom de l’Église par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé.) Les LMC très malades et les LMC qui ont plus que soixante-dix ans, peuvent faire des vœux à vie, s’ils remplissent les conditions (voir n° 10 : LMC Vœux à Vie)
4. La mission spéciale des LMC est de travailler au salut et à la sanctification des membres de leurs propres familles et des plus pauvres parmi les pauvres du monde entier :
- avec leur effort constant pour transformer leurs propres familles en de véritables sanctuaires d'amour par la prière en famille, le dialogue, le partage et le service ;
- en faisant les petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire, pour la plus grande gloire de Dieu ;
- en vivant une vie de prière, de pénitence et de service, marquée par la simplicité, l'humilité, et la pratique des enseignements de l'Évangile ; en aimant et en adorant Jésus sous les espèces du Pain et du Vin ;
- avec leur présence consacrée au cœur du monde ;
- en aimant et servant Jésus caché sous le masque de détresse des plus pauvres parmi les pauvres ;
- en donnant une aide matérielle selon leurs propres moyens et un réconfort spirituel à tous ceux qui sont dans le besoin ;
- en partageant, autant qu'il leur est possible, le travail et la vie des Missionnaires de la Charité ;
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances et en les offrant au Seigneur dans un abandon total, avec une confiance aimante et avec joie.
5. Le Patron des LMC est la Sainte Famille de Nazareth, modèle de vie et source d'inspiration.
6. Le signe de leur consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le cœur, ou autour du cou, et un crucifix plus grand qui leur est donné au moment de la première profession.
7. La manière de s'habiller est simple et digne : un signe de consécration au service des plus pauvres parmi les pauvres et un exemple de modestie pour tous.
CHAPITRE 2 - Les Vœux
« ...c'est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez,
que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que
tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous l'accordera.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.» (Jn 15, 16-17)
« Les Laïcs Missionnaires en tant qu'adorateurs menant partout
des vies saintes, consacrant le monde lui-même à Dieu. »
8. Après l'achèvement de deux années entières de formation, le LMC, s'il est considéré comme prêt, peut faire sa première profession annuelle des vœux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres selon la Règle et les Statuts des LMC.
-Les vœux se renouvellent annuellement à l'expiration de la profession précédente. Pour des raisons spéciales, il est possible d'anticiper le renouvellement des vœux mais pas de plus d'un mois.
-Les vœux d'une personne célibataire expirent automatiquement si et quand cette personne se marie. Il/elle est autorisé(e) à renouveler ses vœux seulement si son époux/épouse désire éventuellement entrer dans le Mouvement, ou lui donne au moins le consentement nécessaire.
9. La formule utilisée pour la profession est la suivante :
«Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l’Eucharistie,
moi ( P. N.), je fais pour un an, jusqu’au
ou –premier samedi d’octobre 20../ ou-dimanche de la Miséricorde de 20..
le vœu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Je me donne de tout mon cœur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint Esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Église plus pleinement présente dans le monde d’aujourd’hui »
Lieu.............................. Date
10. En outre, par dévotion, les LMC renouvellent leurs vœux ensemble le jour de la fête de la Sainte Famille, (qu'ils célèbrent le dernier dimanche avant la fête du Christ-Roi). La formule est la suivante : « Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour et des âmes, de Jésus sur la Croix et dans l’Eucharistie, je renouvelle mes vœux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon cœur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Église
plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui. »
Chaque renouvellement exige un retour à la ferveur, au charisme et à l'esprit d'origine. Cela demande une relecture des Statuts réfléchie et dans la prière. C'est simplement parce que l'on ne fait pas les vœux selon la Bible, ni selon aucune sorte de règles si belles et si merveilleuses soient-elles.
Chaque Laïc Missionnaire de Charité fait ou renouvelle ses vœux selon les Statuts et essaie d'y adhérer dans tous leurs détails autant que possible. Ce n'est pas une formule à lire et à répéter tous les ans, mais une vie à vivre chaque jour avec ses exigences et ses fardeaux. Ce n'est pas un engagement de plus parmi les nombreux autres mais c'est « L’Engagement » parce que c'est une réponse inconditionnelle à un appel divin à être « le sel de la terre et la lumière du monde ». L'acceptation de cet appel se fait dans la vérité et la liberté mais il devient obligatoire une fois accepté de remplir les exigences de l'appel.
Être membre du Mouvement ne signifie pas diviser ou séparer les couples mariés l'un de l'autre ou les sortir du cœur de la famille ou du monde ; non, c'est avoir l'intention de compléter, supporter et renforcer les liens du sacrement de mariage et la vie de famille.
Les points suivants serviront à aider à clarifier ce qui concerne le renouvellement des vœux ou leur première profession :
a) Ceux qui veulent faire ou renouveler leurs vœux peuvent écrire une lettre formelle à leurs Directeurs Spirituels respectifs 2 mois avant la date d’expiration ;
b) La lettre doit inclure la date d'expiration et la date à laquelle lui ou elle ou le groupe va renouveler ses vœux ou les faire ;
c) Au cas où la date fixée pour le renouvellement des vœux en groupe pose un problème à quelqu'un, il est possible d'avancer le renouvellement, mais pas de plus d'un mois. En cas de maladie grave on peut renouveler ou faire ses vœux dans son lit de malade, mais toujours avec la permission du Directeur Spirituel ;
d) Ceux qui ne renouvellent pas leurs vœux à la date ou avant la date d'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et il en est ainsi spécialement là où il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur Spirituel ou les personnes en charge des groupes ;
e) Là où il n'y a pas de groupes LMC ni de Directeurs Spirituels on peut essayer d'être en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche. Si cela n'est pas possible non plus, on peut en référer à Rome suffisamment à l'avance pour pouvoir recevoir la réponse avant la date d’expiration ;
f) Pour pouvoir faire ou renouveler les voeux au moins deux tiers de présence aux réunions de groupe, de prière etc.…, sont exigés ;
g) L'absence continue ou interrompue à plus d'un tiers des réunions de groupe empêche une personne de faire ou de renouveler ses vœux ;
h) Là où il n'y a pas de groupes, les LMC peuvent rester en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche, et si même cela n'est pas possible, ils peuvent contacter Rome.
i) Ceux dont les vœux ont expiré et qui aimeraient revenir dans le Mouvement doivent faire à nouveau une année entière de formation, ce qui naturellement apportera beaucoup de grâce et de force non seulement à eux mais également au Mouvement tout entier.
Implorons la Sainte Famille d'être notre source d'inspiration et notre guide continuel et de nous aider à persévérer dans notre engagement de LMC même jusqu'à la mort.
Vœux à vie des LMC.
a) Les LMC qui sont gravement malades ont la permission de faire des vœux à vie, pourvu qu’ils aient vécu fidèlement leur vocation de LMC depuis plusieurs années. Ils doivent avoir une préparation adéquate, comme une retraite de trois jours, si possible, ou au moins quelque préparation à la maison par le directeur spirituel, ou par un autre LMC. Ils doivent offrir leur maladie et infirmités en union avec la passion et la mort de Jésus Christ, en réparation pour tous leurs péchés et leurs infidélités dans l’observation de leurs vœux. Ils doivent recevoir le Sacrement des malades à temps et en présence des membres de leur famille, et autant que possible de LMC.
b) Les LMC qui ont soixante-dix ans et plus peuvent faire leurs vœux à vie à condition que :
- ils aient fait au moins cinq ans de profession de vœux
- ils aient vécu fidèlement leur vocation de LMC selon les Statuts et Chemin de Vie des LMC
- ils aient été régulièrement présents aux réunions LMC
- ils aient donné un bon exemple au groupe en étant positifs et édifiants, fervents et zélés.
Les lettres de demande de ceux qui désirent faire leurs vœux à vie, doivent également être signées par leurs Liens local et national, et leurs directeurs spirituels ; quand cela est nécessaire on peut contacter Rome. Dans leur lettre de demande il faut spécifier la date des premiers vœux et la date prévue pour les vœux finals. Les noms de ceux qui ont fait leurs vœux finals doivent être envoyés par le Lien local au lien national avec les dates des premiers vœux et des vœux finals. Mais les vœux à vie ne doivent être imposés à personne, quel que soit l’état de santé dans lequel il/elle puisse se trouver. La formule des vœux doit être écrite à la main par la personne qui fait les vœux à vie. Ceux qui ont fait leurs vœux à vie doivent continuer à venir aux réunions des LMC et suivre le Chemin de Vie des LMC, car ils/elles ont fait leurs vœux selon les Statuts et Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité. Les LMC qui recouvrent la santé après avoir fait leurs vœux à vie, doivent suivre fidèlement le Chemin de Vie des LMC comme mentionné plus haut.
La formule des Vœux à Vie
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l’Eucharistie,
moi (P.N), fais à vie, le vœu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Je me donne de tout mon cœur au service de Dieu afin que par la grâce de l'Esprit Saint et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, et du Patriarche Saint Joseph, protecteur des familles et consolation des pauvres, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Église plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui. » Lieu………….Date………
A- LA CHASTETE
11. La chasteté est une attitude de révérence profonde à l'égard de cette réalité sainte qu'est le mariage, conformément au dessein de Dieu Créateur qui fit l'homme et la femme dans ce but, et ainsi le mystère de la virginité et du célibat pour l'amour du Royaume de Dieu transcende et exalte la sexualité dans un esprit de sacrifice. La chasteté chrétienne ne signifie pas dédain pour la sexualité, mais plutôt un contrôle de soi assuré dans l'exercice de la domination de l'esprit sur la « chair ». « Le mariage et la virginité sont les deux manières d'exprimer et de vivre l'unique mystère de l'Alliance de Dieu avec son peuple. » (FC 16)
12. Il est bon de savoir que :
- l'état de célibat, qui est le choix de vivre en totale continence pour l'amour du Royaume est un don spécial de Dieu à certaines personnes. (Mt. 19,11) ;
- il trouve son fondement ultime dans la vie, l'exemple et les enseignements de Jésus et dans la tradition de l'Eglise. « Grâce à ce témoignage, la virginité garde vivante dans l'Eglise la conscience du mystère du mariage et elle le défend contre toute atteinte à son intégrité et tout appauvrissement. » (FC 16).
«En rendant le cœur de l'homme particulièrement libre « pour qu'il brûle davantage de l'amour de Dieu et de tous les hommes », la virginité atteste que le Royaume de Dieu et sa justice sont cette perle précieuse que l'on doit préférer à toute valeur, si grande qu'elle soit, et qu'il faut même rechercher comme l'unique valeur définitive. » (FC 16).
«Tout en ayant renoncé à la fécondité physique, la personne vierge devient féconde spirituellement, père et mère d'un grand nombre, coopérant à la réalisation de la famille suivant le dessein de Dieu ». (FC 16).
C'est un don fragile et vulnérable à cause de la faiblesse humaine :
« Nous portons ce trésor dans des vases de terre » . (Saint Paul)
« De même que pour les époux la fidélité peut devenir parfois difficile et exiger sacrifice, mortification et oubli de soi, ainsi peut-il en être également pour les personnes vierges. Leur fidélité, même dans l'épreuve, doit édifier celle des
époux. » (FC 16).
13. Le sacrement de mariage est un don de Dieu à son peuple, à travers lequel un homme et une femme établissent une association pour toute la vie afin :
- de former une communauté de personnes unies et enracinées dans l'amour ;
- de servir la vie, c'est-à-dire, la transmission de la vie (procréation) et l'éducation des enfants ;
- de participer au développement de la société ;
- de partager la vie et la mission de l'Eglise en encourageant et faisant connaître ses enseignements.
Le mariage chrétien institué par Notre Seigneur Jésus Christ est en même temps une vocation et un commandement :
- à rester fidèle l'un à l'autre pour toujours, au-delà de toute épreuve et difficulté, en obéissance généreuse à la volonté sainte du Seigneur : « Ce que Dieu a uni ensemble, aucun homme ne peut le séparer ».
«Seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation... » (FC 21).
- à « témoigner de la valeur inestimable de l'indissolubilité du mariage et de la fidélité conjugale. » « La communion conjugale se caractérise non seulement par son unité, mais encore par son indissolubilité... » (FC 20).
14. Les points fondamentaux qui gouvernent la chasteté conjugale et fournissent les critères qui permettent de juger l'acte conjugal sont :
1) Une disposition respectueuse à servir la vie : l'amour conjugal doit être une réponse affirmative au commandement du Créateur : « Croissez et multipliez-
vous !», un consentement à la mission de procréation inhérente à la responsabilité chrétienne. « Il y a lieu d'exclure, comme intrinsèquement mauvaise, « toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation ». (FC 32 ; HV 14).
2) Une fidélité réciproque dans l'amour : l'acte conjugal doit exprimer l'amour et la fidélité conjugale. « Le don de l'Esprit est règle de vie pour les époux chrétiens et il est en même temps souffle entraînant afin que croisse chaque jour en eux une union sans cesse plus riche à tous les niveaux - des corps, des caractères, des cœurs, des intelligences et des volontés, des âmes – révélant ainsi à l'Eglise et au monde la nouvelle communion d'amour donnée par la grâce du Christ. » (FC 19).
3) L'orientation vers le Christ en accord avec la nature du sacrement : l'amour conjugal, la tolérance, le sacrifice, doivent être compris comme l'accomplissement de l'engagement sacramentel. « L'Esprit, que répand le Seigneur, leur donne un cœur nouveau et rend l'homme et la femme capables de s'aimer, comme le Christ nous a aimés. L'amour conjugal atteint cette plénitude à laquelle il est intérieurement ordonné, la charité conjugale : celle-ci est la façon propre et spécifique dont les époux participent à la charité du Christ se donnant lui-même sur la Croix, et sont appelés à la vivre ». (FC 13).
« En vertu de la sacramentalité de leur mariage, les époux sont liés l'un à l'autre de la façon la plus indissoluble. S'appartenant l'un à l'autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Eglise. » (FC 13).
4) Le pouvoir de la sainte discipline et de la modération découlant de l’amour : le consentement pur et résolu aux préceptes sacrés de Dieu à l'égard de la vie conjugale doit être atteint par la tendresse, l'effort et la renonciation. « La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse, pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles : elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes ; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens des responsabilités dans l’accomplissement de leurs devoirs. Les parents acquièrent ainsi la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants ». (FC 33 ; HV 21).
15. La chasteté conjugale exige que mari et femme soient pleinement conscients :
- de leurs obligations en matière de paternité responsable :
« ...L'exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints
reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérarchie des valeurs. Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s'ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l'intention créatrice de Dieu. » (HV 10).
- du fait que l'Eglise ne désapprouve pas l'usage correct de la sexualité.
« Lorsque les époux, en observant le recours à des périodes infécondes, respectent le lien indissoluble entre les aspects d'union et de procréation de la sexualité humaine, ils se comportent comme des « ministres » du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en « usufruitiers », selon le dynamisme originel de la donation « totale », sans manipulations ni altérations. » (FC 32).
- de la nécessité d'avoir une connaissance très précise en matière de fertilité, afin de profiter consciemment des périodes de fertilité comme des périodes d'infertilité. « Le choix des rythmes naturels comporte l'acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l'acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. » (FC 32).
« Des efforts plus étendus, plus décisifs et plus systématiques pour faire connaître, estimer et appliquer les méthodes naturelles de régulation de la fécondité. » (FC 35) sont très nécessaires à notre temps.
16. La chasteté conjugale exige que le couple prenne conscience :
- de la valeur et de l'importance du choix de pratiquer la continence périodique par exemple pendant les périodes saintes de l'Avent et du Carême ou durant toute autre période qu'ils décideront ensemble d'observer à court ou à long terme, aidant les autres à faire de même quand cela est possible et nécessaire. « Un témoignage précieux peut et doit être donné par les époux qui, grâce à l'effort de continence périodique, sont parvenus à une responsabilité personnelle plus mûre devant l'amour et la vie. Comme l'écrivait Paul VI : « C'est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visible aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l'amour mutuel des époux à leur coopération à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine. » (FC 35 ; HV 25).
- de la nécessité de grandir et de progresser ensemble par la prière constante et spécialement par la pratique fréquente des sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, et en plus, par le sacrifice, la mortification et l'oubli de soi qui les aident à pratiquer la chasteté intérieure du cœur ;
- de leur obligation de défendre les enseignements de l'Eglise, contre l'utilisation des contraceptifs, la pratique de la stérilisation, et la destruction de la vie humaine par l'avortement procuré. (HV 14).
- de leur droit et leur devoir d'éduquer leurs enfants au sens des valeurs essentielles de la vie humaine et chrétienne. (FC 36 et 37).
17. Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph, père adoptif
du Fils de Dieu, Patron de l'Église Universelle, et de toujours les prendre comme point de référence et source d'inspiration, et de se tourner vers eux pour leur demander aide et protection dans les moments d'épreuve et de tentation.
B – LA PAUVRETE
« Le Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était,
afin de vous faire riches par sa pauvreté. » (II Cor. 8,9)
« Je veux des membres libres, vêtus de la pauvreté de la Croix »
(Jésus à Bienheureuse Mère Teresa)
18. Les LMC en tant que Mouvement de Personnes Consacrées, choisissent la pauvreté par laquelle ils peuvent devenir riches dans le Christ. Vivant comme des laïcs dans le monde, ils ne sont pas tous capables de pratiquer le vœu de pauvreté de la même façon dans son expression matérielle. Chacun individuellement doit pouvoir décider quelle est la meilleure façon pour lui d'observer le vœu de pauvreté, celle qui plaira le plus au Seigneur ; ainsi, dans leur pauvreté volontaire ils pourront aider les pauvres à devenir riches. Toutefois, la renonciation à la richesse en cœur et en esprit, le détachement intérieur de tous les biens terrestres, est une obligation absolue pour tous.
19. Par le moyen du vœu de pauvreté, les LMC seront protégés des dangers :
- de l'exaltation de soi qui peut être une conséquence de la possession excessive des biens matériels ;
- de l'usage du superflu confondu avec les besoins ; les biens créés ne doivent pas être utilisés comme une fin en soi mais comme un moyen de connaître, d'aimer et de servir Dieu et de mieux servir son prochain ;
- de l'avarice, qui ne connaît pas de modération dans l'acquisition de la richesse et porte en elle l'inquiétude et la préoccupation de s'assurer un futur dans ce monde plutôt que l'amitié de Dieu ;
- de la prodigalité, comprise comme une utilisation excessive et sans limites des biens matériels, ce qui offense la tempérance.
20. Les LMC sont constamment rappelés à la nécessité :
- d'une dépendance filiale vis à vis de Dieu pour tout ; (Lc 12, 22-32).
- de la renonciation aux biens terrestres comme condition pour entrer dans le Royaume de Dieu ; (Mc 10, 23-27). Tout chrétien, qu'il soit riche ou pauvre, dans son propre environnement et au cœur du monde, doit toujours accomplir le service de Dieu, avec un esprit évangélique, une renonciation intérieure et un usage approprié des dons de Son amour ;
- du partage fraternel comme condition pour entrer dans le Royaume des Cieux (Mt 25, 31-46). Chacun doit considérer les biens terrestres comme un moyen pour aimer le Christ dans son prochain qui est dans le besoin.
« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un des plus petits de mes frères,
c'est à moi que vous l'avez fait. » (Mt 25, 40).
C - L'OBÉISSANCE
« En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi. » (Rm 5, 19)
« Je veux des membres obéissants, vêtus de l’obéissance de la Croix »
(Jésus à la Bienheureuse Mère Teresa M.C.)
21. L'obéissance est la soumission libre et de tout cœur de notre volonté au plan de Dieu à travers une série d’intermédiaires : les personnes, les évènements, les institutions, les autorités humaines, les règles écrites, les coutumes et les pratiques. Obéir, c'est dire « oui » à l'ordre sacré de l'existence établi par Dieu dans ce monde.
22. L'obéissance des LMC est fondée sur l'obéissance de Jésus qui, bien qu'il fût Fils de Dieu, se soumit à des parents humains (Lc 2, 51), obéit à toutes les autorités légales, comme il voyait en elles le dessein de la volonté de son Père. Pour la même raison il obéit à Pilate même quand il savait que Pilate avait tort.
Jésus apprit l'obéissance à travers la souffrance (He 5, 8), obéissant même jusqu'à la mort (Ph 2, 8) pour devenir la source du salut pour tous ceux qui lui obéissent (He 8, 9). Jésus Christ devint ainsi l'inspiration suprême et l'exemple de la véritable obéissance filiale (Mt 26, 39ff.), lui qui répara les dommages causés par la désobéissance d'Adam (Rm 5, 19).
23. Les LMC obéissent non seulement parce que Jésus a obéi, mais ils s'efforcent d'obéir comme Jésus, agissant ainsi avec tous les supérieurs légitimes.
Par conséquent, l'obéissance doit être :
- surnaturelle dans sa motivation, ce qui signifie voir Dieu/Jésus dans les personnes auxquelles on obéit. Le motif fondamental qui constitue l'engagement sacré de l'obéissance est l'amour de faire la volonté de Dieu. C'est dans ce but que les LMC doivent suivre le Christ obéissant ;
- universelle dans son étendue, en ce sens que les LMC sont désireux de se soumettre à tous les ordres de leurs supérieurs légitimes ;
- parfaite dans l’exécution, toujours prompte, sans réserve, et joyeuse parce que les LMC veulent suivre l'exemple de Jésus le Maître, coopérant à son œuvre de salut et continuant de travailler à réparer le tort causé par la désobéissance des personnes dans le monde.
24. Il y a des supérieurs légitimes dans l'ordre naturel et dans l'ordre surnaturel.
a) Les supérieurs légitimes dans l'ordre naturel sont :
- dans la société domestique, c'est à dire, la famille, la tête qui est le père ;
- dans la société civile, quiconque est placé dans le rôle d'autorité en accord avec les différentes formes de gouvernement ;
- dans le monde du travail, où nous trouvons des employeurs et des employés, dont les droits et les devoirs respectifs sont déterminés par des contrats particuliers.
b) Dans l'ordre surnaturel ils sont :
- le Saint Père, qui détient l'autorité suprême sur toute l'Église ;
- les évêques, qui ont juridiction sur leurs diocèses respectifs ;
- les curés et les vicaires, qui sous l'autorité de leurs évêques respectifs, administrent les paroisses qui sont confiées à leur soin ;
- les personnes responsables à l'intérieur du Mouvement des LMC avec leurs Directeurs Spirituels au niveau local, national et international. Toutefois, quiconque entre dans le Mouvement s'engage à observer la Règle et les Statuts et à obéir aux Supérieurs.
25. Ceux qui dans le Mouvement sont appelés à exercer l'autorité en servant leurs frères et sœurs, mettent à exécution le dessein d'amour du Père et exercent leur autorité uniquement en tant que représentants de Dieu, pour rendre une plus grande gloire à Dieu et pour promouvoir le bien général du Mouvement et de ses membres. En acceptant les directives de ceux qui détiennent l'autorité, les membres suivent l'exemple de notre Maître et coopèrent à l'œuvre du salut.
26. Il est évident qu'il n'est ni obligatoire ni même permis d'obéir à un supérieur qui donnerait un ordre manifestement opposé aux lois divines ou ecclésiastiques : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». (Ac 5, 29).
27. On doit obéir à sa propre conscience qui est au plus intime de notre cœur et de notre sanctuaire.
« .. Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et d'accomplir le bien et d'éviter le mal, au moment opportun résonne dans l'intimité de son cœur : « Fais ceci, évite cela. » Car c'est une loi inscrite par Dieu au cœur de l'homme ; sa dignité est de lui obéir, et c'est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre... » (GS 16).
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« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux,
ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie... nous vous l'annonçons » (1 Jn 1, 1-4)
« Et le Roi leur répondra : Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait» (Mt 25, 35-40)
28. Le quatrième vœu des LMC contient et exprime :
- leur charisme particulier ;
- leur affiliation et interdépendance avec la famille des Missionnaires de la Charité;
- le genre d'apostolat dans lequel ils sont tenus de s’engager;
- le type de personnes qu'ils sont appelés à servir et la façon de les servir.
29. Ce vœu distingue le Mouvement des LMC des divers autres mouvements et associations, confirmant et éclairant leur vocation distincte dans l'Église. Si dans les trois premiers vœux se manifeste la tâche des LMC d'observer le premier grand commandement d'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit, par le quatrième vœu ils sont aidés à pratiquer le commandement d'importance égale d'aimer son prochain comme soi-même, et spécialement les plus pauvres parmi les pauvres. (Mt 22,34-40 ; 25,31-46).
30. En faisant ce vœu, les LMC entreprennent d'offrir un service de tout cœur et gratuit aux membres de leurs propres familles et à tous les plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts.
a) Service veut dire :
- vivre généreusement dans le monde sans être du monde, sa propre vie consacrée par la prière et la fidélité, avec un sens profond des responsabilités, et accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres. « Tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester de telle manière, par l'exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l'homme nouveau qu'ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation, que les autres, considérant leurs bonnes œuvres, glorifient le Père ». (Mt 5,16 ; AG 11).
- être toujours prêt à offrir un service pauvre, humble, simple et plein d'amour au mieux de ses capacités pour tous les besoins des plus pauvres parmi les pauvres, non seulement avec la simple intention de les aider, mais également par amour pour Dieu ;
- partager de personne à personne, par leur présence et leur dialogue, le trop plein d'amour de Dieu dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. « Tout comme le Christ lui-même a scruté le cœur des hommes et les a amenés par un dialogue vraiment humain à la lumière divine ; de même ses disciples, profondément pénétrés de l'Esprit du Christ, doivent connaître les hommes au milieu desquels ils vivent, engager conversation avec eux, afin qu'eux aussi apprennent dans un dialogue sincère et patient, quelles richesses Dieu, dans sa munificence, a dispensées aux nations. » (AG 11).
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10,8), sans demander en échange de l'argent ou des biens, et sans attendre ni gratitude ni estime. (Lc 17,10).
c) De tout cœur veut dire :
- donner tout ce que nous pouvons sans tenir compte du coût, donner même quand cela fait mal (Jn 13 ; 15,13) ; donner aux pauvres non seulement nos mains pour les servir, nos lèvres pour leur parler, nos yeux pour les voir, mais également nos cœurs pour les aimer, avec bonté, humilité et joie. « ...l'Église est par ses fils en liaison avec les hommes de quelque condition qu'ils soient ; elle l'est surtout avec les pauvres et ceux qui souffrent et de tout son cœur elle se sacrifie pour eux. Elle participe à leurs joies et à leurs souffrances, elle connaît les aspirations et les problèmes de leur vie, elle souffre avec eux dans les angoisses de la mort ». (AG 12).
31. Ce vœu nous permet d'aimer et de servir Jésus sous le masque de détresse du plus pauvre parmi les pauvres à travers :
a) les sept œuvres spirituelles de miséricorde qui sont :
1. appeler les pécheurs au repentir 2. instruire les ignorants
3. conseiller ceux qui doutent 4. réconforter ceux qui sont dans la peine
5. supporter patiemment les injustices 6. pardonner les torts
7. prier pour les vivants et les morts
b) les sept œuvres corporelles de miséricorde, qui sont :
1. nourrir ceux qui ont faim : pas seulement avec une nourriture périssable,
mais aussi avec la Parole de Dieu, la prière et les sacrements ;
2. donner à boire à ceux qui ont soif : pas seulement de l'eau, mais aussi la connaissance, la vérité, la justice, la paix, l'amour et la joie ;
3. habiller ceux qui sont nus : pas seulement d'un vêtement mais aussi de dignité humaine ;
4. donner un abri aux sans-logis : non seulement en leur donnant une maison faite de briques mais aussi un cœur qui comprenne, qui protège et qui aime ;
5. visiter les infirmes, les handicapés et les aveugles : pas seulement ceux qui sont infirmes, malades, estropiés ou aveugles dans leurs corps, mais aussi ceux qui le sont dans leur raison et dans leur esprit ;
6. visiter les prisonniers : non seulement ceux qui sont emprisonnés derrière des barreaux, mais aussi ceux qui sont emprisonnés dans leurs passions, leur égoïsme, leur péché, leur indifférence et leur ignorance ;
7. enterrer les morts : non seulement les corps, mais aussi les mauvaises habitudes, les péchés et l'égoïsme.
32. Parmi les plus pauvres parmi les pauvres il est nécessaire d'inclure aussi :
- les membres de sa propre famille, les personnes avec qui l'on vit, travaille et
prie ;
- chaque LMC, chaque frère et soeur des Missionnaires de la Charité ;
- ceux qui continuent à vivre dans le péché, qui entraînent les autres au péché,
à l'erreur et à la confusion ;
- ceux qui vivent dans la solitude, les personnes âgées, les abandonnés, ceux
dont personne ne veut, ceux que personne n'aime, ceux qui sont enfermés
chez eux, ceux qui vivent dans le désespoir et à l'ombre de la mort ;
- ceux qui sont privés de leurs droits naturels, les gitans, les réfugiés, ceux qui
sont considérés comme inférieurs ou qui sont maltraités à cause de la couleur de
leur peau, de leur culture, de leur statut, de leur religion, ou de leur nationalité;
- les fidèles défunts.
33. Toutefois ce vœu n'empêche personne de travailler pour gagner sa vie et de recevoir un salaire pour subvenir aux besoins de sa propre famille, mais sans convoiter l'argent qui est la racine de tout mal (1 Tm 6,10) et qui n'a pas sa place parmi les LMC qui font l'effort de suivre le Christ, qui est né pauvre, a vécu plus pauvre, et est mort le plus pauvre.
34. Réveiller et satisfaire la faim de Dieu est le cœur de la vocation des LMC. Ils ne manifestent pas toutefois à l'égard des pauvres une attitude présomptueuse, mais ils vont vers eux comme témoins de Jésus Christ pour communiquer l'influence de la prière silencieuse et de l'expérience personnelle de l'amour de Dieu.
CHAPITRE 3 – La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
« Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom,
Je suis au milieu d'eux. » (Mt 18, 20)
« La famille qui prie ensemble, reste ensemble ».
35. La prière est une partie essentielle de la vie de famille. « La prière ne représente pas du tout une évasion des tâches quotidiennes, mais elle constitue l'impulsion qui porte plus fortement la famille chrétienne à assumer ses responsabilités de cellule première et fondamentale de la société humaine et à s'en acquitter pleinement. » (FC 62).
Rien dans l'Évangile ne révèle mieux la nécessité de prier que la place que la prière a tenue dans la vie de Jésus. Il priait souvent sur la montagne (Mt 14, 23), seul, à l'écart (Lc 9, 18), même quand « tout le monde le cherchait » (Mc 1, 35ff);
sa prière est le secret qui attire ses amis les plus proches et dans lequel il les fait entrer de plus en plus (Lc 9, 18). Demeurant fidèles au commandement du Christ de : « veillez et priez », les Apôtres et l'Église primitive « d’un même cœur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères ». (Ac 1, 14). C'est à travers la prière que les LMC maintiennent leur union intime avec le Christ et l'Église et deviennent d'authentiques Missionnaires de la Charité dans leurs propres familles, à l'égard des membres du Mouvement et des plus pauvres parmi les pauvres. « La fécondité de la famille chrétienne... découle aussi de son union vitale avec le Christ, alimentée par la liturgie, par l'offrande de soi-même et par la prière. » (FC 62)
36. Les exercices spirituels recommandés au Mouvement pour la sanctification et le travail apostolique de ses membres sont :
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion quotidienne.
Dans le sacrifice de la Messe nous renouvelons chaque jour le sacrifice de notre vie et nous nous trouvons nous-mêmes unis à l'offrande :
- des sacrifices offerts à Dieu par toutes les personnes de toutes les religions ;
- du sacrifice suprême de la vie de tous les mourants ;
- de la douleur et de la souffrance de tous ceux qui vivent sur la terre, spécialement des plus pauvres parmi les pauvres et de tous les fidèles défunts;
- de la lutte et de l'effort de toute l'humanité pécheresse afin qu'elle puisse être
purifiée et rachetée dans le « Sang de l’Agneau ».
De même que l'Immaculée Vierge Marie accueillit le Verbe Éternel dans son Cœur et dans son sein avec une immense confiance et une profonde humilité à l'Annonciation, nous aussi nous devons accueillir Jésus dans la Sainte Communion.
2) L'Adoration du Saint Sacrement :
« Jésus nous attend dans ce Sacrement de l'amour. Donnons-lui généreusement
notre temps en venant le rencontrer dans l'adoration et la contemplation pleine de foi, et soyons prêts à faire réparation pour les grandes fautes et crimes du monde. Puisse notre adoration ne jamais cesser ». (La Sainte Eucharistie – Lettre du Pape Jean Paul II du 2 février 1980, n° 3 et 6).
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui visite le Saint Sacrement et qui l'adore pendant au-moins une demi- heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences, n° 1 – 29 juin 1968). En tant qu'âmes consacrées, les LMC sont appelés à devenir des adorateurs du Père en Esprit et en Vérité.
Tandis que tous sont encouragés à participer à l'adoration quotidienne du Saint Sacrement, l'adoration qui est une partie de la réunion de groupe doit être considérée comme un devoir.
En outre, une adoration mensuelle nocturne est recommandée, de même que d'autres jours choisis de prière plus intense pour des occasions spéciales.
3) La Liturgie des Heures :
«On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l'office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu'ils sont réunis entre eux, voire individuellement ». (SC 100).
« Il est souhaitable que la famille, le sanctuaire domestique de l'Eglise, non seulement prie Dieu ensemble mais célèbre également certaines parties de la Liturgie des Heures quand l'occasion s'en présente afin de pénétrer plus profondément dans la vie de l'Eglise ». (Instruction Générale sur la Liturgie des Heures, n° 27, Pape Paul VI, 1er novembre 1970).
« La récitation des Heures est également recommandée aux fidèles qui n'ont pas la possibilité de participer à des célébrations en commun ». (Ibid 40).
En plus de la récitation de la Liturgie des Heures à leur réunion hebdomadaire, les LMC en célèbreront une partie en tant que communauté chaque fois que l'occasion se présentera. « Les groupes de laïcs, partout où ils se réunissent, sont également invités à accomplir l'office de l'Église en célébrant une partie de la Liturgie des Heures, quel que soit le motif de leur réunion, prière, apostolat ou autre. Il faut, en effet, qu'ils apprennent avant tout à adorer Dieu le Père en Esprit et en Vérité dans l'action liturgique, et qu'ils se rappellent que, par le culte public et la prière, ils peuvent atteindre tous les hommes et contribuer grandement au salut du monde entier ». (Ibid 27).
4) La lecture méditative de la Parole de Dieu :
« Une indulgence plénière est accordée à un fidèle s'il passe au moins une demi-heure à lire les Ecritures Saintes avec la révérence due à la Parole Divine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences, (n° 16)
5) La prière avant et après les repas (FC 61)
6) L'Angélus :
Les LMC prient l'Angélus trois fois par jour: le matin, à midi et le soir, contemplant « le mystère de l'Incarnation du Verbe, de la salutation à la Vierge et du recours à sa miséricordieuse intercession ...Et malgré les conditions nouvelles des temps, ces moments caractéristiques de la journée – matin, midi et soir – qui délimitent les périodes d'activité et constituent une invite à s'arrêter pour prier, demeurent inchangés pour la majeure partie des hommes». (Paul VI – Marialis Cultus 41).
7) Le Rosaire « Le Chapelet de la Vierge Marie doit être considéré comme une des plus excellentes et des plus efficaces « prières en commun » que la famille chrétienne est invitée à réciter. Nous aimons penser, en effet, et nous espérons vivement, que si la rencontre familiale devient un temps de prière, le Rosaire en est une expression fréquente et appréciée ». (Marialis Cultus 52, 54 ; Fc 61,3)
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui récite au moins cinq dizaines du Rosaire en méditant leurs mystères respectifs dans une église, un oratoire public, en famille ou dans une communauté religieuse ou dans une Association Pieuse. Les cinq dizaines sont récitées à la suite, et si elles sont dites en public le mystère correspondant est annoncé avant chaque dizaine ». (N. R. s/ Indulg. 14).
8) Le Chemin de Croix Afin d'entrer plus profondément dans le mystère pascal du Christ et de nous identifier avec « l’homme des douleurs » il est recommandé de faire un Chemin de Croix au moins une fois par semaine.
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui médite avec dévotion la Passion et la mort du Seigneur, en se déplaçant d'une station à une autre. Les stations doivent être correctement érigées. Ceux qui sont empêchés de faire les stations peuvent gagner la même indulgence plénière par une lecture et une méditation pieuse de la Passion et de la mort du Seigneur durant au-moins une demi-heure ». (Nouvelles Règles s/l Indulgences n° 14).
9) L'examen de conscience :
L'examen de conscience particulier (à midi) et l'examen de conscience général (le soir) sont d'une grande aide pour la croissance et la maturité spirituelle.
« Scrute-moi, mon Dieu, Tu sauras ma pensée, éprouve-moi,
Tu connaîtras mon cœur. Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d'éternité. » (Psaume 139, 23-24).
37. Le Sacrement de Réconciliation :
« Pour avancer avec une ardeur croissante dans le chemin de la vertu, nous tenons à recommander vivement ce pieux usage introduit par l'Eglise sous l'impulsion du Saint- Esprit, de la confession fréquente, qui augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, se prête à la direction spirituelle, et, par l'effet propre du sacrement, augmente la grâce ». (Pie XII Mistici Corporis).
38. Journée de prière mensuelle : Chaque premier samedi du mois ou un autre jour pendant le mois si le premier samedi ne convient pas à tout le groupe, nous nous retirerons pour notre journée commune mensuelle de prière. Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence.
39. Célébration de la Fête Patronale : Les LMC célèbreront la fête de la Sainte Famille, leur Patron, chaque année en Novembre, le dimanche précédant la fête du Christ-Roi. Elle sera précédée d'une préparation spirituelle de neuf jours pendant laquelle chaque famille ou chaque personne seule préparera chez elle un petit autel pour la Sainte Famille avec des bougies, des fleurs, etc.
A une heure de la journée qui lui conviendra, la famille se réunira autour de l'autel pour prier ensemble une partie de la Liturgie des Heures, le Chapelet et la Neuvaine spéciale dédiée à la Sainte Famille afin d'obtenir grâce et bénédiction pour la famille, pour le Mouvement et pour les plus pauvres parmi les pauvres...La Vigile de la fête sera passée ensemble dans une prière intense, en participant au Saint Sacrifice de la Messe, à l'Adoration Eucharistique, à la Liturgie des Heures avec réflexion et méditation.
« La prière est l'instrument le plus inoffensif que nous puissions utiliser mais c'est une arme extrêmement puissante. La prière est la clef capable de résoudre même des situations de haine la plus endurcie. La prière naît dans le cœur et elle a ses racines dans un esprit qui croit en la possibilité de la réconciliation et de la paix. » (St. Jean Paul II – Angélus du 14 septembre 1986)
CHAPITRE 4 – La Croix – Pas de plus Grand Amour
« Je suis crucifié avec le Christ. » (Ga 2, 19)
« Que la Croix soit pour vous, comme pour le Christ, preuve du plus grand amour ». (Paul VI – Evangelica Testificatio 29)
40. Les LMC doivent prendre conscience que dans chaque circonstance de leur vie, et surtout dans la souffrance, ils doivent être inspirés par leur Modèle Divin, Jésus, notre Roi, couronné d'épines et crucifié. L'humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion lorsqu'il est bien compris. La Messe et la Communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Dans l'apostolat, la monnaie pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour. Supprimez la Croix de nos vies et tout s'évanouit. La Croix est la structure. Puisqu'elle porta notre Sauveur, elle mène au salut et il doit en être ainsi pour nous dans tous nos travaux.
L'Église nous invite, en réponse à l'incommensurable amour du Christ :
- à compléter dans notre chair ce qui manque à la souffrance du Christ, au nom de son Corps, l'Église ;
- à exprimer notre union aux souffrances des pauvres et à les partager, pour leur salut et leur sanctification ; « Je n’ai absolument personne pour mes très pauvres. » (Jésus à la Bienheureuse Teresa)
- à offrir des sacrifices en réparation pour nos propres péchés et pour les péchés des autres, afin d'être continuellement convertis à Dieu et à une plus grande sainteté. « Offrez plus de sacrifices, souriez plus tendrement, priez avec plus de ferveur. » (Jésus à la Bienheureuse Teresa)
41. Notre pénitence doit être caractérisée par le renoncement et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, puisqu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection.
Tous ne sont pas capables de pratiquer la pénitence et la mortification de la même manière : chaque couple ou individu doit être capable de décider, avec l'aide de son Directeur Spirituel, du genre et de la mesure de la pénitence qui sera la plus agréable au Seigneur.
Certaines formes de pénitence cependant peuvent être pratiquées par tous.
Les principales sont :
1) - l'effort de tout cœur de vivre simplement et généreusement la vie consacrée, persévérant dans sa propre vocation jusqu'à la mort ;
2) - la soumission, l'acceptation joyeuse et volontaire des croix qui pourraient provenir des humiliations, des douleurs, de la maladie, de la vieillesse, de la solitude, de l'isolement, des intempéries et des autres épreuves de la vie ;
3) - l'accomplissement fidèle de nos devoirs dans un esprit de pénitence et de réparation, car ils sont l'expression manifeste de la volonté de Dieu. L'accomplissement de nos devoirs de la manière la plus parfaite possible est d'offrir à Dieu le sacrifice le plus parfait que nous puissions Lui présenter et c’est un holocauste perpétuel dans la mesure où nous sommes appelés à l’offrir constamment ;
4) - vivre continuellement en présence de Dieu et quoique nous fassions, le faire comme un acte d'amour et d'adoration de Dieu ;
5) - observer joyeusement et fidèlement les pénitences que l'Église impose, telles que le jeûne et l'abstinence. Chacun peut choisir aussi d'autres formes de pénitence mais toujours sous la stricte conduite de son propre directeur spirituel ;
6) - la mortification des sens intérieurs et extérieurs ;
7) - la juste mesure dans l'utilisation des biens matériels, tels que nourriture, vêtement et autres nécessités de la vie ;
8) - intensifier l'esprit de prière et de pénitence pendant la période de l'Avent et particulièrement pendant le Carême.
« Le mérite de la Croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la manière dont nous la portons ». (St. François de Sales).
Code du Droit Canonique : Canon. 1250 – Les jours et temps de pénitence pour l’Église
toute entière sont chaque vendredi de toute l’année et le temps du Carême.
(Can. 1251 – L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus Christ. Can. 1252 – Sont tenus par la loi de l’abstinence, les fidèles qui ont quatorze ans révolus ; mais sont liés par la loi du jeûne tous les fidèles majeurs jusqu’à la soixantième année commencée. Les pasteurs d’âmes et les parents veilleront cependant à ce que les jeunes dispensés de la loi du jeûne et de l’abstinence en raison de leur âge soient formés au vrai sens de la pénitence.
Can. 1253 – La conférence des Évêques peut préciser davantage les modalités d’observance du jeûne et de l’abstinence, ainsi que les autres formes de pénitence, surtout les œuvres de charité et les exercices de piété qui peuvent tenir lieu en tout ou en partie de l’abstinence et du jeûne.)
CHAPITRE 5 – Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
« Je vous ai choisis pour être avec Moi, et pour vous envoyer prêcher » (Mc 3, 14)
« Le Seigneur désire étendre son règne également par les fidèles laïcs. » (FC 63)
« Votre vocation c’est d’aimer et de souffrir et de sauver des âmes »
(Jésus à la Bienheureuse Teresa)
42. Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit :
1) Aux membres de leurs propres familles :
Précisément parce que les Laïcs Missionnaires de la Charité vivent au sein de leurs propres familles, le premier terrain immédiat de mission doit être la Famille, avec l'intention de la transformer en un « véritable sanctuaire d’amour ».
a) - Avec une attention aimante et un respect mutuel les uns pour les autres, fruit d'un amour sincère : « Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal. » (Rm 12, 9-14)
b) - En faisant les choses ordinaires de la vie avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu, et tout en Jésus, avec Jésus, et pour Jésus.
« Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par Lui votre action de grâce à Dieu le Père. » (Col 3, 17)
c) - En étant constants dans la prière ensemble, « mari et femme ensemble, parents et enfants ensemble. La communion dans la prière est à la fois un fruit et une exigence de cette communion qui est donnée par les sacrements de baptême et de mariage. « Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » (Mt 18,20) (F59)
d) - En éduquant les enfants spécialement à la prière à travers un exemple concret et un témoignage vivant. « Sur la base de leur dignité et de leur mission, les parents chrétiens ont le devoir spécifique d'éduquer leurs enfants à la prière... L'exemple concret, autrement dit le témoignage vivant des parents, est un élément fondamental et irremplaçable de l'éducation à la prière. » (FC 60).
... Les parents « engendrent non seulement à la vie selon la chair mais aussi à celle qui, à travers la renaissance dans l'Esprit, jaillit de la Croix et de la résurrection du Christ. » (FC 39). « Mamans, apprenez-vous à vos petits les prières du chrétien ? Les préparez-vous, en collaboration avec les prêtres, aux sacrements du premier âge : la confession, la communion, la confirmation ? Les habituez-vous s'ils sont malades, à penser aux
souffrances du Christ, à invoquer l'aide de la Sainte Vierge et des saints ? Récitez-vous avec eux le Rosaire en famille ?» / « Et vous, les pères, savez-vous prier avec vos enfants, avec toute la communauté familiale, au moins quelquefois ? Votre exemple, accompagné de la droiture de votre pensée et de vos actes, appuyé par quelques prières communes, vaut bien une leçon de vie. C'est un acte de culte particulièrement méritoire. Vous apportez ainsi la paix entre les murs de votre foyer. » (Paul VI Discours d'Audience, Août 1976 ; FC 60)
2) Aux membres de leur propre Mouvement
a) - en vivant pleinement et sincèrement leur vie consacrée comme LMC ;
b) - en faisant tous les efforts pour être présents à toutes les réunions du Mouvement quelles qu'elles soient
c) - en étant disposés à écouter tous les participants avec patience, amour et respect dans les réunions et les discussions ;
d) - en priant tous les jours les uns pour les autres et pour toute la famille des Missionnaires de la Charité ;
e) - en encourageant et promouvant les vocations dans le Mouvement par le témoignage de leur propre vie, l'exemple concret, et la prière et la pénitence constantes et assidues ;
f) - en contribuant matériellement, selon leurs propres moyens, aux besoins du Mouvement. Cependant les LMC ne doivent pas être préoccupés par des projets pour rassembler de l'argent pour le Mouvement. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Mt 6, 33).
g) - Le Mouvement des LMC est ouvert à tous sans distinction de classe ou de statut, de nationalité ou de couleur, pourvu qu'ils soient disposés à remplir les conditions exigées. Tous ont des droits et des devoirs égaux en vertu des vœux qu’ils font. Tous doivent respect et obéissance, aide et collaboration aux personnes responsables dans le Mouvement.
h) - Les membres malades et souffrants du Mouvement accepteront joyeusement leurs propres douleurs en les offrant au Seigneur dans un abandon complet, avec une confiance aimante et sérénité.
i) - Le Mouvement n'est pas composé de personnes qui sont déjà saintes, mais de personnes qui veulent devenir saintes. Par conséquent, les LMC seront extrêmement patients avec les fautes et les échecs des autres, et éviteront de parler les uns contre les autres ou de se plaindre les uns des autres entre eux ou avec d'autres. Ils se garderont également contre la tentation de critiquer et de porter des jugements irréfléchis sur les motifs des autres. (Cf. Mt 7,1ff.).
3) À la Famille des Missionnaires de la Charité :
a) - En apprenant à connaître la vie et l'esprit des Missionnaires de la Charité Contemplatifs de Rome (via S. Agapito n°8) où, avec la grâce de Dieu, le Mouvement des LMC a commencé, fondé par Père Sebastian Vazhakala M.C. avec Ste Teresa de Calcutta (voir lettre de Asansol) le 16 Avril 1984.
Le premier groupe de quatre personnes mariées était : Mr Franco Coletti (aujourd’hui diacre permanent), Mr Antonio Serangeli et sa femme Mme Annarosa Santi (R.I.P.) et Mme Paradisa Orlandi.
b) La Maison Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison Mère des LMC. Leur Supérieur Général demeurera le Directeur Spirituel du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile, et sera assisté par un Responsable Général Laïc avec des Liens Laïcs selon les différentes langues.
c) - En participant de tout cœur, autant que possible, aux diverses prières liturgiques, qui sont : la Sainte Messe, l'Adoration Eucharistique, la Liturgie des Heures, le Rosaire, les vigiles nocturnes, etc...
d) - En aidant à encourager et à promouvoir les vocations par les paroles, la prière, la pénitence et une vie exemplaire.
e) - En travaillant avec les frères et les sœurs dans leur apostolat parmi les pauvres, avec les pauvres, et pour les pauvres.
f) - En sachant comment voir Jésus dans le pauvre, le mal-aimé, le prochain dans le besoin et de le faire de telle manière que les autres puissent comprendre dans ces actions les mots de Jésus « c'est à moi que vous l'avez fait ».
g) - En encourageant les personnes à prendre contact avec les centres de prière, les invitant à participer à la célébration de l'Eucharistie, à recevoir le sacrement de la réconciliation, etc.…Les personnes doivent être approchées avec une humilité profonde et un esprit de vraie charité, en ne prétendant pas être plus saints, meilleurs, ou plus parfaits qu'elles. La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'amour de Dieu, la paix et la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie.
4) Aux plus pauvres parmi les pauvres :
a) - En faisant un effort de tout cœur pour connaître l'existence des pauvres dans les personnes les plus proches de nous et comprendre leurs besoins et leurs problèmes ;
b) - En donnant une aide immédiate et concrète selon leurs propres moyens et capacité, et en dirigeant les pauvres vers les personnes appropriées, les centres, et les institutions qui sont mieux préparés et organisés ;
c) - Lors des visites et des rencontres les LMC doivent essayer :
- d'écouter les autres avec compréhension et sollicitude ;
- de prier avec les personnes quand cela est possible, ou pour elles quand cela ne l'est pas ;
- d'encourager la prière personnelle et familiale, la lecture de la Parole de Dieu, la Liturgie des Heures, le Chapelet, ...
- de consacrer leur propre famille au Sacré Cœur de Jésus, encourageant les autres à faire de même ;
- de promouvoir la dévotion filiale envers Marie, la Mère Immaculée de Dieu, et une véritable dévotion aux Anges et aux Saints ;
- d'aider les non baptisés à recevoir le baptême ; à rectifier, sanctifier et renouveler leur mariage ; à s'approcher des sacrements afin d'en recevoir les fruits, spécialement la Pénitence et la Sainte Eucharistie.
d) Dans leur apostolat les LMC utiliseront des signes de foi simples et humbles, tels que de simples prières, des invocations, le signe de la Croix, le Chapelet, des médailles, de l'eau bénite, etc.…, qui peuvent être insignifiants pour les puissances de ce monde, mais qui sont chargés du pouvoir de Dieu.
5) Les LMC doivent cependant :
- ne pas imposer la foi ou forcer à croire, mais être très humbles et courtois dans leur manière d'être avec leur prochain ;
- ne pas s'engager dans des controverses, des querelles, ou des discussions inutiles ;
- ne pas être anxieux de voir les fruits de leur propre travail, mais faire tout ce qu'ils peuvent, faisant seulement confiance à la volonté de Dieu ;
- ne pas accepter ni engager des travaux qui ne sont pas en harmonie avec la nature et l'objectif du Mouvement. Ils peuvent, cependant, avoir un centre d'hospitalité pour ceux qui sont seuls et sans domicile, s'ils le considèrent nécessaire et s'ils peuvent en assurer le fonctionnement et l'efficacité, avec l'aide de Dieu et la collaboration d'autres personnes. Avant de décider, il est indispensable de prier, de réfléchir, et de discuter afin de discerner ensemble quelle est la volonté de Dieu.
« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche,
à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis :
il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10,42).
EPILOGUE
«C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père,
qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre.
Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit,
pour rendre fort l'homme intérieur.
Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ;
restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour.
Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles
quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur...
Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître.
Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.
Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance
infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer,
gloire à Lui dans l'Église et dans le Christ Jésus
pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen»
(Ep 3, 14-21)
PARTIE II
Gouvernance au service du Mouvement - Les Liens LMC
Les LMC auront:
a) Des Liens Internationaux selon les différentes langues, comme Anglais, Italien, Espagnol, Français, etc.
b) Là où il y a peu de LMC, nous aurons un Lien Régional, comme en Europe Orientale.
c) des Liens Nationaux : tout pays où il y a des LMC, aura un Lien National et un LMC Directeur Spirituel National.
d) Des Liens Régionaux et Directeurs Spirituels Régionaux : là où il y a beaucoup de LMC, avec l’aide et la bénédiction de Dieu, et dans les pays qui sont très grands, des Liens Régionaux peuvent être nommés, qui ne seront pas seulement en contact régulièrement avec les Liens Nationaux, mais qui coopèreront aussi étroitement avec ceux-ci.
« Soyez un seul cœur plein d’amour, dans le Cœur de Jésus par le Cœur de Marie » (Sainte Teresa M.C.)
e) des Liens de groupes locaux et des Directeurs Spirituels locaux : chaque groupe de LMC aura un Lien du groupe et un Directeur Spirituel du groupe.
1. Eligibilité
A. Pour être choisie comme Lien, la personne doit être un LMC estimé qui a fait profession depuis au moins une année complète (et de préférence depuis trois années complètes) et a donné l'exemple au groupe d'une assistance ponctuelle et régulière aux réunions, et a démontré son habitude charitable soit dans des « œuvres apostoliques » soit dans des comportements personnels avec les autres.
B. Le Lien peut être choisi directement par le Directeur Spirituel local ou proposé par les membres du groupe local. Dans ce dernier cas, la proposition doit être approuvée par le Directeur Spirituel qui procède à la nomination. La nomination officielle doit être écrite et une copie de la nomination doit être envoyée au Lien National et au Directeur Spirituel National.
C. Si besoin est, l'information ci-dessus sera envoyée à Rome au bureau du Directeur Spirituel International.
2. Les devoirs du Lien
A. Le Lien, qu'il ou qu'elle le soit à l'échelon local, régional ou national, doit vivre la vie d'un LMC profès d'une façon exemplaire, selon son état de vie.
B. Le Lien doit rester en contact avec le Directeur Spirituel local, les LMC du groupe et où cela est nécessaire, avec d’autres groupes.
C. Le Lien doit conserver des archives exactes des membres et de leurs statuts : c’est à dire : leurs noms, la date du début de leur formation, la date de leur première profession de vœux, la date du renouvellement de leurs vœux, et si un LMC quitte le Mouvement, la date de son départ. CETTE INFORMATION DOIT ÊTRE COMMUNIQUÉE AU DIRECTEUR SPIRITUEL NATIONAL.
D. Le Lien doit veiller à ce que les membres vivent la vie du LMC et, toujours avec charité, les encourager en privé s'ils semblent négligents, en se rappelant l'admonition du Christ d'enlever la poutre de son œil avant d'essayer d'enlever la paille de l'œil de l'autre.
E. Le Lien doit manifester des qualités de leader et de serviteur du groupe en ce qui concerne l'apostolat, la régularité des instructions et organiser une retraite annuelle pour le groupe. (Pour ces trois catégories, on peut s'unir à d'autres groupes sur une base régionale là où les groupes locaux sont très petits).
Souvenez-vous : le Lien est un SERVITEUR, PAS UN SUPERIEUR.
Durée du Service
A. Le Lien est nommé pour une durée de trois ans, commençant habituellement le 1er juillet et finissant le 30 juillet trois ans plus tard.
B. Le Lien peut être nommé à nouveau pour une seconde période, mais pas pour une troisième période consécutive. Cependant, après un intervalle de trois ans, un bon Lien peut être nommé à nouveau.
C. Si une place de Lien devient vacante pour une raison quelconque pendant son mandat, un remplaçant est nommé pour terminer la période et peut être nommé à nouveau pour sa propre période une fois le remplacement effectué. Après cela, les règles A. et B. (ci-dessus) seront appliquées.
D. S'il devient évident que le Lien, pour une raison quelconque, ne remplit pas les exigences du poste (voir No.2, ci-dessus), le Directeur Spirituel peut le démettre et nommer un remplaçant.
Le Rite de la Profession LMC et du Renouvellement
Après l’Evangile le Célébrant questionne les personnes qui font leurs vœux.
Cél. : Mes chers Frères et Sœurs, qu’attendez-vous de Dieu et de son Eglise ?
Ceux qui font leurs voeux :
Nous demandons l’amour de Dieu et la grâce de Le servir dans nos familles et dans le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Tous : Nous rendons grâce à Dieu.
Apres l’homélie
Cél. : Mes chers Frères et Sœurs, vous êtes déjà consacrés à Dieu par l’eau et l’Esprit Saint. Maintenant vous désirez vous dévouer encore davantage et
rechercher une profonde humilité, une charité parfaite et une obéissance à l’image du Christ selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de Charité. Vous promettez devant Dieu que vous vivrez des vies de Chrétiens, bonnes et exemplaires, en donnant de tout votre cœur un service gratuit aux plus pauvres des pauvres, à commencer par les membres de votre propre famille, en total abandon à la Sainte Volonté de Dieu, dans une confiance filiale à son Amour de Père et une disponibilité à servir en profonde humilité et dans la joie, à l’exemple de Jésus, Marie et Joseph. C’est pourquoi, je vous demande, en présence de Dieu et de l’Église, êtes-vous résolus, comme témoignage de votre consécration à Jésus Christ, à devenir humble et à vous sanctifier par les vœux que vous faites en accord avec les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité ?
Chaque personne qui fait ses vœux : Oui, je le suis.
Cél. : Puisse le Seigneur vous aider à persévérer dans cet engagement.
Personnes qui font leurs vœux : Amen.
Cél. : Prions... (Tous prient en silence)
Seigneur, regarde tes serviteurs qui désirent Te consacrer aujourd’hui leurs vies en présence de l’Église en professant des vœux. Dans ton amour, accorde-leur que leur façon de vivre rende gloire à Ton Nom et serve Ton plan éternel de salut.
Tous : Amen.
PROFESSION OU RENOUVELLEMENT
La formule des vœux doit être écrite à la main par chaque personne qui fait les vœux.
La partie suivante doit être dite individuellement par chaque personne qui fait les vœux : « moi (P.N.), je fais pour un an, (jusqu’ au premier samedi d’octobre 20../dimanche de la Miséricorde) le vœu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité.»
CETTE PHRASE DOIT ÊTRE DITE PAR CHACUN
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l’Eucharistie moi (P.N), je fais pour un an (jusqu’ au premier samedi d’octobre 20../dimanche de la Miséricorde 20..) le vœu de chasteté (conjugale) de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon cœur au service de Dieu afin que par la grâce de l'Esprit Saint et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Église plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui. »
(Lieu et date)
Le célébrant bénit les grands crucifix et les donne à chacun des nouveaux profès en disant : « Mon enfant, reçois le symbole de votre Sauveur Crucifié, suis ses pas à la recherche des âmes, porte-Le et porte sa Lumière dans les demeures des pauvres, spécialement aux membres de ta propre famille et aux âmes qui en ont le plus besoin ; répands la Charité de Son Cœur partout où tu vas et ainsi étanche Sa soif des âmes. »
Le Profès : Amen.
Le Credo n’est pas dit, même si la liturgie du jour le prescrit.
Prière universelle …
Après la Messe, les formules des vœux doivent être signées par celui/celle qui a fait les vœux, le célébrant et le Lien du groupe.
APPENDICE I
Les Statuts et la Structure des Laïcs Missionnaires de Charité
Selon le Code du Droit Canonique de 1983 (Dr Laura Morrison)
(Cité du site : http://www.droitcanon.com/Code_1983.html)
Principes Généraux
Selon le Canon 298 du Code, des associations peuvent exister avec des fidèles clercs ou laïcs, ou clercs et laïcs ensemble. Le Canon qui introduit la section adressée aux associations s’exprime dans un langage très clair :
Le Canon 298 dit :
§1 Dans l’Église, il existe des associations distinctes des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, dans lesquelles des fidèles, clercs ou laïcs, ou encore clercs et laïcs ensemble, tendent par un agir commun à favoriser une vie plus parfaite, à promouvoir le culte public ou la doctrine chrétienne, ou à exercer d’autres activités d’apostolat telles que des activités d’évangélisation, des œuvres de piété ou de charité, et l’animation de l’ordre temporel par l’esprit chrétien. / § 2. Que les fidèles s’inscrivent de préférence aux associations érigées, louées ou recommandées par l’autorité ecclésiastique compétente.
En outre, les Canons 298 §2 à 329 du Code reconnaissent et soutiennent clairement le fait que de telles associations rendent l’Église plus présente dans le monde, construisent le Corps du Christ, et participent au plan de salut (cf. Lumen Gentium, Vatican II). En fait on peut dire que les Canons aident à assurer la précision doctrinale pour la structure et pour l’expression de l’apostolat dans ces associations.
Les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), fondés par P. Sébastien Vazhakala, M.C., avec Sainte Teresa de Calcutta, le 16 Avril 1984, est une telle association. Le Mouvement LMC a grandi à partir d’un petit groupe de quatre (4) personnes qui se rencontraient avec le P. Sébastien le vendredi soir à Rome au début des années 1980, jusqu’à parvenir à des milliers de membres dans 50 pays.
Le Canon 298 encourage à rejoindre une association de fidèles Chrétiens qui soit fondée, approuvée ou recommandée par une autorité ecclésiale compétente.
Les Laïcs Missionnaires de Charité (LMC) est une association publique du diocèse de Rome, avec des Statuts et un Chemin de Vie en accord avec les Canons 116, 117, 300, 312 §1, 3, §2 ; 313 et 314.
En fait dans sa lettre au P. Sébastien M.C. le 25 février 1987, le Cardinal Poletti, Vicaire Général du Diocèse de Rome, écrivait :
«Réconforté par les fruits des biens spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux des membres de ce «Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité», j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir qu'il soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87».
En approuvant les LMC, le Cardinal Poletti, approuvait en même temps les Statuts, en accord avec le Canon 314 qui dit :
‘Les statuts de toute association publique, ainsi que leur révision ou leur changement, ont besoin de l’approbation de l’autorité ecclésiastique à qui revient l’érection de l’association selon le Canon 312, § 1’
Canon 312 §2 qui dit : Pour ériger validement dans un diocèse une association ou une section d’association, même en vertu d’un privilège apostolique, le consentement écrit de l’Évêque diocésain est requis ; cependant, le consentement donné par l’Évêque diocésain pour ériger une maison ou un institut religieux vaut également pour ériger dans la même maison ou l’église qui y est rattachée une association propre à cet institut.
Avec l’expérience d’une croissance énorme, puisqu’il est maintenant implanté dans quasiment 50 pays, le Mouvement LMC est devenu de facto une association publique universelle et internationale. Une requête de reconnaissance officielle, de jure, en tant qu’association publique internationale et universelle, est cependant du ressort exclusif du Saint Siège, selon le Canon 312, § 1, et ne pourra donc se réaliser que quand la Congrégation des Missionnaires de la Charité – Contemplative deviendra de droit Pontifical. C’est pourquoi nous devons prier beaucoup pour nos Frères Contemplatifs, leur croissance en sainteté et en nombre.
Personne Publique Juridique
Puisque les LMC sont établis comme association publique par une autorité ecclésiastique compétente – ici – le Cardinal Poletti, Vicaire Général pour le diocèse de Rome, elle est ipso jure une personne publique juridique.
Canon 313 – Selon le canon 312, l’association publique ainsi que la confédération d’associations publiques, par le même décret de l’autorité ecclésiastique compétente qui les érige en personne juridique, reçoivent la mission, dans la mesure où cela est requis de poursuivre au nom de l’Église les objectifs qu’elles se proposent elles-mêmes d’atteindre.
(Canon 313)
Changements éventuels des Statuts
Un expert en Droit Canonique : Le Dr Michael Nobel, de l’Université de St Paul, en réponse à la question de l’importante distinction entre ‘Statuts’ et autres règles qui pourraient être employées en relation avec les LMC, disait : ‘Il est recommandé qu’une association de fidèles Chrétiens aient et utilisent des ‘règlementations’ en plus des Statuts. La raison en est que les statuts et des changements éventuels dans ces statuts requièrent l’approbation de l’autorité ecclésiastique compétente qui a érigé cette association, tandis que les opérations quotidiennes de l’association peuvent être contenues dans d’autres ‘régulations’ ou ‘directoire’ – des changements aux régulations ou au directoire ne requérant pas l’approbation de l’autorité ecclésiastique compétente.
La supervision de l’association ne finit pas une fois qu’elle est établie. La vigilance en ce qui concerne les œuvres de l’association est du ressort de l’autorité ecclésiastique compétente qui a érigé l’association, c'est-à-dire le Saint Siège, et l’ordinaire de chaque diocèse où l’association œuvre.
(Can. 305 – § 1. Toutes les associations de fidèles sont soumises à la vigilance de l’autorité ecclésiastique compétente, à laquelle il appartient d’avoir soin que l’intégrité de la foi et des mœurs y soit préservée, et de veiller à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique; c’est donc le devoir et le droit de l’autorité compétente d’exercer la vigilance conformément au droit et aux statuts ; les associations sont encore soumises au gouvernement de cette même autorité selon les dispositions des canons suivants. - § 2. Les associations de tout genre sont soumises à la vigilance du Saint-Siège ; sont seulement soumises à celle de l’Ordinaire du lieu les associations diocésaines, ainsi que les autres associations dans la mesure où elles exercent leur activité dans le diocèse.)
La vigilance de l’autorité ecclésiastique compétente concerne l’intégrité de la foi et des mœurs, et veille à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique. En plus la vigilance concerne tous les biens ecclésiastiques, comme l’emploi de l’argent en relation avec les activités missionnaires de l’apostolat. En fait la loi exige que les associations ne dépendent pas du diocèse pour leur fonds. Une association doit avoir des fonds suffisants pour accomplir sa mission.
Structure
Les LMC ont une structure hiérarchique d’ordre pratique très organisée en vue de leur engagement dans l’apostolat au niveau mondial. La structure actuelle des LMC, en conformité avec le Code, est la suivante :
Niveau international et universel
a. Un aumônier (cf. Canon 317 §1) ou Directeur Spirituel International
(Cf. Statuts n° 42/c) : P. Sébastien Vazhakala M.C.
b. Membres (cf. Canon 306 jusqu’à 308)
c. Modérateurs, fonctionnaires, et autres responsables (cf. Canon 309) comprenant :
* Lien Laïc : Lien LMC pour les anglophones, Lien LMC pour les Hispanophones, les francophones …etc.
* Secrétaire : Secrétaire Générale Internationale
Niveau National
a. Lien Laïc : LMC Lien national b. Directeur Spirituel national
Niveau Régional
a. Lien Laïc régional b. Directeur Spirituel
Groupe Local
a. Lien Laïc b. Directeur Spirituel local
Eligibilité : élections, devoirs et durée du mandat des Liens pour les LMC
Voir : Statuts : Gouvernance au service du Mouvement, les Liens LMC.
« Notre Mouvement, connu sous le nom de « Laïcs Missionnaires de la Charité » est une Association internationale de Laïcs mariés ou célibataires. »
Le droit d’association des Laïcs Missionnaires (cf. Canons 215 et 298)
Can. 215 – Les fidèles ont la liberté de fonder et de diriger librement des associations ayant pour but la charité ou la piété, ou encore destinées à promouvoir la vocation chrétienne dans le monde, ainsi que de se réunir afin de poursuivre ensemble ces mêmes fins.
Le droit fondamental d’association selon l’état de vie de chacun exprimé dans ce Canon 215, est clairement évoqué dans le premier chapitre des Statuts LMC : « La nature et la Mission du Mouvement.
En plus il est clair dans les Statuts que, selon le Canon 298 §1, le LMC fait partie de la famille M.C., mais est distinct des Sœurs, Frères et Prêtres de la famille M.C.
En accord avec le Canon 298 §1, les membres avec un prêtre comme Directeur Spirituel : « … tendent par un agir commun à favoriser une vie plus parfaite, à promouvoir le culte public ou la doctrine chrétienne, ou à exercer d’autres activités d’apostolat, telles que des activités d’évangélisation, des œuvres de piété ou de charité, et l’animation de l’ordre temporel par l’esprit chrétien. »
«En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte «consacré» dans le sacrement du mariage, ils confirment par un vœu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations. » (Vita Consacrata 62, §4)
Ceci est décliné dans les Statuts comme suit :
Notre Mouvement, connu sous le nom des « Laïcs Missionnaires de la Charité », est une Association internationale de laïcs mariés et célibataires :
- dont la vie est marquée par la prière et un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au cœur du monde, vivant ainsi partout une vie droite et sainte, consacrant le monde entièrement à Dieu.
- qui sont intimement liés à la famille des Missionnaires de la Charité, fondée par Mère Teresa de Calcutta, et à laquelle ils sont affiliés spirituellement ;
- qui reconnaissent pleinement le Magistère de l'Église, et respectent ses Ministres et leur obéissent.
- en vivant une vie de prière, de pénitence et de service, marquée par la simplicité, l'humilité, et la pratique des enseignements de l'Évangile ; en aimant et en adorant Jésus sous les espèces du Pain et du Vin ;
- en aimant et servant Jésus caché sous le masque de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. (Statuts Partie I, chapitre 1, 4)
L’Application des aspects canoniques des Associations aux Statuts LMC
Principes Généraux
Le Mouvement LMC a des Statuts conformes aux Canons généraux des Associations :
Can. 304 – Toutes les associations publiques ou privées, quels que soient leurs titres ou leurs noms, auront leurs statuts, par lesquels sont définis le but ou l’objet social de l’association, le siège, le gouvernement et les conditions requises pour en faire partie, et sont déterminés les modes d’action, compte tenu des besoins ou de l’utilité de temps et de lieux.
Le contenu des Statuts LMC est organisé comme suit :
1) La Nature et la Mission du Mouvement
2) Les vœux (juridiquement privé) de Chasteté, Pauvreté, Obéissance et de service de tout cœur aux plus pauvres des pauvres.
3) La Communauté LMC en dialogue avec Dieu, incluant : la prière, le saint Sacrifice de la Messe, Communion, Adoration du Saint Sacrement, Liturgie des heures, lecture méditative, le rosaire, le chemin de croix, l’examen de conscience, la réconciliation, et les jours de fête.
4) La valeur de la souffrance et des mortifications
5) Des règles spécifiques pour les membres individuels, concernant les foyers, le monde, et les relations avec les plus pauvres des pauvres ainsi qu’entre eux en tant que famille des Missionnaires de la Charité.
6) Des règles spécifiques concernant le coordinateur de chaque groupe, qu’on appelle « le Lien ».
Les Statuts LMC, traduits en vingt (20) langues, sont fondés sur le Charisme M.C. du Service gratuit de tout cœur aux plus pauvres des pauvres – matériel ou spirituel (cf. Statuts 42, d). Ils sont basés sur le Magistère de l’Eglise, et trouvent leur source dans (Familiaris Consortio) ? et les Constitutions des Missionnaires de la Charité Contemplatifs, qui y sont citées (dans l’Appendice 2) vingt-neuf (29) fois.
Comme nous le verrons, les Statuts s’accordent avec les sections applicables du Code de Droit Canonique, et encouragent un mode de vie qui peut permettre à des fidèles du monde entier de participer aux objectifs les plus nobles de l’Église en profonde fidélité à la prière et au service.
Le charisme des Missionnaires de Charité dans le monde, se reconnaît dans l’efficacité de l’engagement.
La Structure intérieure des Laïcs Missionnaires de la Charité centrée sur la prière, renforce les Vœux, et conduit à l’apostolat.
Le LMC est conforme au très fondamental Canon 309
Can. 309 – Les associations légitimement constituées ont le droit d’édicter des règles particulières concernant l’association elle-même, de tenir des assemblées, de désigner des modérateurs, des officiers, des ministres et des administrateurs de biens, selon le droit et les statuts.
Il est également conforme au Canon 317, §2
Can. 317 § 2b. Quant aux associations érigées par des membres d’instituts religieux dans leur propre église ou maison, la nomination ou la confirmation du modérateur et du chapelain appartient au Supérieur de l’institut selon les statuts.
Dans les Statuts, la Partie II stipule la Gouvernance au service du Mouvement, 1-3, et explique les conditions concernant l’éligibilité, les devoirs et temps de service des Liens.
Il y a plusieurs niveaux d’offices, comprenant les participations internationales, nationales et régionales. La participation locale est le focus primordial du mouvement. Cependant, par la grâce de l’Esprit Saint et par la prière, le Mouvement est uni globalement par les œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde, qui affectent l’Église entière (Statuts, n° 31 : a et b)
Réunions
Les réunions comme celles mentionnées dans le Canon 309 sont une composante très importante de nos Statuts LMC. En fait il n’est pas possible de s’engager dans l’apostolat direct, sans être une âme de prière.
En plus, le Chapitre Cinq, intitulé : « le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l’homme » dit que nous devons :
- faire tous les efforts pour être présents à toutes les réunions du Mouvement quelles qu'elles soient
- être disposé à écouter tous les participants avec patience, amour et respect dans les réunions et les discussions ; (Statuts 42 : 2b, 2c)
Les réunions des LMC se font au niveau paroissial, et se tiennent aussi, quand cela est possible, là où sont présents les Frères M.C., comme à Rome, ou là où sont présentes les Sœurs M.C.
L’ordre du jour des réunions normales est déterminé par les pratiques spirituelles recommandées. Ces pratiques comprennent : L’Heure Sainte avec exposition du Saint Sacrement et récitation du Saint Rosaire et de la Liturgie des Heures, suivi d’une heure de conversation dirigée par le Directeur Spirituel et le Lien du groupe.
Ceux-ci aident les membres à comprendre le charisme et les objectifs sociaux des M.C. au travers des Statuts ou des documents du Vatican, de la Conférence épiscopale ou de documents et livres diocésains. Du temps est aussi dévolu à la planification d’activités de service.
L’étude des Statuts des LMC, du Chemin de vie et des lettres générales du fondateur P. Sébastien portant sur l’étude des Statuts, constitue la base de la formation des LMC.
Il y a en outre des retraites d’un jour pendant l’Avent et le Carême, et des retraites régionales au moins une fois par an, avec des conférenciers Catholiques reconnus. Pendant de telles retraites, des questions nationales et régionales sont traitées, mais la partie essentielle est toujours la prière.
Pour les diocèses où il n’y a pas de Missionnaires de la Charité (Frères ou Sœurs), les statuts précisent que les supérieurs dans l’ordre supranaturel sont :
- le Saint Père, qui détient l'autorité suprême sur toute l'Église ;
- les évêques, qui ont juridiction sur leurs diocèses respectifs ;
- les curés et les vicaires, qui sous l'autorité de leurs évêques respectifs, administrent les paroisses qui sont confiées à leur soin ; (Statuts 24 : b)
Chapitre et Assemblée Générale
Au niveau international, Le Chapitre international des LMC et l’Assemblée Générale des LMC ont lieu à la demande du Directeur Spirituel International.
Il y a eu un Chapitre International en juillet 2002, à Rome, en Italie, pendant lequel les Statuts des LMC ont été confirmés. Ensuite, une Assemblée Générale s’est tenue en Avril 2009 à Rome en Italie, pendant laquelle ont été présentés les Statuts des LMC en lien avec les Lettres du fondateur.
Il est recommandé que les confirmations formelles de la formation des LMC aient lieu lors du prochain Chapitre International (le deuxième) car les révisions et les additions aux Statuts peuvent uniquement se faire au cours de la réunion d’un Chapitre.
Devenir membre des LMC- Règles générales
Les Statuts donnent une liste de règles très générales pour les membres qui comprennent le service :
- en vivant pleinement et sincèrement leur vie consacrée comme LMC ;
- en faisant tous les efforts pour être présents à toutes les réunions du Mouvement quelles qu'elles soient ;
- en contribuant matériellement, selon leurs propres moyens, aux besoins du Mouvement. Cependant les LMC ne doivent pas être préoccupés par des projets visant à rassembler de l'argent pour le Mouvement. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.» (Mt 6, 33). (Statuts 42 : 2)
Afin de mieux comprendre le Charisme des M.C. les membres doivent apprendre à connaître la vie et l'esprit des Missionnaires de la Charité Contemplatifs de Rome (via S. Agapito n°8). De fait la Maison Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison Mère des LMC. Leur Supérieur Général demeurera le Directeur Spirituel du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile. (Statuts 42 : 3)
De plus, les LMC, comme tous les membres de la Famille M.C., doivent, entre autres et conformément aux Statuts, offrir un service gratuit et de tout cœur à la Famille des Missionnaires de la Charité et aux plus pauvres des pauvres de la façon suivante :
- En participant de tout cœur, autant que possible, aux diverses prières liturgiques, qui sont : la Sainte Messe, l'Adoration Eucharistique, la Liturgie des Heures, le Rosaire, les vigiles nocturnes, etc...
- En sachant comment voir Jésus dans le pauvre, le mal-aimé, le prochain dans le besoin et le faire de telle manière que les autres puissent comprendre dans ces actions les mots de Jésus « c'est à moi que vous l'avez fait ».
- En faisant un effort de tout cœur pour connaître l'existence des pauvres dans les personnes les plus proches de nous et comprendre leurs besoins et leurs problèmes ;
- En donnant une aide immédiate et concrète selon leurs propres moyens et capacités et en dirigeant les pauvres vers les personnes appropriées, les centres, et les institutions qui sont mieux préparés et organisés ;
- En promouvant la dévotion filiale envers Marie, la Mère Immaculée de Dieu, et une véritable dévotion aux Anges et aux Saints ;
Selon les Statuts les membres doivent :
- ne pas imposer la foi ou forcer à croire, mais être très humbles et courtois dans leur manière d'être avec leur prochain ;
- ne pas s'engager dans des controverses, des querelles, ou des discussions inutiles ;
- ne pas être anxieux de voir les fruits de leur propre travail, mais faire tout ce qu'ils peuvent, faisant seulement confiance à la volonté de Dieu ; (Statuts 42 : 5)
Exigences pour devenir Membre
En plus des Règles générales, il y a des exigences spécifiques pour devenir membre. Les Statuts stipulent :
Après l'achèvement de deux années entières de formation, le LMC, s'il est considéré comme prêt, peut faire sa première profession annuelle des vœux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres selon la Règle et les Statuts des LMC.
Les vœux se renouvellent annuellement. (Statuts 8)
Les statuts prévoient aussi une formule de profession des vœux, ainsi que l’information sur la manière de faire des vœux. (Statuts 9)
Le début de la formation comprend une période « come and see » (‘Venez et voyez’), puis, après consultation avec le Directeur Spirituel, la première des deux années de formation commence.
En outre, en accord avec le Canon 307 §1 :
L’accueil des membres se fera selon le droit et selon les statuts de chaque association.
Les Statuts expliquent de façon très détaillée les vœux juridiquement privés de Chasteté (conjugale) (Statuts n° 11 – 17) ; Pauvreté (Statuts n° 18 – 20) ; Obéissance (Statuts 21 – 27) et Service gratuit de tout cœur aux plus pauvres des pauvres (Statuts 28 – 34)
Bien que ce ne soit pas un vœu, la prière (Statuts 35 – 39) et surtout la participation chaque jour à la Sainte Eucharistie, est très importante. En effet, la méditation tirée des Constitutions des Frères M.C. Contemplatifs affirme concernant la Prière :
*Le sacrifice de nous-mêmes avec Jésus dans l’Eucharistie pour l’amour des autres – nos frères et les pauvres – est la seule base fondatrice de toute communauté.
*’’Ma Messe est ma vie et ma vie est une Messe continuelle » (St Alberto Hurtado)
Des quarante-cinq (45) sections des Statuts, vingt-quatre (24) sont dédiées à la Chasteté, à la Pauvreté, à l’Obéissance et au Service gratuit de tout cœur aux plus pauvres des pauvres, et cinq (5) sections sont dédiées à la Prière, d’une façon très détaillée.
Ceci démontre que les LMC se concentrent sur le service actif et contemplatif.
Renouvellement des Vœux
Comme les Statuts l’expliquent, le renouvellement des vœux est pris très au sérieux.
Les dates d’expiration sont calculées strictement, et quand cela est nécessaire, le renouvellement des vœux peut même se faire au chevet d’un malade, avec la permission du Directeur Spirituel local.
Le renouvellement des vœux se fait annuellement le Dimanche de la Miséricorde, ou bien le premier samedi d’octobre.
Pour des raisons spéciales, il est possible d'anticiper le renouvellement des vœux mais pas de plus d'un mois. (Statuts n° 8)
Ceux qui ne renouvellent pas leurs vœux à la date ou avant la date d'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et il en est ainsi spécialement là où il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur Spirituel ou les personnes en charge des groupes; (Statuts n° 10, d)
Les LMC très malades et les LMC qui ont plus de soixante-dix ans, peuvent faire des vœux à vie, s’ils remplissent les conditions (voir n° 10 : LMC vœux à vie)
Le Mouvement des LMC est ouvert à tous sans distinction de classe ou de statut, de nationalité ou de couleur, pourvu qu'ils soient disposés à remplir les conditions exigées. Tous ont des droits et des devoirs égaux en vertu des vœux qu’ils font.
Ceux qui sont malades et souffrants peuvent aussi devenir des membres, ils ne doivent pas en être exclus : Les membres malades et souffrants du Mouvement accepteront joyeusement leurs propres douleurs en les offrant au Seigneur dans un abandon complet, avec une confiance aimante et avec sérénité. (Statuts 42, 2)
Renvoi d’un membre
Généralement, le renvoi peut être directement autorisé dans des circonstances particulières, en prenant contact avec le Directeur Spirituel local et le Lien local et avec leur approbation.
En cas de nécessité, les circonstances seront examinées et revues avec le Lien régional en collaboration avec le Lien national. Cette révision peut parfois inclure le Directeur International et les Liens de tous niveaux.
Can. 308 – Une personne légitimement inscrite à une association n’en sera renvoyée que s’il existe une juste cause conformément au droit et aux statuts.
Un défaut de communication semble être une ‘juste cause’ notée au Canon 308.
L’apostolat dans le service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres des pauvres.
Can. 315 – Les associations publiques peuvent entreprendre de leur propre initiative les projets conformes à leur caractère propre ; elles-mêmes sont régies par leurs statuts et sous la haute direction de l’autorité ecclésiastique.
Les œuvres des LMC sont conformes au Canon 315, dans la mesure où elles sont conformes à la mission, aux vœux et exigences des Statuts et s’effectuent en coopération avec les autres branches des M.C. (Statuts 42).
L’attention des LMC est pour les plus pauvres des pauvres dans lesquels ils reconnaissent Jésus. Les membres donnent gratuitement du temps et des ressources au service des plus pauvres parmi les pauvres, comme cuisiner et servir des repas aux pauvres, visiter et soigner ceux qui sont reclus comme les personnes âgées, handicapées et en prison, et aussi distribuer de la nourriture, prendre soin des enfants après l’école, s’occuper de camps, du catéchisme et accompagner les pauvres aux soins médicaux, en ayant recours si besoin à des centres plus adaptés, ou pour chercher un logement.
Comme les Statuts l’affirment, il y a un lien étroit avec les Frères M.C. Contemplatifs et les Sœurs M.C. Dans les régions où il n’y a pas de Frères M.C., de Sœurs M.C. ou d’autres membres de la famille M.C., une étroite communication avec la branche M.C. la plus proche est recommandée. Cette communication est extrêmement importante, et se réalise habituellement par le biais des directeurs spirituels et les Liens locaux.
Les LMC travaillent avec d’autres associations publiques Catholiques ou non dans leur diocèse. Elles s’engagent profondément dans leurs liens avec les autres structures du diocèse, particulièrement pour l’accompagnement des personnes, au travers d’organisations Catholiques de charité et de services intra diocésains comme la Société St Vincent de Paul.
Les LMC doivent orienter les pauvres vers des personnes et des institutions mieux équipées pour les aider. Ainsi ils agissent, conformément aux Canon 311 et 328 : Can. 311 – Les membres des instituts de vie consacrés, qui dirigent ou assistent les associations unies de quelque manière à leur institut, veilleront à ce que ces associations apportent leur aide aux œuvres d’apostolat existant dans le diocèse, surtout en coopérant, sous la direction de l’Ordinaire du lieu, avec les associations qui sont ordonnées à l’exercice de l’apostolat dans le diocèse.
Can. 328 – Les personnes qui dirigent les associations de laïcs, même érigées en vertu d’un privilège apostolique, veilleront à ce que leurs associations coopèrent avec les autres associations de fidèles là où c’est opportun, afin d’apporter volontiers leur aide aux diverses œuvres chrétiennes qui se trouvent sur le même territoire.
Il est possible pour les membres de travailler avec les Sœurs et Frères M.C., et des LMC d’autres diocèses, surtout au début d’un nouvel apostolat.
La plupart des membres ne sont pas disponibles pour des œuvres dans le diocèse ou la paroisse, puisque le premier engagement est la croissance et la sainteté de la famille et l’apostolat commence à la maison avec les membres de leur propre famille. Notre apostolat ne nous oblige pas à quitter nos maisons et ne consiste pas à faire une œuvre ; notre premier devoir est la famille.
Il est clair que les LMC ne sont pas consacrés de la même façon que les Frères, les Sœurs ou les Prêtres M.C., et que leur rôle diffère de bien des façons, mais pourtant nos œuvres aident à promouvoir l’expression et le charisme des Missionnaires de la Charité.
Les Biens du monde
Le Mouvement LMC est affilié à la Société des Missionnaires de la Charité Contemplatifs, mais il est pourtant autonome.
Les Statuts ne font pas mention de biens comme stipulé au Canon 319, ou d’administrateurs comme noté au Canon 309. Au chapitre 5, intitulé « Le Mouvement des LMC en tant que communauté au service de l’homme », les Statuts mentionnent des biens au niveau local :
Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit : aux membres de leur propre Mouvement - en contribuant matériellement, selon leurs propres moyens, aux besoins du Mouvement. Cependant les LMC ne doivent pas être préoccupés par des projets visant à rassembler de l'argent pour le Mouvement. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Mt 6, 33). (Statuts 42/2)
Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres en donnant une aide immédiate et concrète selon leurs propres moyens et capacités, et en dirigeant les pauvres vers les personnes appropriées, les centres, et les institutions qui sont mieux préparés et organisés. (Statuts 42/4)
Les LMC mettent en pratique le détachement spirituel positif et s’appliquent à ce qui est le plus important pour la Mission de l’Eglise : faire advenir le Royaume des Cieux sur la terre. Cela souligne leur juste rapport avec la grâce et les biens de ce monde, en s’efforçant de subvenir aux besoins des plus pauvres des pauvres, quand cela est possible.
Conclusion
Un des fruits de notre foi est de stimuler la création d’associations parmi nous. Il s’agit d’un don particulièrement plein d’amour car il permet à chaque membre de la communauté des fidèles d’avoir l’opportunité d’exprimer son désir de s’approcher de Dieu. Et cela peut se faire dans la relation interpersonnelle conformément à la doctrine.
L’association des Laïcs Missionnaires de la Charité est une association publique qui fournit cette opportunité. En effet, sa mission et la façon de vivre l’apostolat sont en accord avec le contenu du Canon 327 – Les laïcs auront en grande estime les associations constituées pour les fins spirituelles dont il est question au can. 298, spécialement les associations qui se proposent d’animer l’ordre temporel d’esprit chrétien et qui favorisent ainsi grandement l’union intime de la foi et de la vie.
Au fur et à mesure où le Mouvement des LMC s’est étendu, il s’est adapté par le biais de la loi à ce but. Certainement continuera-t-il dans ce sens.
APPENDICE 2 Méditations des Constitutions des Frères
Missionnaires de la Charité Contemplatifs
LA PAUVRETÉ
1. La pauvreté peut être soit matérielle, soit spirituelle ; toutes les deux ont des aspects négatifs et des aspects positifs.
* La pauvreté matérielle sous son aspect négatif signifie que l’on est privé des nécessités basiques de la vie telles que le minimum de nourriture, de logement, de vêtements et d’éducation.
* La pauvreté spirituelle sous son aspect négatif est une attitude, une mentalité d’indifférence envers Dieu, une apathie envers la religion, un sentiment d’autosuffisance et d’autonomie ; l’homme deviendrait en quelque sorte son propre Dieu.
* La pauvreté matérielle sous son aspect positif signifie que l’on choisisse, en toute liberté et avec joie, de trouver un sens à une vie plus simple ; que l’on se contente des nécessités de base de la vie à l’invitation de Jésus qui est né pauvre, qui a vécu encore plus pauvre, et qui est mort dans la plus grande pauvreté ; et que l’on désire plutôt moins que plus.
* La pauvreté spirituelle sous son aspect positif signifie que l’on soit conscient en permanence et convaincu du fait que sans Dieu on ne peut rien faire – « Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu » (1 Cor. 15 : 10) – que le chemin vers le bien passe par l’abandon de soi, que le chemin vers la gloire passe par l’admission de la défaite, que le chemin vers la bonté passe par la reconnaissance et la confession de son péché, que le chemin vers l’indépendance passe à travers la dépendance et que le chemin vers la liberté passe par la soumission.
La Pauvreté évangélique est une combinaison des deux aspects positifs de la pauvreté matérielle et spirituelle, délibérément voulue et volontairement choisie à l’imitation de « Lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté » (2 Cor 8 : 9), afin de rendre riche le plus pauvre des pauvres à travers notre appauvrissement volontaire.
2. À travers le don de la pauvreté évangélique, Jésus nous appelle à :
* renoncer à toute chose, à tout désir et ambition de puissance, d’honneur et de gloire (cf. Mt 1 :11) comme condition pour entrer dans le Royaume de Dieu (cf. Mt 10 : 23-27) ; ‘qu’il renonce à lui-même’
(Luc 9 : 23) ; « Vendez ce que vous possédez » (Luc 12 : 33), afin de L’aimer au-dessus de tout, en tout et tout en Lui.
L’OBÉISSANCE
1. Il y a 2 moyens d’obéir à nos supérieurs :
*L’obéissance servile qui est basée sur la crainte,
*L’obéissance d’adhésion qui est basée sur l’amour et le respect de la personne à laquelle nous obéissons – celle de Jésus.
2. À travers le vœu d’obéissance, nous soumettons à Dieu le droit de prendre nos propres décisions, nous obligeant de cette façon à obéir à nos supérieurs qui nous dirigent selon les Statuts, sur tous les points en relation avec la vie et le travail de la société et la loi de l’Église.
3.Bien que notre vœu d’obéissance ne nous oblige pas à obéir aux autorités civiles
nous devons respecter et obéir aux lois civiles et autres règlementations, pour autant que celles-ci soient en accord avec l’enseignement de l’Eglise Catholique.
4. En choisissant délibérément d’obéir à nos Supérieurs, nous aimons Jésus et avec Lui nous continuons à sauver le monde, à travers notre prompte et joyeuse obéissance, faisant ainsi réparation pour les œuvres de mort répandues dans le monde à travers les si nombreuses désobéissances de la vie quotidienne. Nous choisissons librement de vivre en parfaite obéissance, pour atteindre la vraie liberté et la maturité qui appartiennent aux enfants de Dieu, avec la certitude de faire la volonté de Dieu, source inépuisable de paix, de joie intérieure et d’union à Dieu.
5. Notre vœu d’obéissance nous oblige à obéir à nos Supérieurs même quand ils ne peuvent pas nous donner la raison de leurs ordres, ou que nous n’en comprenons pas leur valeur. Comme le Christ nous apprenons l’obéissance à travers la souffrance.
6. L’obéissance est la preuve authentique de notre amour pour Dieu, pour l’Église et notre société. « Il ne suffit pas de me dire ‘Seigneur, Seigneur’ pour entrer dans le Royaume des cieux, il faut faire la volonté de mon Père » (Mat 7 : 21) comme Jésus (Jean 4 : 34)
7. L’autorité est une manière de servir le dessein de l’amour du Père ; pendant que nous acceptons toutes directives dans l’obéissance, nous coopérons à l’œuvre de rédemption : * Toute autorité dans notre société sera exercée dans un esprit d’humble service à la communauté, d’après l’exemple de Jésus qui vint parmi nous pour servir et non être servi. (Mc 10 : 45).
*Les Supérieurs doivent être un lien d’unité et de charité parmi les frères. Le Seigneur souhaite servir à travers eux. Par leur ministère ils allient leur communauté et toutes les énergies en vue de la réalisation des objectifs de la société, à tout moment en lien d’amour et de communion avec l’Esprit Saint ; ils doivent développer chez les frères l’esprit d’obéissance volontaire.
8. Par notre libre et joyeuse obéissance à nos supérieurs, nous contribuons à construire le Corps du Christ et de l’Église, par conséquent :
a) Nous obéissons de tout cœur en utilisant les forces de notre intelligence et de notre volonté, ainsi que les dons de la nature et de la grâce pour exécuter les commandements qui nous sont impartis.
b) Nous reconnaissons que le Supérieur reste sujet à la même faiblesse que les autres. Si nous l’aimons pour ses qualités humaines, nous courons le risque de ne pas accepter son magistère quand nous découvrons qu’il a péché.
Les critiques, les préventions, les murmures et toutes sortes de choses négatives tuent l’esprit, empêchent de croître et paralysent l’esprit évangélique. Que chaque frère soit rapide à entrer en prière et lent à juger son Supérieur.
9. Ne jamais regarder votre Supérieur autrement que si vous regardiez Dieu. Soyez très vigilants sur ce point et ne critiquez pas le caractère, les manières, la conversation et les habitudes de votre Supérieur. Si vous le faites, vous vous nuisez à vous-même et vous ferez passer votre obéissance de divine à une obéissance humaine et ainsi vous seriez influencé par
ce que vous voyez dans votre Supérieur et non dans Dieu invisible en qui vous devriez obéir. (St Jean de la Croix)
LA COMMUNAUTE DES LMC EN DIALOGUE AVEC DIEU.
Le Seigneur Jésus Lui-même veut nous enseigner comment nous devons prier. Il est la pierre angulaire de notre vie religieuse et de sa construction. Il est la Parole vivante que nous recevons dans le silence de notre cœur et dans le sol fructueux de notre vie. Nous écoutons attentivement ce qu’Il veut nous dire et ce qu’Il veut nous demander. Il a promis de nous donner Son Esprit Saint pour soulever nos pauvres petits efforts devant son trône de grâce et dans l’intimité du Dieu vivant.
Notre prière n’est pas tant un devoir qu’un privilège ; plutôt un don qu’une obligation ; ce n’est pas seulement le résultat de nos propres efforts. Ne nous fatiguons pas à contempler de belles pensées ou paroles ; nous préférons rester attentifs devant Dieu dans l’humilité et dans l’attente, dans le désir et la pureté de cœur, pleins de joie et d’espérance. Notre prière peut prendre plusieurs formes, étant le reflet de notre vie et de la lumière intarissable que Dieu y déverse. Nous devons faire face à toutes sortes d’épreuves, sécheresse ou désolation dans la prière. D’autre fois, nous goûterons et nous verrons combien le Seigneur est bon. D’autre fois, nous pourrons être secs et sans joie comme une terre desséchée ou un puit vide. Mais notre soif et notre faiblesse seront notre meilleure prière si nous acceptons dans la patience et si nous les étreignons avec amour. A certains moments, notre prière pourra être comme l’expérience de la distance infinie qui nous sépare de Dieu ; à d’autres moments, notre être et Sa plénitude s’interpénètreront. Étant donné que la contemplation des choses divines et l’union assidue à Dieu dans la prière sont notre premier et incontournable devoir, nous mettons de côté un temps considérable pour la prière chaque jour. Notre zèle pour le Royaume de Dieu, notre disponibilité pour nos frères et pour les plus pauvres des pauvres grandira. La prière est plus puissante que n’importe quel acte que nous puissions réaliser. Et le Seigneur dit «il y a des maux qui ne peuvent être écartés que par la prière et le jeûne ». Nous avons besoin nous-mêmes de nous placer sans cesse sur le chemin de la prière. Nous ne devons pas attendre d’en ressentir le besoin. Maintes fois il est suffisant de faire un petit effort pour prendre un nouveau départ, le Seigneur nous mènera à bon port. Nous ne devrions pas avoir peur d’utiliser une méthode quand nous en éprouvons le besoin ; grandir dans la prière exige humilité de cœur, l’ouverture et la réceptivité. Nous apprenons des autres volontairement et avec joie ; nous étudions la façon qu’ont eue les Saints de prier. Quand nous prions ensemble, nous découvrons le vaste horizon de chaque prière. Nous devons nous réjouir et être heureux de rencontrer nos frères en la présence du Seigneur et contempler avec eux le Père dans toute sa lumière. Nous devons nous laisser guérir des blessures dont nous souffrons chaque jour par la louange salvatrice de Dieu. La prière renouvelle notre vie de foi, d’espérance et d’amour. Ne nous laissons pas distraire par ce qui est accessoire. Nous essayons de comprendre l’œuvre de Dieu même dans la bouche d’un mauvais lecteur et nous ne serons pas irrités ou troublés par un frère qui chante faux. Les formulations ne sont importantes que dans la mesure où nous savons voir et entendre à travers eux. Nous ne prions pas pour que les autres puissent nous voir et nous admirer, ni ne nous retenons de prier par respect humain. Nous prions afin de glorifier Dieu et de louer Son Nom. Nous nous unissons à la prière incessante de l’Église sur terre et dans le ciel. Nous devons savoir qu’à travers notre bouche et notre cœur, toute la création proclame la gloire de Dieu et gémit pour sa rédemption dans le Seigneur.
Notre vie est supposée être une prière continue de louange et d’action de grâce. C’est une nécessité pour nous de nous nourrir chaque jour de la prière et de la recherche ardente du Dieu amour. Seule la prière nous rendra capables de donner sans compter et nous aidera à accomplir la volonté de Dieu chaque jour. Nous avons beaucoup d’ennemis dans notre vie spirituelle : le monde, le diable et nous-mêmes. Pour nous consacrer cœur et âme au combat contre nos ennemis spirituels nous avons besoin de prier constamment et de persévérer dans la prière. Dans la joie et dans une indestructible espérance nous travaillons pour les plus pauvres des pauvres pour lesquels Jésus a donné sa vie et son sang. Prière et travail sont un tout indissociable. Le Seigneur nous a appris à prier.
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la sainte Communion quotidienne
La célébration de l’Eucharistie est le centre de notre vie. C’est l’expression la plus élevée et le support le plus fort de notre vie. Nous avons été appelés à une vie dans laquelle tout est inspiré par ce sacrement. C’est le commencement et la fin de nos actions ; la source et le but de notre service à Dieu et le principe qui nous stimule pour être les serviteurs des pauvres. Nous devons croître chaque jour dans la connaissance de ce mystère et dans un amour toujours plus grand du Seigneur qui S’est donné Lui-même.
Nous ne devons jamais oublier que le cœur de la célébration Eucharistique est le don de Jésus dans le Pain de vie et dans les corps brisés, emprisonnés, malades, isolés des pauvres. Le sacrifice de nous-mêmes avec Jésus dans l’Eucharistie pour l’amour des autres – nos frères et les pauvres – est la seule base fondatrice de toute communauté. Nous nous unissons au Seigneur en un sacrifice fructueux et agréable pour la vie du monde.
2. L’adoration du Saint Sacrement
Laissons notre vie se remplir d’une vénération sans borne pour ce ‘Mystère de foi’. Notre vénération n’a pas besoin de justification autre que notre amour et notre admiration pour l’infinie et délicate grandeur de Dieu, pour les profondeurs insondables du don du Christ. Ne laissons jamais cette louange quitter nos lèvres.
À ce Christ qui est toujours présent dans les dons, nous pouvons apporter l’adoration de notre vie. Notre vie entière doit être adoration dans l’Esprit et la vérité. Toute notre existence est une célébration et une adoration devant l’Eucharistie, celle-ci nous inspire toujours à nouveau. C’est de cette façon que nous pouvons louer et glorifier notre Père à travers Lui, en Lui et avec Lui.
3. La Liturgie des Heures
Le but de la Liturgie des Heures est de consacrer à Dieu tout le déroulement du
jour et de la nuit de manière à sanctifier la journée et toute l’activité humaine. D’où l’importance à toutes les heures du jour de la louange et l’action de grâce, de la commémoration des mystères du salut, des prières et d’un avant-goût de la gloire céleste, qui sont tous présents dans le mystère Eucharistique, considéré comme le centre et le sommet de toute vie de la Communauté Chrétienne.
La Liturgie des Heures est une excellente préparation à la célébration de l’Eucharistie elle-même car elle inspire et approfondit de manière appropriée la disposition nécessaire pour une célébration fructueuse de l’Eucharistie : foi, espérance, amour, dévotion et esprit d’auto reniement.
Le Sacrement de Réconciliation
La confession est une rencontre avec le Christ Lui-même ; elle est Son action en nous. Il pardonne nos péchés, guérit nos faiblesses et renforce notre volonté. Avec humilité et gratitude nous approchons le sacrement de pénitence une fois tous les quinze jours et plus souvent si nécessaire et si c’est utile. Tout en évitant scrupule et perte de temps, nous confessons nos péchés avec une grande simplicité, avec clarté et sincérité. Par cela non seulement nous nous réconcilions avec Dieu et les autres, mais nous obtenons aussi la grâce de la réconciliation pour toute l’humanité.
Célébration de la Fête Patronale.
En tant que Laïcs Missionnaires de la Charité, Dieu nous a consacrés sur un chemin particulier au nom des plus pauvres des pauvres « ensemble avec Marie, la Mère de Jésus » (Actes 1 : 14) pour Le contempler, contempler Sa présence et Son action :
- dans l’Église ; comme le corps mystique du Seigneur ressuscité. « Il (Jésus) est la tête du corps qui est l’Église » (Col. 1 : 18)
- dans les Écritures ; comme la Parole dans sa pure forme divine de l’Ancien Testament et la Parole incarnée sur terre, dans l’histoire de la rédemption.
- dans la liturgie ; rejoignant la propre adoration du Christ et Sa contemplation du Père : à travers la liturgie, Dieu est glorifié et l’homme sanctifié.
- dans les Sacrements ; accueillant humblement et avec amour le Dieu vu en Trois Personnes dans la profondeur même de notre être, qui continue en nous la divine et éternelle contemplation ; dans l’Eucharistie ; la présence du Seigneur ressuscité dans l’humble apparence du Pain.
- dans le Rosaire ; le livre de prière des petits et le bréviaire des pauvres, qui nous présente les grands mystères de la rédemption et de la sanctification.
- dans les Statuts ; comme la volonté de Dieu pour nous et comme moyen indispensable de notre sanctification.
- dans la marque de détresse des plus pauvres des pauvres ; dans l’homme affligé, nous ne recherchons que la face de Jésus, avec Lui, pour Lui et en Lui.
- dans nos cœurs ; comme habitude et présence divine.
- dans nos vies ; comme amour tendre et personnel de Dieu pour nous, Ses enfants.
- dans nos demeures ; comme le don gratuit d’un Dieu généreux et,
- dans la création ; comme la beauté, la majesté et la splendeur du Père.
Nous ferons usage de tout ce qui se présente dans nos vies de tous les jours, comme moyens vivant de Dieu pour entrer dans Sa contemplation et grandir dans la foi et une communion plus profonde avec tous.
Lettre aux LMC
Chers frères et sœurs LMC, on dit que « les grandes œuvres sont accomplies non par la force mais par la persévérance ». Notre Sainte Mère Teresa bien-aimée avait l’habitude de dire : « Ce qui importe ce n’est pas le succès, mais la fidélité ». Quand Jésus a dit sur la Croix : « Tout est accompli » (Jn 19 : 30) qu’a-t-Il voulu dire par là ? voulait-Il dire que Sa vie, Son œuvre et Sa mission sur la terre furent un grand succès ou qu’Il avait accompli fidèlement et parfaitement l’œuvre que Son Père Lui avait confiée ? La crucifixion fut-elle une grande victoire ou un échec complet aux yeux des hommes, pour les peuples de ce monde ? Jésus, le Sauveur, le grand faiseur de miracles, le plus grand Maître de tous les maîtres que le monde n’ait jamais connu est maintenant suspendu entre ciel et terre sur un arbre ! Est-ce que quelqu’un de bon sens et sain d’esprit peut conclure que l’événement de la crucifixion fut une victoire, un succès ? Au lieu de cela, ne pourrions-nous pas dire que la vie de Jésus aussi fut un échec complet ! Ce qui fut important pour Lui ne fut pas une histoire de succès, mais de fidélité à la volonté et à la mission du Père. Il n’a pas été envoyé sur la terre pour plaire aux hommes mais pour sauver les hommes. Il n’est pas venu pour nous libérer de la souffrance et de la peine, de l’inconfort et de la tristesse, mais pour nous apprendre comment les accepter dans la paix et la joie, et faire de nous des canaux de grâce pour nous-mêmes et pour tous les hommes de bonne volonté.
Chers laïcs Missionnaires de la Charité, chaque jour et de mille façons nous sommes appelés à renouveler notre vocation de suivre Jésus de façon plus étroite, plus fidèle, de façon plus inconditionnelle, avec plus d’élan dans notre cœur, plus généreusement et avec plus de joie. Ce n’est pas le renouvellement d’une simple formule, mais un appel à être plus parfait, plus miséricordieux, plus saint, plus patient et plus fidèle comme notre Père Céleste est parfait, miséricordieux, Saint… etc.… (Mt 5 : 48, Luc 6 : 36, P 1 : 16)
Pouvons-nous dire que Dieu est heureux de nous avoir créés, de nous avoir appelés à être des Laïcs Missionnaires de la Charité… ? Il ne recherche pas le succès mais Il nous veut réellement fidèles jusqu’au bout, afin que nous aussi nous puissions dire comme et avec Jésus : « Père, l’heure est venue, glorifie Ton Fils……Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’oeuvre que tu m’avais donné à faire » (Jn 17 :1). Saint Jean dit par ailleurs : « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, Il les aima jusqu’au bout » (Jn 13 : 1). Laïcs Missionnaires, qui est votre modèle ? Qui dites-vous suivre ? … Mère Teresa de Calcutta ou Notre Seigneur Jésus-Christ, qu’elle essaya de suivre de toute ses forces et de toutes les fibres de son être, dont elle essaya tout au long de sa vie d’étancher la soif sur la Croix pour l’amour des âmes ? C’est Jésus qui nous a appelés à Le suivre comme les apôtres, comme des saints hommes et femmes de Dieu, comme Mère Térésa de Calcutta. La possibilité de suivre le Seigneur dans le renoncement et la soumission, est encore possible comme ce le fut au temps de Jésus et après.
Tous, nous sommes appelés à une grande « metanoia » – conversion des cœurs, à faire des choses non pas pour des raisons humaines et naturelles, mais purement pour l’amour de Dieu ; à voler vers Dieu des deux ailes, à l’aide de l’amour de Dieu et à l’aide de l’amour du prochain. Les deux ailes doivent être d’égales forces pour nous conduire au ciel. Comment pourrions-nous aimer réellement et rendre service de tout notre cœur aux plus pauvres des pauvres si nos deux ailes ne fonctionnent pas ensemble et ne se balancent pas l’une contre l’autre comme elles devraient. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait ! » (Mt 25 : 40). Parole de notre Seigneur et Maître.
Au fil des ans, quelque chose en nous atteint un moment décisif dans la vie spirituelle quand nous devons faire le choix entre Jésus et le monde, entre l’héroïsme de l’amour et la médiocrité, entre la Croix et une vie facile, entre la sainteté et la conformité religieuse seulement passable. Non seulement les personnes mais aussi la communauté entière et tout le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent arriver à cette maturité.
Grandissons-nous réellement en sagesse et en vertus, et par dessus tout dans l’humilité et la charité ? Est-ce que je ne perds pas le zèle initial, la ferveur et l’enthousiasme et ne suis-je pas devenu un Laïc Missionnaire de Charité médiocre, étant conduit plus par la raison que par la foi et l’amour ? Pourquoi irais-je à des réunions alors que j’ai tellement d’autres engagements qui me donnent bien plus de satisfaction… ? De plus il m’est arrivé de connaître des gens du Mouvement LMC de mon groupe qui ne pratiquent pas la charité, qui, selon moi, sont plus des hypocrites que des disciples de notre Mère Teresa. Pourquoi alors irais-je aux réunions et aux prières ? Je pourrais y assister de temps en temps juste pour maintenir le contact et ainsi renouveler mes vœux, car j’aime beaucoup Mère Teresa. Par ailleurs, je ne retire rien des réunions du groupe ; pour moi ce n’est qu’une pure perte de mon temps précieux.
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité, d’abord rappelez-vous qu’il s’agit d’un appel à l’intérieur d’un appel, et que celui qui vous appelle n’est ni votre femme, votre mari ou vos enfants, votre père ou votre mère, prêtres ou religieux, ni même Mère Teresa – NON – c’est Dieu le Tout-puissant en Personne qui vous appelle. Vous devez savoir que c’est un très précieux don de Dieu et que vous ne devez pas le perdre ou le laisser s’en aller ou être dérobé par le mauvais.
Restez fidèle à votre appel. N’ayez qu’un seul cœur, qu’un esprit, qu’une âme sur votre chemin vers Dieu. (Actes 4 : 32). Vous êtes appelés à construire et non à démolir ou détruire. Au lieu de se plaindre et de grogner, il est mieux de prier en silence en utilisant les mêmes mots que Jésus : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23 : 34).
N’est-il pas mieux « d’allumer une bougie plutôt que de maudire les ténèbres ? »
Père Sébastian Vazhakala M.C.
Lettre de Mère Teresa aux LMC
LDM 2/5/90
Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus dans vos cœurs et partagez cette joie
avec tous ceux que vous rencontrez, en particulier avec votre famille.
Priez toujours ensemble et vous resterez ensemble.
Soyez seulement tout à Jésus par Marie.
Prions. Dieu vous bénisse.
M.Teresa mc
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Dimanche de Pâques 2017
“Seigneur Jésus, ouvre les écritures pour nous,
Fais brûler nos cœurs quand tu nous parles. Alléluia, alléluia”
Nous célébrons le plus grand événement dans la vie de l’Eglise et dans nos propres vies, l'événement pascal de la mort et de la résurrection de Jésus.
Jésus, étant le Fils de Dieu, n'est pas venu dans ce monde en touriste, ni en vacances. Jésus n'est pas venu dans le monde pour rendre visite à quelques uns de ses bons amis. Il n’est pas venu amasser beaucoup d’argent. Il n’est pas venu dans notre monde pour prendre du bon temps, pour profiter de la vie, il n'a pas non plus voulu naître dans une famille aristocratique.
Il était riche, en lui-même, le plus riche, le plus puissant, le plus sage, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Mais il n’a pas revendiqué son égalité avec Dieu. Au contraire, librement, il a renoncé à tout ce qu’il avait et a pris la condition de serviteur. Il a pris notre nature humaine fragile sans tomber dans le péché. Il a été le plus humble et doux de cœur. Ainsi Il a pu obéir jusqu’à mourir, mourir sur une croix ce Vendredi Saint. Avec un grand cri et dans les larmes, Jésus a présenté ses prières et ses supplications à Dieu, son Père. Parce qu’Il était humble et soumis, Dieu l’a écouté. Bien qu’il soit le Fils de Dieu, Il a pourtant appris à obéir par ses souffrances, sans limites ni conditions. Il a obéi à son Père promptement, joyeusement et sans aucune question.
" C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l'a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père." (cf. Phil. 2, 6-11, Héb 5, 7-10).
Alors, aujourd’hui, c’est la fête de toutes les fêtes dans la Mère l’Eglise, et pour tous ceux qui obéissent comme et avec Jésus. Jésus en parlant à Sainte Teresa de Calcutta parlait des vœux de pauvreté, de chasteté, d’obéissance et de charité – la pauvreté de la croix, l’obéissance de la croix, la charité de la croix, et des victimes de son amour. Nous ne serons pas capables de vivre notre vie religieuse sans l’expérience du Vendredi Saint. Le Dimanche de Pâques est né du Vendredi Saint. Le Vendredi Saint a donné naissance au dimanche de Pâques, et ils sont devenus inséparables. Il n’y a pas de dimanche de Pâques sans Vendredi Saint, même pour nous, qui sommes faibles, pécheurs et misérables !
Les apôtres ont vécu ce Vendredi Saint dans une terrible peur, dans le désespoir, la tristesse et le chagrin, car ils n’avaient pas encore compris les paroles de Jésus concernant l’événement du troisième jour. Ils n’avaient pas le compte-rendu des témoins. Ils étaient eux-mêmes les témoins. Ils n’avaient pas encore l’Eglise.
Les apôtres voyaient la Tête et croyaient en l’Eglise. Nous, nous voyons l’Eglise et croyons en la Tête, c’est-à-dire Jésus comme la Tête du corps mystique, écrivait saint Augustin d’Hippone. Ils n’avaient pas encore les basiliques et les églises pour prier et pour croire… pour croire et adorer. Ils n’avaient pas des communautés dédiées à la prière, à la pénitence et aux œuvres de miséricorde. Ils n’avaient pas non plus des papes et des saints comme nous les avons aujourd’hui, pour regarder vers eux pour nous inspirer et nous guider, avec leurs convictions et leur engagement. Ils ne célébraient aucune solennité de vigile Pascale . La célébration du premier dimanche de Pâques était si différente de ce que nous célébrons aujourd’hui. Pour eux c’était un jour plein de tristesse et de confusion. Même le corps de Jésus ne pouvait être trouvé ce matin du premier dimanche de Pâques. Personne ne savait qui avait ouvert la tombe scellée, qui avait volé son corps. Plus de peur, plus de consternation et plus d’étonnement. Et, plus de doute, de questions, de sentiments de perte, de vide et de désespoir !
Ils n’avaient pas non plus le cierge pascal, la bénédiction des éléments primordiaux comme l’air, le feu, l’eau et terre pendant la Vigile Pascale. Ils n’avaient pas encore le cierge pascal comme symbole de Jésus lumière et vie du monde. Ils ont vu Jésus la plupart du temps avec des yeux humains ; ils ont aimé Jésus avec leurs cœurs humains ; et ils ont suivi Jésus par amour humain. Leurs yeux étaient fermés à la compréhension des écritures, alors leurs intelligences et leurs cœurs devaient être ouverts à la fraction du pain.
Une des choses les plus importantes que le Seigneur ressuscité ait faite, fut de faire croire aux apôtres à sa résurrection le troisième jour. Sa venue dans le monde aurait été un échec complet s’ils avaient été seulement les témoins privilégiés de la dernière cène, de son agonie au jardin de Gethsémani, de sa trahison et de son arrestation, de son reniement et du procès, de sa flagellation et du couronnement d’épines, des moqueries et du ridicule. Et finalement de sa mort très douloureuse et infâme sur la croix entre deux criminels.
Heureusement pour nous, les quatre évangélistes ont ajouté un ou deux chapitres à leurs évangiles : le 28ème chapitre de saint Mathieu, le 16ème chapitre de saint Marc, le 24ème chapitre de saint Luc et les 20ème et 21ème chapitres de saint Jean. Ces cinq chapitres ont réalisé des changements radicaux dans l’histoire et le mystère de notre salut. C’est ici que nous commençons à comprendre pourquoi saint Jean l’évangéliste nous donne en détail le dernier et septième signe dans son évangile contemplatif : la résurrection de Lazare, qui était dans la tombe depuis quatre jours.
La résurrection de Lazare fut le prélude à la propre résurrection de Jésus du tombeau au troisième jour. Aux cœurs brisés et affligés par la douleur de la séparation du seul frère de Marie et Marthe, Jésus a révélé le plus grand mystère des mystères et le miracle des miracles : la résurrection de Lazare et la résurrection de Jésus. Jésus voulait que Marthe croit qu’Il est la résurrection et la vie. Ceux qui croient en Jésus vivront, même s’ils meurent, et ceux qui vivent et croient en Lui ne mourront jamais… est-ce que nous croyons cela ? (cf. Jn 11, 25-26)
Ensemble avec Marthe, faisons un acte de foi profond, disons : "Oui, Seigneur, je le crois: tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde" (Jn 11, 27), tu es celui qui ressuscita des morts le troisième jour. Jésus voulait que les M.C. soient Marie et Marthe, qui furent témoins des deux miracles : le miracle de la résurrection de Lazare, leur frère, après quatre jours au tombeau, et aussi du plus grand miracle, la résurrection de Jésus lui même du tombeau après trois jours. Marie et Marthe furent aussi parmi les premièrs témoins de la résurrection de Jésus.
Nous aussi, nous sommes appelés à être les témoins du Seigneur ressuscité, en relevant beaucoup de personnes qui vivent dans le désespoir et l’ombre de la mort. Quand nous vivons les trois importantes vertus théologales de la foi, l'espérance et la charité, nous sommes des témoins de la résurrection de Jésus, et avec l’expérience de la joie du Seigneur ressuscité nous pouvons aller vers ceux qui vivent dans le désespoir et les ténèbres de la haine, de la colère et de la dépression. Nous sommes un peuple pascal ; alléluia est notre chant quotidien.
Quand nous allons avec Jésus visiter des personnes spirituellement mortes, nous pouvons témoigner de leur résurrection , peu importe depuis combien de temps elles étaient ensevelies dans le tombeau de leur propre moi. Seul Jésus peut donner la vie. Seul Jésus peut rallumer l’espoir de ceux qui vivent dans le désespoir. Parce que nous croyons en la résurrection de Jésus, nous pouvons traverser les nombreuses expériences de Jeudi Saint et de Vendredi Saint. Ils ne nous écraseront pas. Les âmes sortiront des tombeaux par nos prières, nos pénitences et nos œuvres de miséricorde. Une nouvelle vie fraîche, pleine de joie, commencera à nouveau.
Heureuse et sainte fête de Pâques à tous. Louons le Seigneur, Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité, alléluia, alléluia, alléluia !
Que Dieu vous bénisse !
P. Sébastien Vazhakala m.c.
Dimanche des Rameaux, 9 avril 2017
"Votre croix est la source de toutes les bénédictions, la cause de toutes les grâces. Par la Croix, les fidèles reçoivent la force de la faiblesse, la gloire du déshonneur, la vie de la mort "
(Pape Saint-Léon le Grand).
« Aujourd'hui, vous serez avec moi au Paradis » (Lc 23, 43)
Les temps de Carême et de Pâques sont censés être des temps de printemps pour nos esprits déchus, pour nos cœurs glacés, pour nos langues à double tranchants, pour nos esprits corrompus et confus ... C'est le moment acceptable, c'est le temps du salut. « C'est le jour que le Seigneur a fait. Réjouissons-nous et soyons heureux »
Si nous avons fait notre pèlerinage de carême de charité, de prière et de pénitence avec Jésus, dans et par notre Mère l'Eglise, nous pouvons continuer notre voyage joyeux et plein d'espérance avec le Seigneur ressuscité, comme l'ont fait les deux disciples d'Emmaüs le premier jour de la semaine et le troisième jour après la mort de Jésus sur la croix au Calvaire.
Les quatre évangiles parlent de Jésus allant au jardin de Gethsémani après son dernier dîner avec ses apôtres. Ce dernier repas ne fut pas un repas paisible à partir du moment où le Maître est sorti de table, a enlevé ses vêtements, a mis une serviette autour de sa taille et a commencé à laver les pieds de ses apôtres (Jn 13: 4,14). Cela a vraiment dérangé ses hommes. Pire encore fut sa prédiction des reniements et de la trahison de deux d'entre eux, du «groupe noyau» des hommes. Le premier était celui que Jésus avait désigné comme la tête et le chef et l'autre était celui qui tenait la bourse et s'occupait des questions d'argent.
La nuit qui suivit fut tragique pour Jésus et pour ses hommes, qu'il a appelé à lui, pour être avec lui, pour sortir et proclamer, pour donner leurs vies pour leurs amis. Ont-ils vraiment compris le sens et la signification de l'enseignement profond et radical de Jésus à ceux qui ont tout laissé pour le suivre ? Cette nuit de la Pâque a apporté plus de confusion, de tristesse et de désespoir dans les cœurs et les esprits des apôtres. Vont-ils sortir de la soi-disant «tombe du désespoir», du désordre et de la confusion ?
Ce fut la nuit la plus sombre de la naissance de l'Église, qui devait durer non seulement une ou deux générations, mais durant toutes les générations à venir. La pluie tombera, les rivières déborderont, et le vent soufflera contre la maison de Dieu (Mt 7, 24-27). Lorsque nous parcourons l'histoire de l'Église, cela s'est produit depuis son début jusqu'à maintenant. La maison de Dieu continuera d'être combattue. Mais la puissance de l'enfer ne pourra pas la vaincre (Mt 16, 16-19). L'Église est construite sur le roc qui est le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Christ. Le grain de blé est tombé en terre, est mort et s'est relevé (Jn 12, 24).
Ici, j'aimerais inviter les lecteurs à réfléchir aux sept dernières paroles de Jésus prononcées depuis la chaire de la Croix. Cependant, je voudrais me limiter à l'un des sept versets que Jésus à dit depuis la Croix à cause du manque de temps et d'espace.
Tout d'abord le contexte. C'était le premier Vendredi Saint : Jésus était suspendu à la croix entre deux voleurs pendant plus de trois heures. Au-dessus de sa tête, il y avait les mots écrits en hébreu, grec et latin, les langues les plus importantes de l’époque : « Jésus, le Nazaréen, roi des Juifs (I.N.R.I.) ». Au pied de la croix se tenait Marie, sa mère, la femme parfaite et obéissante dont le seul désir dans la vie était d'accomplir la volonté de Dieu aussi parfaitement qu'elle le pouvait. Il y avait aussi saint Jean, le disciple que Jésus aimait.
Jésus parla tout d'abord à Dieu, son Père. Il appela deux fois : « Éli, Éli, lemà, sabactani ? », ce qui signifie: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46). Dans deux autres versets, Jésus s'adresse à son Père de sa manière habituelle et: affectueuse : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23, 34); « Père, entre tes mains, je remets mon esprit » (Lc 23, 46). Selon l’évangile de Jean, Jésus a confié sa Mère bien-aimée à son disciple bien-aimé, saint Jean, qui se tenait au pied de la croix avec Marie, en disant: « Femme, voici ton fils !» (Jn 19, 26) et au disciple que Jésus aimait : «Jean, voici ta mère ! » (Jn 19, 27).
Jésus parla non seulement à son Père depuis la croix, non seulement à sa Mère chérie et à son disciple bien-aimé, mais il parla également à l'un des voleurs qui pendait sur la croix, qui demanda à Jésus d'avoir pitié de lui, de se souvenir de lui quand Il sera dans son royaume. Quelle incroyable reconnaissance, quel acte de foi et quelle confession de ses péchés. Sans entrer dans les détails, le «bon larron» a avoué en disant : Nous le méritons, ce qui signifie cette crucifixion, mais cet homme n'a rien fait de mal. De la croix, le «bon larron» a fait une correction fraternelle, en disant à l'autre voleur qui insultait Jésus : «Tu ne crains donc pas Dieu ? Tu es pourtant un condamné toi aussi. Et puis, pour nous c'est juste, après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n'a rien fait de mal ». Après avoir corrigé son frère qui se trouvait allongé comme lui et avec lui sur la croix, il se tourna vers le Roi des rois et dit : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ».
Jésus lui dit : « Amen, je te le dis: aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (cf. Lc 23, 40-43).
Jésus a montré un amour et une miséricorde héroïques envers le bon larron, qui s'est confessé à lui. Les deux étaient suspendus à la croix. Les deux étaient dans une agonie mortelle. Le pécheur et celui sans péché. Nous voyons ici la personne de Jésus et le but de sa venue sur la terre. Jean, l'évangéliste a écrit: « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Comme c'est vrai ! Jésus nous a appris à être miséricordieux comme notre Père céleste est miséricordieux ; il a montré de la miséricorde pour le voleur qui, avec humilité et foi, s'est tourné vers celui qui se trouvait allongé sur la croix comme lui, et pourtant il a reconnu Jésus non seulement comme innocent, mais aussi comme Roi et sauveur : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». La réponse de Jésus n'a pas été ni une réprimande ni un jugement, mais une réponse de pitié: «Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le paradis » (Lc 23, 43).
Nous avons beaucoup à apprendre. Il y a encore beaucoup de place en nous pour le changement, pour le renouvellement, pour la croissance, pour l'humilité, l'humanité et l'amour. La détermination et la décision sont des facteurs indispensables pour grandir en sainteté. Bien que nous ne soyons pas sur la croix comme les voleurs, nous aussi, nous partageons leur infidélité, leurs péchés, leurs échecs et leurs faiblesses. Nous pourrions facilement et à maintes reprises dire ce que le bon larron a dit à l'autre voleur: « ... Pour nous c'est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n'a rien fait de mal…. » (Lc 23, 41). Nous aussi avons besoin de prier Jésus en disant : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 42).
Je souhaite à chacun de vous une très heureuse et sainte fête de Pâques et un très fructueux et joyeux temps de Pâques qui nous prépare à la grande fête de la Pentecôte.
Avec toute mon affection et ma prière.
Dieu vous bénisse.
Pr. Sebastian Vazhakala m.c.
11.03.17

Rencontre du groupe des LMC avec le père Sebastian M.C., Paris le 07/02/2017 chez les sœurs MC.
Étaient présents : père P. Pignel, Michèle, Marthe, Mona, Jacqueline, Isabelle, Gisèle, Karine, Gérard, Ernestine, Laurent et Anne que nous remercions particulièrement pour avoir assuré la traduction simultanée de toute cette rencontre. Nous étions en communion avec Fabienne, Gisèle et Zohra qui étaient empêchées de venir pour des raisons de santé, avec Inmaculada qui était en cours et avec Inès qui, sur le trajet pour se rendre chez les sœurs, a dû faire transporter Guillaume à l'hôpital pour une crise d'asthme.
Nous remercions très vivement le père Sebastian qui a pris sur son temps après une nuit de voyage pour nous enseigner sur le charisme des LMC en illustrant son propos par le commentaire de l'évangile du dimanche précédent : Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde.
Enseignement du père :
Mère Teresa a écrit le 3 décembre 1947 : Aujourd’hui à la Sainte Communion, j’ai entendu Jésus dire « Je veux des religieuses indiennes, victimes de Mon amour, qui seront à la fois Marthe et Marie, tellement unies à Moi qu’elles rayonneront Mon amour sur les âmes. Je veux des religieuses libres revêtues de la pauvreté de la croix. Je veux des religieuses obéissantes, revêtues de l’obéissance de la croix. Je veux des religieuses libres pleines d’amour, revêtues de la charité de la croix »
Ainsi nous refaisons le chemin vers la racine, et cette racine c’est la croix. La croix de Jésus. Cette racine définit la vocation des Missionnaires de la Charité. La vocation des religieux, des religieuses ou des laïcs MC c’est : Aimer, Souffrir, Sauver des âmes.
L’amour mène à la souffrance. Le rachat des âmes commence par l’amour. La motivation c’est l’amour. La souffrance c’est le moyen et le but est de sauver des âmes. Autrement dit on ne peut pas sauver des âmes sans l’amour et la souffrance. Le charisme des LMC se résume en trois mots : AIMER, SOUFFRIR, SAUVER DES ÂMES.
Il y a tant de souffrance dans le monde, mais pas toute cette souffrance n’est mélangée à l’amour. Mais pour nous, notre souffrance doit être l’expression de l’amour. Et je vous pose ici la question : « Y a-t-il ici
quelqu’un qui n’a pas souffert ? »
Je me souviens de Jacqueline de Decker. Elle est venue à Paris en 1988 pour une réunion de coopérateurs. Jacqueline était là, Mère Teresa,.... Jacqueline a subit 40 interventions chirurgicales. Elle fut l’alter ego de Mère Teresa. A chaque fois que Mère Teresa avait une affaire importante à réalise aussi, Ann Blikie..., alors à ce moment là, mystérieusement, Jacqueline devait subir une intervention chirurgicale. C’est ainsi que travaille le Seigneur. Je le répète, notre vocation est d’aimer, de souffrir, de sauver des âmes.
C’est une vocation très simple, basée sur la spiritualité de Ste Thérèse de Lisieux : « Faire des choses ordinaires, avec un amour extraordinaire ». Elle a dit : « Je ne gaspillerai rien ; chaque soupir, chaque regard, chaque action, chaque mouvement sera un acte d’amour divin ». La vie spirituelle devient simple, et c’est pour cela que Ste Thérèse n’a rien fait de spectaculaire. Et la spiritualité de Ste Thérèse de Lisieux peut être vécue plus facilement. On n’a pas à faire de grandes choses. Pas besoin d’aller dans les rues, de crier sur les toits. On peut faire de grandes choses chez soi. Notre sainteté ne dépend pas de choses extraordinaires, mais de choses très simples, faites avec un amour extraordinaire. Et c’est ce que nous devons apprendre à faire, sinon nous allons gaspiller nos vies. Nous avons beaucoup d’opportunités, d’occasions, pour mettre en pratique cette forme d’amour.
Nous pouvons vivre la vie de tous les jours avec un esprit nouveau et en acceptant la souffrance avec joie, tous les inconvénients de la vie et toutes les souffrances que nous avons et ne pas les gaspiller, utiliser toutes ces occasions. Les LMC doivent apprendre à faire cela et l’évangile de dimanche dernier était un magnifique exemple de comment faire cela.
Avant-hier, dimanche, l’évangile était : « Vous êtes le sel de la terre, la lumière du monde. » Je ne sais pas ce que vous en avez pensé. Quand on pense au sel, le sel est quelque chose de très simple. En anglais on dit du sel commun. Quand on met du sel sur de la nourriture, qu'arrive-t-il au sel ? Le sel est absorbé et on ne retrouve plus le sel mais la nourriture est aromatisée. C’est comme Jésus dans nos vies. Comment nos actions deviennent-elles salées? Et le sel c’est l'amour. Et chaque fois qu’on reçoit la sainte communion c’est comme si on rajoutait du sel à nos aliments. Jésus devient une partie de nous- mêmes. Jésus perd son identité à lui comme le sel. Il donne un goût à la nourriture comme cette nourriture donne un goût à nos actions. Pour moi, ceci est très important, cette comparaison du sel et de Jésus dans nos vies. Avant l’invention de la réfrigération, on utilisait du sel afin de conserver les aliments. Si on ajoute du sel cela fait perdurer la nourriture et cela veut dire que le sel conserve et évite la corruption. La corruption veut dire que ça se décompose et la présence de Jésus en nous évite la corruption. Corruption par le péché : la malhonnêteté, la colère, la jalousie, l’avarice et tous les péchés capitaux et les autres péchés qui nous corrompent. Jésus, le sel du ciel, sous forme de pain et de vin, devient partie de nous-mêmes, vient en nous pour nous protéger de la corruption. C’est très important. Et Jésus dit ensuite « si le sel devient fade,...il ne vaut plus rien : on le jette dehors ». Quand le chrétien perd l’amour, il n’est plus bon à rien, ni pour lui-même, ni pour les autres. Techniquement on peut faire partie de l’Eglise mais en réalité on n’en fait pas partie comme Jésus l’entend. Car comme le sel qui a perdu sa saveur, nous, si nous n’avons pas l’amour de Jésus en nous, nous sommes inutiles et nous ne sommes pas de l’Eglise.
C’est la même spiritualité de l’amour chez Ste Mère Teresa et chez Ste Thérèse de
Lisieux : « Faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire ». Cette comparaison entre le sel et notre ferveur est comparée avec Jésus dans le pain de vie. C’est pour cela que la sainte messe et la sainte communion sont absolument nécessaires pour conserver le vrai esprit. C’est très intéressant. On peut faire un parallèle avec la nuit mystique de Mère Teresa. Si on observe le sel qui perd sa substance et Jésus qui peut perdre son identité en nous. La nourriture qui est salée reste salée. Dans la vie en Christ on peut voir que Jésus peut se retirer de nos vies mais laisser le goût salé en nous. Autrement dit, quand la nourriture est salée, on a le goût du sel mais on ne voit pas la substance sel au niveau de la vue. On ne le voit pas mais on le sent. Dans la nuit mystique, Jésus est bien là, mais on ne le voit pas, on ne le sent plus. On peut remarquer la même chose chez Ste Thérèse de Lisieux. Le centre de sa vie c’était l’amour alors elle a dit « Au cœur de l’Eglise, ma mère, je serai l’amour »
Le coeur de toute chose dans la vie c’est Jésus, car Jésus c’est l’amour. Mère Teresa n’était pas importante pour elle-même, mais comme Jésus demeurait en elle, c’est ça qui était important. Ce qui est important c’est Jésus vivant en Mère Teresa, comme Nazareth n’était pas important avant l’arrivée de Jésus. Comme Marie et Joseph qui n’avaient aucune importance dans la vie avant l’arrivée de Jésus. C’est pareil pour les saints,
tous les saints. Saint Vincent de Paul par exemple, Sainte-Thérèse de Lisieux, Sainte-Thérèse d’Avila, tous les saints, Mère Teresa, etc....et il en va de même pour chacun d’entre nous, si Jésus n’est pas dans ma vie, ce qui me rend important c’est Jésus. Notre spiritualité est Christo centrée. Pour nous, c'est Lui qui est notre sens, notre substance, car notre spiritualité est christique. Elle est basée sur deux aspects inséparables : Jésus reçu dans le Pain de Vie, aimé et adoré et Jésus dans le plus pauvre pour être aimé et servi. Ce sont deux aspects d'une même réalité. Là est le charisme. Ces deux réalités sont inséparables, d'ailleurs dans chaque maison des sœurs M.C., il y a deux tabernacles avec Jésus présent dans le Saint Sacrement et Jésus présent dans le plus pauvre. C’est le cœur de la vie des MC. Les deux tabernacles sont indispensables. Même dans nos maisons, autour de nous, il faut que les personnes qui vivent avec moi deviennent un autre tabernacle pour moi et ainsi mon respect pour les individus doit changer, car alors Jésus est reconnu dans l’autre et il doit être aimé et servi. C’est le cœur et le charisme de la spiritualité des MC. Et cela s’exprime par les 7 œuvres corporelles (par ex. donner à manger à ceux qui ont faim) et par les 7 œuvres spirituelles de miséricorde (comme instruire les ignorants....Chacun d’entre nous a besoin d’être instruit !). En comparant les œuvres corporelles et spirituelles, ce sont les œuvres spirituelles qui sont le plus difficiles à mettre en œuvre.
Vous êtes la lumière du monde :
Ici, vous voyez, le néon donne de la lumière. Mais vous savez que le néon par lui-même ne peut donner de la lumière s’il n’y a pas d’électricité. Sans l’électricité le néon est inutile.
Le chrétien est comme la lampe qui brille pour les autres. Il est inutile sans le Christ qui est l'électricité. Et on peut voir une lampe mais pas l’électricité. L'effet de l’électricité est la lumière, et l’effet de l’amour de Jésus est vu à travers les chrétiens. Et c’est pour cela qu’on a l’exemple des saints comme Mère Teresa à qui Jésus a dit : « Viens, sois ma
lumière » et non pas « Viens, sois la lumière »! Et Il lui a dit « Sois si unie à moi que tu irradies mon amour sur les autres ». L’amour humain n’est pas suffisant. Nous avons besoin de l’amour divin qui demeure. Notre amour ne dure pas... En grec il existe 4 mots pour dire l’amour et le quatrième est Agapé. C'est un amour indéfectible, invincible. Quoi que vous fassiez de moi je vous aimerai toujours ! C’est cet amour que Jésus a montré sur la croix. C’est ainsi que Jésus a pu dire « Père, pardonne leur....
». Cet amour est aussi transformé en pardon et en pardon des ennemis. Nous ne pouvons pas pardonner à nos ennemis avec l’amour humain et c’est en pardonnant que nous sommes pardonnés par le Seigneur. Et c’est par le pardon qu’on voit Dieu à travers les autres. C’est ainsi que Jésus a prié et a pardonné au bon larron. Au lieu de lui dire « Tu as volé, dérobé les biens des autres, etc.... » Il lui a dit « Aujourd’hui tu seras avec moi au paradis » ; C’est l’exemple de l’amour invincible de Jésus, car Jésus
a souffert pour le bon larron qui a été humble. A la différence de l’autre larron, ce larron a été humble et il a dit « nous avons mérité ce châtiment car nous avons fait le mal ». Il s’est alors retourné vers Jésus et a dit « Pardonne moi et souviens toi de moi ». C’était un acte profond de foi. Pour le bon larron Jésus était le roi et Jésus a été capable de le sauver. C’était la différence avec l’autre larron. L’un avait la grâce et l’autre ne l’avait pas. C’est un peu la même différence qu’entre Pierre et Judas. Pierre a eu la grâce de se repentir et Judas n’a pas eu cette grâce. Comme dit Thérèse de Lisieux, dans les deux cas on est devant un grand mystère. Un grand mystère qu’on ne peut pas expliquer. Pourquoi l’un a reçu la grâce et l’autre non ? Mais chez Pierre et le bon larron, on remarque une chose, les deux étaient humbles. L’humilité sauve. Sans l’humilité notre vie devient un gros problème. On peut le remarquer chez les saints. On ne trouvera jamais une personne orgueilleuse canonisée. Nous sommes tous dépendants de Dieu.
Selon Saint Thomas d'Aquin, un des piliers de l'humilité est la vérité : tout ce qui est bon en moi vient de Dieu. Même là ou je suis né. Nous n’avons pas choisi notre lieu de naissance, nous n’avons pas choisi nos parents, ils nous sont donnés par Dieu. Je ne peux pas être orgueilleux ou avoir un sentiment de supériorité car je viens d’ici ou de là. Ce qui est important ce n’est pas d’où je viens, mais ce que je fais de ma vie. Cela est important.
Ce que je fais de ma vie relève de mon choix, mais non pas de là où je viens. Et ainsi il faut que nous utilisions le temps et le lieu avec profit, pour les faire fructifier pleinement et ne pas gaspiller du temps en disant, je viens d’ici ou d’ailleurs. Je dois utiliser le temps. Je ne dois pas gaspiller mon temps, car le temps m’est donné par Dieu. C’est très important, comment je vis ma vie et comment j’utilise tous les dons de Dieu. Je dois être créatif et non destructeur. Et seul l’amour peut-être créatif, car Dieu a tout créé par amour et ses créatures doivent recréer tout par amour. Ainsi l’amour doit être compris, accepté et utilisé. C’est pour cela que chacun
d’entre nous a pour vocation l’amour. Notre vocation est d’aimer ! Seul l'amour est créatif, constructif et Dieu est amour. Et l’amour ne peut pas créer quelque chose de mal ou de méchant. L’amour ne peut que créer l’amour. Dieu n’a pas créé quelque chose de mal ou le mal. Il est impossible pour l’amour de créer le mal. Quand on pense à Jésus qui a choisi Judas. Jésus n’a pas choisi Judas pour qu’il le trahisse. C’est impossible, cela voudrait dire qu’il aurait choisi quelqu’un pour faire le mal. Judas était libre. C’est la même chose pour les religieux. Le Seigneur les choisit pour faire le bien et non le mal. Le Seigneur n’appelle pas les personnes pour faire le mal. Cependant avec ma liberté je peux aussi aller sur le mauvais chemin. Les personnes humbles, quand elles reconnaissent qu’elles sont sur le mauvais chemin, reviennent, comme Pierre. Pierre a renié Jésus trois fois, c’était aussi mauvais, mais il était humble et il a reconnu sa faute. Il est retourné vers Jésus. Il a demandé pardon. Il a regardé Jésus et Jésus l’a regardé et il est sorti, et il a pleuré et ainsi Pierre a toujours été humble. Alors Dieu peut travailler avec les personnes humbles. Le Seigneur ne cherche pas les personnes parfaites. Le Seigneur cherche les personnes humbles et Dieu ne peut travailler qu’avec les humbles. C’est pour cela que si nous sommes humbles, Dieu peut travailler avec nous. Dieu peut nous utiliser. Tous les saints étaient humbles, ils ont permis à Jésus de les utiliser.
Mère Teresa a dit: "Je suis un crayon dans la main de Dieu". Cela c’est l’humilité. Ste Bernadette Soubirous a dit "Je suis le balai de la Sainte Vierge. Pour nettoyer et quand elle veut elle le prend et l’utilise et quand elle ne le veut pas, elle le met au placard. Et je suis ce balai". C’est là l’humilité. Quand nous sommes humbles, Jésus peut nous utiliser et nous utilise.
14.01.17
23 décembre 2016
Quelques réflexions sur le Magnificat
« Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! » (Lc 1, 49)
Ceux qui prient la liturgie des heures, surtout les vêpres, prient chaque soir le cantique de Marie, dit le Magnificat. Cette incroyable prière de la Mère de Dieu est l'un des hymnes chrétiens qui reconnaît et exprime très profondément notre lien inséparable de l'amour de Dieu pour nous et de notre amour pour Dieu.
Le contexte est la rencontre de la mère de Dieu avec sa cousine Elisabeth, qui dans sa vieillesse était dans son sixième mois de grossesse. Marie, la Vierge de Nazareth, avec Jésus dans son ventre, va en hâte rencontrer sa cousine Elisabeth. Cette rencontre fut sacramentelle, rédemptrice et joyeuse. La rencontre fut purement basée sur l'amour. L'enfant à naître dans le ventre d'Elisabeth reconnut la présence de l'enfant à naître de Marie. Pendant que Marie et Elisabeth se rencontraient, il y avait aussi la rencontre des deux bébés à naître, le Rédempteur et le racheté.
Il y eut un sentiment de joie, et l'enfant à naître dans le ventre d'Élisabeth bondit de joie. Ste Teresa de Calcutta parlait souvent de la rencontre de la Mère de Dieu avec son précurseur, St Jean-Baptiste. Le Magnificat est la prière de gratitude de Marie, sa foi, son espérance, son amour et son humilité, qu'elle a exprimés en paroles. Elle commence par : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur … » Ici je ne cite pas tout le texte du Magnificat, mais seulement ces versets, sur lesquels je voudrais faire quelques commentaires.
En toute humilité, la Vierge de Nazareth a pris conscience de la main du Tout-Puissant en la choisissant pour être la Mère Vierge du Messie. Marie chante : « Désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! » (Lc 1, 48). Heureux est le jour où, comme Marie, nous sommes capables de reconnaître et de voir dans le cantique spirituel de Marie le reflet de notre vocation et de notre mission.
L'humilité est un don et une vertu. Même si c'est un don, il doit être cultivé jour après jour.
Que signifie être humble ? Qui est vraiment une personne humble ? Jésus a parlé de lui-même comme de l'humble. Il alla jusqu'à nous apprendre l'humilité de son cœur : « Apprends de moi, car je suis doux et humble de cœur ...» (Mt 11, 29). Notre-Dame se réfère à elle-même comme « la servante du Seigneur » : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38). Elle répète encore dans le grand cantique du Magnificat : « Il s’est penché sur son humble servante… » (Lc 1, 48).
On peut en dire autant de St Joseph. S'il n'était pas un homme humble et charitable, il n'aurait pas écouté l'ange, et il n'aurait pas accepté Marie comme sa femme quand il découvrit qu'elle attendait un enfant.
La vertu d'humilité se trouve dans toute personne sainte. C'est une condition préalable à la sainteté. L'humilité signifie alors : tout ce qui est bon en une personne vient de Dieu, qui est la source de toute bonté, de la miséricorde et de l'amour. L'humble ne nie pas la vérité mais il attribue tout ce qui est bon en lui ou en elle à Dieu et devient de plus en plus reconnaissant à Dieu, qui est le seul auteur de tout bien.
Quand nous arrivons à comprendre le don, le mystère et le miracle de notre vocation, nous sommes tous capables de voir le reflet de notre chemin de vie, de notre vocation et de notre mission dans le cantique de la vierge de Nazareth. Non seulement cela ... nous allons voir la vérité du Magnificat, au-delà des mots. Nous allons voir plus clairement la triple révolution dont la Vierge de Nazareth parle dans son cantique. Il est dit, il est chanté pour nous.
La première attaque, pour ainsi dire, concerne le "cœur fier". « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. » (Lc 1, 51). La deuxième catégorie est très liée à la première, à savoir « le puissant ». Que fait Dieu avec les soi-disants puissants ? Il les fait descendre de leurs trônes et il élève les humbles (Lc 1, 52). Le troisième groupe concerne les soi-disants riches, qui ne reconnaissent pas que leurs richesses sont des bénédictions venant de Dieu et qu'ils ont l'obligation de les partager avec les pauvres. Dans le Magnificat, Notre Dame présente un contraste frappant, à savoir, qu'il a renvoyé les riches les mains vides et qu'il comble de biens les affamés.
Les trois groupes sont liés. C'est là la plus grande attaque du diable. St Ignace de Loyola explique comment nous libérer du triple attachement au pouvoir, aux richesses et à l'orgueil ou à la vanité. À la fin de son jeûne de quarante jours, le diable a tenté Jésus contre toutes les vertus basiques. Le danger est quand nous devenons aveugles et ne voulons pas changer nos vies afin de contrecarrer les tentations véhémentes et constantes du diable et mettre un terme aux désirs de la chair (sarx).
St Paul explique magistralement les conflits et la confrontation de l'Esprit (Pneuma), et de la chair (sarx). « Ce que le sarx (la chair, la nature humaine) veut, s'oppose à ce que l'Esprit (Pneuma) veut, et ce que l'Esprit veut s'oppose à ce que le sarx veut. Ils sont deux ennemis et cela signifie que vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez… »
« Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez. » (Gal 5: 16-18).
Pratiquement parlant, ce que le sarx fait est juste l'opposé du comportement que les humains devraient avoir. Quand nous permettons au sarx de travailler en nous, nous devenons vraiment méchants. « On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. » (Ga 5, 19-21).
Dans notre vie spirituelle, nous avons trois ennemis principaux, à savoir : le monde, le diable et le sarx (la chair). Nous pouvons facilement être victimes de ces trois ennemis. Afin de les contrer, nous avons les trois vœux traditionnels, privés ou publics, simples ou solennels, peu importe. Le vœu et la vertu de chasteté, le vœu et la vertu de pauvreté et le vœu et la vertu d'obéissance sont destinés à nous aider à surmonter les trois ennemis, qui continuent à nous attaquer jusqu'à notre dernier souffle. Soyons très conscients de cela et travaillons sur les vertus et les fruits de l'Esprit qui sont à l'œuvre en nous aussi. C'est ici que nous avons besoin d'une vie de prière très forte, d’une vie sacramentelle, des exercices spirituels, comme l'examen quotidien de conscience, la méditation, l'adoration, la prière contemplative, la lecture spirituelle, les confessions fréquentes et...
Ici encore, nous voyons l'œuvre du Pneuma (Esprit). St Paul explique dans la même lettre aux Galates. Il dit: « Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit. Ne cherchons pas la vaine gloire ; entre nous, pas de provocation, pas d’envie les uns à l’égard des autres. » (Gal 5, 22-26).
« C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. » (Gal 5: 1).
Partagez vos biens avec les pauvres. Ici, il peut être approprié de citer St. Jean Chrysostome. Il exhorte avec véhémence les disciples du Christ à voir les besoins des pauvres. Dans ses propres mots: « Voulez-vous donc honorer le corps de Jésus-Christ? Ne le méprisez pas, lorsqu’il est nu et pendant qu’en cette Eglise vous le couvrez d’étoffes de soie, ne lui laissez pas souffrir ailleurs le froid et la nudité. Car Celui qui a dit « Ceci est mon corps, » et qui a produit cet effet par la vertu de sa parole, a dit aussi : « Vous m’avez vu souffrir la faim, et vous ne « m’avez pas donné à manger. Car quand vous « l’avez refusé à quelqu’un de ces petits, c’est « à moi-même que vous l’avez refusé. » (Matth. XXV.) Le corps de Jésus-Christ qui est sur l’autel, n’a pas besoin d’habits précieux qui le couvrent, mais d’âmes pures qui le reçoivent, au lieu que cet autre corps de Jésus-Christ formé des pauvres qui sont ses membres, a besoin de notre assistance et de tous nos soins. » (Evangelium St. Matthieu, Hom 50, 3-4 de Jean Chrysostome).
Le grand hymne de la Vierge de la visitation se conclut par la promesse consolante de la miséricorde, qui, bien que les portes saintes de la miséricorde aient été fermées partout, continue de fonctionner encore plus vigoureusement et avec plus d'enthousiasme, et nous devrions continuer à être miséricordieux comme notre Père céleste est miséricordieux (Lc 6, 36).
L'hymne sublime de Marie quand elle est allée rendre visite à sa cousine Elisabeth pour faire les œuvres de miséricorde se termine ainsi : « Il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais ... » (Lc 1, 55). La miséricorde de Dieu n'est pas quelque chose de transitoire, mais éternelle et infinie.
Le cantique de Marie est une prière pérenne de l'Église. En lui est résumé la saga spirituelle chrétienne à propos de la Très Sainte Trinité. Ne pensons pas que cette prière de notre Mère bénie est réservée seulement à la prière officielle de l'Eglise, aux vêpres, mais c'est une merveilleuse prière en tout temps. Elle n'est pas liée par le temps et l'espace. Ce n'est pas une prière qui doit être simplement lue dans l'Évangile de l’enfance de Luc, mais une prière qu'il faut prier avec délibération, méditation, contemplation et enthousiasme!
Que la Mère du Rédempteur, exemplaire d'humilité et de charité, intercède pour nous comme elle l'a fait à la fête de noces à Cana en Galilée. Elle veut que nous fassions «Tout ce qu’il vous dira,faites-le » (Jn 2, 5).
Joyeux et saint Noël et une nouvelle année pleine de paix pour tous.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala m.c.
AVENT – NOËL 2016
La célébration du premier Dimanche de l’Avent ne nous invite pas uniquement à nous préparer à célébrer l’anniversaire de notre Sauveur, mais nous commençons aussi une nouvelle année liturgique. Que nous le réalisions ou non, chaque année liturgique, avec ses lectures et ses méditations extrêmement riches, nous rend capables de revivre la vie de Jésus de l’Annonciation à Marie de Nazareth, jusqu’à la fête de Pentecôte et ensuite. C’est une façon très importante et vitale, non seulement de nous nettoyer et de nous purifier, mais aussi de nous renouveler et de nous aider à grandir en intimité avec les personnes de la très Sainte Trinité, et avec l’Eglise entière, qui est notre mère et notre éducatrice – Mater et Magistra.
A travers la contemplation et les célébrations de la liturgie sacrée, nous nous approchons non seulement des personnes de la Sainte Trinité, mais nous sommes aussi invités à partager la vie intérieure de la Trinité. Cette proximité et cette intimité avec le mystère de la Trinité devrait nous enflammer d'un amour invincible pour Dieu et pour notre prochain, qui est créé à l’image et la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26).
Chaque être humain est un réservoir de l’amour de Dieu, une étincelle de l’amour trinitaire, qui devient en nous l’image immortelle de Dieu, pour être délivrés, purifiés et sauvés. A travers les célébrations liturgiques annuelles, nous revivons les mystères de notre rédemption d’une façon vraie et efficace, et nous continuons à ressembler à la mentalité de Jésus, en apprenant à parler de plus en plus la langue de Dieu lui-même, qui est la langue de l’amour.
Dans cette période de quatre semaines de l'Avent nous sommes conduits à nous préparer à la grande fête de la naissance de l’homme-Dieu. L’histoire de l’Emmanuel est le cœur de notre vie sur terre. Même si nous sommes nés en dehors des cercles chrétiens, ou bien à l’intérieur mais sans pratiquer notre foi, l’influence du Christ est inhérente à chaque être humain sur terre, même s’il ne s’en rend pas compte, ou s’il ne veut pas le reconnaître ou s’il est indifférent ou s’il l’ignore.
Si nous voulons vraiment célébrer la venue de notre sauveur sous la forme humaine, sa naissance dans un temps et un lieu bien déterminés, devenus vraiment historiques, nous devons être prêts et nous préparer à l’accueillir. Comment nous préparons-nous à Noël, nous-mêmes et les autres, surtout nos pauvres?
Il y a beaucoup à réfléchir sur l’évènement du Christ, à cause du genre de personne dont le monde entier célèbre l’anniversaire, peut-être plus de façon commerciale et matérielle que spirituelle. Il y a aussi le sens caché du spirituel et du social. Le sens de la fraternité universelle est découvert, même si parfois il peut être caché. Nous devrions ressusciter la nostalgie insatiable de Dieu pour chaque personne que nous rencontrons. Nous sommes obligés d’ouvrir nos yeux pour voir non seulement nos propres besoins, notre confort et nos convenances, mais le confort et la convenance de ceux qui sont autour de nous.
La fête de Noël, que nous célébrons chaque année, est un vrai défi pour que nous ouvrions nos yeux pour voir, juger et répondre aux besoins des moins fortunés, des marginalisés, des oubliés ou des abandonnés de notre temps et de nos lieux de vie.
La litanie qui suit peut nous aider à réfléchir un peu plus profondément sur le sens et la signification de l’évènement du Christ :
Noël c’est la fête de l’amour,
Noël c’est la fête du partage,
Noël c’est la fête de la joie,
Noël c’est la fête de la paix et des artisans de paix,
Noël c’est la fête de la foi,
Noël c’est la fête de l’espérance,
Noël c’est la fête de la charité,
Noël c’est la fête de l’humilité,
Noël c’est la fête de la contemplation,
Noël c’est la fête du mystère insondable de Dieu fait homme, Noël c’est la fête de notre salut,
Noël c’est la fête de la pauvreté volontaire,
Noël c’est la fête de l’obéissance évangélique,
Noël c’est la fête de la kénose totale, de l’abnégation de soi,
Noël c’est la fête du don de soi total,
Noël c’est la fête du pardon inconditionnel,
Noël c’est la fête de ceux qui savent qu’ils sont pauvres sans l’aide de Dieu,
Noël c’est la fête des humbles,
Noël c’est la fête des oubliés, des abandonnés et des non aimés,
Noël c’est la fête des derniers, des plus petits et des perdus, Noël c’est la fête de la famille,
Noël c’est la fête des bergers,
Noël c’est la fête des sages,
Noël c’est la fête des cœurs brisés,
Noël c’est la fête des opprimés,
Noël c’est la fête des lépreux, des malades du SIDA, des malades en phase terminale,
Noël c’est la fête des handicapés, des boiteux, des malades, Noël c’est la fête des riches, de ceux qui sont en bonne santé,
Noël c’est la fête des jeunes et des personnes âgées,
Noël c’est la fête de chacun et chacune qui est ouvert à la vérité, à la justice et à l’équité.
Noël c’est la fête de Dieu qui demeure parmi les hommes, l’Emmanuel, Dieu avec nous.
Noël c’est la fête de notre Rédempteur et Sauveur,
Noël c’est la fête de tous.
Louons la très sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint Esprit ! Louons-le pour ses actions éclatantes. Louons-le selon sa grandeur !
« Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !… »
« Que tout être vivant chante louange au Seigneur » (cf. Ps 150).
Bénissons le Père, le Fils et le Saint Esprit : à lui haute gloire, louange éternelle !
Béni sois-tu Seigneur, au firmament du ciel : à toi haute gloire, louange éternelle ! Amen. Alléluia.
De plus en plus nous arrivons à comprendre que l’évènement de Noël est un mystère impénétrable. C’est seulement par la contemplation que nous pouvons, au moins partiellement, comprendre ce mystère impénétrable. Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse partager la divinité du Christ.
Pendant l’offertoire de la Messe, quand le prêtre verse du vin et un peu d’eau dans le calice, il dit : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité ». Chaque célébration eucharistique est dans un sens un rappel de l’acte salvifique réalisé en l’homme-Dieu. Le vin et l’eau représentent les deux natures de Jésus. Le vin représente sa divinité tandis que les quelques gouttes d’eau représentent son humanité, car Jésus est vrai Dieu et vrai homme.
Par l’Incarnation de Jésus, Dieu a assumé en lui notre faible nature humaine. « un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. » (He 4, 15) pour que nous devenions comme lui : que nous ayons son esprit, sa volonté, son attitude et sa mentalité… Nous sommes aidés à partager sa divinité qui a partagé notre humanité inconditionnellement, en délivrant et en purifiant notre nature humaine fragile et corrompue. En Jésus nous devenons les enfants adoptés de Dieu.
Du temps de l’Avent jusqu’au baptême de Jésus au Jourdain par Jean Baptiste, nous continuons à réfléchir fondamentalement sur le grand mystère de l’Incarnation de la seconde personne de la Très Sainte et bénie Trinité.
Pour avoir un bénéfice maximum de ce temps saint, nous devons prêter une attention particulière aux lectures de l’écriture à la messe, aux réflexions et aux homélies, aux prières offertes et à la sainte communion reçue. Nous devons faire tout cela avec foi, humilité et respect. Cela veut dire que nous ne devons pas seulement apprécier les célébrations liturgiques, mais aussi que chaque personne doit faire l’effort de préparer les lectures et de participer activement à la célébration eucharistique selon ses possibilités.
Une autre façon de nous préparer à ce temps très riche de l’Avent, de Noël et du nouvel An, c’est de prier en méditant chaque jour les cinq mystères joyeux du saint Rosaire, avec la lecture méditative des deux premiers chapitres de l’évangile de Luc. Ils sont connus comme l'évangile de l’enfance selon St Luc.
Ce temps n’est pas seulement un temps pour prier, mais aussi pour montrer cet amour et de l'attention envers nos pauvres gens en partageant de toutes les manières possibles, que cela soit peu ou beaucoup. La veuve dans l’évangile ne donna pas beaucoup, mais elle donna avec amour tout ce qu’elle avait pour vivre (Lc 21, 1-4). Notre Dame alla en hâte aider sa cousine Elizabeth (Lc 1, 39). Une fois de plus nous ne sommes pas seulement rappelés mais aussi invités à pratiquer les thèmes de base évangéliques : la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde (cf Mt 6, 1-21). Dieu ne se fatigue jamais de nous aimer, de nous pardonner, de nous aider et de nous encourager. C’est la grande faiblesse de Dieu.
En vous souhaitant à chacun et à tous un très heureux et saint Noël et un nouvel An 2017 rempli de paix, je voudrais aussi exprimer mes remerciements sincères et ma gratitude de tout cœur au nom de tous nos frères et de nos pauvres gens à tous nos bienfaiteurs spirituels et temporels, aux Laïcs M.C., aux volontaires et aux coopérateurs. Ensemble nous pouvons faire quelque chose de plus en plus beau pour Dieu, en étant ce que chacun est appelé à devenir et en faisant ce que chacun peut et devrait faire. Faisons bon usage de tous les dons de Dieu de façon humble et gentille, sans être jaloux ou dans la compétition.
Unis nous tenons debout, divisés nous tombons. Laissons-nous unir pour vaincre le mal, non pas par le mal ou la jalousie, ou les rivalités, mais pour vaincre le mal par la bonté, la haine par l'amour, l’offense par le pardon, la discorde par l'harmonie, le doute par la foi, le désespoir par l'espérance, la tristesse par la joie, les ténèbres par la lumière. « Ma petite, viens, viens sois Ma lumière… » (cf Ste Teresa M.C.).
S’il vous plait, priez pour de bonnes et saintes vocations et leur persévérance. Nous en avons besoin.
Que le cœur immaculé de Marie, conçue sans péché originel, dont nous célébrons la fête le 8 décembre, nous aide à nous préparer comme elle s’est préparée à la naissance du Sauveur. Que nos cœurs deviennent de plus en plus purs et humbles pour que Jésus puisse renaître aussi dans le Bethléem de nos cœurs. Prions pour cela.
Que Dieu vous bénisse
Fr. Sebastian Vazhakala m.c.
19.11.16

NEUVAINE EN PRÉPARATION
À LA FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE 2016
POUR LES LMC
Thème : Les œuvres de Miséricorde - cf le livre « A Call to Mercy » (Un Appel à la Miséricorde)
Premier jour - Les œuvres de Miséricorde en général
« Jésus, le visage de la miséricorde du Père » (Pape François)
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6,36)
Lisez, réfléchissez et partagez (Lc 15, 11-32 ) :
Le père miséricordieux qui attend, qui accueille son fils désobéissant sans conditions, sans
poser de questions, qui réintègre, qui célèbre la joie de retrouver son fils de retour à la maison.
Voyez le contraste : l’attitude de son fils aîné qui refuse d’entrer dans la maison de son père parce que son père est heureux et organise une grande célébration pour son fils perdu. Le père sort le supplier, l’invite à entrer, à se joindre au reste de la famille mais il ne veut pas.
Voyez les mots injurieux que le fils aîné emploie à l’égard de son frère. le père ne s’inquiète pas d’hier ; au contraire il est heureux que son fils soit de retour sain et sauf. Le fils aîné perd son temps à ressasser le passé, son obéissance servile à son père et l’infidélité de son frère. Le père vit le présent et son fils aîné vit le passé. Le père se concentre sur son fils perdu maintenant retrouvé, le fils aîné se concentre sur la façon dont son frère s’est comporté et sur ce qu’il a fait de toute sa richesse.
Il y a beaucoup à apprendre, beaucoup à examiner et à voir notre conscience. Quelle est mon attitude, ma façon de voir, de juger et d’agir ? A qui est-ce que je ressemble ? Au plus jeune fils ? Au fils aîné ou au père ?
Voyez la miséricorde du père en contraste avec la cruauté du fils aîné, l’humilité du plus jeune fils, son empressement à retourner vers la maison de son père … Ici nous pouvons nous comparer au fils aîné / au plus jeune fils, à l’’acceptation inconditionnelle du père … (cf CEC : Catéchisme de l’Eglise catholique 1439)
Deuxième jour - « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40 ; Mt 25, 31-46)
Ici veuillez préparer un bon rapport des différentes sortes d’œuvres corporelles de miséricorde que le groupe fait, basé sur le passage de l’évangile mentionné ci-dessus.
Y-a-t-il d’autres œuvres de miséricorde négligées délibérément ou non ?
Quelles sont les œuvres de miséricorde négligées d’après vous que votre groupe pourrait faire ? Incluez-vous votre famille dans la liste des œuvres corporelles de miséricorde ? Que pouvez-vous inclure d’autre, selon vous, là où vous vous trouvez, dans la liste des œuvres corporelles de miséricorde ? Y-a-t-il des personnes négligées, oubliées et abandonnées à rechercher, à aider et à servir, même dans votre entourage familial ?
Troisième jour - « Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37 ou 30-37 ; Lc 16, 19-31)
Quel est, d’après vous, le péché le plus grave commis dans ces deux paraboles ?
Dans la première nous voyons « le prochain blessé » et trois personnes qui voient la victime couchée sur le sol, sans défense. Avez-vous jamais vu quelqu’un sur votre chemin comme
la personne blessée ? Comment avez-vous réagi ? Comme le prêtre, le lévite et le Samaritain qui a acquis ce titre pour avoir fait ce qu’il a fait, c-a-d, le « bon Samaritain »…
Avez-vous jamais ressenti ce que le Bon Samaritain a ressenti en faisant quelque chose comme il a fait, même envers les membres de votre famille … de votre groupe ? Y-a-t-il un membre dans votre famille, dans votre groupe comme l’homme blessé sur la route de Jéricho et comme le prêtre, le lévite ou le samaritain ?
Quatrième jour - « Instruire les ignorants »
La première question immédiate qui me vient à l’esprit est : « Qui sont les ignorants » ? Grâce à Dieu je ne suis pas l’un d’eux, pourrais-je penser !
Dans le monde d’aujourd’hui si en avance, si scientifique et technologique, parler d’ignorance n’a pas beaucoup de sens.
C’est là précisément que nous devons réfléchir sur le monde de l’ignorance. Sans aucun doute, la science et la technologie ont atteint leur sommet. Mais il y a une ignorance correspondante dans le domaine spirituel qui a atteint son sommet aussi. Là nous devons être très honnêtes avec nous-mêmes. Nous tous, du haut jusqu’en bas de l’échelle, avons besoin d’un enseignement solide et d’instructions constantes.
On peut voir une tendance rapide grandissante dans les sphères chrétiennes spirituelles, morales et éthiques. Il y a une aversion grandissante envers ce qui appartient à Dieu, ce qui appartient au surnaturel. Il y a une indifférence et une léthargie effrayantes envers la pratique des vertus, ce qui n’était pas si naturel auparavant. Le sens du surnaturel qui était si naturel auparavant n’est plus ressenti ni désiré. C’est là que nous avons besoin d’un enseignement clair et solide.
Il n’est pas étonnant que Ste Teresa de Calcutta soit tant recherchée par des milliers de personnes. Sa vie et son enseignement résonnent et continuent encore à résonner et re-résonner dans tous les coins du monde. La vie et la spiritualité centrées sur le Christ qu’elle a constamment enseignées, basées sur les évangiles, doivent être renforcées. Ne nous excluons pas du besoin d’être enseignés et instruits.
Les valeurs fondamentales doivent être défendues, à commencer par le droit à la vie du premier instant de la conception au dernier souffle naturel. Le Catéchisme de l’Eglise catholique peut aider toute personne qui est intéressée à connaître l’enseignement réel de l’Eglise catholique et apostolique. C’est indispensable pour tous les chrétiens catholiques en tous temps et particulièrement pour notre temps agité et troublé.
Cinquième jour - « Conseiller ceux qui doutent »
Il y a un vieil adage en latin : « Nemo dat quod non habet », « personne ne peut donner ce qu’il/elle n’a pas ». Cette phrase célèbre générale et très vraie peut s’appliquer ici dans cette œuvre spirituelle de miséricorde. Le conseiller et celui qui est conseillé apprennent tous les deux l’un de l’autre. Le conseiller doit être humble, approchable et ouvert pour aider celui/celle qui vient lui demander de l’aide. Là nous n’avons pas affaire à des choses naturelles et mondaines mais nous avons affaire à des réalités surnaturelles et transcendantales enveloppées de mystère.
Nous avons tous besoin de clarifier nos doutes authentiques. Les membres de notre groupe peuvent avoir besoin d’une direction propre, de conseil solide afin d’être motivés à rechercher la perfection véritable. Très souvent de nombreux LMC ne comprennent pas qui les a appelés, ni quel est le but de l’appel.
Le premier motif primaire de notre vocation n’est pas de devenir ceci ou cela. Dieu nous a bénis en Jésus-Christ avec toute la bénédiction spirituelle : il nous a choisis en Jésus-Christ pour être saints, immaculés et prédestinés à être ses enfants adoptifs en Jésus-Christ (cf Ep 1, 3-4).
Il y a une tendance et souvent une tentation ressentie en nous de nous comparer avec d’autres groupes ou Mouvements, qui peuvent être meilleurs ou pires que nous. Aucun de nous ne grandira en sainteté sauf si nous nous comparons avec Jésus qui devrait être notre seul miroir et modèle. Le conseiller doit aider celui/celle qu’il conseille à devenir un homme/une femme de Dieu. Cela ne peut pas se faire si on ne lui enseigne pas l’art de la prière, de la contemplation ; on doit apprendre à grandir dans une intimité plus profonde avec le Seigneur pour tomber amoureux de Jésus, en entrant dans la vie même de la Trinité. Il y a une dimension trinitaire dans chaque relation spirituelle. Ne cessez jamais de grandir. Par la prière authentique nous continuons à grandir et à persévérer dans notre sainte vocation à être saint et vertueux, à l’image de Jésus-Christ et selon son modèle. Prions pour que nous apprenions l’art simple de la prière.
Sixième jour - « Admonester les pécheurs »
Depuis que l’on se souvient, il y a une bataille spirituelle en nous entre le bien et le mal. Dieu nous a donné le don merveilleux mais très dangereux de la liberté. Si nous ne savons pas utiliser proprement le don de notre liberté, nous serons comme des personnes qui conduisent une voiture sans aucun entraînement ni aucune pratique, sans le permis de conduire. Le conducteur quand il conduit doit faire très attention à ne pas avoir d’accidents.
Nous devons apprendre à nous discipliner et à être libres. Dans cette œuvre spirituelle de miséricorde on nous demande d’admonester les pécheurs. Là nous devons nous souvenir que nous sommes tous faibles, pécheurs et misérables. Nous avons tous besoin de réprimandes et de corrections périodiques. La correction fraternelle est indispensable mais nous devons apprendre de notre Père céleste l’art et la façon de corriger.
Là je voudrais que vous preniez le passage du second livre de Samuel, chapitre 12, 1-15. Méditez-le. Avec quelle douceur Dieu a fait comprendre à David ses fautes et ses péchés. Nous devons apprendre de Dieu comment exercer la correction fraternelle. Veuillez lire ici les réflexions sur « La correction fraternelle » de père Sebastien M.C.
TRIDUUM
Septième jour - « Supporter les torts patiemment »
C’est peut-être l’ œuvre de miséricorde la plus difficile à pratiquer. Et cependant il est très important et absolument vital pour notre croissance spirituelle et la sainteté de notre vie d’apprendre à supporter les torts et les nombreuses blessures que nous pouvons recevoir. Nous sommes tellement habitués à accuser, à critiquer, et encore pire, à réagir et même à exploser quand de telles occasions en or nous sont offertes. Combien de fois avons-nous manqué de telles chances magnifiques dans notre vie quotidienne, d’accepter les tracasseries de la vie comme des dons de Dieu, comme des moyens de sauver des âmes. Au soir de notre vie, quand nous apparaîtrons devant Dieu, nous serons très tristes de voir que nous avons perdu tant d’occasions en or de devenir meilleurs, plus saints et surtout de sauver des âmes. Il y a des moyens réels pour nous donnés par le Seigneur.
Mais alors, sans la vertu d’humilité nous ne pourrons jamais supporter les torts patiemment pour la gloire de Dieu et pour le bien des âmes. Souvenons-nous de la façon dont Jésus a défini la vocation M.C. : « Ta vocation est d’aimer et de souffrir et de sauver des âmes ». C’est la façon dont Jésus a sauvé les âmes.Maintenant c’est à travers nous que Jésus doit le faire, car nous sommes la prolongation du corps de Jésus-Christ et Jésus-Christ est notre tête. St Paul a écrit :
« Ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église… » (cf Col 1, 24).
Les enseignements de Jésus et ses exemples trouvés dans les pages des Évangiles, dans les enseignements et les exemples héroïques des apôtres, des martyrs et des saints, et chez notre fondatrice, Ste Teresa de Calcutta, sont des preuves largement suffisantes de la façon de supporter patiemment les torts pour, avec et comme Jésus, comme les apôtres, les saints et les martyrs.
Le sermon sur la montagne est un résumé de notre vie chrétienne et de notre vie de M.C./LMC en particulier. Méditons les Béatitudes (Mt 5, 3-12).
Huitième jour - « Pardonner volontairement les offenses »
Cette œuvre spirituelle de miséricorde touche le fond de notre être, car nous sommes très souvent appelés à pardonner les injures qui nous sont faites en permanence. Là nous devons apprendre non pas à réagir violemment mais à rester calmes et sereins.N’oublions pas que nous aussi nous offensons les autres et nous causons des injures consciemment ou inconsciemment.
Non seulement nous avons tous de profondes blessures à guérir qui peuvent nous avoir été faites par nos parents, nos frères et nos sœurs, nos soi-disant amis et nos camarades de classe, nos voisins mais nous infligeons continuellement des blessures, même parfois sans le vouloir ou sans s’en rendre compte.
Certains prennent la vie religieuse comme un refuge, pour fuir le monde de la fausseté, de la vanité et de la superficialité pour le monde de Dieu. Nous portons avec nous toutes nos blessures que nous avons reçues, et nous essayons de les ignorer et de les cacher, en prétendant être normaux. Notre vie peut devenir très misérable sauf si nous apprenons à pardonner comme Jésus l’a fait et enseigné.
Nous commençons à blâmer les autres, à critiquer, accuser et à trouver des moyens de parler négativement de nos liens de groupe et de notre Mouvement. De telles personnes ne peuvent pas être profondément heureuses ni rendre les autres heureux sauf si, en toute humilité, elle implorent Dieu pour leur guérison au lieu de blâmer les autres et de les juger. On doit passer de l’accusation à l’appréciation, du négatif à la réalité et au positif, du monde de l’obscurité au monde admirable et merveilleux de la lumière. Gardons à l’esprit qu’ « il vaut mieux allumer une bougie que maudire l’obscurité ».
Voici le moment de se réveiller. L’art du pardon ne peut jamais venir sans la grâce spéciale de Dieu, car nous pouvons être remplis de blessures qui sont devenues très douloureuses et qui s’expriment par la colère, le ressentiment et même les réactions violentes. Que nos réunions soient un forum réel d’écoute, de dialogue, de discernement et de suivi selon nos Statuts et notre Chemin de Vie.
Un autre forum important est pour rester fidèle à la journée mensuelle de prière. Cela devrait être aussi un forum pour résoudre les problèmes et pour réparer.
Neuvième jour - « Réconforter les affligés »
C’est notre vocation. C’est la vocation de tous les M.C. et LMC. Le prophète Isaïe a dit : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures… « (cf Is 6, 4-5).
Qui sont les affligés ? Là nous avons besoin de faire une distinction : les affligés, les personnes blessées qui sont dans notre groupe et les affligés dont nous sommes appelés à prendre soin. Nous nous sommes engagés par notre quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. D’une certaine façon il est plus facile pour nous M.C./LMC de réconforter les affligés car nous vivons au milieu d’eux, que si nous ne vivions pas avec eux.
La charité commence à la maison. Si nous n’avons pas d’amour fraternel réel les uns pour les autres dans notre famille, dans le groupe et si nous vivons comme des étrangers, alors au lieu de réconforter nous devenons un poids et une perturbation.
Dans tout cela nous devons essayer de ne pas être des victimes de la pitié de soi, de l’ego centrisme et autres. Il y a tellement de bonnes choses dans le pire de nous et tellement de mauvais dans le meilleur de nous.
Conclusion.
Ce sont des réflexions que j’ai essayées de faire, que, je le confesse, j’ai faites dans la hâte. Je sais que chaque œuvre de miséricorde pourrait s’expliquer et se commenter plus en détails afin de pouvoir les mettre en pratique en les priant davantage. Elles peuvent être pratiquées de façon plus existentielle. Cela demande du temps, plus de prière et de pénitence. Utilisons au maximum ces quelques réflexions, en les lisant dans la prière. Vous pouvez ajouter aussi vos propres réflexions.
Par la pratique des œuvres de miséricorde nous devenons de plus en plus humbles et reconnaissants envers Dieu. Notre vie sur terre n’a de sens que si nous apprenons à les pratiquer comme Jésus, Marie et Joseph les ont pratiquées. Prions beaucoup et essayons de tout faire en priant de plus en plus, fidèlement et avec persévérance. Faisons les choses ordinaires avec un amour extraordinaire.
N.B. On doit prier les Litanies suivantes à la Sainte Famille, avec la prière, à la fin des réflexions de chaque jour pendant neuf jours.
LITANIES DE LA SAINTE FAMILLE
Seigneur, prends pitié de nous.
O Christ, prends pitié de nous.
Seigneur, prends pitié de nous
Jésus, écoute-nous
Jésus, exauce-nous
Dieu, le Père céleste
Dieu, le Fils, Rédempteur du monde
Dieu, l’ Esprit-Saint
Trinité Sainte, qui es un seul Dieu, bénis-nous et guide-nous.
Sainte Famille, représentation sur la terre de la Trinité céleste,
Sainte Famille, protectrice et exemple de l'Eglise,
Sainte Famille, terreur des démons,
Sainte Famille, école et modèle de toutes les familles,
Sainte Famille, maison et école des contemplatifs, bénis-nous et enseigne-nous.
Sainte Famille, maison de silence et de solitude,
Sainte Famille, école des vertus d'humilité et de charité,
Sainte Famille, école de l'amour parfait de Dieu et de son prochain,
Sainte Famille, école du désir ardent insatiable de Dieu,
Sainte Famille, école de pardon et d'acceptation mutuelle,
Sainte Famille, école du dur labeur,
Sainte Famille, école de l'abnégation de soi et du sacrifice,
Sainte Famille, école de l'acceptation parfaite de la volonté de Dieu,
Sainte Famille, école de la paix profonde et de la joie parfaite,
Sainte Famille, école de la chasteté perpétuelle,
Sainte Famille, école de la pauvreté évangélique,
Sainte Famille, école de l'obéissance parfaite et prompte,
Sainte Famille, école du service de tout cœur et aimant de tous ceux qui sont dans le besoin,
Sainte Famille, école de la soif infinie et intense du salut des âmes,
Sainte Famille, école de l'accueil chaleureux et de l'hospitalité généreuse,
Sainte Famille, école de la bonne volonté et de la générosité,
Sainte Famille, école de la foi, de l'espérance et de la charité,
Sainte Famille, école de la prudence, du courage, de la justice et de la tempérance,
Sainte Famille, école de toutes les vertus,
Sainte Famille, nos patrons, nos protecteurs et nos intercesseurs célestes, bénis-nous et protège-
nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, épargne-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, exauce-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous, O Seigneur.
Prions
O Père très saint, dans ta sagesse et ton amour extraordinaires tu as décidé que ton Fils naîtrait d'une
femme et serait guidé par deux humbles créatures, Marie et Joseph. Accorde-nous la grâce d'entrer
de plus en plus dans le mystère du Verbe incarné et de mener avec Lui une vie cachée sur la terre,
jusqu'à ce qu'escortés par sa Mère Vierge et son Père Adoptif, nous entrions joyeusement dans ta
maison au ciel. Par Jésus-Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, un seul
Dieu pour les siècles des siècles. Amen.
Joyeuse fête de la Sainte Famille.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
23.05.16
Rome, 5 mai 2016
Fête de l’Ascension du Seigneur
Appelés à être pauvres et à être quelqu'un pour les pauvres de Jésus.
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la paix et la joie de ce temps saint de Pâques, qui nous prépare tous à la grande fête et aux dons du Saint-Esprit, soient avec vous.
Cette année 2016 est très spéciale pour la famille des M.C. et pour le monde entier. La raison en est maintenant connue de tous. Le dimanche 4 Septembre la Bse. Teresa de Calcutta M.C., notre Mère et notre fondatrice, recevra la plus haute distinction dans l'Église. À travers elle et avec elle la très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, continuera de recevoir grand honneur et gloire, sagesse et action de grâce car elle a apporté beaucoup d'âmes à Dieu et elle continuera d'apporter de plus en plus d'âmes à Dieu, car pour les saints, le ciel consiste à faire du bien sur la terre, en particulier en apportant des âmes à Dieu.
Jamais auparavant dans l'histoire du monde, pour autant que je sache, il y a eu une personne comme la Bse. Teresa M.C. acceptée et louée, non seulement par le monde chrétien, mais par tous les peuples du monde. Son nom a acquis un pouvoir magnétique, le pouvoir de Jésus-Christ crucifié et ressuscité.
Jamais auparavant dans l'histoire du monde une personne n'a reçu autant de récompenses, de doctorats honorifiques et autres honneurs et gloire, y compris le très prestigieux prix Nobel de la paix, qui lui a été décerné le jeudi 10 Décembre 1979. Jamais auparavant une religieuse ou un religieux n’a eu en même temps un enterrement catholique et des obsèques nationales.
Comme nous nous approchons des jours de sa canonisation, nous devons nous poser quelques questions de recherche. Quel était le secret de sa popularité et de sa renommée sans précédent ? En d'autres termes, qu’est ce qui a fait de Mère Teresa la grande "Mahatma", la grande âme des pauvres, de l'Eglise et du monde ?
La réponse est très simple, même pour un non-croyant. Qu’est ce qui a fait que Malcolm Maggeridge, qui était agnostique, a écrit ce qu'il a écrit en 1971 ? « Dans une période sombre, elle est une lumière brûlante et brillante dans une époque cruelle, une incarnation vivante de l'Évangile d’amour du Christ ; dans une époque sans Dieu, la Parole qui demeure parmi nous, pleine de grâce et de vérité. Pour cela, tous ceux qui ont le privilège inestimable de la connaître, ou d’avoir entendu parler d’elle, doivent être éternellement reconnaissants »
Pour mieux comprendre, prenons l'exemple d’un aimant et d’un morceau de fer. Qu’arrive t-il au morceau de fer lorsqu'il est en contact avec l’aimant ? Le morceau de fer acquiert les qualités de l'aimant et, un avec l'aimant, le morceau de fer a le même pouvoir que l'aimant. Au moment où il est séparé de l'aimant le morceau de fer perd son pouvoir magnétique.
La Bse. Teresa a été choisie pour devenir la petite épouse de Jésus, l'épouse de Jésus crucifié. Ce ne fut plus la Bse. Teresa M.C. qui a dit ce qu'elle a dit, fait ce qu'elle a fait, mais c’est Jésus qui a vécu en elle, marché avec elle partout où elle est allée. Jésus lui avait demandé d'être porteuse de Jésus. « Je ne peux pas y aller seul ; tu m’amèneras avec toi dans les trous des pauvres ». Elle ne se déplaça jamais seule, sans Jésus, elle n'a jamais rien fait sans Jésus. Ce n’est pas Mère Teresa qui a fait ce qu'elle a fait, mais Jésus. Sa vie et sa prière furent : « Cher Jésus, aide-moi à répandre ton parfum partout où je vais. Pénètre en moi et prends possession de tout mon être de façon si complète que ma vie ne soit qu’un rayonnement de la tienne. Brille à travers moi et prends possession de moi afin que chaque âme que j’approche sente ta présence dans mon âme. Qu'en me regardant on ne me voit plus, mais que l’on voit seulement Jésus. Reste avec moi et alors je commencerai à briller comme tu brilles ; afin d’être une lumière pour les autres ; la lumière ô Jésus viendra seulement de toi, rien ne sera à moi, ce sera toi qui illuminera les autres à travers moi. Suggère-moi la louange qui te plaît le plus, illuminant les autres autour de moi. Fais que je t’annonce par mes mots et mon exemple, avec ma force de persuasion, l'influence sympathique de ce que je fais, la plénitude évidente de l'amour que mon cœur te porte. Amen »
. Ce fut l'une de ses prières préférées. C’était aussi le secret de sa vie quotidienne, de garder la flamme par la messe quotidienne et la sainte communion. Les gens avaient l’habitude de lui demander : « Mère Teresa, d’où obtenez-vous toute la force nécessaire pour faire ce que vous faites ? » Elle a toujours montré le tabernacle. De retour en août 1947, elle écrivit à son directeur spirituel, le père Celestine Van Exem S.J. « L'attrait pour le Saint-Sacrement parfois était si grand. Je désirais ardemment la sainte communion. Nuit après nuit, le sommeil disparaissait - et ces heures passaient seulement dans le désir de sa venue. Cela a commencé en Asansol en février et maintenant toutes les nuits pendant une heure ou deux, j'ai remarqué que c’est de 23h à 1h, les mêmes pauses de désir dans le sommeil ».
Comme nos jours sont de plus en plus proches de la canonisation de la bienheureuse Teresa M.C., nous sommes appelés à nous préparer dans tous les sens du terme, mais plus particulièrement nous devrions nous préparer spirituellement. Il existe deux sortes de préparations : éloignée et proche.
Comment faisons-nous la préparation éloignée ? Nous pouvons prendre les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde et ensuite les travailler. Comment la Bse. Teresa M.C. a-t-elle vécu et pratiqué les œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde ?
Vous et moi nous savons qu'il y a sept œuvres spirituelles de miséricorde et sept œuvres corporelles de miséricorde :
Œuvres spirituelles de miséricorde
a) Instruire les ignorants
b) Appeler les pécheurs au repentir
c) Conseiller ceux qui doutent
d) Consoler les affligés
e) Supporter patiemment les injustices
f) Pardonner les torts
g) Prier pour les vivants et les morts
Œuvres corporelles de miséricorde
a) Nourrir les affamés
b) Vêtir les dénudés
c) Donner à boire aux assoiffés
d) Abriter les sans-abri
e) Prendre soin des malades
f) Visiter les prisonniers
g) Enterrer les morts
Comme nous pouvons le voir dans la liste, il est plus difficile de faire les œuvres spirituelles de miséricorde, car elles touchent le cœur même de la personne. Il est impossible de pratiquer les œuvres spirituelles de miséricorde sans l'aide de Dieu, que nous avons à implorer tous les jours, si possible à genoux. C’est un programme pour toute notre vie. Cela ne peut pas être fait juste un jour ou par hasard.
Ici, je voudrais réfléchir un peu plus sur ce que l'on entend par la miséricorde et pourquoi on parle d’œuvres de miséricorde.
La miséricorde est un attribut divin, que nous associons à Jésus-Christ et aux chrétiens. On pourrait dire qu’être chrétien c’est être miséricordieux, comme nous le lisons dans l'Evangile de Luc : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36).
Non seulement Jésus nous a appris à être miséricordieux, mais il était l'incarnation de la miséricorde de son Père. Ici, je voudrais prendre quelques-unes des expressions du père John Hardon, un théologien jésuite qui était un grand ami de la bienheureuse Teresa M.C... Moi aussi j’ai eu le bonheur de le connaître, d’assister à certains de ses cours avec la Bse. Teresa M.C. dans le Bronx, à New York, dans les années 1980. Il était l'un des théologiens jésuites des Etats-Unis d’Amérique.
En premier lieu, la miséricorde répond aux besoins des gens. Mais la miséricorde va au-delà de simplement répondre aux besoins. La miséricorde est l’amour montré non seulement à ceux qui sont dans le besoin, ou l'amour montré non seulement à ceux qui sont dans le désir, mais la miséricorde est aussi l’amour montré à ceux qui ne sont pas aimables. La miséricorde est l’amour montré à ceux qui ne méritent pas d'être aimés. Ils ne peuvent pas revendiquer mon amour, et en fait cela peut être juste le contraire : ce qu'ils méritent de moi est le rejet, humainement parlant.
La miséricorde est l’amour montré à ceux qui n’aiment pas. La miséricorde est l’amour montré à ceux qui ont rejeté notre amour. Nous avons essayé sept fois ou soixante-dix fois. Ici souvenons-nous de la question de Pierre à Jésus: « Combien de fois dois-je pardonner à mon frère? Sept fois ? » (cf. Mt 18, 21-35). La miséricorde est d’aimer l'amour rejeté, non pas une fois, pas deux ou trois fois, mais aussi souvent que l'autre personne m'a fait du tort. Personne avec son bon sens et son bon cœur, ne peut le faire, en dehors de la grâce de Dieu, Sans la grâce de Dieu Il est impossible d'aimer les gens qui ont rejeté notre amour pour eux.
La miséricorde est l’amour montré à ceux qui ont été injustes par rapport à celui qui est censé l’aimer maintenant. La miséricorde est montrée non seulement à ceux qui échouent dans l'amour, mais à ceux qui échouent dans la justice, ceux qui nous trompent, ceux qui nous haïssent et parlent mal de nous, ceux qui souillent notre nom. Même lorsqu’il était injustement condamné à mort par Pilate, même quand il était en train de mourir sur la croix, Jésus a montré la miséricorde en priant pour ses persécuteurs (Lc 23, 34), et il a pardonné au voleur (Lc 23, 43). La miséricorde triomphe du jugement. « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). Ici, il peut être très utile de lire l'encyclique du pape saint Jean-Paul II "Dives in Misericordia" - "Riche en miséricorde".
La miséricorde n’est donc pas un amour ordinaire. Il y a trois niveaux d'altruisme, à savoir trois niveaux pour donner aux autres : le niveau le plus bas est la justice, le niveau supérieur est l'amour, et le plus haut niveau est la miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.
Je suis juste quand je donne à quelqu'un ce dont cette personne a droit. Je paie le juste salaire à un travailleur, ce qui lui est dû. Mais j’aime la personne quand je lui donne ce à quoi elle ne peut pas prétendre. L'amour implique non seulement que je donne ce que je ne dois pas, mais aussi de donner à quelqu'un qui a une dette envers moi. La miséricorde est un amour double . La miséricorde est l'amour envers quelqu'un qui est dans le besoin ; elle est aussi l'amour envers quelqu'un qui n'a aucun droit sur mon amour.
Ici, nous arrivons à comprendre la miséricorde de Dieu, qui est infinie et gratuite. Nous n’avons aucun droit sur l'amour de Dieu. La miséricorde de Dieu est non seulement son amour ; il est son amour donné bien qu’il ne soit pas aimé. St Paul a dit : « Dieu nous a aimés même quand nous étions ses ennemis » (cf. Rm 5, 6-11). Sauf par la miséricorde de Dieu, nous n’avons aucun droit sur son amour.
Jésus-Christ est l'incarnation de la miséricorde de Dieu. Dans la justice Dieu condamne le péché, et dans la miséricorde Dieu rachète le pécheur. C’est est une réalité continue.
Voici la base du roc de notre appel M.C. C’est ici que nous nous engageons inconditionnellement à pratiquer les œuvres de miséricorde. C’est ici que nous arrivons à comprendre la beauté sublime de notre vocation de M.C., de LMC, de chrétiens. Nous sommes appelés à donner un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres, qui ont humainement parlant aucun droit sur notre amour, sur notre charité.
Jésus a demandé à la Bse. Teresa de Calcutta d’initier les grandes œuvres de miséricorde, à la fois spirituelles et corporelles. Le train de Darjeeling était le Nazareth des M.C., où, dans la nuit du 10 Septembre 1946, l'annonciation a eu lieu. « Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible » (Sagesse 18, 14-15).
Dans cette intervention divine, à la différence du cours naturel du temps, il a fallu une période de temps beaucoup plus long pour sa naissance. Puis, dans la plénitude des temps, dans la ville de Calcutta, qui est notre Bethléem des M.C., au 14 Creek Lane, qui est la grotte de Bethléem des M.C., là l’enfant M.C. est né, non pas parmi les animaux, mais chez des personnes qui ont vécu comme des animaux dans les rues de cette immense métropole, le 7 Octobre 1950. A la place des anges, il y avait douze jeunes filles, et à la place de Saint-Joseph, se trouvait le père Celestine Van Exem S.J. A la place des bergers, il y avait l'archevêque Ferdinand Périer S.J. comme le bon berger de l'ensemble de l'archidiocèse de Calcutta, qui a reconnu la naissance de l'enfant nouveau-né, qui a officiellement béni et reconnu le nom donné par Jésus - "Missionnaires de la Charité". Désormais cet enfant sera connu par ce nom dans tous les âges à venir.
Avec des années de travail acharné, de prière, de sacrifice et de pénitence, l'enfant a grandi en sagesse, en âge et en stature, et une nouvelle branche est née le 25 Mars 1963. Il était un peu prématuré et il a du attendre son heure, la «kairos» de Dieu, et puis le dimanche de Pâques, le 26 Mars 1967, la Société des Frères des Missionnaires de la Charité a été érigée en une congrégation religieuse du diocèse de Calcutta, par l'archevêque d’alors, Mgr Albert D'Souza. Frère Andrew M.C., le co-fondateur et le premier serviteur général des frères M.C. qui a écrit dans le Herald catholique de Calcutta : "Cadeaux de Pâques aux pauvres de Calcutta". Il en fut en effet ainsi. La Bse Teresa M.C., Sr. Agnes M.C. et plusieurs autres personnes étaient présentes, y compris le père Sebastian M.C., qui avait déjà rejoint le groupe et s’est réjoui avec le reste du groupe pour le grand don de Dieu. Avec frère Andrew nous étions treize.
Les années ont passé. La Société M.C. a continué de croître, et le vendredi 25 juin 1976, lors de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, la branche contemplative des sœurs M.C. a commencé dans le Bronx, à New York. Sr. Nirmala M.C. était la co-fondatrice avec la Bse. Teresa M.C.. Contrairement aux autres branches masculines, les Sœurs ont une seule Supérieure Générale, avec deux assistantes générales, l'une pour la branche active et l'autre pour la branche contemplative.
La croissance et l’expansion sont une nécessité interne. Avec la bénédiction de Dieu, le 19 Mars 1979, pour la solennité de saint Joseph, les frères contemplatifs Missionnaires de la Charité ont été érigés en une association pieuse dans le diocèse de Rome. Le but principal de la branche contemplative des Frères est d'étancher la soif infinie de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie par amour et pour les âmes. Par la prière, c’est à dire la liturgie, la pénitence, une vie ascétique et des œuvres de miséricorde – diaconia, exprimée à travers les vœux traditionnels de chasteté, de pauvreté et d'obéissance, et le vœu supplémentaire spécifique aux M.C. de service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres, la nouvelle branche a pris racine dans le sol romain.
Elle a été érigée en un institut religieux diocésain du diocèse de Rome, le 8 Décembre 1993, en la solennité de l'Immaculée Conception, par son Eminence le cardinal Camillo Ruini. Le lundi de la Semaine Sainte, le 16 Avril 1984, avec la Bse Teresa M.C., avec sa présence priante et sa participation active, le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité a commencé au 8 Via S. Agapito, à Rome, qui est à la fois la Maison-Mère des frères contemplatifs M.C. et du mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité. Grâce à Dieu, les Laïcs M.C. sont dans plus de cinquante pays dans le monde. La lettre d’Asansol de la Bse Teresa M.C. de mars 1947 à l'archevêque Ferdinand Périer S.J. découverte après sa mort ... est un document indispensable et un patrimoine non seulement pour les LMC, mais pour l'ensemble de la famille M.C. Elle voulait que l'archevêque dise au pape Pie XII que l’institut des Missionnaires de la Charité est "pour l'unité et le bonheur de la vie de famille ... Il a pour but de rendre heureux les foyers malheureux – de porter Jésus dans leurs maisons sombres, c’est notre Seigneur qui veut que moi et les sœurs donnions nos vies comme des victimes pour les foyers... "
La dernière branche de la famille des Missionnaires de la Charité qui s’est formée est celle des pères M.C. Elle a été fondée dans le Bronx, à New York, le 31 Octobre 1984, par le père Joseph Langford, fondateur et supérieur général. Cependant, les pères M.C. se sont déplacés du Bronx à Tijuana, au Mexique, à la frontière de l'Etat de Californie, aux U.S.A., où ils ont actuellement leur Maison-Mère et leur Généralat.
Dès le début de la fondation des sœurs M.C. à Calcutta, beaucoup de laïcs généreux et de bonne volonté sont venus pour aider la Bse Teresa M.C. et les Missionnaires de la Charité. Indépendamment de la caste, de la couleur, de la religion ou de la nationalité, ils sont venus pour aider les sœurs dans leur travail pour les pauvres. On les connaissait comme les Coopérateurs de Mère Teresa de Calcutta. Ils furent reconnus officiellement par l’Église en1969 comme organisation internationale des Coopérateurs de Mère Teresa de Calcutta. Anne Blackie du Royaume Uni était la co-fondatrice des Coopérateurs avec la Bse Teresa M.C. Il y avait aussi des coopérateurs malades et souffrants, sous la direction de Jacqueline De Decker de Belgique, qui était également l’alter ego de la Bse Teresa M.C. La Bse Teresa M.C. avait ajouté Teresa au prénom de Jacqueline qui est devenue Jacqueline Teresa.
Il y avait aussi des coopérateurs médecins sous la direction du professeur Raimondo, qui était l'un des principaux médecins à l'hôpital Spallanzani, à Rome, qui est un centre pour les maladies infectieuses.
Les prêtres coopérateurs de Mère Teresa ont commencé à Rome à peu près en 1980. Aujourd'hui, ils sont connus comme étant le Mouvement Corpus Christi et le père Pasquale Cervera d’Espagne en est le directeur. Nos remerciements vont à un grand nombre de saints prêtres du Mouvement Corpus Christi qui aident nos Laïcs Missionnaires de la Charité comme directeurs spirituels. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense.
Du temps de la vie de Mère plusieurs groupes informels de volontaires se sont formés dans les différents endroits où les sœurs et les frères M.C. ont des maisons pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Dans notre abri de nuit à Largo Preneste, à Rome, connu sous le nom de Casa Serena, nous avons sept groupes de volontaires, un groupe pour chaque jour de la semaine. Ils consacrent leur temps précieux à la cuisine, au service, à la vaisselle et à d'autres sortes d'humbles travaux très fidèlement, de façon persévérante et généreuse. Nous ne pourrons pas les remercier assez pour leur bonté, leur gentillesse et leur aide inestimable.
Dans leurs différentes maisons à Rome, nos sœurs M.C ont de nombreux volontaires et coopérateurs. Dans de nombreuses régions du monde, beaucoup de nos LMC sont aussi volontaires dans les différentes maisons des sœurs M.C. Les œuvres des Missionnaires de la Charité, sans distinction de couleur, de pays ou de religion, sont l'œuvre de Dieu, parce qu'elles sont des œuvres d'amour. Et les œuvres d'amour sont des œuvres de paix. Il n'y a rien d'étonnant, alors, que la Bse Teresa M.C. ait été récompensée par le prestigieux prix Nobel de la Paix.
La Bse Teresa de Calcutta, qui est maintenant Ste Teresa de Calcutta, a été un véritable instrument de paix et d'unité. Elle a été porteuse de l'amour de Dieu dans ce monde obscur. Offrons des prières d'action de grâce à Jésus pour nous avoir donné sainte Teresa de Calcutta, à qui Jésus a confié le soin des plus pauvres parmi les pauvres du monde entier, en disant si tristement et avec tant d'amour qu'il n'a absolument personne pour ses très pauvres . Nous sommes tous appelés à être quelqu'un pour les pauvres de Jésus.
fficiellement et liturgiquement la fête de l'Ascension est le 5 mai 2016, et par conséquent, nous commençons notre neuvaine à l'Esprit Saint, le vendredi 6 mai. Nous invitons Notre Dame et les Apôtres et les disciples à nous rejoindre dans notre neuvaine à l'Esprit Saint et à nous aider à la faire avec beaucoup de zèle, de ferveur et d'enthousiasme, et aussi dans un esprit d'humilité, de docilité et de gratitude.
Comme la fête de la Pentecôte est très proche, je conclurai cette lettre en souhaitant à chacune et à chacun de vous une très heureuse et sainte fête de la Pentecôte.
Avec tout mon amour et mes prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c..
11.04.16
PÂQUES 2016
« Jésus, dans la puissance de l’Esprit » (Lc 4, 14)
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité, alléluia, alléluia, alléluia.
A Rome, nous avons beaucoup de lieux de sépulture, à commencer par les catacombes, nous en avons beaucoup. Certains d'entre eux sont plus célèbres et sont visités par les pèlerins et les touristes, qui viennent à Rome pour avoir un avant-goût de la foi des premiers chrétiens, dont certains ont offert leur vie sur l'autel du martyre. Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise de Rome, ne sont pas nés et n’ont pas grandi à Rome, mais ils sont venus d'Israël, la terre de Jésus, de Marie et de Joseph. La bse. Teresa de Calcutta n'est pas née en Inde, mais y est arrivée à l'âge de 18 ans et est morte à l'âge de 87 ans à Calcutta. Contrairement aux apôtres, la bse. Teresa de Calcutta M.C. a vécu le martyre blanc. Bien que Jésus fût un martyr par excellence, nous continuons à utiliser des vêtements blancs pour célébrer la fête de Pâques. Pourquoi faisons-nous cela ? S'il vous plaît, essayez de trouver votre propre réponse.
Les tombes des martyrs et des saints ne sont pas vides, contrairement au tombeau de Jésus. Il y a trois grands cimetières à Rome : le Verano, Flaminio à Prima Porta et Trigoria. Aucune des tombes dans ces cimetières n’est vide comme l’est le tombeau de la colline du Calvaire, dans l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem.
Il a été trouvé vide le troisième jour. Mais pour aller au-delà du tombeau vide de la colline du Calvaire, je voudrais me concentrer sur une double expérience de tombeau-vide de Jésus pendant sa vie publique et jusqu'à sa mort sur une croix et, si le temps le permet, dire quelques mots de l'expérience du tombeau-vide dans la vie et l'apostolat de la bse. Teresa de Calcutta, notre fondatrice et notre Mère.
Ces jours-ci, si vous avez du temps libre, j’aimerais que chacun de vous écrive ses propres expériences de tombeau-vide dans sa vie personnelle.,
Une des premières expériences du tombeau-vide de Jésus quand il a commencé sa vie publique fut dans la synagogue de Nazareth. Saint Luc dit que Jésus retourna en Galilée, et la puissance du Saint Esprit était avec lui (cf. Lc 4, 14). La puissance du Saint Esprit n'a jamais abandonné Jésus, et la puissance de l'esprit du mal n’a jamais pu vaincre la puissance du Saint Esprit du début à la fin de la vie de Jésus. C’est un élément très important sur lequel réfléchir. Si nous avons la puissance du Saint Esprit en nous, la puissance de découragement, des dissensions, des calomnies, des fausses accusations, etc., de l’esprit du mal, ne peut nous vaincre. Jésus vécut tout cela et plus encore. La bse. Teresa M.C., l'épouse de Jésus-Christ crucifié partagea très étroitement avec lui la puissance du Saint Esprit et les attaques du malin.
Au lieu de prêter attention aux paroles de Jésus, ils commencèrent à dire: n’est-il pas le fils de Joseph? Au lieu de prêter attention à la vérité de la parole de Dieu, ils se laissèrent prendre par les apparences extérieures. Ils voulurent même tuer Jésus. Ce fut une véritable expérience de tombeau-vide pour Jésus. Sa proclamation de la parole de Dieu et son homélie ne furent non seulement pas acceptées, mais ils voulurent le détruire. Mais la puissance du Saint Esprit était avec lui. L’expérience du tombeau-vide ne le découragea. Il ne renonça pas à sa prédication et à faire du bien aux autres (Lc 4.,31s).
Je voudrais prendre seulement une ou deux autres expériences de tombeau-vide pour Jésus. Au dernier repas, Judas sortit de la chambre haute non pas rempli de la puissance du Saint Esprit, mais de l'esprit du mal. Dès que Judas prit le morceau de pain, Satan entra en lui (Jn 13,27). Là, Jésus fut confronté à une expérience de tombeau-vide terrible et tragique. Il le fut non seulement parce que Judas allait trahir Jésus, mais parce que Judas ne persévéra pas dans sa vocation d'être l'un des douze apôtres. Il a jeté à la poubelle le don incroyablement précieux et le mystère de son appel sublime à être l'un des douze apôtres, choisi pour être avec Jésus, l'un de ses compagnons et à témoigner de lui, comme les onze autres apôtres, qui n’étaient pas parfaits non plus d’aucune manière. Jésus a respecté la liberté de Judas.
Le même satan, qui a si facilement vaincu Adam et Eve, n’a pas pu pas vaincre Jésus, le nouvel Adam ni Marie, la nouvelle Eve, mais il a pris l'un des douze. Satan entra en lui et, poussé par satan, Judas a fait ce qu'il a fait. Non seulement Judas a trahi Jésus, pire encore, Judas s’est suicidé. Il y a là une véritable tragédie, un véritable échec. Il est comme l'un de nous, appelé par Jésus pour être avec lui, pour être son ami intime et qui part poussé par le malin. Pour Jésus l'expérience de la chambre haute fut comme une expérience de tombeau-vide, mais le Saint Esprit était avec lui. Alors il a pu accepter même le coup le plus dur de sa vie, en particulier venant de son propre élu, celui qui a mangé avec lui, celui qui a partagé si étroitement sa vie. L’expérience la pire et la plus tragique de tombeau-vide était encore à venir, et elle est arrivée quand tous les apôtres l'ont abandonné. Pierre l’a renié, la foule a crié d'une seule voix: « Crucifie-le, donne-nous Barabbas ». Barabbas était un meurtrier. Ce fut encore plus, la crucifixion. Voici l'anéantissement complet de la puissance de Jésus, une kénose totale de Jésus. Le tout-puissant devient le tout impuissant. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné … » Voici le point culminant de l'expérience du tombeau-vide de Jésus. Mais le malin ne pouvait toujours pas vaincre Jésus. Jésus pria pour ses persécuteurs. Il pardonna au bon larron, lui promettant la récompense du paradis avec lui. Etre avec Jésus est notre véritable paradis, que ce soit ici sur terre ou plus tard dans le ciel.
Jésus n'est pas mort sur la croix dans le désespoir, mais ses dernières paroles furent :
« Père, entre tes mains je remets mon esprit ». L'esprit du Seigneur n'a jamais quitté Jésus. Son acte salvifique fut un événement trinitaire. Les trois personnes ont travaillé ensemble pour nous créer humains : Faisons l'homme et la femme à notre image (cf. Gn 1, 26). Le même Dieu Trinitaire qui nous a créés, les trois personnes, ont travaillé ensemble pour nous sauver de l'esclavage du péché et de satan. « Moi et le Père nous sommes un … »
Seuls ceux qui passent par des expériences similaires de tombeaux-vides et qui persévèrent encore peuvent également ressentir la joie de la résurrection.
La bse. Teresa M.C. est passée par de nombreuses expériences de tombeau-vide dans sa vie. Pour n’en citer que quelques-unes au passage:
* Attendre si longtemps pour obtenir la permission de l'archevêque de Calcutta.
* Chercher une maison après son retour de Patna ...
* Attendre anxieusement des candidates pour se joindre à elle.
* Beaucoup de sœurs quittent la Congrégation ...
* Sa nuit noire, son aridité dans la prière, ses nombreuses épreuves enregistrées et non enregistrées, les souffrances, les malentendus, les calomnies, les fausses accusations, les rejets, les souffrances morales, ses propres faiblesses, sa sincère conscience de son indignité, ... etc.
La résurrection de Jésus du tombeau est la pierre angulaire de notre foi. L'existence de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique est en elle-même une preuve réelle de la résurrection de Jésus. Si Jésus n’était pas ressuscité, St Pierre et St Paul n’auraient pas accepté le martyre. S’ils n'étaient pas morts pour le Christ, nous n’aurions pas les magnifiques basiliques de St Pierre et St Paul, ni les basiliques de Ste Marie-Majeure et St Jean de Latran, et toutes les grandes et petites églises du monde. Si Jésus n’était pas ressuscité du tombeau, nous ne serions pas ici. Votre présence ici, mes chers frères et sœurs, est un témoignage vivant, un témoignage puissant de la résurrection de Jésus. Quarante ou cinquante jours ne suffisent pas pour chanter alléluia à Jésus, nous avons besoin de l’éternité pour le faire. En effet, nous avons l’éternité pour chanter des louanges et offrir des prières de louange et d'action de grâce au Seigneur ressuscité et glorifié. Nous sommes à la veille de la canonisation de notre mère et fondatrice, la bse. Teresa M.C., ce qui également n’aurait aucun sens si Jésus n'était pas ressuscité des morts. Chaque canonisation est une réaffirmation de la résurrection de Jésus-Christ. Le vendredi saint sans le dimanche de Pâques aurait été la pire catastrophe qui aurait eu lieu dans le monde. Rendons grâce à Dieu, nous avons les deux, inséparablement imbriqués dans le tissu de notre vie et de notre activité. Si nous ne mourons pas, nous ne ressusciterons pas. Pas de mort, pas de résurrection. Pas de dimanche de Pâques sans Vendredi saint. Alors, quand nous passons par le Vendredi saint, pensez au dimanche de Pâques, qui donnera la vie, la Lumière, l'espérance et l'encouragement à faire face aux difficultés. Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité. Nous sommes le peuple de Pâques, alléluia est notre chant. Que l’alléluia soit notre chant incessant dans la douleur et dans le bonheur, dans la tristesse et dans la joie. Que le chant alléluia soit sur nos lèvres jusqu'à notre dernier souffle. « Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l'espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts » (Ph 3, 10- 11). Je vous souhaite à tous un très heureux, saint et joyeux temps de Pâques, qui nous prépare au don et à la fête de l’Esprit Saint.
Avec toute mon amitié et mes prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastien Vazhakala m.c.
8 mars 2016
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la grâce et la paix de ce temps saint du Carême, qui nous prépare à la fête joyeuse de Pâques, soient avec vous. La douleur du Vendredi saint s’est transformée en une joie indicible pour ceux qui ont partagé avec Jésus sur la croix, sa souffrance et sa mort. Dans chaque mort, il y a la semence de la résurrection, comme dans chaque grain de blé il y a la vie et la fécondité, quand il tombe dans le sol et meurt.
Les quatre sœurs qui ont été martyrisées pour le Christ et ceux qui sont morts avec elles sont comme les grains de blé tombés dans la ville chaotique et de non-droit d'Aden. La meilleure formule complète du mot M.C. est Martyrs de la Charité, ce que nos quatre sœurs: Sr Anselm M.C., Sr. Judith M.C., Sr Marguerite M.C. et Sr Reginette M.C., sont vraiment maintenant. Sr. Salley M.C., leur supérieure survivante, fut comme Notre Dame debout au pied de la Croix et elle est passée par le martyre de l'esprit et du cœur.
Avec elles, nous aussi nous nous joignons en quelque sorte au martyre du cœur, de l'esprit ... au martyre de l'amour ... car nous appartenons tous à la même famille, et je sens que mes propres frères et sœurs ont été martyrisés. Nos sœurs étaient peut-être plus préparées et résignées, tandis que les autres personnes laïques douze ou plus ne l’étaient peut-être pas. Mais le Dieu miséricordieux en cette année jubilaire de la miséricorde montrera sa miséricorde à tous. La miséricorde de Dieu n'a pas de limites, pas de frontières, et pas de barrières.
Bien qu’humainement parlant ce fut une expérience extrêmement déchirante pour nous tous, je suis fier de ces sœurs, et même jaloux d'elles, parce que le martyre est le plus grand don que nous puissions recevoir du bon Dieu dans ce monde. Donc, en un sens, ne pleurons pas et ne nous lamentons pas, mais louons et remercions Dieu. Notre souffrance, notre martyre est de penser à ces quatre-vingts personnes pauvres, ou plus pour qui ces sœurs qui ne sont plus maintenant, étaient des sœurs, des mères, des amies et des sauveurs. Mais elles aussi, sont des enfants de Dieu, et d’une façon mystérieuse Dieu trouvera des personnes pour prendre soin d'elles.
Le martyre de nos sœurs est un défi pour tous les membres de la famille des M.C.. Nous nous plaignons souvent et nous murmurons, nous nous énervons pour de petits inconvénients ou l'absence de certaines facilités, ou nous ne sommes pas disposés à accepter avec joie et reconnaissance la présence de certains membres dans nos communautés, dans nos familles. Pour moi c’est une leçon, j’ai à apprendre à aller au-delà de mes goûts et de mes aversions, au-delà des apparences extérieures et des émotions superficielles afin que je puisse vivre ma vocation de M.C. telle que Jésus l’a définie lui-même : «Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes ...; "Dans ton immolation, dans ton amour pour moi, ils me verront, me connaitront, ils me voudront". Maintenant c’est le temps d'offrir plus de sacrifices, de sourire plus tendrement et de prier avec plus de ferveur. De plus, nous sommes au cœur du temps du Carême 2016.
L'appel à la vie religieuse est un appel au martyre. Nous arrivons à comprendre que la vie consacrée est un substitut du martyre. Avec l'édit de Milan en 313, les persécutions chrétiennes dans l'Empire romain ont pris fin. Et les héros et les héroïnes de la foi, de l'espérance et de l'amour, les vrais disciples et les amoureux de Jésus qui aspiraient au martyre, n'ont pas eu la possibilité de mourir pour le Christ, comme Pierre et Paul et les autres apôtres, et les martyrs de Rome pendant les persécutions, qui avaient commencé avec Néron et jusqu’à Dioclétien, de 64 à 313 av J.C..
Ils ont donc trouvé une nouvelle façon d’être martyrs, qui était censée être l'appel à la vie consacrée. Il était connu comme le «martyre blanc». Si nous apprenons à faire usage de toutes les nombreuses opportunités que le Seigneur nous donne chaque jour, nous pouvons facilement devenir des martyrs. « Cela se fait par ceux qui du matin au soir se soumettent joyeusement à une règle, qui cherchent à être attentifs à leurs prières, et se recueillent toute la journée, qui gardent le silence quand ils se sentent enclins à parler, qui évitent la vue de ces objets qui excitent la curiosité, qui souffrent sans se plaindre du temps pas de saison, qui montrent de la bonté envers ceux pour qui ils ressentent de l’antipathie naturelle , qui acceptent humblement et patiemment les reproches qui leur sont faits, qui s'adaptent aux goûts, aux désirs et aux tempéraments des autres, qui supportent la contradiction sans irritation .... pour faire tout cela, pas une fois en passant, mais habituellement ... pour le faire non seulement avec patience, mais avec joie – c’est déjà de la vertu héroïque. Et, quand plus tard des circonstances graves se présentent, l'action héroïque ne sera pas trop difficile, car nous aurons alors la force du Saint-Esprit lui-même » (cf. La vie spirituelle : Précis de théologie Ascétique et Mystique par Adolphe Tanquerey).
Des saints comme Saint Jean Berchmans avaient l'habitude de dire que «la vie communautaire est ma plus grande pénitence». La vie communautaire, en observant toute la routine quotidienne de la journée avec amour, dans un esprit joyeux, est un martyre blanc. Sainte Thérèse de Lisieux, et beaucoup de saints et de mystiques, ont parlé du martyre de l'amour qui a percé leur cœur.
Le cœur de Notre Dame fut percé d'un glaive de douleur. Les personnes consacrées sont appelées à apprendre à mourir, jour après jour, à elles-mêmes et à leurs propres intérêts, en acceptant et en obéissant à la volonté de Dieu dans leurs supérieurs sans poser de question, promptement et joyeusement pour l'amour de Dieu, comme Jésus l'a fait. Jésus a vu la volonté de son Père en Pilate, qui l’a injustement condamné à mort. Jésus n’eut pas d'autre désir que d’accomplir la volonté de son Père, de tout son cœur, de tout son esprit et de toute son âme. Tant et si bien qu'il a dit : «Ma nourriture est de faire la volonté de mon Père qui m'a envoyé» (Jn 4,35).
L'amour ne renonce jamais; l'amour ne se fatigue jamais d'aimer, de donner et de pardonner. L'amour conduit nécessairement à la souffrance. Jésus a dit à la bse. Teresa M.C. qu'elle souffrirait : « Tu souffriras, tu souffres maintenant, mais si tu es ma petite épouse, l’épouse de Jésus crucifié, tu auras à supporter ces tourments dans ton cœur ...» (cf la lettre de la bse Teresa,13 Janvier 1947). On n’a rien sans rien ; pas de sacrifice et de souffrance, pas de salut des âmes non plus.
Dans l'apostolat l'argent pour acheter des âmes est la souffrance acceptée avec amour. En tant que disciples qui suivent Jésus, nous devons réaliser que dans toutes les circonstances de notre vie, surtout dans la souffrance, nous devons être inspirés par notre modèle divin, Jésus notre Roi, couronné d'épines et crucifié. L’humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion quand il est bien compris. La messe et la communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Supprimons la croix de notre vie, et tout disparaîtra. La croix est la structure. Comme elle a porté notre Sauveur, elle conduit au salut, il doit donc en être ainsi pour nous aussi dans toutes nos entreprises.
Bien que la croix de bois fut inventée par les Romains comme le pire châtiment pour punir un criminel notoire, Jésus notre Sauveur, qui a été injustement condamné par Pilate et cloué sur la croix par les soldats romains, a sanctifié et rendu sacré ce qui était une malédiction, une pierre d’achoppement, et une folie pour les Juifs et les Gentils. Mais pour nous, croyants, elle est devenue la puissance et la sagesse de Dieu (cf. 1 Cor 1,18 et suiv.).
"Vita Consecrata" numéro 23 dit : « La contemplation du Christ crucifié est une source d'inspiration pour toutes les vocations; par le don fondamental de l'Esprit, elle est à l'origine de tous les dons et, en particulier, du don de la vie consacrée.».
Plus les personnes consacrées se tiennent au pied de la Croix, plus elles découvrent immédiatement la beauté sublime et la nécessité de la croix, mais aussi plus elles font l'expérience de la vérité de Dieu, qui est amour (cf. Vita Consecrata n° 24).
« La personne consacrée, dans les différents états de vie suscités par l'Esprit au cours de l'histoire, fait l'expérience de la vérité de Dieu qui est Amour, d'une manière d'autant plus directe et profonde qu'elle se situe sous la Croix du Christ. Celui qui paraît aux yeux des hommes dans sa mort, défiguré et sans beauté, au point d'amener les spectateurs à se voiler le visage (cf. Is 53, 2-3), manifeste pleinement sur la Croix la beauté et la puissance de l'amour de Dieu. » (VC 24).
Depuis le vendredi 4 Mars 2016, le monde des M.C. et de tous ceux qui sont connectés avec eux joignent les mains pour prier Celui qui connait et voit toute personne et toute chose. Lui seul peut pardonner à ceux qui ont l'intention d'infliger le mal à des personnes innocentes, allant même jusqu’à brutalement et impitoyablement assassiner nos chers sœurs et ceux qui travaillaient avec elles, qui servaient les plus pauvres parmi les pauvres de tout leur cœur et librement, sans compter le coût, sans chercher de repos ou de récompense. Ils n’ont fait aucune distinction de religion ou de nationalité, de couleur ou de pays, car toutes nos sœurs étaient étrangères. Le seul critère pour donner un service gratuit de tout cœur était de savoir si les personnes qu'elles servaient étaient les plus pauvres parmi les pauvres ou non. Aucun être humain digne de ce nom pourrait jamais faire un acte aussi inhumain et « le plus méchant » de tous.
Nos prières devraient monter du fond de nos cœurs brisés et de nos esprits affligés sous la forme d'un appel à la miséricorde pour ces meurtriers impitoyables: « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). C’est le cœur de l'enseignement de Jésus par ses paroles et par son exemple et c’est aussi le cœur de l'enseignement de cette année jubilaire de la Miséricorde. Prions pour toutes les victimes des guerres et de la violence, en particulier pour ceux qui ont été brutalement assassinés le vendredi 4 Mars 2016, dans la ville de non-droit et chaotique d'Aden, au Yémen. Nous prions aussi beaucoup pour le Père Tom Uzhunnalil SDB, qui n’a toujours pas été libéré.
Comme nous sommes très près de la fête de saint Joseph, je voudrais conclure cette lettre en souhaitant à chacune et à chacun d'entre vous une très heureuse et sainte fête de Saint Joseph, l'homme juste, qui est le patron et le protecteur de l'Eglise universelle. C’est le 19 mars 1979, que la Société des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs a été fondée à Rome. C’est donc aussi le jour de notre fondation.
Le pape saint Jean-Paul II a écrit :
« L'apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui (en Joseph) de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité. »(Redemptoris Custos, 27)
Saint Joseph, priez pour nous et bénissez nous. Les martyrs du Yémen, priez pour nous.
Avec mon amitié et mes prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
19.03.16
Chaire de Saint Pierre, 22 février 2016
« Suis moi » Jn (21,22)
Trois de nos frères du Nigeria, fr. Marie Augustine M.C., fr. Owen Camillus M.C. et fr. Peter Paul M.C. ont fait leurs vœux pour un an dans l'église paroissiale de Saint-Joseph, à Pankrono, Conmassie, au Ghana, le dimanche 7 Février 2016. Avant l'événement de la profession, l’ensemble de la communauté des treize frères de Yesu Fié, ont fait leur retraite de huit jours, prêchée par le Père John Karondukadavil MSFS, que vous connaissez tous maintenant, car pratiquement tous les membres de notre congrégation ont fait une retraite avec lui. Nos remerciements du fond du cœur vont au Père John, non seulement pour son travail inlassable, mais aussi pour sa source d'inspiration, sa réflexion et sa prédication stimulante basée sur l’esprit et le charisme des M.C. vécus par sainte Teresa de Calcutta M.C., notre fondatrice et notre Mère ! C’était la cinquième retraite de huit jours qu’il prêchait à nos frères depuis qu’il est arrivé dans notre congrégation le 8 Septembre 2015. En outre, il a aussi prêché une retraite de quatre jours aux étudiants à Rome et il a eu des jours de prières et a animé des séminaires pour nos frères juniors en Inde. Pratiquement tous les membres ont fait une retraite avec lui
Dieu voit la nécessité, et il entend le cri de notre âme et comprend l'aspiration et le désir ardent de nos cœurs pour lui « Comme un cerf altéré cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu...» (Ps 42, 1 et suiv.). " Mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. ...» (Ps 63,1). La messe de profession a été présidée par Son Excellence Mgr Peter Sarpong Akwasi, archevêque émérite de l’archidiocèse de Kumasi. La sainte messe a commencé à 9h30 et s’est terminée à 13h15. Inutile de dire que la sainte messe fut très solennelle. L'archevêque émérite a amené avec lui son propre groupe de danseurs liturgiques. Même au cours de son homélie très inspirée et stimulante, son groupe a dansé, ensuite il a poursuivi son homélie pendant encore vingt minutes ou plus.
Il convient de rappeler ici, autant que possible, quelques-uns des points de l'homélie de l'évêque. Les frères qui ont participé à la sainte messe de profession peuvent compléter et ajouter des points importants, que je pourrais avoir laissé de côté par inadvertance. Ce que je tente de rendre c’est ce qui m'a le plus frappé, ce qui n'est pas tout ce qu'il a pu dire. Ce dont je me souviens, vous pouvez ne pas vous en souvenir, ce dont vous vous souvenez, je peux ne pas m’en souvenir; mais ensemble nous pouvons reproduire quelque chose de plus beau pour Dieu qui peut être utile et bénéfique pour tous.
L'évêque a parlé du sens, de l'importance et de la signification de l'appel. Les lectures du cinquième dimanche du temps ordinaire de l’année C, étaient très appropriées pour l'occasion. La première lecture était l'appel du prophète Isaïe (ch.6,1-2a, 3-8) : « Me voici, envoie-moi ». L'appel d'Isaïe est décrit par le prophète d'une manière très dramatique. Il est absolument vital que nous relisions de façon très priante le chapitre d'Isaïe mentionné ci-dessus et que nous essayions de comparer avec nous-mêmes, avec notre propre appel et notre mission. Qu'est-ce que Dieu a fait avec Isaïe avant de l'envoyer prêcher et proclamer la Parole de Dieu?
Dieu fit passer Isaïe par une expérience effrayante - la rencontre de l’homme avec Dieu et ses conséquences, en le préparant intérieurement en le purifiant et le disposant pour mener à bien la mission divine. Isaïe entend alors la voix du Seigneur qui dit: « Qui enverrai-je? Qui sera notre messager ? » Isaïe était alors prêt et était purifié : « Me voici, envoie-moi »
Dans la deuxième lecture, St. Paul, qui était autrefois un persécuteur de l'Eglise, devient le prédicateur de Jésus-Christ crucifié, mort et ressuscité.
Dans l'Evangile du jour, nous voyons la vocation du premier pape et de ses compagnons. Ici aussi, Pierre ne s’est plus senti digne, même d’être proche de Jésus, mais est tombé à ses pieds et lui a dit: « Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » (cf. Lc 5, 1-11).
Nous ne pouvions pas avoir des lectures plus appropriées, choisies par la divine providence à l'occasion de la première profession religieuse de ces trois frères, qui comme Isaïe, Pierre et Paul, sont appelés par Jésus-Christ. Ces frères, aussi, doivent sentir profondément la nécessité de la purification intérieure afin d'être les compagnons de Jésus et de faire l’œuvre de Dieu, en particulier donner un service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres. Plus nous sommes purs, plus nous devenons transparents plus nous serons en mesure de rendre présente la sainteté de Dieu.
Frères, s'il vous plaît, retournez en arrière et lisez encore et encore ces passages, que vous et moi avons entendus aujourd'hui, quand vous vous sentez découragés, fatigués et seuls, lorsque vous avez perdu tout votre enthousiasme et votre joie, lisez-les, méditez-les. Que ces textes de la Bible soient un patrimoine pour vous, une lumière pour raviver les flammes vacillantes de joie et d'enthousiasme. S'il vous plaît, ne vivez pas comme des religieux à moitié morts, mais soyez prêts à faire l’œuvre de Dieu avec joie et enthousiasme.
Pour moi, la chose la plus importante pour un religieux ce ne sont pas les trois vœux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance, mais la parole « Suis-moi ». Vous êtes, nous sommes appelés à suivre Jésus. Que signifie cette parole ? En quoi consiste ce « suivre Jésus » ? L'une des dernières paroles que Jésus a dite à St Pierre, selon l'Evangile de Jean, fut la parole « Suis-moi » (Jn 21,22). Ce fut le dernier chapitre de l'Evangile de Jean. A ce jour Pierre avait vu beaucoup de choses, non seulement la meilleure partie de la vie de Jésus, comme faiseur de miracles, les acclamations qu'il avait reçues, mais il avait l’expérience du désespoir du jeudi saint et du vendredi saint, le désespoir et l'impuissance de Jésus. Là Pierre a vu le Dieu tout-puissant, devenant tout impuissant. Le dimanche de la Pentecôte surviendra une plus grande compréhension du «Mysterium fidei». Pierre et ses compagnons et tous les chrétiens auront le don et la grâce de comprendre que la Croix est inséparable de la vie de chaque chrétien. A partir de ce jour les chrétiens seront marqués du signe de la croix, qui est notre moyen de salut. Supprimez la croix de nos vies et tout le reste s'effondrera.
En regardant Jésus sur la croix, que nous choisissons de suivre, nous arrivons à comprendre le sens du vœu d'obéissance comme Jésus est devenu obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix (cf. Ph 2, 6-11). Votre obéissance est un martyre. Votre obéissance ne consiste pas à obéir et à observer quelques règles, mais à devenir obéissants jusqu'à la mort comme Jésus. Avec Jésus, vous aussi, vous êtes appelés à gravir la montagne du Calvaire, où vous devez pratiquer tous les trois vœux de tout votre coeur et librement. Vous n'êtes pas amenés à la croix par vos supérieurs mais par Jésus avec votre consentement, afin de sauver le monde. Jésus a besoin d'amis intimes pour se joindre à lui pour racheter le monde. Obéissez à Jésus joyeusement à travers vos supérieurs, qui peuvent être comme Pilate qui a fait que Jésus soit flagellé, et injustement condamné à mort. Vous pouvez avoir des supérieurs qui mettent des clous dans vos mains sans raison. Vous pouvez avoir des compagnons qui mettent une couronne d'épines sur votre tête, comme les soldats romains l’ont fait à Jésus pour s’amuser. La foule peut vous cracher au visage sans aucune raison et vous pouvez vivre bien d'autres souffrances qui lui ont été infligées. Ce que nous devons apprendre de Jésus, par la prière et la contemplation est la façon dont il a accepté tout cela et plus encore. Il n’a pas réagi, il ne s’est pas défendu, il n'a pas riposté, et il n'a pas fait de miracles pour montrer son pouvoir, mais il a délibérément accepté ces souffrances. En eux Jésus vit la volonté de son Père. Il n’était pas concentré sur ses souffrances, même pas sur toutes les injustices qui lui étaient faites, mais sur comment il pouvait accomplir au mieux la volonté de son Père pour racheter le monde, pour nous sauver, vous et moi. Nous sommes appelés à suivre Jésus. Ici, nous voyons l'héroïsme de l'amour du Maître que vous êtes appelés à suivre. Suivez-le dans l'obéissance, suivez-le dans la chasteté ; vos relations avec les filles, avec les femmes doivent être droites. Ne donnez pas l'occasion de scandaliser les personnes. Vous devez être tout à fait sincères avec vous-mêmes. Le monde d'aujourd'hui devient de plus en plus fou ... permettant même à un homme d'épouser un homme, à une femme d'épouser une femme. Pour nous la chasteté doit être absolue. Il n'y a pas de voie intermédiaire. Soyez honnêtes. Ne jouez pas à des jeux. Vous n'êtes pas obligés de faire des vœux. Vous devez suivre Jésus à travers les frères Missionnaires de la Charité contemplatifs.
Dans peu de temps vous serez à nouveau examinés devant l'Église. Regardez à nouveau Jésus sur la croix. S'il vous plaît ne regardez pas d'autres ordres religieux ou d’autres congrégations. Vous suivez Jésus sur la croix. Voyez sa pauvreté. Il a pris notre forme humaine. Il n’est pas venu dans le monde pour devenir riche, pour avoir beaucoup d'argent, pour amasser beaucoup de choses. Il a eu juste un morceau de tissu pour couvrir sa nudité. C'est tout. Vous n’êtes pa devenus religieux pour devenir riches d'argent et de choses matérielles, ou pour collecter de l'argent ou des choses pour aider vos familles. Jour après jour, vous apprenez à devenir de plus en plus pauvres, comme Jésus, obéissants comme Jésus, chastes et pauvres comme Jésus. C’est un long processus de vie qui consiste à se vider de soi-même, ce que nous n’accomplirons jamais suffisamment jusqu'à notre dernier soupir.
Quand vous êtes nés, vous êtes nés dans votre propre petite famille. Vous étiez le don de Dieu à votre famille et vos parents vous aimaient, prenaient soin de vous. Lorsque vous avez été baptisés vous êtes nés dans la plus grande famille de l'Eglise. L'Église est notre mère. Comme notre mère qui nous a nourris de son lait. L'Eglise a commencé à nous nourrir à travers les sacrements, par la parole de Dieu, par sa prédication et son enseignement. L'Eglise est devenue votre famille élargie, votre Mère !
Lorsque vous rejoignez un ordre ou une congrégation religieuse et que vous décidez de faire des vœux dans cette congrégation religieuse, vous avez une nouvelle famille qui devient votre première famille. Comme un garçon et une fille qui, quand ils décident de se marier, commencent leur propre famille, qui devient leur première famille et leur première priorité. Vous êtes comme cela. Comme un jeune couple qui ne se marie pas pour aider chacun leur famille respective, vous ne devenez pas religieux ou prêtres pour aider vos propres familles. A partir de maintenant votre première famille est celle des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs. Vous devez vivre dans cette famille, non pour en tirer un profit, mais pour servir Jésus dans les plus pauvres parmi les pauvres. Vous devez pratiquer le vœu de service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres très fidèlement, avec persévérance et obéissance.
Alors, frères, c’est un défi pour vous et vous avez décidé de renoncer à vous mêmes, de prendre la croix chaque jour et de suivre Jésus. N’oubliez pas les paroles de Jésus. Jésus utilise le mot "SI". Si vous voulez me suivre, alors vous devez renoncer à vos intérêts, à votre volonté, à vous mêmes et prendre la croix. Ici votre croix est votre vocation contemplative de M.C. L'Eglise est en prière avec vous et pour vous, afin que vous puissiez avoir la force de suivre Jésus aujourd'hui, demain et pour toujours avec joie, avec enthousiasme. Rappelons-nous que, quand nous mourrons et que nous irons à la maison de Dieu, nous ne prendrons rien avec nous, à l'exception de ce que nous avons été et de comment nous avons vécu. Lisez à nouveau l'évangile de Matthieu, chapitre 25, 31-46, et vous aurez la réponse. Ce sont des passages qui doivent être lus périodiquement avec un examen de conscience approprié : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
« Tout ce que nous faisons pour quelqu’un, le Christ le compte comme si nous lui avions fait. Donc, n’hésitez jamais à faire du bien aux autres, qu'ils le méritent ou non. Dieu ne l’oubliera jamais» (Livre de prières des MC-LMC, VI Stations de la croix).
L'un des nouveaux frères profès, au nom de la communauté de Yesu Fié et au nom des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, a exprimé sa sincère gratitude avant tout à Dieu, puis à l'archevêque, aux prêtres concélébrants, aux religieux et religieuses, au curé de la paroisse et aux paroissiens, au chœur et à tous.
Le fr. Peter M.C. avait préparé un groupe de 12 laïcs, hommes et femmes, qui ont décidé de commencer un groupe de Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). L'archevêque émérite a très gentiment béni les crucifix et les a donnés aux aspirants LMC. C’est le premier groupe de LMC qui a commencé dans la noble terre du Ghana. Le fr. Peter M.C. a l'intention de commencer doucement des groupes dans d'autres paroisses. Il veut tous les accompagner dans leur formation, les instruire et les guider, les aider à grandir en sainteté et en nombre. Ils doivent étudier en profondeur les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité au moins pendant deux ans avant de prononcer les quatre vœux selon les Statuts et le Chemin de Vie des LMC. Ils ont également reçu des applaudissements et des félicitations chaleureuses.
Notre gratitude sincère va à tous ceux qui nous ont soutenus par leurs prières ferventes et leurs généreux sacrifices. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense en abondance.
Nous attendons maintenant avec impatience la canonisation de la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C. Le pape François n'a pas encore officiellement annoncé la date ou le lieu. Son représentant qui est allé à Nazareth, en Israël, pour la journée mondiale des malades, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, a déclaré officiellement que la Bse. Teresa M.C. sera canonisée le dimanche 4 Septembre 2016. Il a également dit que la prochaine journée mondiale des malades sera célébrée à Calcutta, en Inde, pour rendre hommage à Sainte Teresa de Calcutta. Quel que soit le cas, nous devrions tous avoir son esprit, son amour et son dévouement pour Jésus dans les pauvres, son amour pour Jésus dans l'Eucharistie. À cette fin, prions.
Ave toute mon amitié et ma prière.
Dieu vous bénisse
Fr. Sébastien Vazhakala m.c.
13.11.15
15 octobre 2015, Sainte Thérèse d'Avila,
Chers LMC du monde entier,
Si l'Assemblée Générale est officiellement terminée, la véritable Assemblée Générale commence maintenant.
Ce qui me vient à l'esprit c'est la vache. La vache, après avoir mangé de l'herbe, va se coucher quelque part et continue alors de mastiquer la nourriture qu’elle a avalée encore et encore jusqu'à ce que l'herbe devienne une part d'elle-même. C'est vraiment extraordinaire que la vache ait pu manger de l'herbe verte ou du foin et qu'elle produise du lait qui est une nourriture.
Toutes les expériences que les participants LMC à l'Assemblée Générale ont eu pendant la semaine de l'A.G., nous avons à les recommencer encore et encore comme la vache, et seulement ainsi nous serons capables de vivre, de donner et de partager "le vrai lait" de notre expérience de l' Assemblée Générale avec les autres LMC dans nos groupes locaux qui n'ont pas participé à l'A.G. pour de quelconques raisons. En outre, nous devons implorer l'Esprit Saint pour qu'il éclaire nos esprits afin que nous ayons une mémoire transfigurée de notre expérience de l'Assemblée Générale à Rome qui est la ville de l'histoire et de la foi.
Notre Assemblée Générale qui s'est tenue à Rome du 21 au 28 septembre 2015 était un appel à sortir du monde de l'obscurité, de l'ignorance et de l'égocentrisme vers un monde de lumière, de bonne volonté, de connaissance et de générosité. Donc, après avoir chanté l'hymne "Veni Creator Spiritus..." nous avons accompli le rite pendant lequel plusieurs LMC ont allumé la lampe à huile Indienne, en commençant par les deux premiers LMC : Paradisa Orlandi et Antonio Serangeli, suivis par un certain nombre de LMC : Gianna Tommasi, secrétaire générale des LMC, Flavio Biasin et Sonia Spadafora, les organisateurs de l'A.G. 2015 des LMC, Susie Aki, Tai Pearn, Ania Napierala, Paola Altobelli et d'autres qui sont des liens internationaux.
L'une des choses que Jésus a dit à la Bse Teresa MC était: "Viens, sois ma lumière". Nous sommes appelés par Jésus pour être la lumière de Jésus, l'amour de Jésus, la compassion de Jésus et sa miséricorde. Aujourd'hui Jésus dit à chacun des LMC: "Viens, sois ma lumière". Donc, soyons attentifs à son appel.
Après la cérémonie où la lampe a été allumée, nous avons eu la présentation des différents groupes de LMC venant de plusieurs parties du monde qui marchaient sur l'estrade avec leurs drapeaux nationaux. Ce fut pour rappeler à tous les LMC du monde que "Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu " (cf. 1 Pierre 2,10). Rendons grâce à Dieu.
La salle où se tenait l'assemblée a été comblée d'un parfum de joie, d'amour, de charité et par dessus tout de gratitude envers Dieu pendant que les groupes étaient appelés sur l'estrade pays après pays par ordre alphabétique. Il y avait un profond sentiment d'émerveillement et de paix. Trente pays étaient représentés sur environ cinquante-cinq pays dans lesquels se trouvent des LMC.
Notre Assemblée Générale a réaffirmé notre appel dans l’appel à : "aimer et souffrir et sauver des âmes », à sauver en particulier les âmes des pauvres. Pour réaliser cette définition de notre vocation de M.C./L.M.C. nous avons à apprendre de plus en plus l'art de la contemplation.
Notre Assemblée Générale nous a fait comprendre que la contemplation n'est pas quelque chose d'ajouté à notre nature, mais elle fait partie intégrante de notre nature. Etre contemplatif est notre droit de naissance. Personne ne devrait nous l'enlever, comme Jésus l'a dit à Marthe, qui était en train de préparer de la nourriture pour Jésus, mais avec anxiété (cf. Lc 10, 38-42).
Notre Assemblée Générale nous a fait comprendre que nous pouvons et devons apprécier de plus en plus notre vocation de LMC et devenir toujours plus reconnaissants envers Dieu pour cela. Si nous comprenons réellement le don sublime de notre vocation et qui est celui qui nous a donné ce don, nous vivrons notre vocation de LMC de façon beaucoup plus enthousiaste, joyeuse, fidèle et persévérante. Nous devons avoir la clarté de nos convictions pour vivre notre vocation sans compter le coût, sans chercher le repos ou une récompense et sans nous soucier du nombre de personnes ou de la réussite humaine. Ce que nous devons rechercher ce n'est pas la réussite mais la fidélité; nous devons nous concentrer sur notre sainteté de vie plus que sur de grandes réalisations personnelles. Mais si nous pouvons avoir les deux, tant mieux.
Notre Assemblée Générale nous a conduits à une prise de conscience plus profonde de l’ élection, de la vocation et de la mission : la vocation et la mission des Laïcs Missionnaires de la Charité dans le monde d'aujourd'hui. En se souvenant du passé avec gratitude et avec des mémoires purifiées, nous devons nous efforcer de vivre le présent avec joie et enthousiasme et regarder vers le futur avec une confiance sereine et filiale en celui en qui nous pouvons tout faire. "Je peux faire toutes choses en celui qui me fortifie" (St. Paul).
Notre Assemblée Générale nous a fait comprendre que notre vocation de LMC et notre appel sont plus grands que ce que nous connaissons et vivons aujourd'hui. Si nous ne sommes pas à la hauteur de notre appel, si nous n'avons pas encore compris la beauté sublime de notre appel et de notre mission, nous ne pouvons pas réellement vivre notre vocation pleinement, et nous ne parviendrons pas à accomplir notre mission.
Notre Assemblée Générale nous a fait voir qu'il y a de tellement plus de LMC comme nous dans le monde, que la famille LMC est beaucoup plus grande que moi-même et mon groupe, que Dieu fait des choses merveilleuses à travers des LMC dans de nombreux lieux, dans des situations difficiles et exigeantes, qu'il y a des LMC qui ne sont pas seulement sortis d'eux-mêmes, mais sont sortis de leurs terres d'origine pour des terres de mission, comme Dee Leahy LMC à Haïti et Colette Blockey au Soudan du sud. Leur zèle et leur ferveur missionnaires, leur effort pour apporter la bonne nouvelle aux pauvres, leur esprit de prière, d'abnégation et de charité doivent être encouragés. Comme LMC, nous pouvons les soutenir ainsi que d'autres LMC en nous souvenant d'eux dans nos prières et nos sacrifices quotidiens.
Notre Assemblée Générale nous a fait réaliser l'importance de lire et d'étudier les Statuts et le Chemin de Vie des LMC. Ce n'est pas une petite brochure que les LMC lisent une fois et laissent ensuite de côté, mais c'est à lire et à étudier régulièrement, afin de pouvoir comprendre et apprécier notre vocation et la vivre de façon plus fidèle, plus priante, plus fervente et plus zélée. LMC, s'il vous plaît, prenez la peine de connaître, d'aimer et de vivre les Statuts et le Chemin de Vie.
Notre Assemblée Générale nous a conduits à la prise de conscience que nous devons être les gardiens de nos frères et sœurs. "Où est ton frère? Où est ta sœur ?" (cf. Gn.4,2). Nous ne sommes pas seulement appelés à être frères et sœurs de ceux qui sont LMC mais de tous ceux qui sont dans le besoin. Cela nous fait mieux comprendre la parabole du bon Samaritain (cf. Lc 10, 25-37) et essayer de la vivre dans notre vie de tous les jours.
Les participants de l'Assemblée Générale sont venus apprendre l'importance du partage et du service. La mesure avec laquelle nous devons partager et servir est de partager et servir sans mesure, comme beaucoup de LMC l'ont fait à l'Assemblée Générale. Pendant l'Assemblée Générale tous les participants ont servi les autres au réfectoire généreusement et joyeusement et chaque fois que le besoin se faisait sentir. Plus ils servaient, plus ils étaient heureux de servir; plus ils nettoyaient les marmites et les casseroles, les plateaux et les récipients, plus ils voulaient le faire.
Les participants de l'Assemblée Générale sont venus apprécier les différentes cultures, couleurs, pays et langues. Les LMC ont appris beaucoup plus profondément cette fois-ci la langue de l'amour que chacun peut comprendre. Une chose que tout le monde a pu voir était que pratiquement tout le monde avait de bonnes dents, parce que chaque fois qu'ils se rencontraient, même par hasard, il y avait des sourires grands et captivants et chacun pouvait voir les dents de l'autre très clairement et bien.
L'Assemblée Générale a été, par dessus tout, un grand événement de prière. Jésus était toujours disponible pour des rencontres personnelles avec Lui. Il était toujours là à attendre chacun et tout le monde, pendant la journée ou dans les heures noires et silencieuses de la nuit. Nous n'avions pas besoin de prendre rendez-vous. Quiconque allait à lui à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, pour un temps court ou long, était heureux. La chapelle de l'adoration était notre centrale électrique. Il nous a donné l'énergie et la force même quand certains d'entre nous dormaient à peine ou très peu. Il était si bon de voir autant de LMC sacrifier un sommeil et un repos bien mérités pour être avec le Seigneur en adoration. Et même si quelqu’un s'endormait dans la chapelle, c'était comme un enfant qui dormait dans les bras de sa mère, serein et en paix. Donc, on se sent confortable et en sécurité en présence de Jésus dans l'adoration.
Le thème de l'Assemblée Générale n'a pas été seulement débattu, discuté, et lu, mais vécu très concrètement pendant ces jours inoubliables passés ensemble comme la famille de Dieu d'environ 150 personnes venues de plus de 30 pays dans le monde.
Notre Assemblée Générale fut un événement historique. Ce fut la rencontre du temps et de l'éternité dans une foi profonde. Tous les participants qui venaient de différentes parties du monde à Rome venaient avec foi. C'était la foi qui les avait amenés à Rome, et l’un des principaux objectifs en allant à Rome était de partager la même foi, la même espérance et le même amour vécus dans leurs vies quotidiennes. Tous partageaient le même esprit et le même charisme, comme nous savons tous que le charisme de la Bse Teresa M.C. est une porte pour l'éternité et un passeport pour le paradis. C'est la puissance de la grâce extraordinaire qui a amené à Rome les LMC participants et cette même force et puissance de cette grâce extraordinaire va continuer de nous unir encore plus en une seule famille de Dieu dans la foi, l'espérance et l'amour. La foi est la fondation de la vie chrétienne, l’espérance est sa force motrice et la charité est son but. Donc, à Rome, la capitale de notre foi, la maison mère de la foi chrétienne, les Laïcs M.C. de plus de trente pays du monde se sont réunis du 21 au 28 septembre 2015. C'est historique ainsi que providentiel. Ce fut l’œuvre de Dieu et non celle des hommes. L'Assemblée Générale fut donc un événement historique et religieux à la fois.
Notre Assemblée Générale a été une expérience de prière ainsi qu'une expérience de foi. Dans la prière nous rencontrons Dieu. Ce fut donc une double rencontre de Dieu : rencontre de Dieu dans la prière, en écoutant et en répondant, et la rencontre de Dieu dans son prochain, écoutant et répondant à Dieu dans les LMC. De cette façon l'Assemblée Générale des LMC a été une semaine d'expérience de Dieu dans la prière perpétuelle. Elle reste inscrite de manière indélébile dans les cœurs de chacun et ne doit jamais être effacée.
L'Assemblée Générale des LMC a été une rencontre sacramentelle. Dans chaque rencontre de ce genre il y a une dimension transcendantale. Il y a une transition nécessaire de l'humain au divin et vice versa, que nous appelons ici contemplation. Pour arriver à cette sublime expérience de rencontre du Christ dans l'autre, et de l'autre dans le Christ, c'est ce que l'on entend par l'amour rédempteur, qui transforme les cœurs des hommes et des femmes que nous rencontrons. Le texte de l'évangile le plus cité pour la dimension transcendantale qui nous amène à la contemplation est : "C’est à moi que vous l’avez fait" (cf. Mt. 25, 40). Dans ce sens notre vie terrestre est un pèlerinage continuel de contemplation. Nous devenons de plus en plus désireux, zélés et enthousiastes pour rencontrer le Christ dans les personnes nécessiteuses, dans notre prière, et dans les nombreux événements et incidents quotidiens.
Voici un autre aspect très important dont nous avons parlé : la question de l'Alter Ego. Non seulement un groupe de LMC adopte un frère contemplatif M.C., mais aussi le frère contemplatif adopte le groupe de LMC. Ce programme d'Alter Ego est purement spirituel et doit rester spirituel. Il n’est pas destiné à aider un frère financièrement ou d'une autre façon matérielle, mais à prier pour un frère de telle sorte que le frère en question puisse continuer de grandir en sainteté et de persévérer dans sa vocation contemplative de M.C. Le frère prie aussi pour le groupe de LMC, pour que le groupe grandisse en nombre et que les membres du groupe grandissent en sainteté et persévèrent dans leur vocation et leur mission de Laïcs M.C. De cette façon les deux visent à fortifier l'autre dans sa vocation. Alors ne vous laissez pas tenter par le diable. Si un frère par hasard demande une aide matérielle, soit pour lui ou pour sa famille, s'il vous plaît, soumettez la question à la personne en charge de l'Alter Ego ou à Rome. Le programme Alter Ego est purement spirituel, alors protégeons- le de toutes les défections et des attaques du diable, qui ne veut que gâcher les belles œuvres de Dieu.
Après une journée de prière dans trois groupes de langues différentes le mardi 22 septembre 2015, nous avons eu le lendemain matin notre pèlerinage à la basilique St Pierre, où son éminence le cardinal Angelo Comastri a présidé la célébration Eucharistique devant la tombe de St Pierre, avec environ vingt directeurs spirituels qui concélébraient avec lui et environ 130 LMC représentant tous les continents qui ont participé à la messe.
Ce n'était pas seulement un grand privilège et un cadeau mais aussi et par dessus tout un grand moment de grâce spéciale et de bénédiction de Dieu. J'ai senti la présence de tous les LMC du monde et de nos frères contemplatifs M.C. dans cette célébration. Son éminence voulait que je sois près de lui à l'autel. Même si le pape François était absent ce jour là à Cuba, nous étions un avec lui, et Martha Betancourt de Cuba représentait son peuple dans la basilique St Pierre. Son éminence a commencé son homélie en disant que le parfum et la fragrance du martyre de St Pierre, le premier pape, sont toujours là. Il a ensuite continué avec la vocation et la mission de St Pierre, qui était faible, mais que Jésus a rendu fort ; il était pécheur, mais Jésus a fait de lui un sauveur. Lui, après tout, a renié son maître, mais Jésus ne lui a pas seulement pardonné, mais il a confirmé le poste de Pierre comme premier pape après la résurrection. Pierre sans Jésus était faible et misérable, mais en Jésus et avec Jésus il est devenu fort et a donné sa vie là où nous nous tenons maintenant, crucifié la tête en bas sur cette même colline. A quelques mètres dans un reliquaire il y a les restes de St Pierre, le simple, l'humble pécheur de Galilée, que Jésus a fait pêcheur d'hommes. (Lc 5,10).
Le cardinal a parlé de Jésus qui a pardonné à Pierre et au bon larron, alors que Jésus priait sur la croix. « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23, 34). Le pardon est le cœur de l'enseignement de Jésus., ce qu’il a montré lui-même par des mots et par l'exemple. C'est aussi l'enseignement de base de notre mère l'Eglise. Apprenons à pardonner… Qu'il y ait le pardon et que cela commence par moi !
Le cardinal a parlé de la vocation de St Paul de Tarse : le persécuteur de l'Eglise qui se convertit en un grand prédicateur, peut-être l'un des plus grands apôtres de l'Eglise que le monde ait jamais vu. Seul Dieu pouvait réaliser une si grande œuvre en lui et à travers lui pour ouvrir la porte de la foi en Jésus-Christ aux gentils de son temps.
Son éminence a parlé de Saint François d'Assise, un homme du monde qui a été transformé en un homme de Dieu, l'homme riche et mondain transformé en "poverello" d'Assise, pour qui rien n'a été plus important que Jésus de Nazareth crucifié. Et finalement le cardinal a parlé de la Bse Teresa de Calcutta, qui avait été appelée à quitter le confort du couvent de Loreto pour aller parmi ceux qui vivaient et mouraient dans les rues de Calcutta. Elle a été appelée à ne plus les laisser mourir comme des animaux dans la rue mais à les aider à mourir comme des anges avec dignité dans le mouroir, aimés et soignés. Les LMC appartiennent à cette grande famille pour continuer à vivre la vie de l'évangile avec simplicité, humilité et radicalité, et faire l'œuvre de Dieu en commençant dans leur propre famille. Les familles chrétiennes sont destinées à être des sanctuaires domestiques de l'Eglise, à redécouvrir la vocation et la mission des familles dans le monde contemporain. Jésus dans le Pain de vie était la force de la Bse Teresa M.C.. Pour nous aussi Jésus dans le Pain de vie est notre force, c’est ce que nous sommes venus célébrer ici ce matin. Professons notre foi ici en ce lieu où St Pierre a professé sa foi en versant son sang. Nous avons prié ensemble "Je crois en Dieu...". Tous les participants ensemble ont fait profession de foi, ensemble avec St Pierre et les saints et les martyrs de l'Eglise.
Sur le chemin du retour nous sommes allés visiter la basilique de St Paul-hors-les-murs, qui était en harmonie avec l'homélie du cardinal Angelo Comastri. Là, les LMC ont passé un peu de temps. Dans la basilique Saint Pierre, bien sûr, nous avions eu plus de temps pour voir à nouveau, depuis la basilique, la tombe de St Pierre et pour prier sur les tombes de St Jean XXIII, de St Jean-Paul II et de St Pie X, le pape de l’Eucharistie...
Les trois bus de notre pèlerinage nous ont ramenés à temps pour le déjeuner à 13H00 à Gerini et pour suivre le programme pour le reste de la journée comme prévu. Après le chapelet de la Divine Miséricorde nous avons eu l'hymne "Veni Creator Spiritus" avant d'écouter le rapport général préparé par Gianna Tommasi, la secrétaire générale des LMC, suivi par différents rapports complémentaires. Bien qu'il y eut plus de LMC qui voulaient présenter des rapports, nous avons dû arrêter au bout d'un moment pour continuer avec notre autre programme. A ceux qui n'ont pas eu l'occasion de faire leur présentation, on leur a donné la possibilité de le faire plus tard dans la semaine.
La première moitié de notre Assemblée Générale est arrivée à sa fin. Ce qui restait alors étaient les présentations par quatorze personnes, composées de LMC, de directeurs spirituels, de sœurs M.C. et de frères contemplatifs M.C. Cela pourra prendre un certain temps avant que nous les rendions disponibles en CD , car nous devons les retravailler et faire un peu de travail d'édition.
Le Saint Sacrifice de la messe à Gerini chaque jour renouvela le sacrifice de nos vies et nous nous sommes retrouvés unis aux offrandes de tous les LMC du monde entier, non seulement de la famille des LMC mais de toute la famille M.C. , et de plus, aux sacrifices offerts à Dieu par toutes les personnes de toutes les religions.
Le mardi (22 sept), jeudi (24 sept) et vendredi (25 sept) la sainte messe a été célébrée dans trois groupes de langues, en anglais, en italien et en espagnol, tandis que les quatre autres jours nous l'avons eu tous ensemble, une fois en anglais, une fois en espagnol et deux fois en italien, en incluant celle présidée par son éminence le cardinal Angelo Comastri à la basilique St Pierre. Le sacrifice de nous-mêmes avec Jésus dans l'Eucharistie pour l'amour des autres est l'unique fondation de chaque famille et de chaque communauté, ce fut également le cas pour notre Assemblée Générale.
Dans le même esprit de foi nous avons aussi eu le 26 septembre, après le dîner, une procession eucharistique très émouvante avec des bougies allumées dans la vaste cour de Gerini, pendant laquelle les mystères joyeux du rosaire ont été priés en cinq langues différentes. Notre Assemblée Générale a été une expérience de Dieu en prière et en action. "Que notre adoration ne cesse jamais" (St Jean Paul II).
Le jour de la clôture s'est passé en trois moments différents :
1) Les participants de l'AG ont regardé un film documentaire sur la Bse Teresa M.C. pour s'emparer de son esprit, de sa conviction, de son zèle, de sa ferveur et de son enthousiasme, pour résumer et conclure en revenant aux origines, en écoutant les paroles-mêmes et les expressions de celle que Jésus appelait "Ma petite épouse, épouse de Jésus crucifié...." (Bse Teresa de Calcutta)
2) Le programme culturel, pour apprécier, pour louer et remercier Dieu pour la variété des cultures et leur beauté et leur place originales, qui sont comme une grande mosaïque de la grande œuvre de l’ Architecte Divin et Créateur de tout l'univers.
3) L'heure d’adoration en action de grâce suivie de la sainte messe concélébrée avec tous les directeurs spirituels à la chapelle de la maison mère des LMC, via S. Agapito. Au cours de la célébration eucharistique, trois LMC : Carmela Arabesco, Cristina Povoledo et Joe Creath ont fait leurs vœux définitifs, trois autres leurs vœux pour la première fois alors que plusieurs autres ont renouvelé leurs vœux pour un an.
Ce qui reste n'est pas le moins important : un peu de sel de gratitude qui rend la nourriture vraiment savoureuse, très simple mais qui fait partie intégrale de toute l'histoire.
Notre gratitude va en premier et avant toute chose à Dieu pour sa providence aimante, sa sollicitude paternelle, son amour tendre si doucement déversé sur chacun de ses fils et filles pendant notre Assemblée Générale. Ceci a été fait directement ou indirectement par un très grand nombre de frères et sœurs LMC. Ici, bien que j'aie peur de mentionner les noms, je dois encore le faire et l'ordre dans lequel je le fais, peut être aussi inexact.
Je remercie Dieu pour tous les organisateurs, en commençant par Flavio Biasin, Sonia Spadafora et Gianna Tommasi. Sans leur travail acharné et leur dévouement, notre Assemblée Générale n'aurait pas été ce qu'elle est devenue. Que le Bon Dieu les bénisse et les récompense en abondance maintenant et toujours.
Pratiquement tous les participants à l'Assemblée Générale ont travaillé dur de beaucoup de manières différentes. Il y avait un esprit de famille visible de bienvenue chaleureuse et d' hospitalité généreuse Toutefois, nous remercions particulièrement Joan Kick, Susie Aki, Tai Pearn, Laurie Dwyer, Esperanza et Rick Resultan, Cora Jones, Anne et Vincent Carroll et tous les liens nationaux, Paola Altobelli, Justin, Jacqueline et Alfred Quinones, Anita et Enrique Orezzoli, Odette Duggan, Barbara et Joseph Kralik. Certains d'entre eux sont venus très en avance pour aider à l'organisation de l'Assemblée Générale dans les trois langues, en anglais, en espagnol et en italien.
De plus, nos sincères remerciements vont à nos directeurs spirituels bien-aimés qui sont venus de loin et de près, en commençant par Mgr Victor Mercado de Mexico, P. Eduardo Torre d'Argentine, P. Audace Ndayishimiye du Bouroundi, P. Bartolome Buiguez du Costa Rica, le diacre Chuck Stevens du Canada, P. J. van Duynhoven de Hollande, P. Gali Joseph Samy et P. Charles Fernando d'Inde, P. Pasquale Amoruoso et P. Andrea Caniato d'Italie, P. Fernando Lopez de Mexico, P. Mhandy Santelices des Philippines, P. Tarasisio Tumuhereze du Rwanda mais qui travaille aux U.S.A., P. Alejandro Galan Martinez d'Espagne, P. Joroslav Broz de Slovaquie, P. Noel Dias du Sri Lanka. Nos remerciements tout particuliers vont à F. Jan Timo M.C., F. Michael M.C. et F. Ricardo M.C. et à toute la communauté des frères de Rome et à quelques hommes de la maison Serena. Que le Bon Dieu bénisse et récompense chacun d'entre eux.
Notre Assemblée Générale a été une introduction à un monde de contemplation et d’action. Il y a une indissolubilité entre la contemplation et l'action. Nos actions doivent devenir la conséquence spontanée et nécessaire d’une vie de contemplation.
L'Assemblée Générale n'a rien fait d'autre que d'ouvrir les portes de nos cœurs à un monde incroyable où Dieu habite. C’est la découverte de l'histoire de l’"Emmanuel" - un Dieu avec nous et pour nous une expérience commune de Dieu, qu'il faut nourrir, cultiver et partager. Nous n’avons pas besoin d’aller à sa recherche, Dieu est en nous.
Ici j'aimerais attirer votre attention sur la statue de Michel Ange, la fameuse "Pieta" de la basilique St Pierre. Si l'on regarde la statue, on arrive à voir que la statue n'a pas de raccords. C'est un seul bloc de marbre. Qu'a fait le sculpteur ? Il a pris une très gros bloc de marbre, a travaillé dessus pendant des années, jusqu'à ce qu'il ait réalisé l'image de la "Pieta" qui était dans son esprit. Il n'a pas ajouté au bloc de marbre pièces après pièces, mais il enlevait, ôtant tout ce qui n'était pas nécessaire. Cela représenta beaucoup de patience, un travail dur, de la persévérance et de la conviction. Il savait ce qu'il voulait. La statue correspondit exactement, et même plus, à l'image et à la ressemblance qu'il avait en tête.
En nous il y a l'image de Dieu. Et si nous enlevons de nous tout ce qui n'est pas nécessaire, nous allons découvrir en nous la belle image de Dieu qu'il a mis en nous, pour une plus grande intimité avec Dieu. Nous avons besoin de patience, de travail dur , de persévérance et pardessus tout d'écouter Dieu dans la prière et d'écouter Dieu dans les autres et dans tout ce qui nous entoure. Plus nous nous perdons en Dieu, plus notre vie contemplative sera facile. La pureté, la transparence et la transcendance sont absolument nécessaires pour une vie de contemplation. Si nous ne sommes pas totalement détachés des personnes (chasteté), des choses (pauvreté), de nous-mêmes (obéissance), nous ne pouvons pas être de vrais contemplatifs. La pratique des trois vœux nous aidera à entrer dans le monde de la contemplation, qui nous aidera à donner un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres, ce qui est notre quatrième vœu comme vous le savez bien.
Seigneur, conduis-moi de l'obscurité à la lumière,
Conduis-moi de l'irréel au réel,
Du mensonge à la vérité
Conduis-moi de la mort à l'immortalité.
Que Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
03.10.15
Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie, moi, (Prénom, nom), je fais jusqu'au premier samedi d'octobre (année) ou jusqu’au samedi veille du dimanche de la Miséricorde Divine (année) le vœu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon cœur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint-Esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde et du patriarche saint Joseph, protecteur des familles et consolateur des pauvres, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain et d'une manière particulière des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui.
Lieu et date ; (exemple : chapelle de la Sainte Famille, Rome, Italie 3 octobre 2015)
28.08.15
Fête de l’Assomption 2015
LA CHARITÉ EST NOTRE PRIORITÉ
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité, frères et sœurs en Jésus, Marie et Joseph,
Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’ Esprit Saint soient avec chacun d’entre vous.
Je remercie mon Dieu pour vous chaque fois que je pense à vous ; et chaque fois que je prie pour vous tous, je prie avec la joie dans mon cœur et avec gratitude envers Dieu pour vous, pour votre joie, votre bonne volonté et votre générosité. Je prie pour que vous continuiez à vous souvenir de votre passé avec gratitude et avec des souvenirs purifiés, peu importe ce que le passé a été, pour vivre le présent avec joie et enthousiasme, en regardant le futur avec une confiance sereine, une espérance constante et un courage imperturbable. En essayant de s’apprécier mutuellement et en rendant grâce à Dieu les uns pour les autres, ayons l’humilité et le courage d’apprendre les uns des autres, car chaque personne est destinée à être un disciple, un étudiant et un professeur. Nous devrions arrêter d’apprendre seulement quinze minutes après notre mort.
Jésus est notre grand professeur et il est notre miroir et notre modèle pour tout. Nous prions comme Jésus comme notre exemple ; nous prions avec Jésus comme notre tête ; nous prions Jésus comme notre Dieu. Nous apprenons de Jésus, notre Maître qui bien que fils de Dieu et le Créateur de l’univers était doux et humble de cœur. Nous sommes à l’école de l’humilité et de la charité de Jésus, qui ne finit jamais, bien que comme LMC vous ayez un Master de charité, comme les lettres M.C. le signifient (Missionnaires de la Charité). Vous êtes tous diplômés de l’université M.C, où vous obtenez un Master en charité, pour aimer et servir le peuple de Dieu, les pauvres de Dieu. Mais vous ne pouvez pas y arriver si vous ne recevez pas continuellement de Dieu qui est la source et la fontaine de l’amour véritable et de la miséricorde.
Notre prochaine Assemblée Générale est destinée à être une semaine intense d’expérience de Dieu et de renouvellement. C’est un temps précieux pour exprimer ensemble notre gratitude envers Dieu pour le don et le mystère de votre vocation de LMC. Commençons à le faire dans tous les groupes LMC. Ne dépréciez pas le don de votre vocation de LMC, mais appréciez-le et rendez grâce à Dieu avec tous les pouvoirs et le fibres de votre être.
Quand vous parlez de votre vocation de LMC vous avez le don et le Donneur du don. Quel est le plus important, le don ou le Donneur ? Qui vous a donné un tel don magnifique et pourquoi vous l’a-t-il donné à vous et pas à quelqu’un d’autre ? C’est un grand mystère !
Aussi avant de voir ce qu’est le don, essayons de contempler le Donneur du don. La question spontanée qui vient à l’esprit est : « Pourquoi moi, Seigneur, et pourquoi pas quelqu’un d’autre ? » il n’y a pas de réponse adéquate à donner à Dieu pour nous avoir choisis comme siens pour toujours. c’est simplement l’amour et par amour que Dieu nous a choisis… un amour sans limites, un amour sans barrières, un amour sans conditions, un amour qui ne se fatigue jamais d’aimer et de donner, un amour qui ne meure jamais. C’est lui et pas nous ; c’est le sien et pas le nôtre. « Il nous a faits et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau » (cf Ps 99, 3.)
Une fois que nous savons qui est le donneur, nous apprécions de plus en plus le donneur et le don. Ici j’aimerais que chaque LMC lise et médite un des passages suivants ou tous les trois si vous voulez : Isaïe 6, 1-9 ; Jérémie 1, 1-10 ; Exode 3, 1-8.
Nous nous rapprochons de plus en plus de l’Assemblée Générale. J’aimerais que tous les LMC lisent une fois de plus la lettre que j’ai écrite à tous les LMC le 2 février 2015, fête de la Présentation de notre Seigneur. Il est bon de la relire non seulement pour ceux qui se sont inscrits à l’A.G. mais pour tous, car la majorité des LMC vont rester chez eux. Mais j’aimerais que tous les LMC du monde participent à l’A.G. du 21 au 28 septembre 2015.
Afin de faciliter votre participation, spécialement pour ceux qui ne viennent pas à l’A.G., nous vous envoyons le programme complet, c-a-d l’emploi du temps. Cela peut être bon que chaque LMC en ait une copie et essaye de se joindre à nous spirituellement de la façon que vous pouvez, afin que notre A.G. soit une réelle expérience de Pentecôte pour tous et une nouvelle Pentecôte pour tout notre mouvement LMC.
Je ne sais pas combien d’entre vous savent que Ste Claire d’Assise a été déclarée sainte patronne de la télévision par le pape Pie XII en 1958. La veille de Noël, la messe de minuit avait lieu dans l’église St Damien à Assise. À cette époque-là Ste Claire était très malade ; elle ne pouvait pas descendre à l’église participer à la messe à laquelle elle avait vraiment désiré ardemment aller ; mais de son lit de malade elle put participer à la messe comme nous le faisons aujourd’hui à la télévision, et au moment de la communion le prêtre lui porta la communion. Elle put participer si intensément qu’elle put éprouver une joie et une paix profondes, et surtout une gratitude sincère envers Dieu. Cela s’est passée en décembre 1252.
Donc, mes chers LMC, j’aimerais inviter tous les LMC à avoir la foi de Ste Claire, son amour inconditionnel et son désir ardent de participer à la messe, et de la prier beaucoup pour que vous qui ne serez pas présents à l’A.G., vous puissiez participer spirituellement et que vous ayez aussi un renouveau dans votre vie.
Ceux d’’entre vous qui serez présents à Rome, par contre, êtes très privilégiés et avez aussi une grande responsabilité à être extrêmement attentifs à tout ce qui va se passer, afin de rentrer dans vos lieux respectifs et de partager avec les groupes vos expériences inoubliables. Vous serez comme le prêtre qui a porté la communion à Ste Claire!
Les participants à l’A.G. auront la grande joie de partager ce qu’ils auront reçu du Seigneur pendant l’A.G. Faisons de cette assemblée une expérience de grande Pentecôte. Il y aura beaucoup de revendications. En plus, le malin est extrêmement occupé à préparer son armée pour décourager les personnes qui se sont inscrites pour venir à Rome. Il chuchotera à vos oreilles toutes sortes de raisons pour vous excuser de ne pas venir à la rencontre et vous faire annuler l’inscription. Il se peut qu’il n’y arrive pas avec tous mais il y arrivera avec quelques uns. Il viendra aussi aux réunions pour nous déranger et nous distraire, spécialement pendant cette semaine de notre A.G.. Ne tombons pas dans ses pièges. Écoutons notre premier pape St Pierre : « Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui avec la force de la foi » ( 1 Pierre 5, 8-9). Ne nous laissons pas dévorer par le malin.
Quelques participants cherchent encore à obtenir leur visa nécessaire pour l’Italie ou leurs billets d’aller-retour à Rome. On m’a dit que certains d’entre vous avaient encore des problèmes pour obtenir le visa nécessaire pour l’Italie malgré la lettre d’invitation envoyée de Rome garantissant tout, signée par père Sébastien Vazhakala M.C., par le chancelier diocésain de Rome et par le secrétaire d’état du Vatican. Il n’y a pas de garantie plus grande que celles-là pour un visa italien. La plupart des consulats italiens demandent l’original que nous avons envoyé par DHL ou son équivalent. J’espère que vous avez tous reçu les lettres maintenant. On m’a dit que certains d’entre vous ont déjà leur visa. Rendons grâce à Dieu.
Ceux qui arrivent le 20 septembre 2015 peuvent aller directement à Gerini s’y installer. Ceux qui arrivent avant le 20 septembre 2015 peuvent seulement demeurer à Casa Serena. Dans tous les cas vous devez nous faire savoir si vous voulez que l’on aille vous chercher à l’aéroport ou pas. Aussi, envoyez, s’il vous plait, une copie de vos billets par email si vous ne l’avez pas déjà fait. Nous remercions Joan Kick LMC qui le fait pour les LMC participants des USA.
Ceux qui veulent rester plus longtemps que le 29 septembre 2015 à Gerini doivent contacter Gerini très en avance. Nous ferons de notre mieux pour loger autant de personnes que nous pourrons à Casa Serena. Naturellement toutes les vedettes seront en dehors de l’hôtel Casa Serena. Tous les participants à l’A.G. doivent être prêts à travailler dur, à faire face à de nombreuses difficultés, épreuves et inconvénients et à tout ce qu’il y aura à traverser. De notre côté nous essaierons de faire de notre mieux pour que vous vous sentiez aussi confortable que possible. N’oublions pas que nous appartenons à la famille M.C… que nous faisons partie des pauvres et que nous sommes là pour eux. Nous sommes appelés à partager la vie des pauvres et pas à être comme l’homme riche et Lazare dans la parabole selon l’évangile de St Luc (cf Lc 16,19-31). Continuons à beaucoup prier pour la réussite et la fécondité de notre A.G..
Unis nous tenons debout, divisés nous tombons. Jésus nous appelle à joindre nos mains, sans compter le coût, sans tenir compte de la position sociale, de la couleur ou du pays d’origine. nous sommes un dans l’Esprit ; nous sommes un dans le Seigneur. Nous avons les mêmes Statuts et Chemin de Vie des LMC que nous suivons tous, qui nous uniront tous à Jésus et nous ferons appartenir à la famille M.C..
N’oublions pas que nous appartenons à un Mouvement choisi par le Seigneur pour servir et pas pour être servis. Tous les participants à l’A.G. auront plein d’occasions de rendre un service de tout cœur et gratuit aux autres. Ne manquons pas les occasions. Il n’y a qu’un seul terrain où nous pouvons être en compétition, là où nous pratiquons la charité. Une fois j’allais de Vancouver à Chicago. Le commandant de bord n’arrêtait pas de dire que la sécurité était notre priorité. Cela m’a fait penser et me demander quelle était ma priorité ? « La Charité », me suis-je dit, « est ma priorité » . Peu importe où et quand, mais on doit pratiquer la charité tout le temps et partout.
« L’amour prend patience, l’amour rend service »… (1 Co 13,1-13).
« La Charité », donc, est notre priorité à l’A.G.. « Si vous voyez la charité, vous voyez la Trinité », a dit St Augustin. La charité et l’humilité doivent aller ensemble. Nous arrivons à l’unité par la charité et l’humilité.
Je conclus cette lettre en citant la lettre que le pape François a écrite le 21 novembre 2014 aux Consacrés à l’occasion de l’Année de la Vie consacrée :
« Par cette lettre, au-delà des personnes consacrées, je m’adresse aux laïcs qui, avec elles, partagent idéaux, esprit, mission. Certains Instituts religieux ont une tradition ancienne à ce sujet, d’autres une expérience plus récente. De fait, autour de chaque famille religieuse, comme aussi des Sociétés de vie apostolique et même des Instituts séculiers, est présente une famille plus grande, la ‘‘famille charismatique’’, qui comprend plusieurs Instituts qui se reconnaissent dans le même charisme, et surtout des chrétiens laïcs qui se sentent appelés, dans leur propre condition laïque, à participer à la même réalité charismatique.
Je vous encourage vous aussi laïcs, à vivre cette Année de la Vie Consacrée comme une grâce qui peut vous rendre plus conscients du don reçu. Célébrez-le avec toute la ‘‘famille’’, pour croître et répondre ensemble aux appels de l’Esprit dans la société contemporaine… »
Joyeuse et sainte fête de l’Assomption de notre Dame.
Avec toute mon amitié, ma gratitude et mes prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
20.06.15
PRIERE DU MATIN
DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITÉ
O Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie, nous t’offrons toutes nos pensées, nos paroles, nos actions, nos joies, nos souffrances et nos travaux de ce jour, pour toutes les intentions de ton Cœur Divin, en union avec tous les sacrifices de la Messe offerts à travers le monde, en action de grâces pour notre famille, en réparation de nos péchés et de ceux des autres, et afin d' obtenir des âmes ferventes pour notre Mouvement.
Dans ta miséricorde infinie, O Seigneur, tu nous as choisis comme Tiens. Nous te demandons humblement dinfuser dans nos familles l’esprit de prière, de sacrifice, de patience et, par dessus tout, de charité qui est le lien de toute perfection. Aide-nous, O Seigneur, à vivre dans l'unité et dans la paix.
Très sainte Marie, cause de notre joie, aide-nous à aimer et à servir Jésus sans limite dans nos frères, en particulier dans les plus pauvres parmi les pauvres.
O Seigneur, nous recommandons à ton attention paternelle le Pape, les évêques, le clergé et les religieux, et plus particulièrement notre Mouvement. Nous confions à ta miséricorde infinie, O Seigneur, ceux qui ont demandé nos prières, ceux pour qui nous avons promis de prier et pour qui nous devrions prier.
Bénie soit la Sainte et indivisible Trinité, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
16.06.15
Laudetur Sacra Familia
3 mai 2015
Votre Excellence, Bujar Nishani, président de la République d'Albanie et vos conseillers, vos Excellences Mgr Ramiro Moliner Ingles, nonce apostolique pour l' Albanie, et Mgr Angelo Massafra, archevêque de Shkodra et de Pult ; Zoti Zef Hila, maire de Bushat ; distingués invités et visiteurs, tous les prêtres concélébrants, mes frères et mes sœurs, je voudrais vous souhaiter à tous la bienvenue à Kisha Bushat et à Bethel, « La Maison de Dieu », et la maison pour nos garçons et nos hommes handicapés. Merci de vous être donné la peine de venir dans notre humble lieu où nous, la communauté des frères Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Teresa de Calcutta, vivons et travaillons depuis le 8 septembre 1991. La bienheureuse Teresa en personne est venue ici plusieurs fois nous visiter ainsi que les habitants de Bushat et des villages environnants, prier avec nous et rendre grâce à Dieu pour toutes ses bénédictions.
J'ai reçu la nouvelle de l'événement d'aujourd'hui alors que je donnais une retraite à nos frères au Ghana, en Afrique. Ma première pensée fut : Pourquoi moi, Seigneur ? Qui suis-je pour avoir été choisi pour recevoir cette prestigieuse distinction du président de cette noble terre d'Albanie ? La réponse que je reçus au plus profond de moi-même fut de ne pas me poser de questions mais de l'accepter avec humilité et gratitude au nom des pauvres, de travailler plus dur, en priant davantage, avec plus de fidélité et de persévérance pour nos pauvres, en particulier en Albanie. J'ai compris que cela fait partie de l'œuvre de Dieu qui a inspiré Zoti Zef Hila, le maire de Bushat, de présenter mon nom à votre Excellence, le président de l'Albanie et votre Excellence de prendre la décision de m'attribuer cette distinction.
Au lieu de nous poser des questions, rendons grâce à Dieu et rendons grâce à Dieu pour vous, Monsieur le Président et pour tous ceux qui vous ont aidé à faire de cet événement une réalité pour tout le peuple d'Albanie. Vous représentez cette noble nation albanaise, dont la bienheureuse Teresa Bojaxhiu M.C. fut l'une de ses filles inoubliables. Je dois dire qu'en me donnant cette distinction nationale, vous l'honorez et m'honorez, moi qui fut son premier fils spirituel. J'ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec elle pour les plus pauvres parmi les pauvres pendant trente ans, de 1967 à 1997, dans les différentes parties du monde.
Votre venue ici dans notre maison à Bushat est un signe que vous aussi vous avez non seulement le même héritage albanais mais aussi le même esprit albanais de simplicité, d'humanité et de solidarité.
Le 25 avril 1993, le pape St Jean-Paul II s'est rendu en Albanie, invité par le nonce apostolique, son excellence l'archevêque Ivan Dias. Ce jour-là le pape St Jean-Paul II, d'heureuse mémoire, au balcon de l'archevêque, à Shkodra, a dit : « Sur la croix Jésus a prié pour ceux qui l'ont crucifié, il a donné l'exemple d'un amour inconditionnel, d'une vie qui dépasse les offenses qu'il a reçues et qui, les oubliant même, est prêt à pardonner... Je ne peux pas omettre de saluer une très humble personne qui est ici parmi nous, Mère Teresa de Calcutta en Inde. Tout le monde sait d'où elle vient, quel est son pays d'origine. Son pays d'origine c'est ici. Même quand l'Albanie était complètement isolée, cette humble religieuse, cette servante au service des plus pauvres, a apporté le nom de votre pays au monde entier. En Mère Teresa l'Albanie fut toujours tenue en estime. C'est sa mission et celle de tous ceux qui, comme elle, sont de véritables disciples du Christ, des apôtres du Christ, des apôtres de la Charité. Aujourd'hui je vous remercie, ma sœur, au nom de l'Église universelle. Je vous remercie, chère Albanie, pour cette fille de votre pays et pour votre peuple ».
Mère Teresa, comme vous, a aimé son peuple et son pays. Dans l'une des lettres qu'elle m'a écrites, la bienheureuse Teresa a écrit : « Mon très cher père Sébastien M.C,... je n'ai pas vu ma mère depuis 46 ans. Des mois avant de mourir, elle continuait de m'appeler et de désirer ardemment me voir, moi, sa plus jeune enfant. L'Albanie étant ce qu'elle était, aucun indien n'avait l'autorisation de s'y rendre. Je pouvais aller très près et cependant pas jusqu'à elle. Elle mourut donc avec mon nom sur ses lèvres ».
Au nom des frères des Missionnaires de la Charité, de nos pauvres, en particulier des garçons et des hommes handicapés de Bethel, et de toutes les personnes présentes ici, je vous dis merci Mr le président, merci à votre famille, à vos conseillers présents ici avec nous ce matin, à tous vos proches collaborateurs et tout particulièrement à Zef Hila et à sa famille, qui ont été une aide précieuse pour nous depuis notre arrivée en Albanie.
Notre sincère gratitude pour tout le soutien opportun que nous recevons de vos excellences, notre archevêque Angelo Masafra et de notre nonce apostolique Ramiro Moliner Ingles qui représente le pape dans ce pays. Je sens un lien fort de solidarité avec vous comme vous représentez officiellement l'Église. Dieu est à l'œuvre ici dans l'Église et dans l'État pour le bien de tous.
Mes chers frères et sœurs, avec vous tous présents ici je voudrais rendre grâce à Dieu avec tous les pouvoirs et les fibres de mon être et vous demander votre aide et votre collaboration continues. Ensemble faisons quelque chose de beau pour Dieu ; ensemble continuons à être des bougies allumées et ayons l'esprit véritable de l'amour invincible et du service inconditionnel des personnes dans le besoin dans ce grand pays qu'est l'Albanie autant que nous le pouvons. Continuons à faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire.
L'Albanie d'aujourd'hui dépend beaucoup des jeunes qui sont la vie d'aujourd'hui et l'espérance de demain. C'est au peuple d'Albanie d'aujourd'hui de construire une véritable Albanie remplie de paix, de joie et d'espérance. La bienheureuse Teresa, d'heureuse mémoire, a construit non seulement l'Albanie mais le monde entier sur l'amour invincible de Dieu. Elle a été choisie pour être l'Épouse fidèle de Jésus crucifié qui est allée dans chaque coin du monde répandre la bonne odeur de l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la paix et la joie de Jésus. Elle a ouvert des maisons d'amour pour les sans-abri, les abandonnés et les non désirés qui vivaient peut-être comme des animaux dans les rues mais qui mouraient comme des anges, avec dignité, doux amour et tendre soin. Ces maisons sont devenues des oasis d'amour, de joie et de paix pour tous, y compris les lépreux, les malades du sida, les mères célibataires et les enfants non désirés.
L'Albanie d'aujourd'hui doit essayer de prendre la bienheureuse Teresa comme modèle et miroir. L'Albanie d'aujourd'hui peut être fière d'elle si elle vit les idéaux de sa fille la bienheureuse Teresa Bojaxhin, dont la mère et la sœur bien-aimées reposent dans le cimetière de la capitale, Tirana.
Que l'Albanie comme nation devienne un instrument de paix et de joie. Qu'il y ait la paix et qu'elle commence en Albanie. Je prie pour cela et je demande les prières de tous.
Je termine avec la simple prière que tous les M.C. récitent chaque jour dans le monde entier :
Zoya e Shkodres, lutu per ne. Nene Térèze, lutu per ne.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala MC
20.05.15
Notre Dame de Fatima 2015
Que notre gratitude envers Dieu ne cesse jamais !
Que la grâce et la paix du Seigneur ressuscité soient avec vous en ce temps saint de Pâques, qui nous prépare à la grande fête de la Pentecôte. Prions pour une nouvelle Pentecôte dans notre Société, dans notre mouvement et en chacun de nous.
Merci pour toutes vos prières et vos sacrifices offerts à Dieu pour moi en Jésus, Marie et Joseph et pour mes nombreuses intentions. Ma sincère gratitude envers vous se manifeste par mes prières et mes sacrifices pour vous, qui ont été offerts continuellement pour toutes vos nombreuses intentions et tous vos besoins, spécialement pour ceux des membres de vos familles, pour les groupes LMC, pour nos pauvres qui souffrent dans leurs corps et dans leurs âmes. Puisque nous sommes une famille, nous faisons une seule offrande à Dieu, en mettant tout le monde dans le calice de la vie. La terre est notre autel sur lequel nous offrons tous les labeurs et les suées de l'humanité souffrante, abandonnée et oubliée en raison de la vie précipitée et agitée de notre monde d’aujourd’hui.
Mais nous ne pouvons pas être simplement pessimistes. Il y a tellement de bonnes choses dans le pire de nous et tellement de mauvaises choses dans le meilleur de nous. Le mal ne doit pas avoir le dernier mot. L’amour et la charité ne peuvent pas êtres conquis ou vaincus. L’amour va conquérir tous et chacun. Cela peut prendre du temps. Il me vient à l’esprit le bon vieux dicton védique (forme archaïque du sanskrit, langue des textes sacrés des Védas et des Brahmanas) qui disait en 2500 avant Jésus-Christ : « Satyam evam, Jayathe » qui signifie « seule la vérité vaincra, seule la vérité restera ». La vérité seule est victorieuse.
Par moments nous gaspillons tellement de notre temps à essayer de résoudre des problèmes et de trouver des réponses à de nombreuses questions agaçantes. A d’autres moments nous nous cassons la tête sur de nombreuses énigmes de la vie, et nous ne voyons pas le sourire d’un enfant ou la beauté d’une fleur, l’ardeur d’un religieux, le zèle et la ferveur de quelques M.C. pour étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la croix et dans l’Eucharistie. Par moments, en observant les visages de nos pauvres et en contemplant le visage défiguré et souffrant de Jésus c’est une grâce en-soi.
A Rome nous avons notre chapelle de l’adoration perpétuelle où Jésus est aimé et adoré vingt-quatre heures sur vingt-quatre jour et nuit, et ensuite à «Casa Serena , notre abri de nuit, où Jésus est aimé et servi tous les jours de l’année. Les deux sont des façons d’aimer et de servir le Seigneur.
« …en Dieu et avec Dieu, la personne que je n’apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela ne peut se réaliser qu’à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu’à toucher le sentiment. J’apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus Christ. Son ami est mon ami. Au-delà de l’apparence extérieure de l’autre, jaillit son attente intérieure d’un geste d’amour, d’un geste d’attention…. » Benoît XVI Deus Caritas est.
La prière exige la rencontre de la personne de Jésus Christ, qui nous conduit à la charité réelle. Seulement la rencontre de Jésus dans la prière et la contemplation peut nous aider à pratiquer l’amour et la charité avec transcendance. Autrement cela peut devenir une routine, dépourvue d’un esprit réel. Nous ne faisons pas notre travail avec les pauvres et pour eux pour quelque chose ou pour une réputation ou une renommée. Tout d'abord ce n’est pas notre travail que nous faisons, c’est le travail de Dieu. C’est à Jésus dans les pauvres que nous donnons notre amour. « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mat 25, 40), dit le Seigneur.
Le dimanche 3 mai 2015, le président Albanais Mr Bujar Nlshani m’a donné la médaille du mérite de Mère Teresa, qui est censée être la plus haute distinction albanaise. Maintenant beaucoup d'entre vous le savent. Je remercie sincèrement tous ceux qui ont offert leurs prières ferventes et envoyé leurs amitiés et leurs prières.
Mr Bujar Nishani, le président d'Albanie est arrivé à 9h 55 devant l'église des frères. Il a été accueilli par le maire de Bushat, Mr Zef Hila, et par père Sébastien M.C.. Les gens se tenaient en une ligne depuis la route jusqu'à l'entrée de l'église, y compris quelques unes de nos sœurs M.C.. Il a salué chaque personne une par une jusqu'à l'entrée de l'église. Les caméras de télévision bloquaient presque le passage.
L'église était déjà pleine, non seulement de catholiques, mais aussi d'orthodoxes et beaucoup appartenaient à l'islam. En saluant les personnes depuis le fond de l'église, le président fut conduit devant où des places étaient réservés pour lui, pour le maire et père Sébastien M.C.. La chorale chanta un chant de bienvenue. Un des poètes de Shkodër avait son poème prêt.
Il fut alors temps de se préparer pour la messe. Il y avait deux archevêques : son Excellence Mgr Angelo Massafra, archevêque de Shkodër et Pult, était le célébrant principal. Son Excellence Mgr Ramiro Moliner Ingles, le nonce apostolique pour l'Albanie, concélébrait avec d'autres prêtres. La messe solennelle se termina vers midi.
Il y avait un silence absolu dans l'église, un sens de la présence impressionnante de Dieu. L'évangile du jour était très significatif : l'image de la vigne et des sarments du chapitre 15 de l'évangile de Jean.
Après la bénédiction finale il fut demandé à tous de s'asseoir à nouveau. Et la cérémonie commença. Le maire de Bushat, Mr Zef Hila, accueillit le président au nom des gens de Bushat, en leur expliquant le sens et la signification de ce qui allait se passer. Ce fut alors au président de parler. Il avait une estrade spéciale avec un micro déjà fixé. Le président parla en albanais pendant environ 15 minutes, au bout desquelles il me remit « La médaille du mérite de Mère Teresa » avec la citation suivante :
« La république d'Albanie
Le président de la République
décernent la médaille de Mère Teresa
à
père Sébastien Vazhakala
en reconnaissance de sa contribution, de son assistance sans prix et de son assistance altruiste aux plus infortunés et délaissés et aussi pour la modestie humaine et l' humilité qui caractérisent les actes bienveillants en étant proche des vertus d'un ange protecteur et d'un saint terrestre »
N° du décret 9077
Tirana, le 28 avril 2015
Président de la République
Bujar Nishani
Ce fut un moment émouvant pour tous Ce fut alors à mon tour de parler, ce que j'ai essayé de faire en anglais. J'étais sous antibiotiques très forts, injection et pastilles. Dr Odeta Hasaj, qui a organisé mon voyage en Albanie, fit aussi la traduction de mon discours en albanais, ce qu'elle fit très bien. Ce qui restait alors était la visite du président à l'un des malades et le déjeuner. Mr Athanas, qui est alité à vie, est celui auquel le président a rendu visite et avec lequel il est resté quelques minutes. Ce fut une expérience émouvante pour le président d'écouter l'histoire triste et douloureuse de la paralysie de Mr Athanas.
Le déjeuner était alors prêt. Deux réfectoires avaient été préparés : un pour le président, les archevêques, le maire et les autres V.I.P. organisé par Mr Zef Hila, le maire de Bushat. Ce ne fut pas seulement le temps de manger, mais il y eut assez de temps pour parler et échanger d'une façon très personnelle. Le président me dit qu'il était extrêmement heureux de voir l'œuvre merveilleuse que Dieu avait faite pendant tant d'années en Albanie. Mais il dit aussi qu'il était un peu triste. Quand je lui ai demandé pourquoi il était triste, il dit que c'était parce qu'une telle œuvre si merveilleuse de Dieu n'avait pas été connue en Albanie pendant si longtemps. Il dit qu'il pourrait y avoir de nombreuses personnes en Albanie qui pourraient être intéressées pour participer à cette grande œuvre de Dieu.
Comme nous ne pouvons pas vivre le passé, peu importe ce que le passé a été ; il vaut mieux se rappeler du passé avec gratitude et des souvenirs purifiés, en essayant de vivre le présent avec joie et enthousiasme, et de regarder le futur avec une confiance sereine. Il est absolument nécessaire d'apprendre à utiliser le présent aussi bien que possible.
Le nonce apostolique pour l'Albanie était assis devant moi au réfectoire. Il dit au président que les Missionnaires de la Charité ne cherchaient pas la grande publicité mais vivaient et travaillaient humblement et simplement. Sans doute nous faisons le travail de Dieu, et si nous faisons bien notre part et avec grande responsabilité, alors le bon Dieu fera le reste. Il peut même faire plus que ce que nous pouvons penser ou imaginer. Sa générosité n'a pas de limite de temps. Elle dure éternellement.
Le président, Mr Bujar Nishani, passa avec nous un peu plus de quatre heures et demi. Il est très sympathique. Il a exprimé le grand désir de collaborer avec nous, disant qu'il était prêt et désireux de nous aider à aider nos pauvres. Il veut que nous restions en contact avec lui. Il insista plusieurs fois pour que nous nous sentions libres d'être en contact avec lui.
Il y eut de nombreux commentaires de personnes différentes. Quelques unes furent heureuses qu'il ait parcouru tout ce chemin pour venir dans notre maison à Bushat et remis la distinction en personne, tandis que d'autres furent contrariées parce qu'il était venu chez nous les mains vides. Dans tout ce que nous faisons il y a deux façons de voir les choses. Il vaut mieux allumer une lampe que de maudire l'obscurité.
Pour moi cette distinction fut un signe de Dieu que ce que nous avons fait et ce que nous continuons de faire est l'œuvre de Dieu ; et Dieu a montré son approbation et l'appréciation de son travail fait par les frères Missionnaires de la Charité en Albanie. Cette récompense est une part de l'œuvre de Dieu. En m'honorant, Dieu est reconnu, honoré et glorifié « Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. » (Jn 15,8).
La présence de l'Église locale représentée par l'archevêque de Shkodër et de Pult et la présence de l'Église universelle, représentée par le nonce apostolique pour l'Albanie, étaient très significatives. L'Église et l'État vont ensemble. Les œuvres d'amour sont des œuvres de paix. La présence du président de la noble terre d'Albanie fut un signe que l'Église et l'État ne sont pas en opposition ; ils ne sont pas censés marcher isolés ni en parallèle mais ensemble aussi loin que possible et nécessaire. L'amour ne divise ni ne sépare, l'amour unit les personnes de toutes sortes, allant au-delà des apparences extérieures et des différences et même des croyances religieuses.
Après tout, quel est le cœur de toute religion si ce n'est l'amour invincible ? La religion sans l'amour n'est pas une vraie religion, parce que la religion est un moyen et non une fin en soi. C'est par la religion que nous appartenons à Dieu, que nous connaissons Dieu, aimons Dieu, servons Dieu dans nos semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. La définition la plus simple et la plus belle de Dieu est celle-ci : « Dieu est amour » ; et l'amour parfait fait disparaître toute peur. La religion ce n'est pas de nous séparer les uns des autres mais de nous unir à Dieu à travers notre prochain.
Où il y a l'amour véritable, il y a le respect véritable. Nous devons respecter la façon de chacun d'honorer Dieu, la façon de chacun de servir Dieu dans notre prochain. C'est ce qui s'est passé à Kisha Bushat et à Bethel le dimanche 3 mai 2015 au cours de l'évènement qui s'est produit à cet endroit.
Dieu seul peut faire cela. « Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l'éternité ! Amen. » (cf Rm 11, 33-36).
Je remercie de tout cœur nos frères de la communauté de Kisha Bushat-Bethel. Dès qu'ils ont reçu la nouvelle de la distinction, frère Mathew M.C. et frère André Marie M.C. et leur communauté de frères ont travaillé très dur pour organiser et préparer l'évènement. Ils ont contacté l'archevêque de Shkodër et le nonce apostolique à Tirana et tous ceux qui devaient être contactés pour l'occasion. Ils ont commencé à prier des Memorare et demandé à de nombreuses personnes de prier pour que l'évènement soit une expérience réelle de Pentecôte pour tous les participants et une nouvelle Pentecôte pour notre Société et pour nos pauvres en particulier.
Les sœurs M.C. de Shkodër donnèrent généreusement de leur temps pour préparer la chapelle pour qu'elle soit vraiment agréable et belle pour la célébration de l'Eucharistie du dimanche.
De nombreux obstacles et difficultés se sont trouvés sur notre chemin. Bien que j'ai anticipé mon voyage de retour du Ghana, en Afrique, j'ai terminé en étant très malade au point d'annuler mon voyage en Albanie. Je remercie particulièrement le dr Odetta Hasaj qui m'a non seulement donné l'assistance médicale mais qui m'a aussi accompagné en Albanie à l'aller et au retour. Elle a également fait la traduction de mon discours en albanais, ce qui a été apprécié de tous.
Frère Jan-Timo M.C. a représenté notre Société et Gianna Tommasi LMC le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité. Il y a eu un véritable esprit de famille, même avec ceux qui se sont joints à nous de près et de loin en esprit de ferventes prières et de partage joyeux. À chacun de vous je dis « Merci ». Que le Seigneur bénisse et récompense chacun en abondance. Que notre action de grâces envers Dieu ne cesse jamais !
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
09.04.15
Pâques, 5 avril 2015
PAS DE DIMANCHE DE PÂQUES SANS VENDREDI SAINT
Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité, alléluia, alléluia.
Il est vraiment ressuscité, alléluia, alléluia.
Nous avons étouffé pendant quarante jours car nous ne pouvions pas dire ni chanter « alléluia », et si par hasard quelqu'un parmi nous, par distraction ou par routine, disait ou chantait alléluia, tous les yeux étaient tournés vers lui ou vers elle, on faisait des signes pour arrêter la personne qui se sentait mal, humilié même. On avait peur de dire ou de chanter « alléluia ».
Maintenant nous pouvons respirer normalement, et même si nous disons distraitement le mot « alléluia », personne va nous regarder avec mépris. En un sens c'est dommage que nous perdions l'occasion d'être humilié. Le pape François a dit dans son homélie du dimanche des Rameaux que nous apprenons l'humilité à travers les humiliations. Tous ceux qui ont été humiliés par le mot « alléluia » vont être exaltés maintenant à condition d'avoir saisi de telles occasions par amour et pour les âmes.
Le temps du Carême était un pèlerinage de foi. Mais pas simplement doctrinal ou théorique, c'est une foi vivante qui a mené nos cœurs à la conversion, à la purification, à la sanctification, au renouvellement et à la croissance. La plupart d'entre nous sommes arrivés à connaître l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, l'esprit de Jésus, la condescendance incroyable de Jésus, son extrême « kénose », son anéantissement, son humilité, sa pauvreté, son obéissance, mais surtout son très grand amour, sa charité incommensurable et infinie. Nous pourrions continuer pendant des heures.
Mais alors nous n'aurons pas la joie de chanter « alléluia ». Venons alors à ce temps très saint de Pâques, qui est l'autre côté du Carême. Le temps du Carême et le temps de Pâques sont les deux côtés inséparables de la même réalité. Les deux sont absolument nécessaires. Cela peut se résumer et se réduire aux deux jours les plus beaux et les plus importants de la semaine : le vendredi et le dimanche, les deux renvoient au sixième jour de la création et amènent alors au premier jour de la recréation.
Le vendredi saint Jésus a brisé le vieil homme que Dieu avait créé le sixième jour et il a recréé le nouvel être humain le dimanche de Pâques. Dès lors nous avons ces deux jours inséparables pour nous souvenir du vieil homme et du nouveau . Le dernier chapitre des Évangiles et la totalité des Actes des Apôtres sont centrés exclusivement sur la réalité de la résurrection de Jésus.
Le vendredi saint et le dimanche de Pâques sont donc inséparables l'un de l'autre. Ils sont comme les deux côtés d'un même pièce de monnaie. Le vendredi saint aurait pu être une tragédie réelle si Jésus n'était pas ressuscité des morts. Nous connaissons tous bien la mort et l'enterrement, qui arrive à toute personne. Mais nous ne connaissons pas du tout la réalité des tombes vides. Nous savons que les cimetières sont remplis de tombes mais même après plusieurs centaines d'années il peut y avoir des restes s'il nous arrive d'ouvrir la tombe.
A Lima, au Pérou, il y a un monastère franciscain où au sous-sol il y a un énorme fossé dans lequel on peut voir les os, les crânes et les squelettes de plus de trente mille frères franciscains qui ont vécu et sont morts là.
Nous avons la tombe de St Pierre et de St Paul ; nous avons le corps de St Pie V exposés dans la Basilique Ste Marie-Majeure. On peut trouver les restes de très nombreux saints comme St Josaphat, St Pie X, St Jean XXIII et la tombe de St Jean-Paul II et de plusieurs autres dans la Basilique St Pierre.
Mais quand nous allons à la Basilique du Saint Sépulcre à Jérusalem, nous voyons que la tombe est vide. Les restes du corps de Jésus, ses os, son crâne et son squelette ne s'y trouvent pas. Et cela a été vérifié le troisième jour après son ensevelissement. Même l'énorme pierre à l'entrée du tombeau de Jésus n'a pas pu le retenir, l'empêcher de sortir.
Le créateur de l'univers ne peut pas être emprisonné dans un tombeau. Même deux gardes romains qui étaient supposés garder le tombeau et empêcher que le corps de Jésus soit volé n'y sont pas arrivés.
Les pharisiens et les autorités juives essayèrent d'expliquer l'événement de la résurrection de Jésus avec des termes humains et d'une façon injuste. Ils ont menti, ils ont soudoyé les soldats et ils ont arrêté quelques uns des apôtres. Pierre fut emprisonné. Ils ont décapité Jacques l'apôtre. Ils les ont fouettés, leur ont demandé de ne pas parler du nom de Jésus. Plus ils ont essayé de leur en empêcher, plus la bonne nouvelle s'est répandue. Saul, le pharisien érudit, formé par Gamaliel, le grand docteur de la loi, essaya de détruire les chrétiens.
Tous les efforts furent inutiles, parce qu'ils avaient vu et entendu, touché et contemplé, ils proclamaient la Bonne Nouvelle pour être en communion avec eux et leur communion était avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ (cf 1Jn 1,1-4).
Il suffit de parcourir le livre des Actes des Apôtres pour le voir. Les derniers chapitres des évangiles essaient de donner une description de la réalité du tombeau vide : les premiers qui ont vu le tombeau vide, le suaire roulé à part à sa place. Le disciple que Jésus aimait attendit Pierre pour qu'il soit le premier témoin officiel du tombeau vide : « C 'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. » (cf Jn 20,8)
Courons avec Pierre, descendons au tombeau avec Jean, voyons et croyons. Peut-être certains d'entre vous préfèrent être comme Marie-Madeleine qui se tint près du tombeau à l'extérieur en pleurant. Elle n'était pas intéressée par le tombeau vide mais elle voulait savoir où l'on avait mis le corps de Jésus. Aussi elle se pencha vers le tombeau et regarda à l'intérieur et vit deux anges vêtus de blanc, assis là où le corps de Jésus avait reposé, l'un à la tête et l'autre aux pieds. Mais elle ne vit pas le corps de Jésus, parce qu'il n'était plus enfermé dans le tombeau.
En plus du fait de la résurrection de Jésus, le Seigneur ressuscité veut que nous fassions un effort, que nous pratiquions la patience et que nous persévérerions dans notre recherche de Jésus. Aujourd'hui le tombeau vide peut être pour nous connecté avec notre vocation M.C.. La congrégation à laquelle nous sommes appelés à appartenir peut être comme le tombeau vide pour certains d'entre nous. Pour d'autres la vie spirituelle peut être le tombeau vide. Et pour d'autres il peut être encore la vie de prière, sèche et vide. Il peut être l'apostolat parmi les plus pauvres des pauvres ou il peut être la communauté où nous voyons de nombreuses superficialités.
Quand nous prions sans rencontrer la personne de Jésus, quand nous essayons de suivre Jésus sans la croix, quand nous pratiquons la charité sans transcendance, quand nous faisons des vœux sans renonciation, quand nous vivons notre vie consacrée sans joie et enthousiasme... nous regardons le tombeau vide sans le Seigneur ressuscité. Le Seigneur ressuscité demande effort, fidélité, renonciation, sacrifice, transcendance et conviction.
Comme nous avons vécu le temps du Carême en nous préparant à la célébration de la grande fête pascale, le temps de Pâques est un temps pour nous préparer avec humilité et espérance à la fête de la Pentecôte, bien qu'il y ait une grande différence dans l'Esprit et d'état d'esprit entre ces deux temps inséparables.
En conclusion je voudrais souhaiter à chacun d'entre vous une fête de Pâques remplie de paix. Comme Marie-Madeleine au tombeau vide, les disciples sur la route d'Emmaüs, les apôtres dans la chambre haute et les nombreux disciples, réjouissons-nous soyons heureux car le Seigneur est ressuscité, alléluia, alléluia. Il est vraiment ressuscité, alléluia, alléluia. Amen.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
16.03.15
13 mars 2015
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés,
Que Dieu le Père et Jésus-Christ notre Seigneur vous donnent la grâce, la miséricorde et la paix par l'Esprit Saint.
Toute l'Église se prépare au grand événement de Pâques, qui est le seul à pouvoir nous donner la lumière, la vie et l'espérance au milieu des nombreuses épreuves et détresses, erreurs et mésententes. Le temps de Carême est aussi un temps pour réfléchir de plus en plus à la beauté sublime du grand don de notre vocation. Que notre gratitude envers Dieu ne cesse jamais !
Nous sommes donc très heureux d'être MC et LMC. C'est un grand don et un mystère. Pourquoi est-ce que Dieu m'a choisi et pas quelqu'un d'autre parmi tant d'autres personnes dans le monde ? Il n'y a pas de réponse adéquate, sauf pour apprécier le don de Dieu, le vivre avec tous les pouvoirs et toutes les fibres de notre être et louer et remercier continuellement Dieu, le donneur d'un don si noble et si sublime. Comme les années passent, beaucoup d'entre nous deviennent de plus en plus humbles et reconnaissants car nous réalisons combien nous sommes indignes d'être appelés par Dieu à être ses proches disciples et d'être choisis par lui pour œuvrer avec lui toujours plus pour sa gloire !
Le saint Père le pape François écrit : « Par cette lettre, au-delà des personnes consacrées, je m'adresse aux laïcs qui, avec elles, partagent idéaux, esprit, mission... Autour de chaque famille religieuse... est présente une famille plus grande, la ''famille charismatique » », qui comprend plusieurs Instituts qui se reconnaissent dans le même charisme, et surtout des chrétiens laïcs qui se sentent appelés, dans leur propre condition laïque, à participer à la même réalité charismatique.
Je vous encourage vous aussi laïcs, à vivre cette Année de la Vie Consacrée comme une grâce qui peut vous rendre plus conscients du don reçu. Célébrez-le avec toute la ''famille'', pour croître et répondre ensemble aux appels de l'Esprit dans la société contemporaine... »
Que serait l'Église sans saint Benoît et saint Basile, sans saint Augustin et saint Bernard, sans saint François et saint Dominique, sans saint Ignace de Loyola et sainte Thérèse d'Avila, sans sainte Angèle Merici et saint Vincent de Paul ? La liste serait presque infinie, jusqu'à saint Jean Bosco et à la bienheureuse Teresa de Calcutta. » (Lettre apostolique du Pape François à tous les Consacrés, 21 novembre 2014)...
LMC devenez ce que vous êtes et fleurissez là où vous êtes implantés. Le pape François veut que nous sachions que « L’espérance dont nous parlons ne se fonde pas sur des chiffres ni sur des œuvres, mais sur Celui en qui nous avons mis notre confiance (cf. 2 Tm 1, 12), et pour lequel « rien n’est impossible » (Lc 1, 37). Là est l’espérance qui ne déçoit pas et qui permettra à la vie consacrée de continuer à écrire une grande histoire dans l’avenir, vers lequel nous devons tenir notre regard tourné, conscients que c’est vers lui que nous pousse l’Esprit Saint pour continuer à faire avec nous de grandes choses.
Ne cédez pas à la tentation du nombre et de l’efficacité, moins encore à celle de se fier à ses propres forces. Scrutez les horizons de votre vie et du moment actuel en veille vigilante » (Lettre apostolique du pape François à tous les Consacrés, 21 novembre 2014).
A Rome nous avons notre réunion du Conseil Général. Je voudrais vous demander de prier pour que nous puissions discerner quelle est la volonté de Dieu dans toutes nos discussions et nos décisions.
Avec ma prière et ma gratitude.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
03.03.15
Carême 2015
« Tout fidèle, chacun à sa manière, est tenu par la loi divine à faire pénitence... Les jours et temps de pénitence sont, pour l'Église universelle : tous les vendredis de l'année et le temps du Carême » (Can. 1249-1251).
L'Imitation de Jésus-Christ dit : « Que vous sert de discourir savamment sur la Trinité, si l'humilité vous manque, et que par là vous déplaisiez à la Trinité ? … J'aime mieux sentir en moi la componction que de savoir la définir. » (Livre 1, ch 1/3).
Ces déclarations et des similaires dans le chapitre d'ouverture de l'Imitation de Jésus-Christ nous font méditer comme notre Dame qui retenait « tous ces événements et les méditait dans son cœur » (cf Lc 2, 19).
Nous venons juste de commencer un des temps de l'année liturgique les plus forts spirituellement, le temps du Carême, qui nous prépare au grand événement de Pâques. En fait nous avons deux jours dans chaque semaine pour nous souvenir de l'importance des deux temps liturgiques pour les catholiques croyants : le vendredi et le dimanche.
Depuis ce premier vendredi saint, chaque vendredi nous rappelle la Croix, la preuve du grand amour de Jésus-Christ homme-Dieu, qui nous a aimés jusqu'au bout. Dans l'évangile de St Jean nous lisons : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. » (15,13). Jésus est devenu l'homme nouveau et véritable, qui est l'image véritable et authentique de Dieu.
Le dimanche est l'autre jour, le premier jour de la semaine, qui a toujours, depuis que Jésus est ressuscité, été célébré dans chaque coin du monde comme un jour de victoire. Comme la résurrection de Jésus est la pierre d'angle de notre foi, une seule célébration annuelle ne suffit pas, mais chaque dimanche de l'année est connu et célébré comme Pâques toutes les semaines. Nous avons donc le Vendredi Saint toutes les semaines et Pâques toutes les semaines.
Le vendredi est le sixième jour de la création et c'est ce jour-là que Dieu a créé l'homme et la femme à sa propre image et ressemblance. Et c'est ce même jour que Jésus-Christ homme-Dieu a détruit le vieil homme et recréé l'homme nouveau en devenant obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix (cf Ph 2,6-11).
Pour nous chaque vendredi et dimanche sont inséparables, comme les deux côtés de la même pièce de monnaie. L'un des jours nous fait revivre la passion et la mort de Jésus, sa mort sur une croix ; jour de sacrifice et de pénitence ; et l'autre nous fait revivre l'espérance et la joie de la vie, nous rappelant notre vie éternelle. St Paul l'exprime de façon très vivante : « Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en devenant semblable à lui dans sa mort » (cf Ph 3, 10).
Le mot « Carême » signifie traditionnellement « printemps ». Il est censé être un réel printemps pour nous pour passer d'une vie spirituelle gelée à une vie fervente, zélée et enthousiaste dans le Seigneur.
Le temps de Carême est un Vendredi Saint prolongé pendant six longues semaines. C'est aussi un temps pour aller avec Jésus dans le désert de Judée de notre vie spirituelle pour être seul avec le Seul. L'Église, à travers les célébrations liturgiques, nous fait revivre la retraite de quarante jours de prière et de jeûne de Jésus, combattant le malin et vainqueur de l' l'ennemi, à la différence d'Adam et Ève, à la différence de tous les autres êtres humains, nous y compris. En Jésus et seulement en lui et avec lui nous pouvons vaincre nos ennemis spirituels qui nous entourent de tous côtés, spécialement quand nous essayons d'être plus fervents et zélés. Jésus lui-même mena la bataille la plus dure contre le malin toute sa vie et il a tenu ferme et battu l'ennemi à un grand prix. Il était le seul à pouvoir endurer un tel degré d'anéantissement et d'humiliation, se faisant lui-même complètement pauvre et impuissant. Il pouvait sauver tous les autres, mais « il ne pouvait pas se sauver lui-même » (cf Mt 27,42). Même quand il était pendu sur une croix, apparemment impuissant, il a pu encore sauver le bon larron qui lui a demandé de l'aider. La croix est un paradoxe. C'est là où nous avons besoin de silence pour contempler le Jésus crucifié de Nazareth, le Messie et le Sauveur du monde.
La question pour nous c'est comment vivre l'esprit du Carême dans notre vie de tous les jours sans aller au désert mais en essayant de trouver le désert là où nous vivons et travaillons. Nous pouvons avoir à créer le désert dans les grandes villes, les villes ou les villages du monde où nous vivons et travaillons.
Nous devons apprendre à tout faire dans la prière, avec foi et persévérance. C'est là que nous devons apprendre l'art de la contemplation des choses divines et l'union assidue avec Dieu dans la prière. Nous devons nous y former.
Silence. La première condition préalable et la plus importante pour vivre le temps du Carême est l'observance du silence, intérieur et extérieur. Pas de silence, pas de prière. Pas de silence, pas d'écoute de la voix de Dieu. Au fond de nous nous entendons la voix de Dieu qui nous parle. Nous ne pouvons l'entendre que si nous apprenons à l'écouter en silence., comme les prophètes qui ont dit ce qu'ils avaient entendu dans la prière.
Pour vivre selon la volonté de Dieu on doit apprendre à écouter Dieu. « Écoute, Israël : le Seigneur ton Dieu est l'Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd'hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé » (Dt 6,4-7).
C'était et c'est encore le cœur de l'enseignement de l'Ancien Testament, que Jésus renouvelle quand il dit à l'un des docteurs de la loi : « Écoute, Israël... » et Jésus a ajouté le second commandement le plus important : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »
(cf Mc 12, 29-31).
Écouter est un art et un don. Écouter exige de l'amour, de l'humilité, de la sollicitude et de la considération. En premier nous devons apprendre à écouter Dieu dans la prière et aussi apprendre à écouter Dieu dans l'autre. Si nous avons le don de l'écoute nous voyons que Dieu nous parle dans et à travers chacun, chaque chose et dans chaque situation. La situation peut être très difficile et exigeante mais si nous avons le don et l'habitude d'écouter, d'une manière ou d'une autre nous pouvons réussir et être canalisé très positivement. Des saints comme Ste Thérèse de Lisieux ont su comment écouter tout et tout le monde, surtout Dieu. La bienheureuse Teresa M.C. a écouté la voix de Jésus à la sainte communion quand elle écrit : Aujourd'hui à la sainte communion je l'ai entendu dire :... »
L'écoute exige le silence. C'est l'une des langues les plus importantes que nous devons apprendre pendant nos années de formation, et nous devons le garder pendant toute notre vie : le silence de tous les cinq sens, spécialement des yeux et de la langue. Nous pratiquons le silence volontaire dans :
- l'Imitation du silence de Jésus dans l'Eucharistie ; le silence de Marie et de Joseph dans l'Évangile ;
- la Solidarité avec tous ceux qui sont privés de la parole, de la vue, de l'ouïe, et ceux qui ont choisi de pratiquer le silence pour la vie, comme les trappistes et les autres religieux femmes et hommes ;
- la Réparation pour tous les mots inutiles et nuisibles écrits et dits partout et aussi par les membres de la famille M.C. ;
- Comme une condition nécessaire absolue pour toutes les formes de prière ; et d'une façon particulière pour la méditation, la contemplation et toutes autres formes de prière.
Nous devons apprendre à apprécier la haute valeur du silence :
Le Silence est Douceur. Quand tu ne te défends pas contre les offenses.
Quand tu ne revendiques pas tes droits. Quand tu laisses Dieu te défendre.
Le Silence est Douceur.
Le Silence est Miséricorde. Quand tu ne révèles pas aux autres les fautes de tes frères.
Quand tu pardonnes promptement sans examiner le passé.
Quand tu ne juges pas mais que tu pries dans ton cœur.
Le Silence est Miséricorde.
Le Silence est Patience. Quand tu acceptes de souffrir sans grommeler, sans te plaindre.
Quand tu ne recherches pas les consolations humaines. Quand tu ne deviens pas trop anxieux
mais que tu attends patiemment que germe la semence.
Le Silence est Patience.
Le Silence est Humilité. Quand il n'y a pas de compétition.
Quand tu considères que l'autre est meilleur que toi.
Quand tu laisses tes frères émerger, grandir et mûrir. Quand tu abandonnes tout au Seigneur joyeusement.
Quand tes actions peuvent être mal interprétées. Quand tu laisses aux autres la gloire de l'entreprise.
Le Silence est Humilité.
Le Silence est Foi. Quand tu restes paisible parce que tu sais que le Seigneur agira.
Quand tu renonces à la voix du monde pour demeurer en présence du Seigneur.
Quand tu ne t'efforces pas d'être compris parce qu'il te suffit de savoir que le Seigneur te comprend.
Le Silence est Foi.
Le Silence est Adoration. Quand tu embrasses la croix sans demander « Pourquoi ? »
Le Silence est Adoration.
« Mais Jésus gardait le silence »
Concrètement, comment vivons-nous le Carême de façon plus priante, plus fidèlement et avec plus de persévérance ? Ici nous avons besoin de relever les quelques formes traditionnelles de vivre le Carême :
1)Être fidèle à ses devoirs de la vie quotidienne et bien les accomplir.
2)Faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu.
3)Tout faire dans la prière, fidèlement et avec persévérance.
4)Faire plus attention à observer le silence, intérieur et extérieur, pour écouter la voix de Dieu.
5)Méditer la Passion de Jésus basée sur les Évangiles (Mt 26 et 27 ; Mc 14 et 15 ; Lc 22 et 23 ; Jn 18 et 19).
6)Faire le chemin de croix chaque jour avec dévotion, si possible.
7)Prier chaque jour les cinq mystères douloureux du Rosaire.
8)Pratiquer les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles autant que possible et selon sa situation (cf R. 101). (Constitutions des frères contemplatifs M.C.)
9)Essayer d'être gentil, doux et humble les uns avec les autres dans la communauté, le mouvement, la famille.
10)Participer au sacrifice eucharistique de la messe avec la préparation qui lui est due et la plus grande attention.
11) Remercier Dieu pou le don des sens et en faire bon usage pour aider les autres, pour s'encourager et se renforcer les uns les autres dans l'amour. En d'autres termes, faire un usage positif de tous nos sens, y compris notre esprit, nos mains et nos pieds. Nous souvenant qu'il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l'obscurité.
12) Nous essayons d'apprendre à nous respecter avec amour et humilité, car chaque personne a le droit inaliénable et le devoir, ainsi que la dignité d'un être humain, peu importe d'où il vienne, sa couleur de peau, etc... Rappelons-nous que les vaches peuvent avoir une couleur différente mais le lait est toujours blanc.
13) Essayons de plus en plus de voir le bon en chacun, d'apprécier et d'encourager chacun, tout en suivant la pratique de l'enseignement évangélique de la correction fraternelle (cf Mt 18,15-17). « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3,17).
En vous souhaitant à tous un très fervent et paisible temps de Carême.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
01.01.15
Noël 2014
Chers frères et sœurs bien-aimés en Jésus, Marie et Joseph,
Liturgiquement et humainement parlant nous célébrons un des plus beaux et des plus joyeux temps de l'année, Même si nous avons le temps de l'Avent pour nous préparer au grand événement de Noël, son esprit est très différent du temps de Carême. Le Carême est plus un temps de sacrifice, de pénitence et de prière. Selon le canon 1250 : « Les jours et temps de pénitence sont, pour l'Église universelle : tous les vendredis de l'année et le temps du Carême ». Le temps de l'Avent n'est pas inclus. Je ne sais pas comment vous avez tous vécu le temps de l'Avent. Nous nous souvenons avec gratitude et des souvenirs purifiés de ce qui est passé. Vivons le présent avec joie et enthousiasme.
Pour notre réflexion ce matin j'aimerais prendre une des prières la plus simple et encore la plus commune qui nous est si familière : la prière de l'Angélus, que nous prions trois fois par jour dans nos communautés et que des catholiques pratiquants prient encore dans certaines parties du monde au moins une fois par jour.
La récitation de l'Angélus est accompagnée de la sonnerie des cloches dans les églises et dans les communautés religieuses. Bien que la prière soit simple et fréquente, la réalité qu'elle exprime est très liée au mystère. Chaque fois que nous entendons la cloche de l'Angélus, nous sommes appelés à réfléchir sur le mystère insondable de Dieu qui se fait homme pour vivre parmi nous.
La prière de l'Angélus traite directement de l'intervention divine dans l'histoire humaine ; elle traite directement de l'événement de l'Incarnation.
Le premier verset de l'Angélus traite du fait historique : comment s'est passée l'Incarnation :
« L'Ange du Seigneur apporta l'annonce à Marie et elle conçut du Saint Esprit »
Ici je voudrais revenir au livre de la Sagesse, au chapitre 18, versets 14-19, plus particulièrement aux versets 14 et 15. Je voudrais citer deux versets du livre de la Sagesse, afin que chaque fois que nous récitons la prière de l'Angélus nous la disions non simplement comme une prière formelle, mais que nous la prions avec beaucoup de respect, de crainte de plus en plus respectueuse et une attitude d'adoration. Plus nous comprenons pourquoi l'Église nous demande de nous souvenir de ce mystère trois fois par jour, et pourquoi les cloches de l'église, du couvent et du monastère sonnent trois fois par jour, et finalement pourquoi les cloches sonnent chaque fois vingt quatre fois, plus nous sommes capables de vivre le grand mystère dans nos vies. Nous devenons aussi plus reconnaissants envers Dieu pour son incroyable condescendance.
« Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l'épée tranchante de ton décret inflexible... » (Sg 18,14-15).
Ce passage est très dramatique et nous invite à la ville de Nazareth, nous invite dans la maison de Marie, la servante du Seigneur, qui a non seulement ouvert ses bras, non seulement ouvert son cœur, mais ouvert son sein. En un mot, la Vierge de Nazareth fiancée à Joseph a accueilli le Verbe Éternel de tout son cœur, son esprit, son âme, son corps et sa force. Elle a été choisie, bénie, prédestinée, et préservée et préparée même avant la fondation du monde à être la Mère de Dieu. Ici nous avons le mystère de tous les mystères, la vérité de toutes les vérités, l'événement de tous les événements.
Il n'est pas étonnant, alors, que l'Église veuille que tous les croyants se souviennent du grand événement de l'Incarnation non pas comme un événement passé mais comme une partie de notre vie de chaque jour. Réciter l'Angélus signifie, alors, nous immerger dans « l'histoire de l' Emmanuel » et avoir l'attitude et l'ouverture de Marie et de Joseph, être prêts à accepter et à faire la volonté divine.
Trois fois par jour nous disons avec nos lèvres : « Qu'il me soit fait selon ta parole ». Et alors quand il nous demande quelque chose de difficile à travers « l'ange de notre supérieur ou de notre responsable », nous sommes souvent contrariés, au moins intérieurement, oubliant ce que nous avions dit ou peut-être ce que nos lèvres avaient prononcé plus d'une fois le même jour :
« Qu'il me soit fait selon ta parole ». Est-il possible, alors, pour nous de recommencer à partir d'aujourd'hui à faire plus attention à ce que nous prions, et en particulier à la prière de l'Angélus ?
Il y a aussi un autre aspect important à considérer quand nous récitons l'Angélus. Est-ce que vous savez qu'il y a une relation très forte entre l'Angélus, le mystère de l'Incarnation, et le mystère de l'Eucharistie ? A la réponse inconditionnelle de Marie à l'Ange dans une foi parfaite, le Logos éternel a fait sa demeure dans le sein virginal de Marie. Le Verbe ne devient plus jamais chair de cette façon. Ce fut un événement une fois pour toutes : Hapax. Cela ne pouvait arriver qu'une seule fois.
Mais chaque fois que le prêtre célèbre la messe, pendant la consécration il prononce les paroles : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang , le pain et le vin ne sont plus les mêmes, mais ils deviennent le corps et le sang de Jésus-Christ. Chaque fois que nous célébrons l'Eucharistie, « l'histoire de l 'Emmanuel » non seulement se répète, mais elle se renouvelle, se revit. Le travail de la rédemption n'est plus alors un événement passé mais il devient une réalité présente, un nouveau Noël.
La substance du pain et la substance du vin ne sont plus les mêmes mais le corps de Jésus et le sang de Jésus. Cela s'appelle la transsubstantiation. St Augustin, le grand docteur de l'Église, dit que dans l'Incarnation Dieu a caché sa divinité. Dans l'Eucharistie il cache sa divinité et son humanité. « Les sens ne peuvent pas saisir cette merveille, la foi doit venir compenser ».
Prions pour que notre Dame nous aide à avoir sa foi, son empressement à faire la volonté de Dieu, sa charité pour aller en hâte sur les routes et au coin des rues de nos grandes métropoles prendre soin de notre prochain dans le besoin, être de bons Samaritains. Notre Dame n'est pas allée chez Élisabeth avec son grand titre de Mère de Dieu mais comme l'humble servante du Seigneur. Elle n'a pas pris d'abord le temps de se reposer et de se relaxer, mais elle est partie en hâte. Elle a dû courir aussi vite qu'elle pouvait, même si les routes étaient cahoteuses es et sombres. Le feu de l'amour en elle l'a fait courir sans compter le coût et sans chercher de repos ni de récompense.
Ne prions-nous pas chaque jour : « Allume dans nos cœurs le feu de ton amour divin... allume avec le feu qui vient d'en haut chaque sens, et emplis nos cœurs d'amour... » ? Prions pour que, comme nous vieillissons et que les jours passent,nous ne devenions pas mois fervents et paresseux. Le saint père le pape Benoît XVI appelle cet état « la saine inquiétude ».
« L'Ange du Seigneur apporta l'annonce à Marie, et elle conçut du Saint Esprit.
Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole.
Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous » .
En conclusion, j'aimerais exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour vous, chers frères et sœurs bien-aimés, pour votre aide et votre coopération dans l'œuvre de Dieu pendant l'année 2014.
En retour de tout ce que vous avez été pour nous et pour nos pauvres gens, et tout ce que vous avez fait nous offrons nos humbles mais incessantes prières pour vos intentions. Que le bon Dieu vous récompense en abondance. « La mesure pour aimer Dieu et notre prochain est de l'aimer et d'aimer notre prochain sans mesure ».
A tous une Nouvelle Année 2015 remplie de paix. Amitiés et prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
28.12.14
NOËL 2014
Très chers frères et sœurs : frères, Laïcs Missionnaires de la Charité, coopérateurs, bienfaiteurs, volontaires et amis,
« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2,10-11).
Plus nous partageons avec un amour joyeux, plus nous devenons joyeux, en particulier si nous partageons avec ceux qui sont pauvres dans leur corps et dans leur esprit. Qui sont ceux qui sont vraiment pauvres ? Ce sont ceux qui ne partagent pas, je suppose.
Depuis le premier instant de la création Dieu a commencé à partager. Il suffit de regarder la nature pour voir comment Dieu s'est partagé lui-même et à partager son amour. Mais le plus grand partage que Dieu a fait est l'Incarnation, Dieu devenant comme nous et l'un de nous. « Il est devenu l'un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché ». (GS 22)
En Jésus-Christ Dieu a visité son peuple pour nous rendre libres. « Il est venu chez lui et les siens ne l'ont pas reçu » (Jn 1,11).
Accueillons non seulement la Parole faite chair, l'Emmanuel, mais partageons les uns avec les autres la joie que nous éprouvons afin que notre joie soit complète.
C'est aussi le temps d'exprimer ma gratitude sincère à vous tous, frères et sœurs, pour votre partage généreux avec nos pauvres partout dans le monde. Que le bon Dieu vous récompense pour votre gentillesse et votre générosité.
Au nom de tous nos frères et de nos pauvres, non seulement je vous remercie et remercie Dieu pour vous, mais je souhaite à chacun d'entre vous un Noël très béni et une Nouvelle Année 2015 remplie de paix.
Nous nous souvenons de vous tous dans nos prières quotidiennes, pendant nos heures d'adoration et spécialement pendant nos célébrations eucharistiques. Souvenez-vous de nous, s'il vous plaît et de nos pauvres dans vos prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
15.11.14
LE MOUVEMENT DES LAÏCS MISSIONNAIRES DE LA CHARITÉ
3ème Assemblée Générale – Chapitre – du 21 au 28 septembre 2015
Premier projet – Flexibilité maxima.
Toussaint 2014
Très chers Laïcs Missionnaires de la Charité : frères et sœurs,
Que la grâce et la paix du Seigneur soient avec vous. Je ne sais vraiment pas comment exprimer ma gratitude envers chacun d'entre vous, LMC du monde, pour votre participation intense et active à notre Chapitre Général qui s'est tenu à Rome du dimanche 31 août au 4 octobre 2014 , par vos prières incessantes, vos sacrifices généreux et vos pénitences, par vos lettres, vos emails, vos appels téléphoniques et autres moyens encore. Vous nous avez démontré que nous sommes une famille dans la Sainte Famille. Nous sommes une famille surnaturelle, nous sommes la famille de Dieu. Que le Seigneur fasse que cette famille soit de plus en plus unie. Quelle bénédiction ! La famille glorieuse de Dieu.
Un petit groupe de LMC est venu à Rome pendant notre Chapitre Général pour représenter les LMC du monde : Tai Pearn LMC, lien international pour les LMC de langue espagnole, Susie Aki LMC, lien international pour les LMC de langue anglaise, Ania Napierala LMC, lien pour les LMC d'Europe de l'Est, Justine Naduvila LMC, lien pour les LMC d'Inde, représentant sept cents LMC, Gianna Tommasi LMC, secrétaire générale des LMC,
Enrique et Esperanza Resultan LMC et Winny Lim pour prier en adoration devant l'Eucharistie.
La journée des LMC. C'est la première fois dans notre Chapitre Général que nous avons introduit une journée enrichissante et éclairante avec les LMC. Gianna Tommasi LMC, la secrétaire générale, nous a fait une très belle présentation des LMC du monde. Elle a été complétée par Tai Pearn LMC, Justine Naduvila LMC, Rick et Esperanza Resultan LMC et Winnie Lim LMC, Ania Napierala LMC. Susie Aki LMC a partagé avec les Capitulaires le grand travail du programme de l'alter ego. A partir de maintenant nous aurons un « groupe » alter ego, au lieu de LMC individuels. Cela signifie qu'un groupe de LMC adoptera un frère M.C. contemplatif plutôt qu'un LMC individuel seul.
Les LMC présents ont parlé de la possibilité d'organiser une Assemblée Générale des LMC, que nous avons pensé avoir à Rome en septembre 2015. Nous avons donc fait des recherches et avons réservé le même lieu où nous avons eu les précédentes rencontres dans le passé : en 1992, en 2002 et en 2009. A la différence des autres fois nous aurons seulement de la place pour 110 personnes car ils ont rénové les bâtiments. Il n'y a pas de chambres individuelles ni de logements spéciaux à l' Institut Gerini. 10 prêtres – directeurs spirituels – pourront demeurer dans les logements des prêtres salésiens. Environ 30 LMC, que nous choisirons, pourront demeurer chez nous à Casa Serena. Les LMC de Rome peuvent être des externes.
Lieu : TERESA GERINI Via Tiburtina n° 994 à Rome.
Date : Du lundi 21 au lundi 28 septembre 2015.
Thème : Le but général du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité est d'étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie par la profession des vœux de Chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et le quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres en commençant par les membres de sa propre famille et tous ceux avec lesquels nous sommes en contact dans le travail, à l'école, etc.(Le patrimoine LMC).
Le coût total : nourriture, logement, transport de et à l'aéroport, lingua phone, etc. :
500 euros (cinq cents) pour ceux qui logent à l'Institut Gerini
400 euros (quatre cents) pour ceux qui logent à Casa Serena
Participants : les liens internationaux de langue, tous les liens nationaux, les liens régionaux, les liens de groupe, tous les directeurs spirituels de tous niveaux.
Nombre maximum de participants : 150 personnes
Frais d'inscription, non remboursable : 100 euros
L'inscription doit se faire le plus tôt possible. Le premier inscrit aura une place retenue.
Il peut être nécessaire de créer un site LMC : « LMC International 2015 » en différentes langues. Qui pourrait faire cela ? Veuillez nous le faire savoir. Demandons à Joe et Barb Kralik qui ont fait la page web.
Ne pourrait-on organiser un comité d'organisation en janvier ? Avez-vous des suggestions pour la date exacte et le lieu ? Si cela n'est pas possible nous ferons le travail par emails et à travers le site web.
C' est un premier projet ; il peut y avoir de nombreux changements, ajustements, modifications, etc., mais ceux qui peuvent doivent commencer l'inscription aussi vite que possible vu que seulement 150 personnes peuvent être présentes à l'Assemblée Générale.
Ceux qui vont venir à l'Assemblée Générale doivent être prêts et accepter d'affronter des inconvénients et des défis imprévus.
Le nombre de participants sera en proportion du nombre de groupes LMC.
Il est préférable que ceux qui ont de sérieux problèmes de santé ne s'inscrivent pas pour l'Assemblée Générale. L'installation ne peut pas répondre à de tels besoins. Ces personnes seront les fondations pour le succès de l'Assemblée en offrant leurs souffrances et leurs prières.
Ceux qui ont l'intention de faire leurs vœux pour la vie à Rome doivent le dire à l'avance et apporter leur propre lettre « nihil obstat » de leur directeur spirituel et du lien de groupe.
Cela s'applique aussi à ceux qui ont l'intention de prononcer leurs vœux pour la première fois ou qui voudraient renouveler leurs vœux à Rome, qui doivent le faire le premier samedi du mois d'octobre (3.10.2015). Il est possible d'anticiper et de le faire un des jours de l'Assemblée Générale. Si vous n'avez pas le propre « nihil obstat » vous ne pourrez pas faire vos vœux. Voyez avec votre lien national pour une information nécessaire.
Si vous avez un régime spécial, veuillez informer le dr. Mimma Battaglia LMC à Rome. : mbattagliad@tiscali.it.
Ceux qui ne peuvent pas participer pour quelques raisons que ce soit peuvent aider quelqu'un qui ne ne peut pas se rendre à Rome pour des raisons financières mais dont la présence peut être très précieuse. Tous les LMC peuvent se joindre à l'Assemblée Générale par leurs prières assidues et leurs sacrifices généreux. Nous essaierons aussi de communiquer autant que possible par emails, site web, etc.
Nous devons continuer à prier des Memorare, à offrir des messes, de petits sacrifices pour le succès et la fécondité de notre Assemblée Générale comme vous l'avez fait pour notre Chapitre Général, comme des LMC des Etats Unis qui offrent cent mille (100.000) Memorare et les pays de langue espagnole qui ont offert un million cinquante et un mille deux cent sept Memorare (1.051.207), quatre vingt quatre mille quatre cents messes (84.400) et autres prières et sacrifices.
C'est tout pour le moment. Commençons à prier pour l'Assemblée Générale des LMC à Rome. Nous prions pour que ce soit une expérience profonde de Pentecôte pour tous nos LMC et une nouvelle Pentecôte pour notre Mouvement LMC.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
Prière à réciter individuellement au moins une fois par jour et à prier ensemble chaque fois que les groupes LMC se rencontrent :
Nous te supplions, O Seigneur, de répandre miséricordieusement Ton Saint Esprit dans notre Mouvement, qui a été créé par sa sagesse, qui est gouverné et maintenu par sa providence, et que son amour allume le même feu dans notre Mouvement que celui que notre Seigneur Jésus Christ a envoyé sur la terre, en désirant ardemment qu'il brûle intensément, et ainsi :
Souffle en moi, Esprit Saint, afin que mes pensées soient toutes saintes.
Œuvre en moi, Esprit Saint, afin que mon travail, aussi, soit saint.
Attire mon cœur, Esprit Saint, afin que j'aime seulement ce qui est saint.
Rends-moi fort, Esprit Saint, afin que je défende tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint, afin que je sois toujours saint. (St Augustin).
08.11.14

Neuvaine pour les frères M.C. Contemplatifs donnée par Père Sébastien M.C. en 2002 pour être faite également par les LMC, en l'adaptant ( neuf jours avant la fête de la Sainte Famille, saints Patrons des frères M.C. contemplatifs et des LMC, que les LMC célèbrent le dimanche avant le Christ Roi : cette année, la fête de la Sainte Famille pour les LMC est le 16 novembre 2014 .)
NEUVAINE POUR LA FÊTE DE NOTRE SOCIETE
( DE NOTRE MOUVEMENT LMC )
Jésus, le Centre de la Sainte Famille
Jour de Préparation :
« Comment formerez-vous vos disciples ? » « En leur donnant une connaissance complète de la vie spirituelle - afin que dans la rue ou dans les taudis des pauvres ou à la maison dans la communauté ils vivent une vie d'union intime avec Dieu - L'intérieur doit devenir l'énergie principale de l'extérieur. ( Pour y arriver, la première année de leur vie religieuse sera une année de contemplation totale – et de solitude parfaite – ce qui sera renouvelé tous les six ans, après la profession des vœux. ) Ils doivent avoir aussi toute l'aide possible de saints prêtres dans leur vie spirituelle – afin que la perfection religieuse devienne simple et facile - comme la vie de Marie l'était à Nazareth. Car s'ils ne sont pas amoureux de Dieu, ils ne pourront pas mener cette vie d'immolation continuelle pour les âmes. Chacun doit comprendre que s'il veut devenir Missionnaire de la Charité, il doit être amoureux du Crucifié et être sa Victime pour les âmes des pauvres » (M.F.G. p.22).
Désir : - Marie : accomplissement parfait de la Volonté Divine.
« Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé » (Jn 4,34).
Joseph
Premier jour : Annonciations. L'appel.
A Marie par l'Ange Gabriel : « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. » (Lc 1, 31)
A Joseph par l'Ange du Seigneur : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint. » (Mt 1, 20).
Appel à être et à faire - Message – Messagers.
Le centre de l'histoire est « Jésus », le Fils de Dieu.
« C'est Marie que le Père éternel a choisi pour être la Mère de son Fils unique engendré et bien- aimé Jésus ; c'est à Joseph qu'il les a confiés tous les deux. » (R.14). (Statuts des frères
contemplatifs M.C.)
Deuxième Jour
Réaction à l'appel : accepter ou rejeter Jésus
« Sois sans crainte Marie... » (Lc 1, 30).
« Joseph, fils de David, ne crains pas... » (Mt 1, 20).
Peur, doute, malentendu, beaucoup de souffrance et de douleur.
Eclaircissement, confirmation et assurance par les Anges.
Troisième Jour
Réponse - acceptation de Jésus dans la Famille, en l'accueillant :
« Marie dit : " Je suis la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole. " »
(Lc 1, 38).
« Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit. » (Mt 1; 24).
Confiance, obéissance et acceptation de la volonté de Dieu par l'intermédiaire des Anges.
Dieu ne leur a pas parlé en personne, mais seulement par l'intermédiaire de ses Anges.
Quatrième Jour
Jésus devient l'Enfant de Marie - Marie est avec l'Enfant - Jésus maintenant vit en Marie:
« Béni le fruit de ton sein. » (Lc 1, 42)
« Joseph prend Marie comme sa femme avec Jésus, avec une foi, une confiance et une humilité profonde. » (cf. Mt 1, 25).
Cinquième Jour
Jésus est né à Bethléem dans une pauvreté matérielle, une misère et une indigence extrêmes ...
La douleur est terrible pour Joseph qui est incapable de donner à Jésus un endroit convenable pour naître. Le Fils de Dieu est né parmi les animaux dans une crèche...
« Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche... » (Lc 2, 7).
Réduit à la plus grande pauvreté matérielle mais élevé à la plus haute richesse spirituelle.
« La Sainte Famille est notre inspiration et notre guide en pratiquant la pauvreté volontaire. Cela nous rend immensément heureux au point de désirer être revêtus de la pauvreté et de l'humilité extrêmes de Jésus sur la croix - mourir comme un indigent sans défense qui désire être rien et ne rien avoir sauf travailler de plus en plus pour sa plus grande gloire. Nous faisons cela par obéissance joyeuse à sa volonté, par amour, jusqu'à notre mort. »(R.21). (Statuts des Frères M.C. Contemplatifs).
Sixième Jour
Jésus est né dans l'humilité pour donner la joie, la joie à partager.
Beaucoup d'humiliations pour la Sainte Famille. Marie et Joseph ne pouvaient avoir de pire
humiliation que celle de ne pouvoir offrir un logis convenable au Fils de Dieu né de la Vierge Marie. Et cependant il y a joie au ciel et paix sur la terre pour toute personne de bonne volonté. Paradoxalement il y a une grande souffrance et une grande joie depuis l'Annonciation.
« Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le
peuple. » (Lc 2, 10).
Ici Marie et Joseph obéissent promptement aux lois , sans en compter le coût et sans poser de questions.
Triduum
Septième Jour
Dévotion.
« En Joseph...en outre la tension apparente entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la Charité. » (Redemptoris Custos).
« La famille qui prie ensemble reste ensemble. »
Nazareth nous apprend l'importance du silence profond et positif.
« Si seulement nous pouvions apprécier une fois de plus sa grande valeur,. Le silence de Nazareth devrait nous apprendre à méditer en paix et en silence, à réfléchir sur le spirituel en profondeur, et à être ouverts à la voix de la sagesse intérieure de Dieu. Nazareth peut nous apprendre la valeur de l'étude et de la préparation de la méditation, d'une vie spirituelle personnelle bien ordonnée et d'une prière silencieuse qui est connue seulement de Dieu. » (PaulVI). R.198)
Huitième Jour
Fidélité et obéissance, constance et persévérance en amour, par amour :
« Après leur départ (des Mages), voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te le dise. .. » « Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte ; et il resta jusqu'à la mort d'Hérode,... » (Mt 2, 13-15).
« Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph , en Egypte, et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère , et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts , ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël... » (Mt 2, 19-21)
Par la souffrance, le dur labeur et l'endurance, la Sainte Famille a grandi en sainteté.
Neuvième Jour
Nazareth restera pour nous le premier modèle pour toutes nos communautés ( nos groupes LMC ) :
Pour vivre comme ils ont vécu.
Pour aimer comme ils ont aimé.
Pour prier comme ils ont prié .
Pour pratiquer les vertus comme ils les ont pratiquées, spécialement les vertus cardinales et les vertus morales de foi, d'espérance et de Charité, de prudence, de justice, de tempérance et de courage.
Pour se servir les uns les autres, spécialement les plus pauvres parmi les pauvres, comme ils les ont servis.
Pour être saints comme ils ont été saints.
« Nous pouvons dire que la Sainte Famille était la Trinité sur la terre, que d'une certaine façon elle représentait la Trinité Céleste elle-même. » (St François de Sales)
« Nazareth est la maison de chaque frère contemplatif ( Laïc Missionnaire de la Charité ) et en même temps le modèle et l'école où nous apprenons comment être saints comme Jésus Marie et Joseph. Ils sont non seulement notre modèle de vertus mais nos professeurs :
- d'Humilité ( H umility ) : La propre humilité de Dieu incarnée maintenant dans la personne de Jésus qui nous invite à apprendre de son humilité. (Mt 11, 29).
- d'Obéissance ( O bedience ) : Etre toujours prêts à faire la sainte volonté de Dieu. Jésus a obéi à ses parents humains (Lc 2, 52). Il a appris l'obéissance par la souffrance (Heb 5, 8).
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin. » (Jn 4, 34). Il fut obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix. Marie dit à l'Ange: « Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole ! » (Lc 1,38). Joseph aussi est un réel exemple de prompte obéissance : « Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit... » (Mt 1, 24; 2, 14; 2, 21.).
- d'Amour ( L ove ) : On peut dire que la Sainte Famille de Nazareth est l'ombre la plus proche sur la terre de l'amour de la Sainte Trinité. Comme le centre de Dieu est un amour invincible, créatif, toujours frais et dynamique, il y avait dans le cœur de la Sainte Famille le même amour durable. Personne n'a jamais autant aimé ni vécu si proche de Jésus que Marie et Joseph dans leur maison de Nazareth. Cette proximité était aussi bien physique que spirituelle et mystique.
- de Désir ardent ( Y earning ) : que l'on peut identifier à sa soif...La soif de nous de Dieu peut concrètement se trouver en Jésus qui a vécu et est mort, mort en criant : « J'ai soif. » Jésus avait soif de notre soif de Lui. Marie debout au pied de la croix de Jésus et ayant vécu 33 ans avec Lui, a partagé sa soif ; en ayant aussi St Jean, qui symbolise toute l'humanité, qui lui était confiée à elle. Marie et Joseph ont été choisis pour aider Jésus à achever sa Mission sur la terre... « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé. » (Lc 12, 49). « Si quelqu'un a soif , qu'il vienne à moi, et qu'il boive » (cf. Jn 7, 37.). ( HOLY = SAINT )
Chaque frère contemplatif M.C. ( Chaque LMC ) doit expérimenter cette double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie et partager cette soif de Jésus aussi étroitement que possible, comme Notre Dame et Saint Joseph l'ont partagée :
La Soif :
a) La soif de Dieu de nous et de tous
b) Notre soif de Dieu et des âmes
Jésus a choisi Mère Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense qui s'est répandue de l'autre côté de la mer et des océans comme des flammes de feu. Nous partageons tous sa soif et travaillons dur pour étancher la soif de Jésus en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin de nos vies. » (Constitutions des frères M.C. contemplatifs : R 16).
PRIERE DE LA NEUVAINE A LA SAINTE FAMILLE ( à dire chaque jour )
Jésus, Marie et Joseph bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer notre Société ( notre
Mouvement LMC ) comme nous le devrions, par-dessus toute chose terrestre, et de toujours
montrer notre amour par des actes.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de vivre généreusement les vœux
que nous avons faits ou allons faire.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de participer comme nous le
devrions à la défense et à la propagation de la foi quand le devoir appelle, par la parole ou par le
sacrifice de nos biens et même de nos vies.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer les frères de nos
Communautés ( nos frères et sœurs LMC ) dans une charité réciproque comme nous le devrions et
établissez-nous en parfaite harmonie de pensée, de volonté et d'action sous la conduite de nos
Supérieurs ( Directeurs spirituels ) ; enseignez-nous à être pauvres et simples et à aller à la
recherche des plus pauvres parmi les pauvres afin d'aimer et de servir dans l'obéissance à nos
Règles ( Statuts ).
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de conformer nos vies pleinement
comme nous le devrions à l'Esprit et au Charisme de notre Société ( Mouvement LMC ) comme ils
sont détaillés dans nos Constitutions et notre Chemin spirituel ( nos Statuts LMC et notre Chemin
de Vie ), afin de vivre toujours dans cette Charité qu'ils développent.
Jésus, Marie et Joseph, nous demandons en particulier la faveur spéciale ( mentionnez votre faveur )
...
CONSECRATION DE NOTRE SOCIETE ( DE NOTRE MOUVEMENT LMC )
A LA SAINTE FAMILLE
Jésus plein d'amour, par tes sublimes et belles vertus d'humilité, de charité, de pauvreté, de chasteté
et d'obéissance, de patience et de douceur tu bénis avec paix et joie la famille que tu as choisie sur
la terre. Dans ta miséricorde, jette un regard sur notre Société ( Mouvement ). Nous t'appartenons,
car nous avons reçu de toi de nombreuses bénédictions depuis de nombreuses années et nous nous
confions et confions notre Société ( Mouvement ) avec sa croissance en sainteté et en nombre à ta
providence pleine d'amour, à ton attention et à ta protection paternelle.
Jette un regard sur notre Communauté, notre Société ( Mouvement ) et sur tous ses membres. Dans
ta bonté pleine d'amour, préserve-nous des dangers, aide-nous en temps de besoin, et accorde-nous
la grâce de persévérer jusqu'au bout dans l'imitation de ta Sainte Famille, afin que t'ayant aimé et
servi dans nos frères et dans les plus pauvres parmi les pauvres fidèlement sur la terre, nous
puissions te louer éternellement au Ciel.
Marie, notre très chère Mère, nous avons recours à ton intercession, en sachant que ton Divin Fils
entendra nos prières. Glorieux Patriarche, St Joseph, aide-nous par tes puissantes prières et offre nos
prières à Jésus par les mains de Marie. Amen.
LITANIE DE LA SAINTE FAMILLE
Seigneur, prends pitié de nous.
O Christ, prends pitié de nous.
Seigneur, prends pitié de nous
Jésus, écoute-nous
Jésus, exauce-nous
Père des cieux, toi qui es Dieu, prends pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, toi qui qui es Dieu, prends pitié de nous
Esprit-Saint , toi qui es Dieu, prends pitié de nous
Trinité Sainte, qui es un seul Dieu, bénis-nous et guide-nous.
Sainte Famille, représentation sur la terre de la Trinité céleste,
Sainte Famille, protectrice et exemple de l'Eglise,
Sainte Famille, terreur des démons,
Sainte Famille, école et modèle de toutes les familles,
Sainte Famille, maison et école des contemplatifs, bénis-nous et enseigne-nous.
Sainte Famille, maison de silence et de solitude,
Sainte Famille, école des vertus d'humilité et de charité,
Sainte Famille, école de l'amour parfait de Dieu et de son prochain,
Sainte Famille, école du désir ardent insatiable de Dieu,
Sainte Famille, école de pardon et d'acceptation mutuelle,
Sainte Famille, école de dur labeur,
Sainte Famille, école de l'abnégation de soi et du sacrifice,
Sainte Famille, école de l'acceptation parfaite de la volonté de Dieu,
Sainte Famille, école de la paix profonde et de la joie parfaite,
Sainte Famille, école de la chasteté perpétuelle,
Sainte Famille, école de la pauvreté évangélique,
Sainte Famille, école de l'obéissance parfaite et prompte,
Sainte Famille, école du service de tout cœur et aimant de tous ceux qui sont dans le besoin,
Sainte Famille, école de la soif infinie et intense du salut des âmes,
Sainte Famille, école de l'accueil chaleureux et de l'hospitalité généreuse,
Sainte Famille, école de la bonne volonté et de la générosité,
Sainte Famille, école de la foi, de l'espérance et de la charité,
Sainte Famille, école de la prudence, du courage, de la justice et de la tempérance,
Sainte Famille, école de toutes les vertus,
Sainte Famille, nos patrons, nos protecteurs et nos intercesseurs célestes, Bénis-nous et protège-
nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, épargne-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, exauce-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous, O Seigneur.
Prions
O Père très saint, dans ta sagesse et ton amour extraordinaires tu as décidé que ton Fils naîtrait d'une
femme et serait guidé par deux humbles créatures, Marie et Joseph. Accorde-nous la grâce d'entrer
de plus en plus dans le mystère du Verbe incarné et de mener avec Lui une vie cachée sur la terre,
jusqu'à ce qu'escortés par sa Mère Vierge et son Père Adoptif, nous entrions joyeusement dans ta
maison au ciel. Par Jésus-Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, un seul
Dieu pour les siècles des siècles. Amen.
Que Dieu vous bénisse.
23.07.14
Lettre de père Sébastien M.C. en réponse aux félicitations qu'il a reçues pour ses 40 années d'ordination et pour parler du 2 juin.
Rome, Notre Dame du Mont Carmel 2014
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Cette lettre a été écrite il y a longtemps, dès que je suis revenu d'Inde, mais pour une certaine raison elle n'a pas été envoyée. Mieux vaut tard que jamais. Et donc...
A ma grande surprise de nombreux LMC des pays de langue espagnole m'ont envoyé leurs amitiés et leurs prières, des bouquets spirituels, etc., le lundi 2 juin 2014. Merci beaucoup de vous être souvenu du 46ème anniversaire de ma première profession religieuse chez les M.C.. Merci à Tai Pearn LMC d'avoir rappelé aux LMC d'offrir des prières et de faire de nombreux sacrifices à mes intentions. J'ai vraiment apprécié ce grand geste d'amour bien que ce fut une grande surprise pour moi car je n' attendais cela de personne. En retour j'offre aussi mes humbles prières, des heures d'adoration et d'autres sacrifices pour tous ceux d'entre vous qui pensez à moi dans vos prières.
J'ai pensé aussi écrire quelques lignes sur le 2 juin. En outre, quelques uns parmi vous m'ont demandé quelle était l'importance et la signification de cette date particulière dans mon pèlerinage de foi.
Cette année le lundi 2 juin 2014 j'étais parti en Inde, dans la communauté de Shantidaan – Don de la paix-, au Kerala. La première chose à laquelle j'ai pensé c'était à l'Italie, mon pays d'adoption. C'était ce jour-là, il y a 36 ans, que j'ai atterri à Rome, en provenance de Los Angeles, en Californie. Le 2 juin c'est le jour de la fête de la république en Italie. Mon arrivée à Rome est connectée avec la vie politique de l'Italie. Pour moi c'est un jour d'action de grâces pour toutes les nombreuses bénédictions que le bon Dieu m'a données à travers tant de personnes bonnes et amicales de ce grand pays. Je les ai non seulement reçues mais je continue à les recevoir au nom des pauvres et pour les pauvres. Surtout l'œuvre de Dieu avec et pour les pauvres a été reconnue plus d'une fois par la ville de Rome et d'autres régionss d'Italie. J'exprime ma sincère gratitude au nom des pauvres. J'aimerais faire davantage car il y a toujours un très grand besoin pressant de repas chauds, de lits pour dormir et des personnes pour partager les joies et les chagrins de leurs vies.
Les personnes ont besoin des personnes. J'espère et je prie pour que dans un futur très prochain nous ayons la permission d'agrandir notre bâtiment de Casa Serena et que nous puissions accueillir davantage d'hommes sans abri. Je demande les prières de tous pour cela.
Le 2 juin est important non seulement pour la nation italienne mais il demeure en de nombreuses façons un jour mémorable our moi aussi. C'est le mercredi 2 juin 1948 que j'ai commencé mon année d'école. Au Kérala le 2 juin est toujours le premier jour d'école pour nous, s'il ne tombe pas un samedi ou un dimanche.
Le jour de la fête du Sacré Cœur, le vendredi 2 juin 1967, douze frères avec frère Andrew (r.i.p), nous avons commencé notre noviciat historique au 7 Mansatala Row, à Kidderpore, à Calcutta, pour la première fois. Un an plus tard, le dimanche de la Pentecôte, le 2 juin 1968, six d'entre nous, y compris frère Andrew, nous avons prononcé nos vœux pour la première fois en présence de la bienheureuse Teresa M.C. dans la Congrégation des frères Missionnaires de la Charité à Calcutta. Jusque là il y avait seulement des sœurs M.C.. Depuis le 2 juin 1968 le petit groupe de six hommes a existé, quatre d'entre eux ont quitté la Congrégation et deux d'entre nous sommes restés. Frère Damien M.C. qui est venu à la branche contemplative le 4 mai 1993 avec une lettre d'introduction et de recommandation de la bienheureuse Teresa M.C., est retourné à Dieu le 3 novembre 2010 à l'hôpital de la Sainte Famille à New Delhi.
Six ans plus tard, le dimanche de la Pentecôte, le 2 juin 1974, nous avons fait nos vœux pour la vie. Ainsi, lundi 2 juin 2014 cela a fait 40 ans que j'ai prononcé mes vœux pour la vie à Calcutta.
Depuis le mercredi 14 mai 2014 j'ai voyagé continuellement, d'abord en Inde, et en Inde même j'ai fait plusieurs milliers de kms bien que nous ayons seulement trois communautés en Inde avec peu de frères dans chaque communauté pour mener notre vie de prière et faire des œuvres de miséricorde, en particulier auprès de nos garçons et de nos hommes handicapés. Beaucoup de nos frères sont encore en formation. Ils ont besoin d'une aide, d'un dialogue et d'une direction constante. Si nos frères ne sont pas motivés spirituellement non seulement ils souffriront eux-mêmes mais les communautés auxquelles ils appartiennent et l'apostolat qu'ils sont appelés à exercer souffriront aussi. Pour nous ce n'est pas une façon de survivre, ni un métier rémunéré mais un appel de Dieu à aimer et à servir. Nous ne sommes pas appelés à servir toute sorte de gens mais les plus pauvres parmi les pauvres, les derniers, les plus petits et les perdus. C'est très difficile et exigeant ; par conséquent nous devons être très convaincus de notre vocation.
Nous pouvons avoir la tentation de rechercher les personnes riches, plus gratifiantes et séduisantes. Nous devons toujours nous souvenir de la supplication de Jésus : « Je n'ai absolument personne pour mes très pauvres. Je les désire ardemment, je les aime, refuseras-tu ? » La bienheureuse Teresa M.C. voulait que chaque M.C. /LMC examine sa conscience pour savoir à qui nous donnons réellement notre service gratuit et de tout cœur, aux vraiment pauvres ou aux riches ? Et comment nous les servons. « C'est à moi que vous l'avez fait » Est-ce que je l'ai fait à Jésus ? A la scène du jugement dernier il y a seulement deux groupes de personnes, celles qui sont à la droite de Jésus et celles qui sont à sa gauche. De quel côté vais-je me trouver le jour du jugement dernier ?
L'autre tentation peut être la tentation du découragement et alors d'en venir à la conclusion personnelle que cela n'est pas pour moi ou que je ne peux pas le faire et donc je m'en vais.
Jésus ne force personne. Il respecte notre liberté. Très souvent des personnes me disent que Jésus a choisi Judas Iscariote pour le trahir. Jésus ne peut pas faire cela. Jésus ne peut pas appeler quelqu'un pour faire le mal. Judas a eu la vocation merveilleuse d'être un apôtre comme les autres onze apôtres. Judas fut directement et personnellement choisi par Jésus après avoir passé toute la nuit en prière (cf 12,61) ; Mc 3, 13ff.). Quel dommage, Judas a joué avec sa vocation. Il est tombé dans le piège du mal. L'amour de l'argent l'a trompé. Il a vendu son Maître, mais avec lui il a vendu sa noble vocation pour trente pièces d'argent. Il a vendu l'éternel pour le temporel et a fini sa vie dans le désespoir total.
Jésus a respecté la liberté de Judas, bien que Jésus ait essayé tous les moyens possibles pour empêcher Judas de le faire. « Je vous l'ai dit : c'est moi. Si c'est bien moi que vous cherchez, (Jésus le Nazaréen) ceux-là, laissez-les partir » (Jn 18,8). Personne ne peut blâmer les autres ou Dieu pour le mal que nous faisons ni pour le bien que nous n'avons pas fait. Par conséquent chaque péché a une dimension sociale : il affecte mon voisin ; c'est un acte personnel et un acte humain.
Nous devons être capable d'utiliser notre liberté avec responsabilité. Personne n'est forcé de faire le bien ou le mal. C'est un choix libre. L'homme a la possibilité de choisir et son futur dépend de la façon dont il fait ses choix dans la vie. Nous devons nous déterminer et déterminer notre propre destin.
Amitié et prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
20.06.14
Fête de saint Matthias 2014
Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité,
Nous sommes encore dans ce temps de Pâques joyeux et plein de grâce, qui nous prépare à la grande fête de la Pentecôte. Prions pour qu'il y ait une nouvelle Pentecôte dans notre Mouvement LMC et notre Congrégation des Missionnaires de la Charité Contemplatifs. Nous pourrions offrir à cette intention notre Neuvaine pour la Pentecôte qui commence le mardi 29 mai 2014. N'oublions pas que notre vocation est un don et un mystère, peut-être le plus grand don que nous aurons dans cette vie, et le donneur est Dieu lui-même. Je sens que nous devrions tous nous prosterner sur le sol et exprimer très humblement et joyeusement notre sincère gratitude envers le Donneur.
Notre Mouvement LMC a trente ans d'existence , comme nous le savons tous. Il est temps pour nous de nous poser des questions concernant la nature, le but, l'esprit, la spiritualité et le caractère de notre mouvement. Nous devons nous poser quelques questions radicales afin de pouvoir mieux comprendre notre vocation. Par exemple : Avons-nous une identité propre ? Si nous en avons une, quelle est-elle ? Pour le comprendre mieux voyons d'abord ce que le Mouvement LMC n'est pas :
- Le Mouvement LMC n'est pas un club d'individus où l'on va pour y obtenir quelque chose.
- Le Mouvement LMC n'est pas un parti politique, dont les normes de base sont la compétition, la rivalité, la recherche du pouvoir, la position sociale, etc.
- Le Mouvement LMC n'est pas un des nombreux groupes pieux de plus auxquels on peut appartenir et en être fiers.
- Être un LMC, c'est une vocation, un appel dans l'appel à se rapprocher de Jésus, à devenir son ami intime, à vivre avec lui, à cheminer avec lui, à travailler avec lui, à être son compagnon (Mc 3,13-14). Être un LMC signifie entendre la voix de Dieu au fond de son cœur et essayer de répondre à l'appel irrévocable de Dieu. C'est le devoir pour tout LMC d'approfondir le mystère de sa propre vocation, non seulement une fois en passant, mais chaque jour, pas simplement superficiellement mais très attentivement et sérieusement.
- La vocation des LMC c'est un chemin de vie. Par conséquent, il est absolument nécessaire de connaître les Statuts des LMC, d'aimer les Statuts et de vivre les Statuts. Chaque LMC doit donc lire les « Statuts et le Chemin de Vie » pour comprendre le but, l'esprit et la spiritualité, la signification des vœux et comment l'on doit vivre les vœux. Plus nous connaissons « Les Statuts et le Chemin de Vie des LMC », plus nous aimons notre vocation et plus nous l'aimons plus nous la vivons. De cette façon nous devenons humbles et saints comme Jésus.
- Le chemin de vie des LMC est soutenu par la prière fervente et assidue (cf Statuts n° 36), en acceptant humblement et joyeusement les nombreuses épreuves de la vie, et en partageant avec les plus pauvres parmi les pauvres selon ses moyens et ses possibilités, ce que beaucoup font déjà en vérité.
- A Rome nous avons la joie d'avoir l'adoration perpétuelle et l'accueil de nuit pour les hommes sans-abri. Cela nous permet d'aimer et d'adorer Jésus dans le Pain de Vie vingt quatre heures sur vingt quatre, jour et nuit, et d'aimer et servir Jésus sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. Ce sont les deux faces inséparables d'une même pièce de monnaie et notre vie de M.C./LMC et notre spiritualité sont centrées sur ces deux présences réelles de Jésus.
- Pour nous, les frères, cela signifie aussi aimer et servir nos frères dans la Communauté et nos pauvres avec humilité et amour. Pour les LMC cela signifie, avant tout, aimer et servir les membres de sa propre famille et ensuite les personnes pauvres autour d'eux.
Nous devons tous renouveler notre motivation et notre façon d'aimer et de servir, ce qui est renouvelé par notre prière fréquente : « Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos frères partout dans le monde, qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Donne-leur aujourd'hui, par nos mains, leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, donne-leur la paix et la joie. » Que cela soit notre prière et notre vie.
Comme notre 3ème Chapitre Général approche, je vous demande vos prières afin qu'il soit une profonde expérience de Pentecôte pour tous nos membres et une nouvelle Pentecôte pour notre Congrégation.
Je suis convaincu que la force, la vitalité et la richesse de notre Congrégation ne dépendent pas de la possession de beaucoup de terre, de maisons, d'argent et de choses matérielles. Elles sont toutes bonnes et utiles. La vraie richesse se trouve dans le nombre de membres réellement saints, fervents et zélés que nous avons ! Ils peuvent être très peu nombreux, mais ils enrichissent notre Congrégation avec les grâces de Dieu.
Après tout, est-ce que Gédéon n'a pas gagné la bataille avec trois cents hommes humbles et obéissants qui voulaient laper l'eau comme des chiens ? Gédéon a rassemblé une armée incroyablement immense de vingt deux mille hommes, et parmi ces hommes Dieu en a choisi trois cents en passant par Gédéon, qui ont lapé volontairement l'eau d'un ruisseau avec leurs langues, comme un chien lape. Yahweh a dit ensuite à Gédéon : « C’est avec les trois cents hommes qui ont lapé que je vous sauverai et que je livrerai Madiane entre tes mains... » (Jg 7,7).
Dieu peut et fait des miracles à travers les humbles qui sont prêts et qui veulent faire des sacrifices, endurer des épreuves, des humiliations, de fausses accusations, des mauvais traitements et des choses pareilles.
Le bienheureux Charles de Foucauld priait : « Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures,... »
La bienheureuse Teresa M.C. priait : « Fais de moi ce que tu veux, comme tu veux, aussi longtemps que tu veux. Je ne t'aime pas pour ce que tu donnes, mais pour ce que tu prends, Jésus... ». Nous savons tous que c'était sa prière et sa vie. Jésus a besoin d'âmes qui soient prêtes à accomplir la volonté de son Père comme il l'a fait, en devenant obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix (voir Ph 2,6-11).
Nous commençons notre 3ème Chapitre Général le dimanche 31 août et finissons le samedi 4 octobre 2014, si Dieu le veut. Comme Jésus a dit à la Bse Teresa M.C. d'offrir plus de sacrifices, de sourire plus tendrement, de prier avec plus de ferveur, je vous demande aussi de nous supporter avec vos prières ferventes et assidues afin que nous puissions écouter Dieu dans la prière et écouter Dieu en chaque personne.
Le thème de notre Chapitre Général est le patrimoine de notre Congrégation, basé sur le Canon 578, qui parle de l'intention des fondateurs, de la nature de la Congrégation, de son but et de sa mission, de son esprit et de sa spiritualité, de son caractère, de ses traditions solides, de tout ce que comprend le patrimoine de la Congrégation elle-même et qui doit être observé fidèlement par tous (cf Canon 578).
Les jours de Chapitre sont divisés en :
1)Jours de Séminaire – 1er au 7 septembre
2)Retraite – 8 au 16 septembre
3)Le Chapitre propre – 17 septembre au 4 octobre 2014.
L'élection du nouveau Père Général est le lundi 29 septembre 2014.
Son Éminence, le cardinal Agostino Vallini, présidera l'élection. Priez, s'il vous plaît, pour que l'Esprit Saint illumine tous les capitulaires pour qu'ils élisent la bonne personne pour guider la Congrégation, en aidant ses membres à vivre fidèlement, avec persévérance et joyeusement l'esprit M.C. et le charisme M.C.
Pendant le Chapitre nous avons aussi prévu un jour de Rédemption, c'est un jour d'expiation pour tous les péchés, toutes les infidélités, les négligences, etc... de notre Congrégation et de la famille M.C., un jour d'Action de grâces et un jour de supplication pour notre Congrégation et pour la famille M.C.
Il est possible également que nous ayons quelques observateurs dans notre Chapitre Général.
« En outre la secrétaire générale du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), un groupe de cinq LMC représentant les différents groupes les plus nombreux des langues principales, choisi par le Père Général avec le consentement de son Conseil, peuvent être invités au Chapitre Général. Ces LMC doivent être capables aussi de suivre en langue anglaise. La secrétaire générale des LMC prépare un rapport approfondi sur la situation présente du Mouvement. Ce rapport doit contenir une histoire brève du Mouvement, son origine, sa croissance et son développement, les aspects positifs et négatifs et comment nous pouvons travailler ensemble et mieux, comment aider les membres de la Congrégation et le Mouvement à grandir en sainteté, à croître en nombre et à persévérer dans sa vocation respective , et finalement comment nous pouvons faire de notre Congrégation MCC et du Mouvement LMC quelque chose de plus beau pour Dieu. Les représentants des LMC respecteront la même règle que nous avons dans la Règle 231/c », qui dit :
« Des orateurs, des experts et des observateurs peuvent être invités par le Père Général avec le consentement du Conseil à assister à quelques unes ou à outes les sessions, mais sans avoir le droit de voter et ils peuvent parler seulement quand le Président du Chapitre Général leur demande ». (Constitutions des Missionnaires de la Charité Contemplatifs. Règles 231/d, 231/c).
J'apprécierais beaucoup vos suggestions, vos recommandations, vos critiques constructives, etc. par écrit. Elles peuvent enrichir et renforcer notre Congrégation et aider nos frères à grandir en sainteté et à croître en nombre.
Pour finir, j'aimerais exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour chacun de vous, pour tout ce que vous êtes, tout ce que vous faites et toute l'aide que vous pouvez encore nous apporter, en particulier maintenant que nous en avons le plus besoin.
Amitié et prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
Prière pour la réussite de notre Chapitre Général
« Nous te supplions, O Seigneur, répands miséricordieusement dans notre Congrégation ton Esprit Saint qui l'a créée par sa sagesse et qui la gouverne et la maintient par sa providence et que son amour enflamme notre Congrégation de ce même feu que notre Seigneur Jésus-Christ a envoyé sur la terre, en désirant ardemment qu'il brûle intensément et donc :
« Souffle en moi, Esprit Saint,
afin que mes pensées soient saintes.
Agis en moi, Esprit Saint,
afin que mon travail aussi soit saint.
Attire mon cœur, Esprit Saint,
afin que je n'aime que ce qui est saint.
Fortifie-moi, Esprit Saint,
afin que je défende tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
afin que je sois toujours saint » Amen.
19.06.14

Vœux perpétuels 2014 des frères M.C. contemplatifs à Nazareth
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la grâce et la paix du Seigneur Jésus en ce temps de Pâques soient avec chacun de vous. Je voudrais exprimer ma sincère gratitude à vous tous, frères et sœurs, qui avez offert de nombreuses prières ferventes et des sacrifices pour toutes nos intentions particulières. Nous avons aussi fait de même pour vous tous comme les quatre frères : frère James M.C., frère Shaji M.C., frère John Baptist M.C. et frère Dharameer Pio M.C. qui ont fait leur retraite en préparation pour leur engagement final et définitif. Pendant la semaine de la retraite, un après-midi, nous sommes allés tous les sept à la grotte de l'Annonciation, nous avons prié l'Angélus et demandé à la Vierge de Nazareth de bénir les quatre candidats afin qu'ils puissent répondre comme notre Dame l'a fait :
« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38).
Les quatre frères se sont assis devant la grotte de l'Annonciation, frère Jean Marie M.C. à l'extrême droite, père Sébastien M.C. à l'extrême gauche et les quatre candidats au milieu, ils ont écrit leur formule de vœux pour la vie, qu'ils allaient prononcer à l'église de St Joseph le mercredi 2 avril 2014, à 17h en présence des fidèles, de l'évêque, le représentant de Dieu et entre les mains du père supérieur général. Pendant qu'ils écrivaient la formule des vœux il y a eu un peu de pluie à l'extérieur comme une aspersion, et il n'y a plus jamais eu de pluie les jours suivants. En soi, pour moi ce fut comme un rêve. Quel privilège incroyable d'avoir fait ce qu'ils ont fait, de se trouver où notre Dame a donné son consentement à l'archange Gabriel. Elle l'a fait ainsi sans papier ni crayon ; directement et inconditionnellement elle s'est abandonnée à l'appel de Dieu et à la volonté de Dieu avec une pure foi. Il fut rappelé aussi aux frères de le faire sans aucun « si » ni « mais ».
Au cours de notre rencontre avec son excellence Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Israël, qui a passé presque deux heures avec nous, il a dit aux frères de faire leurs vœux pour la vie comme notre Dame sans « si » ni « mais », ce qui veut dire de laisser Jésus utiliser chacun comme il veut, quand il veut, où il veut et comment il veut à travers nos supérieurs.
Les quatre frères, quand ils eurent fini d'écrire la formule des vœux me la donnèrent , un par un, pour l'examiner, ce que je fis. D'une certaine façon ils avaient déjà donné leur consentement à Dieu pour la vie. Ce qui restait alors était l'acte solennel, public, liturgique et canonique. C'est comme Dieu donnant à Moïse les dix commandements sur le mont Sinaï, et ensuite les ratifiant avec le peuple solennellement et liturgiquement (cf Exode 24, 3-8).
Les frères sont allés du silence et de la solitude de la sainte grotte faire leur pratique à l'église de St Joseph. Ici aussi nous avons quelqu’un qui a accepté et fait la volonté de Dieu promptement, joyeusement et sans poser de question, comme nous le lisons dans l’évangile : Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait commandé… « Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte… » (Mt 2,14).
Le jour maintenant était arrivé pour les quatre frères de faire leurs vœux pour la vie sans « si » ni « mais ». L’église de St. Joseph s’est remplie lentement, pendant que les frères et l’évêque avec quelques prêtres concélébrants se préparaient pour aller en procession solennelle à l’église. La croix qui est et sera le signe et le symbole nous a guidés jusqu’à l’autel. Ici les mots de Jésus à la Bse Teresa M.C. me traversèrent l’esprit : « Je veux des religieuses (des frères) libres, recouvertes de la pauvreté de la croix ; Je veux des religieuses obéissantes, recouvertes de l’obéissance de la croix. Je veux des religieuses remplies d’amour, recouvertes de la charité de la croix. Je veux des victimes de mon amour qui seraient si unies à moi qu’elles rayonneraient mon amour sur les âmes ».
Ici nous étions comme dans la chanson que nous chantons souvent : « la croix devant nous, le monde derrière nous, sans retour, sans retour ». Cependant si personne ne te suit encore, je vais te suivre, sans retour, sans retour. Paradoxalement, selon les paroles du pape St. Léon le Grand : « La croix est la source de toutes les bénédictions, la cause de toutes les grâces. A travers la croix les fidèles recevront la force dans la faiblesse, la gloire dans le déshonneur la vie dans la mort » (Office des lectures, jeudi de la 5ème semaine de Carême).
L’église était toute éclairée dans une joyeuse jubilation avec l’hymne d’entrée en arabe, la langue du lieu. L’autel fut encensé. Nos prières et l’offrande des vies de nos frères bien-aimés étaient destinées à monter jusqu’au Seigneur comme l’arôme de l’encens. Il y avait l' encensoir, et dans l’encensoir les charbons ardents et l’encens. Les cœurs des frères étaient destinés à brûler comme les charbons ardents et leurs vœux pour la vie comme l’encens brûlant.
Monseigneur Boulos Marcuzzo accueillit l’assemblée rassemblée autour de l’autel. Le père Sébastien M.C. a dit les mots de bienvenue à tous. Le texte est le suivant, que j'aimerais citer ici :
« Ce soir nous nous sommes rassemblés ici dans l’église de St. Joseph pour célébrer le mystère de l’amour et de la miséricorde du Christ, pour louer et remercier Dieu pour quatre de nos frères : fr. James M.C., fr. Xavier Shaji M.C., fr. John Baptiste M .C. et fr. Dharameer Pio M.C. qui vont faire leur consécration religieuse pour la vie dans la société des Missionnaires de la Charité contemplatifs.
Cette occasion solennelle et joyeuse est bénie et honorée par la présence priante de tant d’entre vous. Avec la joie dans nos cœurs et la gratitude envers Dieu et au nom des Missionnaires de la Charité contemplatifs, je voudrais souhaiter de tout cœur et très chaleureusement la bienvenue à son excellence Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Israël, qui a si aimablement et joyeusement accepté notre invitation pour présider la célébration eucharistique, pour prier avec nos frères et pour eux.
Au nom des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, je souhaite la bienvenue à tous nos prêtres concélébrants, à tous les religieux et religieuses, à tous nos paroissiens, nos amis et coopérants, à la chorale et à tous.
Nous sommes dans l’église de St. Joseph, l’homme juste et obéissant, à qui le Père éternel a confié le soin et la protection de deux des plus importantes personnes qui n’ont jamais existé dans l’histoire de l’humanité : Jésus et Marie. Quel exemple incroyable nous avons en St. Joseph ! Le Bx. Jean-Paul II a écrit : « En Joseph la tension apparente entre la vie active et la vie contemplative trouve une harmonie idéale qui est seulement possible pour ceux qui possèdent la perfection de la charité ».
Chers frères bien-aimés, après avoir parcouru les différentes étapes de formation dans la Société des Missionnaires de la Charité contemplatifs en accord avec nos Constitutions et notre Chemin de Vie pendant neuf ans, vous avez décidé de faire vos vœux pour la vie dans le même Institut. Dieu est heureux de l’offrande totale que vous lui faites de vous-mêmes et il vous bénit d’en haut à travers son représentant, notre évêque, Mgr. Boulos Marcuzzo, qui vous donnera aujourd’hui la bénédiction très solennelle de Dieu. Avec l’humilité du cœur et remplis d’une filiale gratitude, acceptez sa bénédiction pour pouvoir être une bénédiction de Dieu pour tous ceux que vous rencontrerez, spécialement nos pauvres et les personnes avec qui vous vivez.
Comme les apôtres, qui après l’expérience de la Pentecôte sont allés dans le monde entier proclamer l’Évangile à toute la création (cf. Mc 16,15), vous quittez la chambre haute de Nazareth pour proclamer la vérité de ce que vous avez vu et entendu, ce que vous avez touché et expérimenté afin que vous puissiez proclamer à tous l’éternelle vérité, spécialement à nos pauvres et tous ceux que vous rencontrez, avec des mots et par l’exemple, par la force contagieuse et l’influence sympathique de ce que vous faites et l’évidente plénitude de l’amour que vos cœurs lui portent. C’est ce que nous désirons et c’est pour cela que nous prions pour vous aujourd’hui et les jours à venir.
Que vos êtres chers, au ciel et sur la terre, soient bénis ainsi que tous nos pauvres partout. Que tous les saints de cette Terre Sainte avec la Bse Teresa de Calcutta, notre fondatrice et notre mère, vous bénissent en abondance depuis le ciel.
Encore une fois bienvenue à tous et à chacun et que Dieu vous bénisse ».
Après la lecture de l’évangile fr. Jean Marie M.C., celui qui est en charge des tertiaires les a appelés par leurs noms un par un, comme Jésus avait appelé ses apôtres. Chacun en entendant qu’on appelait son nom faisait un pas en avant et disait « Seigneur, tu m’as appelé » ; Jésus seul a le droit d’appeler et de choisir.
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accorder… » (Jn 15, 16)
Son excellence a parlé aux frères très personnellement et a expliqué en détail le don et le mystère de notre vocation. Il a aussi parlé de la carte de visite de la Bse Teresa : Le fruit du silence est la prière, le fruit de la prière est la foi, le fruit de la foi est l’amour, le fruit de l’amour est le service et le fruit du service est la paix (voir le livre « M.C. Tree »).
Selon le rite des professions religieuses, après l’homélie, l’examen final et immédiat devant l’Eglise commence, comme les candidats font leurs vœux au nom de l’Eglise et dans les mains de leur supérieur légitime.
Après que chaque candidat ait donné son consentement devant l’assemblée, le célébrant invite ensuite toutes les personnes présentes à prier pour eux puis il se tourne vers toute la cour céleste. Pendant que la litanie des saints est chantée, tous les candidats se prosternent sur le sol. C’est toujours un moment très émouvant pour tous. Cela montre aussi l’importance et la signification de l’événement de la profession pour la vie. En ce moment solennel tous implorent le Dieu trinitaire, notre Dame, St. Joseph et toute la communauté céleste des saints pour qu'ils les aident, les soutiennent et les guident. Si lui ou elle a pu devenir saint ou sainte, pourquoi pas moi, pourquoi pas nous ? En effet l'objectif principal d’une vie consacrée est de devenir humble et saint comme Jésus. Peu importe ce que nous pouvons devenir, si nous n’avons pas comme objectif de devenir saints, la vie consacrée perd son sens pour nous.
Il est plus facile de se laisser égarer, dévier de l’aspect le plus important par des études scientifiques, en essayant de devenir expert et efficace, ou en recherchant les positions honorifiques. Au soir de la vie, quand nous apparaîtrons devant Dieu, nous serons jugés sur l’amour et non sur nos conditions sociales, nos positions, ou possessions ou pays d’origine… Par conséquent tout notre effort doit être fait pour devenir meilleur et plus saint chaque jour de notre vie à l’exemple de Jésus, Marie et Joseph, notre miroir et notre modèle.
Après avoir imploré l’aide des saints les candidats, se tenant debout, font leurs vœux pour la vie en présence des frères et dans les mains de leur Supérieur Général, qui accepte leurs vœux au nom de l’Église pour la communauté des Missionnaires de la Charité contemplatifs, et les recommande instamment à Dieu pour qu’ils puissent accomplir leur consécration, qui est unie avec le sacrifice eucharistique qu’ils célèbrent maintenant.
La signature de la formule des vœux à l’autel est un moment très solennel, pendant lequel on fait sonner les cloches de l’église. L’autel représente Dieu et l'alliance est maintenant validée. Dieu reste fidèle à l’appel des candidats.
L’appel d’appartenir à Jésus et à servir les pauvres est irrévocable de la part de celui qui appelle. Celui qui reçoit est faible, pécheur, indigne et misérable. Et maintenant les frères s’agenouillent devant le célébrant pour recevoir la bénédiction solennelle. C’est une très belle prière, qui vaut la peine d’être relue périodiquement par tous ceux qui ont fait leurs vœux pour la vie, spécialement quand on fait face à des difficultés. « …Donne-leur la charité parfaite, la pauvreté joyeuse, l’obéissance inconditionnelle et un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres. Qu'ils te glorifient dans leur humilité, te servent avec docilité et soient un avec toi dans un amour fervent… »
Ensuite suivent la bénédiction et la présentation de la croix. « Reçois, mon frère, le symbole de ton Sauveur crucifié ; suis ses pas à la recherche des âmes ; porte Jésus et sa lumière dans les foyers des pauvres, surtout aux âmes qui en ont le plus besoin, répands la charité de son cœur partout où tu vas et étanche ainsi sa soif des âmes. Amen ».
La dernière chose dans le rite de la profession religieuse pour la vie, est l’établissement de l’admission, étant donné qu’ils font maintenant partie intégrante de la congrégation religieuse des Missionnaires de la Charité par leurs vœux pour la vie. Ils partagent pleinement, avec foi et loyauté tous les privilèges, les devoirs, les charges et les responsabilités. Armés par le pouvoir de l’Esprit
Saint, ils quittent la chambre haute, prêts à aller n’importe où dans le monde proclamer la bonne nouvelle aux pauvres, par leurs paroles et leur exemple. Pour cette raison chacun leur souhaite non seulement du bien mais prie pour leur croissance continue dans la sainteté et la sainte persévérance.
Ce qui suit la profession pour la vie, ce sont les félicitations, selon les coutumes locales.
A Nazareth l’évêque est sorti avec les concélébrants et les frères étaient en ligne pour que toutes les personnes dans l’église puissent les féliciter personnellement en utilisant le mot arabe : « Mabruck », qui veut dire félicitations.
Le mercredi 2 avril 2014 restera dans la vie de fr. James M.C., fr. Shaji M.C., fr. John Baptiste M .C. et fr. Dharamveer Pio M.C. un jour inoubliable. Il est devenu une étape importante dans leur vie. Continuons à chanter pour toujours l’éternelle miséricorde du Seigneur (cf. Ps 89,1).
Le fr. James M.C. a remercié toutes les personnes présentes, en commençant par l’évêque Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, jusqu’à la dernière personne, en incluant les parents et les membres de la famille des frères, même s’ils étaient seulement présents en esprit. L’amour ne s’arrête jamais, l’amour se transforme en gratitude, en joie et en paix, ce que nous célébrons spécialement en ce temps de Pâques.
Amour et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
30.05.14
Neuvaine pour préparer la fête de la Pentecôte 2014
Introduction
La neuvaine à l' Esprit Saint est une des plus anciennes neuvaines dans l'Eglise. Elle est apostolique comme nous l'avons appris des Actes des Apôtres qui disent :
« Les Apôtres... retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem... ils montèrent à l'étage de la maison... D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères » (1, 12-14).
Pendant les jours de la neuvaine nos neuf points seront basés sur la personne de l' Esprit Saint et sur ses dons.
Voici la façon de faire cette neuvaine :
1) Chanter l'hymne « Veni Creator Spiritus... »
2) Réflexion du jour
3) Prière de la neuvaine pour les sept dons et les douze fruits de l'Esprit Saint
4) Litanies à l'Esprit Saint
Que cette neuvaine à l'Esprit Saint soit une expérience de profonde Pentecôte pour chacun d'entre nous et une Pentecôte perpétuelle pour notre Société.
1er jour - Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
La lumière est la toute première création de Dieu. Avant que la lumière ne soit créée tout était très sombre...
« Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut... » (Gn 1,3).
Jésus a déclaré : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » (Jn 8,12). « Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jn 3,19).
Jésus a dit à la bienheureuse Teresa M.C. :
« Ma toute petite, viens, sois ma lumière ». Dans la troisième vision que la bienheureuse Teresa M.C. a eue, elle écrit :
« La foule était dans l'obscurité, et cependant je pouvais les voir », parce qu'elle avait la lumière du Christ en elle.
« Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière ».
O, mes frères, essayons de comprendre la beauté sublime de notre appel à être la lumière du monde !
2ème jour - Viens en nous , père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
L'Esprit Saint est le Père des pauvres... Qui sont ces pauvres ? Chaque être humain, homme ou femme, Les personnes réellement pauvres sont ceux qui vivent sans Dieu, car sans Dieu nous n'existons pas, sans Dieu nous ne respirons pas, sans Jésus nous ne pouvons rien faire. Que nous le réalisions ou pas, nous pouvons et nous devons dire avec St Paul : « Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu » , et à nouveau : « Je peux tout faire en lui qui me donne la force ». C'est la simple vérité, qui doit être vécue et prêchée, prêchée et vécue.
Combien de fois avons-nous entendu à travers les siècles Dieu dire : « N'ayez pas peur, je serai avec vous... » D'Abraham à la bienheureuse Teresa nous pouvons voir que c'est Dieu qui a agi à travers ces hommes et ces femmes d'histoire et de foi...
O Dieu éternel, tu appelles les fous de ce monde et tu agis à travers eux pour couvrir de confusion les sages :
« Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien... ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi... (cf Co 1, 26 ff.).
3ème jour - Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Il y a deux sortes de consolations, les consolations humaines et les consolations divines ; les consolations et les satisfactions humaines que nous trouvons dans la louange et les remerciements des autres ou dans la réalisation d'une tâche difficile que nous avons accomplie. De telles consolations peuvent être éphémères et superficielles. Souvent elles ne durent pas très longtemps. Elles sont basées principalement sur nos sentiments. Parfois nous entendons des gens dire : je n'ai pas envie de prier, je n'ai pas envie d'aller à l'église car je n'ai aucune envie de prier, etc.. La consolation que donne l'Esprit Saint est totalement différente. Elle dépasse nos sentiments et nos émotions. Même si l'on n'a pas envie de prier ou de faire des exercices spirituels, on demeure fidèle et l'on continue de faire inlassablement nos devoirs d'état de vie.
Ste Thérèse de Lisieux avait l'habitude de dire : « Ma consolation c'est de ne pas avoir de consolation » . La bienheureuse Teresa de Calcutta a traversé de longues périodes d'aridité terrible et de manque de consolations ou de satisfactions humaines. Et cependant elle est restée fidèle à sa vie de prière et à ses devoirs quotidiens.
La consolation que l'Esprit Saint donne, le monde ne peut pas la donner, parce que le monde ne sait pas. Même lorsque nous traversons des ténèbres terribles, en profondeur nous expérimentons la paix et la joie. La consolation intérieure et la paix sont un don gratuit de l'Esprit Saint.
4ème jour - Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.
Notre vie sur la terre n'est jamais facile, même quand nous faisons tout notre possible pour remplir nos devoirs, même si l'on travaille très dur, même si l'on est très amical et souriant tout le temps, on peut être fatigué, épuisé, découragé, en colère et contrarié. On peut être facilement tenté car nous sommes si faibles et si fragiles, mais alors ne paniquez pas et ne sombrez pas dans le désespoir mais invoquez l'aide de l'Esprit Saint, Dans la fièvre de la tentation, sa grâce rafraîchit.
Il est bon de se souvenir que Jésus a été tenté par le démon jusqu'à son dernier souffle sur la croix. L'Evangile de Luc dit : « Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé. » (4, 13).
Le dernier moment fixé fut quand il fut demandé à Jésus de descendre de la croix (Mc 15, 31-32).
5ème jour - O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
Nous avons tous les tréfonds obscurs de nos âmes, où seule la lumière de l'Esprit Saint peut pénétrer et les éclairer. Nos yeux s'ouvriront aux vastes horizons et nous verrons ce qui est au-delà, ce qui est éternel et la transition du temporel à l'éternel prend place. Nos cœurs commencent à se dilater et à expérimenter les flammes de l'amour divin, à brûler de zèle et de ferveur pour les âmes.
Les apôtres qui après l'expérience de la Pentecôte ne pouvaient pas rester plus longtemps avec les portes fermées comme les portes de leurs cœurs étaient grande ouvertes et la peur a succombé à la vertu de courage. Là s'est fait la transition de la peur au courage, de la misère au bonheur, de l'orgueil à l'humilité, de la tristesse à la joie, de la froideur à l'enthousiasme, de la paresse à la ferveur. L'âme humaine n'a plus peur d'être humiliée, ridiculisée, incomprise ou démoralisée, au contraire on n'est pas seulement joyeux de souffrir mais reconnaissant à Dieu de se trouver digne de souffrir pour le nom de Jésus (cf Ac 5,41).
6ème jour - Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Prenons quelques versets du psaume célèbre connu sous le nom de « Miserere » (Ps 51), que nous prions tous les vendredis matins :
« Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense...
Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés...
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé... »
O Esprit Saint, lave alors nos âmes pécheresses, fais tomber une pluie de grâce sur nos âmes arides et guéris nos âmes blessées. « Souffle en moi, o Esprit Saint, afin que mes pensées soient toutes saintes » .
7ème jour – Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.
Combien de fois rencontrons nous des personnes dont les cœurs se sont endurcis et sont fermés à la vérité à cause de l'orgueil et de la peur. Même dans l'Ancien Testament nous voyons Dieu rappeler au peuple d'Israël qu'ils ne doivent pas avoir la nuque raide, et continuer à être fermés à la vérité et à l'amour.
Parfois Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle à cause du manque d'ouverture de cœur des Pharisiens (cf Mc 6, 5). L'orgueil et la peur nous aveuglent si souvent, rendent nos cœurs plus durs que les pierres les plus dures. Dieu veut nous donner un cœur de chair et pas un cœur de pierre (cf Jr 31, 31-34). Dieu a promis « un cœur nouveau et un esprit nouveau » : « J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36,26-27).
Jésus envoie l'Esprit Saint sur nous pour que nous puissions prier : « Esprit du Dieu vivant,
descends à nouveau sur nous, assouplis-nous, modèle-nous, emplis-nous et utilise-nous... » Nous devons laisser l'Esprit Saint nous assouplir et nous modeler afin qu'il puisse nous utiliser comme il le veut, quand il veut, où il veut et comme il veut sans nous consulter.
8ème jour – A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.
Ces dons de l'Esprit Saint sont indispensables pour que nous grandissions en sainteté et pour notre sainte persévérance. Il suffit de voir comment étaient les apôtres avant de recevoir l'Esprit Saint à la Pentecôte. Ils se tenaient derrière des portes verrouillées, parce qu'ils avaient peur des autorités juives (cf Jn 20, 19). Les mêmes apôtres après avoir reçu l'Esprit Saint ont pu prêcher ouvertement, avec audace et sans peur. St Pierre, qui avait tellement peur auparavant, même d'une servante, dit maintenant :
« Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus, alors que vous, vous l'aviez livré ; devant Pilate, qui était d'avis de le relâcher, vous l'aviez rejeté. Lui, le saint et le juste, vous l'avez rejeté, et vous avez demandé qu'on vous accorde la grâce d'un meurtrier. Lui, le Chef des vivants, vous l'avez tué ; mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, nous en sommes témoins... » (Ac 3, 13-15).
9ème jour – Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia.
Ici le dévot demande une récompense. Il y a deux sortes de récompense, une temporelle et une éternelle. De nombreuses personnes vivent et travaillent très dur pour avoir une récompense temporelle. Il n'y a rien de mal à travailler pour les choses temporelles, mais la récompense éternelle devrait prévaloir sur la temporelle. Souvent la récompense temporelle devient un obstacle pour la récompense éternelle. C'est à ce moment-là, à nouveau, que nous devons prier l' Esprit Saint de nous aider à vivre et à travailler encore plus pour la gloire de Dieu. Avec toutes les œuvres de miséricorde listées dans l'Evangile de Matthieu (25, 31-46) Jésus invite le fidèle à la récompense éternelle :
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde... »
Ici il est bon de rappeler la parabole de l'homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté et qui se demandait :
« 'Que vais-je faire ? Je na sais pas où mettre ma récolte.' Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : 'Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence.' Mais Dieu lui dit : « Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? » Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »(Lc 12, 16-21).
L'Esprit Saint nous aide à amasser un trésor dans le ciel plutôt que sur la terre. Nous ne vivons pas pour ce monde, mais pour le monde à venir pour lequel Jésus a souffert, est mort et est ressuscité et a envoyé l'Esprit Saint pour nous aider à comprendre qu'il n'y a rien de plus important ou de plus digne que l'âme humaine ! Nous devons donc faire tous les efforts possibles pour sauver nos âmes et celles des autres.
Conclusion.
De nombreux saints ont prié avec ferveur chaque jour pour demander les sept dons de l'Esprit Saint. Nous avons déjà dans le livre du prophète Isaïe un passage qui parle de la plupart des dons tel que l'esprit de sagesse et de discernement, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de crainte du Seigneur (cf Is 11, 2).
Sans l'aide de l'Esprit Saint St Damien de Molokai, par exemple, n'aurait pas eu le courage de s'aventurer à vivre avec les lépreux de Molokai et à travailler pour eux et ne serait pas mort de la même maladie. Il n'a jamais vécu ni travaillé pour ce monde. La bienheureuse Teresa M.C. et les Missionnaires de la Charité n'auraient pas donné un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres, aux lépreux, aux infirmes, aux handicapés, aux personnes repoussantes et aux autres sans l'aide spéciale et l'inspiration et la conduite continuelle de l'Esprit Saint. Plus nous invoquons son aide plus nous accomplissons parfaitement la volonté de Dieu avec amour.
Joyeuse et sainte fête de Pentecôte.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala MC.
Prière pour demander les sept dons de l'Esprit Saint.
O Seigneur Jésus Christ toi qui, avant de monter au ciel, a promis d'envoyer l'Esprit Saint pour achever ton œuvre dans les âmes de tes apôtres et de tes disciples, daigne nous donner le même Esprit Saint pour qu'il achève en nos âmes l'œuvre de ta grâce et de ton amour.
Donne-nous l'esprit de Sagesse pour que nous méprisions les choses périssables de ce monde et que nous aspirions seulement aux choses qui sont éternelles ; l'esprit d'Intelligence pour illuminer nos esprits de la lumière de ta divine vérité ; l'esprit de Conseil pour que nous choisissions toujours le chemin le plus sûr pour plaire à Dieu et gagner le ciel ; l'esprit de Force pour que nous portions notre croix avec toi et que nous surmontions avec courage tous les obstacles qui s'opposent à notre salut ; l'esprit de Science pour que nous connaissions Dieu et nous connaissions nous-mêmes et que nous nous perfectionnions dans la science des saints ; l'esprit de Piété pour que nous trouvions le service de Dieu doux et plaisant ; l'esprit de Crainte pour que nous soyons remplis de vénération pleine d'amour envers Dieu et que nous ne redoutions en aucune façon de lui déplaire. Marque-nous, Seigneur, du signe de tes vrais disciples, et anime-nous en toutes choses de ton esprit. Amen.
25.04.14

30 avril 2014
La petite croix
Chère Laurie,
Merci pour les nombreux emails concernant la remise de la petite croix.
Pour clarifier pour tous la tradition de la petite croix, veuillez, s'il vous plaît, faire circuler ce qui suit à tous les liens de groupes LMC et aux Directeurs Spirituels :
1.Veuillez lire, s'il vous plaît, la règle 6 des Statuts et du Chemin de Vie des LMC.
2.La petite croix doit être remise seulement en dehors de la célébration eucharistique et jamais pendant la messe.
3.Elle est remise avec la formule suivante : « Mon enfant, reçois le symbole de ton Sauveur crucifié, suis Ses pas à la recherche des âmes, porte-Le et porte Sa lumière dans les maisons des pauvres, en particulier aux membres de ta propre famille, et aux âmes qui en ont le plus besoin ; répands la Charité de Son Cœur partout où tu iras et étanche ainsi Sa soif des âmes. Amen. »
Merci pour toute votre amitié et votre sollicitude.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
MESSAGE DE PÂQUES 2014
Combien d'entre vous sont allés dans un cimetière ? Combien d'entre vous ont vu des tombes vides ? Si vous avez jamais vu une tombe vide, qu'est-il arrivé au corps ?
Dans la cathédrale de Madras-Mylapare, en Inde, juste au- dessous de l'autel principal, il y a une tombe vide. La tombe de qui était-ce ? C'était celle de St Thomas, l'apôtre de l'Inde. Le corps de St Thomas a été transféré à Edessa et ensuite à nouveau d'Edessa en Italie.
Quand on visite le cimetière de Fatima, au Portugal, on voit deux tombes vides, celle du bienheureux François et celle de la bienheureuse Jacinthe, dont les corps ont été transférés dans l'église de Fatima. L'un d'eux a été enterrés à droite et l'autre à gauche de l'autel principal.
De très nombreux papes sont enterrés dans la crypte de la basilique St Pierre au Vatican, à Rome. Parmi eux il y avait aussi le bienheureux Jean XXIII et le bienheureux Jean-Paul II qui vont être canonisés le dimanche de la Miséricorde Divine, le 27 avril 2014. Il y a quelques années les restes des deux papes ont été transférés à la basilique principale. Parfois des pèlerins, qui connaissent seulement l'emplacement où ils ont été enterrés en premier, descendent prier sur leurs tombes et sont déçus car ils ne trouvent pas leurs tombes. Certains pèlerins qui ne parlent pas italien rentrent souvent chez eux sans savoir où les restes de ces papes se trouvent maintenant.
Quand on se rend à l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem on voit aussi une tombe vide. Où est le corps de celui qui a été enterré là, parti ou enterré à nouveau ? Où le corps a-t-il été transféré, dans quelle église ou quelle cathédrale ?
C'est une question importante, peut-être très importante. Plus importante que la question est la réponse, qui est la réalité. C'est la raison pour laquelle nous sommes réunis ici aujourd'hui. Notre vie est basée sur la réalité des derniers chapitres de tous les quatre évangiles. Imaginez si ces quatre ou cinq chapitres des évangiles n'avaient pas été écrits et si nous n'avions pas le cinquième livre du Nouveau Testament, qui s'appelle « Les Actes des Apôtres », les reportages, les œuvres et les témoignages des témoins oculaires des évènements. Non seulement nous ne serions pas ici, vous et moi, mais il n'y aurait aucune église, aucune basilique, aucuns apôtres, aucuns saints, ni martyrs... rien de ce que nous avons aujourd'hui. Pas de communautés religieuses non plus !
Si tous les quatre évangiles se terminaient avec l'enterrement de Jésus, comme nous le lisons dans les évangiles, nous finirions notre vie dans le désespoir et dans l'ombre de la mort. Selon l'évangile de St Matthieu : « Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du tombeau en mettant les scellés sur la pierre en y plaçant la garde ». (27,66).
Selon l'évangile de St Marc (15,47) : « Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis ».
Selon l'évangile de St Luc (23,56) : « Puis elles s'en retournèrent et préparèrent aromates et parfums ».
Dans l'évangile de St Jean (19,42) nous lisons : « Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus ».
Après ces chapitres, il y a les derniers et peut-être les plus importants chapitres dans chaque évangile. En d'autres termes, le chapitre 28 de St Matthieu, le chapitre 16 de St Marc, le chapitre 24 de St Luc et les chapitres 20 et 21 de St Jean, en particulier le chapitre 20 de St Jean. Ces derniers chapitres des évangiles, font une différence énorme pour notre vie sur la terre. Ces chapitres, quand on les lit en les méditant, ouvrent nos esprits à la compréhension non seulement des Ecritures mais à la signification chrétienne de la souffrance humaine et de la mort. « Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26).
Selon St Matthieu, le Seigneur ressuscité assure sa présence : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20b).
« Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. » (Mc 16,10).
« Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. » (Lc 24, 52-53). L'évangile de St Luc commence avec le service sacerdotal de Zacharie dans le temple (1, 5-25). Selon St Luc c'est dans le temple que l'on rencontre Dieu. Le vieillard Syméon et Anne rencontrent le Messie dans le temple. Jésus, à l'âge de douze ans, est allé au temple à Jérusalem avec ses parents où il a compris et découvert que Dieu était son Père et qu'il était venu pour révéler le cœur miséricordieux de son Père au peuple. Il a compris qu'il avait une mission très difficile ; Les juifs âgés et les chefs des prêtres avaient perdu le Dieu d'amour. C'est dans le temple que Jésus fit la plus grande découverte faite à l'âge de douze ans (cf Lc 2, 22-50). Il lui a fallu du temps pour se préparer à sa mission exigeante. Sabbat après sabbat il est allé à la synagogue à Nazareth, il a appris les Ecritures, et il s'est rendu compte lentement qu'il était lui-même le temple. « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2,19). Il veut que le temple de Dieu soit un lieu d'adoration et ne se transforme pas en place de marché (cf Jn 2,16).
Selon l'évangile de St Luc le temple doit être un lieu de prière, d'adoration en esprit et en vérité : « Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits » (19, 46). C'est là que l'on rencontre Dieu, que l'on approfondit sa relation avec Dieu. Le mot « contemplation » vient de ce « cum-templo »... », celui qui vit avec, celui qui vit dans le temple. Finalement le vrai contemplatif est celui qui reconnaît la présence de Jésus, qui devient l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus, celui qui est capable de voir Jésus non seulement dans le Pain de Vie, mais aussi dans l'affamé, l'assoiffé, le dénudé, le sans-abri, le malade et le prisonnier...
On peut non seulement contempler Jésus dans le pauvre mais aussi faire tout ce qui est nécessaire pour le pauvre, comme le bon Samaritain, qui a porté l'homme blessé sur sa bête de somme et l'a amené à l'auberge , qui est le temple, l'Église. Notre Mère l'Eglise est le refuge de toutes les personnes blessées, pas attaquées ni blessées par des voleurs mais blessées par nos péchés.
Quelles sont les choses que tous les évangélistes ont en commun dans leurs récits de la résurrection ?
1)Le tombeau vide. Tous les quatre évangélistes parlent invariablement en détail du tombeau vide.
2)La visite au tombeau de Marie Madeleine avec les femmes pieuses au petit matin, alors qu'il fait encore sombre.
3)C'était le premier jour de la semaine, c-a-d le dimanche, qui est devenu le jour du Seigneur.
4)La présence des anges.
5)Les propres apparitions de Jésus aux femmes, à Pierre et aux autres apôtres et aux disciples.
6)L'incrédulité des apôtres, leurs doutes, et les différentes façons que Jésus a essayé pour éclairer leurs doutes (cf Lc 24, 36-43 ; Jn 20, 24-29).
En outre, en ce qui concerne tous les faits mentionnés ci-dessus, chaque évangéliste a ses propres particularités. Par exemple, dans St Luc seulement nous avons l'histoire de l'apparition de Jésus aux disciples d'Emmaüs, Jésus se montre lui-même aux apôtres qui sont extrêmement peu disposés à croire (cf 24, 13-43). Dans St Jean nous voyons la rencontre du Seigneur ressuscité le 8ème jour avec Thomas qui doute (20, 24-29).
La réalité de la résurrection de Jésus et la pierre d'angle de la foi chrétienne et la norme pour toutes nos activités. Notre Eglise est encore en vie et active, si nous vénérons les apôtres, si les martyrs de la foi sont reconnus, loués et priés, si les saints sont portés à notre attention comme notre miroir et nos modèles de foi à travers les âges, nous pouvons être assurés que notre foi chrétienne vaut la peine d'être vécue.
La canonisation de deux papes célèbres dans le monde, qui furent non seulement papes, mais sont devenus des saints, est un grand témoignage pour notre espérance. Avec eux, ouvrons largement les portes de nos cœurs au Christ et ne continuons pas juste à louer la sainteté des autres et à vivre comme nous vivons. Qu'il y ait en nous du renouveau, de la réconciliation, de la réparation et une nouvelle vie dans le Christ et que cela commence avec moi.
Rappelons-nous de ce que St Jean a dit : « Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom »
(Jn 20,31).
MT 28
1)Le tombeau vide. Le message des anges
2)L'apparition aux femmes
3)Les précautions prises par les chefs du peuple
4)L'apparition de Jésus en Galilée. La mission envers le monde.
Mc 16
1)Le tombeau vide. Le message des anges
2)L'apparition du Seigneur ressuscité
3)La mission envers le monde.
Lc 24
1)Le tombeau vide. Le message des anges
2)Les apôtres refusent de croire les femmes
3)Pierre au tombeau
4)La route vers Emmaüs
5)Jésus apparaît aux apôtres
6)Les dernières instructions aux apôtres
7)L'Ascension.
Jn 20
1)Le tombeau vide
2)L'apparition de deux anges à Marie Madeleine
3)L'apparition aux disciples.
Jn 21
1)L'apparition sur le bord du lac de Tibériade.
Joyeux et saint temps de Pâques à tous, en particulier à ceux qui vivent dans le désespoir et à l'ombre de la mort. Amitié et prières. Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
Il y a trente ans, le 16 avril 1984, le lundi de la semaine sainte, le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité commençait à Rome, dans la Maison-mère et le Généralat des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, en présence de la Bse Teresa de Calcutta. Il y avait juste quatre personnes mariées : deux hommes et deux femmes avec qui le Seigneur commençait sa petite branche dans la branche principale des Missionnaires de la Charité.
En regardant en arrière avec gratitude, ce qui suit ce sont des choses basiques qui sont devenues évidentes avec le temps, la réflexion et la prière.
Premièrement, le tout petit groupe de quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, firent leurs vœux à Dieu en présence de la Bse Teresa de Calcutta M.C., à qui Jésus depuis la croix et en présence de sa Mère bien-aimée, a confié l’esprit M.C., le charisme M.C. et la manière de vivre des M.C. comme nous le voyons dans sa lettre écrite le 3 décembre 1947. Sa présence n’était pas simplement passive ; elle a participé très activement, dans la prière et personnellement à la messe de profession. Cela peut se voir aussi sur quelques photos des vœux du premier groupe des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Elle leur a fait signer le formulaire sur l’autel. Nous pouvons voir aussi qu’elle a également signé le formulaire avec les mots « En ma présence ». Sa présence et sa participation active, sa joie et son appréciation étaient toutes des signes de Dieu pour dire que le mouvement des LMC fait entièrement partie du charisme M.C. et de la famille M.C.
Cette compréhension est importante non seulement pour les LMC eux-mêmes et pour les membres de la branche contemplative des frères, mais aussi pour la famille M.C. entière. S’il y a des incompréhensions, des mauvais traitements, des indifférences vis-à-vis de l’existence et de la croissance du mouvement LMC par n’importe quelle branche de la famille M.C., il peut-être nécessaire de savoir qu’ils vont contre leur propre charisme. La division, la désunion et les compétitions ne peuvent jamais être des solutions convenables et ne peuvent pas aider non plus à grandir réellement dans le vrai esprit de Jésus ni produire des fruits durables.
La peur est inutile. Ce dont nous avons besoin c'est du dialogue fraternel et de l’aide mutuelle, sans lesquels nous ne pouvons réellement aider les personnes à devenir saintes. On m'a dit que dans certains endroits il y a une compétition notable et des rivalités. Prions comme Jésus priait : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17 ,21).
Dans la réponse inconditionnelle sans aucun « si » ou « mais » de la Bse Teresa de Calcutta M.C. à Jésus sur la croix, est aussi présente la réponse de chaque LMC. Par ailleurs, dans sa lettre écrite d’Ansansol en mars 1947, elle mentionne explicitement que « l’institut sera spécialement pour l’unité et la joie de la vie de famille… Parlez au saint Père (le pape Pie XII) des innombrables foyers brisés, ici en Inde, à Calcutta, partout. C’est pour rendre heureux ces foyers malheureux, pour apporter Jésus dans leurs maisons obscures, que le Seigneur veut que moi et les sœurs donnions nos vies comme victimes pour les foyers. Par notre pauvreté, notre travail et notre zèle, nous entrerons dans chaque maison, rassemblerons les petits enfants de ces foyers malheureux... ».
Ne nous étonnons pas alors que la Bse Teresa de Calcutta M.C. ait montré tant d’intérêt pour le mouvement des LMC depuis son tout début et ait continué jusqu’à son dernier souffle. La Bse Teresa a écrit : « … Dites aux LMC qu’ils sont dans mes prières. Nous avons une lumière qui brûle pour eux à l’adoration… » (Lettre de la Bse Teresa au père Sébastien M.C., le 31.01.1990). Avant de quitter Rome pour la dernière fois, le 19 juillet 1997, elle a écrit depuis l’aéroport « Mes chers Laïcs Missionnaires, gardez la joie d’aimer en Le servant dans les pauvres. Que Dieu vous bénisse. M. Teresa M.C. ».
Deuxièmement, le mouvement des LMC est né d’un groupe de prière, dont les membres ont non seulement essayé d’apprendre l’art de la prière, de la méditation et de la contemplation, mais ont aussi étudié quelques enseignements officiels du Magistère de l’Eglise pour les personnes laïques et la famille : la vocation et la mission des laïcs dans le monde contemporain, leur spiritualité et leur croissance.
Il est devenu évident que les laïcs ne sont plus considérés comme des citoyens du ciel de troisième classe…Mais l’appel à la sainteté est universel (Lumen Gentium, Chapitre cinq). Ils sont tous destinés à être des candidats à la sainteté car nous sommes tous créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn. 1,26). Dans ce contexte il est important d’étudier le document « Christifideles Laici », l’exhortation apostolique du Bx Jean-Paul II, donnée le 30.12.1988, en la fête de la sainte Famille.
Troisièmement le mouvement des LMC a commencé un lundi de la semaine sainte. Il y a beaucoup à réfléchir sur ce fait, spécialement sur les lectures de la sainte messe du lundi de la semaine sainte. J’aimerais que chaque LMC aille en arrière et lise, spécialement la première lecture et l’évangile du lundi de la semaine sainte.
La première lecture parle du caractère d’un serviteur. Quelle sorte de serviteur était-il ? S’il vous plait lisez-la très attentivement. Certains d’entre nous peuvent ne plus aimer être des serviteurs à cause de leurs expériences passées. Mais n’oublions pas que le premier pas pour la canonisation c'est d’être « Serviteur de Dieu ». La Bse Teresa M.C. a été déclarée être la « Servante de Dieu » pendant environ quatre ans ou plus avant d’être déclarée « Bienheureuse ». Le Bx. Jean-Paul II, a été aussi « Serviteur de Dieu » pendant quelques années…Regardons Jn 12-1, 8 et comparons-le avec Mt 26, 6 :13, Mc 14, 3 -9, Lc 7, 36-50.
Quatrièmement le premier groupe des quatre LMC était deux hommes et deux femmes. C’est aussi important de le noter. Parmi les quatre premiers, Annarosa est allée à la maison de Dieu alors qu’elle n’était pas la première LMC à mourir, mais Ugo Consoli à Rome et Tom Ryan à New York. Franco Coletti est maintenant diacre permanent. Les deux autres, Paradisa LMC et Antonio LMC appartiennent au groupe de Rome.
Cinquièmement les trois noms…Antonio Serangeli et sa femme Annarosa Santi : « Serangeli » veut dire Anges et « Santi » veut dire saints. Théoriquement par leur nom ils étaient destinés à être un merveilleux couple pour commencer le groupe des LMC. Qu’est-ce que cela veut dire ? Dieu veut que tous les LMC cherchent à vivre comme des anges et des saints. De cette manière ils peuvent être avec Jésus au paradis. Le nom du quatrième membre est Paradisa, qui veut dire paradis. Dieu nous a créés pour vivre avec lui au paradis. Tous les LMC sont appelés à vivre pour le ciel, pour le paradis. Jésus depuis la croix a utilisé le mot paradis pour le ciel (cf. Lc 33, 43).
Beaucoup d’entre vous ont envoyé des messages d'amitié et de prière, de chaleureuses félicitations, exprimant votre gratitude sincère à Dieu pour le don du mouvement des LMC. Le groupe des LMC de Rome s’est réuni le dimanche des Rameaux et a exprimé sa gratitude à Dieu, ensemble avec les premiers LMC : Paradisa Orlandi LMC et Antonio Serangeli LMC, avec nos frères, nos pauvres. Nous avons aussi prié spécialement pour tous les LMC du monde. Nous avons senti très fortement la présence de la Bse Teresa M.C. Nous avons aussi prié pour tous les LMC défunts qui doivent chanter des louanges à Dieu, avec les saints anges et les saints. Nous continuons à prier pour les LMC souffrants au purgatoire s’il y en a. On ne sait jamais.
Le mercredi 16 avril 2014, nous avons eu à nouveau une messe spéciale célébrée pour remercier Dieu pour le don du mouvement des LMC. Nous avons emmené tous les LMC du monde à la chapelle de la Sainte Famille et avons exprimé notre gratitude à Dieu pour eux tous.
J’aimerais aussi que tous les LMC dans chaque groupe, quand vous vous rencontrerez la prochaine fois, si vous ne l’avez pas déjà fait, vous offriez une sainte messe d’action de grâces à Dieu pour le don des LMC, incluant les sœurs M.C. si elles sont autour de vous, et le(s) directeur(s) spirituel(s). Au cours de vos retraites nationales, s’il vous plait, réservez une journée d’action de grâce pour les 30 ans passés, durant lesquels Dieu a accordé à tous les LMC d’innombrables bénédictions et grâces.
La retraite nationale des Italiens aura lieu du jeudi 26 au dimanche 29 juin 2014. Tout en exprimant notre gratitude nous avons aussi besoin d’un jour de réparation pour tous nos défaut, nos péchés et nos imperfections. Ici à Rome nous aurons le vendredi 27 juin 2014 le jour de réparation et le samedi 28 juin le jour d’action de grâces.
Je voudrais conclure ces quelques réflexions en souhaitant à chacun de vous une fête de Pâques très joyeuse et pleine de grâces. Vainquons le mal non pas avec le mal, mais le mal avec le bien, la haine avec l’amour, l’orgueil avec l’humilité, la pauvreté et la charité…
Amitié et prières. Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
22 mars 2014
Appelé à servir
Le jeudi 13 mars 2014, un an est passé depuis l'élection du saint père le pape François comme évêque de la ville de Rome et du monde entier ; tandis que le mercredi 19 mars 2014, en la fête de saint Joseph, le patron et le protecteur de l’Eglise universelle, un an est passé depuis son installation.
Bien que chaque pape soit choisi pour nourrir les agneaux de Jésus et tondre ses moutons et bien que chaque pape soit choisi pour aimer Jésus plus que les autres (cf. Jn 21, 15-17), chaque pape est unique et la main de Dieu est très évidente dans l’élection des papes. C’est la barque de Jésus qui est l’Eglise et chaque pape est appelé à ramer à travers les nombreuses tempêtes de ce monde (cf. Lc 8, 22-25). Combien sommes-nous enclins à comparer le pape régnant avec le pape précédent, en oubliant que chacun d'entre eux est un cadeau de Dieu à son Eglise en fonction du temps, de la situation et des besoins. «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure… » (cf. Jn 15, 26).
Peu importe ce que nous pensons d’eux, il est extrêmement difficile pour un pape de diriger l’Eglise contre les forts courants du monde. C’est une tâche très exigeante et je me demande de combien de souffrances cachées, de difficultés, de malentendus et même de calomnies le pape fait l’objet. Réellement, au lieu de se plaindre et de critiquer, de juger et de comparer, ce que nous devons tous faire, c’est offrir plus de sacrifices pour leur nombreuses intentions, prier avec plus de ferveur pour eux et en offrant continuellement des prières de louange et d’action de grâce à Dieu pour eux. Les papes sont des dons de Dieu à l’Eglise et au monde.
Beaucoup d’entre nous ont connu le bienheureux Jean-Paul II qui va être canonisé le dimanche de la Miséricorde, le 27 avril 2014, en même temps que le bienheureux Jean XXIII. Nous vivons aussi un temps exceptionnel pour l’Eglise comme nous avons deux papes qui vivent en même temps. Le pape Benoit XVI consacre à la prière et à la solitude le temps qu’il lui reste à vivre sur la terre. Il aime l’Eglise militante et il sert maintenant l’Eglise d’une manière absolument spirituelle. A travers sa prière, sa solitude avec Dieu il purifie et renforce l’Eglise. Que plus de personnes se dévouent totalement au service de l’Eglise à travers la prière, la pénitence et les sacrifices comme le pape Benoit XVI !
Notre pape actuel François, en un an, a attiré l’attention de millions de personnes à travers le monde grâce à ses enseignements simples et surtout par sa vie. Il vit comme il prêche. Il ne fait pas d’exceptions mais il veut être comme les gens ordinaires sans prétentions.
Il suit littéralement les enseignements perpétuels de notre Seigneur « car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Marc 10, 45). Il est difficile pour une personne de son rang d’être un parmi tous. C’est ce choix avec conviction et clarté que « Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, à notre ressemblance, excepté le péché. » (cf. Ph 2,6-11 ; He 4,15). Jésus, le Fils de Dieu et Sauveur du monde, était connu comme charpentier (Mc 6, 3).
Plus nous arrivons à connaitre Jésus, plus nous devenons simples, pauvres et joyeux . Notre vie a une dimension christologique profonde. Saint Paul a dit : « La vie que je vis n’est plus ma vie, mais c’est le Christ qui vit en moi ». Notre pape actuel, selon moi, essaie de nous enseigner cela par ses paroles et son exemple. Si Jésus devait vivre à nouveau sur la terre, comment vivrait-il ? Bien sûr, chacun selon sa compréhension de Jésus, doit non seulement suivre Jésus mais aussi laisser Jésus vivre en lui ou en elle. Si le Jésus de l’Evangile vit en nous pleinement, nous ne pouvons plus être ce que nous sommes, nous ne pouvons plus vivre de la même façon que nous vivons, nous ne pouvons plus parler et nous comporter de la façon dont nous parlons et nous nous comportons. Notre attitude, notre mentalité changeront. Saint Paul veut que nous ayons tous l’esprit du Christ (cf. Ph 2, 5 ). Il veut que nous soyons crucifiés avec le Christ pour le monde (cf. Ga 6, 14). La liberté sans la responsabilité n’est pas vraiment la liberté mais l’arbitraire. Jésus veut que nous soyons tous libres mais en même temps responsables de ce que nous sommes et de ce que nous faisons, de comment nous vivons, etc. Saint Paul a écrit aux Galates : « La liberté est ce que nous avons, le Christ nous a libérés » (5, 13ff).
Si nous suivons non seulement les enseignements de saint Paul dans ses lettres, mais aussi la façon dont il a compris et vécu l’Evangile de Jésus Christ depuis son expérience à Damas (cf. Ac 9 :1-19), nous comprendrons aussi le coût d’être un disciple, le coût de vivre pour Jésus.
La foi est un grand don de Dieu. Mais elle doit être vivante et active. La foi sans l’amour et le sacrifice est morte. La foi sans la fraction et le partage est statique. Si notre foi est vivante et active, elle est aussi dynamique ; et le fruit de la foi est l’amour. Il n’est pas possible pour nous, les Missionnaires de la Charité, de vivre notre vie religieuse et la vocation M.C. sans une foi vivante. Jésus n’a jamais accompli de miracles quand la foi manquait. St Marc dit que, certaines fois, Jésus n'a pas pu faire de miracles en raison du manque de foi du peuple (cf. Mc 6, 5).
Jésus a dit que même si on donne un simple verre d’eau fraiche à l'un de ces plus petits, en tant que disciple de Jésus, nous le faisons à Jésus et nous serons très certainement récompensés (Mt 10, 45). Plus nous avons la foi, en la personne de Jésus et dans ses paroles, plus nous pourrons non seulement faire son travail, mais le faire de la façon dont Jésus l’a fait, parce que c’est Jésus qui fait le travail à travers nous. La Bse Teresa de Calcutta a pu faire ce qu’elle a fait en raison de sa grande foi.
Sans la foi nous ne pouvons accepter le pardon des autres, ni ne pouvons pardonner aux autres. Moins nous avons la foi, plus la vie sera difficile pour nous et pour les autres.
Notre foi doit grandir en amour et notre amour en service. Si nous servons nos frères et sœurs dans la foi, l’espérance et l’amour, nous expérimenterons une paix profonde et une joie inoubliable. Ils sont tous liés ensemble, ce qui doit être soutenu par la prière, spécialement l’Eucharistie, la pénitence et les œuvres de miséricorde.
Plus nous aurons la foi, plus nous serons capables d’accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise. Nous accepterons aussi le pape, les cardinaux, les évêques et les prêtres, en tant que représentants de Dieu, même s’ils ne sont pas ce que nous pensons qu’ils devraient être, même s’ils ont maintes faiblesses flagrantes et des échecs, parce qu’ils sont les représentants de Dieu sur cette terre pour mener le peuple à Dieu et amener Dieu au peuple, nous continuons de les respecter et de leur obéir.
Jésus continuera de dire ce qu’Il a dit aux apôtres en ce qui concerne les scribes et les pharisiens « Ecoutez leurs paroles, mais ne suivez pas leur exemple ». Maintes fois nos exemples peuvent ne pas être édifiants ni exemplaires. Ceci est simplement la vérité, nous ne devons pas être choqués ni surpris et notre foi ne devrait pas dépendre d’eux. La foi est don de Dieu pour nous. Ne la bradons pas, pour rien ni personne. Nous devons protéger notre foi et la faire grandir et produire du fruit en abondance.
Le mardi 18 mars 2014 à 7h00 dans la chapelle de Domus Sanctae Marthae, le Seigneur a donné à deux d’entre nous, ses servants indignes, Fr. Jan-Timo M.C. et Pr. Sébastien M.C., la joie de concélébrer avec le pape François la sainte Eucharistie. Il y avait environ 60 personnes en tout et 14 d’entre nous étaient des prêtres, un évêque, quelques religieuses, 30 laïcs d’une des paroisses de Rome et quelques autres de la Maison pontificale. Il y avait deux prêtres venant de Chine qui nous ont dit après la messe qu’ils ont été en prison pendant 59 longues années. Il y en a tant qui ont été emprisonnés pour leur foi et qu’on a fait souffrir terriblement. La plupart d’entre eux sont morts en prison. Quelques uns ont survécu et les deux prêtres ont eu l’occasion de venir à Rome afin de concélébrer avec le Saint Père.
La sainte messe du pape dans la chapelle de Domus Sanctae Marthae fut extrêmement simple. Elle n’aurait pas pu être plus simple que cela, avons-nous pensé. L’homélie été basée sur la lecture du jour, le mardi de la 2ème semaine du Carême. Le pape François a commencé son homélie en disant que Le temps du carême est un temps « pour ajuster, réformer nos vies, nous rapprocher davantage de Jésus ». « Personne n’est juste ; personne peut se sauver lui-même. Nous avons tous besoin du salut. Nous avons tous besoin de changer nos vies », a dit le pape François, « Nous devons aller plus en profondeur et voir comment est notre âme ».
« Que font les hypocrites ? Ils prétendent eux-mêmes être meilleurs que tout le monde, même en méprisant les autres. Ils disent : je suis très catholique, car mon oncle a été un grand bienfaiteur, ma famille est ceci et cela. J’ai connu tel et tel évêque, même des cardinaux…On se sent meilleur que les autres. Ceci est de l’hypocrisie », dit le pape. Le Seigneur dit : « Non, pas cela,… » Personne n’est juste aux yeux de Dieu. Chacun de nous doit être justifié. Le seul qui puisse nous justifier c’est Jésus Christ. On nous demande de nous laver, de ranger nos mauvaises actions aux yeux de Dieu. Nous devons cesser de faire le mal, apprendre à faire le bien, avec la justice pour but. » a continué le pape François.
La première lecture d’aujourd’hui donne la clé de notre chemin vers Dieu « Rachetez ceux à qui on a fait du tord, entendez la plainte de l’orphelin, prenez la défense de la veuve ». « Autrement dit, prendre soin des pauvres, des malades, de ceux qui sont dans le besoin, de l’ignorant. L’enseignement de Jésus dans l'évangile de Matthieu (ch 25) est la réponse et le signe » a dit le pape.
Le temps du carême, alors, est un temps pour ajuster notre vie, pour réorganiser, pour changer, un temps pour nous rapprocher de Jésus. Le Saint Père a conclu en disant « C’est si beau de nous rapprocher du Seigneur en ce temps de carême, qui nous permettra de nous voir tel que nous sommes afin d’être convertis au Christ, à son chemin, à son enseignement et à son exemple ».
Après la sainte messe nous avons eu la chance de rencontrer et de saluer le Saint Père François un par un. J’avais préparé une lettre, une belle carte avec un bouquet spirituel, une grande photo encadrée de la Bse Teresa en train d’allumer la lampe le jour de l’inauguration et de la bénédiction de notre première maison en Inde le 18 novembre 1995 et une copie du livre « La vie avec Mère Teresa » en espagnol.
J’ai aussi invité le pape à Casa Serena et il a répondu « Speriamo » (Nous espérons). J’ai également mentionné que le 19 mars 2014, cela fera 35 ans que notre branche contemplative a été fondée. « Allez de l’avant », a dit le pape en montrant son pouce.
J’ai pris chacun et chacune de vous avec moi pour la messe avec le pape, les frères, les LMC, les volontaires, les coopérateurs, les bienfaiteurs, nos pauvres, les membres de nos familles, en un mot tout les hommes de bonne volonté et généreux. Je voulais que le pape bénisse chaque personne dans le monde, tout spécialement tous ceux qui agonisent, tous ceux qui vivent dans le désespoir et à l’ombre de la mort.
Le mercredi 2 avril 2014, quatre de nos frères : Fr. James M.C., Fr. Shaji M.C., Fr. Jean Baptiste M.C., et Fr. Dharamveer Pio M.C., si Dieu le veut, vont faire leurs vœux pour la vie dans l’église de St. Joseph, à Nazareth, en Israël. Accompagnons-les avec nos prières et nos sacrifices. Ils ont la dernière partie de leur retraite d’un mois à Nazareth la dernière semaine de mars 2014. Vous serez tous dans nos prières et nos sacrifices. J’aimerais vous souhaiter, à chacun et à chacune, un carême rempli de grâces, préparation pour la grande fête de Pâques.
Ca sera tout pour le moment. Avec ma prière cordiale pour chacun de vous,
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
16.04.14
Mercredi 16 avril 2014
30ème anniversaire des LMC
« I will, I want, with God's blessing to be holy »
Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint(e) .
Le samedi 27 mars 1993, Mère Teresa a redit aux LMC, à Rome,
dans la chapelle des sœurs M.C., à San Gregorio, , après la messe,
de prendre cette ferme résolution.
A plusieurs reprises, quand père Sebastian M.C. traduisait à chaque fois, en italien :
« I want » par « Desidero » Je désire,
en tapant énergiquement sur une petite table près d'elle, Mère Teresa répétait inlassablement :
« No desidero, Father : Voglio, voglio », Pas je désire : Je veux, je veux..., criait-elle.
« Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint(e) »
10.02.14
NOUVELLE ANNÉE 2014
Nous sommes à la fin de l’année 2013, et nous allons commencer l’année 2014. L’année dernière nous avions souhaité à un grand nombre de personnes une bonne année pleine de paix. Nous l’avions fait et continuons à le faire pendant un certain temps, souhaitant à tous une année 2014 très joyeuse, prospère et pleine de paix.
Avant que nous rentrions dans la Nouvelle Année - l’Anno Domini - dans l’année de notre Seigneur 2014, prenons un moment et voyons comment l’année 2013 s'est passée en tant qu’individus, communautés, familles. Toutes nos pensées, nos paroles, nos actions et nos omissions correspondent à une dimension sociale.
Premièrement et principalement, nous devons avoir des sentiments de gratitude, de grande action de grâce pour tant de choses. Pensez au nombre de saintes messes auxquelles nous avons participées, de saintes communions que nous avons faites, au nombre d’heures d’adoration, de journées mensuelles de prière, de retraites annuelles, à toutes les homélies et aux enseignements spirituels que nous avons écoutés, à toutes les lectures spirituelles et « lectio divina » que nous avons faites, à tous les examens de conscience particuliers et généraux que nous avons faits, au nombre de confessions sacramentelles, à tous les nombreux sacrifices et pénitences que nous avons faits… Je pourrais continuer et continuer. Ici, nous devons nous poser une question importante et très sérieuse : Comment avons-nous fait tous ces exercices spirituels et avec quel sorte d’esprit ?
Dans le domaine de notre service de tout cœur et gratuit : A combien de personnes avons-nous offert un service de tout cœur et gratuit, combien de personnes avons-nous rapproché de Dieu et Dieu d’elles, dans les maisons, dans la rue, combien de personnes avons-nous soignées avec un amour tendre, à combien de personnes avons-nous parlé au téléphone, combien de personnes sont venues à nous avec leurs problèmes et leurs épreuves de la vie, combien de personnes nous ont demandé nos prières, à combien de personnes avons-nous promis que nous nous souviendrions d’elles dans nos prières et nos sacrifices quotidiens. Toutes les personnes affamées auxquelles nous avons donné à manger, les personnes assoiffées dont nous avons étanché la soif, les personnes nues que nous avons vêtues, pas seulement avec des vêtements, mais de dignité, les personnes sans-abri auxquelles nous avons offert un refuge, les personnes malades que nous avons soignées et visitées.
Ici, nous devons nous demander encore et encore : Comment avons-nous fait ce que nous avons fait ? Et à qui l’avons-nous fait ? « En vérité, Je vous le dis, toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Il y a aussi la partie négative de l’histoire, à savoir : « En vérité, Je vous le dis, toutes les fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait » (Mt 25, 45).
Au cours de l’année, combien de fois avons-nous été humiliés ? Combien de fois avons-nous pardonné, combien de fois avons-nous demandé pardon, combien de résolutions avons-nous prises, pour être plus aimables et humbles, plus joyeux et doux, plus généreux et sociables…
Il y a beaucoup de raisons de regretter, aussi, il y a besoin d’amendements et de renouvellements. Il y a un grand besoin de réconciliation, de réparation et de prendre des nouvelles résolutions pour changer notre attitude, notre mentalité et notre modèle de comportement. Nous devons faire tout avec Jésus, comme Jésus et pour Jésus.
Dans ce temps saint, accueillons Jésus, l’Emmanuel, comme Marie et Joseph l’ont fait, comme les bergers de Bethléem l’ont fait, comme les sages d’Orient l’ont fait, comme beaucoup de saints l’ont fait à travers les siècles et continuent de le faire maintenant et ici.
Demandons au Seigneur de nous bénir tous et de nous aider à vivre une vie meilleure et plus sainte, sans perdre les occasions de faire des choses ordinaires, avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour. Cela peut être une de nos résolutions pour la Nouvelle Année, à savoir : Je ferai des choses ordinaires avec un amour extraordinaire. Je ne raterai volontairement aucune occasion de faire du bien aux autres, d’encourager les autres, de donner des exemples édifiants aux autres…
La Parole éternelle – le Logos – est devenue chair et a habité parmi nous. L’évangile selon Saint Jean (1, 1-18) peut aider beaucoup d’entre nous à comprendre le sens et l’importance de nos vies à la lumière de la Parole éternelle faite chair. Ce passage de l’évangile est la réponse à beaucoup de nos questions, la solution à nos nombreux problèmes, le sens et l'accomplissement d'un très grand nombre de nos entreprises. Dans la Parole faite chair, dans l’histoire de l’Emmanuel nous avons toutes les réponses. Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour être son juge, mais pour être son Sauveur (voir Jn 3, 17). Dieu continue d'envoyer son Fils dans nos vies encore et encore sous la forme du Pain et du Vin non pas pour être notre juge, mais pour être notre Sauveur, afin que nous puissions continuer à être les sauveurs les uns des autres, surtout de nos pauvres gens.
La Paix est ce que tout le monde désire et souhaite. Chaque Nouvelle Année nous rappelle que nous sommes créés pour expérimenter la paix, pour vivre en paix, pour être les instruments de la paix de Dieu, comme nous le prions quotidiennement : « Seigneur, fait de moi un instrument de ta paix… ». Nous chantons souvent la chanson célèbre : « Qu'il y ait la paix et qu’elle commence avec moi ». Qu’il y ait l’amour, l’humilité et la charité, et qu’ils commencent avec moi. La Bse. Teresa de Calcutta disait très souvent : « Des travaux d’amour sont des travaux de paix... ». Son service gratuit et de tout cœur donné aux plus pauvres parmi les pauvres du monde entier, indépendamment de leur caste, de leur couleur, de leur religion ou de leur nationalité a fait que les dirigeants du monde la reconnaissent comme un instrument et une championne de la paix. Il n’est pas étonnant qu’elle ait reçu le prestigieux prix Nobel de la Paix le 10 décembre 1979.
A temps et à contretemps, très énergiquement, elle défendait le droit naturel et fondamental pour les enfants à naître, de vivre. Elle avait l’habitude de dire que l’avortement est le plus grand destructeur de paix « Si une mère peut tuer son propre enfant, que reste-il dans le monde ? ». Elle a commencé des maisons dans différentes parties du monde pour des femmes enceintes, des mères célibataires et des enfants non désirés. Elle avait l’habitude de dire : « Si personne ne les veut, je les veux. ». Elle maintenait : « Nous luttons contre l’avortement par l’adoption ».
Du moment de la conception jusqu’à sa mort naturelle chaque personne a le droit inaliénable à la vie. Personne n’a le droit d'intervenir sur la vie humaine. La Bse Teresa avait l’habitude de remercier sa mère de ne pas l’avoir avortée. « Imaginez si ma mère n’avait pas permis que je naisse ! ».
Dieu a donné le droit au couple d’être co-créateur avec lui, mais Dieu n’a pas donné le droit de tuer et de détruire des êtres humains par procuration avec l’avortement. Depuis le premier moment de la conception l’enfant a le droit de vivre et la mère est liée par le devoir de le protéger dans son ventre ; et toute conception est un cadeau de Dieu, même si elle a eu lieu en dehors du mariage.
Que l’année 2014 soit une grande année de bonheur, de prospérité et de paix.
Que de plus en plus de personnes non seulement respectent la vie, mais la protègent et la défendent. Que toutes les femmes enceintes soient bénies par Dieu pour amener à la lumière le fruit de leur ventre, en respectant le cadeau de leur maternité et en s'en réjouissant. Que la Vierge de Nazareth, mère du Rédempteur soit le miroir et le modèle pour toutes les femmes.
O femme, reconnais ta propre dignité et ta grandeur données par Dieu. Devenir mère est ton droit acquis depuis ta naissance, mais agis comme tu dois le faire. Hommes et femmes ont besoin d’une éducation adéquate, d'une formation et, par dessus-tout, des conseils appropriés et du soutien, des prières et des sacrifices !
Beaucoup de belles choses se sont passées dans nos vies durant l’année 2013. Si je parcours de façon chronologique ce qui s'est passé chez les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) à travers le monde, nous avons eu plusieurs retraites régionales et nationales et Dieu m’a permis d’assister à certaines d’entre elles.
En janvier-février 2013 nous avons eu notre retraite nationale Indienne LMC à Anandashram, à Gurgaon, en Inde. C’était la première fois que les LMC d’Inde avaient leur retraite dans une des maisons des Frères Contemplatifs en Inde, alors qu'en Italie nous en avions eu plusieurs.
En mars, alors que je prêchais à nos sœurs Supérieures M.C. leur retraite annuelle à Quito, en Equateur, quelques LMC sont venus de Lima, de Colombie et des pays environnants, et nous avons eu deux jours de prières, de réflexion, etc… Nos remerciements vont à Sr. Sahana M.C., la Supérieure régionale et aux Sœurs de la communauté de Quito qui ont été très accueillantes envers les LMC. Vraiment, elles les ont fait se sentir appartenir à la famille M.C., en les enrichissant avec leurs paroles, leurs prières et leurs exemples.
Au mois de mai, j’ai voyagé à Kumasi, au Ghana, où j’ai passé environ dix jours avec nos frères : fr. Alphonse M.C., fr. Gaspar M.C., fr. Nicholas M.C. et nos postulants dans notre maison de formation. De Kumasi j’ai voyagé jusqu’à Lagos, au Nigeria, où j’ai pu passer quelques jours avec nos sœurs M.C. et rencontrer deux bons groupes de LMC à Onitsha et Lagos (voir le rapport).
En plus, pendant le mois de mai aux Etats-Unis, les LMC se sont retrouvés à Latrobe, PA, sous la sage direction du père Boniface OSB, dans leur monastère. Les Rev. pères abbé et Boniface méritent tous nos remerciements particuliers et toute notre reconnaissance ainsi que notre lien national, Mme Laurie Dwyer LMC, Mme Susie Aki LMC, notre lien international pour les LMC du monde anglophone et Mme Laura Morrison, notre canoniste et conseillère juridique. J’ai été désolé d’avoir manqué cela, car, j’étais en Terre Sainte, en train de prêcher une retraite d'un mois à nos frères qui allaient faire leurs vœux perpétuels le 15 juin à Nazareth.
Les LMC en Italie ont eu une retraite merveilleuse à Bari avec Don Pasquale, le Directeur spirituel national, Mme Paola Altobelli LMC, notre lien national et deux de nos frères : frère Stephen MC et père Eraldo OFC. On m’a dit que cette retraite nationale LMC avait été une expérience profonde de Dieu. Mes remerciements sincères vont aux organisateurs et aux participants à la retraite.
En juillet, nous avons eu notre retraite LMC pour l’Europe de l’Est à Cracovie, en Pologne, organisée par Mme Ania Napierala LMC, lien LMC pour l’Europe de l’Est. Elle a été bien organisée et avec une bonne participation ; il y avait même des représentants venant des Etats-Unis, du Canada, d'Allemagne et d'Italie, en plus de plusieurs pays d’Europe de l’Est (voir le rapport : 2013, Retraite de l'Europe de l'Est).
Le 4 août, nous avons eu la bénédiction et l’inauguration de notre petite maison à Paryiaram, à Kannur, au Kerala. Le 14 août, à Deepashram, après l’avoir dûment préparée, nous avons eu l’ordination diaconale des frères George M.C., John Vianney M.C. et Jerry Michael M.C., la veille de deux évènements très importants : la solennité de l’Assomption de notre Dame et le 66ème anniversaire de l’indépendance de l’Inde, par son Excellence, Mgr Anil Couto, l'archevêque de Delhi (voir le rapport 2013, Ordinations diaconales).
Un séminaire de quelques jours a eu lieu à partir du 11 septembre 2013 pour nos sœurs contemplatives M.C. à San Diego, suivi par des réunions et des retraites LMC pour les groupes LMC de San Diego et de Los Angeles dans l’abbaye bénédictine d' Oceanside, en Californie (voir le rapport). Le 15 septembre, à San Francisco, ont eu lieu les vœux perpétuels de Mr. Pietro Fonda LMC dans la chapelle du noviciat des sœurs M.C.. Nos remerciements sincères vont à nos sœurs M.C., pour Mr. Pietro Fonda LMC et à tous les participants. Ce fut une grande célébration et une expérience spirituelle profonde, grâce à Dieu ! (voir le rapport : 2013, Mission de San Diego).
Sous la direction du père Charles Fernando, quelques LMC d’Europe de l’Ouest ont eu leur retraite dans le couvent M.C. à Hambourg, en Allemagne, du 3 au 5 octobre. Nos sœurs M.C. à Hambourg méritent notre gratitude sincère pour tout ce qu’elles ont fait pour que la retraite LMC à Hambourg soit une réelle expérience de Dieu (voir le rapport : 2013, Retraite de l'Europe de l'Ouest).
Du 23 au 28 octobre la retraite bisannuelle pour les LMC de langue espagnole a eu lieu à Lujan (Buenos Aires), en Argentine. Nos mots sont faibles pour exprimer notre gratitude à Dieu pour tous les participants et spécialement pour Mme Tai Pearn LMC, le lien LMC international pour les LMC de langue espagnole, assistée par Mme Ana Fagioli LMC, Mme Anita Orezzoli LMC et Mme Jacqueline LMC et Mr Alfred Quenones LMC et plusieurs autres. Notre gratitude va à plusieurs de nos Directeurs spirituels, en particulier le père Eduardo Torre, Mgr Victor Mercado et de nombreux directeurs spirituels, qui ont participé à la retraite si généreusement et si activement (Voir le rapport : 2013, Retraite en Argentine).
Ma triple mission m’a conduit encore une fois à trois endroits différents d’Inde au mois de novembre. La première mission a été pour notre petite communauté à Paryiaram, à Kannur, et après, via Trivandrum-Bangalore jusqu’à Calcutta, où nous avons eu des réunions et la sainte messe avec les LMC autour de la tombe de la Bse Teresa d’abord et ensuite la réunion du conseil MTC (Centre Mère Teresa) les 28 et 29 novembre, et finalement pour nos communautés de Deepashram et d'Anandashram à Gurgaon (voir le rapport : 2013, Mission en Inde)
A la fin d’une année longue et pleine, quand on regarde en arrière, il y a tellement d'évènements pour remercier Dieu. Tant de choses que le Seigneur a faites à travers beaucoup d’entre vous, tant de bénédictions que nous avons reçues du bon Dieu. Ensemble continuons à louer et remercier pour le don de chacun et pour tous. Prions pour que l’année 2014 nous rapproche de Dieu qui nous ouvrira les yeux pour le reconnaitre dans le Pain de Vie et dans l’autre, spécialement dans les personnes des pauvres.
Je vous remercie et remercie Dieu pour chacun et chacune de vous, et vous confie aux soins et à la protection de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph.
Amour et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
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Rome, 22 janvier 2014
« L'amour du Seigneur, sans fin je le chante » (Ps 89, 1)
« Plus on se rappelle et l'on apprécie les miséricordes de Dieu, plus on l’aimera »,
écrivait Saint François de Sales, un des grand maîtres de la vie spirituelle.
Frères et sœurs en Jésus, Marie et Joseph, c’est ce que vous avez tous fait pour moi en la fête de St Sébastien, mon patron céleste, mon modèle et mon miroir, mon intercesseur céleste. J’ai été réellement bouleversé, profondément touché et intérieurement honoré par toutes vos prières et vos vœux de bonne fête par téléphone, emails, et ceux qui ont pu le faire en personne, en venant se joindre à nous pour la célébration eucharistique solennelle.
Plus je réfléchis sur la foi de mon saint patron, plus je suis édifié par son amour héroïque. Il a eu la clarté des convictions et a préféré être un soldat du Roi invisible dont le royaume n’est pas de ce monde, plutôt qu'être un soldat du roi visible, du monde. Le choix n’était pas fondé sur un meilleur salaire, ni sur une position terrestre supérieure ou sur l'honneur. Ceux-là étaient à sa disposition. Notre saint savait que toutes les réalités mentionnées ci-dessus étaient éphémères, superficielles et transitoires. Là est l’héroïsme d’un jeune homme, qui a préféré et choisit l’invisible plutôt que le visible, le céleste plutôt que le terrestre, l’éternel plutôt que le temporaire, le divin plutôt que le purement humain.
Qu’est-ce qui fait que le monde se souvient de ce jeune homme ? Comment se souvient-on de lui et comment est-il vénéré, même après tant de siècles, tant de personnes se souviennent encore de lui. Des églises portent son nom. Dans mon propre diocèse d'origine, 29 paroisses portent son nom. Ma propre maison paroissiale actuelle est l’église St Sébastien, Charal, à Kannur Dt., au Kérala.
Je pourrais continuer encore et encore. Il y a beaucoup à apprendre de ce Saint. Nous ne devons pas avoir peur de professer notre foi, même si nous avons à souffrir d’humiliations, de malentendus, de critiques. Nous ne devons pas abandonner notre foi pour du respect humain ou des motifs humains.
A Rome un jeune homme était la risée de sa fiancée car il allait à la messe le dimanche. Elle disait qu’elle préférait un mari qui est assez fort sans aller à l’église.
Pour elle, aller à l’église, participer à la messe et recevoir la communion lui montrait que son futur mari était faible. Elle décida de le mettre à l'épreuve mais il préféra pratiquer sa foi plutôt qu’épouser une femme sans aucune foi en Dieu.
Certains d’entre vous m’ont demandé si j’avais ou non changé de prénom quand j’étais devenu membre des Missionnaires de la Charité ? La réponse est un simple « non ». C’est mon prénom de baptême. Mon père, mon grand-père (le père de ma mère) ma paroisse et mon évêque… , tous ont le même prénom. Donc je ne suis pas seul. Quatre de mes neveux ont aussi le même nom, y compris frère Benoît M.C., dont le prénom de baptême est Sébastien. Pour éviter toute confusion il a changé son nom en Benoît.
Je voudrais également demander vos prières pour mon voyage et ma mission en Inde. Je pars le jeudi 23 janvier et, si Dieu le veut, serai de retour le jeudi 25 février 2014. J’ai trois retraites à prêcher pendant ce voyage, deux à nos frères et une à nos supérieures M.C. (sœurs) près de Darjeeling. Beaucoup de voyages en font partie.
Deux frères : fr. Pinkle et fr. Joseph feront peut être leurs premiers vœux le dimanche 23 février 2014, tandis que six frères renouvelleront leurs vœux pour un an le premier février, à la fin de leurs huit jours de retraite.
Encore une fois je voudrais remercier chacun d’entre vous pour vos pensées, vos prières ferventes, pour les bouquets spirituels et pour vos salutations chaleureuses. Les frères à Rome ont organisé une sainte messe très spéciale, à laquelle ont participé beaucoup de nos sœurs M.C. des différentes communautés de Rome, nos LMC, nos volontaires, nos bienfaiteurs, nos amis et nos hommes de Casa Serena.
Je vous remercie et remercie Dieu pour vous.
Amour et prières.
Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
11.01.14
Mission en Inde
(20 novembre – 4 décembre 2013)
C’était le mercredi 20 novembre 2013. La ville de Rome avec son histoire unique, capitale de l’Eglise catholique romaine et siège permanent et pérenne du Pontife Romain, était encore très endormie et silencieuse.
Comme j’avais fini de préparer mes valises, je me suis rendu à notre Chapelle de l’adoration perpétuelle afin de me confier moi-même ainsi que mon long et fatiguant voyage et ma mission exigeante non seulement aux soins et à la protection de la Sainte Famille de Nazareth, mais plus encore à leur aide sans faille, à leur intercession et à leur direction. Par ailleurs, j’ai confié aussi tous les frères et les communautés avec tous leurs membres, nos Laïcs M.C., nos bienfaiteurs, nos volontaires et toutes les personnes de bonne volonté aux bons soins de cette même Sainte Famille.
Après la prière initiale j’ai ouvert ma Bible au hasard et j’ai trouvé le passage suivant du livre du prophète Baruch (6,6): « Dites en votre cœur, c’est devant toi qu’il faut se prosterner, Maître. Car mon ange est avec vous ; c’est lui qui prend soin de vos vies »..
Il n’y avait aucune raison de douter ou de s'inquiéter, aucune raison d'être anxieux. Au fond de mon cœur une brise tiède et douce de paix régnait. J’étais assuré de l’aide sans faille et opportune de Dieu. Si l’ange de Dieu est avec moi, et s'il prend soin de ma vie, il n’y a pas de place pour des soucis ou de l’anxiété. Tout ira bien. Je me suis aussi rappelé un verset du prophète Isaïe : (49, 15-16) « Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi je ne t’oublierai pas. Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains ».
Avec la force de la messe et de la communion, comme le prophète Elie, qui marcha pendant quarante jours et quarante nuits (Voir 1 Rois 19, 7-8), j’ai quitté le 8 Via Agapito, à Rome, pour mon voyage et pour ma mission. Chaque fois que je me sentais fatigué, en manque de sommeil ou abattu, ce passage cité ci-dessus ou d’autres semblables m’ont encouragé surtout pendant l’attente du vol de correspondance, environ huit longues heures dans les heures noires de la nuit, ce qui me sembla ne pas avoir de fin. Combien de fois pendant ces longues heures de la nuit ai-je regardé la pendule ! Prière, prière, plus de prière, aride et sèche, la nuit était encore longue. « Sentinelle, que dis-tu de la nuit? » (voir Isaïe 21, 11).
Mes frères : fr Jerry Michael M.C., fr Joseph M.C. et fr Pinkle M.C., avec mon neveu Marvins, m’ont accueilli avec les bras ouverts et des sourires charmants à l’aéroport de Kozhicode au Kérala. Force est d’oublier toute la fatigue et tout le reste et de se concentrer sur le présent plus important et les échanges de nouvelles fraîches. Il fallait encore un trajet de quatre heures pour arriver à Shantidaan – la Maison de la Paix – à Pariyaram, à Kannur, au Kérala, un peu après 15h dans l’après-midi. L’autel était prêt pour la messe, les prières du soir, l’adoration etc. « Célébrez le Seigneur, car il est bon et sa fidélité est pour toujours !» (voir Ps 136, 1-4)
Ces quelques jours, de jeudi à lundi (du 21 novembre au 25 novembre 2013), ont passé très vite. Le train express Kannur – Trivandrum – Maveli était maintenant prêt à m’accueillir pour une nuit entière. Mon neveu Shayju, est entré dans le compartiment alors que le train arrivait en gare à environ 7 h au matin le 26 novembre 2013. Tout a été si rapide. Shayju nous a conduits vers un énorme campus d’un collège d’ingénieurs afin de rencontrer une sœur avant que j'aille rencontrer la mère de Shayju, Mary, qui est alitée, dans le coma, depuis plus de trois ans. Ces quelques heures ont passé très vite. Les sœurs dans la chapelle de l’hôpital ont préparé l’autel pour la messe où Shayju et Jyoti son épouse se sont regroupés avec d’autres pour louer et remercier Dieu et prier pour Mary qui pouvait être présente seulement en esprit, car on ne pouvait pas l'amener jusqu’à l’autel.
Ensuite ce fut l’heure d’aller à l’aéroport de Trivandrum, la capitale de l’état du Kérala, pour prendre mon avion pour Calcutta via Bangalore, un voyage de plus de quatre heures. A l’aéroport de Calcutta, Jayanth Mathew, un autre de mes neveux, m’attendait. Nous sommes arrivés à la maison à 23h où Molly et leur fille bien-aimée Anu, m’ont accueilli. La nuit a été très courte puisque nous sommes allés célébrer la messe dans un couvent M.C. proche, à 6h du matin.
La retraite pour les novices qui allaient prononcer leurs premiers vœux le 7 décembre 2013 était en cours. Mais le père James Mathew SDB, qui prêchait la retraite, a décidé que les retraitantes se joindraient à la célébration eucharistique. Ce fut une grande expérience de célébrer la messe au couvent des sœurs M.C. à Baraipur pour la première fois. Jayanth Mathew m’a conduit sur le chemin du retour à un autre couvent M.C. où les sœurs attendaient avec impatience de nous rencontrer et de nous saluer. Pendant ce voyage mes neveux furent les anges promis qui prirent bien soin de moi et de mon confort. Je ne puis les remercier assez, eux et leurs familles, pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité généreuse et leur grand sacrifice. Que le Seigneur les récompense abondamment dans sa bonté, ceci est mon souhait et ma prière.
Avant notre rencontre dans la soirée avec les LMC de Calcutta et la messe près de la tombe de la Bse Teresa, nous avons visité brièvement le couvent de St John de Sealdah de nos sœurs contemplatives où nous avons rencontré Sr Nirmala M.C., Sr Ancy M.C., l’Assistante Générale, Sr Fatima M.C., la Conseillère Générale, Sr Gracia M.C., la Supérieure, Sr Barbara M.C., une de mes bonnes veilles amies depuis 1967, dont le frère était au noviciat avec moi ; nous avons prononcé nos premiers vœux et nos vœux perpétuels ensemble. Beaucoup de doux et merveilleux souvenirs m’ont rempli l’esprit de joie et de gratitude.
Sr Lynn M.C., en charge des LMC de Calcutta, avait organisé la messe près de la tombe de la Bse Teresa. Rien qu'à Calcutta il y a trois groupes de LMC. Nous avons prié pour tous les LMC du monde, spécialement pour les malades, les faibles, les anciens et les mourants. Nous avons prié pour les M.C. et les LMC afin qu’ils continuent de croître en sainteté, en nombre et pour leur sainte persévérance.
Je remercie de tout cœur Sr Lynn M.C. pour tout ce qu’elle fait pour les LMC de Calcutta–Bandal. Les LMC étaient désireux d’écouter et voulaient que je leur explique le mot « SAINT », comme ils désirent ardemment devenir saints. Nous nous sommes attardés sur la première lettre du mot « HOLY » (Saint en anglais). La lettre « H » pour humilité, selon ma façon de voir, l’Humilité est le fondement de la sainteté, de la prière de toutes les autres vertus.
Un des participants voulait savoir ce qu’est l’humilité. D’après St Thomas d’Aquin, la vertu d’humilité est basée sur deux piliers. Le premier pilier c’est la vérité. Il donne une sorte de définition de l’humilité : L’humilité veut dire que tout ce qui est bon en moi vient de Dieu. Ceci inclut aussi le lieu de naissance, le milieu socio – culturel et l’éducation, la couleur de la peau et beaucoup d’autres choses accidentelles. Si tout ce qui est bon en moi vient de Dieu, St Thomas conclut logiquement, Dieu mérite toute notre louange et la gloire. En d’autres termes, pour personne il n’y a de place pour des sentiments d’orgueil, de supériorité ou d’infériorité. Par ailleurs, si nous sommes loués par quelqu’un pour n’importe quelle raison nous devons tout offrir à Dieu. C’est pour cela que les saints restent toujours les mêmes, parce qu’ils savent très bien que la force du dépassement vient de Dieu, non d’eux-mêmes. D’après les mots de la Bse Teresa M.C., une des championnes de la vertu d’humilité : « C’est Lui, pas nous ; c’est à Lui et non pas à nous ». Ni rien, ni personne ne pourrait troubler son intérieur profond. « Aucune tempête ne peut troubler mon calme intérieur, alors que je suis accroché à ce roc » comme le dit la chanson !
Sr Lynn M.C. m’avait envoyé un courriel disant que je pourrais être le célébrant principal à la chapelle de la Maison-mère à Calcutta à 6h le jeudi 28 novembre 2013. J’étais plus qu' heureux de le faire car je considère la Maison-mère et la ville de Calcutta pour cette raison comme le Bethléem des M.C. Aller à Calcutta pour moi est toujours un retour à notre esprit d’origine et à notre charisme, et c’est alors un temps de renouvellement et de réflexion, c’est un temps pour apprendre et recevoir.
Il y avait une autre raison pour moi de remercier Dieu en ce jour dans la chapelle de la Maison-mère car c’était le 47è anniversaire de ma première visite à Calcutta en tant que « come and see » (venez et voyez). J’ai voyagé toute la nuit de Ranchi où je faisais mes études et je suis allé rencontrer frère Andrew et le petit groupe des frères. Donc, pour moi, le 28 novembre fut un jour très important. Le 30 novembre 1966, j’ai rencontré la Bse Teresa pour la première fois au parloir de la Maison-mère.
Le Seigneur m’a accordé la grâce d’exprimer ma gratitude, avec toute la famille des M.C., pour le cadeau de ma vocation M.C. et pour toutes les grâces et les bénédictions que j’ai reçues à travers la Bse Teresa M.C. et les Missionnaires de la Charité. Les mots sont insuffisants pour exprimer ma gratitude envers Dieu pour m’avoir accordé ce cadeau exigeant mais cependant précieux de ma vocation de M.C. Pour moi il s’agit d’un don incomparable et précieux.
Le 28 novembre, c'est la fête de Ste Catherine Labouré (1806- 1876). Ste Catherine était la neuvième des dix-sept enfants de Pierre Labouré et de Madeleine Louise Gontard. A l’âge de 24 ans (1830), elle est entrée au noviciat des sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul à la rue du Bac à Paris, en prenant le nom de Catherine. Ses manifestations surnaturelles commencèrent avec la présence visible de Jésus dans le Saint-Sacrement et son apparition comme Roi le dimanche de la Trinité. Ensuite ont suivi trois révélations remarquables de Notre Dame, qu’elle a notées par écrit sous la direction de son confesseur sceptique. Notre Dame voulait qu’on frappe une médaille, qui devint connue comme la médaille miraculeuse. La Bse Teresa M.C. l’utilisait en toute saison et hors saison afin d’obtenir de l’aide spirituelle et matérielle. De nombreux miracles ont eu lieu à travers l’utilisation des médailles miraculeuses. La Bse Teresa M.C. distribuait généreusement les médailles miraculeuses sans tenir compte de la caste, de la couleur, de la religion ou de la nationalité.
Une fois, à San Francisco, un couple hindou, qui était marié depuis 16 ans, n’avait pas d’enfant. Après avoir essayé tous les moyens, ils approchèrent la Bse Teresa M.C. qui leur donna des médailles miraculeuses et leur dit de prier ensemble chaque soir avant d’aller au lit : « Marie, Mère de Jésus et notre Mère donnez-nous un enfant … ». Un an plus tard, quand la Bse Teresa M.C. visita les sœurs au noviciat de San Francisco, j’étais aussi avec elle quand le couple a placé leur petit dans les bras de la Bse Teresa en lui disant que cet enfant était un vrai miracle.
La Bse Teresa prit l’enfant dans ses bras et se rendit directement à la statue de Notre Dame dans la chapelle du noviciat et offrit une prière pour remercier Notre Dame, bénit l’enfant et puis rendit le petit à la mère. La Bse Teresa, en chemin vers Newark, dans le New Jersey (U.S.A.), me raconta, pendant le vol, l’histoire du don miraculeux de l’enfant. Il y a tant d’exemples de grands miracles dans la vie et l'œuvre de la Bse Teresa à travers l’usage des médailles miraculeuses avec foi et une simple prière, y compris pour la maison M.C. au Vatican – Dono di Maria – Don de Marie . Parfois elle utilisait un certain nombre de médailles, et souvent. Comme la veuve dans l’Evangile (Luc 18, 1-8) , sans douter, elle insistait auprès de Notre Dame et Notre Dame a toujours répondu aux supplications de la Bse Teresa pour ses pauvres. « Dieu entend le cri du pauvre, béni soit le Seigneur ».
Notre Dame, en confiant les plus pauvres des pauvres à la Bse Teresa, voulait que la Bse Teresa M.C. les amène à Jésus et qu’elle leur apporte Jésus. Elle voulait que la Bse Teresa et tous les Missionnaires de la Charité apprennent aux personnes à prier le chapelet en famille. Notre Dame a promis à la Bse Teresa qu’elle et Jésus seraient avec elle et avec ses enfants (MFG, p.18-19).
Sr. Prema M.C. la Supérieure Générale, a accueilli tous les membres du conseil d’administration au Bethléem des M.C. … « Soyez tous les bienvenus au Bethléem des M.C.… » dit elle. La réunion annuelle du conseil d’administration MTC dura un jour et demi. Sr Lynn M.C. a organisé mon séjour aux cinq étoiles « Nirmala Shishubhavan » près de la Maison-mère. Mon séjour à Calcutta fut bref mais très intense. Sur le chemin de l’aéroport, avec le père Gary MCF (père M.C.), j’ai pu aussi rendre visite à Sr Cyriac, M.C., Sr Emmanuela M.C. et aux sœurs qui suivaient un cours sur la spiritualité et allaient être en retraite avec le père Gary MCF, à Green Park cet après-midi-là. Mes remerciements à toutes les sœurs et à Sr Augustinet M.C., la Supérieure de la communauté de Green Park, à Calcutta, qui m’accompagnèrent à l’aéroport de Dumdum.
Le soir du vendredi 29 novembre 2013, les frères Benedict et Norbert M.C.de la communauté de Deepashram m’ont accueilli à l’aéroport Indira Gandhi à New Delhi.
Ici, aussi, les journées furent extrêmement intenses. Nous avons eu plusieurs rencontres et visites. En outre, le dimanche 1er décembre 2013 il y a eu la visite officielle de l’archevêque Mar Kuriakos Bharanikulangara, l’évêque du diocèse de Faridabad Syromalabar de Deepashram.
Après l’accueil grandiose par le père Paul, le vicaire de Gurgaon Forane (Dean) et ses paroissiens, il y a eu aussi une très solennelle et belle célébration eucharistique bien préparée dans notre chapelle à Deepashram, ce qui fut une très profonde expérience spirituelle pour tous. L’archevêque, quelques prêtres et quelques sœurs se sont joints à nous pour le déjeuner.
J’ai essayé de diviser le temps dont je disposais et de le partager entre les deux communautés, en rencontrant particulièrement tous nos frères juniors qui vont renouveler leurs vœux, si Dieu le veut, le samedi 1er février 2014.
Le mardi 3 décembre, en la solennité de St François Xavier, nous avons eu la messe à 6h.15 du matin avec les frères des deux communautés, suivie d’une rencontre avec les frères ayant prononcé leurs vœux perpétuels. Bien qu’il y ait beaucoup de travail et peu de frères, le Seigneur donne de la force supplémentaire aux frères pour réaliser son œuvre. Souvent ce n’est pas seulement le nombre de personnes qui rend facile les choses et mais comment on est uni et comment on travaille ensemble pour la cause des pauvres pour la gloire de Dieu.
Le soir même nous avons eu une réunion informelle avec les Laïcs Missionnaires de la Charité à Gurgaon. Après un échange animé de nouvelles et un dialogue, nous avons décidé de nommer Ravi LMC et sa femme nouveau lien LMC pour le groupe à Gurgaon, le lien précédant, ayant été muté dans un autre Etat. Nos sincères remerciements à Ganesh et à sa femme Rani pour tout ce qu’ils ont fait pour les LMC de Gurgaon et la retraite nationale des LMC en janvier dernier. Nous continuons de prier pour que tous les LMC puissent croître en sainteté, en nombre et persévèrent dans leur vocation.
Il y a eu d’autres rencontres, des visites et beaucoup d’autres choses réalisées pendant ces quelques jours que le Seigneur m’a accordés pour être avec mes frères.
Le mercredi 4 décembre, la communauté de Deepashram avait la messe quelques minutes avant 5h et alors je suis parti pour l’aéroport de New Delhi. Les mots ne suffisent pas pour exprimer ma gratitude aux frères Benedict M.C., George M.C. et aux frères des deux communautés pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité généreuse, leur délicate attention et leurs exemples édifiants. Je les remercie et je remercie Dieu pour eux.
Lors de ma visite à Shantidaan, nous avons fixé la date du dimanche 23 février 2014, pour la première profession des frères Pinkle et Joseph, à la paroisse St Antoine, Sreestha, à Kannur à 10h du matin si Dieu le veut.
Par ailleurs, si tout va bien, les frères James M.C., Shaji M.C., John M.C. et Dharamvir M.C. prononceront leurs vœux perpétuels à l’église St Joseph, à Nazareth, le mercredi 2 avril 2014 à 17h.
Prions beaucoup pour nos frères, pour qu’ils se préparent avec beaucoup d’amour, d’humilité, de ferveur et de gratitude.
Que Jésus puisse trouver une place dans nos cœurs en ce saint temps de Noël et de Nouvel An. Je souhaite à chacun d’entre vous un Noël très béni et une heureuse Nouvelle Année 2014 pleine de paix.
L’amour continue d’aimer jusqu’ à ce que nous mourions d’amour.
Avec toute mon affection et ma prière
Que Dieu vous bénisse
P. Sébastien Vazhakala M.C.
07.01.14
Noël 2013
« Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous »
Chers frères et sœurs bien aimés du monde entier,
Que la grâce, la paix et la joie de Noël remplissent vos cœurs en abondance pour l’anniversaire de notre Sauveur. Essayons d’avoir les mêmes sentiments et le même esprit que Marie et Joseph lors du premier Noël.
Jésus qui est né dans la maison du pain - c’est la signification du mot Bethléem - devient le Pain de Vie pour nous dans chaque célébration Eucharistique. Jésus qui a été emmailloté de langes est maintenant emmailloté de farine de blé. Jésus qui était couché dans une mangeoire, où les animaux étaient nourris, est maintenant non seulement notre mangeoire mais il devient notre nourriture et notre boisson.
Quel insondable mystère d’amour ! « Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. A lui la gloire pour l'éternité ! Amen »
(Rom 11, 34-36)
Je souhaite à chacun de vous un très joyeux et saint Noël et une nouvelle année 2014 remplie de paix.
Je voudrais aussi remercier chacun de vous pour tout votre amour et votre sollicitude, pour vos généreux partages avec nous et pour et avec nos personnes pauvres. Avec vous je remercie Dieu et nous prions pour vous.
L’amour continue d’aimer jusqu’à ce que nous mourions d’amour.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
21.10.13

Une idée qui est devenue une réalité et un événement
(2-5 octobre 2013)
Tout d’abord ce fut une idée qui est devenue une réalité… une pensée émanant de la prière du père Charles Fernando, directeur spirituel des LMC pour l'Allemagne : Pourquoi ne pas essayer d'organiser une retraite pour les Laïcs Missionnaires de la Charité d’Europe de l’Ouest comme nous le faisons en Europe de l’Est ? Rien de plus simple que d’essayer. En 1947, la Bse Teresa écrivit à l’Archevêque de Calcutta:
« Et si tout échouait ? Je n’ai aucune crainte. Si une seule famille, si un seul petit enfant malheureux est rendu heureux par l’amour de Jésus, dites-moi, cela ne vaudra-t- il pas la peine que tous nous nous donnions pour cela, que vous vous donniez tout ce mal ? »
Quand nous travaillons pour Dieu, notre première question n’est pas combien de travail, mais comment pouvons-nous faire ce travail au mieux. Le travail pour Dieu ne doit pas se faire «d’une façon ou d’une autre». Nous sommes appelés à servir notre prochain, spécialement le plus pauvre parmi les pauvres de tout cœur et gratuitement. Pour nous il s’agit d’un vœu, de notre quatrième vœu qui contient et exprime :
- notre charisme particulier ;
- notre filiation et notre interdépendance à la famille des Missionnaires de la Charité ;
- le genre d’apostolat dans lequel nous devons nous engager ; et
- le type de personnes que nous sommes appelés à servir et la façon de les servir (cf. les Statuts des LMC, n° 28). Jésus dit à la Bse Teresa de Calcutta :
« Je n’ai absolument personne pour Mes très pauvres… « je veux des Missionnaires de la Charité qui seraient Mon feu d’Amour au milieu des pauvres, des malades, des mourants et des petits enfants. Les pauvres Je veux que tu les amènes à Moi... Tu es Je le sais la personne la plus incapable, faible et pécheresse, mais c’est justement parce que tu est telle que Je veux t’utiliser pour Ma gloire. Refuseras tu? » (3 décembre 1947)
Le quatrième vœu distingue le Mouvement des LMC des divers autres Mouvements et Associations, ce qui confirme et clarifie notre vocation et notre mission distinctes au sein de l’Eglise… (cf. les Statuts des LMC n° 29)
Le père Charles Fernando et les LMC de Hambourg, en Allemagne ont choisi le lieu, fixé les dates et envoyé les invitations aux LMC, principalement en Europe de l'Ouest. Certains n’ont pas pu être présents, d’autres ne sont pas venus mais tous ceux qui se sont rendus à Hambourg du 2 au 5 octobre 2013 sont repartis en louant et remerciant le Seigneur.
Il n’y a pas de mots pour exprimer notre gratitude à Sœur M. Fabiana M.C., supérieure régionale de la région « Notre Dame, Refuge des Pécheurs », à Sr Presanta M.C., supérieure de la maison et aux sœurs de sa communauté pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité généreuse. Nous n’avons eu à nous préoccuper de rien. Elles nous ont tout fourni, la nourriture et le logement et ont organisé aussi les messes, l’adoration, le chemin de Croix et les confessions à l'église paroissiale Ste Thérèse de Lisieux. Une salle fut préparée pour nos rencontres, nos rafraîchissements, etc. Le déjeuner fut apporté à notre lieu de rencontre, car nous avons eu un programme très chargé. Sans l’aide de nos sœurs M.C., la retraite à Hambourg n'aurait pas été une expérience de Dieu aussi merveilleuse. Elles se sont aussi jointes à nous pour toutes les messes. Le jeudi 3 octobre le LMC ont eu l’adoration pendant toute la nuit dans la chapelle des sœurs. M.C.
Quarante LMC sont venus de diverses régions d’Allemagne, des Pays Bas, d'Hongrie, du Danemark, d'Italie, etc. Plusieurs LMC d’Allemagne et de Hollande sont des immigrés des Philippines, de Pologne, du Venezuela, du Pérou, du Mexique, du Sri Lanka, du Surinam et d’autres pays. En dépit d'une telle variété de nationalités, de cultures, de coutumes et de langues, la culture la plus importante de Jésus Christ fut le terrain commun. La langue la plus commune comprise par tous fut celle de l’amour. Ils ont tous essayé de parler cette langue commune et ils ont tous tout partagé avec beaucoup de bonheur et de joie. Parfois la joie atteignit un pic fiévreux. Ce qui m’a frappé le plus ce fut l’esprit de famille qui régna pendant toute la retraite. Les LMC ont essayé d’observer un silence complet le vendredi 4 octobre.
Nous remercions de tout cœur les directeurs spirituels : le père Charles Fernando et le père Jan Van Duynhoven O.P. des Pays Bas, dont la générosité, la bonne volonté et l'esprit de sacrifice furent très évidents. Ils ont participé activement à toutes les nombreuses conférences, sauf quand ils devaient être disponibles pour le sacrement de la réconciliation et la direction spirituelle.
J’ai pris pour exemple Tom Ryan de la maison pour les malades du SIDA, «Gift of Love» (le Don de l’Amour) à New York. Tom fut l'un des premiers malades de cette maison. C'était un ancien combattant qui était rentré du Vietnam après la guerre, cassé et blessé dans son cœur, son esprit et son âme. Tom Ryan n’avait presque jamais connu la gentillesse dans sa vie, même enfant, car il avait eu une enfance difficile dans un foyer qui ne lui avait rien donné de réellement bon. Il était rempli d’amertume jusqu’aux entrailles.
La première semaine chez nos sœurs M.C. à la maison «Gift of Love» fut une expérience curieuse pour lui. Il ne comprenait pas pourquoi les sœurs M.C. étaient si gentilles, douces, aimantes et tendres avec lui puisqu’il n’avait pas l’habitude de tels égards. Par ailleurs, tout était gratuit et cependant les sœurs ne montraient jamais de signes d’irritation ou de mécontentement. Elles étaient toutes joyeuses au delà de sa compréhension. Les jours passèrent. L'Esprit du Dieu vivant commença son œuvre en lui, le faisant fondre, le moulant et l'emplissant de l’Esprit de Dieu. Il posa des questions très importantes aux sœurs qu'il considérait comme des anges envoyés par Dieu. Il comprit que lui aussi pouvait devenir gentil : qu'il pouvait devenir aussi comme elles. Alors il voulut en savoir plus sur le «comment» et le «pourquoi». Les sœurs furent plus qu’heureuses de lui expliquer la crucifixion et la résurrection de Jésus de Nazareth dont elles sont les épouses ! Tom Ryan voulait en savoir davantage sur notre foi. Plus les sœurs lui parlaient de Jésus, plus il voulait Le connaître. Les sœurs lui ont donné aussi une Bible à lire ; elles lui ont appris des prières simples et elles priaient avec lui lorsqu'elles le pouvaient. Par la suite il décida de devenir chrétien. Les sœurs l’ont donc préparé au baptême. Il a été baptisé, confirmé et a reçu la communion le même jour. Il éprouva une joie inexprimable.
Tom voulait aller plus loin. Il désirait voir sa foi grandir et mûrir. La meilleure façon de faire mûrir sa foi est d'étudier et aussi de la partager avec d’autres. Nos sœurs M.C. lui ont parlé du mouvement LMC. Il a voulu en faire partie. En apprenant cela je fus comblé de joie. Donc, un an exactement après, le jour de l'anniversaire de son baptême, Tom Ryan a prononcé ses vœux de chasteté, de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres. À la maison «Gift of Love», malgré sa maladie il est devenu un missionnaire zélé. Tom Ryan circulait parmi les malades tristes et découragés avec son grand crucifix reçu le jour de ses vœux. Il mettait en pratique la prière : « Seigneur fais de moi un instrument de ta paix »… Avec les larmes aux yeux, Tom Ryan prêchait avec des mots et par son exemple, sa prière et ses sacrifices, offrant toutes ses douleurs et sa maladie en union avec celles de Jésus notre Maître. De nombreux malades après lui sont venus mourir au «Gift of Love». Tom poursuivit son chemin, en dépit de ses hospitalisations fréquentes. Il continua à répandre le parfum de Jésus « Cher Jésus aide moi à répandre ton parfum partout où je vais... » Toutes les belles prières que nous disons après la communion sont devenues sa prière et sa vie.
Le jour approcha alors pour Tom Ryan de quitter ce monde de larmes et de douleur. Dès qu’il le sentit, il commença à se préparer pour son dernier voyage définitif. Avec les sœurs il choisit les hymnes et les lectures pour sa messe de funérailles et le prêtre pour la célébrer. Tout était prêt alors pour son retour à la maison du Père. Les yeux remplis de larmes et d’un cœur joyeux, Tom Ryan a finalement remis son âme entre les mains de son Dieu. Il a été accueilli par les anges dans le sein d’Abraham, comme Lazare dans l’Evangile de Luc (16, 19-31).
Maintenant nous avons le temps ; maintenant nous avons les possibilités d’aider nos frères et sœurs en tant que M.C. et LMC. Faisons attention aux paroles d’Abraham dans cette parabole : « Mon enfant , répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation et toi, c'est ton tour de souffrir » … (ibid.16, 25 -26)
Tom Ryan fut l'un des premiers LMC à retourner à Dieu. Du haut du ciel maintenant il bénit tous les malades et ceux qui souffrent et tous les M.C. et les LMC du monde. Il n’est pas étonnant que Jésus ait dit : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». (Luc 6, 36) « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux ». (Luc 6, 31) Ce qui compte dans la vie ce ne sont pas les grandes œuvres mais un grand amour ; et Tom Ryan l’a trouvé dans la maison «Gift of Love». « On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu’avec cent barils de vinaigre » exhortait St François de Sales.
La Bse Teresa écrivit : « Essayons d’être l’amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus ».
Sœur M. Fabiana M.C. est venue de la maison régionale pour être avec nous pour nous éclairer non seulement par son agréable présence mais aussi pour nous enrichir par ses paroles de sagesse. Elle parla aussi du besoin de bonté, citant la Bse Teresa M.C. qui disait qu’elle préférerait que nous fassions des erreurs avec bonté plutôt que des miracles sans bonté. Elle donna des exemples de bonté et de manque de bonté et dit qu'avec certaines de ses sœurs elles avaient rencontré plus de bonté dans un hôtel que dans une église paroissiale. Combien est-il important pour nous de nous montrer bons les uns avec les autres !!! St Paul dit : « Revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. »
(Col 3, 12)
Le samedi 5 octobre, à l’église paroissiale de St Ansgar ( Klein Michel) à Hambourg, 21 LMC ont renouvelé leurs vœux, tandis que quatre d’entre eux ont prononcé leurs vœux pour la première fois et six d’entre eux ont commencé leur formation de deux ans. Il y eut beaucoup de larmes. Ceux qui ont prononcé les vœux pour la première fois étaient très émus car ils pleurèrent d'émotion et avec dévotion. Ils n'ont pas versé des larmes de chagrin ni de tristesse, mais des larmes de joie et de gratitude pour le don de leur vocation de leur mission de LMC. Que leur joie soit aussi la nôtre !
À la fin de notre retraite, d’une seule voix, nous avons remercié la Sainte Trinité, notre Dame et St Joseph en chantant : « Merci Père, merci Jésus, merci Esprit, merci Marie, merci Joseph, alléluia ».
À cette hymne de gratitude, j’aimerais ajouter tous les participants à la retraite de Hambourg, nos sœurs M.C., nos directeurs spirituels, Les liens nationaux LMC, les liens des groupes, et spécialement les LMC de Hambourg. Que le Seigneur dans sa bonté vous récompense tous en abondance.
Avec mon affection et mes prières.
Que Dieu vous bénisse.
P. Sébastien Vazhakala M.C.
16.09.13

Juillet - Août 2013
Le voyage et la mission en Inde
« Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour »
(Ps 135,1)
Notre vie sur cette terre est remplie de surprises, d'événements profondément significatifs. Parfois nous traversons une obscurité terrifiante et impénétrable avec la petite torche de la foi, bien que celle–ci n’enlève pas toute l’obscurité autour de nous, elle est suffisante pour illuminer les sentiers ardus de la vie, qui nous mènent vers notre vrai but désiré.
Ma vie est devenue un voyage permanent et un pèlerinage continuel. Depuis janvier 2013 je suis allé en Equateur, au Ghana, au Nigeria, en Albanie, en Pologne et en Inde. Voyager est devenu plus exigent et plus aventureux, soulignant mes expériences de partage, augmentant ma compréhension et surtout, m' apprenant une plus grand patience.
Cela nous aide à apprécier, admirer, même s’émerveiller. Dans tout cela je deviens de plus en plus humble, reconnaissant envers Dieu pour son incroyable sagesse et son amour qu'aucun humain ne peut comprendre facilement. Nous sommes attirés à nous prosterner en une adoration amoureuse devant le mystère ahurissant, en union avec les anges adorants pour chanter des louanges avec tous les saints qui sont tombés amoureux de Dieu pendant leur vie terrestre.
Aujourd’hui, aucun voyage n’est simple. Cela demande beaucoup de patience, de tolérance, d'acceptation et d'abandon. Voyager demande de plus en plus de sacrifices de temps avec les attentes aux aéroports, comme dit St Paul, sans nourriture, sans sommeil, et véritable repos. La faim du corps de nourriture et d'eau nous rappelle la faim de l’âme pour Dieu et la soif de Dieu pour nos âmes. Dans ces déplacements se trouvent une rencontre et une fusion de la soif de Dieu avec notre soif, celles–ci deviennent une expérience inoubliable qui nous permet d’oublier toute la fatigue et la lassitude liées à de tels voyages exigeants et fatigants. Cela nous rappelle que nous sommes toujours en voyage vers notre destin final et définitif. La Trinité est notre but que nous ressentons ici bas dans des visions momentanées de l’amour trinitaire, que nous connaîtrons en plénitude dans le monde à venir.
Nous sommes appelés à faire un double voyage dans notre vie terrestre : le voyage vers Dieu et le voyage vers nos semblables, spécialement vers ceux qui vivent dans la pauvreté et la faim, oubliés et abandonnés. Dans tous nos voyages il existe une dimension transcendentale.
C’est seulement lorsque l’on comprend la dimension mystique inhérente et le milieu divin que nous pouvons voyager sans nous préoccuper du coût et sans chercher de repos ou de récompense. Notre voyage devient sans fin et nous pouvons nous sentir meilleurs et plus heureux. C’est d’autant plus facile et plus grand quand nous sommes sûrs que ce que nous faisons est la volonté de Dieu et que cela plairait beaucoup à notre souverain Seigneur.
Ainsi, il est très important de prier de toutes ses forces afin de connaître la volonté de Dieu, et rien ne doit être accompli pour sa propre satisfaction mais dans le but de plaire à Dieu, et à Dieu dans les autres. Les prières et les sacrifices ne doivent être faits que pour cette unique raison et ce saint objectif.
Mon voyage en Inde, bien que fatigant et exigent, fut agréable et enrichissant. C'est une joie de voir le bonheur et la joie des autres ; et nos rencontres de personne à personne augmentent la joie du Seigneur. Dans ce voyage en Inde, j’étais heureux de rencontrer des personnes de tous milieux, à l’aéroport, pendant les vols, dans les maisons, à l’église et partout où le Seigneur m’a permis d’être présent. Beaucoup des réunions furent à la fois spontanées et sacramentelles. Les résultats furent extrêmement positifs et productifs.
J’ai quitté Rome le mardi 30 juillet 2013, et j'ai voyagé toute la nuit. Je suis arrivé à l’aéroport de New Delhi à environ 9h20 (heure locale). Il ne m'a fallu que quelques minutes pour accomplir les formalités nécessaires à la douane et aux services d’immigration. J’ai quitté l’aéroport à 9h 30. A 10h 30 frère
Jan–Timo M.C. et frère Vimal John M.C.
sont venus me chercher pour m’amener à Anandashram, où nous avons eu la sainte messe, le déjeuner, l'adoration, des rencontres personnelles etc. Le soir je suis arrivé à Deepashram où j'ai passé la nuit à me préparer pour le voyage du lendemain à Pariyaram, Kannur, via Bangalore. Je suis arrivé à Bangalore tard dans la soirée et Mr Shibi est venu me chercher. Je remercie Mr Shibi et Mme Shyni et la famille de Mr Sunny et les autres personnes pour leur accueil chaleureux et leur l’hospitalité généreuse. Le lendemain matin j’ai pris le car pour Kannur. Le voyage fut long et fatigant et j'ai été si mal à l’aise que je me suis senti vraiment malade et affaibli. Frère Benedict M.C. et son frère Mr Jolly, m’ont aidé à arriver à l’heure à Shantidaan pour la sainte messe et les prières.
Le samedi 3 août nous avons eu la sainte messe dans notre nouvelle chapelle, pendant laquelle nous avons béni simplement la chapelle, l’autel et toute la maison. Pendant l’aspersion avec l’eau bénite le Seigneur nous a aspergés du ciel avec la bruine à l’extérieur sur le terrain et les alentours. Pour nous cela fut un signe de l’approbation de Dieu. Il a étendu la bénédiction à l’extérieur alors que nous ne l'avions pas faite.
La chapelle ne pouvait pas contenir la foule. Presque un tiers des personnes était des hindous qui étaient venus se joindre à nous pour la cérémonie de la bénédiction qui fut suivie d’un repas festif fourni gracieusement par le père de frère Benedict M.C.. Les restes copieux furent partagés avec les sœurs et d’autres personnes.
Six prêtres, de nombreuses religieuses et d'autres personnes du quartier ont assisté à la sainte messe et à la bénédiction. Puisque la maison n'est pas encore terminée, nous espérons que l’évêque viendra pour une bénédiction plus solennelle quand les travaux seront terminés, ce qui peut prendre un certain temps.
Notre curé, le père Joseph de la paroisse de St Antoine de Sreestha, nous a aidés dans les préparatifs de notre célébration simple, tandis que deux sœurs de la Visitation de la même paroisse sont venues nettoyer et ranger la maison, préparer et orner la chapelle et l’autel avec des fleurs et des décorations. Je fus très édifié par la coopération de tant de laïcs. La communauté des sœurs Brigidines s’est chargée de la cuisine. Cela ressemblait beaucoup à une célébration et à une fête familiale. En remerciant Dieu pour tant de bénédictions et de grâces, nous étendons nos sincères remerciements à chacun sans exception. En retour, nous n’avons ni or ni argent à offrir, seulement nos humbles prières et nos généreux sacrifices pour leurs intentions. Notre humble prière est que le Seigneur récompense chacun en abondance.
Les jours restants nous étions occupés avec l'indispensable travail administratif, les achats, les visites, les saintes messes dans les couvents des alentours et aussi avec plus de travail dans la maison.
Il reste beaucoup de travail à réaliser. Shantidaan ne sera pas chez nous sans la présence de quelques pauvres. Bientôt nous espérons pouvoir construire une petite maison pour nos pauvres, ce qui renforcera notre présence dans le quartier. C’est le révérend père Matthew Assariparambil, fondateur du centre de la bienheureuse Mère Teresa, qui nous a conseillés d’ouvrir une communauté en raison de nombreux hommes très pauvres et sans domicile qui viennent se faire soigner au collège de médecine à Pariyaram et qui, très souvent, n’ont pas où aller après leur guérison. Beaucoup d'entre eux viennent des états voisins, spécialement de Karnataka.
Le mercredi 7 août 2013, frère John Vianney M.C. a commencé son long voyage de deux jours en train pour Delhi. En lui souhaitant un bon voyage, nous l’avons accompagné à la gare ferroviaire de Payangadi, à environ 20 minutes en voiture de notre maison. Le vendredi 9 août 2013, après la sainte messe, frère Benedict M.C., frère Presad M.C. et moi-même avons pris la route pour Kozhikode (Calicut). Bien que parmi les premiers à l’enregistrement, je suis sorti le dernier car mon vol de correspondance de Chennai à Delhi avait été annulé. J’ai dû attendre six heures le prochain vol disponible par Spicejet pour Delhi, au lieu de trois heures.
Enfin, tout s’est bien terminé puisque la sœur supérieure régionale, Sr Gilberta M.C. accompagnée de deux autres sœurs sont venues me chercher à l’aéroport et m'ont apporté une collation. Nous avons visité aussi Periyamalai, juste à côté de l’aéroport de Chennai, où fut martyrisé St Thomas l’apôtre. Là, nous avons visité la chapelle de l’adoration perpétuelle où se trouvent les reliques de plus de cent saints ainsi que les reliques des douze apôtres. Il y a aussi la fameuse croix de St Thomas exposée au mur. On m'a dit que c'était la croix qui saignait pendant que St Thomas priait à genoux devant ses bourreaux, et qui a aidé beaucoup de personnes à devenir chrétiens. Nous avons aussi rencontré des pèlerins qui venaient de France, d'Argentine, etc. Des personnes viennent de partout sur ce mont pour rendre hommage à leur grand apôtre de la foi qui dit pendant que la vie de Jésus était menacée :
« Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11, 16). C’est à St Thomas, quand il dit « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » que Jésus répondit « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ». (Jn 14, 5-7).
Thomas apparaît de nouveau dans le chapitre 20 de Jean. C'est l'une des plus importantes révélations de Jésus (cf. Jean 20, 24-29) et l'un des plus profonds actes de foi voire de soumission totale, lorsque Thomas nous donna l’exclamation de foi pascale :
« Mon Seigneur et mon Dieu ».
Jésus répondit « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». (Jn 20, 29).
Les sœurs m’ont ramené à l’aéroport où je me suis rendu à la salle d’embarquement et suis parti pour New Delhi, où frère Jan- Timo M.C. et frère Jerry Michael M.C. sont venus gentiment me chercher pour m'emmener à Deepashram.
Les trois candidats pour l’ordination diaconale ont commencé leur triduum afin de se préparer bien dignement à recevoir leur ministère. Nous avons parcouru toutes les questions et les réponses en profondeur, ce qui a pris du temps. Le sacerdoce dans notre congrégation n’est pas un statut, mais une façon plus responsable de servir nos frères et nos pauvres d’après nos Constitutions. Si l’un de nos frères est envoyé étudier la médecine, par exemple, à la fin de ses études il ne sort pas servir les gens ou ne va pas travailler dans un hôpital ou une clinique mais il travaille pour et avec la congrégation. Il en va de même pour un frère ordonné qui n'est pas ordonné pour travailler dans une paroisse mais pour servir de façon beaucoup plus responsable dans et pour la communauté des frères et pour les plus pauvres parmi les pauvres. Son quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit, est pratiqué entièrement en tous points. La prêtrise dans notre congrégation est une autre façon de pratiquer le quatrième vœu en dépit de ce que les autres peuvent penser, dire ou faire. Nos frères prêtres doivent devenir de plus en plus humbles et dévoués, responsables, doux et obéissants et de plus en plus amoureux de notre congrégation.
L’objet principal de la vie religieuse n’est pas de devenir des prêtres ordonnés mais de devenir vraiment saints. Peu importe ce que nous pouvons devenir, si nous ne sommes pas saints, notre sacerdoce en tant que M.C. sera un échec aux yeux de Dieu. Prions beaucoup pour nos frères prêtres pour qu’ils deviennent de plus en plus saints, humbles et doux, prêts à servir les frères et les plus pauvres parmi les pauvres. Qui prendra soin de nos garçons orphelins, sans abri, handicapés, si tous nos frères prêtres ne peuvent le faire par manque de temps en raison du travail pastoral qu'ils ont choisi d'entreprendre ? Ce sera la ruine de notre congrégation.
Ne gâchons en aucune façon l’œuvre de Dieu qui nous a été confiée.
« Je n’ai absolument personne pour mes très pauvres » (Jésus à la Bse Teresa M.C.)
Pendant la retraite de trois jours nous avons aussi parcouru le discours du saint Père le Pape François Bergoglio le samedi 6 juillet 2013 aux novices, aux religieux, aux prêtres et aux séminaristes. Ce texte doit être étudié et médité par tous les frères et ensuite mis en pratique, comme si le saint Père s'était s’adressé à nous M.C..
Puis, le jour de l’ordination des diacres est arrivé. Ce fut le mercredi 14 août 2013, à 17h, dans notre chapelle de la Sainte Famille, à Deepashram, Rajivnagar, Gurgaon. Le temps était nuageux et humide et il restait beaucoup de travail et de rangement à faire. Le frère Jan–Timo et les frères ont travaillé très dur, aidés par les LMC et d’autres personnes. Un esprit d’équipe régnait.
À 17h le groupe de danseurs a mené la procession avec des chants accompagnés de tambours retentissants. Les trois candidats pour le diaconat, frère George M.C., frère John Vianney M.C. et frère Jerry Michael M.C. marchaient devant plus d'une vingtaine de prêtres concélébrants. À l’entrée de la chapelle, tous en procession, ils ont été accueillis selon la tradition indienne.
Après l’hymne d'entrée la messe a commencé. Le père Sebastian M.C. a dit les mots d’accueil suivants :
« Namaste. Nous sommes la veille de deux événements très importants : la solennité de l’Assomption de Notre Dame et le 66ème anniversaire de l’Indépendance de l’Inde. Le premier est religieux et spirituel et le dernier est national et politique. La veille de tels événements importants nous nous sommes réunis ici dans la joie et l’action de grâce, en prière pour louer et rendre grâce à Dieu pour tous ses multiples dons et bénédictions.
Voici donc, le jour que le Seigneur a fait ; réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse.
Au nom des communautés de Deepashram et d’Anadashram et tout spécialement au nom de nos garçons et de nos hommes sans domicile, orphelins, handicapés mentaux et physiques, au nom des frères qui vont être ordonnés diacres pour servir, j'accueille très chaleureusement son excellence le très Révérend Anil Joseph Thomas Couto, archevêque de Delhi et notre archevêque qui a si gentiment accepté notre invitation à présider la célébration eucharistique et à ordonner diacre frère George M.C., frère John Vianney M.C. et frère Jerry Michael M.C.. Du fond du cœur, nous vous accueillons, notre père et notre évêque.
Avec notre archevêque, j’aimerais accueillir tous les nombreux prêtres concélébrants qui nous ont fait l’amitié de venir prier avec nous et pour nous et qui font de cet événement une véritable expérience de Dieu. Permettez moi, de vous accueillir toutes, mes sœurs des congrégations diverses consacrées à Dieu dans l’amour et la vérité, pour passer votre vie à servir avec amour l' Eglise et son peuple. J’accueille très chaleureusement sœur Sherine M.C., supérieure régionale M.C. et la famille M.C., y compris nos LMC avec Mr Justin LMC, le lien national de Mumbai, tous nos coopérateurs, nos bienfaiteurs, les membres de nos familles, nos amis et vous tous.
Juste un mot concernant nos frères : frère George M.C., frère John Vianney Soosai et frère Jerry Michael Gonzalvaz MC.
Ils ont fait leur préparation spirituelle, religieuse et académique pendant plusieurs années à des endroits différents. Ils ont eu aussi neuf mois de préparation dans notre maison pour le troisième cycle, en Terre Sainte, à Nazareth, avant de prononcer leurs vœux perpétuels dans la congrégation des Missionnaires de la Charité contemplatifs. Aujourd’hui, ces frères sont ordonnés diacres. À travers leur diaconat ils réaffirment leur vocation de M.C. et décident avec une conviction plus grande de servir de tout cœur et gratuitement les plus pauvres parmi les pauvres. Notre Saint-Père actuel, a dit dans un de ses discours récents qu’il aimerait avoir une Eglise vêtue de tabliers, prête et voulant servir les plus méprisés, les non-privilégiés, les indésirables, et les « inutiles » du monde affairé et compétitif dans lequel nous vivons. Il a dit qu'il aimerait avoir une Eglise plus contemplative et plus missionnaire. C’est notre but, notre prière et notre effort.
Permettez moi de vous demander à vous tous ici présents de fermer les yeux et de prier pendant quelques secondes en silence, pour que nous ne gâchions pas la belle Eglise de Dieu et sa petite congrégation des Missionnaires de la Charité contemplatifs, mais pour que nous devenions des témoins enthousiastes de l’Evangile de l’amour.
J’aimerais conclure avec les paroles de notre Bse Mère Teresa M.C. qui, non seulement nous regarde du ciel, mais qui nous bénit tous : « Ce que vous faites, nous ne sommes pas appelés à le faire ; ce que nous faisons, vous n’êtes pas destinés à le faire, mais ensemble, nous pouvons faire quelque chose de beau pour Dieu » et c’est cela que nous sommes venus faire ensemble ce soir. Prions beaucoup les uns pour les autres.
Encore une fois, à chacun de vous, je souhaite la bienvenue très chaleureusement et de tout cœur et que Dieu vous bénisse tous. »
Son excellence le très révérend père Anil Joseph Tomas Couto a chanté pratiquement toute la messe avec tant de beauté et de dévouement que la célébration entière fut une expérience profonde de Pentecôte. La chorale aussi fut exceptionnellement angélique et céleste, spécialement pendant la Litanie de tous les saints chantée en hindi par frère Sushant M.C. et une des sœurs OLF et la chorale dirigée par le père Suman Paul, recteur adjoint du petit séminaire de Vinaya Gurukul. Ces mots sont insuffisants pour exprimer notre gratitude à l’archevêque, aux nombreux prêtres concélébrants, à la chorale, à frère Charles, le maître de cérémonie, qui a pris la peine de se déplacer de Delhi tant de fois pour les répétitions, au groupe LMC de Gurgaon ainsi qu'à nos frères qui méritent un remerciement spécial pour leur travail ardu et les efforts pour faire de la célébration un bel et agréable événement et une expérience de Dieu.
La doxologie fut si céleste et si émouvante lorsque cinq jeunes filles ont accueilli Jésus dans le Pain de Vie avec de l'encens, des fleurs et la lumière, en dansant.
Les trois diacres nouvellement ordonnés ont distribué la sainte communion à tous les participants. Le discours de remerciement fut prononcé par frère George M.C.
L’évêque a dit qu’il aimerait voir les frères Missionnaires de la Charité contemplatifs s’étendre partout dans le monde. L’Eglise est destinée à être contemplative et missionnaire, tout spécialement afin d’aimer et d'adorer Jésus dans le Pain de Vie et de l’aimer et le servir sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. C’est notre devoir de vivre nos vies dans la simplicité et la pauvreté afin de prendre soin de ceux qui sont vraiment pauvres qui vivent au coin ou de l'autre côté de la rue.
La réception et le programme culturel dirigés par frère Vimal John M.C. avec l’aide des LMC continuèrent au sous-sol. Le Père Sebastian M.C. a exprimé en Hindi notre gratitude envers Dieu pour toutes les merveilles qu'il a faites et qu'il fait en de faibles, pécheresses et indignes personnes comme nous. Il a remercié aussi tous les organisateurs et tous ceux qui ont participé activement au programme culturel en rendant tout le monde heureux et reconnaissant.
Après le court programme culturel on nous a demandé de nous rendre aux deux emplacements où un repas festif fut servi. Tout le monde a beaucoup apprécié le repas.
Dieu a béni la célébration avec une très grosse averse pendant que les candidats étaient ordonnés diacres. Cependant, la pluie cessa suffisamment tôt pour pouvoir servir le repas aux gens en plein air.
Ce que nous ressentons encore et encore, c'est l'histoire de la grâce extraordinaire de Dieu. Que le Seigneur soit loué, adoré et glorifié toujours et partout.
A la fin d'une journée longue, on pourrait se sentir épuisé, comme à bout de forces. Mais on ressent une force plus grande et supérieure. La batterie est rechargée à nouveau avec la grâce et la force de Dieu à travers la prière. Tant que nous sommes fidèles à la prière, tant que nous sommes conscients que la force qui dépasse ne vient pas de nous mais de Dieu, tant que nous rendons grâce à Dieu de plus en plus et que nous sommes humbles dans notre attitude, rien ni personne ne peut nous vaincre. Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Le travail que nous faisons est le travail de Dieu et la vie que nous menons est destinée à être une vie sainte. « Seigneur, donnez-moi la sérénité pour accepter ce que je ne peux pas changer ; le courage de changer ce que je peux changer et donnez-moi la sagesse de connaître la différence ».
Le voyage de retour à Rome fut encore une expérience de Dieu et de sa tendre attention et de sa providence aimante. Les frères de Bandhwari : frère George M.C., frère Jerry Michael M.C., frère Suman M.C., frère Denis M.C. et d’autres personnes m’ont conduit à l'aéroport international I:G:I: à New Delhi. Par chance la circulation était assez fluide. Dès mon arrivée à l’enregistrement, trois représentants de la compagnie aérienne China Airlines m’ont conduit à un comptoir spécial d'enregistrement, ont rempli mon formulaire d’immigration, et m’ont montré un respect et une gentillesse exceptionnels.
Je me suis senti petit devant un tel traitement de VIP (Personne très importante).
En attendant le vol, l’équipage de China Airlines est passé. J’ai juste fait un sourire à l’un d’entre eux qui venait de Taiwan. Nous avons commencé à parler très simplement et il a voulu savoir qui j’étais et ce que je faisais. Il n'a cessé de me demander : «Pourquoi êtes-vous si heureux ? » « Quel est le secret de votre joie ? ». Je lui répondis que lui aussi pouvait être heureux puisqu’il rendait un service, à quoi il répondit que c'était ‘un travail’ et pas ‘un service’ car il avait besoin d'argent. Je lui répondis, « Bien sûr, vous avez besoin d’argent, mais cependant votre travail est un service, vous servez de nombreux passagers. Vous devez donc avoir une mentalité de service ».
Pendant le vol il m'a cherché et m’a donné un sac plein de noisettes et de biscuits apéritifs servis habituellement en collation dans les vols avant les repas.
Je me suis senti très reconnaissant envers Dieu et envers tous ceux qui ont prié pour moi, spécialement pour que mon voyage soit bon et agréable.
L’avion atterrit dix minutes en avance et les frères : frère Stephen M.C., frère André Marie M.C. et frère Luke M.C. m’ont ramené à la maison vers 20h.
Comme dirait St Jean l'évangéliste : il y a beaucoup plus de choses qui se sont passées pendant ce voyage mais ce que je vous ai raconté est suffisant pour témoigner de la bonté et de la douceur de Dieu.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse !
Père Sebastian Vazhakala M.C.
03.08.13
Fête de saint Benoît 2013
Ora et Labora
CASA SERENA : Histoire et Origine
« Je n'ai absolument personne pour mes très pauvres » (Jésus à la bienheureuse Teresa M.C.)
Il était environ 8h30 le jeudi 11 mai 1989 quand je sonnai à la porte des sœurs M.C. à San Gregorio al Celio à Rome. C'est la bienheureuse Teresa M.C. qui m'ouvrit la porte. Avec un grand sourire elle me dit : « Bonjour père Sébastien, je pensais à vous ». « Merci, Mère, de penser à moi », lui ai-je dit. Elle continua : « Ecoutez », dit-elle. « Oui, Mère, ai-je répondu. « J'ai besoin d'un endroit à Rome pour construire une maison pour les malades du SIDA. Pouvez-vous me trouver un endroit convenable ? » me demanda-t-elle. « Nous avons de l'espace dans notre propriété à Prenestina. Tout ce qu'il nous faut c'est la permission exigée pour construire la maison, » lui ai-je dit. « Faites une chose », dit-elle, « A 17h30 aujourd'hui nous avons une réunion à Carlo Cattaneo, près de la gare Termini. Apportez un plan sommaire et nous pourrons le montrer aux personnes qui vont être là. ». Je rentrai à la maison et fis rapidement un plan sommaire avec l'aide d'un architecte d'Afrique du Sud, Mr Kevin (R.I.P.), qui a habité chez nous quelque temps.
Je les ai rejoints à la réunion et leur ai montré le plan sommaire fait sous la forme d'une lettre grand format L. Des personnes importantes étaient présentes : Mme Maria Pia Fanfani, le Dr. Bilotta, l'ingénieur Renato Tilillo et plusieurs autres que je n'avais pas rencontrés auparavant. La bienheureuse Teresa leur dit qu'elle voulait se rendre chez nous, ce qu'ils acceptèrent. Pour eux les paroles de la bienheureuse Teresa étaient comme parole d'Evangile. Ils étaient prêts à faire tout ce qu'elle leur demanderait.
Ils virent l'endroit et regardèrent le plan sommaire à nouveau. La bienheureuse Teresa était enthousiaste. Elle dit : « Je veux que la maison soit prête le mardi 14 novembre 1989. » L'un d'eux dit : « Mère Teresa, il est impossible, avec la bureaucracie romaine, que le bâtiment soit prêt le 14 novembre,. ». Mme Maria Pia Fanfani s'avança et dit : « Si Mère Teresa veut qu'il soit terminé à cette date, nous le ferons pour cette date. » . Quelques uns d'entre eux se regardèrent et sourirent.
Le bienheureux Jean-Paul II bénit et signe le projet.
La bienheureuse Teresa décida aussi que le lendemain matin elle se rendrait à la messe avec le bienheureux Jean-Paul II et qu'elle prendrait avec elle le plan sommaire que nous avions fait pour lui faire bénir et signer. Et elle le fit. Elle emporta le plan avec elle et, après la messe dans sa chapelle privée, la bienheureuse Teresa M.C. expliqua au saint Père son désir et lui montra le plan. Le bienheureux Jean-Paul II le bénit avec joie et apposa sa signature sur le plan. C'était le 12 mai 1989.
Rencontre avec le maire.
Nous avons prévu de nous rencontrer à nouveau la semaine suivante chez nous avec un plan convenable. Le projet fut prêt. Il fut signé par l'architecte Caloisi, le même architecte qui construisit le stade olympique à Rome. Avec le plan projet l'ingénieur, Mr Marco et d'autres personnes s'adressèrent au maire de Rome, son excellence Giubilo, dont le groupe ne fut pas d'accord avec l'idée et n'approuva donc pas le projet.
Le maire vint rencontrer la bienheureuse Teresa chez nous et exprima ses regrets et lui dit que sa « giunta » (conseil municipal) essayait de le destituer, ce qu'ils finirent par faire.
La bienheureuse Teresa renonce à l'idée.
La bienheureuse Teresa M.C. retourna à Calcutta avec l'espoir que la maison pour les malades du SIDA serait prête pour le 14 novembre 1989. Mme Maria Pia Fanfani donna l'impression que cela était possible et que je devais me rendre à leur bureau, où elle parla de se réunir régulièrement avec une de ses secrétaires, ce que je fis pendant un certain temps. Pendant ce temps-là on informa la bienheureuse Teresa M.C. qu'il était impossible que la maison soit prête à la date qu'elle avait en tête. Apprenant cela, elle écrivit une lettre à toutes les personnes concernées leur disant qu'elle n'était plus intéressée et d'oublier le projet. Tous ceux qui essayaient d'aider pour que le projet soit approuvé reculèrent et ne furent plus intéressés, comme la bienheureuse Teresa M.C. l'avait exprimé clairement dans sa lettre.
Des victimes du SIDA à l'abri de nuit.
Je discernai avec l'aide de Dieu le besoin de continuer, n'essayant plus pour le même but, mais pour avoir un abri de nuit pour les hommes sans-abri des rues de Rome.
Après environ trois ans de déplacements, de rencontres avec de nombreuses personnes, avec beaucoup de prière et de sacrifice, finalement le 10 mars 1992, nous avons reçu la permission de construire une maison préfabriquée pour nos hommes sans-abri.
Je ne peux pas remercier Dieu suffisamment pour toutes les grâces et les bénédictions qu'il a nous a acordées pour ses hommes bien-aimés de la rue. Dieu nous a donné quelques âmes simples et généreuses qui nous ont aidés à rencontrer certaines personnes dans les bureaux, l'une d'elles était Mme Isa Gai et d'autres comme elle.
C'est à peu près à ce moment-là qu'un homme est arrivé en demandant comment il pouvait nous aider dans notre ministère de nuit. C'était la providence de Dieu, car j'appris qu'il était architecte. Je lui expliquai ce qui allait se faire, et il répondit qu'il serait très heureux de diriger les travaux, une fois que le projet serait définitivement approuvé. Donc l'architecte Marino Valletta tint parole. Il passa son temps et donna son énergie pour la réalisation de « Casa Serena ». Bien qu'il n'ait pas fait le quatrième vœu de service gratuit et de tout cœur, il le pratiqua. Que Dieu le bénisse pour sa grande aide indipensable et opportune. « Dieu entend toujours le cri des pauvres ».
Le choix d'un nom.
Il fallait trouver un nom pour notre abri de nuit. Je fis une neuvaine et écrivit vingt noms différents. Des vingt noms j'en sortis trois. Je priai à nouveau et des trois je tirai au sort et le sort tomba sur le nom « Casa Serena ». Cela se passa en Albanie pendant notre retraite annuelle en mai 1993, prêchée par le père Pitrie S.J. de Malte.
La maison n'était pas encore tout à fait prête. Donc quand la maison fut plus ou moins prête, nous eûmes sa première bénédiction et inauguration la veille du dimanche de la Pentecôte, le 29 mai 1993 avec Mgr G. Mani et la bienheureuse Teresa M.C.. La maison n'était pas encore prête à accueillir les gens. Le samedi 4 septembre 1993 son excellence le cardinal Camillo Ruini bénit donc finalement la maison, qui était alors prête à recevoir nos hommes sans-abri : « Casa Serena » C'était le mémorial du jubilé d'argent de deux des premiers membres persévérants de la famille M.C. : frère Damien M.C. (R.I.P.) et de père Sébastien M.C.. « Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour » (Ps 135,1).
Nos volontaires, nos LMC, nos bienfaiteurs.
Casa Serena fut construite avec l'aide d'innombrables petits et grands bienfaiteurs auxquels nous devons une grande reconnaissance. Même les arbres dans le jardin ont été donnés par différentes personnes . Certains ont donné une porte, un autre une fenêtre, etc. « De petites gouttes d'eau, de petites graines de sable font un énorme océan » C'est comme cela que Casa Serena fut construite.
Depuis le début de nombreux volontaires généreux et dévoués sont venus, offrant leurs mains pour cuisiner et servir et leurs cœurs pour aimer et aider nos hommes. Nous remercions sincèrement le Seigneur pour tous nos généreux coopérateurs, volontaires, LMC, bienfaiteurs et autres personnes qui sont restés fidèles jusqu'à ce jour. Les mots ne sont pas vraiment appropriés pour exprimer notre gratitude. Chacun d'entre eux est dans nos prières et nos sacrifices quotidiens. Le bon Dieu, qui les voit dans le secret, les récompensera en abondance.
Le mémorial du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa.
Casa Serena peut loger seulement 76 hommes en tout et est pratiquement pleine tout le temps. Il y a cinq à dix demandes de lit par jour, auxquelles nous devons dire « non » la plupart du temps, car la maison est pleine. Le 27 décembre 2010 nous avions la première pierre mémoriale bénie par son éminence le cardinal Angelo Comastri, en présence de Gianni Alemanno, le maire de Rome, Sr Prema M.C., la supérieure générale des sœurs Missionnaires de la Charité, et beaucoup d'autres personnes éminentes pour le mémorial du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa. Jusqu'à maintenant le projet final pour la présentation aux bureaux administratifs n'est pas encore prête. Nous avons à faire face à tant de différentes sortes d'obstacles que le projet n'a pas avancé pour l'instant. Nous avons besoin de plus de prières ferventes et de sacrifices généreux, pour empêcher le démon de mettre des obstacles sur le chemin de sa réalisation.
Le projet initial.
Le plan sommaire signé par le bienheureux Jean-Paul II le 12 mai 1989 a été encadré et est resté longtemps à l'entrée principale de Casa Serena. Malheureusement l'humidité et le grand froid ont rendu la signature su saint Père à peine visible. Maintenant nous avons l'original encadré avec une des photocopies prise avant qu'il ne soit flou. La signature du bienheureux Jean-Paul II et la date sont très claires sur la photocopie.
Ce fut une très grande surprise pour moi de voir la photographie du bienheureux Jean-Paul II apposant sa signature sur le projet en présence de la bienheureuse Teresa M.C. dans sa toute petite chambre à Calcutta, où elle est restée de 1953 à 1997. On peut voir la même photographie encadrée à « Dono di Maria » (« Don de Marie ») au Vatican. La conclusion logique, bien que fausse, est, ce que la bienheureuse Teresa M.C. et quelques sœurs ont pensé et croient peut-être encore, que le projet signé par le bienheureux Jean-Paul II est celui de Dono di Maria au Vatican. Pour nous c'est une vraie relique de deux de nos saints contemporains, qui ont eu tous les deux beaucoup à faire avec notre branche contemplative (cf la lettre de la bienheureuse Teresa au bienheureux Jean-Paul II du 16 juin 1993).
Pourquoi Casa Serena est-elle construite en forme de « L » ?
Casa Serena est construite en «forme de L », et le projet original est aussi sous cette forme. Popurquoi est-elle en « forme de L » ? Pour exprimer le double commandement d'amour. La ligne verticale représente l'amour de Dieu pour ses pauvres et pour tous ceux qui prennent soin d'eux, et pour leur amour pour Dieu. La ligne horizontale représente notre amour pour notre prochain, spécialement notre amour pour nos pauvres. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » (Lc 10, 27) est le premier commandement et le plus important.
Casa Serena est la maison de Dieu pour ses pauvres, les hommes sans-abri qui ont cinquante ans et plus, qui veulent vivre selon les Statuts de Casa Serena.
Casa Serena n'est pas simplement un dortoir, ni simplement un centre pour donner à manger, mais c'est un lieu où l'on aide nos gens à réaliser leur dignité humaine et leur valeur. Leur dignité ne dépend pas de leur état de vie. La dignité d'une personne est basée sur le fait que la personne est créée par Dieu à sa propre image pour le connaître plus clairement, pour l'aimer davantage et le suivre de plus près. Dans l'Evangile nous ne voyons jamais Jésus concentré sur le corps seul ni sur l'âme seule, mais il prend la personne dans sa totalité, son corps et son âme. Le corps ne doit pas devenir un obstacle pour l'âme. C'est aussi en accord avec ce que Jésus a dit sur la croix à la bienheureuse Teresa dans sa troisième vision : « Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux (les plus pauvres parmi les pauvres) de me les amener ? » (cf la lettre de la bienheureuse Teresa du 3 décembre 1947).
Rends-nous dignes, Seigneur, de t'aimer et de t'adorer dans le Pain de Vie et rends-nous dignes, Seigneur, de t'aimer et de te servir dans les plus pauvres parmi les pauvres.
Avec mon amitié et mes prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
17.05.13
Rome, 9 mai 2013
Chers frères etr sœurs bien-aimés,
Rendons grâce à Dieu. Je suis arrivé à la maison tôt ce matin en provenance de Lagos, au Nigeria, sain et sauf, quoique fatigué et avec l'envie de dormir. Merci beaucoup pour vos prières ferventes pour tous mes voyages, ma mission et ma santé. Maintenant je me sens beaucoup mieux.
Merci à chacun d'entre vous qui avez offert de ferventes prières et des sacrifices généreux pour ma santé mentale et de corporelle. Cela ne m'étonne pas que j'ai pu me déplacer, faire tout le travail que j'avais à faire, au Ghana comme au Nigeria. Parfois je ne savais pas d'où venait toute la force que j'avais pour faire tous les voyages, les réunions, les messes et autres choses sans dormir ou me reposer suffisamment ou sans les autres nécessités basiques de la vie. Maintenant je sais que c'était grâce aux prières de beaucoup d'entre vous., LMC, qui avez offert pour moi, des neuvaines, des messes, des chapelets, des heures d'adoration, etc.
J'ai été impressionné par la réponse rapide de beaucoup d'entre vous, mes frères et sœurs bien-aimés, qui non seulement avez envahi le ciel de vos prières incessantes mais m'avez envoyé tous les messages de réconfort. A chacun d'entre vous j'adresse ma sincère gratitude. Que le bon Dieu vous récompense en abondance pour votre tendre amour et votre préoccupation pour moi.
La communauté de Kumasi se porte bien, grâce aux bénédictions et à la grâce de Dieu et aux frères qui répondent à la grâce de Dieu. Je remercie spécialement frère Alphonse M.C., frère Gaspar M.C., frère Nicholas M.C., et les cinq postulants du Nigeria. J'ai passé un moment merveilleux avec eux, bien que j'ai été un peu malade.
Mon expérience de trois jours au Nigeria a été très positive, inspirante et édifiante. Je n'ai jamais vu des laïcs prier comme ils le font au Nigeria. Ils ont la messe à 5h 15 tous les matins et j'ai vu au moins mille personnes un lundi normal si tôt le matin. C'est trè édifiant de voir toutes ces personnes entrer dans l'église en priant le chapelet.
Je suis allé à Onitsha où reposent dans la cathédrale les restes mortels du bienheureux Cyprien Michael Tansi O.C.S.O.. C'est un complexe complet. Il y a aussi dans l'enceinte une chapelle avec l'adoration perpétuelle, et la chapelle est toujours pleine.
Nous avons quelques LMC très fervents et actifs qui m'invitaient depuis 2005. Il n'est pas nécessaire de dire que nous avons été très heureux de nous rencontrer et d'échanger des idées. Je remercie spécialement Sr Alpana M.C. et les communautés de Lagos et d' Onitsha, qui ont organisé les réuinions des LMC au Nigeria. Dr Vincent Mary C. Odo LMC est maintenant nommé lien national ; il a également préparé un très beau livret pour ceux qui veulent connaître les LMC. Mme Remi, une des LMC en formation de Lagos, a non seulement organisé nos allées et venues à Onitsha, mais elle nous a aussi accompagnés et s'est assurée que tout était en ordre. Que Dieu la récompense ainsi que toutes les personnes bonnes et généreuses que j'ai rencontrées au Nigeria.
Aujourd'hui nous commençons la neuvaine à l'Esprit Saint. Vous pouvez avoir la copie de la neuvaine à L'Esprit Saint de l'année dernière. En tout cas nous vous envoyons une fois encore aujourd'hui la même réflexion et les mêmes prières de la neuvaine. Faites en sorte, s'il vous plaît, de commencer la neuvaine aujourd'hui.
Je pars pour Nazareth le 15 mai, où six de nos frères tertiens feront une retraite d'un mois en préparation à leurs vœux pour la vie le samedi 15 juin 2013. Accompagnez-nous, s'il vous plaît, de vos prières ferventes et de vos sacrifices généreux.
C'est tout pour le moment. Une fois encore, merci à vous tous.
Avec mon amour et ma prière. Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien M.C.
20.04.13
Temps pascal 2013
Il était trois heures et quart de l'après-midi du premier jour après le grand Dimanche de Pâques, c-a-d du lundi de l'octave de Pâques. Le téléphone sonna. C'était pour moi. « Est-ce le bon moment ? Est-ce que je vous dérange ? », La voix était douce et triste. La journée était froide et nuageuse, bien que la lumière de Pâques brûlait encore dans nos cœurs.
« Comment allez-vous ? Comment s'est passé Pâques ? Vous avez une voix triste ! Où est votre mari bien-aimé ? O, ma sœur, joyeux et saintes fêtes de Pâques », lui ai-je dit.
« Quelles fêtes de Pâques, père ? Mon mari pleure et est inconsolable et je suis aussi en larmes comme lui », dit-elle. « Que se passe-t-il ?, lui ai-je demandé. « Et bien, notre fille chérie nous manque... C'est dur, très dur pour mon mari d'accepter sa disparition. C'est une trop grande perte, bien que cela soit arrivé il y a presque quatre ans, mais pour nous, c'est comme si cela était arrivé hier... ». « Vous êtes allés à l'église, j'espère ?, lui ai-je demandé. « Oui, nous y sommes allés, mais... », répondit-elle.
J'ai pensé en moi-même, que c'était juste un exemple parmi tant d'autres d'un temps pascal qui n'était pas joyeux. Pour quelques uns Pâques est un grand jour de joie, de célébrations et de réunions, tandis que pour d'autres c'est un jour parmi les plus tristes. De nombreuses questions traversèrent mon esprit. Y-a-t-il une façon de changer la tristesse en joie, le désespoir en espoir, les pleurs en extase ? Ce qui me vint à l'esprit presque spontanément fut le passage de Jean 20, 1-18.
Je l'ai étudié plus d'une fois. Bien que je le connaisse presque par cœur, en le lisant à nouveau très attentivement je pouvais voir deux parties très distinctes, qui toutes les deux non seulement éclairent notre vie de souffrance, de déceptions, d'échecs et d'impuissance, mais leur donnent aussi des réponses. Je réalisai que pour croire profondément en l'événement pascal il est inévitable pour nous d'éprouver une joie profonde. St Paul a pu se débarrasser de tout « pour connaître le Christ, éprouver la puissance de sa résurrection et communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en lui sa mort, dans l'espoir de parvenir, lui aussi, à ressusciter d'entre les morts » (cf Ph 3, 10-11).
L'ensevelissement de Jésus se fit dans la hâte parce que « c'était le vendredi, et déjà brillaient les lumières du sabbat » (cf Lc 23, 54). Il y avait un jardin où Jésus avait été crucifié, et dans ce jardin il y avait un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne. Le corps de Jésus y fut déposé dans une telle hâte à cause de l'imminence du grand sabbat. Bien que fait dans la hâte, la divine providence avait préparé un tombeau neuf pour Jésus, car Jean dit : « Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne... c'est là qu'ils déposèrent Jésus. » (Jn 19,41-42).
Le tombeau de Jésus représente la terre entière. Le tombeau accueillit le grain de blé et une nouvelle vie triomphante commença, et en lui toute l'humanité prit une nouvelle dimension. Les paroles prophétiques de Jésus : « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. » (cf Jn 12,24), sont alors devenues réalité.
Marie Madeleine est unique. Son amour pour Jésus l'a presque aveuglée. Jésus était devenu sa vie et sa joie, son tout. La raison humaine ouvre le chemin à l'amour, et elle voulait enlever la pierre de l'entrée du tombeau, comme Jésus avait déjà enlevé la pierre de l'entrée de son cœur. Elle
voulait oindre le corps de Jésus, bien qu'elle l'ait déjà fait six jours avant la Pâque juive : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement » (Jn 12,7)
Retournons au passage de Jean 20, 1-18. Prenons les versets un à dix et voyons comment Jean présente l'épisode de Madeleine se rendant au tombeau.
Tout d'abord c'était le dimanche, le premier jour de la création. C'est ce jour-là que Dieu a créé la lumière, en la séparant dela ténèbre. Bien que ce fut le dimanche, Marie Madeleine était encore dans l'obscurité, car c'était le matin très tôt et Marie n'avait pas encore rencontré le Seigneur ressuscité, la lumière du monde. Jean dit simplement qu'il n'y avait plus de pierre à l'entrée du tombeau. Elle était aussi sortie déjà de la vie de Marie Madeleine. Il est temps pour nous d'enlever la pierre de l'entrée de nos cœurs, afin que le Seigneur de gloire puisse y entrer et en sortir comme il veut, et nous pourrons ressusciter avec lui.
Marie Madeleine a fait la bonne chose. Elle a couru trouver Simon Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait et leur a dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis » (Jn 20, 2).
Marie Madeleine, et à vrai dire personne d'autre n'avait imaginé la résurrection comme elle s'est produite et comme ils l'ont vécue et en ont fait l'expérience et en plus qu'ils étaient devenus les premiers témoins du plus grand événement, du miracle de la résurrection de Jésus. Le temps passera, les marées monteront et descendront, le vent soufflera. La vérité peut être brouillée, déformée, malmenée, mal interprétée. On pourrra essayer d'assassiner la vérité, mais la vérité demeurera inébranlable, indemne ; on ne peut pas tuer la vérité ni la faire disparaître.
La vérité de la résurrection de Jésus est la pierre d'angle de notre foi. Le christianisme, la foi chrétienne sont construits sur le mystère pascal du Christ. Notre foi dépend beaucoup de la façon dont nous croyons à la réalité de la résurrection du Christ.
Marie Madeleine ne renonça pas à sa recherche, bien qu'elle n'ait pas suivie sa raison ou qu'il n'y eut aucune logique dans sa recherche. Elle resta derrière, même quand les pilliers de l'Eglise partirent. Sa foi en Jésus et son amour pour lui ne dépendit pas des apôtres. Elle fit son devoir. Quand elle vit le tombeau vide elle courut trouver Pierre et les apôtres pour les informer.
Mais elle continua à chercher Jésus. « Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, ... » Marie, est-ce que tu vas bien ? N'as-tu pas vu le tombeau vide ? Pierre et Jean ne l'ont-ils pas vu aussi ? Ne t'ont-ils pas demandé de repartir avec eux ? Qu'est-ce qui t'as fait rester en arrière et regarder sans cesse le tombeau vide ? J'admire ta patience, ta foi, ta persévérance ! Si tu n'avais pas été récompensée par Jésus pour ta recherche inlassable, on t'aurait considérée comme folle, malade mentale, stupide, irrationnelle, sentimentale. Peut-être l'étais-tu et plus encore. Jésus vit le désir de ton cœur ; il vit ton amour invincible ; il vit ta foi aveugle.
Mais Jésus, ton approche est très pédagogique. Tu lui as fait voir d'abord deux anges, habillés de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds de l'endroit où ton corps avait reposé. Leur question fut intéressante, à savoir : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » (Jn 20,13). « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis » (Jn 20, 13). Marie Madeleine cherchait encore le corps de Jésus. Elle n'avait encore aucune idée que Jésus n'était plus enfermé dans le tombeau, qu'il était ressuscité hors du tombeau et en vie sous une autre forme.
Jésus a dit à Marie et à Marthe juste avant de ressusciter Lazare « Je suis la résurrection et la vie... » (Jn 11,25).
De l'exemple de l'infatigable recherche de Marie Madeleine nous comprenons que Dieu voit notre effort, notre patience, notre persévérance et récompense au-delà de nos attentes. Là Jésus lui-même lui a apparu à la fin, il l'a appelé par son nom. A la façon dont Jésus l'a appelée, elle a compris que ce devait être Jésus. La façon tendre de nous appeler par notre nom dans les moments les plus difficiles de notre chemin de vie ouvrira nos yeux et nous permettra de le reconnaître. Avec l'apôtre que Jésus aimait nous devrions aussi dire souvent : « C'est le Seigneur ! » (Jn 21, 7).
Dans de nombreuses situations de notre vie terrestre, quand nos yeux sont aveuglés par le chagrin, ou par la peur, par la désillusion, la déception ou même la trahison... si nous pouvons dire :
« C'est le Seigneur ! », ou comme Madeleine nous pouvons nous exclamer : « Rabbouni !... « Maître » (Jn, 20, 16), nous pouvons éprouver une paix profonde et une joie inexplicable. Mais souvent nous sommes découragés par les nombreuses épreuves de la vie et n'arrivons pas à reconnaître non seulement la présence et la proximité indéniables de Jésus, mais qu'il marche avec nous comme il l'a fait avec deux de ses disciples qui retournaient chez eux déçus.
Combien de fois sommes-nous tentés de faire de même et donc nous ne réussissons pas à voir Jésus, car nos yeux sont aveuglés par le chagrin dû à la mort tragique d'un être cher, ou à une maladie grâve et incurable, ou à un accident de la route qui a paralysé le corps et bloqué notre parcours en avant. C'est là que Marie Madeleine se détache comme un exemple d'amour persévérant, d'amour tenace et fidèle. Son amour ne s'est pas terminé à la vue du tombeau vide.
Dans les différents secteurs de notre vie, nous pouvons souvent faire l'expérience de la confrontation avec le tombeau vide. Dans notre vie de prière, dans notre vie spirituelle, dans notre vie de communauté, dans notre apostolat nous pouvons être mis à l'épreuve par des résultats négatifs et contraires. L'expérience du tombeau vide est inévitable dans notre vie terrestre. La question est de savoir ce que nous faisons quand nous y sommes confrontés. Là St Jean présente Marie Madeleine comme un exemple brillant et inspirant de persévérance, ce qui veut dire ne pas reculer mais traverser la violence, la détresse, les épreuves et l'obscurité de la vie.
Je ne peux pas conclure cette lettre sans exprimer ma gratitude sincère et qui vient du cœur à tous, d'abord à mes frères, aux membres du mouvement des Laïcs Misionnaires de la Charité (LMC) du monde, aux volontaires, aux bienfaiteurs et aux coopérateurs pour vos exemples édifiants de joie, d'amour, de service gratuit et de tout cœur aux plus petits, aux derniers et à ceux qui sont perdus. Votre récompense est grande. Chaque fois que vous donnez un verre d'eau fraîche au nom de Jésus (cf Mt 10, 42), votre compte en banque dans le ciel augmente. Vous allez être récompensés par le maître cent fois plus et par la vie éternelle dans le monde à venir.
A tous ceux d'entre vous qui avez envoyé vos vœux aux frères et à nos pauvres de quelque façon que ce soit, y compris quelques unes de nos sœurs M.C., nous demandons à Dieu de vous bénir en abondance.
En réponse à votre grande générosité exprimée de nombreuses façons, nous vous offrons nos prières incessantes et nos humbles sacrifices et surtout nous faisons de notre mieux pour rester fidèles à notre vocation.
Joyeux et saint temps de Pâques. Préparons-nous pendant cette période à la grande fête de Pentecôte.
C'est tout pour le moment. Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
02.04.13
Rome, Pâques 2013
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Louez soit le Seigneur, le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité. Alléluia, Alléluia, Alléluia !
Une fois de plus le bon Dieu nous donne l'occasion « de connaître le Christ, d'éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l'espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d'entre les morts. » (cf Ph 3, 10-11).
Plein de la joie pascale et d'une profonde gratitude je veux souhaiter à chacun de vous une très joyeuse et sainte fête de Pâques. Parfois j'essaie d'imaginer ce que les apôtres ont ressenti et éprouvé quand ils ont vu le Seigneur ressuscité. Il y eut de la peur, il y eut aussi de la joie ; ils trouvèrent cela difficile à croire et cependant cela était vrai. En plus Jésus prit la peine de les faire croire en leur montrant ses mains, son côté et ses pieds. Jésus leur prépara même le déjeuner (cf Jn 21, 10-12). Il a aussi mangé avec eux : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » (Lc 24, 40-42). Jésus alors non seulement mange avec nous, mais il se donne lui-même dans l'Eucharistie pour être notre Pain de Vie.
Louons le Seigneur, Alléluia !
Avec mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
25.02.13
La nouvelle qui a surpris l'Eglise et choqué le monde
C'est lundi 11 février 2013, 155ème anniversaire de l'apparition de Notre Dame de Lourdes que le saint père le pape Benoît XVI a tenu un consistoire pendant lequel il a fait une déclaration qui a non seulement surpris beaucoup de personnes dans l'Eglise du sommet jusqu'en bas, mais a choqué le monde entier. « … Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l'avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien... C'est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère de l'Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m'a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l'élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire. » (Déclaration du 10 février 2013). La nouvelle était absolument inattendue, bien que non contraire au code de droit canon. Le canon 332/2 dit :
« Si le Pontife Romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité de cette renonciation, qu'elle soit libre et dûment manifestée ; elle n'exige l'acceptation de qui que ce soit ».
C'était aussi latent dans l'esprit du pape pendant toutes ces années de son pontificat, comme il l'avait clairement exprimé dans le livre « Lumière du monde », l'entretien du pape avec le journaliste Peter Seewald. Nous pouvons y voir facilement l'esprit du pape. Il attendait ce jour opportun, qui devait être pour lui le fruit de son entretien avec Dieu, le fruit de la prière, et il était donc nécessaire pour lui d'avoir la certitude morale que c'était la volonté de Dieu, et cela ne devait pas se faire en hâte, ou lorsque l' on fait face à des problèmes contrariants, mais quand quand d'une manière mystérieuse cela devenait clair que c'était la volonté de Dieu. Le temps et la patience, mais surtout la prière et le discernement, sont des facteurs indispensables pour arriver à prendre des décisions si graves, car cela peut avoir des conséquences historiques et morales d'une portée incalculable.
Donc le renoncement au ministère papal n'a pas été fréquent mais très rare dans l'Eglise catholique romaine. Des générations sont passées et donc les personnes concernées ont dû retourner consulter les livres d'histoire sur la papauté pour arriver au dernier pape, à quand et en quelles circonstances il avait fait ce qu'il a fait. Nous pouvons peut-être trouver peu de papes dans l'histoire qui ont fait ce que le pape Benoît XVI vient de faire à notre époque. D'une certaine manière nous pouvons dire que notre pape actuel fait l'histoire en faisant ce qu'il est en train de faire.
« En dehors de la confusion à l'époque du grand schisme d'Occident, aucun pape n'a renoncé depuis le 13 décembre 1294, lorsque le pape Célestin V a renoncé à sa charge après seulement cinq mois » (Loi canonique, Lettre et Esprit).
Au moment où la nouvelle a éclaté j'étais à New Delhi, en Inde. Nous avons reçu la nouvelle 20 minutes à une demi-heure après quelle fut annoncée. Le téléphone a commencé à sonner immédiatement et des chrétiens catholiques mais aussi plusieurs personnes non chrétiennes me posérent des questions. Ils voulaient tous savoir pourquoi le pape Benoît XVI avait renoncé à sa charge de pape. Peu de temps après nous avons pu suivre la conférence de presse qui se tenait au vatican, dirigée par le père F. Lombardi SJ. Il a essayé d'expliquer aussi bien qu'il le pouvait la partie juridique du renoncement. Il a aussi examiné la déclaration du pape.
Je devais quitter l'Inde le matin suivant pour Rome. Pas besoin de dire que pratiquement chaque personne que j'ai rencontrée pendant le vol avait quelque chose à dire ou des questions à poser sur l'événement. En outre, pendant le long vol j'ai parcouru quelques journaux, tous avaient une grande couverture sur le sujet, quelques uns donnaient même une histoire courte des papes du passé, spécialement ceux qui avaient renoncé pour différentes raisons. Des personnes dans l'avion m'ont demandé de prier tout particulièrement pour l'Eglise, car cela pourrait être un temps de crise pour l'Eglise.
La barque de saint Pierre a traversé de nombreuses tempêtes depuis le début ; la barque cependant n'a pas sombré ; et nous pouvons avoir l'assurance que Jésus, qui peut dormir parfois dans la barque, ne permettra pas que son Eglise périsse dans la tempête ou à cause du tumulte du monde. L'Eglise a souffert de nombreuses façons à travers les siècles. L'Eglise une, sainte, catholique et apostolique a souffert de divisions et de fractions. L'Eglise continuera à faire face à des difficultés et des épreuves, elle continuera à souffrir, mais l'Eglise du Christ, construite sur le roc de St Pierre, restera ferme, parce que l'Eglise n'est pas seulement humaine ou terrestre. Elle est humaine et divine ; elle est active mais très avide de contemplation ; elle est visible autant qu'invisible. (cf S.C. N° 1).
Notre Eglise est une Eglise priante. De la prière viennent les actions et les actes d'amour et de charité. Comme l'Eglise est à la fois divine et humaine, et que le fondateur est Jésus-Christ lui-même, elle dépasse tout pouvoir terrestre ou pouvoirs d'enfer. Ni le pouvoir de la terre ni celui de l'enfer ne domineront l'Eglise, parce que l'Eglise est le sacrement visible du Christ, l'agent du salut, la Lumen Gentium. L'Eglise rend le Christ visible à travers ses membres. Le Christ est présent en ceux qui ont faim, qui ont soif, qui sont nus, les sans-abri, les malades et les prisonniers (cf Mt 25, 31-46).
Nous revenons à notre question présente : pourquoi est-ce que le pape a décidé de renoncer à sa charge ; vu que tant de personnes ont demandé quelles étaient les raisons pour lesquelles le pape Benoît XVI avait décidé de renoncer.
Les raisons que je donne ici sont ma propre façon d'interpréter et de voir ma façon de voir. Vous pouvez tous avoir votre propre façon de voir et donner d'autres interprétations !
La première chose est que la loi canonique permet à un pape de renoncer à sa charge(cf 332/2). Donc ce que le saint Père le pape Benoît XVI fait n'est en rien contre la loi de l'Eglise. Il la suit non parce que la loi est là et qu'il essaye donc d'en profiter, mais il a senti qu'il peut appliquer le canon dans sa situation présente.
Deuxièmement, je crois que le saint père Benoît XVI aime l'Eglise plus que lui-même. S'il n'aimait pas réellement l'Eglise il n'aurait pas pensé à renoncer. Parce que selon lui l'Eglise est trop importante, et les problèmes de maladie ou d'âge avancé du pape ne doivent pas fragiliser l'Eglise en aucune façon.
Troisièmement, l'Eglise est une très grande institution, avec des défis, des responsabilités et des problèmes insurmontables, et le pape doit être en bonne santé physique et mentale pour faire face à tout ce qui se présente à lui. Le pape Benoît XVI sent qu'il ne peut plus faire honneur à la papauté ou au Magistère.
Quatrièmement, comme le pape est la Tête Suprême du Magistère de l'Eglise, ce qui est une tâche très sérieuse, il faut être fort et en bonne santé physique et mentale pour prendre les décisions finales. Le pape ne veut pas déléguer sa responsabilité personnelle de gouverner et de guider l'Eglise du Christ à d'autres, car il est le pape ; et s'il est le pape, il doit, lui en personne, faire ce qu'il doit comme pape, ce qu'il pense en conscience être incapable de faire.
Cinquièmement, le pape Benoît XVI ne veut pas s'accrocher à sa position, mais reconnaît humblement qu'il n'est plus possible pour lui d'être la tête de l'Eglise. Nous pouvons voir là combien il est détaché d'occuper un siège et d'avoir une position. Il est pour moi un exemple incroyable d'humilité et de détachement. Il prouve par son geste qu'il est réellement un bon berger à l'exemple du Maître qui, bien qu'il ait été dans la condition de Dieu, n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu comme quelque chose à saisir, mais il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Je pense que le saint père Benoît XVI suit l'exemple du Pasteur Suprême. C'est la dimension christologique de sa résignation. C'est une « kenosis » réelle, un dépouillement comme Jésus se dépouilla lui-même (cf Ph 2, 6-11).
Il y a encore plus en ce qui concerne sa renonciation, à savoir que le pape laisse seulement sa position de pape en toute bonne foi ; il n'abandonne pas l'Eglise. En vérité, il va se retirer dans un monastère, où il va passer sa vie en prière, ce qui renforcera l'Eglise qui est faible. " Je souhaite aussi servir avec dévotion la sainte Eglise de dieu dans le futur par une vie consacrée à la prière "(Déclaration du 10 février 2013). Il priera pour le nouveau pape, car le pape Benoît XVI connaît les problèmes et les défis auxquels le pape doit faire face chaque jour. L'Eglise n'a pas encore eu un pape qui se retire principalement pour prier. Ses prières vont renforcer la fondation même de l'Eglise et le Magisterium. Comme il va prier beaucoup plus qu'avant, nous aussi nous le rejoignons et prions beaucoup plus pour l'Eglise, pour le nouveau pape et pour le Magistère.
Il y a tant de chrétiens qui ne prient plus. Je pense sue le saint père va consacrer un peu de son temps à prier pour ceux qui ne prient pas, ceux qui refusent de prier, et ceux qui ne peuvent pas prier.
Une raison de plus peut être pourrait être que le pape Benoît XVI aimerait continuer à écrire, et aimerait peut-être achever son autobiographie, ce qui peut être un bien réel pour l'Eglise.
En conclusion, je voudrais dire que le pape Benoît XVI a senti devant Dieu le besoin de renoncer à sa charge de pape, car il a senti que c'était la volonté de Dieu pour lui de le faire. Il n'y a pas de plus grande façon de plaire à Dieu que de faire sa très sainte volonté.
Je voudrais exprimer notre sincère gratitude au saint père et rendre grâce à Dieu pour lui au nom aussi des Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Teresa de Calcutta et au nom des plus pauvres parmi les pauvres que nous servons ici à Rome et à travers le monde, pour son grand et édifiant exemple d'humilité, son amour de l'Eglise, son détachement vis à vis du pouvoir, de la position et des posessions, pour avoir gouverné et guidé « la barque de St Pierre » en des temps de turbulence. Bien que la mer ait été agitée et violente, le pape Benoît XVI a conduit la barque et amené l'Eglise juqu'ici.
C'est l'histoire de la grâce extraordinaire qui est toujours à l'œuvre dans l'Eglise et en tous ceux qui sont appelés à la gouverner, la diriger et la guider. La même grâce extraordinaire continuera à œuvrer à travers les humbles et les petits de Dieu aussi longtemps que l'Eglise restera la fiancée fidèle de Jésus, aimante et attentionnée, reconnaissant non seulement la présence inévitable de Jésus, son fiancé, mais faisant aussi confiance à l'œuvre du Saint Esprit. Il y a toujours de la place pour une nouvelle Pentecôte dans l'Eglise, et notre Dame continuera à être présente dans l'Eglise, à signaler encore et encore à son Fils le manque de vin : « Ils n'ont plus de vin... » et à dire au pape et au Magistère : « Faites tout ce qu'il vous dira » (cf Jn 2, 1-11).
Marie toujours Vierge, Mère de Dieu, conçue sans péché originel, élevée corps et âme au ciel, bénis notre Eglise une, sainte, catholique et apostolique, garde-la libre de toute tache de péché, rends tous ses enfants doux, purs et humbles de cœur. Continuons à aimer chaque être humain, sans distinction de caste, de couleur, de croyance ou de nationalité jusqu'à ce que nous mourions d'amour. Prions à ces intentions.
Avec mon amitié et mes prières.
Que Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
20.02.13
LE CARÊME,
UN PRINTEMPS POUR NOS ÂMES
Le mot « Lent » est un mot ancien pour printemps. Le temps de Carême est un temps dans nos vies personnelles pour l'apparition d'une vie nouvelle, et pour la disparition de nos vieilles attitudes glacées. C'est un temps pour déblayer le terrain, pour enlever tous les détritus, pour faire la taille. C'est un temps pour préparer le grand événement pascal.
Le Carême dure six semaines. Il commence le mercredi des Cendres en nous proposant de construire autour ce temps saint sur la Charité (les œuvres de miséricorde et l'aumône), la prière et la pénitence. C'est l'ordre proposé par Jésus dans l'évangile du mercredi des Cendres. Le temps de Carême, par conséquent, avec sa liturgie riche, est construit sur et autour de ces trois thèmes fondamentaux. Ce sont les éléments de base de la vie chrétienne, mais ils sont spécialement mis en valeur pendant le temps du Carême.
Jésus a vécu ce temps de réflexion que ces quarante jours de Carême nous présentent. Dans le vastre désert de silence, de solitude et de sécheresse de Judée, Jésus a fait ses choix finals, définitifs et nouveaux. Il a réfléchi à l'orientation de sa vie, à la présence du Père, à faire fidèlement la volonté de son Père, à l'utilisation de son temps, au pouvoir et aux dons personnels.
N'oubliez pas, cela aurait pu être une tentation terrible pour Jésus au cours de sa vie terrestre de se servir de son pouvoir à sa convenance, de faire un mauvais usage de ses dons et de devenir alors un héros mondial aux yeux des hommes... ce qu'il n'a jamais fait, même pas une fois. Jésus n'a voulu être ni un héros mondial, ni un homme politique ; il a voulu être un dirigeant religieux qui était envoyé par le Père pour nous montrer le chemin du ciel. « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique ; ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3, 16-17).
Il a choisi un désert sec, loin de tout et de tous ; et cela aussi n'a pas été pour un jour ou deux mais pour une longue période de quarante jours.
Les moyens qu'il a choisis pour parvenir à la clarté réelle de ses convictions furent la prière intense, avec des genres de solitude et de jeûne effrayants... qui l'ont fait craquer et se donner totalement aux autres pendant sa vie publique, pour satisfaire la faim et la soif du cœur, de l'esprit, de l'âme et du corps humain. Il a pu faire cela seulement parce qu'il appartenait totalement à son Père, sans condition, sans limites, de bon cœur.
A partir de cette longue retraite que Jésus a fait, il est devenu armé par la puissance du Saint Esprit. Au même moment il est aussi devenu conscient de la présence et du pouvoir apparent du diable. Satan est réellement trompeur et faux. Ses suggestions ne peuvent jamais être une aide à long terme. « Il est le père des mensonges. » Il n'y a pas de bonté ni aucune vérité en lui. Il est totalement mauvais. Cependant, il est extrêmement intelligent pour tromper les gens avec ses machinations et ses tours insidieux. Il peut venir à nous en ange de lumière pour nous tromper au moment opportun, quand nous sommes peut-être fatigués, découragés, en colère ou faibles dans notre corps, notre esprit et notre âme. Le démon n'a honte de rien. Il continue de choisir ses victimes parmi les âmes fragiles, en étudiant avec beaucoup de soin et d'attention les points, les moments et les endroits délicats. Il connaît chacun de nous mieux que nous. Imaginez ce qu'il a fait à Jésus dans le désert après quarante jours de jeûne et de prière.
Les évangiles synoptiques nous donnent le compte de ce que satan a essayé de faire à Jésus dans le désert (Mt 4, 1-11 ; Mc 1,12-13 : Lc 4, 1-13) et sur la Croix (Mc 15, 31-32).
Là il n'a pas pu faire avec Jésus ce qu'il a fait avec Eve dans le jardin, quand elle regardait le fruit défendu. Ecoutez ce que dit le livre de la Genèse : « La femme s'aperçut que le fruit de l'arbre devait être savoureux, qu'il avait un aspect agréable et qu'il était désirable, puisqu'il donnait l'intelligence. Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. » (Gn 3,6)
Par contre nous voyons Jésus, qui fut sévèrement tenté, pas une fois mais trois fois en un rien de temps, mais sans aucun succès.
Cela vaut la peine de noter comment Luc l'a écrit à la fin des trois tentations, quand satan a complètement perdu sa bataille contre Jésus : « Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé » (Lc 4, 13).
A cet égard le document « Vita Consecrata » nous exhorte, en disant : « Il est aussi nécessaire de déceler et de surmonter certaines tentations qui se présentent parfois, par ruse diabolique, sous les apparences du bien... » (38 §3).
Le Carême est un temps de solitude plus grande, la solitude du désert afin de contempler avec Marie le visage défiguré de Jésus ; un temps de silence parce que « L'appel à la sainteté ne peut être entendu et suivi que dans le silence de l'adoration devant la transcendance infinie de Dieu... » (Vita Consecrata 38) ; un temps d'abnégation de soi pour infuser en nous l'esprit de prière, de charité et de paix.
C'est un temps pour apporter la joie là où il y a la tristesse ; pour apporter l'espérance là où il y a le désespoir ; pour apporter la foi là où il y a le doute ; pour apporter l'amour là où il y a la haine ; pour apporter le pardon là où il y a l'offense.
C'est un temps de prière plus fervente ; un temps pour offrir plus de sacrifices et de faire des œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles ; un temps de fidélité à nos devoirs d'état, aux devoirs qui nous incombent, etc.
C'est un temps de pénitence pour redécouvrir la valeur et l'importance des pratiques ascétiques traditionnelles, telles que le jeûne et l'abstinence. Ces pratiques doivent s'effectuer doucement, avec assiduité et sérénité dans l'imitation et la solidarité avec la souffrance de Jésus, et en réparation de nos péchés et de ceux des autres et comme un signe du désir de nous identifier avec l' « homme des douleurs » , comme une expression de notre amour pour les membres souffrants du corps mystique de Jésus-Christ : « ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair » (Col 1, 24).
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »
(cf Jn 15, 12-14).
C'est un temps pour porter notre attention sur les lectures liturgiques, basées sur les trois thèmes : la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde ; pour suivre de très près et très fidèlement la liturgie de la messe, la Liturgie des Heures, y compris l'Office de lectures.
C'est un temps pour être de plus en plus doux, aimable, en faisant attention et en supportant les épreuves de la vie : « Il vaut mieux faire des erreurs avec gentillesse que de faire des miracles avec dureté » (Bienheureuse Teresa M.C.).
Lisons en les méditant profondément les passages suivants plusieurs fois pendant ce temps saint :
a) « Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à là porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie.
En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise... Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie.
Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui...
Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. » (cf St Pierre Chrysologue Sermon 43. Office des lectures du mardi de la 3ème semaine de Carême).
b) « L'Évangile devient opérant par la charité, qui est la gloire de l'Église et le signe de sa fidélité au Seigneur. C'est ce que montre toute l'histoire de la vie consacrée, que l'on peut considérer comme une exégèse vivante de la parole de Jésus : « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). De nombreux Instituts, surtout à l'époque moderne, sont nés précisément pour répondre à tel ou tel besoin des pauvres. Et même lorsque cette finalité n'a pas été déterminante, l'attention et l'intérêt portés aux plus démunis et exprimés par la prière, l'accueil et l'hospitalité, ont toujours été naturellement présents dans les différentes formes de vie consacrée, y compris la vie contemplative. Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que le Christ contemplé dans la prière est Celui-là même qui vit et souffre dans les pauvres ? Dans ce sens, l'histoire de la vie consacrée est riche d'exemples merveilleux et parfois géniaux. Saint Paulin de Nole, qui avait distribué ses biens aux pauvres pour se consacrer pleinement à Dieu, fit construire les cellules de son monastère au-dessus d'un hospice destiné précisément aux indigents. Il se réjouissait à la pensée de cet « échange de dons » singulier : les pauvres, assistés par lui, affermissaient par leur prière les « fondations » mêmes de sa maison, tout entière vouée à la louange de Dieu. Saint Vincent de Paul, pour sa part, aimait dire que, lorsqu'on est contraint d'interrompre la prière pour assister un pauvre dans le besoin, en réalité, on ne l'interrompt pas, parce que c'est « quitter Dieu pour Dieu ». (Vita Consecrata 82).
Le Carême est un temps d'écoute. La Parole de Dieu nous est donnée en abondance. Regardez les textes du temps de Carême, les riches paraboles, le choix des évangiles, les grands thèmes de foi, la conversion et le retournement vers Dieu qui nous attend et nous aime déjà. On nous demande de faire plus que juste écouter en ce temps de Carême. On nous demande de juger nos vies avec l'aide de la Parole de Dieu..
Le Carême est un temps de pénitence spéciale et d'évaluation personnelle. On nous rappelle les paroles du Christ qui nous dit que si nous ne faisons pas pénitence, nous périrons tous : « Qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. » (Mc 8, 34).
« Il faut aussi redécouvrir les moyens de l'ascèse, caractéristiques de la tradition spirituelle de l'Église et de chaque Institut. Ils ont constitué, et ils constituent toujours, un soutien puissant pour un cheminement authentique vers la sainteté. L'ascèse, aidant à dominer et à corriger les tendances de la nature humaine blessée par le péché, est vraiment indispensable pour que la personne consacrée reste fidèle à sa vocation et suive Jésus sur le chemin de la Croix. » (Vita Consecrata 38 § 2).
Des applications pratiques :
Essayer de sourire plus tendrement et de garder un esprit de sérénité et de joie.
Etude sérieuse de la Passion de Jésus et la contempler.
Ne pas perdre de temps paresseusement. Rappelons-nous du fameux dicton : « Le cœur de l'homme paresseux est l'atelier du démon ». Ne donnons aucune occasion à notre adversaire, le démon, qui « comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi » (cf 1P 5, 8-9a).
« Le mérite de la Croix ne consiste pas dans sa pesanteur, mais dans la manière avec laquelle nous la portons » ; « On attire plus les mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre » (St François de Sales).
« Cela est pratiqué par ceux qui du matin au soir se soumettent avec joie à une règle, qui s'efforcent d'être attentifs à leurs prières, et recueillis toute la journée, qui restent silencieux quand ils ont envie de parler, qui évitent la vue des objets qui excitent la curiosité, qui souffrent sans se plaindre du temps hors de saison, qui montrent de la gentillesse envers ceux pour lesquels ils ressentent une antipathie naturelle, qui acceptent humblement et patiemment les reproches qu'on leur fait, qui s'accommodent des goûts, des désirs et de tempéraments des autres, qui supportent la contradiction sans s'irriter... faire tout cela, non pas une fois en passant, mais par habitude, faire cela non simplement patiemment, mais joyeusement – c'est déjà un vertu héroïque et quand plus
(A. Tanquerey)
Je vous souhaite un joyeux et saint Carême.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
14.02.13
NOTRE VOYAGE EN INDE,
à Teresa et moi
C'est grâce à vous que je suis arrivée si loin saine et sauve.
Après six heures et demi de vol par China Airlines, nous sommes arrivées, Teresa et moi, à l'aéroport international Indira Gandhi, à New Delhi. Nous avons été accueillies par frère Benedict M.C. et frère Mathew M.C., qui nous ont conduites directement à Anandashram, à Gurgaon.
Depuis ma dernière visite en 2009, il y a eu de grands changements à Anandashram, sous la direction du supérieur, frère Benedict M.C.. Il y a des plantes vertes partout, des fleurs, des haies, des chemins pavés autour, des cultures, un cimetière avec les tombes où reposent frère Damien M.C. (r.i.p) et notre petit garçon, Sonu.
A Anandashram il y a deux communautés, les frères profès et le Noviciat, qui s'aident les uns les autres à vivre dans la simplicité, dans une prière fervente et fidèle, et dans un service plein d'amour. Ils prennent soin de 55 garçons orphelins sérieusement handicapés avec l'aide de 18 employés pour les enfants, le jardin, la cuisine, etc.
Ce que les communautés de frères arrivent à faire est incroyable. J'ai été stupéfaite par la propreté de la maison, la bonne tenue des dortoirs, l'organisation de la journée des garçons. Ils ont de la kinésithérapie deux fois par semaine, ils passent du temps dans l'immense jardin, ils regardent la télévision le soir, en plus des repas et de la toilette aux soins des frères.
J'avais un désir intense d'aller en Inde et d'avoir une fois de plus une expérience indienne, qui vous amène aux choses esentielles de la vie, qui sont l'amour, la prière et se contenter de ce que l'on a. En dépit de cela, mes sentiments étaient partagés entre une nostalgie de ce que je laissais, comme mon logis, la routine quotidienne, le temps pour la prière, et le sentiment de gratitude envers Dieu pour ce qu'il donnait.
Ensuite, un des frères a dit à la messe : Noël est le temps de l'amour. Noël veut dire amour. Les frères font le travail humble, nettoient, font la toilette des enfants, les rasent et leur coupent les cheveux, leur donnent à manger, avec un grand amour. Je n'ai ni or ni argent à donner, mais ce que j'ai je peux le donner : l'amour. Donc avec amour et en tremblant je suis allée donner à manger à nos enfants sérieusement handicapés.
Une fois quand le lait était trop chaud, j'ai donné à un enfant des cuillers de lait et, incroyablement, le garçon aveugle et habituellement très sérieux et peut-être triste... a souri. Une autre fois j'ai accompagné des enfants dans leurs dortoirs pour la nuit. J'ai mis leurs couvertures sur eux et ils ont souri. Un zeste d'amour leur suffit pour être heureux... et un sourire est la meilleure récompense.
Un soir je suis allée à Deepashram, la pemière maison pour les garçons handicapés orphelins. Mon cœur battait parce que j'étais allée et était restée là tant de fois et maintenant, trois ans après, il pouvait y avoir beaucoup de changements. Dès que je suis descendue de la camionnette, les garçons m'ont entourée en m'appelant par mon nom. J'étais touchée qu'ils se souviennent de moi et de mon nom. J'ai pris des photos d'eux et ils étaient très heureux. Pour eux même une photo est une grande joie. J'ai senti que j'étais venue revoir après un petit moment mes enfants adoptés.
Des épisodes comme ceux-là je pourrais en écrire des pages. Peu importe leur handicap physique ou mental, ils ont le même cœur et la même âme que nous.
Rencontre avec le groupe LMC de Gurgaon. Le groupe LMC se réunit tous les samedis, à Gurgaon, la ville où se trouvent les deux maisons pour les garçons handicapés orphelins, Deepashram et Anandashram, sous la direction spirituelle de frère Mathew M.C..
Quand je l'ai appris, on était déjà dimanche, je les ai donc invités le dimanche suivant (23 décembre), là où je demeurais, pour la messe avec les enfants, pour avoir un partage et ensuite le déjeuner ensemble. Et, tenez, tous les membres du groupe sont venus, dans le froid, dans le brouillard, les familles entières, et ils ont apporté un bouquet de 15 roses rouges et un gâteau pour me souhaiter un joyeux anniversaire..
Le groupe se compose de 4 couples et d'autres membres qui viennent de la même paroisse à Gurgaon, et pour l'apostolat ils vont ensemble rendre visite à des familles et prier ensemble. L'un des membres est professeur d'un groupe de nos garçons handicapés. Nous avons partagé et parlé avec eux de l'Année de la foi et de notre programme pour approfondir notre foi pendant cette année. Je les ai remerciés du fond de mon cœur pour leur amour, leurs attentions et leur fidélité. Nous restons en contact. Prions pour eux, car ils vont avoir leur retraite nationale LMC pour l'Inde, à Anandashram, à la fin de ce mois, du 31 janvier au 4 février 2013, et ils y seront pleinement impliqués, autant que le le temps leur permettra.
Il y a davantage de nouvelles et d'information à donner, mais le temps et la place sont limités.
Je remercie en premier Dieu de m'avoir donné ce temps de réflexion, de prière, de contemplation des beautés de la nature, de partage et de service plein d'amour. Je remercie sincèrement père Sebastian M.C. qui m'a encouragée à partir et pour ses prières pour que mon séjour soit fructueux. Je remercie frère Benedict M.C. et frère Jan-Timo M.C. et tous les frères pour leur accueil chaleureux et pour nous avoir fait sentir que nous faisions partie de la famille et de leur communauté. Vous êtes tous dans ma prière quotidienne. Que Dieu vous bénisse.
Avec toute mon amour,
Gianna
P.S. : Je suis en train de préparer un CD avec les photos d'Anandashram, des enfants et des frères. Si vous êtes intéressés, dites-le moi, s'il vous plaît, et je vous l'enverrai.
20.01.13
RETRAITE ANNUELLE DES LMC D'EUROPE
Lieu : Krakowski Dom Zahonny Zmartwychwstancow, ul. Ks. S. Pawlickiego 1 , 30-320 Cracovie
Date : 17 au 21 juillet 2013 (du mercredi au dimanche)
Thème : Bienheureuse Teresa de Calcutta, les Laïcs Missionnaires de la Charité,
et l'Année de la foi
a. Bienheureuse Teresa de Calcutta. Nous réfléchissons sur les paroles de la bienheureuse Teresa de Calcutta, à savoir :
« Le fruit du silence est la prière, le fruit de la prière est la foi, le fruit de la foi est l'amour, le fruit de l'amour est le service, le fruit du service est la paix »
« Par mon sang, je suis albanaise, par ma nationalité, je suis indienne, par ma foi, je suis une religieuse catholique, pour ce qui est de mon appel, j'appartiens au monde, pour ce qui est de mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus ».
b. Quelle est la vocation et la mission des Laïcs Missionnaires de la Charité dans le contexte indien ? Comment est-ce que les LMC vivent leur vie de tous les jours ? Quels sont les problèmes principaux, les épreuves et les difficultés auxquels ils ont à faire face ? Et comment pouvez-vous trouver des solutions adéquates ? Jésus a offert une solution à la bienheureuse Teresa, à savoir : « Offre davantage de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur, et tout ira bien ». Pourrions-nous aussi essayer d'en faire autant ?
Quelle est exactement la vocation et la mission des LMC en Inde, chez vous, là où vous vivez, là où vous travaillez ? Est-ce facile pour vous de faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire ? Des choses simples avec un grand amour ?
Est-ce que vous savez réellement que l'amour commence à la maison ? Est-ce réellement vrai pour vous dans votre situation ? Quand les difficultés arrivent est-ce que vous cherchez seulement des solutions humaines ou est-ce que vous vous tournez vers Dieu le plus possible ?
c. L'Année de la foi
Qu'est-ce que la foi ? « La foi est le moyen de posséder déjà ce qu'on espère, et de connaître des réalités qu'on ne voit pas » (He 11, 1) Avez-vous lu le chapitre 11 de la lettre aux Hébreux ? Si vous ne l'avez pas lu, lisez-le maintenant. Comparez la vie de foi de la bienheureuse Teresa avec la foi d'Abraham, notre père dans la foi, comparez votre foi avec celle des patriarches, des prophètes, de Notre Dame et des apôtres, des martyrs et des saints. Comparez votre vie de foi avec la vie de foi de la bienheureuse Teresa. Comment a-t-elle fait face à sa longue expérience douloureuse du sentiment de solitude, de rejet, de sécheresse dans la prière, d'obscurité dans sa vie spirituelle ? Basez-vous votre prière sur vos sentiments ou sur l'amour et le sacrifice ?
La foi est un don et un mystère
L'année de la foi doit être non seulement étudiée, mais elle doit être vécue dans une foi plus profonde. La foi est un don et un mystère. Il est facile de croire quand tout va bien ; cela est extrêmement dur et difficile quand rien ne va ou que tout est contraire à nos espérances et à nos attentes. Notre foi n'est pas en quelque chose mais en quelqu'un. Je crois en Dieu, le Père et le Créateur, je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, qui est né de la Vierge Marie, qui est devenu comme moi (nous) en toutes choses excepté le péché . Je crois au Saint Esprit, qui procède du Père et du Fils, qui, avec le Père et le Fils, est adoré et glorifié.
Comme ma foi est un don de Dieu, ma gratitude au Dieu trine augmente chaque jour, et ma foi augmente lentement. En cette année de la foi, je suis invité à examiner et à voir si ma foi est statique et morte, ou si elle est vivante et dynamique ?
La foi est non seulement un don de Dieu, mais aussi un mystère. Parce que nous croyons en Dieu qui est un mystère inscrutable, ma foi en lui est aussi un mystère.
Porta fidei. Est-ce que j'ai déjà lu ou non le document « Porta fidei » ? Si vous ne l'avez pas lu, veuillez vous en procurer une copie et commencer à la lire.
Préparez-vous
La réussite et la fécondité de notre retraite va dépendre de la façon dont nous nous y serons préparés. Si vous voulez avoir un bon repas, vous devez le préparer. Le plaisir du repas dépend beaucoup de sa préparation. Si vous voulez vraiment profiter de votre retraite vous devez préparer longtemps à l' avance et beaucoup prié.
Prions beaucoup le Saint Esprit et utilisons la prière suivante :
« Nous te supplions, O Seigneur, de répandre miséricordieusement Ton Saint Esprit, sur notre Mouvement qui a été créé par ta sagesse, qui est gouverné et maintenu par ta providence, et que ton amour allume dans notre Mouvement ce même feu que notre Seigneur Jésus-Christ a envoyé sur la terre, désirant ardemment qu'il brûle fortement, et donc :
Souffle en moi, Esprit Saint, afin que toutes mes pensées soient saintes.
Agis en moi, Esprit Saint, afin que mon travail, aussi, soit saint.
Attire mon cœur, Esprit Saint, afin que je n'aime que ce qui est saint.
Fortifie-moi, Esprit Saint, afin que je défende tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint, afin que je sois toujours saint »
« Votre vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes ; oui, c'est votre vocation » (Jésus à la bienheureuse Teresa)
Programme de la retraite (flexible)
17 au 21 juillet 2013
Mercredi 17 juillet 2013 matin : arrivées, accueil et enregistrement
15h Veni Creator, chapelet de la Miséricorde Divine, thé...
16h Accueil à Cracovie, à la maison de Krakowski Dom Zakonny Zmartwychwstancow
Introduction des différents groupes les uns avec les autres suivie d'un discours d'introduction.
17H 30 Chapelet, Angelus
18h Messe
19h 30 Dîner
20h 45 Nuit de prière devant le Saint Sacrement exposé
22h Extinction des feux... L'Adoration continue
Je suggère que nous ayons la messe à Cracovie dans le sanctuaire de la Congrégation des sœurs de Notre Dame de la Miséricorde (sanctuaire principal avec les reliques de Sainte sœur Faustine), mais je crains que l'après-midi les sœurs ne nous permettent pas d'avoir la messe là, mais cependant nous pouvons avoir la messe dans une autre chapelle comme l'année dernière. Le sanctuaire se trouve à 7 kms environ de l'endroit où nous allons séjourner.
Jeudi 18 juillet 2013 : PÈLERINAGE à CZESTOCHOWA, AUSCHWITZ et WADOWICE
4H 30 Prière du matin, Angelus, Offrande du matin des LMC (Livre de prières des LMC page 126), Laudes avec réflexions.
5H 10 Petit déjeuner avant le départ
5h 30 Départ pour Czestochowa
8h Messe à Jasna Gora (Czestochowa) en latin
Arrivée et dîner
Prière du soir
Prière de nuit individuelle
L'Adoration du Saint sacrement exposé continue.
Vendredi 19 juillet 2013 : journée de grand silence, réflexion, purification, renouvellement et nouveau départ de sa vie dans le Christ.
5H 30 Prière personnelle, adoration (optionnel)
6h Prière du matin, Angelus, offrande du matin des LMC (Livre de prières des LMC en anglais page 126), Laudes avec réflexions.
7 h Petit déjeuner en silence, avec musique sacrée, si possible, confessions et entretien spirituel.
Nous essaierons d'avoir autant de prêtres que possible pour les confessions, et aussi des prêtres qui connaisent différentes langues.
9h-9h 45 CETTE FOIS-CI !! Messe dans le sanctuaire (près des reliques de la bienheureuse Ste Faustine) de la Congrégation des sœurs de Notre Dame de la Miséricorde, si possible. DEVRAIS-JE LA DEPLACER À MERCREDI, MAIS NOUS NE SAVONS PAS SI TOUT LE MONDE ARRIVERA AVANT MIDI.
Départ pour la maison où a lieu la retraite.
10h 30 Conférence, suivie d'une réflexion et des confessions et d'un entretien spirituel.
12h Chapelet médité
13h Déjeuner en silence avec de la musique sacrée/ des chants, etc. repos ou temps pour la prière personnelle.
14h30 Chapelet de la Miséricorde Divine, confessions, direction spirituelle.
16h Conférence... temps pour la prière personnelle, confessions, direction spirituelle, etc., Thé.
17H 30 Prière du soir.
18h 30 Conférence
19h 30 Dîner en silence avec de la musique sacrée/ des chants, etc..., confessions, entretien spirituel...
20h 45 Chemin de Croix
Prière de la nuit individuelle.
L'adoration du Saint Sacrement exposé continue.
Samedi 20 juillet 2013
6h 30 Prière personnelle, adoration (optionnel).
7h Prière du matin, Angelus, offrande du matin des LMC (Livre de prières des LMC page 126), Laudes avec réflexions.
8h Petit déjeuner où vous pouvez parler.
Temps pour la prière personnelle, adoration, confessions et direction spirituelle.
10h 30 Conférence... suivie de réflexion, confessions, direction spirituelle, etc.
12h Chapelet médité sur les mystères joyeux...
13h Déjeuner... repos, adoration...
14h 30 Chapelet de la Miséricorde divine... un film documentaire sur la bienheureuse Teresa ou un autre film sur la vie d'un saint, du bienheureux Jean-Paul II ou de la bienheureuse sœur Faustine, selon les possibilités... commentaires, partage en groupes.
17H 30 Prière du soir, Angelus.
18h Messe de la fête, vœux pour la vie.
19H 30 Dîner.
20H 30 Programme culturel. Venez, s'il vous plaît, préparés, avec vos costumes locaux...
Prières de conclusion avec réflexions, l'adoration du Saint Sacrement exposé continue.
22H 30 Extinction des feux.
Dimanche 21 juillet 2013 (XVIème dimanche du temps ordinaire)
6h Prière personnelle, adoration (optionnel)
6h 30 Prière du matin, Angelus, offrande du matin des LMC (Livre de prières des LMC page 126), Laudes avec réflexions.
7h 30 Messe.
8h 30 Petit déjeuner, temps libre.
9h 30 Conférence de conclusion.
Départ... vous pouvez aussi visiter Cracovie sans revenir.
La maison des sœurs M.C. la plus proche se trouve à Katowice qui est à une heure environ de Cracovie. A Cracovie il y a plusieurs lieux historiques importants à visiter tels que la cathédrale royale (la crypte où sont enterrés de nombreux monarques de Pologne des artistes et autres personnes y compris les corps du président polonais et de sa femme qui sont morts dans le crash de l'avion à Smolensk, en Russie, en 2010 ), Wavel Hill, la Tour Sigmunt Bell, la place du vieux marché avec l'église de Marie aux deux tours, Wieliczka – Salt Mind avec la chapelle St Kinga, etc. Ce sont seulement quelques sites possibles à visiter selon le temps dont vous disposez après la retraite (le prix d'entrée n'est pas compris dans le prix de la retraite)
1)D'après le programme écrit ci-dessus vous pouvez voir que vous devez être à Cracovie le mercredi au moins à midi au moins ou aux environs. S'il vous plaît, n'arrivez pas en retard. Si vous avez des dificultés pour arriver le mercredi à midi ou aux environs, vous pouvez même arriver le mardi soir, c-a-d le 16 juillet 2013 (mais, s'il vous plaît, informez Ania Napierala ; pour une nuit de plus il y aura un coût en plus)
2)Vous pouvez aussi voir le jour du départ, c-a-d le dimanche 21 juillet. Maintenant si vous avez des difficultés pour participer au pèlerinage à Czestochowa, Auschwitz et Wadowice, dites-le alors à l'avance à Ania Napierala ou à Espie Resultan LMC (groupe américain). Si vous ne le dites pas à l'avance, nous considérerons que vous voulez bien vous inscrire au programme mentionné ci-dessus. Il est très important de le savoir à l'avance pour retenir les bus.
3)A Cracovie il y a de nombreuses gares. Vous devez savoir que vous devez arriver par le train à la gare KRAKOW GLOWNY (GARE PRINCIPALE) ou à l'aéroport Balice à Cracovie. Si vous connaissez votre heure d'arrivée, dites-le nous , s'il vous plaît. Il y aura des LMC qui vous attendront à la gare ou à l'aéroport si vous nous le dites à l'avance. C'est très important que vous communiquiez le plus tôt possible.
Très important à savoir :
Notre logement se limite à 70 participants en tout. Essayez, s'il vous plaît de réserver le plus tôt possible et ne manquez pas, s'il vous plaît, cette occasion en or. Vous devriez faire tous les sacrifices pour y être présents. Je ne veux pas que vous vous sentiez mal après. Venez en premier, en premier... Une fois que nous aurons atteint les 70 personnes, nous ne pourrons pas accepter plus de noms. S'il vous plaît n'annulez pas après avoir réservé vous pouvez priver quelqu'un de l'occasion. J'espère que vous comprendrez ce que j'essaie de vous dire.
Pensez, s'il vous plaît, à vos prêtres. Il serait apréciable d'avoir des prêtres avec nous.
Les participants doivent apporter les articles suivants :
1) Comme l'anglais est la langue utilisée pour les conférences chaque nation a donc besoin d'amener son propre interprète. En Pologne il peut être difficile de trouver des interprètes en deux langues.
2) Ses affaires personnelles, médicaments, assurance.
3) La Bible en chaque langue, surtout si vous ne comprenez pas l'anglais, votre livre de prières LMC, la Liturgie des Heures, si possible aussi dans votre langue, les Statuts dans votre langue.
4) Préparez, s'il vous plaît, les lectures et les Psaumes du jour dans votre langue.
5) Le temps en Pologne change très souvent. Vous devez emporter des pulls et des vestes, vous pouvez aussi emporter un parapluie.
Soyons impatients d'avoir cette profonde expérience de Dieu. Il a soif de vous rencontrer. « La prière est la rencontre de la soif de Dieu avec notre soif ». Dieu a tellement soif que vous ayez soif de lui. Il y a une « nostalgia » insatiable de Dieu en chacun de nous.
Je souhaite à tous les participants un voyage sans danger et agréable, une retraite féconde et enrichissante, et un excellent séjour dans notre lieu de retraite à Cracovie. Toutefois, il se peut que vous ayez à supporter quelques inconvénients. Ne vous attendez pas, s'il vous plaît, à être servis mais soyez heureux de vous servir les uns les autres.
Adoration perpétuelle
Il y aura l'adoration perpétuelle. Pendant votre temps libre et à des heures spécifiques vous êtes les bienvenus pour passer votre temps en adoration, surtout pendant les heures de confessions et de direction spirituelle. « Jésus nous attend dans ce sacrement d'amour... Que votre adoration ne cesse jamais ! » (Bienheureux Jean-Paul II) Vous pouvez écrire vos noms pour la nuit d'adoration.
Conclusion
Une fois de plus, bienvenue à Cracovie, profitez de votre séjour, tirez le maximum de fruit de ces jours précieux que le Seigneur vous donne, et supportez toutes les épreuves avec patience. Ce sont des occasions en or de sauver des âmes, les vôtres et celles des autres.
« Priez à genoux, les mains jointes, les yeux baissés, les cœurs élevés (vers le ciel), et vos prières deviendront un sacrifice pur offert à Dieu. Ne traînez pas ni ne courez ; ne criez pas ou ne restez pas silencieux, mais, priez avec dévotion, avec une grande douceur, avec simplicité
naturelle » (Bienheureuse Teresa M.C.).
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
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10.01.13
Noël 2012
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la grâce et la paix de l'Enfant nouveau-né de Bethléem soient avec vous en ce saint temps de Noël et que la Nouvelle Année 2013 soit une année de meilleure et plus grande consécration au Seigneur dans le service de Dieu et des autres, en particulier dans le service des pauvres en cette année de la foi.
Une fois de plus nous célébrons le mystère incroyable et inscrutable de l'Incarnation. Une fois de plus nous nous trouvons devant l'histoire de l'Emmanuel qui a changé non seulement la face du monde, mais aussi les vies des hommes et des femmes à travers les siècles, et continue de changer les vies de toutes les personnes de bonne volonté et généreuses.
Nous qui partageons la foi des patriarches, des prophètes, de notre Dame, de St Joseph, de St Etienne, de St Jean l'évangéliste et de tous les saints et les martyrs, nous pouvons dire que c'est vrai, que c'est là, dans un petit village inconnu de Nazareth, qu'a vécu la famille simple et ordinaire d'un charpentier de village, avec Marie, la mère du plus grand révolutionnaire du monde, Jésus de Nazareth, qui a apporté dans le monde la révolution de l'amour qui peut seul changer le monde de mauvais en bon, de bon en mieux et de mieux en meilleur.
Des saints comme la bienheureuse Teresa M.C. de Calcutta ont été choisis pour se mettre à l'école de l'amour de Jésus pour révolutionner le monde des pauvres par leur sacrifice et leur service plein d'amour. Jésus, à travers la bienheureuse Teresa M.C., a montré au monde que la meilleure de toutes les armes avec laquelle nous pouvons conquérir le monde est l'amour invincible, la bienveillance inconquérable, l'amour imbattable. Cette sorte d'amour ne meurt jamais et ne peut jamais être tué. Cete agape chrétienne n'est jamais fatiguée d'aimer et de servir, jamais fatiguée d'aimer et de pardonner.
Par notre célébration annuelle l'Eglise veut revenir au tout début de cette histoire d'amour, de ce mystère de foi, de cette histoire de l'Emmanuel. Nous sommes invités à revenir à l'esprit originel, mais pas seulement à revenir, plutôt à revenir et à essayer simultanément de comprendre le mystère de la condescendance inscrutable et infinie d'un Dieu plein d'amour avec l'espoir d'avoir un aperçu de cet esprit originel.
Allons aussi à Bethléem voir ce qui est arrivé, que le Seigneur nous a dit (cf Lc 2, 15). « Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire... » (Lc 2, 16).
Aujourd'hui nous sommes invités à nouveau à aller en hâte à Bethléem pour comprendre l'esprit de Behléem, de simplicité et de pauvreté du lieu, de la crèche, l'humilité de l'homme-Dieu, et du petit Enfant de Bethléem. C'était un choix divin. Il était libre et joyeux, voulu délibérément dans un but précis. Il n'y a eu aucune tentative de faite pour devenir riche... écoutons St Bernard qui a dit : « Jésus était pauvre à la naissance plus pauvre pendant sa vie et le plus pauvre sur la Croix ».
Nous sommes obligés de faire un choix dans la vie. Notre présent et notre futur dépendent de notre choix. Je suis responsable de ce que je fais, de la façon dont je vis et de la route que j'ai choisi de prendre. Ma destinée est entre mes mains. C'est à nous qu'il revient de choisir de vivre l'esprit de pauvreté et de simplicité de Bethléem. C'est cet esprit radical que nous célébrons à Noël, et en le célébrant nous pouvons renouveler et retourner au premier amour, à l'amour premier et intact. Là nous comprenons, nous découvrons la théologie vécue des saints. C'est là que nous comprenons la sagesse de l'Eglise. Pourquoi est-ce que l'Eglise veut que nous célébrions la fête d'un saint après un autre ? Parce que les saints, comme St Etienne, ont compris, avec l'aide et le travail du Saint Esprit, ce que signifiait vraiment être le disciple du Christ. Le chrétien en fait est celui dans lequel vit l'esprit du Christ. Prenez l'exemple du martyr de St Etienne. St Etienne a prié pour ceux qui l'ont lapidé juqu'à la mort, comme Jésus l'a fait sur la croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23, 34 ; Ac 7, 60). St Etienne est mort comme Jésus, en prononçant les mêmes mots que Jésus : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit »(Lc 23,46 ; Ac 7,59).
C'était un choix pour St Etienne entre Jésus et le monde, entre l'héroïsme de l'amour et la médiocrité, entre la croix et une existence facile. C'est la théologie vécue des saints, de laquelle le bienheureux Jean-Paul II a non seulement si souvent parlé mais qu'il a vécue dans sa vie.
Le 27 décembre l'Eglise dirige son attention vers St Jean, l'apôtre et l'évangéliste par excellence, qui a essayé, avec ses yeux pénétrants, d'entrer dans le mystère impénétrable et inscrutable de la condescendance incroyable de Dieu, en atteignant la source, en buvant la rosée divine de l'amour et en invitant tous ceux qui ont soif à boire l'eau qui donne la vie qui jaillit du cœur du Sauveur (Jn 7, 37 ff).
Nous voyons le rôle et la mission des anges et des archanges dans l'histoire de l'Emmanuel. L'ange Gabriel a été envoyé par Dieu à Zaccharie dans le temple (Lc 1,11 ff.) et six mois plus tard le même ange a été envoyé par Dieu à une Vierge de Nazareth accordée en mariage à Joseph (Lc 1,26) ff.). Un autre ange a été envoyé à Joseph de Nazareth à trois occasions différentes (Mt 1, 20 ff. ; 2, 13 ff. ; 2, 19 ff.). Un autre ange a été envoyé aux bergers après la naissance de Jésus à Bethléem pour leur annoncer la bonne nouvelle de la naissance de Jésus (Lc 2, 9 ff.) ; et ensuite une troupe d'anges est apparue aux bergers, louant Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. » (Lc 2, 13 ff.).
Ce qui nous frappe le plus dans toutes ces interventions diverses des anges envoyés par Dieu, c'est la réponse prompte de tous ceux qui les ont reçues, comme les destinataires, reconnaissant dans les mots des anges le plan et la volonté de Dieu et réagissant sans hésitation ni retard. Tous sans exception ont joué leurs rôles irremplaçables et uniques dans le commencement du drame divin du salut, parce qu'ils étaient des hommes et des femmes de foi profonde
(cf He 11, 1 ff).
Nous voyons à nouveau que le Créateur de l'univers a créé ensuite une nouvelle étoile dans le ciel pour qu'elle soit un signe et un guide pour les mages, les chercheurs de la Vérité divine, qui ont été conduits par l'étoile qui les a amenés des terres très lointaines à la crèche de Bethléem, où le petit Enfant nouveau-né était couché sur la paille (cf Mt 2, 1 ff.). L'étoile était leur guide, qui ne les a pas abandonnés quand ils étaient en pélerinage sur le bon chemin. Mais ils n'ont plus vu l'étoile quand ils ont pris le mauvais chemin, ils sont allés au mauvais endroit et ont rencontré la mauvaise personne. L'étoile de Dieu ne peut pas guider quelqu'un sur le mauvais chemin, pour faire de mauvaises choses. L'étoile était là pour les guider juqu'au bon endroit, à la bonne personne. L'étoile les a guidés jusqu'à la crèche de Bethléem, où ils n'ont pas dû rougir de la pauvreté saisissante, de l'extrême simplicité et de l'humilité indescriptible de la Sainte Famille.
Dès que les Mages ont quitté le palace d'Hérode, ils ont vu à nouveau la même étoile. Quand ils l'ont vue à nouveau, comme ils ont été heureux, quelle joie ils ont éprouvée ! Elle a été au-desus d'eux juqu'à ce qu'ils s'arrêtent au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant (cf Mt 2, 10 ff). Quelle a été la réaction des mages, qui ont fait tout ce chemin pour rendre hommage au roi des juifs avec leurs cadeaux coûteux ? Ont-ils été contrariés, désappointés, furieux quand ils ont vu le petit Enfant de Bethléem et ses parents démunis ? Ont-ils rebroussé chemin et sont-ils repartis démoralisés parce que leurs yeux ne pouvaient pas croire qu'ils voyaient une telle pauvreté, humilité et simplicité ? Qu'ont-ils fait de ces dons précieux d'or, d'encens et de myrrhe qu'ils avaient apportés pour les donner au roi de juifs ? Ont-ils accusé l'étoile ou pensé qu'ils avaient été trompés ? L'Evangile de St Matthieu dit : « En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. » (Mt 2, 11).
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Après avoir vu Marie et Joseph ils n'ont pas pu être les mêmes plus longtemps et ils ont eu aussi l'avertissement de Dieu de ne pas retourner voir Hérode (Mt 2, 12).
Le roi Hérode, cependant devint furieux quand il comprit qu'il avait été dupé par les mages. La réaction d'Hérode fut atroce et folle (cf Mt 2, 16 ff.).
Quels ont été les responsables de la perte de tant de petits ? Ce sont les mages, qui ont pris la mauvaise route et se sont retrouvés au mauvais endroit et ont rencontré la mauvaise personne. A un moment donné les mages se sont servis de leur raison et n'ont plus fixé leurs yeux sur l'étoile, mais leur raison a plutôt fait perdre à leurs yeux la vue de la foi. Si les mages avaient continué à suivre l'étoile jusqu'au bout sans interruption, Hérode n'aurait rien su de la naissance du roi de juifs. Quelle conséquence tragique pour avoir pris le mauvais chemin ! Que de fois nous suivons notre propre raison plutôt que le chemin simple et humble tracé pour nous par Dieu dans notre Congrégation, nos Constitutions, nos Statuts, notre Chemin spirituel, nos saines traditions ?
La période de Noël-Nouvel An est un temps de réflexion pour nous. Il y a beaucoup à apprendre aussi, beaucoup de choses à changer et à renouveler. La Sainte Famille, les mages, les saints comme St Etienne et St Jean l'évangéliste, nous invitent non seulement à faire un véritable examen de conscience, mais ils sont un véritable défi pour nous tous pour continuer à offrir tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons. Donnons jusqu'à ce que cela nous fasse mal, sans compter le coût, sans chercher de repos ou de récompense. Nous pouvons nous sentir mieux et plus heureux quand nous sommes pauvres, quand nous sommes dépourvus de tout privilège, quand nous faisons l'expérience de la mort avant de mourir. Que le petit Enfant de Bethléem et ses parents bénis, Marie et Joseph, demandent pour nous à la crèche à leur Fils petit Enfant que nous aimions vivre dans la véritable humilité, dans le détachement des créatures, avec le mépris du monde et de ses vanités, en nous souvenant constamment de la sainte présence de Dieu, avec ferveur et fidélité à tous nos devoirs et en pratiquant la plus tendre charité envers toutes les personnes (cf le livre de prières des MC et des LMC page 44).
A Rome nous avons l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement exposé. Cela est très exigeant pour les frères et la communauté de Rome d'assurer, pendant vingt quatre heures, les heures d'adoration. En plus nous avons l'abri de nuit avec soixante seize hommes et les frères essaient de répondre à tous leurs besoins chaque jour et dans tous les domaines. Nous avons aussi environ vingt hommes de la rue qui viennent prendre un repas. Nous avons retiré le Saint Sacrement de notre chapelle de Casa Serena et l'avons transformée en un réfectoire temporaire pour les hommes qui viennent à notre grille demander une assiette de nourriture, sous la pluie et dans le froid. Cela nous brisait le cœur de les voir s'entasser à notre grille à 6h du soir tous les jours sous le soleil ou sous la pluie, dans la chaleur et dans le froid et manger debout. Certains soirs il étaient 30 ou 40 hommes à la grille à attendre un repas. Il y a de la pauvreté partout, si nous avons seulement des yeux pour voir, des cœurs pour aimer et des mains pour servir.
Il y a plus de joie à donner, dans un amour souffrant, en aimant l'amour que nous n'avons pas compris, en ne pensant pas tout le temps égoïstement à nos besoins, nos problèmes, notre position et notre futur. « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. » (Rm 8, 28), dit le grand apôtre Paul.
Quelques jours avant la fête de Noël, c-a-d le 22 décembre 2012, le maire de Rome, Mr Giovanni Alemanno, a mis aux enchères tous les nombreux cadeaux que les maires avaient reçus depuis 2001 au « Campidoglio », à Rome, avec l'intention d'aider des organisations qui aident les pauvres de Rome. Nous, les frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, avons été l'un des bénéficiaires parmi les trois choisis. La vente totale de ce jour-là a été de cinquante six mille euros. Nous remercions chaleureusement Mr Giovanni Alemanno, le maire de Rome, d'avoir choisi Casa Serena comme l'un des bénéficiaires. C'est très aimable à lui aussi d'avoir été présent au déjeuner de Noël avec nos pauvres chez nous. Que le bon Dieu le récompense pour tout son tendre amour et son aide opportune.
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Le vendredi 11 janvier 2013 son Eminence le cardinal Angelo Comastri a gentiment accepté de présider la célébration eucharistique à 17h. A cette occasion frère Jerry Michael M.C., si Dieu le veut, fera ses vœux pour la vie. Prions pour que ce soit une expérience de profonde Pentecôte pour tous, et pour frère Jerry Michael un jour de grâces et de bénédictions nombreuses.
Shantidaan, notre nouveau Béthléem.
Depuis l'année 2005 nous avons acheté un terrain à Pariyaram, dans l'état du Kerala, en Inde. En 2007, nous avons pu acquérir six acres de terrain environ, où, depuis octobre 2012, nous avons commencé une toute petite communauté avec presque rien. Nous allons y construire une petite maison pour les frères pour le temps présent. Priez, s'il vous plait, pour que la nouvelle communauté prenne racine lentement et s'établisse fermement. Frère John Vianney M.C. est le supérieur de Shantidaan (Don de la Paix).
Les trois maisons pour les sans-abri, les orphelins et les garçons et les hommes handicapés en Albanie et en Inde sont pratiquement pleines. Il y a beaucoup de travail à faire pour les garder propres, heureux et dignes, car ils ont tous les mêmes âmes immortelles que nous. Soutenons-les et supportons-les par nos prières et nos sacrifices.
J'aimerais conclure ces quelques réflexions et nouvelles en adressant nos sincères remerciements à chacun d'entre vous pour tout votre soutien dans tous les domaines. Que le Seigneur récompense chacun d'entre vous pour votre bonne volonté et votre générosité. Je voudrais aussi souhaiter à tous une Nouvelle Année 2013 très heureuse et remplie de paix.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
27.12.12

NOËL 2012
QUE LA BÉNÉDICTION DE L' ENFANT DIVIN, L'AMOUR DE SA MÈRE ET LA TENDRE ATTENTION DE SON PÈRE ADOPTIF SOIENT AVEC VOUS À NOËL ET CHAQUE JOUR DE L'ANNÉE À VENIR 2013.
Chers frères et sœurs en Jésus, Marie et Joseph,
Nous souhaitons à chacun d'entre vous un très saint Noël et une année 2013 pleine de paix.
Que Dieu bénisse vos cœurs en ce Noël pour aimer Jésus comme il n'a jamais été aimé,
Que Dieu bénisse votre communauté, votre famille de cette joie qui ne finit jamais,
Que Dieu bénisse tous ceux qui vous sont chers, vos amis, et tous les bien-aimés, en particulier nos pauvres , nos malades dans leur corps ou dans leur esprit.
Que Dieu bénisse tous ceux qui se trouvent seuls et abandonnés en ce Noël.
Avec mon amitié et ma prière :
Que Dieu vous bénisse,
Père Sébastien Vazhakala M.C. et tous les frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs.
Retraite annuelle des Laïcs Missionnaires de la Charité d'Espagne
Pozuelo de Alarcón (Madrid), du 1er au 4 novembre 2012.
Retraite dirigée par le Père Pascal Cervera avec l'aide des Laïcs Missionnaires de la Charité de Madrid, Murcie et Barcelone.
Le Père Pascal Cervera, un prêtre diocésain responsable du mouvement Corpus Christi a dirigé cette retraite à Madrid et nous a réjouit avec des histoires merveilleuses sur la vie de Mère Teresa et d'autres saints. Ce fut providentiel d'avoir avec nous le père Pascal, car le père Pascal a connu de très près Mère Teresa et son témoignage avait une grande valeur pour nous tous à propos de la vie de la Mère, de notre très aimée Mère, de son exemple, de ses enseignements, de son don total au service de Dieu, des Missionnaires de la Charité et de toute la famille des Missionnaires de la Charité, parmi lesquels sont les Laïcs Missionnaires de la Charité, certains vraiment débutants mais ce n'est pas pour cela qu'ils sont moins enthousiastes.
Je vais essayer de résumer les notes que j'ai prises pendant la retraite bien que mes notes soient assez chaotiques et ne pourront pas refléter la beauté des paroles du père Pascal, sa lumière et son sourire quand il se remémorait ces merveilleux témoignages de la vie de Mère Teresa, de la vie du père Pascal et d'autres saints.
Le père Pascal nous raconte qu'il a été chercher Mère Teresa à Madrid et qu'il a été surpris quand elle lui a ouvert la porte et qu'il a demandé la Mère et qu'elle lui a dit "c'est moi". Il s'est alors présenté et a dit qu'il venait aider. La Mère lui a dit "très bien" et l'a conduit à Jésus. Le père a dit que la première chose qu'elle faisait toujours était d'aller voir Jésus. Ils ont prié un moment dans la chapelle, même si ce n'était pas pour y rester des heures la première chose qu'elle faisait, était d'aller voir Jésus. Et après ils ont déplacé des meubles tout l'après-midi en silence. Le père dit que Mère parlait peu parce qu'elle était constamment en prière et parce que comme elle disait: "Dieu parle dans le silence".
Le père nous raconte aussi quand les premières sœurs Missionnaires de la Charité à Madrid lui remirent les clefs de ce qui devait être le premier réfectoire d'Espagne. Il avait proposé d'aider et elles lui remirent les clefs et le père qui ne connaissait pas grand-chose en construction ne savait pas par ou commencer. Avec quelques amis et connaissances ils arrangèrent ce rez-de-chaussée qui avait un mauvais aspect la première fois qu'il était entré dedans. Quand ce fut l'inauguration du local une des sœurs avait un air de "circonstance" comme si quelque chose n'allait pas bien. Alors elle lui dit, mais père vous n'avez pas vu que le sol est ondulé et quand les gens vont rentrer ils vont tomber, et d'autres détails dont je ne me souviens pas. Alors le père se faisait tout petit et pensait "quel désastre". Soudainement la Divine Providence voulut que passe par là un homme habile qui commença à dire "mais qu'est-ce que c'est que ça?" en soulignant les défauts, ce à quoi le père dit "mais vous, vous pouvez aider? Vous vous y connaissez en construction?" et l’homme lui répondit "bien sûr, moi j'étais maçon et maintenant je suis retraité et cet homme arrangea ce que le père qualifiait de "désastre". Depuis lors le père a appris que tout est plus facile quand on confie le travail à la Vierge Marie. Alors tous les succès appartiennent à la Vierge Marie et si quelque chose échoue ou tourne mal c'est aussi l'œuvre de la Vierge Marie et il doit sûrement y avoir une raison pour ça.
Le père nous raconte avec émotion la béatification de Saint Maximilien Kolbe, un prêtre catholique qui, dans un camp de concentration en Allemagne nazie, donna sa vie en échange de la vie d'un homme qui faisait partie des condamnés à mourir dans la chambre de la faim. L'homme qui allait mourir suppliait qu'on ne le tue pas car il avait une famille et il disait en suppliant "que deviendra ma famille?". Alors Saint Maximilien Kolbe s'est offert pour mourir à sa place. Les nazis lui demandèrent "et vous, qui êtes vous?"; il répondit "un prêtre catholique".
Et ils acceptèrent qu'il meure à la place de cet homme qui avait été initialement choisi.
Le père Kolbe, avec tous ceux qui étaient dans la chambre de la faim condamnés à mourir de faim enfermés, se mirent à prier ensemble, ils étaient en prière constante, priant le rosaire. Petit à petit ils moururent les uns après les autres, sauf le père Kolbe qui ne mourait pas et ils durent lui faire une injection pour le tuer.
Le père Pascal était avec Mère Teresa à Rome pour la canonisation de Maximilien Kolbe. Il était venu guidé par Mère sans connaitre l'histoire de celui qui allait être béatifié.
Le père se demandait qui était l'homme habillé en noir qui était assis à côté de Mère. La place du Vatican était bondée. Il y avait beaucoup de polonais comme le père Kolbe qui étaient parvenus à sortir du pays pour aller à la canonisation du père Kolbe quand à cette époque il était permis à presque personne de sortir du pays. Le père Pascal nous a parlé de l'émotion vécue sur cette place quand l'histoire du père Kolbe a été expliquée. Ceux qui assistaient pleuraient d'émotion, et les polonais, ses compatriotes, certains peut-être même des membres de la famille, pleuraient et chantaient très émus. (On pouvait voir l'émotion du père Pascal quand il nous a donné ce témoignage, émotion qu'il nous a transmis à tous, ainsi que sa paix aussi).
Le père Pascal nous a expliqué aussi sa période difficile quand il était séminariste à Rome, le froid, d'aller d'un endroit à l'autre avec son sac à dos à ses trente ans, et les fois ou il espérait un signe du ciel lui disant qu'il pouvait rentrer en Espagne. En ces moments difficiles pour lui, Mère l'a beaucoup aidé, et lui disait que quand il était dans une situation difficile il devait répéter sans arrêt "Mary, mother of Jesus, be a mother to me now" ("Marie, mère de Jésus, sois une mère pour moi maintenant"). Mère Teresa le répétait jusqu'à 10 fois de suite.
Mère lui a aussi enseigné les phrases suivantes pour l'aider dans les moments difficiles:
"Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu" et elle répétait au père Pascal "Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu", "Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu".
"Jesus in my heart, I believe in your tender love for me, I love you" ("Jesus dans mon cœur, je crois en ton tendre amour pour moi, je T'aime"). Le père porte une attention partculière au mot "tendre" et nous dit qu'il est très important de répéter "tendre amour pour moi", puisque Dieu est notre père, Dieu nous conduit, mais je ne peux rien faire si je ne me sens pas tendrement aimé par le Seigneur (mots exacts du père Pascal).
"Je me donne à toi et veux te suivre"
"En tes mains Seigneur je remets mon esprit"
"Etre donné à Dieu, être comme Jésus, me donner pleinement à la disposition du Père" ou comme la Vierge Marie "Voici la servante du Seigneur"
"Donner à Dieu tout ce qu'Il me demande, comme Il me le demande et avec un grand sourire"
"Le laisser se servir de moi comme il Lui plaira, et de la façon qu'Il voudra, et Lui offrir tout mon être et ma volonté"
Le père Pascal nous dit aussi que Mère lui disait qu'il fallait être "docile avec Dieu et docile avec l'Eglise". "Docilité d'esprit et obéissance à l'Eglise"; Mère écoutait la volonté de Dieu avec respect, les évêques et les cardinaux. Mère voyait la volonté de Dieu en la personne du saint Père, elle voyait la volonté de Dieu dans les paroles du Pape ou des évêques.
Le père Pascal nous dit que nous sommes coresponsables, avec les prêtres, nous avons une responsabilité comme faisant partie d'une paroisse ou d'une communauté et lui a sa responsabilité comme prêtre. Nous avons une obligation et avec respect et humilité nous pouvons donner notre opinion à la paroisse, aux sœurs, etc.., comme faisant partie de cette communauté.
Le père nous raconte que la Mère a toujours fait des propositions mais avec:
-respect
-humilité
-docilité
La mère rendait la dignité d'être "enfants de Dieu" et traitait toujours tout le monde à égalité. Il lui était égal que ce soit le président des Etats Unis ou le plus pauvre des pauvres, pour elle nous sommes tous "enfants de Dieu" et il était très important pour elle de rendre à chacun la dignité qui lui revient du fait d'être enfant de Dieu.
"The gift of love" (Le don de l'amour)
Première maison au monde pour les malades du SIDA
Le père nous raconte comment aux Etats Unis la Mère a fondé la première maison pour les malades du SIDA au monde, "The gift of love" (Le don de l'amour). Une sœur demanda au père Pascal: Quand vient ton amie?, Le père se demandait de qu'elle amie elle parlait, et elle lui précisa qu'elle voulait dire Mère Teresa. Cette sœur lui parla de prisonniers dans les prisons des Etats Unis, condamnés à mort et enfermés, vivant dans des conditions inhumaines, traités comme des animaux, on leur donnait à manger en leur glissant la nourriture sous la porte parce qu’ils avaient une étrange maladie qu'on connaissait à peine à l'époque, le SIDA, et devant la peur les gens pensaient que la contagion pouvait peut-être se faire par l'air. Là-bas ces "enfants de Dieu" étaient abandonnés et ils vivaients comme des animaux.
La Mère est allée leur rendre visite et leur promit: "Vous serez à la maison pour Noël". Alors la Mère est allée parler avec le gouverneur de la ville et avec le Cardinal et avec toutes les personnes nécessaires pour tenir sa promesse. Ce ne fut pas facile car dans aucun quartier on ne voulait de ces malades atteints d'une maladie qu'on connaissait peu. Elles obtinrent une maison dans un quartier où il y avait beaucoup de malades du SIDA, là où il y avait la plus grande proportion de cette maladie de toute la ville, et ainsi la population ne pouvait pas se plaindre.
Le jour du 24 décembre arriva à la maison "The gift of love" le premier convoi de police avec les premiers prisonniers et là était la Mère en train de les attendre et comme elle l'avait promis, ils étaient à la maison pour Noël.
La Mère avec son exemple et ses enseignements transmit à ces prisonniers cet esprit de sacrifice et de suivre Dieu en tout, à tel point que certains d'entre eux renoncèrent au traitement pour leur maladie afin d'utiliser cet argent pour ouvrir d'autres maisons comme en Russie, Albanie, etc.
40ème anniversaire des Nations Unies à New York
En 1985 Mère a reçu le prix d'"ambassadrice de la paix" à l'ONU, pour son travail au Liban où elle a sauvé des enfants handicapés, qui au début des bombardements avaient été abandonnés car tout le personnel, y compris le personnel sanitaire avait abandonné l'hôpital avec ces enfants qui étaient donc condamnés à mourir.
La Mère demanda la permission pour aller récupérer ces enfants mais ils ne pouvaient pas passer à cause des bombardements. Les sœurs et la Mère priaient beaucoup et demandaient à Dieu qu'il y ait un cessez-le-feu pour pouvoir aller récupérer ces enfants. Mère demandait un cessez-le-feu et quand le cessez-le-feu a eu lieu elle alla avec un convoi récupérer ces enfants. Les enfants étaient dénutris, certains d'entre eux moribonds. La Mère les récupéra, les lava, s'en occupa, les alimenta et dit au père Pascal "Aucun de ces enfants n'est mort".
Tous ces enfants étaient musulmans et furent rendus quand le conflit s'est terminé et que le personnel sanitaire retourna à l'hôpital.
Pour cette raison il lui a été remis le prix d'"Ambassadrice de la paix" à l'ONU.
Le père Pascal nous raconte qu'elle est allée parler, comme toujours, avec sa veste reprisée, son sari et ses sandales et pour ne pas offenser les "non catholiques", puisque là-bas il y avait beaucoup de personnes d'autres religions, musulmans et beaucoup d'autres religions, elle se fit le signe de la croix dans la bouche et leur demanda de prier la prière qui était écrite sur une feuille posée sur leur siège. "Seigneur fait de moi un instrument de ta Paix"
Tous ont prié cette prière avec elle et elle a été la seule qui ait réussi à faire prier tout le monde ensemble aux Nations Unies.
Quand Mère a été présentée devant les personnes qui étaient réunies à l'ONU, Cuellar dit "En ce lieu nous avons entendu parler les personnes les plus importantes du monde et maintenant nous allons entendre parler la femme la plus importante du monde " et il a continué en disant
"Elle n'a que sa présence et tout est paix" et il ajouta quelque chose comme: "Elle nous transmet seulement la Paix"(Ces dernières paroles ne sont pas exactes, le reste oui".)
Ethiopie, grave famine.
En Ethiopie il y eu une famine très grave et Mère Teresa et le cardinal sont allés demander au président Regan qu'il envoie de la nourriture en Ethiopie et le président envoya aussitôt un avion plein de nourriture pour l'Ethiopie.
Le père Pascal raconte que Mère Teresa était très aimée aux Etats Unis.
ALBANIE
La terre natale de Mère Teresa était l'Albanie. Mère disait "Par mon sang je suis albanaise ; par ma nationalité indienne ; par ma foi je suis une religieuse catholique ; pour ce qui est de mon appel, j'appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus."
Quand Mère allait partir pour entrer dans la congrégation des Sœurs de Lorette, toutes ses affaires étaient sur la table de la salle à manger, et sa mère n'arrêtait pas de tourner autour de la table et des affaires de Mère. Mère dit au père Pascal "elle était off", voulant dire qu'elle était comme folle et à un moment elle s'est arrêtée, elle prit la main de Mère et lui dit :
"Si tu pars, mets ta main dans la main de Jésus, ne te sépare jamais de Lui et ne regarde jamais en arrière"
Le père raconte qu'à cette époque quand quelqu'un allait être missionnaire, le plus probable était de ne jamais le revoir. Et ce fut ainsi, elle n'a jamais revu ni sa mère ni sa sœur en vie.
Quand sa mère était âgée et quand sa sœur fut malade de nombreuses personnes demandèrent aux gouvernants d'Albanie de laisser Mère retourner dans son pays pour les voir mais le gouvernement ne l'a jamais autorisé à rentrer.
Alors que sa mère et sa sœur étaient mortes, Mère Teresa avec quelques sœurs Missionnaires de la Charité furent autorisées à retourner en Albanie accomplir la mission que Dieu leur avait demandée. Mère appela le père Pascal et lui demanda d'aller parler au cardinal de New York (Le père Pascal était destiné à être prêtre diocésain dans une paroisse du Bronx) pour lui demander la permission d'aller en Albanie avec les sœurs M.C., parce que les sœurs avaient comme condition indispensable pour aller dans un lieu d'y aller avec un prêtre qui pouvait célébrer la messe: "Pour célébrer l'Eucharistie et apporter la présence de Dieu". Le père Pascal lui répondit: mais Mère ici il est une heure du matin et si je vais à cette heure chez le Cardinal je vais me faire renvoyer. Alors Mère lui dit "bon alors allez-y à 6heures demain matin". Le père Pascal y alla et le Cardinal lui demanda "tu veux y aller?", il lui dit que oui, et il se rendit compte que la Mère avait déjà parlé avec le Cardinal mais il voulait savoir si le père Pascal était d'accord pour y aller. Le père Pascal dit que oui et le Cardinal lui dit "alors vas-t-en et prends le premier avion". Le père Pascal est arrivé à Rome, où un passeport l'attendait avec tous les tampons du monde parce qu'à cette époque on ne pouvait pas entrer en Albanie et qu'on ne savait pas quels tampons il fallait.
Quand ils arrivèrent en Albanie, où il avait été interdit toute manifestation religieuse, tout commentaire à propos de Dieu, et les familles ne pouvaient même pas en parler à la maison, ni prier de peur que les enfants à l'école puissent dire quelque chose et que leur familles soient condamnées. Mère est allée avec ses sœurs et le père Pascal dans un hôpital où il y avait beaucoup de personnes malades et handicapées à qui le personnel qui travaillait là leur avait tout volé, jusqu'au savon. Ils étaient sales et à moitié abandonnés.
La mère, ses sœurs et le père Pascal les lavèrent, s'occupèrent d'eux et leur donnèrent à manger.
Quelques personnes critiquèrent ce qui s'était passé là, mais la Mère fit le signe de croix dans la bouche (en demandant le silence) et leur dit "Ils ont beaucoup souffert", on va les aider.
La Mère est allée remercier les gouvernants d'Albanie d'avoir laissé les sœurs et le père entrer en Albanie et ne prononça aucun reproche à ces gouvernants, les mêmes qui lui avaient interdit de revenir en Albanie pour pouvoir voir sa mère et sa sœur de leur vivant.
Mère est allée sur la tombe de sa mère et de sa sœur, pria sur leur tombes et mit un crucifix, puisque jusqu'à ce moment-là il était interdit toute manifestation religieuse et pour cette raison il n'y avait aucun signe religieux sur leur tombes.
Le père Pascal dit que Mère Teresa disait: (textuellement):
"la porte du ciel s'ouvre à travers l'humilité et l'humilité se gagne à travers l'acceptation des humiliations"
"L'humilité n'est ni très pressée ni très lente, sinon au rythme de Dieu".
Le père Pascal dit que Mère Teresa transmettait toujours l'"Amour de Dieu" et seulement l'"Amour de Dieu".
08.11.12

Très chers frères et sœurs,
Le Saint Père le Pape Benoît XVI, a ouvert une « Année de la foi » du 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013. La dernière fois qu' un tel événement s'est produit ce fut pendant le pontificat du Pape Paul VI dans les années 1967-1968 pour commémorer le martyre de saint Pierre et de saint Paul à l'occasion du 19ème centenaire de leur témoignage suprême et pour que toute l'Eglise puisse se réapproprier « la juste connaissance de la foi, et de cette façon, la renforcer, la purifier, la confirmer et la confesser » (Paul VI).
Qu' attend-on de nous pendant cette Année de la foi ? Que devons-nous faire en tant que Laïcs Missionnaires de la Charité ? Comment allons-nous organiser l'Année de la foi ?
Les évêques du monde entier se sont réunis en Synode avec le Saint Père, pour approfondir cette question avec l'aide du Saint Esprit. Le thème choisi pour le synode des évêques est : « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne » . Prions pour que les pères du synode écoutent attentivement Dieu dans la prière et les encouragements de l'Esprit, et écoutent aussi Dieu en chacun d'entre eux pendant leurs réunions, leurs discussions et leurs délibérations. Ils ont besoin de nos prières ferventes et de nos généreux sacrifices. Supportons-les et accompagnons-les de près, spécialement en essayant de les suivre à travers les media, l'Osservatore Romano, par exemple, le journal oficiel du Vatican. Le synode a lieu du dimanche 7 au dimanche 28 octobre 2012.
Pendant l'Année de la Foi les sources principales d'étude et de réflexion peuvent être les 16 documents du Concile Vatican II et les innombrables enseignements post- conciliaires. La manière la plus facile et peut-être la meilleure, d'approfondir notre foi est d'étudier le Catéchisme de l'Eglise Catholique, la première partie, des numéros 26 à 1065, qui traite de la Profession de foi. Son contenu qui nous aide à connaître très systématiquement les fondamentaux de notre foi, est très riche La simple lecture de la Table des Matières générale nous aide déjà à comprendre comment les enseignements de l'Eglise sont présentés de façon belle et précieuse. Tout cela peut nous aider grandement à apprécier le don de notre foi comme réponse à la Révélation de Dieu.
« L'Année de la foi qui va débuter sera l'occasion de découvrir le trésor de la foi reçue au baptême. Vous pouvez approfondir son contenu grâce à l'étude du catéchisme afin que votre foi soit vivante et vécue. Vous deviendrez alors pour les autres témoins de l'amour du Christ. En lui, tous les hommes sont nos frères. La fraternité universelle qu'il a inaugurée sur la Croix revêt d'une lumière éclatante et exigeante la révolution de l'amour. « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »(Jn 13, 34). Là est le testament de Jésus et le signe du chrétien. Là est la véritable révolution de l'amour ! » (Le Saint Père le Pape Benoît XVI, samedi 15 septembre 2012, au Liban).
La première partie du Catéchisme commence précisément par l'affirmation que l'homme est « capable » de Dieu parce qu'il est en condition pour le connaître, l'aimer et le servir. Dieu a créé l'homme à son image pour vivre pour Lui et avec Lui pour toujours.
« Ce n'est qu'en Dieu que l'homme trouvera la vérité et le bonheur qu'il ne cesse de chercher » (CEC, 27).
Notre programme pour l'Année de la foi
Pour qu'il soit plus facile de suivre le programme, j'aimerais que vous preniez la table des matières de la première partie du Catéchisme et que vous la divisiez en sections pour la soumettre à votre étude pendant toute l'année. En effet, si nous ne faisons pas une étude systématique depuis le début de l'Année de la foi nous nous rendrons compte, qu'à la fin, nous en avons retiré très peu de profit.
Au début nous devons nous efforcer d'utiliser la pensée de l'Eglise pendant l'année de la foi qui est exprimée en détails dans le document « Porta Fidei », et spécialement dans la note d'intoduction sur la façon la plus adéquate de vivre l'Année de la foi. Prenons donc le temps nécessaire pour bien étudier ce document.
Il faut considérer deux aspects : les membres du Mouvement et le groupe. Les deux sont essentiels. Les deux exigent une planification et un engagement., la prière et la réflexion, de la bonne volonté et de la générosité, un amour fraternel sincère les uns pour les autres dans le but de nous aider et de nous enrichir réciproquement, spécialement nos volontaires et en particulier les pauvres . On peut organiser, aussi, une réunion.
Nous pouvons consacrer, en moyenne, deux heures par semaine à étudier individuellement le Catéchisme. Pendant cette année chaque groupe essaiera de se réunir une fois par semaine pour étudier le Catéchisme de l'Eglise Catholique. A Rome, tous les samedis seront consacrés à l'étude du Catéchisme.
La première partie du Catéchisme, du numéro 26 au 1065 est divisée en 101 subdivisions. Bien qu'il existe 1039 paragraphes, si l'on exclut les «en bref » qui en totalisent 179, il en reste 860 à étudier en 13 mois. Nous essaierons de commencer la troisième semaine d'octobre 2012 pour terminer le 20 novembre 2013 au plus tard.
J'ai fait un programme pour notre groupe de LMC de Rome avec ceux avec lequels nous nous réunissons tous les samedis pour étudier le Catéchisme. Nous aurons cinquante deux rencontres, en excluant les semaines de la Nativité et du Nouvel An, la semaine sainte et de Pâques.
Tous les samedis le groupe de Rome se réunira à 17h30, comme d'habitude. Les autres groupes sont libres de choisir, en accord avec leur directeur spirituel le jour et l'heure de leur rencontre hebdomadaire au cas où le samedi ne serait pas le bon jour pour tous.
Chaque semaine on étudiera, en moyenne, 16 paragraphes du Catéchisme de l'Eglise Catholique pour pouvoir terminer, en temps voulu, toute la partie consacrée à la foi. Souvenons-nous qu'il est pratiquement impossible d'étudier en groupe tous ces paragraphes. Pour cela, il faut travailler beaucoup individuellement. Ne soyez pas trop inquiets ni angoissés à l'idée de terminer tous les paragraphes, s'il y en a beaucoup. Faites tout ce que vous pouvez. Priez beaucoup le Saint Esprit pour lui demander de vous aider et de vous guider. Nos frères à Rome suivent également le même programme.
27 octobre N° 26 - 43
3 novembre N° 50 - 67
10 novembre N° 74 - 87
17 novembre N° 88 - 108
24 novembre N° 109 -123
1 décembre N° 124 - 147
15 décembre N° 148 -165
22 décembre N° 166 -191
5 janvier 2013 N° 192 - 207
12 janvier N° 208 - 227
19 janvier N° 232 - 248
26 janvier N° 249 - 271
2 février N° 272 - 292
9 février N° 293 - 308
16 février N° 309 - 333
23 février N° 334 - 349
2 mars N° 355 - 373
9 mars N° 374 - 395
16 mars N° 396 - 412
23 mars N° 422 - 440
6 avril N° 441 - 460
13 avril N° 461 - 478
20 avril N° 484 - 498
27 avril N° 499 - 518
4 mai N° 519 - 534
11 mai N° 535 - 550
18 mai N° 551 - 576
25 mai N° 577 - 591
1er juin N° 595 - 611
8 juin N° 612 - 635
15 juin N° 638 – 655
22 juin N° 659 – 679
6 juillet N° 683 - 701
13 juilet N° 702 - 716
20 juillet N° 717 - 732
27 juillet N° 733 – 757
3 août N° 758 - 771
10 août N° 772 – 791
17 août N° 792 - 816
24 août N° 817 - 831
31 août N° 832 - 848
7 septembre N° 849 - 865
14 septembre N° 871 - 887
21 septembre N° 888 - 903
28 septembre N° 904 - 919
5 octobre N° 920 - 933
12 octobre N° 946 - 963
19 octobre N° 964 - 983
26 octobre N° 988 - 1004
2 novembre N° 1005 - 1022
9 novembre N° 1023 – 1037
16 novembre N° 1038 – 1050
Bon travail ! Avec mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
15.10.12

« L'amour du Seigneur, sans fin je le chante » (Ps 88,1)
25ème anniversaire de la Profession religieuse de frère Luc M.C. (1987-2012)
Le 15 avril 1985, deux mois exactement avant que frère Luc M.C. arrive à Rome de Montréal, au Canada, il a écrit : « J'ai un désir intense de consacrer ma vie à Dieu et de servir mes frères et mes sœurs en Christ. Avec la grâce de Dieu et l'aide de vos prières, je crois que je pourrai satisfaire ce grand désir. J'aimerais essayer, avec votre permission. ».
Né le vendredi 7 mai 1943 à Lavaltrie, à Montréal, au Canada, et baptisé le jour suivant, Rosaire Jussaume était le huitième enfant d'une famille de seize enfants d'un couple catholique fervent, Leo et Estelle Jussaume.
Après le collège et quatre ans de lycée , frère Luc M.C. a pris un travail mais son travail ne l'a pas satisfait. Il sentait qu'il y avait toujours quelque chose d'important qui lui manquait dans sa vie. En d'autres termes, il était en recherche de l'au-delà. Pendant un temps, comme beaucoup de jeunes gens de son époque, il a recherché la paix éphémère, en espérant qu'elle dure et l'amour durable. Il s'est rendu compte rapidement de la futilité des joies transitoires et des plaisirs terrestres.
Frère Luc M.C. a été attiré par des pratiques orientales, comme le yoga, la méditation transcendentale et autres choses de ce genre. Là il n'a pas trouvé non plus la réponse ultime à sa recherche du sens réel de sa vie et à son accomplissement. Il se souvenait tout le temps des paroles persistantes de Jésus : « Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. » (Mt 7,7). Certaines personnes essaient pendant un certain temps de suivre de telles promesses et ensuite y renoncent. Certaines personnes n'ont pas confiance dans les paroles de Jésus et donc n'essaient même pas de les suivre tandis que d'autres continuent de demander, de chercher et de frapper jusqu'à ce qu'elles obtiennent une réponse. Parfois nous n'obtenons pas exactement ce que nous avons demandé mais nous obtiendrons surement ce dont nous avons besoin, si nous demandons avec foi et si nous persévérons à demander. Là, parfois, nous pouvons avoir besoin d'une foi héroïque pour persévérer, en espérant contre tout espoir. Jésus nous donnera ce dont nous avons besoin, ce qui est bon à la fois pour le bien de notre corps et pour la rédemption de nos âmes. Frère Luc M.C. a été un exemple de persévérance en demandant, en cherchant et en frappant.
Après de nombreuses années à demander au Seigneur et à chercher, il a été finalement inspiré à frapper à la porte des Missionnaires de la Charité Contemplatifs au n° 8 de la via San Agapito, à Rome. Jésus a tenu sa promesse. La porte du couvent des M.C. Contemplatifs à Rome s'est ouverte pour lui le samedi 15 juin 1985, quand il est arrivé de Montréal, au Canada, par le vol d'Alitalia n° 385. Il est arrivé l'esprit clair et convaincu comme candidat « Come and See » (« Viens et vois » : regardant).
Il n'est pas arrivé seulement pour venir, voir et s'en aller, mais pour venir, voir et rester. Et c'est exactement ce que frère Luc M.C. a fait. Il est venu pour rester avec le Seigneur et pour Lui car il savait que sa recherche pour faire la volonté de Dieu était alors réalisée. Contrairement à certains candidats qui passent la plus grande partie de leur temps à discerner leur vocation, frère Luc M.C. n'est pas venu pour discerner sa vocation, mais il est venu pour vivre, apprendre et être formé au chemin de vie dur et exigeant des Missionnaires de la Charité Contemplatifs. Il a donc passé pleinement son temps depuis le tout début dans les chemins du Seigneur et a fait tout son possible pour apprendre l'esprit, le charisme et le chemin de vie de la Société.
Rosaire Jussaume, prenant le nom de Luc, après le grand évangéliste et le compagnon de voyage fidèle de St Paul, l'Apôtre des gentils, a commencé son noviciat le 8 décembre 1985. Le dimanche 6 septembre 1987, frère Luc M.C. a fait ses premiers vœux et le dimanche 4 février 1996 il a fait ses vœux définitifs, après une année de plus de préparation, que nous appelons Tertianship.
Frère Luc est l'un des premiers membres des frères M.C. Contemplatifs, qui est passé à travers le feu et le déluge. Evidemment le feu ne l'a pas brûlé ni le déluge noyé parce qu'il est resté ferme dans ses résolutions. Frère Luc M.C. a servi nos communautés de frères et nous pauvres dans différentes maisons de mission. Il a été à Sao Paulo, au Brésil, plus d'un an. Et ensuite, quand nous avons ouvert notre maison en Albanie, il a fait partie du premier groupe de frères à aller travailler là-bas, où il a passé plus de six années consécutives, montrant même avec d'autres frères sa volonté de risquer sa vie par amour de l'Evangile, spécialement pendant la grande crise politique qui a commencé le 13 mars 1997 et a duré plusieurs mois.
Actuellement frère Luc M.C. sert notre Société comme un des quatre Conseillers Généraux depuis le dernier chapitre général qui s'est tenu en septembre 2008 ; il est aussi le Procurateur général de la Société et il est en plus le Supérieur de la Maison-Mère et du Généralat depuis 2009. Dans tous ces différents postes frère Luc M.C. remplit très fidèlement ses devoirs comme nous le savons tous.
Nous savons aussi que frère Luc M.C. ne peut pas avoir fait cela et ne pourrait pas continuer à le faire s'il n'était pas un homme de prière. C'est sa fidélité à sa vie de prière et aux fonctions de la communauté qui sont des exemples édifiants pour les autres membres de notre humble et petite Société, et qui soutient sa vie religieuse et sa vocation de M.C. en particulier.
En un mot on peut dire que son amour authentiquement fraternel pour les frères dans la communauté, son sérieux dans la vie d'adoration et de prière et son amour profond et son souci des pauvres font de lui un véritable Missionnaire de la Charité et donnent un témoignage frappant à tous ceux qui sont en relation avec lui.
Je voudrais citer ici un passage de la lettre de recommandation que le curé de la paroisse de frère Luc M.C. a écrite avant son arrivée à Rome : « Je recommande à votre délicate attention Rosaire Jussaume de cette paroisse. C'est un homme fidèle, pieux, très honnête et dévoué aux pauvres. Il est très serviable dans notre paroisse, dans l'Eglise et dans les organisations paroissiales, en particulier envers les pauvres. Que Dieu l'aide à réaliser au mieux sa vovocation » (Montréal, 25 mars 1985).
Aujourd'hui nous sommes heureux et nous rendons grâce à Dieu pour les 25 années de fidélité persévérante, de service de tout cœur et gratuit, sans compter le coût et chercher le repos ni la récompense, de frère Luc M.C.. Aujourd'hui Jésus a ceci à dire à frère Luc M.C. comme il l'a dit à ses Apôtres : « Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves... Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume,... » (Lc 22,28-30).
La célébration d'aujourd'hui est une pause, pour réfléchir, renouveler, résoudre et reconsacrer la vie de frère Luc M.C. au Seigneur dans la Société des M.C. Contemplatifs. Il lui est demandé ici de répondre au désir de Jésus qu'il soit une victime de son amour, Marie et Marthe, si uni à lui qu'il rayonne son amour sur les âmes. Il est rappelé ici à nouveau à frère Luc la beauté sublime de sa vocation « d'aimer er de souffrir et de sauver les âmes ».
Aujourd'hui alors qu'il renouvelle ses vœux par dévotion, Jésus lui demande de continuer à être le feu de son amour parmi les pauvres, parmi ses frères, parmi les derniers, les plus petits et les perdus. Aujourd'hui Jésus l'invite et nous tous avec lui à continuer d' étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie. Ecoutons attentivement les paroles de Jésus, comme la bienheureuse Teresa M.C., notre fondatrice et notre mère l'a fait : « Ma petite, viens, sois Ma lumière, porte-moi avec toi dans les maisos des pauvres. Je ne peux pas y aller seul, porte-Moi avec toi en eux ».
Prions pour que nous continuions à répondre au désir de Jésus d'être sa lumière, son amour, sa présence et sa compassion pour toutes les personnes de bonne volonté.
Tandis que nous rendons grâce à Dieu pour frère Luc M.C. pour tout ce qu'il est et tout ce qu'il a fait et qu'il fait, continuons à prier pour toutes ses intentions, pour sa santé d'esprit et de corps, sa croissance en sainteté et pour sa sainte persévérance.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
13.09.12
RETRAITE À PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE, JUILLET 2012
« Ma toute petite, viens, sois ma lumière... porte-moi avec toi dans les maisons des pauvres »
Introduction.
Environ 50 Laïcs Missionnaires de la Charité en provenance de Pologne, de Hongrie et de Slovaquie ont été accueillis très chaleureusement par les LMC de la République Tchèque, dans la belle ville artistique de Prague du jeudi 19 au dimanche 22 juillet 2012. C'est dans cette très ancienne ville riche en histoire et pleine de foi que les LMC d'Europe de l'est ont eu leur première retraite annuelle sous la direction du père Joroslav Broz, le directeur spirituel pour l'Europe de l'est et d'Ania Napierala LMC, la coordinatrice, avec l'aide de Zdenka Zemanova qui était l'organisatrice de la retraite. Nous leur adressons à tous nos sincères remerciements. Que le Seigneur les récompense pour leur gentillesse et leur générosité.
Sans aucun doute cela a été une expérience spirituelle pour tous les participants. Bien qu'il y eut quelques handicaps, comme la diversité des langues, l'absence et la non participation des directeurs spirituels selon les groupes de langues, les participants ont réussi à suivre les enseignements principaux qui étaient donnés en anglais.Il y avait aussi des traductions simultanées en langue polonaise et slovaque.
Les LMC et la famille.
Nous avons commencé la retraite par la conférence d'introduction basée sur la lettre de la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C. écrite à Asansol, au Bengale de l'ouest, en Inde, à l'archevêque de Calcutta, son Excellence Ferdinand Périer SJ courant mars 1947. C'est une lettre très importante pour tous les M.C. mais elle s'adresse d'une manière particulière aux LMC. Bien qu'à ce moment-là la bienheureuse Teresa M.C. n'ait pas encore connu le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité, Dieu, qui lui le connaissait, l'a inspirée pour écrire ce qu'elle a écrit. C'est une lettre prophétique pour les LMC. Elle écrit :
« Excellence, … dites tout au Saint-Père (Pie XII). Dites-lui que la Congrégation se consacrera tout spécialement à l'unité et au bonheur des familles - dont la vie lui tient tant à cœur. Parlez-lui des innombrables foyers brisés, ici en Inde, à Calcutta, partout. - C'est pour le bonheur de ces malheureuses familles – pour amener Jésus dans leurs maisons obscures que Notre Seigneur veut que moi et les Sœurs nous donnions notre vie comme victimes pour les familles. - Par notre pauvreté, notre travail dur et notre zèle nous entrerons dans tous les foyers - nous rassemblerons les petits enfants de ces malheureuses familles...
« Et si tout échouait - je n'ai aucune crainte. - Si une seule famille, - si un seul petit enfant malheureux est rendu heureux par l'amour de Jésus, dites-moi, cela ne vaudra-t-il pas la peine que tous nous donnions tout pour cela – que vous vous donniez tout ce mal, Excellence ?...
Sa souffrance (celle du Saint-Père) pour toutes ces familles malheureuses est une torture continuelle pour son cœur de père. Demandez-lui que nous, les Sœurs et moi - nous soyons ses filles qui donneraient de la joie à son cœur – en donnant du bonheur à ces familles malheureuses. »
Il y a une union très claire et très évidente entre le charisme des Missionnaires de la Charité et l'apostolat dans les familles car nous savons tous que le renouvellement de la société dépend de la famille. Aujourd'hui plus que jamais il est impératif de travailler pour « l'unité et le bonheur des familles, pour amener Jésus dans leurs maisons obscures … ».
Quand j'ai partagé cette lettre, tous les LMC ont été non seulement surpris mais ils se sont rendu compte de la beauté sublime de leur vocation, que le Mouvement des LMC n'est pas un sous-produit du charisme, de la vie, de l'apostolat et de la mission des M.C. mais en est un des éléments fondamentaux et qu'il faut dire que l'apostolat chez les LMC, avec eux et pour eux n'est pas réellement secondaire mais fait grandement partie du charisme M.C.
Cette lettre devrait ouvrir partout les yeux des M.C. et des LMC. Il ne suffit pas de juste la lire et de la passer sous silence mais il faut l'étudier, réfléchir et contempler, à la lumière des situations familiales partout dans le monde et voir comment le Seigneur s'est servi de la bienheureuse Teresa M.C. pour qu'elle soit un instrument pour racheter partout les familles et maintenant pour continuer plus que jamais à racheter partout les familles à travers la Congrégation des Missionnaires de la Charité. La lettre de la bienheureuse Teresa affirme clairement que « la réponse » (la solution) aux problèmes de la famille viendra des Missionnaires de la Charité : « Dites au Saint-Père que la lettre pastorale (celle de l'archevêque) que vous avez écrite il y a quelques semaines trouvera sa réponse avec les Sœurs Missionnaires de la Charité... »
Nous pouvons faire ressortir deux points très importants dans cette lettre : l'un d'eux concerne les membres de la Famille M.C. et l'autre les membres des Laïcs M.C.
Le premier point est que l'on ne peut pas considérer le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme un rejeton ou un sous-produit des Missionnaires de la Charité mais comme une partie intégrante de la Famille des Missionnaires de la Charité, comme la bienheureuse Teresa M.C. l'a vu depuis son commencement jusqu'à son retour à Dieu. Espérons et prions qu'il y ait un réveil dans la Famille M.C. et que tous arrivent à voir la place et l'importance que les LMC ont dans la vie des M.C. Pour qu'il y ait de bonnes vocations dans l'Église il est évident que nous devons avoir de bonnes et saintes familles. Comment pouvons-nous espérer avoir des vocations saintes et ferventes s'il n'y a pas de familles saintes et exemplaires ?
Le deuxième point est que les LMC doivent prendre leur vocation de plus en plus au sérieux et ne pas la voir comme un passe-temps. Cela veut dire aussi que les LMC ne peuvent pas appartenir à plusieurs autres Mouvements ou Organisations. C'est un appel dans l'appel pour les laïcs baptisés à accomplir et vivre plus pleinement leur engagement baptismal à travers le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité. LMC, soyez ce que vous êtes et portez du fruit là où vous êtes !
L'esprit M.C., le charisme M.C..
Il y a un besoin urgent pour tous les LMC du monde d'approfondir toujours plus l'esprit et le charisme des M.C.. Il y a une profondeur incroyable en lui, comme tout charisme, et plus particulièrement le charisme M.C. est un don et un mystère grand et étonnant. Plus nous arrivons à le connaître par la prière et la contemplation, plus nous l'aimons et plus nous l'aimons plus nous le vivons. On peut le considérer comme faisant partie d'un processus du désir ardent, de la soif de l'âme humaine, qui a été créée à l'image et à la ressemblance de Dieu et qui, par conséquent, appartient à Dieu et pas à « César ». Aucun être humain n'a le droit de le fouler aux pieds ou de le déformer de quelque façon que ce soit, parce que toute âme humaine a des droits immuables et le caractère indélébile de Dieu imprimé en elle.
Quel est réellement le charisme M.C. ? Comment le définit-on ? Où peut-on le trouver ? Il est temps pour nous de réfléchir à son sujet, de réfléchir à haute voix, de poser des questions qui vont au fond des choses.
Dans cette recherche il y a une autre question pertinente qui nous est posée, à savoir : les Missionnaires de la Charité peuvent-ils exister sans avoir à prendre soin des plus pauvres parmi les pauvres ? En d'autres termes, suffit-il de professer les trois vœux traditionnels de pauvreté, de chasteté et d'obéissance ? Ou est-il nécessaire que les M.C. et les LMC fassent le quatrième vœu additionnel de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres ?
Notre quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres contient et exprime notre charisme particulier par lequel on peut étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie. Il contient et exprime aussi la catégorie de personnes que nous sommes appelés à servir et la manière de les servir. Nous ne sommes pas appelés à servir simplement les pauvres mais les plus pauvres parmi les pauvres sans distinction de caste, de couleur de peau, de religion ou de nationalité.
Ce quatrième vœu, par conséquent, nous distingue des divers autres Ordres et Congrégations, en confirmant et clarifiant notre vocation distincte dans l'Église. Si dans les trois premiers vœux se manifeste notre devoir d'observer le premier et plus grand commandement d'aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit et notre force, avec le quatrième vœu nous sommes aidés à pratiquer le commandement également important d'aimer son prochain comme nous-mêmes, et spécialement les plus pauvres parmi les pauvres.
La Charta Magna.
A côté de cela il existe un autre document important, écrit par la bienheureuse Teresa M.C. le 3 décembre 1947, qu'il faut étudier avec un esprit de prière. Il faut signaler cependant que l'inspiration de la bienheureuse Teresa ne peut pas se réduire à la date particulière du 10 septembre 1946 ; mais ce fut toute une période de locutions et de visions qui a commencé le 10 septembre 1946 et a duré jusqu'au 3 décembre 1947. Ce fut une période unique pendant laquelle Jésus en personne a communiqué et instruit la bienheureuse Teresa, comme le fait le maître d'école avec ses élèves. Ici, Jésus, le divin Maître, a indiqué, avant tout, à la bienheureuse Teresa M.C. le genre de membres qu'elle devait chercher et quelles devaient être leurs qualités... victimes d'amour de Jésus, être Marthe et Marie, être très profondément unies à Jésus pour irradier son amour sur les âmes. Des membres libres revêtus de la pauvreté de la Croix, des membres obéissants, revêtus de l'obéissance de la Croix, des membres pleins d'amour, revêtus de la charité de la Croix. La Croix est la structure. Supprimez la Croix de notre vie, toute autre chose disparaîtra. Jésus a défini la vocation M.C. ainsi : « aimer et souffrir et sauver les âmes... ».
Jésus a dit à la bienheureuse Teresa M.C. le genre d'habit qu'elle et les sœurs devaient porter. « Vous utiliserez des vêtements indiens, simples et pauvres » : « Ton sari deviendra saint parce qu'il sera Mon symbole ». Il lui a dit aussi le nom qu'elle devait donner à la nouvelle Congrégation : « Je veuxdes religieuses indiennes Missionnaires de la Charité qui soient Mon feu d'amour parmi les pauvres, les malades, les mourants, les petits enfants des rues ». Il lui a dit le genre de personnes qu'elle et les membres de la Congrégation devaient servir : « Il y a de nombreuses religieuses pour s'occuper des riches mais pour mes très pauvres il n'y a absolument personne ». « Viens, sois Ma lumière... porte-Moi avec toi dans les trous des pauvres. Je ne peux pas y aller seul. Porte-Moi avec toi chez eux. »
Jésus veut que les membres (de la Congrégation) lui fassent confiance avec amour et lui fassent confiance aveuglément. Il veut aussi que tous les membres lui obéissent promptement, lui obéissent avec beaucoup de joie et lui obéissent sans poser de questions : « Je ne t'abandonnerai jamais si tu m'obéis ». Jésus a demandé, en plus, à la bienheureuse Teresa M.C. d' offrir davantage de sacrifices, de sourire plus tendrement et de prier avec plus de ferveur. Jésus veut que tous les M.C. et les LMC aient un tel esprit et une telle compréhension.
La Famille M.C. possède un patrimoine très riche, un héritage inestimable et un don de Dieu ineffable, qui est aussi un grand mystère à dévoiler continuellement et qui nous enrichit et nous donne de la force.
Les visions de la bienheureuse Teresa.
Les LMC de l'Europe de l'est ont réfléchi aussi sur la triple vision que notre grande fondatrice a eue et qu'elle nous a laissée par écrit. Il y avait une foule immense avec toutes sortes de personnes dans toutes les trois visions. Cette foule était immense, elle lui demandait désespérément de l'aide en criant. Ils voulaient que la bienheureuse Teresa M.C. soit leur sauveur ; ils voulaient qu'elle les amène à Jésus qui est leur unique Sauveur. Donc, le premier groupe de personnes fait partie de la foule sans défense.
Dans la seconde vision le personnage principal était Notre Dame, qui a parlé à la bienheureuse Teresa M.C. au nom de la foule et lui a confié la foule. Notre Dame voulait que la bienheureuse Teresa M.C. fasse certaines choses : la première chose qu'elle devait faire pour la foule de gens, qui paraîssaient tristes mais appartenaient à Notre Dame, était de prendre soin d'eux, de les amener à Jésus et de leur porter Jésus. Deuxièmement, Notre Dame voulait que la bienheureuse Teresa M.C. apprenne à la foule à prier le chapelet, le chapelet en famille. La troisième chose était une promesse et une asurance : « N'aie pas peur, Jésus et moi nous serons avec toi et avec tes enfants ».
La troisième vision n'était pas seulement plus dramatique mais aussi plus tragique et plus douloureuse, une supplication depuis la Croix ! Ce qui me frappe le plus ici c'est l'humilité de Jésus pour demander à sa créature - à la bienheureuse Teresa M.C. et aussi à nous tous pour cette question, d'accepter cet appel dans l'appel très difficile et extrèmement exigeant. Nous voyons ici non seulement l'humilité de Jésus mais aussi l'amour de Jésus pour son peuple. Avons-nous tous tant de valeur aux yeux de Dieu pour demander à ses créatures de continuer à collaborer à l'œuvre du salut ? Ici Dieu se fait mendiant. Quelle condescendance incroyable de Jésus ! Quel exemple d'humilité ! Quel merveilleux exemple de Charité ! « Qui a connu la pensée du Seigneur ? Ou bien qui lui a été son conseiller ? » ( Rm 11,34).
Quelle leçon inoubliable ! Il y a tant de choses à apprendre de Jésus, tant de raisons d'être reconnaissant envers lui qui nous demande à vous et à moi d'être ses apôtres, ses victimes, ses serviteurs et les sauveurs du peuple, spécialement des pauvres.
LMC, ici se trouve le cœur de votre vocation ! Votre vocation est un don et un mystère enracinés dans le cœur de la bienheureuse Trinité. Votre vocation est comme la perle précieuse que le marchand a achetée au prix de tout ce qu'il avait (cf Mt 13, 45-46). Soyez humbles comme Jésus, qui depuis la Croix vous demande : « Refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin des pauvres, de les amener à Moi ? » (cf la troisième vision)
Il y a beaucoup plus dans notre vocation que ce que nous pensons ou imaginons. Louons et remercions à genoux chaque jour le Dieu Trine pour le don de notre vocation et prions sans cesse pour demander de grandir en sainteté et pour avoir la grâce de la sainte persévérance, comme l'a fait la bienheureuse Teresa chaque jour, après la Communion, jusqu'au jour où elle est retournée à Dieu.
La célébration de l'Eucharistie et l'adoration nocturne.
Toutes les messes ont été célébrées en latin, la langue officielle de l'Église. Bien que presque personne n'ait compris les mots, tous ont répondu aux prières, participant activement à la célébration. Les lectures, cependant, ont été faites en différentes langues mais les homélies en anglais. Malgré la barrière de la langue, tous ont pu ressentir que c' était le moment le plus important de la journée.
Malgré le programme intense de la journée, il y a eu l'adoration du Saint Sacrement toute la nuit du vendredi et du samedi. Cela aussi a apporté beaucoup de grâces, non seulement à ceux qui y ont participé mais même aux autres, ce qui pouvait se voir et se sentir facilement.
Ces trois jours passés ensemble ont été réellement intenses, avec la prière de la Liturgie des Heures, le chapelet, le chapelet de la Miséricorde Divine, etc. En résumé cela a été comme l'expérience de l'Église primitive. Nous adressons nos sincères remerciements à tous les LMC, qui ont vraiment donner de leur temps et leurs talents.
La prochaine retraite, si Dieu le veut, aura lieu à Cracovie, en Pologne, dans le courant du mois de juillet 2013.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
08.08.12
RETRAITE LMC À ROME, un don et une grâce
Introduction
Environ soixante Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) d'Italie, avec leur coordinatrice nationale, l'architecte Paola Altobelli et le directeur spirituel national, Don Pasquale Amoruoso, se sont rencontrés 8 via San Agapito, à Rome, pour leur retraite nationale annuelle, du jeudi 28 juin au dimanche 1er juillet 2012. Cela a été un don et une grâce pour les LMC d'Italie de venir à la Maison-Mère et au Généralat des frères M.C. contemplatifs et au lieu de naissance et à la Maison-Mère des LMC. Conscients de ce don et de ce privilège uniques, les LMC en ont fait bon usage, bien que ce fut très dur et très exigeant, comme Casa Serena manque de certains conforts et commodités.
Nos LMC ont affirmé à l'unanimité qu'ils n'appartenaient ni au groupe des «LMC déjà saints » ni au second groupe de ceux qui n'ont aucun désir d'être saints, mais au troisième groupe, qui signifie qu'ils ne sont pas encore saints mais veulent l'être. En raison d'un tel désir brûlant, nos LMC ont été exceptionellement exemplaires en ce sens qu'ils ont accepté les exigences du lieu et qu'ils y ont fait face de façon édifiante. Ce qui a été clair comme de l'eau de roche et très évident pour tous les LMC c'est la joie qu'a rayonnée chaque LMC, sans exception. C'était une joie qui était gracieuse et sainte parce qu'elle venait de la pensée du privilège singulier que les LMC avaient de partager la vie quotidienne de 80 hôtes environ de Casa Serena dans notre abri de nuit, ce qui était la raison de leur grande joie.
Partager la vie des pauvres
Bien qu'ils aient eu l'opportunité de choisir pour eux plus de commodités dans les maisons de certains généreux LMC romains, tous, sans exception, ont décidé de rester à « l'hôtel Casa Serena » pour endurer et partager la vie de nos gens.
Plus que toutes les conférences et les entretiens, qui ont été merveilleux et bien préparés par Don Pasquale Amoruoso, nous l'en remercions, le partage en commun avec de nombreux pauvres ont touché la vie de tous.
De quelle façon les LMC ont-ils partagé la vie des hommes de Casa Serena ? En premier, comme les hommes de Casa Serena qui dorment dans des lits superposés, les LMC ont dû faire aussi la même chose. Ce n'était pas simple ni facile pour celui qui ne l'avait jamais fait auparavant. Ici ils ont eu la grâce exceptionnelle de le faire. En plus, la semaine de la retraite, il faisait exceptionnellement chaud à Rome ; et cependant il n'y a eu aucune plainte sur les intempéries ni sur les inconvénients du lieu. Rendons grâce à Dieu.
Les LMC ont mangé dans le même réfectoire que les hommes de Casa Serena. Parfois ils ont dû attendre que les hommes aient terminé leur repas. Là encore les LMC ont fait preuve d'une compréhension extrême et se sont rendu compte de la situation, en supportant patiemment tout. Personne n'a montré de l'irritation, autant que je sache.
La première nuit, à environ minuit, un homme complètement ivre a commencé à crier très fort et à taper sur la grille à l'extérieur de la chapelle où le Saint Sacrement était exposé et où j'étais en adoration, mais les LMC, bien que fatigués par un long voyage, qui essayaient de dormir, n'ont pas réagi à de telles expériences. Cette retraite n'a pas consité seulement à avoir quelques prières et à écouter quelques conférences, mais à partager de telles réalités si tristes et si dures de notre vie à Casa Serena. Il ne s'agissait pas du dérangement que cet homme avait causé à de nombreuses personnes cette nuit-là, mais de la souffrance qu'il endurait pour se conduire de cette façon. Dans de telles situations la compassion est plus nécessaire que la condamnation !
Prier avec les pauvres
Les LMC se sont aussi joints aux hommes de Casa Serena et aux frères de la communauté pour prier la liturgie des heures, la messe, le chapelet et d'autres prières. C'est toujours une grâce et une bénédiction de prier avec nos pauvres ; et c'est ce que les LMC d'Italie ont fait pendant leur retraite annuelle.
Les LMC ont aussi participé à la vie de prière de la communauté des frères autant qu'ils pouvaient et en particulier à l'adoration comme nous avons l'adoration perpétuelle dans notre chapelle. En fait, pendant ces jours de la retraite des LMC , nous avons transféré notre adoration perpétuelle dans notre chapelle principale qui est plus spacieuse et qui était un peu moins chaude. Jour et nuit, selon leur choix, de nombreux LMC ont passé des heures en adoration, en plus de la vigile de la nuit de vendredi.
Les vœux pour la vie
Un des points forts de la retraite a été : « Les Vœux pour la Vie » de neuf LMC d'Italie. Jamais auparavant aucun LMC d'Italie n'avait fait de vœux pour la vie. Les personnes suivantes ont fait joyeusement leurs vœux pour la vie :
Paradisa Orlandi LMC, une des membres du premier groupe, Gianna Tommasi LMC, notre secrétaire générale, Tonino Mannello LMC, Adolfo Costa LMC, Albina Costa LMC, Mimma Costa LMC, Salvatore Battaglia LMC et Tilde Longobardo LMC, et Celestina Baronio LMC. Consuelo Morgavi n'a pas pu venir en raison de certains troubles imprévus chez lui.
La célébration des vœux a eu lieu dans la basilique Sainte Marie Majeure le samedi 30 juin 2012 à 16h. Cela a été une expérience très belle et émouvante pour tous les participants. Nos remerciements vont à Sr Cyrene M.C., la nouvelle supérieure régionale de la région Notre Dame Reine du Monde , et aux supérieures de sa région et au grand nombre de sœurs tertiennes qui préparent leurs vœux définitifs, à nos frères et aux quelques autres pour leur présence priante et leur participation active, qui ont fait de la célébration une expérience réelle de Pentecôte pour tous. Nous voudrions exprimer nos sincères remerciements aux nombreux LMC qui ont prié pour cet événement.
La liturgie pour les vœux définitifs, le rite, la formule des vœux, la bénédiction solemnelle, etc., ont été très touchants. Nous l'avons maintenant seulement en italien. Eventuellement ce sera en anglais et dans d'autres langues du monde, selon le besoin et la situation, j'espère et je prie.
La journée s'est conclue par un repas du soir dans la cour ouverte de Casa Serena, avec nos hommes de Casa Serena. Ils étaient tous fous de joie et ils sont retournés chez eux en louant Dieu d'une voix forte pour ce qu'ils avaient vu et expérimenté cet après-midi-là. Albina Costa, bien qu'incapable de voir les choses avec ses yeux, a participé encore très activement à toute la liturgie. Les yeux de son cœur ont pénétré le Dieu invisible. Elle a fait tout le trajet de Parme pour faire ses vœux pour la vie, avec son frère bien-aimé Adolfo et sa sœur Mimma. Tout au long de la célébration non seulement ses yeux étaient pleins de larmes mais son cœur était plein de joie et de gratitude comme elle me l'a dit après au téléphone. Elle est aussi très généreuse en partageant ses biens avec les pauvres. Que le Seigneur la récompense pour sa gentillesse et sa générosité.
Un autre couple qui a fait ses vœux pour la vie est Salvatore Battaglia, qui était juge de la cour suprême et sa femme Tilde Longobardo. Il était difficile pour eux de voyager. Mais le feu d'amour inextinguible les a incités à venir à Rome et à rejoindre la retraite et à faire leurs vœux pour la vie. Y-a-il quelque chose que l'amour ne peut pas faire ? Nous devons aimer jusqu'à ce que cela fasse mal (Bienheureuse Teresa M.C.).
La visite de Sr Frederick M.C.
En plus des enseignements sur « Christifideles laici » et d'autres sujets similaires sur la vocation et la mission des fidèles laïcs dans le monde contemporain, nous avions organisé un entretien avec l'une des plus âgées des sœurs M.C. , Sr Frederick M.C.. Elle va avoir 96 ans le 16 juillet 2012. Après avoir parlé aux frères et partager l'histoire très intéressante de sa vocation, on l'a amenée voir les LMC. Depuis que je lui ai demandé de parler aux Laïcs Missionnaires de la Charité elle a montré non seulement un grand intérêt mais elle a été très enthousiaste à cette idée. Tous les LMC ont été très heureux quand ils l'ont écouté leur parler en italien. Ils ont été très saisis par sa simplicité et sa clarté d'esprit, par sa mémoire formidable pour ses 96 ans et pour le temps qu'elle leur a donné. Chaque LMC a eu la chance de la saluer personnellement, d'avoir sa bénédiction et de lui demander des conseils s'ils le voulaient. Elle n'a montré aucune hâte. Elle a pris du temps pour chacun. C'est surtout sa foi qui a touché le plus les LMC.
Elle a aussi beaucoup parlé de l'année de la foi, qui va commencer le jeudi 11 octobre 2012, le 50ème anniversaire du début du Concile Vatican II et le 20ème anniversaire de la publication du Catéchismae de l'Église Catholique. Elle avait une copie en italien de la lettre apostolique du pape Benoît XVI pour l'année de la foi « Porta Fidei » et a demandé à tous les frères et aux LMC de la lire et de bien l'étudier afin de pouvoir être mieux préparés et de comprendre notre foi.
Etude du Catéchisme de l'Eglise Catholique
Il est tout à fait nécessaire que tous les LMC étudient le Catéchisme de l'Église Catholique, la 1ère partie, du numéro 26 au 1065. Cela peut être très utile pour les LMC du monde en cette
« Année de la Foi », de se concentrer sur la première partie du Catéchisme de l'Église Catholique. Cette section traite principalement des douze articles de notre Credo. Elle est très enrichissante et peut renforcer notre foi qui peut être active en amour. Une lecture dans la prière et la méditation du Catéchisme et son étude peuvent nous aider énormément à grandir dans la compréhension et l'appréciation du don de la foi et du don de notre vocation de M.C. et de LMC.
Marie et Joseph, les premiers LMC
L'histoire du Nouveau Testament commence avec deux personnes laïques : Marie et Joseph à Nazareth. Ils ont été le premier couple consacré et l'on peut donc dire que Marie et Joseph ont été les premiers Laïcs Missionnaires de la Charité. Marie a été la première personne que Dieu a choisie, pour accueillir Jésus dans sa vie, dans son sein virginal et pour l'offrir ensuite au monde. Joseph a été la première personne à accueillir Jésus et Marie dans sa maison et dans sa vie. Marie et Joseph ont été le premier couple qui a vécu avec Jésus et qui a aidé Jésus à grandir. Ils se sont occupés de lui et de ses besoins, spirituels aussi bien que matériels. Ils lui ont appris les prières. Quand Jésus a grandi avec eux, ils sont devenus aussi ses disciples et ont grandi ensemble dans la perfection de la Charité.
Tous les trois n'ont pas eu d'autre désir que celui de faire parfaitement la volonté de Dieu. Jésus a dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé »(Jn 4,34). Marie a dit à l'Ange à l'Annonciation : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »( Lc 1, 38). « Joseph, son époux, qui était un homme juste... Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit. »( Mt 1, 24). « Joseph se leva ; dans la nuit, il prit
l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte »(Mt 2, 14).
Nos premiers LMC ont été absolument exemplaires. Il y a beaucoup à appendre de Jésus, Marie et Joseph. L'École de Nazareth, où Jésus a passé trente ans de sa vie, où il était connu comme le charpentier « teckton » - l'artisan (cf Mt 6, 1-6), nous est familière. Ce qui est intéressant c'est que les gens de Nazareth qui ont vécu à côté de la Sainte Famille n'ont jamais rien remarqué d'extraordinaire chez Jésus, sauf qu'il était un « teckton », parce qu' « il a voulu mener la vie même d'un artisan de son temps et de sa région » (Christifideles laici n° 15). C'est seulement après son baptême dans le fleuve Jourdain et aprés sa longue prière et son jeûne de quarante jours qu'il a commencé son ministère public. Les gens de Nazareth ont été très stupéfaits par les changements visibles et soudains de Jésus et par la sagesse avec laquelle il parlait et enseignait les gens.
Notre maison à Nazareth
Notre petite maison à Nazareth est maintenant en train d'être réparée et restructurée. Cela prend beaucoup de temps et d'énergie et d'argent aussi. Priez, s'i vous plaît, pour la communauté de Nazareth, pour qu'ils puissent terminer les travaux bientôt. Deux de nos frères, si Dieu le veut, vont faire leurs vœux définitifs le dimanche 9 septembre 2012, à Nazareth. Vous êtes les bienvenus pour venir nous joindre à nous, si ce n'est pas physiquement, au moins spirituellement, par vos prières ferventes. « Offrez davantage de sacrifices, souriez plus tendrement et priez avec plus de ferveur et tout ira bien... »(Jésus à la bienheureuse Teresa M.C.).
Notre nouveau projet
Depuis que nous avons acheté notre terrain à Rome avec les bâtiments existants dessus, le mercredi 22 juin 2011, nous avons essayé de travailler à l'expansion de Casa Serena pour différentes raisons.
En premier lieu il y a un tel besoin pressant de plus d'espace comme il y a toujours des demandes d'un endroit où demeurer, d'un lit pour dormir. Nous aimerions aussi avoir des aménagements nouveaux et meilleurs pour nos réunions des LMC et d'autres rencontres spirituelles. Nous avons le terrain mais nous n'avons pas encore les permisions nécessaires ni les fonds.
Nous essayons désespéremment d'obtenir les permissions, mais cela prend un temps incroyablement long pour avoir un rendez-vous pour parler aux personnes concernées. En outre, il y tant de nombreuses sortes différentes de permissions exigées que l'on peut ressentir qu'il est impossible de réaliser une telle entreprise. Nous avons besoin d'une foi héroïque pour persévérer à poursuivre et de ferventes prières pour obtenir les permissions. J'aimerais demander à tous les LMC du monde et à toutes les personnes de bonne volonté de nous rejoindre dans la prière pour réaliser ce projet, qui nous prend tant de notre temps et de notre énergie. La fumée de Satan est dans l'air ; il ne veut pas que nous réalisions ce projet et il essaie furieusement de le bloquer ; mais il est absolument sans pouvoir sur nous si nous prions avec ferveur et si nous offrons davantage de sacrifices pour cette intention.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
21.05.12
Neuvaine pour préparer la fête de la Pentecôte 2012
Introduction
La neuvaine à l' Esprit Saint est une des plus anciennes neuvaines dans l'Eglise. Elle est apostolique comme nous l'avons appris des Actes des Apôtres qui disent :
« Les Apôtres... retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem... ils montèrent à l'étage de la maison... D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères » (1, 12-14).
Pendant les jours de la neuvaine nos neuf points seront basés sur la personne de l' Esprit Saint et sur ses dons.
Voici la façon de faire cette neuvaine :
1) Chanter l'hymne « Veni Creator Spiritus... »
2) Réflexion du jour
3) Prière de la neuvaine pour les sept dons et les douze fruits de l'Esprit Saint
4) Litanie de l'Esprit Saint
Que cette neuvaine à l'Esprit Saint soit une expérience de profonde Pentecôte pour chacun d'entre nous et une Pentecôte perpétuelle pour notre Société.
1er jour - Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
La lumière est la toute première création de Dieu. Avant que la lumière ne soit créée tout était très sombre...
« Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut..." (Gn 1,3).
Jésus a déclaré : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » (Jn 8,12). « Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jn 3,19).
Jésus a dit à la bienheureuse Teresa M.C. :
« Ma toute petite, viens, sois ma lumière ». Dans la troisième vision que la bienheureuse Teresa M.C. a eue, elle écrit :
« La foule était dans l'obscurité, et cependant je pouvais les voir », parce qu'elle avait la lumière du Christ en elle.
« Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière ».
O, mes frères, essayons de comprendre la beauté sublime de notre appel à être la lumière du monde !
2ème jour - Viens en nous , père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
L'Esprit Saint est le Père des pauvres... Qui sont ces pauvres ? Chaque être humain, homme ou femme, Les persones réellement pauvres sont ceux qui vivent sans Dieu, car sans Dieu nous n'existons pas, sans Dieu nous ne respirons pas, sans Jésus nous ne pouvons rien faire. Que nous le réalisions ou pas, nous pouvons et nous devons dire avec St Paul : « Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu » , et à nouveau : « Je peux tout faire en lui qui me donne la force ». C'est la simple vérité, qui doit être vécue et prêchée, prêchée et vécue.
Combien de fois avons-nous entendu à travers les siècles Dieu dire : « N'ayez pas peur, je serai avec vous... » D'Abraham à la bienheureuse Teresa nous pouvons voir que c'est Dieu qui a agi à travers ces hommes et ces femmes d'histoire et de foi...
O Dieu éternel, tu appelles les fous de ce monde et tu agis à travers eux pour couvrir de confusion les sages :
« Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien... ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi... " (cf Co 1, 26 ff.).
3ème jour - Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Il y a deux sortes de consolations, les consolations humaines et les consolations divines ; les consolations et les satisfactions humaines que nous trouvons dans la louange et les remerciements des autres ou dans la réalisation d'une tâche difficile que nous avons accomplie. De telles consolations peuvent être éphémères et superficielles. Souvent elles ne durent pas très longtemps. Elles sont basées principalement sur nos sentiments. Parfois nous entendons des gens dire : je n'ai pas envie de prier, je n'ai pas envie d'aller à l'église car je n'ai aucune envie de prier, etc.. La consolation que donne l'Esprit Saint est totalement différente. Elle dépasse nos sentiments et nos émotions. Même si l'on n'a pas envie de prier ou de faire des exercices spirituels, on demeure fidèle et l'on continue de faire inlassablement nos devoirs d'état de vie.
Ste Thérèse de Lisieux avait l'habitude de dire : « Ma consolation c'est de ne pas avoir de consolation » . La bienheureuse Teresa de Calcutta a traversé de longues périodes d'aridité terrible et de manque de consolations ou de satisfactions humaines. Et cependant elle est restée fidèle à sa vie de prière et à ses devoirs quotidiens.
La consolation que l'Esprit Saint donne, le monde ne peut pas la donner, parce que le monde ne sait pas. Même lorsque nous traversons des ténèbres terribles, en profondeur nous expérimentons la paix et la joie. La consolation intérieure et la paix sont un don gratuit de l'Esprit Saint.
4ème jour - Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.
Notre vie sur la terre n'est jamais facile, même quand nous faisons tout notre possible pour remplir nos devoirs, même si l'on travaille très dur, même si l'on est très amical et souriant tout le temps, on peut être fatigué, épuisé, découragé, en colère et contrarié. On peut être facilement tenté car nous sommes si faibles et si fragiles, mais alors ne paniquez pas et ne sombrez pas dans le désespoir mais invoquez l'aide de l'Esprit Saint, Dans la fièvre de la tentation, sa grâce rafraîchit.
Il est bon de se souvenir que Jésus a été tenté par le démon jusqu'à son dernier souffle sur la croix. L'Evangile de Luc dit : « Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé. » (4, 13).
Le dernier moment fixé fut quand il fut demandé à Jésus de descendre de la croix (Mc 15, 31-32).
5ème jour - O lumière bienheureuse, viens remplir juqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
Nous avons tous les tréfonds obscurs de nos âmes, où seule la lumière de l'Esprit Saint peut pénétrer et les éclairer. Nos yeux s'ouvriront aux vastes horizons et nous verrons ce qui est au-delà, ce qui est éternel et la transition du temporel à l'éternel prend place. Nos cœurs commencent à se dilater et à expérimenter les flammes de l'amour divin, à brûler de zèle et de ferveur pour les âmes.
Les apôtres qui après l'expérience de la Pentecôte ne pouvaient pas rester plus longtemps avec les portes fermées comme les portes de leurs cœurs étaient grande ouvertes et la peur a succombé à la vertu de courage. Là s'est fait la transition de la peur au courage, de la misère au bonheur, de l'orgueil à l'humilité, de la tristesse à la joie, de la froideur à l'enthousiasme, de la paresse à la ferveur. L'âme humaine n'a plus peur d'être humiliée, ridiculisée, incomprise ou démoralisée, au contraire on n'est pas seulement joyeux de souffrir mais reconnaissant à Dieu de se trouver digne de souffrir pour le nom de Jésus (cf Ac 5,41).
6ème jour - Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Prenons quelques versets du psaume célèbre connu sous le nom de « Miserere » (Ps 51), que nous prions tous les vendredis matins :
« Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense...
Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés...
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé... »
O Esprit Saint, lave alors nos âmes pécheresses, fais tomber une pluie de grâce sur nos âmes arides et guéris nos âmes blessées. « Souffle en moi, o Esprit Saint, afin que mes pensées soient toutes saintes » .
7ème jour – Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.
Combien de fois rencontrons nous des personnes dont les cœurs se sont endurcis et sont fermés à la vérité à cause de l'orgueil et de la peur. Même dans l'Ancien Testament nous voyons Dieu rappeler au peuple d'Israël qu'ils ne doivent pas avoir la nuque raide, et continuer à être fermés à la vérité et à l'amour.
Parfois Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle à cause du manque d'ouverture de cœur des Pharisiens (cf Mc 6, 5). L'orgueil et la peur nous aveuglent si souvent, rendent nos cœurs plus durs que les pierresles plus dures. Dieu veut nous donner un cœur de chair et pas un cœur de pierre (cf Jr 31, 31-34). Dieu a promis « un cœur nouveau et un esprit nouveau » : « J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36,26-27).
Jésus envoie l'Esprit Saint sur nous pour que nous puissions prier : « Esprit du Dieu vivant,
descends à nouveau sur nous, assouplis-nous, modelle-nous, emplis-nous et utilise-nous... » Nous devons laisser l'Esprit Saint nous assouplir et nous modeler afin qu'il puisse nous utiliser comme il le veut, quand il veut, où il veut et comme il veut sans nous consulter.
8ème jour – A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.
Ces dons de l'Esprit Saint sont indispensables pour que nous grandissions en sainteté et pour notre sainte persévérance. Il suffit de voir comment étaient les apôtres avant de recevoir l'Esprit Saint à la Pentecôte. Ils se tenaient derrière des portes verrouillées, parce qu'ils avaient peur des autorités juives (cf Jn 20, 19). Les mêmes apôtres après avoir reçu l'Esprit Saint ont pu prêcher ouvertement, avec audace et sans peur. St Pierre, qui avait tellement peur auparavant, même d'une servante, dit maintenant :
« Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus, alors que vous, vous l'aviez livré ; devant Pilate, qui était d'avis de le relâcher, vous l'aviez rejeté. Lui, le saint et le juste, vous l'avez rejeté, et vous avez demandé qu'on vous accorde la grâce d'un meurtrier. Lui, le Chef des vivants, vous l'avez tué ; mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, nous en sommes témoins... » (Ac 3, 13-15).
9ème jour – Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen. Alléluia.
Ici le dévot demande une récompense. Il y a deux sortes de récompense, une temporelle et une éternelle. De nombreuses personnes vivent et travaillent très dur pour avoir une récompense temporelle. Il n'y a rien de mal à travailler pour les choses temporelles, mais la récompense éternelle devrait prévaloir sur la temporelle. Souvent la récompense temporelle devient un obstacle pour la récompense éternelle. C'est à ce moment-là, à nouveau, que nous devons prier l' Esprit Saint de nous aider à vivre et à travailler encore plus pour la gloire de Dieu. Avec toutes les œuvres de miséricorde listées dans l'Evangile de Matthieu (25, 31-46) Jésus invite le fidèle à la récompense éternelle :
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde... »
Ici il est bon de rappeler la parabole de l'homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté et qui se demandait :
« 'Que vais-je faire ? Je na sais pas où mettre ma récolte.' Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : 'Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence.' Mais Dieu lui dit : « Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? » Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »(Lc 12, 16-21).
L'Esprit Saint nous aide à amasser un trésor dans le ciel plutôt que sur la terre. Nous ne vivons pas pour ce monde, mais pour le monde à venir pour lequel Jésus a souffert, est mort et est ressuscité et a envoyé l'Esprit Saint pour nous aider à comprendre qu'il n'y a rien de plus important ou de plus digne que l'âme humaine ! Nous devons donc faire tous les efforts possibles pour sauver nos âmes et celles des autres.
Conclusion.
De nombreux saints ont prié avec ferveur chaque jour pour demander les sept dons de l'Esprit Saint. Nous avons déjà dans le livre du prophète Isaïe un passage qui parle de la plupart des dons tel que l'esprit de sagesse et de discernement, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de crainte du Seigneur (cf Is 11, 2).
Sans l'aide de l'Esprit Saint St Damien de Molokai, par exemple, n'aurait pas eu le courage de s'aventurer à vivre avec les lépreux de Molokai et à travailler pour eux et ne serait pas mort de la même maladie. Il n'a jamais vécu ni travaillé pour ce monde. La bienheureuse Teresa M.C. et les Missionnaires de la Charité n'auraient pas donné un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres, aux lépreux, aux infirmes, aux handicapés, aux personnes repoussantes et aux autres sans l'aide spéciale et l'inspiration et la conduite continuelle de l'Esprit Saint. Plus nous invoquons son aide plus nous accomplissons parfaitement la volonté de Dieu avec amour.
Joyeuse et sainte fête de Pentecôte.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala MC.
Prière pour demander les sept dons de l'Esprit Saint.
O Seigneur Jésus Christ toi qui, avant de monter au ciel, a promis d'envoyer l'Esprit Saint pour achever ton œuvre dans les âmes de tes apôtres et de tes disciples, daigne nous donner le même Esprit Saint pour qu'il achève en nos âmes l'œuvre de ta grâce et de ton amour.
Donne-nous l'esprit de Sagesse pour que nous méprisions les choses périssables de ce monde et que nous aspirions seulement aux choses qui sont éternelles ; l'esprit d'Intelligence pour illuminer nos esprits de la lumière de ta divine vérité ; l'esprit de Conseil pour que nous choisissions toujours le chemin le plus sûr pour plaire à Dieu et gagner le ciel ; l'esprit de Force pour que nous portions notre croix avec toi et que nous surmontions avec courage tous les obstacles qui s'opposent à notre salut ; l'esprit de Science pour que nous connaissions Dieu et nous connaissions nous-mêmes et que nous nous perfectionnions dans la science des saints ; l'esprit de Piété pour que nous trouvions le service de Dieu doux et plaisant ; l'esprit de Crainte pour que nous soyons remplis de vénération pleine d'amour envers Dieu et que nous ne redoutions en aucune façon de lui déplaire. Marque-nous, Seigneur, du signe de tes vrais disciples, et anime-nous en toutes choses de ton esprit. Amen.
VENI CREATOR SPIRITUS
Veni, creator, Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei.
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae.
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
VIENS, ESPRIT CRÉATEUR
Viens, Esprit Créateur,
visite l'âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d'En-Haut
les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.
Tu es l'Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L'Esprit de vérité promis par le Père,
c'est toi qui inspires nos paroles.
Allume en nous ta lumière,
emplis d'amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.
Repousse l'ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que,sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.
Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l'Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles.
Amen.
VIENS, ESPRIT SAINT, EN NOS CŒURS
Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.
Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.
A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.
Amen.
Litanies à l'Esprit Saint
Don du Dieu Très-Haut,
viens en nous
source de grâces,
viens en nous.
Feu sacré, viens en nous.
Onction spirituelle,
viens en nous.
Esprit de vérité, viens en nous.
Esprit de sagesse et d’intelligence,viens en nous.
Esprit de conseil et de force,viens en nous.
Esprit de science et de pitié, viens en nous.
Esprit de crainte du Seigneur, viens en nous.
Esprit de grâce et de prière, viens en nous.
Esprit de componction et de confiance, viens en nous.
Esprit de douceur et d’humilité, viens en nous.
Esprit de paix et de patience, viens en nous.
Esprit de modestie et de pureté, viens en nous.
Esprit consolateur, viens en nous.
Esprit du Seigneur qui remplis l’univers, viens en nous.
Esprit d’infaillibilité qui dirige l’Eglise, viens en nous.
Esprit Saint, exauce-nous.
11.04.12
Pâques 2012
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Une fois de plus nous sommes arrivés aux jours les plus importants de l'année, que nous appelons la semaine sainte. Elle commence le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur et se termine le soir du dimanche de Pâques.
Ce qui me frappe toujours c'est que l'on ne peut pas séparer le vendredi saint du dimanche de Pâques. Ils sont comme les deux côtés de la même pièce de monnaie. Il n'y a aucune vie ici sur la terre, pour personne, sans douleur, sans souffrance et sans chagrin, et finalement sans la mort même ; il n'y a pas de vie non plus sur la terre sans joie et sans bonheur, pour ceux qui croient. Notre vie terrestre est donc un mélange de joie et de chagrin, d'espoirs et de déceptions, d'obscurité et de lumière, de mort et de vie.
Par sa conversion, St Paul a compris le sens chrétien de la souffrance humaine, et ainsi il écrit : « A cause de lui, j'ai tout perdu ; je considère tout comme des balayures, en vue d'un seul avantage, le Christ en qui Dieu me reconnaîtra comme juste. ... Il s'agit de connaître le Christ, d'éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l'espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d'entre les morts. »
(Ph 3, 8-11).
Quel acte de foi incroyablement courageux, qui l'a amené à faire ce qu'il avait dit. Il a tenu parole jusqu'au bout. « J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur. » (cf Rm 8, 38-39).
Sans l'expérience du vendredi saint nous ne pouvons pas jouir non plus du dimanche de Pâques. Paul n'a pas pu faire l'expérience de la puissance de la résurrection de Jésus sans partager les souffrances de Jésus, en devenant comme Jésus dans sa mort. Dans des mots simples nous pouvons dire : nul bien sans peine.
Il y a aussi un autre aspect, qui est d'utiliser nos souffrances, notre douleur et notre chagrin positivement. En d'autres mots, de comprendre le sens chrétien de la souffrance humaine – Salvifici Doloris. Que toutes les souffrances, les incompréhensions, les humiliations, les sensations corporelles pénibles, le sentiment de rejet, etc., deviennent des canaux de la grâce et des moyens de sauver des âmes. C'est ce que l'on attend de la part de chaque chrétien, des M.C. et des LMC en particulier, car Jésus a été clair et net quand il a dit à la bienheureuse Teresa M.C. :
« Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes ».
Jésus n'a pas aboli la souffrance et la douleur de notre vie terrestre mais il leur a donné un sens positif, à tel point que la souffrance est devenue un moyen nécessaire pour sauver les âmes. Jésus a dit aux disciples qui se rendaient à Emmaüs : « Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26).
Jésus a dit à la bienheureuse Teresa M.C. : « Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, les pauvres Me verront, Me connaîtront, Me voudront. Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur ».
La bienheureuse Teresa a reçu sa vocation et sa mission finale et définitive de la Croix, en présence de sa Mère. Là la scène du Calvaire se répète. L'appel de Jésus est terriblement exigeant... être une victime, être pauvre, obéissante et pleine d'amour, s'immoler comme Jésus sur la Croix, lui obéir sans poser aucune question, lui faire confiance avec amour et aveuglément, lui donner un service de tout cœur et gratuit dans les plus pauvres parmi les pauvres. C'est le chemin que nous sommes appelés à suivre pour faire l'expérience de la puissance de la résurrection de Jésus en devenant comme lui dans sa mort.
L'arbre de la Croix était une malédiction jusqu'à ce que Jésus meurt sur la Croix. Toute sorte de souffrance, physique, psychologique ou morale, toute sorte de souffrance corporelle ou de mort prématurée était considérée comme une punition de Dieu pour ses péchés personnels ou les péchés de ses parents ou des membres de sa famille. Grâce à Dieu, Jésus a sanctifié la Croix et lui a donné sa sacramentalité en mourant sur elle. La Croix pour un chrétien est devenue maintenant la route royale vers la vie éternelle parce qu'après la mort tragique de Jésus sur l'arbre de la Croix, il y a la résurrection glorieuse du tombeau !
Grâce à Dieu, tous les quatre évangélistes concluent leurs récits sur Jésus non pas par sa mise au tombeau mais par sa résurrection glorieuse et par les nombreuses apparitions, par lesquelles tous les quatre évangélistes prennent la peine de montrer que Jésus est vivant et encore plus actif alors qu'avant.
Que les célébrations de Pâques ouvrent donc nos yeux pour que nous reconnaissions la présence et l'action de Dieu, et qu'elles ouvrent nos esprits à la compréhension des Écritures comme les apôtres et les disciples l'ont fait. Répétons les paroles des disciples d'Emmaüs, qui ont dit : « « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? ». Comme ils ont compris alors le sens des souffrances de Jésus, sa mort cruelle et honteuse sur la Croix, ils ont pu retourner sans peur à Jérusalem au cours de la même nuit obscure, avec la lumière de la foi allumée en eux par le Seigneur ressuscité pour annoncer la Bonne Nouvelle que « C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité... ». « A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem... » (Lc 24,33).
Que les paroles de St Thomas, l'apôtre qui a demandé de mettre son doigt dans les plaies de Jésus, et sa main dans Son côté huit jours après la résurrection, et s'est exclamé ainsi quand il a vu les plaies : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », provoquent la même réponse en nous. Le Seigneur ressuscité ne veut pas que nous soyons incrédules, mais que nous croyions, même quand nous ne voyons pas Jésus comme St Thomas l'a vu. Thomas a cru parce qu'il a vu le Seigneur ressuscité et les plaies sacrées de Jésus. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20,29).
Parfois, quand nous vivons certaines expériences douloureuses, quand nous sommes incompris de nos supérieurs, de nos compagnons, même des membres de notre propre famille ou de ceux avec qui nous vivons et travaillons, quand nous donnons sincèrement un service de tout cœur et gratuit aux gens, desquels nous pouvons avoir aucun retour ni en paroles ni dans leur comportement, quand nous vivons des épreuves dans la vie de la communauté, en famille, ou que nous sentons que nous ne pouvons pas aller plus loin, puissions-nous avoir la foi de St Thomas et les paroles réconfortantes de notre Seigneur qui nous accueille en nous disant : « La paix soit avec vous ».
N'oublions pas, mais souvenons-nous, que l'événement de Pâques est la pierre d'angle de la vie chrétienne. Tout dans notre vie... notre vocation et notre mission, notre croissance en sainteté et notre persévérance, la joie de notre vocation et comment nous vivons la joie de notre appel et de notre mission... tout dépend tellement de comment nous avons compris le mystère incroyable et impénétrable de notre foi.
N'oublions pas que l'Eucharistie que nous célébrons et la vie eucharistique que nous vivons est une autre preuve de la réalité de la résurrection. Cinquante jours ne sont pas suffisants pour célébrer la joie de Pâques ! Même si nous ne continuons pas sur ce chemin, toutes les célébrations de l'année, y compris les fêtes des saints et des martyrs, contiennent implicitement la réalité de la résurrection de Jésus !
Il n'y a pas d'Eglise sans la résurrection, ni de sacrements, ni de vie religieuse, ni de Pape et de cardinaux, ni de Basilique St Pierre ni de basiliques patriarcales ou de cathédrales ou d'églises qui existeraient.
En conclusion je voudrais citer ici un passage d'une lettre que j'ai reçue d'un LMC qui m'a écrit de son lit d'hôpital en Virginie, aux U.S.A. : « J'ai seulement 54 ans et suis très actif. Je ne sais pas ce qui m'attend sur cette terre et je ne suis pas inquiet. Je suis en paix sachant que je suis dans la paume de la main de notre Père. Ma maladie est arrivée pour moi au moment le plus opportun. Comment pourrais-je m'apitoyer sur mon sort alors que Jésus a tant souffert pour moi . Ma foi et mon parcours de LMC me servent et continueront à bien me servir … Je crois que ma maladie est une bénédiction. Un moment pour recentrer mes priorités familiales et de carrière sur Dieu et ma famille ». « Oui, c'est vrai, ! le Seigneur est ressuscité ! Il est apparu à Simon -Pierre »
(Lc 24,34).
Quelques uns des dons que le Seigneur ressuscité aimerait attribuer à tous ceux qui les désirent et les demandent sont :
La Joie de Pâques : « Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur » (Jn 20,20)
La Foi de Pâques : « Thomas, parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »( Jn 20,27)
L'Espérance de Pâques : « Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! »
(Lc 24,21)
L'Amour de Pâques : « Jésus lui dit alors : « Marie » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » (Jn 20,16)
La Paix de Pâques : « Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20,19)
La Contemplation de Pâques : « Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. »
(Jn 20.20)
La Persévérance de Pâques : « Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc... » (Jn 20,11-13)
Le Zèle de Pâques : « Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. » (Mt 28,8).
Une fois encore je souhaite à chacun de vous de très joyeuses et saintes fêtes de Pâques et un très joyeux et saint temps pascal, qui nous prépare à la fête de la Pentecôte.
Que Dieu vous bénisse tous.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
26.02.12

La vocation en général
>
« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dans les cieux, il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ. En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d'avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ... »(cf Ep 1, 3-4).
St Paul, le grand missionnaire et l'apôtre des gentils, a expliqué clairement la vocation du chrétien et la vocation d'un LMC, en particulier dans les versets mentionnés ci-dessus. Selon St Paul, notre vocation ne commence pas le jour où nous sommes entrés dans le mouvement LMC ou dans une congrégation religieuse, pas même le jour de notre naissance dans le monde : « Dieu nous a choisis dans le Christ avant la création du monde... » C'est seulement à travers la prière et la contemplation que nous commençons non pas seulement à admirer et à apprécier la beauté sublime de l'appel irrévocable de Dieu, mais que nous commençons lentement à le vivre avec humilité et gratitude.
Plus nous comprenons le but de notre appel, plus nous devenons joyeux, et aussi plus nous essayons de le vivre avec toutes les puissances et les fibres de notre être. Selon St Paul le but de l'appel est très simple mais grand, à savoir « être saints et irréprochables sous son regard ». La sainteté n'est pas seulement ajoutée à notre nature, mais c'est quelque chose de naturel pour nous. Devenir saint est notre droit de naissance. En d'autres termes, Dieu ne nous a pas créés pour vivre dans le péché, la tristesse et le chagrin.
Il est très important pour nous de connaître et de nous rendre compte de la beauté et du caractère unique de notre « appel dans l'appel ». Ce n'est pas comme entrer dans un groupe de solidalité, mais c'est un chemin de vie. Nous le vivons toute la journée.
Réunion à Rome.
Il y a eu un besoin ressenti pour les liens de langue anglaise et quelques délégués de se rencontrer. En conséquence, un groupe de dix sept LMC environ se sont réunis 8 Via S.Agapito à Rome, du mercredi 18 au lundi 23 janvier 2012.
Cela a été un temps très intense de prière, de partage, de discussions, de dialogue, de discernement et de décisions. Il y avait une atmosphère très amicale et familiale, joyeuse et pleine d'amour, d'attention et de gentillesse. On a énormément ressenti la présence et l'action, l'inspiration et la direction de l'Esprit Saint. Le groupe a vraiment très bien œuvré ensemble en tout. Ils étaient spécialement appelés. C'était un grand honneur.
Beaucoup d'entre vous ont envoyé des rapports et des messages courts, tandis que beaucoup plus d'entre vous ont prié avec ferveur et offert des sacrifices généreusement pour le succès et la fécondité de l'Assemblée type-retraite. Tous sont retournés chez eux en louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient vu, entendu et partagé.
« Donnez et prenez » a été le principe suivi par tous. Chaque participant a essayé de faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire. Tous ont ressenti qu'il valait mieux allumer une lampe que de maudire l'obscurité.
Il y a, cependant, certaines choses qui exigent une attention urgente, des prières ferventes et davantage de sacrifices, sans lesquels notre mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité ne peut pas grandir et se répandre dans l'esprit et le charisme de notre mouvement. Tous les LMC doivent comprendre de plus en plus le sens et l'importance de l'appel, qui est celui qui a appelé, le but de son appel, les chemins et les moyens de réaliser le but, et finalement, à travers qui le but basique a été réalisé. Là nous sommes obligés de nous poser quelques questions de recherche, à savoir : quelles sont les compétences de base pour entrer dans le mouvement LMC ?
Approfondissement de la vocation LMC.
Afin de trouver une réponse adéquate, en dehors de la prière, de la réflexion et de la contemplation, nous devons avoir recours aux enseignements assez récents du Magistère de l'Eglise sur la vocation et la mission des laïcs dans le monde d'aujourd'hui, spécialement le document connu sous le nom de Christifideles laici(« les fidèles laïcs ») à la lumière de nos « Statuts et Chemin de Vie des LMC ».
En outre, pour que les LMC grandissent en sainteté et persévèrent dans leur vocation, ils doivent lire, étudier et réfléchir sur la lettre l'Appel à la Sainteté, les commentaires sur les Statuts des LMC de Mgr Flusk, qui doivent être étudiés avec les Statuts, l'Application de la loi canonique aux Statuts et au Chemin de Vie des LMC du Dr Laura Morrison.
De nombreux LMC me disent qu'ils trouvent beaucoup d'aide quand ils méditent les lettres qui se trouvent dans les pages des livres M.C. Train (Le train M.C.).
Pour approfondir leur connaissance et leur compréhension de l'esprit et du charisme M.C., les LMC doivent lire le livre Mother Teresa, Come Be My Light (Viens, sois ma Lumière).
Pour grandir en sainteté et persévérer dans sa vocation et aider les autres à faire de même, il est aussi absolument nécessaire de lire la Bible, avec beaucoup d'amour et de dévotion.
Les LMC doivent aussi étudier le Catéchisme de l'Eglise Catholique (CCC) pour vivre notre foi catholique en menant une vie sacramentelle très intense et constante. Nous devons ici tirer notre inspiration de la théologie vécue des saints. St Albert Hurtado du Chili avait comme devise : « Ma messe est ma vie et ma vie est une messe prolongée ». La bienheureuse Teresa a trouvé toute sa force, son courage et surtout son amour pour les pauvres dans l'Eucharistie. Jésus Eucharistique a changé sa vie petit à petit.
La bienheureuse Teresa a écrit à l'archevêque Ferdinand Périer SJ : « Combien devons-nous être pour avoir le Saint Sacrement parmi nous ? - L'œuvre que nous devrons accomplir sera impossible sans Sa grâce continuelle depuis le tabernacle. - C'est Lui qui devra tout faire. - Nous n'avons qu'à suivre. Priez pour moi, s'il vous plaît, pour que je fasse ce qui Lui est agréable. »
(28 janvier 1948).
La croissance et l'expansion, avec les douleurs croissantes, font partie intégrante de l'organisme vivant. Ne soyons pas surpris par certaines anomalies et les évènements imprévus, qui peuvent engendrer le doute et l'angoisse dans les vies de certains LMC. Nous pouvons nous sentir comme si nous étions dans un bateau ballotté par le vent et la marée de « la mer de ce monde » dans lequel nous vivons. C'est précisément là et nulle part ailleurs que les LMC sont appelés à réaliser leur vocation. Ce n'est pas en fuyant les difficultés et les épreuves de la vie, mais en les affrontant avec Jésus que nous sanctifions nos vies et les vies des autres.
Présentation des rapports.
Pays de langue anglaise en général : Mme Susie Aki LMC
Royaume Uni, Irlande, Islande : Mme Mary Clarke LMC
Canada : Mme Odette Duggan LMC ; Mr et Mme Vincent et Anne Carroll LMC
USA : Mr et Mme Rick et Esperanza Resultan LMC
Pays de langue espagnole : Mme Tai Pearn LMC
Mme Anita Anorga Orezzoli LMC
Père Eduardo Torre
Père Victor Mercado
Mr Juan Mayol LMC
Langue italienne.................................................
Pays de langue française : Rapport de Mme Fabienne Bastide lu par Mlle Gianna Tommasi LMC
Europe de l'Est : Mlle Ania Napierala LMC
Ces rapports ont aidé les participants à l'Assemblée à avoir une idée sur la façon dont les LMC grandissent en sainteté et en nombre avec leurs problèmes et leurs difficultés croissantes
Frère Xavier Dionysius Rajesh de Colombo (Sri Lanka), par exemple, un LMC profès, est maintenant candidat dans notre Société à Rome. Il a partagé avec beaucoup d'enthousiasme la façon dont les LMC au Sri Lanka sont formés avec l'aide de leur directeur spirituel, le père Noel Dias, et de Sr Genevieva M.C.. Il a aussi dit combien les M.C. et les LMC se sentent comme une famille, comment ils partagent autant que possible leur vie de prière et leur apostolat auprès des plus pauvres parmi les pauvres.
Bien que nous ayons demandé des rapports à de nombreux pays, nous n'avons pas reçu de rapports propres de la situation de certains LMC dans quelques pays. Espérons et prions pour qu'à la prochaine réunion inter-langues, où qu'elle se tienne, nous puissions avoir des rapports minutieux et complets.
Le besoin d'une formation propre pour les LMC.
Les participants ont ressenti le besoin d'une formation propre des LMC. Il est nécessaire pour tous les membres LMC de comprendre que c'est un « appel dans l'appel » sans perdre leur identité de laïcs ; s'ils sont mariés, de vivre le sacrement du mariage plus fidèlement et plus parfaitement. Le mouvement LMC veut renforcer le lien matrimonial dans l'amour et la fidélité.
La formation LMC ne se termine pas quand on fait des vœux après deux ans de formation. Il y a une formation continue, qui est censée continuer jusqu'à la mort.
Recevoir une formation propre pour tous les LMC comprend de prier avec plus de ferveur et de façon plus assidue ; d'offrir davantage de sacrifices dans un esprit de joie et de gratitude : « Mais eux (les Apôtres), en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. » (Ac 5, 41). Nous devons aussi savoir porter nos croix quotidiennes. St François de Sales dit : « Le mérite de la croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la façon dont nous la portons ».
Nous devons apprendre à accepter notre croix quotidienne avec une certaine joie et sérénité, comme les Apôtres et l'Eglise primitive. Quel courage incroyable les martyrs ont eu ! Même dans l'Ancien Testament nous avons de nombreux exemples : l'empressement d'Abraham à sacrifier son fils unique ; Joseph dans le livre de la Genèse, qui a été jeté dans le puits par ses frères, vendu par eux, accusé faussement et emprisonné... : « Mais maintenant ne vous affligez pas, et ne regrettez plus de m'avoir vendu, car c'est pour vous conserver la vie que Dieu m'a envoyé le premier... Ainsi ce n'est pas vous qui m'avez envoyé ici, c'est Dieu... » (Gn 45, 5 ff).« Souffrir est une vocation » a écrit le bienheureux Jean-Paul II dans son exhortation apostolique « Salvifici Doloris » - Le sens chrétien de la souffrance (cf S.D. n° 26). Il l'a montré par ses paroles et par l'exemple. Il peut être aussi utile de lire la lettre de St Paul aux Corinthiens
( 11, 23-30).
Cours de formation régulier pour les LMC selon la langue.
Deux semaines à un mois de cours à Rome à la Maison-Mère. Le 8 Via S.Agapito, à Rome est le lieu de naissance non seulement des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, mais c'est également le lieu de naissance et la Maison-Mère des Laïcs Missionnaires de la Charité. C'est aussi notre Généralat.
Après beaucoup de prière, de discussion et de partage, tous les membres de l'Assemblée ont ressenti très fortement le besoin de créer un cours régulier pour les LMC en différentes langues, de deux semaines à un mois. Nous pourrions commencer d'abord en anglais. Cela ne sera pas simplement et purement académique, mais plus partager la vie de prière et l'apostolat des frères à Rome. Il devrait y avoir un programme très préparé pour un groupe maximum de 15 LMC en même temps, comme notre maison ne peut pas accueillir plus de personnes pour le moment.
Tout d'abord, j'aimerais vous dire que vous venez au lieu de naissance des MCC et des LMC, qui est notre Bethléem. S'il vous plait, ne soyez pas surpris, pire encore contrariés, par les nombreux inconvénients que vous pouvez rencontrer ici. Par exemple, vous devez dormir dans un dortoir commun, car nous n'avons pas de chambres seules à offrir pour le moment. Ceux qui viennent suivre le cours viennent pour avoir une expérience de vie. Comme il a été mentionné, le nombre est limité à quinze personnes, et elles doivent être capables de lire, d'écrire et de bien parler
anglais. Nous aurons notre premier cours expérimental principalement pour les pays de langue anglaise, tels l'Australie, le Canada, l'Inde, le Sri Lanka, le Royaume Uni, les U.S.A., etc. L'attribution des places dépendra du nombre de LMC profès dans chacun de ces pays.
Une des participantes, Mme Susie Aki LMC, a écrit : « J'aime cette nouvelle expérience de formation. Tous ceux qui peuvent devraient faire l'expérience de Casa Serena, la « Maison-Mère » des LMC. Être là juste pour prier, travailler avec les frères et vivre dans ce que vous appelez « de nombreux inconvénients » est un vrai cadeau pour nous, pour nous aider à comprendre et à vivre notre vocation comme membre de cette magnifique famille. Je pense que cela nous aidera à mener des vies plus saintes. ».
Quand allons-nous commencer ? Si tout va bien j'aimerais commencer au mois de juin 2012. Nous avons besoin des statistiques, par conséquent des pays mentionnés ci-dessus le plus tôt possible. Quelques pays comme les U.S.A ont inclus leurs statistiques dans leur rapport envoyé pour la réunion par Mme Laurie Dwyer LMC, lien national des U.S.A. On peut voir plus de détails en commençant à préparer le cours.
Vœux définitifs des LMC.
Nous avons de très bonnes nouvelles à partager : à savoir, cela a été la décision de l'Esprit Saint et la nôtre de permettre aux LMC malades et âgés de prononcer leurs vœux pour la vie. Cela permettra à tous les LMC de vivre leur vocation LMC jusqu'au bout et de garantir que leur maladie et leur âge avancé ne deviennent pas un obstacle, mais un tremplin vers une sainteté de vie plus grande et un moyen de sauver des âmes. J'inclus ici quelques règles pour « les LMC âgés et malades et leurs vœux pour la vie », avec quelques instructions concernant l'onction des malades.
Les LMC qui ont vécu fidèlement pendant de nombreuses années leur vocation de LMC et qui sont maintenant âgés et/ou malades ou en phase terminale ou incapable physiquement, et qui ne peuvent pas participer aux réunions peuvent s'adresser à Rome à travers leurs directeurs spirituels et leurs liens locaux, qui devront consigner leurs demandes de faire des vœux pour la vie après la préparation requise. Ils pourraient faire une retraite de trois jours en préparation à leurs vœux. Au cas où cela ne serait pas possible pour la personne, il pourrait y avoir une préparation à domicile faite par le directeur spirituel ou des LMC.
Cette règle peut aussi s'appliquer aux LMC qui ont ont plus de soixante dix ans et qui sont profès depuis au moins cinq ans, pourvu qu'ils aient été fidèles à vivre le chemin de vie LMC et qu'ils aient assisté régulièrement aux réunions des LMC. Ils devront continuer à assister régulièrement aux réunions, aux retraites et à tous les évènements du groupe même s'ils ont fait des vœux définitifs. Ils doivent donner le plus possible le bon exemple aux plus jeunes du groupe. Les malades doivent offrir leur maladie et leurs infirmités en union avec la souffrance et la mort de Jésus Christ, en réparation de tous leurs péchés et de leurs infidélités dans l'observance de leurs vœux. En d'autres termes :
Pour expier tous les péchés qu'ils ont commis depuis qu'ils sont devenus LMC et pendant toute leur vie.
Pour compenser le bien qu'ils auraient du faire et qu'ils ont négligé de faire comme LMC et pendant toute leur vie.
Pour purifier le bien qu'ils ont fait à leur pauvre façon comme LMC et pendant toute leur vie.
Ces LMC malades et souffrants doivent savoir qu'ils sont un grand don pour nous et qu'ils donnent beaucoup à notre mouvement.
C'est pour rendre les membres des LMC plus fervents dans la prière, plus fidèles à remplir leurs devoirs d'état de vie et leur vocation LMC et rendre même plus présente la sainteté de Dieu par l'exemple de leurs vies que ce nouvel indult ou permission est accordé.
Les LMC qui font leurs vœux pour la vie doivent être très attentifs et veiller encore plus à ne pas tomber dans la tentation de la paresse et de la tiédeur spirituelles. Au contraire, ils doivent offrir davantage de sacrifices, doivent être plus fervents dans leurs prières ; ils doivent être doux et généreux dans leur service des plus pauvres parmi les pauvres, en particulier en donnant un service de tout cœur et gratuit aux membres de leurs propres familles et de leurs groupes LMC, ce qui, parfois, peut être plus difficile et exigeant.
Tous les LMC doivent être très reconnaissants à Dieu pour le don de leur vocation LMC. Ils doivent chaque jour implorer Dieu non seulement pour leur sainte persévérance mais aussi pour leur croissance en sainteté et leur augmentation en nombre.
Tous les LMC qui ont prononcé des vœux pour la vie rejoignent aussi le groupe chaque fois qu'il y a une réunion, quand cela est possible. A la fin de leur journée de prière ils devront renouveler leurs vœux par dévotion quand les autres renouvelleront leurs vœux annuellement.
Onction des malades
Les LMC qui sont sérieusement malades et avancés en âge doivent recevoir le sacrement de l'onction des malades.
« L 'onction des malades « n'est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité. Aussi, le temps opportun pour la recevoir est-il certainement déjà arrivé lorsque le fidèle commence à être en danger de mort à cause de la maladie par suite d'affaiblissement physique ou de vieillesse. » (CCC n° 1514).
« Si un malade qui a reçu l'onction recouvre la santé, il peut, en cas de nouvelle maladie grave, recevoir de nouveau ce sacrement. Au cours de la même maladie, ce sacrement peut être réitéré si la maladie s'aggrave. Il est approprié de recevoir l'onction des malades au seuil d'une opération importante. Il en va de même pour les personnes âgées dont la fragilité s'accentue. »
(CCC N° 1515).
« Le sacrement de l'onction des malades est CONFÉRÉ, seulement par des prêtres ou des évêques, aux personnes dangereusement malades en les oignant sur le front et sur les mains avec de l'huile dûment bénite – huile d'olive ou autre huile extraite de plantes – en disant une seule fois :
« Par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l'Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu'Il vous sauve et vous relève. »
(CCC n° 1513).
La grâce spéciale du sacrement de l'onction des malades a comme effets :
Un don particulier de l'Esprit Saint. La grâce première de ce sacrement est une grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l'état de maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse.
L'union à la passion du Christ. Par la grâce de ce sacrement, le malade reçoit la force et le don de s'unir plus intimement à la passion du Christ : il est d'une certaine façon consacré pour porter du fruit par la configuration à la passion rédemptrice du Sauveur. La souffrance, séquelle du péché originel, reçoit un sens nouveau ;:elle devient participation à l'œuvre salvifique de Jésus.
Une grâce ecclésiale. En célébrant ce sacrement, l'Eglise, dans la communion des saints, intercède pour le bien du malade. Et le malade, à son tour, par la grâce de ce sacrement, contribue à la sanctification de l'Eglise et au bien de tous les hommes pour lesquels l'Eglise souffre et s'offre, par le Christ, à Dieu le Père.
Une préparation au dernier voyage. L'onction des malades achève de nous conformer à la mort et à la Résurrection du Christ, comme le Baptême avait commencé de le faire... Cette dernière onction munit la fin de notre vie terrestre comme d'un solide rempart en vue des dernières luttes avant l'entrée dans la Maison du Père (CCC n° 1520-1523).
En conclusion, rappelons-nous que même si nos corps vieillissent et deviennent malades, notre âme, qui est créée à l'image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1, 26), peut devenir plus pure et plus sainte et ressembler de plus en plus à Dieu. ; en d'autres termes, notre âme ne vieillit jamais, mais peut devenir malade en commettant le péché.
Newsletters et site web.
Deux autres suggestions importantes concernent la Newsletter et le site web. Les deux sont des outils importants non seulement pour approfondir notre vocation, mais aussi pour prendre de l'extension. Nous devons être de vrais Laïcs Missionnaires de la Charité.
La Newsletter existe maintenant en deux langues, à savoir en anglais et en italien. Nous allons bientôt en commencer une aussi en espagnol. Mme Anita Orezzoli de Lima, au Pérou, est en charge de la Newsletter en espagnol, tandis que Mr Alfredo Quinones a pris très gentiment la responsabilité du site web en espagnol. Ils ne peuvent pas faire le travail tout seuls, mais ils ont besoin de notre coopération pour en faire quelque chose de beau pour Dieu.
Les LMC et la famille M.C.
Nous sommes très reconnaissants à notre famille M.C. pour toute l'aide spirituelle requise, le soutien et l'encouragement moral qu'ils donnent aux LMC dans le monde. Un très grand nombre de M.C. se donnent vraiment du mal pour aider les LMC à grandir en sainteté et augmenter en nombre. Dans quelques régions les supérieures régionales ont désigné une sœur M.C. pour guider les LMC. Les LMC aussi sont d'une grande aide pour les sœurs, qui font réellement en sorte que les LMC se sentent comme faisant partie de la famille M.C., comme la bienheureuse Teresa M.C. avait l'habitude de le faire. Qu' on le veuille ou non, il y a un lien ontologique entre les LMC et la famille M.C.. Cette relation est très saine pour les M.C. comme pour les LMC.
Les LMC doivent essayer d'être très doux et aimables, et ne doivent jamais vaincre le mal par le mal, mais vaincre le mal par le bien. Il est extrêmement important de prier la Sainte Famille pour que tous les problèmes à l'intérieur des groupes LMC ou qui viennent de l'extérieur soient résolus et que de plus en plus d'harmonie et d'aide mutuelle soient apportées et qu'une nouvelle Pentecôte ait lieu dans notre mouvement LMC.
Messe à la basilique St Pierre.**
Pendant notre réunion, vendredi 20 janvier 2012, nous avons eu aussi la joie d'aller à la basilique St Pierre, où S.E. le cardinal Angelo Comastri a célébré la sainte messe pour nous à la tombe de St Pierre à 8h du matin. Dans son homélie il a mis l'accent sur les aspects de l'amour, de l'humilité et de l'unité, comme c'était la semaine de prière pour l'unité. Il a pris des citations dans la 1ère lettre de St Paul aux Corinthiens (ch 13) et dit comment Ste Thérèse de Lisieux a trouvé sa vocation : « Dans le Cœur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'AMOUR ».
A la fin de la messe il (S.E.) a envoyé un garde accompagner le groupe sur la tombe du bienheureux Jean-Paul II à la chapelle de St Sébastien. C'était tout à fait significatif de se rendre à l'autel dédié à St Sébastien le jour de sa fête. Comme il y avait une messe célébrée en polonais nous n'avons pas pu nous approcher très près. Le garde nous a aussi amenés à la magnifique crèche de la basilique St Pierre et à la « Pieta » de Michel Ange.
Pèlerinage à la Maison Sainte de Lorette.**
Nous avons fait un autre pèlerinage à la Maison Sainte , connue sous le nom de Lorette, sur la mer Adriatique. C'était une journée très lumineuse et nous avons vécu une expérience merveilleuse. Il n'y avait presque personne d'autre dans la chapelle, comme c'était lundi, lorsque le sanctuaire est fermé techniquement au public. Tout avait été organisé des semaines auparavant. Nous avons aussi eu la messe dans la crypte et un repas très chaud dans l'un des réfectoires. Dieu nous gâte vraiment de son attention spéciale et de son amour.
Sur le chemin de retour nous nous sommes aussi arrêtés au sanctuaire de St Gabriel de l'Addolorata à Gran Sasso. Une sœur passionniste nous a expliqué en quelques mots quel genre de personne il était et les miracles qu'il avait faits et qu'il continue à faire. Lundi 27 février 2012 il y a une grande célébration dans la basilique, car cela fera cent cinquante ans qu'il est retourné à Dieu. St Gabriel de l'Addolorata, prie pour nous et bénis-nous.
Réunion avec le groupe LMC de Rome.**
Samedi 21 janvier le groupe LMC de Rome a rencontré les participants de l'Assemblée internationale après la prière du soir, car tous les samedis soirs, depuis que les LMC existent, les LMC de Rome se réunissent invariablement. Cela a été un partage très encourageant et enrichissant. Pratiquement tous les LMC de Rome sauf Mr Antonio Serangeli et Mme Carmela Arabesco, étaient présents. Dr Alberto Casella, qui revenait de Tanzanie, où il avait passé trois semaines avec sa femme et ses enfants, a partagé sa belle expérience et ce qu'il avait pu faire là-bas pour les pauvres. Naturellement ce n'était pas sa première expérience en Tanzanie. Sa femme et lui y ont travaillé pendant plusieurs années. Dr Mimma Battaglia a partagé son expérience à l'hôpital Gemelli. Tous les LMC du groupe de Rome ont manifesté un grand intérêt. Quelques LMC de Rome ont participé au pèlerinage à la basilique St Pierre le 20 janvier et à Lorette le 23 janvier 2012, en plus des 23 hommes de Casa Serena.
Quelques suggestions pratiques.
- Les LMC renouvellent leurs vœux une fois par an, soit le samedi avant le dimanche de la Miséricorde soit le dimanche de la Miséricorde même, soit le premier samedi du mois d'octobre. Le directeur spirituel doit être informé du renouvellement et, si possible, il doit être le célébrant de la messe des renouvellements. Il pourrait aussi inviter son évêque ou le vicaire général du diocèse, spécialement si les LMC font leurs vœux pour la première fois. Les curés où les LMC résident doivent être informés des vœux et invités à participer à la célébration, si le directeur spirituel n'est pas le curé.
Avant de démarrer un groupe dans un nouveau diocèse, les LMC doivent avoir une permission écrite de leur évêque. Cela peut se faire avec l'aide de leurs curés respectifs et des sœurs M.C., si une communauté de sœurs M.C. est présente dans le même diocèse. On doit donner à l'évêque tout le matériel nécessaire – tel que la lettre du diocèse de Rome (25.02.1987), nos Statuts LMC, la lettre « L'appel à la sainteté » et les autres documents connexes qui peuvent aider l'évêque à comprendre l'esprit, le charisme et la spiritualité du mouvement LMC.
La forme courte des Laïcs Missionnaires de la Charité n'est pas MLC mais LMC, qui doit être utilisé dans toutes les différentes langues. Le mouvement d'abord et avant tout est Laïc et doit conserver sa laïcité . Les M.C. et les LMC ensemble forment une seule famille comme la bienheureuse Teresa de Calcutta avait l'habitude de dire : « Dites aux LMC qu'ils sont dans ma prière quotidienne. Nous avons une lumière (bougie) qui brûle pour eux à l'adoration » (Lettre de la bienheureuse Teresa M.C., 31.01.1990).
S'il vous plaît, n'admettez pas des personnes instables mentalement dans les groupes. Ce n'est pas contre la charité de leur dire gentiment qu'elles n'ont pas la vocation de LMC. Tous les membres du groupe doivent prier pour une telle personne. Nous devons être fermes et gentils en même temps. Protégez, s'il vous plaît, le groupe des divisions, essayez d'éviter les disputes, les combats verbaux, la calomnie, l'amertume et la jalousie. Au contraire, soyez aimables les uns avec les autres. Soyons doux et humbles de cœur, tendres et accueillants.
Notre mouvement a aussi les deux aspects basiques : institutionnel et charismatique comme nous faisons partie de l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique. C'est là que nous sommes tenus d'obéir à l'autorité enseignante de l'Eglise et d'essayer de mettre en pratique ce qu'elle enseigne.
Les LMC ne font pas leurs vœux selon la Bible ou selon les règles de quelques autres groupes, mais selon les Statuts et le Chemin de Vie des LMC. Cela signifie que tous les LMC doivent lire et étudier les Statuts et le Chemin de Vie avant de prononcer leurs vœux. Ils sont obligés de les lire à nouveau en les méditant en profondeur avant leur renouvellement annuel. Si une personne n'a pas vraiment compris les Statuts il/elle ne devrait pas faire les vœux, parce que nous ne pouvons pas vivre les vœux sans savoir ce qu'ils signifient et ce qu'ils exigent.
Aucun LMC ne doit être impliqué dans aucune sorte d'appel de fonds ou de collecte d'argent au nom des M.C. ou des LMC. Un bienfaiteur peut donner l'argent nécessaire pour acheter un billet pour assister à une Convention, une retraite ou une Assemblée Générale LMC et autres réunions du même genre. Les LMC ne sont pas autorisés à demander de l'argent pour des besoins personnels.
Conclusion.
Bien que notre réunion soit arrivée à une conclusion officielle il y a beaucoup plus encore à faire. Nous avons besoin de patience, de temps et d'effort. Les LMC doivent surtout prier très fort pour avoir l'inspiration et la direction de l'Esprit Saint. « Seigneur, fais de moi ce qu'Il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie » ( Bienheureux Charles de Foucauld .
Avec toute mon amitié et ma prière. Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
( La lettre de père Sebastian M.C. sur "L'appel à la sainteté" peut se lire sur ce blog dans les Archives : année 2007 semaine 37. Il l'a également reprise dans sa lettre générale du 5 septembre 2007 pour le 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa M.C. )
14.01.12
L'APPEL
Dimanche 15 janvier 2012
2ème dimanche du temps ordinaire
Lecture du premier livre de Samuel 3, 3... 19
… « Me voici »...
« Parle, ton serviteur écoute. »...
PSAUME 39
Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 35-42
… « Voici l'Agneau de Dieu » Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus...
« Que cherchez-vous ? »...
« Venez et vous verrez » Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là...
« Nous avons trouvé le Messie »...
HOMÉLIE de Fernand Dumont
La Révélation biblique est une succession d'appels : d'Abraham, le premier appelé, à Marie, des prophètes qui sont tous désignés par Dieu jusqu'aux apôtres que Jésus choisit (Jn 15,16). Aujourd'hui, Jésus appelle André, puis Simon. Au premier Il révèle où Il demeure et cela lui suffit pour le convaincre qu'il a
« trouvé le Messie » (Jn , 41). Au second, Il donne un nom nouveau dont plus tard il tirera un enseignement (Mt 16, 18). Ce récit ne nous intéresse pas seulement pour savoir comment les choses se sont passées. Il nous enseigne aussi comment les choses vont continuer à se passer. A savoir que Jésus va continuer à appeler ses fidèles l'un après l'autre. Il aurait pu, s'il l'avait voulu, transformer le monde en un clin d'œil mais Il a préféré cette longue patience qui prend le temps de nommer chacun de nous, l'un après l'autre, de l'inviter à se mettre à sa suite, de lui révéler ce qu'Il réserve à chacun de savoir, et de lui donner un nom nouveau (Ap 2, 17). Nous aussi, nous avons été appelés au jour de notre baptême et nous avons reçu un nom, qui est celui par lequel Jésus nous appelle, nous avons reçu une « vocation » qui nous montre la mission que Dieu nous confie et qu'Il nous laisse la liberté d'accepter.
Ainsi se constitue l'Eglise qui n'est pas, d'abord, une institution dans laquelle on entre, mais qui est la communion de tous ceux qui ont répondu à l'appel du Christ. C'est un corps vivant en ceci qu'il est fait de personnes qui ont toutes répondu à l'appel, et qui à leur tour lancent un nouvel appel. Car Dieu est patient. Il veut que personne ne périsse, mais que chacun à son heure entende son nom appelé (2 P 3,9).
Lettre de père Sébastien M.C. de juillet-août 1999
… Chers LMC, tous les jours et de toutes les façons nous sommes appelés à renouveler notre vocation de suivre Jésus de plus près, plus fidèlement, plus inconditionnellement, de tout notre cœur, plus généreusement et plus joyeusement. Ce n'est pas le renouvellement d'une simple formule, mais un appel à être plus parfait, plus miséricordieux, plus saint, plus indulgent, plus patient et plus fidèle comme notre Père est parfait, miséricordieux, saint … etc ,(cf Mt 5, 48 ; Lc 6, 36 ; 1P 1, 16)... C'est Jésus qui nous a appelés à le suivre comme les apôtres, comme de saints hommes et femmes de Dieu, comme Mère Teresa de Calcutta. La possibilité de suivre le Seigneur dans le renoncement et l'abandon est encore actuelle pour nous comme elle le fut au temps de Jésus et après. Tous, nous sommes appelés à une grande « metanoia » - conversion des cœurs, à faire des choses non plus pour des raisons humaines et naturelles mais purement pour l'amour de Dieu ; à voler vers Dieu avec deux ailes, l'aile de l'amour de Dieu et l'aile de l'amour du prochain. Ces deux ailes doivent être semblables et fortes pour nous conduire au ciel. Comment pourrions-nous réellement aimer et donner un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres si nos deux ailes ne fonctionnent pas ensemble et ne s'équilibrent pas l'une l'autre comme elles le devraient. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (Mt 25, 40), dit Notre Seigneur et Maître. Au fil des ans, de plus en plus parmi nous arrivent à un moment décisif dans la vie spirituelle où nous devons faire le choix final entre Jésus et le monde, entre l'héroïsme de l'amour et la médiocrité, entre la croix et une existence facile, entre la sainteté et une conformité religieuse seulement correcte. Non seulement les individus mais aussi toute la Congrégation, tout le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent atteindre cette maturité. Grandissons-nous réellement en vertus, surtout en humilité et en charité ? Est-ce que j'ai perdu le zèle, la ferveur et l'enthousiasme initial ; avec le résultat que je suis devenu un LMC médiocre, qui est plus conduit par la raison que par la foi et l'amour ? Pourquoi devrais-je aller aux réunions alors que j'ai tellement d'autres engagements utiles et agréables qui me donnent bien plus de satisfaction...?
En plus, j'ai fait la connaissance de LMC dans mon groupe qui ne pratiquent pas la charité, qui, à mon avis, sont plus des hypocrites que de vrais disciples de Mère Teresa. Pourquoi donc irais-je aux réunions et aux prières ? Je peux y assister de temps en temps juste pour maintenir le contact afin de pouvoir renouveler mes vœux, car j'aime beaucoup Mère Teresa. Par ailleurs, je ne retire rien des réunions du groupe ; pour moi c'est une pure perte de mon temps précieux.
Chers LMC, avant tout, rappelez-vous que c'est « un appel dans l'appel » et que celui qui vous appelle n'est pas votre épouse, votre mari ou vos enfants, votre père ou votre mère, des prêtres ou des religieuses, même pas Mère Teresa – non, c'est Dieu Tout Puissant en personne qui vous appelle. Vous devez savoir que c'est un don très précieux de Dieu et vous devriez essayer de ne pas le perdre ni de laisser le malin le dérober. Restez fidèle à votre appel. Soyez un seul cœur, un seul esprit, une seule âme sur votre chemin vers Dieu (Ac 4,32). Vous êtes appelés à construire et non pas à démolir ou à détruire. Au lieu de vous plaindre et de maugréer il est préférable de prier en silence en utilisant les mots mêmes de Jésus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils disent ou ce qu'ils font » (Lc 23, 34).
Ne vaut-il pas mieux « allumer une lampe que de maudire les ténèbres » ?
11.01.12
Fête de la Sainte Famille 2011
Chers frères et sœurs bien-aimés en Jésus, Marie et Joseph,
Laissez-moi commencer par souhaiter à chacun d'entre vous un très joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2012 remplie de paix, même à ceux qui ne sont peut-être pas heureux mais qui veulent l'être et peut-être à ceux qui ne peuvent pas être en paix même s'ils aimeraient l'être.
Puis-je vous inviter à vous souhaiter du plus profond de votre cœur un Noël plein de bénédictions. Que ce souhait ne soit pas seulement des mots ; qu'il ne soit pas seulement superficiel, mais que nos vœux soient présentés avec le même amour et la même joie que celle de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph.
Ce matin je veux tous vous inviter à la grotte de Bethléem. Ni le lieu ni l'évènement de la naissance du Rédempteur dans la grotte de Bethléem n'est la projection de l'imagination humaine. Pour les esprits sophistiqués et les personnes à tendance intellectuelle il est absurde de croire qu'un Dieu Tout-Puissant ait pu naître d'une femme, et aussi, dans une grotte, pire encore, au milieu d' animaux dépourvus de raison ! L'évangéliste Luc a écrit : « Pendant qu'ils étaient là (à Bethléem), arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. » (LC 2, 6-7).
Mercredi 21 décembre j'étais justement là, à la grotte de Bethléem, avec quatre de nos frères et trois de nos sœurs à 4h 30 du matin pour célébrer l'Eucharistie. La ville de Bethléem, bien qu'illuminée par les décorations de Noël, était encore profondément silencieuse. Les lumières de la rue étaient faibles et froides. Nous avons marché comme les bergers auxquels la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur avait été annoncée par le chœur des anges qui chantait : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. ». Ces paroles n'étaient pas dues à l'imagination de l'évangéliste mais elles étaient chantées par le chœur céleste des anges.
L'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Lc 2, 10-12).
Je suis allé plusieurs fois dans cette grotte. Chaque fois c'est une nouvelle expérience, parce que l'évènement est un mystère impénétrable au-delà de ce que l'esprit humain peut comprendre.
« Les sens ne peuvent pas saisir cette merveille, la foi doit venir compenser » (St Thomas d'Aquin). Sans une foi profonde tout est superficiel et éphémère.
Sur l'autel opposé à la grotte ce fut Noël une fois de plus quand nous avons célébré l'Eucharistie. Le même Jésus qui avait bondi du trône royal dans le sein virginal de Marie et était né dans la maison du pain (Bethléem) descend maintenant à chaque célébration eucharistique pour devenir le Pain de vie.
A Bethléem il y a un autel au-dessus du lieu de naissance du Sauveur , sur lequel aucune messe n'est célébrée, mais on doit seulement tomber à genoux sous l'autel pour embrasser l'endroit où il y a une étoile avec quatorze rayons, qui représentent les quatorze générations mentionnées dans les récits sur l'enfance dans l'Evangile de Matthieu : « Le nombre total des générations est donc : quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ. » (1, 17).
La messe est célébrée sur l'autel opposé à la mangeoire dans la pauvreté et la simplicité. Il y a la pauvreté de l'espace même aujourd'hui. Trois personnes à peine peuvent se tenir là entre l'autel et la mangeoire, où le petit enfant Jésus était couché.
C'est très caractéristique de la Terre Sainte d'avoir ce genre de grottes naturelles, qui étaient utilisées comme habitations par les personnes pas très riches. La grotte où Jésus est né se composait de deux pièces, séparées par une masse rocheuse. Comme il n'y avait pas assez de place ou d'intimité dans la pièce commune, Joseph et Marie se sont installés dans la mangeoire, où les animaux avaient leur nourriture. A sa naissance comme à sa mort, Jésus ressemble au plus abandonné et au plus miséreux.
En fait dans la ville d'Ephraïm mentionnée dans l'Evangile de Jean (11,53-54), Jésus s'est retiré avec ses disciples pour la dernière fois dans une grotte naturelle semblable avant Sa passion, sa souffrance et sa mort. Ce genre de grottes semblent être un endroit de refuge, un abri, et surtout elles incitent à la prière et à la contemplation. « A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples ».
Quand nous regardons le petit enfant de Bethléem, couché dans une mangeoire, entouré d'animaux, nous nous rendons compte combien Dieu s'est fait pauvre et humble par amour pour les hommes. Quand nous regardons Jésus dans l'Eucharistie, sous la forme du Pain, sur nos autels et dans nos tabernacles, nous voyons combien Jésus se fait pauvre, simple et humble par amour pour nous !
Il était couché dans une mangeoire, où les animaux mangeaient leur nourriture. Jésus repose sur l'autel sous la forme du Pain, que nous mangeons. Dans la mangeoire il était couché un moment, et ensuite il était nourri par Marie avec son lait. Sur l'autel Jésus nous nourrit de son propre Corps et de son propre Sang.
C'est l'amour qui l'avait fait descendre sur la terre, qui l'avait condamné à la destruction, et c'est l'amour pour les pécheurs qui le fait descendre aujourd'hui et chaque jour sur les autels des églises. Chaque autel représente la mangeoire de Bethléem pour que la messe devienne notre vie et que notre vie devienne le prolongement de la messe (cf St Albert Hurtado).
Mangeons son corps et buvons son sang avec amour et respect, avec humilité et joie, dans la louange et l'action de grâce. Quel don ineffable d'amour est l'Eucharistie !
En conclusion je voudrais vous souhaiter à vous tous une fête de la Sainte Famille joyeuse et sainte. J'ai prié avec beaucoup de ferveur pour vous tous pendant la célébration de la messe le dimanche 18 décembre 2011 à l'église St Joseph à Nazareth et le mercredi 21 décembre 2011 à la grotte de Bethléem. Je continue de prier pour que vos familles, les groupes des LMC et nos communautés aient le véritable esprit de Bethléem-Nazareth.
Que Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
27.12.11
Lettre de père Sébastien Vazhakala M.C.
24 décembre 2011
Rien n'est petit quand l'amour est grand
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Avec nos pauvres nous souhaitons à chacun de vous un Noël très béni et saint et une Nouvelle Année 2012 remplie de paix.
Noël est la fête de la liberté.
« Parce que Dieu a visité son peuple pour accomplir sa libération » (cf Lc 1, 68)
« Si le Christ nous a libérés, c'est pour que nous soyons vraiment libres. » (Ga 5, 1)
« Alors tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage. »
(Ga 5, 1b)
Noël est la fête de la joie.
« … Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple » (Lc 2, 10)
Noël est essentiellement la fête du partage.
Plus nous donnons et nous partageons, plus nous expérimentons la joie.
« Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » (Ac 20, 35)
Noël est la fête de la paix.
« Paix sur la terre aux hommes qu'il aime » (Lc 2, 14)
Noël est la fête de l'amour.
« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique... Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (cf Jn 3, 16-17)
Ma prière pour chacun d'entre vous est que vous viviez pour aimer et que vous aimiez pour vivre en Jésus, Marie et Joseph et comme eux.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse à Noël et toujours.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
Lettre de Sr M. Prema M.C.
+
LDM
Maison Mère, le 24 novembre 2011
Chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, chers Missionnaires de la Charité laïcs, et chers volontaires,
Que la grâce de la naissance de Notre Seigneur apporte humilité et joie pour chacun d'entre vous et pour vos familles.
Dans la compagnie de Notre Dame, nous pouvons entrer profondément dans le mystère du dessein d'amour et de salut de Dieu. Elle a dit un "oui" inconditionnel aux mots de l'ange Gabriel et Jésus est venu dans sa vie. Pleine de joie, elle courut en hâte à travers les montagnes de Judée, chantant des louanges à la fidélité de Dieu à ses promesses.
A Bethléem, nous la contemplons regardant avec un bonheur parfait le visage de son fils nouveau-né. Comme chaque bébé, Jésus apprend à sa mère à être mère. Il devient l'objet de son attention joyeuse et infatigable et du don de soi. Le bonheur de Jésus occupe toutes ses pensées et ses désirs. A cause de son amour pour Lui, aucun désagrément n'est un fardeau, mais c'est une occasion d'un amour plus fort. Son manque de compréhension des événements fait grandir sa foi comme elle médite toute chose dans son cœur. Une espérance à toute épreuve lui donne le courage de rester près de son fils jusqu'à la fin car elle sait que Dieu est fidèle à ses promesses. Jésus a préparé Notre Dame à être non seulement Sa mère, mais aussi à être une mère pour Jean et pour chacun de nous. C'est pour elle une joie que nous nous mettions sous sa protection, et qu'elle nous voie grandir en Jésus. .
Comme Jésus a appris à Notre Dame à être une mère, les plus pauvres des pauvres nous apprennent à être des porteurs de l'amour de Dieu. Nous ne pouvons pas apprendre cela dans des livres, mais seulement en étant avec eux, ou physiquement ou en esprit, et en les touchant avec nos cœurs et nos mains. Leurs souffrances et leurs besoins nombreux nous extraient de notre égocentrisme et de nos propres préoccupations. Ce que Notre Dame a fait pour l'enfant Jésus, nous voulons le faire pour Lui dans les pauvres. Nous les touchons avec nos mains quand nous les lavons, quand nous les nourrissons, quand nous pansons leurs plaies, et quand nous faisons en sorte qu'ils se sentent bien. Nous leur sommes reconnaissantes qu'ils nous acceptent, nous et nos services. Si nous ne sommes pas capables d'œuvrer de nos mains, nous les touchons de nos cœurs par notre présence et notre écoute bienveillante. Que nous les acceptions et soyons patients envers eux leur fait beaucoup de bien et leur rend tangible l'amour de Dieu.
Par dessus tout, je remercie tous nos nombreux Coopérateurs malades et souffrants qui ont accepté l'apostolat de la prière et de la souffrance. Vos heures de prières, d'adoration et l'offrande silencieuse de vos peines et de vos chagrins nous sont indispensables pour continuer nos humbles œuvres d'amour.
Un grand merci à vous tous, coopérateurs, laïcs MC et volontaires, de partager si joyeusement et de tout cœur notre service auprès des plus pauvres des pauvres à travers le monde entier. Grâce à tous vos efforts la célébration du centenaire de la naissance de notre Mère Teresa, a été, tout au long de l'année, une occasion de porter son message de l'amour de Dieu à un nombre incalculable d'hommes, de femmes et d'enfants qui souffrent de pauvreté matérielle et spirituelle.
Je vous demande de prier pour le repos de l'âme de Sr Priscilla MC qui a fait le lien avec les Coopérateurs et les volontaires pendant de nombreuses années. Sr Priscilla est retournée à la maison du Père très paisiblement le 26 septembre 2011.
Que Jésus soit présent dans chacune de vos familles par l'amour que nous avons les uns envers les autres, et Il sera libre d'agir en nous et à travers nous pour apporter Sa lumière d'espérance dans tous les cœurs. .
Unis dans la contemplation autour du Sauveur nouveau-né.
Que Dieu vous bénisse
Sr. M.Prema M.C.
Mother Teresa Center
524 West Calle Primera,
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San Ysidro, CA 92173
11.11.11

Neuvaine pour les frères M.C. Contemplatifs
donnée par Père Sébastien M.C. en 2002 pour être faite également par les LMC, en l'adaptant ( neuf jours avant la fête de la Sainte Famille, saints Patrons des frères M.C. contemplatifs et des LMC, que les LMC célèbrent le dimanche avant le Christ Roi :
cette année, la fête de la Sainte Famille pour les LMC est
le 13 novembre 2011 ) .
NEUVAINE POUR LA FÊTE DE NOTRE SOCIETE
( DE NOTRE MOUVEMENT LMC )
Jésus, le Centre de la Sainte Famille
Jour de Préparation :
« Comment formerez-vous vos disciples? » « En leur donnant une connaissance complète de la vie spirituelle - afin que dans la rue ou dans les taudis des pauvres ou à la maison dans la communauté ils vivent une vie d'union intime avec Dieu - L'intérieur doit devenir l'énergie principale de l'extérieur.( Pour y arriver, la première année de leur vie religieuse sera une année de contemplation totale – et de solitude parfaite – ce qui sera renouvelé tous les six ans, après la profession des vœux. ) Ils doivent avoir aussi toute l'aide possible de saints prêtres dans leur vie spirituelle - afin que la perfection religieuse devienne simple et facile - comme la vie de Marie l'était à Nazareth. Car s'ils ne sont pas amoureux de Dieu, ils ne pourront pas mener cette vie d'immolation continuelle pour les âmes. Chacun doit comprendre que s'il veut devenir Missionnaire de la Charité, il doit être amoureux du Crucifié et être sa Victime pour les âmes des pauvres » (M.F.G. p.22).
Désir : - Marie : accomplissement parfait de la Volonté Divine.
« Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé » (Jn 4,34).
Joseph
Premier jour : Annonciations. L'appel.
A Marie par l'Ange Gabriel : « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. » (Lc 1, 31)
A Joseph par l'Ange du Seigneur : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint. » (Mt 1, 20).
Appel à être et à faire - Message – Messagers.
Le centre de l'histoire est « Jésus », le Fils de Dieu.
« C'est Marie que le Père éternel a choisi pour être la Mère de son Fils unique engendré et bien-aimé Jésus ; c'est à Joseph qu'il les a confiés tous les deux. » (R.14). (Statuts des frères contemplatifs M.C.)
Deuxième Jour
Réaction à l'appel : accepter ou rejeter Jésus
« Sois sans crainte Marie... » (Lc 1, 30).
« Joseph, fils de David, ne crains pas... » (Mt 1, 20).
Peur, doute, malentendu, beaucoup de souffrance et de douleur.
Eclaircissement, confirmation et assurance par les Anges.
Troisième Jour
Réponse - acceptation de Jésus dans la Famille, en l'accueillant :
« Marie dit : " Je suis la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole. " » (Lc 1, 38).
« Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit. » (Mt 1; 24).
Confiance, obéissance et acceptation de la volonté de Dieu par l'intermédiaire des Anges.
Dieu ne leur a pas parlé en personne, mais seulement par l'intermédiaire de ses Anges.
Quatrième Jour
Jésus devient l'Enfant de Marie - Marie est avec l'Enfant - Jésus maintenant vit en Marie:
« Béni le fruit de ton sein. » (Lc 1, 42)
« Joseph prend Marie comme sa femme avec Jésus, avec une foi, une confiance et une humilité profonde. » (cf. Mt 1, 25).
Cinquième Jour
Jésus est né à Bethléem dans une pauvreté matérielle, une misère et une indigence extrêmes ...
La douleur est terrible pour Joseph qui est incapable de donner à Jésus un endroit convenable pour naître. Le Fils de Dieu est né parmi les animaux dans une crèche...
« Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche... » (Lc 2, 7).
Réduit à la plus grande pauvreté matérielle mais élevé à la plus haute richesse spirituelle.
« La Sainte Famille est notre inspiration et notre guide en pratiquant la pauvreté volontaire. Cela nous rend immensément heureux au point de désirer être revêtus de la pauvreté et de l'humilité extrêmes de Jésus sur la croix - mourir comme un indigent sans défense qui désire être rien et ne rien avoir sauf travailler de plus en plus pour sa plus grande gloire. Nous faisons cela par obéissance joyeuse à sa volonté, par amour, jusqu'à notre mort. »(R.21). (Statuts des Frères M.C. Contemplatifs).
Sixième Jour
Jésus est né dans l'humilité pour donner la joie, la joie à partager.
Beaucoup d'humiliations pour la Sainte Famille. Marie et Joseph ne pouvaient avoir de pire humiliation que celle de ne pouvoir offrir un logis convenable au Fils de Dieu né de la Vierge Marie. Et cependant il y a joie au ciel et paix sur la terre pour toute personne de bonne volonté. Paradoxalement il y a une grande souffrance et une grande joie depuis l'Annonciation.
« Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple. » (Lc 2, 10).
Ici Marie et Joseph obéissent promptement aux lois , sans en compter le coût et sans poser de questions.
Triduum
Septième Jour
Dévotion.
« En Joseph...en outre la tension apparente entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la Charité. » (Redemptoris Custos).
« La famille qui prie ensemble reste ensemble. »
Nazareth nous apprend l'importance du silence profond et positif.
« Si seulement nous pouvions apprécier une fois de plus sa grande valeur,. Le silence de Nazareth devrait nous apprendre à méditer en paix et en silence, à réfléchir sur le spirituel en profondeur, et à être ouverts à la voix de la sagesse intérieure de Dieu. Nazareth peut nous apprendre la valeur de l'étude et de la préparation de la méditation, d'une vie spirituelle personnelle bien ordonnée et d'une prière silencieuse qui est connue seulement de Dieu. » (PaulVI). R.198)
Huitième Jour
Fidélité et obéissance, constance et persévérance en amour, par amour :
« Après leur départ (des Mages), voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te le dise. .. » « Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte ; et il resta jusqu'à la mort d'Hérode,... » (Mt 2, 13-15).
« Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph , en Egypte, et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère , et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts , ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël... » (Mt 2, 19-21)
Par la souffrance, le dur labeur et l'endurance, la Sainte Famille a grandi en sainteté.
Neuvième Jour
Nazareth restera pour nous le premier modèle pour toutes nos communautés ( nos groupes LMC ) :
Pour vivre comme ils ont vécu.
Pour aimer comme ils ont aimé
Pour prier comme ils ont prié
Pour pratiquer les vertus comme ils les ont pratiquées, spécialement les vertus cardinales et les vertus morales de foi, d'espérance et de Charité, de prudence, de justice, de tempérance et de courage.
Pour se servir les uns les autres, spécialement les plus pauvres parmi les pauvres, comme ils les ont servis.
Pour être saints comme ils ont été saints.
« Nous pouvons dire que la Sainte Famille était la Trinité sur la terre, que d'une certaine façon elle représentait la Trinité Céleste elle-même. » (St François de Sales)
« Nazareth est la maison de chaque frère contemplatif ( Laïc Missionnaire de la Charité ) et en même temps le modèle et l'école où nous apprenons comment être saints comme Jésus Marie et Joseph. Ils sont non seulement notre modèle de vertus mais nos professeurs :
- d'Humilité ( H umility ) : La propre humilité de Dieu incarnée maintenant dans la personne de Jésus qui nous invite à apprendre de son humilité. (Mt 11, 29).
- d'Obéissance ( O bedience ) : Etre toujours prêts à faire la sainte volonté de Dieu. Jésus a obéi à ses parents humains (Lc 2, 52). Il a appris l'obéissance par la souffrance (Heb 5, 8).
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin. » (Jn 4, 34). Il fut obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix. Marie dit à l'Ange: « Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole ! » (Lc 1,38). Joseph aussi est un réel exemple de prompte obéissance : « Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit... (Mt 1, 24; 2, 14; 2, 21.).
- d'Amour ( L ove ) : On peut dire que la Sainte Famille de Nazareth est l'ombre la plus proche sur la terre de l'amour de la Sainte Trinité. Comme le centre de Dieu est un amour invincible, créatif, toujours frais et dynamique, il y avait dans le cœur de la Sainte Famille le même amour durable. Personne n'a jamais autant aimé ni vécu si proche de Jésus que Marie et Joseph dans leur maison de Nazareth. Cette proximité était aussi bien physique que spirituelle et mystique.
- de Désir ardent ( Y earning ) : que l'on peut identifier à sa soif...La soif de nous de Dieu peut concrètement se trouver en Jésus qui a vécu et est mort, mort en criant : « J'ai soif. » Jésus avait soif de notre soif de Lui. Marie debout au pied de la croix de Jésus et ayant vécu 33 ans avec Lui, a partagé sa soif ; en ayant aussi St Jean, qui symbolise toute l'humanité, qui lui était confiée à elle.
Marie et Joseph ont été choisis pour aider Jésus à achever sa Mission sur la terre... « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé. » (Lc 12, 49). « Si quelqu'un a soif , qu'il vienne à moi, et qu'il boive » (cf. Jn 7, 37.). ( HOLY = SAINT )
Chaque frère contemplatif M.C. ( Chaque LMC ) doit expérimenter cette double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie et partager cette soif de Jésus aussi étroitement que possible, comme Notre Dame et Saint Joseph l'ont partagée :
La Soif :
a) La soif de Dieu de nous et de tous
b) Notre soif de Dieu et des âmes
Jésus a choisi Mère Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense qui s'est répandue de l'autre côté de la mer et des océans comme des flammes de feu. Nous partageons tous sa soif et travaillons dur pour étancher la soif de Jésus en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin de nos vies. » (Constitutions des frères M.C. contemplatifs : R 16).
PRIERE DE LA NEUVAINE A LA SAINTE FAMILLE ( à dire chaque jour )
Jésus, Marie et Joseph bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer notre Société ( notre Mouvement LMC ) comme nous le devrions, par-dessus toute chose terrestre, et de toujours montrer notre amour par des actes.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de vivre généreusement les vœux que nous avons faits ou allons faire.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de participer comme nous le devrions à la défense et à la propagation de la foi quand le devoir appelle, par la parole ou par le sacrifice de nos biens et même de nos vies.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer les frères de nos Communautés ( nos frères et sœurs LMC ) dans une charité réciproque comme nous le devrions et établissez-nous en parfaite harmonie de pensée, de volonté et d'action sous la conduite de nos Supérieurs ( Directeurs spirituels ) ; enseignez-nous à être pauvres et simples et à aller à la recherche des plus pauvres parmi les pauvres afin d'aimer et de servir dans l'obéissance à nos Règles ( Statuts ).
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de conformer nos vies pleinement comme nous le devrions à l'Esprit et au Charisme de notre Société ( Mouvement LMC ) comme ils sont détaillés dans nos Constitutions et notre Chemin spirituel ( nos Statuts LMC et notre Chemin de Vie ), afin de vivre toujours dans cette Charité qu'ils développent.
Jésus, Marie et Joseph, nous demandons en particulier la faveur spéciale ( mentionnez votre faveur ) ...
CONSECRATION DE NOTRE SOCIETE ( DE NOTRE MOUVEMENT LMC )
A LA SAINTE FAMILLE
Jésus plein d'amour, par tes sublimes et belles vertus d'humilité, de charité, de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, de patience et de douceur tu bénis avec paix et joie la famille que tu as choisie sur la terre. Dans ta miséricorde, jette un regard sur notre Société ( Mouvement ). Nous t'appartenons, car nous avons reçu de toi de nombreuses bénédictions depuis de nombreuses années et nous nous confions et confions notre Société ( Mouvement ) avec sa croissance en sainteté et en nombre à ta providence pleine d'amour, à ton attention et à ta protection paternelle.
Jette un regard sur notre Communauté, notre Société ( Mouvement ) et sur tous ses membres. Dans ta bonté pleine d'amour, préserve-nous des dangers, aide-nous en temps de besoin, et accorde-nous la grâce de persévérer jusqu'au bout dans l'imitation de ta Sainte Famille, afin que t'ayant aimé et servi dans nos frères et dans les plus pauvres parmi les pauvres fidèlement sur la terre, nous puissions te louer éternellement au Ciel.
Marie, notre très chère Mère, nous avons recours à ton intercession, en sachant que ton Divin Fils entendra nos prières. Glorieux Patriarche, St Joseph, aide-nous par tes puissantes prières et offre nos prières à Jésus par les mains de Marie. Amen.
LITANIE DE LA SAINTE FAMILLE
Seigneur, prends pitié de nous.
O Christ, prends pitié de nous.
Seigneur, prends pitié de nous
Jésus, écoute-nous
Jésus, exauce-nous
Père des cieux, toi qui es Dieu, prends pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, toi qui qui es Dieu, prends pitié de nous
Esprit-Saint , toi qui es Dieu, prends pitié de nous
Trinité Sainte, qui es un seul Dieu, bénis-nous et guide-nous.
Sainte Famille, représentation sur la terre de la Trinité céleste,
Sainte Famille, protectrice et exemple de l'Eglise,
Sainte Famille, terreur des démons,
Sainte Famille, école et modèle de toutes les familles,
Sainte Famille, maison et école des contemplatifs, bénis-nous et enseigne-nous.
Sainte Famille, maison de silence et de solitude,
Sainte Famille, école des vertus d'humilité et de charité,
Sainte Famille, école de l'amour parfait de Dieu et de son prochain,
Sainte Famille, école du désir ardent insatiable de Dieu,
Sainte Famille, école de pardon et d'acceptation mutuelle,
Sainte Famille, école de dur labeur,
Sainte Famille, école de l'abnégation de soi et du sacrifice,
Sainte Famille, école de l'acceptation parfaite de la volonté de Dieu,
Sainte Famille, école de la paix profonde et de la joie parfaite,
Sainte Famille, école de la chasteté perpétuelle,
Sainte Famille, école de la pauvreté évangélique,
Sainte Famille, école de l'obéissance parfaite et prompte,
Sainte Famille, école du service de tout cœur et aimant de tous ceux qui sont dans le besoin,
Sainte Famille, école de la soif infinie et intense du salut des âmes,
Sainte Famille, école de l'accueil chaleureux et de l'hospitalité généreuse,
Sainte Famille, école de la bonne volonté et de la générosité,
Sainte Famille, école de la foi, de l'espérance et de la charité,
Sainte Famille, école de la prudence, du courage, de la justice et de la tempérance,
Sainte Famille, école de toutes les vertus,
Sainte Famille, nos patrons, nos protecteurs et nos intercesseurs célestes, Bénis-nous et protège-nous.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, épargne-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, exauce-nous, O Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous, O Seigneur.
Prions
O Père très saint, dans ta sagesse et ton amour extraordinaires tu as décidé que ton Fils naîtrait d'une femme et serait guidé par deux humbles créatures, Marie et Joseph. Accorde-nous la grâce d'entrer de plus en plus dans le mystère du Verbe incarné et de mener avec Lui une vie cachée sur la terre, jusqu'à ce qu'escortés par sa Mère Vierge et son Père Adoptif, nous entrions joyeusement dans ta maison au ciel. Par Jésus-Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, un seul Dieu pour les siècles des siècles. Amen.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
01.11.11
23-28 septembre 2011
L'expérience de Mexico !
Introduction.
Il a été décidé il y a deux ans, en septembre 2009, à Bogota, en Colombie, que la retraite pour les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) des pays de langue espagnole serait organisée par et avec les LMC dans la ville de Mexico, du 23 au 28 septembre 2011. Cela s'est donc fait. Des LMC de 17 pays de langue espagnole sont venus participer à la retraite. En plus il y avait 7 LMC d'Italie et 28 LMC des U.S.A, y compris Puerto Rico, qui ont ont fait monter le nombre de participants à 250. La présence priante de 5 LMC d'Espagne a été très encourageante pour les LMC du continent latino-américain. La joie des participants était infinie ; tous se sont sentis complètement chez eux. Cela a donné l'impression d'être une réelle réunion de famille. Leur joie a explosé à son comble. Rendons grâce à Dieu.
Le lieu de la retraite.
Nous ne pouvions pas avoir de meilleur lieu pour la retraite. Il était difficile de croire que le lieu de la retraite était le même lieu où les évêques du Mexique se rencontrent. Les retraitants pouvaient facilement résoudre toutes leurs inquiétudes ou préoccupations. Il y a aussi la chambre où le bienheureux pape Jean-Paul II a séjourné lors d'une de ses cinq visites très aimées et appréciées à Mexico. J'ai eu l'autorisation d'entrer dans cette chambre avec Mlle Maria Elena. Mme Socorro, la sacristine, a ouvert la chambre pour nous. Nous y avons passé un peu de temps tous les trois à prier en silence le saint grand pasteur de notre temps et pour cette raison pour tout le temps à venir.
En plus, le bienheureux Jean-Paul II aimait les familles, l'unité basique et indiscutable et la fondation de la société humaine. Notre monde d'aujourd'hui dépend tellement de la façon dont les familles sont formées. Si les familles prennent conscience de leur caractère saint et durable et exemplifient leurs fonctions basiques dans la société comme une communauté d'amour et un cadre parfait pour élever les enfants, alors la société sera différente, le monde deviendra ce qu'il devrait être. Il est absolument nécessaire pour l'Eglise, même pour les pouvoirs politiques de travailler à la reconstruction, à la réorganisation et au renouvellement de la vie à l'intérieur de la famille. Pour faire cela, en premier lieu nous devons revenir au plan originel de Dieu quand il a créé les familles. Sans les familles que serait le monde ? Si nous avons des familles en bonne santé nous avons un monde meilleur.
Ce n'est pas la pauvreté matérielle qui détruit la paix et l'harmonie dans le monde, mais la pauvreté spirituelle. Plus nous sommes éloignés de Dieu, plus nous allons chercher des solutions purement humaines pour de nombreuses tracasseries, et plus le monde continuera à aller de mal en pis. Il est temps pour nous de mettre toutes nos ressources pour recréer les structures perdues de la famille et pour travailler sans relâche à réformer les familles selon le plan et la volonté de Dieu, pour en faire des sanctuaires domestiques de l'Eglise.
Les organisateurs de la retraite.
Les principaux organisateurs de la retraite ont été tous les LMC. Comme vous le savez peut-être Mme Tai Pearn LMC de San Diego, en Californie, est responsable des LMC du continent d'Amérique latine de langue espagnole, ce qui inclut les pays d'Amérique centrale et du sud, les îles Caraïbes, l'Espagne et le Portugal. Comme vous le savez tous cela ne peut jamais être fait par une seule personne, quelque soient les dons de la personne. En fait plus une personne est douée pour commander, plus elle essaiera de faire participer les autres. Avec les propres mots de Mme Tai Pearn : « J'ai formé une équipe et ils ont tous répondu : Jackeline, Anita, Juan, Gloria, Maria Elena, Juanita Ruiz Escalona, et père Eduardo qui était chargé de la Liturgie des Heures. Calexico aussi était chargé des prières après la messe et de l'exposition, etc. Ils ont fait un très beau travail. Père Victor a aidé pour les visas, etc.. Les sœurs ont aidé pour les évêques, la basilique, et les
danses Mariachis et folkloriques. Naturellement, Bob (le mari de Tai) et Alfredo (le mari de Jackeline) étaient derrière Jackie et moi, 100% pour ce qui est de l'argent et pour toute aide dont nous avions besoin. Gianna a fait les versions italiennes. »
Ils ont tous travaillé ensemble comme une équipe, sans créer de confusion ni de division, procurant de la place à chacun. Mme Maria Elena Bosque LMC et Mlle Juanita LMC ont fait en sorte que les participants se sentent chez eux, s'assurant que l'on répondait à temps aux besoins légitimes des LMC ; Mme Anita de Orezzoli LMC du Pérou est l'assistante de Mme Tai Pearn pour aider les membres du mouvement LMC à grandir en sainteté et à augmenter en nombre : Gloria Schulz LMC et les autres ont apporté leurs contributions et aidé en temps voulu selon les besoins et la situation. Tous ont profité de la consolation plus grande du Saint Esprit.
La participation pleine et active de deux personnes handicapées, Mlle Lupita LMC de chez nos sœurs M.C. À Santa Fe, à Mexico, et Margarito LMC de la maison de nos frères actifs M.C. à Mexico, a été édifiante. Leur présence a apporté de nombreuses grâces et bénédictions à chacun, en particulier à ceux qui se sont occupés de tous leurs besoins si fidèlement et avec beaucoup d'amour et en même temps très silencieusement pendant toute la retraite.
Plusieurs coopérateurs se sont aussi joints à la retraite des LMC comme cela s'est fait en Australie, en Inde, etc. La retraite des LMC est toujours ouverte à toutes les personnes de bonne volonté pour participer même s'ils ne sont pas encore des LMC, tant qu'ils suivent fidèlement le programme de la retraite.
Les directeurs spirituels.
Il y avait huit directeurs spirituels de six pays différents. A la différence des autres retraites des LMC ici les participants ont eu assez de temps à passer avec les directeurs spirituels pour se confesser et pour leur direction spirituelle comme il n'y avait pas de conférences avant 14h, à part la célébration de la messe à 10h environ.
Il y a dans les cœurs de nos LMC une faim plus profonde d'aimer Dieu, de suivre un chemin de vie meilleur et plus saint, non seulement en évitant les péchés mais en voulant vivre l'Esprit et le Charisme M.C. Selon les Statuts et le Chemin de vie des Laïcs Missionnaires de la Charité. Grâce à Dieu et grâce aux personnes de la Sainte Famille, il y avait une faim et une soif notable d'un chemin de vie simple et plus évangélique, de grandir non seulement en nombre de LMC mais plus encore dans leur faim et soif pour un chemin de vie plus radical et plus évangélique autant que leur statut de laïcs le leur permet.
Je n'ai remarqué aucune ostentation ni exagération dans leur vie de prière et de dévotion. Mes remerciements chaleureux vont à Mgr Victor Mercado, directeur spirituel pour le Mexique et pour l'Amérique latine, au père Eduardo Torre d'Argentine, au père Salomon Peralta du Paraguay, au père Ruben Negretty de Bolivie, au père Alexis Melgar d'Honduras, au père Ranulfo Muňoz Martinez de Mexico et au père Fidel Galvan de Monterrey, au Mexique.
Leur présence priante et édifiante, leur empressement à entendre les confessions des participants, à les écouter et à les guider à toute heure du jour et de la nuit ont fait ressentir aux retraitants la présence et la proximité de Dieu.
Les directeurs spirituels ont non seulement rempli leur ministère de prêtre mais ont aussi participé à toute la retraite d'une manière exemplaire. Ils ont aussi pris part très activement à tous les différents événements, y compris au programme culturel et au pèlerinage à la basilique de Notre Dame de Guadalupe. Je me suis senti très petit et en même temps très reconnaissant à Dieu pour eux d'avoir donné un exemple si édifiant et si encourageant aux LMC. Que le Seigneur récompense chacun d'entre eux et les bénisse abondamment, afin qu'ils continuent à être de bons Bergers et à guider les LMC sur leur chemin de sanctification et de perfection.
Conférences.
En plus des homélies prêchées par les évêques et les différents prêtres, il y a eu des conférences données par différents orateurs, tous les jours de 14h à 17h30, avec un arrêt technique pour le chapelet de la Miséricorde Divine à 15h environ. Etant donné que la salle de conférence était la salle de la conférence des évêques, il y avait tout le dispositif nécessaire, y compris les linguaphones. Il y avait une traduction simultanée en anglais ou en espagnol, selon l'orateur.
Il y avait un large spectre d'orateurs qui ont apporté une unité plus grande, faisant ressentir à chacun l'unité de la famille M.C.. C'est peut-être la première fois que l'on a vu dans l'histoire des LMC une telle forme concrète de participation de la famille M.C.
En plus des évêques et des directeurs spirituels, les orateurs ont été Sr Nadjelli M.C. qui a parlé magnifiquement des quatre vœux. La conférence de Sr Nadjelii a été très appréciée de tous, en particulier les trois aspects principaux des vœux, c-a-d l'ascétique, le mystique et l'apostolique. Elle a montré la beauté sublime de ces vœux dans la vie d'un chrétien. La conférence de Sr Nadjelii doit être encore étudiée et méditée plus profondément afin que tous puissent vivre les vœux plus fidèlement, librement et joyeusement. Plus nous comprendrons le sens et la fonction des vœux dans ces trois aspects, plus les LMC vivront joyeusement leur vocation et plus ils grandiront en sainteté. Nous remercions vivement Sr Prema M.C., la supérieure générale des Missionnaires de la Charité d'avoir donner la permission à Sr Nadjelli M.C. de s'adresser à l'assemblée des LMC.
N'oublions pas que le chemin de vie LMC est un appel à vivre la vie chrétienne plus authentiquement et plus radicalement. C'est un retour aux racines et aux fondamentaux de notre foi. Acceptons le défi pour nous-mêmes et pour les gens du monde. Les LMC sont censés être le sel de la terre et la lumière du monde où qu'ils se trouvent, partout où Dieu veut qu'ils soient. Ce qui importe ce n'est pas où nous vivons, mais comment nous vivons ! Ayons le courage de vivre notre vocation où que nous soyons et quelque soit la situation où nous nous trouvions.
Père Cyril D'Silva M.C., un des conseilles généraux et maître des novices des pères M.C., a parlé de l'importance du silence dans notre vie quotidienne, et du silence et de la contemplation à travers l'action.
La bienheureuse Teresa avait l'habitude de distribuer sa « carte de visite » sur laquelle étaient écrites ces paroles : « Le fruit du silence est la prière, le fruit de la prière est la foi, le fruit de la foi est l'amour, le fruit de l'amour est le service et le fruit du service est la paix ». Nous vivons dans un monde qui devient de plus en plus bruyant. Le progrès et l'avancement scientifique et technologique encouragent d'aucune façon le besoin de silence, à tel point que les gens perdent la tête et finissent par prendre des tranquillisants. L'homme a besoin de silence intérieur et extérieur pour expérimenter la présence et la proximité de son Créateur et Seigneur, sa bonté aimante et son amour miséricordieux et constant : «Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu .. » (Ps 46, 11). Les LMC qui vivent dans le cœur du monde doivent créer autour d'eux un espace pour le silence réel pour eux-mêmes et pour les autres. Apprenons continuellement de Nazareth la place et l'importance du silence positif et profond !
Frère Isaiah M.C., le Serviteur régional des frères Missionnaires de la Charité actifs a parlé du besoin et de l'importance non seulement de la prière, mais d'une vie de prière basée sur la Parole de Dieu, la Bible.
L'Eucharistie est la source et le sommet de notre vie de prière. C'est l'expression la plus haute et le soutien le plus fort de notre vie et de notre activité quotidienne. Nous avons été appelés à une vie dans laquelle tout est inspiré par ce sacrement. C'est le commencement et la fin de nos actions ; l source et la consommation de notre vie en famille, au travail et là où la divine Providence nous laisse vivre.
La fidélité à nos exercices spirituels quotidiens est très vitale. Nous devons connaître la R.36 des Statuts des Laïcs MC. Nous devons noter le mot « recommandés », qui signifie pas obligatoire, sauf tout ce qui fait partie des commandements et des préceptes de l'Eglise. « Recommandés » signifie que l'on essaie de faire tout son possible, ce qui est « indispensable ». La participation quotidienne à la liturgie eucharistique, la récitation du chapelet, etc. pourraient être faites par la plupart des personnes sur une base quotidienne, ainsi que la prière du matin et du soir.
Avec le temps et de l'effort les LMC se rendent compte que leur vie elle-même est une prière continue. La prière est comme une respiration. Une personne meurt quand elle arrête de respirer. Nous commençons à mourir spirituellement quand nous arrêtons de prier. La prière ne dépend pas de nos sentiments mais de notre fidélité à la prière. Nous devons prier sans cesse. Nous devons avoir toujours le désir ardent de Dieu : « Comme languit une biche après les eaux vives, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu. Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant » (Ps 42, 1-2)
Le père Brian M.C., supérieur général et Postulateur pour la cause de canonisation de la bienheureuse Teresa M.C., a parlé de ce qui se passait au sujet de la canonisation de la bienheureuse Teresa M.C. Cela peut prendre un à deux ans si nous avons le bon miracle réalisé par l'intercession de la bienheureuse Teresa. Nous devrions seulement la prier elle si nous demandons un miracle par son intercession. Quelques personnes prient St Pio de Pietrelcina, le bienheureux Jean-Paul II et la bienheureuse Teresa de Calcutta en même temps. Même s'il y a un miracle valide il ne sera pas accepté si l'on ne sait pas réellement par l' intercession de qui il a été réalisé. Donc nous devons attendre patiemment en la priant avec davantage de ferveur.
Le programme de prière.
En plus des messes quotidiennes il y avait la prière du matin (Laudes), le chapelet et la prière du soir (Vêpres) en trois groupes en langues différentes : espagnol, anglais et italien. Ensuite, les retraitants ont eu trois nuits d'adoration, c-a-d de 20h30 à 7h30.
Là aussi nos LMC ont montré leur générosité, l'esprit de sacrifice et surtout leur amour pour la personne de Jésus dans le Saint Sacrement. Ils ont suivi l'exhortation du bienheureux Jean-Paul II qui a écrit : « Jésus nous attend dans ce sacrement de l'amour. Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l'adoration, dans la contemplation pleine de foi et prête à réparer les grandes fautes et les grands délits du monde. Que notre adoration ne cesse jamais ! » (Lettre Dominicae Cenae sur le mystère et le culte de la Sainte Eucharistie du 24 février 1980). Le bienheureux Jean-Paul II était un amoureux ardent et un adorateur du Saint Sacrement. Maintenant du ciel il se joint à nous en adoration comme il a désiré et dit : « Que notre adoration ne cesse jamais ! »
Les messes du 23 au 28 septembre 2011.
Vendredi 23 septembre 2011, à 18h, il a été demandé au père Sébastien M.C. d'être le célébrant principal et le père Ranulfo Muňoz Martinez, qui a fait l'homélie, a mis les participants de la retraite dans un merveilleux état d'esprit, en les invitant tous à prier. L'Evangile du jour était St Luc 9, 18-22, Evangile dans lequel Jésus a demandé à ses disciples : « Pour la foule, qui suis-je ? ...et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », et la réponse de Pierre a été : « Le Messie de Dieu. » Jésus doit nous poser la même question pendant cette retraite : « Pour vous, qui suis-je... ? » Le père Ranulfo est un véritable acteur. Il communique le message de l'Evangile à travers son don d'acteur. Il a rendu les participants vraiment enthousiastes. A la fin de la messe on m'a demandé d'accueillir tous les participants de la retraite, ce que j'ai été très heureux de faire. Mme Tai Pearn LMC a traduit en espagnol et à son tour elle les a aussi accueillis tous.
Samedi 24 septembre 2011, Son excellence, Mgr Carlos Aguiar, l'archevêque de Tlalnepantla, Président de la conférence épiscopale du Mexique et Président de la conférence épiscopale d'Amérique latine, était le célébrant principal et le prédicateur. Il a accueilli aussi tous les participants. Il a mis l'accent sur l'importance de la prière en famille et le besoin d'avoir de bonnes familles chrétiennes. Nous savons tous que les familles chrétiennes doivent être des sanctuaires domestiques de l'Eglise. Il est important pour nous de reconnaître le plan de Dieu en créant l'homme et la femme. Le mouvement LMC est censé aider à prendre conscience de la beauté sublime de leur vocation dans le cœur du monde.
Dimanche 25 septembre 2011 était le jour du renouvellement des vœux. Une fois de plus on m'a demandé d'être le célébrant principal tandis que Mgr Victor Mercado a prononcé l'homélie. Ici je saisis l'occasion d'expliquer les vœux des LMC un petit peu plus en détails.
Bien que les implications des vœux des fidèles laïcs diffère des vœux des religieux, (cf. Vita Consecrata n° 62), ils aident toujours les personnes à discipliner leurs vies.
Le vœu de chasteté signifie aimer Dieu par-dessus toute personne, toute personne en Dieu et Dieu en toute personne.
Le vœu de pauvreté signifie aimer Dieu par-dessus toute chose, toute chose en Dieu, toute chose pour Dieu et utiliser modérément les choses de ce monde. Le vœu de pauvreté met un frein à l'usage excessif des choses matérielles ; il nous aide à posséder les choses sans être possédées par elles ; il demande notre détachement intérieur. Nous ne dépensons pas d'argent sans compter, mais nous nous demandons : « Est-ce que j'ai vraiment besoin de cela ou pas ? » Si je n'en ai pas vraiment besoin, je ne dois pas acheter. Le vœu de pauvreté signifie aussi le partage fraternel au lieu de dépenser sans compter pour des choses pas nécessaires. J'essaie de partager avec ceux qui sont dans le besoin, de contribuer au bien-être de ceux qui sont dans le besoin.
Voici le témoignage d'un de nos amis : « Cet argent est celui que j'aurais dépensé en chirurgie pour notre chien qui s'est déchiré deux ligaments à la patte droite. A l'époque j'étais en train de lire votre livre « Le Train M.C » et après avoir lu le passage sur le travail des frères avec les garçons handicapés en Inde et en Albanie, il m'a semblé que ce n'était pas bien du tout de dépenser cet argent pour notre chien ! J'ai donc décidé de faire confiance à la bonté et au pouvoir de guérison de Dieu et j'ai prié sur la patte du chien tandis que j'ai gardé l'argent pour vous le donner pour les garçons. Maintenant le chien a retrouvé de la force par lui-même ».
On voit plus facilement l'affamé, l'assoiffé ou le dénudé, le sans-abri ou le malade, et on ne reste pas simplement indifférent, mais on essaie d'aider la personne, d'être « un bon samaritain », qui verse de l'huile et du vin, qui fait monter la personne sur son âne (son automobile), qui la conduit à l'auberge (hôpital, prêtre, etc.), pour faire le nécessaire. C'est ce que font de nombreux LMC seuls ou en travaillant avec les M.C..
Par obéissance j'apprends à aimer Dieu plus que moi-même et moi-même en Dieu, ce qui est l'écoute de la voix douce et du murmure de Dieu. Je deviens de plus en plus humble et ouvert pour accepter la vérité de notre religion et grandir en elle. L'obéissance à sa conscience va de pair avec l'obéissance au véritable enseignement de l'Eglise catholique. Ce vœu me fait étudier les enseignements de l'Eglise et m'aide à les mettre en pratique. Mon amour augmente pour l'Eglise Mère : « Dans le cœur de l'Eglise, ma mère, je serai l'amour », a écrit Ste Thérèse de Lisieux.
L'Eglise est institutionnelle et charismatique à la fois. J'apprends à aimer les enseignements de l'Eglise, à les respecter et à leur obéir. Sans l'Eglise institutionnelle, l'Eglise charismatique ne peut pas fonctionner convenablement. Elles sont deux parties essentielles et constitutives de l'Eglise et je ne vois pas seulement leur nécessité mais leur beauté et leur fonction. Le pape, les évêques et les prêtres ne sont pas là seulement pour exercer une fonction, mais ils font partie de l'Eglise Institutionnelle et Charismatique.
La clarté est absolument nécessaire pour nos esprits. Les enseignements de l'Eglise sont très clairs en matière de foi et de morale et je dois leur obéir, et c'est là que mon vœu d'obéissance m'aide à le faire d'autant plus.
Ces trois vœux nous amènent au quatrième vœu de charité, fait librement et de tout cœur, qui porte du fruit dans le service, en particulier des plus pauvres parmi les pauvres. Là les œuvres spirituelles de miséricorde comme les corporelles deviennent importantes. Il est plus difficile de pardonner les injures que d'aller aider à une soup kitchen. Il est plus difficile de supporter les injustices patiemment que de servir les besoins corporels des pauvres. Parfois nous ne parlons pas et ne partageons pas, nous n'aimons pas et nous ne nous pardonnons pas à la maison, ce qui est plus difficile, mais nous allons à la soup kitchen où nous lavons les plats, coupons les légumes, faisons cuire la nourriture et servons avec un grand enthousiasme. Essayons de trouver le juste milieu entre les œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde (cf Statuts 31/a et b).
Les vœux peuvent donc servir parfois de bride, de frein pour notre nature humaine et parfois ils deviennent des canaux de grâce et des moyens d'aimer Dieu et d'aimer notre prochain de façon plus enthousiaste. Les vœux nous aident à offrir plus de sacrifices, à sourire plus tendrement et à prier avec plus de ferveur. Ils sont comme les deux ailes d'un oiseau.
Un LMC de Venezuela a fait ses vœux pour la première fois, tandis que quelques LMC qui n'allaient pas être avec le reste de leur groupe le premier samedi du mois d'octobre, ont renouvelé leurs vœux pendant la messe. Trois d'entre eux ont commencé leurs deux années de formation en préparation à leurs vœux.
Lundi 26 septembre 2011. On nous a amenés à la porte d'un monastère de Clarisses où une de leurs religieuses nous ont accueillis avec un grand sourire. Après quelques mots d'échange, nous sommes allés dans la belle chapelle de la communauté, bien préparée, avec 35 religieuses cloîtrées des Franciscaines Capucines. On a conduit les prêtres dans une petite sacristie où, une fois de plus on m'a demandé d'être le célébrant principal. Le père Ranulfo Muňoz a prononcé l'homélie, rendant tout le monde réellement enthousiaste. Les sœurs clarisses ont tellement aimé son style qu'elles lui ont demandé de revenir offrir la messe et prêcher l'homélie. Toutes les saintes religieuses ont chanté ensemble avec leur voix angélique !
Toute la célébration a été une expérience profonde de Dieu pour tous. Beaucoup l'ont exprimé de manière différente, y compris les prêtres concélébrants. Dieu entend le cri des pauvres. Après l'hymne final les religieuses ont eu leur exposition du Saint Sacrement dans leur tabernacle magnifiquement décoré. Cela donne le sentiment que Jésus est vraiment le Roi des rois, qui mérite notre humble hommage et adoration, notre louange et notre gratitude, notre supplication et notre confession. Jésus mérite tout cela et beaucoup plus encore. Plus nous contemplons la personne de Jésus qui s'est vidé lui-même, plus nous tombons à genoux en adoration. Notre gratitude envers lui augmente lentement et notre amour pour lui dans nos frères et sœurs prend une dimension nouvelle, sans trop de conditions et de règles.
Mardi 27 septembre 2011. « Demain matin lever à cinq heures », annonça-t-on, et « petit déjeuner à 6h. Départ à 6h30 ». « A quelle heure est la messe ? », demanda quelqu'un. « La messe est à 10h. Nous devons être là-bas à une certaine heure ; en plus, plus nous prendrons du retard ici, plus nous aurons de circulation ».
Tout le monde était très excité et prêt à 6h30, attendant l'arrivée des cars, qui finalement sont arrivés une heure plus tard. Il y avait six cars du numéro un à six. Nous sommes arrivés à 9h15 à la basilique Notre Dame de Guadalupe. Nous tous, les prêtres, nous avons attendu à l'entrée de la sacristie l'arrivée de l'évêque, qui allait être le célébrant principal. Un quart d'heure plus tard l'évêque est arrivé et il nous a accueillis un par un. Mgr Victor Mercado nous a demandé de le suivre car nous avions besoin de nos pièces d'identité ou d'une recommandation pour monter à la sacristie. Dans notre cas nous avons suivi l'évêque et Mgr Victor Mercado. Dans la sacristie une fois de plus l'évêque a rencontré chaque prêtre qui se préparait pour concélébrer. Il voulait en savoir plus sur les LMC. Il nous dit qu'il venait de rentrer de Jérusalem en passant par Rome la nuit d'avant. Il est un des évêques auxiliaires de la grande ville de Mexico.
La basilique s'est libérée à 10h et nous sommes allés en procession au maître-autel, nous nous sommes inclinés devant l'image originale de Notre Dame de Guadalupe et ensuite nous sommes descendus bénir et accueillir les LMC retraitants, qui attendaient patiemment que l'évêque les bénisse avec de l'eau bénite et les conduise dans l'église. C'était très symbolique. On avait l'impression que c'était Jésus Christ avec ses apôtres conduisant le peuple à la Jérusalem céleste. Entre temps nos sœurs profès M.C. et les postulantes, leurs maîtresses et Sr Maria Dolores M.C., en charge de la formation pour les Amériques, ont chanté ensemble l'hymne d'entrée avec leurs voix angéliques qui résonnaient dans la basilique. La messe commença alors, la gigantesque basilique était presque à moitié pleine.
Huit LMC de différents pays ont lu les lectures et la prière universelle. Sr Juanita M.C. a tellement bien chanté le psaume que sa voix a résonné dans la basilique toute entière.
C'était la fête de St Vincent de Paul, l'apôtre de la charité, connu pour son amour héroïque de Dieu et de ses pauvres. Ici je voudrais rappeler les paroles de la bienheureuse Teresa qui a dit quand deux moines franciscains sont venus lui rendre visite dans notre maison : « Nous avons la pauvreté de St François, l'obéissance de St Ignace, la prière de St Benoît et la charité de St Vincent de Paul ».C'est St Vincent de Paul qui a dit : « Lorsqu'on est contraint d'interrompre la prière pour assister un pauvre dans le besoin, en réalité, on ne l'interrompt pas, parce que c'est « quitter Dieu pour Dieu ». (Vita Consecrata n°82).
Après la messe les gens se sont dispersés ici et là pour voir les différents lieux historiques en relation avec les apparitions de Notre Dame de Guadalupe à St Juan Diego en 1531et par là dans le secteur. Il y a aussi l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement dans une des vieilles basiliques dans le même secteur. Il y a la chapelle et la petite maison de Juan Diego, où il a vécu, prié et protégé le lieu pendant dix sept longues années, jusqu'à sa mort le 30 mai 1548. De nombreux LMC sont allés aussi faire le tour des nombreuses boutiques où ils ont acheté des articles religieux et des images, des peintures, des médailles, de chapelets, etc. de Notre Dame de Guadalupe.
L'après-midi il y a eu un bref tour de la ville sans sortir car qui est rentré à la maison à 16h, afin de reprendre la partie restante de notre programme, telle que la prière du soir, le dîner et le programme culturel multiple.
Mercredi 28 septembre 2011. Le père Eduardo Torre était le célébrant principal et le père Alexis d'Honduras, le prédicateur. C'était la messe d'action de grâces pour les merveilleuses journées que nous avions passées ensemble. Cela a vraiment été l'œuvre de Dieu. Il nous a tous réunis de différents coins de l'Amérique du Nord, Centrale et du Sud, d'Europe et des îles caraïbes, pour faire l'expérience pendant un moment de ce que veut dire être au paradis. Les yeux n'ont pas vu ni les oreilles entendu ce que Dieu a préparé pour nous de toute éternité. Bien que tous aient été très fatigués et avaient envie de dormir, leur participation à la messe a été très active et pleine.
Nuits culturelles.
Une partie de notre expérience de retraite a consisté à partager la culture ancienne et la civilisation des différents pays d'Amérique latine ; bien que quelques unes aient été abrogées par les conquistadors, on les a revécues à nouveau. Nous avons eu deux soirées vraiment colorées et agréables. Elles ne peuvent pas se décrire. Ils nous ont non seulement diverti avec leurs danses culturelles, leurs chants et leurs costumes, mais ils ont aussi apporté avec eux des sucreries typiques de leur pays et d'autres cadeaux spirituels aussi. Ces soirées ont été comme des mosaïques... Cela montre seulement la grandeur de Dieu à octroyer de telles variétés de culture, coutumes, de couleurs et de personnes. Les idéaux et le chemin de vie des LMC nous réunissent tous sous la protection de la paternité de Dieu, aimés et rachetés par Jésus. Continuons à grandir en sainteté de vie et persévérons dans notre vocation.
Au revoir.
Maintenant l'heure est arrivée pour nous de nous dire au-revoir et avec des sentiments variés nous avons dit au-revoir au centre de retraite, à tous nos directeurs spirituels, à tous les organisateurs, à chaque LMC individuellement. Le minibus était maintenant rempli de nos valises et des objets et des cadeaux que nos nombreux LMC bien-aimés, de différents pays, ont apportés et donnés. Il restait encore notre au-revoir final, les embrassades chaleureuses et à monter dans le minibus. Je ressentis comme si une grande force me retenait dans ce lieu et à ses personnes qui étaient réunies pour la dernière fois pour dire au-revoir ; et ensuite depuis le minibus nous n'avons pas arrêté d'agiter nos mains jusqu'à ce que nous ne puissions plus nous apercevoir.
Conclusion.
Nos cœurs étaient remplis d'une expérience incroyablement riche. Pour cela nous sommes éternellement reconnaissants à Dieu pour Mme Tai Pearn qui a travaillé jour et nuit sans chercher de repos ni de récompense et pour son équipe, y compris les directeurs spirituels. Nous remercions chaleureusement tous ceux qui on généreusement partagé leur « obole de la veuve » pour la cause des pauvres que nous sommes appelés à servir.
Epilogue.
Mercredi matin 28 septembre 2011, frère Marcus M.C., le supérieur des frères M.C. actifs, a organisé à travers Sr Teresita M.C., la supérieure de la maison régionale de Santa Fe, au Mexique, que le minibus vienne nous chercher au lieu de la retraite et nous emmène à la maison des frères à Mexico.
Sur le chemin nous nous sommes arrêtés à la maison des Srs M.C. À Tlanelpantla, où les Srs M.C. prennent soin de 27 garçons et filles réellement estropiés. Nous nous sommes ensuite rendus à la maison de nos frères actifs où frère Isaiah M.C., le Serviteur régional et frère Marcus, le Serviteur de la maison, et leur communauté nous ont accueillis tous les huit chaleureusement et les bras ouverts.
Nos frères M.C. avaient préparé pour nous un repas délicieux après lequel ils nous ont fait faire le tour de la maison où ils prennent soin de très nombreux garçons handicapés.
Alors le temps est venu de dire au-revoir à nos chers frères pour nous rendre au couvent des sœurs M.C. à Santa Fe (Mexico), où 24 postulantes et leurs maîtresses nous attendaient. Elles ont voulu que je leur parle. Je leur ai parlé des paroles de la bienheureuse Teresa aux franciscains, en prenant seulement un point : « La pauvreté de St François ». Nous sommes très reconnaissants envers Sr Teresita M.C., qui avait préparé pour nous avec ses sœurs de grandes images de Notre Dame de Guadalupe.
Ce fut alors le moment pour nous de partir pour l'aéroport. Toutes les sœurs ont chanté magnifiquement et nous leur avons dit au-revoir à toutes.
Etant donné que notre enregistrement en ligne avait été fait par Gloria Schulz LMC, l'enregistrement à l'aéroport a été très rapide. Ayant terminé toutes nos formalités de douane et d'immigration, nous sommes allés dans la salle d'attente pour l'heure d'embarquement. Comme l'heure de l'embarquement se rapprochait de plus en plus, chaque demi-heure à une heure il y avait une annonce des problèmes de lumière dans l'aéroport. A minuit on nous a dit que l'avion n'allait décoller que le lendemain, peut-être vers midi, dirent-ils.
Comme ce n'était pas la faute de la Compagnie Iberia, nous devions trouver nos propres logements pour la nuit, si nous le voulions. Nous avons décidé de rester à l'aéroport et d'attendre ; pendant ce temps-là beaucoup de passagers sont sortis. Ceux qui sont restés ont reçu une petite couverture chacun et un repas.
Le 29 septembre 2011, avant midi , nous étions pratiquement dans l'avion et nous sommes arrivés à Madrid à 5h30 le jour suivant. A Madrid, quand nous sommes sortis de l'avion, nos cartes d'embarquement étaient prêtes pour le vol de correspondance pour Rome de 6h40, depuis le terminal HJK à Madrid.
Mr Mario et Mme Assunta, Mr Chicco et Mme Annamaria et Mlle Vincenza se sont rendus au Terminal un pour leur vol pour Cagliari, tandis que Mlle Gianna, Giuseppe di Grazia et moi sommes rentrés à la maison avec les frères via San Agapito à Rome.
Bien que l'expérience mexicaine inoubliable ait pris fin, nous devons garder toutes ces choses dans nos cœurs comme Marie (cf Lc 2, 19, 51) pour les méditer en profondeur !
Que le bon Dieu vous aime et vous récompense tous.
Que Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
N.B. La prochaine retraite LMC pour les pays de langue espagnole, si Dieu le veut, aura lieu à Buenos Aires, en Argentine, en octobre-novembre 2013 (la date exacte n'est pas encore fixée).
Espérons et prions que ce soit une autre expérience profonde de Dieu et que de nombreux LMC puissent y participer et en tirer profit.
03.09.11

Laudetur Sacra Familia
Fête de Ste Rose de Lima, 23 août 2011
Très chers frères et sœurs M.C., LMC, Coopérateurs, Bienfaiteurs, Volontaires et toutes personnes de bonne volonté,
Nous vous demandons de bien vouloir offrir davantage de prières ferventes et de sacrifices généreux pour les intentions suivantes :
Mercredi 7 septembre 2011 à 17h 30.
Vœux perpétuels de frère Nickolas M.C. et de frère Vimal John M.C. à la grotte de la basilique de l'Annonciation de notre Seigneur, à Nazareth, en Israël.
La célébration eucharistique sera présidée par Son Exc Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, évêque titulaire d'Emmaüs, vicaire patriarcal latin pour Israël.
Dimanche 11 et lundi 12 septembre 2011.
Réunion de tous les supérieurs généraux de la famille M.C. à Calcutta, en Inde :
Sr Prema M.C., Sr Nirmala M.C., frère David M.C., père Brian M.C., père Pasquale CCM et père Sébastian M.C.
Du vendredi 23 au mercredi 28 septembre 2011.
Retraite pour les Laïcs Missionnaires de la Charité des pays de langue espagnole dans la ville de Mexico.
Le thème principal est : « La famille qui prie ensemble reste unie ».
Prions donc ensemble pour la réussite et la fécondité des événements mentionnés ci-dessus :
« Marie, Mère du Verbe incarné, Cause de notre Joie,
Bénis ta famille des Missionnaires de la Charité.
Aide-nous à faire tout le bien que nous pouvons ;
Permets-nous d'aimer et de servir Jésus à travers toi, en toi et avec toi.
Transforme nos communautés et nos familles
En des sanctuaires domestiques d'amour
En infusant en nous l'esprit de prière,
de sincérité, de renoncement de soi et de charité.
Aide-nous, O Seigneur, à vivre dans l'unité et dans la paix.
Nous recommandons à ton attention paternelle
Notre Pape Benoît XVI, nos évêques, nos prêtres
Et tous les membres de la famille M.C..
Que nous continuions à grandir en sainteté
Et à persévérer dans notre sainte vocation.
Bénie soit la sainte et indivisible Trinité
Maintenant et pour toujours. Amen. »
J'attends avec impatience de revoir un bon nombre d'entre vous à ces occasions. Je me souviendrai très particulièrement de vous tous à la grotte de l'Annonciation à Nazareth.
Amitié et prières.
Que Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vzhakala M.C.
Laudetur Sacra Familia
Rome, 26 août 2011
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la paix et la joie du Seigneur soient avec vous. Aujourd'hui notre bien-aimée et bienheureuse Teresa de Calcutta M.C. a cent un ans depuis sa naissance à Skopje, en Macédoine, le vendredi 26 août 1910. Et ensuite, le 5 septembre l'Eglise célèbre la renaissance au ciel de la même bienheureuse Teresa M.C., sauf en Albanie.
Le peuple albanais et le gouvernement célèbrent la fête de la bienheureuse Teresa le 19 octobre, car c'est le 19 octobre 2003 qu'elle a été béatifiée par le bienheureux Jean-Paul II. C'est un jour de fête national pour eux pour rendre un plus grand honneur à sa personne.
La communauté des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs de la bienheureuse Teresa M.C. de Bushat aimeraient célébrer la fête avec les préparations religieuses, spirituelles et liturgiques qui s'imposent.
En premier lieu nous aurons une neuvaine, c-a-d neuf jours d'adoration perpétuelle du Saint Sacrement exposé nuit et jour dans notre église à Bushat, en commençant par la messe le dimanche 9 octobre 2011 à 9h30, suivie de l'exposition du Saint Sacrement jusqu'au lundi 17 octobre 2011.
Pendant la semaine de la neuvaine nous aurons aussi la messe avec l'homélie de différents évêques ou prêtres invités, si possible.
Il y a deux façons de présenter la vie, le travail et les enseignements de la bienheureuse Teresa :
La première par une neuvaine : du 9 au 17 octobre 2011.
La seconde par un symposium du 17 au 19 octobre 2011.
Les thèmes proposés pour la neuvaine :
9 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C. et la vie de prière.
« La famille qui prie ensemble reste unie ».
10 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C. et son abandon total à la sainte volonté de Dieu, en d'autres mots, se livrer complètement à Dieu.
11 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C. et Jésus dans l'Eucharistie.
12 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C. et Jésus sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres.
13 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C. et sa confiance aveugle et aimante en Dieu.
14 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C. et son désir ardent ( sa soif ) intense et insatiable de Dieu et des âmes.
15 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C., une personne d'une humilité profonde.
16 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C. et son amour pour notre Dame.
17 octobre 2011 – La bienheureuse Teresa M.C., une personne d'une foi inébranlable et d'un courage imperturbable.
Les dates du symposium : 17, 18 et 19 octobre 2011.
Quelques uns des thèmes suggérés pour le symposium sont les suivants :
1) La sainteté est la seule raison d'exister pour les Missionnaires de la Charité :
« Je donnerai des saints à l'Eglise Mère »
« Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu, être sainte »
« La sainteté n'est pas un luxe pour quelques uns ; c'est le simple devoir de chacun d'entre nous »
2) Il donne beaucoup celui qui donne avec joie : car « Dieu aime le donateur joyeux ».
3) « Viens, sois ma lumière ; je ne peux pas y aller seul... porte-Moi dans les maisons des pauvres... »
4) « Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, les pauvres Me verront, Me connaîtront, Me voudront ».
5) « Offre davantage de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur, et tout ira bien ».
6) « Je veux des Missionnaires de la Charité qui soient le feu de Mon amour parmi les pauvres... »
7) « Je n'ai absolument personne pour mes très pauvres ».
8) « L'amour commence à la maison ».
9) La bienheureuse Teresa M.C. et la vie de pardon et de réconciliation :
« Donnez jusqu'à ce que cela fasse mal ».
10) La bienheureuse Teresa M.C. et son message au peuple d'Albanie.
Nous aurons la messe solennelle d'action de grâces le mercredi 19 octobre à 10h dans notre église de la Sainte Famille de Bushat, à Shkodra.
Son excellence Mgr Angelo Massafra, archevêque de Shkodra, sera le célébrant principal. Tous les évêques et les prêtres qui travaillent en Albanie sont très cordialement invités à se joindre à nous pour la célébration eucharistique pour louer et rendre grâce à Dieu pour la personne de la bienheureuse Teresa M.C. pour sa vie et son travail, son exemple édifiant et ses enseignements précieux. Que son amour invincible pour Dieu et pour les êtres humains pénètre et possède chaque albanais si intensément que le peuple d'Albanie non seulement chante des louanges pour ses réalisations mais qu'il ait le même esprit et la même vie qu'elle.
Prions une de ses prières favorites qu'elle priait chaque jour après la communion, prière qui est très simple mais très riche : « Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos frères à travers le monde, qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Donne-leur par nos mains aujourd'hui leur pain quotidien, et par notre amour compréhensif, donne-leur la paix et la joie. Amen.
Bienheureuse Teresa de Calcutta, prie pour nous; bénis le peuple d'Albanie d'une manière particulière. Aide-nous à faire tout le bien que nous pouvons.
Amitié et prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
22.07.11
Laudetur Sacra Familia
ACTION DE GRÂCES 17 JUILLET 2011
Nous sommes venus exprimer notre gratitude envers Dieu, par la célébration de l'Eucharistie ce soir, pour le don de ce lieu car nous avons terminé l'achat du terrain et des bâtiments de Via San Agapito ( Largo Preneste ), à Rome, le mercredi 22 juin 2011.
Ce lieu a une longue histoire de plus de 32 ans en ce qui concerne les frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs.
En premier lieu c'est notre devoir et notre salut de louer Dieu et de lui rendre grâce toujours et partout non seulement pour le don de ce lieu, mais surtout, de lui rendre grâce pour le don de toutes les nombreuses personnes qui ont donné leur contribution ; qui ont partagé leur force vitale, ceux qui sont parmi nous et ceux qui ne sont plus parmi nous, ceux qui sont encore en vie et ceux qui sont retournés à Dieu pour avoir leur récompense éternelle. Dans cette célébration eucharistique il y a un mélange du passé et du présent, du temps et de l'éternité.
Nous nous souvenons du passé avec gratitude, peu importe ce qu'a été le passé, et avec des mémoires purifiées, parce qu'il est nécessaire de voir la main de Dieu dans tous les événements de la vie, douloureux et joyeux, agréables et désagréables, qui fendent le cœur ou qui le remplissent. St Paul dit : « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien » ( Rm 8, 28 ). Il y a alors une convergence de tout le passé avec cette heure présente, et nous avons fait de cette heure une heure divine, l'heure de Dieu. Merci, frères et sœurs bien-aimés, d'être venus aujourd'hui pour faire de ce jour un vrai jour de gratitude, comme vous partagez tous la volonté et le plan de Dieu pour nous.
Notre histoire est comparable à l'histoire d'Abraham. Autrefois nous n'avions pas de terre, ni de lieu pour poser nos têtes. Dieu nous a donné une terre par l'intermédiaire de ces saintes personnes – c'est notre terre terrestre promise qui nous prépare ainsi que tous ceux qui sont en contact avec nous, à la terre promise céleste finale et définitive.
Autrefois nous n'étions rien. La bienheureuse Teresa a écrit en parlant de ce lieu : « Dieu a fait de si grandes choses pour nous tous, en particulier pour vous : vous avez déjà la Maison-Mère avant d'avoir la Congrégation » ( Beyrouth 11 août 1979 ).
Aujourd'hui nous revenons au tout début de ce lieu. Il n'est pas étonnant que Dieu est voulu par tous les moyens que Don Alberto Camusi du diocèse de Viterbo préside la célébration eucharistique. Dieu lui a inspiré de me demander un soir de décembre 1978 après une heure d'adoration dans la chapelle de la Gare Termini : « Père Sébastien, que puis-je faire pour vous ? Comment puis-je vous aider ? » Tout a commencé là. J'ai demandé à Don Alberto de nous trouver un lieu. « Un lieu à Rome ? C'est presque impossible. Rien d'autre... ? »
Mais le Seigneur savait très bien ce qu'il voulait nous donner. Il a continué de travailler dans l'esprit de Don Alberto. Ainsi, le jeudi 1er février 1979 Don Alberto m'a emmené au fameux Borghetto Prenestino. J'étais heureux et me suis senti tout à fait chez moi quand j'ai vu les pauvres de Dieu qui vivaient ici. Autour de ce lieu il y avait alors 8.000 personnes qui vivaient dans de petites cabanes.
Le 22 février 1979 Don Alberto et moi nous sommes allés voir Don Isidoro del Lungo, le curé de notre paroisse, car son Éminence le cardinal Ugo Poletti dont je garde un heureux souvenir, voulait deux lettres, une du curé de la paroisse de St Agapito, et l'autre des frères chrétiens de la Piazza di Spagna. Les copies des deux lettres sont toujours conservées.
Le jeudi 8 mars 1979, avec la bienheureuse Teresa de Calcutta, nous avons nettoyé un petit espace dans l' « asilo » ( asile, refuge ), qui était tout ce que nous avions alors, et à 18h nous avons eu la messe dans la petite chapelle que nous avions préparée dans l' « asilo », une remise cassée et abandonnée qui était utilisée comme école pour les petits enfants des taudis. Elle avait été fermée par les officiels de la ville, qui avaient déclaré qu'elle était dangereuse.
Cela m'a pris un moment pour retrouver Don Alberto ce jour-là comme je voulais qu'il soit le célébrant principal. C'est donc Alberto Canusi qui a célébré la première messe. Un des prêtres oblats et père Sébastien M.C. ont concélébré. La bienheureuse Teresa M.C., Sr Sylvia M.C., Sr Fatima M.C. et de nombreuses sœurs M.C. se sont jointes à la célébration. Le Seigneur veut que nous retournions à ces jours-là et que nous exprimions notre gratitude aujourd'hui avec une immense joie avec vous tous.
Ce lieu est donc la Maison-Mère et le lieu de naissance de la Congrégation des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs et leur Généralat. C'est aussi la Maison-Mère et le lieu de naissance du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité ( LMC ), qui a commencé en présence de la bienheureuse Teresa M.C., avec quatre personnes mariées le lundi de la Semaine Sainte 16 avril 1984. Le Mouvement, avec la grâce de Dieu, s'est répandu dans cinquante pays du monde.
Avec mes frères et nos hommes de Casa Serena je voudrais exprimer notre chaleureuse gratitude à Dieu pour vous, hôtes honorables, qui êtes devenus partie intégrante des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs.
En premier lieu notre gratitude va à Dieu pour la présence de son Excellence Gianni Alemanno, Maire de Rome, qui a confirmé une fois de plus son amitié en trouvant le temps de venir nous rejoindre pour la célébration de l'Eucharistie, comme il l'a fait de nombreuses fois auparavant.
Nos remerciements vont au Dr Stefania Graziosi, Directeur Général de A.T.E.R. Et à son équipe, au notaire, Dr Paride Marini Elisei pour son service inoubliable et dévoué, à sa secrétaire
Dr Henia Bragho, à l'ingénieur Carlo Bonifazi et à l'architecte Letizia, et à toutes les personnes de bonne volonté et généreuses.
Nos remerciements vont à tous les membres de la famille des Missionnaires de la Charité,
Sr Maria Pia M.C., la supérieure régionale, et à toutes les sœurs M.C. et tous les pères M.C., aux membres des Laïcs Missionnaires de la Charité, qui sont même venus de l'île de Sardaigne et d'Espagne. Notre gratitude chaleureuse va à nos volontaires, amis, bienfaiteurs, et à toutes les personnes qui nous ont aidés à arriver à ce jour heureux.
Que la bienheureuse Teresa M.C., notre Mère et notre fondatrice et la Mère des pauvres continue à nous bénir et à remplir nos cœurs de son esprit d'amour et de souci des plus pauvres parmi les pauvres, pour continuer à aimer et à donner jusque cela fasse mal. Que Dieu vous bénisse tous.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
07.07.11
Pentecôte 2011
L'ESPRIT M.C.
Introduction.
En préparation à la fête de la Congrégation le 22 août, chaque année les sœurs des Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Teresa M.C. de Calcutta passent trois jours en prière et méditent sur l'Esprit de la Congrégation, qui est celui de la confiance aimante, de l'abandon total et de la joie, comme celui qui a été vécu par Jésus et Marie dans l'Evangile ( R. 2 ). Ici nous essayons de revenir autant que cela est possible, avec les ressources limitées, à l'origine et au développement progressif avec quelques réflexions.
Origine et développement.
Il y a quatre étapes apparentes dans le développement de l'Esprit de la Congrégation selon les Constitutions des sœurs Missionnaires de la Charité. Dans la Règle manuscrite de la bienheureuse Teresa M.C. le jour de la fête de Corpus Christi 1947, il n'y a pas de mention explicite de l'Esprit de la Congrégation, mais nous pouvons déjà trouver une sorte d'idée similaire, exprimée différemment. Elle dit : « Avant de faire leurs vœux elles ( les novices ) doivent doivent être bien examinées – afin que la ' Sœur ' comprenne bien ce qu'est une vie d'oubli total de soi-même et d'abnégation pour les âmes – et si elle veut mener une telle vie joyeusement ».
Dans l'explication de la Règle de la main de Mère nous voyons l'Esprit de la Congrégation mentionné pour la première fois ( R 31 ). La même façon de présenter l'Esprit de la Congrégation et le même contexte de présentation se trouvent dans le premier Livre de Règle de 1954. Il dit : « Elles ( les novices ) doivent connaître et aimer l'Esprit de la congrégation, qui est un esprit d'abandon total, de confiance aimante et d'allégresse » ( R. 37 ). Il n'y a pas de différence ici dans la formulation ni dans le contexte excepté que les numéros de la Règle sont différents.
La seconde étape dans le développement de l'Esprit de la Congrégation se trouve dans les Constitutions de 1973. Là, aussi, il n'y a pas de différence dans l'ordre de la présentation de l'Esprit, mais il y a un nouveau chapitre ajouté aux Constitutions avec le titre : chapitre II : le Nom et l'Esprit, et la Règle 10 explique en détail ce que l'Esprit triple de la Congrégation signifie et implique. Il y a aussi là un autre ajout , à savoir « … comme Jésus et sa Mère ont vécu dans l'Evangile ».
La troisième étape du développement se trouve dans les Constitutions de 1980. Dans ces Constitutions la Règle 2 dit : « L'Esprit de la Congrégation est un esprit d'Abandon Total, de Confiance Aimante et d'Allégresse, comme l'ont vécu Jésus et Marie dans l'Evangile ».
Et ensuite dans la partie III des Constitutions un chapitre entier est consacré à l'Esprit de la Congrégation. Là la Règle 16 répète la Règle 2 presque littéralement avec une légère différence à la fin, à savoir, « … comme l'ont vécu Jésus et sa Mère », au lieu de « … comme l'ont vécu Jésus et Marie dans l'Evangile » ( cf R. 2 ). Donc les Règles 17, 18 et 19 parlent de l'Esprit de la Congrégation en détail.
C'est dans les Constitutions présentes de 1988 que nous voyons un changement dans l'ordre de la présentation de l'Esprit, à savoir la Règle 2 dit : « L'Esprit de la Congrégation est un esprit de Confiance aimante, d'Abandon total et d'Allégresse comme l'ont vécu Jésus et Marie dans l'Evangile »
( cf R. 22 ).
La Règle 2 est répétée dans le chapitre 4 des présentes Constitutions avec un léger changement à la fin, à savoir, « … comme l'ont vécu Jésus et sa Mère » ( cf R. 22 ). Ici, aussi, le titre du chapitre est « Notre Esprit », et les Règles 23, 24 et 25 expliquent en détail l'Esprit.
Donc c'est au Vème chapitre général des Missionnaires de la Charité en 1985 que l'ordre traditionnel de la présentation a été remplacé par l'ordre présent, à savoir la confiance aimante, l'abandon total et l'allégresse.
Est-ce que la bienheureuse Teresa M.C. a vraiment voulu ce changement d'ordre de la présentation, qu'elle a respecté toute sa vie, c-a-d de 1928 à 1985 ? Je me souviens qu'au chapitre général extraordinaire de septembre 1990, la bienheureuse Teresa a dit explicitement à l'un des participants de nos ateliers : « Père, vous pouvez avoir le don de l'écriture et de la parole, mais j'ai le don de la vie ». Cela ne faisait pas beaucoup de différence pour elle à cette étape de sa vie que l'on parle d'abandon en premier ou en second, aussi longtemps que l'on avait la grâce de vivre l'Esprit fidèlement car– l'abandon total, la confiance aimante et l'allégresse – sont inséparables les uns des autres.
C'est l'abandon, cependant, qui ressort le plus dans le chemin de vie et la spiritualité M.C.. Nous voyons cet ordre également dans la vie de Notre Dame. A l'Annonciation elle s'est abandonnée totalement à la volonté divine ; la bienheureuse Teresa a fait la même chose, puisqu'elle a décidé de consacrer sa vie totalement à Dieu.
Dans la toute première lettre que la bienheureuse Teresa a écrite depuis Skopje ,le 28 juin 1928, à la supérieure générale du couvent e Lorette à Dublin, en Irlande, elle conclut : « … Je n'ai aucune requête particulière, je veux seulement être dans les missions, et pour tout le reste je m'abandonne complètement à la disposition du bon Dieu. » Au moment d'écrire cette lettre elle était encore une lycéenne, qui n'avait pas encore 18 ans, et n'avait pas encore commencé aucune formation religieuse formelle, excepté celle qu'elle avait reçue de ses parents et des prêtres de sa paroisse.
Pour la bienheureuse Teresa .M.C. la décision de devenir religieuse a signifié un abandon complet à la volonté divine à travers ses supérieurs. Quelques années plus tard elle écrit : « Seul l'abandon total peut satisfaire le désir brûlant d'une vraie Missionnaire de la Charité » ( Explication de la Règle R. 31 ). Cela signifie qu'elle a compris depuis le commencement ce que signifie appartenir à Jésus à travers la profession des conseils évangéliques. Pour elle l'obéissance aux supérieurs légitimes a signifié un abandon réel de sa volonté à la volonté de Dieu et à son plan à travers ses supérieurs.
Dans les longues locutions qui ont commencé le mardi 10 septembre 1946, nous voyons Notre Seigneur dire à la bienheureuse Teresa M.C. au sujet de l'obéissance et de la confiance qu'elle doit avoir en lui, à savoir : « Obéis très joyeusement et promptement et sans poser de questions – ne fais qu'obéir. Je ne te quitterai jamais - si tu obéis. » ( Mother's Founding Grace page 18, p.125 en français ). ; « Fais-Moi confiance avec amour, fais-Moi confiance aveuglément » ( ibid p.17, p. 124 ).
La veille de son départ définitif du couvent de Lorette, à Calcutta, la bienheureuse Teresa M.C. a écrit à l'archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Périer SJ : « … Mardi soir je partirai par le Punjab mail ( par le train ). Tout est très sombre, plein de larmes, mais je pars de ma pleine volonté avec la bénédiction de l'obéissance. S'il vous plaît priez pour moi afin que j'aie le courage d'aller jusqu'au bout de mon sacrifice puisqu'il m'a donné l'inspiration et la grâce de le commencer. S'il vous plaît priez – J'ai si peu de courage mais je Lui fais confiance aveuglément, malgré tous mes sentiments » ( 15 août 1948 ). ( p. 149 ).
Quand elle a commencé sa vocation religieuse, Agnès Bojaxhiu s'est abandonnée complètement à la volonté divine. Quand la bienheureuse Teresa a commencé son nouveau chemin de vie comme Missionnaire de la Charité elle a mis toute sa confiance dans l'assistance et la direction divines. Dès lors elle sera conduite par le Saint Esprit dont elle est devenue l'instrument.
L'allégresse est l'expression extérieure de notre joie qui vient de notre abandon total et de notre confiance aimante dans le Seigneur. Jésus veut non seulement que nous abandonnions notre raison et notre volonté à son plan et à sa volonté, non seulement pour mettre notre confiance en lui, mais il veut que nous le fassions avec joie ; ; car nous savons que celui qui donne avec joie donne davantage. En plus il est dit que « Dieu aime celui qui donne avec joie » ( 2 Co 9, 7 ).
Jésus veut par tous les moyens avoir sa joie en nous, car il dit : « Que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie » ( Jn 15, 11 ). Rappelons-nous que « la joie du Seigneur est notre rempart » ( cf Ne 8, 10 ). Il est dit que « Les apôtres en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de souffrir des humiliations pour le nom de Jésus. » ( cf Ac 5, 41 ).
La bienheureuse Teresa M.C. a écrit à l'un de ses directeurs spirituels : « Tout le temps en train de sourire – les sœurs et les gens font de telles remarques – Si seulement ils savaient – et combien ma gaieté est le manteau avec lequel je recouvre le vide et la misère... ».
Comme nous grandissons en sainteté par la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde, nous grandissons aussi dans l'Esprit de la Congrégation. Ces triples aspects sont comme les trois côtés d'un simple triangle vécus si parfaitement, si fidèlement et avec tant de persévérance par les personnes de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph, comme nous le voyons dans les pages des Évangiles.
Vécu par Marie et Joseph.
L'appel de Marie à devenir la Mère de Dieu a commencé par son abandon complet au plan et à la volonté de Dieu. St Luc l'évangéliste nous donne ses paroles exactes quand il a écrit :
« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » ( Lc 1, 38 ). L'abandon de notre Dame à la Volonté Divine a été inconditionnelle, totale et sans questions. C'est sa foi inébranlable et sa ferme détermination à faire la volonté de Dieu quel qu'en soit le coût qui a animé d'abord son cœur et ensuite ses lèvres.
Pour une jeune fille de son âge, sa réponse à l'ange a été contre toute raison. Humainement parlant sa vie était en danger. Selon la loi juive elle pouvait facilement être lapidée à mort avec l'enfant dans son sein. Ici sa détermination à faire la volonté de Dieu a prévalu. Sa réponse a été inconditionnelle, bien qu'humainement parlant pas raisonnable.
Juste un mot de la bouche de Joseph aurait pu être la fin des vies des deux personnes les plus importantes qui aient jamais vécu sur la terre. Le Créateur de l'univers a été protégé et sauvé par le silence héroïque de St Joseph qui a été possible seulement à cause de sa charité invincible. Ici la raison humaine n'arrive pas à comprendre, et ne peut pas expliquer non plus l'interaction du plan de Dieu et sa volonté.
La charité de St Joseph l'a exhorté à s'abandonner complètement, contrairement à tout raisonnement humain, au plan de Dieu et à sa volonté. La raison ne peut expliquer d'aucune façon et St Joseph ne pouvait pas comprendre sans l'intervention directe de Dieu dans la vie de cet homme juste, patient et obéissant, qui a été choisi par Dieu pour être l'époux chaste et fidèle de la Vierge Mère de Dieu et le gardien prudent et le père adoptif du Fils de Dieu.
Le sens et la signification.
L'objet de notre abandon est notre raison humaine et notre volonté humaine à la volonté divine et au plan de Dieu. La conséquence nécessaires de notre abandon total à la volonté et au plan divins produit dans notre âme une paix profonde et une joie durable. La joie va avec l'abandon et fait face aux conséquences dans une confiance sereine. On ne calcule pas les nombreux risques dans cette sorte d'abandon, mais on se confronte volontairement aux conséquences et on les accepte d'une manière exemplaire.
Là il y a une possibilité d'être critiqué, incompris, mal jugé, condamné, et torturé, comme nous le voyons dans les vies des saints et des martyrs. Là il y a une dimension transcendantale. Là l'éternité émerge avec le temps et permet à la victime de faire l'expérience de la joie intérieure inexprimable et de la paix d'esprit inexplicable.
Là il n'y a pas de réaction violente, parce que l'on n'est pas concentré sur les maux et sur celui qui fait le mal mais sur le bon Dieu, dont on veut accomplir la volonté quel qu'en soit le coût. Là on est prêt à perdre sa vie, non par désespoir mais dans l'espoir et dans l'amour, pour l'amour. Là l'âme humaine, purifiée dans la fournaise de l'amour divin, ressemble à son bien-aimé, oublie toutes les sensations pénibles et même la douleur atroce.
L'abandon à la Volonté Divine demande l'humilité de Cœur et la pureté de de l'esprit. Là je ne calcule pas la perte, ni ne me concentre sur le don, mais sur la personne du donneur et sur son amour qui peut demander n'importe quel sacrifice de ma part. Là la souffrance n'est pas vue comme un poids ou comme une fin, mais comme un don et comme le partage de la passion du Christ. Cela devient un moyen par lequel Jésus continue la rédemption du monde.
Jésus a besoin d'amis intimes sur lesquels il puisse compter, auxquels il puisse demander des sacrifices héroïques et même une douleur atroce, pour le salut des pécheurs. Combien de souffrance est perdue chaque jour, même par des prêtres et des personnes consacrées, qui pourrait être canalisée dans le désert de l'humanité. comme le barrage Indira Ganhi dans le Rajasthan, en Inde. Le désert du Rajasthan est devenu une terre fertile de frais et verts pâturages. Dans le désert de l'humanité Jésus choisit des âmes généreuses pour l'irriguer avec des sacrifices héroïques pour conquérir le monde du péché avec lui.
Il y a tellement de péché partout, comme le fléau de l'avortement, le mal de l' euthanasie, l'exploitation et la corruption, les cultes sataniques et la magie noire, pour en citer quelques uns. Quand le péché abonde la grâce devrait abonder encore plus, ce qui peut être possible seulement si Jésus trouve des personnes généreuses pour vivre avec lui, pour souffrir avec lui, pour racheter à nouveau le monde d'aujourd'hui. Au commencement de chaque station de la Croix nous prions :
« Nous t'adorons, O Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta sainte Croix ».
S' abandonner à Dieu dans la foi et dans l'amour est une mort en elle-même, une mort à sa raison, à son plan et à ses projets.
La dimension christologique.
L'Esprit de notre Congrégation est l'Esprit de l'Évangile, l'Esprit de Jésus Christ qui a abandonné sa volonté totalement et inconditionnellement à la volonté de son Père par obéissance.
« Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre... »
( Jn 4, 34 ) ; « Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre. »
( Jn 5, 17 ) ; « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne... » ( Lc 22, 42 ).
L'abandon final et définitif de Jésus se voit sur la Croix, quand il a dit : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. .. » ( Lc 23, 46 ) ; « Tout est accompli... » ( Jn 19, 30 ). L'unique désir de Jésus était d'accomplir la volonté de son Père sur la terre. Pour faire cela il devait passer par une grande souffrance, par l'agonie et le « martyr de la volonté ». « Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion... »( cf He 5, 8 ) ; « Il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix... » ( cf Ph 2, 8 ).
L'Esprit M.C. est donc l'Esprit de Jésus, car Jésus est notre miroir et notre modèle. Le miroir montre exactement ce que l'on est. Ce n'est pas la faute du miroir si notre nez est crochu, ou s'il y a des cicatrices ou des rides sur notre visage. Le miroir est objectif. Jésus est le vrai miroir de nos âmes.
Si Jésus s'est abandonné complètement à la volonté du Père par obéissance, c'est aussi notre devoir et notre salut toujours et partout d'abandonner notre volonté à la volonté de Dieu dans l'amour, de lui faire confiance avec amour et aveuglément, ce qui nous rendra tous joyeux. Et Dieu aime un donateur joyeux. Parmi toutes les créatures seuls les êtres humains peuvent exprimer la joie à travers leurs sourires prenants La vraie joie de l'Esprit est le signe infaillible de la présence de Dieu en nous.
« Un M.C. doit être un M.C. de la joie. Par ce signe le monde reconnaîtra que vous êtes M.C. »
( Bienheureuse Teresa M.C. ).
Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
11.06.11
11 juin 2011
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Comme nous sommes la veille de la grande fête de la Pentecôte j'aimerais souhaiter à chacun d'entre vous une très joyeuse et sainte fête de Pentecôte. Je prie pour que la Troisième Personne de la Sainte Trinité descende sur chacun de vous comme elle l'a fait pour notre Dame et les apôtres dans la chambre haute ( cf Actes 2, 1-4 ). J'aimerais que tous les membres de la Famille M.C. et toutes les personnes de bonne volonté reçoivent en abondance les 7 dons du Saint Esprit : l'Esprit de Sagesse, d'Intelligence, de Conseil, de Force, de Science, de Piété et de Crainte du Seigneur.
Continuons à prier pour pour chacun et pour tous, en particulier pour ceux qui ne prient pas, ceux qui ont refusé de prier, ceux qui sont dans l'impossibilité de prier.
Jésus veut que nous l'aimions plus que toutes personnes, toutes choses et que nous-mêmes, comme cela est clair dans la dernière question de Jésus à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci... ? » ( Jn 21,15 ). Ces « ceux-ci » peuvent être les personnes, les choses ou nous-mêmes. Jésus demande l'amour absolu de chacun de nous et veut que nous l'aimions, en particulier dans les personnes avec lesquelles nous vivons ou nous travaillons... Il veut que nous soyons reconnaissants pour tous ses dons.
Un groupe de volontaires qui sont venus du « premier monde » au « troisième monde » sont revenus tristes et découragés et certains étaient même contrariés et en colère.
Alors j'ai pensé à Jésus venant du « premier monde », c'est-à-dire du ciel, dans notre « troisième monde » qui est notre terre, qui était condamné à la destruction ( cf Sg 8,14 ), est-ce qu'il a été contrarié ou en colère quand il a vu comment les gens vivaient, et continuent à vivre pire que jamais ? Il a dit : « Je ne suis pas venu juger mais sauver ». Le Père a envoyé son Fils dans le monde non pas pour être son juge , mais pour être son Sauveur ( Jn 3,17 ).
Un fois encore je vous souhaite à tous une très joyeuse et sainte fête de Pentecôte.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
30.05.11
Rome, 26 mai 2011
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés des Etats Unis d'Amérique,
cher révérend père Boniface OSB, directeur spirituel national des LMC des USA, tous les directeurs spirituels, Laurie Dwyer, lien national des LMC, tous les liens régionaux et de groupes et tous les LMC,
Que la grâce et la paix du Seigneur ressuscité soient avec vous tous qui êtes venus passer quelques jours en prière dans la « chambre haute » du centre de St Vincent à Latrobe, en Pensylvanie, avec les apôtres et notre Dame, St. Joseph et tous les anges et les saints. Comme les apôtres et notre Dame qui ont reçu le Saint Esprit, vous pouvez aussi recevoir le Saint Esprit promis et que les LMC des USA fassent une expérience profonde de Pentecôte pendant cette retraite ! Bénissons le Seigneur.
Bien que ma présence parmi vous cette fois-ci ne soit que spirituelle, elle n'en est pas moins réelle. Avec vous je rends grâce à Dieu pour votre fidélité d'époux aux vœux que vous avez faits, pour votre obéissance inconditionnelle aux enseignements de l'Eglise catholique, pour vos nombreux renoncements et sacrifices de votre vie quotidienne pour vous conformer de plus en plus à l'image de Jésus Christ, notre miroir véritable et notre seul modèle, pour votre empressement à vivre les vœux, en particulier le vœu de charité chez vous et au travail, et partout où la Divine Providence vous fait vivre et travailler. C'est là et nulle part ailleurs que le Seigneur veut que vous fleurissiez et vous épanouissiez, en produisant du fruit en abondance.
Vous rejoignant tous en esprit je fais l'acte de confiance suivant pendant mon adoration nocturne quotidienne de minuit à 2h du matin, en particulier pendant votre retraite nationale. J'aimerais beaucoup que vous fassiez aussi le même acte de confier votre retraite ensemble chaque jour avant de commencer la première conférence, ou à tout autre moment qui vous conviendra pour le faire ensemble.
Nous sommes dans ce temps saint et joyeux de Pâques, qui nous prépare et prépare toute l'Eglise à la grande fête de Pentecôte. Je voudrais aussi partager avec vous ma dernière lettre :
« Jésus eucharistique dans les vies du bienheureux Jean-Paul II et de la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C., qui a été publiée dans l'Osservatore Romano du 4 mai 2011, dans l'édition hebdomadaire en anglais. Vous pourriez la mettre à la disposition de tous les participants de la retraite si vous le désirez. Quelques uns d'entre vous l'ont peut-être déjà lue ; mais la relire pendant la retraite aura un impact plus fort et sera une meilleure aide spirituelle.
J'invoque sur chaque participant LMC à la retraite les bénédictions abondantes de Dieu de paix profonde et de joie inoubliable, et aussi sur tous les membres de vos familles et sur les groupes LMC.
Avec mon amitié et mes prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
( La retraite nationale des LMC des U.S.A. a lieu du 27 AU 30 mai 2011 )
ACTE DE CONFIER LA RETRAITE NATIONALE DES LMC DES U.S.A. A LA SAINTE FAMILLE ET AU SAINT ESPRIT DU DIEU VIVANT
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû (e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie, nous les membres des Laïcs Missionnaires de la Charité des U.S.A. nous nous confions et nous confions notre retraite au soin et à la protection de la Sainte Famille : Jésus , Marie et Joseph.
Nous promettons que pendant cette retraite nous serons particulièrement attentifs à l'inspiration et à la conduite du Saint Esprit. Nous ferons tous les efforts possibles pour nous souvenir du passé avec gratitude et des mémoires purifiées, peu importe ce que le passé a été ; nous nous efforcerons de vivre le présent avec joie et enthousiasme. Nous écouterons Dieu dans la prière dans le silence de nos cœurs, en particulier pendant ces jours-ci avec grand intérêt, amour et souci les uns des autres.
Nous demandons pardon à Dieu et voulons faire réparation pour toutes nos infidélités à vivre nos vœux fidèlement et avec persévérance et pour avoir échouer à rendre présente la sainteté de Dieu, en ne pardonnant pas et en n'acceptant pas le pardon. Nous faisons tous les efforts possibles pour attendre le futur avec une confiance sereine, une espérance à toute épreuve et un courage imperturbable.
Que le Cœur Immaculé de Marie et le glorieux patriarche St Joseph présentent cet acte de confiance à la très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit. Amen.
Mardi 31 mai 2011
LA VISITATION
avec la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C.
et Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-56
« En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zaccharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle . Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au- dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »... »
C'est un des plus beaux moments de la vie de Marie : Jésus étant entré dans sa vie, elle part aussitôt en hâte vers le village d'Élisabeth pour donner Jésus à celle-ci et à son Fils. Nous lisons dans l'Évangile que l'enfant « bondit d'allégresse » à cette première rencontre avec le Christ.
( Mère Teresa : A Gift for God : La Joie du Don page 46 )
Marie a dit : « Qu'il me soit fait selon ta parole ». Puis elle partit en hâte. Voilà pourquoi la Vierge est une Missionnaire au vrai sens du mot. Chaque matin, moi aussi, je dois partir en hâte : je me rends à une audience avec Dieu. Chaque matin je reçois Jésus : son sang, son corps dans mon corps. Alors qu'advient-il ? La Vierge a passé neuf mois avec Jésus. Jésus était en elle... Et qu'a-t-elle fait ? Elle a frotté, nettoyé, lavé, mais surtout elle a aimé dans un abandon total. Moi aussi je dois agir ainsi. Dans les rues je dois passer en hâte, ardente d'amour et de zèle pour donner Jésus aux pauvres. ( Mère Teresa : Contemplatives in the heart of the world : Par la parole et par l'exemple page 101 )
Alors qu'elle était Mère de Dieu, elle s'en alla visiter sa cousine Élisabeth pour assumer les tâches du foyer... Ne restons pas plantés là, attendant que les pauvres viennent à nous. Sortons, allons à leur recherche, comme le fit Marie lorsqu'elle se sentit remplie de Jésus. Mais, en chemin, prions en marchant... Nous prouverons notre amour à Marie, notre Mère, en travaillant pour son Fils Jésus, avec lui et pour lui. Nous devrions faire avec les pauvres ce que fit Marie avec sa cousine Élisabeth : nous mettre à leur service.
Notre vocation consiste à appartenir à Jésus. Aussi l'important n'est-il pas le travail en lui-même. Ce qui importe, c'est votre appartenance à Jésus. Et c'est lui qui vous fournit les moyens de lui exprimer cette appartenance. ( Mère Teresa : Pensées spirituelles pages 72 -73 -109 )
Que Marie soit la cause de votre joie et que chacun de nous soit Jésus pour elle ! Personne n'est capable mieux qu'elle de nous apprendre l'humilité. Elle a été la « servante », ce qui signifie être utilisé par tous, en demeurant dans la joie... Oui, la joie était la force de la Vierge. Il n'y a que la joie qui ait pu lui donner la force de marcher sans fatigue jusqu'aux collines de Judée pour y faire le travail d'une servante. Nous aussi nous devons parcourir notre route sans nous arrêter, gravissant allègrement les collines des difficultés. ( Mère Teresa : Une main de tendresse page 88 )
Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils Unique Jésus à la Vierge Immaculée Marie. La première sainte Communion a été célébrée au moment où Jésus est entré dans sa vie. Immédiatement elle est partie en hâte partager Jésus avec les autres. Marie a été, d'une certaine façon, la première Missionnaire de la Charité – la première porteuse de l'amour de Dieu.
Remarquons que Marie n'a pas gardé Jésus comme son bien propre. Dès qu'elle l'a reçu, elle s'est hâtée d'aller le donner aux autres. Et la famille de Zaccharie et d'Élisabeth a reçu Marie avec joie. Lorsque la Vierge entra dans leur maison, Jean Baptiste bondit de joie dans le sein de sa Mère. Quel mystère que Dieu se soit servi d'un petit enfant qui n'était pas encore né pour proclamer la venue du Messie. Pensons à toutes les vies détruites, à l'atteinte qui est faite à la création et au dessein de Dieu sur le monde. Ayons aussi pour nos parents une immense gratitude : ils nous ont donné la vie, ils ont participé à l'œuvre de Dieu, au désir de Dieu sur nous. ( Mère Teresa : Que ton règne vienne pages 37-39 )
Poème de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face
Pourquoi je t'aime Ô Marie
Oh! je t'aime, Marie, te disant la servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité
Cette vertu cachée te rend toute puissante
Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité...
Chez Sainte Élisabeth, recevant ta visite,
J'apprends à pratiquer l'ardente charité.
Là j'écoute ravie, Douce Reine des anges,
Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur,
Tu m'apprends à chanter les divines louanges
A me glorifier en Jésus mon Sauveur.
Tes paroles d'amour sont de mystiques roses
Qui doivent embaumer les siècles à venir.
En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses
Je veux les méditer, afin de l'en bénir...
30.04.11
MESSAGE DE PÂQUES 2011
C'est la réunion pascale de notre famille M.C. dans l'amour, la paix et la joie. Alléluia est le chant de Pâques. Notre vie et notre vocation religieuse, notre chemin de vie M.C. en particulier et notre apostolat auprès des plus pauvres parmi les pauvres, des malades, des mourants et de tous ceux qui sont dans le besoin prennent du sens et trouvent leur signification authentique dans l'évènement pascal.
Ce n'est pas une fête de plus parmi les nombreuses fêtes ; ce n'est pas juste une célébration annuelle de plus... c'est la fête fondamentale. Sans cette fête il n'y a pas d'autre fête à célébrer dans l'Église il n'y a pas de joie à partager, de témoignage à faire, ni d'évangile à prêcher.
Le tombeau vide et les nombreuses confusions de ce premier dimanche matin , les allers et retours en courant de quelques personnes sans importance et fragiles sans réputation sociale ni formation religieuse propre, le départ des deux disciples d'Emmaüs, la marche, le partage de leur dernier espoir et l'attente dans la tristesse et l'obscurité, leur invitation à rester avec eux chez eux à l'hôte non reconnu qui est encore un étranger , la vraie connaissance des Écritures de l'hôte et son interprétation quand ils marchaient dans les heures obscures de la nuit, l'ouverture des yeux des deux disciples à la fraction du Pain, leurs cœurs brûlants et leur joie inoubliable, leur voyage apostolique de retour à Jérusalem la même nuit... tous ceux-ci et d'autres nous parlent avec grande éloquence de l'évènement le plus grand du Christ, c-a-d la résurrection, pour la vie de tous les chrétiens et nos vies en particulier.
Le tombeau vide et l'expérience de la chambre haute des hommes du Maître le soir du même dimanche, le jour le plus joyeux de la semaine avec l'apparition du Seigneur ressuscité et ses souhaits de paix, la présentation de ses mains, de ses pieds et de son côté aux hommes incrédules pour confirmer leur foi, allant jusqu'à leur préparer le déjeuner... Jésus reste simple, mais pleinement en vie et actif, pas l'ombre qui passe d'une personne, ni un fantôme, mais la présence réelle d'une personne très vivante et active qui essaie par tous les moyens de rassurer les apôtres et les disciples : « Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai... » ( Lc 24, 39 )
Nous venons d'entendre dans la première lecture d'aujourd'hui la première homélie de Saint Pierre prêchée peu après qu'il ait été consacré évêque de l'Église nouveau-née, oint dans le Saint Esprit comme le premier Pape le dimanche de la Pentecôte. Pierre est maintenant non seulement un témoin infaillible et authentique mais un défenseur inestimable et courageux de ce qu'il a entendu, vu, touché et expérimenté lui-même,. Dès lors il enflammera ses expériences avec Jésus pendant trois années ou plus et il continuera à exhorter toutes les personnes de bonne volonté en leur disant à tous qu'ils ne devraient pas se concentrer sur la gravité des péchés de leur vie passée mais se concentrer sur Jésus, le Seigneur de la résurrection. Jésus ne se concentre pas sur la gravité de nos péchés mais il se concentre sur l'humilité du pécheur qui se repent. « Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. » ( Ps 51, 19 ).
Pierre savait très bien comment il était quelques semaines auparavant et comment il était maintenant. Il ne va pas se concentrer sur la nuit de ce premier jeudi saint quand il a renié le Maître trois fois avant la mort et la résurrection de Jésus, mais il va se concentrer sur la présence et l'action du Saint Esprit en lui et sur les paroles que Jésus lui a dites : « N'aie pas peur, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » et à nouveau : « Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu sera revenu, affermis tes frères. » ( cf. Lc 22, 31-32 ). Pierre n'a plus attendu ni perdu son temps . Il a commencé immédiatement non seulement à fortifier les faibles mais encore plus à les détourner de leur chemin de vie antérieur.
A la lumière de la fête de la Pentecôte les apôtres maintenant ont commencé non seulement à se souvenir de leurs trois années passées avec Jésus, de ce qu'ils avaient entendu et vu, mais ils ont commencé à comprendre toutes les Écritures et la beauté sublime de leur propre vocation. Ils n'abandonneront plus leur vocation à cause des nombreuses menaces, persécutions, épreuves, nuits sans sommeil, jeûnes, oppressions, emprisonnements, voyages, par amour pour le Maître et pour l'Évangile. Ils se sont même réjouis du fait qu'on les avait trouvés dignes de souffrir pour le nom de Jésus ( cf Ac 5, 41 ). Ils avaient compris qu'ils étaient les pierres de fondation du corps mystique, l'Église, dont Jésus est le chef-d'œuvre.
La réalité de la résurrection de Jésus est unique et sans précédent dans l'histoire humaine, et on ne peut pas la répéter non plus. Elle ne peut être saisie purement par la raison humaine, des méthodes scientifiques, des fouilles archéologiques, des travaux de recherche ou la lecture sans fin de livres, mais en croyant que Jésus de Nazareth qui était puissant en pouvoir, paroles et actions, qui a été trahi, arrêté, flagellé, couronné d'épines, condamné à mort et crucifié au Calvaire sur une Croix entre deux larrons, enterré dans un tombeau est maintenant ressuscité dans la gloire, qu'il est le propre Fils de Dieu, qu'il a été envoyé par le Père par amour pour racheter le monde. C'est la fête que nous avons célébrée avec une foi et une gratitude profondes.
Chaque jour nous avons l'énorme possibilité de porter témoignage de la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. La vie consacrée est un témoignage continu du Seigneur Ressuscité. Par la vie qu'ils sont appelés à vivre, par leurs exemples, par la force contagieuse, l'influence compatissante de ce qu'ils font et la plénitude évidente de l'amour que leurs cœurs Lui portent, les religieux portent témoignage du mystère pascal du Christ.
Quand nous sommes heureux et en paix, nous rendons aussi les vies des autres heureuses et paisibles. Quand nous sommes tristes et malheureux, quand nous sommes centrés sur nous-mêmes et égoïstes, nous nous sentons tristes et malheureux et nous rendons aussi les vies des autres tristes et malheureuses.
Rappelons-nous que les saints et les pécheurs vivent dans la même maison. Ils respirent le même air, mangent la même nourriture, récitent les mêmes prières, reçoivent le même Jésus dans le Pain de Vie, font le même genre de travail, prononcent les mêmes vœux, lavent et nettoient la même maison, mangent la même nourriture et vivent dans la même communauté.
Le saint essaie de faire en sorte que ses pensées soient toutes saintes : « Souffle en moi, Esprit Saint, afin que mes pensées soient toutes saintes ». Il /elle essaie de faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour le plus grand honneur et la plus grande gloire de Dieu. La bienheureuse Teresa écrit : « Le désir d'apaiser la soif de Notre Seigneur pour les âmes des pauvres, pour de pures victimes de son amour, ne fait que croître à chaque messe et à chaque Sainte Communion. Toutes mes prières et toute la journée,en un mot, sont pleines de ce désir. Les prières du matin et du soir deviennent des paroles brûlantes qui viennent de la fournaise d'un cœur rempli d'amour » .
Un saint est un pécheur transformé en une nouvelle créature en Jésus Christ. Vous et moi appartenons à ce groupe. Nous avons donc tous la possibilité de devenir des saints en Jésus, le Seigneur ressuscité.
Louez le Seigneur, Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, alléluia, alléluia, alléluia ! Joyeux et saint temps pascal à vous tous, saints en fabrication !
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
08.04.11
L'Annonciation du Seigneur 2011
« Jésus Eucharistique
dans les vies du vénérable Jean-Paul II et de la bienheureuse Teresa de Calcutta »
Le monde des croyants et des non-croyants également attend avec impatience le 1er mai 2011, le dimanche de la Divine Miséricorde. La place St Pierre et les différentes parties de la ville historique de Rome seront remplies d'un nombre incalculable de personnes venant de tous les coins du monde pour participer à la joie de la béatification d'un des grands saints de notre temps, à la mort duquel les jeunes ont crié d'une seule voix : « Santo subito » - « saint tout de suite ».
Ce cri venu des quatre coins du monde est arrivé au ciel et le Seigneur a réalisé le miracle demandé de la béatification faite par son intercession. Il va donc rejoindre la liste du nombre incalculable de bienheureux au ciel, y compris la mère des pauvres, la bienheureuse Teresa de Calcutta, que le vénérable Pape Jean-Paul II a béatifié lui-même le 19 octobre 2003, le dimanche de la Mission, durant le jubilé de son pontificat.
Ces deux grands saints de notre temps ont laissé derrière eux un très riche héritage de foi profonde et d'exemple inoubliable de l'amour de Dieu grand et invincible. Quel était le secret de leur vie ? Qui les a inspirés, en leur donnant la grâce, le courage et la force de réaliser et d'accomplir ce qu'ils ont réalisé et accompli ? Leur souvenir est encore frais, comme beaucoup d'entre nous ont eu le privilège inestimable de marcher et de travailler avec les deux ou au moins l'un des deux. Ils ont tous les deux puiser leur force en renouvelant leur capacité d'amour du prochain, en particulier des pauvres, des derniers, des plus petits et des perdus, à partir de leur rencontre avec le Seigneur Eucharistique et vice versa.
Nous ne pouvons donc pas passer simplement sans avoir une pensée pour leur dévotion au don et au mystère très important et ineffable qu'est la très Sainte Eucharistie. Ici nous nous limitons à quelques uns de leurs écrits sur l'Eucharistie, qui expriment et expliquent le pouvoir qu'elle a exercé sur leurs vies.
Le vénérable Pape Jean-Paul II et la bienheureuse Teresa de Calcutta étaient fermement convaincus que le centre de leur vie était enraciné dans l'Eucharistie. Jésus Eucharistique et la bienheureuse Vierge Marie ont pris petit à petit possession d'eux, à tel point qu'ils sont devenus tous les deux « des aimants si puissants », qui ont été capables d'attirer les âmes à Dieu et Dieu aux âmes. Ils ont eu tous les deux une dévotion remarquable pour l'Eucharistie et ils ont laissé un patrimoine tout à fait incroyable à l'Église. Ils ont aimé tous les deux Jésus dans l'Eucharistie, ils l''ont aimé et servi dans leur prochain, en particulier dans les plus pauvres. « Comment pourrait-il en être autrement », écrit le Saint Père Jean-Paul II, « dès lors que le Christ contemplé dans la prière est Celui-là même qui vit et souffre dans les pauvres ? » ( cf V.C. N° 82/3).
Les Constitutions des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs disent :
« … Nous sommes appelés à être des missionnaires contemplatifs et des missionnaires contemplatifs vingt quatre heures par jour ; de la présence de Jésus dans le Saint Sacrement nous allons à la présence de Jésus dans les plus pauvres parmi les pauvres, et vice versa...
« La personne de Jésus que nous contemplons, que nous écoutons et adorons dans le Pain de Vie est la même personne de Jésus à laquelle nous donnons un service de tout cœur et gratuit sous l'habit de détresse des plus petits, des derniers et des perdus, des personnes seules, âgées, pas aimées, abandonnées, des malades du sida, etc... Jésus est présent en eux tous, car il a dit : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » ( Mt 25, 31-46 ) ».
La bienheureuse Teresa a écrit à l'archevêque de Calcutta en janvier 1948 : « L'œuvre que nous devrons accomplir sera impossible sans Sa grâce continuelle depuis le tabernacle. C'est Lui qui devra tout faire. Nous n'avons qu'à suivre. » ( Couvent de Lorette, Calcutta, 28.01.1948 ).
Nous ne pouvons donc pas exister ni travailler auprès des pauvres si nous n'avons pas une bonne compréhension de la double présence de Jésus. Elle est inséparable, comme les deux ailes d'un oiseau. Aucun oiseau ne peut voler avec une seule aile seulement. Plus nous aimons Jésus dans le Pain de Vie, plus nous le recevons dans la Sainte Communion et nous l'adorons avec ferveur, plus nous l'aimons et le servons dans les plus pauvres parmi les pauvres. Il est impossible que quelqu'un qui aime réellement Jésus dans l'Eucharistie n'aime pas en même temps son prochain et n'essaie pas de l'aider de toutes les façons possibles.
Les communautés chrétiennes doivent être des communautés eucharistiques, ce qui signifie que Jésus dans l'Eucharistie est le centre de leur vie en communauté et dans leur attention pastorale.
St Albert Hurtado, un des saints de notre temps, de Santiago de Chili, a été canonisé par le Pape Benoît XVI le dimanche 23 octobre 2005, pendant le Synode des évêques sur l'Eucharistie. Sa devise était : « Ma messe est ma vie et ma vie est une messe prolongée ». Jésus se donne totalement à nous dans la Sainte Eucharistie.
St Augustin écrit : « Bien que Dieu soit tout-puissant, il est incapable de donner plus ; bien que suprêmement sage, il ne sait pas donner plus ; bien qu'extrêmement riche, il n'a rien de plus à donner ».
Souvent nous sentons une tension apparente entre la vie active et contemplative. Le vénérable Jean-Paul II écrit dans son exhortation apostolique « Redemptoris Custos, le Gardien du Rédempteur » : « ( En Joseph ) l'apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité ». La très sainte Eucharistie garde la vertu de charité vivante et active en nous.
Dans la règle d'origine des sœurs la bienheureuse Teresa M.C. a écrit en 1947 : « Les sœurs doivent utiliser tous les moyens pour apprendre et grandir dans cet amour tendre pour Jésus dans le Saint Sacrement » ( R. 34 ). Ici la bienheureuse Teresa M.C., inspirée et guidée par le Saint Esprit, utilise deux mots absolus : « doivent » et « tous », c-a-d nous devons, selon elle, ce qu'elle a fait elle-même, je le crois, en premier, utiliser tous les moyens « pour apprendre et grandir » dans cet amour tendre pour Jésus dans le Saint Sacrement afin que notre tendre amour pour Jésus sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres puisse aussi augmenter et grandir.
Depuis le tout début de sa vocation M.C. notre sainte fondatrice a été très consciente, certaine et convaincue que sans un amour spécial et tendre pour Jésus dans l'Eucharistie, ses sœurs, et ses frères et elle seraient incapables d'aimer et de servir Jésus dans les pauvres. Cela est clair dans sa lettre à l'archevêque de Calcutta quand elle dit : « La seule chose que je vous demande, Excellence, c'est de nous apporter toute l'aide spirituelle dont nous aurons besoin. - Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous - avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour les Sœurs ni pour moi-même. - Il prendra soin de nous. Mais sans Lui je ne peux exister - je suis impuissante. » ( Fête-Dieu 1947 ). Telle fut alors la vie de la bienheureuse Teresa, et son œuvre a été l'extension et la continuation non seulement de l'œuvre de Jésus, mais Jésus en personne qui a œuvré avec elle. Ses Sœurs et ses frères et elle sont censés avoir cette conviction, et seulement alors leur vie produira de plus en plus de fruit.
Son intimité avec Jésus a commencé à un jeune âge, aussi jeune que cinq ans et demi, ce qui est devenu de plus en plus fort et profond avec les années. Ici nous avons à nouveau le texte authentique qu'elle a écrit à l'archevêque de Calcutta : « Depuis l'âge de cinq ans et demi, quand je L'ai reçu pour la première fois dans la communion, l'amour des âmes m'habite. Il a grandi avec les années jusqu'à ce que je vienne en Inde dans l'espoir de sauver de nombreuses âmes. Pendant ces 18 années j'ai essayé de vivre selon Ses désirs. J'ai brûlé du désir de L'aimer comme Il n'a jamais été aimé … » ( 25 janvier 1947 ).
Cet amour ardent a continué à brûler son cœur et son âme pour le salut et la sanctification des âmes, en particulier des plus pauvres parmi les pauvres. Chaque messe et chaque sainte communion pour elle mettait davantage de bois dans le feu, car elle écrit : « Ces désirs d'apaiser la soif de Notre Seigneur pour les âmes des pauvres, pour de pures victimes de Son amour, ne font que croître à chaque Messe et à chaque Sainte Communion. Toutes mes prières et toute la journée, en un mot, sont pleines de ce désir. » ( 3 décembre 1947 ).
Chaque fois que quelqu'un demandait à la bienheureuse Teresa M.C. quel était le secret de son pouvoir, de sa force et de sa vitalité, en particulier quand elle était très âgée, elle avait l'habitude de montrer le tabernacle. Même quand elle était hospitalisée en différents hôpitaux, elle demandait un tabernacle dans sa chambre d'hôpital, où elle voulait qu'un prêtre célèbre la messe chaque jour et lui donne la communion, et avoir en plus une heure d'adoration devant le Saint Sacrement exposé.
A Calcutta, quand elle était au Woodlands Nursing home, c'est un docteur hindou qui a demandé aux sœurs d'apporter « cette boîte » de la Maison-Mère des sœurs M.C.. Le docteur ne savait pas comment appeler cette boîte, que nous appelons le tabernacle – tabernaculos veut dire l'habitation de Dieu parmi nous. Le docteur a dit que la bienheureuse Teresa se sentirait mieux et moins agitée si les sœurs apportaient la « Présence de Jésus » dans l'Eucharistie ; et cela fut fait et elle se montra exceptionnellement en paix et pleine de grâce.
La vie de la bienheureuse Teresa a été alors une vie eucharistique. Dans deux des lettres les plus importantes qu'elle a écrites, elle dit : « Un jour à la communion j'ai entendu la même voix très distinctement... », et alors elle énumère le genre de membres qu'elle doit avoir, et leurs qualités. Il lui a pour ainsi dire tout dicté. Il a défini dans des termes très clairs et simples la vocation M.C.,
c-a-d « aimer et souffrir et sauver les âmes ». Il a parlé de la sorte d'habit qu'elle et ses religieuses devraient porter..., du genre de personnes qu'elles devraient servir, du nom de la Congrégation qu'elle était appelée à fonder, etc...
Ses locutions et ses visions ont pris place aussi dans un tel contexte : « Dans toutes mes prières et mes communions Il me demande continuellement : Me refuseras-tu ? Quand il était question de ton âme, je n'ai pas pensé à moi mais je me suis donné librement pour toi sur la croix et maintenant qu'en est-il de toi ? Refuseras-tu ?... » ( Fête de St François Xavier 1947 ).
Dans son message aux jeunes du monde le vénérable Jean-Paul II écrit :
« Chers amis, si vous apprenez à découvrir Jésus dans l'Eucharistie, vous saurez le découvrir aussi dans vos frères et sœurs, en particulier dans les plus pauvres. L'Eucharistie reçue avec amour et adorée avec ferveur, devient une école de liberté et de charité pour réaliser le commandement de l'amour... Cette école eucharistique de liberté et de charité apprend à dépasser les émotions superficielles pour s'enraciner fermement dans ce qui est vrai et bon ; elle délivre du repliement sur soi pour disposer à s'ouvrir aux autres, elle enseigne à passer d'un amour affectif à un amour effectif. Car aimer ce n'est pas seulement un sentiment ; c'est un acte de volonté qui consiste à préférer de manière constante le bien de l'autre à son propre bien...
C'est avec cette liberté intérieure et cette charité brûlante que Jésus nous apprend à le rencontrer dans les autres, en premier lieu dans le visage défiguré du pauvre. La bienheureuse Teresa de Calcutta aimait distribuer sa « carte de visite » sur laquelle il était écrit : Le fruit du silence, c'est la prière ; le fruit de la prière, c'est la foi ; le fruit de la foi, c'est l'amour ; le fruit de l'amour, c'est le service ; le fruit du service, c'est la paix ». Voilà le chemin de la rencontre avec Jésus... Le monde a un besoin urgent du grand signe prophétique de la charité fraternelle ! Il ne suffit pas, en effet, de « parler » de Jésus ; il faut aussi d'une certaine façon le faire « voir » par le témoignage éloquent de sa vie » ( Pape Jean-Paul II ).
Notre amour pour Jésus dans le Pain de Vie et notre amour pour les plus pauvres parmi les pauvres sont inséparables. Ils forment une seule réalité. Afin que nous puissions nourrir les affamés et étancher la soif des assoiffés, Jésus nous nourrit tous d'abord de son propre Corps ; il étanche notre soif avec sa Parole et son Sang.
Le Pape Benoît XVI écrit dans sa première lettre encyclique « Deus Caritas est » :
« Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à lui de m'aimer. Les saints – pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de Calcutta – ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l'Eucharistie leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur précisément grâce à leur service des autres. Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c'est un unique commandement. Tous les deux cependant vivent de l'amour prévenant de Dieu qui nous a aimés le premier. » ( N° 18 ).
Ce double amour peut être comparé à l'eau qui va dans un réservoir à travers un tuyau. Le réservoir reçoit l'eau à travers un seul tuyau et ensuite la même eau passe à travers un autre tuyau pour être distribuée à tous ceux qui en ont besoin. Le réservoir, comme nous le savons très bien, ne produit pas d'eau et il ne boit ni absorbe l'eau. Le but et la fonction du réservoir est de recueillir l'eau à travers un seul tuyau et de la distribuer à toutes les personnes autour à travers un autre tuyau.
Il y a un dicton en latin : « Nemo dat quod non habet » ( Personne ne peut donner ce qu'il ou elle n'a pas ). Nous donnons et nous partageons ce que nous recevons du bon Dieu dans la prière. C'est pourquoi Jésus a dit à la bienheureuse Teresa M.C., que les sœurs, les frères et elle devaient être très unis à Lui pour rayonner son amour sur les âmes. Plus nous recevons, plus nous donnons et nous
partageons avec tous ceux qui sont dans le besoin, et plus nous partageons, plus nous recevons. L'amour grandit à travers l'amour. La source de cet amour invincible c'est la très sainte Trinité, qui est la fontaine inépuisable. Nous nous connectons à cette fontaine d'amour par la prière, en particulier par les sacrements du Baptême et de l'Eucharistie. Par ce chemin nous vivons toujours dans l'amour de l'amour. Notre amour devient donc de plus en plus effectif.
Dans les mots du vénérable Pape Jean-Paul II :
« Proclamer la mort du Seigneur « jusqu'à ce qu'il vienne » ( 1 Co 11, 26 ) implique, pour ceux qui participent à l'Eucharistie, l'engagement de transformer la vie, pour qu'elle devienne, d'une certaine façon, totalement « eucharistique ».
… De manière significative, là où les Évangiles synoptiques racontent l'institution de L'Eucharistie, l'Évangile de Jean propose, en en illustrant ainsi le sens profond, le récit du
« lavement des pieds », par lequel Jésus se fait maître de la communion et du service »
( Ecclesia de Eucharistia N° 20 ).
St Jean Chrysostome écrit :
« Voulez-vous donc honorer le corps de Jésus-Christ? Ne le méprisez pas, lorsqu’il est nu et pendant qu’en cette Eglise vous le couvrez d’étoffes de soie, ne lui laissez pas souffrir ailleurs le froid et la nudité. Car Celui qui a dit « Ceci est mon corps, » et qui a produit cet effet par la vertu de sa parole, a dit aussi : « Vous m’avez vu souffrir la faim, et vous ne « m’avez pas donné à manger. Car quand vous « l’avez refusé à quelqu’un de ces petits, c’est « à moi-même que vous l’avez refusé. »...
Quel avantage peut recevoir Jésus-Christ, de voir ici sa table couverte de vases d’or, pendant qu’il meurt de faim dans la personne des pauvres ? Commencez par le soulager dans sa faim, et s’il vous reste quelque argent, ornez ensuite son autel. » ( St Jean Chrysostome Évangile de St Matthieu, homélie 50, 3-4 ).
Notre Mère l'Église et tous ses membres ont tiré leur vie de l'Eucharistie...
car la très sainte Eucharistie contient toute notre richesse spirituelle ( cf Ecclesia de Eucharistia N° 1 ).On peut dire que l'Eucharistie construit notre Église et la fait grandir. La célébration de l'Eucharistie est au centre du processus de croissance de l'Église :
« Se souvenant du commandement du Seigneur “faites cela en mémoire de moi » (Lc 22,19), elle fera en sorte que le saint mystère du Corps et du Sang du Christ soit célébré et vénéré comme « source et sommet” 29 de la communion avec Dieu et entre les frères et les sœurs.
En célébrant et en adorant le don de l'Eucharistie dans une fidèle obéissance au Seigneur, la communauté y puise inspiration et force pour sa donation totale à Dieu, pour être signe de son amour gratuit envers l'humanité et probante pour les biens futurs. »
( Service de l'Autorité et Obéissance N° 13b )
Les Constitutions des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs disent :
« Nous ne devons jamais oublier que le cœur de la célébration eucharistique est le don de lui-même de Jésus dans le Pain de Vie et dans les corps des pauvres brisés, emprisonnés, malades, seuls. Le sacrifice de nous-mêmes avec Jésus dans l'Eucharistie pour l'amour des autres – nos frères et les pauvres – est le seul fondement de chaque communauté. Nous nous unissons au Seigneur dans un sacrifice fécond et acceptable pour la vie du monde.
Chaque jour nous sommes nourris à la table du Seigneur et rempli de sa Parole et de son Pain. Donc nous devons être toujours prêts à rompre « le Pain de Vie » pour les pauvres et les affamés partout dans le monde. Nous ne gardons rien pour nous mais nous partageons avec les pauvres dans la joie et dans la gaieté de cœur tout ce que nous avons reçues de la tendresse de Dieu.
Toute notre vie doit être adoration en Esprit et en vérité. »
« Jésus nous attend dans ce sacrement de l'amour. Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l'adoration, dans la contemplation pleine de foi et prête à réparer les grandes fautes et les grands délits du monde. Que notre adoration ne cesse jamais ! » ( Pape Jean-Paul II – La Sainte Eucharistie, Lettre Dominicae Cenae, 24 février 1980, 1, 3 ) .
Je voudrais conclure ce discours sur le don ineffable de l'Eucharistie en citant à nouveau la bienheureuse Teresa M.C., qui écrit :
« J'étais par moments tellement attirée par le Saint-Sacrement. Je désirais ardemment la Sainte Communion. Nuit après nuit le sommeil se dérobait – et uniquement pour passer ces heures à désirer intensément Sa venue. Cela a commencé à Asansol en février – et maintenant toutes les nuits pendant une heure ou deux, j'ai remarqué que c'est entre 11 heures et 1 heure, le même désir ardent vient interrompre le sommeil. » ( La bienheureuse Teresa M.C. au père Van Exem, 08.08.1947 ).
Telle a été la vie de la bienheureuse Teresa et son expérience quotidienne. Que ce soit aussi notre vie et notre expérience. Que nous désirions tous ardemment sa venue dans le Pain de Vie pour le recevoir dans la Sainte Communion avec un amour ardent, l'adorer dans l'Eucharistie avec une grande ferveur et un grand enthousiasme et le servir dans les autres, en particulier dans les plus pauvres.
« Que notre adoration ne cesse jamais » ( Vénérable Jean-Paul II ).
Père Sebastian Vazhakala M.C.
Cette lettre a été publiée dans l'Osservatore Romano dans l'édition hebdomadaire en anglais le 4 mai 2011
03.03.11

Février 2011
La vie est un voyage
Notre vie sur la terre est un voyage continu et une rencontre continuelle. Lorsque nous parcourons les routes cahoteuses de la vie avec une lumière faible nous rencontrons des personnes de toutes couleurs, cultures, langues, croyances et coutumes. Nous nous rendons vite compte que nous sommes fondamentalement et essentiellement tous pareils mais avec des différences accidentelles. Aujourd'hui plus que jamais tous les hommes se rendent compte de leur fraternité commune en dépit et au milieu de toutes les anomalies. Comme le temps passe nous nous rendons compte que ce monde visible, avec toute son immense richesse, sa splendeur et sa beauté est une mosaïque de personnes, de culture et de langues, car sans personne, pas de richesse !
Ce monde est notre arène où nous apprenons que nous sommes appelés par Dieu à vivre pas seulement pour nous-mêmes et pour nos propres intérêts, mais de plus en plus pour Dieu et pour les autres. Ceci a déjà été expliqué clairement et vécu par le plus grand de tous les prophètes, St Jean Baptiste, quand il disait :
« Lui (Jésus), il faut qu'il grandisse ; et moi (J. Baptiste), que je diminue. ( Jn 3,30 ).
Fraternité trinitaire
Nous n'avons pas été créés par Dieu pour vivre et profiter de la vie dans ce monde dans l'isolement. Dieu a dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. » (Gn 2, 18). Notre Dieu est un Dieu trine qui est une communion de personnes. La Trinité est la fontaine et la source de toute communion et communication d'amour. L'homme est continuellement appelé par Dieu à entrer dans cette fraternité trinitaire d'amour et de partage inépuisable. Notre nostalgie naturelle et insatiable de Dieu et notre brûlant désir sont le cordon ombilical à travers lequel tout l'amour, toutes les grâces et les bénédictions de Dieu se répandent continuellement en nous.
Désir ardent de Dieu
Ce désir ardent de Dieu inextinguible est le cœur de toutes les prières, dit St Augustin, qui nous connecte au cœur de Dieu à travers notre prière fervente et notre charité active. Les saints ont été et sont capables de faire ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils font parce que leur intimité avec Dieu et leur relation ininterrompue avec Dieu leur a permis de faire ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils font.
Notre vie terrestre, un paradoxe
Notre vie terrestre est vraiment un paradoxe ! Jésus a dit :
« Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. » (Mc 8, 35).
Jésus est le premier à perdre sa vie en nous et pour nous en devenant homme comme nous, en mourant sur la Croix et il continue à la perdre dans et à travers l'Eucharistie et les pauvres. Combien de fois, de combien de façons, dans combien de lieux, Jésus continue de se perdre dans le Pain de Vie et dans l'affamé, l'assoiffé, le dénudé, le sans-logis, le malade, le mal aimé, le non désiré et le rejeté... Il n'y a pas de fin à la liste des personnes dans lesquelles Jésus se perd tous les jours que Dieu fait !
Jésus a besoin de nous
Sans nous Jésus est très démuni pour aider les pauvres. Il a besoin de vous et de moi pour aider. L'électricité ne peut pas briller sans l'ampoule et l'ampoule ne peut pas donner de la lumière sans électricité. Nous dépendons de Dieu pour tout et Dieu dépend tellement de nous aussi pour
aider ses enfants bien-aimés ! C'est la raison pour laquelle Jésus a dit à la bienheureuse Teresa de Calcutta : « Ma petite, viens, sois Ma lumière, porte-moi dans les maisons des pauvres, car je ne peux pas y aller seul, porte-moi avec toi en eux... » (cf. Calcutta, 3 décembre 1947).
Gratitude priante
Maintenant je voudrais exprimer ma sincère et priante gratitude à chacun d'entre vous pour :
m'avoir souhaité ma fête le 20 janvier, et avoir offert des prières et des sacrifices à mes intentions.
M'avoir accompagné par la prière et vos sacrifices pendant mes nombreux voyages et mes missions en Inde, qui ont commencé le mardi 11 janvier et se sont terminés le mardi 15 février 2011. Pendant la première partie de mon voyage j'ai été accompagné par le Dr. Gloria Lolli de Bologne (Italie) et Vincent et Anne Caroll, LMC de Newfoundland, au Canada. Gianna Tommasi a dû annulé son voyage au dernier moment pour des raisons de santé.
Renouvellement des vœux
Le jeudi 13 janvier deux de nos frères, fr. Dharamvir M.C. et fr. Justin M.C. ont renouvelé leurs vœux pour une autre année dans l'église du Christ-Roi, à Paryaram, Kannur, au Kerala. Bien que la célébration ait été très simple et informelle les participants ont été touchés par la grâce de Dieu. Les frères paraissaient très heureux et rayonnants. Continuons à prier pour leur croissance en sainteté et pour leur sainte persévérance.
Le jour suivant nous avons voyagé avec Marvins Vazhakala, qui est un chauffeur merveilleux ; il a conduit pendant 400 kms environ et nous sommes arrivés à 4h du matin.
Mariage
Le lundi 17 il y a eu le mariage de Shilby Varghese ( le neveu de Sr. Ancy M.C. ) avec Shyny Joseph (la nièce de père Sébastien M.C.), à la cathédrale St Dominique, à Kanjirappally, Kottayam, au Kerala. Le soir de leur mariage l'antienne du Magnificat était très appropriée et frappante :
« Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. » ( Jn 2, 1-2 ). C'était très approprié comme ils ont perdu tous les deux leurs pères accidentellement, tandis que la mère de Shyny est toujours dans le coma depuis le mois de juillet. Pa étonnant alors que l'antienne citée au-dessus ait été l'assurance de la présence de Jésus et de Marie à leur mariage sacramentel solennel, comme ils étaient présents à la fête du mariage à Cana en Galilée. « Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour ! » ( Ps 136, 1 ff ).
Rencontre et prières
Très tôt le lendemain matin, c-a-d le mardi 18 janvier nous nous sommes rendus en voiture à l'hôpital du couvent où l'on prend soin de Mary Joseph, la mère bien-aimée de Shyny, Shyiu et Shyrus . La rencontre fut très émouvante pour tous, en particulier pour Shyny, qui prit incroyablement ses émotions sur elle, sans aucuns éclats.
Les religieuses ont été exceptionnellement gentilles et accueillantes et en un instant elles ont fait les préparations nécessaires pour la messe. Mary a été amenée en chaise roulante sur les lieux. On ne peut pas dire dans quelle mesure elle était consciente de ce qui se passait
Mary avait l'habitude de ne jamais manquer sa messe quotidienne quelques soient ses occupations. Pour elle, la messe et la communion quotidiennes étaient une partie essentielle de sa vie et de son activité quotidiennes. Il y a quelques années la bienheureuse Teresa de Calcutta a écrit :
« Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous, avec la messe et la communion quotidiennes, je ne crains rien pour les Sœurs ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans Lui je ne peux pas exister, je suis démunie. » ( Darjeeling fête de Corpus Christi 1947 ).
Dr. Gloria m'a dit de mettre un tout petit morceau d'hostie consacrée trempé dans le précieux sang de Jésus sous la langue de Mary, ce que j'ai fait. Nous devons continuer à prier pour la récupération rapide de Mary.
Arrivée à Trivandrum
Une fois de plus nous étions sur la route avec Shyju, Shyrus et Shyny, les trois enfants bien-aimés de Joseph et Marie, et Shiby, le mari de Shyny, nous dirigeant vers Trivandrum, où nous avons passé la nuit à faire notre lessive et les autres choses nécessaires dans la maison de Joseph et de Mary, qui avait besoin d'être mise en ordre car personne n'y habite plus vraiment . Merci à Anne et Vincent qui ont commencé directement à nettoyer le jardin autour de la maison.
Départ du Dr. Gloria. Rencontre avec les frères
Le lendemain matin, qui était le mercredi 19 janvier 2011, Shyju nous a conduits en voiture à l'aéroport à Trivandrum où le Dr. Gloria nous a dit au revoir et est parti pour Rome. Les autres d'entre nous sommes allés visiter deux de nos frères, frère Benedict M.C. et frère Leo M.C. qui suivent un cours de trois mois chez les Salésiens dans la périphérie de Trivandrum. Nous remercions le père ecteur qui nous a accueillis si gentiment et si chaleureusement et a pris des dispositions pour notre petit déjeuner, etc. Ce fut une rencontre joyeuse et intéressante. Nous avons passé la majeure partie de la matinée avec nos frères qui nous ont fait partager avec joie leurs expériences. J'ai été aussi présenté de façon informelle à tout le groupe des vingt participants dont treize étaient des religieuses.
Nous sommes retournés à la maison et nous nous sommes préparés pour notre prochain voyage du lendemain matin en train à Kottayam où les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) de toute l'Inde allaient avoir leur congrès et leur retraite nationales annuels
Congrès national des Laïcs M.C.
La retraite des LMC a eu lieu du vendredi matin 21 janvier au dimanche 23 janvier 2011. Nous remercions en premier les organisateurs, nos sœurs M.C., notre lien national LMC indien, Justin, et le directeur spirituel national des LMC, le père George V.V., et tous les liens régionaux et les prêtres qui sont venus éclairer les participants. On a ressenti très fortement une véritable présence de Dieu, ce qui a fait faire à chacun l'expérience de la présence et de l'action de l'Esprit Saint.
Les LMC ont été accompagnés de la présence et des prières de l'évêque de Kottayam (Vijayapuram) qui est venu présider la célébration eucharistique le premier jour même. De nombreux prêtres des principaux séminaires de Kottayam et d'Aluva ont donné des conférences et des enseignements très instructifs, enrichissants et encourageants sur les Statuts des LMC, sur l'Eucharistie et les pauvres, sur l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa, sur la dévotion au saint Rosaire et comment la prière du chapelet aide les gens, etc... En plus, il y a eu l'adoration perpétuelle, les prières d'intercession, les hymnes de louange et d'action de grâce, et les prières charismatiques offertes sans cesse et avec enthousiasme par les organisateurs du Centre de retraite Christeen.
Nous devons une profonde gratitude à Sr. Mary, la fondatrice de Christeen et à son équipe dévouée de personnes pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité généreuse, leurs prières incessantes et leurs exemples édifiants.
Ces trois jours ont été très spéciaux, non seulement pour les cent soixante dix participants LMC d'Inde, du Canada et des U.S.A., mais pour le mouvement LMC tout entier car ils ont toujours offert des prières de louange et d'action de grâce à Dieu pour le mouvement LMC, afin que les LMC partout dans le monde reconnaissent de plus en plus la beauté sublime de leur appel, non par un homme ou une femme sur la terre, mais par notre Dieu et Père aimant et tout puissant. LMC, devenez ce que vous êtes et fleurissez là où vous êtes. Vivez pleinement votre vocation de LMC. Je prie et je demande les prières de tous dans ce but.
Voyage à New Delhi et retraite pour les frères
Maintenant l'heure est venue pour les LMC, Vincent et Ann Carroll, et pour père Sébastien M.C. de partir pour la capitale de l'Inde. Cette fois le frère de père George nous a gentiment emmenés en voiture à Kochi, l'aéroport le plus proche, après nous avoir amenés d'abord chez lui où nous avons pris un repas délicieux.
Nous sommes arrivés à 20h à New Delhi, où nous avons été accueillis chaleureusement par nos frères : frère Jan-Timo M.C. et la communauté de Deepashram. Le lendemain, c-a-d le 24 janvier, frère Stephen M.C., frère Mathew M.C. et tous les frères d'Anandashram sont venus à Deepashram célébrer la triple fête de la Conversion de St Paul (25 janvier), de saint Timothée (26 janvier) et de saint Jean Bosco (31 janvier). Ce fut une heure très solennelle d'action de grâce pour trois de nos frères : frère Jan-Timo M.C., frère Samuel Paul M.C. et frère Ranjan Bosco M.C., et en même temps pour prier pour leur croissance continue en sainteté et dans la sainte persévérance. Les frères ont chanté de toutes leur forces.
Après la messe et le petit déjeuner, frère Stephen M.C., frère Jan-Timo M.C. et père Sébastien M.C. sont allés rencontrer Mr. K. P. Fabien, ex ambassadeur indien d'Italie. Cela n'a pas seulement ranimé de bons souvenirs de notre époque ensemble à Rome, mais a tellement renouvelé notre amitié qu'il est gentiment venu à la première profession de cinq de nos frères à Bandhwari le mercredi matin 2 février 2011.
Dans l'après-midi tous ceux qui allaient faire leur retraite de huit jours ont changé temporairement leur domicile pour Bandhwari. Ce fut un grand enseignement spirituel, un approfondissement de notre foi, de notre espérance et de notre charité. Le 1er février onze des frères juniors ont renouvelé leurs vœux tandis que trois nouveaux frères ont rejoint les novices de première année.
Renouvellements et professions
Maintenant nous sommes arrivés à la fête solennelle de la Présentation de Notre Seigneur au Temple. Regardez, là repose le Créateur de l'univers dans les mains d'une humble femme accompagnée de St Joseph, l'époux silencieux et chaste de la Vierge de Nazareth. C'est le matin d'un jour si important que cinq de nos frères ont prononcé leurs premiers vœux temporaires. Pendant que ces membres « faibles, pécheurs et indignes » d'une petite Société ont prononcé leurs vœux, des douzaines de religieux ont renouvelé en silence leur engagement au Seigneur, ainsi que les prêtres concélébrants.
Le Ciel est descendu pour un moment et a rempli son temple de sa gloire tandis que la chorale chantait de toutes ses forces. La lente procession aux flambeaux est entrée dans l'église et, comme l'église se remplissait de nombreuses personnes consacrées, le Seigneur a rempli aussi les cœurs de son amour, de sa grâce et de sa paix. Les mots ne peuvent jamais exprimer ni décrire de telles expériences spirituelles inoubliables, pour lesquelles nous pouvons seulement chanter avec Notre Dame : « Mon âme exalte le Seigneur... » et nous nous rendons compte que notre vie est l'histoire de la grâce extraordinaire !
Départ pour Rome
Le jour suivant, après la messe d'action de grâce et le petit déjeuner à Deepashram, Anne et Vincent ont embarqué à l'aéroport de New Delhi pour retourner à Rome, tandis que frère Stephen M.C., frère Jan-Timo M.C. et père Sébastien M.C. sont allés dans différents bureaux pour clarifier et terminer certains travaux bureaucratiques importants.
Arrivée à Calcutta
La mission de père Sébastien M.C. était encore incomplète. Calcutta était son prochain champ de mission. Donc, vendredi après-midi 4 février, père Sébastien est parti pour Calcutta où il rencontré Sumita Mantosh LMC et deux sœurs M.C. de la communauté de Sr. Jocelina à Green Park, à Dumdum, où il allait passer la nuit. Nous sommes arrivées à la Maison-Mère des Missionnaires de la Charité dans la voiture de Sumita. Devant la tombe de la bienheureuse Teresa M.C. j'ai prié à genoux pour chacun de nos frères, tous les Laïcs M.C. Du monde, les coopérateurs, les bienfaiteurs, les membres de leurs familles, et les supérieures qui allaient faire leur retraite de huit jours à Shantinagar, à environ cinq heures de voiture de Calcutta. La présence de Mère était très évidente. Son âme immortelle continue à se languir et à avoir soif de Dieu et des âmes. Qui peut rassasier sa nostalgie inextinguible, son esprit éternel, son amour invincible et doux ? L'amour devient de plus en plus doux et humble. L'amour grandit à travers l'amour, devenant de plus en plus tendre et miséricordieux. Maintenant qu'elle vit avec Dieu pour toujours, son amour est devenu infini comme celui de son Epoux. Ils ne sont plus deux, mais in, comme l'aimant et le morceau de fer. On peut dire que la tombe de la bienheureuse Teresa rend la Maison-Mère vivante.
De la Maison-Mère nous sommes allés à St John, où se trouvent les sœurs M.C. Contemplatives et où Sr Nirmala M.C. et les sœurs nous attendaient les bras ouverts pour nous accueillir. Bien que la visite ait été rapide, nous avons tous éprouvé une joie et une paix profonde.
Remplis de joie et de gratitude, nous avons pris congé de Sr Nirmala M.C. et des très nombreuses sœurs contemplatives, car il se faisait tard pour nous pour regagner Green Park, à Dumdum pour nous rendre à Shantinagar à 5 h le lendemain matin, c-a-d le 5 février 2011. Nous remercions Sr Jocelina M.C., la supérieure de la communauté qui, malgré la souffrance due à la typhoïde et à d'autres affections, nous attendait encore pour nous accueillir à cette heure tardive de la nuit.
Retraite pour les Supérieures
Michel-Ange, le sculpteur italien de renommée mondiale a travaillé pendant des années sur un gros bloc de marbre duquel il a pu créer un travail d'art incroyable : la « Pieta ». Pratiquement tous les pèlerins qui entrent dans la Basilique St Pierre au Vatican vont voir invariablement la statue de la « Pieta ». C'est aussi un chef d'œuvre très intéressant qui n'a pas de joints du tout. C'est un seul bloc de marbre . Qu'a fait Michel-Ange ? Au lieu d'ajouter de plus en plus de pièces et de morceaux, il a retiré ce qui n'était pas nécessaire. Plus il a fait cela, plus la statue est devenue belle.
Je pense que la statue aurait pu être plus grande que ce qu'elle est maintenant. Pendant qu'il travaillait sur elle, parfois par erreur des morceaux ont du s'en aller, ce qui a fait que la statue n'était plus symétrique. Il a donc du tout recommencer à nouveau. Que de temps, de réflexion et de patience pour arriver où il est arrivé. Mais cela valait la peine de se donner autant de mal.
Notre vie religieuse et notre vie spirituelle en particulier sont très similaires. Ce n'est pas tant acquérir et ajouter à nos vies, mais retirer et enlever tous les péchés capitaux, par exemple... Cela demande du temps, de la patience et un travail dur. On doit être doux et constant. On ne doit jamais être découragé de soi, mais continuer à essayer et à avancer. Le Saint Esprit peut faire de nous non pas une statue magnifique mais une personne qui vit saintement et qui donne sa vie !
Merci à Sr Adrian M.C., la supérieure régionale de la région de our Lady of the Immaculate Heart (Notre Dame au cœur immaculé), et aux vingt quatre supérieures qui ont fait leur retraite. Le Saint Esprit les a toutes remplies, guidées. Elles ont quitté la chambre haute de Shantinagar pleines de joie d'avoir été trouvées dignes d'être les épouses de Jésus crucifié et les témoins de l'amour de Jésus, de la compassion de Jésus, de la présence de Jésus.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
12.01.11
Rome, 9 janvier 2011
« C'est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour. » ( Mc 1,11, Baptême de Jésus )
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Une fois de plus je vous exprime tous mes remerciements sincères pour vos vœux spirituels et vos souhaits pieux. Je vous renouvelle à nouveau mon amitié en souhaitant à vous tous une Nouvelle Année remplie de paix.
Je serai en Inde du mardi 11 janvier au lundi 14 février 2011. Il va y avoir des jours fertiles en événements qui commenceront avec le renouvellement des vœux des frères Justin M.C. et Dharamvir M.C. le 13 janvier 2011, suivi de la retraite nationale des LMC à Kottayam, au Kerala, les 21, 22 et 23 janvier. Ils ont réservé 400 lits.
Une retraite à Deepashram, à Gurgaon ( Inde du Nord ) pour nos frères qui vont prononcer leurs premiers vœux le mercredi 2 février 2011. Leur retraite de huit jours aura lieu du 24 janvier au 1er février 2011.
Une retraite pour les supérieures M.C. de la région de Calcutta à Shantinagar, du 5 au 13 février 2011, à environ 400 kms de Calcutta.
J'ai donc un grand besoin de vos prières et de vos petits sacrifices afin que j'œuvre toujours et partout encore plus pour la gloire de Dieu et le bien des âmes. Je prierai également beaucoup pour vous.
Nous continuons à travailler sur deux projets très importants. Si Dieu le veut tout arrivera à l'heure voulue. C'est Lui ( son œuvre ) et pas nous, c'est à Lui et pas à nous.
Avec toute mon amitié et mes prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
09.01.11

Epiphanie 2011
Noël, un temps de partage.
Le temps saint de Noël est un temps si merveilleux non seulement pour un milliard cent soixante six millions de catholiques dans le monde, mais pour toute personne de bonne volonté, sans distinction de couleur, de religion ou de nationalité. Noël est la fête de tous !
Noël est la fête pour tous. Jésus est né pour chaque être humain sur la terre, peu importe la façon dont il vit ou l'endroit où il vit. Le temps saint de Noël est un temps de joie profonde ; parce que Dieu lui-même est venu partager sa vie et son amour, pas juste superficiellement, mais en devenant comme nous en toutes choses excepté le péché. En fait il est venu pour nous libérer de l'esclavage du péché. « Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés » ( Col 1, 13-14 ).
Le saint temps de Noël est un temps de partage. De nombreuses personnes me demandent « Que puis-je faire pour aider vos pauvres ? », tandis que beaucoup d'autres apportent juste tout ce qu'elles peuvent, en nature ou en espèces. Souvent les gens me disent : « Ce n'est pas beaucoup, mais une petite pensée. ». La bienheureuse Teresa disait souvent que ce n'est pas combien nous donnons mais la quantité d'amour qu'il y a dans le don. N'oublions pas « l'obole de la veuve ».
( Mc 12, 41-44 ).
Ste Thérèse de Lisieux avait l'habitude de dire : « Je ne peux pas faire de grandes choses et accomplir de grandes œuvres. Je suis trop petite pour faire de grandes choses. Je ferai donc des choses ordinaires avec un amour extraordinaire ». Elle priait souvent : « Chaque soupir, chaque regard, chacun de mes actes sera un acte d'amour divin ; je ferai tout par amour pour vous, Seigneur. Prenez mon cœur et gardez-le fidèle, une fontaine scellée pour tous sauf vous. Qui-a-t-il que je ne devrais pas faire aujourd'hui ? ». C'était aussi la prière de la bienheureuse Teresa M.C. ainsi que sa vie de chaque jour.
Les saints ne gaspillent jamais rien ; rien n'est trop petit ou insignifiant pour eux non plus. Tout a de la valeur et devient important dans la mesure où il ou elle fait ce qu'il ou elle fait avec beaucoup d'amour. Ste Thérèse a dit : « Même les idées les plus fantaisistes qui me passent par la tête je les utilise pour aimer Jésus... ». Même le mérite des nombreuses croix quotidiennes que nous portons ne dépend pas de leur poids mais de la façon dont nous les portons.
Le partage authentique ne rend pas une personne pauvre et triste : au contraire le partage réel rend une personne riche et heureuse. Ceux qui donnent généreusement aux pauvres deviennent en quelque sorte de plus en plus généreux. « Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas... » ( 1 R 17,16 ).
Que partageons-nous en général ? Cela dépend. Nous partageons ce que nous avons avec ceux qui ont moins ou rien. Beaucoup de nos volontaires à Rome qui viennent servir nos hôtes à « Casa Serena » peuvent témoigner combien ils sont heureux de partager leur temps, leurs talents pour cuisiner, laver les plats, servir au réfectoire, etc. Nous avons tellement d'exemples édifiants de volontaires à « Casa Serena » dont la générosité et l'humilité dépassent les limites. Nos volontaires et nos coopérateurs viennent de toutes les positions sociales. Ils n'ont pas peur ni honte de laver les plats ou de nettoyer le sol. Très souvent je me sens tout petit devant la générosité et l'humilité de tant d'hommes et de femmes coopérateurs et volontaires qui font de si humbles travaux pour nos pauvres. Qui peut les récompenser si ce n'est Dieu seul, ce qu'il fera, au moment voulu et en abondance, lui, le juge juste qui voit tout!
Ce partage n'est pas seulement fait à Rome par des chrétiens catholiques mais aussi en Inde par de nombreux hindous dans nos maisons pour les garçons et les hommes orphelins et handicapés. Là leur partage principal se fait en nature, un peu aussi en espèces. Ils ne partagent pas beaucoup le travail de nettoyage, de lavage ou de donner des bains ou même de nourrir nos garçons et nos hommes handicapés. Ils apprécient le travail que nous faisons et essaient de nous aider matériellement de différentes façons.
Le temps de Noël est un temps de prière fervente et de profonde contemplation de l'humilité de Dieu, qui s'est fait chair et est venu habiter parmi nous. Est-ce que quelqu'un a jamais pu comprendre le mystère de l'Incarnation ? C'est un si grand mystère devant lequel nous devons tomber à genoux en adoration comme Marie et Joseph à la première place, suivis par les simples bergers et ensuite les rois mages venus de l'Orient.
Notre Communauté à Nazareth.
Depuis avril 2010 nous avons une petite communauté de quatre frères à Nazareth, à environ trois cents mètres de la Basilique de l'Annonciation. Les frères vivent encore tous dans une vieille petite maison louée avec le minimum d'équipement. En outre il faut être un athlète pour arriver à la maison car il y a environ soixante à cent marches à monter. Les frères sont si reconnaissants envers Dieu et ont leurs cœurs si joyeux qu'ils ne pensent pas à ce qu'ils n'ont pas mais à ce qu'ils ont. A savoir ils ont l'endroit où l'incroyable mystère de l'Incarnation a eu lieu ; où Jésus, Marie et Joseph ont vécu et travaillé pendant de nombreuses années ; où Jésus lui-même a vécu pendant trente longues années ; où Joseph a laissé Jésus et Marie pour sa récompense éternelle et où il a été enterré. Nazareth est l'endroit que Dieu a choisi pour devenir un homme comme nous, sauf qu'il n'a pas été touché par le péché.
Nazareth est une école des vertus de foi, d'espérance et d'amour et de toutes les autres vertus. ( cf la Litanie de la Sainte Famille ).
Notre maison à Bushat en Albanie.
Notre maison « Bethel » à Bushat, Skodra, en Albanie, avec ses vingt deux garçons et hommes handicapés est une des maisons les plus chères à entretenir. Frère Ramon M.C. et la communauté de six frères travaillent très dur avec plus d'une douzaine de travailleurs payés et quelques volontaires qui viennent aider périodiquement pendant les repas pour leur donner à manger. Bushat a aussi un groupe de Laïcs Missionnaires de la Charité qui se réunissent une fois par semaine pour prier, discuter et échanger leurs aspirations communes à la lumière des Statuts et du Chemin de Vie des LMC, qu'ils ne sont pas seulement tenus à lire et à étudier mais aussi censés vivre, car les LMC font leurs vœux selon les Statuts des LMC. Plus les LMC connaissent le but, l'esprit, le sens et la signification des vœux, etc., plus ils seront capables de vivre leur chemin de vie de LMC fidèlement et plus ils grandiront en sainteté et persévéreront dans leur vocation.
« Aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance ». ( Vita Consecrata N° 35; Christifideles laici N° 16 ).
Les célébrations du centenaire de la naissance de la Bienheureuse Teresa à Rome.
Cette année a été l'année du centenaire de la naissance de la Bienheureuse Teresa de Calcutta ( 26.08.1910 – 26.08.2010 ) et il y a eu des célébrations dans chaque coin du monde, depuis le jeudi 26 août 2010.
A Rome à l'Hôtel de Ville, le maire, Gianni Alemanno, a organisé un symposium le mardi 21 septembre. Les principaux intervenants étaient : son Eminence le cardinal A.Comastri, archiprêtre de la basilique St Pierre au Vatican, Mgr Peter Prabhu, archevêque émérite, Sr Joan M.C., une des Conseillères générales des Missionnaires de la Charité et père Sebastian Vazhakala M.C. ( voir le texte dans l'Osservatore Romano du 6 octobre 2010, en édition anglaise; et « Voice of Delhi » (Voix de Delhi) de novembre 2010).
Le maire de Rome a organisé aussi, dans l'un des plus prestigieux auditoriums de Rome, un concert, le soir, sur la vie de la bienheureuse Teresa et quelques uns de ses principaux enseignements spirituels avec divers acteurs, chanteurs, artistes et autres le mercredi 15 décembre 2010 en prolongement du symposium.
C'était la première fois dans l'histoire de la ville de Rome que quelque chose comme cela était organisé pour les pauvres et que les pauvres pouvaient y participer. Ce fut une soirée magnifique, très joyeuse, très tonique et encourageante. « Dieci Stelle per Madre Teresa » - « Ten Stars for Mother Teresa » « Dix Étoiles pour Mère Teresa ».
Le maire, Gianni Alemanno, avec son équipe d'organisateurs, Dr. Gianluca Scarnicci, Dr. Lino Alecci et de nombreuses autres personnes dévouées méritent non seulement nos félicitations sincères mais aussi et surtout notre gratitude chaleureuse. Au nom de nos pauvres et de tous ceux qui les servent j'exprime notre gratitude à notre maire et à son équipe.
L'auditorium était plein; la moitié des gens était nos pauvres, des coopérateurs, des volontaires et des sympathisants. Dans l'auditorium étaient également présents son Eminence le cardinal Tarcisio Bertone, le secrétaire d'Etat, le président de Macédoine et sa femme et plusieurs autres personnes importantes de Skopje en Macédoine, le lieu de naissance de la bienheureuse Teresa et où elle a vécu les dix huit premières années de sa vie, quand elle s'est sentie appelée par le Seigneur à quitter tout et toutes les personnes pour la légendaire terre lointaine d'Inde. Elle l'a fait le 25 septembre 1928. Aujourd'hui à Skopje, où elle est née, il y a seulement une pierre commémorative en son honneur.
L'auditorium ce soir-là de 21h à 22h45 est devenu une salle particulièrement remplie de grâce et bénie par la présence de nos nombreux pauvres et de ceux qui les servent. La bienheureuse Teresa de Clacutta depuis là-haut souriait et s'est jointe à nous pour remercier le Seigneur pour le maire de Rome et son équipe de personnes qui ont travaillé si dur pour mettre en lumière si clairement quelques uns des enseignements principaux de la bienheureuse Teresa. C'est pendant le concert que le maire de Rome a annoncé avec une grande gentillesse et bienveillance notre nouveau projet pour nos pauvres au cours de cette année du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa M.C. : « Le mémorial du centenaire de la bienheureuse Teresa ».
Le déjeuner du Saint-Père avec nos pauvres.
Le dimanche 26 décembre 2010, le Saint Père le Pape Benoît XVI est descendu de ses appartements papaux après l'Angelus pour manger avec tous les pauvres dont les sœurs et les frères Missionnaires de la Charité prennent soin dans leurs maisons respectives à Rome. Cinq cent dix sept sièges étaient attribués et chaque place sans exception fut prise par nos pauvres. Le Saint-Père, après avoir fait le tour pour accueillir nos gens, les sœurs, les frères et les Pères, s'est rendu à la table où vingt pauvres étaient assis et le Saint-Père était au centre de la table. Devant lui se trouvait Sr. Prema M.C., la supérieure générale des sœurs Missionnaires de la Charité, à côté de père Brian M.C., le supérieur général des Pères M.C. et père Sebastian M.C., le supérieur général des frères contemplatifs M.C..
Le Saint-Père commença par la prière du Notre Père, suivi par son souhait à tous de « Buon appetito » « Bon appétit ».
Le repas était très simple. Mais nous n'étions pas tellement concentrés sur la nourriture qui était servie mais sur le geste merveilleux du Saint-Père de manger avec nos pauvres. Le Saint Père revivait là l'Evangile qui se traduit dans la vie. Ce geste de solidarité inspirante et édifiante envers les pauvres a touché de nombreux cœurs. « Maintenant nous comprenons le sens de Noël », ont remarqué certains d'entre eux, et nous avons saisi l'occasion d'être les porte-parole de nos pauvres et pour eux, encourageant ceux qui étaient assis près de moi à parler directement au Saint-Père. Une jeune femme enceinte me dit qu'elle allait avoir un garçon en avril et qu'elle voulait demander au Saint Père quel prénom donner à son enfant. A un moment opportun j'ai mentionné son désir au
Saint- Père et il l'a regardée et a souri. Concernant le prénom de l'enfant, j'ai suggéré au Saint-Père qu'elle lui donne le prénom de « Benoît ». Le Saint-Père était heureux d'entendre cela. Il a souri et a donné son consentement. Le garçon s'appellera donc « Benoît ».
Nous étions très désireux d'écouter chaque mot qu'il disait. La première question qu'il m'a posée était d'où je venais. J'ai trouvé que l'heure a été très courte. Il était avide de connaître notre vie. « Nous sommes des Missionnaires de la Charité contemplatifs. Comme les bénédictins nous aussi, Saint-Père, nous avons le programme de « Ora et Labora ». Nous avons l'adoration perpétuelle dans notre chapelle, tandis que pour notre « Labora », au lieu de nous engager dans un travail manuel nous travaillons avec les pauvres. Nous sommes très près de Casalbertone où se trouvait l'église titulaire de votre Sainteté quand votre Sainteté était cardinal ».
« Oui », dit-il, « C'était mon église titulaire comme cardinal pendant 18 ans. Après avoir été élu Pape, Santa Maria Consolatrice à Casalbertone a été une des premières paroisses où je me suis rendu quand j'ai fait mes visites pastorales comme évêque de Rome ».
J'ai dit : « Notre abri de nuit, connu sous le nom de « Casa Serena », est à moins d'un kilomètre de là, à Largo Preneste ». Le Saint-Père a dit : « C'est très évangélique : l'Adoration eucharistique et le travail avec les pauvres sont les deux meilleures façons de vivre l'Évangile ».
« Saint-Père, nous offrons de nombreuses heures d'adoration pour vos nombreuses intentions et pour les besoins de l'Eglise universelle », lui ai-je dit.
Trois de nos hommes de Casa Serena étaient assis à la même table. Tous les trois ont pu parler au Saint-Père. Le Saint Père les a écoutés très attentivement. J'ai aussi dit au Saint-Père que Sr. Prema M.C. était allemande aussi. « De quelle partie d'Allemagne êtes-vous... », demanda-t-il à Sr. Prema M.C. mais Sr. Prema vit en Inde. Elle a parlé de ses nombreuses visites canoniques à ses communautés en U.P. ( Uttar Pradesh ), dans le nord de l'Inde, contiguës à Darjeeling. Il s'est renseigné sur la population catholique dans ces régions de l'Etat. Sr. Prema lui a dit qu'il y avait très peu de catholiques dans ces lieux mais que beaucoup d'hindous aidaient les sœurs de nombreuses façons. Le Saint-Père s'est renseigné sur la persécution des chrétiens en Inde. Il n'avait pas entendu grand chose à ce sujet récemment, dit-il.
Le Saint-Père demanda à père Brian M.C. d'où il était. Comme père Brian a répondu qu'il venait du Canada, le Saint-Père lui a demandé : « Mais de quelle partie ? De langue française ou anglaise ? ». « Anglaise. Je suis d'origine ukrainienne », a dit père Brian au Saint-Père.
J'étais curieux aussi de savoir si le Saint-Père avait reçu la lettre que je lui avais envoyée quelques jours auparavant. Il a répondu qu'il avait reçu la lettre deux fois, et qu'il l'avait lue.
« Donc, c'était vous qui avez écrit cette lettre ? » Il m'a dit que c'était une bonne lettre et qu'il réfléchissait et en discuterait. J'étais très heureux d'entendre que le Saint-Père avait non seulement reçu la lettre mais qu'il l'avait également lue, qu'il se souvenait même l'avoir reçue deux fois,... ce qui est vrai car je l'ai envoyée par deux voies différentes.
J'ai dit au Saint-Père que nous aimions tous ses écrits car ils étaient simples mais très profonds et théologiques. Il a parlé du volume deux de « Jésus de Nazareth , qui, a-t-il dit, devrait sortir en février 2011.
J'ai parlé aussi des Laïcs Missionnaires de la Charité : « Saint-Père, le jour de votre anniversaire, le 16 avril 1984, avec deux personnes mariées, deux hommes et deux femmes, nous avons commencé le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) chez nous, à Rome. Le mouvement a été fondé avec la bienheureuse Teresa de Calcutta, spécialement pour l'unité et le bonheur de la vie de famille, comme les familles chrétiennes doivent être les sanctuaires domestiques de l'Eglise. C'est pour rendre heureux les nombreux foyers malheureux en apportant Jésus dans leurs foyers obscurs que notre Seigneur a voulu que les Missionnaires de la Charité Contemplatifs commencent le mouvement LMC dans l'Eglise. Grâce à Dieu le mouvement s'est répandu dans plus de 50 pays du monde, c-a-d dans tous les cinq continents. »
L'heure du déjeuner avec le Saint-Père s'est écoulée très vite. Le temps maintenant est venu d'écouter les paroles de sagesse et de grâce que le Saint-Père allait nous donner, à nous, aux personnes pauvres privilégiées qui ont été autorisées à manger avec le souverain Pontife pour une raison seulement, parce que nous appartenons à la classe des plus pauvres parmi les pauvres. Au lieu que ce soit un événement centenaire ce serait merveilleux si un tel événement sans précédent devenait un événement annuel. Le Saint-Père prenant un repas avec les personnes pauvres matériellement a touché le cœur de nombreuses personnes pauvres spirituellement et les a fait beaucoup réfléchir. Comme il est vrai de dire : « La charité est la vraie force qui change le monde » ( Pape Benoît XVI ). Le Saint-Père a fait comprendre au monde à travers ce geste de solidarité envers nos pauvres le sens véritable de Noël. Le Saint-Père Benoît XVI a un grand besoin de nos prières, de nos sacrifices et de nos bons exemples.
Bénédiction de la première pierre.
Lundi 27 décembre 2010, c-a-d le jour suivant après le grand événement au Vatican, comme un prolongement de la même réalité, nous avons eu le bonheur que son Eminence le cardinal Angelo Comastri, l'assistant du Saint Père à la Cité du Vatican et l'archiprêtre de la Basilique St. Pierre, vienne célébrer la messe avec nos pauvres, les LMC, les volontaires , nos frères et tous. A cette occasion nous avons été très honorés d'avoir Giannio Alemanno, le maire de Rome et Sr. Prema M.C., la supérieure générale des sœurs Missionnaires de la Charité.
Le maire arriva quelques minutes en avance. L'église était bondée, tellement que quelques hommes de Casa Serena restèrent dans le fond. Comme il y avait du retard pour commencer la messe car son Eminence est arrivé un peu plus tard, j'ai demandé au maire de nous dire quelques mots, ce qu'il fit heureusement. Dans son discours il a dit que son amitié avec père Sebastian M.C. avait débuté bien avant qu'il ne fut élu maire de Rome. Il a parlé de l'humble soutien des projets d'organisations volontaires qui avaient éclos spontanément pour les pauvres, au lieu de courir sur des lignes parallèles ou de superposer les existantes.
Son Eminence exprima sa gratitude au maire pour tout le soutien qu'il donnait aux Missionnaires de la Charité, en particulier en essayant d'aider les frères contemplatifs à Rome à réaliser le Mémorial du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa pour nos pauvres à Rome. A la fin de la messe son Eminence a béni la " Première pierre du nouvel abri pour les pauvres en Mémoire du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa ", bien que nous n'ayons pas encore de permission écrite ni les fonds pour commencer une telle entreprise. Jésus veut que nous lui fassions confiance avec amour, que nous lui fassions confiance aveuglément, car le travail que nous faisons c'est le travail de Dieu. Son Eminence a remercié Sr. Prema M.C. et les nombreuses sœurs qui étaient présentes pour l'occasion. L'héritage de la bienheureuse Teresa du service gratuit et de tout cœur de tous ceux qui sont dans le besoin a été transmis et investi dans la supérieure générale pour exercer l'autorité pour aimer, servir et sauver les plus pauvres parmi les pauvres et la Société des Missionnaires de la Charité.
La belle célébration du banquet eucharistique a été suivie d'un simple repas avec nos pauvres. Le cardinal était extrêmement heureux de se joindre à nous et il est de plus en plus chez lui avec nous tous, tellement que nous pouvons considérer Casa Serena comme sa première maison. Pour nous c'est un honneur réel.
Le maire, aussi, s'est senti tout à fait chez lui mais il nous a quittés après la messe car il devait retourner travailler à son bureau. Nous sommes très heureux de l'avoir parmi nous depuis si
longtemps, soutenant pleinement la réalisation de nos projets pour les pauvres.
Au nom de mes frères et de nos pauvres, j'exprime mes sincères remerciements à chacun de vous pour vos vœux de Noël et de Nouvelle Année par emails, cartes, appels téléphoniques, etc. Que le bon Dieu continue à vous bénir et à vous récompenser tous pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites pour nous et pour nos pauvres. Priez, s'il vous plaît, pour que nous n'abimions d'aucune façon l'œuvre de Dieu
Que Dieu vous bénisse tous.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
29.12.10

MAISON MERE
28 novembre 2010
1er dimanche de l'Avent
Chers Coopérateurs, chers Coopérateurs souffrants,
Chers LMC et chers Volontaires,
« Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique »
( Saint Jean 3, 16 )
Alors que nous approchons du jour de Noël je demande à Jésus de nous remettre à neuf grâce à l'expérience de Son amour et qu'il le fasse rayonner sur nos âmes. Mère Teresa exprimait sa ferveur dans la lettre qu'elle a écrite à Mgr Perier le 13 janvier 1947 : « Pendant cette année très souvent j'ai désiré ardemment être toute à Jésus et Lui amener d'autres âmes à L'aimer avec ferveur comme Il n'a jamais été aimé auparavant. » Saint Augustin s'est exclamé : « O Reine de Beauté, si ancienne et cependant toujours jeune... j'ai goûté et maintenant j'ai faim et soif de vous. Vous m'avez touché et maintenant je me languis de votre paix. »
Jésus a recouvert sa Divinité de la pauvreté d'un petit bébé à Bethléem. Aujourd'hui Il dissimule Sa Divinité dans l'Eucharistie. Il nous demande de L'aimer et d'avoir soin de Lui dans nos cœurs. En trouvant Jésus dans nos cœurs, nous sommes contraints à aimer et à nous occuper de Lui dans nos frères et sœurs, et tout spécialement de ceux qui en ont le plus besoin dans nos familles et dans nos communautés. Puisse notre Mère intercéder en notre faveur afin que vous vous enflammiez du désir de L'aimer comme Il ne l'a jamais été.
Je suis certaine que vous avez donné et reçu beaucoup d'inspiration et de joie à l'occasion des merveilleuses célébrations du centenaire de la naissance de notre Mère. Je vous remercie d'avoir travaillé si généreusement et avec tant d'esprit de création à faire connaître la vie de Mère ainsi que son message à d'innombrables personnes.
Je voudrais partager avec vous quelques unes de nos commémorations à Calcutta. Le 26 août, la Grand Messe solennelle a été présidée à la Maison Mère par le Cardinal Toppo. Soixante trois prêtres concélébraient et environ mille personnes ainsi que des Sœurs ont trouvé place dans la chapelle, à la tombe de Mère, dans l'enceinte ainsi qu'au premier étage.. Après la Messe , on a allumé des cierges autour de la tombe de Mère. Les volontaires ont lâché cent ballons bleus et blancs. Sœur Nirmala et moi avons lâché deux colombes blanches en signe de paix. Beaucoup m'ont dit qu'ils avaient éprouvé beaucoup de bienfaits grâce à la présence de notre Mère pendant la Célébration Eucharistique.
Toute la journée, des foules de personnes ont rendu hommage à Mère autour de sa tombe. Le train de l'exposition de Mère a été envoyé par sœur Nirmala au milieu des joyeuses fanfares que donnait l'orchestre de la police de Calcutta. Le Festival international des films de Mère Teresa ont montré quinze films sur Mère pendant quatre jours ; ce qui, entre autres, a donné à tous les habitants l'émotion d'aller au cinéma et de recevoir des gâteries de la part des coopérateurs.
A cinq heures, le Train Express de l'exposition de Mère, organisé par le Ministère indien des Transports a été inauguré à la gare de Sealdah ; Ce train de l'exposition va partout en Inde. Notre grande joie est que alors que tant de gens qui n'ont pas les moyens de venir à Calcutta pour visiter la Maison Mère, peuvent connaître la vie de Mère, son œuvre et son message dans toutes leurs villes. Ceci s'accorde bien avec le principe de Mère : « Nous n'attendrons pas que les pauvres viennent à nous, mais nous irons à eux. »
Nos Sœurs dans leurs Communautés partagent avec moi l'enthousiasme avec lequel
« L'Express de Mère » est accueilli dans toutes les différentes gares, et visité par des personnes innombrables.
Le 29 août, à Delhi, le Président de l'Inde, Shrimati Pratibha Patil, a mis en vente la pièce commémorative de 100 roupies ainsi que la pièce de 5 roupies, avec l'image de notre Mère. La Conférence des Evêques catholiques de l'Inde avait gracieusement organisé cette cérémonie.
Bien d'autres initiatives ont eu lieu en Inde et hors de l'Inde pour rendre hommage à Mère.
Nous remercions nos chers Coopérateurs, les Coopérateurs malades et souffrants, les LMC et les volontaires pour leurs nombreuses contributions, pour votre immense amour et votre reconnaissance pour notre Mère.
Nous remercions Dieu et nous Lui cédons la merveilleuse vie sacerdotale du Père Joseph Langford, Missionnaire de la Charité qui a été rappelé à Dieu le 14 octobre. Prions pour le repos de son âme et pour les Pères Missionnaires de la Charité dont il a été le Co-fondateur.
Nos Frères Missionnaires de la Charité ont élu leur nouveau Supérieur Général, Frère David Robert M.C.. Nous prions pour lui et pour ses conseillers, pour les bénédictions de Dieu et pour une durée de service fructueuse.
Je vous souhaite ainsi qu'à vos chères familles une fervente période d'Avent,
un Joyeux Noël et une Nouvelle Année 2011 pleine de Grâces !
Merci de me garder dans vos prières.
Que Dieu vous bénisse,
Sœur Prema M.C.
Rome, Noël 2010
Vœux du père Sébastien Vazhakala M.C.
Très chers frères et sœurs,
Vous qui aimez Jésus dans le Pain de Vie et qui le servez dans les plus pauvres parmi les pauvres, expérimentez plus profondément la joie et la paix du Christ et soyez impatients de partager avec les autres la bonne nouvelle annoncée aux bergers par les anges cette première nuit de Noël : « Ne craignez pas car voici que je viens vous annoncer une
bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. » ( Lc 2, 10-11 ).
Je souhaite à chacun d'entre vous un très joyeux et saint Noël et une nouvelle année 2011 remplie de paix.
Amitiés et prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C. et tous les frères
Le 26 décembre 2010, notre saint Père le Pape Benoît XVI a invité à un repas festif au Vatican, salle Paul VI, 250 personnes démunies, de différents pays du monde, hébergées par les sœurs Missionnaires de la Charité à Rome. En face du Pape : notre fondateur et directeur spirituel international : le père Sébastien Vazhakala M.C...
En cette année du centième anniversaire de la naissance de la bienheureuse Teresa de Calcutta, le Pape a rendu hommage à Mère Teresa.
" La charité est la force qui change le monde ", a dit le Pape à la fin de ce repas
14.12.10

Catherine Chuat, Laïque Missionnaire de la Charité de notre groupe de Paris nous a quittés mercredi 13 décembre à toute allure, le jour de la sainte Lucie ( Lux, la Lumière ) et de Notre Dame de Fatima ( fêtée les 13 du mois ), elle qui aimait tant la sainte Vierge.
Elle devait commencer la chimiothérapie le jour-même mais le Seigneur en a décidé autrement. Il a peut-être jugé qu'elle avait assez souffert comme cela sur la terre et qu'il était temps qu'elle aille se reposer au ciel. Elle va pouvoir fêter la Naissance de Jésus, notre Sauveur, dans la Sainte Trinité, avec Marie et Joseph, Mère Teresa et tous les saints et les bienheureux et chanter avec les anges le GLOIRE A DIEU.
Tu vas nous manquer, Catherine !
Mais nous allons avoir maintenant une LMC de plus au Ciel : la cinquième de notre groupe : une main, pour nous mener par le bon chemin.
Tu vas pouvoir intercéder pour ta famille, pour les LMC, pour toute la famille M.C., pour tous les pauvres que tu a servis avec dévouement et amour..., pour que nous soyons :
« Un Seul Cœur plein d'Amour dans le Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie », comme la bienheureuse Teresa de Calcutta nous a demandé de l'être.
Merci Catherine pour ton exemple, ton courage et ton dynamisme, jusqu'au bout, malgré tes souffrances. Merci pour ton soutien.
Tu resteras gravée dans notre cœur.
Que de bons moments passés ensemble, avec les Laïcs Missionnaires de la Charité, le père Philippe Pignel, notre directeur spirituel, les frères et les sœurs M.C. :
- chez les frères M.C. pour ta prise de croix des LMC et celle de Stéphanie ;
- chez toi pour la bénédiction de ton appartement et la consécration de ta famille au Sacré Cœur de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie par le père Philippe Pignel ;
- à Goupillières, pour une journée festive et de prière ;
- chez les sœurs M.C. pour les vœux et les renouvellements de vœux des LMC ;
- à la Basilique Notre Dame du Perpétuel Secours dont le père Philippe Pignel est le curé, pour les vœux et les renouvellements des vœux des LMC et en dernier
- le samedi 23 octobre 2010, à la réunion des LMC chez les sœurs M.C. où ta participation et ta présence ont été encore très fortes.
Le père Sébastien Vazhakala M.C., le co-fondateur des frères M.C. contemplatifs et de notre mouvement LMC avec Mère Teresa a écrit dans un mail le 13 décembre 2010 :
" Catherine Chuat espérait faire ses vœux ( de LMC ) en 2011. Le Seigneur a voulu qu'elle les fasse au Ciel... Vous avez parlé d'elle comme une amie des pauvres. Elle a donc entendu, elle aussi le Roi dire : " Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde..."
MERCI
Notre Dame des pauvres : Fête des frères actifs M.C. samedi 11 octobre 2008.
Retraite des LMC à Lisieux avec le père Philippe Pignel les 17 et 18 janvier 2009
Bénédiction de l'appartement de Benoîte et consécration de sa famille au Sacré Cœur de Jésus et au cœur immaculé de Marie samedi 14 mars 2009.
Prise de Croix des LMC de Catherine et Stéphanie chez les frères M.C. le samedi 20 Juin 2009.
Samedi 3 octobre 2009 : prise de croix de Véronique et renouvellement des vœux des LMC chez les sœurs M.C.
Dimanche 11 octobre 2009 : Installation du père Philippe Pignel comme curé à la Basilique Notre Dame du Perpétuel Secours par Mgr Renauld de Dinechin.
Samedi 5 décembre 2009 : Bénédiction de l'appartement de Catherine par le père Philippe et
Consécration de la famille de Catherine aux Cœurs de Jésus et de Marie.
Samedi 13 mars 2010 : Récollection des LMC à Notre Dame du Perpétuel Secours avec le père Philippe Pignel.
Samedi 8 mai 2010 : journée des LMC à Goupillières et anniversaire d'Inès.
Lundi 14 juin 2010 : frères M.C. à Goupillières
Messe des funérailles de Catherine à l'église Saint Jean-Baptiste de Grenelle à Paris le vendredi 17 décembre 2010 présidée par le père Pascal Thuillier, vicaire de la paroisse et concélébrée par le père Philippe Pignel, curé de la Basilique Notre Dame du Perpétuel Secours et directeur spirituel des LMC de Paris.
22.11.10

Fête du Christ-Roi 2010
« J'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle » ( St Paul )
Frère Damien Kulathinaprayil M.C. est retourné à Dieu le mercredi 3 novembre 2010 à 6h 30 à l'hôpital de la Sainte Famille, à New Delhi, en Inde. Depuis le mois d'avril 2010 l'hôpital de la Sainte Famille était presque devenu la deuxième maison de frère Damien M.C.. Il y est resté pratiquement tout le temps dans l'unité de soins intensifs. Il est rentré à la maison de temps en temps quand il se sentait un peu mieux, pour résumer sa vie normale.
Un des frères de la communauté était toujours avec lui à l'hôpital vingt quatre heures sur vingt quatre. En d'autres termes, il y avait toujours un employé de l'hôpital qui s'occupait de lui plus un de nos frères qui complétait en prenant soin de frère Damien M.C., y compris de ses besoins spirituels. Les frères ont pris soin de lui, prié avec lui, accompagné le prêtre pour lui apporter la communion et le sacrement de réconciliation, si cela lui était demandé. Il a reçu l'onction des malades plus d'une fois depuis avril 2010.
Plusieurs frères seniors des deux communautés à Gurgaon lui ont aussi rendu visite presque chaque jour, de nombreux prêtres, de nombreuses sœurs et autres personnes sont allés le voir fréquemment. De nombreux membres de sa famille ont fait périodiquement environ 3.000 kms pour rendre visite à leur frère bien-aimé, Damien M.C..
Le mardi matin 2 novembre 2010, fut son dernier jour sur la terre ; frère Benedict a parlé avec lui environ une demi-heure dans sa langue d'origine, le malayâlam, à tel point que lorsque frère Stephen M.C. est arrivé, frère Damien a continué à parler en malayâlam avec lui. Cela lui a pris un peu de temps pour passer à l'anglais ce dont il s'est excusé auprès de frère Stephen M.C. quand il s'en est rendu compte. Une des dernières choses que frère Damien a demandé à frère Stephen M.C. a été : « Quand est-ce que père Sebastien va venir ? », ce à quoi frère Stephen a répondu que Père serait là le dimanche 7 novembre 2010. « Est-ce qu'il a déjà le billet? », a ajouté frère Damien. « Oui », lui a dit frère Stephen. « C'est OK », a dit frère Damien M.C.
Peu après leur conversation frère Damien M.C. a dit que sa langue s'engourdissait. Il a dit aussi qu'il ne pouvait pas respirer normalement et a demandé la bouteille d'oxygène. Il a appelé l'infirmière lui-même et lui a demandé d'apporter une bouteille d'oxygène. Après cela frère Damien M.C. n'a plus parlé et il est tombé dans le coma.
Quelques jours auparavant le curé de la paroisse syro-malabare à Gurgaon, le père Rajan, était venu entendre sa confession également. Frère Damien M.C. s'approchait alors de ses dernières heures de séjour sur la terre.
Son pouls devint très lent et rare. Frère Stephen M.C. était en contact fréquent avec nous à Rome et nous tenait informés de l'état de frère Damien M.C.. Il devint alors plus anxieux et nous demanda d'intensifier notre prière pour frère Damien M.C.. Il demanda aussi aux frères des deux communautés à Gurgaon d'avoir une nuit entière d'adoration, ce qui fut communiqué à frère Damien M.C. avant qu'il ne soit inconscient. « Ses yeux se remplirent de larmes », dit frère Stephen M.C., quand il entendit que tous les frères non seulement se rappelait de lui dans leurs prières mais qu'il offraient toute une nuit d'adoration pour lui. L'archevêque, le très Rev. Père Vincent Concessao a été prévenu, et il est venu le bénir. A ce moment-là frère Damien M.C. ne pouvait plus ouvrir les yeux. Frère Stephen M.C., frère Benedict M.C. et frère Denis M.C. passèrent toute la nuit avec lui à veiller et à prier.
Ce fut très dur pour moi de ne pas être près de frère Damien M.C. les dernières heures de sa vie sur la terre comme nous l'avions fortement désiré tous les deux. Les voies du Seigneur étaient différentes pour nous. Il voulait que je reste avec lui en adoration pendant les deux dernières heures de la vie sur la terre de frère Damien, comme mon temps d'adoration est de minuit à 2h du matin, comme règle, à l'heure de Rome, ce qui fait 4h30 à 6h30 en Inde. C'est exactement à 6h30 que frère Damien M.C. a rendu son dernier souffle. Pendant que j'étais en adoration, le téléphone sonna et frère Luc M.C. est venu me dire que notre bien-aimé frère Damien M.C., qui nous aimait tous et qui aimait nos pauvres, était au bout de sa vie sur la terre , et cela arriva et il n'était plus.
Sa vie de 78 années et 7 jours, qui l'a préparé à une autre vie meilleure, lui ouvrait maintenant toutes grandes les portes de l'éternité. Là il a été accueilli par la cour céleste des anges et des saints, y compris la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C., de nombreuses sœurs M.C., de nombreux pauvres et de malades qu'il a servis avec amour et sauvés pour l'éternité, qui se sont mis en file pour l'escorter contre la poitrine d'Abraham.
La mission de frère Damien M.C. commence maintenant depuis le ciel. Aussi longtemps qu'il y aura des pauvres à servir, aussi longtemps qu'il y aura des frères à aider, encourager et fortifier, aussi longtemps qu'il verra tant de personnes qui vivent dans le désespoir et l'ombre de la mort en raison de leur condition sociale, de leur couleur, de leur caste ou de leur religion ou pour quelque raison que ce soit, la mission de frère Damien M.C. continuera. Là-bas il n'est pas seul.
Là-bas il y a toute la famille M.C. du ciel pour aider la famille M.C. toute entière sur la terre. Les militants M.C. sur la terre continuent d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes en louant et rendant grâce à Dieu pour les M.C. au ciel et en priant pour les M.C. qui souffrent au purgatoire.
Les funérailles de frère Damien M.C. ont été célébrées avec beaucoup d'amour et de sollicitude. Pour cela les frères ont été aidés par de nombreuses personnes de l'église syro-malabare, y compris père Rajan, par de nombreuses sœurs et autres laïcs. L'archevêque, le très Rev père Vincent Concessao, avec son vicaire général, Mgr Victor Souza et sa secrétaire personnelle et le Chancelier, sont arrivés très en avance. Je voudrais remercier chacun d'eux. Que le Seigneur récompense tous ceux qui ont aidé les frères pour les préparatifs des funérailles, y compris les membres de la famille de frère Damien. La messe des funérailles a commencé à 15h, présidée par l'Archevêque, avec environ 25 prêtres concélébrants. De nombreuses religieuses, de fidèles laïcs et personnes appartenant à d'autres religions également, ont participé à la messe d'Adieu. L'Archevêque a préféré que père Sebastien M.C. fasse l'homélie étant donné que père Sebastien M.C. avait connu frère Damien M.C. mieux que lui, a dit l'archevêque.
Une fois la messe terminée et après le dernier rite de bénédiction avec le corps encore exposé, le corps a ensuite été porté en procession dans l'ambulance. La tombe était préparée dans le village de Bandhwari, à 17 kms de Deepashram, où nous avons le centre de réhabilitation et la maison de formation des frères, connue sous le nom d'Anandashram. C'est là que le corps de frère Damien M.C. a été conduit en procession. Quelques uns d'entre nous se sont assis auprès de frère Damien M.C. et ont chanté le chant traditionnel de procession des funérailles en malayâlam. Ce chant est très émouvant car frère Damien M.C. dit au revoir à tous, exprime sa gratitude à chacun, demande le pardon de tous, pardonne toutes les offenses, demande notre prière et nous rappelle de vivre des vies bonnes et saintes, dans, avec et pour le Seigneur. Il dit qu'il nous attendra tous, en disant
« Aujourd'hui, je vous quitte, mes amis, mes frères et sœurs, mais souvenez-vous, vous aussi vous quitterez ce monde un jour. Vous avez encore le temps de réparer, de restaurer, de vous réconcilier, de vous renouveler et de résoudre. Veillez et priez afin de ne pas tomber en tentation. Soyez comme les vierges sages, dont les lampes brûlaient et étaient prêtes à entrer avec le fiancé (cf Mt 25, 1-13). Il y a davantage pour votre vie : voyez les affamés, les assoiffés, les dénudés et les sans-logis ; voyez les malades et les prisonniers. Si vous voulez entendre les paroles consolantes du Christ et Sauveur :
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous... », entendez maintenant le cri des pauvres et des opprimés autour de vous ».
La longue file de voitures avec des personnes entassées à l'intérieur ont quitté lentement Deepashram, la maison où frère Damien M.C. a passé de nombreuses années et beaucoup œuvré depuis 1995. C'est lui qui a fondamentalement supervisé la construction du bâtiment, assisté de plusieurs autre frères et du conseil d'administration des frères depuis Rome. L'heure finale et les dernières minutes passèrent et le corps de frère Damien M.C. passa la grille. Cette fois le retour sur le passé était terminé ; en outre il a fermé les yeux pour toujours. Seuls les yeux de son âme pouvaient percer les nuages et atteindre le trône de Dieu le plus grand pour jouir de la paix et de la joie du ciel à jamais.
C'était le dimanche soir 7 novembre 2010.. La procession dura 45 minutes et finalement nous sommes arrivés à la tombe. Le soleil avait pratiquement terminé son travail ; il était sur le déclin. Quand le soleil disparut des horizons visibles du ciel à l'ouest, nous ne l'avons plus revu, le corps de frère Damien M.C. aussi était maintenant en train de descendre dans le ventre de la terre pour passer de la tombe à la vie comme le soleil levant. Ce fut tout un événement transitoire !
L'Archevêque, le très Rev père Vincent Concessao, de nombreux prêtres, religieux et fidèles laïcs attendaient à la tombe. Avant de fermer le cercueil, selon la coutume orientale, sa famille lui a embrassé le front, ensuite père Sebastian M.C. lui a couvert le visage avec un mouchoir blanc et ensuite il a mis le couvercle dessus et a boulonné le cercueil.
Le dernier rite a été effectué par son Excellence et père Sebastian M.C. et ensuite le corps a été descendu dans la tombe. Pendant que cela se faisait nos sœurs M.C. chantaient d' une seule voix : « Dieu prendra soin de vous... » ce qui était comme un écho de ce qui s'était passé à Calcutta le samedi 13 septembre 1997. Treize ans plus tard l'un des premiers fils de Mère à la rejoindre était passé à travers le soleil et la pluie, avait persévéré et était mort dans son habit, était maintenant enterré dans son habit... celui qui avait persévéré le plus longtemps parmi les hommes M.C. - 46 longues années ! Rendons grâce à Dieu.
Depuis son retour à Dieu, les frères, les sœurs, les Pères, sa propre famille, les LMC, les coopérateurs, les volontaires, les pauvres, etc. ont prié sans cesse pour le repos de son âme, selon nos Constitutions R. 123, qui parlent des suffrages de la Société qui consistent en :
- La Messe et la Communion, le Chemin de Croix et le Chapelet, trois fois par chaque frère ;
- Dix Messes par la maison à laquelle le frère défunt appartenait ( Deepashram ).
En plus de cela des messes ont été ofertes par les membres de sa famille le 6ème jour, le 8ème jour par les frères d'Anandashram et de Deepashram et le samedi 13 novembre 2010., dans la paroisse de sa famille à Kunnoth, au Kerala, ainsi que dans plusieurs autres lieux.
Maintenant nous avons un ami et un de nos frères au ciel pour intercéder pour nous, pour aider notre Société à grandir en sainteté et à croître en nombre. Comme il a appartenu aux trois branches masculines, il priera aussi pour toute la famille M.C., en vérité pour tous ceux qui sont dans le besoin et qui invoqueront son aide.
En remerciant chacun de nos frères et sœurs et tous les autres, j'aimerais conclure par le passage suivant de St Paul :
« Car moi, me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire. » ( 2 Tim 4, 6-8 )
Amitiés, prières et gratitude.
Que Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
LE DON ET LA RECONNAISSANCE
Voici l'homélie prononcée par père Sebastian Vazhakala M.C. à l'occasion de la messe de funérailles de frère Damien M.C., présidée par son Excellence le très Rev Vincent Concessao, archevêque de Delhi, dans la chapelle de la Sainte Famille à Deepashram , Gurgaon, le 7 novembre 2010 à 3h a.m.
Le mardi 4 mai 1993 la bienheureuse Teresa de Calcutta a écrit :
« Mon très cher père Sebastian,
Que la bénédiction de Dieu soit avec vous tous. Je suis très reconnaissante à Dieu pour le don de frère Damien M.C. qui a décidé de revenir vers vous définitivement et de partager la joie d'aimer Dieu et les âmes avec vous.
Dieu vous bénisse.
M.Teresa M.C. »
Le vendredi 31 décembre 1993 le frère Damien M.C. a fait ses vœux perpétuels avec les membres fondateurs des frères Missionnaires Contemplatifs à Rome.
Il a écrit dans sa formule de vœux comme nous le faisons tous en général :
« Je me donne de tout mon cœur à cette famille religieuse », ce qu'il a fait, je dois le dire, jusqu'à la dernière heure de sa vie sur la terre, qui s'est achevée le mercredi 3 novembre 2010 à 6 h30 a.m. (heure locale) à l'hôpital de la Sainte Famille à New Delhi, en Inde.
Mère (Teresa), inspirée par le Saint Esprit, a écrit ces mots comme une prophétie ; naturellement la bienheureuse Teresa connaissait frère Damien M.C. depuis juin 1964. Par conséquent il n'y a rien d'étonnant qu'elle dise : « Je suis très reconnaissante envers Dieu pour le don de frère Damien M.C.... ». Nous qui avons connu frère Damien et qui avons vécu avec lui pendant de nombreuses années dans de nombreux endroits, nous pouvons facilement nous joindre à la bienheureuse Teresa M.C., notre Mère et notre fondatrice, pour exprimer notre reconnaissance envers Dieu pour le don de frère Damien. Frère Damien M.C., qui a été un don véritable pour notre Société pendant sa vie terrestre, va continuer à être un don encore meilleur pour nous au ciel.
Frère Damien Kulathinaprayil M.C. est né à Mattakkara, dans la région de Kottayam, au Kerala, en Inde, le vendredi 28 octobre 1932 de Joseph Kulathinaprayil et de Mary Varickappally. Son prénom de baptême était Varkey, ce qui correspond à Georges. Il était l'un des neuf enfants, cinq garçons et quatre filles de la famille Kulathinaprayil.
En juin 1957 il a rejoint le petit séminaire de Léon XIII dans le diocèse d'Aleppy, qui préparait les candidats à la prêtrise pour les missions.
Aprés deux ans de formation au petit séminaire, il a choisi le diocèse de Raigarh-Ambikapur, dans l'état de Chhattisgarth. Après ses trois ans d'étude de la philosophie au collège St Albert à Ranchi, Jarkand, frère Damien M.C. a été envoyé dans une des paroisses du diocèse pendant deux ans pour faire un entraînement pratique avant de continuer avec l' étude de la théologie.
C'est pendant cette période qu'il a connu la bienheureuse Teresa de Calcutta et qu'il a exprimé son désir de travailler avec les plus pauvres parmi les pauvres, en particulier de travailler avec les lépreux, qui étaient considérés comme les exclus de la société à craindre et à éviter, et à ne pas servir ni sauver. La Divine Providence a amené frère Damien à Calcutta, où il a rencontré la bienheureuse Teresa M.C. Il avait l'habitude de raconter que lorsqu'il a sonné à la porte des sœurs Missionnaires de la Charité au 54A A.J. Bose Road à Calcutta 700016, où se trouve la Maison-Mère des sœurs M.C., une sœur en sari lui a ouvert la porte. Il lui a dit qu'il aimerait voir Mère Teresa M.C. La sœur a souri et a dit : « Je suis Mère Teresa ».
La bienheureuse Teresa n'a pas seulement ouvert la porte du couvent à frère Damien, mais elle a ouvert surtout la porte de son cœur pour qu'il puisse être la victime d'amour de Jésus pour les plus pauvres parmi les pauvres, en particulier pour les lépreux ; il a pu être uni à Jésus pour rayonner son amour sur les âmes depuis ce jour-là.
Au cours de cette rencontre sacramentelle, cette heure de dialogue, la bienheureuse Teresa lui a expliqué quel genre de vie il aurait à mener, le genre de personnes qu'il servirait et la façon de les servir. Elle lui a fait comprendre que sa vocation à partir de ce moment-là serait d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes des plus pauvres parmi les pauvres, des mourants, des lépreux, des abandonnés, de oubliés, des handicapés, etc...
La bienheureuse Teresa a parlé de l'existence de l'Union Pieuse des frères Missionnaires de la Charité dans l'archidiocèse de Calcutta depuis le 25 mars 1963. « C'était encore un petit groupe de jeunes hommes » dit-elles, « Mais en temps voulu, avec l'aide de Dieu, cela deviendra un Institut religieux », il est devenu un Institut religieux diocésain le dimanche de Pâques 26 mars 1967, le cadeau de Pâques aux pauvres de Calcutta !.
La bienheureuse Teresa a enflammé son cœur avec l'amour de Jésus dans le pauvre. Il a décidé de rejoindre le tout petit groupe, qui demeurait temporairement au 78 A.J. Bose Road à Calcutta, qui est la maison pour les bébés et les enfants abandonnés, connue sous le nom de Shishubavan.
Le petit groupe de frères dont s'occupait la bienheureuse Teresa et quelques unes des sœurs seniors sont allés aux différents centres d'apostolat avec les sœurs M.C. L'apostolat de frère Damien M.C. était principalement auprès des lépreux et il a décidé de changer son prénom de frère Varkey en frère Damien, à l'exemple de St Damien de Molokai, dont la vie et le travail l'avaient attiré depuis l'école.
La croissance du groupe des frères était plutôt lente et tiède.
On peut dire que frère Damien M.C. a été un père et un professeur pour beaucoup par ses paroles et par son exemple. Par nature il était une personne très calme et modeste, aussi un petit peu lent en tout ; mais alors il y a le côté positif du fameux dicton : « Qui va lentement va sûrement ». Sa nature lente n'avait pas seulement un côté négatif, mais peut-être avait-elle un élément plus positif. Il l'utilisait comme méthode pour accomplir les choses.
Même s'il n'était pas un homme qui prévoyait et qui planifiait beaucoup les choses à l'avance, il avait l'esprit extrêmement pratique et essayait de résoudre les problèmes au mieux de ses capacités. Pour frère Damien M.C. ce n'était pas la réussite qui comptait mais la fidélité, qui était tout à fait évidente pour tous ceux qui l'ont connu.
Frère Damien M.C. était d'abord un homme de prière. Peu importe les occupations, la fatigue ou la maladie, il essayait toujours de son mieux d'être fidèle à sa vie de prière. Si jamais il manquait la prière communautaire ou s'il ne pouvait pas la faire dans la chapelle à cause de sa maladie, il priait la Liturgie des Heures et les autres prières seul dans sa chambre. Il aimait prier le chapelet et adorer son Seigneur eucharistique. Il priait de nombreux « Memorare » pour des intentions particulières.
Frère Damien M.C. s'est donné de tout son cœur à toutes les responsabilités qui lui ont été confiées. En d'autres termes, il s'est donné sans compter le coût et sans chercher le repos ni la récompense.
Frère Damien M.C. était une personne très digne de confiance. On pouvait compter sur lui. Il trouvait aussi le temps pour chacun. Je ne l'ai jamais entendu refuser aucune aide ou assistance quand elles lui étaient demandées. Peu importe à quelle l'heure du jour ou de la nuit j'arrivais, je le trouvais toujours qui m'attendait à l'aéroport avec impatience et un grand sourire de bienvenue.
Nous nous connaissions depuis quarante quatre ans. Nous avons fait notre noviciat
ensemble ; ensemble avec frère Andrew M.C., le co-fondateur des frères M.C. actifs, et trois autres qui avons prononcé nos premiers vœux le dimanche de Pentecôte 2 juin 1968. Après cinq années de juniorat nous avons fait notre tertianship et notre longue retraite de 30 jours, juste nous deux, en 1974 et nous avons fait nos vœux définitifs à Calcutta le dimanche de Pentecôte 2 juin 1974. Même s'il avait dix ans de plus que moi, depuis qu'il faisait partie de notre branche contemplative il avait toujours une grande amitié et un grand respect pour moi. Nous nous aimions en Jésus, pour Jésus, avec Jésus et même comme Jésus., afin de pouvoir nous aider à devenir de vrais frères dans tous les sens du mot.
Frère Damien M.C. était très travailleur. Une fois qu'il avait entrepris un travail important, il faisait de son mieux pour le terminer, sortant de son chemin, manquant même les repas, le repos et la récréation.
Il avait le sens résolu de la persévérance combiné avec un optimisme phénoménal. Il citait souvent Napoléon qui disait : vous devriez retirer le mot « impossible » du dictionnaire.
Aucune sorte d'échec n'est devenue pour lui une pierre d'achoppement; il l'utilisait comme un marchepied. Loin d'être découragé il continuait à essayer de façon différente et à des moments différents, même quand la fin ne semblait pas toujours très belle et brillante.
C'était un homme plein d'initiatives :
« Même à cette étape de sa vie », écrit frère Jan-Timo M.C., son supérieur direct et l'un des Conseillers généraux, « frère Damien M.C. prend des initiatives et nous aide à sortir des difficultés, en particulier en supervisant les travaux d'entretien autour de la maison, plus le projet des nouveaux travaux s'est bien passé. »
Frère Jan-Timo continue : « Dans de nombreuses occasions, quand j'avais à traiter avec des officiels au plus haut niveau, sa présence et sa participation m'ont aidé à clarifier et à affirmer les points de vue de notre communauté et de notre Société ».
C'était une personne qui aimait notre Société plus qu'il ne s'aimait lui-même et qui s'est donné complètement à son service. Frère Damien M.C. était un amoureux des pauvres et les pauvres l'aimaient aussi. Son amour pour eux ne se terminait pas en disant quelques bonnes paroles ; il essayait toujours de les aider le mieux qu'il pouvait. En mai dernier (2010), tandis que je faisais le travail de nuit pour lui à l'hôpital à New Delhi, je lui ai demandé un message pour les frères. Il m'a dit de dire aux frères d'aimer notre Société et les pauvres. J'ai pensé aux paroles que la bienheureuse Teresa m'avait dites : « Vous devez aimer tous les religieux mais tomber amoureux des vôtres ».
Imaginez-vous, depuis l'année 1964 jusqu'au jour où il est retourné à Dieu, combien de personnes affamées il a nourries ; combien de personnes assoiffées dont il a étanché la soif, non seulement d'eau, mais d'amour, de sacrements, de la Parole de Dieu, etc. ?
Imaginez-vous combien de personnes dénudées il a vêtues, surtout de dignité et de sainteté ; combien de personnes sans-abri il a essayé d'abriter, en leur donnant un lit pour dormir, en faisant qu'ils se sentent plus confortables et heureux ?
Imaginez-vous combien de maisons il a construit pour eux... pour en mentionner quelques unes : Nabo Jibon, la maison pour les sans-logis à Howrah, la maison de prière à Kanchrapara, notre propre maison à Gurgaon, à Haryana, en Inde, connu sous le nom de « Deepashram », pour les garçons et les hommes handicapés physiques et mentaux et orphelins. Imaginez-vous beaucoup d'autres travaux de construction, petits et grands qu'il a fait en différents endroits en tant que frère M.C. actif et aussi après avoir rejoint notre branche contemplative ?
Imaginez-vous combien de malades il a non seulement visités mais dont il a pris soin, en particulier les lépreux, pendant presque vint cinq ans dans la ville paradoxale de Calcutta et en dehors ?
Et imaginez-vous combien de prisonniers il a libéré de l'esclavage du péché et de satan ?
Ici les paroles de consolation de Jésus viennent à l'esprit : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde... chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ! » ( cf Mt 25, 31-40 ).
Vous pouvez imaginer la file de personnes qu'il a servi pendant de longues années comme frère Missionnaire de la Charité actif, ensuite comme père M.C. et finalement comme frère M.C. contemplatif depuis le mercredi 26 août 1992 à Rome, en Albanie et en Inde. Avec frère Damien M.C. la cour céleste entière chante le « Te Deum laudamus... Tu es Dieu, nous te louons, tu es le Seigneur, nous t'acclamons ». Frère Damien M.C. était une personne qui acceptait les contradictions sans s'irriter et qui essayait d'une manière ou d'une autre de les supporter et de continuer son travail. Sa vie personnelle était très simple. Il était attaché au minimum de besoins nécessaires et il a vécu vraiment l'esprit de pauvreté, même dans son plus vieil âge.
Il ne s'est presque jamais plaint. Quand on prenait des nouvelles de sa santé il disait :
« Je vais un peu mieux ». Plusieurs fois les frères ont dû l'emmener à l'hôpital, comme ils l'avaient trouvé inconscient ; mais au bout de quelques heures il était debout à nouveau et continuait sa vie normale.
Une fois alors qu'il voyait les frères un par un et qu'il était 14h passés, son sucre tomba trop bas et il perdit conscience. Il n'était pas anxieux du tout pour sa santé ; toutefois, il en a pris raisonnablement soin. Il était très audacieux et n'avait pas peur de prendre des risques, même peut-être quand cela était bien au-delà de ce qu'il pouvait atteindre.
Je pourrais continuer indéfiniment à dire de bonnes choses sur lui, mais je conclurai par les paroles de frère Jean-Marie M.C., qui a vécu avec lui pendant de nombreuses années, en particulier à « Deepashram », à Gurgaon, en Inde :
« Son amitié a beaucoup compté pour moi, et je n'aurais pas pu demander un frère plus exemplaire que frère Damien M.C. Les souvenirs du temps passé ensemble, sans tenir compte de l'endroit où nous serons, seront pour toujours chers pour moi. Et je suis sûr que vous avez les mêmes sentiments aussi, car vous l'avez connu mieux que n'importe qui dans la Société... il était si généreux : il était plus quelqu'un qui donne que quelqu'un qui reçoit. Il était toujours là pour aider, peu importe s'il était occupé ; peu importe l'heure de la journée ; et ne demandant ni n'ayant jamais besoin de rien en retour. Il y a peu de frères comme lui dans la Société et c'est avec un cœur lourd que nous pleurons sa perte avec vous. » ( Betshalom, Nazareth, 3 novembre 2010 ).
Mais alors nous avons un intercesseur au ciel. S'il a été si généreux et si ouvert ici sur la terre, combien sera-t-il encore plus généreux et ouvert au ciel. Alors son retour à Dieu n'est pas une perte, mais un grand gain pour lui, pour la famille M.C., pour l'Eglise et pour tous, en particulier pour la Société. Sa mort est un transfert perpétuel de la lumière faible de « Deepashram » à la béatitude éternelle et à la lumière brillante de l'Anandashram céleste, où il chante éternellement les bienfaits éternels du Seigneur et où il entend notre bienheureuse Teresa dire : « Je suis très reconnaissante envers Dieu pour le don du retour à Dieu de frère Damien M.C. pour travailler avec moi et continuer à partager la joie d'aimer Dieu et les âmes avec moi. »
Notre ciel consistera à faire du bien sur la terre. Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
18.11.10

Septembre 2010
Laudetur Sacra Familia
« De sang je suis albanaise
De nationalité, je suis indienne,
Quant à ma foi, je suis religieuse catholique,
Quant à ma vocation, j'appartiens au monde,
Quant à mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus »
( Bienheureuse Teresa de Calcutta M.C. )
C'est l'année du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa de Calcutta. Elle est née le vendredi 26 août 1910. Le monde entier est en préparation intense pour l'anniversaire de cette toute petite femme, dont le cœur « a brûlé du désir intense d'aimer Jésus comme il n'avait jamais été aimé auparavant » ( de la lettre de la bienheureuse Teresa à l'archevêque Ferdinand Périer, le 25 janvier 1947 ).
La bienheureuse Teresa était petite, mais son cœur était assez grand pour aimer tout le monde sans exception; elle a aimé les pauvres du monde d'une façon extraordinaire et unique, parce qu'elle a essayé d'aimer chaque personne avec l'amour de Dieu, avec l'amour et la compassion de Jésus.
Comme c'est l'année du centenaire, j'aimerais prendre la déclaration de la bienheureuse Teresa citée ci-dessus et essayer de construire autour d'elle autant que je le peux et autant que mes ressources limitées me permettront de le faire.
Il y a déjà des bibliothèques entières de livres, d'articles, d'albums-photos, etc. disponibles et que l'on peut trouver dans presque toutes les langues et à chaque coin du monde sur la vie et l'œuvre de la bienheureuse Teresa . Cependant cela n'est jamais trop d'entrer plus profondément encore dans « l'esprit et le charisme de Mère Teresa » et de découvrir de nouveaux domaines et de nouveaux horizons du don immense de la bienheureuse Teresa M.C. que Jésus nous a confié et a confié à l'Eglise et au monde. Ses paroles, sa vie et son œuvre n'ont pas de limite de temps, ni de frontières ; elles sont exemptes de contrôle de frontières, d'immigration, de douanes et de droits. Son œuvre peut toujours passer à travers les green channels parce que c'est une œuvre d'amour, gratuit et de tout cœur, et donc c'est l'œuvre de Dieu. Si l'on peut comparer Dieu à l'électricité, la bienheureuse Teresa était l'ampoule.
Jésus lui a dit : « Ma petite, viens, sois ma lumière » ; en d'autres termes : « Viens, sois mon ampoule » . Une ampoule, nous le savons tous, ne brille pas par elle-même, et n'est d'aucune utilité sans électricité. La vie de la bienheureuse Teresa a été simple, parce qu'elle était consciente qu'elle était une ampoule nécessaire pour Jésus pour briller à travers elle dans ce monde obscur qui est le nôtre.
Un des premiers biographes de la bienheureuse Teresa a écrit : « Dans une époque obscure elle est une lumière qui brûle et qui brille ; dans une époque cruelle, elle est une incarnation vivante de l'Evangile d'amour du Christ ; à une époque sans Dieu, la Parole qui habite parmi nous, pleine de grâce et de vérité. Pour cela, tous ceux qui ont le privilège inestimable de la connaître ou d'apprendre d'elle, doivent être éternellement reconnaissants. » (Malcom Muggeridge)
« De sang, je suis albanaise »
Personne, excepté Jésus, n'a choisi son lieu de naissance, ses parents ou son pays d'origine. Ils sont choisis pour nous par notre Créateur, notre Père et Seigneur pour un plan et un but définis. Peu importe où nous sommes nés, quelle est notre langue maternelle, etc. mais ce qui importe réellement c'est comment nous vivons et ce que nous faisons de nos vies ! De plus, en tant qu'êtres humains nous sommes censés connaître et parler le langage de l'amour qui est la véritable langue maternelle de chacun.
La bienheureuse Teresa de Calcutta est née de parents albanais dans la ville de Skopje. Kole Bojaxhiu et sa femme bien-aimée Drana (Rosa) Markit, les parents d'Agnès Bojaxhiu, étaient riches mais non seulement matériellement mais davantage très spirituellement. Ils étaient une famille très heureuse et craignant Dieu.
Sa sœur Aga avait cinq ans de plus qu'Agnès :
« Ma sœur est née le 6 mars 1905 », écrit la bienheureuse Teresa à l'un de ses coopérateurs.
Son frère, Lazare Bojaxhiu, est né le 24 août 1908 et mort à Palerme le 2 juillet 1981. La bienheureuse Teresa (Agnès) était la dernière et la cinquième enfant de la famille Bojaxhiu. Deux des enfants sont morts peu de temps après leur naissance. « C'est la raison », a dit son frère Lazare « pour laquelle la bienheureuse Teresa fut baptisée dès le lendemain de sa naissance ». Leur père, Kole, avait l'habitude d'enseigner aux enfants des habitudes de discipline, en les conseillant :
« N'oubliez jamais de qui vous êtes les enfants ! »
Kole était un homme généreux, qui distribuait de la nourriture et de l'argent à de nombreux pauvres et à de nombreuses personnes dans le besoin sans prêter attention à l'action. La porte de leur maison était toujours ouverte pour ceux qui avait besoin de nourriture, d'un abri et d'attention. Kole a donné une éducation très stricte à sa famille en ce qui concerne la nécessité de la générosité et de la compassion. Il avait l'habitude d'exhorter Agnès, quand elle était très jeune : « Ma fille, ne prends jamais un morceau de nourriture que tu n'es pas prête à partager avec les autres ».
« Tel père tel fils », comme dit le dicton. Kole et Drana étaient tous les deux généreux, et travailleurs, pleins d'amour et d'égards l'un pour l'autre.
Des années plus tard sa mère écrivait à la bienheureuse Teresa alors qu'elle était encore religieuse et professeur à Loreto, rappelant à la bienheureuse Teresa la raison pour laquelle elle était allée en Inde. Elle écrit :
« Chère enfant, n'oublie pas que tu es allée en Inde par amour des pauvres. Te souviens-tu de notre Filé ? Elle était couverte de plaies, mais ce qui la faisait le plus souffrir, c'était de se savoir seule au monde. Nous avons fait ce que nous pouvions pour elle. Mais le pire, ce n'était pas les plaies, c'était le fait que sa famille l'avait oubliée. » (Drana Bojaxhiu, 1937)
Les Bojaxhius étaient une famille heureuse et exemplaire et leur foyer fut leur première école et leurs parents leurs premiers et leurs plus importants enseignants, par leurs paroles comme par leur exemple.
Notre vie sur la terre est un grand mystère. La souffrance, la douleur et la mort deviennent inévitables, même au milieu d'une grande joie et d'un grand bonheur. La famille Bojaxhiu n'en fut pas épargnée. Quand Agnès avait neuf ans, Kole, son père bien-aimé et le soutien de la famille, mourut subitement, laissant ses bien-aimés derrière lui. Cette tragédie inattendue et soudaine dans la famille créa un grand vide ; mais Drana, étant une femme de grande foi et d'un courage imperturbable, arriva à maintenir la vie quotidienne de la famille. Elle éduqua ses trois enfants, dans les sciences profanes comme dans la foi et la doctrine chrétienne.
Après l'exemple édifiant de sa famille, la seconde influence majeure sur Agnès fut l'Eglise. Ses pasteurs, aussi, étaient très religieux et avaient l'esprit missionnaire. Bien que les enfants soient allés à l'école de l'Etat, sa famille et les prêtres de la paroisse leur ont donné une éducation religieuse solide et approfondie. Des années plus tard elle disait :
« Bien que nous soyons allés dans des écoles d'Etat, ma famille, et plus tard les prêtres de ma paroisse, m'ont donné une éducation religieuse solide et approfondie ».
Agnès a grandi dans une atmosphère religieuse très sobre et solide ; ses pasteurs, en particulier avec l'arrivée du père Franjo Jambrekovic en 1924 dans sa paroisse du Sacré Cœur de Jésus, ont orienté son enthousiasme et la conscience de sa vocation. Des prières pour le travail des missionnaires étaient dites régulièrement ; des collectes spéciales étaient faites pour les missions, en particulier pour les pauvres, les malades, les mourants et les lépreux. Son désir d'aimer Jésus et de devenir une grande missionnaire était gardé vivant par la lecture du magazine « Missions catholiques », qui contenait des rapports des Missionnaires croates et slovènes qui travaillaient à Calcutta, en Inde. Les années de formation comme adolescente furent remplies de grande ferveur et de zèle ardent, et quand elle fut en âge de le faire elle décida de partir pour l'Inde comme sœur missionnaire. Après s'être renseignée, elle apprit que les religieuses de Notre-Dame-de-Lorette d'Irlande travaillaient là-bas à Calcutta. Voici la première lettre qu'elle a écrite à la supérieure générale des sœurs de Loreto en Irlande, qui exprime son désir :
« Révérende Mère Supérieure,
Ayez la bonté d'entendre mon désir sincère. Je veux entrer dans votre Congrégation afin de pouvoir un jour devenir religieuse missionnaire, et œuvrer pour Jésus qui est mort pour nous tous.
J'ai achevé la cinquième classe du lycée ; pour ce qui est des langues je connais l'albanais, qui est ma langue maternelle, et le serbe (croate), je parle un peu français, l'anglais je ne le connais pas du tout, mais je mets mon espoir dans le bon Dieu pour qu'il m'aide à apprendre le peu dont j'ai besoin et donc je commence immédiatement ces (jours-ci) à l'étudier.
Je n'ai aucunes conditions spéciales, je veux seulement être dans les missions, et pour tout le reste je me mets entièrement à la disposition du bon Dieu.
A Skopje, 28.06.1928. Gonda Bojadijevic » ( Agès Bojaxhiu )
Ce fut très dur pour elle, pour sa mère bien-aimée, pour tous ses amis et tous ceux qui la connaissaient de se passer de sa compagnie, car elle était une personne avec laquelle tout le monde aimait se trouver. En plus elle était une organisatrice née, une véritable force motrice et une inspiration pour tous, y compris pour le curé de sa paroisse, le père Franjo Jambrekovic.
Le jour maintenant approchait où Gonxha Bojaxhiu allait quitter ses bien-aimés pour le pays légendaire d'Inde, qui était le pays de son rêve et de sa vie. La date était maintenant fixée, à savoir le 25 septembre 1928. Les jeunes gens de sa paroisse se rassemblèrent la veille de son départ dans la maison de sa famille rue Vlaska à Skopje. Aucun d'entre eux n'arriva les mains vides : tous avaient apporté des présents pour leur amie qui s'en allait. Ils passèrent la soirée ensemble à parler longuement, à chanter et à prier. Pas besoin de dire que ce fut une soirée très émouvante pour tous, en particulier pour Drana, sa mère bien-aimée, qui, bien qu'elle ne l'ait pas encore su à ce moment-là, ne reverrait jamais sa fille dans cette vie. Donc finalement, le mardi 25 septembre 1928, Gonxha (Agnès), Aga et sa mère, voyagèrent ensemble en train jusqu'à Zagreb (Croatie), où elles durent attendre quelques semaines l'arrivée d'une autre jeune fille , Betika Kajne, qui avait été acceptée aussi dans la Congrégation. Quand Betika arriva, Agnès, ayant fait ses derniers adieux à sa mère et à sa sœur, quitta Zagreb pour l'Irlande, d'où elles prirent le bateau pour l'Inde le 1er décembre 1928 sur le paquebot « Marcha », et mirent les pieds sur le sol du Bengale le dimanche 6 janvier 1929, jour de la grande fête de l'Epiphanie, devenue l'une des plus grandes manifestations de l'amour et de la lumière de Dieu de notre temps.
Le 23 mai 1929, Agnès, prenant le nom de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, devint novice ; ce jour-là elle devint totalement au Christ. Sa soif des âmes grandit sans cesse jour après jour dans les confins de la maison de son noviciat. Elle apprit lentement mais sûrement la signification chrétienne de la souffrance humaine ; elle apprit dans ces années de formation à se soumettre joyeusement à une règle ; à s'efforcer d'être de plus en plus attentive à ses prières personnelles et communautaires ; à rester recueillie tout au long de la journée ; à endurer les intempéries sans se plaindre ; à montrer de la gentillesse à l'égard de tous, en particulier à l'égard des malades, des faibles, des pauvres, de tous ceux qui se trouvaient sur son chemin ; à s'accommoder aux goûts, aux désirs et au tempérament des autres, car elle apprit à voir Jésus en eux ; elle apprit à supporter la contradiction sans s'irriter, et surtout à le faire, pas une fois en passant, mais par habitude, à le faire pas simplement patiemment mais joyeusement. Pendant cette période elle apprit à faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire ; à être l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus pour tous ceux avec lesquels elle était en contact.
Les deux années qu'elle passa au noviciat passèrent plutôt rapidement et quand le jour de ses premiers vœux arriva elle était prête et extrêmement heureuse de devenir l'épouse de Jésus Christ crucifié. Elle prononça ses premiers vœux le dimanche 24 mai 1931 à Loreto, ce qui a été pour elle ses fiançailles, qui se réaliseront finalement le jour de ses vœux définitifs le lundi 24 mai 1937, le jour de son véritable mariage. Depuis lors aucune épreuve ni angoisse, aucune persécution ni colère, manque de vêtements, ni la mort ni la vie, ni les anges ni les puissances spirituelles, ni le présent ni l'avenir... ni aucune créature quelle qu'elle soit ne l'ont séparée de son amour de Jésus, son Epoux bien-aimé et son Seigneur ( cf Rm 8, 35-39 ). Dans ses propres mots simples :
« Rien ni personne ne m'a séparée de l'amour de Jésus ».
Bien que Drana Markit, la mère bien-aimée de la bienheureuse Teresa et sa sœur Aga aient déménagé à Tirana , la capitale de l'Albanie, en 1930, la bienheureuse Teresa n'est jamais allée en Albanie avant août 1989. C'est Lazare qui est allé étudier à Tirana quand il a obtenu une place à l'Académie militaire de Tirana vers 1924, qui a invité sa mère et sa sœur à venir vivre à Tirana.
Bien que toutes les deux aient été très peu enthousiastes, devant son insistance Aga est allée à Tirana en 1932 et deux ans plus tard leur mère les a rejoints avec grande difficulté. Pendant la deuxième guerre mondiale Lazare est allé en Italie et s'est marié avec Maria, une jeune femme italienne de Florence et s'est installé à Palerme, en Sicile, où il est mort le 2 juillet 1981, laissant Agi, sa fille unique et sa famille.
Sa mère et sa sœur continuèrent à vivre à Tirana, tandis qu'Aga travaillait à la radio albanaise, en particulier pendant le régime communiste le plus sévère. Drana retourna à Dieu le 12 juillet 1972 et Aga un an après. Leurs restes reposent au cimetière à Tirana, la capitale de l'Albanie.
Bien que la bienheureuse Teresa ait tout essayé pour rendre visite à sa mère bien-aimée et à sa sœur qu'elle n'avait pas vues depuis qu'elle les avait quittées, on ne lui a pas permis d'entrer dans le pays pour des raisons politiques et religieuses. Donc sa mère et ensuite sa sœur une année après, quittèrent cette vallée de larmes sans revoir leur Gonxha bien-aimée. La bienheureuse Teresa a exprimé son profond chagrin sur cet incident déchirant quelques années plus tard dans une lettre qu'elle écrivit de Calcutta :
« Cela fait quarante-six ans que ma mère ne m'a pas vue. Quelques mois avant de mourir, elle m'a appelée à plusieurs reprises, désirant me voir, moi son dernier enfant. L'Albanie étant ce qu'elle est, aucun Indien ne peut y aller. Je pouvais aller très près et cependant pas juqu'à elle. C'est ainsi qu'elle est morte avec mon nom sur les lèvres... » (de la lettre de Mère Teresa à père Sebastian M.C. du 14.08.1979).
Après la dite indépendance de l'Albanie début 1990, le gouvernement albanais voulait par tous les moyens que la bienheureuse Teresa soit citoyenne albanaise. Leur insistance ne marcha pas avec elle. Elle continua à dire aux autorités albanaises qui sont venues au 222 Via Casilina à Rome de la convaincre de l'offre nouvelle et prestigieuse. Sa décision ne changea pas, ils lui dirent donc qu'ils la considéreraient comme « une indienne albanaise ». Cela ne changea pas sa façon de vivre ni son œuvre incontestable d'amour pour les pauvres. Donc jusqu'à sa mort elle s'accrocha à sa nationalité indienne.
« De nationalité, je suis indienne »
A la veille de l'indépendance de l'Inde, c-a-d le jeudi 14 août 1947, Pandit Jawaharlal Nehru a dit à l'Assemblée Constituante indienne rassemblée à New Delhi : « Il y a de nombreuses années nous avons fixé un rendez-vous avec le destin et maintenant vient le temps où nous allons racheter notre gage... Sur le coup de minuit, quand le monde dormira, l'Inde s'éveillera à la vie et à la liberté. L'heure arrive, ce qui arrive mais rarement dans l'histoire, où nous passons de l'ancien au nouveau, quand une époque est révolue et quand l'âme de la nation, longtemps réprimée, trouve la parole.. »
Le vendredi 15 août l'Inde est devenue indépendante des Britanniques, qui avaient gouverné l'Inde depuis le 23 juin 1757. Bien que les Britanniques aient débarqué en Inde le 24 août 1600, ils n'étaient pas venus en Inde pour gouverner l'Inde mais pour faire des affaires. Avec leurs propres mots : « Le commerce, mais pas le territoire ». Sous le nom d'East India Trading Company ( Compagnie de Commerce d'Inde de l'Est ) ils établirent de nombreux centres commerciaux, en particulier dans les villes portuaires. C'est Robert Clive qui décida de construire la ville de Calcutta et commença à établir un royaume. Il a choisi Calcutta comme capitale, qui le resta jusqu'en 1911 quand les Britanniques déplacèrent leur capitale à Delhi, qui a été la capitale de six ou plus d'autres royaumes, y compris l'Empire Mogol.
Comme nous le savons tous, les indiens voulaient leur indépendance depuis 1857, mais cela prit très longtemps à se réaliser. L'Inde voulait être libérée de tout pouvoir étranger de façon pacifique. Dieu a choisi un homme avec une foi profonde, des principes forts et un courage inébranlable. Le nom de l'homme était Mohan Das Karma Chandra Gandhi ( M.K. Gandhi ou simplement Gandhijii ). Avec la prière, le jeûne et la méthode de non-violence, il a pu finalement réaliser la libération désirée de l'emprise des Britanniques mais non sans problèmes.
En tout cas, quand l'Inde est devenue indépendante, le nouveau gouvernement a donné la liberté aux étrangers qui avaient vécu en Inde depuis cinq ans ou plus de demander la nationalité indienne, s'ils le voulaient. C'est ainsi que la bienheureuse Teresa fut une des premières qui ait demandé prudemment la nationalité indienne et qui l'ait obtenue une année après l'indépendance de l'Inde, c-a-d en 1948. C'est la raison pour laquelle elle a écrit : « De nationalité, je suis indienne ».
Le gouvernement indien a reconnu son service indomptable des plus pauvres parmi les pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité pendant toute sa vie à travers les nombreux prix qu'il lui a décernés :
a. Avril 1962. La bienheureuse Teresa a reçu le prix « Padma Shri » ( « Lotus aux pieds de Dieu » ) du Président indien Dr. Rajendra Presad.
b. Novembre 1972. La bienheureuse Teresa a reçu le prix « Pandit Jawaharial Nehru » du gouvernement indien pour son entente internationale.
c.1972. La bienheureuse Teresa a reçu le doctorat honorifique de Shantiniketan, de l'Ouest Bengale, en Inde.
d. 22 mars 1980. La bienheureuse Teresa a reçu le prix « Bharat Ratna » ( « La Perle de l'Inde »), qui est la plus haute récompense indienne.
e. 13 septembre 1997. La bienheureuse Teresa a eu des funérailles nationales. Un tel honneur pour une religieuse catholique romaine est unique et sans précédent dans l'histoire du monde. Depuis le début le gouvernement de l'Inde a reconnu l'œuvre merveilleuse que la bienheureuse Teresa a fait pour les plus pauvres parmi les pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. Dieu seul peut accorder de tels privilèges, ce qui était la reconnaissance finale et définitive de son travail d'amour comme étant l'œuvre de Dieu, comme elle le disait souvent : « Le travail que nous faisons est l'œuvre de Dieu ; c'est Lui et pas nous ; c'est Son œuvre et pas la nôtre » ( Bienheureuse Teresa ). L'amour ne peut pas être vaincu ni conquis. Mais l'amour conquiert tout sans exception. Les grands empires et les armées les plus puissantes se courbent devant le pouvoir de l'amour. La vie de la bienheureuse Teresa fut l'incarnation de l'amour de Dieu. L'Inde demeure très fière de Mère Teresa de Calcutta. La nation toute entière a de l'estime et du respect pour elle, en particulier en cette année du centenaire de sa naissance.
« Quant à ma foi, je suis une religieuse catholique »
« Depuis l'âge de cinq ans et demi », écrit la Bienheureuse Teresa de Calcutta, « Quand je L'ai reçu pour la première fois ( dans la sainte communion ) - l'amour des âmes m'habite. Il a grandi avec les années – jusqu'à ce que je vienne en Inde – dans l'espoir de sauver de nombreuses âmes. Pendant ces 18 années j'ai essayé de vivre selon Ses désirs – j'ai brûlé du désir intense de L'aimer comme Il n'a jamais été aimé auparavant ».
Selon la bienheureuse Teresa M.C. son appel à devenir religieuse a commencé le jour de sa première communion, qui dans son cas eut lieu à l'âge de cinq ans et demi, contrairement à l'âge de raison prescrit qui était à sept ans. Dans sa lettre du 28 juin 1928 elle explique clairement son intention « de devenir une sœur missionnaire et de travailler pour Jésus qui est mort pour nous tous ».
Mère Teresa n'avait pas honte de professer sa foi par des paroles et des actions, par sa façon de vivre et sa façon de travailler. Elle n'avait pas honte de porter son habit, qui voulait être un signe de sa consécration à Dieu, de sa vie de pauvreté et de son appartenance à la famille religieuse des Missionnaires de la Charité ( cf V.C. 25 ). Elle n'a jamais regretté d'être une personne consacrée. Elle appartenait complètement à Dieu. Grâce à son union ininterrompue avec Jésus, son Epoux crucifié, elle a rempli sa vocation exigeante de donner un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres et elle n'a pris aucun risque sans que Jésus soit présent. Jésus lui-même lui a donné la confirmation de sa vocation unique d'être la lumière de Jésus. Dans les propres paroles de Jésus :
« Ma petite épouse, viens, viens, porte-Moi dans les trous des pauvres. Viens, sois Ma lumière. Je ne peux pas y aller seul... Viens, va parmi eux, porte-Moi avec toi chez eux. Comme je désire ardemment entrer dans leurs trous, leurs foyers obscurs et malheureux. Viens, sois leur victime... N'aie pas peur, c'est Moi en toi, avec toi, pour toi... » ( de la lettre de la B. Teresa du 3 déc 1947 ).
La foi de la Bienheureuse Teresa fut héroïque et elle a voulu aimer et servir Jésus dans les plus pauvres parmi les pauvres comme Il n'avait jamais été aimé auparavant. Son amour pour Jésus fut total, inconditionnel, de tout cœur et joyeux. En 1942 elle a fait le vœu privé, sous peine de péché mortel, avec la permission de son confesseur, qu'elle ne refuserait rien à Jésus. Dans ses propres mots : « En 1942 – j'ai voulu donner quelque chose à Jésus sans réserve. Avec la permission de mon confesseur j'ai fait à Dieu le vœu - sous peine de péché mortel – de donner à Dieu tout ce qu'Il pourrait demander – de « ne rien Lui refuser » ».
Quelques jours avant le retour à Dieu de la B. Teresa, une des sœurs de son premier groupe a témoigné d'une scène qui a confirmé sa fidélité héroïque à son premier vœu jusqu'à la fin : « J'ai vu Mère seule, qui regardait... une image de la Sainte Face... et elle disait : « Jésus, je ne t'ai jamais rien refusé ». J'ai pensé qu'elle parlait à quelqu'un. Je suis entrée à nouveau. A nouveau j'ai entendu la même chose : « Je ne t'ai jamais rien refusé » ( témoignage de Sr Margaret Mary M.C. ).
Ecrivant à l'archevêque de Calcutta, la B. Teresa elle-même écrit :
« Depuis ces 17 années ( 1959 ), j'essaie... ( d'être fidèle à ce vœu ) Je suis passée et continue à passer par des de dures épreuves spirituelles – mais sur ce point – il n'y a jamais eu aucun doute dans mon âme parce que je vous les ai toujours présentées à vous et au Père C. Van Exem S.J.... »
« Quant à ma vocation, j'appartiens au monde »
« Voici l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » ( Jn 1, 29 )
Quand j'ai lu cette phrase le verset de l'Evangile de Jean m'est venu à l'esprit :
« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne puisse être perdu mais puisse avoir la vie éternelle ».
St Jean continue : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde ; mais au contraire, pour qu'à travers lui le monde soit sauvé » ( 3, 16-17 ).
Dans ces deux versets St Jean utilise le mot « monde » quatre fois. Il dit qu' « à travers lui, le monde soit sauvé ». Une fois de plus Jésus dit : « Je ne suis pas venu pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé » ( 12, 47 ).
Dans les versets de conclusion de l'Evangile de Marc nous pouvons lire Jésus commandant aux apôtres « d'aller dans le monde entier et de proclamer la Bonne Nouvelle à toute création » ( 16, 15 ).
C'est dans ce sens que la B. Teresa a vu sa vocation et a essayé de la vivre avec toutes les fibres de son être. Elle a su depuis le début de son appel-dans-l'appel, qu' en tant que Missionnaire de la Charité elle était appelée à servir et à sauver le monde des pauvres. Jésus, depuis la Croix, en présence de la foule, et avec la protection de sa Mère bien-aimée ( dont la main gauche était sur l'épaule gauche de la bienheureuse Teresa, sa main droite tenant la main droite de la bienheureuse Teresa ), confie à la B. Teresa le monde des pauvres.
A partir de ce moment-là elle et les Missionnaires de la Charité ont dû aller dans le monde entier pour être la lumière de Jésus, l'amour de Jésus, la compassion de Jésus parmi les pauvres :
« Comme le Père m'a envoyé dans le monde, moi aussi je vous envoie dans le monde pour que le monde soit sauvé à travers lui ».
La B. Teresa a beaucoup vécu dans le monde de la grande souffrance, elle a enduré des douleurs atroces, et partagé de nombreuses choses avec les pauvres afin de les aider à vivre comme de véritables êtres humains avec dignité et humanité, de les rapprocher le plus près possible de Dieu et de rapprocher Dieu le plus près possible d'eux.
Dans une de ses lettres elle écrit :
« Il y a trois jours nous avons ramassé deux personnes dévorées vivantes par les vers. L'agonie de la Croix était sur leur visage. Comme la pauvreté est terrible, quand on n'est pas aimé. Après leur avoir apporté un peu de confort, vous auriez du voir le changement. Le vieil homme a demandé une cigarette, et comme c'est beau de la part de Dieu, j'avais dans mon sac deux paquets des meilleures cigarettes. Un homme riche me les avait donnés ce matin-là dans la rue. Dieu avait pensé au désir de ce vieil homme.
Pourquoi est-ce que je vous écris toutes ces bêtises, alors que vous avez tant d'autres choses importantes qui vous occupent ? Parce que c'est le premier article du credo de nos pauvres »
( B. Teresa, 13 oct 1965 ).
Un jour un homme très riche est venu voir le travail qu'elle faisait dans la maison pour les mourants. Après avoir circulé et vu la façon dont Mère Teresa, ses sœurs et ses frères s'occupaient des patients mourants, il a dit à la B. Teresa : « Mère Teresa, même si vous me donnez dix mille dollars par jour pour ce genre de travail, je ne le ferai pas ». La B. Teresa lui dit :
« Moi non plus. Nous ne le faisons pas pour quelque chose. Nous faisons un quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Quoique nous fassions au plus petit d'entre les gens , nous le faisons pour Jésus. Donc nous le faisons pour quelqu'un et pas pour quelque chose ».
Déjà lors de notre première rencontre le 30 novembre 1966, elle m'a dit que le travail des Missionnaires de la Charité n'était pas un travail social mais l'œuvre de Dieu. Je n'ai pas compris alors quelle était la différence mais maintenant je comprends.
Bien que la B. Teresa ait dit qu'elle appartenait au monde, elle n'était pas une personne du monde. " Désormais je ne suis plus dans le monde ; eux ( les apôtres ) restent dans le monde... Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du mauvais... " ( cf Jn 17, 10-17 ).
Le monde de la B. Teresa était le monde de Dieu, créé par lui comme un endroit magnifique pour que tous les hommes de bonne volonté y vivent. Objectivement parlant c'est un monde racheté, acheté au prix du sang de Jésus. Mais subjectivement ce monde doit être racheté continuellement, libéré de l'esclavage du péché, du mensonge, de l'injustice, de toute sorte de violence, de terrorisme et d'exploitation. Tant de personnes sont écrasées et opprimées par les « puissants, les riches et les orgueilleux »( cf Lc 1, 51-53 ). Jésus a voulu que la B. Teresa M.C. et les Missionnaires de la Charité aillent dans ce monde des pauvres, cette catégorie d'opressés dont les voix ne sont pas entendues, dont on ne voit pas la souffrance, qui ont été foulés au pied par les prétendus riches et les puissants.
Jésus a dit très clairement à la B. Teresa pour quel genre de personnes elle et sa Congrégation devaient travailler. :
« Il y a beaucoup de religieuses pour s'occuper des riches et des gens aisés mais pour Mes très pauvres je n'en ai pas une seule ».
Sa vocation a été alors de lui amener ces gens-là et de l'amener à ces gens-là. Il y a tellement de gens qui vivent dans l'obscurité de l'ignorance, tellement de gens qui ne savent pas quel est le but réel de leur vie ! Beaucoup de gens pensent que s'ils ont plein d'argent ils ont très bien réussi et qu'ils ont réalisé pratiquement leur but dans la vie.
Dieu ne crée aucun être humain seulement pour ce monde ; et il ne crée pas non plus le monde comme notre fin, pour être immergé et perdu. Ici les propres paroles de Jésus viennent à l'esprit : « Et quel avantage l'homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie »
( Mt 16,26 ). Ici le monde est vu comme un obstacle à notre salut.
Le monde de la B. Teresa n'était pas seulement la ville de Calcutta. Ses pauvres n'étaient pas seulement ceux d'un seul lieu. Elle s'est rendue compte que son monde s'étendait aux extrémités de la terre, partout où l'on trouve des pauvres et des gens qui souffrent. Aujourd'hui les sœurs M.C. sont dans 137 pays du monde, qui comprennent la Sibérie, l'Islande, la Mongolie, la Nouvelle Zélande, en un mot, du Pôle Nord au Pôle Sud, d'un bout du monde à l'autre. Les pauvres seront toujours là ( cf Jn 12, 8 ).
« Les pauvres sont partout si nous avons seulement des yeux pour les voir », avait-elle l'habitude de dire.
Il y a une autre sorte terrible de pauvreté, à laquelle il est même plus difficile de faire face : c'est la pauvreté spirituelle. La Bienheureuse Teresa avait l'habitude d'enseigner :
« La plus grande maladie d'aujourd'hui ce n'est pas la lèpre ni la tuberculose, mais le sentiment de ne pas être voulu, ni aimé ni soigné »
C'était le monde dans lequel nous sommes appelés à vivre, que nous sommes appelés à aimer et à sauver. Le monde de la B. Teresa de Calcutta était le monde des pauvres, qu'elle a essayé de voir avec les yeux de Jésus, d'aimer avec le Cœur de Jésus, de servir et de sauver avec le sang de sa vie de sacrifices, ce qui a compris des épreuves spirituelles terribles et des nuits d'obscurité :
« Les épreuves et les tentations sont le baiser de Jésus – le signe que vous êtes arrivé si près de lui qu'il peut vous donner un baiser. N'ayez pas peur – la petite communauté doit seulement imiter son Maître – pour pouvoir racheter le monde » ( de la lettre de la B. Teresa à P. Sebastian M.C. )
« Quant à mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus »
« Dans le langage biblique, le « cœur » indique le centre de la vie humaine, le point où la raison, la volonté, le tempérament et la sensibilité convergent, où la personne trouve son unité et son orientation intérieure. Selon Matthieu (5,8), le « Cœur Immaculé » est un cœur qui, avec la grâce de Dieu, est arrivé à la parfaite unité intérieure et qui par conséquent voit Dieu. Avoir une dévotion pour le Cœur Immaculé de Marie ou pour le Sacré Cœur de Jésus, signifie par conséquent embrasser cette attitude de cœur, qui donne le « fiat » - « Qu'il m'advienne selon ta parole » - le centre qui définit toute notre vie » ( Le message de Fatima du cardinal Joseph Ratzinger
( Pape Benoît XVI ).
Dans une de ses lettres à son directeur spirituel la bienheureuse Teresa écrit :
« Père, pouvez-vous m'expliquer lorsque vous aurez le temps - comment grandir dans « l'union profonde et personnelle du cœur humain avec le Cœur du Christ » ? Depuis l'enfance le Cœur de Jésus a été mon premier amour. Chaque vendredi est la fête du Sacré-Cœur pour moi. J'aime la Messe du S.C (Sacré-Cœur ) – car dans les paroles de l'Offertoire résonnent les paroles du 10 septembre (1946) - « Feras-tu cela pour Moi ? » Ces M.C. ( Missionnaires de la Charité ) sont seulement Son œuvre. J'ai seulement accepté de le faire pour Lui – J'ai essayé de suivre Son projet pour l'œuvre jusqu'au dernier mot... » ( B. Teresa au P. Neumer S.J. 24 juillet 1967 )
L'amour et la dévotion tenace pour le Sacré-Cœur de Jésus de la B. Teresa a commencé à un très jeune âge, comme elle le témoigne elle-même : « Depuis l'enfance le Cœur de Jésus a été mon premier amour ». Cet amour pour le Sacré-Cœur de Jésus a grandi avec elle et est devenu de plus en plus fort et profond. En plus elle a grandi dans la paroisse qui est consacrée au Sacré-Cœur de Jésus... et les prêtres, aussi, n'étaient pas seulement des fervents du culte du Sacré-Cœur le jour de sa fête, mais ils encourageaient aussi les fidèles à consacrer leurs foyers au Sacré-Cœur de Jésus.
En fait la B. Teresa et les Missionnaires de la Charité ne consacrent pas seulement leurs communautés au Sacré-Cœur le jour de sa fête, mais elles encouragent aussi les familles, en particulier les familles des pauvres qu'elles visitent à se consacrer au Sacré-Cœur. En outre les M.C. prient la Litanie au Sacré-Cœur tous les jeudis.
Une des questions que l'archevêque de Calcutta de l'époque, le très Rev Ferdinand Périer S.J. a posé à la B. Teresa fut « les possibilités de réussite », avant qu'elle ne se mette en route pour répondre à son appel-dans-l'appel nouveau et radical. Sa réponse fut très caractéristique. Elle écrit, en citant les paroles que Jésus lui a dites, c-a-d :
« N'aie pas peur... Je serai toujours avec toi... Fais-Moi confiance avec amour, fais-Moi confiance aveuglément... combien je désire ardemment entrer dans leurs trous... dans leurs foyers obscurs et malheureux... »
Elle continue alors avec ses propres mots : « J'ignore quel sera le succès – mais si les Missionnaires de la Charité apportaient de la joie à un seul foyer malheureux – faisaient en sorte qu'un seul enfant des rues innocent reste pur pour Jésus – qu'un seul mourant meure en paix avec Dieu – ne pensez-vous pas, Excellence, que cela vaudrait la peine de tout offrir – juste pour celui-là – parce que celui-là procurerait de la joie au Cœur de Jésus » ( Fête de Corpus Christi, 1947 )
Son amour sincère pour Jésus dans le Pain de Vie et son service de tout cœur et gratuit à Jésus dans les plus pauvres parmi les pauvres étaient les deux côtés de la même pièce de monnaie. Son amour pour Jésus a grandi à travers l'amour. Chaque jour elle l'a aimé de tout son cœur, de tout son esprit, de toute son âme et de toutes ses forces, et elle a aimé les pauvres comme elle même... et même plus qu'elle s'est aimée elle-même.
Conclusion
Le samedi 6 septembre 1997 l'Agence de Presse CNN m'a demandé : Mère Teresa de Calcutta est morte et maintenant que va-t-il arriver aux Missionnaires de la Charité ? Que va-t-il se passer pour l'œuvre qu'elle faisait ? Allez-vous continuer de la même façon qu'elle le faisait – c-a-d donnerez-vous encore un service de tout cœur et gratuit ? Qu'arrivera-t-il si vous n'avez plus aucune aide des gens et si vous n'avez plus de vocations, etc... ,
Il était seulement 5h30 a.m., quelques heures après sa mort. Beaucoup de personnes ont pensé que la famille M.C. allait alors disparaître, que, comme Mère Teresa avait fermé les yeux, l'œuvre des Missionnaires de la Charité s'arrêterait aussi. Grâce à Dieu cela ne s'est pas produit ainsi : « Qui connait la pensée du Seigneur ? Qui peut être son conseiller... » ( cf Rm 11, 34 ).
De nombreuses personnes ont demandé à la bienheureuse Teresa elle-même quand elle était encore sur la terre : « Mère Teresa, que va-t-il arriver à votre Congrégation quand vous ne serez plus là ? Sa première réponse immédiate était très intéressante. Elle disait :
« Permettez-moi de mourir d'abord. Si Dieu trouve une personne aussi misérable que moi, quoiqu'il n'en trouvera pas une plus misérable que moi, il l'utilisera pour continuer son œuvre. Je n'ai pas peur. J'ai confiance en Lui car c'est lui et pas moi, c'est son œuvre et pas la mienne ».
Ma réponse aussi a été très simple. Il est vrai que Mère Teresa M.C. est morte, mais Dieu n'est pas mort. L'amour n'est pas mort. En plus, Mère Teresa avait l'habitude de dire que quand elle mourrait et retournerait à Dieu, elle pourrait nous aider beaucoup plus et non pas moins.
Il n'y a pas de place pour la peur aussi longtemps que nous resterons fidèles à notre appel comme elle l'a fait. Ce n'est pas Mère Teresa qui a appelé les sœurs, les frères, les coopérateurs, les Laïcs Missionnaires de la Charité les bienfaiteurs et les autres. Non, le même Jésus qui a appelé la B. Teresa a appelé tous les membres de la famille M.C.. Etant donné que l'œuvre n'était pas son œuvre mais qu'elle était l'œuvre de Dieu, elle continuera à l'être, et peut même être meilleure, car Jésus a dit à ses apôtres : « Vous pouvez même faire de plus grandes œuvres parce que je vais au Père » ( cf Jn 14, 12).
La bienheureuse Teresa, qui a marché avec Jésus et œuvré avec lui toute sa vie, continue à passer son ciel à faire du bien sur la terre, comme sa sainte patronne, Ste Thérèse de Lisieux, qui a dit sans hésitation que son ciel consisterait à faire du bien sur la terre.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
04.11.10

Lettre de Père Sebastian M.C. de la Toussaint 2010
Adieux
La vie sur la terre est une expérience de l'Exode
La signification chrétienne de la mort
Tous nous savons que la séparation du corps de l'âme n'est pas un événement étrange ou un incident inhabituel. Nous savons tous qu'il n'y a pas de fuite ni de choix possible pour personne face à cette réalité que nous appelons mort une fois qu'une personne est née dans ce monde. Nés dans la douleur de notre mère nous devons mourir dans notre propre douleur.
Jésus aussi a dû mourir. Sa mort fut plus douloureuse et tragique que celle de personne d'autre. Humainement parlant ce fut la tragédie la plus grande qui soit jamais arrivée dans l'histoire humaine. Contrairement au monde, Jésus a vu sa mort comme un passage de ce monde vers son Père. St Jean exprime cela magistralement : « Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père... » (13, 1ff).
Il y a deux sortes de mort. Là St Augustin l'exprime avec beaucoup d'éloquence quand il dit : « Le corps meurt quand le corps se sépare de l'âme ; l'âme meurt quand l'âme se sépare de Dieu ».
La première sorte de mort est une nécessité pour tous ; la deuxième est un choix personnel et est terrible et unique, parce qu'il y a une perte sérieuse du bonheur éternel. Comme nous le savons, nous sommes créés pour connaître, pour aimer et servir le Seigneur et ainsi pour atteindre notre bonheur éternel, ce qui veut dire vivre avec Dieu pour toujours.
Dans les premières heures de la matinée du jeudi 14 octobre 2010 le corps du père Joseph Langford M.C. fut séparé de son âme pour être totalement libre pour Dieu. Sa mort ne fut pas un événement tragique, mais une façon de croire plus profondément que l'âme du Père Joseph M.C. est passée du vieux paradis et de la vieille terre au nouveau paradis et à la nouvelle terre, où il n'y aura plus de mort ni de deuil, de pleurs ni de douleur... (cf. Ap 21, 1ff).
La mort pour un catholique croyant c'est aller à la maison, à Dieu ; c'est sa visite à la maison – aller à la Maison-Mère du Père. C'est un transfert perpétuel de la maison-mission de cette terre à la maison du Père au ciel, où se trouvent la source et la plénitude de l'amour, la lumière et la sagesse ! Quelle réunion incroyablement heureuse cela est pour tous ceux qui croient dans les paroles de Jésus et essaient de les vivre. Ici les paroles d St Paul viennent à l'esprit : « Mon désir est de partir et d'être avec le Seigneur... car notre cité, à nous, est dans les cieux.. » (cf. Ph 3, 20).
DANS CE MONDE DE LABEUR ET DE DIFFICULTÉS,
DANS CE MONDE DE PEINE ET DE CHAGRIN,
DANS CE MONDE DE COUCHER DE SOLEIL ET DE SOLEIL,
DANS CE MONDE D'OBSCURITÉ ET DE LUMIÈRE,
JE DEVIENS SOIT PRISONNIER DE L'AMOUR DE MON CREATEUR
SOIT PRISONNIER DE L'AMOUR DE SES CREATURES.
JE NE DESIRE PLUS RIEN SAUF AIMER JUSQU'A MOURIR D'AMOUR.
MA MORT EST CAUSEE PAR L'AMOUR DE L'AMOUR.
Les étincelles d'amour de Dieu m'enflamment, me brûlant continuellement et faisant brûler en moi le désir d'un amour véritable et noble que Lui, le Créateur seul, peut me procurer. Ma mort alors est la mort par amour de l'amour qui ne s'éteindra jamais ni ne diminuera. L'amour pour lequel je vis est l'amour qui vient de la source, non contaminé, pas touché et extrêmement pur. Ma mort alors n'est pas censée être un échec ni une perte mais un gain inestimable.
Et cependant je deviens aussi par moments triste et découragé ; je me sens parfois effrayé et pensif. La foi par moments me manque et la pensée de mes imperfections, de mes faiblesses, de mes péchés et de mon indignité apparaît devant moi comme des montagnes et des océans qui brouillent et obscurcissent l'amour qui est le seul à être le plus nécessaire, durable et réel.
Comment puis-je réconcilier toutes ces pensées et ces sentiments paradoxaux ?
Comment est-ce que je maîtrise ces pensées irréelles et transitoires et est-ce que j'arrive au réel et à l'éternel ? Comment est-ce que je passe de l'obscurité de mon petit monde d'égocentrisme et de préoccupations au monde de la vraie lumière et de la joie qui est Dieu ?
Comment est-ce que je me libère du monde du plaisir sans vie pour le monde de la félicité et de la joie sans fin ? Je ne peux pas y arriver ! Mais Il peut. En d'autres mots :
« Je peux tout faire en Lui qui me rend fort » (St Paul).
J'ai participé à de nombreuses messes de funérailles après lesquelles les corps étaient descendus dans la terre. Je me souviens très vivement de l'enterrement de la bienheureuse Teresa de Calcutta le samedi 13 septembre 1997. J'ai aidé aussi à descendre son corps au fond du trou au couvent de la Maison-Mère des sœurs M.C. au 54A A.J. Bose Road à Calcutta 700016. J'ai accompli les deniers rites pour ma propre mère le jeudi 25 juin 1998. En juillet 1998 j'ai pris part aux funérailles et à l'enterrement des trois sœurs M.C. martyres, qui furent assassinées brutalement à Hodeida au Yemen. J'ai aussi accompli plusieurs rites funéraires pour nos hôtes dans notre abri de nuit à Rome à Casa Serena et aux environs, de malades du sida, de personnes âgées et de plusieurs autres personnes. J'ai prêché à leurs célébrations funèbres.
Et ensuite le mercredi 20 octobre 2010, dans la ville de Tijuana, dans l'état de Mexico nous avons eu les funérailles solennelles du père Joseph Langford M.C., le co-fondateur des prêtres M.C. qui est retourné à Dieu le jeudi 14 octobre 2010.
Toutes les funérailles, en particulier les inhumations, nous rappellent l'inhumation du corps sacré du Créateur de l'univers, qui est mort entre deux larrons sur la croix ce premier vendredi saint après-midi. L'inhumation eut lieu très rapidement et sans une grande foule, à l'exception de quelques hommes éminents et de quelques femmes qui aimaient Jésus et le suivirent jusqu'au bout. Les quatre évangélistes racontent tous comment l'inhumation de Jésus fut effectuée par Joseph d'Arimathée et Nicodème (cf. Jn 19, 38-42).
Le même Jésus qui a été enseveli « dans un tombeau tout neuf où jamais personne n'avait été déposé » ressuscita le troisième jour malgré le fait que le tombeau ait été fermé par une pierre énorme placée à l'entrée du tombeau (cf. Mt 27, 60), et que le tombeau était bien fermé, la pierre scellée et placée sous bonne garde (Mt 27, 65). Le même Jésus ressuscité « transfigurera notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps de gloire, avec la force qui le rend capable aussi de se soumettre toutes choses. » (cf. Ph 3, 21).
Décision et préparation
Il m'a fallu quelques jours pour discerner et ensuite en arriver à prendre la décision d'aller ou pas à Tijuana aux funérailles du père Joseph M.C.. En outre il y avait toutes sortes d'engagements et de rendez-vous importants. Donc la solution immédiate fut d'organiser une messe pour le repos de l'âme du père Joseph M.C. et d'inviter les pères M.C. et la communauté et nos sœurs M.C.. Cela devint plus clair pour moi quand je rendis visite à Père Rick M.C. et aux frères dans leur maison à Tor Fiscale à Rome. Donc le vendredi 15 octobre 2010 à 17h nous avons eu la messe pour le repos de l'âme du père Joseph dans notre chapelle 8 via S. Agapito à Rome.
Merci à Père Patrick M.C. et aux séminaristes qui se sont gentiment joints à nous pour notre célébration et ont partagé avec nous un repas simple. Merci à Sr. Maria Pia M.C., la supérieure régionale de la région Notre Dame Reine du monde et à toutes les sœurs qui sont venues participer à la célébration eucharistique. Ce fut une célébration familiale de partage dans le chagrin comme dans la joie. Merci à tous ceux qui nous ont rejoints pour le banquet eucharistique et ont prié pour le repos de l'âme du père Joseph Langford M.C.
Bien qu'il ait souffert d'une maladie grave appelée amiloidose, personne ne s'attendait à ce qu'il quitte ce monde aussi vite et cette nuit-là. Les chemins du Seigneur sont mystérieux :
« Qui en effet a connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ? » (Rm 11, 34-35).
J'appris par la lettre du Père Gary M.C. que les obsèques du Père Joseph M.C. auraient lieu le mardi ou le mercredi 19 ou 20 octobre 2010 à 18h à Tijuana au Mexique. Je fis plusieurs tentatives pour trouver un billet aller et retour Rome – San Diego – Rome pour trois jours. Mais l'offre était beaucoup trop déraisonnable. Merci à nos LMC de San Diego Mr. Rick et Mme Espie de m'avoir envoyé immédiatement le billet électronique ce qui devint pour moi le signe que je devais vraiment y aller. Donc j'ai accepté l'offre et je fus encouragé par mes frères, en particulier par mes Conseillers.
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Voyage à San Diego-Tijuana
Mon voyage commença le mardi 19 octobre à 6h 30 depuis notre maison à Rome. Après le contrôle de passeport initial et quelques questions ils nous laissèrent entrer dans la file vers le comptoir d'enregistrement . De loin nous voyions la longue file de passagers pour le même vol et je perdis déjà mon courage. En plus de cela des personnes nous dirent que le vol pour l'aéroport JFK à New York était retardé de quatre heures environ en raison de la grève générale en France. La grande majorité des passagers durent réserver à nouveau leurs vols de correspondance de New York vers les différentes parties de ce gigantesque pays, comme nous allions tous manquer nos correspondances.
Nous avons fait la queue pendant plus de trois longues heures avant d'atteindre notre comptoir où nous avons dû attendre une demi-heure de plus avant de pouvoir réserver à nouveau mon vol de correspondance depuis New York. C'était un grand risque, car le laps de temps entre les deux vols était très court et ce n'était plus American Lines mais Delta, ce qui voulait dire que je devais changer également de terminal.
En tout cas j'ai accepté l'offre, car il n'y avait pas d'autre choix. Mais le vol de Rome fut retardé une fois de plus. Finalement l'avion décolla et atterri à JFK à New York à 18h05 environ et mon vol de correspondance était à 19h25 depuis un autre terminal, ce qui voulait dire que je devais trouver un moyen d'arriver là. En outre, si l'immigration prenait beaucoup de temps, ce qui arrivait habituellement dans mon cas, j'allais facilement manqué la correspondance.
Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai couru, comme je l'ai fait après être sorti de l'avion, jusqu'au comptoir de l'immigration, qui était presque à un km de l'endroit où nous sommes sortis. Grâce à Dieu j'ai pu atteindre le comptoir de l'immigration avant tout le monde, mais alors je ne pouvais plus parler car j'étais totalement essoufflé.
Je suis arrivé tant bien que mal à prendre mon passeport et à le donner au policier. Il ne m'a pas posé beaucoup de questions, à part les formalités les plus simples, l'empreinte du doigt, la photo et quelques questions simples et il m'a donné le visa juqu'au 19 octobre 2013. Comme je n'avais pas de bagages à enregistrer je pouvais aller directement au terminal. Une fois de plus je recommençai à courir mais cette fois je ne savais pas comment me rendre au terminal suivant.
Chaque minute de cette heure à l'aéroport JPK était si précieuse que perdre même une fraction de seconde c'était trop pour moi. Après m'être renseigné j'ai découvert que je devais prendre un train et aller du Terminal 8 au Terminal 3, ce que j'ai fait. Mais alors un autre grand contrôle de sécurité m'attendait. Ce contrôle ayant été également effectué, je me suis rendu à la porte de départ comme on m'avait dit de le faire. Ma carte d'embarquement électronique était déjà préparée dans ma main. Mais alors il m'a fallu 10 minutes de plus pour arriver à la porte de Delta Airlines en partance pour San Diego à 19h 25.
Quand je suis arrivé à la porte de départ en bus avec un petit groupe de passagers de la dernière minute, ma carte d'embarquement devait être vérifiée, m'a dit l'homme, alors que tous les autres passaient, même s'ils avaient aussi la même carte d'embarquement que moi. On m'arrêta et l'on me dit qu'il n'y avait pas d'enregistrement et que je ne pouvais pas voyager par ce vol. Je me suis presque évanoui quand ils ont fermé la porte sur ma figure.
Maintenant que faire ? Il n'y avait pas d'autre moyen que de retourner au Terminal 8 et de parler avec les gens d'American Airlines. Ils étaient obligés de résoudre mon problème. Mais alors, comme j'arrivais à l'agence AA, il y avair une longue file de passagers qui attendaient pour réserver à nouveau. Celle qui circulait, une petite chef, me dit que je devais attendre que tous les autres aient fini de réserver à nouveau, car d'après elle il n'y avait plus de vols pour San Diego le soir même.
J'ai attendu et attendu juste devant la file mais des personnes étaient appelées de derrière, de ci et là par la petite chef. Et alors je n'ai plus vu la petite chef et j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allé à l'un des comptoirs pour la réservation. Un homme me dit que le prochain vol pour San Diego était mercredi 20 octobre à 17h, donc que je devais attendre. Vous pouvez imaginer comment je me sentais. J'étais comme Moïse et les Israélites près de la Mer Rouge. Je ne pouvais ni reculer ni avancer. J'étais coincé. Seul le Seigneur était mon secours et comme les Israélites je criai aussi vers le Seigneur et le Seigneur finalement a entendu mon cri. Oui, le Seigneur entend le cri des pauvres.
Je dis à l'homme que je préférais rentrer à Rome s'il ne m'aidait pas à me rendre à San Diego le matin suivant. Je lui dis que l'unique but de mon voyage à San Diego était d'assister à des funérailles qui avaient lieu le 20 octobre 2010 à 17h. D'abord il me dit qu'il ne pouvait pas m'aider mais ensuite, quand il a su que je n'avais qu'un petit bagage à main il me dit qu'il me donnerait la carte d'embarquement pour Los Angeles et il me dit de me dépêcher car il étaient prêts à embarquer. Je n'avais pas de siège réservé mais il me dit que je pourrais l'avoir à la porte. Une fois de plus le même contrôle de sécurité, le contrôle de passeport effectués, je me rendis à la porte et pris le vol pour Los Angeles.
Quand je suis arrivé à Los Angeles j'ai demandé à l'un des passagers si je pouvais téléphoner à San Diego aux personnes qui m'attendaient encore à l'aéroport à San Diego à une heure avancée de la nuit. Il était déjà minuit (heure de LA). Il eut la gentillesse de me laisser utiliser son téléphone portable.
Les LMC de San Diego, Mr Rick et Mme Espie étaient prêts à venir me chercher à LA à cette heure de la nuit. Quand je suis sorti je suis allé au comptoir d'American Airlines et leur ai raconté mon problème et montré mon billet pour San Diego. J'avais déjà vu sur l'écran plusieurs vols pour San Diego le lendemain matin.
Sans difficulté l'agent réserva à nouveau mon billet pour San Diego à 6h30 le lendemain et me donna un bon pour l'hôtel. Je lui ai parlé du problème pour téléphoner aux personnes à San Diego. Une autre femme qui m'avait entendu parler est venue au comptoir et m'a demandé le numéro. De cette façon j'ai pu faire savoir à Rick et à Espie que j'allais prendre un vol pour San Diego le lendemain matin et qu'ils n'avaient pas besoin de venir à LA cette nuit-là.
Ils avaient déjà commencé à partir pour LA, mais ils n'étaient pas encore entrés sur l'autoroute Ils sont donc retournés chez eux et ont essayé de se reposer pendant quelques heures. Ce fut une nuit très dure pour Mme Espie, Mr Rick et Mme Tai Pearn. Comme je sortais de l'avion Mr Rick m'attendait. Je suis arrivé chez eux à 8h. Mme Espie devait travailler comme elle est directrice d'un hôpital à San Diego et ne pouvait pas quitter le travail avant 14h pour se préparer pour aller aux funérailles à Tijuana. Mme Tai Pearn LMC m'emmena déjeuner avec Mr Rick et ensuite Mme Espie LMC nous a rejoints à la maison des sœurs contemplatives M.C., où quelques coopérateurs se préparaient à aller aux funérailles. Cela prit à peu près une demi-heure en voiture pour arriver à la maison des pères M.C. à Tijuana.
La messe des funérailles et l'inhumation
Dans la chapelle de la bienheureuse Teresa où le corps du Père Joseph M.C. était exposé, les gens priaient le chapelet. Un des pères M.C. m'a emmené directement à la chapelle et le cercueil était seulement à demi fermé. Il avait l'air de dormir. Après quelques minutes de prière silencieuse on me conduisit par la sacristie à la pièce des rafraîchissements, et ensuite finalement à la chambre Du Père Joseph, là où il vivait et où il a rendu son dernier soupir. Il y a encore un petit autel, où il célébrait sa messe quotidienne et où les pères M.C. peu après sa mort ont offert la messe pour le repos de son âme.
Père Gary M.C., Père Vittorio M.C. et d'autres pères m'ont gentiment emmené à la tombe où il allait être déposé après que la messe des funérailles soit terminée. Les ouvriers étaient encore autour en train de mettre la dernière main. A ce moment-là j'ai pu rencontrer et échanger mes amitiés pleines de prière et mes condoléances avec de nombreux pères M.C..
Tous les pères M.C. semblaient très heureux. Je leur dis que j'avais fait tout ce chemin depuis Rome seulement pour les funérailles, comme quelques uns d'entre eux furent très enthousiastes de l'apprendre. Ils furent alors encore plus heureux et reconnaissants, tellement que Père Brian M.C., en parla explicitement dans ses remerciements.
Ce fut une occasion merveilleuse de rencontrer de nombreux pères M.C. que je n'avais pas vus depuis des années.
On me demanda de me tenir près de Père Gary M.C. à l'autel pendant la messe bien que personnellement je n'avais pas de préférences. J'ai essayé de faire de mon mieux comme j'étais dirigé.
L'archevêque Mgr Berlie du diocèse de Merida est arrivé à l'heure et la messe a commencé à 17h pile avec environ 60 prêtres concélébrants. Il y avait un grand nombre de sœurs M.C., de régionales, ainsi que d'autres religieuses appartenant à d'autres congrégations. Une sœur et deux frères du Père Joseph et leurs familles étaient présents. Un de ses frères a lu la première lecture.
Père Brian M.C. a donné une courte biographie de P.ère Joseph M.C. et des derniers jours de sa vie, etc. Et ensuite l'archevêque a accueilli particulièrement les membres de la famille de Père Joseph M.C., les sœurs M.C., les coopérateurs et tous ceux qui sont venus participer à la messe d'adieu pour le Père Joseph M.C. L'Evangile était de St Jean, chapitre 19, 25-30 :
- La charge – la charge de la fondation (19, 26-27).
- La Soif de Jésus d'amour et des âmes (19, 28).
- Ses derniers mots : « Tout est accompli » (19, 30)
Père Gary M.C. a proclamé l'Evangile. L'homélie a été longue. L'archevêque est revenu
sur sa première rencontre avec la bienheureuse Teresa M.C., comment il avait accueilli les pères M.C. dans l'archidiocèse de Tijuana, ses nombreuses rencontres avec la bienheureuse Teresa M.C. etc.
Avant le rite final de l'aspersion et de l'encensement, Père Brian M.C., le supérieur général des pères M.C., a remercié tous ceux qui étaient présents pour l'occasion, suivit le dernier rite et ensuite la procession à la tombe avec le corps du père que l'évêque a aussi béni. Une fois encore le cercueil a été béni par l'évêque, par Père Brian M.C., Père Gary M.C. , et Père Sebastian M.C. aussi. Comme le corps était descendu lentement les sœurs M.C. ont chanté le chant : « God will take care of you... »( « Dieu prendra soin de vous... » ), comme Sr Nirmala M.C. et la famille M.C. l'ont fait le samedi 13 septembre 1997 quand le corps de la bienheureuse Teresa a été descendu lentement dans la tombe. J'ai aussi jeté une petite image plastifiée de la bienheureuse Teresa M.C. avec une toute petite relique à l'intérieur ; et aussi une médaille miraculeuse pour répondre au désir de Sr Lysa M.C. qui m'avait demandé de le faire.
Adieux
Les derniers adieux et les salutations pieuses et reconnaissantes ont suivi. Ce fut une occasion magnifique de rencontrer les sœurs et les pères M.C. ensemble après tant de temps. Toute la célébration fut très paisible et joyeuse, car nous savons que partager la joie de Pâques est notre droit de naissance, encore plus pour nous M.C. car la joie est le signe infaillible de la présence de Deu en nous.
La célébration entière a duré environ deux heures quarante cinq. La longue soirée s'est conclue par notre visite au nouveau bâtiment M.T.C., que Sr Osana M.C. a voulu que nous fassions. Merci à Sr Osana M.C., à Sr Elisabeth M.C. et aux autres qui ont pris la peine de montrer le bon travail qu'elles font toutes pour répandre le message de l'amour du Christ pour ses pauvres à travers la bienheureuse Teresa de Calcutta. Maintenant nous attendons impatiemment sa canonisation qui je l'espère et je prie pour cela, aura lieu très prochainement.
Avec mon amour et ma prière
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
27.10.10

(La numérotation des pages correspond à celle des Statuts imprimés!)
1
STATUTS
ET
CHEMIN DE VIE DES LAICS
MISSIONNAIRES DE LA CHARITE
24.09.10
STATUTS
ET
CHEMIN DE VIE DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE
Lettre de Mère Teresa aux LMC
LDM 2/5/90
Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus dans vos cœurs et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez, en particulier avec votre famille.
Priez toujours ensemble et vous resterez ensemble.
Soyez seulement tout à Jésus par Marie.
Prions.
Dieu vous bénisse.
M.Teresa mc
VICARIAT DE ROME
Office des Instituts Religieux
Rome – 25 Février 1987
Très Révérend Père Sebastian,
J'ai reçu la copie des Statuts et du Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et je suis très heureux de vous dire que je ne peux qu'être en accord avec l'objectif fondamental du Mouvement qui se propose de restaurer le sanctuaire domestique de la famille à travers la prière, le dialogue et la consécration personnelle.
Je souhaite vraiment et je prie qu'avec la grâce de Dieu, le chemin déjà parcouru s'enrichisse toujours plus de nombreux et généreux disciples, afin que cette œuvre, si bénéfique et si chrétienne, continue de se propager, en communion avec l'Église universelle et plus particulièrement avec notre bien-aimé diocèse de Rome.
Réconforté par les fruits des biens spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux des membres de ce « Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité », j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir qu'il soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87.
J'implore sur vous tous l'assistance divine et la grâce de l'Esprit Saint, avec le souhait qu'elles produisent du fruit en abondance dans vos vies et dans le travail que les Laïcs Missionnaires de la Charité entreprendront pour la plus grande gloire de Dieu, et de tout cœur je vous envoie ma bénédiction paternelle.
Signé,
Cardinal Ugo Poletti
Vicaire de sa Sainteté
pour le Diocèse de Rome
ABREVIATIONS
LMC – Laïcs Missionnaires de la Charité
FC – Familiaris Consortio : Exhortation Apostolique du Pape Jean Paul II sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui. 22 Novembre 1981.
HV – Humanae Vitae : Lettre Encyclique du Pape Paul VI sur les règles justes ( licites ) en matière de procréation des enfants. 25 Juillet 1968.
GS – Gaudium et Spes : Constitution Pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps. Concile Vatican II.
AA – Apostolicam Actuositatem : Décret sur l'Apostolat des Laïcs. Concile Vatican II.
AG – Ad Gentes : Décret sur l'Activité Missionnaire de l'Eglise. Concile Vatican II.
SC – Sacrosanctum Concilium : Constitution sur la Sainte Liturgie. Concile Vatican II.
Mystici Corporis : Pape Pie XII. 29 Juin 1943.
Marialis Cultus : Exhortation Apostolique pour une juste conception et pour le développement de la dévotion à la Sainte Vierge Marie. Pape Paul VI. 2 Février 1974.
Nouvelles Règles sur les Indulgences : Saint Siège. 29 Juin 1968.
Instruction Générale sur la Liturgie des Heures. Pape Paul VI. 1er Novembre 1970.
Constitutions des Missionnaires de la charité.
« Souffle en moi, Esprit Saint,
pour que mes pensées puissent toutes être saintes.
Œuvre en moi, Esprit Saint,
pour que mon travail aussi puisse être saint.
Attire mon cœur, Esprit Saint
pour que je puisse n'aimer que ce qui est saint
Fortifie-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse défendre tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse toujours être saint. »
St Augustin
TABLE DES MATIERES
Chapitre 1. - La Nature et la Mission du Mouvement......................................................7
Chapitre 2. - Les Vœux.........................................................................................................8
A. La Chasteté.....................................................................................................................10
B. La Pauvreté............ ........................................................................................................13
C. L'Obéissance...................................................................................................................14
D. Le Service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres....................16
Chapitre 3. - La Communauté des LMC en dialogue avec Dieu....................................18
Chapitre 4. - La Croix : pas de plus GrandAmour !........................................................21
Chapitre 5. - Le Mouvement des LMC en tant que Communauté
au Service de l'Homme.................................................................................22
Les LMC sont appelés à offrir un service de tout cœur et gratuit
(a) aux membres de leurs propres familles...........................................................................22
(b) aux membres du Mouvement..........................................................................................22
(c) à la famille des Missionnaires de la Charité....................................................................23
(d) aux plus pauvres parmi les pauvres.................................................................................23
Le Lien LMC........................................................................................................................25
Le Rite de Profession et de Renouvellement des voeux des LMC...................................26
Lettre de P. Sebastian MC de juillet-août 1999.................................................................27
Lettre de P. Sebastian MC : Corpus Domini 2006............................................................29
« Les Chrétiens exerceront leur apostolat en s'accordant sur un même but. Qu'ils soient apôtres, tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui expriment en tant que tels le caractère communautaire de l'apostolat ; qu'ils le soient aussi dans les groupements libres dans lesquels ils auront choisi de se réunir. »
« L'apostolat organisé est aussi très important parce que souvent, soit dans les communautés ecclésiales, soit dans les divers milieux de vie, l'apostolat requiert une action d'ensemble. Les organisations créées pour un apostolat collectif soutiennent leurs membres, les forment à l'apostolat, ordonnent et dirigent leur action apostolique de telle sorte qu'on puisse en espérer des résultats beaucoup plus importants que si chacun agissait isolément. »
Décret sur l'Apostolat des Laïcs n° 18 : 2,3
LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE DES
LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE ( LMC )
CHAPITRE 1 – La Nature et la Mission du Mouvement
« Autrefois vous n'étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu ; une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis. » ( I P. 2, 9-10 )
« Famille, deviens ce que tu es ! » ( FC n° 17 )
1. Notre Mouvement, connu sous le nom des « Laïcs Missionnaires de la Charité », est une Association internationale de laïcs mariés et célibataires :
- qui prononcent des vœux privés de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, vécus selon les conditions de vie de chacun ;
- dont la vie est marquée par la prière et un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au cœur du monde, vivant ainsi partout une vie droite et sainte, consacrant le monde entièrement à Dieu, aidés par un père spirituel qui comprend et partage l'esprit des Missionnaires de la Charité ;
- qui sont intimement liés à la famille des Missionnaires de la Charité, fondée par Mère Teresa de Calcutta, et à laquelle ils sont affiliés spirituellement ;
- qui reconnaissent pleinement le Magistère de l'Église, et respectent ses Ministres et leur obéissent.
2. L'esprit des Laïcs Missionnaires de la Charité est un esprit d'abandon total à la sainte volonté de Dieu, de confiance de petit enfant en sa sollicitude paternelle, d'empressement au service dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph.
3. Le but des Laïcs Missionnaires de la Charité est d'étancher la soif infinie d'amour de toutes les âmes de Jésus sur la Croix, grâce à la profession annuelle des quatre vœux privés selon les Statuts.
4. La mission spéciale des LMC est de travailler au salut et à la sanctification des membres de leurs propres familles et des plus pauvres parmi les pauvres du monde entier:
- avec leur effort constant pour transformer leurs propres familles en de véritables sanctuaires d'amour par la prière en famille, le dialogue, le partage et le service ;
- en faisant les petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire, pour la plus grande gloire de Dieu ;
- en vivant une vie de prière, de pénitence et de service, marquée par la simplicité, l'humilité, et la pratique des enseignements de l'Évangile ; en aimant et en adorant Jésus sous les espèces du Pain et du Vin ;
- avec leur présence consacrée au cœur du monde ;
- en aimant et servant Jésus caché sous le masque de détresse des plus pauvres parmi les pauvres ;
- en donnant une aide matérielle selon leurs propres moyens et un réconfort spirituel à tous ceux qui sont dans le besoin ;
- en partageant, autant qu'il leur est possible, le travail et la vie des Missionnaires de la Charité ;
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances et en les offrant au Seigneur dans un abandon total, avec une confiance aimante et avec joie.
5. Le Patron des LMC est la Sainte Famille de Nazareth, modèle de vie et source d'inspiration.
6. Le signe de leur consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le cœur, ou autour du cou, et un crucifix plus grand qui leur est donné au moment de la première profession.
7. La manière de s'habiller est simple et digne : un signe de consécration au service des plus pauvres parmi les pauvres et un exemple de modestie pour tous.
CHAPITRE 2 - Les Vœux
« ...c'est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres . » ( Jn 15, 16-17).
« Les Laïcs Missionnaires en tant qu'adorateurs menant partout des vies saintes, consacrant le monde lui-même à Dieu. »
8. Après l'achèvement de deux années entières de formation, le LMC, s'il est considéré comme prêt, peut faire sa première profession annuelle des vœux de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres selon la Règle et les Statuts des LMC.
Les vœux se renouvellent annuellement à l'expiration de la profession précédente. Pour des raisons spéciales, il est possible d'anticiper le renouvellement des vœux mais pas de plus d'un mois.
Les vœux d'une personne célibataire expirent automatiquement si et quand cette personne se marie. Il / elle est autorisé (e) à renouveler ses vœux seulement si son époux / épouse désire éventuellement entrer dans le Mouvement, ou lui donne au moins le consentement nécessaire.
9. La formule utilisée pour la profession est la suivante :
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie, moi ( P.N), je fais le vœu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon cœur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint-Esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et d'une manière particulière des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Église plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui . »
Lieu.............................. Date
10. En outre, par dévotion, les LMC renouvellent leurs vœux ensemble le jour de la fête de la Sainte Famille, qu'ils célèbrent le dernier dimanche avant la fête du Christ-Roi. La formule est la suivante :
« Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie, moi (P.N), je renouvelle mes vœux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne...etc. »
Chaque renouvellement exige un retour à la ferveur, au charisme et à l'esprit d'origine. Cela demande une relecture des Statuts réfléchie et dans la prière. C'est simplement parce que l'on ne fait pas les vœux selon la Bible, ni selon aucune sorte de règles si belles et si merveilleuses soient-elles.
Chaque Laïc Missionnaire de la Charité fait ou renouvelle ses vœux selon les Statuts et essaie d'y adhérer dans tous leurs détails autant que possible. Ce n'est pas une formule à lire et à répéter tous les ans, mais une vie à vivre chaque jour avec ses exigences et ses fardeaux. Ce n'est pas un engagement de plus parmi les nombreux autres mais c'est « L'Engagement » parce que c'est une réponse inconditionnelle à un appel divin à être « le sel de la terre et la lumière du monde ». L'acceptation de cet appel se fait dans la vérité et la liberté mais il devient obligatoire une fois accepté de remplir les exigences de l'appel. Être membre du Mouvement ne signifie pas diviser ou séparer les couples mariés l'un de l'autre ou les sortir du cœur de la famille ou du monde ; non, c'est avoir l'intention de compléter, supporter et renforcer les liens du sacrement de mariage et la vie de famille.
Les points suivants serviront à aider à clarifier ce qui concerne le renouvellement des voeux ou leur première profession :
Ceux qui veulent faire ou renouveler leurs vœux peuvent écrire une lettre formelle à leurs Directeurs Spirituels respectifs deux mois avant la date d'expiration ;
La lettre doit inclure la date d'expiration et la date à laquelle lui ou elle ou le groupe va renouveler ses vœux ou les faire ;
Au cas où la date fixée pour le renouvellement des vœux en groupe pose un problème à quelqu'un, il est possible d'avancer le renouvellement, mais pas de plus d'un mois. En cas de maladie grave on peut renouveler ou faire ses vœux dans son lit de malade, mais toujours avec la permission du Directeur Spirituel ;
Ceux qui ne renouvellent pas leurs vœux à la date ou avant la date d'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et il en est ainsi spécialement là où il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur Spirituel ou les personnes en charge des groupes ;
Là où il n'y a pas de groupes LMC ni de Directeurs Spirituels on peut essayer d'être en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche. Si cela n'est pas possible non plus, on peut en référer à Rome suffisamment à l'avance pour pouvoir recevoir la réponse avant la date d'expiration;
Pour pouvoir faire ou renouveler les vœux au moins deux tiers de présence aux réunions de groupe, de prière etc..., sont exigés ;
L'absence continue ou interrompue à plus d'un tiers des réunions de groupe empêche une personne de faire ou de renouveler ses vœux ;
Là où il n'y a pas de groupes, les LMC peuvent rester en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche, et si même cela n'est pas possible, ils peuvent contacter Rome.
Ceux dont les vœux ont expiré et qui aimeraient revenir dans le Mouvement doivent faire à nouveau une année entière de formation, ce qui naturellement apportera beaucoup de grâce et de force non seulement à eux mais également au Mouvement tout entier.
Implorons la Sainte Famille d'être notre source d'inspiration et notre guide continuel et de nous aider à persévérer dans notre engagement de LMC même jusqu'à la mort.
A - LA CHASTETE
11. La chasteté est une attitude de révérence profonde à l'égard de cette réalité sainte qu'est le mariage, conformément au dessein de Dieu Créateur qui fit l'homme et la femme dans ce but, et ainsi le mystère de la virginité et du célibat pour l'amour du Royaume de Dieu transcende et exalte la sexualité dans un esprit de sacrifice. La chasteté chrétienne ne signifie pas dédain pour la sexualité, mais plutôt un contrôle de soi assuré dans l'exercice de la domination de l'esprit sur la « chair ». « Le mariage et la virginité sont les deux manières d'exprimer et de vivre l'unique mystère de l'Alliance de Dieu avec son peuple.» (FC 16)
12. Il est bon de savoir que :
- l'état de célibat, qui est le choix de vivre en totale continence pour l'amour du Royaume est un don spécial de Dieu à certaines personnes. ( Mt. 19,11) ;
- il trouve son fondement ultime dans la vie, l'exemple et les enseignements de Jésus et dans la tradition de l'Eglise. « Grâce à ce témoignage, la virginité garde vivante dans l'Eglise la conscience du mystère du mariage et elle le défend contre toute atteinte à son intégrité et tout appauvrissement. » (FC 16).
« En rendant le coeur de l'homme particulièrement libre « pour qu'il brûle davantage de l'amour de Dieu et de tous les hommes », la virginité atteste que le Royaume de Dieu et sa justice sont cette perle précieuse que l'on doit préférer à toute valeur, si grande qu'elle soit, et qu'il faut même rechercher comme l'unique valeur définitive. » (FC 16) .
« Tout en ayant renoncé à la fécondité physique, la personne vierge devient féconde spirituellement, père et mère d'un grand nombre, coopérant à la réalisation de la famille suivant le dessein de Dieu ». (FC 16).
C'est un don fragile et vulnérable à cause de la faiblesse humaine :
« nous portons ce trésor dans des vases de terre ».( Saint Paul )
« De même que pour les époux la fidélité peut devenir parfois difficile et exiger sacrifice, mortification et oubli de soi, ainsi peut-il en être également pour les personnes vierges. Leur fidélité, même dans l'épreuve, doit édifier celle des époux. » ( FC 16 ).
13. Le sacrement de mariage est un don de Dieu à son peuple, à travers lequel un homme et une femme établissent une association pour toute la vie afin :
- de former une communauté de personnes unies et enracinées dans l'amour ;
- de servir la vie, c'est-à-dire, la transmission de la vie (procréation) et l'éducation des enfants ;
- de participer au développement de la société ;
- de partager la vie et la mission de l'Église en encourageant et faisant connaître ses enseignements.
Le mariage chrétien institué par Notre Seigneur Jésus Christ est en même temps une vocation et un commandement :
- à rester fidèle l'un à l'autre pour toujours, au-delà de toute épreuve et difficulté, en obéissance généreuse à la volonté sainte du Seigneur : « Ce que Dieu a uni ensemble, aucun homme ne peut le séparer ».
« Seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation... » ( FC 21 ).
- à « témoigner de la valeur inestimable de l'indissolubilité du mariage et de la fidélité conjugale. » « La communion conjugale se caractérise non seulement par son unité, mais encore par son indissolubilité... » ( FC 20 ).
14. Les points fondamentaux qui gouvernent la chasteté conjugale et fournissent les critères qui permettent de juger l'acte conjugal sont :
1) une disposition respectueuse à servir la vie : l'amour conjugal doit être une réponse affirmative au commandement du Créateur : « Croissez et multipliez-vous ! », un consentement à la mission de procréation inhérente à la responsabilité chrétienne. « Il y a lieu d'exclure, comme intrinsèquement mauvaise, « toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. » (FC 32 ; HV 14).
2) Une fidélité réciproque dans l'amour : l'acte conjugal doit exprimer l'amour et la fidélité conjugale. « Le don de l'Esprit est règle de vie pour les époux chrétiens et il est en même temps souffle entraînant afin que croisse chaque jour en eux une union sans cesse plus riche à tous les niveaux - des corps, des caractères, des cœurs, des intelligences et des volontés, des âmes – révélant ainsi à l'Eglise et au monde la nouvelle communion d'amour donnée par la grâce du Christ. » (FC 19).
3) L'orientation vers le Christ en accord avec la nature du sacrement : l'amour conjugal, la tolérance, le sacrifice, doivent être compris comme l'accomplissement de l'engagement sacramentel. « L'Esprit, que répand le Seigneur, leur donne un cœur nouveau et rend l'homme et la femme capables de s'aimer, comme le Christ nous a aimés. L'amour conjugal atteint cette plénitude à laquelle il est intérieurement ordonné, la charité conjugale : celle-ci est la façon propre et spécifique dont les époux participent à la charité du Christ se donnant lui-même sur la Croix, et sont appelés à la vivre ». (FC 13).
« En vertu de la sacramentalité de leur mariage, les époux sont liés l'un à l'autre de la façon la plus indissoluble. S'appartenant l'un à l'autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Église. » (FC 13).
4) Le pouvoir de la sainte discipline et de la modération découlant de l'amour : le consentement pur et résolu aux préceptes sacrés de Dieu à l'égard de la vie conjugale doit être atteint par la tendresse, l'effort et la renonciation. « La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse, pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles : elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes ; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens des responsabilités dans l'accomplissement de leurs devoirs. Les parents acquièrent ainsi la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants. » (FC 33 ; HV 21).
15. La chasteté conjugale exigent que mari et femme soient pleinement conscients :
- de leurs obligations en matière de paternité responsable :
« ...L'exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérarchie des valeurs. Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s'ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l'intention créatrice de Dieu. » (HV 10).
- du fait que l'Eglise ne désapprouve pas l'usage correct de la sexualité.
« Lorsque les époux, en observant le recours à des périodes infécondes, respectent le lien indissoluble entre les aspects d'union et de procréation de la sexualité humaine, ils se comportent comme des « ministres » du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en « usufruitiers », selon le dynamisme originel de la donation « totale », sans manipulations ni altérations. » (FC 32).
- de la nécessité d'avoir une connaissance très précise en matière de fertilité, afin de profiter consciemment des périodes de fertilité comme des périodes d'infertilité. « Le choix des rythmes naturels comporte l'acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l'acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. » (FC 32).
« Des efforts plus étendus, plus décisifs et plus systématiques pour faire connaître, estimer et appliquer les méthodes naturelles de régulation de la fécondité. » (FC 35) sont très nécessaires à notre temps.
16. La chasteté conjugale exige que le couple prenne conscience :
- de la valeur et de l'importance du choix de pratiquer la continence périodique par exemple pendant les périodes saintes de l'Avent et du Carême ou durant toute autre période qu'ils décideront ensemble d'observer à court ou à long terme, aidant les autres à faire de même quand cela est possible et nécessaire. « Un témoignage précieux peut et doit être donné par les époux qui, grâce à l'effort de continence périodique, sont parvenus à une responsabilité personnelle plus mûre devant l'amour et la vie. Comme l'écrivait Paul VI : « C'est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visible aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l'amour mutuel des époux à leur coopération à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine. » (FC 35 ; HV 25).
- de la nécessité de grandir et de progresser ensemble par la prière constante et spécialement par la pratique fréquente des sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, et en plus, par le sacrifice, la mortification et l'oubli de soi qui les aident à pratiquer la chasteté intérieure du cœur;
- de leur obligation de défendre les enseignements de l'Église, contre l'utilisation des contraceptifs, la pratique de la stérilisation, et la destruction de la vie humaine par l'avortement procuré. (HV 14).
- de leur droit et leur devoir d'éduquer leurs enfants au sens des valeurs essentielles de la vie humaine et chrétienne. ( FC 36 et 37 ).
17. Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph, père adoptif du Fils de Dieu, Patron de l'Église Universelle, et de toujours les prendre comme point de référence et source d'inspiration, et de se tourner vers eux pour leur demander aide et protection dans les moments d'épreuve et de tentation.
B – LA PAUVRETE
« Le Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était,
afin de vous faire riches par sa pauvreté. » (II Cor. 8,9)
18. Les LMC en tant que Mouvement de Personnes Consacrées, choisissent la pauvreté par laquelle ils peuvent devenir riches dans le Christ. Vivant comme des laïcs dans le monde, ils ne sont pas tous capables de pratiquer le vœu de pauvreté de la même façon dans son expression matérielle. Chacun individuellement doit pouvoir décider quelle est la meilleure façon pour lui d'observer le vœu de pauvreté, celle qui plaira le plus au Seigneur ; ainsi, dans leur pauvreté volontaire ils pourront aider les pauvres à devenir riches. Toutefois, la renonciation à la richesse en cœur et en esprit, le détachement intérieur de tous les biens terrestres, est une obligation absolue pour tous.
19. Par le moyen du vœu de pauvreté, les LMC seront protégés des dangers :
- de l'exaltation de soi qui peut être une conséquence de la possession excessive des biens matériels ;
- de l'usage du superflu confondu avec les besoins ; les biens créés ne doivent pas être utilisés comme une fin en soi mais comme un moyen de connaître, d'aimer et de servir Dieu et de mieux servir son prochain ;
- de l'avarice, qui ne connaît pas de modération dans l'acquisition de la richesse et porte en elle l'inquiétude et la préoccupation de s'assurer un futur dans ce monde plutôt que l'amitié de Dieu ;
- de la prodigalité, comprise comme une utilisation excessive et sans limites des biens matériels, ce qui offense la tempérance.
20. Les LMC sont constamment rappelés à la nécessité :
- d'une dépendance filiale vis-à-vis de Dieu pour tout ; ( Lc 12, 22-32 ).
- de la renonciation aux biens terrestres comme condition pour entrer dans le Royaume de Dieu ; ( Mc 10, 23-27). Tout chrétien, qu'il soit riche ou pauvre, dans son propre environnement et au cœur du monde, doit toujours accomplir le service de Dieu, avec un esprit évangélique, une renonciation intérieure et un usage approprié des dons de Son amour ;
- du partage fraternel comme condition pour entrer dans le Royaume des Cieux (Mt 25, 31-46). Chacun doit considérer les biens terrestres comme un moyen pour aimer le Christ dans son prochain qui est dans le besoin.
« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait . » ( Mt 25, 40 ).
C - L'OBEISSANCE
« En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi. » (Rm 5, 19)
21. L'obéissance est la soumission de tout cœur et libre de notre volonté au plan de Dieu à travers une série d'intermédiaires : les personnes, les événements, les institutions, les autorités humaines, les règles écrites, les coutumes et les pratiques. Obéir, c'est dire « oui » à l'ordre sacré de l'existence établi par Dieu dans ce monde.
22. L'obéissance des LMC est fondée sur l'obéissance de Jésus qui, bien qu'il était Fils de Dieu, se soumit à des parents humains ( Lc 2, 51), obéit à toutes les autorités légales, comme il voyait en elles le dessein de la volonté de son Père. Pour la même raison il obéit à Pilate même quand il savait que Pilate avait tort.
Jésus apprit l'obéissance à travers la souffrance (He 5, 8), obéissant même jusqu'à la mort ( Ph 2, 8) pour devenir la source du salut pour tous ceux qui lui obéissent (He 8, 9). Jésus Christ devint ainsi l'inspiration suprême et l'exemple de la véritable obéissance filiale (Mt 26, 39ff.), lui qui répara les dommages causés par la désobéissance d'Adam (Rm 5, 19).
23. Les LMC obéissent non seulement parce que Jésus a obéi, mais ils s'efforcent d'obéir comme Jésus, agissant ainsi avec tous les supérieurs légitimes.
Par conséquent, l'obéissance doit être :
- surnaturelle dans sa motivation, ce qui signifie voir Dieu/Jésus dans les personnes auxquelles on obéit. Le motif fondamental qui constitue l'engagement sacré de l'obéissance est l'amour de faire la volonté de Dieu. C'est dans ce but que les LMC doivent suivre le Christ obéissant ;
- universelle dans son étendue, dans le sens que les LMC veulent se soumettre à tous les ordres de leurs supérieurs légitimes ;
- parfaite dans l'exécution, toujours prompte, sans réserve, et joyeuse parce que les LMC veulent suivre l'exemple de Jésus le Maître, coopérant à son œuvre de salut et continuant de travailler à réparer le tort causé par la désobéissance des gens dans le monde.
24. Il y a des supérieurs légitimes dans l'ordre naturel et dans l'ordre surnaturel.
a) Les supérieurs légitimes dans l'ordre naturel sont :
- dans la société domestique, c'est-à-dire, la famille, la tête qui est le père ;
- dans la société civile, quiconque est placé dans le rôle d'autorité en accord avec les différentes formes de gouvernement ;
- dans le monde du travail, où nous trouvons des employeurs et des employés, dont les droits et les devoirs respectifs sont déterminés par des contrats particuliers.
b) Dans l'ordre surnaturel ils sont :
- le Saint Père, qui détient l'autorité suprême sur toute l'Église ;
- les Évêques, qui ont juridiction sur leurs diocèses respectifs ;
- les curés et les vicaires, qui sous l'autorité de leurs évêques respectifs, administrent les paroisses qui sont confiées à leur soin ;
- les personnes responsables à l'intérieur du Mouvement des LMC avec leurs Directeurs spirituels au niveau local, national et international. Toutefois, quiconque entre dans le Mouvement s'engage à observer la Règle et les Statuts et à obéir aux Supérieurs.
25. Ceux qui dans le Mouvement sont appelés à exercer l'autorité en servant leurs frères et sœurs, mettent à exécution le dessein d'amour du Père et exercent leur autorité uniquement en tant que représentants de Dieu, pour rendre une plus grande gloire à Dieu et pour promouvoir le bien général du Mouvement et de ses membres. En acceptant les directives de ceux qui détiennent l'autorité, les membres suivent l'exemple de notre Maître et coopèrent à l'œuvre du salut.
26. Il est évident qu'il n'est ni obligatoire ni même permis d'obéir à un supérieur qui donnerait un ordre manifestement opposé aux lois divines ou ecclésiastiques : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». (Ac 5, 29).
27. On doit obéir à sa propre conscience qui est au plus intime de notre cœur et de notre sanctuaire.
« .. Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et d'accomplir le bien et d'éviter le mal, au moment opportun résonne dans l'intimité de son cœur : « Fais ceci, évite cela. » Car c'est une loi inscrite par Dieu au cœur de l'homme ; sa dignité est de lui obéir, et c'est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre... » (GS 16).
D- LE SERVICE DE TOUT CŒUR ET GRATUIT DES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES
« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie,... nous vous l'annonçons » (1 Jn 1, 1-4)
« Et le Roi leur répondra : Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » ( Mt 25, 35-40)
28. Le quatrième vœu des LMC contient et exprime :
- leur charisme particulier ;
- leur affiliation et interdépendance avec la famille des Missionnaires de la Charité ;
- le genre d'apostolat dans lequel ils sont tenus de s'engager ;
- le type de personnes qu'ils sont appelés à servir et la façon de les servir.
29. Ce vœu distingue le Mouvement des LMC des divers autres mouvements et associations, confirmant et éclairant leur vocation distincte dans l'Église. Si dans les trois premiers vœux se manifeste la tâche des LMC d'observer le premier grand commandement d'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit, par le quatrième vœu ils sont aidés à pratiquer le commandement d'importance égale d'aimer son prochain comme soi-même, et spécialement les plus pauvres parmi les pauvres. (Mt 22,34-40 ; 25,31-46).
30. En faisant ce vœu, les LMC entreprennent d'offrir un service de tout cœur et gratuit aux membres de leurs propres familles et à tous les plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts.
a) Service veut dire :
- vivre généreusement dans le monde sans être du monde, sa propre vie consacrée par la prière et la fidélité, avec un sens profond des responsabilités, et accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres. « Tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester de telle manière, par l'exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l'homme nouveau qu'ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation, que les autres, considérant leurs bonnes œuvres, glorifient le Père. » (Mt 5,16 ; AG 11).
- être toujours prêt à offrir un service pauvre, humble, simple et plein d'amour au mieux de ses capacités pour tous les besoins des plus pauvres parmi les pauvres, non seulement avec la simple intention de les aider, mais également par amour pour Dieu ;
- partager de personne à personne, par leur présence et leur dialogue, le trop plein d'amour de Dieu dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. « Tout comme le Christ lui-même a scruté le cœur des hommes et les a amenés par un dialogue vraiment humain à la lumière divine; de même ses disciples, profondément pénétrés de l'Esprit du Christ, doivent connaître les hommes au milieu desquels ils vivent, engager conversation avec eux, afin qu'eux aussi apprennent dans un dialogue sincère et patient, quelles richesses Dieu, dans sa munificence, a dispensées aux nations. » (AG 11).
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10,8), sans demander en échange de l'argent ou des biens, et sans attendre ni gratitude ni estime. (Lc 17,10).
c) De tout cœur veut dire :
- donner tout ce que nous pouvons sans tenir compte du coût, donner même quand cela fait mal (Jn 13 ; 15,13) ; donner aux pauvres non seulement nos mains pour les servir, nos lèvres pour leur parler, nos yeux pour les voir, mais également nos cœurs pour les aimer, avec bonté, humilité et joie. « ...l'Église est par ses fils en liaison avec les hommes de quelque condition qu'ils soient ; elle l'est surtout avec les pauvres et ceux qui souffrent et de tout son cœur elle se sacrifie pour eux. Elle participe à leurs joies et à leurs souffrances, elle connaît les aspirations et les problèmes de leur vie, elle souffre avec eux dans les angoisses de la mort. » (AG 12).
31. Ce vœu nous permet d'aimer et de servir Jésus sous le masque de détresse du plus pauvre parmi les pauvres à travers :
a) les sept œuvres spirituelles de miséricorde qui sont :
1. appeler les pécheurs au repentir
2. instruire les ignorants
3. conseiller ceux qui doutent
4. réconforter ceux qui sont dans la peine
5. supporter patiemment les injustices
6. pardonner les torts
7. prier pour les vivants et les morts
b) les sept œuvres corporelles de miséricorde, qui sont :
1. nourrir ceux qui ont faim : pas seulement avec une nourriture périssable, mais aussi avec la Parole de Dieu, la prière et les sacrements ;
2. donner à boire à ceux qui ont soif : pas seulement de l'eau, mais aussi la connaissance, la vérité, la justice, la paix, l'amour et la joie ;
3. habiller ceux qui sont nus : pas seulement d'un vêtement mais aussi de dignité humaine ;
4. donner un abri aux sans-logis : non seulement en leur donnant une maison faite de briques mais aussi un cœur qui comprenne, qui protège et qui aime ;
5. visiter les infirmes, les handicapés et les aveugles : pas seulement ceux qui sont infirmes, malades, estropiés ou aveugles dans leurs corps, mais aussi ceux qui le sont dans leur raison et dans leur esprit ;
6. visiter les prisonniers : non seulement ceux qui sont emprisonnés derrière des barreaux, mais aussi emprisonnés dans leurs passions, leur égoïsme, leur péché, leur indifférence et leur ignorance ;
7. enterrer les morts : non seulement les corps, mais aussi les mauvaises habitudes, les péchés et l'égoïsme.
32. Parmi les plus pauvres parmi les pauvres il est nécessaire d'inclure aussi :
- les membres de sa propre famille, les personnes avec qui l'on vit, travaille et prie ;
- chaque LMC, chaque frère et sœur des Missionnaires de la Charité ;
- ceux qui continuent à vivre dans le péché, qui entraînent les autres au péché, à l'erreur et à la confusion ;
- ceux qui vivent dans la solitude, les personnes âgées, les abandonnés, ceux dont personne ne veut, ceux que personne n'aime, ceux qui sont enfermés chez eux, ceux qui vivent dans le désespoir et à l'ombre de la mort ;
- ceux qui sont privés de leurs droits naturels, les gitans, les réfugiés, ceux qui sont considérés comme inférieurs ou qui sont maltraités à cause de la couleur de leur peau, de leur culture, de leur statut, de leur religion, ou de leur nationalité ;
- les fidèles défunts.
33. Toutefois ce vœu n'empêche personne de travailler pour gagner sa vie et de recevoir un salaire pour subvenir aux besoins de sa propre famille, mais sans convoiter l'argent qui est la racine de tout mal (1 Tm 6,10) et qui n'a pas sa place parmi les LMC qui font l'effort de suivre le Christ, qui est né pauvre, a vécu plus pauvre, et est mort le plus pauvre.
34. Réveiller et satisfaire la faim de Dieu est le cœur de la vocation des LMC. Ils ne manifestent pas toutefois à l'égard des pauvres une attitude présomptueuse, mais ils vont vers eux comme témoins de Jésus Christ pour communiquer l'influence de la prière silencieuse et de l'expérience personnelle de l'amour de Dieu.
CHAPITRE 3 – La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
« Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. » (Mt 18, 20)
« La famille qui prie ensemble, reste ensemble ».
35. La prière est une partie essentielle de la vie de famille. « La prière ne représente pas du tout une évasion des tâches quotidiennes, mais elle constitue l'impulsion qui porte plus fortement la famille chrétienne à assumer ses responsabilités de cellule première et fondamentale de la société humaine et à s'en acquitter pleinement. » (FC 62).
Rien dans l'Évangile ne révèle mieux la nécessité de prier que la place que la prière a tenue dans la vie de Jésus. Il priait souvent sur la montagne (Mt 14, 23), seul, à l'écart (Lc 9, 18), même quand « tout le monde le cherchait » (Mc 1, 35ff.) ; sa prière est le secret qui attire ses amis les plus proches et dans lequel il les fait entrer de plus en plus (Lc 9, 18). Demeurant fidèles au commandement du Christ de : « veillez et priez », les Apôtres et l'Église primitive « d'un même cœur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères ». (Ac 1, 14). C'est à travers la prière que les LMC maintiennent leur union intime avec le Christ et l'Église et deviennent d'authentiques Missionnaires de la Charité dans leurs propres familles, à l'égard des membres du Mouvement et des plus pauvres parmi les pauvres.
« La fécondité de la famille chrétienne...découle aussi de son union vitale avec le Christ, alimentée par la liturgie, par l'offrande de soi-même et par la prière. » FC 62).
36. Les exercices spirituels recommandés au Mouvement pour la sanctification et le travail apostolique de ses membres sont :
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion quotidienne.
Dans le sacrifice de la Messe nous renouvelons chaque jour le sacrifice de notre vie et nous nous trouvons nous-mêmes unis à l'offrande :
- des sacrifices offerts à Dieu par toutes les personnes de toutes les religions ;
- du sacrifice suprême de la vie de tous les mourants ;
- de la douleur et de la souffrance de tous ceux qui vivent sur la terre, spécialement des plus pauvres parmi les pauvres et de tous les fidèles défunts ;
- de la lutte et de l'effort de toute l'humanité pécheresse afin qu'elle puisse être purifiée et rachetée dans le « Sang de l'Agneau ».
De même que l'Immaculée Vierge Marie accueillit le Verbe Éternel dans son cœur et dans son sein avec une immense confiance et une profonde humilité à l'Annonciation, nous aussi nous devons accueillir Jésus dans la Sainte Communion.
2) L'Adoration du Saint Sacrement :
« Jésus nous attend dans ce Sacrement de l'amour. Donnons-lui généreusement notre temps en venant le rencontrer dans l'adoration et la contemplation pleine de foi, et soyons prêts à faire réparation pour les grandes fautes et crimes du monde. Puisse notre adoration ne jamais cesser ». (La Sainte Eucharistie – Lettre du Pape Jean Paul II du 2 février 1980, n° 3 et 6).
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui visite le Saint Sacrement et qui l'adore pendant au-moins une demi-heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences, n° 1 – 29 juin 1968). En tant qu'âmes consacrées, les LMC sont appelés à devenir des adorateurs du Père en Esprit et en Vérité.
Tandis que tous sont encouragés à participer à l'adoration quotidienne du Saint Sacrement, l'adoration qui est une partie de la réunion de groupe doit être considérée comme un devoir.
En outre, une adoration mensuelle nocturne est recommandée, de même que d'autres jours choisis de prière plus intense pour des occasions spéciales.
3) La Liturgie des Heures :
« On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l'office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu'ils sont réunis entre eux, voire individuellement ». (SC 100).
« Il est souhaitable que la famille, le sanctuaire domestique de l'Église, non seulement prie Dieu ensemble mais célèbre également certaines parties de la Liturgie des Heures quand l'occasion s'en présente afin de pénétrer plus profondément dans la vie de l'Église ». (Instruction Générale sur la Liturgie des Heures, n° 27, Pape Paul VI, 1er novembre 1970).
« La récitation des Heures est également recommandée aux fidèles qui n'ont pas la possibilité de participer à des célébrations en commun ». (Ibid 40).
En plus de la récitation de la Liturgie des Heures à leur réunion hebdomadaire, les LMC en célèbreront une partie en tant que communauté chaque fois que l'occasion se présentera.
« Les groupes de laïcs, partout où ils se réunissent, sont également invités à accomplir l'office de l'Église en célébrant une partie de la Liturgie des Heures, quel que soit le motif de leur réunion, prière, apostolat ou autre. Il faut, en effet, qu'ils apprennent avant tout à adorer Dieu le Père en Esprit et en Vérité dans l'action liturgique, et qu'ils se rappellent que, par le culte public et la prière, ils peuvent atteindre tous les hommes et contribuer grandement au salut du monde entier ». (Ibid 27).
4) La lecture méditative de la Parole de Dieu :
« Une indulgence plénière est accordée à un fidèle s'il passe au moins une demi-heure à lire les Écritures Saintes avec la révérence due à la Parole Divine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences, (n° 16)
5) La prière avant et après les repas (FC 61)
6) L'Angélus :
Les LMC prient l'Angélus trois fois par jour : le matin, à midi et le soir, contemplant « le mystère de l'Incarnation du Verbe, de la salutation à la Vierge et du recours à sa miséricordieuse intercession ...Et malgré les conditions nouvelles des temps, ces moments caractéristiques de la journée – matin, midi et soir – qui délimitent les périodes d'activité et constituent une invite à s'arrêter pour prier, demeurent inchangés pour la majeure partie des hommes ». (Paul VI – Marialis Cultus 41).
7) Le Rosaire
« Le Chapelet de la Vierge Marie doit être considéré comme une des plus excellentes et des plus efficaces « prières en commun » que la famille chrétienne est invitée à réciter. Nous aimons penser, en effet, et nous espérons vivement, que si la rencontre familiale devient un temps de prière, le Rosaire en est une expression fréquente et appréciée ». (Marialis Cultus 52, 54 ; Fc 61,3)
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui récite au moins cinq dizaines du Rosaire en méditant leurs mystères respectifs dans une église, un oratoire public, en famille ou dans une communauté religieuse ou dans une Association Pieuse. Les cinq dizaines sont récitées à la suite, et si elles sont dites en public le mystère correspondant est annoncé avant chaque dizaine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
8) Le Chemin de Croix
Afin d'entrer plus profondément dans le mystère pascal du Christ et de nous identifier avec « l'homme des douleurs » il est recommandé de faire un Chemin de Croix au moins une fois par semaine. « Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui médite avec dévotion la Passion et la mort du Seigneur, en se déplaçant d'une station à une autre. Les stations doivent être correctement érigées. Ceux qui sont empêchés de faire les stations peuvent gagner la même indulgence plénière par une lecture et une méditation pieuse de la Passion et de la mort du Seigneur durant au-moins une demi-heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
9) L'examen de conscience :
L'examen de conscience particulier (à midi) et l'examen de conscience général (le soir) sont d'une grande aide pour la croissance et la maturité spirituelle.
« Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée
éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d'éternité. »
(Psaume 139 , 23-24).
37. Le Sacrement de Réconciliation :
« Pour avancer avec une ardeur croissante dans le chemin de la vertu, nous tenons à recommander vivement ce pieux usage introduit par l'Eglise sous l'impulsion du Saint- Esprit, de la confession fréquente, qui augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, se prête à la direction spirituelle, et, par l'effet propre du sacrement, augmente la grâce ». (Pie XII Mistici Corporis).
38. Journée de prière mensuelle :
Chaque premier samedi du mois ou un autre jour pendant le mois si le premier samedi ne convient pas à tout le groupe, nous nous retirerons pour notre journée commune mensuelle de prière. Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence.
39. Célébration de la Fête Patronale
Les LMC célèbreront la fête de la Sainte Famille, leur Patron, chaque année en Novembre, le dimanche précédant la fête du Christ-Roi. Elle sera précédée d'une préparation spirituelle de neuf jours pendant laquelle chaque famille ou chaque personne seule préparera chez elle un petit autel pour la Sainte Famille avec des bougies, des fleurs, etc.
A une heure de la journée qui lui conviendra, la famille se réunira autour de l'autel pour prier ensemble une partie de la Liturgie des Heures, le Chapelet et la Neuvaine spéciale dédiée à la Sainte Famille afin d'obtenir grâce et bénédiction pour la famille, pour le Mouvement et pour les plus pauvres parmi les pauvres...La Vigile de la fête sera passée ensemble dans une prière intense, en participant au Saint Sacrifice de la Messe, à l'Adoration Eucharistique, à la Liturgie des Heures avec réflexion et méditation.
« La prière est l'instrument le plus inoffensif que nous puissions utiliser mais c'est une arme extrêmement puissante. La prière est la clef capable de résoudre même des situations de haine la plus endurcie. La prière naît dans le cœur et elle a ses racines dans un esprit qui croit en la possibilité de la réconciliation et de la paix. » (Jean Paul II – Angélus du 14 septembre 1986)
Lecture continue des statuts
CHAPITRE 4 – La Croix – Pas de plus Grand Amour
« Je suis crucifié avec le Christ. » (Ga 2, 19)
« Que la Croix soit pour vous, comme pour le Christ, preuve du plus grand amour ».
(Paul VI – Evangelica Testificatio 29)
40. Les LMC doivent prendre conscience que dans chaque circonstance de leur vie, et surtout dans la souffrance, ils doivent être inspirés par leur Modèle Divin, Jésus, notre Roi, couronné d'épines et crucifié. L'humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion lorsqu'il est bien compris. La Messe et la Communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Dans l'apostolat, la monnaie pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour. Supprimez la croix de nos vies et tout s'évanouit. La Croix est la structure. Puisqu'elle porta notre Sauveur, elle mène au salut et il doit en être ainsi pour nous dans tous nos travaux.
L'Église nous invite, en réponse à l'incommensurable amour du Christ :
- à compléter dans notre chair ce qui manque à la souffrance du Christ, au nom de son Corps, l'Église ;
- à exprimer notre union aux souffrances des pauvres et à les partager, pour leur salut et leur sanctification ;
- à offrir des sacrifices en réparation pour nos propres péchés et pour les péchés des autres, afin d'être continuellement convertis à Dieu et à une plus grande sainteté.
41. Notre pénitence doit être caractérisée par le renoncement et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, puisqu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection. Tous ne sont pas capables de pratiquer la pénitence et la mortification de la même manière : chaque couple ou individu doit être capable de décider, avec l'aide de leur Directeur Spirituel, du genre et de la mesure de la pénitence qui sera la plus agréable au Seigneur. Certaines formes de pénitence cependant peuvent être pratiquées par tous.
Les principales sont :
1) - l'effort de tout cœur de vivre simplement et généreusement la vie consacrée, persévérant dans sa propre vocation jusqu'à la mort ;
2) - la soumission, l'acceptation joyeuse et volontaire des croix qui pourraient provenir des humiliations, des douleurs, de la maladie, de la vieillesse, de la solitude, de l'isolement, des intempéries et des autres épreuves de la vie ;
3) - l'accomplissement fidèle de nos devoirs dans un esprit de pénitence et de réparation, car ils sont l'expression manifeste de la volonté de Dieu. L'accomplissement de nos devoirs de la manière la plus parfaite possible est d'offrir à Dieu le sacrifice le plus parfait que nous puissions Lui présenter et est un holocauste perpétuel dans la mesure où nous sommes appelés à l'offrir constamment ;
4) - vivre continuellement en présence de Dieu et quoique nous fassions, le faire comme un acte d'amour et d'adoration de Dieu ;
5) - observer joyeusement et fidèlement les pénitences que l'Eglise impose, telles que le jeûne et l'abstinence. Chacun peut choisir aussi d'autres formes de pénitence mais toujours sous la stricte conduite de son propre directeur spirituel ;
6) - la mortification des sens intérieurs et extérieurs ;
7) - la juste mesure dans l'utilisation des biens matériels, tels que nourriture, vêtement et autres nécessités de la vie ;
8) - intensifier l'esprit de prière et de pénitence pendant la période de l'Avent et particulièrement pendant le Carême.
« Le mérite de la Croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la manière dont nous la portons ». (St. François de Sales).
CHAPITRE 5 – Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
«...et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher » (Mc 3,14)
« Le Seigneur désire étendre son règne également par les fidèles laïcs. » (FC 63)
42 . Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit :
a ) Aux membres de leurs propres familles : précisément parce que les Laïcs Missionnaires de la Charité vivent au sein de leurs propres familles, le premier terrain immédiat de mission doit être la Famille, avec l'intention de la transformer en un « véritable sanctuaire d'amour ».
1) - Avec une attention aimante et un respect mutuel les uns pour les autres, fruit d'un amour sincère : « Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non pas du mal.(Rm 12, 9-14)
2) - En faisant les choses ordinaires de la vie avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu, et tout en Jésus, avec Jésus, et pour Jésus.
« Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. » (Col 3 , 17)
3) - En étant constants dans la prière ensemble, « mari et femme ensemble, parents et enfants ensemble. La communion dans la prière est à la fois un fruit et une exigence de cette communion qui est donnée par les sacrements de baptême et de mariage..« Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » (Mt 18,20) (F59)
4) - En éduquant les enfants spécialement à la prière à travers un exemple concret et un témoignage vivant. « Sur la base de leur dignité et de leur mission, les parents chrétiens ont le devoir spécifique d'éduquer leurs enfants à la prière...L'exemple concret, autrement dit le témoignage vivant des parents, est un élément fondamental et irremplaçable de l'éducation à la prière. » (FC 60).
...les parents « engendrent non seulement à la vie selon la chair mais aussi à celle qui, à travers la renaissance dans l'Esprit, jaillit de la croix et de la résurrection du Christ. » (FC 39).
« Mamans, apprenez-vous à vos petits les prières du chrétien ? Les préparez-vous, en collaboration avec les prêtres, aux sacrements du premier âge : la confession, la communion, la confirmation ? Les habituez-vous s'ils sont malades, à penser aux souffrances du Christ, à invoquer l'aide de la Sainte Vierge et des saints ? Récitez-vous avec eux le Rosaire en famille ?
Et vous, les pères, savez-vous prier avec vos enfants, avec toute la communauté familiale, au moins quelquefois ? Votre exemple, accompagné de la droiture de votre pensée et de vos actes, appuyé par quelques prières communes, vaut bien une leçon de vie. C'est un acte de culte particulièrement méritoire. Vous apportez ainsi la paix entre les murs de votre foyer. » (Paul VI Discours d'Audience, Août 1976; FC 60)
b ) aux membres de leur propre Mouvement
1) - en vivant pleinement et sincèrement leur vie consacrée comme LMC ;
2) - en faisant tous les efforts pour être présents à toutes les réunions du Mouvement quelles qu'elles soient ;
3) - en étant disposés à écouter tous les participants avec patience, amour et respect dans les réunions et les discussions ;
4) - en priant tous les jours les uns pour les autres et pour toute la famille des Missionnaires de la Charité ;
5) - en encourageant et promouvant les vocations dans le Mouvement par le témoignage de leur propre vie, l'exemple concret, et la prière et la pénitence constantes et assidues ;
6) - en contribuant matériellement, selon leurs propres moyens, aux besoins du Mouvement. Cependant les LMC ne doivent pas être préoccupés par des projets pour rassembler de l'argent pour le Mouvement. « Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. » (Mt 6, 33).
7) - Le Mouvement des LMC est ouvert à tous sans distinction de classe ou de statut, de nationalité ou de couleur, pourvu qu'ils soient disposés à remplir les conditions exigées. Tous ont des droits et des devoirs égaux en vertu des vœux qu'ils font. Tous doivent respect et obéissance, aide et collaboration aux personnes responsables dans le Mouvement.
8) - Les membres malades et souffrants du Mouvement accepteront joyeusement leurs propres douleurs en les offrant au Seigneur dans un abandon complet, avec une confiance aimante et sérénité.
9) - Le Mouvement n'est pas composé de personnes qui sont déjà saintes, mais de personnes qui veulent devenir saintes. Par conséquent, les LMC seront extrêmement patients avec les fautes et les échecs des autres, et éviteront de parler les uns contre les autres ou de se plaindre les uns des autres entre eux ou avec d'autres. Ils se garderont également contre la tentation de critiquer et de porter des jugements irréfléchis sur les motifs des autres. (cf. Mt 7,1ff.).
c ) à la Famille des Missionnaires de la Charité :
1) - En apprenant à connaître la vie et l'esprit des Missionnaires de la Charité Contemplatifs de Rome (via S. Agapito n°8) où, avec la grâce de Dieu, le Mouvement des LMC a commencé, fondé par Père Sebastian Vazhakala M.C., le 16 Avril 1984. La Maison Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison Mère des LMC. Leur Supérieur Général demeurera le Directeur Spirituel du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile, et sera assisté par un Responsable Général Laïc avec quatre conseillers.
2) - En participant de tout cœur, autant que possible, aux diverses prières liturgiques, qui sont : la Sainte Messe, l'Adoration Eucharistique, la Liturgie des Heures, le Rosaire, les vigiles nocturnes, etc...
3) - En travaillant avec les frères et les sœurs dans leur apostolat parmi les pauvres, avec les pauvres, et pour les pauvres.
4) - En aidant à encourager et à promouvoir les vocations par les paroles, la prière, la pénitence et une vie exemplaire.
5) - En sachant comment voir Jésus dans le pauvre, le mal-aimé, le prochain dans le besoin et de le faire de telle manière que les autres puissent comprendre dans ces actions les mots de Jésus « c'est à moi que vous l'avez fait ».
6) - En encourageant les personnes à prendre contact avec les centres de prière, les invitant à participer à la célébration de l'Eucharistie, à recevoir le sacrement de la Réconciliation, etc...Les personnes doivent être approchées avec une humilité profonde et un esprit de vraie charité, en ne prétendant pas être plus saints, meilleurs, ou plus parfaits qu'elles. La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'amour de Dieu, la paix et la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie.
d ) aux plus pauvres parmi les pauvres :
1) - En faisant un effort de tout cœur pour connaître l'existence des pauvres dans les personnes les plus proches de nous et comprendre leurs besoins et leurs problèmes ;
2) - En donnant une aide immédiate et concrète selon leurs propres moyens et capacité, et en dirigeant les pauvres vers les personnes appropriées, les centres, et les institutions qui sont mieux préparés et organisés ;
3) - Lors des visites et des rencontres les LMC doivent essayer :
- d'écouter les autres avec compréhension et sollicitude ;
- de prier avec les personnes quand cela est possible, ou pour elles quand cela ne l'est pas ;
- d'encourager la prière personnelle et familiale, la lecture de la Parole de Dieu, la Liturgie des Heures, le Chapelet,...
- de consacrer leur propre famille au Sacré Cœur de Jésus, encourageant les autres à faire de même ;
- de promouvoir la dévotion filiale envers Marie, la Mère Immaculée de Dieu, et une véritable dévotion aux Anges et aux Saints ;
- d'aider les non baptisés à recevoir le baptême ; à rectifier, sanctifier et renouveler leur mariage ; à s'approcher des sacrements afin d'en recevoir les fruits, spécialement la Pénitence et la Sainte Eucharistie.
4) Dans leur apostolat les LMC utiliseront des signes de foi simples et humbles, tels que de simples prières, des invocations, le signe de la Croix, le Chapelet, des médailles, de l'eau bénite, etc..., qui peuvent être insignifiants pour les puissances de ce monde, mais qui sont chargés du pouvoir de Dieu.
5) Les LMC doivent cependant :
- ne pas imposer la foi ou forcer à croire, mais être très humbles et courtois dans leur manière d'être avec leur prochain ;
- ne pas s'engager dans des controverses, des querelles, ou des discussions inutiles ;
- ne pas être anxieux de voir les fruits de leur propre travail, mais faire tout ce qu'ils peuvent, faisant seulement confiance à la volonté de Dieu ;
- ne pas accepter ni engager des travaux qui ne sont pas en harmonie avec la nature et l'objectif du Mouvement. Ils peuvent, cependant, avoir un centre d'hospitalité pour ceux qui sont seuls et sans domicile, s'ils le considèrent nécessaire et s'ils peuvent en assurer le fonctionnement et l'efficacité, avec l'aide de Dieu et la collaboration d'autres personnes. Avant de décider, il est indispensable de prier, de réfléchir, et de discuter afin de discerner ensemble quelle est la volonté de Dieu.
« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10,42).
ÉPILOGUE
« C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen » (Ep3, 14-21)
LE LIEN LMC
1. Éligibilité
A. Pour être choisie comme Lien , la personne doit être un LMC estimé qui a fait profession depuis au moins une année complète (et de préférence depuis trois années complètes) et a donné l'exemple au groupe d'une assistance ponctuelle et régulière aux réunions, et a démontré son habitude charitable soit dans des « œuvres apostoliques » soit dans des comportements personnels avec les autres.
B. Le Lien peut être choisi directement par le Directeur Spirituel local ou proposé par les membres du groupe local. Dans ce dernier cas, la proposition doit être approuvée par le Directeur Spirituel qui procède à la nomination. La nomination officielle doit être écrite et une copie de la nomination doit être envoyée au Lien National et au Directeur Spirituel National.
C. Si besoin est, l'information ci-dessus sera envoyée à Rome au bureau du Directeur Spirituel International.
2. Les devoirs du Lien
A. Le Lien, qu'il ou qu'elle le soit à l'échelon local, régional ou national, doit vivre la vie d'un LMC profès d'une façon exemplaire, selon son état de vie.
B. Le Lien doit rester en contact avec le Directeur Spirituel local, les LMC du groupe et où cela est nécessaire, avec d'autres groupes.
C. Le Lien doit conserver des archives exactes des membres et de leurs statuts : c-a-d: leurs noms, la date du début de leur formation, la date de leur première profession de vœux, la date du renouvellement de leurs vœux, et si un LMC quitte le Mouvement, la date de son départ. CETTE INFORMATION DOIT ETRE COMMUNIQUEE AU DIRECTEUR SPIRITUEL NATIONAL.
D. Le Lien doit veiller à ce que les membres vivent la vie du LMC et, toujours avec charité, les encourager en privé s'ils semblent négligents, en se rappelant l'admonition du Christ d'enlever la poutre de son œil avant d'essayer d'enlever la paille de l'œil de l'autre.
E. Le Lien doit manifester des qualités de leader et de serviteur du groupe en ce qui concerne l'apostolat, la régularité des instructions et organiser une retraite annuelle pour le groupe. ( pour ces trois catégories, on peut s'unir à d'autres groupes sur une base régionale là où les groupes locaux sont très petits). Souvenez-vous: le Lien est un SERVITEUR, PAS UN SUPERIEUR.
Durée du Service
A. Le Lien est nommé pour une durée de trois ans, commençant habituellement le 1er juillet et finissant le 30 juillet trois ans plus tard.
B. Le Lien peut être nommé à nouveau pour une seconde période, mais pas pour une troisième période consécutive. Cependant, après un intervalle de trois ans, un bon Lien peut être nommé à nouveau..
C. Si une place de Lien devient vacante pour une raison quelconque pendant son mandat, un remplaçant est nommé pour terminer la période et peut être nommé à nouveau pour sa propre période une fois le remplacement effectué. Après cela, les règles A. et B. (ci-dessus) seront appliquées.
D. S'il devient évident que le Lien, pour une raison quelconque, ne remplit pas les exigences du poste (voir No.2, ci-dessus), le Directeur Spirituel peut le démettre et nommer un remplaçant.
Le Rite de Profession et de Renouvellement des vœux des LMC
Après l'Évangile le célébrant interroge ceux qui font leur Profession.
Célébrant : Mes chers frères et sœurs, que demandez-vous à Dieu et à son Église ?
Ceux qui font leur Profession : Nous demandons l'amour de Dieu et la grâce de Le servir dans nos familles et dans le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Tous : Nous rendons grâce à Dieu.
Cél . (après l'homélie) : Mes chers frères et sœurs,
Vous êtes déjà consacrés à Dieu par l'eau et le Saint Esprit. Vous voulez maintenant vous consacrer encore davantage et rechercher l'humilité profonde, la charité parfaite et l'obéissance, comme celle du Christ, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Vous promettez devant Dieu de mener des vies chrétiennes bonnes et exemplaires, rendant un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres en commençant par les membres de votre propre famille, dans un abandon total à la sainte volonté de Dieu, avec une confiance de petit enfant en son attention paternelle, et avec empressement au service dans une humilité et une joie profonde à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph. Je vous demande donc, en présence de Dieu et de l'Église, êtes-vous résolus, comme signe de votre consécration intérieure à Jésus Christ, à devenir humbles et saints par les voeux que vous faites selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité ?
Chaque personne qui fait sa Profession : Oui, je le suis.
Cél. : Que le Seigneur vous aide à persévérer dans cet engagement.
Ceux qui font leur Profession : Amen.
Cel.: Prions (Tous prient un instant en silence). Seigneur, regarde tes serviteurs qui désirent te consacrer leurs vies aujourd'hui en présence de l'Église en professant leurs vœux. Dans ton amour, accorde-leur que leur façon de vivre rende gloire à ton nom et serve ton plan éternel de salut.
Tous : Amen.
PROFESSION
La formule doit être écrite à la main par chaque personne qui fait les vœux; elle peut être lue ensemble, mais la partie : « Moi, (Prénom, Nom), je fais le vœu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité » doit être lue par chaque personne individuellement. Cette règle s'applique aussi pour le renouvellement des vœux.
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie, moi, (Prénom, nom), je fais, jusqu'au Dimanche de la Miséricorde Divine... ou jusqu'au premier samedi d'octobre... le vœu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon cœur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint-Esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain et d'une manière particulière des membres de ma propre famille; pour rendre ainsi l'Église plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui. »
Lieu et date (ex : Chapelle de la Sainte Famille – Rome, le 21 août mille neuf cent quatre vingt dix neuf).
Le Célébrant bénit les grands crucifix et les donne à chaque nouveau profès en disant :
« Mon enfant, (frère, sœur), reçois le symbole de ton Sauveur crucifié, suis ses pas à la recherche des âmes, porte-Le et porte sa Lumière dans les maisons des pauvres, spécialement aux membres de ta propre famille, et aux âmes qui en ont le plus besoin; répands la Charité de son Cœur partout où tu vas et étanche ainsi sa Soif des âmes. »
Les profès : Amen.
On ne dit pas le « Je crois en Dieu » même si la Liturgie le prescrit.
Prière des fidèles.
(Après la Messe la formule doit être signée par celui ou celle qui a fait ses vœux, par le célébrant et le lien du groupe).
Lettre de Père Sebastian MC de juillet-août 1999
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés,
On dit que « ce n'est pas la force qui fait les grandes œuvres mais la persévérance ». Notre bien-aimée Mère Teresa de Calcutta avait l'habitude de dire que : « Ce qui importe ce n'est pas la réussite mais la fidélité.» Quand Jésus dit sur la Croix: « Tout est achevé » (Jn19, 30), que voulait-il dire par là ? Voulait-il dire que sa vie, son œuvre et sa mission sur la terre étaient une grande réussite, ou qu'il avait accompli très fidèlement et parfaitement l'œuvre que son Père lui avait confiée ? La crucifixion fut-elle une grande victoire ou un échec complet aux yeux des hommes, pour les gens de ce monde ? Jésus, le Sauveur, le grand faiseur de miracles, le plus grand enseignant de tous les enseignants que le monde ait jamais connu, est maintenant suspendu entre ciel et terre sur un arbre! Une personne de bon sens et ayant réellement sa raison peut-elle conclure que l'évènement de la crucifixion fut une victoire, une réussite ? A l'inverse ne peut-on pas dire que la vie de Jésus fut aussi un échec complet ? Ce qui fut important pour lui ne fut pas la réussite mais la fidélité à la volonté et à la mission de son Père. Il n'a pas été envoyé au monde pour plaire aux hommes mais pour les sauver. Il n'est pas venu pour nous libérer de la souffrance et de la douleur, de l'inconfort et de la peine, mais pour nous apprendre comment les accepter avec paix et joie et en faire des canaux de la grâce pour nous-mêmes et pour tous les hommes de bonne volonté. Chers LMC, tous les jours et de toutes les façons nous sommes appelés à renouveler notre vocation de suivre Jésus de plus près, plus fidèlement, plus inconditionnellement, de tout notre cœur, plus généreusement et plus joyeusement. Ce n'est pas le renouvellement d'une simple formule, mais un appel à être plus parfait, plus miséricordieux, plus saint, plus indulgent, plus patient et plus fidèle comme notre Père est parfait, miséricordieux, saint...etc. (cf. Mt 5, 48 ; Lc6, 36 ; 1P 1, 16). Pouvons-nous dire que Dieu a réellement réussi en nous créant, en nous appelant à être des LMC...? Il ne cherche pas la réussite mais il veut réellement que nous soyons fidèles jusqu'à la fin afin que nous aussi nous puissions dire comme et avec Jésus: Père, l'heure (de la souffrance) est venue, glorifie ton Fils...J'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire » (cf. Jn, 1ff). Ailleurs St Jean dit: « Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin » (Jn13, 1). Laïcs Missionnaires , qui est votre modèle ? Qui professez-vous que vous suivez...Mère Teresa de Calcutta ou Notre Seigneur Jésus Christ, qu'elle essaya de suivre de toutes les forces et les fibres de son être, dont elle essaya d'étancher la soif sur la croix d'amour des âmes tout au long de sa vie ? C'est Jésus qui nous a appelés à le suivre comme les apôtres, comme de saints hommes et femmes de Dieu, comme Mère Teresa de Calcutta. La possibilité de suivre le Seigneur dans le renoncement et l'abandon est encore actuelle pour nous comme elle le fut au temps de Jésus et après. Tous, nous sommes appelés à une grande « metanoia » - conversion des cœurs, à faire des choses non plus pour des raisons humaines et naturelles mais purement pour l'amour de Dieu; à voler vers Dieu avec deux ailes, l'aile de l'amour de Dieu et l'aile de l'amour du prochain. Ces deux ailes doivent être semblables et fortes pour nous conduire au ciel. Comment pourrions-nous réellement aimer et donner un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres si nos deux ailes ne fonctionnent pas ensemble et ne s'équilibrent pas l'une l'autre comme elles le devraient. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (Mt 25, 40), dit Notre Seigneur et Maître. Au fil des ans, de plus en plus parmi nous arrivent à un moment décisif dans la vie spirituelle où nous devons faire le choix final entre Jésus et le monde, entre l'héroïsme de l'amour et la médiocrité, entre la croix et une existence facile, entre la sainteté et une conformité religieuse seulement correcte. Non seulement les individus mais aussi toute la Congrégation, tout le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent atteindre cette maturité. Grandissons-nous réellement en vertus, surtout en humilité et en charité ? Est-ce que j'ai perdu le zèle, la ferveur et l'enthousiasme initial ; avec le résultat que je suis devenu un LMC médiocre, qui est plus conduit par la raison que par la foi et l'amour ? Pourquoi devrais-je aller aux réunions alors que j'ai tellement d'autres engagements utiles et agréables qui me donnent bien plus de satisfaction...? En plus, j'ai fait la connaissance de LMC dans mon groupe qui ne pratiquent pas la charité, qui, à mon avis, sont plus des hypocrites que de vrais disciples de Mère Teresa. Pourquoi donc irais-je aux réunions et aux prières ? Je peux y assister de temps en temps juste pour maintenir le contact afin de pouvoir renouveler mes vœux, car j'aime beaucoup Mère Teresa. Par ailleurs, je ne retire rien des réunions du groupe ; pour moi c'est une pure perte de mon temps précieux. Chers LMC, avant tout, rappelez-vous que c'est « un appel dans l'appel » et que celui qui vous appelle n'est pas votre épouse, votre mari ou vos enfants, votre père ou votre mère, des prêtres ou des religieuses, même pas Mère Teresa – non, c'est Dieu Tout Puissant en personne qui vous appelle. Vous devez savoir que c'est un don très précieux de Dieu et vous devriez essayer de ne pas le perdre ni de laisser le malin le dérober. Restez fidèle à votre appel. Soyez un seul cœur, un seul esprit, une seule âme sur votre chemin vers Dieu (Ac 4,32). Vous êtes appelés à construire et non pas à démolir ou à détruire. Au lieu de vous plaindre et de maugréer il est préférable de prier en silence en utilisant les mots mêmes de Jésus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils disent ou ce qu'ils font » (Lc 23, 34).
Ne vaut-il pas mieux « allumer une lampe que de maudire les ténèbres » ?
Père Sebastian Vazhakala M.C. (juillet-août, 1999)
18/06/2006
Corpus Domini
Chers frères et sœurs,
Dans le document « Vita Consecrata », le Saint Père le Pape Jean-Paul II écrit :
« En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte « consacré » dans le sacrement du mariage, ils confirment par un vœu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations. » (25 mars 1996, Jean-Paul II,V.C.62,4)
Etant donné que les Laïcs Missionnaires de la Charité sont un mouvement de personnes laïques mariées et célibataires, qui font des vœux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres selon leurs Statuts et leur Chemin de Vie, ils appartiennent à la catégorie de mouvement laïc mentionnée ci-dessus.
Dans cette lettre je voudrais expliquer un peu en détail donc, ce que signifient des vœux, combien de sortes de vœux il y a, quelle sorte de vœux les LMC font et quand et à quel rythme les LMC doivent renouveler leurs vœux.
Cette lettre a l'intention également de traiter des sortes de crucifix que les LMC reçoivent, et quand et où ils sont supposés les porter.
Elle continuera de traiter de la nature et de la fréquence des réunions de groupe et de la participation de ses membres, y compris des LMC âgés et alités. La lettre conclura avec des points sur le jubilé à venir et sur ses préparations lointaines.
Quelques prémisses :
I. Il peut y avoir trois groupes de personnes qui veulent appartenir à notre mouvement :
-1 Ceux qui pensent qu'ils sont déjà saints.
-2 Ceux qui ne veulent pas être saints.
-3 Ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent être saints.
Si quelqu'un veut rejoindre le mouvement LMC il ou elle doit appartenir au troisième groupe, à savoir ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent le devenir.
II Tous les membres n'ont pas les mêmes dons et donc nous ne devons pas nous sentir inférieurs ou supérieurs à personne, ni comparer ni juger selon le fruit que l'on produit. Voyez la parabole du semeur : « ...D'autres grains sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente... » (Mt 13,8). Cela signifie aussi que les membres du groupe doivent accepter et encourager tous les autres et s'aider les uns les autres. Parfois cela peut signifier avoir une patience héroïque et une charité invincible.
III Personne ne devrait rejoindre le mouvement LMC pour passer son temps de loisir ou prendre sa vocation comme un passe-temps. Ce n'est pas un passe-temps mais un appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Oui, c'est la vocation des MC et des LMC. Cela demande parfois des sacrifices héroïques. Jésus lui-même a demandé cette sorte de sacrifices à la bienheureuse Mère Teresa quand Il lui a dit : « Offre davantage de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec davantage de ferveur. » (voir la Grâce fondatrice de Mère).
IV Les LMC doivent lire et étudier leurs Statuts et leur Chemin de Vie avant de faire leurs vœux, étant donné qu'ils font ou renouvellent leurs vœux selon les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Les vœux.
Qu'est-ce qu'un vœu ?
« Le vœu, c'est-à-dire la promesse délibérée et libre faite à Dieu d'un bien possible et meilleur, est un acte de la vertu de religion. » (Canon 1191/1)
Les éléments essentiels d'un vœu sont :
Une promesse, et non un simple souhait ou désir ;
- faite délibérément et librement ;
- à Dieu et à lui seul ;
- s'accordant à être remplie en raison de la vertu de religion ;
- par respect d'une chose, qui est en elle-même positivement bonne, pas simplement indifférente et qui est possible à réaliser, en toutes circonstances, et la « meilleure option » pour la personne en question.
A partir de ceci, il est tout à fait clair qu'aucun vœu ne devrait être fait sans une réflexion préalable sérieuse de la part de tous ceux qui sont concernés. Tous ceux qui font des vœux doivent comprendre et apprécier convenablement le sens et l'implication du vœu en question.
Les sortes de vœux.
« Le vœu est public s'il est reçu au nom de l'Église par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé. » (Canon 1192).
Le vœu d'un religieux est public, puisque celui ou celle qui fait le vœu le fait au nom de l'Église et le vœu est reçu par un Supérieur légitime. Les vœux des frères et sœurs Missionnaires de la Charité sont simples et publics. C'est pourquoi le ou la Supérieur(e) Général(e) ou son ou sa délégué(e) dit à la profession religieuse de ses sujets respectifs : « Par l'autorité qui m'a été confiée, j'accepte vos vœux au nom de l'Église, pour la communauté des Missionnaires de la Charité.
Moi, je, vraiment ... » alors que les vœux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés, comme les vœux ne sont pas faits au nom de l'Église mais avec et pour l'Église.
Le célébrant à la messe de profession, cardinal, évêque ou prêtre, y compris le directeur spirituel LMC, ne reçoit pas les vœux des LMC mais les LMC font leurs vœux en sa présence. Le célébrant qui signe le formulaire des vœux ne doit pas écrire « Entre mes mains » mais « En ma présence ».
Je répète que les vœux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés et ne sont pas faits au nom de l'Église ni reçus par aucun supérieur légitime, de même que les LMC n'ont pas de supérieurs légitimes, mais des liens qui ne sont pas des supérieurs mais des coordonnateurs qui sont supposés aider le groupe à grandir en sainteté et à augmenter en nombre par leurs paroles et leur exemple.
La nature juridiquement privée des vœux ne diminue en aucune façon le sérieux et l'importance des vœux que l'on fait devant Dieu. Nous pouvons dire que les LMC font leurs vœux entre les mains de Dieu, et en présence des personnes.
Profession et renouvellement des vœux
La règle est que les LMC font leurs vœux pour un an, qu'ils les renouvellent annuellement à la même date (ils peuvent choisir une autre date pour des raisons spéciales mais pas dépassée de plus d'un mois). (cf. Statuts 8 & 2). « Ceux qui n'ont pas renouvelé leurs vœux à la date ou avant la date d 'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et ceci spécialement quand il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur spirituel ou les personnes en charge des groupes. » (cf. Statuts 10, d). Lisez, s'il vous plaît, la règle 10 des Statuts très attentivement... Il y a plusieurs points pratiques qui peuvent aider les LMC partout, pourvu qu'ils les connaissent et les vivent.
Afin d'éviter toutes confusion et incompréhensions et aussi pour avoir une réelle communion spirituelle (koinonia) j'aimerais suggérer deux jours par an où les LMC tout autour du monde peuvent faire ou renouveler leurs vœux. Le premier est la veille du Dimanche de la Miséricorde,
c-a-d le Samedi avant le Dimanche de la Miséricorde ; l'autre est le premier Samedi d'octobre. Ceux qui ne peuvent pas faire ou renouveler leurs vœux ces deux jours de l'année peuvent choisir un jour qui leur convient dans les 30 jours avant l'expiration. Toutefois, les vœux seront toujours faits le Dimanche de la Miséricorde Divine ou le premier Samedi d'octobre, selon la date où l'on aura fait ses vœux.
Je vous donne un exemple ici : « Moi, prénom, Nom, je fais mes vœux jusqu'au Dimanche de la Miséricorde Divine 2007, ou jusqu'au premier Samedi d'octobre 2007... » Ceci rappellera aux LMC toujours et partout de se souvenir quand faire ou renouveler leurs vœux. Le renouvellement annuel des vœux doit toujours être à la date ou avant la date d'expiration et jamais après.
Les Crucifix
« Que la croix soit pour vous comme elle l'a été pour Jésus, la preuve du plus grand amour. » (Pape Paul VI, Evangelica Testificatio, 29).
Nos Statuts déclarent : « Le signe de consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le cœur ou autour du cou, et un plus grand est donné au moment de la première profession. » (Statuts n°6)
Cela signifie que les LMC reçoivent deux sortes de crucifix. Le petit se porte sur le cœur ou autour du cou tout le temps. Le grand crucifix n'est pas destiné à être porté sur le cœur ou autour du cou, mais à être gardé prés du chevet de son lit. En voyage de nuit les LMC l'emporteront dans leur sac. Il nous rappellera les vœux que nous avons faits et nous aidera à les vivre fidèlement peu importe où nous sommes.
Les groupes LMC et les réunions de groupes
Les membres des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent faire du Mouvement leur seconde famille, spécialement du groupe local où ils se rencontrent. Cela fait partie du quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Ce service d'amour est vital pour nos groupes pour grandir en sainteté et augmenter en nombre. Il est inutile de rejoindre les Laïcs Missionnaires de la Charité si les membres ne veulent pas devenir meilleurs, plus humbles et plus saints. Nous sommes tous et serons toujours pécheurs et faibles. Mais cependant, avec l'aide de Dieu, nous devons essayer de devenir plus doux, plus gentils, plus désireux de porter les torts, plus enclins à pardonner et prêts à accepter de pardonner.
Votre présence à chaque réunion LMC est absolument vitale; et vous devez faire tous les efforts pour ne pas manquer les réunions de groupe. Vous pouvez être tentés de penser parfois que la réunion ne vous apporte rien. Mais alors vous devez vous demander : Qu'est-ce que je donne? Cela doit être un don et un accueil réciproques. Cela exige aussi quelques préparations de la part de chaque membre du groupe. Il y a plein de documents à lire et sur lesquels réfléchir. « S'il y a la volonté, il y a le chemin » est vrai pour nous tous.
La fréquence des réunions de groupe des LMC
Plus il y a de réunions mieux c'est. A Rome, où les LMC ont commencé, le groupe continue à se réunir tous les Samedis sans exception, depuis 22 ans. Par endroits les LMC se réunissent toutes les deux semaines. Prenons cela comme minimum, toutes les deux semaines . Choisissez, s'il vous plaît, un jour qui vous convient dans la semaine et essayez de vous réunir.
La règle est que les groupes commencent par une heure d'adoration, pendant laquelle on prie une partie de la Liturgie des heures ; nous devons aussi avoir du temps pour une prière silencieuse personnelle dans un esprit de contemplation et de profonde adoration. L'heure de prière terminée, le groupe alors se réunit avec le Directeur spirituel ou une sœur ou un frère MC. Il est nécessaire d'avoir une approche systématique concernant le document à étudier et pour le partage. L'Eglise veut que les laïcs construisent leur vie sur des terrains doctrinaux solides, spirituels, pastoraux et pratiques. Il est absolument vital d'étudier l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa de Calcutta et notre esprit LMC et notre Chemin de Vie en particulier.
Là où les LMC sont dispersés et se réunissent seulement une fois par mois comme règle, les membres doivent faire tous les efforts possibles pour ne pas manquer la réunion. Douze réunions par an c'est très peu en vérité!
Les LMC en formation sont tenus d'étudier les Statuts et le Chemin de Vie du Mouvement, et les documents qui s'y rapportent, spécialement « Christifideles Laici », « Familiaris Consortio », etc... en plus de connaître plus profondément l'esprit et le charisme MC (voir ci-dessus).
Les LMC malades, âgés et cloués au lit
Ils peuvent être autorisés à renouveler leurs vœux si on les aide à faire usage de leur maladie, de leur âge avancé et des inconvénients de la vie comme moyens de grandir en sainteté et de ressembler à Jésus, Marie et Joseph. Leurs maladies physiques et leurs infirmités, leurs nombreuses épreuves de la vie telles que la solitude, les faiblesses, la misère et la détresse, etc, peuvent être utilisées comme moyens pour sauver les âmes. En vérité plus d'un saint a fait cela. Nos corps peuvent devenir vieux et malades, nous pouvons être cloués au lit, mais nos âmes devraient voler par amour. Il est normal de se sentir fatigué, faible et seul. Mais servons le Seigneur avec notre fatigue et utilisons notre faiblesse comme moyen, comme tremplin plutôt que comme un obstacle. Dans les paroles de St. Paul, qui dit quand il parle de la Croix : « Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont en train d'être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu » (1Cor 1,18ff .) Plus le grain de blé tombe en terre et meurt plus il produira de fruit. (cf. Jn 12, 24)
Ste Thérèse de Lisieux a dit : « Je chanterai même lorsqu'il me faudra cueillir mes fleurs au milieu des épines, et mon chant sera d'autant plus mélodieux que les épines seront longues et piquantes »
« Pour devenir un saint », écrit la bienheureuse Teresa de Calcutta, « on doit souffrir beaucoup et pour aimer beaucoup nous devons souffrir beaucoup plus. La souffrance engendre l'amour, mais elle est aussi féconde parce qu'elle donne la vie aux âmes. » Engendrons des âmes en souffrant par amour!
Le jubilé des LMC
Pour les LMC, l'année deux mille neuf est l'année jubilaire, car le 16 avril 2009, les LMC auront 25 ans d'existence. C'est le Jeudi dans l'octave de Pâques. Les préparations pour l'année jubilaire commenceront le 16 avril 2008, qui est le Mercredi de la quatrième semaine de Pâques. Il est nécessaire pour nous de planifier l'année jubilaire convenablement et longtemps en avance. En fait nous pouvons commencer à y réfléchir et à proposer des suggestions de valeur : le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent se faire au niveau local, national et international.
En premier lieu, ce doit être une année d'actions de grâces à Dieu pour le don du Mouvement LMC, pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont avec le Mouvement depuis le début.
C'est aussi un temps pour demander pardon pour tous nos péchés, notre négligence, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et pour tous les autres péchés commis contre nos vœux de chasteté, pauvreté, obéissance et service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et du Mouvement LMC. Il y a tellement à regretter et tellement plus de raisons d'être reconnaissants envers Dieu.
En écrivant cette lettre cette pensée m'a traversé l'esprit, : qui va être le premier saint LMC ?
Qui sera là pour sa béatification et sa canonisation ? Ne voulez-vous pas être un saint, un grand saint comme St Joseph Moscati, Ste Gianna Beretta Molla, les bienheureux Luigi et Maria Quatrocchi, la bienheureuse Kateri Tekakwitha et beaucoup d'autres de notre temps et de tous temps.
Un mot de remerciement à tous les LMC du monde, qui travaillent dur, sans relâche, pour vivre leur vocation plus fidèlement et avec plus de persévérance au milieu de nombreuses tempêtes, tremblements de terre et même volcans.
Que la grâce de Dieu permette à chacun d'entre nous de persévérer avec enthousiasme dans notre vocation jusqu'au jour de notre mort, nous souvenant à nouveau des paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa : « Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes. »...
Avec toute mon amitié et mes prières.
Dieu vous bénisse Père Sebastian Vazhakala M.C.
LDM Mes chers Laïcs Missionnaires
Gardez la joie d'aimer Jésus dans votre cœur et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez. Prenez une ferme résolution "Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint" Cela vous aidera à étancher la soif d'amour des âmes de Jésus, en travaillant au salut et à la sanctification des plus Pauvres parmi les Pauvres, en particulier de votre famille.
Prions.
Rome 9-12-93 Dieu vous bénisse
M Teresa mc
16.07.10
Rome, Fête de Saints Pierre et Paul 2010
« Faites de votre communauté un autre Nazareth »
( Bienheureuse Teresa de Calcutta M.C. )
Jeudi 10 juin 2010, la veille de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, son Excellence Rt. Rev. Giacinto-Boulos Marcuzzo, évêque auxiliaire de Nazareth, a présidé la célébration eucharistique et béni notre toute petite communauté de frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs connue sous le nom de Bethshalom-Beit Assalam – Maison de la Paix. Environ cent personnes du lieu étaient présentes à la messe : sept prêtres concélébrants, de nombreux religieux et religieuses, dix sœurs M.C. de leurs quatre communautés, parmi lesquelles il y avait quatre supérieures : Sr. Aroti M.C. de Behtléem, Sr. Luis M.C. de Jérusalem, Sr. Theresina M.C. de Gaza et Sr. Charisma M.C. de Nablus.
Nous remercions Sr. Benedetta M.C., la supérieure régionale de la région Notre Dame de Nazareth d'avoir permis à nos sœurs de venir camper pendant trois jours dans une maison voisine pour faire le nettoyage nécessaire et les autres préparatifs dans l'esprit de Notre Dame de Nazareth, qui partit en hâte avec Jésus en elle, dans la région montagneuse de Judée pour aider sa cousine Elisabeth ( cf. Lc 1, 39 ). Nos sœurs, Sr. Aroti M.C. et l'équipe de sœurs ont inversé la visitation en venant à Nazareth. Notre Dame a inspiré les sœurs de faire ce qu'elles ont fait. Nous tous, les sœurs et les frères, nous avons senti réellement que nous étions une seule famille dans la Sainte Famille. J'ai entendu dire cela souvent mais cette fois cela est devenu réel à Nazareth, où le Verbe éternel a pris chair en Marie. Les frères et moi n'avons pas de mots pour remercier ces sœurs pour ce qu'elles ont été et comment elles ont été et pour ce qu'elles ont fait pour que notre toute petite communauté commence à Nazareth. J'espère et je prie pour que nous ayons de nombreuses autres « expériences de Nazareth « dans la famille M.C. !
L'évêque, Mgr. Giacinto Marcuzzo, a été merveilleux. La célébration de l'Eucharistie a été une expérience profonde de Pentecôte pour tous. Juste au moment de la consécration, quand le pain est devenu le Corps du Christ, la cloche de la basilique de l'Annonciation a sonné solennellement. Pour nous cela a été très symbolique : c'était une confirmation que l'Incarnation continue de se faire à travers l'Eucharistie et en même temps c'était un signe de l'acceptation de notre toute petite communauté de Bethshalom par Notre Dame de Nazareth.
Comme la Sainte Famille notre communauté est composée seulement de trois frères pour le moment : Fr. Jean Marie M.C., Fr. Ricardo M.C. et Fr. Nicholas M.C. Si Dieu le veut d'autres s'ajouteront à eux. La chrétienté a commencé avec trois personnes : Jésus, Marie et Joseph. La force et la puissance de la communauté ne dépend pas seulement du nombre de personnes mais de la façon dont il sont unis, dont ils s'aiment, dont ils prient et avec quelle ferveur, de la fidélité et de la persévérance avec lesquelles ils accomplissent leurs devoirs, de la façon dont ils vivent le dictum
« unis nous tenons debout, divisés nous tombons ». Nous espérons donc et prions pour que, comme la sainte Famille de Nazareth, notre communauté, aussi, devienne une école de Charité, d'accueil chaleureux et d'hospitalité généreuse, de prière ardente et de doux silence et d'adoration prolongée.
J'ai été invité à donner une conférence dans une paroisse en Italie. Là j'ai rencontré la supérieure d'une communauté de religieuses et je lui ai demandé : Ma sœur, combien êtes-vous dans votre communauté ? « Mon père, nous sommes SEULEMENT quatre », me dit-elle. « Vous êtes quatre. Ce n'est pas mal ma sœur », lui ai-je dit, « Dieu est seulement trois; et voyez tout ce que font les trois personnes. » Quel est le secret de leur vie et de leur travail ? Dieu ne perd pas de temps en grandes discussions, ou raisonnements, débats ou combats. Il y a une harmonie parfaite de volontés. Personne dans la Bienheureuse Trinité n'est contrarié ou en colère contre l'autre. Dieu sait seulement aimer, donner et pardonner.
Nos communautés peuvent être petites ou grandes, mais la qualité de notre communauté, le succès de notre vie et de notre apostolat ne dépend pas simplement du nombre, mais dépend grandement de l'unité de ses membres ! Si à la maison, parmi nous, il y a un amour fraternel authentique les uns pour les autres, du sérieux dans notre vie de vénération et de prière, un amour et une préoccupation profonde des pauvres, alors nous serons de véritables Missionnaires et des porteurs de l'amour de Dieu et nous donnerons un témoignage frappant au monde ( cf. Constitutions des frères R. 109 ).
A la fin de la messe l'évêque et moi nous sommes restés debout sur le côté de l'autel et le diacre permanent se trouvait au milieu, avec une relique de première classe de la bienheureuse Teresa que ceux qui le voulaient pouvaient embrasser. Ils sont passés devant nous un par un en disant en arabe : « mabrouk alf mabrouk », c-a-d chaleureuses félicitations.
L'évêque demanda publiquement quelle était notre fête patronale et quand nous la célébrions ? Je lui dis que notre fête patronale était la fête de la Sainte Famille et que nous célébrions la fête de notre Société chaque année le dernier jeudi d'octobre. Il nous dit que c'était merveilleux d'avoir la Sainte Famille comme fête patronale et qu'il était donc juste que nous ayons une communauté à Nazareth; mais que le dernier jeudi d'octobre ne convenait pas bien en Terre Sainte car ce jour-là chaque année il y avait la célébration du Baptême de notre Seigneur au bord de la rivière Jourdain, là où Jésus a été baptisé par St. Jean le Baptiste. En 2006 quelques uns d'entre nous, les frères, nous nous sommes joints aussi à la célébration ce jour-là comme nous faisions une retraite de 30 jours au Mont des Oliviers, et c'est seulement à ce moment-là que nous avons appris que la commémoration du Baptême de Jésus en Terre Sainte coïncidait avec la célébration de la fête de notre Société.
J'ai donc dit à Son Eminence Mgr. Giacintho-Boulos de choisir le jour, ce qu'il fit. Il dit :
« Ici, en Israël la fête de votre Société sera célébrée le dernier mercredi d'octobre. » A Nazareth les chrétiens ferment leurs boutiques le mercredi après-midi, c'est donc le meilleur jour pour nous.
La belle soirée s'est terminée par de simples rafraîchissements, que tous les participants ont appréciés. Tous sont rentrés chez eux en louant Dieu pour la présence d'un Nouveau Tabernacle à Nazareth où Jésus a eu son premier tabernacle dans la Vierge de Nazareth. En fait son Excellence voulait appeler notre maison Le Tabernacle, ce qui, selon moi, aurait pu être plus approprié. Pour nous c'est aussi la maison mémorial du centenaire de de la bienheureuse Teresa M.C.. En tout cas nous appelons notre maison Bethshalom – Maison de la Paix, comme la Sainte Famille de Nazareth veut que la maison soit connue sous ce nom.
La maison où vivent les frères est louée. C'est une très vieille maison et elle a été inoccupée pendant environ huit ans. On a du faire beaucoup de réparations, de nettoyage et de rectifications. Fr. Ricardo M.C., les frères, nos sœurs M.C. et beaucoup d'autres personnes on travaillé très dur pour la rendre habitable. Beaucoup de personnes de la localité nous ont aidés, y compris des prêtres et des religieux. Nous leur devons à tous notre profonde gratitude, que les frères veulent exprimer en priant pour eux et en s'efforçant d'être fidèles à leur vocation.
Notre maison se trouve à environ deux cents mètres de la basilique de l'Annonciation du côté ouest. De la route nous avons environ soixante à cent marches à monter, selon l'entrée que nous prenons, comme la maison a deux entrées. Les frères font donc beaucoup d'exercice en montant et descendant les marches.
La maison est petite, en forme de la lettre capitale « L »; qui pour nous signifie amour (love) de Dieu et amour de notre prochain. La ligne verticale signifie aimer Dieu de tout son cœur, de tout son esprit, de toute son âme et sa force, et la ligne horizontale signifie aimer son prochain comme soi-même. La loi entière et les prophètes, toute l'écriture, notre vie terrestre entière peut se résumer en ces doubles commandements fondamentaux. Jésus les a enseignés par des paroles et par
l'exemple ( cf. Mt 22, 35-40; Mt 12, 28-33; Lc 10, 25-28; Jn 15, 13ff.)
Nazareth est l'épicentre de la foi chrétienne, de la religion chrétienne; en termes simples c'est l'épicentre du christianisme. C'est à Nazareth que le ciel et la terre se sont rencontrés pour la première fois... le mariage de la divinité avec l'humanité... la rencontre du temps et de l'éternité y a pris place.
Nazareth continuera à se faire et refaire l'écho de la réponse incroyable de Marie, la femme humble, douce et obéissante de Nazareth qui a dit « oui », qui a abandonné sa volonté à la volonté divine dans l'obscurité de la foi, sans compter le coût. Il n'y avait pas le temps de discuter, il n'y avait pas d'autre personne à consulter et avec laquelle dialoguer; la réponse fut spontanée et totale... « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole ». Dans cette réponse inconditionnelle de Marie l'humanité est purifiée et rachetée.
Y a-t-il eu quelque supercherie ? Le diable a-t-il joué un rôle dans cette réponse impensable? N'a-elle pas été folle, naïve, imprudente de faire si totalement confiance à la voix étrange d'un ange qui venait avec un message qui dépassait sa compréhension ?
La ville de Nazareth est la première église, Marie et Joseph sont le premier sanctuaire domestique et Notre Dame est le premier tabernacle, la nouvelle Arche d'Alliance. Nazareth est devenu alors le lieu de naissance, le berceau du christianisme.
Un jour un jeune garçon de dix ans m'a demandé : « Père, pourriez-vous me dire, s'il vous plaît ce que c'est qu'un chrétien ? » Je lui ai dit qu'un chrétien c'est celui qui accueille le Christ et qui essaie de suivre son chemin à lui qui est venu faire la volonté de son Père. Marie est la première chrétienne qui a accueilli le Christ dans sa vie; le christianisme a commencé par son abandon inconditionnel à la volonté divine. Et ensuite elle s'est unie à Joseph qui a aussi accueilli Jésus dans la foi et l'amour le plus pur, formant le premier sanctuaire domestique de l'Eglise. Marie et Joseph ont été le premier couple chrétien qui a vécu, aimé et travaillé à Nazareth dans le silence de l'adoration.
La présence divine de Jésus dans la maison de Nazareth a rendu cette ville unique et sans précédent. La présence de Jésus en Marie l'a fait méditer, contempler, chanter et louer le Créateur de l'univers. La vie de Marie et de Joseph n'a plus était la même. Leurs vies sont devenues inséparables de la vie de Jésus. Ils ont vécu pour et avec Jésus. Ils ont aimé Jésus. Jésus les a aimés également, sinon plus, parce que Jésus a vu que sa Mère et son père adoptif avait le même désir et la même ambition, c'est-à-dire faire la volonté de Dieu, quelque soit le prix... mourir si c'était nécessaire... mais la volonté de Dieu était leur norme de vie. Ils voulaient tout ce que Dieu voulait sans compter le prix. L'amour de Jésus était égal à son respect et à son obéissance envers eux ( cf. Lc 2, 51-52 )parce qu'en leur obéissant il obéissait à son Père. « Je suis venu faire la volonté de mon Père qui m'a envoyé »; « Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth et il leur était soumis »( Lc 2, 51 ).
Il est assez étrange que ce soit Jésus qui à l'âge de douze ans a rappelé à Marie son origine et qui était réellement son Père : son Père est Dieu. A la question de Marie : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fais cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. » Jésus répondit : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon
Père ? » Marie au moins devait connaître l'origine de Jésus, qu'il venait de son Père, qu'il était envoyé dans le monde pour être sa lumière, pour être son amour, son chemin, sa vie et sa vérité. Il était envoyé par le Père dans le monde pour être son eau vive, pour être son espoir et son salut.
Car « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle » ( Jn 3, 16 ).
Le jour de l'Annonciation, la vie contemplative de Marie a commencé avec sa réponse inconditionnelle dans la foi la plus pure, « Alors qu'un silence paisible enveloppait toutes choses et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du haut des cieux, ta Parole toute-puissante s'élança du trône royal .... » ( Sagesse 18, 14 ), nous pouvons dire, dans le sein de Marie, qui l'a gardé précieusement dans son cœur et dans son sein et à commencer à méditer sur la Parole vivante en elle, grandissant en elle . Comment ne pouvait-elle pas gardé précieusement cette présence réelle et unique de la Parole éternelle en elle, qui est son Sauveur et Seigneur et le Sauveur du monde en même temps ?
Ici la raison humaine ne peut pas comprendre et la raison humaine ne peut pas expliquer ce mystère impénétrable que Marie a gardé précieusement et contemplé pendant toute sa vie.
Marie est la mémoire contemplative de l'Eglise et le premier tabernacle du Seigneur. Plus elle contemplait plus elle ressentait le besoin d'aller en hâte aider les autres qui étaient dans le besoin... Avec Jésus et jamais sans lui Marie est sortie rencontrer les besoins humains. Plus elle réfléchissait sur ce mystère impénétrable présent en elle, plus elle était poussée à chanter les louanges de Dieu et à aider tous ceux qui étaient dans le besoin. « Elle allait en hâte »
Mais ensuite elle s'est rendue compte à travers sa prière de contemplation que sa vie et sa mission était le travail de Dieu tout puissant. « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom » ( cf. Lc 1, 39 ff. ). Sa contemplation incessante du mystère intérieur du Verbe incarné, qui a fait son nid dans son sein et a grandi lentement en elle, qui était le Créateur de l'univers et le rédempteur de l'humanité à qui elle recommandait à chaque chrétien de « Faites tout ce qu'il vous dira. » ( cf. Jn 2, 5 ).
Amitié et prières.
Dieu vous bénisse. Père Sebastian Vazhakala M.C.
Basilique de l'Annonciation à Nazareth
13.05.10
LA VIERGE DE LA CHARITE
ET LES MISSIONNAIRES DE LA CHARITE A CUBA
Fête de St Joseph artisan, 2010
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Notre vie sur la terre est un processus continuel d'apprentissage. Nous sommes tous des étudiants à l'école de la vie. Il y a toujours des choses nouvelles à découvrir, des personnes nouvelles à rencontrer, des expériences nouvelles à vivre, des cultures nouvelles à apprécier, des personnes nouvelles à connaître. Plus encore, il y a toujours quelque chose de plus à dépasser, même dans la dite routine quotidienne de la vie.
En toute chose et en tout acte humain il y a une dimension transcendantale, à laquelle nous parvenons lentement à travers la réflexion et la contemplation. Nos paroles et nos actions irréfléchies peuvent se heurter à des conséquences inévitables et d'une portée incalculable.
« Dans mon cœur j'ai conservé tes promesses... sur tes préceptes je veux méditer...
( cf Ps 119, 1-176 ); « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » ( Lc 2,19 )
Ma mission récente à Cuba et mon retour à Rome via Mexico, du 13 au 26 avril 2010, a été une expérience inoubliable pour moi. J'ai essayé de retenir toutes ces choses dans mon cœur, de les méditer continuellement.
Il y a, cependant, certaines choses que j'aimerais partager avec vous autant que cela est possible, étant donné que ma visite a été plutôt courte, mais très intense et exigeante.
D'abord, mon voyage à La Havane, la capitale de Cuba, via Madrid, en Espagne, fut plutôt plaisant et agréable. L'ambassadeur de Cuba à Chypre, qui était assis à côté de moi pendant les dix heures de vol de Madrid à La Havane, m'a donné toute une quantité d'informations sur Cuba, y compris sur le jardin de la bienheureuse Mère Teresa M.C. qui se trouve dans la capitale. Il m'a dit que je ne devrais pas partir de Cuba sans aller lui rendre visite, ce que je fis avec Sr Ancina M.C., supérieure à La Havane et la sœur qui l'accompagnait, le 24 avril, juste avant mon départ pour Mexico. La statue de bronze de Mère Teresa M.C. avec un livre à la main plongée dans la
« lectio divina », à l'entrée du musée, qui avait été autrefois une église franciscaine, est non seulement impressionnante mais aussi inspirante et édifiante.
Sr Ancina M.C. qui attendait à l'aéroport de La Havane m'a dit qu'elle était surprise qu'à mon arrivée de l'étranger on n'ait pas ouvert mes valises, qui étaient remplies surtout de livres, et normalement les livres qui entrent dans le pays sont confisqués. C'est la puissance de la prière de mes Frères, de mes Sœurs et de nombreuses autres personnes qui a fait que l'immigration et les formalités de douane se sont passées rapidement et sans heurts.
J'aimerais exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour Sr Cyriac M.C., la supérieure régionale de la région Notre Dame de Guadalupe, à Mexico, qui m'a invité dans sa région. Cette région comprend le vaste et beau pays du Mexique et la très longue et très belle île de Cuba. Il y a vingt-trois communautés de sœurs M.C. dans la région, dont onze sont à Cuba, y compris une communauté de sœurs contemplatives M.C. à El Cobre, où se trouve le sanctuaire national de « La Vierge de la Charité de El Cobre ».
Je voudrais aussi exprimer ma sincère gratitude à toutes les sœurs M.C. qui rendent un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres dans ces vingt-trois centres, ainsi que pour leur vie de prière, de sacrifice et de pénitence.
Ne m'attardant pas sur ma courte expérience au Mexique sur mon chemin de retour, j'aimerais réfléchir sur quelques unes des expériences que j'ai faites du 13 au 24 avril 2010 sur l'île de Cuba; pour commencer, il y a 46 Sœurs M.C. qui travaillent uniquement sur l'île de Cuba.
Le désir ardent des Sœurs de connaître de plus en plus l'esprit ou le charisme de l'Institut, et de savoir comment les traduire dans leur vie de tous les jours fut évident pour moi au cours de la retraite que nous avons eue dans la ville de Sancti Spiritus à Cuba. Ce fut une recherche en même temps que le désir de retourner à l'esprit originel de l'Institut et au « premier amour » de chaque membre en cette année du centenaire de la naissance de notre fondatrice, c-a-d du 26 août 2010 au 26 août 2011.
Aucun d'entre nous ne peut prétendre en savoir assez sur l'esprit ou le charisme de notre Institut, comme ils reposent dans le mystère insondable de la sainte et indivisible Trinité. Dans cette région il y a besoin de beaucoup de prière, de réflexion, de recherche infatigable, du dialogue sans peur et du partage généreux. « L'Héritage de Mère Teresa »est le patrimoine de la famille M.C.et c'est le droit de naissance de tous les enfants de la famille M.C. d'en avoir un partage égal. Il y a une mine de richesse à extraire, à filtrer, à étudier et à partager.
L'apostolat de la famille est dans la nature et la structure même du charisme M.C., qui est compris et vécu pleinement dans la région Notre Dame de Guadalupe, y compris dans le pays de Cuba, où la Vierge de la Charité œuvre avec les Missionnaires de la Charité pour restaurer et rétablir la dignité sublime des familles chrétiennes, comme elles doivent être des sanctuaires domestiques de l'Église et ces familles doivent être le reflet de la Sainte Famille.
La bienheureuse Teresa voulait depuis le commencement que les MC restaurent, réparent et réunissent les familles. Pour cela elle écrit : « Excellence,... dites-lui ( au Saint Père le Pape Pie XII ) que l'Institut se consacrera spécialement à l'unité et au bonheur de la vie de famille, vie qui lui tient tant à cœur. Parlez-lui des innombrables foyers brisés, ici en Inde, à Calcutta, partout. C'est pour rendre heureux ces foyers malheureux, pour amener Jésus dans leurs maisons obscures que Notre Seigneur veut que moi et les Sœurs nous donnions nos vies comme victimes pour les foyers. Par notre pauvreté, notre travail et notre zèle nous entrerons dans tous les foyers, nous rassemblerons les petits enfants de ces foyers malheureux... »
« Et si tout échouait, je n'ai aucune crainte. Si seulement une seule famille, si seulement un seul petit enfant malheureux est rendu heureux par l'amour de Jésus, dites-moi, cela ne vaudra-t-il pas la peine que tous nous donnions tout pour cela, que vous vous donniez tout ce mal ?
( De la lettre d'Asansol de mars 1947 )
J'adresse mes remerciements à Sr Cyriac M.C. et à toutes les Sœurs qui encouragent, le début des nouveaux groupes de LMC au Mexique et à Cuba, avec l'aide des évêques et des prêtres locaux, À Cuba seulement il y a neuf groupes de LMC maintenant.
L'archevêque de Santiago de Cuba que j'ai rencontré avec les Sœurs M.C. le jeudi matin 22 avril 2010, était très heureux de savoir que nos sœurs M.C. aident les laïcs à grandir en sainteté à travers le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité. Nous avons eu des retraites pour eux dans deux endroits : Ciego de Avila, centre ( cœur ) géographique de Cuba, et à La Havane, la capitale. L'assistance du Saint Esprit a aidé tout le monde à avoir une expérience profonde de Pentecôte. Ici nos Sœurs ont travaillé très dur pour aider les LMC à faire l'expérience de Dieu. Ils retournèrent chez eux en louant Dieu et en chantant alléluia pour ce qu'ils avaient vu et entendu, ce qu'ils avaient partagé et vécu.
L'île de Cuba fut découverte par Christophe Colomb le 27 octobre 1492. En l'espace de deux décennies l'île fut conquise et colonisée par les espagnols qui gouvernèrent Cuba juqu'au 20 mai 1902, date à laquelle la République de Cuba fut instaurée.
Depuis 1959 Cuba a été gouvernée par Fidel Castro et son frère Raul. « La loi du 6 juin 1961 a introduit des changements radicaux dans la situation de l'éducation. Il a été déclaré que l'éducation devait être publique et gratuite et décrétée la nationalisation et l'adjudication en faveur du gouvernement cubain de tous les centres d'enseignement gérés par des autochtones ou des entités légales privées, ainsi que « les biens, les droits et les stocks inclus dans les biens de ces centres. Cette mesure du gouvernement révolutionnaire fut suivie par l'émigration de centaines de religieux et religieuses dédiés à l'éducation et à d'autres types d'œuvres sociales. Les 53 communautés de religieuses à Cuba se sont réduites à 13, toutes consacrées aux œuvres de charité » ( cf l'encyclopédie catholique ).
Il semble qu'à Cuba tout est libre sauf le don même de la liberté. Il est triste de voir que les gens doivent faire la queue pendant des heures pour les produits de première nécessité, tel que le pain et les autres produits alimentaires. Il faut faire la queue pour tout.
C'est une épreuve de parcourir de longues distances en transport public. Les touristes n'ont pas le droit de voyager près des cubains et avec eux et des étrangers qui résident à Cuba. Les cubains ne peuvent également pas voyager non plus dans les bus attribués aux touristes; en outre, il y a une telle différence dans le prix du ticket qu'un cubain moyen n'a pas les moyens d'en acheter un. On m'a dit que les touristes devaient payer au moins trois fois plus que les cubains. Le tourisme est une des ressources principales de revenus. Ils font réellement tout pour attirer les touristes dans le pays. Ils ont aussi des plages spéciales pour les touristes.
Il y a onze diocèses à Cuba. Le cardinal réside à La Havane. L'Eglise catholique à Cuba doit être patiente et tolérante avec le gouvernement pour survivre et que son fonctionnement soit paisible. Les évêques ne sont pas libres d'organiser et d'aider les gens à pratiquer leur foi librement. On dit qu'après la visite pastorale du Pape Jean-Paul II les choses ont légèrement changé en mieux. Beaucoup de gens ont célébré le dernier Noël un peu plus librement et à l'extérieur; mais il y a encore une peur visible chez les gens. L'Eglise de Cuba a perdu un grand nombre de biens et de bâtiments institutionnels, car le gouvernement cubain les a confisqués. Maintenant les évêques essaient de se les faire rendre.
Comme de nombreux pays, Cuba aussi a son sanctuaire national dédié à la Vierge de la Charité. Il existe une histoire fascinante qui raconte comment l'image de la Vierge de la Charité a été trouvée flottant sur les eaux de la Baie de Nipe en 1604 ou 1605. L'image a été vue par trois jeunes paysans à l'aube, trois jours après le passage d'une tempête. Les jeunes gens étaient allés ramasser du sel et ont trouvé l'image qui flottait sur une petite planche avec une inscription qui disait : « Je suis la Vierge de la Charité ».
Ils prirent l'image et l'apportèrent au village où ils habitaient. Quelques années plus tard l'image de Notre Dame fut déplacée à la paroisse de El Cobre. Des deux endroits l'image avait l'habitude de disparaître pendant quelques jours... Une nuit, après que les gens avaient fini de prier, ils ont vu une lumière magnifique briller sur la montagne. C'est alors qu'ils décidèrent de construire une petite chapelle et l'image y fut transférée. Depuis elle est restée à cet endroit connu sous le nom du sanctuaire national de Notre Dame de la Charité à El Cobre à Cuba.
Le 10 mai 1916 le Pape Benoît XV a proclamé Notre Dame de la Charité « Patronne de Cuba ».
Le 24 janvier 1998, pendant sa visite pastorale à l'île de Cuba, le Serviteur de Dieu, le Pape Jean-Paul II a vénéré personnellement et couronné la sainte image de la Vierge de la Charité. Sa fête est célébrée le même jour que la célébration de la nativité de Notre Dame, le 8 septembre.
La terre de Cuba est bénie par la présence de Notre Dame; elle est leur Reine céleste et la Mère de la Miséricorde, qui veille sur chaque membre du sol cubain. C'est la même Vierge de la Charité qui, à travers notre Bienheureuse Mère Teresa M.C., a fait un accueil chaleureux aux Missionnaires de la Charité qui rendent un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres dans leurs onze communautés répandues à travers l'île de Cuba. Que Dieu les bénisse et les récompense en abondance pour leurs services généreux.
Cette terre, bien que marquée par la souffrance et les nombreuses épreuves et peut-être une privation visible matérielle et spirituelle, a un saint né cubain, le bienheureux Olallo Valdès, Il est né dans la capitale cubaine de La Havane en 1820 et est mort en 1889. Le père Olallo Valdès, qui a été béatifié le 29 novembre 2008, était un membre des frères hospitaliers de St Jean de Dieu. Il était un champion de la charité chrétienne, un ami de l'amitié, un consolateur des affligés, un amoureux des pauvres et il réconfortait les malades à temps et à contre-temps. Il a pratiqué une charité héroïque et mené une vie très austère et priante. Les cubains attendent maintenant impatiemment sa canonisation. La Vierge de la Charité et le bienheureux Olallo Valdès vont sûrement continuer à travailler dur pour la conversion et la sanctification des cubains et les bénir abondamment et assidûment.
Bien que mon séjour à Cuba ait été considérablement court et limité, je suis allé en bus plus d'une fois de La Havane à Sancti Spiritus, à Ciego de Avila et retour à La Havane et ensuite à nouveau de La Havane à Santiago de Cuba. Ces longs voyages ont été faits la plupart du temps de nuit, couvrant une distance de plus de mille six cents kilomètres. Ce fut une grande expérience, bien que très ennuyeuse et exigeante. Ces longs trajets m'ont aidé à avoir un aperçu de ce que les cubains vivent chaque jour et comment ils attendent dans les heures sombres de la nuit pour attraper un bus. L'homme sans Dieu... ou qui essaie de l'exclure... peut seulement créer davantage de désordre, de souffrance et d'insécurité. C'est comme avoir seulement le douloureux Vendredi Saint, sans le joyeux Dimanche de Pâques. Qu'est-ce que notre vie aurait été sans la Résurrection de Jésus ?
De l'île de Cuba, l'après-midi du 24 avril 2010, je suis allé à Mexico, un endroit gigantesque. Bien que je n'y ai passé que deux jours, ce fut aussi un grand moment.
Grâce à Sr Araceli M.C., la supérieure de Santa Fe et à la personne qui l'accompagnait, qui m'attendaient patiemment à l'aéroport à Mexico et m'amenèrent au couvent. Que le bon Dieu récompense en abondance toutes les sœurs pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité généreuse et leur tendre attention du début jusqu'à la fin de mon pèlerinage.
Dimanche 25 avril 2010 j'étais heureux d'être avec nos frères Missionnaires de la Charité à Mexico pour célébrer la sainte messe en espagnol pour et avec les hommes et les garçons handicapés, avec quelques LMC, des Coopérateurs et surtout avec la communauté des Frères. Frère Marcus M.C., le supérieur, eut la gentillesse de faire tout le trajet pour venir me chercher chez les Sœurs à Santa Fe et me ramener après la sainte messe et le déjeuner. J'aimerais remercier très sincèrement nos Frères M.C. pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité, et je prie pour que le bon Dieu les récompense en abondance.
L'après-midi on m'a demandé de parler à 28 postulantes et à leurs Maîtresses : Sr Nadjeli M.C. et Sr Juanita Ann M.C., et à la Sœur en charge de la formation pour les Amériques, Sr Maria Dolores M.C. Les postulantes montrèrent un grand intérêt et étaient très enthousiastes. J'espère et je prie pour qu'elles grandissent en sainteté et persévèrent dans leur vocation.
Alors arriva mon départ pour Rome que j'attendais impatiemment . Après la sainte messe de 6h et le petit déjeuner, accompagné par Sr Araceli M.C. et Sr Esperanza M.C. j'eus la grâce de me rendre à la basilique de Notre Dame de Guadalupe à Mexico.
De retour au couvent il y eut une autre session avec les postulantes. Alors ce fut l'heure du déjeuner et de la préparation immédiate pour le départ. A 15h nous sommes partis de la maison pour l'aéroport pour prendre le vol de 20h 35 pour Madrid. Grâce à Dieu et grâce aux Sœurs tout se passa bien. Après quelques heures d'attente à Madrid, je suis arrivé à la maison à 20h 15 ( heure de Rome ).
Je remercie frère André Marie M.C., frère Luc M.C., frère Gaspard M.C., Gianna LMC et Fausto, notre fidèle chauffeur, qui sont venus me chercher à l'aéroport. A tous je dis merci.
Que ce saint temps de Pâques nous prépare pour la grande fête de la Pentecôte. Que la Vierge de la Charité continue de faire attention à tous nos besoins et aux besoins des pauvres, en les présentant à son Fils bien-aimé Jésus, comme elle l'a fait à Cana de Galilée, tandis qu'elle nous dit de la même façon les mêmes paroles qu'elles a dites aux serviteurs à la fête du mariage à Cana en Galilée : « Faites tout ce qu'il vous dira » Ce furent les dernières paroles de Notre Dame enregistrées dans l'Evangile. Ce furent ses paroles et sa vie et elle veut que nous tous et toutes les personnes de bonne volonté nous fassions tout ce que Jésus, son Fils nous dit.
Amitié et prières.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
Notre Dame de "El Cobre"
05.02.10

Noël 2009
Bien que le mois de décembre soit le dernier mois de l'année dans le calendrier chrétien, c'est encore un mois de grande espérance et de grande attente, de préparation et de renouvellement. C'est parce que les chrétiens célèbrent partout avec grande joie et enthousiasme l'événement incroyable de la naissance du Fils unique du Père éternel qui est venu habiter parmi nous. Le Père a envoyé son Fils dans le monde condamné à la destruction, non pour être son juge, mais pour être son Sauveur (cf. Jn 3,17).
Sur cet événement sans précédent le livre de la Sagesse présente :
« Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier
impitoyable, portant l'épée tranchante de ton décret inflexible... un homme irréprochable se hâta de les défendre. Prenant les armes de son ministère, prière et encens expiatoire, il affronta le Courroux et mit un terme au fléau, montrant qu'il était ton serviteur» (Sg 18, 14- 16, 21)
Pourquoi est-ce que la fête de Noël apporte une si grande joie au monde entier ?
Les premiers versets du cantique de Zacharie donnent une des raisons principales de la grande joie : à savoir, que Dieu a visité son peuple, et qu'il l'a délivré (cf Lc 1, 67-68). Ailleurs St Luc dit très tristement que Jérusalem n'a pas reconnu le temps de sa visitation (Lc 19, 44).
« Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu » (Jn 1, 11).
Donc notre expérience intérieure de joie ou de chagrin dépend de notre reconnaissance du « temps de la visitation du Seigneur ». Il est si facile pour nous de manquer les visites que le Seigneur nous fait, car nous sommes souvent tellement pris par les choses matérielles, les inquiétudes et les angoisses . Même notre célébration de Noël perd son esprit réel et son sens. Une des choses que nous arrivons à comprendre des Écritures c'est le partage de son amour et de sa vie que Dieu fait avec nous. Ce partage de la vie divine nous rend tous joyeux.
Les réflexions sur les expériences que j'ai souvent faites dans certains aéroports internationaux valent d'être rappelées. Très récemment dans un des aéroports on m'a empêché de voyager et fait passer par d'incroyables épreuves, et non seulement fait perdre une journée mais tout le programme que je devais remplir. Pire encore, quand on m'autorisa à voyager le lendemain, une fois arrivé à l'aéroport suivant, la police m'emmena dans une pièce spéciale où j'ai du attendre et attendre dans l'angoisse, tandis que mon compagnon de voyage ne savait pas ce qui m'arrivait et qu'aussi on m'attendait dans l'église pour la messe, la conférence, etc. Pour moi chaque instant m'a semblé très long et angoissant. Puis un des policiers a pris mon passeport et a commencé à examiner mes données bio sur l'ordinateur. Ils avaient même mon rapport médical. Un moment après le policier m'appela et voulait savoir ce que j'allais faire, comment je vivais, qui j'étais, etc. Je lui ai dit que j'étais
Missionnaire de la Charité et que je donnais un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres, et que je dépendais entièrement de la divine providence. Il plongea dans un profond silence pendant un moment. Puis il me regarda et dit : « Et donc vous travaillez avec les pauvres ? » « Oui », lui ai-je dit, « c'est mon travail et ma profession ». Il me demanda alors de retourner à mon siège, ce que je fis. Une fois de plus il examina plusieurs fois mes données bio sur l'ordinateur et il me rappela ensuite pour me questionner à nouveau.
Cette fois la question était quel était mon statut chez les Missionnaires de la Charité. Ma réponse fut : « Je suis le serviteur des serviteurs qui sont choisis par le Seigneur et nommé pour servir mes frères et sœurs, spécialement les plus pauvres parmi les pauvres de toute couleur, caste, religion ou nationalité. Quand nous voyons une personne pauvre », ai-je dit, « notre première question n'est pas de savoir à quelle religion il appartient ou de quel pays il vient, mais de quoi il a le plus besoin et comment nous pouvons l'aider ». Ceci est confirmé dans la Bible dans le passage de Matthieu 25, 31-46, qui dit : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». Ici Jésus s'identifie à l'affamé, à l'assoiffé, au dénudé, au sans-abri, au malade, au prisonnier. Il n'y a pas d'autre condition exigée.
Quelle différence incroyable entre les deux juges, le Roi du jugement dernier vu où nous serons jugés sur l'amour, et ici le policier qui pensait que j'étais peut-être un très dangereux terroriste. J'eus l'impression qu'il était un peu désappointé, car il ne pouvait pas trouver
quelque chose qui pouvait l'aider à être élevé à un rang plus élevé. Pour lui il y avait une occasion d'être récompensé. Je me suis senti comme une victime innocente prise pour rien et trouvée innocente après toute l'épreuve que j'avais traversée depuis 16h la veille jusqu'à 11h 30 le lendemain.
Découragement ? Non ! Contrarié ? Oui et non. J'étais plus inquiet au sujet des LMC, des coopérateurs et des autres personnes qui m'attendaient dans une des églises paroissiales de San Francisco. Le temps d'arriver à l'église, la messe venait juste de commencer, mais le curé de la paroisse, le P. Brian, fut très aimable et m'aida à les rejoindre à la célébration.
De telles expériences nombreuses me font penser aux paroles de Jésus :
« Amen, amen, je vous le dis : vous aller pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant...(cf Jn 16, 20-22)
Pour moi ces paroles de notre divin Maître sont toujours consolantes, spécialement quand je vois l'empressement, l'enthousiasme, la gratitude et la joie de nos LMC, de nos sœurs M.C. et des autres. Alors on oublie toute la douleur, les épreuves et la fatigue.
Les merveilleux groupes de LMC du Mexique, plus de 200 LMC avec quelques uns de leurs directeurs spirituels, conduits par Mgr Victor Mercado, directeur spirituel national, avec nos sœurs et quelques LMC organisèrent la retraite de deux jours. Ce fut une expérience magnifique de foi profonde, de fidélité inébranlable à l'appel de Dieu, et d'engagement imperturbable au devoir. L'expérience du Mexique demeure inoubliable et profondément inscrite dans notre être même.
On peut seulement rendre grâce à Dieu pour son amour miséricordieux et son aide
inépuisable. Non seulement Dieu marche avec nous, mais il travaille avec nous. Ici les paroles de St Chrisologue me viennent à l'esprit :
« Dieu marchait avec Abraham pendant ses voyages, il le protégeait dans les pays étrangers, l'enrichissait de possessions terrestres, et l'honorait de victoires... Favorisé par de si nombreuses grâces et entraîné par la très grande douceur de l' amour divin, Abraham devait apprendre à aimer Dieu plutôt qu'à en avoir peur, et l'amour plutôt que la peur devait inspirer sa vénération. » (D 'un sermon de Pierre Chrisologue, évêque)
Nous apprenons à reconnaître que les épreuves et les souffrances, même les plus intenses, ne sont pas destinées à être des obstacles mais des tremplins. Nous n'avons pas toujours autant de foi que les apôtres qui ont quitté le Sanhédrin pleins de joie parce qu'ils s'étaient trouvés dignes de souffrir pour l'amour du nom de Jésus (cf Ac 5, 41)
Notre expérience de vie est notre meilleur professeur et le meilleur moyen de préparer Noël. Ici les paroles simples mais significatives de notre bienheureuse Mère Teresa viennent à l'esprit : « Accepter tout ce qu'il donne et donner tout ce qu'il prend avec un grand sourire.» Cela semble si simple et cependant le mettre en pratique tout le temps demande une foi héroïque et une humilité profonde. C'est Noël chaque fois que je suis capable d'accepter tout ce que Jésus donne et de donner tout ce qu'il me prend avec un grand sourire.
Combien de fois par jour ai-je l'occasion de faire cela comme Jésus, Marie et Joseph l'ont fait, comme de nombreux saints l'ont fait et continuent à le faire et même tant de pauvres le font souvent.
Si l'on examine en détail les rapports de nos communautés nous sommes forcés de chanter le cantique de Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. » Voir la triple révolution et voir ce qui est arrivé aux superbes, aux riches et aux puissants. Combien les contrastes sont frappants :
« Déployant la force de son bras, il disperse les superbes... Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides... » (Cf Lc 1, 51-53)
Nous faisons chaque jour l'expérience de la providence inépuisable de Dieu, spécialement dans nos maisons pour les orphelins, les sans-abris, les garçons et les hommes handicapés en Inde. Nous donnons tous les jours de la nourriture cuite qui vient des usines voisines. Nos enfants et les personnes qui les entourent sont donc nourris par la providence de Dieu. Il montre que ces garçons et ces hommes malheureux, sans-abri et sans parents sont à la première place pour lui. C'est son travail que nous faisons. En outre, environ sept professeurs sont employés par différents clubs et organisations pour enseigner à ces enfants. Les élus de Dieu. Du matin jusqu'au soir des personnes de tous rangs et de toutes conditions viennent rendre visite à nos enfants avec des cadeaux. Ils sont comme les Mages. Deepashram est le Bethléem de notre temps pour de très nombreuses personnes qui n'appartiennent pas à notre foi mais qui appartiennent à la religion hindou traditionnelle. Elles viennent à Deepashram comme les hommes sages de l'Est, qui sont venus voir le bébé nouveau-né à Bethléem avec des cadeaux. Presque personne ne vient avec les mains vides.
Pour nos frères, Deepashram est devenu le Bethléem de notre temps et nos frères sont témoins tous les jours de l'événement de Noël et de l'afflux des hindous, qui sont les Mages de notre temps. Après avoir vécu l'expérience de Deepashram/Anandashram personne ne reste le même, ni ne reste silencieux. On devient messager et missionnaire de la bonne nouvelle : on parle à ses amis de ce que l'on a vu et entendu, de ce que l'on a touché avec ses mains. C'est ce qu'on proclame aux autres.
Dans notre centre de réhabilitation à Bandhuvari, une des grandes banques a envoyé
ses ouvriers planter des arbres fruitiers et des légumes dans notre jardin pour nos garçons et nos hommes orphelins handicapés. Quel exemple édifiant d'amour réel et de souci de son prochain ! Même la pensée de faire des actes si admirables ne peut venir que de Dieu, qui nous dit constamment de lui faire confiance avec amour, de lui obéir plus promptement et sans poser de questions.
Au mois de novembre, quand j'étais en Inde, j'ai dit à l'un des garçons handicapés physiques qu'il était superbe, combien il semblait beau. Sa réponse spontanée me fait réfléchir continuellement, m'humilie tout le temps. Savez-vous ce que ce garçon de treize ans m'a dit ? « Dieu m'a fait beau ». En d'autres termes il reconnaît qu'il est l'ouvrage de Dieu. Je n'ai jamais entendu de personne des déclarations si profondes, ni même des personnes dites saintes. Il n'y a pas de place pour l'orgueil. Dieu m'a fait très beau et superbe. Là cela ressemblait à la grande déclaration de St Paul sur lui-même : « Je suis ce que je suis par la grâce de Dieu... »
Notre maison pour les handicapés en Albanie, connue sous le nom de Bethel, hébergent maintenant environ vingt garçons et hommes, tous très lourdement handicapés .La majorité d'entre eux sont handicapés mentaux, tandis que les autres sont complètement alités. Ils ont besoin de soin personnel constant et d'une attention individuelle. Comme c'est un travail de Dieu très exigeant, nos frères, nos travailleurs et tous ceux qui participent ont besoin de nos prières constantes et de notre soutien généreux. Nos sincères remerciements vont à Adolfo Costa LMC et à son équipe de Parme (Italie), qui se rendent périodiquement en Albanie apporter les fournitures nécessaires et utiles pour Bethel. Que le bon Dieu récompense tous ceux qui sont associés à Bethel.
« Casa Serena » à Rome est une des Auberges de Dieu dans la ville de Rome, où de nombreux bons Samaritains viennent subvenir aux besoins des personnes blessées. Ces bons Samaritains appartiennent à toutes les positions sociales et à tous les âges et toutes les situations. Nous pouvons devenir vieux et prendre notre retraite, mais l'amour ne vieillit jamais ni ne prend sa retraite. Même si nous mourons, l'amour ne meurt jamais. Au soir de la vie, quand nous allons à Dieu, nous ne prenons rien avec nous excepté l'amour. Le seul bagage que nous prenons avec nous c'est le bagage de l'amour.
A Rome en décembre dernier nous sommes allés visiter une maison pour personnes âgées. C'était un dimanche. Dès qu'ils nous ont vus, ils sont venus autour de nous nous demander si nous venions célébrer la messe ou non. « Nous n'avons pas de messe ici », se lamentèrent-ils. Avec quelque difficulté nous avons eu la permission du curé de célébrer la messe une fois tous les quinze jours . Puis nous avons découvert qu'il y avait deux maisons pour les personnes âgées dans la même rue. Maintenant les frères vont tous les dimanches célébrer la messe dans une des deux maisons.
Dimanche dernier (6 décembre 09), je suis allé rendre visite à un patient malade du cancer en phase terminale dans une clinique dans une autre partie de Rome. Comme je rentrais ils commencèrent à me demander : « Père, êtes-vous venu célébrer la messe pour nous ? » Une fois de plus je fus choqué en entendant leurs demandes. Les malades et les personnes âgées ont faim de Dieu et ils n'ont pas de bergers. Les paroles de notre Seigneur me vinrent à l'esprit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. »
(Lc 10, 2) Et le Seigneur dit : « J'ai pitié de cette foule... » (cf Mt 15, 32)
Pour beaucoup de personnes Noël est encore juste un mot et un souvenir, pas une expérience personnelle de la présence et de la proximité d'un Dieu aimant et affectueux. Nous sommes appelés à être l'amour de Jésus, la présence de Jésus. En un mot, nous devons être Noël, spécialement pour nos personnes accueillies aujourd'hui.
Nous avons à rendre grâce à Dieu pour beaucoup de choses. Comme vous le savez, trois de nos frères : Fr. Alphonse M.C., Fr. Benedict M.C. Et Fr. Ramon M.C. ont été ordonnés le samedi 14 novembre 2009 en Inde par H. E. Rt. Rev. Vincent Concessao, l'archevêque de Delhi, tandis que Fr. Jan-Timo M.C. a été ordonné à Rome par H. E. Rt. Rev. Giuseppe Marciante le samedi 12 décembre 2009 en présence de ses parents bien- aimés, de ses frères et sœur et de quelques membres de sa famille. Ce fut une expérience très émouvante pour tous. Tout, même le temps fut très beau. Tous retournèrent chez eux en louant Dieu. La prêtrise est un moyen de devenir saint et aide les autres à l'être. Le but réel est la sainteté de la vie, ce qui est à la portée de chacun. Tout le monde n'est pas appelé à être prêtre, mais tout le monde est appelé à devenir saint.
Si Dieu le veut mardi 2 février 2010, six de nos frères feront leurs premiers vœux à Anandashram, notre centre de réhabilitation pour les garçons et les hommes handicapés, dans le village de Bandhwari, Gurgaon, Haryana, en Inde. Fr. Stephen M.C. a été avec eux depuis août dernier pour les préparer à ce grand jour. Supportons-les par nos prières assidues et nos généreux sacrifices.
Je profite de cette occasion pour remercier chaque personne associée avec nous de quelque façon que ce soit, en même temps je voudrais aussi vous souhaiter un très joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2010 remplie de paix. Amitiés et prières.
Que Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
28.11.09

LA JOIE chez MERE TERESA
et chez les LMC
" Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. "
( St Lc 2, 10-11)
Pour nous apporter la joie, Jésus s'est fait homme.
La venue de Jésus à Bethléem a apporté la joie au monde et à chaque cœur humain. Que Sa venue à Noël apporte à chacun de nous cette paix et cette joie qu'Il désire donner. Prions beaucoup pour cette grâce de paix et de joie dans nos cœurs, nos communautés et dans l'Église.
La joie est le fruit de l'Esprit Saint, la marque du Royaume de Dieu, car Dieu est Joie.
Jésus a dit : " Que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie " (Jn 15, 11)
Un MC doit être un MC de la JOIE... prêt à accepter joyeusement de mourir chaque jour..., le sourire apaisant de Dieu qui réchauffe tous les cœurs...
La joie du Seigneur est notre force :
- pour vivre la vie de pauvreté dans une confiance joyeuse, - pour imiter la chasteté de Marie, - pour offrir une obéissance joyeuse, - pour prendre soin du Christ sous son habit de détresse.
Le but et la finalité de notre vie communautaire est la joie de la Résurrection.
La Joie est prière.
La joie est force.
La joie est amour.
Elle est comme un filet d'amour
Qui prend les âmes.
Dieu aime le donateur joyeux.
Qui donne joyeusement donne le plus.
Il n'y a pas meilleure façon de manifester notre gratitude
A Dieu et aux hommes que d'accepter tout avecjoie.
Un cœur brûlant d'amour est nécessairement un cœur joyeux.
Ne laissez jamais la tristesse vous envahir
Au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.
Mère Teresa de Calcutta : La joie du don (A Gift for God : 1975)
AU SERVICE DES AUTRES AVEC JOIE
"YOU-DID-IT-TO-ME"
Nous le savons, quand Jésus vint sur la terre, Marie sa mère ne le reçut que pour s'empresser de le donner aux autres. Que désirait-elle ? Transmettre la joie.
Voici un des plus beaux moments de l'existence de Marie : Jésus étant entré dans sa vie, elle partit avec empressement sur les collines, vers le village de sa cousine Elisabeth. Elle voulait donner Jésus à Elisabeth et à l'enfant que celle-ci attendait. Nous lisons dans l'Evangile que l'enfant d'Elisabeth tressaillit de joie à cette première rencontre avec le Christ.
Nous avons été créés pour apporter la joie et la réconciliation dans le monde, pour pouvoir aimer les autres et aimer Dieu.
Que Marie soit source de notre joie ! Que chacun d'entre nous soit Jésus pour elle ! Personne n'a si bien appris l'humilité que Marie. Elle était la servante. La joie était la force de la Vierge. Seule la joie pouvait lui donner la force de s'empresser d'aller sur les collines de Judée pour y faire le travail d'une servante. Etre servante, c'est être au service des autres, avec joie.
Nous aussi nous devons nous empresser de gravir les collines des difficultés, pour être joyeusement au service des autres.
Mère Teresa de Calcutta et Frère Roger de Taizé : Marie mère de réconciliations : 1987
MAGNIFICAT
"... mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur..."
Ce qui nous pousse à vivre avec joie, c'est que nous avons Jésus avec nous et qu'Il nous aime.
Le Christ est la joie que je veux partager.
C'est beau de donner la joie aux gens.
La joie doit être un des axes principaux de notre vie. La joie est le signe d'une personne généreuse. C'est aussi parfois un manteau qui cache une vie de sacrifices et de générosité. Une personne qui a ce don atteint souvent les sommets. Si vous êtes joyeuses, ne craignez pas la tiédeur. La joie brille dans les yeux et le regard, dans la conversation et l'allure. Vous ne pouvez la garder à l'intérieur de vous car elle déborde en dehors.
Quand les gens verront le bonheur dans nos yeux, ils prendront conscience de leur nature de fils de Dieu. La joie est contagieuse, par conséquent soyez toujours remplis de joie quand vous allez chez les pauvres.
Je trouverai la joie en embrassant les moindres désirs de tous les pauvres qui souffrent.
LA JOIE DANS LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE DES LMC
CHAPITRE 1 - La Nature et la Mission du Mouvement
- Les Laïcs Missionnaires de la Charité... dont la vie est marquée ... par un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au cœur du monde (Chapitre 1, 1)
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances et en les offrant au Seigneur... avec une confiance aimante et avec joie. (Chapitre 1, 4)
CHAPITRE 2 - Les Vœux
- La formule des vœux : ... Je me donne de tout mon cœur... afin que... avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie... je sois conduit (e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement de ma propre famille...
A - LA CHASTETÉ
Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph... (Chapitre 2, 17)
" Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète " (I Jn 1, 4) La révélation de l' Évangile de la vie nous est donnée comme un bien à communiquer à tous, afin que tous les hommes soient en communion avec nous et avec la Trinité (cf. I Jn 1, 3). Nous non plus, nous ne pourrions être dans la joie complète si nous ne communiquions cet Évangile aux autres, si nous le gardions pour nous-mêmes. (Encyclique Evangelium vitae n°101 de Jean-Paul II, 25 mars 1995)
B - LA PAUVRETE
" Nous devons rayonner la joie d'être pauvres...
Oui, la pauvreté est joie ! Ne lisez pas simplement cette phrase. N'en faites pas un objet de discussion. Ne passez pas votre chemin. Faites en l'expérience. Venez et voyez ! Venez et touchez ! Venez et aimez ! La vraie joie est là, à votre portée. La pauvreté est joie car elle est partage ! Elle est rencontre avec Jésus car les pauvres, c'est Jésus lui-même. Donnez, donnez toujours, jusqu'à ce que cela fasse mal et vous serez libres. " (Mère Teresa)
C - L'OBEISSANCE
- L'obéissance doit être... joyeuse (Chapitre 2, C 23)
" L'obéissance est une grâce spéciale qui produit une paix à toute épreuve, une joie intérieure et une étroite union à Dieu. " (M.T.)
D - LE SERVICE DE TOUT CŒUR ET GRATUIT DES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES
a) Service veut dire :
- ... accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres (Chapitre 2, D 30 a)
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10, 8) (Chapitre 2, D 30 b)
les sept œuvres corporelles de miséricorde
- ...donner... la joie (Chapitre 2,D 31 b)
" Le Christ est la joie que je veux partager.
C'est beau de donner la joie aux gens.
C'est avec joie qu'il s'agit de toucher le Christ sous son masque de détresse, car la joie est l'amour " (M.T.)
CHAPITRE 3 - La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
" La prière est joie.
La joie est prière, le signe de notre générosité, de notre désintéressement et de notre union intime et continuelle avec Dieu.... " (M.T.)
" La famille qui prie ensemble reste ensemble " (M.T.)
Les exercices spirituels recommandés au Mouvement...sont :
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion quotidienne...
" Le même Jésus vient et revient dans nos cœurs pendant la Sainte Communion. Il veut nous donner la même joie et la même paix. " (M.T.)
" Où trouvez-vous la joie d'aimer ? - dans l'Eucharistie, la Sainte Communion. Jésus s'est fait le Pain de Vie pour nous donner la vie " (M.T.)
Journée de prière mensuelle :
... Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence. (Chapitre 3, 38)
" Si seulement nous connaissions l'art, la joie, la fécondité du silence, nos maisons deviendraient soleil de l'amour de Dieu, flamme brûlante de l'amour de Dieu en action. "
(M.T.)
CHAPITRE 4 - La Croix - Pas de plus grand Amour
- Notre pénitence doit être caractérisée par la renonciation et la joie... (Chapitre 4, 41)
- l'acceptation...joyeuse ... des croix... (Chapitre 4, 41,2)
LA CROIX ET LA JOIE. LA CROIX ET LA RÉSURRECTION
" La joie doit être un des axes principaux de notre vie. La joie est le signe d'une personne généreuse. C'est aussi parfois un manteau qui cache une vie de sacrifices et de générosité. Une personne qui a ce don atteint souvent les sommets...Elle constitue le meilleur moyen de prêcher l'Evangile aux païens. " (M.T.)
CHAPITRE 5 - Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
42. Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit
a) aux membres de leurs propres familles
"... aux jours d'espérance, soyez dans la joie " (Rm 12, 9-14 : Chapitre 5, 42)
" Nous devons garder en nos cœurs la joie d'aimer Dieu et la partager avec tous ceux qui nous entourent, spécialement au sein de nos familles.
Souriez à chacun, souriez à votre épouse...à votre mari, à vos enfants, à chacun quel qu'il soit, voilà qui vous aidera à croître dans l'amour mutuel.
Pour répandre la joie, il faut d'abord qu'elle règne dans la famille.... Nous posséderons ainsi la joie du Christ qui est notre force. "
c) à la famille des Missionnaires de la Charité
La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres... la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. (Chapitre 5, 42 c)
" Gardez la joie de vous aimer les uns les autres. " (M.T.)
d) aux plus pauvres parmi les pauvres :
... Les LMC doivent essayer :
... de consacrer leur propre famille au Sacré Cœur de Jésus, encourageant les autres à faire de même. (Chapitre 5, 42 d)
Consécration des familles au Sacré Cœur de Jésus
" Cœur de Jésus,... nous te consacrons nos épreuves et nos joies "... (M.T.)
" Si vous êtes joyeux, ne craignez pas la tiédeur. La joie brille dans les yeux et le regard, dans la conversation et l'allure. Vous ne pouvez la garder à l'intérieur de vous car elle est débordante. Quand les gens verront le bonheur dans nos yeux, ils prendront conscience de leur nature de fils de Dieu. La joie est contagieuse, par conséquent soyez toujours remplis de joie quand vous allez chez les pauvres. " (M.T.)
" Une sœur remplie de joie prêche sans prêcher "
(M.T.)
... là où il y a la tristesse que je mette la joie...( Prière attribuée à St François d'Assise priée par toute la famille M.C.)
Prière à la Sainte Famille composée par Mère Teresa pour l'année de la Famille en 1994 :
"LA FAMILLE QUI PRIE ENSEMBLE RESTE ENSEMBLE"
" ... Aide-nous, O Père très aimant à faire de notre famille un autre Nazareth où règnent l'amour, la paix et la joie. Qu' elle soit profondément contemplative, intensément eucharistique et vibrante de joie.
Aide-nous à rester ensemble dans la joie et la souffrance par la prière en famille... à prendre tout ce que Tu donnes et à donner tout ce que Tu prends avec un grand sourire...
Cœur immaculé de Marie cause de notre joie, prie pour nous... "
Examen de conscience du livre de prières des LMC :
Est-ce que j'ai habituellement un caractère joyeux ? Est-ce que cette joie surnaturelle est fondée sur l'amour du Christ victorieux ? ... Est- ce que je donne toujours avec joie ce que je donne au Seigneur afin que le don soit complet ?... Est-ce que je répands la joie ?... Est-ce que ma joie favorise le bonheur chez les autres ? Est-elle un réconfort et une aide pour mon prochain ?... Est-ce que ma joie est fondée sur une confiance illimitée ? Suis-je conscient(e) du devoir apostolique de révéler par ma joie la présence du Seigneur en moi et la beauté de ma vie consacrée à Lui ? Est-ce que je renouvelle chaque matin ma joie à la messe et est-ce que ma Communion augmente cette joie ?
"
Rayonnez la joie d'appartenir à Dieu, de vivre avec Dieu, d'être à Lui...
Devenons saints et soyons la cause de sa joie " . (M.T.)
LDM
" Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus
dans vos cœurs et partagez cette joie
avec tous ceux que vous rencontrez
en particulier avec votre famille... "
Mère Teresa aux LMC le 2 mai 1990
Jésus, joie des anges, aie pitié de nous (Litanie du dimanche)
Cœur de Jésus, joie de tous les saints, aie pitié de nous (Litanie du jeudi)
Esprit de ... joie, aie pitié de nous (Litanie du lundi)
Marie, cause de notre joie, prie pour nous (Litanie du samedi)
" Je vous souhaite la joie de la Vierge Marie qui, si humble de cœur, a gardé pendant neuf mois Jésus dans son sein. Quelle longue Communion !... " Mère Teresa
" SOYONS DANS L'ALLEGRESSE ET DANS LA JOIE... CAR VOICI LES NOCES DE L'AGNEAU " (Ap 19, 7)
26.11.09

Lettre de père Sébastien M.C.
novembre 2009
Samedi 14 novembre 2009 à 16 h trois frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs ont été ordonnés prêtres dans l'Eglise de l'Immaculée Conception à Kanhei au Gurgaon, par son Excellence le Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi. Il s'agit du fr. Alphonse Nayak M.C. d'Orissa, de fr. Benedict Vazhakala M.C. du Kerala et de fr. Ramon Lusterio M.C. des Philippines.
Ces frères viennent non seulement de différents états de l'Inde et de l'étranger, mais ont aussi des formations et des expériences différentes. Fr.Alphonse Nayak M.C. faisait un travail social, comprenant un travail en léproserie, tandis que fr. Benedict Vazhakala M.C. était un homme d'affaires et que fr. Ramon Lusterio M.C. était infirmier de profession et travaillait au Maroc.
Comme les apôtres, Pierre, André, Jacques, Jean, Matthieu et les autres apôtres, ces frères ont laissé aussi leurs " bateaux et leurs filets ", quand le maître les a appelés pour être avec lui et
" être ses victimes d'amour, pour aimer et souffrir et sauver les âmes, en particulier les âmes des pauvres. " Après leur formation initiale, leur noviciat et leurs premiers vœux, ils ont eu des années de ministère auprès des plus des pauvres parmis les pauvres, et les études philosophiques et théologiques exigées à l'Université Angelicum à Rome. Tous les trois ont servi les plus pauvres parmi les pauvres à Rome, en Albanie, en Inde et au Ghana (frère Alphonse).
Avant leurs vœux définitifs ils ont fait une retraite d'un mois en Terre Sainte. Deux ans après leurs vœux définitifs, ils ont été ordonnés diacres le 8 septembre 2008 à Rome par son Eminence le cardinal Saraiva Martins. Juste avant leur ordination sacerdotale ils ont suivi un cours pendant un mois au Bangalore : " La formation des formateurs ". Ils ont aussi eu une retraite de huit jours, comme préparation spirituelle immédiate au grand évènement.
Tous les trois sont pleinement engagés dans et pour le travail de la Société. Fr. Alphonse M.C. aide fr. Stephen M.C. au noviciat à Bandwari (Gurgaon), fr. Benedict M.C. est le supérieur de notre maison pour les garçons et les hommes orphelins handicapés et sans logis à Bandwari et frère Ramon M.C. est le supérieur de notre maison pour les garçons et les hommes handicapés mentaux en Albanie.
La célébration liturgique fut très émouvante, de nombreux religieux et religieuses y ont assisté, de nombreux fidèles laïcs y ont également activement participé. L'immense église était pleine à ras bord, plus de 500 personnes.
Après la liturgie de la Parole, quand les candidats furent appelés par leurs noms, chacun d'eux fut accompagné par ses parents qui les présentèrent à l'archevêque. Le supérieur général, le père Sébastien Vazhakala M.C., demanda à l'archevêque d'ordonner ces hommes auxquels l'archevêque demanda : " Est-ce que vous les juger dignes ? "
Bien que la réponse fut affirmative, elle entra plutôt dans les détails. Il peut être bon que je vous donne le texte intégral :
" Après avoir reçu les déclarations écrites et signées par chacun de sa propre main, dans lesquelles chaque candidat diacre atteste qu'il est sur le point de recevoir l'ordre sacré du presbytérat librement et spontanément, et qu'il se consacrera pour toujours au ministère envers les plus pauvres parmi les pauvres, selon les Constitutions des Missionnaires de la Charité Contemplatifs (cf. can 1036) ;
après avoir reçu des rapports favorables de ceux qui étaient en charge de la formation et de chaque membre profès des communautés où chaque diacre a exercé son quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres ;
après avoir examiné les différents documents exigés selon le droit canonique, tel le certificat de baptême (can 1024), de confirmation (can 1033), le ministère de lecteur et d'acolyte (can 1035), et finalement de l'ordination diaconale (can 1035) ;
après avoir examiné les " curriculum vitae ", c-a-d les études philosophiques et théologiques faites par chaque candidat diacre, qui furent aussi examinées et approuvées par le cardinal vicaire de Rome selon les canons 1032 et 235 ;
après avoir suivi précisément tous les rapports concernant chaque candidat à la prêtrise sacrée avec mes conseillers et aussi suivant les canons 1029 et 1051, qui parlent des diacres qui jouissent d'une bonne réputation, sont dotés de mœurs intègres, de vertus éprouvées, de piété authentique, bonnes mœurs et des autres qualités de santé physiques et psychiques ;
après avoir parlé individuellement et personnellement avec chacun des diacres, et finalement après avoir eu l'approbation finale du cardinal vicaire et de ses sept évêques auxiliaires et de
moi-même, au cours de la réunion qui s'est tenue le vendredi 16 octobre 2009, et surtout confiant dans l'aide incessante de Dieu,
j'atteste que :
fr. Alphonse Nayak M.C.
fr. Benedict Vazhakala M.C.
fr. Ramon Lusterio M.C.
ont été jugés dignes d'être promus à l'ordre du saint presbytérat "
La cérémonie entière fut très émouvante. Elle toucha les cœurs de nombreuses personnes y compris l'homélie de l'archevêque, qui recommanda aux candidats : " Méditez la loi de Dieu, croyez ce que vous lisez, enseignez ce que vous croyez, et mettez en pratique ce que vous
enseignez ".
Il continua : " Que la doctrine que vous enseignez soit une vraie nourriture pour le peuple de Dieu. Que l'exemple de vos vies attire les disciples du Christ, afin que par la parole et par l'action vous construisiez la maison qui est l'Eglise de Dieu ". La cérémonie entière dura presque deux heures et demi.
Comment peut-on assez rendre grâce à Dieu pour sa bonté et pour son amour ? Comment peut-on exprimer notre gratitude à Dieu pour notre archevêque, son Excellence Rt. Rev. Vincent Concessao pour sa disponibilité et son empressement à accepter notre invitation pour ordonner nos frères et faire de ce jour un jour mémorable ? Notre gratitude infinie va à Dieu pour nos prêtres récemment ordonnés et leurs chers parents, et tous ceux qui ont participé à la divine liturgie. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense tous. Espérons et prions pour que de tels évènements spirituels inspirent les personnes, approfondissent leur foi, les invitent toutes à suivre Jésus plus intimement, plus fidèlement et avec persévérance. Je prie pour cela et demande les prières de tous.
Nous attendons maintenant impatiemment l'ordination sacerdotale de fr. Jan-Timo Pavelka M.C. le samedi 12 décembre à 10 h à l'église de San Romano Martire, Largo Antonio Beltramelli 18, Rome, tel. 06/41.73.24.07.
Ce temps d'attente est aussi un temps de prière intense et de préparation spirituelle pour frère Jan-Timo M.C. et pour toute la Société.
Fr. Jan-Timo a fait toutes les préparations avec les trois autres frères déjà ordonnés et a aussi servi comme diacre pour l'ordination en Inde. Son ordination a été fixée à une date différente et à Rome pour deux raisons principales : il est facile pour les membres de la famille de fr. Jan-Timo de participer, et deuxièmement tous nos frères dans la communauté à Rome, nos sœurs M.C., nos hommes à Casa Serena, nos LMC, nos coopérateurs, nos bienfaiteurs, nos volontaires et les autres personnes peuvent se joindre à la célébration de l'ordination et à sa première sainte messe le dimanche 13 décembre à 17h dans notre chapelle de la Sainte Famille, Via S. Agapito 8, à Casa Serena à Rome. Ne manquons pas de telles occasions en or de goûter et de voir la bonté, la paix et l'amour de Dieu. C'est pour notre bien que Dieu ordonne de tels évènements ; il n'en a pas besoin . Un prêtre est destiné à être un médiateur, un pont entre Dieu et l'homme, et entre l'homme et Dieu. Il va régulièrement de la présence de Dieu à la présence des hommes et vice versa.
C'est aussi l'année des prêtres : pour prier pour les prêtres, pour les aider par des prières et des sacrifices quotidiens. Les prêtres vivent dans le cœur du monde, sans désirer ses plaisirs ; pour être membre de chaque famille, n'appartenant cependant à aucune ; pour partager toutes leurs souffrances. Ils ont besoin de plus en plus de prières et de sacrifices que personne. Aidons nos frères à grandir en sainteté et à persévérer dans leur vocation.
Amitiés et prières.
Que Dieu vous bénisse tous Père Sébastien Vazhakala M.C.
19.11.09

Samedi 15 novembre 2009
Fête de la Sainte Famille pour les LMC
Réunion des LMC chez les sœurs M.C. à Paris avec le père Philippe Pignel après une heure d'Adoration du Saint Sacrement dans la chapelle.
Le père Philippe reprend les Messages de Père Sébastien M.C. et de Mère Teresa M.C. qu'Adolfo Costa, LMC d'Italie, avait envoyés pour l'année jubilaire des LMC : Mai 2008 : Spécial Jubilé / 1 (voir L'AVETE FATTO A ME sur blog LMC)
Rénover et Restaurer "LE MODE DE VIE , LE STYLE, LE CHARISME DES LMC".
Message du père Sébastien : 3 fondements, 5 paragraphes.
1er paragraphe : texte fondateur de notre spiritualité : réécouter Mt 25, 31-46 lu par le père Philippe.
On finit l'année liturgique puis c'est la fête du Christ-Roi.
Année A : Jésus en gloire : même Évangile : " ... " Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire... j'avais faim et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire... "
Jugement dernier.
Cette année : année B : Évangile de saint Jean : Jésus devant Pilate " Es-tu le roi des Juifs ? "
Jésus sur le bois de la Croix, dans sa gloire et sa majesté.
Mois de novembre : mois des défunts. Prier pour les âmes du purgatoire.
Le père Philippe prie chaque jour pour un de ses ancêtres : arrières-arrières grands-parents : 16 ;
arrières grands-parents : 8 ; grands-parents : 4; parents : 2 = 30 personnes et 30 jours en novembre.
Les âmes du purgatoire ont encore besoin d'être purifiées.
Contrition de ce que l'on a fait ou pas fait.
Jésus nous prévient. " Nous serons jugés sur l'amour " (St. Jean de la Croix).
2ème paragraphe : regarder notre Calcutta.
Complémentarité entre aimer Jésus dans le Pain de Vie et dans nos frères souffrants.
Ne jamais séparer "I thirst" ( " J'ai soif ") de " You did it to me " (" C'est à moi que vous l'avez fait ") disait Mère Teresa, nous rappelle Jean-Claude.
Le père Phlippe connaît une mère de famille de 4 enfants, dont 2 sont handicapés. Elle est maître en philosophie, d'un milieu aisé, et aurait pu avoir une carrière brillante mais elle est toute donnée à ses enfants.
Le Seigneur l'a purifiée pour qu'en son Calcutta à elle, elle rayonne l'amour de Dieu.
"La descente"
La parabole du Bon Samaritain, Évangile selon saint Luc lu par le père Philippe. " Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho..."
On cherche à monter l'échelle sociale.
Il faut descendre.
Jean Vanier en parle. Charles de Foucauld aussi.
" Descends, descends, descends... "
3ème et 4ème paragraphes lus à la suite, ensemble.
" Offrir chaque soupir, chaque regard, chaque acte comme des actes d'amour divin ", comme la Sainte Famille devait le faire. (partie de la prière que les sœurs M.C. disent le matin en se rendant à la chapelle)
La Sainte Famille, c'est une famille.
Nazareth était leur Calcutta.
" Je te suivrai partout " a dit Mère Teresa à Jésus: âmes parvenues à la 4ème demeure de Sainte Thérèse d'Avila : pas vie spirituelle pour elles-mêmes.
5ème paragraphe
Bénir un appartement, comme le père Philippe va bénir ensuite l'appartement de Lucienne, c'est accueillir Jésus dans notre maison.
Maison comme sanctuaire.
" Yeux pour voir, cœur pour répondre ".
" Faites de votre famille un autre Nazareth ", disait Mère Teresa.
Gratuité. Apprendre aux enfants la gratuité, ne pas donner d'argent pour récompenser un service.
Plus difficile de recevoir que de donner, dit Jean-Claude et Marie-Jeanne approuve pour l'avoir vécu.
"Nous sommes toujours au-dessus des pauvres", disait père Tony M.C (qui vit pourtant avec les pauvres, comme les pauvres), nous dit Jean-Claude.
Notre vocation est dans notre Calcutta à nous, seulement si nous accueillons Jésus.
Notre vocation est de découvrir que Jésus est dans ce Calcutta-là.
MESSAGE DE MÈRE TERESA de mai 1990 à ses enfants : Sœurs, frères, LMC, Coopérateurs.
lu
Départ du père Pignel chez Lucienne en vélo !
...et les autres en voiture et en métro
Bénédiction de l'appartement de Lucienne et consécration de sa famille au Cœur Sacré de Jésus et au cœur immaculé de Marie
Lucienne est très émue
et sa fille intriguée
Bénédiction de l'eau
Bénédiction de la porte
Bénédiction du salon
La présence de Marie
Bénédiction de la cuisine
Monna en porteuse d'eau bénîte
Bénédiction de la chambre
cadre de la Sainte Famille offert à Lucienne
Bénédiction de la Croix
et partage d'un délicieux repas préparé affectueusement par Lucienne en présence de sa fille Lixxy.
Joyeuse fête de la Sainte Famille pour les LMC !
14.11.09

Fête du Saint Rosaire 2009
Notre Voyage et notre Mission
Notre vie sur la terre est un voyage continuel vers notre destination finale et définitive pour laquelle Dieu nous a créés à sa propre image et ressemblance (cf. Gn 1,26).
Notre récent voyage de Rome à Bogota en Colombie, via Madrid à l'aller et au retour, c-à-d du lundi 14 au lundi 28 septembre 2009, fut mémorable. Durant le voyage notre tout petit groupe de quatre, Tonino et Rossana, Giampaolo et moi, avons rencontré de nombreuses personnes nouvelles et intéressantes. Nous avons eu de nombreuses expériences uniques et sans précédent, nous enrichissant de rencontres nouvelles et inoubliables. Je me suis rendu compte que la vie pour la plupart des gens est un défi et une lutte. Avant que l'avion ne décolle il y eut des annonces répétées à tous les passagers d' attacher leurs ceintures, suivies de vérification individuelle. Quand les stewards passaient je pouvais les entendre dire encore et encore : " Veuillez attacher vos ceintures ". Suivirent d'autres annonces avec des démonstrations pratiques, indiquant à tous les passagers ce qu'ils devaient faire " en cas d'atterrrissage improbable sur l'eau " . Bien que nous allions tous à Bogota, en Colombie, le personnel de bord exprimait toujours quelque incertitude d'atteindre notre destination.
Mes pensées allèrent au-delà des horizons visibles de ce monde : combien notre voyage vers le ciel peut être incertain et peu sûr ! Combien notre voyage de foi est dangereux et pénible ! Notre pélerinage sur la terre est en vérité l'histoire de la grâce stupéfiante de Dieu !
L'avion décolla finalement du sol, nous élevant tous vers l'univers immense déployé comme un dais. Pendant environ 10 heures ou à peu près nous avons voyagé entre ciel et terre, passant maintes fois à travers des nuages épais, expérimentant de nombreuses secousses et turbulences. Nous avions tous nos ceintures étroitement attachées à nos sièges avec nos ceintures dans " l'arche de Noé ". Jusqu'à ce que l'avion touche le sol à nouveau, il y eut de la peur et de l'incertitude. Combien est similaire le voyage de notre vie depuis ce monde plein de difficultés, de labeur et de larmes jusq'au monde éternel de liberté et de joie. Il y a cependant de la peur et de l'incertitude tout au long du voyage.
Nous avons finalement atterri à Bogota à 7.45 p.m. heure locale, ce qui est 2.45 a.m. à Rome. Des passagers essayèrent d'exprimer leur joie en applaudissant. Certains d'entre nous firent le signe de la croix et remercièrent la Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint Esprit pour être arrivés sains et saufs.
La prière est une façon pour nous d'être unis à Dieu pendant que nous sommes sur la terre ; la prière nous connecte avec Dieu ; la prière est un moyen d'exprimer notre gratitude à notre Dieu, Père et Créateur. La prière est un moyen d'exprimer et de soutenir notre relation avec Dieu et avec les autres dans et pour le Seigneur.
Notre tout petit groupe de quatre passa toutes les douanes et les formalités et ensuite nous sommes allés récupérer nos bagages. Nous avons attendu que nos bagages arrivent - nous ne pouvions récupérer à notre destination que ce que nous avions enregistré. Là aussi j'ai pensé au jour à notre arrivée finale - je ne peux avoir au ciel que ce que j'ai enregistré quand j'étais sur la terre, que ce que j'ai déposé - les mérites de mes prières, mes sacrifices et surtout mes bonnes œuvres, ou œuvres de miséricorde. J'avais plusieurs valises pleines d'articles spirituels, de livres, de brochures, de chapelets, de médailles, d'images de la Sainte Famille, etc., pour nos sœurs M.C, pour les LMC, les coopérateurs et pour les pauvres. A la fin de notre séjour sur la terre toutes nos valises doivent être remplies de nos bonnes œuvres, de tout ce que nous avons fait pour les autres, en particulier pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Comme les sœurs M.C, les LMC et les coopérateurs qui sont venus à l'aéroport nous accueillir, les personnes que nous avons aidées à aller au ciel viendront nous accueillir quand nous irons à la maison, à Dieu. Ils nous attendront à l'aéroport international St. Pierre au ciel, comme les sœurs M.C. nous ont attendus à Bogota. Quelle joyeuse renncontre ce fut, et quelle joyeuse rencontre au ciel nous attend encore tous !
Mes pensées sont remontées jusqu'au 5 septembre 1997, quand notre bienheureuse Mère Teresa est retournée dans sa véritable maison... combien de centaines de milliers de personnes l'ont attendue pour l'accueillir, chanter des louanges à Dieu pour elle et avec elle, l'emmenant en procession au trône du Dieu très haut, à la Sainte Trinité qui est la fontaine de tout amour et de toute sainteté. Ensemble ils ont chanté : " Te Deum laudamus, Te Deum confitemur ", c-a-d : " Tu es Dieu, nous te louons, tu es le Seigneur, nous t'acclamons. "
Maintenant nous avons le temps et la possibilité d'être de bons samaritains sur la terre, de verser l'huile de consolation sur les isolés et les affligés, de fortifier les faibles et les timorés avec le vin de l'enthousiasme et de la joie. Faisons-le maintenant; chaque minute est précieuse, chaque occasion est un don de Dieu pour faire le bien sur la terre, pour enregistrer nos bagages au ciel, où nous pourrons les récupérer à nouveau pour les distribuer.
Rappelons-nous à nouveau que nous ne pourrons récupérer alors que ce que nous aurons enregistrer maintenant. Bienheureuse Mère Teresa, bénissez votre famille des Missionnaires de la Charité; aidez-nous à faire tout le bien que nous pouvons, permettez-nous d'aimer et de servir nos semblables, hommes et femmes, qui vivent et souffrent de pauvreté et de faim. Donnez-leur aujourd'hui ce qui leur est nécessaire pour vivre chaque jour, la nourriture, le logis, les vêtements et l'éducation, et par notre amour compréhensif donnez-leur la paix et la joie.
Bogota, en Colombie, est une ville extrêmement grande de sept millions d'habitants, avec de nombreux pauvres aussi, comme beaucoup de grandes villes. C'est une ville très fascinante avec de nombreuses attractions intéressantes, pour les touristes comme pour les pélerins. Elle se trouve à 2.600 mètre au-dessus du niveau de la mer, avec une température moyenne entre 16° et 19° C toute l'année.
La Colombie fut une colonie espagnole pendant environ 250 ans. Elle est devenue indépendante en l'année de notre Seigneur (A. D.) 1820. Presque dans le cœur de la ville il y a une petite communauté de sœurs Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Teresa M.C., qui est comme un phare d'espoir et de joie, non seulement pour les drogués et les personnes âgées, mais en particulier pour l'Eglise institutionnelle. Le sœurs ne travaillent pas dans l'isolement mais toujours avec et pour l'Eglise, comme avec les autorités civiles autant que cela est possible. Elles sont au pied de la montagne sur laquelle est construit le sanctuaire connu sous le nom de Montserrat, reproduction du sanctuaire de Montserrat près de Barcelone, en Catalogne, en Espagne. Aujourd'hui la seule façon de se rendre au sanctuaire est de prendre un "funiculaire", qui marche sept jours par semaine. Un nombre limité de pélerins locaux y montent, car ils ne sont plus autorisés à monter à pied en raison du risque de glissement de terrain.
Sr. Gilberta M.C., la supérieure régionale, nous emmena au sommet en funiculaire,le groupe de retraitants et moi. Nous sommes ensuite rentrés dans la retraite fermée de huit jours de prière intense et de silence total; car nous savons que " l'appel à la sainteté ne peut être entendu et suivi que dans le silence de l'adoration... " (cf. Vita Consecrata 38).
Bien que donner une retraite de huit jours soit toujours très exigeant, c'est aussi plein de grâces et stimulant, car les sœurs montrent un grand intérêt et combien elles ont soif de Dieu. Le verset: "Mon âme a soif de toi dans la nuit, et comme le matin arrive j'attends ta venue" peut s'appliquer à elles. Leur désir ardent de Dieu, leur empressement à devenir saintes, leurs exemples édifiants d'humilité et de joie, et surtout leur prière et leur sacrifice incessant pour le prédicateur non seulement encourage le prédicateur, mais l'aide à oublier sa propre fatigue et ses épreuves.
Bien que les 8 jours aient été chargés et remplis, Sr. Gilberta M.C. et Sr. Bina M.C., la supérieure locale, ont trouvé un peu de temps pour m'amener à quelques endroits importants à Bogota, comme le sanctuaire du " Divino Niño " - le Divin Enfant, où nous avons vu une foule de plus de deux mille personnes ferventes participer à la messe du dimanche à 3. 00 p.m. Nous sommes aussi allés voir la cathédrale salée, qui est un autre lieu important, pour les touristes et les pélerins des différents pays d'Amérique du Sud et Centrale.
Après avoir fini la retraite de huit jours des sœurs M.C., 110 LMC et coopérateurs attendaient leur retraite de quatre jours. Ce fut une autre expérience inoubliable de rencontrer des personnes chaleureuses et enthousiastes, des jeunes et des plus âgés, venant d'environ 13 pays d'Amérique Centrale et du Sud. Nous avons commencé le jeudi matin 24 septembre 2009 avec la conférence. Dans l'après-midi le cardinal de Bogota, son Eminence Pedro..., est venu célébrer la Sainte Messe avec et pour nous tous. Nous étions 8 prêtres en tout venant du Mexique, d'Argentine, du Pérou, de Bolivie et de Colombie. Ce fut une véritable expérience de Pentecôte pour tous qui logeaient dans le centre de retraite diocésain appelé Emmaus. Le directeur d'Emmaus, le père Ricardo, fut très accueillant avec tous les participants. Samedi soir, après le dîner, nous avons eu un programme culturel très coloré et divertissant, suivi d'une nuit entière d'adoration du Saint Sacrement en action de grâce et en préparation immédiate du renouvellement des vœux le matin suivant.
Une LMC d'Argentine a fait ses vœux pour la première fois, tandis que 24 ont renouvelé leurs vœux le dimanche matin 27 septembre 2009. Ce fut une cérémonie très simple mais très émouvante. A la fin de la Messe, deux aspirants de Bolivie, qui étaient venus avec leur jeune directeur spirituel, ont reçu le petit crucifix, ce qui a marqué leurs deux années de formation avant qu'ils fassent leurs vœux. Etant donné que les vœux sont faits ou renouvelés selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité, chaque LMC est supposé connaître ses Statuts suffisamment bien. C'est la raison pour laquelle chaque renouvellement appelle à une étude plus en détails et approfondie des Statuts., plus au moins un jour de prière. Cette préparation immédiate est absolument nécessaire pour tous ceux qui font ou renouvellent leurs vœux (voir les Statuts des LMC).
L'expérience de Bogota a été tout à fait merveilleuse et enrichissante. Pratiquement tous les participants de la retraite ont reçu le Sacrement de la Réconciliation. Ce ne fut pas par conséquent juste un renouvellement de la formule, mais un renouvellement réel de sa relation avec Dieu et avec ses semblables. Peu importe la difficulté par moments de rétablir et de renouveler cette double relation, cela doit être fait avant ou ensemble avec le renouvellement. Parfois cela semble impossible; on doit au moins avoir le désir intense de le faire. Parfois on pense que l'on n'a pas la force de pardonner, mais la question alors est : " Est-ce-que je veux pardonner ou non ? " C'est une chose que je ne sois pas capable de pardonner, mais c'est totalement différent que je je ne veuille pas pardonner. La première n'est pas un péché, mais la seconde en est un.
Le journal diocésain a voulu publier un article sur l'évènement de la retraite des LMC au centre de retraite Emmaus à Bogota. Le cardinal a montré un grand intérêt pour les LMC et veut que les LMC grandissent en sainteté et augmentent en nombre. La journée s'est achevée quand Sonia, une coopératrice, avec ses amis et nos sœurs M.C. ont préparé un repas de fête dans leur maison bien décorée et accueillante au pied du mont Montserrat, après lequel la foule, dans trois autobus pleins, est allée faire le tour de la ville, pendant que nous quatre nous préparions, spirituellement et autrement pour notre long et pénible voyage de retour à Rome via Madrid.
Le contrôle de sécurité à Bogota fut très particulier. Nos bagages furent fouillés et refouillés par trois groupes de policiers, y compris par de féroces chiens policiers, qui ont flairé chacun de nous et nos bagages à main. Grâce à Dieu, apparemment ils furent satisfaits de nous, nous l'avons espéré.
Le vol fut retardé de plus d'une heure; nous avons donc presque manqué le vol de correspondance à Madrid. En plus de la difficulté de trouver les choses, nous devions prendre un train d'un terminal à l'autre. Nous avons couru de toutes nos forces pour arriver à la bonne porte de départ, où on nous a dit que nous devions attendre parce que notre vol de Bogota avait du retard. A la fin ils nous ont permis d'embarquer et nous sommes arrivés à Rome sains et saufs, grâce à Dieu. N'ayant pas récupéré nos bagages nous sommes allés trouver l'assistant des passagers lui avons dit que nous n'avions récupéré aucun des six bagages que nous avions enregistrés. Le responsable du bureau de réclamation pour les bagages perdus et trouvés nous dit que nos bagages étaient encore à Madrid et qu'on nous les porterait via S. Agapito le lendemain, c-à-d le mardi 29 septembre 2009. C'était la première fois que j'avais enregistré tous mes effets personnels excepté mes livres de prières et quelques livres importants.
Le matin du 29 septembre passa et il n'y avait aucun signe de nos bagages. Quand nous nous sommes renseignés, on nous a dit qu'ils arriveraient l'après-midi même ou le soir., ce qui finalement se produisit.
Je remercie sincèrement mes fidèles compagnons de voyage, Tonino et Rossana, et Giampaolo pour leur tendre attention., leur agréable compagnie, leur aide opportune et leur prévenance affectueuse. Que le bon Seigneur récompense tous ceux qui ont été si bons et généreux, en particulier Sr. Gilberta M.C., Sr. Bina M.C. et les sœurs M.C., les LMC, Tai Pearn LMC, Anita Orezzoli LMC, et tous les LMC et les coopérateurs, le Père Eduardo Torre, le Père Victor... et tous les autres directeurs spirituels. Mes remerciements vont aussi à tous ceux qui ont offert des prières ferventes et des généreux sacrifices pour le succès et la fécondité de notre mission en Colombie, en particulier nos frères et les hommes de Casa Serena.
L'amour ne vieillit jamais ou n'est jamais malade. L'amour continue à aimer juqu'à ce que nous mourions d'amour. L'amour n'échoue jamais.
Je terminerai cette lettre avec les paroles de St. Paul :
" Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! ...Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. A lui la gloire pour l'éternité ! Amen. " (cf. Rm 11, 33-36)
Amitié et prières. Dieu vous bénisse.
P. Sébastien Vazhakala M.C.
02.10.09

PROGRAMME LMC
2009-2010
avec le Père Philippe Pignel
Dimanche 20 septembre 2009 : Reprise des réunions chez les sœurs M.C. à Paris.
- Adoration.
- Partage.
- Enseignement du Père Philippe : textes de la Parole du jour : l' Évangile selon St Marc 9, 30-37.
3 choses liées au 4ème jour.
Service de tout cœur et gratuit des plus Pauvres parmi les Pauvres.
Jésus a déjà annoncé une 1ère fois sa Croix.
Pierre a déjà dit : ...
Famille avec enfants en ballade en petite montagne : au début les enfants courent.
Les diciples également sont un peu insouciants mais conscients de la grâce qu'ils ont.
Dans notre vie spirituelle il peut y avoir un faux enthousiasme.
Jésus s'asseoit. Dans la tradition juive on s'asseoit.
Mère Teresa veut être la première dans l'ordre de l'amour. Jésus va la rendre servante de tous.
Dieu prend le temps de s'arrêter, d'embrasser, de prendre dans ses bras : " Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa "
A l'époque les enfants ne sont pas considérés. A 12 ans le juif devient adulte. A partir de 30 ans, pleine maturité, âge d'être rabbi, il peut enseigner. Jésus avait environ 36 ans.
- Mystère de l'Incarnation : Dieu proche. Douceur. Tendresse.
Certains disent : " Le Seigneur ne voit pas mes petits besoins ", mais si, Il les voit, Il est attentif aux petits, aux petites choses.
Le Seigneur a demandé à Mère Teresa de s'approcher, d'aller vers les autres, dans les taudis, les ténèbres.
Jésus annonce la Croix. Mystère du mal et du péché.
St Jacques : convoitise dans le cœur de l'homme : marque du péché originel.
Jésus a été jalousé, envié : suspicion, attaques...
Jésus voudrait embrasser chacun d'entre nous.
Les hommes vont l'empécher, l'écarteler.
Passion d'amour de Jésus.
Quoiqu'écartelé sur la Croix, Il va embrasser toute l'humanité.
Instrument d'Amour.
Il a pris la dernière place.
L'Evangile nous invite à nous faire le dernier.
- Mystère de la Rédemption.
" C'est moi qu'il accueille "
ex : - St François d'Assise avec le lépreux : il choisit de l'embrasser : tournant dans sa vie.
Identification à Jésus. Il prend sa croix et celle de l'autre.
- St Martin, pas encore baptisé, rencontre un mendiant sur la route...voit en songe ce mendiant sous l'apparence de Jésus. Il demande le baptême.
- Mère Teresa : elle dit : " OUI " . Accueil. Serviteur de tous.
Moments forts mais dans le quotidien pas spontanément envie mais pour Toi je vais accueillir telle personne .
Dans les Statuts des LMC : 4ème vœu spécifique " aux membres de sa propre famille ", par amour pour Dieu.
Accueil dans notre paroisse . Nouvel An juif Rosh Hashana et fin du Ramadan : affichette dans notre immeuble. Rentrer en dialogue. Cet acte opère une bénédiction de la part de Dieu.
Samedi 3 octobre : renouvellement des vœux et remises de croix
Samedi 7 novembre : étude des lettres aux LMC, de décembre1993,
de Père Sebastian Vazhakala M.C. et de Mère Teresa M.C.
Rome, décembre 1993
JMJ
Mes chers LMC du monde,
Cela a été une grande joie pour moi de lire toutes les choses magnifiques que le Seigneur accomplit à travers vous dans les différentes parties du monde. Nous savons très bien qu'être Laïc Missionnaire de la Charité ne veut pas dire que l'on doit changer de lieu de travail ou de résidence, ou que l'on doit parcourir le monde tout le temps. Non, on ne fait rien de tel parce que l'on devient LMC... mais ce qui est nécessaire c'est de changer de cœur... de ne changer que son cœur, sa façon de voir et de juger, ses priorités et les valeurs dans la vie... la transformation de l'intérieur du cœur qui n'est pas quelque chose que l'on fait une fois pour toutes mais un processus très lent, et nous avons besoin d'être patients avec nous-mêmes et de persévérer à le faire.
Baptisons notre newsletter LMC et donnons-lui un nom. J'ai pensé l'appeler
" YOU DID IT TO ME " (C'EST A MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT). Comme nous savons que tout ce que nous faisons pour les autres le Christ le compte comme si nous lui faisions à Lui. Donc n'hésitez pas à faire du bien aux autres quels qu'ils soient, qu'ils le méritent ou non. Dieu n'oubliera jamais. Jésus rend les choses plus faciles pour nous sur ce chemin. Il y a de nombreuses occasions et opportunités chaque jour de mettre en pratique notre quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Ceci est réalisé par ceux qui du matin au soir se soumettent avec joie à un chemin de vie routinier, qui s'efforcent d'être attentifs à leurs prières, et sont recueillis toute la journée, qui restent silencieux quand ils se sentent poussés à parler, qui évitent d'aborder des sujets qui excitent la curiosité, qui supportent les intempéries sans se plaindre, qui font preuve de gentillesse envers ceux pour lesquels ils ressentent une antipathie naturelle, qui sont heureux d'être petits et veulent faire joyeusement les travaux humbles et désagréables et même repoussants purement pour l'amour de Dieu, qui s'accommodent aux goûts, aux désirs et au tempérament des autres, qui supportent la contradiction sans s'irriter. Faire tout cela, pas une fois en passant mais habituellement, faire ainsi pas simplement patiemment mais joyeusement - c'est déjà une vertu héroïque, et quand plus tard des circonstances graves se présenteront, l'action héroïque ne semblera pas trop difficile, car nous aurons alors la force du Saint-Esprit Lui-même.
Comme Mère Teresa était à Rome pour les professions des sœurs et de nombreuses autres rencontres et rendez-vous je lui ai demandé de nous donner un message écrit ce qu'elle fit et vous le trouverez dans cette lettre. Tandis qu'elle l'écrivait assise sur un vieux banc je priais pour qu'elle soit inspirée pour mettre en paroles le message dont nous avons besoin maintenant... , après l'avoir écrit elle a dit qu'elle n'avait jamais pensé en écrire un aussi long... Les LMC tiennent beaucoup de place dans son cœur ; dans toutes ses conférences elle parle des LMC. Ce message signifie que les LMC doivent vivre leur vraie vocation dans leurs familles et au cœur du monde.
Nous avons de bonnes nouvelles à partager avec vous. Beaucoup d'entre vous ont entendu parler de l'accueil de nuit pour les hommes âgés appelé "Casa Serena". Grâce à tous ceux qui nous ont aidés à la faire exister et fonctionner, Casa Serena a besoin d'une aide continue pour remplir cette mission de nourrir, héherger et vêtir non seulement de nourriture périssable mais aussi de paroles impérissables et des sacrements de la vie éternelle. Tous sont les bienvenus à Casa Serena pour rendre leur amour plus fécond dans le service, pour faire de simples choses avec un grand amour.
D'autres nouvelles très importantes c'est que notre branche des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs a été reconnue comme Congrégation diocésaine le 8 décembre 1993, fête de l'Immaculée Conception. Grâce à l'Eglise Mère qui nous a aidés à avoir ce grand don de Dieu, en particulier notre chère Mère Teresa. Nous vous demandons de vous joindre à nous pour remercier le Seigneur, et la Sainte Famille pour ce don précieux. Notre branche a deux maisons en Albanie, l'une d'elle est le noviciat ; une à Sao Paulo au Brésil et la Maison-Mère à Rome. Nous sommes encore une toute petite Société et espérons et prions et demandons vos prières et votre aide pour avoir davantage de saintes et ferventes vocations pour notre Société. Si Dieu le veut trois de nos frères feront leur première profession le 2 février à 4 h 30 p.m. dans la cathédrale de Shkoder en Albanie. C'est la première fois après 45 ans de régime communiste que nous allons avoir une cérémonie religieuse de cette sorte. L'Eglise en Albanie reprend lentement forme. Bénissons le Seigneur.
Comme les fêtes de Noël, de la Sainte Famille et du Nouvel An se rapprochent je voudrais terminer cette lettre en vous souhaitant de très joyeuses et saintes fêtes de cette belle saison pleine de grâce. Que ces fêtes continuent de remplir vos cœurs d'une paix et d'une joie inoubliables afin que vous puissiez être une cause de paix et de joie pour tous ceux que vous rencontrez et avec lesquels vous vivez.
Avec mon amitié et ma prière
Dieu vous bénisse
P. Sebastian M.C.
LDM
Mes chers Laïcs Missionnaires
Gardez la joie d'aimer Jésus
dans votre cœur et partagez
cette joie avec tous ceux que vous rencontrez
Prenez une ferme résolution
" Je veux, je veux, avec la bénédiction
de Dieu être saint "
Cela vous aidera à étancher
la Soif d'amour des âmes de Jésus
- en travaillant au salut et à la sanctification
des Plus Pauvres parmi les Pauvres -
en particulier votre famille.
Prions
Dieu vous bénisse
M Teresa mc
Rome 9-12-93
LA JOIE DU DON
" La Joie est prière
La joie est force.
La joie est amour.
Elle est comme un filet d'amour
Qui prend les âmes.
Dieu aime le donateur joyeux.
Qui donne joyeusement donne le plus.
Il n'y a pas meilleure façon de manifester notre gratitude
A Dieu et aux hommes que d'accepter tout avec joie.
Un cœur brûlant d'amour est nécessairement un cœur joyeux.
Ne laissez jamais la tristesse vous envahir
Au point de vous faire oublier la Joie du Christ ressuscité."
Mère Teresa ("A Gift for God" : 1975)
16.09.09

Lettre du Père Sebastian Vazakala M.C. pour le 5 septembre 2009
" Les épreuves nous amènent au pied de la Croix et la Croix à la porte du ciel. "
Chaque année, le 5 septembre, l'Église célèbre la fête de la bienheureuse Teresa de Calcutta ;
et chaque célébration d'un jour de fête appelle à un renouvellement de notre vie dans le Saint-Esprit. Chaque fois que nous célébrons la fête d'un saint nous apprenons à connaître la façon dont il ou elle vivait et aimait Dieu et dont il /elle aimait son prochain, vivait l'Evangile de l'amour en action. Nous sommes censés avoir une "double portion" de l'Esprit, le désir, le désir ardent, la faim et la soif de la sainteté, sa soif inextinguible du salut et de la sanctification des âmes. Cela ne peut pas se limiter à une simple célébration liturgique, mais appelle à une compréhension plus profonde du zèle et de la ferveur, de l'esprit de joie et de l'enthousiasme, de l'esprit d'abnégation de soi et de sacrifices héroïques dans lesquels la personne a vécu et œuvré. Nous nous rendons compte que les saints nous ressemblaient beaucoup dans de nombreux domaines et ont vécu et travaillé dans des situations et des milieux similaires avec la différence qu'ils étaient réellement amoureux de Dieu et que rien ni personne n'a pu ni ne les a séparés de l'amour de Dieu. St. Paul l'exprime avec éloquence dans sa lettre aux Romains : " Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ?...J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur." (Rm 8, 35-39)
Chaque fois que nous avons une fête ou une solennité, il nous est demandé de prendre les psaumes du dimanche de la première semaine, pour notre prière du matin; et le premier psaume pour la prière du matin est Ps 63, 2-9. Pourquoi prie-t'on ce psaume pour une fête ou une solennité? Il y a une raison. Ce psaume exprime en de nombreux mots la soif insatiable du cœur et de l'âme humaine de Dieu et du salut des âmes. Le Psaume 63 commence par un acte de foi profonde et de désir intense : " O Dieu, c'est toi mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi. " Non seulement l'âme du saint a soif de Dieu, mais son corps également . Nous continuons à prier : " Après toi languit ma chair, terre sèche, altérée, sans eau. " Plus nous avons soif de Dieu, plus nous devenons assoiffés. Notre soif de Dieu est comme l'eau de la mer. Plus nous buvons l'eau de la mer, plus nous devenons assoiffés.
Cela fut vrai pour Notre Dame; cela fut vrai pour notre bienheureuse Mère Teresa. En 1947 la bienheureuse Teresa écrit : " J'étais par moments tellement attirée par le Saint-Sacrement. Je désirais ardemment la Sainte Communion. Nuit après nuit le sommeil disparaissait - et uniquement pour passer ces heures à désirer ardemment Sa venue. Cela a commencé à Asansol en février - et maintenant toutes les nuits pendant une heure ou deux , j'ai remarqué qu' entre 11.00 p.m..et 1.00 a.m. le même désir ardent interrompt le sommeil. " (de la lettre de la bienheureuse Teresa au Père Van Exem S.J., 1947)
L'expérience de Notre Dame, des saints et de la bienheureuse Teresa elle-même doit devenir la nôtre également. Ce désir, ce désir ardent et cette soif doivent être dynamiques. Chaque fois que nous prions ce psaume, nous sommes censés renouveler nos expériences de cette " nostalgie" insatiable, de cette soif inextinguible de Dieu.
D'autre part, la soif que Dieu a de nous est encore plus grande, plus forte et infiniment plus insatiable car Dieu est infini. Le " Catéchisme de l'Eglise Catholique " définit bien la prière comme " la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre . Dieu a soif que nous ayons soif de Lui. " (CCC 2560)
Nous voyons cette soif insatiable en Jésus, non seulement sur la Croix : " J'ai soif " ( Jn 19,28), mais peut-être encore plus dans l'Eucharistie. Jésus Eucharistique et le Cœur Immaculé de Marie, petit à petit, non seulement attirent les âmes à Jésus, mais ils les font Lui ressembler. La bienheureuse Teresa écrit : "Essayez d'être l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus pour tous et pour les pauvres que vous servez. Tout cela sera possible seulement si vous restez près de Marie, la Mère de Jésus et notre Mère. Elle vous guidera et vous protégera et vous gardera seulement tout à Jésus. " (lettre générale de Mère, mai 1990) Jésus est le Chemin et Marie est celle qui montre le Chemin.
Le cœur et l'âme de Notre Dame ont désiré ardemment le salut et la sanctification des âmes.
Dans toutes ses apparitions, à Lourdes comme à Fatima ou à Calcutta, invariablement Notre Dame a demandé la prière assidue, des sacrifices généreux et des pénitences héroïques pour le salut et la sanctification des âmes.
A Calcutta Notre Dame a dit à la bienheureuse Teresa de prendre soin de la foule, en les amenant à Jésus. Ses mots exacts sont : " Prends soin d'eux. Ils sont à moi. Amène-les à Jésus, porte-leur Jésus..." (MFG p. 19) Si la soif insatiable des âmes a été l'expérience normale de tous les saints, combien Notre Dame a-t'elle désiré encore plus ardemment sauver les âmes. Ce n'est pas une soif qui disparait avec leur mort. Non, elle s'accroit seulement, comme ils sont beaucoup plus près de Jésus. Ste Thérèse de Lisieux a écrit : " Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. " En d'autres mots, à sauver les âmes. Notre Dame ne s'arrête jamais de travailler pour le salut des âmes. Les saints sont les coopérateurs de Jésus les plus proches de Lui. Plus on est près de Jésus, plus on est insatiable et infatigable à travailler au salut et à la sanctification des âmes. C'est pourquoi la bienheureuse Teresa M.C. a travaillé jour et nuit, écrit un nombre infini de lettres, et entraîné les personnes à la rejoindre dans son train de Charité. Plus les personnes partagent les œuvres, plus elles deviennent assoiffées et essaient de rassasier la soif inextinguible de Jésus. Il y a des milliers et des millions d'âmes à sauver. La soif de Jésus est infinie; elle s'étend aux extrémités de la terre, embrassant toutes les personnes de toutes croyances ou sans foi. Jésus continue à demander à chacun de nous : " Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux, de Me les amener ? (MFG p. 19)
Le deuxième psaume de la prière du matin pour la fête d'un saint vient du livre du prophète Daniel (3, 57-88). Il est très important de connaître le contexte de ce psaume et pourquoi il a été choisi pour la fête de Notre Dame, ou d'un apôtre, ou d'un saint. Ce psaume est un cantique chanté par Daniel et deux de ses compagnons dans la fournaise ardente. Ils y avaient été jetés pour avoir refusé d'adorer la statue en or. Le roi furieux Nabuchodonosor ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus que d'ordinaire. Et il choisit certains hommes forts de son armée pour lier Shadrak (Daniel), Meshak et Abed Nego et les jeta dans la fournaise de feu ardent. Puis ces hommes furent liés avec leurs manteaux, leurs tuniques, leurs chapeaux et leurs autres vêtements, et jetés dans la fournaise de feu ardent. Parce que l'ordre du roi était péremptoire et la fournaise très chaude, la flamme du feu fit périr ces hommes qui y portèrent Shadrak, Meshak et Abed Nego, qui avaient été jetés liés dans la fournaise de feu ardent. Et ils marchèrent au milieu des flammes en chantant des hymnes à Dieu et en louant le Seigneur : " Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur, célébrez-le, exaltez-le éternellement... " (cf Dn 3, 52-90)
C'est le contexte du second psaume pour la fête d'un saint. Dans le premier psaume (Ps 63, 2-9), nous avons vu la soif insatiable de l'âme humaine de Dieu et la soif infiniment plus insatiable de Dieu de l'amour de l'homme et des âmes. Dans ce psaume nous voyons ce que Jésus, Notre Dame et les saints ont enduré pendant leur séjour terrestre. Jésus, par exemple, a dit à Mère Teresa :
" Tu n'es pas morte pour les âmes... ton cœur n'a jamais été submergé de chagrin comme l'a été celui de ma Mère. Tous les deux nous avons tout donné pour les âmes... " (MGF p. 10) Jésus a continué à dire à la bienheureuse Teresa que sa vocation consistait à aimer et à souffrir : " Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes. " (MGF)
L'épée du chagrin devait transpercer le cœur de Marie (Lc 2,35), qui arriva à son paroxysme au pied de la Croix :" Là se tenait debout " - Stabat Mater, la Mère de Jésus (cf. Jn 19, 25-27) Le cœur de Notre Dame fut submergé de chagrin, transpercé par une épée de chagrin.
Des années plus tard la bienheureuse Teresa a écrit de nombreuses lettres à certains de ses directeurs spirituels sur son expérience de sa propre fournaise ardente : " Si vous saviez ce que j'endure. Il détruit tout en moi...Je veux Dieu avec toutes les forces de mon âme... et cependant il y a une terrible séparation entre nous. Je ne prie plus. Je prononce les paroles des prières de la communauté... J'ai été sur le point de dire "Non". Cela a vraiment été tellement dur... ce terrible désir ardent ne cesse de grandir et je sens comme si quelque chose allait se briser en moi un jour - et ensuite cette obscurité, cette solitude, ce sentiment d'une terrible solitude. Le ciel est fermé de tous côtés... et pourtant, je désire Dieu ardemment. Je désire L'aimer ardemment avec chaque goutte de vie en moi. Je veux L'aimer d'un amour personnel profond... " (de sa lettre au Père L.T. Picachy)
La bienheureuse Teresa a continué pendant de nombreuses années à vivre sa fournaise ardente, comme elle l'a écrit : " Quant à moi - que vous dirai-je ? Je n'ai rien puisque je ne L'ai pas - Lui que mon cœur et mon âme désirent ardemment posséder. La solitude est si grande - Je ne trouve personne à l'intérieur ni à l'extérieur vers qui me tourner... Si l'enfer existe - ceci doit en être un. Comme il est terrible d'être sans Dieu - pas de prière - pas de foi - pas d'amour. - La seule chose qui reste est la conviction que l'œuvre est Sienne... Et pourtant, Père, en dépit de tout ceci, je veux Lui être fidèle - me dépenser pour Lui, L'aimer non pour ce qu'Il donne, mais pour ce qu'Il prend. " (d'une lettre au Père Neuner S.J., 1965)
Il est plus facile et même excitant pour nous de lire et de parler des expériences de la nuit profonde des autres et de prendre plaisir à le faire, jusqu'à ce que la nuit profonde, c-a-d la nuit des sens et la nuit de l'esprit nous frappe. C'est alors que nous devons prendre connaissance de leurs écrits avec un esprit tout à fait différent et en tirer profit.
" Selon St Jean de la Croix ", écrit P. Albert Huart S.J., " les principaux signes pour distinguer la nuit de l'Esprit de la dépression psychologique ou de la paresse spirituelle sont :
Le plus important : la personne n'interrompt pas son engagement envers ses obligations et sa mission, même si elle rencontre des épreuves et des échecs en les accomplissant. Bien que la personne expérimente que sa prière est obscure, douloureuse et stérile, elle se sent attitée par la prière. La bienheureuse Teresa continue : " et pourtant, Père, en dépit de tout ceci, je veux Lui être fidèle, me dépenser pour Lui, L'aimer, etc. "
Graduellement, sous l'obscurité qui accable son âme, elle découvre une source tranquille et grandissante de paix.
Plus tard, quand elle émerge de cette épreuve obscure (qui peut durer des années), elle la considère comme la période la plus bénie et vivifiante de sa vie. "
Les saints comme la bienheureuse Teresa, et tous les saints passèrent par le creuset de la douleur intense et de la purification. Les souffrances étaient doubles : d'une part les âmes traversent littéralement la fournaise ardente, mais avec un désir ardent et une soif insatiable de Dieu. Elles en arrivent presque au bord du désespoir, mais ensuite la puissance irrésistible de la grâce les encveloppe. Le moi intérieur n'est pas détruit mais purifié et remodelé en Jésus-Christ, l'homme-Dieu parfait.
" Les épreuves nous amènent au pied de la Croix, et la Croix à la porte du ciel. ", dit St Jean-Marie Vianney, le saint patron de tous les prêtres. Il peut être bon que tous les prêtres et les religieux soient conscients et préparés à toute sorte d'expérience de la fournaise ardente dans leur vie et leur ministère. La sécheresse et l'obscurité que nous expérimentons ne doit pas devenir des pierres d'achoppement dans notre vie ou notre apostolat mais des tremplins pour nous rapprocher de plus en plus de Jésus et lui ressembler comme les saints comme St Jean-Marie Vianney, la bienheureuse Teresa et les autres l'ont fait.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
LITANIE DE LA CHARITE
La Charité est la reine de toutes les vertus. " Si vous voyez la Charité, vous voyez la Trinité ", dit St Augustin. Sans elle, même si l'on parle les langues des anges, c'est comme " un airain qui sonne ou une cymbale qui retentit " (Cf. 1 Co 13, 1-13). C'est une vertu très délicate qui est comme le sel dans la nourriture. Ce n'est pas étonnant que des saints comme Ste Thérèse de Lisieux se soit résolue à faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire et à ne pas prendre l'autre chemin détourné. Ce qui suit est une litanie pour demander pardon pour les nombreux manques quotidiens de charité, car nous savons que même la personne juste tombe sept fois par jour.
Pour toutes mes pensées sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes regards sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes comportements sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes attitudes sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes manières d'agir sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes paroles sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes conversations téléphoniques sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes jugements sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes critiques sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes conversations sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes actions sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes réactions sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes travaux sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toute ma charité sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes prières sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes entreprises sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes œuvres de miséricorde sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes services des pauvres sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes sentiments sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes omissions sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes soins sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes préoccupations sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes angoisses sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes partages sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes rencontres sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes manques de charité, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toutes mes négligences, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour toute ma colère et mon amertume, Seigneur, aie pitié de moi.
Pour tous mes manques de pardon, Seigneur, aie pitié de moi.
Prions :
" Souffle en moi, Esprit Saint, afin que toutes mes pensées soient saintes.
Agis en moi, Esprit Saint, afin que mon travail aussi soit saint.
Attire mon cœur, Esprit Saint, afin que je n'aime que ce qui est saint.
Fortifie-moi, Esprit Saint, afin que je défende tout ce qui est saint.Protège-moi, Esprit Saint, afin que je puisse toujours être saint ".
Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
18.06.09

Pentecôte 2009
" Ne vous attardez pas en chemin, ne vous éloignez pas du but,
luttez toujours, déplacez-vous toujours, avancez toujours. " (St. Augustin)
Chers et bien-aimés frères, soeurs et vous tous,
Que la grâce et la paix de ce temps saint de Pâques et de la fête de la Pentecôte soient avec vous. Nous attendons tous, avec impatience et dans la prière, dans la chambre haute avec Notre Dame, comme les apôtres, de recevoir le Saint-Esprit promis le dimanche de la Pentecôte, qui tombe cette année le 31 mai (09). Plus nous prions le Saint-Esprit mieux c'est. Il est le sanctificateur. Cela vaut la peine de devenir esclaves du Saint Esprit afin que toutes nos pensées, nos paroles et nos travaux soient toujours saints.
Merci pour vos prières. La retraite à Haïti s'est très bien passée. Rendons grâce à Dieu. Il y avait 22 soeurs plus la régionale Sr. Jacinta M.C. ; les soeurs de la communauté se joignirent à nous pour la sainte Messe et la conférence de l'après-midi. Elles étaient très heureuses et reconnaissantes comme d'habitude.
Haïti est un très beau pays. C'est très tropical, avec beaucoup de pluie. On peut y trouver toute l'année tous les fruits tropicaux en abondance, spécialement les mangues et les bananes.
Les soeurs M.C. ont 9 maisons à Haïti seulement. Elles y sont depuis 1979, si je ne me trompe pas. Elles font un travail magnifique auprès des plus pauvres parmi les pauvres, en risquant même leurs vies. Une des supérieures, Sr. Abha M.C., dans l'une des communautés a été blessée par des voleurs ; grâce à Dieu, elle n'est pas morte. Elle est là depuis le tout début.
La pauvreté des pauvres est au-delà de toute description. Il y a une dégradation morale au-delà de toute imagination. C'est une accumulation de la misère humaine réduite au niveau le plus bas. Je me demande comment des êtres humains arrivent à vivre de cette manière ? Grâce à Dieu
l' avortement n'est pas légalisé. Il est très fréquent de voir des jeunes filles vagabondes de 14 ans avec des bébés dans les bras. J'ai oint une femme de 28 ans environ qui est morte le jour même, en laissant ses sept enfants derrière, le plus âgé ayant environ 14 ans. Ils n'ont pas de père non plus, comme ils sont beaux-frères et belles soeurs. Ce genre de cas est très fréquent à Haïti, et nos soeurs essaient de faire tout ce qu'elles peuvent pour les aider. Je n'ai jamais vu autant de souffrance, de pauvreté et de misère, même à Calcutta (Inde). Les soeurs M.C. font vraiment un grand travail !
Nos frères M.C. ont aussi deux communautés à Port-au-Prince ; une est leur noviciat, l'autre est une maison pour des hommes et des femmes qui souffrent de TB, du Sida, etc.
J'ai été aussi très heureux de rencontrer un de mes vieux amis et frère, Michael Geilenfeld des U.S.A. qui dirige plusieurs maisons pour des garçons à Haïti. Cela faisait 31 ans que nous nous étions vus. Quelle rencontre joyeuse et merveilleuse ce fut ! Nous avons évoqué notre vie ensemble et l'apostolat parmi les pauvres à Los Angeles avec beaucoup de joie et de gratitude.
Un autre terrible mal qui afflige le peuple haïtien est leur pratique démoniaque de la magie noire, de la sorcellerie, etc. C'est une coutume très courante, acceptée, qui corrrompt continuellement la vie morale des gens, de la naissance à la mort. Ce culte satanique est la cause de beaucoup de souffrance dans le Coeur Sacré et Eucharistique de Jésus. Nous devons offrir beaucoup de prières et faire de nombreux sacrifices, et surtout de nombreuses heures d'adoration eucharistiques.
Haïti est souvent touché par des calamités naturelles comme les orages, les cyclones, les ouragans, etc. Le Seigneur veut sauver son peuple de nombreuses façons différentes, mais c'est très difficile pour Lui, car Il ne force personne mais respecte le don de liberté de choisir, de déterminer et de décider.
L'île est divisée en deux pays : la République Dominicaine et Haïti. Les soeurs M.C. sont dans les deux pays, mais elles ont seulement trois maisons en République Dominicaine, tandis qu'elles en ont 9 à Haïti, bien que la dernière soit beaucoup plus petite en taille et en population.
Ce que je pense en général est que la pauvreté de l'Inde est plus matérielle, au moins en comparaison avec cette sorte de pauvreté des pauvres, qui est à la fois matérielle et spirituelle. Il y a beaucoup de travail à faire partout : "Ora et Labora" avec beaucoup de "penitentia" est nécessaire. Nous avons besoin de plus en plus de prière, de pénitence et d'oeuvres de miséricorde pour vaincre le travail du malin. La route vers le ciel est cahoteuse et étroite et il y a peu de personnes qui aiment la prendre volontairement.
Merci, frères et soeurs, pour tout ce que vous êtes et pour tout ce que vous faites pour le Seigneur. Les choses que nous faisons peuvent être très petites et insignifiantes, mais elles deviennent grandes et infinies à cause de l'amour que nous mettons en les faisant. Dans les paroles de la bienheureuse Teresa M.C. dont l'enseignement rend les choses claires :
" Pour le bon Dieu rien n'est petit parce qu'il est si grand et nous sommes si petits - c'est pourquoi Il s'abaisse et se donne la peine de faire ces petites choses pour nous - pour nous donner la possibilité de lui prouver notre amour. Parce qu'il les a faites, elles sont très grandes. Il ne peut rien faire de petit ; elles sont infinies. Oui, mes chers enfants, soyez fidèles à des petites pratiques d'amour, de petits sacrifices, de petites mortifications intérieures, de petites fidélités à la Règle, ce qui construira en vous la vie de sainteté - vous fera ressembler au Christ. " (Instructions de la bienheureuse Teresa aux M.C., nov. 1960).
C'est le travail de Dieu que nous faisons. Cela peut être comparé à un ventilateur ou à une ampoule électrique. Pour que le ventilateur puisse marcher pour donner de l'air frais, cela exige de l'électricité. C'est l'electricité qui fait marcher le ventilateur. C'est l'electricité qui brille à travers l'ampoule électrique. S'il n'y a pas d'électricité le ventilateur est inutile et l'ampoule aussi. Nous sommes comme le ventilateur, comme l'ampoule. La grâce invisible de Dieu travaille en nous et à travers nous comme l'électricité invisible. Le Dieu invisible respire en nous de tout son souffle d'amour et de grâce et pour que nous soyons en vie et capable de faire son oeuvre avec amour. La petite hostie que nous recevons dans la sainte Communion est le secret de notre force pour faire l'oeuvre de Dieu, car nous savons que sans la sainte Messe et la sainte Communion nous ne pouvons pas faire son oeuvre. Car " Si nous avons notre Seigneur au milieu de nous, avec la Messe et la sainte Communion quotidiennes je ne crains rien pour les soeurs, ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister, je suis sans défense. " (Bienheureuse Teresa, Corpus Domini 1947). Une autre fois elle écrit :
" ... Le travail que nous avons à faire serait impossible sans sa grâce continuelle qui vient du tabernacle. Il doit tout faire . Nous devons seulement le suivre. " (ibid., janvier 1948).
L'achat du terrain à Rome rencontre encore des difficultés. Nous avons déjà surmonté tant d'obstacles, l'un après l'autre, chacun d'eux demande du temps, de la patience et de l'argent. Le problème que nous rencontrons maintenant est le coût des bâtiments. Nous devons payer un certain pourcentage du prix exact des bâtiments. Nous essayons de trouver un architecte pour faire le travail pour nous. Prizr davantage, je vous en prie.
Notre adoration perpétuelle est une grande source de force, bien que cela puisse être parfois très difficile et exigeant. Précisément parce que c'est difficile et très exigeant, cela devient aussi une source de grâce non seulement pour nos communautés et pour notre Société, mais aussi pour les LMC, pour la famille M.C, pour toute l'Église et pour le monde. " Que notre adoration ne cesse jamais. " (Pape Jean-Paul II).
St. Pierre Julien Eymard, l'apôtre de l'adoration eucharistique, écrit : " Allez à votre adoration comme quelqu'un qui irait au ciel, au banquet divin. Dites-vous : " Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, notre Seigneur nous donnera une abondance de grâce et d'amour. Il m'a invité, il m'attend ; il me désire ardemment. "
Mon voyage à Haïti est passé par Miami en Floride, où à l'aller et au retour j'ai rencontré nos soeurs M.C. et le groupe des LMC, qui ont réellement tout fait pour que je me sente très à l'aise. Ils m'ont mis dans un pièce pour la nourriture où il y avait toutes sortes de cargaisons de camion remplies de nourriture et de boissons non alcoolisées. Les deux fois j'ai dormi dans cette pièce. Ils savaient que j'étais en route pour Haïti ou que j'en revenais et que j'avais besoin de récupérer.
Comment puis-je suffisamment remercier nos soeurs M.C. de la région Notre Dame d'Alta Gracia pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité ? Remerciements spéciaux à Sr. Jacinta M.C., la supérieure régionale, à Sr. Anthony Mary Claret M.C., qui a pris si bien soin de moi, aux supérieures de Delmas, Jacmel, Miami et aux autres. J'ai été aussi très heureux de faire le voyage de retour de Port-au-Prince à Miami avec deux de nos vieilles amies : Sr. Mahima M.C. et Sr. Carmen M.C., qui nous aident périodiquement avec de bonnes vocations.
Ce fut si merveilleux de rencontrer nos soeurs M.C., les LMC et les coopérateurs à Miami et de leur parler et d'avoir la Sainte Messe avec et pour eux. Une fois de plus cela a renouvelé et remis en mémoire de nombreux LMC et d'autres personnes avec lesquelles nous avons eu la retraite à Miami en 2001 et ensuite récemment à Rome pour les célébrations du Jubilé des LMC.
J'ai pu expliquer à notre réunion à Miami le sens du mot "Miami" en italien et en espagnol. Jésus a demandé trois fois à St. Pierre : " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? ... et en italien : " Simone di Giovanni MI AMI tu più di costoro ? ". " MI AMI , " - Est-ce que tu m'aimes ?
St. Pierre répondit : " Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. " (Jn 21, 15). Je savais aussi que les soeurs M.C, les LMC et les coopérateurs de Miami aiment réellement Jésus en tous ceux qu'ils rencontrent et avec qui ils vivent, et ma réunion avec eux à Miami l'a réellement confirmé.
Avant de conclure cette lettre laissez-moi souhaiter à chacun de vous, frères et soeurs, une très joyeuse et très sainte fête de Pentecôte. Comme lui, le Saint Esprit, a transformé les coeurs et les vies des apôtres, Il peut donc aussi faire la même chose avec chacun d'entre nous, en donnant tous les dons nécessaires pour grandir dans la sainteté et persévérer dans notre belle vocation.
Souvenez-vous de moi, je vous en prie, dans votre prière pour ma nouvelle mission à Kigali, au Rwanda du 13 au 24 juin 2009.
Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
03.03.09

"C'EST A MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Mars 2009
Spécial Jubilé / 11
Rénover et Restaurer
"LE CHEMIN DE SAINTETÉ"
des Laïcs Missionnaires de la Charité:
(Aimer, Suivre et Servir Jésus,
Chez les laïcs, dans l'Église et dans le Monde)
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
La nature des Laïcs Missionnaires de la Charité peut se trouver dans les premières pages des "Statuts et du Chemin de Vie des LMC". Il est nécessaire de lire les Statuts attentivement et de les méditer dans la prière.
De cette lecture méditée, les LMC arriveront à comprendre ce qu' ils sont appelés à professer et à pratiquer.
Tous les laïcs qui aspirent à faire partie du Mouvement des LMC doivent approfondir les Statuts dans la prière et les thèmes qui s'y rapportent pour en comprendre les privilèges et les obligations.
Les LMC devront toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs: ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde.
Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison là où ils vivent, où ils travaillent, là où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre. (cf. Mt 5, 13).
Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et il n'en reste plus que la saveur. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur.
Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Les gens disent un tas de choses intelligentes, grandioses, belles, merveilleuses, tandis que moi je dis des choses apparemment bêtes, des choses que même les enfants peuvent comprendre, et pourtant les gens ont faim de ces choses, des choses qu'ils peuvent comprendre et s'approprier, car la sainteté n'est pas un luxe pour quelques élus.
La sainteté est un devoir pour tous, pour vous et pour moi.
Mais qu'est-ce c'est que la sainteté? La sainteté c'est accepter la volonté de Dieu avec un grand sourire...C'est tout cela. Accepter la volonté de Dieu, l'accepter quand il vient dans notre vie, accepter qu'il nous prenne ce qu'il veut, accepter qu'il nous utilise comme il veut...sans nous consulter.
Malheureusement nous n'aimons pas ne pas être consultés! La sainteté c'est le laisser nous utiliser, se servir de nous, nous mettre en pièces, nous vider complètement de nous-mêmes. Accepter d'être vidés, d'être mis en pièces, de réussir et d'échouer, de rester sous le regard de tous."
"Ce que Jésus veut de vous et de moi c'est cette disponibilité à accepter, c'est cette permission de nous utiliser ...sans nous consulter.
C'est l'oeuvre de la vigne et des sarments. Je pense que vous et moi nous avons une grande responsabilité dans le monde d'aujourd'hui. Peu importe ce que les gens disent ou pensent. C'est la dernière chose dont nous devons nous préoccuper, la derniére chose dont nous devons nous inquiéter!
Regardons encore dans nos maisons...Comment se présente l'amour de Dieu dans notre maison?
Parfois il m'est plus facile de sourire à des étrangers qu' aux personnes de ma maison. Parfois j'ai du mal à leur sourire et il est très possible que cela vous arrive à vous aussi.
Portons donc cet amour ardent dans nos maisons!"
Mère Teresa
La mia Regola, page 142-143
01.03.09

STATUTS
ET
CHEMIN DE VIE DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE

Lettre de Mère Teresa aux LMC

LDM 2/5/90
Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus dans vos coeurs et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez, en particulier avec votre famille.
Priez toujours ensemble et vous resterez ensemble.
Soyez seulement tout à Jésus par Marie.
Prions.
Dieu vous bénisse.
M.Teresa mc
VICARIAT DE ROME
Office des Instituts Religieux
Rome – 25 Février 1987
Très Révérend Père Sebastian,
J'ai reçu la copie des Statuts et du Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et je suis très heureux de vous dire que je ne peux qu'être en accord avec l'objectif fondamental du Mouvement qui se propose de restaurer le sanctuaire domestique de la famille à travers la prière, le dialogue et la consécration personnelle.
Je souhaite vraiment et je prie qu'avec la grâce de Dieu, le chemin déjà parcouru s'enrichisse toujours plus de nombreux et généreux disciples, afin que cette oeuvre, si bénéfique et si chrétienne, continue de se propager, en communion avec l'Eglise universelle et plus particulièrement avec notre bien-aimé diocèse de Rome.
Réconforté par les fruits des biens spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux des membres de ce « Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité », j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir qu'il soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87.
J'implore sur vous tous l'assistance divine et la grâce de l'Esprit Saint, avec le souhait qu'elles produisent du fruit en abondance dans vos vies et dans le travail que les Laïcs Missionnaires de la Charité entreprendront pour la plus grande gloire de Dieu, et de tout coeur je vous envoie ma bénédiction paternelle.
Signé,
Cardinal Ugo Poletti
Vicaire de sa Sainteté
pour le Diocèse de Rome

ABREVIATIONS
LMC – Laïcs Missionnaires de la Charité
FC – Familiaris Consortio : Exhortation Apostolique du Pape Jean Paul II sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui. 22 Novembre 1981.
HV – Humanae Vitae : Lettre Encyclique du Pape Paul VI sur les règles justes ( licites ) en matière de procréation des enfants. 25 Juillet 1968.
GS – Gaudium et Spes : Constitution Pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps. Concile Vatican II.
AA – Apostolicam Actuositatem : Décret sur l'Apostolat des Laïcs. Concile Vatican II.
AG – Ad Gentes : Décret sur l'Activité Missionnaire de l'Eglise. Concile Vatican II.
SC – Sacrosanctum Concilium : Constitution sur la Sainte Liturgie. Concile Vatican II.
Mystici Corporis : Pape Pie XII. 29 Juin 1943.
Marialis Cultus : Exhortation Apostolique pour une juste conception et pour le développement de la dévotion à la Sainte Vierge Marie. Pape Paul VI. 2 Février 1974.
Nouvelles Règles sur les Indulgences : Saint Siège. 29 Juin 1968.
Instruction Générale sur la Liturgie des Heures. Pape Paul VI. 1er Novembre 1970.
Constitutions des Missionnaires de la charité.
« Souffle en moi, Esprit Saint,
pour que mes pensées puissent toutes être saintes.
Oeuvre en moi, Esprit Saint,
pour que mon travail aussi puisse être saint.
Attire mon coeur, Esprit Saint
pour que je puisse n'aimer que ce qui est saint
Fortifie-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse défendre tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse toujours être saint. »
St Augustin
TABLE DES MATIERES
Chapitre 1. - La Nature et la Mission du Mouvement......................................................7
Chapitre 2. - Les Voeux........................................................................................................8
A. La Chasteté.....................................................................................................................10
B. La Pauvreté............ ........................................................................................................13
C. L'Obéissance...................................................................................................................14
D. Le Service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres...................16
Chapitre 3. - La Communauté des LMC en dialogue avec Dieu....................................18
Chapitre 4. - La Croix : pas de plus Grand Amour !........................................................21
Chapitre 5. - Le Mouvement des LMC en tant que Communauté
au Service de l'Homme.................................................................................22
Les LMC sont appelés à offrir un service de tout cœur et gratuit
(a) aux membres de leurs propres familles...........................................................................22
(b) aux membres du Mouvement..........................................................................................22
(c) à la famille des Missionnaires de la Charité....................................................................23
(d) aux plus pauvres parmi les pauvres.................................................................................23
Le Lien LMC........................................................................................................................25
Le Rite de Profession et de Renouvellement des voeux des LMC...................................26
Lettre de P. Sebastian MC de juillet-août 1999.................................................................27
Lettre de P. Sebastian MC : Corpus Domini 2006............................................................29
« Les Chrétiens exerceront leur apostolat en s'accordant sur un même but. Qu'ils soient apôtres, tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui expriment en tant que tels le caractère communautaire de l'apostolat ; qu'ils le soient aussi dans les groupements libres dans lesquels ils auront choisi de se réunir. »
« L'apostolat organisé est aussi très important parce que souvent, soit dans les communautés ecclésiales, soit dans les divers milieux de vie, l'apostolat requiert une action d'ensemble. Les organisations créées pour un apostolat collectif soutiennent leurs membres, les forment à l'apostolat, ordonnent et dirigent leur action apostolique de telle sorte qu'on puisse en espérer des résultats beaucoup plus importants que si chacun agissait isolément. »
Décret sur l'Apostolat des Laïcs n° 18 : 2,3
LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE ( LMC )
CHAPITRE 1 – La Nature et la Mission du Mouvement
« Autrefois vous n'étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu ; une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis. » ( I P. 2, 9-10 )
« Famille, deviens ce que tu es ! » ( FC n° 17 )
1. Notre Mouvement, connu sous le nom des « Laïcs Missionnaires de la Charité », est une Association internationale de laïcs mariés et célibataires :
- qui prononcent des voeux privés de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, vécus selon les conditions de vie de chacun ;
- dont la vie est marquée par la prière et un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au coeur du monde, vivant ainsi partout une vie droite et sainte, consacrant le monde entièrement à Dieu, aidés par un père spirituel qui comprend et partage l'esprit des Missionnaires de la Charité ;
- qui sont intimement liés à la famille des Missionnaires de la Charité, fondée par Mère Teresa de Calcutta, et à laquelle ils sont affiliés spirituellement ;
- qui reconnaissent pleinement le Magistère de l'Eglise, et respectent ses Ministres et leur obéissent.
2. L'esprit des Laïcs Missionnaires de la Charité est un esprit d'abandon total à la sainte volonté de Dieu, de confiance de petit enfant en sa sollicitude paternelle, d'empressement au service dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph.
3. Le but des Laïcs Missionnaires de la Charité est d'étancher la soif infinie d'amour de toutes les âmes de Jésus sur la Croix, grâce à la profession annuelle des quatre voeux privés selon les Statuts.
4. La mission spéciale des LMC est de travailler au salut et à la sanctification des membres de leurs propres familles et des plus pauvres parmi les pauvres du monde entier:
- avec leur effort constant pour transformer leurs propres familles en de véritables sanctuaires d'amour par la prière en famille, le dialogue, le partage et le service ;
- en faisant les petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire, pour la plus grande gloire de Dieu ;
- en vivant une vie de prière, de pénitence et de service, marquée par la simplicité, l'humilité, et la pratique des enseignements de l'Evangile ; en aimant et en adorant Jésus sous les espèces du Pain et du Vin ;
- avec leur présence consacrée au coeur du monde ;
- en aimant et servant Jésus caché sous le masque de détresse des plus pauvres parmi les pauvres;
- en donnant une aide matérielle selon leurs propres moyens et un réconfort spirituel à tous ceux qui sont dans le besoin ;
- en partageant, autant qu'il leur est possible, le travail et la vie des Missionnaires de la Charité ;
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances et en les offrant au Seigneur dans un abandon total, avec une confiance aimante et avec joie.
5. Le Patron des LMC est la Sainte Famille de Nazareth, modèle de vie et source d'inspiration.
6. Le signe de leur consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le coeur, ou autour du cou, et un crucifix plus grand qui leur est donné au moment de la première profession.
7. La manière de s'habiller est simple et digne : un signe de consécration au service des plus pauvres parmi les pauvres et un exemple de modestie pour tous.
CHAPITRE 2 - Les Voeux
« ...c'est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres . » ( Jn 15, 16-17).
« Les Laïcs Missionnaires en tant qu'adorateurs menant partout des vies saintes, consacrant le monde lui-même à Dieu. »
8. Après l'achèvement de deux années entières de formation, le LMC, s'il est considéré comme prêt, peut faire sa première profession annuelle des voeux de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres selon la Règle et les Statuts des LMC.
Les voeux se renouvellent annuellement à l'expiration de la profession précédente. Pour des raisons spéciales, il est possible d'anticiper le renouvellement des voeux mais pas de plus d'un mois.
Les voeux d'une personne célibataire expirent automatiquement si et quand cette personne se marie. Il / elle est autorisé (e) à renouveler ses voeux seulement si son époux / épouse désire éventuellement entrer dans le Mouvement, ou lui donne au moins le consentement nécessaire.
9. La formule utilisée pour la profession est la suivante :
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi ( P.N), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon coeur au service de Dieu afin que par la grâce de l'Esprit Saint et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui . »
Lieu.............................. Date
10. En outre, par dévotion, les LMC renouvellent leurs voeux ensemble le jour de la fête de la Sainte Famille, qu'ils célèbrent le dernier dimanche avant la fête du Christ-Roi. La formule est la suivante :
« Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi (P.N), je renouvelle mes voeux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne...etc. »
Chaque renouvellement exige un retour à la ferveur, au charisme et à l'esprit d'origine. Cela demande une relecture des Statuts réfléchie et dans la prière. C'est simplement parce que l'on ne fait pas les voeux selon la Bible, ni selon aucune sorte de règles si belles et si merveilleuses soient-elles.
Chaque Laïc Missionnaire de la Charité fait ou renouvelle ses voeux selon les Statuts et essaie d'y adhérer dans tous leurs détails autant que possible. Ce n'est pas une formule à lire et à répéter tous les ans, mais une vie à vivre chaque jour avec ses exigences et ses fardeaux. Ce n'est pas un engagement de plus parmi les nombreux autres mais c'est « L'Engagement » parce que c'est une réponse inconditionnelle à un appel divin à être « le sel de la terre et la lumière du monde ». L'acceptation de cet appel se fait dans la vérité et la liberté mais il devient obligatoire une fois accepté de remplir les exigences de l'appel. Etre membre du Mouvement ne signifie pas diviser ou séparer les couples mariés l'un de l'autre ou les sortir du coeur de la famille ou du monde; non, c'est avoir l'intention de compléter, supporter et renforcer les liens du sacrement de mariage et la vie de famille.
Les points suivants serviront à aider à clarifier ce qui concerne le renouvellement des voeux ou leur première profession:
Ceux qui veulent faire ou renouveler leurs voeux peuvent écrire une lettre formelle à leurs Directeurs Spirituels respectifs deux mois avant la date d'expiration;
La lettre doit inclure la date d'expiration et la date à laquelle lui ou elle ou le groupe va renouveler ses voeux ou les faire;
Au cas où la date fixée pour le renouvellement des voeux en groupe pose un problème à quelqu'un, il est possible d'avancer le renouvellement, mais pas de plus d'un mois. En cas de maladie grave on peut renouveler ou faire ses voeux dans son lit de malade, mais toujours avec la permission du Directeur Spirituel;
Ceux qui ne renouvellent pas leurs voeux à la date ou avant la date d'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et il en est ainsi spécialement là où il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur Spirituel ou les personnes en charge des groupes;
Là où il n'y a pas de groupes LMC ni de Directeurs Spirituels on peut essayer d'être en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche. Si cela n'est pas possible non plus, on peut en référer à Rome suffisamment à l'avance pour pouvoir recevoir la réponse avant la date d'expiration;
Pour pouvoir faire ou renouveler les voeux au moins deux tiers de présence aux réunions de groupe, de prière etc..., sont exigés;
L'absence continue ou interrompue au plus d'un tiers des réunions de groupe empêche une personne de faire ou de renouveler ses voeux;
Là où il n'y a pas de groupes, les LMC peuvent rester en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche, et si même cela n'est pas possible, ils peuvent contacter Rome.
Ceux dont les voeux ont expiré et qui aimeraient revenir dans le Mouvement doivent faire à nouveau une année entière de formation, ce qui naturellement apportera beaucoup de grâce et de force non seulement à eux mais également au Mouvement tout entier.
Implorons la Sainte Famille d'être notre source d'inspiration et notre guide continuel et de nous aider à persévérer dans notre engagement de LMC même jusqu'à la mort.
A - LA CHASTETE
11. La chasteté est une attitude de révérence profonde à l'égard de cette réalité sainte qu'est le mariage, conformément au dessein de Dieu Créateur qui fit l'homme et la femme dans ce but, et ainsi le mystère de la virginité et du célibat pour l'amour du Royaume de Dieu transcende et exalte la sexualité dans un esprit de sacrifice. La chasteté chrétienne ne signifie pas dédain pour la sexualité, mais plutôt un contrôle de soi assuré dans l'exercice de la domination de l'esprit sur la « chair ». « Le mariage et la virginité sont les deux manières d'exprimer et de vivre l'unique mystère de l'Alliance de Dieu avec son peuple.» (FC 16)
12. Il est bon de savoir que :
- l'état de célibat, qui est le choix de vivre en totale continence pour l'amour du Royaume est un don spécial de Dieu à certaines personnes. ( Mt. 19,11) ;
- il trouve son fondement ultime dans la vie, l'exemple et les enseignements de Jésus et dans la tradition de l'Eglise. « Grâce à ce témoignage, la virginité garde vivante dans l'Eglise la conscience du mystère du mariage et elle le défend contre toute atteinte à son intégrité et tout appauvrissement. » (FC 16).
« En rendant le coeur de l'homme particulièrement libre « pour qu'il brûle davantage de l'amour de Dieu et de tous les hommes », la virginité atteste que le Royaume de Dieu et sa justice sont cette perle précieuse que l'on doit préférer à toute valeur, si grande qu'elle soit, et qu'il faut même rechercher comme l'unique valeur définitive. » (FC 16) .
« Tout en ayant renoncé à la fécondité physique, la personne vierge devient féconde spirituellement, père et mère d'un grand nombre, coopérant à la réalisation de la famille suivant le dessein de Dieu ». (FC 16).
C'est un don fragile et vulnérable à cause de la faiblesse humaine :
« nous portons ce trésor dans des vases de terre ».( Saint Paul )
« De même que pour les époux la fidélité peut devenir parfois difficile et exiger sacrifice, mortification et oubli de soi, ainsi peut-il en être également pour les personnes vierges. Leur fidélité, même dans l'épreuve, doit édifier celle des époux. » ( FC 16 ).
13. Le sacrement de mariage est un don de Dieu à son peuple, à travers lequel un homme et une femme établissent une association pour toute la vie afin :
- de former une communauté de personnes unies et enracinées dans l'amour ;
- de servir la vie, c'est-à-dire, la transmission de la vie (procréation) et l'éducation des enfants ;
- de participer au développement de la société ;
- de partager la vie et la mission de l'Eglise en encourageant et faisant connaître ses enseignements.
Le mariage chrétien institué par Notre Seigneur Jésus Christ est en même temps une vocation et un commandement :
- à rester fidèle l'un à l'autre pour toujours, au-delà de toute épreuve et difficulté, en obéissance généreuse à la volonté sainte du Seigneur : « Ce que Dieu a uni ensemble, aucun homme ne peut le séparer ».
« Seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation... » ( FC 21 ).
- à « témoigner de la valeur inestimable de l'indissolubilité du mariage et de la fidélité conjugale. » « La communion conjugale se caractérise non seulement par son unité, mais encore par son indissolubilité... » ( FC 20 ).
14. Les points fondamentaux qui gouvernent la chasteté conjugale et fournissent les critères qui permettent de juger l'acte conjugal sont :
1) une disposition respectueuse à servir la vie : l'amour conjugal doit être une réponse affirmative au commandement du Créateur : « Croissez et multipliez-vous ! », un consentement à la mission de procréation inhérente à la responsabilité chrétienne. « Il y a lieu d'exclure, comme intrinsèquement mauvaise, « toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. » (FC 32 ; HV 14).
2) Une fidélité réciproque dans l'amour : l'acte conjugal doit exprimer l'amour et la fidélité conjugale. « Le don de l'Esprit est règle de vie pour les époux chrétiens et il est en même temps souffle entraînant afin que croisse chaque jour en eux une union sans cesse plus riche à tous les niveaux - des corps, des caractères, des coeurs, des intelligences et des volontés, des âmes – révélant ainsi à l'Eglise et au monde la nouvelle communion d'amour donnée par la grâce du Christ. » (FC 19).
3) L'orientation vers le Christ en accord avec la nature du sacrement : l'amour conjugal, la tolérance, le sacrifice, doivent être compris comme l'accomplissement de l'engagement sacramentel. « L'Esprit, que répand le Seigneur, leur donne un coeur nouveau et rend l'homme et la femme capables de s'aimer, comme le Christ nous a aimés. L'amour conjugal atteint cette plénitude à laquelle il est intérieurement ordonné, la charité conjugale : celle-ci est la façon propre et spécifique dont les époux participent à la charité du Christ se donnant lui-même sur la Croix, et sont appelés à la vivre ». (FC 13).
« En vertu de la sacramentalité de leur mariage, les époux sont liés l'un à l'autre de la façon la plus indissoluble. S'appartenant l'un à l'autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Eglise. » (FC 13).
4) Le pouvoir de la sainte discipline et de la modération découlant de l'amour : le consentement pur et résolu aux préceptes sacrés de Dieu à l'égard de la vie conjugale doit être atteint par la tendresse, l'effort et la renonciation. « La maîtrise de l'intinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse, pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles : elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes ; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens des responsabilités dans l'accomplissement de leurs devoirs. Les parents acquièrent ainsi la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants. » (FC 33 ; HV 21).
15. La chasteté conjugale exigent que mari et femme soient pleinement conscients :
- de leurs obligations en matière de paternité responsable :
« ...L'exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérachie des valeurs. Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s'ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l'intention créatrice de Dieu. » (HV 10).
- du fait que l'Eglise ne désapprouve pas l'usage correct de la sexualité.
« Lorsque les époux, en observant le recours à des périodes infécondes, respectent le lien indissoluble entre les aspects d'union et de procréation de la sexualité humaine, ils se comportent comme des « ministres » du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en « usufruitiers », selon le dynamisme originel de la donation « totale », sans manipulations ni altérations. » (FC 32).
- de la nécessité d'avoir une connaissance très précise en matière de fertilité, afin de profiter consciemment des périodes de fertilité comme des périodes d'infertilité. « Le choix des rythmes naturels comporte l'acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l'acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. » (FC 32).
« Des efforts plus étendus, plus décisifs et plus systématiques pour faire connaître, estimer et appliquer les méthodes naturelles de régulation de la fécondité. » (FC 35) sont très nécessaires à notre temps.
16. La chasteté conjugale exige que le couple prenne conscience :
- de la valeur et de l'importance du choix de pratiquer la continence périodique par exemple pendant les périodes saintes de l'Avent et du Carême ou durant toute autre période qu'ils décideront ensemble d'observer à court ou à long terme, aidant les autres à faire de même quand cela est possible et nécessaire. « Un témoignage précieux peut et doit être donné par les époux qui, grâce à l'effort de continence périodique, sont parvenus à une responsabilité personnelle plus mûre devant l'amour et la vie. Comme l'écrivait Paul VI : « C'est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visible aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l'amour mutuel des époux à leur coopération à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine. » (FC 35 ; HV 25).
- de la nécessité de grandir et de progresser ensemble par la prière constante et spécialement par la pratique fréquente des sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, et en plus, par le sacrifice, la mortification et l'oubli de soi qui les aident à pratiquer la chasteté intérieure du coeur;
- de leur obligation de défendre les enseignements de l'Eglise, contre l'utilisation des contraceptifs, la pratique de la stérilisation, et la destruction de la vie humaine par l'avortement procuré. (HV 14).
- de leur droit et leur devoir d'éduquer leurs enfants au sens des valeurs essentielles de la vie humaine et chrétienne. ( FC 36 et 37 ).
17. Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph, père adoptif du Fils de Dieu, Patron de l'Eglise Universelle, et de toujours les prendre comme point de référence et source d'inspiration, et de se tourner vers eux pour leur demander aide et protection dans les moments d'épreuve et de tentation.
B – LA PAUVRETE
« Le Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était,
afin de vous faire riches par sa pauvreté. » (II Cor. 8,9)
18. Les LMC en tant que Mouvement de Personnes Consacrées, choisissent la pauvreté par laquelle ils peuvent devenir riches dans le Christ. Vivant comme des laïcs dans le monde, ils ne sont pas tous capables de pratiquer le voeu de pauvreté de la même façon dans son expression matérielle. Chacun individuellement doit pouvoir décider quelle est la meilleure façon pour lui d'observer le voeu de pauvreté, celle qui plaira le plus au Seigneur ; ainsi, dans leur pauvreté volontaire ils pourront aider les pauvres à devenir riches. Toutefois, la renonciation à la richesse en coeur et en esprit, le détachement intérieur de tous les biens terrestres, est une obligation absolue pour tous.
19. Par le moyen du voeu de pauvreté, les LMC seront protégés des dangers :
- de l'exaltation de soi qui peut être une conséquence de la possession excessive des biens matériels ;
- de l'usage du superflu confondu avec les besoins ; les biens créés ne doivent pas être utilisés comme une fin en soi mais comme un moyen de connaître, d'aimer et de servir Dieu et de mieux servir son prochain ;
- de l'avarice, qui ne connaît pas de modération dans l'acquisition de la richesse et porte en elle l'inquiétude et la préoccupation de s'assurer un futur dans ce monde plutôt que l'amitié de Dieu ;
- de la prodigalité, comprise comme une utilisation excessive et sans limites des biens matériels, ce qui offense la tempérance.
20. Les LMC sont constamment rappelés à la nécessité :
- d'une dépendance filiale vis à vis de Dieu pour tout ; ( Lc 12, 22-32 ).
- de la renonciation aux biens terrestres comme condition pour entrer dans le Royaume de Dieu ; ( Mc 10, 23-27). Tout chrétien, qu'il soit riche ou pauvre, dans son propre environnement et au coeur du monde, doit toujours accomplir le service de Dieu, avec un esprit évangélique, une renonciation intérieure et un usage approprié des dons de Son amour ;
- du partage fraternel comme condition pour entrer dans le Royaume des Cieux (Mt 25, 31-46). Chacun doit considérer les biens terrestres comme un moyen pour aimer le Christ dans son prochain qui est dans le besoin.
« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait . » ( Mt 25, 40 ).
C - L'OBEISSANCE
« En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi. » (Rm 5, 19)
21. L'obéissance est la soumission de tout coeur et libre de notre volonté au plan de Dieu à travers une série d'intermédiaires: les personnes, les évènements, les institutions, les autorités humaines, les régles écrites, les coutumes et les pratiques. Obéir, c'est dire « oui » à l'ordre sacré de l'existence établi par Dieu dans ce monde.
22. L'obéissance des LMC est fondée sur l'obéissance de Jésus qui, bien qu'il était Fils de Dieu, se soumit à des parents humains ( Lc 2, 51), obéit à toutes les autorités légales, comme il voyait en elles le dessein de la volonté de son Père. Pour la même raison il obéit à Pilate même quand il savait que Pilate avait tort.
Jésus apprit l'obéissance à travers la souffrance (He 5, 8), obéissant même jusqu'à la mort ( Ph 2, 8) pour devenir la source du salut pour tous ceux qui lui obéissent (He 8, 9). Jésus Christ devint ainsi l'inspiration suprême et l'exemple de la véritable obéissance filiale (Mt 26, 39ff.) , lui qui répara les dommages causés par la désobéissance d'Adam (Rm 5, 19).
23. Les LMC obéissent non seulement parce que Jésus a obéi, mais ils s'efforcent d'obéir comme Jésus, agissant ainsi avec tous les supérieurs légitimes.
Par conséquent, l'obéissance doit être :
- surnaturelle dans sa motivation, ce qui signifie voir Dieu/Jésus dans les personnes auxquelles on obéit. Le motif fondamental qui constitue l'engagement sacré de l'obéissance est l'amour de faire la volonté de Dieu. C'est dans ce but que les LMC doivent suivre le Christ obéissant ;
- universelle dans son étendue, dans le sens que les LMC veulent se soumettre à tous les ordres de leurs supérieurs légitimes ;
- parfaite dans l' exécution, toujours prompte, sans réserve, et joyeuse parce que les LMC veulent suivre l'exemple de Jésus le Maître, coopérant à son oeuvre de salut et continuant de travailler à réparer le tort causé par la désobéissance des gens dans le monde.
24. Il y a des supérieurs légitimes dans l'ordre naturel et dans l'ordre surnaturel.
a) Les supérieurs légitimes dans l'ordre naturel sont :
- dans la société domestique, c'est à dire, la famille, la tête qui est le père ;
- dans la société civile, quiconque est placé dans le rôle d'autorité en accord avec les différentes formes de gouvernement ;
- dans le monde du travail, où nous trouvons des employeurs et des employés, dont les droits et les devoirs respectifs sont déterminés par des contrats particuliers.
b) Dans l'ordre surnaturel ils sont :
- le Saint Père, qui détient l'autorité suprême sur toute l'Eglise ;
- les Evêques, qui ont juridiction sur leurs diocèses respectifs ;
- les curés et les vicaires, qui sous l'autorité de leurs évêques respectifs, administrent les paroisses qui sont confiées à leur soin;
- les personnes responsables à l'intérieur du Mouvement des LMC avec leurs Directeurs spirituels au niveau local, national et international. Toutefois, quiconque entre dans le Mouvement s'engage à observer la Règle et les Statuts et à obéir aux Supérieurs.
25. Ceux qui dans le Mouvement sont appelés à exercer l'autorité en servant leurs frères et soeurs, mettent à exécution le dessein d'amour du Père et exercent leur autorité uniquement en tant que représentants de Dieu, pour rendre une plus grande gloire à Dieu et pour promouvoir le bien général du Mouvement et de ses membres. En acceptant les directives de ceux qui détiennent l'autorité, les membres suivent l'exemple de notre Maître et coopèrent à l'oeuvre du salut.
26. Il est évident qu'il n'est ni obligatoire ni même permis d'obéir à un supérieur qui donnerait un ordre manifestement opposé aux lois divines ou ecclésiastiques : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». (Ac 5, 29).
27. On doit obéir à sa propre conscience qui est au plus intime de notre coeur et de notre sanctuaire.
« .. Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et d'accomplir le bien et d'éviter le mal, au moment opportun résonne dans l'intimité de son coeur : « Fais ceci, évite cela. » Car c'est une loi inscrite par Dieu au coeur de l'homme ; sa dignité est de lui obéir, et c'est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre... » (GS 16).
D- LE SERVICE DE TOUT COEUR ET GRATUIT DES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES
« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie,... nous vous l'annonçons » (1 Jn 1, 1-4)
« Et le Roi leur répondra : Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » ( Mt 25, 35-40)
28. Le quatrième voeu des LMC contient et exprime :
- leur charisme particulier ;
- leur affiliation et interdépendance avec la famille des Missionnaires de la Charité ;
- le genre d'apostolat dans lequel ils sont tenus de s'engager ;
- le type de personnes qu'ils sont appelés à servir et la façon de les servir.
29. Ce voeu distingue le Mouvement des LMC des divers autres mouvements et associations, confirmant et éclairant leur vocation distincte dans l'Église. Si dans les trois premiers voeux se manifeste la tâche des LMC d'observer le premier grand commandement d'aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de tout son esprit, par le quatrième voeu ils sont aidés à pratiquer le commandement d'importance égale d'aimer son prochain comme soi-même, et spécialement les plus pauvres parmi les pauvres. (Mt 22,34-40 ; 25,31-46).
En faisant ce voeu, les LMC entreprennent d'offrir un service de tout coeur et gratuit aux membres de leurs propres familles et à tous les plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts.
a) Service veut dire :
- vivre généreusement dans le monde sans être du monde, sa propre vie consacrée par la prière et la fidélité, avec un sens profond des responsabilités, et accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres. « Tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester de telle manière, par l'exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l'homme nouveau qu'ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation, que les autres, considérant leurs bonnes oeuvres, glorifient le Père. » (Mt 5,16 ; AG 11).
- être toujours prêt à offrir un service pauvre, humble, simple et plein d'amour au mieux de ses capacités pour tous les besoins des plus pauvres parmi les pauvres, non seulement avec la simple intention de les aider, mais également par amour pour Dieu ;
- partager de personne à personne, par leur présence et leur dialogue, le trop plein d'amour de Dieu dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. « Tout comme le Christ lui-même a scruté le coeur des hommes et les a amenés par un dialogue vraiment humain à la lumière divine; de même ses disciples, profondément pénétrés de l'Esprit du Christ, doivent connaître les hommes au milieu desquels ils vivent, engager conversation avec eux, afin qu'eux aussi apprennent dans un dialogue sincère et patient, quelles richesses Dieu, dans sa munificence, a dispensées aux nations. » (AG 11).
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10,8), sans demander en échange de l'argent ou des biens, et sans attendre ni gratitude ni estime. (Lc 17,10).
c) De tout coeur veut dire :
- donner tout ce que nous pouvons sans tenir compte du coût, donner même quand cela fait mal (Jn 13 ; 15,13); donner aux pauvres non seulement nos mains pour les servir, nos lèvres pour leur parler, nos yeux pour les voir, mais également nos coeurs pour les aimer, avec bonté, humilité et joie. « ...l'Eglise est par ses fils en liaison avec les hommes de quelque condition qu'ils soient ; elle l'est surtout avec les pauvres et ceux qui souffrent et de tout son coeur elle se sacrifie pour eux. Elle participe à leurs joies et à leurs souffrances, elle connaît les aspirations et les problèmes de leur vie, elle souffre avec eux dans les angoisses de la mort. » (AG 12).
31. Ce voeu nous permet d'aimer et de servir Jésus sous le masque de détresse du plus pauvre parmi les pauvres à travers :
a) les sept oeuvres spirituelles de miséricorde qui sont :
1. appeler les pécheurs au repentir
2. instruire les ignorants
3. conseiller ceux qui doutent
4. réconforter ceux qui sont dans la peine
5. supporter patiemment les injustices
6. pardonner les torts
7. prier pour les vivants et les morts
b) les sept oeuvres corporelles de miséricorde, qui sont :
1. nourrir ceux qui ont faim : pas seulement avec une nourriture périssable, mais aussi avec la Parole de Dieu, la prière et les sacrements ;
2. donner à boire à ceux qui ont soif : pas seulement de l'eau, mais aussi la connaissance, la vérité, la justice, la paix, l'amour et la joie ;
3. habiller ceux qui sont nus : pas seulement d'un vêtement mais aussi de dignité humaine ;
4. donner un abri aux sans-logis : non seulement en leur donnant une maison faite de briques mais aussi un coeur qui comprenne, qui protège et qui aime ;
5. visiter les infirmes, les handicapés et les aveugles : pas seulement ceux qui sont infirmes, malades, estropiés ou aveugles dans leurs corps, mais aussi ceux qui le sont dans leur raison et dans leur esprit;
6. visiter les prisonniers : non seulement ceux qui sont emprisonnés derrière des barreaux, mais aussi emprisonnés dans leurs passions, leur égoisme, leur péché, leur indifférence et leur ignorance ;
7. enterrer les morts : non seulement les corps, mais aussi les mauvaises habitudes, les péchés et l'égoïsme.
32. Parmi les plus pauvres parmi les pauvres il est nécessaire d'inclure aussi :
- les membres de sa propre famille, les personnes avec qui l'on vit, travaille et prie ;
- chaque LMC, chaque frère et soeur des Missionnaires de la Charité ;
- ceux qui continuent à vivre dans le péché, qui entraînent les autres au péché, à l'erreur et à la confusion ;
- ceux qui vivent dans la solitude, les personnes âgées, les abandonnés, ceux dont personne ne veut, ceux que personne n'aime, ceux qui sont enfermés chez eux, ceux qui vivent dans le désespoir et à l'ombre de la mort ;
- ceux qui sont privés de leurs droits naturels, les gitans, les réfugiés, ceux qui sont considérés comme inférieurs ou qui sont maltraités à cause de la couleur de leur peau, de leur culture, de leur statut, de leur religion, ou de leur nationalité ;
- les fidèles défunts.
33. Toutefois ce voeu n'empêche personne de travailler pour gagner sa vie et de recevoir un salaire pour subvenir aux besoins de sa propre famille, mais sans convoiter l'argent qui est la racine de tout mal (1 Tm 6,10) et qui n'a pas sa place parmi les LMC qui font l'effort de suivre le Christ, qui est né pauvre, a vécu plus pauvre, et est mort le plus pauvre.
34. Réveiller et satisfaire la faim de Dieu est le coeur de la vocation des LMC. Ils ne manifestent pas toutefois à l'égard des pauvres une attitude présomptueuse, mais ils vont vers eux comme témoins de Jésus Christ pour communiquer l'influence de la prière silencieuse et de l'expérience personnelle de l'amour de Dieu.
CHAPITRE 3 – La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
« Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. » (Mt 18, 20)
« La famille qui prie ensemble, reste ensemble ».
35. La prière est une partie essentielle de la vie de famille. « La prière ne représente pas du tout une évasion des tâches quotidiennes, mais elle constitue l'impulsion qui porte plus fortement la famille chrétienne à assumer ses responsabilités de cellule première et fondamentale de la société humaine et à s'en acquitter pleinement. » (FC 62).
Rien dans l'Evangile ne révèle mieux la nécessité de prier que la place que la prière a tenue dans la vie de Jésus. Il priait souvent sur la montagne (Mt 14, 23), seul, à l'écart (Lc 9, 18), même quand « tout le monde le cherchait » (Mc 1, 35ff.) ; sa prière est le secret qui attire ses amis les plus proches et dans lequel il les fait entrer de plus en plus (Lc 9, 18). Demeurant fidèles au commandement du Christ de : « veillez et priez », les Apôtres et l'Eglise primitive « d'un même coeur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères ». (Ac 1, 14). C'est à travers la prière que les LMC maintiennent leur union intime avec le Christ et l'Eglise et deviennent d'authentiques Missionnaires de la Charité dans leurs propres familles, à l'égard des membres du Mouvement et des plus pauvres parmi les pauvres.
« La fécondité de la famille chrétienne...découle aussi de son union vitale avec le Christ, alimentée par la liturgie, par l'offrande de soi-même et par la prière. » FC 62).
36. Les exercices spirituels recommandés au Mouvement pour la sanctification et le travail apostolique de ses membres sont :
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion quotidienne.
Dans le sacrifice de la Messe nous renouvelons chaque jour le sacrifice de notre vie et nous nous nous trouvons nous-mêmes unis à l'offrande :
- des sacrifices offerts à Dieu par toutes les personnes de toutes les religions ;
- du sacrifice suprême de la vie de tous les mourants ;
- de la douleur et de la souffrance de tous ceux qui vivent sur la terre, spécialement des plus pauvres parmi les pauvres et de tous les fidèles défunts ;
- de la lutte et de l'effort de toute l'humanité pécheresse afin qu'elle puisse être purifiée et rachetée dans le « Sang de l'Agneau ».
De même que l'Immaculée Vierge Marie accueillit le Verbe Eternel dans son coeur et dans son sein avec une immense confiance et une profonde humilité à l'Annonciation, nous aussi nous devons accueillir Jésus dans la Sainte Communion.
2) L'Adoration du Saint Sacrement :
« Jésus nous attend dans ce Sacrement de l'amour. Donnons-lui généreusement notre temps en venant le rencontrer dans l'adoration et la contemplation pleine de foi, et soyons prêts à faire réparation pour les grandes fautes et crimes du monde. Puisse notre adoration ne jamais cesser ». (La Sainte Eucharistie – Lettre du Pape Jean Paul II du 2 février 1980, n° 3 et 6).
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui visite le Saint Sacrement et qui l'adore pendant au-moins une demi- heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences, n° 1 – 29 juin 1968).En tant qu'âmes consacrées, les LMC sont appelés à devenir des adorateurs du Père en Esprit et en Vérité.
Tandis que tous sont encouragés à participer à l'adoration quotidienne du Saint Sacrement, l'adoration qui est une partie de la réunion de groupe doit être considérée comme un devoir.
En outre, une adoration mensuelle nocturne est recommandée, de même que d'autres jours choisis de prière plus intense pour des occasions spéciales.
3) La Liturgie des Heures :
« On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l'office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu'ils sont réunis entre eux, voire individuellement ». (SC 100).
« Il est souhaitable que la famille, le sanctuaire domestique de l'Eglise, non seulement prie Dieu ensemble mais célèbre également certaines parties de la Liturgie des Heures quand l'occasion s'en présente afin de pénétrer plus profondément dans la vie de l'Eglise ». (Instruction Générale sur la Liturgie des Heures, n° 27, Pape Paul VI, 1er novembre 1970).
« La récitation des Heures est également recommandée aux fidèles qui n'ont pas la possibilité de participer à des célébrations en commun ». (Ibid 40).
En plus de la récitation de la Liturgie des Heures à leur réunion hebdomadaire, les LMC en célèbreront une partie en tant que communauté chaque fois que l'occasion se présentera.
« Les groupes de laïcs, partout où ils se réunissent, sont également invités à accomplir l'office de l'Eglise en célébrant une partie de la Liturgie des Heures, quel que soit le motif de leur réunion, prière, apostolat ou autre. Il faut, en effet, qu'ils apprennent avant tout à adorer Dieu le Père en Esprit et en Vérité dans l'action liturgique, et qu'ils se rappellent que, par le culte public et la prière, ils peuvent atteindre tous les hommes et contribuer grandement au salut du monde entier ». (Ibid 27).
4) La lecture méditative de la Parole de Dieu :
« Une indulgence plénière est accordée à un fidèle s'il passe au moins une demi-heure à lire les Ecritures Saintes avec la révérence due à la Parole Divine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences, (n° 16)
5) La prière avant et après les repas (FC 61)
6) L'Angélus :
Les LMC prient l'Angélus trois fois par jour : le matin, à midi et le soir, contemplant « le mystère de l'Incarnation du Verbe, de la salutation à la Vierge et du recours à sa miséricordieuse intercession ...Et malgré les conditions nouvelles des temps, ces moments caractéristiques de la journée – matin, midi et soir – qui délimitent les périodes d'activité et constituent une invite à s'arrêter pour prier, demeurent inchangés pour la majeure partie des hommes ». (Paul VI – Marialis Cultus 41).
7) Le Rosaire
« Le Chapelet de la Vierge Marie doit être considéré comme une des plus excellentes et des plus efficaces « prières en commun » que la famille chrétienne est invitée à réciter. Nous aimons penser, en effet, et nous espérons vivement, que si la rencontre familiale devient un temps de prière, le Rosaire en est une expression fréquente et appréciée ». (Marialis Cultus 52, 54 ; Fc 61,3)
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui récite au moins cinq dizaines du Rosaire en méditant leurs mystères respectifs dans une église, un oratoire public, en famille ou dans une communauté religieuse ou dans une Association Pieuse. Les cinq dizaines sont récitées à la suite, et si elles sont dites en public le mystère correspondant est annoncé avant chaque dizaine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
8) Le Chemin de Croix
Afin d'entrer plus profondément dans le mystère pascal du Christ et de nous identifier avec « l'homme des douleurs » il est recommandé de faire un Chemin de Croix au moins une fois par semaine. « Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui médite avec dévotion la Passion et la mort du Seigneur, en se déplaçant d'une station à une autre. Les stations doivent être correctement érigées. Ceux qui sont empêchés de faire les stations peuvent gagner la même indulgence plénière par une lecture et une méditation pieuse de la Passion et de la mort du Seigneur durant au-moins une demi-heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
9) L'examen de conscience :
L'examen de conscience particulier (à midi) et l'examen de conscience général (le soir) sont d'une grande aide pour la croissance et la maturité spirituelle.
« Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée
éprouve-moi, tu connaîtras mon coeur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d'éternité. »
(Psaume 139 , 23-24).
37. Le Sacrement de Réconciliation :
« Pour avancer avec une ardeur croissante dans le chemin de la vertu, nous tenons à recommander vivement ce pieux usage introduit par l'Eglise sous l'impulsion du Saint- Esprit, de la confession fréquente, qui augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, se prête à la direction spirituelle, et, par l'effet propre du sacrement, augmente la grâce ». (Pie XII Mistici Corporis).
38. Journée de prière mensuelle :
Chaque premier samedi du mois ou un autre jour pendant le mois si le premier samedi ne convient pas à tout le groupe, nous nous retirerons pour notre journée commune mensuelle de prière. Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence.
39. Célébration de la Fête Patronale
Les LMC célèbreront la fête de la Sainte Famille, leur Patron, chaque année en Novembre, le dimanche précédant la fête du Christ-Roi. Elle sera précédée d'une préparation spirituelle de neuf jours pendant laquelle chaque famille ou chaque personne seule préparera chez elle un petit autel pour la Sainte Famille avec des bougies, des fleurs, etc.
A une heure de la journée qui lui conviendra, la famille se réunira autour de l'autel pour prier ensemble une partie de la Liturgie des Heures, le Chapelet et la Neuvaine spéciale dédiée à la Sainte Famille afin d'obtenir grâce et bénédiction pour la famille, pour le Mouvement et pour les plus pauvres parmi les pauvres...La Vigile de la fête sera passée ensemble dans une prière intense, en participant au Saint Sacrifice de la Messe, à l'Adoration Eucharistique, à la Liturgie des Heures avec réflexion et méditation.
« La prière est l'instrument le plus inoffensif que nous puissions utiliser mais c'est une arme extrêmement puissante. La prière est la clef capable de résoudre même des situations de haine la plus endurcie. La prière naît dans le coeur et elle a ses racines dans un esprit qui croit en la possibilité de la réconciliation et de la paix. » (Jean Paul II – Angélus du 14 septembre 1986)
39. Lecture continue des statuts
« Je suis crucifié avec le Christ. » (Ga 2, 19)
« Que la Croix soit pour vous, comme pour le Christ, preuve du plus grand amour ».
(Paul VI – Evangelica Testificatio 29)
40. Les LMC doivent prendre conscience que dans chaque circonstance de leur vie, et surtout dans la souffrance, ils doivent être inspirés par leur Modèle Divin, Jésus, notre Roi, couronné d'épines et crucifié. L'humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion lorsqu'il est bien compris. La Messe et la Communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Dans l'apostolat, la monnaie pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour. Supprimez la croix de nos vies et tout s'évanouit. La Croix est la structure. Puisqu'elle porta notre Sauveur, elle mène au salut et il doit en être ainsi pour nous dans tous nos travaux.
L'Eglise nous invite, en réponse à l'incommensurable amour du Christ :
- à compléter dans notre chair ce qui manque à la souffrance du Christ, au nom de son Corps, l'Eglise ;
- à exprimer notre union aux souffrances des pauvres et à les partager, pour leur salut et leur sanctification ;
- à offrir des sacrifices en réparation pour nos propres péchés et pour les péchés des autres, afin d'être continuellement convertis à Dieu et à une plus grande sainteté.
41. Notre pénitence doit être caractérisée par le renoncement et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, puisqu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection. Tous ne sont pas capables de pratiquer la pénitence et la mortification de la même manière : chaque couple ou individu doit être capable de décider, avec l'aide de leur Directeur Spirituel, du genre et de la mesure de la pénitence qui sera la plus agréable au Seigneur. Certaines formes de pénitence cependant peuvent être pratiquées par tous.
Les principales sont :
1) - l'effort de tout coeur de vivre simplement et généreusement la vie consacrée, persévérant dans sa propre vocation jusqu'à la mort ;
2) - la soumission, l'acceptation joyeuse et volontaire des croix qui pourraient provenir des humiliations, des douleurs, de la maladie, de la vieillesse, de la solitude, de l'isolement, des intempéries et des autres épreuves de la vie ;
3) - l'accomplissement fidèle de nos devoirs dans un esprit de pénitence et de réparation, car ils sont l'expression manifeste de la volonté de Dieu. L'accomplissement de nos devoirs de la manière la plus parfaite possible est d'offrir à Dieu le sacrifice le plus parfait que nous puissions Lui présenter et est un holocauste perpétuel dans la mesure où nous sommes appelés à l' offrir constamment ;
4) - vivre continuellement en présence de Dieu et quoique nous fassions, le faire comme un acte d'amour et d'adoration de Dieu ;
5) - observer joyeusement et fidèlement les pénitences que l'Eglise impose, telles que le jeûne et l'abstinence. Chacun peut choisir aussi d'autres formes de pénitence mais toujours sous la stricte conduite de son propre directeur spirituel ;
6) - la mortification des sens intérieurs et extérieurs ;
7) - la juste mesure dans l'utilisation des biens matériels, tels que nourriture, vêtement et autres nécessités de la vie ;
8) - intensifier l'esprit de prière et de pénitence pendant la période de l'Avent et particulièrement pendant le Carême.
« Le mérite de la Croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la manière dont nous la portons ». (St. François de Sales).
CHAPITRE 5 – Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
«...et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher » (Mc 3,14)
« Le Seigneur désire étendre son règne également par les fidèles laïcs. » (FC 63)
42 . Les LMC sont appelés à donner un service de tout coeur et gratuit :
a ) Aux membres de leurs propres familles : précisément parce que les Laïcs Missionnaires de la Charité vivent au sein de leurs propres familles, le premier terrain immédiat de mission doit être la Famille, avec l'intention de la transformer en un « véritable sanctuaire d'amour ».
1) - Avec une attention aimante et un respect mutuel les uns pour les autres, fruit d'un amour sincère : « Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non pas du mal.(Rm 12, 9-14)
2) - En faisant les choses ordinaires de la vie avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu, et tout en Jésus, avec Jésus, et pour Jésus.
« Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »(Col 3 , 17)
3) - En étant constants dans la prière ensemble, « mari et femme ensemble, parents et enfants ensemble. La communion dans la prière est à la fois un fruit et une exigence de cette communion qui est donnée par les sacrements de baptême et de mariage..« Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » (Mt 18,20) (F59)
4) - En éduquant les enfants spécialement à la prière à travers un exemple concret et un témoignage vivant. « Sur la base de leur dignité et de leur mission, les parents chrétiens ont le devoir spécifique d'éduquer leurs enfants à la prière...L'exemple concret, autrement dit le témoignage vivant des parents, est un élément fondamental et irremplaçable de l'éducation à la prière. » (FC 60).
...les parents « engendrent non seulement à la vie selon la chair mais aussi à celle qui, à travers la renaissance dans l'Esprit, jaillit de la croix et de la résurrection du Christ. » (FC 39).
« Mamans, apprenez-vous à vos petits les prières du chrétien ? Les préparez-vous, en collaboration avec les prêtres, aux sacrement du premier âge : la confession, la communion, la confirmation ? Les habituez-vous s'ils sont malades, à penser aux souffrances du Christ, à invoquer l'aide de la Sainte Vierge et des saints ? Récitez-vous avec eux le Rosaire en famille?
Et vous, les pères, savez-vous prier avec vos enfants, avec toute la communauté familiale , au moins quelquefois? Votre exemple, accompagné de la droiture de votre pensée et de vos actes, appuyé par quelques prières communes, vaut bien un leçon de vie. C'est un acte de culte particulièrement méritoire. Vous apportez ainsi la paix entre les murs de votre foyer. » (Paul VI Discours d'Audience, Août 1976; FC 60)
b ) aux membres de leur propre Mouvement
1) - en vivant pleinement et sincèrement leur vie consacrée comme LMC ;
2) - en faisant tous les efforts pour être présents à toutes les réunions du Mouvement quelles qu'elles soient
3) - en étant disposés à écouter tous les participants avec patience, amour et respect dans les réunions et les discussions ;
4) - en priant tous les jours les uns pour les autres et pour toute la famille des Missionnaires de la Charité ;
5) - en encourageant et promouvant les vocations dans le Mouvement par le témoignage de leur propre vie, l'exemple concret, et la prière et la pénitence constantes et assidues ;
6) - en contribuant matériellement, selon leurs propres moyens, aux besoins du Mouvement. Cependant les LMC ne doivent pas être préoccupés par des projets pour rassembler de l'argent pour le Mouvement. « Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. » (Mt 6, 33).
7) - Le Mouvement des LMC est ouvert à tous sans distinction de classe ou de statut, de nationalité ou de couleur, pourvu qu'ils soient disposés à remplir les conditions exigées. Tous ont des droits et des devoirs égaux en vertu des voeux qu'ils font. Tous doivent repect et obéissance, aide et collaboration aux personnes responsables dans le Mouvement.
8) - Les membres malades et souffrants du Mouvement accepteront joyeusement leurs propres douleurs en les offrant au Seigneur dans un abandon complet, avec une confiance aimante et sérénité.
9) - Le Mouvement n'est pas composé de personnes qui sont déjà saintes, mais de personnes qui veulent devenir saintes. Par conséquent, les LMC seront extrêmement patients avec les fautes et les échecs des autres, et éviteront de parler les uns contre les autres ou de se plaindre les uns des autres entre eux ou avec d'autres. Ils se garderont également contre la tentation de critiquer et de porter des jugements irréfléchis sur les motifs des autres. (cf. Mt 7,1ff.).
c ) à la Famille des Missionnaires de la Charité :
1) - En apprenant à connaître la vie et l'esprit des Missionnaires de la Charité Contemplatifs de Rome (via S. Agapito n°8) où, avec la grâce de Dieu, le Mouvement des LMC a commencé, fondé par Père Sebastian Vazhakala M.C., le 16 Avril 1984. La Maison Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison Mère des LMC. Leur Supérieur Général demeurera le Directeur Spirituel du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile, et sera assisté par un Responsable Général Laïc avec quatre conseillers.
2) - En participant de tout coeur, autant que possible, aux diverses prières liturgiques, qui sont : la Sainte Messe, l'Adoration Eucharistique, la Liturgie des Heures, le Rosaire, les vigiles nocturnes, etc...
3) - En travaillant avec les frères et les soeurs dans leur apostolat parmi les pauvres, avec les pauvres, et pour les pauvres.
4) - En aidant à encourager et à promouvoir les vocations par les paroles, la prière, la pénitence et une vie exemplaire.
5) - En sachant comment voir Jésus dans le pauvre, le mal-aimé, le prochain dans le besoin et de le faire de telle manière que les autres puissent comprendre dans ces actions les mots de Jésus « c'est à moi que vous l'avez fait ».
6) - En encourageant les personnes à prendre contact avec les centres de prière, les invitant à participer à la célébration de l'Eucharistie, à recevoir le sacrement de la Réconciliation, etc...Les personnes doivent être approchées avec une humilité profonde et un esprit de vraie charité, en ne prétendant pas être plus saints, meilleurs, ou plus parfaits qu'elles. La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'amour de Dieu, la paix et la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie.
d ) aux plus pauvres parmi les pauvres :
1) - En faisant un effort de tout coeur pour connaître l'existence des pauvres dans les personnes les plus proches de nous et comprendre leurs besoins et leurs problèmes ;
2) - En donnant une aide immédiate et concrète selon leurs propres moyens et capacité, et en dirigeant les pauvres vers les personnes appropriées, les centres , et les institutions qui sont mieux préparés et organisés ;
3) - Lors des visites et des rencontres les LMC doivent essayer :
- d'écouter les autres avec compréhension et sollicitude ;
- de prier avec les personnes quand cela est possible, ou pour elles quand cela ne l'est pas;
- d'encourager la prière personnelle et familiale, la lecture de la Parole de Dieu, la Liturgie des Heures, le Chapelet,...
- de consacrer leur propre famille au Sacré Coeur de Jésus, encourageant les autres à faire de même ;
- de promouvoir la dévotion filiale envers Marie, la Mère Immaculée de Dieu, et une véritable dévotion aux Anges et aux Saints ;
- d'aider les non baptisés à recevoir le baptême; à rectifier, sanctifier et renouveler leur mariage; à s'approcher des sacrements afin d'en recevoir les fruits, spécialement la Pénitence et la Sainte Eucharistie.
4) Dans leur apostolat les LMC utiliseront des signes de foi simples et humbles, tels que de simples prières, des invocations, le signe de la Croix, le Chapelet, des médailles, de l'eau bénite, etc..., qui peuvent être insignifiants pour les puissances de ce monde, mais qui sont chargés du pouvoir de Dieu.
5) Les LMC doivent cependant :
- ne pas imposer la foi ou forcer à croire, mais être très humbles et courtois dans leur manière d'être avec leur prochain ;
- ne pas s'engager dans des controverses, des querelles, ou des discussions inutiles ;
- ne pas être anxieux de voir les fruits de leur propre travail, mais faire tout ce qu'ils peuvent, faisant seulement confiance à la volonté de Dieu ;
- ne pas accepter ni engager des travaux qui ne sont pas en harmonie avec la nature et l'objectif du Mouvement. Ils peuvent, cependant, avoir un centre d'hospitalité pour ceux qui sont seuls et sans domicile, s'ils le considèrent nécessaire et s'ils peuvent en assurer le fonctionnement et l'efficacité, avec l'aide de Dieu et la collaboration d'autres personnes. Avant de décider, il est indispensable de prier, de réfléchir, et de discuter afin de discerner ensemble quelle est la volonté de Dieu.
« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10,42).
EPILOGUE
« C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur. Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen » (Ep 3, 14-21)
LE LIEN LMC
1. Eligibilité
A. Pour être choisie comme Lien , la personne doit être un LMC estimé qui a fait profession depuis au moins une année complète (et de préférence depuis trois années complètes) et a donné l'exemple au groupe d'une assistance ponctuelle et régulière aux réunions, et a démontré son habitude charitable soit dans des « oeuvres apostoliques » soit dans des comportements personnels avec les autres.
B. Le Lien peut être choisi directement par le Directeur Spirituel local ou proposé par les membres du groupe local. Dans ce dernier cas, la proposition doit être approuvée par le Directeur Spirituel qui procède à la nomination. La nomination officielle doit être écrite et une copie de la nomination doit être envoyée au Lien National et au Directeur Spirituel National.
C. Si besoin est, l'information ci-dessus sera envoyée à Rome au bureau du Directeur Spirituel International.
2. Les devoirs du Lien
A. Le Lien, qu'il ou qu'elle le soit à l'échelon local, régional ou national, doit vivre la vie d'un LMC profès d'une façon exemplaire, selon son état de vie.
B. Le Lien doit rester en contact avec le Directeur Spirituel local, les LMC du groupe et où cela est nécessaire, avec d' autres groupes.
C. Le Lien doit conserver des archives exactes des membres et de leurs statuts: c-a-d: leurs noms, la date du début de leur formation, la date de leur première profession de voeux, la date du renouvellement de leurs voeux, et si un LMC quitte le Mouvement, la date de son départ. CETTE INFORMATION DOIT ETRE COMMUNIQUEE AU DIRECTEUR SPIRITUEL NATIONAL.
D. Le Lien doit veiller à ce que les membres vivent la vie du LMC et, toujours avec charité, les encourager en privé s'ils semblent négligents, en se rappelant l'admonition du Christ d'enlever la poutre de son oeil avant d'essayer d'enlever la paille de l'oeil de l'autre.
E. Le Lien doit manifester des qualités de leader et de serviteur du groupe en ce qui concerne l'apostolat, la régularité des instructions et organiser une retraite annuelle pour le groupe. ( pour ces trois catégories, on peut s'unir à d'aures groupes sur une base régionale là où les groupes locaux sont très petits). Souvenez-vous: le Lien est un SERVITEUR, PAS UN SUPERIEUR.
Durée du Service
A. Le Lien est nommé pour une durée de trois ans, commençant habituellement le 1er juillet et finissant le 30 juillet trois ans plus tard.
B. Le Lien peut être nommé à nouveau pour une seconde période, mais pas pour une troisième période consécutive. Cependant, après un intervalle de trois ans, un bon Lien peut être nommé à nouveau..
C. Si une place de Lien devient vacante pour une raison quelconque pendant son mandat, un remplaçant est nommé pour terminer la période et peut être nommé à nouveau pour sa propre période une fois le remplacement effectué. Après cela, les règles A. et B. (ci-dessus) seront appliquées.
D. S'il devient évident que le Lien, pour une raison quelconque, ne remplit pas les exigences du poste (voir No.2, ci-dessus), le Directeur Spirituel peut le démettre et nommer un remplaçant.
Le Rite de Profession et de Renouvellement des voeux des LMC
Après l'Evangile le célébrant interroge ceux qui font leur Profession.
Célébrant : Mes chers frères et soeurs, que demandez-vous à Dieu et à son Eglise?
Ceux qui font leur Profession : Nous demandons l'amour de Dieu et la grâce de Le servir dans nos familles et dans le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Tous : Nous rendons grâce à Dieu.
Cél . (après l'homélie) : Mes chers frères et soeurs,
Vous êtes déjà consacrés à Dieu par l'eau et le Saint Esprit. Vous voulez maintenant vous consacrer encore davantage et rechercher l'humilité profonde, la charité parfaite et l'obéissance, comme celle du Christ, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Vous promettez devant Dieu de mener des vies chrétiennes bonnes et exemplaires, rendant un service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres en commençant par les membres de votre propre famille, dans un abandon total à la sainte volonté de Dieu, avec une confiance de petit enfant en son attention paternelle, et avec empressement au service dans une humilité et une joie profonde à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph. Je vous demande donc, en présence de Dieu et de l'Eglise, êtes-vous résolus, comme signe de votre consécration intérieure à Jésus Christ, à devenir humbles et saints par les voeux que vous faites selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité?
Chaque personne qui fait sa Profession : Oui, je le suis.
Cél. : Que le Seigneur vous aide à persévérer dans cet engagement.
Ceux qui font leur Profession : Amen.
Cel.: Prions (Tous prient un instant en silence). Seigneur, regarde tes serviteurs qui désirent te consacrer leurs vies aujourd'hui en présence de l'Eglise en professant leurs voeux. Dans ton amour, accorde-leur que leur façon de vivre rende gloire à ton nom et serve ton plan éternel de salut.
Tous : Amen.
PROFESSION
La formule doit être écrite à la main par chaque personne qui fait les voeux; elle peut être lue ensemble, mais la partie : « Moi, (Prénom, Nom), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité » doit être lue par chaque personne individuellement. Cette règle s'applique aussi pour le renouvellement des voeux.
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi, (Prénom, nom), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon coeur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint-Esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain et d'une manière particulière des membres de ma propre famille; pour rendre ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui. »
Lieu et date (ex : Chapelle de la Sainte Famille – Rome, le 21 août mille neuf cent quatre vingt dix neuf).
Le Célébrant bénit les grands crucifix et les donne à chaque nouveau profès en disant :
« Mon enfant, (frère, soeur), reçois le symbole de ton Sauveur crucifié, suis ses pas à la recherche des âmes, porte-Le et porte sa Lumière dans les maisons des pauvres, spécialement aux membres de ta propre famille, et aux âmes qui en ont le plus besoin; répands la Charité de son Coeur partout où tu vas et étanche ainsi sa Soif des âmes. »
Les profès : Amen.
On ne dit pas le « Je crois en Dieu » même si la Liturgie le prescrit.
Prière des fidèles.
(Après la Messe la formule doit être signée par celui ou celle qui a fait ses voeux, par le célébrant et le lien du groupe).
Lettre de Père Sebastian MC de juillet-août 1999
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés,
On dit que « ce n'est pas la force qui fait les grandes oeuvres mais la persévérance ». Notre bien-aimée Mère Teresa de Calcutta avait l'habitude de dire que: « Ce qui importe ce n'est pas la réussite mais la fidélité.» Quand Jésus dit sur la Croix: « Tout est achevé » (Jn 19, 30), que voulait-il dire par là? Voulait-il dire que sa vie, son oeuvre et sa mission sur la terre étaient une grande réussite, ou qu'il avait accompli très fidèlement et parfaitement l'oeuvre que son Père lui avait confiée? La crucifixion fut-elle une grande victoire ou ou un échec complet aux yeux des hommes, pour les gens de ce monde? Jésus, le Sauveur, le grand faiseur de miracles, le plus grand enseignant de tous les enseignants que le monde ait jamais connu, est maintenant suspendu entre ciel et terre sur un arbre! Une personne de bon sens et ayant réellement sa raison peut-elle conclure que l'évènement de la crucifixion fut une victoire, une réussite? A l'inverse ne peut-on pas dire que la vie de Jésus fut aussi un échec complet? Ce qui fut important pour lui ne fut pas la réussite mais la fidélité à la volonté et à la mission de son Père. Il n'a pas été envoyé au monde pour plaire aux hommes mais pour les sauver. Il n'est pas venu pour nous libérer de la souffrance et de la douleur, de l'inconfort et de la peine, mais pour nous apprendre comment les accepter avec paix et joie et en faire des canaux de la grâce pour nous-mêmes et pour tous les hommes de bonne volonté. Chers LMC, tous les jours et de toutes les façons nous sommes appelés à renouveler notre vocation de suivre Jésus de plus près, plus fidèlement, plus inconditionnellement, de tout notre coeur, plus généreusement et plus joyeusement. Ce n'est pas le renouvellement d'une simple formule, mais un appel à être plus parfait, plus miséricordieux, plus saint, plus indulgent, plus patient et plus fidèle comme notre Père est parfait, miséricordieux, saint...etc. (cf.Mt 5, 48; Lc 6, 36; 1P 1, 16). Pouvons-nous dire que Dieu a réellement réussi en nous créant, en nous appelant à être des LMC...? Il ne cherche pas la réussite mais il veut réellement que nous soyons fidèles jusqu'à la fin afin que nous aussi nous puissions dire comme et avec Jésus: Père, l'heure (de la souffrance) est venue, glorifie ton Fils...J'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire » (cf. Jn, 1ff). Ailleurs St Jean dit: « Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin » (Jn 13, 1). Laïcs Missionnaires , qui est votre modèle? Qui professez-vous que vous suivez...Mère Teresa de Calcutta ou Notre Seigneur Jésus Christ, qu'elle essaya de suivre de toutes les forces et les fibres de son être, dont elle essaya d'étancher la soif sur la croix d'amour des âmes tout au long de sa vie? C'est Jésus qui nous a appelés à le suivre comme les apôtres, comme de saints hommes et femmes de Dieu, comme Mère Teresa de Calcutta. La possibilité de suivre le Seigneur dans le renoncement et l'abandon est encore actuelle pour nous comme elle le fut au temps de Jésus et après. Tous, nous sommes appelés à un grande « metanoia » - conversion des coeurs, à faire des choses non plus pour des raisons humaines et naturelles mais purement pour l'amour de Dieu; à voler vers Dieu avec deux ailes, l'aile de l'amour de Dieu et l'aile de l'amour du prochain. Ces deux ailes doivent être semblables et fortes pour nous conduire au ciel. Comment pourrions-nous réellement aimer et donner un service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres si nos deux ailes ne fonctionnent pas ensemble et ne s'équilibrent pas l'une l'autre comme elles le devraient. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (Mt 25, 40), dit Notre Seigneur et Maître. Au fil des ans, de plus en plus parmi nous arrivent à un moment décisif dans la vie spirituelle où nous devons faire le choix final entre Jésus et le monde, entre l'héroïsme de l'amour et la médiocrité, entre la croix et une existence facile, entre la sainteté et une conformité religieuse seulement correcte. Non seulement les individus mais aussi toute la Congrégation, tout le Mouvement des Laics Missionnaires de la Charité doivent atteindre cette maturité. Grandissons-nous réellement en vertus, surtout en humilité et en charité? Est-ce que j'ai perdu le zèle, la ferveur et l'enthousiasme initial; avec le résultat que je suis devenu un LMC médiocre, qui est plus conduit par la raison que par la foi et l'amour? Pourquoi devrais-je aller au réunions alors que j'ai tellement d'autres engagements utiles et agréables qui me donnent bien plus de satisfaction...? En plus, j'ai fait la connaissance de LMC dans mon groupe qui ne pratiquent pas la charité, qui, à mon avis, sont plus des hypocrites que de vrais disciples de Mère Teresa. Pourquoi donc irais-je aux réunions et aux prières? Je peux y assister de temps en temps juste pour maintenir le contact afin de pouvoir renouveler mes voeux, car j'aime beaucoup Mère Teresa. Par ailleurs, je ne retire rien des réunions du groupe; pour moi c'est une pure perte de mon temps précieux. Chers LMC, avant tout, rappelez-vous que c'est « un appel dans l'appel » et que celui qui vous appelle n'est pas votre épouse, votre mari ou vos enfants, votre père ou votre mère, des prêtres ou des religieuses, même pas Mère Teresa – non, c'est Dieu Tout Puissant en personne qui vous appelle. Vous devez savoir que c'est un don très précieux de Dieu et vous devriez essayer de ne pas le perdre ni de laisser le malin le dérober. Restez fidèle à votre appel. Soyez un seul coeur, un seul esprit, une seule âme sur vore chemin vers Dieu (Ac 4,32). Vous êtes appelés à construire et non pas à démolir ou à détruire. Au lieu de vous plaindre et de maugréer il est préférable de prier en silence en utilisant les mots mêmes de Jésus: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils disent ou ce qu'ils font » (Lc 23, 34). Ne vaut-il pas mieux « allumer une lampe que de maudire les ténèbres »?
Père Sebastian Vazhakala M.C. (juillet-août, 1999)
18/06/2006
Corpus Domini
Chers frères et soeurs,
Dans le document « Vita Consecrata », le Saint Père le Pape Jean-Paul II écrit:
« En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte « consacré » dans le sacrement du mariage, ils confirment par un voeu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations. » (25 mars 1996, Jean-Paul II,V.C.62,4)
Etant donné que les Laïcs Missionnaires de la Charité est un mouvement de personnes laïques mariées et célibataires, qui font des voeux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur aux plus pauvres parmi les pauvres selon leurs Statuts et leur Chemin de Vie, ils appartiennent à la catégorie de mouvement laïc mentionnée ci-dessus.
Dans cette lettre je voudrais expliquer un peu en détail donc, ce que signifient des voeux, combien de sortes de voeux il y a, quelle sorte de voeux les LMC font et quand et à quel rythme les LMC doivent renouveler leurs voeux.
Cette lettre a l'intention également de traiter des sortes de crucifix que les LMC reçoivent, et quand et où ils sont supposés les porter.
Elle continuera de traiter de la nature et de la fréquence des réunions de groupe et de la participation de ses membres, y compris des LMC âgés et alités. La lettre conclura avec des points sur le jubilé à venir et sur ses préparations lointaines.
Quelques prémisses :
I. Il peut y avoir trois groupes de personnes qui veulent appartenir à notre mouvement:
-1 Ceux qui pensent qu'ils sont déjà saints.
-2 Ceux qui ne veulent pas être saints.
-3 Ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent être saints.
Si quelqu'un veut rejoindre le mouvement LMC il ou elle doit appartenir au troisième groupe, à savoir ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent le devenir.
II Tous les membres n'ont pas les mêmes dons et donc nous ne devons pas nous sentir inférieurs ou supérieurs à personne, ni comparer ni juger selon le fruit que l'on produit. Voyez la parabole du semeur : « ...D'autres grains sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente... »(Mt 13,8). Cela signifie aussi que les membres du groupe doivent accepter et encourager tous les autres et s'aider les uns les autres. Parfois cela peut signifier avoir une patience héroïque et une charité invincible.
III Personne ne devrait rejoindre le mouvement LMC pour passer son temps de loisir ou prendre sa vocation comme un passe-temps. Ce n'est pas un passe-temps mais un appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Oui, c'est la vocation des MC et des LMC. Cela demande parfois des sacrifices héroïques. Jésus lui-même a demandé cette sorte de sacrifices à la bienheureuse Mère Teresa quand Il lui a dit : « Offre davantage de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec davantage de ferveur. » (voir la Grâce fondatrice de Mère).
IV Les LMC doivent lire et étudier leurs Statuts et leur Chemin de Vie avant de faire leurs voeux, étant donné qu'ils font ou renouvellent leurs voeux selon les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Les voeux.
Qu'est-ce qu'un voeu?
« Le voeu, c'est-à-dire la promesse délibérée et libre faite à Dieu d'un bien possible et meilleur, est un acte de la vertu de religion. »(Canon 1191/1)
Les éléments essentiels d'un voeu sont :
- Une promesse, et non un simple souhait ou désir;
-faite délibérément et librement;
à Dieu et à lui seul;
s'accordant à être remplie en raison de la vertu de religion;
par respect d'une chose, qui est en elle-même positivement bonne, pas simplement indifférente et qui est possible à réaliser, en toutes circonstances, et la « meilleure option » pour la personne en question.
A partir de ceci, il est tout à fait clair qu'aucun voeu ne devrait être fait sans une réflexion préalable sérieuse de la part de tous ceux qui sont concernés. Tous ceux qui font des voeux doivent comprendre et apprécier convenablement le sens et l'implication du voeu en question.
Les sortes de voeux.
« Le voeu est public s'il est reçu au nom de l'Eglise par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé. » (Canon 1192).
Le voeu d'un religieux est public, puisque celui ou celle qui fait le voeu le fait au nom de l'Église et le voeu est reçu par un Supérieur légitime. Les voeux des frères et soeurs Missionnaires de la Charité sont simples et publics .C'est pourquoi le ou la Supérieur(e) Général(e) ou son ou sa déléguée dit à la profession religieuse de ses sujets respectifs : « Par l'autorité qui m'a été confiée, j'accepte vos voeux au nom de l'Eglise, pour la communauté des Missionnaires de la Charité .
Moi, je , vraiment ... » alors que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés, comme les voeux ne sont pas faits au nom de l 'Eglise mais avec et pour l'Eglise.
Le célébrant à la messe de profession, cardinal, évêque ou prêtre, y compris le directeur spirituel LMC, ne reçoit pas les voeux des LMC mais les LMC font leurs voeux en sa présence. Le célébrant qui signe le formulaire des voeux ne doit pas écrire « Entre mes mains » mais « En ma présence ».
Je répète que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés et ne sont pas faits au nom de l'Église ni reçus par aucun supérieur légitime, de même que les LMC n'ont pas de supérieurs légitimes, mais des liens qui ne sont pas des supérieurs mais des coordonnateurs qui sont supposés aider le groupe à grandir en sainteté et à augmenter en nombre par leurs paroles et leur exemple.
La nature juridiquement privée des voeux ne diminue en aucune façon le sérieux et l'importance des voeux que l'on fait devant Dieu. Nous pouvons dire que les LMC font leurs voeux entre les mains de Dieu, et en présence des personnes.
Profession et renouvellement des voeux
La règle est que les LMC font leurs voeux pour un an, qu'ils les renouvellent annuellement à la même date (ils peuvent choisir une autre date pour des raisons spéciales mais pas dépassée de plus d'un mois).(cf.Statuts 8 &2). « Ceux qui n'ont pas renouvelé leurs voeux à la date ou avant la date d 'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et ceci spécialement quand il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur spirituel ou les personnes en charge des groupes. »(cf.Statuts 10,d). Lisez, s'il vous plait, la règle 10 des Statuts très attentivement...Il y a plusieurs points pratiques qui peuvent aider les LMC partout, pourvu qu'ils les connaissent et les vivent.
Afin d'éviter toute confusion et incompréhensions et aussi pour avoir une réelle communion spirituelle (koinonia) j'aimerais suggérer deux jours par an où les LMC tout autour du monde peuvent faire ou renouveler leurs voeux. Le premier est la veille du Dimanche de la Miséricorde, c.a.d le Samedi avant le Dimanche de la Miséricorde ; l'autre est le premier Samedi d'Octobre. Ceux qui ne peuvent pas faire ou renouveler leurs voeux ces deux jours de l'année peuvent choisir un jour qui leur convient dans les 30 jours avant l'expiration. Toutefois, les voeux seront toujours faits la veille du Dimanche de la Miséricorde ou le premier Samedi d'Octobre, selon la date où l'on aura fait ses voeux.
Je vous donne un exemple ici : « Moi, prénom, Nom, je fais mes voeux jusqu'à la veille du Dimanche de la Miséricorde 2007, ou jusqu'au premier Samedi d'Octobre 2007... » Ceci rappellera aux LMC toujours et partout de se souvenir quand faire ou renouveler leurs voeux. Le renouvellement annuel des voeux doit toujours être à la date ou avant la date d'expiration et jamais après.
Les Crucifix
« Que la croix soit pour vous comme elle l'a été pour Jésus, la preuve du plus grand amour. » (Pape Paul VI, Evangelica Testificatio, 29).
Nos Statuts déclarent : « Le signe de consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le coeur ou autour du cou, et un plus grand est donné au moment de la première profession. » (Statuts n°6)
Cela signifie que les LMC reçoivent deux sortes de crucifix. Le petit se porte sur le coeur ou autour du cou tout le temps. Le grand crucifix n'est pas destiné à être porté sur le coeur ou autour du cou, mais à être gardé prés du chevet de son lit . En voyage de nuit les LMC l'emporteront dans leur sac. Il nous rappellera les voeux que nous avons faits et nous aidera à les vivre fidèlement peu importe où nous sommes.
Les groupes LMC et les réunions de groupes.
Les membres des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent faire du Mouvement leur seconde famille, spécialement du groupe local où ils se rencontrent. Cela fait partie du quatrième voeu de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Ce service d'amour est vital pour nos groupes pour grandir en sainteté et augmenter en nombre. Il est inutile de rejoindre les Laïcs Missionnaires de la Charité si les membres ne veulent pas devenir meilleurs, plus humbles et plus saints. Nous sommes tous et serons toujours pécheurs et faibles. Mais cependant, avec l'aide de Dieu, nous devons essayer de devenir plus doux, plus gentils, plus désireux de porter les torts, plus enclins à pardonner et prêts à accepter de pardonner.
Votre présence à chaque réunion LMC est absolument vitale; et vous devez faire tous les efforts pour ne pas manquer les réunions de groupe. Vous pouvez être tentés de penser parfois que la réunion ne vous apporte rien. Mais alors vous devez vous demander : Qu'est-ce que je donne? Cela doit être un don et un accueil réciproques. Cela exige aussi quelques préparations de la part de chaque membre du groupe. Il y a plein de documents à lire et sur lesquels réfléchir. « S'il y a la volonté, il y a le chemin » est vrai pour nous tous.
La fréquence des réunions de groupe des LMC
Plus il y a de réunions mieux c'est. A Rome, où les LMC ont commencé, le groupe continue à se réunir tous les Samedis sans exception, depuis 22 ans. Par endroits les LMC se réunissent toutes les deux semaines. Prenons cela comme minimum, toutes les deux semaines . Choisissez, s'il vous plait, un jour qui vous convient dans la semaine et essayez de vous réunir.
La règle est que les groupes commencent par une heure d'adoration, pendant laquelle on prie une partie de la Liturgie des heures ; nous devons aussi avoir du temps pour une prière silencieuse personnelle dans un esprit de contemplation et de profonde adoration. L'heure de prière terminée, le groupe alors se réunit avec le Directeur spirituel ou une soeur ou un frère MC . Il est nécessaire d'avoir une approche systématique concernant le document à étudier et pour le partage. L'Eglise veut que les laïcs construisent leur vie sur des terrains doctrinaux solides, spirituels, pastoraux et pratiques. Il est absolument vital d'étudier l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa de Calcutta et notre esprit LMC et notre Chemin de Vie en particulier.
Là où les LMC sont dispersés et se réunissent seulement une fois par mois comme règle, les membres doivent faire tous les efforts possibles pour ne pas manquer la réunion. Douze réunions par an c'est très peu en vérité!
Les LMC en formation sont tenus d'étudier les Statuts et le Chemin de Vie du Mouvement, et les documents qui s'y rapportent, spécialement « Christifideles Laici », « Familiaris Consortio », etc...en plus de connaître plus profondément l'esprit et le charisme MC(voir ci-dessus).
Les LMC malades, âgés et cloués au lit
Ils peuvent être autorisés à renouveler leurs voeux si on les aide à faire usage de leur maladie, de leur âge avancé et des inconvénients de la vie comme moyens de grandir en sainteté et de ressembler à Jésus, Marie et Joseph. Leurs maladies physiques et leurs infirmités, leurs nombreuses épreuves de la vie telles que la solitude, les faiblesses, la misère et la détresse, etc, peuvent être utilisées comme moyens pour sauver les âmes. En vérité plus d'un saint a fait cela. Nos corps peuvent devenir vieux et malades, nous pouvons être cloués au lit, mais nos âmes devraient voler par amour. Il est normal de se sentir fatigué, faible et seul. Mais servons le Seigneur avec notre fatigue et utilisons notre faiblesse comme moyen, comme tremplin plutôt que comme un obstacle. Dans les paroles de St. Paul, qui dit quand il parle de la Croix : « Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont en train d'être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu » (1 Cor 1,18ff.) Plus le grain de blé tombe en terre et meurt plus il produira de fruit. (cf. Jn 12,24)
Ste Thérèse de Lisieux a dit : « Je chanterai même lorsqu'il me faudra cueillir mes fleurs au milieu des épines, et mon chant sera d'autant plus mélodieux que les épines seront longues et piquantes »
« Pour devenir un saint », écrit la bienheureuse Teresa de Calcutta, « on doit souffrir beaucoup et pour aimer beaucoup nous devons souffrir beaucoup plus. La souffrance engendre l'amour, mais elle est aussi féconde parce qu'elle donne la vie aux âmes. » Engendrons des âmes en souffrant par amour!
Le jubilé des LMC
Pour les LMC, l'année deux mille neuf est l'année jubilaire, car le 16 avril 2009, les LMC auront 25 ans d'existence. C'est le Jeudi dans l'octave de Pâques. Les préparations pour l'année jubilaire commenceront le 16 avril 2008, qui est le Mercredi de la quatrième semaine de Pâques. Il est nécessaire pour nous de planifier l'année jubilaire convenablement et longtemps en avance. En fait nous pouvons commencer à y réfléchir et à proposer des suggestions de valeur : le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent se faire au niveau local, national et international.
En premier lieu, ce doit être une année d'actions de grâces à Dieu pour le don du Mouvement LMC, pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont avec le Mouvement depuis le début.
C'est aussi un temps pour demander pardon pour tous nos péchés, notre négligence, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et pour tous les autres péchés commis contre nos voeux de chasteté, pauvreté, obéissance et service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et du Mouvement LMC. Il y a tellement à regretter et tellement plus de raisons d'être reconnaissants envers Dieu.
En écrivant cette lettre cette pensée m'a traversé l'esprit, : qui va être le premier saint LMC ?
Qui sera là pour sa béatification et sa canonisation ? Ne voulez-vous pas être un saint, un grand saint comme St Joseph Moscati, Ste Gianna Beretta Molla, les bienheureux Luigi et Maria Quatrocchi, la bienheureuse Kateri Thekavita et beaucoup d'autres de notre temps et de tous temps.
Un mot de remerciement à tous les LMC du monde, qui travaillent dur , sans relâche, pour vivre leur vocation plus fidèlement et avec plus de persévérance au milieu de nombreuses tempêtes, tremblements de terre et même volcans.
Que la grâce de Dieu permette à chacun d'entre nous de persévérer avec enthousiasme dans notre vocation jusqu'au jour de notre mort, nous souvenant à nouveau des paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa : « Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes. »...
Avec toute mon amitié et mes prières.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
LDM Mes chers Laïcs Missionnaires
Gardez la joie d'aimer Jésus dans votre coeur et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez. Prenez une ferme résolution "Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint" Cela vous aidera à étancher la soif d'amour des âmes de Jésus, en travaillant au salut et à la sanctification des plus Pauvres parmi les Pauvres, en particulier de votre famille.
Prions.
Rome 9-12-93 Dieu vous bénisse
M Teresa mc
26.02.09

25.02.09

L S F (Laudetur Sacra Familia)
"Sans l'amour tout est vain"
Anandashram, 2 février 2009
Tout d'abord je voudrais ACCUEILLIR JESUS officiellement et chaleureusement dans le village de Bandhuwari à travers l'archevêque Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi - Gurgaon, qui est un des successeurs des apôtres. En réalité, nous prions dans le Credo de Nicée: "Nous croyons en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique". Aujourd'hui pour la première fois l'Église devient officiellement présente dans le village de Bandhuwari, bien que nous soyons ici depuis août 2003.
C'est le dimanche 3 juillet 1994, en la solennité de St. Thomas, l'apôtre de l'Inde, que nous avons commencé la première communauté des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs en Inde. Notre Dieu omniscient a voulu que nous la commencions à Gurgaon, dans l'archidiocèse de Delhi. Les frères patriciens du cantonnement de Palam, à New Delhi, nous ont généreusement donné leur maison disponible, dans le 4ème secteur de Gurgaon, libres de l'utiliser aussi longtemps que nous le voulons. C'est de là que nous avons commencé à chercher la possibilité d'une maison et d'un terrain qui nous appartiennent, mais cependant avant nous avons eu à faire face à un problème plus sérieux: à savoir l'enregistrement de notre Société en Inde, sans lequel nous ne pouvions faire aucune transaction y compris l'achat d' une bouteille de gaz. Par la grâce de Dieu nous avons pu faire l'enregistrement en un jour, grâce à l'évêque Rego, évêque de Chandigarh à cette époque, et à d'autres personnes qui nous ont aidé à obtenir l'enregistrement si rapidement.
La deuxième chose fut l'acquisition d'un terrain, ce qui fut un autre miracle. Nous l'avons faite le jeudi 8 décembre 1994, en la solennité de L'Immaculée Conception. C'est sur ce terrain que nous avons construit notre première maison qui a été bénie par son excellence Rt. Rev. Vincent Concessao, alors évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Delhi. Elle fut inaugurée par la bienheureuse MèreTeresa M.C., d'heureuse mémoire, le samedi 18 novembre 1995. Ce fut un évènement inoubliable, non seulement pour les frères, mais aussi pour les gens de Gurgaon et des environs. Mère Teresa sur le chemin de retour dit à un coopérateur qui l'accompagnait que Deepashram deviendrair un grand centre; sa prophétie se réalise progressivement.
Dès lors nous avons commencé notre petite communauté, les frères ont hébergé et pris soin de quelques garçons handicapés et orhelins. Le nombre était et continue à augmenter. Nous avions besoin d'avoir une plus grande maison pour les frères et pour nos garçons. La présence de l'Église catholique manquait, il nous fallait donc une maison convenable pour le Seigneur, c.a.d. la chapelle, une maison pour les enfants du Seigneur, la maison des enfants et une maison pour les frères qui prennent soin des garçons.
Ce fut un projet de trois ans qui commença en 1996. Le complexe entier de Deepashram fut terminé le jeudi 18 novembre 1999, quand il y eut la bénédiction et l'inauguration finale par feu l'archevêque Allan de Lastic (r.i.p.). La maison paraissait alors très grande et spacieuse; mais elle n'a pas mis longtemps à se remplir. Au bout de deux ou trois ans nous avons été forcés de chercher un endroit plus grand, plus spacieux, où les garçons pourraient se réinsérer. Les garçons non seulement augmentaient en nombre mais ils grandissaient aussi en âge et en taille, et ils ils avaient besoin d'un espace plus grand où ils puissent bouger librement, être eux-mêmes, jouer, etc.
Là aussi ce ne fut pas si facile. Cela a nécessité du temps, des efforts et de la recherche. Finalement le bon Dieu nous a amenés à l'endroit où nous sommes maintenant - le village de Bandhuwari, à environ 18 kms de Deepashram. C'était très difficile à atteindre sans routes correctes. Le terrain était sans forme, complètement inexploité, et paraissait presque volcanique. Il n'y avait pas de délimitation correcte de bordure, même au moment de son enregistrement, et il était partiellement occupé par les voisins. L'achat du terrain de 12 acres fut fait le mercredi 6 août 2003, le jour de la fête de la Transfiguration de notre Seigneur. C'est très intéressant et important de réfléchir à sa signification.
Tout d'abord le terrain déformé et inexploité devait être transformé: " Tout ravin devait être comblé, et toute montagne et toute colline devaient être abaissées, et tout ce qui était tortueux devait être redressé, et les chemins rocailleux devaient être aplanis afin que toute personne puisse voir le salut de Dieu". (cf. Lc 3, 4-6). Il n'y a aucune comparaison entre ce que cette place était alors et ce qu'elle est maintenant. Le paysage tortueux et défiguré a été plutôt aplani et redressé.
Il y a un autre aspect en ce qui concerne cette date, à savoir, nos frères et nos garçons handicapés ont dû aussi subir une complète transformation spirituelle, émotionnelle et physique en Jésus qui fut transfiguré pendant qu'il était en prière. Ce lieu est destiné à devenir progressivement un autre Thabor... Le Thabor est devenu ce qu'il est maintenant seulement à cause de Jésus. Il lui a donné un nouveau sens et une nouvelle signification. Si Jésus devient le centre de ce lieu, ce lieu deviendra un autre Thabor. C'est aux frères de faire cela. Faisons donc tous les efforts pour faire d'Anandashram un autre THABOR.
Que trouvons-nous à Anandashram?
Tout d'abord je voudrais dire que tout le village de Bandhuwari est encore à développer. De nombreuses grandes sociétés ont déjà acheté les terrains tout autour et planifient d'énormes projets.
La raison d'une maison décente pour le Seigneur: je veux que les gens qui viennent ici sachent que le travail que nous faisons pour et avec les pauvres n'est pas simplement un travail social mais l'oeuvre de Dieu. Il est le coeur et le centre de notre vie et de notre activité. A notre Dieu qui est la source de toute beauté, nous, les humains, nous ne pouvons jamais offrir une maison assez belle et digne, comme il est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs!
Je voudrais renverser la parabole de l'homme riche et de Lazare (cf. Lc 16, 19-31). Les frères savent qu'ils ne sont pas dignes de servir leurs semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Nous, depuis la maison de formation, devons respecter les garçons qui méritent d'être traités avec dignité et noblesse. Ils pourraient être considérés comme inutiles selon les standards du monde, comme ils sont incapables de produire quelque chose de bon et de valeur. Ils vont contre la théorie moderne:" Tu es ce que tu produis..."La dignité d'une personne ne dépend pas de son apparence extérieure ou de ce qu'elle est capable de produire, mais elle dépend de son âme immortelle qui est créée à l'image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Nous voulons donner à nos pauvres de tout coeur et gratuitement ce que les riches peuvent obtenir avec l'argent et le pouvoir.
Avant tout ma gratitude va à notre Dieu tout puissant et Père prévoyant. Il montre son amour particulier pour ses enfants dans le besoin, nos garçons physiquement et mentalement mis en question. Il n'y a absolument aucun doute que Dieu les aime, qu'il est notre Père et que nous sommes ses enfants. Aujourd'hui, en présence de vous tous, je veux réaffirmer son amour fidèle de toute la vie pour ses pauvres et tous ceux qui prennent soin d'eux.
Chaleureuse bienvenue à l'archevêque Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi, aux prêtres concélébrants, aux différentes soeurs religieuses, à tous ceux qui sont venus participer à la liturgie d'aujourd'hui, y compris l'architecte, Mr. Ranjit John, aux entrepreneurs, aux ouvriers et à tous ceux qui sont associés avec nous dans la réalisation du projet. Nous adressons à vous tous nos remerciements chaleureux et nos souhaits et prions pour vous. Nous vous prions de rester avec nous et de continuer de travailler avec nous pour faire d'Anandashram quelque chose de beau pour Dieu.
Il faut dire que la force de notre Institut religieux ne dépend pas de la somme d'argent que nous avons en banque, ou des terrains et des bâtiments que nous possédons, bien que tous aien leur place. La force et la vitalité de notre Société ne dépend pas seulement du nombre de ses membres, bien que le nombre compte. La force réelle et la fécondité, cependant, dépendent du zèle et de la ferveur, de notre gratitude, de notre enthousiasme et de notre confiance, mais surtout de la sainteté de la vie de ses membres. Plus nous aurons de saints, plus notre Institut deviendra effectif. "... Aujourd'hui, nous avons grand besoin de saints qu'il faut inlassablement demander à Dieu..." (Vita Consecrata n° 35). C'est le devoir de tous ceux qui sont concernés d'aider nos membres à grandir en sainteté, en travaillant toujours plus pour la gloire de Dieu et pour le bien de nos pauvres.
Le but fondamental de notre entrée chez les Missionnaires de la Charité ne doit pas être juste d'étudier et de devenir prêtres; bien que cela soit possible, ce n'est pas la raison principale pour entrer à l'Institut. Dans ce contexte, il peut être nécessaire de lire le document "Vita Consecrata", numéro 35 à 40. Il dit qu'aujourd'hui, plus que jamais, il y a besoin de saints. Nous pouvons ou ne pouvons pas devenir infirmiers, docteurs, ingénieurs ou architectes... ou prêtres, évêques, cardinaux ou Pape, mais nous pouvons tous aspirer à devenir saints. A quoi cela me sert il même si je deviens "pape" et pas saint? Essayons d'abord de devenir saints et apprenons les voies et les moyens qui peuvent nous aider à grandir en sainteté et à persévérer dans notre vocation. "Si un homme a un attachement fort aux choses de cette terre, il ne peut pas avoir la vraie Charité ...Sans l'amour tout est en vain" (St. Maxime le Confesseur).
Récemment j'ai demandé à l'un de mes frères qui a décidé de quitter notre Société si Jésus voulait réellement qu'il quitte la Société; il m'a dit que Jésus ne le voulait pas mais que lui le voulait.
Je n'ai eu rien de plus à lui dire. Comme l'homme riche de l'Évangile (Mc 10, 22), il s'en alla tout triste.
On m'a raconté que dans l'état d'Orissa, en Inde, il y a quelques mois un garçon de sept ans avait été pris par un groupe d'hindous fanatiques, qui voulaient qu'il devienne hindou. Le garçon était très déterminé, même s'il n'avait que sept ans. Ils essayèrent tout pour le convaicre de changer d'avis mais ce fut en vain. Alors ils commencèrent à le menacer en lui disant que s'il ne changeait pas d'avis il serait brûlé vif. Il leur demanda de le tuer et de le brûler vif. Comme ils n'arrivèrent pas à convaincre le garçon à renoncer à sa foi en Jésus Christ, finalement ils le brûlèrent vif sans aucune pitié. Nous avons un martyr de plus, peut-être un des plus jeunes martyrs dans l'Église. Ces genres d'histoires ne circulent pas ou ne sont pas publiées. Quel exemple de foi incroyablement brillant! Je souhaiterais avoir une telle foi!
Prions tous pour demander une foi plus profonde, une foi en Jésus Christ de martyr.
Félicitations chaleureuses à fr. Dharamvir M.C. et fr. Petrus Lukas M.C., qui ont prononcé leurs premiers voeux le jour de la bénédiction d'Anandashram. Ce fut très simple mais très spirituel et beau. Souhaitons leur à tous les deux une Nouvelle Vie joyeuse et sainte, tout en priant pour leur croissance en sainteté et leur sainte persévérance.
Il y a eu aussi des renouvellements de voeux en Albanie, en Inde et à Rome. Fr. Jerry Michael M.C. a renouvelé ses voeux le mercredi 14 janvier 2009, à Pukkattupady, au Kerala, en Inde, et fr. Jees Mathew M.C. et fr. John Vimal M.C. le vendredi 23 janvier au collège St. Albert à Ranchi, Jarkand, en Inde. Samedi 24 janvier, fr. Nicholas M.C., fr. James M.C. et fr. Joseph M.C. ont renouvelé leurs voeux à Bushat, en Albanie, et fr. George M.C. et fr. John Vianney M.C. à Rome.
Dimanche 1er février 2009, six des frères: fr. Athanas M.C., fr. Efrem M.C., fr. Michael M.C., fr. Samuel Paul M.C., fr. Shaji M.C. et fr. Suman Peter M.C. ont renouvelé leurs voeux à Anandashram, Bandhuwari. Nos chaleureuses félicitations vont à eux tous, en implorant le Seigneur de leur accorder une vie sainte.
Merci, frères, pour vos prières assidues, vos sacrifices et surtout votre tendre attention et votre prévenance aimante. Que le bon Dieu vous récompense pour tout. Je me sens beaucoup mieux et plus fort, bien que je prenne encore des antibiotiques pendant quelques jours encore, comme les docteurs me l'ont conseillé.
Priez pour nos soeurs M.C. qui ont leur Chapitre Général en ce moment. Offrons une heure d'adoration pour elles chaque jour.
C'est tout pour le moment. Amitié et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
24.02.09

" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Février 2009
Spécial Jubilé / 10
Rénover et Restaurer
"LA FRATERNITÉ CHEZ LES LMC"
(Notre Seconde Famille)
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
"Chers frères et soeurs,
A la différence de notre famille naturelle, la Famille des Laïcs Missionnaires de la Charité est surnaturelle et universelle. Nous sommes une famille de croyants qui avons décidé de devenir saints en travaillant au salut et à la sanctification des membres de notre famille naturelle et des personnes dans le besoin. Constamment nous nous efforçons de transformer nos foyers en de véritables sanctuaires d'amour, avant tout par la prière, le dialogue , le partage et le service. Nous faisons des choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu.
Notre famille est une école où nous apprenons tous les vertus du service, de l'humilité et de la joie; où nous découvrons, à travers la prière et la contemplation, que nous sommes indignes de "servir nos frères qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine"; où nous prenons conscience du caractère sacré et indissoluble de nos familles naturelles et avec cette institution fondamentale nous nous engageons à être un témoignage convaincant d'amour et de partage pour la société contemporaine. Cette seconde famille doit être une authentique école de prière où la rencontre personnelle avec Jésus, notre Seigneur et notre Dieu, "ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente jusqu'à une vraie "folie" du coeur."
(Jean-Paul II, Novo Millennio Ineunte, 33)
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Jésus se fait l'affamé, le nu, le sans-logis, le malade, le prisonnier, l'isolé, l'indésirable, et dit: " C'est à Moi que vous l'avez fait." Il a faim de notre amour et cette faim est celle de nos pauvres. C'est la faim que vous et moi devons découvrir, elle pourrait être dans notre propre maison.
J'ai visité une maison de retraite dans laquelle il y avait beaucoup de parents âgés. J'ai vu que dans cette maison ils avaient tout, mais que tous regardaient vers la porte. Je me suis tournée vers la soeur et lui ai demandé: "Comment se fait il que ces personnes qui ont tout ici regardent toutes vers la porte, pourquoi ne sourient-elles pas?". Je suis tellement habituée à voir les sourires de nos gens, même les mourants sourient. Et elle m'a dit: " C'est comme ça presque tous les jours. Ils espèrent qu'un fils ou une fille va venir leur rendre visite. Ils souffrent parce qu'ils ont été oubliés." C'est là que l'amour commence. Peut-être dans notre propre famille avons-nous quelqu'un
qui se sent seul, malade, inquiet. Sommes-nous là pour l' accueillir?
J'ai été surprise en Occident de voir autant de jeunes garçons et filles s'adonner à la drogue, et j'ai essayé de découvrir pourquoi. Parce qu'il n'y a personne dans la famille pour les accueillir. Le père et la mère sont tellement occupés, ils n'ont pas le temps. Les enfants alors vont dans la rue et se laissent entraîner dans de vilaines histoires...
Je trouve que l'enfant à naître est aujourd'hui le plus pauvre parmi les pauvres, le plus mal aimé, le plus indésirable, le rebut de notre société...
Mais que dit Dieu? Il dit:" Même si une mère pouvait oublier son enfant, Moi je ne t'oublierai pas. Je t'ai gravé dans la paume de Ma main." ...Nous avons été gravés dans la paume de Sa main; cet enfant à naître a été gravé dans la paume de la main de Dieu depuis sa conception et a été appelé par Dieu pour aimer et pour être aimé, non seulement dans cette vie, mais pour l'éternité. Dieu ne peut pas nous oublier."
23.02.09

" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Janvier 2009
Spécial Jubilé / 9
Rénover et Restaurer
"LA PRIÈRE"
(Écoute, Ferveur, Confiance)
MESSAGE DU PÈRE SÉBASTIAN
"Les LMC devraient toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs, ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde. Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison où ils vivent, là où ils travaillent, où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre (cf. Mt 5, 13). Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et on n'en sent plus que le goût. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur. Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Les LMC doivent savoir que, pendant l'exposition du Saint Sacrement sur chaque autel des fréres et des soeurs Missionnaires de la Charité, il y a une bougie qui brûle au nom et pour les LMC, même s'ils ne sont pas présents.
Prenons avec sérieux les paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa M.C. :
"Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur" pour le succès et les fruits de notre prochain jubilé, au niveau du groupe, au niveau national et international."
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Quelqu'un se demandera quel secret ma vie cache. C'est très simple. Je prie et, à travers la prière, j'essaie de m'unir à Jésus, par amour. Prier Jésus signifie l'aimer, et l'aimer signifie accomplir ses paroles.
Rappelons-nous les paroles de Saint Matthieu: " J'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'avais soif et vous m'avez donné à boire, j'étais étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous êtes venu me visiter...".
Prier pour moi signifie avoir la possibilité de m'unir à Jésus vingt quatre heures sur vingt quatre, pour vivre comme Lui, en Lui et pour Lui. Si nous prions, nous aurons la foi. Si nous croyons, nous pourrons aimer. Et si nous aimons, nous nous mettrons à servir.
Nous voyons fréquemment des fils électriques, petits et grands, neufs et usagés, coûteux et bon marché. Seuls, ils sont inutiles. Tant que le courant électrique ne les traverse pas, il ne peut pas y avoir de lumière.
Les fils électriques ce sont vous et moi. Dieu est le courant électrique.
Nous avons en nous le pouvoir de laisser le courant passer à travers nous, en laissant Dieu nous utiliser pour produire la lumière dans le monde; ou nous pouvons refuser d'être utilisés par Dieu et ainsi contribuer à ce que l'obscurité augmente chaque jour davantage.
Ma prière est pour vous, et je demande que chacun de vous soit saint, et répande ainsi l'amour de Dieu partout où il se rendra."
Life in the Spirit
L'evangelo di una santa
(Pag. 132-133 )


" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Décembre 2008
Spécial Jubilé / 8
Rénover et Restaurer
"LE TRAVAIL"
Ardeur, Honnêteté,
Droiture
MESSAGE DE PÈRE SÉBASTIAN
" Dieu appelle les laïcs aujourd'hui plus que jamais à se sanctifier eux-mêmes et à sanctifier leurs familles, véritables sanctuaires domestiques de l'Église; ils sont appelés à sanctifier le monde à travers leurs paroles et leur exemple, en consacrant le monde entier à Dieu ( voyez les Statuts), sans perdre leur caractère séculier et leurs caractéristiques laïques (cf. Christifideles laici, 14-17).
Les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité existent dans plus de 15 langues. Quelques uns d'entre vous les ont vus ou lus. De nombreux LMC utilisent la Liturgie des heures et le Livre de prières des Laïcs Missionnaires de la Charité, selon leur temps disponible.
Les LMC ne sont pas des religieux sans habit. Ce sont des laïcs qui ne sont pas encore saints, mais qui veulent tenter de le devenir tout en restant au coeur du monde, en faisant leur travail avec droiture et fidélité. Ils désirent partager l'esprit, le charisme et le mode de vie des Missionnaires de la Charité, dans la mesure où leur condition leur permet. Ils veulent appartenir à la famille des Missionnaires de la Charité en prononçant des voeux, même s'ils sont juridiquement privés.
Les Laïcs Missionnaires de la Charité sont des personnes mariées et non mariées. Avec le temps nous nous sommes rendus compte qu'il pourrait être préférable et plus utile pour la compréhension et la croissance personnelle de les diviser en deux groupes ou branches.
Les LMC ont une structure. Il y a un Responsable International, qui est assisté de trois représentants des trois groupes linguistiques majeurs: l'anglais, l'italien et l'espagnol."
Père Sebastian Vazhakala M.C. (Lettre 85)
MESSAGE DE MÈRE TERESA
" Ne permettez pas que les faux objectifs de la vie, comme l'argent, le plaisir et le pouvoir, vous transforment en esclaves et vous fassent perdre le sens authentique de la vie.
Quelques uns d'entre vous, jeunes d'aujourd'hui, étudient, d'autres travaillent, d'autres se préparent au futur. Aimez profondément le Christ, et avec Lui et grâce à Lui faites de grandes choses dans la vie. Mais pour aimer Jésus, il est nécessaire de prier, car le fruit de la prière est l'approfondissement de la foi, et le fruit de la foi est l'amour et le fruit de l'amour est le service.
Ne vous laissez pas tromper par de fausses idoles, de faux messies. Approchez-vous uniquement de Jésus. Il est l'unique réponse à tous nos problèmes. Aimez Dieu comme il nous aime.Il ne nous trompera jamais.
Jésus est l'ami qui ne trahit jamais.
Il est extrêmement important que les enfants apprennent de leur parents comment s'aimer les uns les autres. Ils doivent apprendre cela non pas à l'école, ni de leurs enseignants, mais plutôt de vous. Il est très important que vos enfants partagent avec vous la joie d'un sourire. Il y aura sûrement des incompréhensions, parce que chaque famille a sa propre croix, ses propres problèmes...Soyez les premiers à pardonner, avec un sourire. Montrez-vous toujours joyeux et heureux devant vos enfants.
Ne vous laissez pas entraîner par l'orgueil et la vanité dans votre travail. Votre travail est aussi le travail de Dieu."
Mère Teresa de Calcutta
Life in the Spirit
L' evangelo di una santa
(Pag. 178-181)

13.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L' AVEZ FAIT"
Novembre 2008
Spécial Jubilé /7
Rénover et Restaurer
"LA FAMILLE"
Chasteté "Conjugale" et Fidélité
MESSAGE DU PERE SEBASTIAN
"Les LMC représentent la Face de Jésus parce qu'ils vivent au coeur du monde. Sans porter un habit ou un uniforme particulier, ils doivent manifester Jésus par la vie, par les paroles et par l'exemple: "Fais qu'en me regardant on ne me voit pas mais que l'on ne voit que Toi en moi" (Prière d'action de grâce après la Communion).
Jésus dit à la bienheureuse Teresa: "Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront"...
Mère Teresa était heureuse non seulement de rencontrer les LMC dans les différentes parties du monde, mais aussi de leur parler. Elle les exhortait à rester fidèles à l'enseignement de l'Eglise catholique, en les aidant à suivre l'Esprit et le charisme des M.C., comme cela est expliqué dans les Statuts des LMC, pour devenir "humbles comme Marie et saints comme Jésus".
Les voeux doivent aider les laïcs à soutenir et à renforcer le lien du sacrement de mariage. En d'autres termes, le Mouvement des LMC est au service de la famille, qui est "le patrimoine de l'humanité...La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Elle est et a été l'école de la foi, l'école des valeurs humaines et civiles, le foyer dans lequel la vie humaine naît et est accueillie généreusement et avec responsabilité" (Pape Benoît XVI, Sanctuaire de l'Aparecida, Brésil, dimanche 13 mai 2007).
Un des buts principaux du Mouvement des LMC est de travailler au salut et à la restauration des familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Église.
Les LMC étudient les documents importants du Magistère de l'Eglise, comme les exhortations apostoliques "Familiaris Consortio", "Christfideles laici", et les autres."
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MERE TERESA
"Chaque dimanche je visite les pauvres dans les bidonvilles de Calcutta. Je ne peux pas les aider, car je n'ai rien, mais j'y vais pour leur donner la joie. La dernière fois une vingtaine de petits attendaient leur "Ma" avec impatience.
Quand ils m'ont vue, ils ont couru à ma rencontre, même en sautillant à cloche-pied. Je suis entrée. Dans ce "para" - c'est comme ça qu'on appelle ici un groupe de maisons - vivaient douze familles.
Chaque famille n'a qu'une seule pièce, de deux mètres de long sur un mètre et demi de large. La porte est tellement étroite que je pouvais à peine entrer, et le plafond tellement bas que je ne pouvais pas me tenir debout...Je ne m'étonne plus à présent que mes pauvres petits aiment tant leur école et qu'ils soient si nombreux à souffrir de la tuberculose. La pauvre mère (de la famille visitée) n'a même pas eu un seul mot pour se plaindre de sa pauvreté.
Cela m'a fait beaucoup de peine, mais en même temps j'ai été très heureuse quand j'ai vu qu'ils étaient heureux de ma visite. A la fin, la mère m'a dit: "Oh, Ma, revenez nous voir! Votre sourire a fait entrer le soleil dans cette maison!"
"Mère Teresa, Viens, sois Ma lumière" page 48

10.02.09

" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Septembre 2008
Spécial Jubilé / 5
Rénover et Restaurer
"LE SERVICE"
La Charité
MESSAGE DU PÈRE SÉBASTIAN
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité,
La nature des Laïcs Missionnaires de la Charité peut se trouver dans les premières pages des "Statuts et du Chemin de Vie des LMC". Il faut lire attentivement les Statuts et les méditer dans la prière. Après cette lecture méditée, les LMC arriveront à comprendre ce qu'ils sont appelés à professer et à pratiquer. Chaque laïc qui aspire à faire partie du Mouvement des LMC doit approfondir dans la prière les Statuts et les sujets qui les concernent, pour en comprendre les privilèges et les obligations.
Les LMC devraient toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs, ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde. Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison où ils vivent, là où ils travaillent, où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre (cf. Mt 5, 13). Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et on n'en sent plus que le goût. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur. Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Les LMC doivent savoir que, pendant l'exposition du Saint Sacrement sur chaque autel des frères et des soeurs Missionnaires de la Charité, il y a une bougie qui brûle au nom et pour les LMC, même s'ils ne sont pas présents.
Prenons avec sérieux les paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa M.C. :
"Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur" pour le succès et les fruits de notre prochain jubilé, au niveau du groupe, au niveau national et international.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
Je n'oublierai jamais la première fois que je suis venue à Bourke rendre visite aux Soeurs. Nous sommes allées dans les faubourgs de Bourke. Il y avait une grande réserve où tous les aborigènes vivaient dans de toutes petites cabanes en tôle, en vieux cartons, etc. Je suis entrée dans l'une de ces petites maisons. Je l'appelle maison, mais en réalité il s'agissait d'une pièce unique, et il y avait tout dans cette seule pièce. J'ai dit à l'homme qui habitait là: " S'il vous plaît, laissez-moi faire votre lit, laver vos vêtements, nettoyer la pièce." Et il ne cessait de répéter : " Ça va bien comme ça, ça va bien comme ça". Et je lui ai dit : "Mais cela ira encore mieux, si vous me laissez faire cela pour vous." A la fin il m'a laissée faire. Il m'a laissée si bien faire qu'à la fin, il a tiré de sa poche une vieille enveloppe, qui contenait une autre enveloppe, qui contenait une autre enveloppe, qui contenait une autre enveloppe. Il s'est mis à les ouvrir l'une après l'autre et à l'intérieur de la dernière se trouvait une petite photo de son père et il me l'a donnée pour que je la regarde. J'ai observé la photo, puis je l'ai observé lui et j'ai dit: "Vous ressemblez beaucoup à votre père." Il était fou de joie que j'ai vu la ressemblance de son visage avec celui de son père. J'ai béni la photo et je lui ai rendue, et il fit la même chose avec la première enveloppe, la seconde et puis la troisième, et la photo est retournée dans la poche près de son coeur. Après avoir nettoyé la pièce, j'ai trouvé dans un coin une grande lampe pleine de poussière et je lui ai dit : "Pourquoi n'allumez-vous pas cette lampe? C'est une lampe si belle. Pourquoi ne l'allumez-vous pas?" Il m'a répondu: "Pour qui? Cela fait des mois et des mois que personne n'est plus venu me voir. Pour qui devrais-je l'allumer?"
Alors je lui ai dit: " L'allumeriez-vous si mes soeurs venaient vous voir?" Et il a répondu: "Oui"
Les Soeurs ont donc commencé à aller le voir juste cinq à dix minutes par jour, mais elles ont commencé à allumer la lampe. Au bout d'un moment, il a pris l'habitude de l'allumer. Puis doucement, tout doucement, les Soeurs ont cessé d'aller le voir, . Mais en passant le matin, elles lui disaient bonjour. Puis j'ai complètement oublié tout cela et au bout de deux ans, il m'a fait dire:
"Dites à Mère, mon amie, que la lumière qu'elle a allumée dans ma vie brille toujours."

09.02.09

LMC d'Italie
Août 2008
Spécial Jubilé / 4
Rénover et Restaurer
"LA PAUVRETÉ"
Notre sobriété!
Notre liberté!
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs, écoutons S. Paul:
"Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est
fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu..." (1Co 1 , 26-29)
Un des grands dons de Dieu à notre branche contemplative a été celui de commencer le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Il fut fondé auprès de notre Maison Mère à Rome, le 16 avril 1984, le lundi saint, quand quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, prononcèrent les voeux de chasteté (conjugale), pauvreté, obéissance et service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres, en présence des fondateurs, Mère Teresa M.C. et P. Sebastian Vazhakala M.C. Avec l'aide de Dieu et les prières et les sacrifices de nombreuses personnes, en ce moment les LMC sont présents dans 53 pays du monde. Nous prions et espérons qu'ils continuent à croître en sainteté et en nombre.
Dans les paroles de notre bienheureuse et aimée Teresa M.C., les LMC partagent non seulement l'apostolat des Missionnaires de la Charité, mais surtout ils en partagent l'Esprit, le charisme et la vie, à travers les voeux et le chemin de sainteté qu'ils cherchent à suivre, en vivant au coeur du monde. C'est un mode de vie qui tend à faire des familles des "sanctuaires domestiques de l'Église, en suivant l'exemple de la famille de Nazareth". Jésus, Marie et Joseph deviennent donc leur modèle, leurs patrons, leurs protecteurs et intercesseurs, tandis que les LMC sont tenus, à leur tour, de vivre une vie de famille exemplaire, en devenant humbles et saints comme Jésus, Marie et Joseph.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Notre Seigneur veut des religieuses indiennes, des victimes de Son amour, qui seraient tellement unies à Lui qu'elles rayonneraient Son amour sur les âmes, qui vivraient comme les Indiennes, s'habilleraient comme elles, et qui seraient Sa lumière, Son feu d'amour au milieu des pauvres, des malades, des mourants, des mendiants et des petits enfants de la rue. Je veux satisfaire ce désir de notre Seigneur, en devenant indienne et en menant cette vie pour Lui et pour les âmes des pauvres. Pour être complètement unies à Lui, il nous faut être pauvres, libres de tout, c'est là qu'entre en compte la pauvreté de la Croix - Pauvreté Absolue - et être capables de voir Dieu dans les pauvres - Chasteté Angélique - et pouvoir être toujours à sa disposition - Obéissance Joyeuse . Grâce à ces trois choses, les Soeurs et moi-même désirons faire entrer le Christ dans les misérables trous des bidonvilles de Calcutta et plus tard des autres lieux...
Notre Seigneur dit: "Ne crains pas. Je serai toujours avec toi...fais-moi confiance avec amour, fais-moi confiance aveuglément..."
Vous connaissez, Excellence, le nombre de vos pauvres et le besoin qu'ils ont d'une main bienveillante, la façon dont ils laissent leurs enfants pécher et passer leurs vies innocentes dans la rue. Combien d'entre eux meurent sans Dieu, simplement parce qu'il n' y avait personne pour dire un mot de Sa Miséricorde. Les souffrances de leur corps leur font oublier les terribles souffrances que leur âme devra endurer toute l'Éternité. C'est pour cela que Notre Seigneur
Lui-même dit : "Comme cela fait mal de voir ces pauvres enfants souillés par le péché...ils ne Me connaissent pas, alors ils ne Me veulent pas...Comme je désire entrer dans leurs trous, leurs maisons obscure et malheureuses. Viens, sois leur victime, dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront..."
J'ignore quel sera le succès, mais si les Missionnaires de la Charité apportaient la joie à une seule maison malheureuse, faisaient en sorte qu' un seul enfant innocent de la rue reste pur pour Jésus, qu'un seul mourant meure en paix avec Dieu, ne pensez-vous pas, Excellence, que cela vaudrait la peine de tout offrir, juste pour celui-là, parce que celui-là procurerait une grande joie au Coeur de Jésus?"
Mère Teresa . Viens, sois Ma lumière page 98-103
08.02.09

C"EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Juillet 2008
Spécial Jubilé / 3
Rénover et Restaurer
"L'APPEL" (L'OBÉISSANCE)
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Avant tout je veux exprimer ma gratitude envers Dieu pour chaque LMC, où qu'il vive, travaille et grandisse en sainteté. L'exhortation apostolique "Christifideles laici" dit: "Aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance" (16), mais on doit devenir saints en vivant au coeur du monde, en faisant des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, de petites choses avec un grand amour.
Gratitude envers Dieu pour l'appel. Je veux aussi demander à tous les LMC de ne pas oublier de remercier Dieu chaque jour pour leur vocation. La vôtre est une vocation incroyable! Croyez-moi, Dieu n'aurait pas pu vous faire un meilleur don que la vocation de devenir saints. Il vous donne même les moyens pour réaliser votre vocation! Si nous remercions et louons Dieu, nous recevrons la grâce, la force et le courage de surmonter les épreuves de la vie et les tentations au découragement, en grandissant en sainteté et en persévérant dans notre vocation.
Dieu en personne nous appelle. Il faut savoir qui nous a appelés et qui nous appelle, et pourquoi il nous appelle. Nous ne sommes pas appelés par des amis, par le curé, l'évêque ou un cardinal, ni même par le Saint Père. Ces personnes peuvent nous aider à répondre à l'appel à être LMC. Pensez, Dieu en personne nous a appelés et nous appelle, et nous sommes libres de répondre à l'appel! Comment refuser? Écoutons la bienheureuse Teresa M.C.: " J'ai répondu: Vous savez, Jésus, que je suis prête à y aller à l'instant même ...Jésus, mon Jésus, je ne suis qu'à Vous, je suis tellement stupide, je ne sais pas quoi dire, mais faites de moi tout ce qu'il Vous plaira, comme il Vous plaira, aussi longtemps qu'il Vous plaira . Je ne Vous aime pas pour ce que Vous donnez, mais pour ce que Vous prenez, Jésus."
La vocation est un mystère. Pourquoi moi et pas un autre? C'est un vrai mystère. Pourquoi Dieu te choisit et pas un autre, pour partager sa vie et sa mission? Plus nous expérimentons l'amour de Dieu, envers lequel nous n'avons que le droit de l'accepter et d'y répondre généreusement et fidèlement, plus nous devons être reconnaissants! Il nous appelle à partager non seulement sa vie, mais aussi sa mission d'amour envers les plus nécessiteux.
Indignes de l'appel. Notre vocation ne dépend donc pas de nos mérites, de la capacité, de l'intelligence, du lieu de naissance, des parents ou de notre sainteté. Elle dépend uniquement de la bonté et de la miséricorde de Dieu.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Plus je priais et plus la "Voix" dans mon coeur devenait claire; alors j'ai prié pour qu'Il fasse de moi tout ce qu'Il voulait de moi. Il a demandé encore et encore.
De nouveau la "Voix" fut très claire: "Tu disais toujours "Faites de moi tout ce qu'il Vous plaira". Maintenant Je veux agir, laisse-Moi faire, Ma petite Épouse, Ma toute petite. N'aie pas peur. Je serai toujours avec toi. Tu souffriras et tu souffres à présent, mais si tu es Ma petite Épouse, l'Épouse de Jésus Crucifié, il te faudra endurer ces tourments dans ton coeur. Laisse-Moi agir. Ne Me refuse pas. Fais-Moi confiance avec amour. Fais-Moi aveuglément confiance."
"Ma petite, donne-Moi des âmes, donne-moi les âmes des pauvres petits enfants de la rue. Comme cela fait mal, si seulement tu savais, de voir ces pauvres enfants souillés par le péché. Je désire ardemment la pureté de leur amour. Si seulement tu répondais à Mon appel et que tu
M' amenais ces âmes, que tu les retirais des mains du malin. Si seulement tu savais combien de petits tombent dans le péché chaque jour! Il y a des couvents avec de nombreuses religieuses pour s'occuper des riches et des bien-portants, mais pour Mes très pauvres, il n'y en a pas un seul. Ce sont eux que Je désire ardemment, ce sont eux que J'aime. Refuseras-tu?"...
Voilà ce qui s'est passé entre Lui et moi pendant ces jours de prière intense. Maintenant tout est clair devant mes yeux."
Mère Teresa. Viens, sois Ma lumière page 71-72
07.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Juin 2008
LMC D'ITALIE
Spécial Jubilé / 2
Rénover et Restaurer
"L'ESPRIT, LE BUT,
LA MISSION SPÉCIALE DES LMC"
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Les LMC représentent la Face de Jésus parce qu'ils vivent au coeur du monde .
Sans porter un habit ou un uniforme spécial, ils doivent manifester par leur vie, leurs paroles et leur exemple: "Fais qu'en me regardant on ne me voit pas, mais que l'on Te voit en moi" (Prière d'action de grâce après la Communion du Cardinal Newman). Jésus dit à la bienheureuse Teresa: "Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront".
Tout ce qui est écrit ici est suffisant pour comprendre la place et l'importance que la bienheureuse Teresa donnait aux Laïcs Missionnaires de la Charité dans la Famille des M.C.. Elle les aida toujours à comprendre comment vivre la même vie que les Missionnaires de la Charité. Pour elle le Mouvement des LMC était comme une branche de la famille des M.C. Elle savait en effet que tout dépend de la famille, que c'est la première école pour tout être humain.
Mère Teresa était heureuse non seulement de rencontrer les LMC dans différentes parties du monde, mais aussi de leur parler. Elle les exhortait à rester fidèles aux enseignements de l'Église catholique, en les aidant à suivre l'Esprit et le charisme des M.C., comme cela est expliqué dans les Statuts des LMC.
Les voeux doivent aider les laïcs à soutenir et à renforcer le lien du sacrement du mariage. En d'autres termes, le Mouvement des LMC est au service de la famille, qui est
"le patrimoine de l'humanité". La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Elle est et a été l'école de la foi, l'école des valeurs humaines et civiles, le foyer dans lequel la vie humaine naît et est accueillie généreusement et avec responsabilité". (Pape Benoît XVI, Sanctuaire de l'Aparecida, Brésil, dimanche 13 mai 2007).
Un des buts principaux du Mouvement des LMC est de travailler au salut et à la restauration des familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Église. Les LMC étudient les documents importants du Magistère de l'Église, comme les exhortations apostoliques "Familiaris Consortio", "Christifideles laici", et les autres.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Gardons la joie d'aimer Jésus dans notre coeur et partageons cette joie avec tous ceux que nous rencontrons"
"Récemment, un homme est venu vers moi dans la rue. Il m'a dit: "Êtes-vous Mère Teresa?" J'ai répondu "oui". Il m'a dit: "S'il vous plaît, envoyez quelqu'un chez moi. Ma femme est à moitié folle et je suis à moitié aveugle. Mais nous voudrions tellement entendre le son aimant d'une voix humaine." C'étaient des personnes aisées. Ils avaient tout dans leur maison. Pourtant ils mouraient de solitude, ils mouraient du désir d'entendre une voix aimante.
Comment savons-nous s'il n'y a pas quelqu'un dans ce cas à côté de chez nous? Savons-nous qui ils sont, où ils sont? Trouvons-les, et quand nous les aurons trouvés, aimons-les. Ensuite, quand nous les aimerons, nous les servirons.
Aujourd'hui, Dieu aime tant le monde qu'Il vous donne, qu'Il me donne, pour que nous aimions le monde, pour être Son amour, Sa compassion. C'est une si belle pensée pour nous, et une conviction, que vous et moi pouvons être cet amour et cette compassion...
Il est tellement facile pour nous de parler encore et encore des pauvres des autres pays. Très souvent, nous avons des personnes qui souffrent, qui sont seules, âgées, rejetées, malheureuses, et elles sont près de chez nous et nous ne les connaissons même pas...
Nos pauvres sont des personnes merveilleuses, très aimables. Ils n'ont pas besoin de notre pitié ou de notre compassion. Ils ont besoin de notre amour compréhensif et de notre respect. Il faut que nous disions aux pauvres qu'ils sont quelqu'un pour nous, qu'eux aussi ont été créés par la même main aimante de Dieu, pour aimer et être aimés.
Mère Teresa, 26 octobre 1980
QUELQUES CHOSES A FAIRE PENDANT CETTE ANNEE
* Pendant cette année nous recevrons une communication mensuelle, sur laquelle nous nous engageons à méditer et à réfléchir brièvement tous les jours, pour qu'elle fasse partie de notre vie et de notre chemin LMC.
* Nous participerons à la retraite régionale que nous ferons sur le thème du Jubilé. Nous lirons un Message de Mère Teresa tous les jours et ferons dans le groupe un petit programme pour aider les pauvres.
* Nous prierons davantage avec toute notre famille, en particulier la prière composée par Mère Teresa sur la famille, en nous efforçant d'être un exemple pour tous par notre témoignage de vie.
PREPARATION MATERIELLE AU JUBILE
* Nous nous engageons à soutenir et à stimuler dans notre groupe l'importance extraordinaire de ce grand évènement, en répandant autour de nous l'enthousiasme, la collaboration, le partage, l'unité.
* Nous nous engageons à renoncer à quelque chose d'agréable et qui n'est pas nécessaire, (par exemple un café) pour offrir la valeur correspondante pour des LMC qui ne pourraient pas payer leur quote-part de participation à l'Assemblée Générale et au Jubilé.
PREPARATION SPIRITUELLE AU JUBILE
* Nous ferons si possible toutes les semaines une heure d'adoration en plus, pour la réussite de l'Assemblée Générale et du Jubilé.
* Nous essaierons de voir un petit film sur le service et sur la Charité de Mère Teresa, en en commentant le contenu ensemble.
* Nous consacrerons cinq minutes par jour à faire une neuvaine "rapide" anticipée, avec dix Memorare (comme le faisait Mère Teresa).
* Individuellement nous essaierons pendant cette année jubilaire de nous engager à faire une retraite spirituelle d'au moins trois jours.

05.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC D'ITALIE
Mai 2008
Spécial Jubilé / 1 Rénover et Restaurer
"LE MODE DE VIE, LE STYLE,LE CHARISME DES LMC"
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Le "Charisme de Mère Teresa" fait partie de notre vie quotidienne. C'est la voie de la paix et de la joie, c'est la voie vers l'éternité, le visa pour entrer au paradis, pour entraîner les personnes au paradis, pour entendre les paroles de Jésus: "Venez les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde." (cf. Mt 25, 31-46).
Le "Charisme de Mère Teresa" invite chacun de nous à regarder notre Calcutta, à ouvrir les yeux, le coeur et l'esprit pour comprendre à nouveau l'Écriture. Calcutta nous aide à mettre en pratique les enseignements de l'Évangile, quand les paraboles deviennent vie. C'est à Calcutta que Jésus parla à une simple soeur qu'il choisit comme épouse et lui révéla comment le recevoir et l'aimer dans le Pain de Vie et comment l'aimer et le servir dans nos frères souffrants, dans les plus pauvres parmi les pauvres. C'est là que la bienheureuse Teresa vit le Christ affamé, le Christ assoiffé, le Christ nu, le Christ sans-logis, le Christ malade et prisonnier (cf. Mt 25, 31-46)...et qu'elle commença à répondre avec joie. C'est là que, comme le bon Samaritain (cf. Lc 10, 29-37), elle vit le Christ blessé et qu'elle "descendit" du couvent de Loreto et commença à prendre soin de lui. Ce fut un devoir et un défi.
L e "Charisme de Mère Teresa" nous invite à regarder la Sainte Famille de Nazareth. Comme Joseph, qui prit pendant la nuit l'enfant et sa mère et s'enfuit en Égypte pour mettre Jésus en lieu sûr, ainsi un grand nombre d'hommes de notre temps doivent protéger, sauvegarder et sauver les enfants qui doivent naître.
Le "Charisme de Mère Teresa" nous invite à offrir "chaque soupir, chaque regard, chaque acte comme des actes d'amour divin" et à dire chaque jour: "De ma propre volonté, mon cher Jésus, je te suivrai partout où tu iras à la recherche des âmes, quelqu'en soit le coût et seulement par amour pour toi." C' était le désir quotidien de la bienheureuse Teresa, sa prière et sa vie. Cela doit être aussi notre désir quotidien, notre prière et notre vie.
Le "Charisme de Mère Teresa" nous rappelle que Calcutta peut être dans nos maisons, si seulement nous avons des yeux pour voir et un coeur pour répondre, comme l'a fait la bienheureuse Teresa, en suivant l'appel de Jésus. L'appel de Jésus est gratuit, nous lui donnons notre libre réponse. Si nous apprenons toujours plus à donner un service gratuit et de tout coeur aux membres de notre famille, sans regarder le coût et sans nous attendre à une récompense, notre famille deviendra le sanctuaire domestique de l'Eglise. Cela sera possible seulement si nous accueillons Jésus dans notre maison et si nous faisons de notre famille un autre Nazareth. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire: "Faites de votre famille un autre Nazareth".
Dieu vous bénisse,
P. Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
Mai 1990
Mes très chers enfants, Soeurs, Frères, Pères, Missionnaires laïcs, Coopérateurs,
Cette lettre vous apporte ma prière et ma bénédiction pour chacun de vous, mon amour et ma gratitude envers chacun de vous pour tout ce que vous avez été et avez fait pendant ces 40 ans pour partager la joie d'aimer chaque personne et les plus Pauvres parmi les Pauvres.
Votre présence et le travail que vous avez fait à travers le monde pour la gloire de Dieu et le bien des Pauvres a été un miracle vivant de l'amour de Dieu et du vôtre en action. Dieu a montré Sa grandeur en se servant du rien, restons donc toujours dans notre rien, pour laisser à Dieu les mains libres de se servir de nous sans nous consulter...
L'humilité est toujours la racine du zèle pour les âmes et de la Charité. Nous le voyons en Jésus, sur la Croix et dans l'Eucharistie. Nous le voyons en Marie, qui alla en hâte servir comme servante, non comme Mère de Dieu...
Rappelez-vous les cinq doigts: You - did - it - to - me ("C'est à moi que vous l'avez fait").
Rappelez-vous, l'Amour commence à la maison, dans notre communauté, dans notre famille.
Rappelez-vous, les oeuvres d'amour sont des oeuvres de Paix...
Essayez d'être l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus les uns pour les autres et pour les Pauvres que vous servez.
Tout cela sera possible si vous restez près de Marie, la Mère de Jésus et notre Mère. Elle vous guidera, vous protégera et vous gardera seulement tout à Jésus.
Ne laissez rien ni personne vous séparer jamais de l'amour de Jésus et de Marie. C'est à sa prière que la Congrégation est née, que ce soit à nouveau à sa prière que la Congrégation donne des Saints à l'Eglise Mère.
Rappelez-vous, où que vous soyez, la prière, l'amour et la bénédiction de votre Mère seront toujours avec vous.
Dieu vous bénisseMère Teresa M.C.
QUELQUES CHOSES À POURSUIVRE CETTE ANNÉE
(dans les retraites préparatoires et la retraite annuelle)
* Nous devons "restaurer" et "rénover" le Charisme de Mère Teresa chez les Missionnaires de la Charité. C'est ce que Père Sebastian nous a exhorté de faire pendant notre retraite à Rome.
* Avant tout nous devons bien comprendre le sens des paroles. Que dois-je restaurer en moi? Parce que Saint Paul dit: "Tout restaurer dans le Christ", c'est-à-dire "Restaurer toutes les choses dans le Christ?
* Restaurer signifie remettre à neuf, retrouver la splendeur et la beauté qui ont été en partie perdues.
* Rénover signifie retourner à l'origine. Rappelons-nous le passage biblique de la Genèse 1, 26: " Dieu dit : " Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance et qu'il soumette...". Les LMC sont appelés à refléter dans leur vie l'image originelle, la beauté et la ressemblance de Dieu, c'est-à-dire l'Amour, la Charité.
* Quelle chose avons-nous perdue et quelle chose devons-nous restaurer?
Jésus Christ doit être le Centre et l'épicentre de tout.
Avant tout je dois restaurer mon âme et la parer de vertu.
PRÉPARATION MATÉRIELLE AU JUBILÉ
* Faire un bref rapport historique de la naissance et de la vie du groupe accompagné de photos.
* Faire une liste du nombre de profès et de ceux en formation dans chaque groupe et l'envoyer à Rome.
PRÉPARATION SPIRITUELLE AU JUBILÉ
* Renouveler les voeux chaque jour avec la prière à la bienheureuse Vierge Marie: Je te salue et te vénère...(Livre de prières page 47).
* Prier chaque jour pour le succès du Jubilé.
* Dire la prière pour le Jubilé, en particulier pendant les réunions de groupe.
21.12.08

Lettre de Noël 2008 du père Sebastian Vazhakala M.C.
Laudetur Sacra Familia
Chers frères et soeurs bien-aimés,
Une fois de plus nous sommes à la veille de la grande fête de Noël, la fête qui rend beaucoup de gens heureux même dans le monde des affaires. Un regard dans les rues des villes nous dit sans paroles que quelqu'un d'important va venir.
Il y a deux aspects principaux dans cette sorte de préparation et de célébration: le matériel et le spirituel. Chacun d'eux doit avoir sa propre place. Apparemment le temps de Noël pour de nombreuses personnes est un temps pour faire beaucoup d'argent. La belle fête, incroyablement liée au mystère est tellement commercialisée; tellement que beaucoup de personnes sont occupées par le profit matériel, le plaisir et la satisfaction. La réalité de l'Incarnation, la venue du Sauveur parmi nous, la naissance du Prince de la Paix n'est pas trés contemplée. Le devoir de l'Eglise alors est d'aider les gens à ne pas aller vers les extrêmes, mais à garder l'équilibre; à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Beaucoup de nos fêtes chrétiennes en sont arrivées à ce stade. Nous célébrons les fêtes superficiellement et matériellement sans avoir l'essence réelle et la substance de la fête.
Nous avons le devoir de maintenir la pureté immaculée et l'esprit de ces fêtes. Il est nécessaire de retourner à l'esprit du début, à leurs origines...l'esprit de foi, de contemplation, d'humilité, de simplicité, et de pauvreté de Bethléem. Est-il posible pour nous de ressentir l'amour immense de Dieu, qui est le coeur et le centre de toute célébration authentique?
Maintenant je vais partager avec vous, mes frères et mes soeurs, quelques réflections que beaucoup d'entre vous connaissent peut-être déjà. Ce sont les réflections faites à l'occasion du "Prix de la Paix" que le maire de Rome, Mr. Gianni Alemanno, va me remettre le jeudi 18 décembre 2008. Vous et moi savons très bien que je ne le mérite pas, ni que je suis digne d'un tel prix. C'est le Seigneur. Il n'y a aucun doute dans mon esprit, et donc, qu'Il soit loué et glorifié, et que nos pauvres gens soient mieux aidés et servis. Je sais très bien que vous avez tous une part dans cela aussi. Pour moi c'est aussi un signe du Seigneur que notre vie et notre travail sont à lui, lui plaisent et lui sont agréables.
Maintenant arrêtons-nous sur quelques unes des réflections, avec quelque information. Travaillant avec et pour les plus pauvres parmi les pauvres depuis plus de quarante ans je suis arrivé à comprendre beaucoup de choses et j'ai découvert les différents aspects de la vie:
* Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l'obscurité.
* Le lieu de notre naissance n'est pas important, mais la façon dont nous vivons notre vie maintenant et ce que nous faisons est très important.
* L'homme est plus important pour ce qu'il est que pour ce qu'il a ou possède.
* Nous pouvons être de couleurs différentes, de cultures, de nationalités ou de religions différentes, mais pour les matières essentielles nous sommes tous pareils.
* Qu'il y ait la paix et la joie et que cela commence avec moi.
* Les oeuvres d'amour sont des oeuvres de paix.
* Notre travail auprès des plus pauvres parmi les pauvres n'est pas seulement un travail social, mais c'est l'oeuvre de Dieu.
* Nous ne sommes pas appelés à faire des choses extraordinaires, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire.
* Ce que vous faites je ne peux pas le faire, ce que je fais vous ne pouvez peut-être pas le faire, mais ensemble nous pouvons faire quelque chose de bon et de beau pour Dieu.
* La famille qui prie ensemble reste ensemble.
* Ce qui est important ce n'est pas le nombre de choses que l'on fait mais la quantité d'amour et d'humilité que nous mettons dans ce que nous faisons.
* Nous apprenons à vivre aujourd'hui et pas hier ou demain. Tout ce que je peux faire aujourd'hui je dois le faire maintenant et je ne devrais pas le remettre à demain.
* Quand nous voyons une personne nécessiteuse (une personne dans le besoin), ne nous demandons pas ce que les autres font ou ne font pas, mais ce que nous pouvons faire; et faisons-le tout de suite, si nous pouvons.
* L'amour ne s'éteint jamais; l'amour ne met pas de limites ni de frontières.
* Les armes de destruction rendent les ennemis plus ennemis, en créant le désastre et le désordre, tandis que l'arme de l'amour invincible conquiert des ennemis, en les transformant en amis. L'amour ne détruit jamais, il détruit seulement notre égoisme et notre orgueil.
* Autrefois Rome était considérée comme la "Capitale du monde". Nous pourrions encore dire que Rome est la "Capitale du monde", parce que Rome est la capitale mondiale de l'Eglise, de l'amour fraternel et du service. Rome a une vocation très particulière: elle doit savoir qu'elle est la servante de la Charité dans l'humilité et la douceur, dans la générosité et la bienfaisance. Oh, Rome, reconnais ta dignité, ton amour particulier et ta tendre attention pour les petits, les opprimés, les malades, les sans-abri, les non désirés, les délaissés et ceux qui ne sont pas aimés.
* Oh, Rome, deviens ce que tu es...C'est le travail de chacun, des romains et de ceux qui viennent vivre à Rome, même pour peu de temps. Personne ne devrait se sentir étranger ici. Nous devons fleurir là où nous sommes plantés; si nous vivons à Rome, nous devons fleurir à Rome. Les étrangers qui vivent à Rome ne devraient pas penser seulement au profit, mais contribuer et partager pour le bien de tous. Nous ne devrions pas vivre non plus à Rome seulement pour demander et recevoir, mais nous devons vouloir davantage donner que recevoir. "Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir", disent les Actes des Apôtres. (Ac 20,35).
* Ne venons pas à Rome pour être servis, mais pour servir avec amour. Les bureaux à Rome sont des bureaux de service et d'hospitalité. Le bureau du maire à Campidoglio est un centre de service fraternel parce que nous sommes tous frères et soeurs, enfants du même Père céleste.
* La ville de Rome, où j'habite, est une ville à construire sur l'amour chaque jour; le peuple de Rome est mon peuple aussi. Je suis également responsable de tout ce qui se passe. Je me sens comme le Bon Samaritain dans l'Evangile de Luc (10, 30-37). Le Bon Samaritain n'a pas jugé le prêtre ou le lévite, qui ont pris le même chemin avant lui et qui n'ont pas répondu à la personne dans le besoin. Au lieu de cela il est juste descendu de son âne et il a fait ce qui était nécessaire. Il n'a pas perdu son temps précieux à juger et à critiquer mais il a sacrifié son temps à aider et à sauver. Si nous perdons notre temps à juger et à en vouloir à tous les autres, il ne nous restera plus de temps pour aimer,servir et sauver. A travers la parabole du Bon Samaritain Jésus enseigne la grande leçon fondamentale d'aimer, de servir et de sauver les hommes plutôt que de les juger ou les critiquer. L'Evangile de St. Jean met l'accent sur ce fait, à savoir: " Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé." (Jn 3, 17). C'est ausssi notre vocation.
* Je suis plus que convaincu que je ne suis pas digne de recevoir le "Prix de la Paix", que le maire de Rome va me remettre le mardi 18 décembre 2008. Quand le maire, l'honorable Gianni Alemanno, m'a dit en personne qu'il avait décidé de me donner le "Prix de la Paix", je me suis demandé comment il était possible que je mérite ce prix. Je n'ai jamais recherché aucune reconnaissance pour nos humbles travaux d'amour, mais j'ai seulement essayé d'apporter un peu de réconfort à une personne malade, un repas chaud à une personne affamée, à offrir un lit à une personne sans-abri, en particulier pendant les visites aux malades du sida dans différents hôpitaux, aux prisonniers de Rebibbia à Rome, à de nombreuses personnes qui sont âgées et seules, etc...
* Je suis convaincu que la dignité d'un homme ne dépend pas de son état de vie, ni de ses conditions sociales, ou de ses richesses ou de sa fortune, ni de son pays d'origine. Une personne peut être pauvre, mais la pauvreté ne détruit pas sa dignité, ni même réduit sa dignité. La dignité humaine est beaucoup plus profonde. Oh, homme, reconnais ta dignité, car tu es créé par Dieu Tout Puissant à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1, 26).
CE QUE NOUS TROUVONS ET COMMENT NOUS TRAVAILLONS OÙ NOUS VIVONS.
Nous habitons à Via S. Agapito, 8 à Rome, dans le vieux "Borghetto Prenestino", à Largo Preneste, qui est à environ quatre kms à l'est de la station principale de train, Termini. Nous sommes arrivés à cet endroit le jeudi 8 mars 1979, alors que de nombreuses personnes vivaient encore dans de petites cabanes. Ici nous avons maintenant:
LA MAISON DES FRERES: les frères contemplatifs Missionnaires de la Charité sont nés ici. Nous avons donc notre Maison-Mère et le Généralat ici depuis le lundi 19 mars 1979.
LA CHAPELLE DE LA SAINTE FAMILLE. Nous avons récemment découvert aux bureaux de la ville (Catasto) que notre chapelle appartenait au Saint Siège. Comme nous l'avons fait savoir à l'A.P.S.A., au Vatican, ils ont donné la chapelle pour notre libre usage. C'est dans cette chapelle que nous avons l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement.
CASA SERENA: C'est notre abri de nuit pour environ 80 hommes sans- logis âgés de plus de 50 ans, à qui l'on sert un petit déjeuner et un repas du soir. Ils peuvent trouver les besoins de base, y compris les soins médicaux.Nous dépendons entièrement de la divine providence, et tous nos services doivent être offerts non selement gratuitement, mais aussi de tout coeur et avec joie.
LE CENTRE INTERNATIONAL DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE - (LMC):
le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité a commencé ici le lundi de la semaine sainte, le 16 avril 1984, avec quatre personnes mariées - deux femmes et deux hommes - en présence de la bienheureuse Teresa de Calcutta et de père Sebastian Vazhakala, son fondateur. Avec l'aide et la bénédiction de Dieu le Mouvement s'est répandu dans plus de 50 pays du monde. Du 14 au 25 avril 2009 nous aurons le Jubilé d'argent et l'Assemblée générale, des retraites et des célébrations du Jubilé à Rome. Environ 400 participants de 53 pays du monde sont attendus pour participer à cet évènement. Nous avons déjà eu trois rencontres internationales antérieures - deux à Rome et une à Lourdes. Nous voulons faire un accueil chaleureux à tous nos LMC du monde pour le Jubilé en avril 2009. Prions pour la réussite et la fécondité de nos célébrations du Jubilé pour qu'elles puissent devenir de profondes expériences spirituelles.
CE QU'IL RESTE A FAIRE.
La Casa Serena est pratiquement pleine tout le temps, en particulier pendant la période d'hiver, et tous les jours il y a de nombreuses rerquêtes et demandes de renseignements pour un lit et un repas.
Nous préparons un nouveau projet pour un lieu supplémentaire. Nous avons besoin de deux choses: la permission exigée pour construire, et les fonds pour le faire. Les deux semblent maintenant, humainement parlant, impossible. Nous devons donc beaucoup prier et travailler plus dur.
MA GRATITUDE ENVERS TOUS
Je voudrais exprimer ma sincère gratitude envers chaque personne, au maire de Rome pour m'avoir choisi, le plus petit de tous et la personne la plus indigne de recevoir le "Prix de la Paix". Je l'ai accepté pour la gloire de Dieu et le bien des plus pauvres parmi les pauvres, de ceux qui souffrent dans leur corps, leur esprit et leur âme, ceux qui se sentent rejetés, et surtout tous ceux qui n'ont pas la paix de l'esprit et la joie du coeur. Mais alors, il y a un autre côté de la réalité, que ma vie, sans l'aide et le soutien de mes frères, des Laïcs Missionnaires de la Charité, des innombrables coopérateurs, des volontaires, des bienfaiteurs, de nos soeurs M.C. et de nos pauvres eux-mêmes, serait impossible. Pour moi ces reconnaissances, ces récompenses, etc...sont des signes que notre vie et notre travail sont de Dieu, et pas les nôtres. C'est lui qui nous a appelés à être sa lumière; c'est lui qui veut que nous soyons les instruments de sa paix: "Seigneur, fais de moi l'instrument de ta paix."
LES PAUVRES SERONT TOUJOURS AVEC NOUS.
Jésus a dit à la bienheureuse Teresa en 1947: "Je n'ai absolument personne pour Mes très pauvres..."(cf. MFG page 18). De nombreuses personnes en différents lieux essaient d'éradiquer la pauvreté et la misère, mais aussi longtemps qu'il y aura autour le terrorisme, la guerre et les autres armes de destruction, la pauvreté et la misère ne feront qu'augmenter. La seule arme qui puisse éradiquer la pauvreté et la misère de la face de la terre est l'amour invincible. Seul l'amour peut conquérir même nos ennemis et faire d'eux nos amis. " C'est seulement au ciel que nous verrons combien nous devons aux pauvres pour nous avoir aider à mieux aimer Dieu à cause d'eux." (Bienheureuse Teresa M.C.).
JE NE SUIS PAS DIGNE DE SERVIR LES PAUVRES.
Personnellement, je me sens indigne de servir les pauvres. Nous prions chaque jour pour cela: "Rends-nous dignes, Seigneur, de servir, à travers le monde, nos frères qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Donne-leur aujourd'hui par nos mains leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, la paix et la joie".
Notre gratitude pour chacun de vous est notre prière assidue et notre effort pour rester fidèles à notre vocation. Je voudrais vous demander de prier pour que nous n'abîmions en aucune façon l'oeuvre de Dieu; votre coopération et le partage dans l'amour et la paix sont notre force et notre joie.
Avant de mettre fin à ces réflections et ces évènements je voudrais souhaiter à chaque lecteur individuellement un très joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2009 remplie de paix.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DU MAIRE DE ROME, GIANNI ALEMANNO, A L'OCCASION DE LA CEREMONIE DU "PRIX DE ROME DE LA PAIX" A PERE SEBASTIAN VAZHAKALA M.C. LE 18 DECEMBRE 2008.
" Cette année le "Prix de Rome de la Paix" revient à une personne d'une générosité extraordinaire, que j'estime et admire profondément. Père Sebastian Vazhakala, co-fondateur avec Mère Teresa des frères contemplatifs Missionnaires de la Charité, travaille à Rome depuis plus de trente ans avec ceux qui sont en marge de la société, qui ne reçoivent pas d'affection, qui sont seuls et oubliés.
Il est un bienfaiteur silencieux de la capitale italienne, Rome. Il est né en Inde, mais nous sentons qu'il est profondément romain.
Il a choisi de dédier sa vie aux plus pauvres parmi les pauvres, aux sans-abri...en s'incarnant d'une mannière extraordinaire non seulement dans les pas et le charisme de Mère Teresa, sa mère spirituelle, mais aussi dans l'esprit généreux de notre ville. Sa rencontre infatigable avec les gens, son sourire contagieux sont les manières de faire caractéristiques d'un homme, d'un religieux, qui donne chaque jour amour et espérance aux plus pauvres parmi les pauvres dans les rues de notre ville.
"Casa Serena" est un des fruits précieux de son travail. Les nécessiteux y trouvent un toit, sans distinction de religion, de culture ou de nationalité. Père Sebastian représente une richesse inestimable pour notre ville. Il est un grand exemple d'amour et de fraternité que chacun d'entre nous devrait regarder comme un modèle. Avec ce prix Rome reconnait son engagement et son "courage pour faire le bien".
En tant que maire de Rome, je partage la joie de cette célébration pour le "Prix de Rome de la Paix" et je suis convaincu d'être l'interprète des sentiments de gratitude de toute la ville de Rome."
GIANNI ALEMANNO
Maire de Rome
05.11.08

L'Amour va plus vite que le vent et la lumière
Fête de la Société, dernier jeudi d'octobre 2008
Chers frères et soeurs bien-aimés,
L'Évangile du trentième dimanche du temps ordinaire, année A, vient de l'Évangile de Matthieu, chapitre 22, 34-40. La question d'un des docteurs de la Loi à Jésus était: « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement? » Le docteur de la Loi connaissait très bien aussi la réponse; mais il posait cette question pour mettre Jésus à l'épreuve. Ici Jésus sans hésitation donne la réponse, qui est la plus basique pour notre vie sur la terre comme au ciel. Notre vie au ciel va dépendre de comment nous vivons ce double commandement d'aimer Dieu de tout notre coeur, de tout notre esprit, de toute notre âme et de toute notre force et d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.
A la différence du docteur de la Loi j'ai posé une question différente aux participants à la Sainte Eucharistie le dimanche 30, à savoir, lequel des deux commandements est le plus facile à pratiquer: l'amour de Dieu ou l'amour de son prochain? La majorité, y compris un garçon de sept ans, a dit qu'il était plus facile de pratiquer l'amour de Dieu que l'amour de son prochain comme soi-même. Cela semble vrai, comme nous savons que nous nous aimons en dépit de ce que nous sommes, en dépit de nos défauts, de nos imperfections, de nos péchés, de nos échecs et de nos points faibles et le pire est que souvent nous n'en sommes même pas conscients. Mais aimer une autre personne avec tous ses défauts, ses péchés , ses erreurs et ses points faibles, l'aimer sans la juger est apparemment plus difficile et seulement très peu de personnes semblent y arriver. Elles font évidemment partie de la catégorie des saints et des héros. Une des personnes mondialement célèbre que nous connaissons tous est la bienheureuse Teresa de Calcutta. Nous pourrions même dire qu'elle a aimé les autres plus qu'elle s'est aimée elle-même.
La question suivante était: « Peut-on aimer Dieu sans aimer notre prochain? » Il y eut un long silence et ensuite la réponse arriva: non. Nous ne pouvons vraiment aimer Dieu sans aimer notre prochain. St Jean, l'apôtre et l'évangéliste, dit: « Si quelqu'un dit: « J'aime Dieu » et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas. » (1 Jn 4,20).
La troisième question était: « Est-il possible d'aimer notre prochain si nous n'aimons pas Dieu? »
A nouveau il y eut un silence. Puis beaucoup dirent: non. Il n'est pas possible d'aimer notre prochain sans aimer Dieu.
Ces questions simples nous font comprendre la vérité la plus importante et la plus basique de la vie. Cet amour double est inséparable en réalité. Ils sont comme les deux côtés de la même pièce de monnaie. Nous pourrions facilement dire qu'en réalité il n'y a qu'une sorte d'amour et que c'est l'amour de Dieu, qui est comme l'électricité qui passe dans l'ampoule et fait briller l'ampoule. De la même façon le courant de l'amour de Dieu dans une âme permet à la personne d'aimer son prochain . Il est impossible à une personne qui aime Dieu de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme et de toute sa force de ne pas aimer son prochain. Elle n'aime plus avec un amour humain mais avec l'amour de Dieu qui peut dépasser les apparences externes d'une personne ou ses nombreux défauts et faiblesses. L'amour de Dieu est éternel, infini, invincible; l'amour de Dieu purifie et transforme une personne qui est choisie pour aimer comme Dieu. Elle expérimente la force incroyable de l'amour. En fait au début des locutions de Jésus à la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C., il lui a dit que les M.C. devraient être unies à lui afin de rayonner son amour sur les âmes. (cf. MGF p. 10).
Quand l'électricité passe dans l'ampoule, l'ampoule brille et éclaire tout autour d'elle. L'ampoule ne produit pa d'électicité ni ne brille pour elle-même mais pour les autres. Quand l'électricité passe dans un ventilateur, le ventilateur bouge et dégage de l'air frais. Le ventilateur ne produit pas de l'air frais pour lui mais pour les aures qui sont autour de lui, ni l'ampoule ni le ventilateur ou aucun autre instrument n'est fier ni se vantent l'un l'autre. Quand l'amour de Dieu pénètre en nous, nous sommes comme l'ampoule, comme le ventilateur, comme tous les autres instruments électroniques.
Combien le monde aujourd'hui dépend de l'électricité! En d'autres mots, le monde ne peut plus fonctionner comme un tout, ni survivre sans énergie électrique. C'est beaucoup plus avec l'amour. Le monde ne peut même pas exister sans le double amour de Dieu et de son prochain. L'amour est l'essence de notre vie: pas d'amour, pas de ciel; pas d'amour, pas Dieu; pas d'amour, pas de vie!
Quand l'électricité manque, les gens s'affolent. Quand l'amour manque en nous, le pardon ne marche pas, le dialogue mutuel devient difficile dans les communautés religieuses, dans les familles, entre les différentes religions du monde et dans notre monde dans l'ensemble. Sans amour le monde passe de la lumière à l'obscurité, du réel à l'irréel; la culture de mort commence à prévaloir; la violence et le terrorisme commenceront à dominer. L'homme sans amour est pire qu'un animal, et sa présence crèe l'obscurité à l'intérieur et à l'entour et rend l'atmosphère lourde et tendue; un monde qui ne reconnaît pas la présence de Dieu et le pouvoir de son amour et de sa tendre attention est un monde qui a été détruit petit à petit. Un monde sans amour est un monde sans vie. Une vie sans amour est une vie sans vie.
L'amour fait voler; il rend les personnes vivantes et enthousiastes. L'amour est dynamique. L'amour est la seule arme et la plus forte qui puisse conquérir le monde entier. L'amour est une arme faite par Dieu pour conquérir même nos ennemis et qui deviennent éventuellement nos amis. L'amour ne détruit pas ni ne tue, mais il protège, pardonne et sauve. L'amour souffre pour aimer spécialement les personnes difficiles. Les armes faites par l'homme ne sauvent jamais, mais elles tuent et elles détruisent. Si nous revenons à l'homme primitif, quand il utilisait des flèches et des arcs, ou de nos jours où nous utilisons les armes les plus modernes et sophistiquées et les bombes suicides, nous voyons que le but n'est pas de sauver mais de réagir, de se venger ou de convoiter ce qui appartient aux autres. Tant que nous conquérons le mal avec le mal, on arrive à rien; par contre quand nous conquérons le mal avec le bien il y a la victoire, il y a la joie et la paix.
L'amour va plus vite que le vent et la lumière; il peut atteindre les coins les plus reculés du monde; il peut pénétrer même dans l'être humain le plus sauvage, transformant la personne en l'image de Dieu. Chaque fois qu'il y a amour véritable, qui peut nous faire mal, il y a un retour véritable à l'image originelle de Dieu. (voir Gn 1, 26).
Tous les êtres créés ont une fin et disparaissent quand ils meurent. Mais l'amour ne meurt jamais, même quand la personne meurt: au contraire l'amour devient plus vivant, plus puissant, plus effectif. Chaque fois qu'une personne meurt, il y a un passage de l'amour affectif à un amour effectif, de l'amour purement humain à l'amour de Dieu. Les saints qui ont aimé Dieu de toutes les forces de leur âme et laimé eur prochain plus qu'eux-mêmes deviennent de puissants intercesseurs au ciel pour ceux qui invoquent leur nom, implorent leur assistance.
Il serait approprié de citer ici le passage suivant de la première lettre encyclique du pape Benoît XVI:
« ...j'aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n'apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela peut se réaliser qu'à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu'à toucher le sentiment. J'apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus-Christ. Son ami est mon ami. Au-delà de l'apparence extérieure de l'autre, jaillit son attente intérieure d'un geste d'amour, d'un geste d'attention, que je ne lui donne pas seulement à travers des organisations créées à cet effet, l'acceptant peut-être comme une nécessité poloitique. Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l'autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires: je peux lui donner le regard d'amour dont il a besoin. Ici apparaît l'interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du prochain, sur laquelle insiste tant la Première Lettre de Jean. Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma vie, je ne peux jamais voir en l'autre que l'autre, et je ne réussis pas à reconnaître en lui l'image divine. Si par contre dans ma vie je néglige complètement l'attention à l'autre, désirant seulement être « pieux » et accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se dessèche. Alors, cette relation est seulement « correcte », mais sans amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui témoigner de l'amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à lui d'aimer. Les saints – pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de Calcutta – ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l'Eucharistie leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur précisément grâce à leur service des autres. Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c'est un unique commandement. Tous les deux cependant vivent de l'amour prévenant de Dieu qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n'est plus question d'un « commandement » qui nous prescrit l'impossible de l'extérieur, mais au contraire d'une expérience de l'amour, donné de l'intérieur, un amour qui, de par sa nature, doit par la suite être partagé à d'autres. L'amour grandit par l'amour. L'amour est « divin » parcequ'il vient de Dieu et qu'il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d'unification, il nous transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir un, jusqu'à ce que, à la fin, Dieu soit « tout en tous » (1 Co 15, 28). (Deus Caritas est: 18)
Maintenant j'aimerais dire quelques mots sur notre Chapitre Général. Notre Chapitre Général a été un événement priant. Il a duré cinq semaines avec tous les différents programmes. Nous avons à rendre grâce à Dieu pour de nombreuses choses et encore plus à rendre grâce à Dieu pour tous ceux d'entre vous qui ont offert des prières ferventes et fait de généreux sacrifices pour le succès et la fécondité de notre Chapitre Général. A partir du dimanche 24 août 2008 nous avons commencé l'adoration perpétuelle. Mr Thomas Paul et son équipe de deux hommes, Mr Anthony et Ginu d'Inde, ont été les adorateurs et les intercesseurs principaux pendant nos longues semaines de séminaire, retraite et Chapitre Général. Ils ont continué leur adoration quelques jours de plus après notre Chapitre G. L'un d'entre eux a de nombreux dons spirituels et a utilisé pleinement ses dons jusqu'à son départ. Nous avons eu aussi deux autres personnes: Mr Chako et Sahodharan Anayan. Anayan est en train de faire une retraite de quarante jours avec nous dans le silence total, le jeûne et l'adoration. Il passe 14 heures en adoration par jour, y compris six heures la nuit. Il retournera en Inde le 7 décembre 2008. Mr Chako est déjà reparti.
Au cours de ces années nous avons et avons la grande chance d'avoir de nombreux coopérateurs et bienfaiteurs, mais cette fois nous avons eu la grande chance d'avoir de merveilleux bienfaiteurs spirituels priant et intercédant jour et nuit avec les bras tendus, comme Moïse dans le livre de l'Exode (cf. Ex 17, 8-13). Nous avons encore besoin de coopérateurs spirituels.
L'élection a eu lieu le 19 septembre 08. Nos remerciements chaleureux vont pour vos prières, qui nous ont vraiment aidés à avoir une élection très paisible. Le vicaire épiscopal pour les Religieux du diocèse de Rome, Mgr Natalino Zagotto, est venu célébrer la Sainte Messe avec nous, après il a présidé l'élection du Père Général.
Ses paroles pendant la célébration de la Sainte Eucharistie et avant et après l'élection du Père Général furent très appropriées et inspirées. Aprés son départ les Capitulaires ont continué avec l'élection des quatre Conseillers Généraux, sous la présidence du Pére Général nouvellement élu. Là aussi l'élection fut très paisible et les frères suivant furent élus pour assister, conseiller et aider le Père Général selon les Constitutions des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs:
Frère Stephen M.C. du Ghana fut élu comme premier Conseiller et Vicaire; frère Jan-Timo M.C. d'Allemagne, frère André Marie M.C. du Canada, frère Luc M.C. du Canada.
Ces quatre Conseillers représentent les quatre continents d'Afrique, Europe, Amérique du Sud et Centrale et Amérique du Nord. Le Père Général représente le continent d'Asie et le reste du monde. Cela prendra un certain temps pour préparer tous les actes et les résultats du Chapitre Général. Donc nous demandons les prières ferventes et continues de tous.
L'Assemblée Générale (A.G.) et le Jubilé LMC. Le Jubilé des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) est très proche. Il a deux parties principales. La première partie est leur Assemblée Générale. A partir de maintenant nous utilisons les mots « Assemblée Générale » à la place de Chapitre Général pour le Mouvement (A.G.), qui se tiendra du 14 au 21 avril 2009; tandis que le programme du Jubilé se tiendra du 21 au soir juqu'au 25 avril 2009. Nous avons réservé pour trois cents personnes pour la nourriture et le logement, et pour cent personnes de plus pour les événements quotidiens, y compris leurs repas. Pour l'Assemblée Générale nous espérons avoir environ cent à cent vingt personnes. Beaucoup a été fait pour la préparation, y compris la plupart des inscriptions.
La prière pour la réussite et la fécondité du Jubilé est faite dans tous les groupes. Pendant l'Assemblée Générale nous allons avoir l'adoration perpétuelle à Teresa Gerini, où se tient l'Assemblée. Nous espérons avoir assez de volontaires pour adorer pour l'occasion. Chez nous à
S. Agapito, nous continuerons de toute façon notre adoration perpétuelle.
La fête de la Sainte Famille pour les frères est célébrée chaque année le dernier jeudi du mois d'octobre. Nous anticipons notre fête de la Sainte Famille, bien que la fête liturgique actuelle est après Noël. Nous faisons cela pour avoir une préparation véritable à la fête, ce que nous ne pouvons pas faire pendant le temps de Noël, c'est pour la même raison que les LMC célèbrent la fête de la Sainte Famille le dimanche avant la fête du Christ Roi.
Nos remerciements chaleureux à Sr. Nirmala qui a eu la gentillesse d'envoyer deux lettres aux Capitulaires, une au commencement de notre Chapitre Général et une presqu'à la fin. Elles renouvellent nos liens avec la source du charisme M.C. et du Bethléem M.C.. Une fois encore merci à chacun d'entre vous pour toute l'aide et pour le soutien. Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
08.08.08

La Transfiguration de Notre Seigneur, 2008
Ecoutons Dieu dans la prière et écoutons Dieu dans les autres
Chers soeurs et frères bien-aimés,
La grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l' Esprit Saint soient toujours avec chacun d'entre vous.
Tandis que les soeurs M.C. partout dans le monde ont une préparation intense pour la Fête de la Société, nous, les frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs, nous préparons notre deuxième Chapitre Général. Le dernier Chapitre Général a eu lieu en juin deux mille deux. Depuis lors, avec l'aide et la bénédiction de Dieu, notre Société s'est développée de bien des façons. La croissance a été lente mais solide. C'est caractéristique de toute sorte de croissance d'expérimenter la souffrance, les incertitudes et même la confusion. Le temps et la patience sont les facteurs indispensables de la croissance et de la maturité.
Il y a un olivier dans notre jardin à Rome, planté en avril 1979, à peu près un mois après mon arrivée pour vivre ici. Vers la fin avril 1979, un des hommes des taudis, comme il emménageait dans un appartement, me donna un petit olivier à transplanter dans notre jardin. Les voisins qui me virent porter l'arbre sur mes épaules commencèrent à se moquer de moi pour deux raisons: la première, parce que ce n'était pas la saison pour planter des arbres et la deuxième parce que l'olivier n'avait pas de racines en bon état.
Pendant que je plantais l'arbre dans notre jardin je récitai la « Neuvaine de Memorare »(Souvenez-Vous) rapidement, et depuis de l'eau a été donnée chaque jour avec de nombreux « Memorare ». Comme les jours passaient les feuilles de l'arbre séchèrent. Mr. Enzo du cours de tennis voisin ressentit de la pitié et me donna donc un cyprès avec toutes ses racines en bon état pour le planter à la place de l'olivier. Je plantai le cyprès à quelques mètres de l'olivier. Bien que l'olivier fut alors pratiquement sec , je continuai de réciter les « Memorare » en l'arrosant. Quelques semaines plus tard l'olivier commença à sortir de nouvelles feuilles...Mr. Enzo qui m'avait donné le cyprès amena de nombreuses personnes pour leur montrer le miracle de l'olivier. Depuis ce moment-là les personnes du tennis commencèrent à demander des prières.
Il y a une chose de plus à propos de l'olivier. Je continuai ma prière et demandai au Seigneur de me donner au moins une olive sur l'arbre cette année-là. A ce moment-là l'arbre était plein de feuilles. Un jour Mr. Gaetano Marano, notre ami et coopérateur, regardait l'olivier et il vit juste une olive sur l'arbre.
Cet olivier donc a beaucoup à nous apprendre...Tout d'abord la puissance de la prière – même quand tout autour de nous est sec et sans espoir, nous devons continuer encore à prier avec plus de ferveur. Prier seul n'est pas suffisant; l'olivier a eu besoin de suffisamment d'eau aussi; donc « Ora et Labora » deviennent inséparables.
Dieu est notre Père. Il exauce même nos désirs enfantins. Dans ce cas il m'a donné une olive que j'avais demandée. Pour moi l'olivier est très symbolique.
Il y a quelque chose de plus avec cet olivier. La croissance de l'olivier est très lente, mais très solide. L'olivier vit très longtemps. Notre Société se développe très lentement, mais solidement. Nous devons faire confiance à Jésus avec plus d'amour, plus aveuglément, avec plus de ferveur et travailler davantage sans nous lasser. Alors tout sera bien.
Comme quelques uns d'entre vous m'ont demandé certains détails au sujet de notre Chapitre Général, j'ai pensé partager avec vous quelques uns de ses aspects. Cela peut vous aider à être avec nous en Esprit et à nous accompagner de vos prières. Nous aussi nous serons très proches de vous en Esprit, en particulier pendant les heures d'adoration perpétuelle et les prières d'intercession. Ceux qui vivent à Rome et aux environs sont les bienvenus pour nous rejoindre pour l'adoration comme nous pouvons avoir besoin de volontaires pour les nombreuses heures. Nous aurons l'exposition du Saint Sacrement du 25 août au 5 septembre 2008 et ensuite à nouveau du 9 septembre au soir (08) jusqu'à la fin du Chapitre Général (27 septembre 2008).
.Notre Chapitre Général est un temps d'écoute de Dieu dans la prière et de l'écoute de Dieu dans l'autre.
Le lieu du Chapitre G.: Rome, Via S. Agapito 8.
La date du Chapitre G.: Samedi 23 août au samedi 27 septembre 2008 (approximatif).
1 ) Séminaire: 23 au 27 août 2008
2) Retraite: 27 août au 5 septembre 2008
Fête de Mère (5 septembre)
3) Pélerinage: 6 septembre 2008
4) Jour de Rédemption: 7 septembre 2008
5) Ordination au diaconat: 8 septembre 2008
6) Jour d'Actions de Grâces: 9 septembre 2008
7) Chapitre Général: 10 au 27 septembre 2008
8) Elections: vendredi 19 septembre 2008
9) Les patrons du Chapitre Général: Bien que tous les anges et les saints de Dieu soient toujours prêts à nous aider, nous avons encore des patrons spéciaux pour notre Chapitre Général:
- Le Saint Esprit
- La Sainte Famille: Jésus, Marie et Joseph
- La bienheureuse Mère Teresa M.C.
10) Le Thème du Chapitre Général: «Instaurare omnia in Cristo » ( Instaurer tout dans le Christ)
-« Restaurer et renouveler notre but, notre Esprit et notre Charisme, notre vocation et notre mission spécifiques dans l'Eglise et avec l'Eglise pour les plus pauvres parmi les pauvres.
-Jésus dans l'Eucharistie et dans les pauvres »
En tant que Missionnaires de la Charité nous sommes appelés à étancher la soif des âmes de Jésus non seulement sur la Croix mais aussi dans l' Eucharistie. Comme un aimant qui attire un morceau de fer, Jésus aussi, l'Aimant divin, nous attire à Lui, comme des petits morceaux de fer. Aussi longtemps que nous serons en contact acvec Jésus nous aurons l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, l'humilité de Jésus et surtout la soif des âmes de Jésus. La soif de Dieu et des âmes que nous expérimentons dans les profondeurs de notre être n'est plus notre soif mais la propre soif infinie de Jésus. Cette soif est enflammée et renforcée par le corps de Jésus, l'Eucharistie. Jésus étancha la soif de son Père de l'humanité pécheresse en devenant obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix. Il a soif maintenant des âmes dans et à travers l'Eucharistie, et Il a soif de venir à nous. Jésus avait ressenti de la compassion pour la foule affamée pendant sa vie terrestre. Il ressent maintenant de la compassion pour les pauvres, en particulier pour ceux qui vivent dans l'obscurité de la pauvreté et de la misère. Aujourd'hui Jésus ne multiplie pas seulement les pains et le poisson, mais il change le pain ordinaire en son corps et du simple vin en son sang. Le Jésus Eucharistique vit en nous et vit avec nous dans nos communautés, il marche avec nous chez les pauvres, a soif en nous des âmes des pauvres, il souffre avec nous pour la rédemption du monde, en particulier pour les mondes des pauvres. Combien désire-t-il entrer dans les nombreux coeurs malheureux, combien désire-t-il consoler les nombreuses âmes tristes! Sa soif demeure non étanchée jusqu'à ce que nous l'accueillions dans l'affamé, l'assoiffé, le dénudé, le sans-abri, le malade et l'emprisonné. « Emporte-Moi avec toi chez eux », dit-il à la bienheureuse Mère Teresa M.C. « Amène-les à Jésus, porte leur Jésus », dit aussi Notre Dame à Mère.
La bienheureuse Teresa M.C. donna une grande importance à la Messe et à la Sainte Communion quotidiennes. Pour elle et pour les Missionnaires de la Charité, la Sainte Eucharistie était et est une nécessité absolue. De retour en 1947 la bienheureuse Teresa écrivit à l'archevêque de Calcutta:
« Il y a une chose que je vous demande, votre Grâce, c'est de nous donner toute l'aide spirituelle dont nous avons besoin. Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous, avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien pour les soeurs ni pour moi. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister. Je suis sans défense ».
Prière d'intercession.
Il y a un passage très important et intéressant dans le livre de l'Exode où les Israëlites devaient engager une bataille contre leur ennemi (Ex 17, 8-16). Nous avons besoin de frères et de soeurs, en particulier pendant le Chapitre Général, pour intercéder sans cesse auprès du Seigneur, comme Moïse:
« Alors quand Moïse élevait la main, Israël était le plus fort; quand il reposait la main, Amaleq (l'ennemi) était le plus fort. Les mains de Moïse se faisant lourdes, ils prirent une pierre, la placèrent sous lui et il s'assit dessus. Aaron et Hour, un de chaque côté, lui soutenaient les mains. Ainsi, ses mains tinrent ferme jusqu'au coucher du soleil et Josué fit céder Amaleq. »
Combien il est important pour nous d'avoir une prière d'intercession avec des sacrifices et la pénitence pour vaincre nos ennemis, pour gagner la bataille et grandir en sainteté et en persévérance dans notre vocation. La prière assidue et les sacrifices généreux sont des moyens nécessaires pour notre croissance en sainteté et pour notre sainte persévérance .
L'intercession de Notre Dame.
Dans l'Evangile de Jean nous pouvons voir Notre Dame dire à Jésus: « Ils n'ont plus de vin » (cf. 2,1-11). Quand nous manquons du vin de l'enthousiasme dans la vie communautaire, quand nous trouvons qu'il est difficile de sourire plus tendrement, quand notre prière devient sèche et vide, quand faire des sacrifices devient un grand sacrifice, quand nous souffrons d'un manque d'appréciation, de compréhension et d'attentions de la part des autres, quand nous luttons avec nos propres faiblesses, imperfections et péchés, quand nous sentons que nous ne sommes plus compris par nos Supérieurs ou par les autres, etc., tournons-nous vers Notre Dame, qui nous présentera à Jésus et intercédera pour nous auprès de lui. Elle nous rappellera de faire tout ce que Jésus va nous dire, comme aux serviteurs à la fête du mariage à Cana. Si les serviteurs avaient refusé à Notre Dame et à Jésus, qu'en aurait-il été du miracle du vin frais et le meilleur? Les serviteurs avaient toutes les raisons de se moquer de Jésus et de Marie; au lieu de cela ils obéirent au pied de la lettre et aveuglément. Nous aussi, nous garderons le vin le meilleur de notre fraîcheur et de notre enthousiasme jusqu'à la fin de notre vie terrestre si nous restons près de Notre Dame.
Au nom des Capitulaires et au nom des pauvres je voudrais exprimer mes remerciements sincères à tous ceux d'entre vous qui offrent des prières ferventes et font de généreux sacrifices pour la réussite et la fécondité de notre Chapitre Général.
Que Jésus Eucharistique et la bienheureuse Vierge Marie nous aident à faire de notre Chapitre Général une expérience réelle de Dieu, nous rendant capables de vivre pleinement notre vocation M.C. Nous demandons aussi à la bienheureuse Teresa M.C., notre Mère et notre fondatrice, de nous bénir tous depuis le ciel et de faire de notre Société quelque chose de beau pour Dieu.
Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse
P. Sebastian Vazhakala M.C.
N.B. Tous mes voeux et mes prières pour la fête du Coeur Immaculé de Marie à Sr. Nirmala M.C. et à toutes les soeurs Missionnaires de la Charité.
« C'est grâce à sa prière que la Société est née. Que ce soit à nouveau grâce à sa prière que la Société donne des saints à notre Mère l'Eglise » (Mère Teresa M.C.)
07.06.08

RESUME DES REUNIONS DU COMITE D'ORGANISATION DU JUBILE
5 – 10 MARS 2008
Casa Espiritual Santa Rosa de Lima – Jiron Chancay 245 – Lima, Pérou
PRESENTS : Directeurs Spirituels: Père Sebastian Vazhakala M.C., Fondateur et Directeur Spirituel International; Père George Vadakkel, Directeur Spirituel National pour l'Inde et assistant de Père Sebastian pour les LMC; Père Eduardo de la Torre, nommé Directeur Spirituel pour l'Argentine et l'Amérique du Sud; Père Emanuel Parnis, Directeur Spirituel pour le Pérou.
DELEGUES INTERNATIONAUX selon les 13 pays représentés:
ARGENTINE: Ana Maria de Fagioli, nommée lien national, et Eda Gualdoni
CANADA: Ann Burridge, vicaire pour les anglophones (compte-rendu)
COLOMBIE: Gloria Burbano de Herrera, nommée lien national, Genoveva Le Compte de Pareja et Carmen Stella Claro Arevalo
SALVADOR: Rubi de Abrego, nommée lien national, et Lucia Carmina Figueroa
FRANCE: Fabienne Bastide, nommée vicaire pour les francophones
INDE: Père George Vadakel, assistant de Père Sébastian pour les LMC
ITALIE: Gianna Tommasi, secrétaire générale; Antonio Serangeli, lien international et Adolfo Costa
MEXIQUE: Gloria Schultz, lien national
PANAMA: Lisandro Solano, lien national, et Fanny Yariela Herrera Miranda
PARAGUAY: Maria Elvira Kiku Udagawa Gonzalez, nommée lien national
PEROU: Anita de Orezzoli, lien régional pour l'Amérique Centrale et du Sud
ESPAGNE: Juan Mayol Orellana, secrétaire général pour les pays espagnols, et Antonio Arcos, délégué pour les LMC en Espagne
U.S.A.: Tai Pearn, vicaire pour les pays espagnols; Susie Aki, lien national; Laurie Dwyer, lien régional des U.S.A. de l'Est; Joan Kick et Esperanza Resultan.
Dans le rapport suivant est décrit seulement le matériel en rapport avec l'organisation du Chapitre Général du Jubilé d'avril 2009, de la retraite et des célébrations du Jubilé.
PRIERE DU JUBILE
O Seigneur, nous te supplions de répandre miséricordieusement dans notre Mouvement ton Esprit Saint , qui le créa par sa Sagesse, que sa Providence gouverne et entretient et dont l'Amour peut allumer dans notre Mouvement ce même feu que notre Seigneur Jésus Christ a envoyé sur la terre, désirant instamment qu'il brûle fortement, et donc:
Souffle en moi, Esprit Saint, afin que toutes mes pensées soient saintes.
Agis en moi, Esprit Saint, afin que mon travail, aussi, soit saint.
Attire mon coeur, Esprit Saint, afin que je n'aime que ce qui est saint.
Rends-moi fort, Esprit Saint, afin que je défende tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint, afin que je sois toujours saint. (St. Augustin)
CHAPITRE GENERAL
THEME: « Restaurer et Renouveler Toutes Choses dans le Christ, pour le Christ et avec le Christ ».
Restaurer l'image du Christ dans toutes les personnes. Le Christ est la personne idéale.
LIEU: « Istituto Teresa Gerini », Via Tiburtina 994, 00156 Rome
COÛT: 38 euros par jour (tous repas compris).
Frais d'inscription: 50 euros, non remboursables.
DELEGUES: liens international, nationaux et régionaux, vicaires et directeurs spirituels.
Les délégués doivent pouvoir communiquer, si possible, dans une des 3 langues:
anglais, espagnol ou italien.
NOMBRE DE DELEGUES POUR LE CHAPITRE: Nombre total de 150 délégués.
PRÉPARATION AVANCÉE du Chapitre au niveau local:
Histoire des groupes locaux avec des photos avant le 1er août 2008, à organiser par Laurie Dwyer avec des aides.
Un rapport du recensement complet et détaillé, avant le 1er août 2008, de chaque pays, du nombre des LMC.
Le problème du manque de Directeurs Spirituels appropriés pour de nombreux groupes LMC.
Un effort particulier doit être fait pour visiter les groupes de LMC isolés en Europe de l'Est et de l'Ouest et pour donner des retraites pendant l'année jubilaire, ce qui a déjà commencé.
Visiter les LMC autour du monde, en particulier en Afrique. Dans ce but Fabienne Bastide a été nommée vicaire pour les LMC francophones, y compris les LMC en Afrique qui parlent français.
Un budget d'exploitation pour le CHAPITRE/Jubilé de 50.000 euros a été établi.
Possibilité de changer la date de la célébration annuelle de la fête de la Sainte Famille.
Nécessaire de changer la période de formation de « une » à « deux années » dans les statuts des LMC, et ne pas écrire « renouveler les voeux ».
Ceux qui vont faire leurs premiers voeux le 25 avril 2009 écriront dans la formule: « ...jusqu'au dimanche de la Miséricorde Divine 2010 ».
Les noms de tous les LMC qui sont retournés à Dieu doivent être envoyés à la Maison-Mère à Rome.
SUGGESTIONS PLUS LOINTAINES
. Il est très nécessaire d'améliorer la communication au niveau local, national et international.
. Les liens devraient préparer des listes des problèmes qu'ils rencontrent dans leur groupe ou dans leur région et une aide devrait être donnée pour rectifier ou améliorer les situations.
. Le manque de présence régulière aux réunions des LMC: il y a un problème de présence sporadique ou irrégulière de certains LMC.
. La formation devrait être à deux niveaux: l'enseignement des novices devrait être fait séparément de celui des LMC profès.
. Les voeux doivent être écrits de sa propre main et pas imprimés ou écrits à l'ordinateur.
. A la fin de la formule des voeux, on doit ajouter le lieu et la date auxquels les voeux sont faits: cela n'est pas demandé pour les renouvellements dévotionnels.
. L'original de la formule écrite à la main doit être conservé par le lien local. Une copie doit être donnée au LMC et le directeur spirituel et le lien national doivent avoir la liste à jour de tous les LMC profès.
. Partager avec le curé de la paroisse l'information sur le groupe, les lettres de Père Sebastian etc...Certains d'entre eux peuvent être intéressés par le charisme de la bienheureuse Teresa et susceptibles d' aider à la direction spirituelle.
. Comment impliquer les jeunes?
Ils ont besoin d'activités.
Les jeunes ont besoin de temps et de notre patience .
Les jeunes ne doivent pas être autorisés à professer des voeux avant l'âge de 18 ans.
On peut proposer au jeunes des retraites partout où il y a des groupes LMC.
PREPARATION SPIRITUELLE pour le Chapitre au niveau local:
Renouveler les voeux tous les jours par la prière à la bienheureuse Vierge Marie (Livre de prières p.45: « Je te salue et te vénère, O bienheureuse Vierge Marie...).
Prier notre prière pour le Jubilé tous les jours.
Prier tous les jours pour la réussite du Chapitre et du Jubilé.
Prier la prière du Jubilé au début de toutes les réunions des LMC.
Demander les prières des autres, en particulier de nos soeurs M.C.
Prier la Neuvaine à la Sainte Famille tout au long de l'année jubilaire.
Faire une heure de plus par jour/par semaine d'Adoration.
Prier un chapelet de plus par jour, si possible, pour les intentions du Chapitre et du Jubilé.
Trouver des volontaires en plus des frères et des soeurs M.C. pour l'Adoration perpétuelle pendant le Chapitre Général.
THEME DU CHAPITRE: « Restaurer et renouveler toutes choses dans, avec et pour le Christ »
1)La spiritualité des Laïcs dans le monde contemporain, son origine biblique et son application pratique dans la vie de tous les jours des LMC (Père Jaroslav, Slovaquie)
2)L'Esprit et le Charisme M.C. selon la Grâce Fondatrice de la bienheureuse Teresa (Père George Vadakkel, Inde)
3)La vocation LMC comme Contemplative, Apostolique et Missionnaire en Nature . (Père Francisco Solano)
4)Formation: structure et séquence (Laurie Dwyer, U.S.A.)
a) Qu'enseignons-nous et pourquoi?
b) De quoi avons-nous besoin pour apprendre et grandir comme LMC?
c) La formation a besoin d'être uniforme et universelle.
d) Jusqu'à maintenant nous avons:
- Les Statuts des LMC.
- Les Encycliques, les Exhortations apostoliques, les documents de Vatican II (Familiaris Consortio, Christifideles laici, etc.)., en particulier ceux qui concernent notre vocation.
- Les enseignements de la bienheureuse Mère Teresa: ses lettres et ses instructions.
- Les lettres et le livre de Père Sebastian.
- Les livres, les videos et les DVD sur la vie de Mère
- « La Grâce Fondatrice de Mère ».
- Les Saintes Ecritures et le Catéchisme de l'Eglise Catholique.
- Les livrets de formation d'Adolfo Costa peuvent être utilisés comme un outil supplémentaire.
5)Le Mouvement LMC dans le monde entier: Histoire, Développement et Etat Courant.
6)Le Mouvement LMC comme partie de « L'Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique ».
7)Se souvenant de Mère Teresa.
PRESENCE DES DELEGUES
Chaque pays devrait être représenté au Chapitre. Cela doit être très clair, bien en avance, que les LMC de certains pays doivent demander un visa pour entrer en Italie. Les LMC plus anciens qui sont profès depuis 20 ans ou plus, s'ils ne sont pas sur la liste des Capitulaires, peuvent être invités au Chapitre comme observateurs.
MATERIEL A METTRE A DISPOSITION, pas pour une distribution gratuite:
Le livre de P. Sebastian en différentes langues.
Les lettres de P. Sebastian en différentes langues.
Les livres sur la vie, le charisme et le travail de la bienheureuse Teresa.
Des copies supplémentaires des Statuts des LMC.
Des DVD de l'histoire du Mouvement LMC par des réalisateurs de films professionnels, si possible.
UN SITE-WEB DU JUBILÉ: Un programme Internet afin que les groupes puissent rapporter leur histoire et comment ils ont commencé.
EWTN (ETERNAL WORD TELEVISION NETWORK, division de Rome) pourrait interviewer P.Sebastian M.C.
CHAPITRE GENERAL: Mardi 14 au Mardi 21 avril 2009
14 avril 2009 (Mardi) Arrivée des délégués du Chapitre à Rome.
15 avril 2009 (Mercredi) DEMIE JOURNÉE DE PRIÈRE
Nuit d'Adoration, « optionnelle ne veut pas dire libre » (B. Teresa M.C.)
16 avril 2009 (Jeudi) Jubilé: 25ème anniversaire: - Messe solemnelle d'actions de grâces pour les délégués du Chapitre. Messe présidée par P. Sebastian et concélébrée à la Chapelle de la Maison-Mère, 8 Via S. Agapito – Rome.
16 avril 2009 (Jeudi) Les réunions du Chapitre commencent.
17 avril 2009 (Vendredi) Les réunions du Chapitre continuent.
18 avril 2009 (Samedi) Les réunions du Chapitre continuent.
19 avril 2009 (Dimanche) Dimanche de la Miséricorde Divine. Elections/nominations des Vicaires selon les langues.
20 avril 2009 (Lundi) Les réunions du Chapitre continuent.
21 avril 2009 (Mardi) Les réunions du Chapitre se terminent avec la Sainte Messe à 11 a.m.
CELEBRATIONS DU JUBILE ET RETRAITE: Mardi 21 (après-midi) au dimanche 26 avril 2009.
Participants: Ouvert à tous les LMC autour du monde et à leurs familles et amis.
Nombre de participants: Nombre total de participants: 300 (150 capitulaires et 150 participants pour le Jubilé). Les premiers arrivés seront les premiers servis. Il est conseillé de commencer à réserver bientôt.
Lieu: « Istituto Teresa Gerini », Via Tiburtina 994, 00156 Rome.
Coût: 38 euros par jour (tous repas compris).
Ceux qui ne pouront pas être logés à Teresa Gerini devront prendre leurs propres dispositions sauf s'ils informent Rome bien en avance.
Les liens nationaux diront à Rome, avant le 30 septembre 2008 au plus tard, combien de personnes viennent à Rome, s'ils veulent que Rome prenne des dispositions pour leur séjour.
DATES DU JUBILE ET DE LA RETRAITE
21 avril 2009 (Mardi après-midi) Arrivée des LMC pour le Jubilé à Teresa Gerini (les 150 premières personnes ayant déjà réservé).
22 avril 2009 (Mercredi matin) Audience avec le Saint Père, pour tous.
22 avril 2009 (Mercredi après-midi) Programme culturel (apporter des costumes nationaux, un grand drapeau de chaque pays et des drapeaux individuels pour chaque personne, le chant du Jubilé d'Imelda etc.)
Les drapeaux seront déployés aux célébrations du Chapitre et du Jubilé, le drapeau MC pour notre audience avec le Saint Père. Laurie Dwyer fera le dessin, et elle et P. George fourniront les drapeaux M.C.-LMC à bas prix.
23 avril 2009 (Jeudi) RETRAITE
24 avril 2009 (Vendredi) LA RETRAITE CONTINUE
25 avril 2009 (Samedi) St. Marc, célébrations principales du Jubilé, avec les premiers voeux et les voeux dévotionnels ou les renouvellement des voeux. Un Cardinal ou un Évêque sera invité.
26 avril 2009 (Dimanche) Départs
FINANCES
Comment aider les liens nationaux ou les directeurs spirituels.
a) Les liens nationaux eux-mêmes devraient faire tous leurs efforts pour venir à Rome et ne pas juste dépendre des autres pour financer leur voyage; si cela est absolument impossible, alors les groupes de chaque pays pourront leur offrir à travers une offrande volontaire dans une « boîte de collecte sacrificielle ».
b) Les Directeurs Spirituels doivent communiquer au Comité des Finances leurs besoins pour le voyage et les dépenses de logement.
CELEBRATIONS LITURGIQUES
Les Messes seront célébrées selon les 3 principaux groupes de langues excepté le:
16 avril 2009 (jeudi) 25ème anniversaire: Jubilé, Messe d'actions de grâces solennelle pour les délégués du Chapitre.
19 avril 2009 (Dimanche) Dimanche de la Miséricorde Divine.
21 avril 2009 (Mardi) Messe de clôture du Chapitre.
25 avril 2009 (Samedi) Célébration principale du Jubilé.
En charge du calendrier liturgique du 14 avril au 26 inclus:
1.P. George Vadakkel pour les Messes en anglais
2.P. Eduardo Torre pour les Messes en espagnol
3............................pour les Messes en italien (?)
S'il y a d'autres groupes de langues, ils sont libres de célébrer la Sainte Messe dans leur propres langues respectives s'ils ont des prêtres avec eux, quand il n'y a pas de célébration eucharistique commune. Les prêtres doivent apporter leur aube et leur étole blanche.
COMMENT CELEBRER LE COMMENCEMENT DE L'ANNEE JUBILAIRE:
Les LMC peuvent organiser une Messe solennelle entre le 16 et le 20 avril 2008 présidée, si possible par un Cardinal, un Évêque, etc.
Préparer une introduction de l'histoire des LMC et les relations avec Mère Teresa ,comme cela est fait dans la lettre générale 2007.
Nous devons proposer, pas imposer!
Inviter la famille, les amis, les coopérateurs et les bienfaiteurs, les soeurs, etc.
Organiser sur une base régulière des jours de service aimant aux pauvres avec les frères et les soeurs M.C., durant l'année jubilaire.
Faire circuler et partager les cartes de prières et les paroles de Mère avec les paroissiens, toujours avec la permission et la coopération des curés de la paroisse.
Si la célébration de la Messe n'est pas possible, les LMC peuvent avoir l'Adoration dans leurs groupes respectifs, avec les soeurs M.C.ou seuls si les soeurs ne sont pas disponibles.
Surtout, soyez la Face de Jésus pour tous ceux que vous rencontrez, comme notre bien-aimée Mère Teresa voulait que les LMC le soient.
COMITÉS POUR LE CHAPITRE ET LE JUBILE:
COMITE DES FINANCES:
Adolfo Costa (Europe et les Hispanophones); Giuseppe Di Grazzia (assistant)
Ascenzio Campagna, Mario Vacca, Assunta Lai (consultants)
Joan Kick (U.S.A.) Paul Pradhan (Inde)
COMITE D'ENREGISTREMENT
Lien de coordination pour l'Italie Adolfo Costa
Lien de coordination pour les U.S.A. Joan Kick
Lien de coordination pour l'Amérique latine Anita de Orezoli
COMITE POUR LES ARCHIVES
Ex-officio (Italie) Gianna Tommasi
Présidente (U.S.A.) Laurie Dwyer
Membres (Espagne) Juan Mayol
(Inde) Maria Mita Nag
(Amérique Latine) Gloria Schultz-Robles
COMITE POUR LES RESSOURCES
Responsable pour les services de linguaphones et pour l'enregistrement: Antonio Serangeli/Peter De Loca
Matériels de ressource générale: livres/DVD: Esperanza Resultan
Equipe d'accueil et assistants généraux: Anne/Vincent Carroll (anglais),
Celestina Baronio, Antonio Arcos (espagnol)
Bianca Stefanelli, Giulio Calo, Giuseppe Ferri (italien).
MEMORIAL DU JUBILE
Ce serait beau et approprié de construire un Mémorial pour le Jubilé LMC dans la propriété de la Maison-Mère pour les nombreux besoins spirituels et matériels des pauvres et des LMC du monde. Les frères essaient d'acheter le terrain à Via S. Agapito 8, Rome, où ils demeurent et qu'ils louent jusqu'à présent, et le terrain à côté de notre enceinte. Nous aurons encore besoin de beaucoup de prières comme nous essayons d'acheter depuis 2001 et de prier aussi afin que nous ne soyons pas dépourvus de la providence de Dieu!
LMC EN ITALIE
Adolfo fut loué pour tout son dur travail pour les livrets de Formation. Il a dit qu'il n'attendait pas des louanges ou même des résultats mais qu'il faisait le travail pour la gloire de Dieu et pour le bien de la famille LMC.
a) Les 12 premiers livrets sont basés sur le Catéchisme et les documents de l'Eglise Catholique, sur les Statuts LMC et sur le charisme de la bienheureuse Mère Teresa.
b) La seconde série de 12 livrets est un commentaire des Statuts LMC et des exposés d'expériences personnelles de LMC et des expériences de groupe en vivant leur vocation. Il a demandé à tous les LMC d'envoyer leurs expériences personnelles de Charité.
RECONNAISSANCE PONTIFICALE POUR LE MOUVEMENT LMC
P. Sebastian déclara que le Mouvement LMC est affilié aux frères contemplatifs M.C.. Quand il se rendit au Vatican pour demander la reconnaissance pontificale, on lui dit qu'on ne pouvait pas lui donner l'approbation tant que les frères contemplatifs M.C. n'étaient pas devenus un ordre pontifical. Pour que cela se fasse ils doivent avoir 100 frères profès. Pour le moment ils sont 40 environ. Donc, nous devons prier beaucoup pour plus de vocations. C'est une vocation très exigeante et les frères ont besoin d'une bonne et longue formation. Il leur faut environ quatre ans ou plus avant de pouvoir faire leurs premiers voeux, et presque dix ans pour les voeux définitifs. Prions pour qu'ils croissent en sainteté, pour une sainte persévérance et pour plus de vocations.
Nous avons besoin de nous engager davantage dans la prière pour les vocations. Bombardons le ciel de prière, comme Mère Teresa avait l'habitude de le faire. Le lien national devrait organiser des prières à large échelle et demander aux LMC d'offrir des chapelets et d'autres prières, en particulier la prière du « Souvenez-vous » pour des vocations de frères contemplatifs M.C.
Il a été suggéré qu'à partir du 18 avril 2008 la famille LMC tout autour du monde commence à prier le chapelet quotidien pour les vocations. Ce sera un Rosaire perpétuel si tous y participent.
Surtout transformons nos vies en prière, en gardant un esprit de prière. Il y a une tension apparente entre la vie active et contemplative qui peut trouver une harmonie idéale si nous possédons la perfection de la Charité comme les saints tel St. Joseph, bienheureuse Teresa de Calcutta, le serviteur de Dieu, le Pape Jean- Paul II, etc. (cf. Redemptoris Custos, 27)
Nous avons aussi besoin d'une transformation intérieure: du péché à la Grâce, du naturel au Surnaturel et de l'humain au Divin.
Notre Saint Père le Pape Benoît XVI est aussi un grand exemple. Il attendait avec impatience une retraite paisible dans un monastère avec son frère et de passer le restant de sa vie à écrire. Mais, qu'arriva-t-il? Il fut élu Pape! Il donna tout ce que Dieu lui prit et accepta tout ce que Dieu lui donna avec un grand sourire! Rendons grâces à Dieu.
MEMORARE
Chers LMC et Coopérateurs
Comme c'est merveilleux de célébrer l'année jubilaire cette année. Quelle bénédiction cela va être de partager la joie que Notre Seigneur et Notre Dame doivent avoir pour le fruit qui est né des M.C. et des LMC au cours de ces années. (Grâce à Jésus, à Notre Dame, et à la bienheureuse Teresa). Mère a dit que « La Joie est Prière – La Joie est Force – La Joie est Amour – La Joie est un filet d'Amour qui peut attraper les âmes. »
Prions pour que notre joie durant cette année jubilaire soit un filet qui attrape davantage d'âmes pour étancher la soif de Jésus. Quel plus beau cadeau le Mouvement peut donner à Notre Seigneur et à Notre Dame que de commémorer la célébration du Jubilé, que de donner plus de saintes âmes pour faire le travail de Dieu comme les frères M.C. ou les LMC.
Pendant cette année jubilaire P. Sebastian a exprimé le désir d'avoir les LMC et les Coopérateurs autour du monde qui se joignent dans la prière pour les vocations de frères M.C. et de LMC. En commençant en juin 2008, veuillez, s'il vous plait, envisager de dire trois à quatre Memorare par jour à l'intention des vocations de frères M.C. et de LMC.
S'il y a 1.000 LMC et /ou Coopérateurs qui s'engagent à dire 3-4 Memorare par jour en commençant en juin, alors le résultat en avril 2009 sera la présentation à Notre Dame d'un bouquet spirituel d'un million de Memorare.
S'il vous plait ,envoyez-nous un mail pour nous faire connaître votre engagement à réciter le Memorare tous les jours et combien vous voudrez en dire sur une base quotidienne pendant l'année jubilaire, à l'intention des vocations de frères M.C. et de LMC.
Une fois que nous aurons reçu tous les engagements, nous dresserons la liste de ceux qui veulent faire partie de ce bouquet spirituel d'un million de Memorare. Dans l'effort de nous unir tous en esprit, nous vous donnerons la liste de ces frères et soeurs LMC/Coopérateurs qui s'engagent à participer à cett
07.04.08





31.03.08

Pâques 2008
Chers frères et soeurs bien-aimés: M.C., LMC et vous tous,
Je souhaite de saintes et joyeuses fêtes de Pâques à chacun de vous et à tous les membres de vos familles car « le Christ, notre espoir, est ressuscité ». Nous croyons et nous sommes convaincus « que le Christ est vraiment ressuscité d'entre les morts, qu'il est notre roi victorieux et miséricordieux. A lui la gloire pour les siècles des siècles. »
Juste un mot sur notre rencontre à Lima, au Pérou.; du mercredi 5 au lundi 10 mars 2008. Merci beaucoup pour vos prières et vos sacrifices. Ce fut une expérience magnifique pour tous. Seulement treize pays étaient représentés. Les langues principales furent l'espagnol, l'anglais et l'italien, qui vont être également les langues principales de notre Chapitre Général et des célébrations du Jubilé à Rome en avril 2009. Nous avons déjà réservé la même place, là où se sont tenues nos rencontres internationales pour les LMC, en octobre 1992 et en juillet 2002, à savoir: « Teresa Gerini » sur la Via Tiburtina à Rome. Le thème de notre Chapitre et du Jubilé est « Restaurer et renouveler toutes les choses, les personnes, etc...dans, pour et avec le Christ... » Plus de détails sur tout cela suivra plus tard, je l'espère.
La chose la plus importante et la plus immédiate à faire, dans tous les groupes LMC, partout, est de commencer l'année jubilaire entre le mercredi 16 et le dimanche 20 avril 2008. Vous êtes libres de choisir l'une de ces dates, entre le 16 et le 20 avril (08), à la convenance de tous les membres du groupe, du Directeur Spirituel, des soeurs M.C. (où il y a des soeurs M.C.), de l'évêque du lieu si possible...etc...Il est nécessaire de faire les préparatifs aussi tôt que possible. Vous pouvez avoir une messe solennelle bien préparée, l'adoration etc. ce jour là et expliquer le chemin de vie du LMC, son histoire, son apostolat, etc.à tous les participants présents.
En Italie nous allons commencer notre année jubilaire le vendredi 18 avril 2008 et continuer avec notre retraite annuelle italienne jusq'au dimanche 20 avril après-midi. Son Éminence, le Cardinal Angelo Comastri, Archiprêtre de la Basilique St Pierre, a eu la gentillesse d'accepter de présider la Célébration Eucharistique le vendredi 18 avril à 17h. Les LMC d'Italie continueront ensuite avec leur retraite. J'aimerais que tous les LMC d'Italie participent très activement, pleinement et de façon fructueuse à cette retraite très importante.
Lieu: Casa Serena, Via S. Agapito 8, Rome.
Date: Vendredi 18 au Dimanche 20 Avril 2008.
Heure de début et de fin: 18 avril à 15h. avec la prière de la Miséricorde Divine et fin Dimanche après le déjeûner.
Thème: « Restaurer et renouveler toutes les choses, les personnes etc. dans, pour et avec le Christ »; c'est le même thème que celui de notre prochain Chapitre Général et de la retraite et des célébrations du Jubilé.
Mémorial du Jubilé: Pendant notre rencontre à Lima, au Pérou, nous avons parlé de construire à Rome un mémorial du Jubilé comme Casa Serena. Cete maison du mémorial devrait offrir plus de place à nos sans-abri, avoir aussi un lieu particulier pour le travail de bureau de nos LMC et d'autres possibilités variées. Nous voudrions inviter cordialement tous les LMC du monde à collaborer à ce pojet merveilleux. Nous avons décidé d'offrir des milliers de « Souvenez-vous » pour réaliser ce projet, car il y a de nombreux obstacles et problèmes techniques à surmonter.
Félicitations et joyeuse et sainte vie nouvelle à tous les LMC qui vont faire leurs voeux pour la première fois ou vont avoir leur renouvellement annuel le dimanche de la Miséricorde Divine 2008. Veuillez écrire dans votre formule: « Moi (Nom, Prénom) je fais le voeu jusqu'au dimanche de la Miséricorde Divine 2009, de chasteté (conjugale), de pauvreté, etc...
Que vous fassiez vos voeux de LMC pour la première fois ou que vous les renouveliez, vous ne devez pas écrire dans la formule des voeux « Je renouvelle mes voeux », mais « Je fais le voeu ... »
Chaque renouvellement est comme faire les voeux à nouveau avec une meilleure compréhension des Statuts et du Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité. Par conséquent chaque LMC doit lire les Statuts en les méditant intensément avant de prononcer ses voeux à nouveau comme les voeux sont faits selon les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Père George V.V., Directeur Spirituel National des LMC d'Inde, a obtenu la permission de son évêque (Darjeeling) depuis le 1er septembre 2007, de travailler exclusivement pour le Mouvement LMC pendant trois ans. Mes remerciements au Père George V.V. qui pourrait aller voir les groupes de LMC en Europe comme nos soeurs M.C. ces prochains mois, comme je ne suis pas en mesure de le faire. Veuillez avoir la gentillesse de coopérer avec lui. Merci à tous ceux qui vont l'accueillir au nom de Jésus et en mon nom.
C'est tout pour le moment. Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
19.02.08

Quelques réflexions sur la Grâce Fondatrice de Mère Teresa
Dialogues et Communications de Jésus avec Mère
Vocation et Mission de Mère Teresa
« Ta vocation c'est d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes »
« Je t'ai demandé.
Ils t'ont demandé
et elle, Ma Mère, t'a demandé :
refuseras-tu de faire cela pour moi -
de prendre soin d'eux, de me les amener? »
« Oui, Seigneur. »
Quelques réflexions sur la Grâce Fondatrice de Mère
Dialogues et Communications de Jésus avec Mère Teresa
Vocation et Mission de Mère Teresa et sa triple vision
Dans sa toute première lettre écrite à l'Archevêque F. Perier S.J. de Calcutta le 13 janvier 1947, avec la permission de son directeur spirituel de l'époque, le père C. Van Exem S.J. , Mère Teresa commence:
« Votre Excellence,
Depuis septembre dernier (c.a.d. le 10 septembre 1946), des pensées et des désirs étranges emplissent mon coeur. Ils se sont faits plus pressants et plus précis pendant les huit jours de retraite passés à Darjeeling . »
Et ensuite le jour de la St François Xavier elle envoie au même archevêque une copie de ses réflections de retraite ajoutant en même temps des développements plus approfondis et des manifestations plus précises de Jésus avec les preuves convaincantes de son « appel dans l'appel ». Elle écrit: « Pendant l'année j'ai eu très souvent le désir ardent d'être tout à Jésus et de Le faire aimer avec ferveur par d'autres âmes, en particulier indiennes... » Pendant toutes ses prières et au moment de la la Sainte Communion Jésus ne cessa de lui demander:
« Refuseras-tu? » Jésus dit à Mère Teresa: « Quand il fut question de ton âme, je n'ai pas pensé à Moi, mais je me suis donné librement pour toi sur la Croix, et maintenant, toi, qu'en est-il de toi ? Refuseras-tu? » Jésus dit très clairement à Mère Teresa ce qu'Il veut qu'elle fasse . Il veut des soeurs indiennes qui doivent être prêtes et désireuses d'être des victimes de Son amour; qui doivent pratiquer les voeux de pauvreté, d'obéissance et de charité de la Croix. Une fois encore Jésus demande à Mère Teresa: « Refuseras-tu de faire cela pour Moi? »
Mère Teresa ne se sent pas préparée, elle se sent faible, pécheresse et indigne de répondre à un tel appel: « Mon Jésus, ce que tu me demandes me dépasse. Je comprends à peine la moitié de ce que tu veux. Je suis indigne, je suis pécheresse, je suis faible. Va, Jésus, va trouver une âme plus digne et plus généreuse que moi. »
Jésus ne cède pas à la façon de raisonner de Mère Teresa. À la pêche miraculeuse St Pierre tomba aux pieds de Jésus et demanda au Seigneur de s'éloigner de lui en disant: « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » (Lc 5,8). La réponse de Jésus à cela fut: « Sois sans crainte; désormais ce sont des hommes que tu prendras. » (Lc 5, 10). Avec Mère Teresa Jésus fait un pas de plus et lui dit sans hésitation: « Tu es devenue Mon épouse pour Mon amour... » Et alors Jésus rappelle à Mère Teresa pour qui elle était venue en Inde...et finalement Il explique en quelques mots la vocation de Mère Teresa, à savoir « aimer, souffrir et sauver des âmes. » Par leur amour souffrant, leur immolation, elle et ses soeurs et tous ceux qui lui sont associés vont devenir des sauveurs d'âmes.
Mère Teresa demande à nouveau à être éclairée afin de pouvoir se libérer des attaques et des supercheries diaboliques. « Eclaire-moi, envoie-moi ton Esprit qui m'enseignera Ta volonté, qui me donnera la force d'accomplir les choses qui te plaisent. Jésus, mon Jésus, ne me laisse pas me tromper. Si c'est toi qui veut cela, donne m'en la preuve; sinon, que mon âme soit débarrassée de cela... »
Qu'est-ce que Mère Teresa veut savoir, vérifier, discerner et décider? Il est clair qu'elle était consciente des ruses et des supercheries diaboliques. Elle voulait par tous les moyens être sûre que cela venait de Jésus, que c'était Sa volonté. Là elle ressemble à Marie à l'Annonciation ou aux Noces à Cana . « Faites tout ce qu'il vous dira » Jn 2, 5). Mère Teresa savait très bien qu'il n'y avait pas pour elle de façon de faire plus grande et plus sûre que d'essayer de faire la volonté de Dieu de toutes ses forces et avec toutes les fibres de son âme. Du début jusqu'à la fin elle essaya donc de tout faire sans dévier du chemin de Dieu.
Jésus lui-même est un exemple d'obéissance parfaite et fidèle à la volonté de son Père. Sa nourriture était de faire la volonté de Son Père et d'accomplir l'oeuvre de Son Père sur la terre (Jn 4, 34). Il apprit l'obéissance à travers la souffrance, même avec de grands cris et dans les larmes: « Pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé. Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa passion... »(Heb 5, 7-8). Nous voyons ici la noblesse de Jésus. Il préféra la mort, la mort d'un criminel, plutôt que de désobéir à Son Père. Il fut incompris, mal jugé, comdamné à tort, injustement cloué à une Croix, suspendu entre deux larrons pour mourir comme un terrible criminel; oui, il préféra mourir comme un meurtrier sur la Croix plutôt que de désobéir à Son Père. Sa mort, humainement parlant, fut la pire forme de punition pour une personne très connue qui n'avait rien à se faire pardonner, pas lieu d'être jugée ni grâciée. Jésus savait très bien ce qu'Il était venu faire et pourquoi Il le faisait. Rien ne pouvait donc le faire changer de chemin, même s'il était dur et douloureux. Il n'était pas comme un roseau agité par le vent.
Jésus savait ce qu'il attendait de Mère Teresa et ce qu'elle était capable d'être et de faire avec Son aide. Jésus dit: « Sans Moi tu ne peux rien faire. »
Avec Jésus c'est l'inverse, il n'y a rien que nous ne puissions faire. Il y a des années St Paul a dit: « Je peux tout faire en Lui qui me rend fort. » Toutes nos actions sont destinées à être faites en, avec, pour, à et par Jésus. C'est ce que Mère Teresa enseigna et fit et que les soeurs et les frères de la famille M.C. essaient de continuer .
Jésus ne céda pas à la peur de Mère Teresa. Au contraire Il lui rappela la prière qu'elle lui avait faite: « Tu as toujours dit: « fais de moi ce que tu veux », « Maintenant je veux agir, , laisse-moi faire, Ma petite Épouse, Ma toute petite. »
Là les paroles de Jésus à Mère Teresa étaient non seulement tendres et affectueuses mais extrêmement personnelles. Une fois de plus il expliqua clairement sa relation unique d'époux avec elle. Jésus l'a appelée « Ma petite Épouse, Ma toute petite ». Jésus l'a assurée de Son aide et de Sa présence: « N'aie pas peur; Je serai toujours avec toi ». Sa relation d'époux était stable et permanente. Elle retentissait comme Sa promesse aux apôtres dans la chambre haute avant son Ascension. « N'ayez pas peur, je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde ». (Mt 28, 20). Jésus appelle une personne et lui confie une tâche. Mais Il ne laisse pas la personne seule, il marche avec lui ou avec elle jusqu'au bout en lui apportant toutes les aides nécessaires.
Jésus promet et réalise en même temps. Par contre, Il ne cache pas les dures réalités de notre vie quotidienne. Car il dit: « Tu souffriras et tu souffres maintenant ». La raison de sa souffrance venait de leur intimité d'époux.: « Si tu es ma petite Épouse, l'Épouse de Jésus crucifié, tu devras supporter ces tourments dans ton coeur ». Jésus voulait réaliser ses desseins pour les pauvres en, avec et à travers Mère Teresa.Car il dit: « Laisse-moi agir; Ne me refuse pas ». Jésus exigeait de Mère Teresa une confiance totale.
Plus tard, quand elle écrivit les Constitutions, elle inclut « confiance totale » en plus d'abandon total et de gaieté. Jésus dit: « Fais-moi confiance avec amour, fais-moi confiance aveuglément ».
Mère Teresa ne céde pas facilement non plus. Elle veut se reconnaître comme la propriété et la possession de Jésus et vice-versa. Donc ses paroles sont frappantes: « Jésus, mon Jésus, je suis toute à toi ». Il ne pouvait pas y avoir d'union mystique plus forte entre deux personnes qui s'aiment que celle-là. Dans cet amour et cette intimité divine l'âme humaine est perdue et absorbée et élevée à de grandes hauteurs. Et cependant Mère Teresa sent qu'elle est stupide et incapable de comprendre ce que Jésus lui dit. Les paroles étaient : « Je suis si stupide, je ne sais pas quoi dire ». Comme Notre Dame qui a dit: « Que tout se passe pour moi selon ta parole », Mère Teresa aussi s'abandonna complètement: « Fais de moi ce que tu veux, comme tu le veux, aussi longtemps que tu le veux. » Son amour de Jésus n'était pas pour un profit matériel ni pour des motifs égoïstes. Car elle dit: « Je ne t'aime non pour ce que tu donnes, mais pour ce que tu prends. »
Après avoir dit cela Mère Teresa posa une autre question pertinente et intelligente, à savoir: « Pourquoi ne pourrais-je pas être une parfaite soeur de Lorette, une vraie victime de Ton Amour , ici ?... » Là elle posa un certain nombre de questions et elle fit des suggestions à Jésus...
Les questions de Mère Teresa amenèrent Jésus à parler clairement ou mieux pour lui révéler Son secret: « Je veux des soeurs indiennes, Missionnaires de la Charité, qui seraient mon feu d'amour parmi les pauvres, les malades, les mourants et les petits enfants. Les pauvres, je veux que tu me les amènes et les soeurs qui offriraient leurs vies comme victimes de Mon amour m'amèneraient ces âmes. » Jésus ne pouvait pas exprimer plus clairement que cela son intention de l'appeler. C'était un vrai marché, mais un marché fait avec amour , par amour.
Jésus parla aussi très clairement des genres de personnes qu'Il voulait qu'elle lui amène: « les pauvres, les malades, les mourants et les petits enfants. »
Ce sont ceux dont personne ne se soucie, qui ne peuvent pas rendre. Ici à nouveau l'Évangile de Matthieu résonne : « J'avais faim et vous m'avez donné à manger; j'avais soif et vous m'avez donné à boire; j'étais sans-abri et vous m'avez accueilli; j'étais nu, et vous m'avez habillé...chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (cf Mt 25, 31-46). Toutes ces personnes appartiennent à Jésus et Il voulait que Mère Teresa et ses soeurs « qui offriraient leurs vies comme victimes de Mon amour » les amènent à Lui. Jésus allait en prendre soin à travers elles: Il va aller avec elles partout où ils se trouveront.
Jésus lui rappela ses nombreuses imperfections: « Tu es, je le sais, la personne la plus incapable, la plus faible et la plus pécheresse, mais c'est justement parce que tu es ainsi que je veux me servir de toi pour Ma gloire. Refuseras-tu ? »
Dans la Bible et aussi dans les vies des saints nous voyons le même modèle et la même structure. Ici Jésus dit en utilisant le superlatif: « la personne la plus incapable, la plus faible et la plus pécheresse. » Voulait-il le superlatif pour toutes les trois: (la plus) incapable, (la plus) faible et (la plus) pécheresse ou seulement pour la première? Ce n'est pas très clair. Nous sommes comme l'ampoule: sans l'électricité l'ampoule ne sert à rien. Avec l'électricité, quand elle est connectée avec l'ampoule, c'est très différent. Nous sommes les ampoules et Jésus est l'électricité. La prière, la pénitence et les oeuvres de miséricorde nous connectent avec Jésus.
L'amour tendre de Jésus pour Mère Teresa se voit à nouveau dans la façon dont il s'adressa à elle: « Ma toute petite, donne-moi des âmes. Donne-moi les âmes des pauvres petits enfants de la rue. Comme cela me fait mal, si seulement tu savais... » Il parle à Mère de sa douleur et de son chagrin. Jésus souffre quand Ses pauvres, ses malades et ses faibles souffrent dans leurs corps, leur esprit et leur âme. Il n'est pas et ne peut pas être simplement un spectateur silencieux ou celui qui écoute nos problèmes, nos douleurs et nos angoisses avec indifférence, mais Il voit, sait et aide, et nous aide jusqu' à la fin.
Jésus fit une autre remarque intéressante à Mère Teresa: « Il y a plein de soeurs qui s'occupent des gens riches et fortunés, mais pour Mes très pauvres, il n'y a absolument personne. Ce sont eux que je désire ardemment, ce sont eux que j'aime. Refuseras-tu ? »
Les gens riches ont tellement de privilèges et d'avantages dans la vie; et de nombreux religieux courtisent les riches et les opulents, négligeant même souvent les pauvres et les nécessiteux. Combien de fois et dans combien de lieux dans les Évangiles Jésus s'affronte-t-il aux riches qui apparemment ont d'autres problèmes, en plus de leur richesse: leur orgueil et leur arrogance. « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » La parabole de l'homme riche et de Lazare dans l'Évangile de Luc (16, 19-31); l'histoire du jeune homme riche, par ailleurs parfait, sauf qu'il avait de grands biens (Mc 10, 17-22); les béatitudes qui parlent clairement de la bénédiction d'être pauvre, faible et démuni (Mt 5, 3-12). Il n'y a rien de mal à devenir riche, mais il y a toujours le danger de devenir avide et de ne pas partager la richesse avec les pauvres et les nécessiteux (cf. Lc 12, 11-21).
Jésus veut quelqu'un qui partagera tout avec Ses pauvres. Il lui procurera en abondance tout ce dont elle aura besoin; elle doit recevoir et partager. Plus nous partageons, plus nous recevons. C'est vrai des bienfaits matériels et spirituels. « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. »
(Actes 20,35). En fait la parabole des brebis et des chèvres de la scène du jugement dernier (cf. Mt 25, 31-46) est basée sur ce partage. Ce que Jésus dit à Mère Teresa c'est qu'il y a tellement de pauvres, de malades et de mourants, de personnes non souhaitées et pas aimées dans le monde dont personne ne prend soin, et Jésus veut que Mère Teresa fasse ce travail. Jésus veut que Mère Teresa Le voit en eux, qu'elle aime et serve le Christ affamé, assoiffé, nu et sans-abri: « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »
Quelles sont les différences, s'il y en a , entre le texte de l'Évangile de Matthieu (25, 31-46) rapporté ci-dessus et la communication directe de Jésus à Mère Teresa?
Dans la scène de l'Évangile, ceux qui ont nourri les affamés, vêtu les dénudés, abrité les sans-abri ne savaient même pas qu'ils le faisaient à Jésus. Ils ont vu les nécessiteux et ils les ont aidés. Ici Jésus comprend toute personne qui aide son prochain. Même un verre d'eau froide donné à un pauvre sera récompensé de la vie éternelle. Au ciel nous aurons alors plein de surprises. Il y en aura beaucoup qui seront au ciel juste à cause de leurs bonnes actions et de leur charité. « Car la charité recouvre une multitude de péchés. » (St Jacques).
Quand nous lisons les paroles de Jésus à Mère Teresa, par contre, ils sont différents dans le sens que Jésus veut que Mère Teresa, ses soeurs et tous ceux qui appartiennent à sa famille souffrent et meurent pour les âmes. Elles doivent donner naissance aux âmes dans la douleur. Les gens vont voir, connaître et vouloir Jésus à travers leur amour souffrant. Car Il dit: « Viens, sois leur victime; dans ton immolation, dans ton amour pour Moi ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront. » Il lui dit: « Offre-moi plus de sacrifices, souris plus tendrement , prie avec plus de ferveur »...Il est non seulement demandé à Mère Teresa d'être la victime de Son amour, mais aussi aux soeurs qu'elles offrent leurs vies.Le moyen d'amener des âmes à Jésus c'est d'aimer en souffrant. Jésus dit: « Les pauvres, je veux que tu me les amènes, et les soeurs qui offriraient leurs vies comme victimes de Mon amour m'amèneront ces âmes. »
Une fois de plus Jésus va plus loin et plus en profondeur quand Il dit à Mère Teresa, en l'appelant Sa petite enfant: » Ma petite enfant, viens, viens, porte-moi dans les taudis des pauvres. » Il veut que Mère Teresa soit Sa lumière: « Viens, sois Ma lumière, je ne peux pas y aller seul. » Jésus dit qu'Il ne peut pas y aller seul, mais les pauvres ne Le connaissent pas; et la raison pour laquelle les pauvres ne veulent pas de Jésus, c'est parce qu'ils ne Le connaissent pas. « Ils ne Me connaissent pas, donc ils ne veulent pas de Moi. Toi, viens: va au milieu d'eux." Jésus veut que Mère Teresa le porte, l'amène aux gens. Il ira très volontiers avec elle dans les taudis, dans les rues, les foyers malheureux, dans les milieux sordides. Chez tous et chez chacun d'entre eux. Il suffit que quelqu'un l'amène à eux, en particulier aux pauvres. Notre Dame fit la même chose. Elle fut la première à porter Jésus à sa cousine Elisabeth. Chaque Missionnaire de la Charité est porteur de l'amour de Dieu, c.a.d. porteur de Jésus. Il porte et emmène Jésus où Jésus ne peut pas aller. « Emporte-moi avec toi chez eux »; « Emporte-moi avec toi. » Oui, c'est exactement ce que Mère Teresa a dit et appris à ses enfants à faire. Et Jésus veut que tous les enfants de Mère Teresa fassent la même chose, « l'emporter avec nous »(que nous l'emportions avec nous) dans les taudis, les coins de rues où qu'il soient. Jésus désire ardemment entrer dans leurs foyers malheureux. Mais Il ne peut pas y aller seul. Il attend que quelqu'un l'emmène. Quelle humilité incroyable!
Jésus attend Son peuple tout le temps: dans le tabernacle quelqu'un qui Lui rendra visite, L'adorera, Le louera et Le glorifiera; Il attend quelqu'un qui L'emmènera chez les pauvres, les isolés et les malades, les prisonniers. Jésus veut nourrir la foule affamée maintenant, comme Il l'a nourrie quand Il était sur la terre. Il veut étancher la soif des assoiffés comme Il l'a fait avec la Samaritaine au puits. Jésus veut vêtir les dénudés avec dignité comme Il l'a fait avec le démoniaque. Il veut abriter le sans-abri; Il veut rendre visite aux malades, aux isolés et aux prisonniers. Mais maintenant Il ne peut pas le faire seul. Il veut que nous L'emmenions avec nous et que nous allions chez les gens qu'Il aime, qu'Il aimera jusqu'à la fin. « Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas. Vois, je t'ai gravée sur les paumes de mes mains (Is 49, 15-16). Tel est notre Dieu. Il aime tous les hommes. Ils sont tous ses enfants. Il veut qu'aucun de ses enfants périssent, mais qu'ils soient tous sauvés. Par conséquent nous sommes appelés à être « sauveurs et co-rédempteurs » En d'autres mots Jésus sauve les pauvres, les malades et les mourants à travers nous. « Je ne peux pas y aller seul...emporte-Moi avec toi chez eux. »
Mère Teresa avait encore peur. Et Jésus dit: « Tu as peur, comme ta peur me blesse. N'aie pas peur. C'est Moi qui te demande de faire cela pour Moi. N'aie pas peur. »
Ici à nouveau nous voyons un scène similaire dans la vie des apôtres quand ils virent Jésus venir vers eux en marchant sur les eaux, ils étaient terrifiés. Ils pensaient que c'était un fantôme. Jésus les rassura en leur disant: « Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur! » (Mt 14, 27).
Mère Teresa, comme les apôtres, était terrifiée. Elle n'était pas sûre aussi que « cet appel dans l'appel » venait vraiment de Jésus. Les pouvoirs diaboliques sont extrêmement à l'oeuvre et l'on doit faire attention de ne pas être trompé par le malin ou de ne pas tomber dans ses pièges. Mère Teresa avait besoin d'être sûre. Elle pria donc très fort: « Eclaire-moi, envoie-moi Ton Esprit qui m'enseignera Ta volonté, qui me donnera la force de faire les choses qui Te plaisent. Jésus, Mon Jésus, ne me laisse pas être trompée. Si c'est Toi qui veut cela, donne m'en la preuve... » St Pierre a dit: « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » Jésus dit à Pierre: « Viens » (Mt 14, 28).
« Seigneur, si c'est Vous »: combien de fois dans notre parcours spirituel rencontrons-nous de tels doutes...et nous avons besoin de signes crédibles pour croire que c'est Jésus qui nous demande ceci ou cela, en particulier dans le cas de Mère Teresa, parce qu'elle était très heureuse et qu'elle réussissait bien au couvent de Lorette, et qu'elle ne voulait pas quitter Lorette. Car elle demande à Jésus: « Pourquoi ne pourrais-je pas être une parfaite soeur de Lorette, une vraie victime de Ton amour, ici? Pourquoi ne pourrais-je pas être comme toutes les autres? Regarde les centaines de soeurs de Lorette qui t'ont servi parfaitement et qui sont avec Toi maintenant. Pourquoi ne pourrais-je pas suivre le même chemin et venir à Toi? »
Elle avait besoin d'un signe, et finalement, il lui en fut donné un très clair et distinct auquel Mère Teresa répondit de toutes ses forces. Quels sont ces signes? Une série de visions qui finalement clarifièrent et confirmèrent sa vocation et sa mission. Elle mena un bon combat avec Jésus; elle essaya de son mieux de ne pas changer d'idée mais de rester à l'intérieur du couvent de Lorette et d'y devenir parfaite. Mais Jésus lui fit accepter sa nouvelle et difficile vocation comme Il le fit avec Notre Dame mais avec une légère différence. La réponse de Mère Teresa ressembla à celle de St Pierre après la résurrection quand Jésus lui répéta trois fois: « M'aimes-tu plus que ceux-ci? » et Pierre répondit: « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime ». Il fut demandé trois fois à Pierre: « M'aimes-tu plus que ceux-ci? » Mère Teresa eut trois visions et, à la fin de la troisième, elle donna sa réponse à Jésus qui avait presque résumé les désirs de la foule, de Notre Dame et ensuite de ses propres désirs à Lui: « Je t'ai demandé. Ils t'ont demandé et elle, Ma mère t'a demandé, refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d'eux, de Me les amener? »
Remarquez aussi le lieu d'où Jésus lui fait sa demande. Mère Teresa vit Jésus sur la Croix. Elle dit: « Notre Seigneur sur la Croix », et en présence de Notre Dame et de la foule . Qui peut dire non à une demande si humble dans un contexte si douloureux? Comment Mère Teresa pourrait-elle dire non à Jésus...Elle ne le fit pas. Elle accepta la vocation et la mission et dit:" Tu sais, Jésus, je suis prête à partir sur-le-champ. »
Cela ne s'arrêta pas là. Car elle écrit: « Ces désirs d'étancher la soif de Notre Seigneur pour les âmes des pauvres, pour les pures victimes de Son amour, augmentent à chaque Messe et à chaque Sainte Communion. En un mot, toutes mes prières et toutes mes journées sont pleines de ce désir. »
Maintenant nous arrivons directement à ses triples visions et aux messages qui peuvent être vus comme un signe évident que c'était Jésus qui l'appelait et que ce n'était pas une tromperie diabolique. Qu'est-ce que Mère Teresa a vu et quel fut le message qu'elle reçut?
Les pages suivantes sont une tentative d'analyse des triples visions et des messages qui clarifièrent et confirmèrent finalement sa vocation, sa vision et sa mission.
Les triples visions de Mère Teresa
1.« Je vis une très grande foule, toutes sortes de gens, très pauvres et il y avait aussi des enfants.
Ils avaient tous leurs mains tendues vers moi, debout au milieu d'eux. Ils me demandérent en criant: « Viens, viens, sauve-nous, mène-nous à Jésus ».
Une Grande foule: toutes sortes de gens très pauvres et des enfants.
Mère Teresa était au milieu de la foule. Ils avaient tous les mains tendues vers elle.
Mère Teresa voit une Grande foule.
Invitation
« Viens, viens, sauve-nous et mène-nous à Jésus »
La foule invite Mère Teresa en lui disant de les sauver en les amenant à Jésus.
2. A nouveau cette grande foule. Je pouvais voir une grande tristesse et de la souffrance sur leurs visages.
J'étais à genoux près de Notre Dame qui leur faisait face. Je ne voyais pas son visage mais je l'entendis dire: « Prends soin d'eux, ils sont à moi, amène-les à Jésus, porte-leur Jésus. N'aie pas peur. Apprends-leur à dire le Rosaire, le Rosaire en famille, et tout ira bien. N'aie pas peur. Jésus et moi seront avec toi et avec tes enfants. »
La même grande foule: mais noyée de chagrin et de douleur.
Cette fois:
La grande foule
Notre Dame
Mère Teresa
Mère Teresa était à genoux près de Notre Dame.
Invitation, presque comme un ordre
Cette fois Notre Dame lui dit ce qu'elle doit faire, à savoir: prendre soin de la foule.
La foule appartient à Notre Dame (« Ils sont à moi »).
Notre Dame veut, comme la foule, « les amener à Jésus, leur porter Jésus ».
Ici il est demandé à Mère Teresa d'être porteuse de Jésus, comme Notre Dame qui partit en hâte chez Elisabeth après l'Annonciation, qui porta littéralement Jésus à sa cousine Elisabeth et aux autres. Maintenant Mère Teresa doit faire la même chose, en particulier aux pauvres.
Ordre: « Apprends-leur à dire le Rosaire, le Rosaire en famille. »
Assurance: Jésus et Marie allaient être avec elle et ses enfants. « Jésus et moi serons avec toi et tes enfants. » Donc, pas besoin d'avoir peur. Deux fois l'expression: « N'aie pas peur » et deux fois en lettres capitales. L'ange Gabriel à l'Annonciation dit à Notre Dame de la même façon: « Sois sans crainte » (Lc 1, 30).
3. « La même grande foule. L'obscurité les enveloppait, mais je pouvais les voir. Notre Seigneur sur la Croix. Notre Dame à quelques pas de la Croix et moi comme un petit enfant devant elle. Sa main gauche était posée sur mon épaule gauche, et sa main droite tenait mon bras droit. Nous étions toutes les deux face à la Croix. Notre Seigneur dit: « Je t'ai demandé. Ils t'ont demandé et elle, Ma Mère t'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d'eux, de Me les amener? »
La même grande foule, mais cette fois l'obscurité les enveloppait.
Dans cette troisième vision:
La foule
Jésus
Notre Dame
Mère Teresa
La troisième vision a des caractéristiques en plus.
Cette fois sa vision est arrivée à son apogée. Elle voit la même foule mais l'obscurité l'enveloppe et cependant elle peut voir la foule. « L'obscurité les enveloppait et cependant je pouvais les voir. »
Sa vision cette fois était plus parfaite et complète. Elle voyait Jésus sur la Croix: « Notre Seigneur sur la Croix ». Et ensuite Notre Dame près de la Croix « Stabat Mater ».
La différence entre cette scène et le premier Vendredi Saint est qu'ici Mère Teresa se tient debout à la place de St Jean. Là c'était St Jean qui prit Notre Dame sous sa protection conformément aux paroles de Jésus sur la Croix. Ici c'est Notre Dame qui a "adopté" Mère Teresa comme sa fille véritable et bien-aimée, et tous ceux qui pourraient suivre les pas de Mère Teresa. Cela ressort clairement de la vision: « Jésus et moi nous serons avec toi et avec tes enfants. »
Et Mère va plus loin et plus en profondeur et explique en détails comment ils étaient placés. La main gauche de Notre Dame était sur l'épaule gauche de Mère Teresa, et sa main droite tenait le bras droit de Mère Teresa. Notre Dame et Mère Teresa étaient « face à » Jésus, le regardant sur la Croix. Notre Seigneur confia une fois de plus à Mère Teresa le message et la mission depuis la chaire de la Croix. Ce n'était pas réellement un ordre mais cela ressemblait à une humble demande.
Voici l'apogée de sa vision, de sa vocation et de sa mission. Le contexte était dramatique comme celui du premier Vendredi Saint. La foule était présente alors. Notre Dame était là. Ici il n'y avait pas larrons ni St Jean, du moins ils n'étaient pas mentionnés. Leur demande à tous les trois fut répétée par son Epoux Crucifié: « Je t'ai demandé. Ils (la foule) t'ont demandé et elle, Ma Mère, t'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux (de la foule), de Me les amener? ». Jésus résume les demandes de la foule, de Notre Dame et ensuite Il ajoute Sa propre demande.
Dans toutes les trois visions on peut voir les mêmes demandes automatiques:
« Mène-nous à Jésus » (1ère) – la foule
« Prends soin d'eux, mène-les à Jésus, porte-leur Jésus » (2ème) – Notre Dame.
« Prends soin d'eux, amène-les Moi » (3ème) – Jésus.
Ces triples visions furent présentées par Mère dans sa lettre à l'Archevêque de Calcutta de l'époque, Mgr F. Perier S.J., par l'intermédiaire du père C. Van Exem S.J. en décembre 1947, non pas comme une intervention en l'air de Jésus mais comme une conclusion et l'apogée d'un dialogue plutôt long comme Notre Dame à l'Annonciation. Là c'était Notre Dame et l'Ange Gabriel, tandis qu'ici c'est entre Jésus et Mère Teresa.
Ses locutions et les dialogues commencèrent le 10 septembre 1946 comme elle commence sa première lettre à l'Archevêque F. Perier S.J. le 13 janvier 1947: « Votre Excellence, depuis septembre dernier, (évidemment depuis le 10 septembre 1946) des pensées et des désirs étranges emplissent mon coeur... ». Dans cette lettre elle raconte en détails ce qui se passe en elle, en particulier pendant la Sainte Messe et après la Sainte Communion. Jésus commença apparemment Sa série de communications après la Sainte Communion depuis le 10 septembre 1946.
Quel est réellement le contenu de ces locutions? Jésus ne perdit pas Son temps avec Mère Teresa et Mère Teresa ne dit pas non plus des paroles qui étaient hors du contexte. Jésus voulait de Mère Teresa ou mieux à travers Mère Teresa:
-1.Des soeurs indiennes « victimes de Son amour » (chasteté). Des Apôtres et des Missionnaires contemplatives: « Je veux des soeurs indiennes, victimes de mon amour qui seraient Marie et Marthe, qui seraient tellement unies à moi qu'elles rayonneraient Mon amour sur les âmes ».
-2.Des soeurs libres, revêtues de la pauvreté de la Croix (pauvreté): « Je veux des soeurs libres, revêtues de ma pauvreté sur la Croix ».
-3.Des soeurs obéissantes revêtues de l'obéissance de la Croix (obéissance): « Je veux des soeurs obéissantes revêtues de mon obéissance sur la Croix ».
-4.Des soeurs pleines d'amour, revêtues de la Charité de la Croix (charité): « Je veux des soeurs pleines d'amour, revêtues de Ma Charité sur la Croix ».
« Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13).
« Mais en ceci Dieu prouve son amour pour nous: Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs » (Rm 5, 8).
Ici Jésus va directement au coeur et à la base même des voeux M.C., à savoir la Croix. La Croix est la structure sur laquelle notre vie religieuse est construite. Supprimons la Croix de nos vies, tout le reste se désagrégera et tombera. Jésus dit à Mère Teresa qu'Il voulait de soeurs libres revêtues de la pauvreté de la Croix, des soeurs pleines d'amour revêtues de la Charité de la Croix, des soeurs obéissantes revêtues de l'obéissance de la Croix. La Croix est le standard et la structure de la vie et de la vocation religieuse. Ici les paroles de Jésus à Mère Teresa renvoient aux lettres de St Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même (Kenosis - pauvreté) en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix » (Ch. 2, 6-11). La pauvreté, l'humilité, l'obéissance et l'expression suprême de Son amour sont ainsi expliquées non seulement par des paroles éloquentes mais en acceptant librement la volonté de Son Père jusqu'à la mort, la mort sur une Croix.
La vocation M.C. est une continuation de la vie et de la mission de Jésus. Notre vocation à la vie religieuse est inspirée par la pauvreté, l'amour et l'obéissance de la Croix. Ceci est confirmée par le document récent du Magistère « Vita Consacrata » sur la vie religieuse. Il dit: « Les disciples sont invités à contempler Jésus élevé sur la Croix...La contemplation du Christ crucifié est une source d'inspiration pour toutes les vocations; par le don fondamental de l'Esprit, elle est à l'origine de tous les dons et, en particulier, du don de la vie consacrée. (V.C. 23). Et « La personne consacrée,...fait l'expérience de la vérité de Dieu qui est Amour, d'une manière d'autant plus directe et profonde qu'elle se situe sous la Croix du Christ. Celui qui paraît aux yeux des hommes dans sa mort, défiguré et sans beauté, au point d'amener les spectateurs à se voiler le visage (cf. Is 53, 2-3), manifeste pleinement sur la Croix la beauté et la puissance de l'amour de Dieu » (V.c. 24).
5.Mère Teresa est devenue l'Épouse de Jésus par amour pour Lui.
6.Mère Teresa est venue en Inde pour Jésus: « Tu es venue en Inde pour Moi ».
7.C'est la soif de Mère Teresa pour les âmes qui l'a amenée en Inde: « La soif que tu avais pour les âmes t'a amenée aussi loin ».
Dans une certaine mesure Jésus qui est amoureux de Mère Teresa la défie en lui disant: « As-tu peur de faire un pas de plus pour ton Époux, pour Moi, pour les âmes? »
Avec ceci il y a aussi une sorte de légère réprimande: « Est-ce que ta générosité s'est refroidie? « Suis-je secondaire pour toi? »
Jésus semble même se plaindre: « Tu n'es pas morte pour les âmes; c'est pourquoi tu ne te préoccupes pas de ce qui leur arrive. Ton coeur n'a jamais été noyé de chagrin comme l'a été celui de ma Mère. Nous avons tous les deux tout donné pour les âmes, et toi?... »
8.Jésus explique en quoi consiste la vocation de Mère Teresa: « Ta vocation c'est d'aimer, de souffrir et de sauver des âmes et en prenant cette décision tu exauceras le désir de mon coeur pour toi ».
9.La tenue ou l'habit: Jésus, l'Époux choisit le genre de tenue de sa mariée bien-aimée. Contrairement aux autres époux, l'Époux veut que Mère Teresa porte, comme Sa Mère, un vêtement « simple et pauvre »
10.La prophétie concernant l'habit: « Ton sari deviendra sacré parce qu'il sera mon symbole ».
11.La répugnance, la peur et la réticence de Mère Teresa à quitter Lorette. Elle voulait devenir une vraie soeur de Lorette, une vraie victime de l'amour de Jésus à Lorette même: « J''ai essayé de persuader Notre Seigneur que j'essaierai de devenir une sainte soeur de Lorette, très fervente, une vraie victime ici dans cette vocation ».
12.Mais Jésus, son Époux bien-aimé, veut les choses différemment: « Je veux des sœurs indiennes, Missionnaires de la Charité, qui seraient Mon feu d'Amour parmi les plus pauvres, les malades, les mourants et les petits enfants ». Il veut que Mère Teresa et ses sœurs offrent leurs vies comme victimes de l'amour de Jésus pour Lui apporter des âmes .
13.La connaissance personnelle de Jésus de Mère Teresa, en particulier en ce qui concerne sa condition humaine.
« Tu es, je le sais, la personne la plus incapable, la plus faible et pécheresse, mais c'est justement parce que tu es ainsi que je veux me servir de toi pour Ma gloire ». Ici Jésus explique en termes clairs Sa connaissance personnelle et intime de son épouse bien-aimée. Jésus veut dire qu'Il est très conscient de la condition humaine de Mère Teresa: « incapable, faible et pécheresse ». C'est en harmonie avec « l'Imitation de Jésus Christ », Livre I, Chapitre 22: «Où que tu sois et où que tu ailles, tu seras toujours malheureux si tu ne marches pas vers Dieu... »
La peur légitime de Mère Teresa pour la vie indienne: elle portait essentiellement sur la façon de « manger, de dormir et de vivre comme les indiennes ».
14.Mère pria intensément et demanda à à Notre Dame de l'aider: « J'ai demandé à notre Mère Marie de demander à Jésus de me débarrasser de tout cela ».
Des années plus tard, quand Mère Teresa était très sérieusement malade dans une des cliniques (Woodlands) à Calcutta (septembre 1989), j'allai la voir et elle me dit de dire aux soeurs à Rome « de dire à Notre Dame de dire à Jésus de guérir Mère (Teresa) afin que Mère puisse amener Jésus en Albanie ». Nous avons donc prié très fort Notre Dame de guérir Mère; et cela arriva. Elle a pu amener le Fils bien-aimé de Marie et son Épouse bien-aimée en Albanie l'année suivante. Depuis l'Église albanaise s'est beaucoup développée et est florissante. C'est au mois d'août 1989 qu'elle est allée en Albanie pour la première fois pendant quelques jours et elle est repartie le coeur très lourd. Mère Teresa avait vu sa mère Drana Bojaxhiu pour la dernière fois en septembre 1928. « « Ma mère ne m'avait pas vue depuis 46 ans; des mois avant de mourir, elle n'arrêta pas d'appeler et désirait ardemment me voir, moi, sa plus jeune fille . L'Albanie étant ce qu'elle est, aucune indienne est autorisée à y entrer. Je pouvais aller si près, et cependant pas jusqu'à elle. Elle est donc morte avec mon nom sur ses lèvres. C'est pourquoi je ressens ce que vous ressentez, Notre Dame sera votre force, je lui demande de prendre soin de votre famille... ». En août 1989 elle pouvait à peine s'agenouiller devant la tombe de sa très chère mère et de sa soeur Age et elle mouilla les tombes de ses larmes.
Le ciel vit ses larmes et entendit son cri. De retour à Calcutta elle tomba gravement malade; et comme une femme qui doit mettre au monde son enfant dans la douleur, Mère Teresa donnait naissance à la nouvelle Albanie dans la douleur intense . Le monde entier attendait avec angoisse. Sa vie était au bord de ce monde et du prochain. Les soeurs, les frères, les personnes de toutes positions, croyances et couleurs, criaient vers Dieu pour demander la guérison de Mère. Le bon Dieu nous la laissa à nouveau pour une longue période de 8 ans, pendant lesquels elle dut subir beaucoup de souffrance dans son corps, son esprit et son âme. Oui, de retour en 1946-47 Jésus lui avait dit: « Ta vocation c'est d'aimer, de souffrir et de sauver des âmes... d'être une victime de mon amour...Dans ton immolation,
dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront... »
Jésus continua de lui demander davantage de sacrifices: « Offre-moi plus de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec plus de ferveur et toutes les difficultés disparaîtront ». Mère Teresa, « la petite Épouse » de Jésus, Sa petite enfant, « Ma petite enfant» comme Il l'appelle, acheva dans son corps et dans son âme ce qui manquait apparemment chez son petit Époux, Jésus. Les époux en règle générale se complètent l'un l'autre. Dans le cas de Mère Teresa elle était la petite Épouse de Jésus. « l'Épouse de Jésus Crucifié » qui lui dit qu'elle doit être prête et désireuse de subir des tourments dans son cœur. Car Il dit: « Tu auras à subir ces tourments dans ton cœur, laisse-moi agir, ne me refuse pas »... « Quant à moi, que vous dirais-je, je n'ai rien, étant donné que je ne l'ai pas, lui que mon cœur et mon âme désirent ardemment posséder. La solitude est si grande, à l'intérieur et à l'extérieur je ne trouve personne vers qui me tourner. Il m' a pris, non seulement l'aide spirituelle mais également l'aide humaine. Je ne peux parler à personne et même si je le pouvais il ne rentre rien dans mon âme. S'il y a un enfer, ceci doit être l'enfer. Comme il est terrible d'être sans Dieu. Pas de prière, pas de foi, pas d'amour. La seule chose qu'il me reste encore est la conviction que le travail est le Sien, que les soeurs et les frères sont les Siens et je m'accroche à cela comme la personne qui n'a rien se raccroche à un brin d'herbe avant de se noyer... »
15.Confiance aimante. Dans toute relation entre les époux la confiance est absolument nécessaire. Jésus exige non seulement un confiance complète mais une confiance aveugle. Voici la confiance conjugale et la fidélité conjugale; l'amour conjugal et la réceptivité conjugale. « Fais-moi confiance complètement, fais-moi confiance aveuglément »; abandon inconditionnel, en aveugle, et confiance aimante.
16.Cette union intime et mystique des époux va engendrer des âmes dans l'amour et dans la douleur comme dans le mariage des enfants naissent de leur union conjugale. Ici il est clair que plus l'union des époux est étroite plus il y a d'âmes qui naîtront, qui seront sauvées.
17.Les âmes des pauvres. Le but de l'intimité divine de Jésus avec Mère Teresa est expliqué une fois de plus. Les âmes des pauvres enfants de la rue qui sont abandonnés et rejetés même par l'Eglise. Car Il dit: « Il y a des couvents avec des soeurs qui s'occupent des riches et des doués, mais pour mes très pauvres il n'y a absolument rien. Je les désire ardemment, je les aime. »
18.« Refuseras-tu? », « Ne m'aideras-tu pas?, « Refuseras-tu de faire cela pour moi? », « Refuseras-tu? », « Ne Me refuse pas ». Jésus , sur la Croix, fit aussi la même demande à Mère Teresa, comme nous l'avons lu dans son récit de la troisième vision, avec un léger changement dans l'expression, il ne dit plus: « Refuseras-tu » mais « Est-ce que tu vas refuser de faire cela pour Moi ». En 1942 Mère Teresa avait fait un voeu privé disant qu'elle ne refuserait rien à Dieu: alors Jésus avait toutes les raisons d'exiger d'elle tout ce qu'il voulait pour la gloire de son Père et pour le salut des âmes.
Ce fut apparemment Sa dernière demande. Ici elle s'abandonne avec une foi, une espérance et une confiance totales et dit: « Tu sais, Jésus, je suis prête à partir sur-le-champ ». Ici Mère Teresa fait écho avec la réponse de Notre Dame à l'Ange: « Que tout se passe pour moi selon ta parole » Dans la réponse de Mère Teresa nous pourrions même voir la réponse de St Thomas, l'apôtre de l''Inde. Mère Teresa, apparemment, alla travailler pour la première fois auprès des enfants de la rue le jour de sa fête. A cette époque l'Eglise célébrait la fête de St Thomas l'apôtre le 21 décembre. Qu'elle commença ce jour là ou pas, sa réponse fut totale comme celle de l'apôtre en ce premier dimanche de la Miséricorde Divine: « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20,28).
Mère Teresa écrit à la fin de la lettre: « Je désire ardemment être réellement à Lui, me consumer complètement pour lui et pour les âmes, je veux qu'Il soit aimé tendrement par de nombreuses personnes... »Ailleurs elle écrit: « Pendant l'année, très souvent, j'ai désiré ardemment être toute à Jésus et faire que d'autres âmes, en particulier indiennes, viennent et L'aiment avec ferveur, m'identifier complètement aux femmes indiennes et ainsi l'aimer comme Il n'a jamais été aimé auparavant. » Ici elle ressemble à sa sainte patronne Ste Thérèse de Lisieux qui écrivit dans son autobiographie: « Je ne laisserai aucune femme aimer son mari plus que j'aime Jésus et je veux le faire aimer comme Il n'a jamais été aimé auparavant ».
Apparemment ces deux saintes qui se ressemblent tellement dans leur spiritualité et leur union mystique avec Jésus réussirent à faire aimer Jésus comme Il n'avait jamais été aimé auparavant . Cela signifiait beaucoup de souffrance, de douleur et même la mort. Mère Teresa fit voir Jésus, Le fit connaître, aimé et servir à travers son service des plus pauvres parmi les pauvres. Jésus se servit de son Épouse bien-aimée pour que l'on reconnaisse Sa présence dans les pauvres, pour qu'on l'aime et le serve...C'est aussi conformément à ses paroles: « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40).
Quand Jésus apparut sur la scène pour Son long ministère public attendu, son prédécesseur Jean le Baptiste dit à ses disciples: « Il (Jésus) faut qu'il croisse et que je (J. Baptiste) diminue ».
Dans la dernière analyse c'est le résumé de notre vie spirituelle, de la sainteté et de la perfection. Pour racheter les âmes et répondre au cri de Jésus pour les âmes on doit devenir totalement Sien: « Ma petite, donne-moi des âmes ».
Une analyse plus détaillée du texte original et du testament de Mère Teresa peut rendre plus clair et plus convaincant notre vocation M.C.
Il s'agit juste d'essayer d'entrer dans le mystère et la réalité de « l'appel dans l'appel », comme elle l'appelle. Il y a tant à dire sur l'intervention entière de Jésus dans la vie de Mère Teresa pour le salut et la sanctification non seulement des pauvres et de l'Eglise mais du monde entier. Notre vie terrestre n'est pas suffisante pour dévoiler tout ce que Jésus, son Époux bien-aimé et crucifié a accompli en elle, à travers elle et avec elle. Nous attendons patiemment que l'éternité nous dévoile et nous fasse comprendre le profond mystère de la vocation et de la mission de Mère Teresa. Elle est morte mais sa mission sur la terre n'est pas morte ni son esprit insatiable ni son feu d'amour inextinguible pour Jésus et pour les âmes ! De retour en 1971 Malcom Muggeridge écrit dans son livre célèbre dans le monde entier « Something beautiful for God »((Quelque chose de beau pour Dieu) : « Ce sera à la postérité de décider si elle est sainte. Je dis seulement que, dans une période obscure, elle est une lumière qui brûle et qui brille; dans une époque cruelle, une incarnation vivante de l'Evangile d'amour du Christ; dans une époque sans Dieu, le Verbe qui habite parmi nous, pleine de grâce et de vérité. Pour cela, tous ceux qui ont le privilège inestimable de la connaître, ou d'en avoir entendu parler, doivent être éternellement reconnaissants ».
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
13.02.08


CHEMIN DE CROIX
BASÉ SUR LA GRÂCE FONDATRICE
DE MÈRE TERESA ET SUR SES MÉDITATIONS
« Je te l'ai demandé.
Ils te l'ont demandé
et elle, Ma Mère, te l'a demandé.
Refuseras-tu de faire cela pour moi,
de prendre soin d'eux, de me les amener? »
« Oui, Seigneur »
Prière
Notre Seigneur et notre Dieu, donne-nous la lumière, envoie-nous ton Esprit Saint qui nous enseignera ta volonté, qui nous donnera la force de faire les choses qui te plaisent en portant notre croix chaque jour. Jésus, ne nous laisse pas nous tromper mais accorde-nous toutes les grâces nécessaires pour persévérer à faire ta très sainte Volonté
.
Marie, que ta main gauche soit toujours sur notre épaule gauche et que ta main droite tienne toujours notre bras droit en contemplant Jésus et en faisant du chemin de Croix notre chemin de vie. Amen
Jésus, tu es mon Dieu. Tu es mon Epoux.
L'Agonie de Jésus au jardin de Getsémani
« Mon Jésus, ce que tu demandes me dépasse.Je peux comprendre à peine la moitié des choses que tu veux. Je suis indigne, je suis pécheresse, je suis faible.
Jésus, va trouver une âme plus digne, plus généreuse. »
V: Nous t'adorons, O Christ, et nous te bénissons
R: Parce que tu as racheté le monde par ta sainte Croix.
« Aujourd'hui mon Dieu, quelles tortures de solitude! Je me demande combien de temps mon coeur supportera cela. Les larmes ont coulé et coulé.Tout le monde voit ma faiblesse . Mon Dieu, donne-moi le courage maintenant de me battre contre moi-même et contre le tentateur. Ne me laisse pas revenir sur le sacrifice que j'ai fait par libre choix et conviction. Coeur immaculé de ma Mère, aie pitié de ta pauvre enfant. Par amour pour toi je veux vivre et mourir M.C »
V: Aie pitié de nous ,O Seigneur. R: Aie pitié
Jésus, ma vie, mon Amour, mon tout en tout.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
1
Notre Seigneur Jésus est condamné à mort
« N'aie pas peur , c'est Moi , obéis seulement , obéis très joyeusement et promptement et sans poser de questions . »
« Tu souffriras, souffriras beaucoup mais souviens-toi que je suis avec toi , même si tout le monde te rejette. Souviens-toi , tu es à moi , et je suis seulement à toi. N'aie pas peur . Obéis seulement. Je ne t'abandonnerai jamais si tu obéis. »
Jésus, Parole à dire. Jésus,Vérité à dire.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
2
Jésus prend sa Croix
« Ta vocation est d'aimer, et de souffrir et de sauver des âmes et en faisant ce pas tu répondras au désir de mon Coeur. »
« Ma petite ,viens, viens, emmène-moi dans les taudis des pauvres , viens, sois ma lumière. Je ne peux pas y aller seul, toi, viens, va au milieu d'eux , emmène-Moi avec toi chez eux. Combien je désire ardemment entrer dans leurs taudis, dans leurs maisons sombres et tristes.Viens être leur victime. Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront. »
Jésus, Lumière à allumer. Jésus, Amour à aimer.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
3
Jésus tombe pour la première fois
« La solitude est si grande, à l'intérieur et à l'extérieur. Je ne trouve personne vers qui me tourner. Il m'a enlevé non seulement l'aide spirituelle mais également l'aide humaine: je ne peux parler à personne et même si je le fais il n'entre rien dans mon
âme... »
« Tu as peur, comme ta peur Me fait mal. N'aie pas peur, c'est Moi qui te demande de faire cela pour Moi. Même si le monde entier est contre toi, se moque de toi, si tes compagnes te regardent avec mépris, n'aie pas peur, c'est Moi qui suis en toi, avec toi, pour toi. »
(Ps 46,11)
is en paix et reconnais que Je suis Dieu. »
Jésus, joie à partager. Jésus, Paix à donner.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
4
Jésus rencontre sa Mère
« Ton coeur n'a jamais été noyé de douleur, comme l'a été celui de ma mère. Nous nous sommes donnés tous les deux complètement aux âmes et toi ? »
« J'étais agenouillée près de Notre Dame, qui faisait face à la foule immense des visages souffrants et remplis de tristesse. Je ne voyais pas son visage mais je l'entendis dire : « Prends soin d'eux, ils sont à moi, amène-les à Jésus, amène-leur Jésus. N'aie pas peur. Apprends-leur à dire le chapelet, le chapelet en famille, et tout ira bien. N'aie pas peur. Jésus et moi nous serons avec toi et avec tes enfants. »
Tu es Dieu, Dieu né de Dieu, engendré, non pas créé.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, Tu es mon Epoux.
5
Simon de Cyrène aide Jésus à porter Sa Croix
« Tu sais, Jésus, je suis prête à partir sur-le-champ. »
« Pourquoi est-ce que tout cela m'arrive à moi, la plus indigne de Ses créatures. Je suis pécheresse et je suis faible, je ne sais pas, et j'ai si souvent essayé de persuader Notre Seigneur d'aller chercher une autre âme, plus généreuse, plus forte mais il a l'air de prendre plaisir à ma confusion, à ma faiblesse... »
« J'ai fait tout ce que je pouvais, mais si j'avais pu lui donner une tasse de lait chaud, ou quelque chose comme cela, son corps froid aurait retrouvé un peu de vie. Je dois essayer et être quelque part tout proche des gens là où je pourrais avoir accès facilement aux choses. »
Un consubstantiel au Père. Tu es le Fils du Dieu Vivant.
Jésus,tu es mon Dieu. Jésus,tu es mon Epoux.
6
Véronique essuie la face de Jésus
« Comme cela fait mal, si seulement tu savais , de voir ces pauvres enfants souillés par le péché. »
« Le nombre et le dénûment des pauvres nécessitent une main charitable. Comme ils laissent leurs enfants pécher et passer leurs vies innocentes dans la rue! Combien meurent sans Dieu juste parce qu'il n'y avait personne pour leur dire un mot sur Sa Miséricorde. Les souffrances de leurs corps leur font oublier les souffrances terribles que leurs âmes vivront pour l'éternité. Nous sommes tous invités à partager leurs souffrances et à alléger la douleur de leurs visages. »
Jésus, Sacrifice offert, Jésus Pain à manger
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
7
Jésus tombe pour la seconde fois
« J'ai tellement peur, Jésus. J'ai si terriblement peur. Ne me laisse pas me tromper. J'ai tellement peur. »
« Tu m'a toujours dit de faire de toi ce que je voulais...Maintenant je veux agir, laisse-moi faire, ma petite épouse, ma petite, n'aie pas peur. Je serai toujours avec toi. Tu souffriras et tu souffres maintenant, mais si tu es ma petite épouse, tu auras à supporter ces tourments dans ton coeur. Laisse-moi agir. Ne me refuse pas, aie confiance en moi avec amour, aie confiance en moi aveuglément. »
Jésus,Vin à boire. Jésus, Affamé à nourrir.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
8
Jésus parle aux femmes de Jérusalem
« L'amour devrait être le mot, le feu, qui leur fera vivre leur vie pleinement. »
« Ma petite, donne-moi des âmes. Donne-moi les âmes des pauvres petits enfants de la rue. Je désire ardemment la pureté de leur amour. Si tu voulais seulement répondre et m'apporter ces âmes. Arrache-les des mains du malin. Si tu savais seulement combien de petits tombent dans le péché chaque jour. Nous sommes ici pour aimer, prendre soin d'eux et prier pour eux. »
Jésus, Nu à habiller. Jésus, Sans logis à recueillir.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
9
Jésus tombe pour la troisième fois
« Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec plus de ferveur et toutes les difficultés disparaîtront. »
« J'ai tellement peur, j'ai si terriblement peur. Cette peur me montre combien je m'aime; j'ai peur de souffrir. Jésus, mon Jésus, je suis seulement à Toi, je suis stupide, je ne sais pas quoi dire, mais fais de moi ce que tu veux, comme tu veux, aussi longtemps que tu le veux. Je ne t'aime pas pour ce que tu donnes, mais pour ce que
tu prends. »
Jésus, je t'aime de tout mon coeur, de tout mon être.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
10
Jésus est dépouillé de ses vêtements
« Ton habit est saint parce qu'il est mon Symbole. »
« Ta générosité s'est-elle refroidie, est-ce que je viens après toi ? Je veux que tu m'amènes le pauvre. Je sais que tu es la personne la plus incapable, la plus faible et pécheresse mais c'est justement parce que tu l'es que je veux t'utiliser pour ma Gloire. Refuseras-tu?
Je t'ai tout donné. Tu m'as épousé .
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux
11
Jésus est cloué sur la Croix
« Le renoncement de soi et l'abnégation seront les moyens pour arriver à nos fins. Il y aura beaucoup de déceptions mais le bon Dieu veut juste notre amour et notre confiance en Lui. »
« Aie confiance en moi avec amour, aie confiance en moi aveuglément. »
« Quand il a été question de ton âme, je n'ai pas pensé à Moi, mais je me suis donné librement pour toi sur la Croix et maintenant qu'en est-il de toi? Refuseras-tu? Je veux des frères et des soeurs libres revêtus de ma pauvreté de la Croix; je veux des frères et des soeurs obéissants revêtus de mon obéissance de la Croix; je veux des frères et des soeurs pleins d'amour revêtus de ma charité de la Croix; qui seraient tellement unis à Moi qu'ils rayonneraient mon Amour sur les âmes. »
Jésus, maintenant et pour la vie. Jésus, dans la tendresse et dans l'amour.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
12
Jésus meurt sur la Croix
« Je m'abandonne complètement entre ses mains. Il peut disposer de moi comme il veut. »
« La même foule immense ...Ils étaient dans l'obscurité; cependant je pouvais les voir. Notre Seigneur sur la Croix , Notre Dame à une faible distance et moi comme un petit enfant devant elle. Sa main gauche était posée sur mon épaule gauche, et sa main droite tenait mon bras droit. Nous faisions face toutes les deux à la Croix . Notre Seigneur dit: « Je te l'ai demandé. Ils te l'ont demandé et elle , ma Mère , te l'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d'eux, de me les amener? »
« Tu le sais, Jésus, je désire ardemment être seulement tout à toi, me consumer complètement pour toi et pour les âmes ; je veux que tu sois aimé tendrement par beaucoup. Aussi je suis prête à partir sur-le-champ. »
Jésus, je suis l'épouse de mon Epoux crucifié.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
13
Jésus est descendu de la Croix
« Je me demande pourquoi les pauvres sont si abandonnés à leur pauvreté. »
« Si nous ne sommes pas amoureux de Jésus, nous ne pouvons pas mener cette vie d'immolation continuelle pour les âmes. Chacun de nous doit comprendre que si nous voulons devenir Missionnaires de la Charité nous devons être amoureux de Jésus Crucifié et être Ses victimes pour les âmes des pauvres. »
Jésus, mon Dieu et mon tout. Jésus , je n'ai que Toi Jésus .
Jésus,tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
14
Jésus est mis au tombeau
« Comme les oeuvres de Dieu sont étranges et merveilleuses.Dans toute cette pauvreté il y a encore beaucoup de place. Je dois prendre ce que tu donnes, non pas ce que je préfère. »
« Oui, il y a tellement de souffrance,mais ces personnes pourraient devenir heureuses si tu laissais Notre Seigneur entrer de plus en plus dans leurs vies. Librement,mon Dieu et par amour pour toi ,je désire rester et faire tout ce qui sera ta sainte volonté en ce qui me concerne. Même si je souffre plus que maintenant , je veux toujours faire ta sainte volonté. C'est la nuit obscure de la naissance de la Société. Mon Dieu, donne-moi du courage maintenant , en ce moment pour persévérer à suivre ton Appel
Je n'ai personne d'autre que Toi. Je n'ai que Toi.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
Prière
O mon Dieu, de tout notre coeur nous prions pour que rien ne puisse abimer notre pauvreté absolue de la Croix, notre obéissance de la Croix et notre charité de la Croix, afin que nous puissions être de vraies victimes de ton amour , qui apportent ton feu d'amour parmi les plus pauvres parmi les pauvres, les malades, les mourants, les abandonnés, les petits enfants de la rue et tous ceux qui vivent dans le désespoir et dans l'ombre de la mort.
Nous te le demandons par le Christ Notre Seigneur. Amen.
« Sois avec nous Marie sur le chemin
Guide chaque pas que nous faisons,
Conduis-nous à Jésus,Ton Fils plein d'amour,
Viens avec nous, Marie, viens. »
Juste un mot
Ces quinze stations de la Croix sont basées sur le document de la Grâce Fondatrice de Mère Teresa. Chaque station est suivie de quelques lignes du chant de méditation de Mère Teresa. Sans aucun doute ,ce Chemin de Croix est destiné principalement à ceux qui sont déjà familiers du document de la Grâce Fondatrice. Tous ceux qui le trouveront utile pouront l'utiliser comme préceptes de dévotion.
La première station est l'agonie de Jésus au jardin de Gethsémani, qui vient immédiatement après la prière d'introduction. Etant donné que nous sommes habitués aux quatorze stations traditionnelles, en ajouter une de plus au commencement peut déranger tout l'ordre .Pour éviter cela , vous trouverez « L'agonie au jardin » sans numéro.
Espérons et prions, qu'en faisant ces stations avec amour et dévotion , non seulement nous approfondirons notre Esprit et notre Charisme M.C mais qu'également cela unira la famille M.C plus profondément et que nous nous rapprocherons davantage les uns des autres. Nous prions et demandons les prières de tous à cette intention.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C
01.02.08
Nouvel An 2008
LE TRAIN M.C.
Dans les heures sombres de la nuit du Mardi 10 septembre 1946, Mère Teresa IBVM était dans un train en marche, qui se dirigeait vers la région montagneuse de Darjeeling, dans les chaînes élevées de l'imposant Himalaya.
Elle quittait la ville de Calcutta bondée et bruyante, négligée et désorganisée pour entrer dans le silence de la contemplation, car elle savait très bien que l'appel à la sainteté n'est accepté et ne peut être cultivé que dans le silence de la contemplation. Elle ne savait pas ou ne se rendait pas compte que la foule qu'elle essayait de fuir la suivait tout au long du chemin.
Alors qu'elle avait les yeux fermés , que son esprit était tranquille, que le train filait dans les heures sombres de la nuit, une grande foule de personnes apparut sans prévenir. : des corps émaciés, rongés par les vers; des bébés abandonnés, orphelins, mal soignés, des visages défigurés de lépreux, sans membres et sans pieds. Leurs faibles mains se tendaient vers elle, ils parlaient très doucement mais très fermement sans se plaindre: « Mère Teresa, viens, viens, sauve-nous, porte-nous à Jésus.» Nous sommes abandonnés, des brebis sans berger et sans guide; nous avons besoin d'un guide, d'une aide, d'un Sauveur!
La foule connaissait avant elle le plan que Dieu avait pour elle. Il y eut un changement radical dans son style de vie, sa vocation et sa mission. Ses yeux n'avaient pas encore vu, son esprit n'avait pas encore saisi ce que Dieu lui préparait!
Bien qu'elle s'échappait de la foule, c'était en la suivant qu'ils étaient avec elle, et elle se trouva au milieu de la foule qu'elle quittait ! La foule affamée et assoiffée vit en elle la personne qui les amènerait au Sauveur. Jésus se cachait encore. Il voulait qu'elle le voit dans la foi.
Thomas, « parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20 , 29). Quelques minutes plus tard il allait lui faire rencontrer une personne qui lui était très chère: sa très chère Mère, dans la foule: « Mère Teresa, est-ce que tu vois la foule? Prends soin d'eux, ils sont à moi. Amène-les à Jésus. », qui est leur vrai Sauveur. Ni la foule par elle-même, ni Mère Teresa par elle-même, ni même Notre Dame peut sauver les gens. Jésus seul est leur Sauveur. Lui seul est notre Sauveur. Lui seul sauve tout le monde. Lui seul est l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. (cf. Jn 1, 29).
Notre Dame lui confia alors le monde des pauvres. Elle savait aussi que Mère Teresa ne serait pas capable d'agir seule. Elle avait besoin de Notre Dame et de son Fils bien-aimé. Elle lui dit donc: « N'aie pas peur, Jésus et moi nous serons avec toi et avec tes enfants. N'aie pas peur, apprends-leur à prier le chapelet, le chapelet en famille et tout ira bien. »
Qui sont les enfants de Mère? Elle ne le savait pas encore. Cela ne lui était pas encore révélé. Mais la foule le savait. Notre Dame savait qu'elle était choisie comme épouse bien-aimée de son Fils, comme sa partenaire dans la nouvelle mission très particulière.
Le train continua à filer dans les heures sombres de la nuit, traversant de nombreuses collines et vallées. Son sommeil fut interrompu à nouveau d'une façon plus dramatique. Le Fiancé allait maintenant rencontrer sa fiancée. Il lui fit d'abord rencontrer la foule et sa Mère, faisant dire à la foule et à sa Mère de les amener à Jésus. C'était sa nouvelle vocation: d'amener les âmes des pauvres à Jésus.
Et maintenant c'était à son tour de rencontrer sa petite épouse face à face: « Tu es ma petite épouse, l'épouse de Jésus crucifié ». C'était encore une voix. Mais maintenant il se fait voir à elle au milieu de la foule recouverte d'obscurité. Elle le voit en présence de sa Mère bien-aimée. Oui, « C'est dans la contemplation du Christ crucifié que toutes les vocations trouvent leur inspiration. » La Croix est l'origine et la sructure de toutes les vies consacrées; et « la personne consacrée...fait l'expérience de la vérité de Dieu qui est Amour, d'une manière d'autant plus directe et profonde qu'elle se situe sous la Croix du Christ.» (V.C 24)
Mère Teresa trouva l'origine de sa nouvelle vocation; elle prit son inspiration de la Croix. A partir de ce moment-là ses chants sont joyeux et plus doux, même s'il y a de nombreuses épines longues et pointues sur son chemin. La lumière allait baisser et son chemin devenir difficile, mais elle dut le suivre courageusement.
La foule était recouverte d'obscurité, et cependant elle pouvait voir les personnes...et « Notre Seigneur sur la Croix, Notre Dame à distance. » Mère Teresa était devant Notre Dame, juste comme un petit enfant protégé par les bras d'une Mère. La main gauche de Notre Dame était sur l'épaule gauche de Mère Teresa, sa main droite tenait son bras droit. Elles regardaient toutes les deux Jésus sur la Croix, qui lui dit: « Je te l'ai demandé, la foule te l'a demandé. Ma Mère te l'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux, de me les amener? »
Le train avait continué de filer, le jour ne s'était pas levé. Il n'y avait pas le temps d'attendre le matin pour lui donner la réponse. La réponse devait être immédiate et directe. Il n'y avait plus le temps de douter, d'hésiter. En outre, Jésus était toujours suspendu à la Croix; les bras de Notre Dame n'allaient pas bouger. Oui, Mère Teresa devait répondre rapidement. N'attends pas; il n'y a pas de temps à perdre. Jésus est sur la Croix. Plus elle attendait, plus il y avait de souffrance pour Jésus...Parle Mère Teresa, parle, n'aie pas peur. Oui, elle le fit. Son coeur ne pouvait pas résister plus longtemps; il n'y avait plus de doute. La réponse arriva et fut positive et créatrice. Là elle choisit l'exemple de Notre Dame à l'Annonciation: « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole! » (Lc 1, 38) « J'ai répondu – tu le sais, Jésus, je suis prête à partir sur le champ. » « Oui, mon Jésus, je te suivrai librement partout où tu iras à la recherche des âmes, quoiqu'il m'en coûte et par pur amour de toi »
Ni Jésus ni Marie ne peuvent accomplir leur mission seuls; ils ont besoin de coeurs humains pour aimer les pauvres...de mains humaines pour les servir, comme Jésus lui-même les servirait. « Ma petite, viens, sois ma Lumière. » « Je ne peux pas aller seul chez eux»... chez les lépreux, les sans-logis, les infirmes et les handicapés, les indigents mourants. « Tu m'emmènes avec toi chez eux »...dans les logis des pauvres, dans les coins de rue, dans les périphéries du monde, rassemble-les, nourris-les, rassasie-les, habille-les, abrite-les, rends-leur visite, réconforte-les...oui, fais cela pour Moi...oui, Mère Teresa fais le pour nous. « Ta vocation c'est d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes. » "Rien ne donne autant de plaisir à Dieu que la conversion et le salut des hommes, pour lesquels chacune de ses paroles et chaque révélation existent, » dit St Grégoire de Naziance.
Avec Mère Teresa, Jésus lança une nouvelle compagnie de chemin de fer...le train M.C...de Calcutta jusqu'au bout du monde.
Le train M.C. marche sans cesse, étanchant la soif infinie de Jésus partout dans le monde. Le train M.C. est plein de pauvres, d'indésirables,de sans-logis, d'infirmes et d'handicapés, de mères célibataires, de bébés délaissés et mal soignés, de personnes âgées et oubliées, de victimes de la lèpre et du SIDA, de ceux qui vivent dans le désespoir et dans l'ombre de la mort, de ceux qui sont contrariés, en colère, amères, ou vindicatifs à cause de leur statut social, de leur couleur de peau, de leur religion, leur nationalité ou pour quelque raison que ce soit. Tous sans exception peuvent trouver de la place dans le train M.C.
Le train M.C. est le train de Jésus. Il lui appartient. Il ramasse et recueille continuellement les personnes qui tombent de chaque côté des routes des grandes villes du monde. Il y a toujours de la place dans le train M.C. pour une personne de plus. Il y a plein d'occasions pour chaque personne de bonne volonté de monter dans le train et d'offrir un service de tout coeur et gratuit; d'être membres de la famille M.C.; d'être LMC, coopérateurs, bienfaiteurs,d'offrir un service volontaire.
Il y a toujours plus de personnes à nourrir,
d'assoiffés à désaltérer,
de dénudés à vêtir,
de sans-abri à abriter
de malades à visiter,
de prisonniers avec qui se lier d'amitié,
d'infirmes à entourer,
d'handicapés desquels s'occuper,
de lépreux et de victimes du SIDA à soigner.
Oui, Jésus, si tu le désires, tu peux les toucher tous et les guérir. Tu as dit à Mère Teresa en 1947 que tu avais besoin des M.C., parce qu' « il n'y a personne pour tes pauvres. » Tu veux avant tout que tes pauvres et les personnes démunies soient aimées et soignées, servies et guéries. Tout ce que nous vous demandons, Seigneur, c'est que « tu nous rendes dignes de servir nos semblables à travers le monde qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine, dans le froid et le dénuement, manquant des produits de base de première nécessité. Nous te prions donc, Seigneur, donne-leur par nos mains aujourd'hui et chaque jour leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, donne-leur la paix et la joie. »
Le train M.C. doit filer. Il doit filer continuellement sans chercher de repos ou de récompense. Le train M.C. doit toujours avoir de la place pour accueillir, aimer et servir.
Le train M.C. appartient à la Sainte Famille. C'est le train de la Sainte Famille, comme chaque communauté M.C., sans exception, il veut être un autre NAZARETH. Il doit avoir l'Esprit de la Sainte Famille. Il doit avoir l'Esprit d'accueil chaleureux et d'hospitalité généreuse. Le train M.C. doit être rempli du parfum de la prière...essayant tout le temps de prier avec plus de ferveur, essayant tout le temps de sourire plus tendrement; essayant tout le temps d'offrir plus de sacrifices.
Jésus est le centre du train M.C. Chaque personne doit se souvenir que Jésus est le Centre, le Capitaine, le Propriétaire. Nous devons donc toujours être prêts et vouloir le consulter, lui demander conseil...le recevoir toujours davantage dans le Pain de Vie dans la messe et la Sainte Communion quotidiennes, sans lesquelles le train M.C. ne peut pas filer, ni les personnes dans le train être nourries.
L'épouse bien-aimée de Jésus écrit: « Je vous demande une chose, votre Grâce, c'est de nous donner toute l'aide spirituelle dont nous avons besoin. Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous, avec la messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien pour les soeurs ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister, je suis sans défense. »
(Mère à l'Archevêque Périer S.J., 1947)
Jésus est l'Epicentre. Oui, Jésus, vous avez dit aussi: « Sans moi, vous ne pouvez rien. » Jésus est l'épicentre de nos vies. Il est la Vigne et nous sommes les sarments. St. Paul a dit: « Je peux tout faire en lui qui me rend fort .» Des années plus tard Mère Teresa écrivit à l'un de ses Directeurs Spirituels: « ...Je veux seulement Dieu dans ma vie. Le 'travail' est réellement et seulement le sien. Il m'a dit ce que j'avais à faire. Il a guidé chacun de mes pas, il dirige chaque mouvement que je fais. Les soeurs, tout ce qui est en moi est à Lui...quand le monde me reçoit, cela réellement ne touche même pas la surface de mon âme. Quant au travail, je suis convaicue que c'est entièrement le sien. » (Lettre au Père Neuner, 1961)
« Ne dépouille pas le faible, car il est faible,
et n'opprime pas à la porte le pauvre,
car Yahvé épouse leur querelle
et ravit à leurs ravisseurs la vie. » (Prov 22, 22-23)
Dieu lui-même viendra sauver les pauvres et il est venu en Jésus Christ. C'est pourquoi nous lisons: « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres...(Lc 4, 18 ff.)
L'année 2007 est passée dans l'oubli, emportant avec elle un grand nombre de personnes, certaines d'entre elles faisaient partie de notre famille , tandis que d'autres étaient des relations et des amis; il y avait aussi des inconnus et des étrangers. Ils sont de tous les milieux, appartenant à différentes religions du monde ou à aucune religion. Tous sans exception de caste, couleur, croyance, nationalité ou statut sont morts et sont partis. Bientôt ou plus tard ce sera à notre tour aussi de renoncer et de sacrifier même les dons les plus précieux, y compris nos bien-aimés et nos proches. Là il n'y a pas d'exception: une fois que nous sommes nés nous devons mourir. C'est absolument certain. Ce dont nous ne sommes pas certains c'est du quand, du où et du comment sera notre départ final et définitif de cette vallée de douleur et de chagrin. Il y a un petit passage de poème qui dit: « Aujourd'hui c'est mon tour, demain c'est peut-être le vôtre. Soyez donc prêts, c'est votre appel »...prêts à aller à la maison, à Dieu, à tout heure du jour ou de la nuit: « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. » (Mt 25, 13)
Souvenirs inoubliables. L'année 2007 nous a laissés des souvenirs inoubliables, bons et mauvais, tristes et joyeux, plaisants et déplaisants. Il peut être utile, enrichissant et bénéfique d'essayer d'attirer à notre attention ou de nous rappeler quelques uns des plus importants. Nous devrions essayer de voir le sens et la signification du travail que notre bon Dieu fait pour ses pauvres à travers chacun d'entre nous. Nous devrions aussi, comme la bienheureuse Mère Teresa M.C., notre fondatrice et notre Mère, prendre conscience de notre propre faiblesse, de notre péché et de notre indignité. Ce n'est pas parce que nous sommes meilleurs et plus saints que Jésus nous choisit, mais comme il l'a dit à notre Mère: « C'est précisément parce que tu es faible, pécheresse et indigne que je veux t'utiliser pour ma gloire. »
J'aimerais prendre un moment pour exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour chacun d'entre vous, chers et bien-aimés LMC, coopérateurs, bienfaiteurs spirituels et temporels, pauvres et tous ceux qui nous ont aidés de quelque façon que ce soit. Vos vies sont devenues une exégèse vivante des paroles de Jésus: « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Mt 25, 40). Votre prévenance et votre attention pleine de tendresse pour les nécessiteux, exprimées dans la prière, l'assistance et l'hospitalité sont devenues une partie normale de votre vie. Cela est en accord avec le document « Vita Consecrata », qui dit: « Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que le Christ contemplé dans la prière est Celui-là même qui vit et souffre dans les pauvres? » (V.C. 82), les handicapés, les sans-abri, les malades et les personnes âgées, isolées et oubliées.
Il y a une tension apparente ici entre la vie active et contemplative qui peut se retrouver chez de nombreux saints comme St. Bernard de Clairvaux, Ste Catherine de Sienne...la bienheureuse Teresa de Calcutta, le serviteur de Dieu le pape Jean Paul II, qui écrit: « En Joseph...l'apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité. » (Redemptoris Custos 27). La perfection de la charité est alors la solution. Par conséquent on doit travailler sur la charité.
Je voudrais également remercier tous ceux d'entre vous qui ont partagé leur joie du temps de Noël et du Nouvel An avec nous et avec nos pauvres à travers les appels téléphoniques, les lettres, les cartes, les e mails, etc... Beaucoup d'entre vous ont partagé leur joie avec et pour les pauvres de façons différentes: certains en venant les servir en personne, certains par des dons en nature, d'autres en espèces. Je confie chacun de vous instamment à Dieu, afin qu'il vous donne en récompense cent fois plus avec tout ce dont vous avez besoin dans ce monde et la vie éternelle dans le monde à venir.
Le « Train M.C. », avec ses différents compartiments, avance lentement mais sûrement, nous emmenant tous à notre destination finale pour laquelle nous sommes tous créés, c.a.d. être avec Jésus, là où il est: « Père,...je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi. » (Jn 17, 24)
Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala
10.12.07

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12,49)
Chers frères et sœurs bien-aimés,
La dixième année du retour à Dieu de la bienheureuse Mère Teresa a été commémorée et célébrée liturgiquement et autrement à travers le monde. Cela a été un temps de grande réflexion, de renouvellement et d'enrichissement spirituels pour beaucoup. Les gens se rendent compte que le « Charisme de Mère Teresa » est un patrimoine inépuisable, non seulement pour la famille des Missionnaires de la Charité, mais pour toutes les personnes de bonne volonté sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. C'est un patrimoine très riche, non seulement à archiver sous clé, mais à mettre à la disposition de tous ceux qui sont intéressés et concernés afin qu'ils puissent expérimenter la joie d'aimer et de servir leurs semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine, comme la bienheureuse Teresa l'a fait. Le charisme M.C. doit être diffusé.
Le « Charisme de Mère Teresa » est dans une certaine mesure notre vie de tous les jours. C'est un chemin de paix et de joie. C'est une porte d'entrée vers l'éternité, un visa pour le ciel. Cela prépare les gens pour le ciel pour entendre Jésus dire:
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde... »(cf. Mt 25, 31-46)
Le « Charisme de Mère Teresa » a la foi comme fondation, l'espérance comme moteur, la charité comme but. Il est basé sur la foi...une foi profonde et inébranlable...parce que la bienheureuse Teresa M.C. était convaincue depuis le début de son travail avec les pauvres que c'était l'œuvre de Dieu qu'elle faisait, et tout ce qu'elle faisait à chaque personne c'était à Jésus qu'elle le faisait. C' était basé sur la foi, car c'était Jésus qu'elle nourrissait dans l'affamé, c'était sa soif qu'elle étanchait dans l'assoiffé, c'était lui qu'elle habillait dans le dénudé, à qui elle donnait un abri dans le sans-abri, qu'elle visitait dans le malade, la personne âgée et seule, les lépreux, les malades du sida, qu'elle prenait sous son aile et consolait dans les prisonniers de toutes sortes. Il en est ainsi quand nous faisons quelque chose pour quelqu'un, le Christ en tient compte comme si cela lui était fait à lui , que la personne le mérite ou non. Chaque être humain est un enfant de Dieu, à respecter et à aimer comme tel. Chaque être humain est l' incarnation de l'amour de Dieu, peu importe d'où il vient ou à quelle religion il appartient. Aucun de nous n'est créé pour vivre dans ce monde pour toujours. Notre couleur et notre pays d'origine sont accidentels. Ce qui est essentiel pour nous est notre fraternité dans l'unique et seule Paternité de Dieu. Les vaches peuvent être de couleurs différentes mais le lait est toujours blanc.
Le « Charisme de Mère Teresa » est christologique. C'est une continuation de la vie, de la mission et du ministère de Jésus,car nous lisons dans les Evangiles, en particulier dans l'Evangile de Luc: « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance... »(cf. 4, 18-19)
L'Évangile de Matthieu est difficile à mettre en pratique (25,31-46). La parabole du jugement dernier appartient au royaume de Dieu, mais un royaume qui est inauguré ici sur la terre. La parabole explique et exprime l'unique et même réalité pour chacun que nous sommes créés par Dieu et rachetés par Jésus Christ par sa passion, sa mort et sa résurrection. La contemplation du mystère de notre vie nous fait comprendre au moins en partie le dessein du Créateur qui crée toute chose. Dieu a créé toute chose pour les êtres humains, et les êtres humains sont pour Dieu. Les réalités créées sont des fenêtres vers Dieu, par lesquelles nous sommes censés voir la présence et l'action de Dieu. Le soleil et la lune, les étoiles du ciel, les arbres fruitiers, les oiseaux et les animaux sont tous là pour notre usage afin de louer Dieu. L'exemple du prophète Daniel et de ses compagnons jetés dans la fournaise ardente, qui fut chauffée sept fois plus, et l'hymne de louange à la création de Dieu qui suivit, est au-delà de la description humaine et de tout raisonnement. Même l'empereur païen fut forcé de croire au Dieu de ces trois hommes de foi, de ferveur et de conviction extraordinaires. L'empereur dut courber la tête d'humilité devant eux et professer sa foi dans le seul Dieu d'Israël, vrai et unique ( cf. Da 3, 1-30)
Le « Charisme de Mère Teresa » , vécu avec foi, espérance et amour, est appelé à aider de multiples « empereurs et rois » de notre temps et de tous les temps, à courber la tête comme beaucoup d'entre eux l'ont fait aux funérailles de la bienheureuse Teresa le samedi 13 septembre 1997 au stade Nethaji à Calcutta en Inde. Dieu continuera à « appeler les fous de ce monde pour confondre les sages »; les faibles de ce monde en contraste avec les puissants. C'est la révolution de l'amour qui a eu son point culminant sur la croix ce premier Vendredi Saint-là. ce qui était et l'est encore pour beaucoup, une pierre d'achoppement et folie, est devenu et est la puissance et la sagesse de Dieu pour ceux qui sont doux et humbles de cœur.
La première moitié du 20ème siècle a été déchirée par la guerre et le désastre d'un côté, le réveil et le renouveau de l'autre. Les deux guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945 ont apporté des désastres globaux et des atrocités sans nom à chaque être humain vivant sur la surface de la terre. Bien que la deuxième guerre mondiale est pris fin le 6 août 1945, c.a.d. avec les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon, les conséquences désastreuses ont continuer à se ressentir pendant de longues années, non seulement sur le continent européen mais également dans les autres parties du monde.
Le « Charisme de Mère Teresa » a germé et pris racine dans la ville paradoxale de Calcutta; qui était devenue alors un cloaque de misère humaine, non seulement à cause de la deuxième guerre mondiale, mais surtout à cause du combat pour l'indépendance de l'Inde, le partage du pays entre l'Inde et le Pakistan sur la base de la religion, et les conséquences terribles qui ont suivi l'indépendance de l'Inde en 1947. Des millions de réfugiés ont afflué dans la ville déjà surpeuplée de Calcutta, et occupé chaque petit espace libre qu'ils pouvaient trouver, y compris les trottoirs et les terrains vagues derrière les immeubles.
Calcutta est la ville de la misère humaine accumulée; c'est la ville du chaos et de la confusion d'un côté; c'est la ville de la joie et du service plein d'amour de l'autre. C'est la ville que Jésus a pris et donné à notre bien-aimée et bienheureuse Mère Teresa pour la transformer en amour et en service plein d'amour; et elle l'a fait si parfaitement et fidèlement.
Plus tard Jésus a continué à lui montrer d'autres Calcuttas similaires, aussi différents et difficiles, dans tout le reste du monde. Il y a des Calcuttas cachés dans le monde entier. « La plus grande maladie d'aujourd'hui n'est pas la lèpre ou la tuberculose, ni même le SIDA, mais le sentiment de l'abandon, de l'indifférence et du rejet. » Plus tard Mère Teresa a dit: « Calcutta est partout si vous avez seulement des yeux pour voir. »
Le « Charisme de Mère Teresa » invite chacun d'entre nous à nos propres Calcuttas, où Jésus veut une fois de plus nous ouvrir les yeux, le cœur et l'esprit à la compréhension des Écritures. Calcutta nous aide à mettre en pratique l'enseignement de l'Evangile en action, où les paraboles revivent. C'est là que Jésus a parlé à une simple sœur qu'il a choisie comme épouse, à laquelle il a révélé la réalité de l'aimer et de le recevoir dans le Pain de Vie et de l'aimer et le servir sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. C'est là que la bienheureuse Teresa a vu le Christ affamé, le Christ assoiffé, le Christ nu, le Christ sans abri, le Christ malade et emprisonné (cf. Mt 25, 31-46)...et qu'elle a commencé à répondre avec joie. C'est là qu'elle a vu, comme le bon samaritain (cf. Lc 10, 29-37), le Christ blessé et qu'elle est descendue de « l'âne de Lorette » et a commencé à subvenir à leurs besoins. Ce fut un défi et un devoir.Calcutta est le Bethléem M.C. où Jésus est né et naît encore. Il suffit d'aller à Shishubhavan au 78 A.j. Bose Road, où des centaines d'enfants non désirés sont désirés et aimés, délivrés des « Hérodes » de notre temps.
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite ensuite à aller vers la Sainte Famille de Nazareth où, comme Joseph qui a pris l'Enfant et sa mère et a fui en Egypte cette nuit-là, beaucoup d'hommes aujourd'hui doivent faire la même chose: protéger, sauvegarder et sauver, en particulier l'enfant à naître. « L'avortement est le plus grand destructeur de paix. » (Bienheureuse Teresa). Si une mère peut devenir un « Hérode » pour son propre enfant, que reste-t-il dans le monde ? Comment pouvons-nous espérer la paix dans le monde ? Comment pouvons-nous avoir la paix dans nos cœurs ? La paix commence avec nous: « Qu'il y ait la paix et qu'elle commence avec moi ».
Le « Charisme de Mère Teresa » lutte contre l'avortement par l'adoption. Les sœurs M.C. ont des maisons pour des mères célibataires partout dans le monde. Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à lutter contre le fléau de l'avortement aujourd'hui; mais comment ?
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à offrir « chaque soupir, chaque regard, chacun de nos actes comme des actes d'amour divin » et à décider chaque jour et dire que: « Volontairement, mon Jésus, je te suivrai partout où tu iras à la recherche des âmes, quelqu'en soit le coût pour moi et par pur amour pour toi. » C'était le désir quotidien de la bienheureuse Teresa, sa prière et sa vie. Cela doit être également notre désir quotidien, notre prière et notre vie.
Le « Charisme de Mère Teresa » nous rappelle que Calcutta peut être dans nos propres foyers, si seulement nous avons des yeux pour voir et des cœurs pour répondre comme la bienheureuse Teresa l'a fait...en suivant l'appel de Jésus. L'appel de Jésus auquel nous pouvons librement répondre, est gratuit. Si nous apprenons de plus en plus à rendre un service aux membres de nos familles de tout cœur, sans compter le coût et sans chercher de récompense, nos familles deviendront des sanctuaires domestiques de l'Eglise. Cela est possible seulement si nous accueillons Jésus dans nos maisons et si nous transformons chacune de nos familles en un autre Nazareth. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire: « Faites de votre famille/de votre communauté un autre Nazareth ».
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à ressentir la soif intense et infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix...et dans l'Eucharistie...comme elle l'a ressentie, et aussi à étancher sa soif comme elle a essayé de l'étancher avec toute la puissance et les fibres de son être.
« Le but général de la Société des Missionnaires de la Charité » écrit la bienheureuse Teresa, « est d'étancher la soif de Jésus. « Jésus a dit sur la Croix: « J'ai soif ». Quand Jésus fut privé de toute consolation, mourant dans la pauvreté absolue, abandonné, méprisé et brisé dans son corps et dans son âme, il a parlé de sa soif- non d'eau- mais d'amour, de sacrifice. »
Elle continue: « Jésus est Dieu, donc son amour, sa soif sont infinis. Notre but est d'étancher la soif infinie d'un Dieu fait homme. Juste comme les anges en adoration dans le ciel chantent sans cesse les louanges de Dieu, nous aussi, en utilisant les quatre vœux de pauvreté absolue, de chasteté, d'obéissance et de Charité envers les pauvres, nous étanchons sans cesse le Dieu assoiffé de notre amour et de l'amour des âmes que nous lui apportons. »
« En vivant une vie de charité fervente dans la pratique de nos quatre vœux, nous étanchons la soif d'amour de Jésus, c.a.d. par notre perfection qui est le but de notre vie religieuse donnée à Dieu, l'amour qu'il demande à ses religieux. »
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Chaque M.C. doit ressentir la double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie, et partager cette soif de Jésus aussi intimement qu'il ou qu'elle le peut. Dieu a soif de nous et de tous et nous avons soif de Dieu et des âmes: « La prière est la rencontre de la soif de Dieu avec la nôtre ». Dieu a soif que nous ayons soif de lui. » (CCC 2560)
Un jour j'étais en train de fixer la petite plaque « J'ai soif » sur le mur où se trouvait le Crucifix dans notre chapelle à Rome. La bienheureuse Teresa M.C. était avec nous cet après-midi-là. Elle est venue aussi voir comment je faisais. Elle s'est déplacée au fond de la chapelle et m'a dit alors: « Père Sébastien, mettez les mots « J'ai soif » aussi près que possible de la bouche de Jésus, comme s'il était en train de vous les dire maintenant. » Comme je pensais à cela plus tard, je me suis rendu compte que la soif d'amour et des âmes de Jésus n'est pas seulement infinie mais aussi éternelle. Mais la soif de Jésus ne cesse d'augmenter aujourd'hui comme on a besoin d'un amour beaucoup plus pur, car beaucoup plus d'âmes vivent et meurent dans la pauvreté spirituelle, la misère et l'indigence dans le monde d'aujourd'hui.
Jésus a choisi la bienheureuse Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense, qui, comme des flammes de feu s'est répandue au-delà des mers. Nous partageons tous sa soif et son travail pénible pour étancher la soif de Jésus en grandissant en sainteté et en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin. Je prie et demande les prières de tous dans ce but.
Je vous souhaite un Avent très joyeux et fécond, qui nous prépare à accueillir Jésus à Noël.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive » cf. Jn 7, 37 ff.)
Prière écrite pour la Revue PRIER de décembre 1997
Seigneur Jésus,
avec Marie, que notre oui
soit un vrai oui.
Accorde-nous
un cœur d'enfant
plein de confiance et d'abandon.
Que nous courions pour Te servir
dans le plus pauvre parmi les pauvres
Seigneur Jésus,
avec Marie, que notre vie
ne soit qu'à Toi.
Gardons la joie d'être « un seul cœur »,
partageons-la avec nos frères.
Donne ta Paix à nos familles
et unis-nous dans la prière.
Tu as porté, Seigneur Jésus,
tous nos péchés jusqu'au martyre.
Avec Marie près de la croix,
que nous prenions ce que Tu donnes,
que nous donnions ce que Tu prends
avec toujours un grand sourire.
Seigneur Jésus, cloué en croix, Tu dis :
« J'ai soif ».
Tel est ton cri,
soif d'amour pour toutes les âmes !
Pour l'étancher avec Marie,
que nous soyons victimes d'amour
à chaque instant de notre vie.
Seigneur Jésus, Tu es l'Amour.
Dans l'Hostie Sainte nous t'adorons.
Suivons Thérèse et Mère Teresa
et travaillons à ta mission.
Aimons nos frères comme Tu nous aimes,
les aimant tous sans exception.
Gardons toujours « la petite voie »,
chemin de foi, d'amour, de joie.
Que par Marie, nous Te portions
avec tendresse et compassion.
Le couple qui a écrit cette prière préfère garder l'anonymat. Depuis plus de dix ans, les deux époux sont laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), association internationale de laïcs qui adhère à l'esprit et au charisme des religieux et religieuses du même nom. Fondée en 1984 à Rome par le père Sébastian M.C. - lui-même fondateur de la branche masculine contemplative des Missionnaires de la Charité – et Mère Teresa, l'association compte aujourd'hui 1 000 membres à travers le monde, mariés ou célibataires. Ils prononcent des vœux semblables à ceux des religieux et renouvelables chaque année : chasteté (conjugale), pauvreté, obéissance et service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi le pauvres.
10.11.07

Neuvaine pour les frères M.C. Contemplatifs donnée par Père Sébastien M.C.en 2002, qui peut être faite par les LMC, en l'adaptant.
NEUVAINE POUR LA FÊTE DE NOTRE SOCIETE
Jésus, Centre de la Sainte Famille
Jour de Préparation:
« Comment formerez-vous vos disciples? » « En leur donnant une connaissance complète de la vie spirituelle. Afin que dans la rue ou dans les taudis des pauvres ou à la maison dans la communauté ils vivent une vie d'union intime avec Dieu. L'intérieur doit devenir l'énergie principale de l'extérieur.( Pour y arriver, leur première année de vie religieuse sera une année de contemplation complète- et de parfaite solitude- qui sera renouvelée tous les six ans, une fois les vœux prononcés). Ils doivent avoir aussi toute l'aide possible de saints prêtres dans leur vie spirituelle – afin que cette perfection religieuse devienne simple et facile- comme la vie de Marie l'était à Nazareth. Car s'ils ne sont pas amoureux de Dieu, ils ne pourront pas mener cette vie d'immolation continuelle pour les âmes. Chacun doit comprendre que s'il veut devenir Missionnaire de la Charité, il doit être amoureux du Crucifié et être sa Victime pour les âmes des pauvres »(M.F.G. p.22).
Marie
Désir:accomplissement parfait de la Volonté Divine.
« Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé » (Jn 4,34).
Joseph
A Marie par l'Ange Gabriel: « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. » (Lc 1,31)
Premier jour : Annonciations
A Joseph par l'Ange du Seigneur: « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint. »(Mt 1,20).
Appel à être et à faire - Message – Messagers.
Le centre de l'histoire est « Jésus », le Fils de Dieu.
« C'est Marie que le Père éternel a choisi pour être la Mère de son Fils unique engendré et bien-aimé Jésus; c'est à Joseph qu'il les a confiés tous les deux. » (R.14).
Deuxième Jour
Réaction à l'appel - accepter ou rejeter Jésus
« Sois sans crainte Marie... »(Lc 1,30).
« Joseph, fils de David, ne crains pas... »(Mt 1,20).
Peur, doute, malentendu, beaucoup de souffrance et de douleur.
Eclaircissement, confirmation et assurance par les Anges.
Troisième Jour
Réponse - acceptation de Jésus dans la Famille, en l'accueillant
« Marie dit : Je suis la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole. »(Lc 1,38).
« Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit. »(Mt 1;24).
Confiance, obéissance et acceptation de la volonté de Dieu par l'intermédiaire des Anges.
Dieu ne leur a pas parlé en personne, mais seulement par l'intermédiaire de ses Anges.
Quatrième Jour
Jésus devient l'Enfant de Marie - Marie est avec l'Enfant - Jésus maintenant vit en Marie:
« Béni le fruit de ton sein. »(Lc 1,42)
« Joseph prend Marie comme sa femme avec Jésus, avec une foi, une confiance et une humilité profonde. »(cf. Mt 1,25).
Cinquième Jour
Jésus est né à Bethléhem dans une pauvreté matérielle, une misère et une indigence extrême ...
La douleur est terrible pour Joseph qui est incapable de donner à Jésus un endroit convenable pour naître. Le Fils de Dieu est né parmi les animaux dans une crèche...
« Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche... »(Lc 2,7).
Réduit à la plus grande pauvreté matérielle mais élevé à la plus haute richesse spirituelle.
« La Sainte Famille est notre inspiration et notre guide pour pratiquer la pauvreté volontaire. Cela nous rend immensément heureux au point de désirer être revêtus de la pauvreté et de l'humilité extrême de Jésus sur la croix - mourir comme un indigent sans défense qui désire être rien et ne rien avoir sauf travailler de plus en plus pour Sa plus grande gloire. Nous faisons cela par obéissance joyeuse à sa volonté, par amour, jusqu'à notre mort. »(R.21).(Statuts des Frères M.C. Contemplatifs).
Sixième Jour
Jésus est né dans l'humilité pour donner la joie, la joie à partager.
Beaucoup d'humiliations pour la Sainte Famille. Marie et Joseph ne pouvaient avoir de pire humiliation que celle de ne pouvoir offrir un logis convenable au Fils de Dieu né de la Vierge Marie. Et cependant il y a joie au ciel et paix sur la terre pour toute personne de bonne volonté. Paradoxalement il y a une grande souffrance et une grande joie depuis l'Annonciation.
« Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple. »(Lc 2,10).
Ici Marie et Joseph obéissent promptement aux lois , sans en compter le coût et sans poser de questions.
Triduum
Septième Jour
Dévotion.
« En Joseph...en outre la tension apparente entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celuiqui possède la perfection de la Charité. »(Redemptoris Custos).
« La famille qui prie ensemble reste ensemble. »
Nazareth nous apprend l'importance du silence profond et positif.
« Si seulement nous pouvions apprécier une fois de plus sa grande valeur,. Le silence de Nazareth devrait nous apprendre à méditer en paix et en silence, à réfléchir sur le spirituel en profondeur, et à être ouverts à la voix de la sagesse intérieure de Dieu. Nazareth peut nous apprendre la valeur de l'étude et de la préparation de la méditation, d'une vie spirituelle personnelle bien ordonnée et d'une prière silencieuse qui est connue seulement de Dieu. » (Paul VI). R.198)
Huitième Jour Fidélité et obéissance, constance et persévérance en amour , par amour :
« Après leur départ (des Mages), voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te le dise. .. » « Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte ; et il resta jusqu'à la mort d'Hérode,... » (Mt 2,13-15).
« Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph , en Egypte, et lui dit : « lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère , et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts , ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël... »(Mt 2, 19-21)
Par la souffrance, le dur labeur et l'endurance, la Sainte Famille a grandi en sainteté.
Neuvième Jour
Nazareth restera pour nous le premier modèle pour toutes nos communautés:
- Pour vivre comme ils ont vécu.
- Aimer comme ils ont aimé
- Prier comme ils ont prié
- Pratiquer les vertus comme ils les ont pratiquées, spécialement les vertus cardinales et les vertus morales de foi, d'espérance et de Charité, de prudence, de justice, de tempérance et de fortitude.
- Se servir les uns les autres, spécialement les plus pauvres parmi les pauvres, comme ils les ont servis.
- Être saints comme ils ont été saints.
« Nous pouvons dire que la Sainte Famille était la Trinité sur la terre, que d'une certaine façon elle représentait la Trinité Céleste elle-même. » (St François de Sales)
« Nazareth est la maison de chaque frère contemplatif et en même temps le modèle et l'école où nous apprenons comment être saints comme Jésus, Marie et Joseph. Ils sont non seulement notre modèle de vertus mais nos professeurs:
- d'Humilité (H umility) - La propre humilité de Dieu incarnée maintenant dans la personne de Jésus qui nous invite à apprendre de son humilité. (Mt 11,29).
- d'Obéissance (O bedience) - Etre toujours prêts à faire la sainte volonté de Dieu. Jésus a obéi à ses parents humains (Lc 2,52). Il a appris l'obéissance à travers la souffrance (Heb 5,8).
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin." (Jn 4,34). Il fut obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix. Marie dit à l'Ange: « Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole ! » (Lc 1,38). Joseph aussi est est un réel exemple de prompte obéissance: « Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit...(Mt 1, 24; 2, 14; 2, 21.).
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d'Amour (L ove)- On peut dire que la Sainte Famille de Nazareth est l'ombre la plus proche sur la terre de l'amour de la Sainte Trinité. Comme le centre de Dieu est un amour invincible, créatif, toujours frais et dynamique, il y avait dans le cœur de la Sainte Famille le même amour durable. Personne n'a jamais autant aimé ni vécu si proche de Jésus que Marie et Joseph dans leur maison de Nazareth. Cette proximité était aussi bien physique que spirituelle et mystique.
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de Désir ardent (Y earning)
: que l'on peut identifier à sa soif...La soif de nous de Dieu peut concrètement se trouver en Jésus qui a vécu et est mort, mort en criant : « J'ai soif. » Jésus avait soif de notre soif de Lui. Marie debout au pied de la croix de Jésus et ayant vécu 33 ans avec Lui, a partagé sa soif ; St Jean aussi, qui symbolise toute l'humanité, confiée à elle.
Marie et Joseph ont été choisis pour aider Jésus à conclure sa Mission sur la terre... « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé. » (Lc 12, 49). « Si quelqu'un a soif , qu'il vienne à moi, et qu'il boive » (cf. Jn 7,37.).
Chaque frère contemplatif M.C. doit expérimenter cette double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie et partager cette soif de Jésus aussi étroitement que possible, comme Notre Dame et Saint Joseph l'ont partagée :
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La Soif
a) La soif que Dieu a de nous et de tous
b) Notre soif de Dieu
Jésus a choisi Mère Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense qui s'est répandue de l'autre côté de la mer et des océans comme des flammes de feu. Nous partageons tous sa soif et travaillons dur pour étancher la soif de Jésus en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin de nos vies." (R 16).
N.B. HOLY en anglais = SAINT en français
Prière pour la Neuvaine à la Sainte Famille
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer notre Société comme nous le devrions, par-dessus toute chose terrestre, et de toujours montrer notre amour par des actes.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de vivre généreusement les vœux que nous avons faits ou allons faire.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de participer comme nous le devrions à la défense et à la propagation de la foi quand le devoir appelle, par la parole ou par le sacrifice de nos biens et même de nos vies.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer les frères de nos Communautés dans une charité réciproque comme nous le devrions et établissez-nous en parfaite harmonie de pensée, de volonté et d'action sous la conduite de nos Supérieurs; enseignez-nous à être pauvres et simples et à aller à la recherche des plus pauvres parmi les pauvres afin d'aimer et de servir dans l'obéissance à nos Règles.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de conformer nos vies pleinement comme nous le devrions à l'Esprit et au Charisme de notre Société comme ils sont détaillés dans nos Constitutions et notre Chemin spirituel, afin de vivre toujours dans cette Charité qu'ils développent. Jésus, Marie et Joseph, nous demandons en particulier la faveur spéciale(mentionnez votre faveur)...
Consécration de notre Société à la Sainte Famille
Jésus plein d'amour, par tes sublimes et belles vertus d'humilité, de charité, de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, de patience et de douceur tu bénis avec paix et joie la famille que tu as choisie sur la terre. Dans ta miséricorde, jette un regard sur notre Société. Nous t'appartenons, car nous avons reçu de toi de nombreuses bénédictions depuis de nombreuses années et nous nous confions et confions notre Société avec sa croissance en sainteté et en nombre à ta providence pleine d'amour, à ton attention et à ta protection paternelle.
Jette un regard sur notre Communauté, notre Société et tous ses membres. Dans ta bonté pleine d'amour, préserve-nous des dangers, aide-nous en temps de besoin, et accorde-nous la grâce de persévérer jusqu'au bout dans l'imitation de ta Sainte Famille, afin que t'ayant aimé et servi dans nos frères et dans les plus pauvres parmi les pauvres fidèlement sur la terre, nous puissions te louer éternellement au Ciel.
Marie, notre très chère Mère, nous avons recours à ton intercession, en sachant que ton Divin Fils entendra nos prières. Glorieux Patriarche, St Joseph, aide-nous par tes puissantes prières et offre nos prières à Jésus par les mains de Marie. Amen.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
Sœur Joseph-Michael M.C., Mère Teresa M.C., Frère Luc M.C., Père Sebastian M.C.
rue Saint Bon à Paris chez les sœurs M.C. le 11 Mai 1988
22.10.07

« L'amour ne renonce jamais » Samedi 20 octobre 2007
Bien-aimés Jean-Claude et Fabienne
Que la paix et la joie du Seigneur soit avec vous. Ce fut une joie de recevoir votre email. Comme j'étais au Mexique et aux USA, je viens de le recevoir. Félicitations à tous les LMC qui ont fait et renouvelé leurs voeux. Quel thème magnifique vous avez choisi pour votre journée de prière: « Come be my light », « Viens, sois ma lumière ». Jésus veut que nous soyons tous sa lumière, peu importe où nous sommes. Nous sommes l'ampoule électrique et il est le courant. Plus l'ampoule est transparente, plus la lumière brillera. Comment allez-vous tous? J'espère que vous allez bien. Je pars pour l'Inde demain et espère être de retour le 20 novembre.
Veuillez penser à moi dans vos prières.
Toutes mes amitiés et ma prière à tous nos MC et LMC.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien M.C.
20.09.07

Laudetur Sacra Familia
10 septembre 2007
« ...Les trésors de l'Eglise »
Chers frères et soeurs bien-aimés,
Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté et humbles. Félicitations chaleureuses, joyeuse et sainte nouvelle vie aux frères Ramon M.C., François Marie M.C., Victor M.C., Michael M.C. Frère Ramon M.C. a fait de sa vie un long engagement à Jésus par la profession des conseils évangéliques et le quatrième voeu de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres. Le jour de l'anniversaire de la naissance sur la terre de notre Mère céleste, le 8 septembre 2007, frère Ramon M.C. a dit au Seigneur, dans la basilique St Antoine de Padoue à Rome, à 16h, comme et avec Notre Dame: « Fiat voluntas tua » - « Que ta volonté soit faite ». La basilique était comble. Le célébrant principal était Rt. Rev. Mgr. Agostino Marchetto, secrétaire général du Conseil Pontifical pour les Immigrants étrangers et les Pélerins du monde. Après les mots de bienvenue de frère André Marie M.C., le célébrant commença à chanter lui-même le « Kyrie », ce qui surprit tout le monde, en particulier la chorale. La célébration entière dura deux longues heures. Le chant fut angélique. Le psaume responsorial chanté par Mini toucha tous les coeurs.
L'homélie, donnée en italien et en anglais, fut simple et plutôt courte. Le célébrant commença par les rencontres de Mère avec son Eminence le cardinal Camillo Ruini, ce que son Eminence rappela récemment pour le 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa de Calcutta. « Chaque fois que la bienheureuse Teresa allait voir le cardinal elle lui disait invariablement qu'elle venait lui faire un don, et il attendait le don...mais ses mains étaient toujours vides...tandis que son coeur était plein d'amour et de gratitude. Il se rendit compte que son don c'étaient les bonnes oeuvres de miséricorde qu'elle et la famille des Missionnaires de la Charité faisaient pour les plus pauvres parmi les pauvres, « qui sont vraiment les trésors de l'Eglise. » (St. Laurent)
« Frère Ramon est cette sorte de don offert et consacré à Dieu ce soir pour être avec lui et envoyé proclamer la Bonne Nouvelle aux pauvres, » dit le prédicateur. Frère Ramon M.C. dit maintenant, comme et avec Notre Dame: « Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ». Il va alors en hâte avec Jésus comme elle le fit en son temps chez sa cousine Elisabeth. Aujourd'hui nous devons aller avec Jésus et Marie rencontrer les besoins des pauvres, pour leur apporter une aide , mais surtout pour leur apporter Jésus, où qu'ils puissent se se trouver. Il parla des difficultés de la vie communautaire. Il cita St. Berchmans, qui avait l'habitude de dire: « Vita communis est maxima penitentia mea – La vie communautaire est ma plus grande pénitence ». Nous devons aussi savoir que nous n'avons pas une communauté toute faite, mais une communauté qui est à faire et à refaire, à corriger et à perfectionner. Nous savons aussi très bien que notre communauté n'est pas composée de personnes qui sont déjà saintes, mais de personnes qui essaient d'être saintes. Nous devenons saints ensemble, faisant appel aux vertus des autres pour combattre nos faiblesses. Nous devrions par conséquent être extrêmement patients avec les fautes et les défauts des autres.
Nous devons prier quotidiennement le Saint Esprit de nous unir tous dans son amour, en louant et remerciant Dieu les uns pour les autres. Prier ensemble en tant que communauté est notre force et notre protection. La communauté qui prie ensemble reste ensemble.
Etant donné que la célébration des voeux définitifs de frère Ramon M.C. faisait partie du programme du 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa, que nous avons commencé à Rome du dimanche 26 août au lundi 10 septembre 2007, un grand nombre de nos pauvres, de nombreuses soeurs M.C., de pères M.C., de LMC, de coopérateurs, de volontaires et autres personnes étaient présentes pour la profession. La soeur de frère Ramon, Josi Lusterio, fit tout le voyage depuis les Philippines, tandis que deux de ses amies du Canada, Vicky et Violyn, la rejoignirent à Rome. Leur séjour à Rome se limita à une semaine en tout. La communauté de Bushat eut sa représentation en la personne de frère Luc M.C....un grand sacrifice pour la communauté là-bas. Frère Luc M.C. et frère Ramon M.C. retourneront en Albanie, si Dieu le veut, le 15 septembre 2007.
Notre célébration cette fois fut de nature plus spirituelle. La nuit du 8 septembre 2007 se passa en adoration, en actions de grâces, et aussi en veillée pour nos frères François Marie, Victor et Michael, qui allaient faire leur profession temporaire le jour suivant, c.a.d. le dimanche 9 septembre 2007.
Son Excellence Mgr. Oscar Rizzato du Vatican présida la célébration eucharistique, qui eut lieu dans notre église de la Sainte Famille 8 Via San Agapito à Rome à 17h. Notre église était pleine. Ce fut une célébration combinée, des premières professions, d'actions de grâces pour les hommes de la Casa Serena avant que nous la fermions pour la nettoyer et faire des travaux de réparation, et aussi pour choisir ceux qui sont réellement les pauvres et les sans-abri, et de la conclusion officielle du 10ème anniversaire de l'entrée au ciel de la bienheureuse Teresa. Naturellement l'accent principal fut mis sur la profession religieuse de nos frères bien-aimés. L'archevêque parla de « la sagesse du coeur » - la sapienza del cuore ». Ce fut la réponse du psaume du dimanche chanté par Mini. La chorale fut à nouveau très angélique. A la Sainte Communion frère Piet M.C. chanta les deux jours le « Panis Angelicus ». Cela transporta au septième ciel l'esprit de l'archevêque, Mgr. O. Rizzato. Il remercia à plusieurs reprises frère Piet M.C. d' avoir si bien chanté « Panis Angelicus ».
Bien que la plupart des soeurs M.C. soient venues à la messe de clôture des célébrations du 10ème anniversaire de la mort de Mère à la basilique St Jean de Latran, un grand nombre d'entre elles vinrent encore également à la profession des frères.
Les trois frères passèrent leur Master en Charité à l'Université des Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Teresa de Calcutta. A partir de maintenant jusqu'au dernier jour de leur vie sur la terre ils ajouteront M.C. à leurs noms, pourvu qu'ils persévèrent dans ce grand don de leur vocation M.C. Ils doivent faire leur entraînement pratique, que nous appelons Juniorat, pendant cinq ans, avant d'être complètement inséré dans notre Société. Soutenons-les par nos prières ferventes, nos paroles et notre bon exemple, et par nos sacrifices généreux. Les M.C. peuvent vouloir dire:
Martyrs de la Charité
Maîtres de la Charité
Ministres de la Charité
Missionnaires de la Charité.
Ce qui est commun pour tous c'est la Charité, sans laquelle nous pouvons être de simples travailleurs sociaux: mais Jésus veut que les Missionnaires de la Charité soient son feu d'amour parmi les très pauvres, les malades, les sans-abri, les handicapés, les enfants de la rue, etc. (cf.M.F.G. p. 17)
Merci à tous les frères, aux LMC, aux coopérateurs et aux autres, qui non seulement ont offert leurs prières et leurs sacrifices pour les frères, mais aussi envoyé des télégrammes, des cartes et des lettres, en plus des nombreux coups de téléphone. Sincères remerciements à Adolfo LMC qui a fait tout le voyage à Rome depuis Parme pour participer aux professions des frères. Pour nous ce fut très encourageant et édifiant. Restons fidèles à notre vocation. Cet appel de Jésus à « aimer et à souffrir et à sauver des âmes » est un don ineffable de Dieu pour lequel nous devons tous lui rester éternellement fidéles et reconnaissants. Notre fidélité à notre vie de prière, de pénitence et d'oeuvres de miséricorde nous aidera non seulement à grandir en sainteté, mais également à persévérer dans notre vocation.
...Mercredi 5 septembre 2007, 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa M.C., la famille M.C. ensemble avec nos pauvres, les LMC, les coopérateurs, les bienfaiteurs et autres personnes – environ 1500 en tout – sont allés place St Pierre participer à l'audience générale. A la fin de l'audience générale le Saint Père Benoît XVI a donné le message suivant à la famille des Missionnaires de la Charité :
« Je salue les membres des Missionnaires de la Charité qui sont venus ici avec leurs coopérateurs en ce 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa de Calcutta. Chers amis, la vie et le témoignage de cet authentique disciple du Christ, dont nous célébrons précisément aujourd'hui la mémoire liturgique, est une invitation pour vous et pour l'Eglise toute entière à servir Dieu toujours fidèlement dans les plus pauvres et les plus nécessiteux. Continuez de suivre son exemple et d'être partout des instruments de la divine miséricorde. » (Message du Saint Père, Benoît XVI, 5 septembre 2007)
Aprés l'audience Père Brian M.C.F. (postulateur), Sr. Fatima M.C. responsable de la branche des soeurs Missionnaires de la Charité contemplatives, Sr. Patrick M.C., la supérieure régionale pour le sud de l'Italie, et Père Sebastian M.C. purent rencontrer le Saint Père et lui parler personnellement. Sr Maria Pia M.C., la supérieure régionale de Rome et du nord de l'Italie, fit un grand sacrifice car seulement quatre d'entre nous purent avoir les tickets spéciaux. Père Brian donna au Pape un exemplaire du livre « Mère Teresa : viens, sois ma lumière » en allemand et en anglais.
D'autre part, je pris la famille M.C. toute entière avec moi et la présentai au Saint Père en lui demandant de bénir tous les membres de notre famille, nos frères, nos soeurs, nos pauvres: les aveugles, les boiteux, les paralysés, les estropiés, les lépreux, les malades du sida, les veuves, les orphelins et les handicapés, nos LMC, coopérateurs, nos bienfaiteurs, toutes les personnes de bonne volonté, et ceux qui n'ont pas le désir de Dieu. Je restai là debout en présence du Vicaire du Christ sur la terre et reçus sa bénédiction pour chaque personne sans exception. Je me sentis très petit, abaissé et indigne de vous représenter tous, de parler à celui qui représente Jésus sur la terre et de lui demander sa bénédiction et ses prières. Quand je lui dis : « Veuillez, Saint Père, vous souvenir de nous tous dans vos prières », il me dit: « Priez pour moi aussi. » Je lui dis que nous nous souvenions de lui plusieurs fois par jour et que nous prions pour ses intentions. Il fut extrêmement heureux de l'entendre. Il me bénit à nouveau et j'embrassai son anneau. Pendant tout ce temps nous nous tenions les mains, comme vous pouvez le voir sur les photos prises à cette occasion.
Je voudrais conclure cette lettre avec la prière suivante à la Sainte Famille, qui peut nous aider à faire de nos communautés et de nos familles « un autre Nazareth » (cf. la bienheureuse Teresa M.C.):
« Jésus, Marie et Joseph dans mon esprit,
Pour que je pense toujours à vous.
Jésus, Marie et Joseph dans mes yeux,
Pour que je vous regarde toujours.
Jésus, Marie et Joseph dans mes oreilles,
Pour que je vous écoute attentivement.
Jésus, Marie et Joseph sur mes lèvres,
Pour que je vous parle toujours.
Jésus, Marie et Joseph dans mon coeur,
Pour que je vous aime toujours.
Jésus, Marie et Joseph dans mes pas,
Pour que je marche toujours vers vous. »
Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
13.09.07

« Dites aux LMC qu'ils sont tous les jours dans ma prière. Nous avons une bougie qui brûle pour eux aussi à l'adoration. » ( Bienheureuse Teresa M.C. )
Assomption 2007
Appel à la sainteté.
Tout d'abord j'aimerais exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour chaque Laïc Missionnaire de la Charité (LMC) où qu'il vive, travaille et essaie de devenir plus saint. Le document « Christifideles Laici » dit: « Aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance...Le saint est le témoignage le plus éclatant de la dignité conférée au disciple du Christ. » (Christifideles Laici: 16). Mais ils devraient devenir saints en vivant au cœur du monde, en faisant de petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour. « Ni le soin de leur famille ni les affaires temporelles ne doivent être étrangers à leur spiritualité » (Vat. II, Décret sur l'Apostolat des Laïcs, 4)
Gratitude envers Dieu pour l'appel.
Je voudrais également demander à tous les LMC du monde de ne jamais oublier de remercier Dieu chaque jour pour le don de leur vocation de LMC. Comme votre vocation est fantastique! Croyez-moi, Dieu n'aurait pas pu vous faire un don meilleur que celui de la vocation de devenir saints. En outre, il vous donne aussi les moyens de le réaliser. Nous, M.C., nous remercions Dieu chaque jour pour notre vocation de M.C. et pour la vocation des Laïcs Missionnaires de la Charité. Aussi longtemps que nous louerons et remercierons Dieu, nous recevrons la grâce, le courage et la force de surmonter les épreuves de notre vie, y compris les nombreuses tentations de découragement: nous grandirons en sainteté et persévérerons dans notre vocation. Continuons « d'allumer une bougie plutôt que de maudire l'obscurité ».
Dieu en personne appelle chacun.
Il est aussi nécessaire de connaître la personne qui vous a appelés ou vous appelle et pourquoi elle vous a appelés. Tout d'abord vous savez que vous n'êtes pas appelés par vos amis, vos curés de paroisse, vos évêques ou cardinaux, ou même par le Saint Père. Ils peuvent tous vous aider à répondre à l'appel à devenir LMC. Pouvez-vous imaginer que Dieu en personne vous a appelés et vous appelle, et que vous êtes libres de répondre à son appel? Comment pouvez-vous refuser son appel? Écoutez la bienheureuse Teresa M.C.: « Je vous ai répondu, vous savez Jésus que je suis prête à partir sur- le- champ...Jésus, mon Jésus, je suis tout à Toi, je suis si stupide, je ne sais pas quoi dire, mais fais de moi ce que tu veux, comme tu le veux, aussi longtemps que tu le veux. Je t'aime non pour ce que tu donnes, mais pour ce que tu prends, Jésus. » (M.F.G.17)
La vocation est un mystère.
Pourquoi vous et pas quelqu'un d'autre? C'est un vrai mystère. Pourquoi est-ce qu'il nous a choisis, vous et moi et pas quelqu'un d'autre pour partager sa vie et sa mission? Plus nous ressentons son amour – qu'aucun de nous ne peut revendiquer, et dont nous ne sommes pas dignes non plus, si ce n'est de l' accepter et d'y répondre généreusement et avec persévérance - plus nous devons tous devenir reconnaissants! Il appelle à partager non seulement sa vie mais également sa mission d'amour qui touche ceux qui sont dans le besoin. Jésus a dit à la bienheureuse Teresa M.C. en 1947: « Viens, sois ma lumière. Je ne peux pas y aller seul. Ils ne me connaissent pas – Toi, viens, va parmi eux »
(M.F.G. 18) Il lui a dit aussi: « Tu es, je le sais, la personne la plus incapable, la plus faible et la plus pécheresse, mais c'est justement parce que tu es ainsi – Je veux t'utiliser pour ma Gloire. Refuseras-tu? (M.F.G.17)
Indignes de l'appel
Notre vocation ne dépend donc pas de nos mérites, de nos capacités, de notre intelligence, du lieu de notre naissance, de nos parents ou de notre sainteté, elle dépend totalement de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Ecoutons St Paul: « Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu. (1 Co 1, 26-29).
Quelques questions et réponses.
Certaines personnes, y compris des membres de la famille M.C., posent parfois certaines questions comme:
1) Est-ce que notre Mère, c-a-d. la bienheureuse Teresa M.C. savait tout au sujet du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC)?
2) Si elle le savait alors aurait-elle permis aux LMC d'exister?
3) Comment des personnes mariées peuvent-elles faire des vœux? N'est-ce pas contre les enseignements de l'Eglise ?
4) Y a-t-il une différence entre les vœux d'un religieux et d'un laïc, marié ou célibataire?
5) Quel est le statut canonique des Laïcs Missionnaires de la Charité?
Cette lettre a pour but de répondre à ces questions et à d'autres qui lui ressemblent en retournant à la source aussi loin que possible.
Nous commençons par les questions numéro un et deux, à savoir :
La bienheureuse Teresa et les Laïcs Missionnaires de la Charité
Un des grands dons que Dieu a fait à notre branche contemplative est celui d'avoir initié le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Il a été fondé à notre Maison-Mère à Rome le lundi de la semaine sainte , le 16 Avril 1984, lorsque quatre personnes mariées – deux hommes et deux femmes – ont fait leurs vœux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres en présence des fondateurs, Mère Teresa M.C. et père Sebastian Vazhakala M.C. Avec l'aide de Dieu et grâce aux prières et aux sacrifices d'un grand nombre de personnes, nous avons maintenant des LMC dans 53 pays du monde. Nous espérons et prions pour qu'ils continuent à grandir en sainteté et en nombre.
Dans les paroles de notre bienheureuse et bien-aimée Teresa M.C., les LMC partagent non seulement l'apostolat des Missionnaires de la Charité mais ils partagent surtout l'esprit, le charisme et la vie des Missionnaires de la Charité par les vœux qu'ils font et le chemin de sainteté qu'ils essaient de vivre au cœur du monde. C'est un chemin de vie qui est destiné à faire des familles « les sanctuaires domestiques de l'Eglise, à l'exemple de la famille de Nazareth ». Les personnes Jésus, Marie et Joseph sont donc leurs modèles, leurs patrons , leurs protecteurs et leurs intercesseurs célestes; et les LMC à leur tour sont censés mener une vie de famille exemplaire, en devenant humbles et saints comme eux.
Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité n' a pas commencé seulement avec et en présence de la bienheureuse Mère Teresa M.C., mais elle est devenue à tout moment un apôtre zélé du Mouvement, encourageant les personnes laïques à rejoindre le Mouvement.
Dans sa lettre au Serviteur de Dieu Jean Paul II pour la reconnaissance de notre Société, le mercredi 16 juin 1993, elle écrit:
« Notre cher Saint Père,
...Le très beau don que Dieu a fait aux frères (Missionnaires de la Charité Contemplatifs) est celui d'avoir initié le Mouvement pour les familles des Laïcs Missionnaires de la Charité. Il y a déjà 500 familles à travers le monde qui ont consacré leurs vies à vivre par la prière et les vœux de pauvreté, de charité, de chasteté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres, autant que leur vie de personnes mariées le leur permet. Cette consécration a été un très grand don de Dieu aux familles. Aussi, Saint Père, veuillez prier pour eux et les bénir...
A la même occasion elle a écrit aussi aux Eminences le cardinal Martinez Somalo, Préfet de la Congrégation pour les Religieux et les Instituts séculiers, et au cardinal Camillo Ruini, Vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, en des termes similaires:
« Avec la bénédiction de Dieu les frères contemplatifs ont été un don spécial de Dieu aux familles que l'on connait sous le nom de Laïcs Missionnaires de la Charité et qui sont dans 20 pays (en 1993), répandant la Parole de Dieu par leurs vies et leurs exemples...Ils ont aussi, comme nous, une vie profonde de prière et sont liés par les mêmes vœux de pauvreté, de chasteté, d'obéissance et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, autant que des personnes mariées peuvent le vivre...(Rome, 15/6/1993)
La bienheureuse Teresa M.C. a écrit aussi quelques lettres directement aux Laïcs Missionnaires de la Charité. Elle écrit par exemple le jeudi 9 décembre 1993:
« Mes chers Laïcs Missionnaires, gardez la joie d'aimer Jésus dans votre cœur et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez. Prenez une ferme résolution: Je serai, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint. Cela vous aidera à étancher la soif d'amour des âmes de Jésus, en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres, particulièrement de votre famille. Prions. Que Dieu vous bénisse. M.Teresa M.C.
»
Le mardi 19 juillet 1997, avant de dire au revoir à Rome pour la dernière fois, elle a écrit quelques lignes de ses mains frêles:
« Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité, gardez la joie d'aimer en Le servant dans les pauvres.
Que Dieu vous bénisse. M.Teresa M.C.
Depuis que les LMC existent, elle les a emportés avec elle partout où elle est allée. Elle a même parlé avec le roi et la reine de Belgique et d'Espagne, en leur demandant de rejoindre le Mouvement LMC. Elle m'a dit qu'elle avait donné au roi de Belgique une copie de nos Statuts et un ostensoir pour sa chapelle pour avoir l'adoration quotidienne du Saint Sacrement exposé dans sa chapelle privée. Elle leur a dit de prendre contact avec moi. Mère m'a demandé de nombreuses fois si j'avais eu de leurs nouvelles.
Quand elle a écrit sur le nombre de bougies à brûler devant le Saint Sacrement exposé sur les autels M.C. du monde et quand elle a attribué à chaque branche les différentes parties du corps de Jésus, elle a écrit:
« Comme les Laïcs Missionnaires de la Charité et les Coopérateurs font partie de notre Société qui appartient d'une façon particulière à Notre Dame, nous brûlerons, dans le futur, 8 bougies devant le Saint Sacrement pendant l'adoration:
Deux lumières pour représenter les frères et les sœurs actifs qui sont les deux mains de Jésus.
Deux lumières pour représenter les frères et les sœurs contemplatifs qui sont les deux pieds de Jésus.
Une lumière pour représenter les pères M.C qui sont le Cœur de Jésus.
Une lumière pour représenter les Laïcs Missionnaires de la Charité qui sont la Sainte Face de Jésus.
Une lumière pour représenter les Coopérateurs qui sont la Tête de Jésus couronnée d'épines.
Une lumière pour représenter Notre Dame, Mère de toute la Société, qui intercède pour nous et nous conduit à Jésus.
Ce sera un don merveilleux fait à Jésus de nous avoir tous ensemble en adoration devant Lui."
(dans l'avion pour les U.S.A., le 2 août 1987)
Remarquez que les LMC ont la Face de Jésus, comme ils sont destinés à vivre au cœur du monde. Sans habit ni uniforme particulier, ils doivent montrer aux gens la face de Jésus par leurs paroles, leur vie et leur exemple. « Que ce ne soit plus nous qu'elle (chaque âme) regarde et qu'elle voit mais Jésus seul ». (Prière d' action de grâce après la Communion). Jésus dit à la bienheureuse Teresa: « Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils me verront, me connaîtront, me voudront. »
A partir de ce qui a été dit jusqu'ici, cela nous suffit pour comprendre la place et l'importance qu'elle a données aux Laïcs Missionnaires de la Charité au sein de la famille M.C. Elle les a toujours aidés à savoir partager la vie même des Missionnaires de la Charité. Pour elle le Mouvement LMC était comme une autre branche de la famille M.C. De plus elle savait que que tout dépendait de la famille comme première école pour tout être humain.
Mère aimait beaucoup non seulement rencontrer les LMC en différentes parties du monde, mais aussi leur donner des conférences. Elle les exhortait à rester fidèles aux enseignements de l'Eglise Catholique, en les aidant à suivre l'esprit et le charisme M.C. tels qu'ils sont détaillés dans les Statuts des LMC afin qu'ils puissent devenir « humbles comme Marie et saints comme Jésus ». Les vœux sont destinés à aider les laïcs à soutenir et renforcer le lien du sacrement de mariage. En d'autres termes, le Mouvement LMC est au service de la famille, qui est:
« Le patrimoine de l'humanité...La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Celle-ci a été et demeure une école de la foi, un laboratoire de valeurs humaines et civiles, un foyer dans lequel la vie humaine naît et où elle est accueillie de manière généreuse et responsable...(Pape Benoît XVI, dimanche 13 mai 2007, Sanctuaire d'Aparacida, Brésil).
L'un des principaux champs d'action du Mouvement LMC est de travailler à sauver et à restaurer les familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Eglise. Les LMC étudient les documents du Magistère tels que « Familiaris Consortio », « Christifideles Laici », etc...
Les vœux des personnes mariées et l'enseignement de l'Eglise.
Afin de répondre aux questions numéro trois et quatre je voudrais d'abord donner une citation d'un des derniers documents de l'Eglise, « Vita Consecrata ». Il dit: « « En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte « consacré » dans le sacrement du mariage, ils confirment par un vœu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations » (25 mars 1966, V.C. 62,4).
L'Eglise non seulement approuve que les personnes mariées fassent des vœux mais elle apprécie et encourage quand elle dit: « les formes d'engagement louables que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux... ils confirment par un vœu le devoir... » Ici les déclarations de notre Mère l'Eglise sont très claires. L'Eglise parle des trois vœux de Chasteté, de Pauvreté et d'Obéissance autant que leur statut de personnes mariées le permet.
L'Eglise aussi dit aussi très clairement qu'il y a une différence entre les vœux d'un religieux et d'un laïc, marié ou célibataire, quand elle dit: « ... On ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement ». En plus, les vœux d'un religieux sont publics juridiquement parlant, tandis que les vœux des LMC sont juridiquement privés. Les LMC ne font pas leurs vœux au nom de l'Eglise ou entre les mains d'un Supérieur, car ils n'ont pas de Supérieurs mais des « Liens » (cf les statuts LMC, les Liens).
« Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences» , dit le document « Vita Consecrata », « on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier... ».
L'Eglise reconnaît que cette forme d'engagement chrétien catholique est « un chemin de sanctification particulier », comme nous savons qu' « aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance ». (Christifideles Laici, 16).
Le Statut canonique et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité
Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité est une personne publique diocésaine juridique dans le diocèse de Rome. Il a été reconnu comme tel le 25 février 1987 par feu le Cardinal de Rome, son Éminence le cardinal Ugo Poletti. Les Statuts et le Chemin de Vie du dit Mouvement ont été approuvés par le même Cardinal basés sur les Canons 116 & 117.
VICARIAT DE ROME
Office des Instituts Religieux
Rome – 25 Février 1987
Très Révérend Père Sebastian,
J'ai reçu la copie des Statuts et du chemin de vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et je suis très heureux de dire que je ne peux qu'être en accord avec l'objectif fondamental du Mouvement qui se propose de restaurer le sanctuaire domestique de la famille à travers la prière, le dialogue et la consécration personnelle.
Je souhaite vraiment et je prie qu'avec la grâce de Dieu, le chemin déjà parcouru s'enrichisse toujours plus de nombreux et généreux disciples , afin que cette œuvre, si bénéfique et si chrétienne, continue de se propager, en communion avec l'Eglise universelle et plus particulièrement avec notre bien-aimé diocèse de Rome.
Réconforté par les fruits des bienfaits spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier Notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux de ces « Laïcs Missionnaires de la Charité », j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir que ce Mouvement soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87.
J'implore sur vous tous l'assistance divine et la grâce de l'Esprit Saint, avec le souhait qu'elles produisent du fruit en abondance dans vos vies et dans le travail que les Laïcs Missionnaires de la Charité entreprendront pour la plus grande gloire de Dieu, et de tout cœur je vous envoie ma bénédiction paternelle.
Cardinal Ugo Poletti
Vicaire de sa Sainteté
pour le Diocèse de Rome
Etant donné que le Mouvement LMC est devenu universel et international, nous désirons maintenant que le Saint Siège l'érige selon le Canon 312/1.
Comme nous pouvons le voir d'après la lettre ci-dessus, le Mouvement est affilié à la Congrégation des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs, fondés par notre bien-aimée et bienheureuse Teresa M.C. Cela signifie que la Maison-Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison-Mère des Laïcs M.C. Leur Supérieur général demeurera le Directeur Spirituel international du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile, et sera assisté par les Liens internationaux LMC selon les différentes langues et le (ou la) secrétaire général(e) internationale (cf Statuts LMC n° 42, C 1). Cette clarification nécessaire ne diminue pas la place et l'importance des Directeurs Spirituels pour chaque groupe local; grâce à de nombreux évêques qui ont très gentiment nommé leurs prêtres pour conduire les LMC à découvrir la vocation et la mission comme fidèles laïcs dans le monde d'aujourd'hui, à savoir, la vocation à la sainteté. « La vocation à la sainteté...Le saint est le témoignage le plus éclatant de la dignité conférée au disciple du Christ » (cf. Chritifideles Laici, n° 16). Certains groupes manquent encore de Directeurs Spirituels réguliers pour les guider.
De nombreux Évêques dans le monde veulent encore faire démarrer de nouveaux groupes LMC dans leurs diocèses.
Les Conventions internationales et le Chapitre Général.
Le Mouvement LMC a eu jusqu'ici trois conventions internationales, dont la dernière a été son premier Chapitre Général qui s'est tenu à Rome du 6 au 14 juillet 2002. Le prochain Chapitre Général se tiendra à Rome en liaison avec le Jubilé LMC, en avril 2009, si Dieu le veut.
Pour les LMC l'année deux mille neuf est donc l'année du jubilé, car le 16 avril 2009 les LMC auront 25 ans d'existence. Ce sera le jeudi de l'octave de Pâques. Il est nécessaire que nous préparions l'année jubilaire convenablement et longtemps d'avance. En fait nous avons commencé à y réfléchir et à avancer des suggestions précieuses: le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent se faire au niveau local, national et international.
En premier lieu ce doit être une année d'actions de grâces à Dieu pour le don du Mouvement LMC, pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont dans le Mouvement depuis le commencement.
C'est aussi un temps pour demander pardon pour tous nos péchés, nos négligences, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et pour les autres péchés commis contre nos vœux de chasteté, de pauvreté, d'obéissance et de service de tout cœur au service et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et les membres du Mouvement. Il y a tant de choses à regretter et tellement plus de raisons d'être reconnaissants à Dieu.
Il est absolument nécessaire que nous organisions ce grand événement pour les LMC du monde et que nous nous y préparions, afin que d'un seul cœur, âme esprit et force, nous puissions remercier Dieu Tout Puissant pour le don ineffable de notre vocation LMC et pour notre Mouvement dans sa totalité.
Le Mouvement LMC est un don de Dieu.
Pour chaque LMC particulier et pour sa famille respective.
Pour chaque groupe particulier.
Pour la famille MC et la branche des Contemplatifs M.C. en particulier.
Pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Pour l'Eglise toute entière.
Pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté et générosité.
Dans cette préparation il est nécessaire que tous les LMC quelque soit leur étape, leur âge, leur domicile ou nationalité soient impliqués, car cela doit être une année de renouveau, de réconciliation, de réparation, de restauration et de résolution (voir la lettre du père Sebastian de l'Epiphanie 2006). Ce renouveau doit se faire à tous les niveaux: individuel, du groupe, national et international.
Puisque ce renouveau est si vital à tous les niveaux de vies des LMC pour grandir en sainteté, persévérer dans leur vocation, aider les autres à faire la même chose par les paroles et par l'exemple, le Mouvement a besoin d'animateurs LMC saints, généreux, dévoués et convaincus, qui ne vont pas seulement prêcher et enseigner par leurs paroles, mais par leur exemple, par la force contagieuse, par l'influence sympathique de ce qu'ils font, par le débordement évident d'amour que leurs cœurs portent à Jésus.
Les préparations.
Il y a deux sortes de préparations: lointaine et immédiate. Nous commençons maintenant avec la première.
Préparation lointaine. Nous avons commencé notre préparation lointaine en formant le Comité International, composé des Liens Nationaux, des Directeurs Spirituels Nationaux, et des Liens Internationaux de différentes langues: italien, anglais, espagnol, etc.
Le Comité international LMC d'organisation du jubilé s'est réuni 8 via S. Agapito, 00177 à Rome, du mercredi 30 mai au dimanche 3 juin 2007. Tous les Liens nationaux et les Directeurs Spirituels nationaux n'étaient pas présents ou représentés.
Il peut être nécessaire de préciser pour tous les LMC du monde que les rencontres internationales à Rome en avril 2009 ont deux parties distinctes: le deuxième Chapitre Général (G.C.) des Laïcs Missionnaires de la Charité suivi par les célébrations du Jubilé. Donc le diagramme suivant est destiné à expliquer et exprimer en détails le lieu, la date, le thème, les participants, etc. du Chapitre Général et des célébrations du Jubilé.
a) Chapitre Général des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC).
Lieu: Rome
Date (G.C.): Mercredi 15 au Mardi 21 Avril 2009
Participants G.C.: Liens internationaux, Secrétaire Générale, Liens nationaux, représentants des différents groupes, certains participants qui peuvent être choisis par Rome, tous les Directeurs Spirituels. Ils seront 120 ou jusqu'à 150 si tous sont présents.
b) La retraite, les séminaires et les célébrations du Jubilé.
Ils sont ouverts à tous les LMC, les coopérateurs, les amis et toute personne de bonne volonté et générosité du
Mercredi 22 au dimanche 26 Avril 2009.
Mercredi 22 avril 2009: audience possible avec le Saint Père.
Jeudi 23 au avril 2009: célébrations principales du Jubilé.
Dimanche 26 avril 2009: Messe finale et cérémonies de clôture.
Le thème du Chapitre Général ainsi que celui du séminaire et de la retraite du Jubilé: « Restaurer toutes les personnes, les familles et les choses en Jésus Christ selon l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa M.C. et des Missionnaires de la Charité; l'identité LMC, la Vocation et la mission LMC ».
L'année jubilaire commence le jeudi 16 Avril 2008 et se termine le dimanche 26 Avril 2009.
Dans nos réunions de groupes et nos retraites LMC, y compris les nationales, nous essaierons de nous attarder sur ce thème du Jubilé. Cette lettre et d'autres et le rapport du Chapitre Général LMC (juillet 2002) peuvent être très utiles.
Prochaine rencontre.
« On a convenu qu'une rencontre supplémentaire était nécessaire avant le début de l'année jubilaire. Si Dieu le veut, père Sebastian sera au Pérou pour donner des retraites aux sœurs M.C. et aux LMC la dernière semaine de février 2008, il a donc été décidé que la prochaine rencontre se tiendrait à Lima au Pérou, commençant le ou vers le 5 (?) mars 2008. Père Sebastian a prié instamment chacun de faire son maximum pour être présent. » (du rapport d'Ann Burridge)
Prière pour le Chapitre et le Jubilé LMC.
O Seigneur, nous te supplions de répandre miséricordieusement ton Esprit Saint dans notre Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité , qu'il a créé par sa sagesse, qu'il gouverne et soutient par sa providence, et dont l'amour peut allumer dans notre Mouvement ce même feu que Notre Seigneur Jésus Christ a envoyé sur la terre, désirant ardemment qu'il brûle intensément, et ainsi:
« Souffle en moi, Esprit Saint,
Afin que toutes mes pensées soient saintes.
Agis en moi, Esprit Saint,
Afin que mon travail aussi soit saint,
Attire mon cœur, Esprit Saint,
Afin que je n'aime que ce qui est saint.
Fortifie-moi, Esprit Saint,
Afin que je défende tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
Afin que je sois toujours saint. »
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
« De sang, je suis albanaise. De citoyenneté, je suis indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique.
Quant à mon état, j'appartiens au monde. Quant à mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus. » (Bienheureuse Teresa Bojaxhiu M.C.)
Née le 26 août 1910 (Skopje) Décédée le 5 septembre 1997 (Calcutta)
Béatifiée le 19 octobre 2003 Fête le 5 septembre
07.03.07

A partir de fin mai 1983 la bienheureuse Teresa de Calcutta traversa de sérieux problèmes de santé . C'est à Rome qu'elle eut ses premières attaques au coeur et qu'elle fut admise à l'hôpital « Salvator Mundi » à Monteverde. Elle y passa plus d'un mois.
Un soir, Sr Sylvia, de joyeuse mémoire, me téléphona et me dit que notre Mère (la bienheureuse Teresa) – les soeurs parlent encore d'elle ainsi – voulait que je célébre la liturgie de l'Eucharistie dans sa chambre d'hôpital l'après-midi suivant. Je me rendis donc à « Salvator Mundi ». Comme je parcourais les couloirs de l'hôpital je vis beaucoup de patients qui regardaient la télévision de leurs lits .Quand je rentrai dans la chambre de Mère non seulement elle regardait mais elle contemplait une autre sorte de télévision très puissante – à savoir, elle était en adoration du Saint Sacrement exposé sur son lit. Elle était étendue sur son lit, avec la tête relevée, et le Saint Sacrement, exposé dans un grand ostensoir, était juste devant elle , lui faisant face, elle était entourée d'un groupe de soeurs.
Cela m'impressionna tellement que même aujourd'hui non seulement je m'en souviens très vivement mais je le vois très clairement devant mes yeux. Elle dit son saint chapelet et d'autres prières avec les soeurs et ensuite elles me demandèrent de les bénir , après quoi nous eûmes la Sainte Messe.
Quel témoignage de foi en l'Eucharistie édifiant et encourageant cela fut! Jésus Eucharistique lui donna toute la force et l'énergie dont elle avait besoin pour accepter tout ce que Jésus lui donnait et pour donner tout ce qu'il lui prenait avec un grand sourire.
Sa liberté d'aller de tous côtés en hâte pour le sauver et le servir dans les plus pauvres parmi les pauvres était maintenant réduite à cause de son attaque au coeur; aussi avait-elle décidé d 'apporter des âmes à Jésus par la prière, le sacrifice et l'adoration eucharistique etc...Elle fleurissait là où le Seigneur l'avait plantée pour ce laps de temps. Elle ne pensait pas à ses nombreux hiers remplis de travail apostolique et missionnaire, ni ne voyait un lendemain merveilleux, quand elle serait ressortie dans le monde, libérée de l'hôpital. Non, elle vivait son moment présent avec enthousiasme. De son lit de malade elle faisait pareillement son travail missionnaire, en étanchant la soif d'amour et des âmes de Jésus. En un mot leurs soifs n'étaient plus deux mais une seule. La soif infinie de Jésus devint sa soif quand elle reconnut que Jésus l'avait choisie pour être son épouse, l'épouse de Jésus crucifié.
Dans une relation entre époux il y a, avant tout, la fusion des deux deux volontés, la communion des deux coeurs et de tout l'être. Dans cette union mystique entre époux ils ne sont plus deux, mais ils deviennent un dans l'amour, et de cette union d'époux des âmes naîssent. Les époux en amour soupirent l'un pour l'autre, spécialement quand ils sont loin Leur séparation temporaire renforce seulement leur lien d'amour, en les faisant s'aimer toujours plus fort. La bienheureuse Teresa était amoureuse de Jésus et Jésus était amoureux d'elle.
Cet amour d'époux a conduit la bienheureuse Teresa à souffrir davantage pour les membres du corps mystique du Christ , l'Eglise. Elle a vu la présence de son époux bien-aimé dans l'affamé et plus elle a nourri l'affamé, plus elle est devenue affamée de Jésus dans l'affamé. Plus elle a étanché la soif des assoiffés, plus elle est devenue assoiffée de son bien-aimé époux. Plus elle a vêtu celui qui était nu, plus elle a hébergé le sans abri, plus elle a guéri le malade etc...plus elle s'est sentie unie à lui dans l'amour dans le plus petit, dans celui qui est perdu et dans celui qui est le dernier. Plus elle a aimé les pauvres et les aservis, plus son amour pour Jésus a grandi. « L'amour grandit à travers l'amour. » ( Pape Benoît XVI ).
Son coeur a langui pour lui qui brûlait à l'intérieur d'elle. Et elle l'a exprimé ainsi ainsi sous la forme d'une Litanie, le Dimanche 19 juin 1983. De son lit d'hôpital elle a exprimé sa soif insatiable de son bien-aimé ,qui se présenta à elle sous de nombreuses formes différentes.
Elle avait deux questions : « QUI DITES-VOUS QUE JE SUIS ?» (Mt 16,15)
et la seconde était :« QUI EST JESUS POUR MOI ? »
Ici nous la laissons nous parler. Ses mots ne sont pas de simples mots humains, mais des mots de vérité, de vie et de lumière éternelle. Ils sont le moyen sûr d'aimer et de servir Jésus; ils sont l'evangelion, la bonne nouvelle pour toutes les personnes de bonne volonté. Ici nous citons la deuxième question:

QUI EST JESUS POUR MOI?
Jésus est le Verbe fait chair.
Jésus est le Pain de Vie.
Jésus est la Victime offerte sur la Croix pour nos péchés.
Jésus est le Sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et les miens.
Jésus est la Parole - à proclamer.
Jésus est la Vérité- à dire.
Jésus est le Chemin – à suivre.
Jésus est la Lumière – à allumer.
Jésus est la Vie – à vivre.
Jésus est l'Amour – à aimer.
Jésus est la Joie – à partager.
Jésus est le Sacrifice – à offrir.
Jésus est la Paix - à donner
Jésus est le Pain de Vie – à manger.
Jésus est l'Affamé - à nourrir.
Jésus est l'Assoiffé – à rassasier.
Jésus est celui qui est nu – à vêtir.
Jésus est le Sans-abri – à héberger.
Jésus est le Malade – à guérir.
Jésus est l'Isolé – à aimer.
Jésus est le Non désiré – à désirer.
Jésus est le Lépreux - à qui laver les plaies.
Jésus est le Mendiant – à qui donner un sourire.
Jésus est l'Alcoolique – à écouter.
Jésus est le Malade mental - à protéger.
Jésus est le Petit – à embrasser.
Jésus est l'Aveugle – à conduire.
Jésus est le Muet – à qui parler.
Jésus est l'Infirme - avec qui marcher.
Jésus est le Toxicomane – à qui venir en aide.
Jésus est la Prostituée – à éloigner du danger et à qui venir en aide.
Jésus est le Prisonnier – à visiter.
Jésus est le Vieillard – à servir.
POUR MOI:
Jésus est mon Dieu.
Jésus est mon Epoux.
Jésus est ma Vie.
Jésus est mon seul Amour.
Jésus est mon Tout en Tout.
Je ne vis que pour Jésus.
Jésus, je l'aime de tout mon coeur, de tout mon être.
Je lui ai tout donné, même mes péchés et il m' a épousée dans la tendresse et dans l'amour.
Maintenant et pour la vie , je suis l'Epouse de mon Epoux Crucifié.
Amen.
Dieu vous bénisse.
M Teresa M.C.
Amitiés et priéres.
Dieu vous bénisse.
Rome, 10 septembre 2006.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
28.02.07

Très chers frères et soeurs LMC
Au nom de notre bien-aimé fondateur, Père Sebastian M.C., de notre secrétaire générale LMC, Gianna Tommasi à Rome, et de toute la famille LMC à travers le monde, je vous adresse par cette lettre mes voeux et mes souhaits affectueux, de bonne santé, de bonheur et toutes grâces et bénédictions pour la nouvelle Année .
En passant en revue les événements de cette année écoulée il semble clair qu'il s'est passé un grand nombre de choses dont nous pouvons être reconnaissants et tant de choses sont planifiées pour cette année et les quelques prochaines années jusqu'au jubilé des 25 ans des LMC en 2009.
Père Sebastian nous a exhortés à « Nous souvenir du passé avec gratitude, de regarder le futur avec confiance, et de vivre le présent avec enthousiasme ! » Efforçons-nous juste de faire cela et de nous souvenir avec gratitude de tout ce qui est passé et de tout ce qui va venir. ! Soyons spécialement reconnaissants pour tout ce que Père Sebastian a fait et continue de faire pour nous. Cette année écoulée seulement, en plus de nous envoyer de nombreuse lettres de direction spirituelle, il fut présent en personne auprès de tant de LMC et MC ,en prêchant des retraites autour du monde : au Canada, en Italie, Autriche, Espagne, Inde, Israël, Albanie et autres lieux.
Regardez le futur avec confiance... »
Une retraite pour les LMC avec Père Sebastian est planifiée du 9 au 12 mai 2007 à
« Our Lady of the Snows Shrine » ( Sanctuaire de Notre Dame des Neiges) à St Louis, Missouri, U.S.A.
Une réunion du Comité pour préparer le jubilé est programmée du 30 mai au 3 juin 2007 à Rome.(Pour les Liens Nationaux et la secrétaire internationale et les coordinateurs. Voir la lettre de P. Sebastian.)
L'année jubilaire des 25 ans des LMC sera du 16 avril 2008 au 16 avril 2009, se terminant par un semaine jubilaire de retraite avec le Chapitre Général du 14 au 22 avril 2009 à Rome.
« Vivez le présent avec enthousiasme ! »
Ensuite il ya tellement d'autres retraites et événements continuellement dans les différents groupes LMC à travers le monde. Je veux encourager une fois de plus les Liens à envoyer les nouvelles et l'information sur les événements à venir à notre éditeur de la Newsletter, Bob Dirgo. E mail : Bobdirgo@hotmail.com.
Dans les dernières Newsletters Adolfo Costa, LMC de Parme (Italie) relatait longuement son projet de préparer des petits livres de formation pour les LMC et nous demandait de l'aider. Il a besoin de nos histoires personnelles illustrant nos expériences de service rendu à Jésus sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi le pauvres qui répondent à la question : " Quand est-ce que tu Me l'as fait? Quand j'avais soif, est-ce que tu M'as donné à boire, quand j'étais affamé, est-ce que tu M'as donné à manger? Quand j'étais malade ou en prison est-ce que tu es venu Me rendre visite?" En d'autres termes, veuillez envoyer à Adolfo un bref exemple de quelques occasions, quand et comment vous avez pratiqué la Charité.Vous pouvez rester anonymes si vous préférez et les envoyer en anglais ou dans une autre langue. L'adresse E-mail d'Adolfo :Adolfo.Costa@yahoo.com
En France, Fabienne et Jean-Claude Bastide, LMC (Liens Internationaux pendant un certain nombre d'années) ont commencé un « blog » sur lequel, entre autres, ils traduisent en français les documents des LMC pour les LMC de langue française au Canada , en Afrique et autres lieux...Pour y accéder, cliquez sur http://famillebastide.un-seul-coeur.com/:
Maintenant je voudrais vous donner quelques nouvelles de notre très cher Mgr. Joseph Flusk, (Directeur Spirituel National des LMC pour les U.S. et le Canada pendant de nombreuses années). Beaucoup d'entre nous ont prié pour lui, comme il a été très malade. Il est maintenant rentré de l'hôpital chez lui et je l'ai eu au téléphone il y a quelques jours. Ce fut une vraie joie d'entendre sa voix. Son coeur est peut-être fragile mais sa voix était étonnemment forte. Il m'a dit que les dernières nouvelles de ses médecins étaient bonnes et qu'il se sentait un peu mieux et était heureux d'être chez lui à nouveau. Il remercia tout le monde pour leurs prières et dit qu'il avait été complétement submergé de lettres et de coups de téléphone venant de la famille LMC. Mgr Flusk est une véritable bénédiction pour nous depuis des années. Tandis qu'il était le curé d'une grande paroisse active, il avait l'habitude de nous encourager dans notre parcours LMC avec de fréquentes lettres de direction spirituelle. Il a écrit aussi une série de commentaires sur les Statuts LMC. Ensuite il y eut les nombreuses retraites nationales et internationales LMC qu'il a dirigées ou auxquelles il a participé :
à Rome, à Lourdes, à Vancouver et autres lieux, tout en étant le Directeur Spirituel des LMC du New Jersey.
Je me rappelle souvent ce qui se produisit à la retraite avec Mgr. Flusk à Vancouver il y a dix ans. Nous avions une interminable discussion sur la « prière » opposée au « travail ». Quelques uns affirmaient que nous devrions être seulement des « contemplatifs » comme le mouvement LMC était issu de la branche des frères contemplatifs M.C. de la famille des Missionnaires de la Charité D'autres affirmaient que « la foi sans les oeuvres est morte... » et donc que le travail devrait être prioritaire. Nous tournâmes autour du sujet et en avant et en arrière tandis que Mgr Flusk écoutait très patiemment. Finalement il dit: « Écoutez, ne soyez pas préocupés par le travail; même pas par la prière, mais soyez PRIÈRE ! »
S' il vous plait continuez à prier pour Mgr. Flusk et tous les Directeurs Spirituels à travers le monde spécialement ceux qui souffrent de quelque façon. Si vous voulez envoyer un message à Mgr Flusk, son adresse est: P.O.Box 66, Beachwood, N.J., U.S.A. 08722
Ces jours-ci il nous est rappelé aussi de prier pour l'Unité des Chrétiens. L'Unité non seulement dans « le Corps du Christ, l'Eglise » mais dans chaque partie de nos vies. En premier l'Unité dans notre famille, notre famille élargie, notre famille paroissiale et d'une manière particulière dans notre famille LMC/MC. Si nous sommes honnêtes nous admettrons que ce n'est pas toujours facile. Il est si facile d'être peu charitable, (Comme la bienheureuse Mère Teresa avait l'habitude de le dire) de semer la discorde et la désunion, aller son propre chemin, « n'en faire qu' à sa guise », comme le dit le dicton, Père Sebastian nous a dit plus d'une fois: « Nous sommes tous des apostats potentiels... » Pour être unis et rester unis il faut la prière, la persévérance, la charité, l'humilité, bref: la magnanimité !
Dans la plus belle, la plus sublime prière de Jésus dans l'Evangile de St Jean ch17, 21 Il implorait son Père, « Qu'ils soient un comme tu es en moi et moi en toi, qu'ils soient aussi un en nous... »
À travers la providence de Dieu les MC et les LMC se sont répandus dans tous les continents et les LMC sont actifs dans plus de 40 pays, comprenant de nombreuses cultures et langues. Et cependant nous professons tous la même sainte foi catholique, les quatre voeux MC et nous efforçons de vivre le charisme MC selon nos Statuts LMC. Que Dieu nous accorde le désir d'être et de rester unis: de choisir non pas ce qui est facile mais ce qui est BON. Et que la bienheureuse Mère Teresa prie pour nous et nous aide à suivre ses pas.
Avec toute mon amitié et ma prière, en union avec la Sainte Famille, chacun d'entre vous et tous les Saints et les Anges.
Votre soeur dans le Christ, Ann Burridge, lmc – pour la famille LMC
21.02.07

Mercredi des Cendres 2007
Le Carême, un temps de printemps pour nos âmes
Le mot Lent : Carême est un ancien mot pour printemps. Le temps de Carême est un temps pour nos vies personnelles d'apparition d'une nouvelle vie et de disparition des vieilles attitudes figées. C'est un temps pour défricher le sol, pour débarrasser les détritus , pour tailler. C'est un temps pour se préparer au grand événement pascal.
Le Carême c'est six semaines. Il commence avec le mercredi des Cendres en nous proposant de construire ce temps saint sur la charité (les oeuvres de miséricorde, l'aumône), la prière et la pénitence. C'est l'ordre proposé par Jésus dans l'Évangile du Mercredi des Cendres. Le temps de Carême, par conséquent, avec sa riche liturgie, se construit sur et autour de ces trois thèmes fondamentaux. Ce sont les éléments de base de la vie chrétienne, mais ils sont mis en valeur spécialement pendant le Carême.
Jésus connut ce temps de réflexion que ces quarante jours de Carême nous présentent. Jésus a fait ses nouveaux choix finaux, définitifs dans le vaste désert de silence, de solitude et de sécheresse de Judée. Il pensa à l'orientation de sa vie, à la présence du Père, à faire fidèlement la volonté de son Père, à l'utilisation de son temps, à son pouvoir et à ses dons personnels.
Remarquez, cela aurait pu être une terrible tentation pour Jésus au cours de sa vie terrestre d'utiliser son pouvoir selon sa convenance, d'abuser de ses dons et de devenir ainsi un héros mondial aux yeux des hommes...ce qu'il n'a jamais fait, même pas une fois. Jésus ne voulut être ni un héros mondial, ni un politicien; il voulut être seulement un guide religieux qui était envoyé par le Père pour nous montrer le chemin vers le ciel. « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »(Jn 3, 16-17).
Le lieu qu'il choisit était un désert aride, loin de tout et de tous; et cela aussi ne fut pas pour un jour ou deux, mais pour une longue période de quarante jours.
Le moyen qu'il choisit pour arriver à y voir vraiment clair dans ses convictions fut la prière intense, avec des sortes effrayantes de solitude et de jeûne...qui durant sa vie publique l'ont fait se briser et se donner totalement aux autres, pour satisfaire la faim et la soif du coeur, de l'esprit, de l'âme et du corps humain. Cela il put le faire seulement parce qu'il appartenait totalement à son Père, sans condition, sans limites, inconditionnellement. De cette longue retraite que fit Jésus, il sortit armé du pouvoir du Saint Esprit. En même temps il devint aussi conscient de la présence et du pouvoir apparent du démon. Satan est vraiment trompeur et faux. Ses suggestions ne peuvent jamais être une aide à la longue. « Il est le père du mensonge ». Il n'y a ni bonté ni aucune bonne foi en lui. Il est totalement mauvais. Cependant, il est extrêmement intelligent pour égarer les gens à travers ses machinations et ses supercheries insidieuses. Il peut venir à nous en ange de lumière pour nous tromper au moment opportun, quand peut-être nous sommes fatigués, découragés, affamés ou faibles dans notre corps, notre esprit et notre âme. Le démon n'a pas honte. Il continue à tourmenter les âmes faibles, étudiant très soigneusement et attentivement les points faibles, les moments et les lieux. Il connaît chacun de nous mieux que nous nous connaissons nous-mêmes.
Imaginez ce qu'il fit à Jésus dans le désert au bout de quarante jours de jeûne et de prière. Les évangiles synoptiques nous rendent compte de ce que satan a essayé de faire avec Jésus dans le désert (Mt 4, 1-11; Mc 1, 12-13; Lc 4,1-13) et sur la Croix. (Mc 15, 31-32).
Là il n'a pas pu faire avec Jésus ce qu'il a fait avec Eve dans le jardin, quand elle regardait le fruit défendu. Écoutez ce que dit le livre de la Genèse: « La femme s'aperçut que le fruit de l'arbre devait être savoureux, qu'il avait un aspect agréable et qu'il était désirable, puisqu'il donnait l'intelligence. Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. » (Gn 3,6).
Par contre, nous voyons Jésus , qui fut sérieusement tenté, pas une fois mais trois fois en peu de temps, mais sans aucun succès. Cela vaut la peine de remarquer comment St Luc le présente à la fin des trois tentations, quand satan perdit complètement sa bataille contre Jésus: « Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé » (Lc 4,13).
A cet égard le document « Vita Consecrata » nous exhorte, en disant: «Il est aussi nécessaire de déceler et de surmonter certaines tentations qui se présentent parfois, par ruse diabolique, sous les apparences du bien... »(Vita Consecrata 38, 3).
Le Carême est un temps de plus de:
1.SOLITUDE: la solitude du désert afin de contempler avec Marie le visage défiguré de Jésus.
2.SILENCE: « L'appel à la sainteté ne peut être entendu et suivi que dans le silence de l'adoration devant la transcendance infinie de Dieu... »(Vita Consecrata 38)
.
3.RENONCEMENT: infuser dans notre Communauté et en moi l'esprit de prière, de renoncement de soi et de charité.
4.PAIX: fais de moi un canal de ta paix.
5.JOIE: là où il y a la tristesse, que j'apporte la joie.
6.ESPERANCE: là où il y a le désespoir que j'apporte l'espérance.
7.FOI: là où il y a le doute que j'apporte la foi.
8.AMOUR: là où il y a la haine que j'apporte l'amour.
9.PARDON: là où il y a le mal que j'apporte l'esprit de pardon.
10.PRIÈRE: une prière plus fervente.
11.SACRIFICE: offrir davantage de sacrifices.
12.OEUVRES DE MISÉRICORDE: oeuvres de miséricorde spirituelles et corporelles (voir Statuts §31).
13.FIDÉLITÉ: à ses devoirs d'état, tâches attribuées, etc.
14.PÉNITENCE: redécouvrir la valeur et l'importance des pratiques ascétiques traditionnelles, telles que le jeûne et l'abstinence. Ces pratiques peuvent s'effectuer doucement, assidûment et avec sérénité à l'imitation solidaire de la souffrance de Jésus, et en réparation pour nos péchés et ceux des autres et comme signe de son désir de s'identifier avec l' « homme des douleurs », comme une expression de son amour pour les membres souffrants du corps mystique de Jésus Christ: « ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair» (Col 1, 24).
15.« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés... Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.» (cf. Jn 15,13).
16.S'arrêter davantage sur les lectures liturgiques, basées sur les trois thèmes: la prière, la pénitence et les oeuvres de miséricorde.
17.Suivre de très près et très fidèlement la liturgie de la Messe, la Liturgie des Heures, y compris l'Office des Lectures.
18.Etre de plus en plus doux, bon, se souciant et portant les épreuves de la vie. «Il vaut mieux faire des erreurs dans la bonté que faire des miracles dans la méchanceté. »( Bienheureuse Teresa M.C.)
Lisons, pendant ce temps saint, en le méditant en profondeur plusieurs fois, le passage suivant ensemble avec « Vita Consecrata » n° 82:
« Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient: la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit...les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie.
En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise...Donc, celui qui prie doit jeûner; celui qui jeûne doit avoir pitié; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie.
Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui...
Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un seul patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. »(cf. le Sermon 43 de St Pierre Chrysologue de l'Office des Lectures du mardi de la 3ème semaine de Carême).
« L'Évangile devient opérant par la charité, qui est la gloire de l'Église et le signe de sa fidélité au Seigneur. C'est ce que montre toute l'histoire de la vie consacrée, que l'on peut considérer comme une exégèse vivante de la parole de Jésus: « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). De nombreux Instituts, surtout à l'époque moderne, sont nés précisément pour répondre à tel ou tel besoin des pauvres. Et même lorsque cette finalité n'a pas été déterminante, l'attention et l'intérêt portés aux plus démunis et exprimés par la prière, l'accueil et l'hospitalité, ont toujours été naturellement présents dans les différentes formes de vie consacrée, y compris la vie contemplative. Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que le Christ contemplé dans la prière est Celui-là même qui vit et souffre dans les pauvres? Dans ce sens, l'histoire de la vie consacrée est riche d'exemples merveilleux et parfois géniaux. Saint Paulin de Nole, qui avait distribué ses biens aux pauvres pour se consacrer pleinement à Dieu, fit construire les cellules de son monastère au-dessus d'un hospice destiné précisément aux indigents. Il se réjouissait à la pensée de cet « échange de dons » singulier: les pauvres, assistés par lui, affermissaient par leur prière les « fondations » mêmes de sa maison, tout entière vouée à la louange de Dieu. Saint Vincent de Paul, pour sa part, aimait dire que, lorsqu'on est contraint d'interrompre la prière pour assister un pauvre dans le besoin, en réalité , on ne l'interrompt pas, parce que c'est « quitter Dieu pour Dieu ». (Vita Consecrata 82).
Le Carême est un temps d'écoute.La Parole de Dieu nous est donnée en abondance. Regardez les textes du Carême, les riches paraboles, le choix des Évangiles, les grands thèmes de la foi, de la conversion et du retour à Dieu, qui nous attend et nous aime déjà. Il nous est demandé de faire plus que juste écouter en ce temps de Carême. Il nous est demandé de faire de la Parole de Dieu un jugement sur nos vies.
Le Carême est un temps de pénitence spéciale et d'évaluation personnelle. On nous rappelle les paroles du Christ que si nous ne faisons pas pénitence nous périrons tous également: « Renoncez à vous-mêmes, prenez votre croix et suivez-moi. » (Mc 8, 34). « Il faut aussi redécouvrir les moyens de l'ascèse, caractéristiques de la tradition spirituelle de l'Église et de chaque Institut. Ils ont constitué, et ils constituent toujours, un soutien puissant pour un cheminement authentique vers la sainteté. L'ascèse, aidant à dominer et à corriger les tendances de la nature humaine blessée par le péché, est vraiment indispensable pour que la personne consacrée reste fidèle à sa vocation et suive Jésus sur le chemin de la Croix. »(Vita Consecrata 38,2).
Applications pratiques:
Essayer de sourire plus tendrement et de garder un esprit de sérénité et de joie.
Étude sérieuse de la Passion de Jésus et la contempler.
Ne jamais perdre de temps à ne rien faire. Rappelons-nous le célèbre dicton: « Le coeur de l'homme oisif est l'atelier du démon. » Ne donnons aucune occasion à notre adversaire, au démon, qui « comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi. (cf. 1 P 5, 8-9a)
« Le mérite de la croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la façon dont nous la portons. »(St François de Sales).
« Vous attraperez plus de mouches avec une cuiller pleine de miel qu'avec cent barrils de vinaigre. »
« Cela est fait par ceux qui du matin au soir se soumettent joyeusement à une règle, qui s'efforcent d'être attentifs à leurs prières, et se recueillent toute la journée, qui font silence quand ils ont envie de parler, qui évitent la vue d'objets qui excitent la curiosité, qui supportent sans se plaindre le temps qui n'est pas de saison, qui montre de la bienveillance envers ceux pour lesquels ils ressentent une antipathie naturelle , qui acceptent humblement et patiemment les reproches qu'on leur fait, qui s'adaptent aux goûts, aux désirs et aux tempéraments des autres, qui supportent la contradiction sans s'irriter...faire cela, pas une seule fois en passant, mais habituellement, le faire pas simplement patiemment mais joyeusement – c'est déjà une vertu héroique et quand plus tard des situations sérieuses se présenteront, l'action héroïque ne sera pas trop difficile: car nous aurons alors la force de l'Esprit Saint. » (A. Tanquerey).
Je vous souhaite un Saint Carême rempli de Joie.
Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
19.02.07

Cette lettre est une méditation sur le mot HOLY à partir des quatre lettres qui le composent
H comme Humility (Humilité)............................................Page 2
O comme Obedience (Obéissance).........................................Page 3
L comme Love (Amour)...................................................Page 4
Y comme Yearning (Désir)...............................................Page 5
16.02.07

Chers frères et soeurs 17 janvier 2007
Pour les LMC, l'année deux mille neuf est l'année du jubilé, étant donné que le 16 avril 2009 les LMC auront 25 ans d'existence. C'est le jeudi de l'octave de Pâques. Les préparations pour le jubilé commenceront le 16 avril 2008, qui est le Mercredi de la quatrième semaine de Pâques. Il est nécessaire pour nous de planifier l'année jubilaire correctement et très en avance. En fait nous pouvons commencer à y réfléchir et à proposer des suggestions valables : le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent être au niveau local, national et international.
En premier lieu cela doit être une année d'action de grâces envers Dieu pour le don du mouvement LMC , pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont dans le Mouvement depuis le début.
C'est aussi le moment de demander pardon pour tous nos péchés, notre négligence, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et tous les autres péchés commis contre nos voeux de chasteté, de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et le mouvement LMC. Il y a tellement de choses à regretter, et tellement plus de raisons d' être reconnaissants envers Dieu.
Il est absolument nécessaire pour nous de planifier et de préparer correctement ce grand événement pour les LMC du monde, afin que d' un seul coeur, d'une seule âme, d'un seul esprit et force, nous puissions remercier le Dieu Tout Puissant pour le don ineffable de notre vocation de LMC et de notre Mouvement dans son ensemble.
LE MOUVEMENT LMC EST UN DON :
Pour chaque LMC et sa famille respective.
Pour chaque groupe individuellement.
Pour toute l'Eglise.
Pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Pour la famille M.C.
Pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté et générosité.
Il est nécessaire que tous les LMC ,quelque soit le stade où ils en sont, leur âge, leur place ou leur nationalité, s'impliquent dans cette préparation comme cela doit être une année de renouvellement, de réconciliation, de réparation, de restauration et de résolution (voir la lettre de Père Sebastian de l'Epiphanie 2006). Ce renouvellement doit avoir lieu à tous les niveaux : individuel, du groupe, national et international.
Etant donné que ce renouveau est si vital à tous les niveaux de vies des LMC pour grandir en sainteté, persévérer dans leur vocation, aider les autres à faire de même par des paroles et par l'exemple, le mouvement a besoin d'animateurs LMC saints, généreux, dévoués et convaincus, qui ne vont pas seulement prêcher et enseigner par leurs paroles et leur exemple, mais par la force contagieuse, par l'influence sympathique de ce qu'ils font, par la plénitude évidente de l'amour que leurs coeurs portent à Jésus.
Il y a deux sortes de préparations: lointaine et prochaine. Nous commençons maintenant avec la première.
LA PRÉPARATION LOINTAINE commence avec la formation d'un Comité International comprenant tous les Liens Nationaux, les Directeurs Spirituels Nationaux, et différents Liens linguistiques Internationaux : Italien, Anglais et Espagnol.
Le Comité se réunira à Rome du Mercredi 30 mai au Dimanche 3 juin 2007. Ceux qui ont besoin d'un visa pour venir à Rome pour cette réunion doivent nous contacter rapidement à Rome pour qu'on leur envoie les lettres d'invitation nécessaires dûment signées par le Secrétaire d'Etat du Vatican. S'il vous plait faites tous les efforts pour être présents à cette réunion. Nous avons tellement de choses à planifier et à préparer et à voir ensemble comment organiser, où et quand. Entre temps prions avec beucoup de ferveur et d'assiduité.
Cette réunion du Comité est le premier pas de la préparation lointaine, pendant laquelle nous pourrons parler et planifier l'année entière de préparation. C'est pourquoi nous devons tenir cette réunion le plus tôt possible.
1. Réunion du Comité : 30 mai au 3 juin 2007.
Lieu : « Casa Serena », Via S. Agapito,8- 00177 ROME Italie.
Personnes représentées : Liens Internationaux, Secrétaire Internationale, Liens Nationaux, Directeurs Spirituels Nationaux, Consultants spéciaux,...etc.
Le Thème : Comment préparer l'année jubilaire : 16 avril 2008 au 16 avril 2009.
2. Dans notre réunion préliminaire qui s'est tenue à Rome du 12 au 14 janvier 2007 les participants : Giuseppe Cunzolo de Catane ( lien national LMC d'Italie), Adolfo Costa de Parme, Gianna Tommasi (Secrétaire générale LMC), Paradisa Orlandi, une des premiers membres LMC, Ann et Vincent Caroll du Canada, Simon Grainger d'Australie, Mimma Battaglia LMC et P. Sebastian Vazhakala M.C. ont parlé de quelques uns des points suivants :
La date de la réunion du Comité.
Le lieu et la date de la semaine de clôture du Jubilé avec le Chapitre Général à Rome, du Mardi 14 (soir)de la semaine de Pâques au 22 avril 2009.
Du 14 au soir au 16 avril (matin ), Journée de Prière.
Jeudi de la semaine de Pâques, 16 avril 2009, Grande Messe du Jubilé, professions, renouvellements des voeux.
17 au 22 avril 2009, Chapitre Général.
Le Thème du Jubilé : « Restaurer toutes les choses et toutes les personnes dans le Christ », « Restorare omnia in Christo », St. Paul.
Prière pour le succès et la fécondité du Jubilé et le 2ème Chapitre Général LMC.
Prions beaucoup. Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
25.12.06

Traduction de la lettre de Père Sébastien écrite en italien et incluse dans la NewsLetter italienne
enregisrée sur le blog précédemment .Traduction par Fabienne non garantie !
Laudetur Sacra Familia
Très chers frères et soeurs,
La joie et la paix durables sont les dons les plus précieux de ce saint temps de Noël. Beaucoup ont partagé cet Esprit de Noël avec nous et avec nos pauvres à travers le téléphone, les messages, les cartes de voeux, les lettres et les dons, tandis que d'autres sont venus nous rendre visite personnellement et d'autres nous ont assurés de leurs prières et de leurs sacrifices.
Quelque soit la façon dont vous avez partagé l'Esprit, notre amitié avec Dieu et les uns pour les autres s'est renouvelée, approfondie, purifiée, et renforcée. Vous nous avez fait percevoir que Dieu s'est vraiment incarné et a vécu avec nous, pour nous et au milieu de nous, comme nous le professons quand nous disons : « Pour nous les hommes et pour notre salut il descendit du ciel ».
Cette amitié se fonde sur le service, dans l'humilité et la charité. L'amitié qui se fonde simplement sur ce qui plaît ou ne plaît pas, sur l'égoisme et sur l'orgueil ne peut pas durer. La véritable amitié se fonde sur le respect, la confiance, le sacrifice, le pardon, la compréhension, l'humilité et l'estime. La véritable amitié se base sur l'amour de Dieu et du prochain. L'amitié sans sacrifice et sans un service affectueux dans l'humilité et dans la joie est une intolérable contrefaçon.
Je me rends compte toujours davantage que Noël est un temps de renouvellement. C'est le temps de renouveler notre amitié avec Dieu et avec les autres. Il ne s'agit pas de deux réalités parallèles , mais- nous le précisons- de deux réalités inséparables qui se fondent en une seule. C'est le temps de rappeler nos amitiés et d'en établir de nouvelles; de réparer les ponts ou d'en construire de nouveaux; de nettoyer et de rénover. C'est la raison pour laquelle nous envoyons des lettres et des cartes de voeux, en assurant de notre prière.
L'humilité ne nous rend pas pauvres et misérables, comme le font au contraire l'orgueil et la jalousie. Plus nous sommes humbles, plus nous devenons nobles. C'est seulement quand nous sommes prompts à partager l'humilité de Dieu, qui devint homme comme nous en tout excepté le péché , que nous partageons la divinité de Dieu et devenons grands et semblables à Dieu.
Satan est furieux contre les amis et les amoureux de Dieu; il essaie de toutes ses forces de nous faire devenir des ennemis de Dieu et de notre prochain, en suscitant en nous des sentiments de jalousie et d'ambition. Satan essaie de créer la désunion et de rompre notre amitié avec Dieu, qui se fonde sur la foi, l'espérance et la charité et est fortifiée par la prière, la contemplation et les oeuvres de miséricorde. Il sait que, si nous abandonnons notre vie de prière, nous pouvons facilement rompre notre amitié envers le prochain.
Il est impossible d'être ami avec notre voisin, si en premier lieu nous ne sommes pas amis avec Dieu. Dieu est non seulement notre Père mais il est notre ami fidèle pour toute la vie. L'amitié avec Dieu porte immédiatement à établir une amitié avec le prochain. Et cela est normal parce que nous sommes fils du même Père céleste: juste ou injuste, bon ou méchant, normal ou anormal, saint ou pécheur, noir, foncé, blanc ou jaune, nous sommes tous fils du même Père céleste.
Noël est aussi un temps de partage. Beaucoup d'entre vous ont donné avec générosité, et « Dieu aime celui qui donne avec joie ». Merci à tant parmi vous qui partagez de cette façon tant de temps, d'énergie, d'argent et de choses matérielles avec et pour nos pauvres. Votre générosité et votre bonne volonté infatigables sont vraiment édifiantes. Beaucoup d'entre vous se dépensent pour nous aider et aider nos pauvres.
Mes voeux les plus sincères pour un saint Noël et un Nouvel An plein de Paix.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
20.12.06
“L’avete fatto a me”
NOTIZIARIO DEI
Missionari Laici della Carità – Italia
4 - 2006
Redazione presso Adolfo Costa – Via Mentana 116 - 43100 Parma –
Tel: 0521-233868 - Fax: 0521-238005 – e-mail: adolfo.costa@yahoo.it o
Magì Scanziani - Via Vela 6 - CH 6834 - Morbio I.- Tel.: 004191-6839920 –
Fax: 004191-6839928 – e-mail: maggy.grosso@bluewin.ch
Dicembre 2006
Laudetur Sacra Familia
Carissimi fratelli e sorelle,
la gioia e la pace durevole sono i doni più preziosi di questo santo tempo di Natale. Molti hanno condiviso questo Spirito Natalizio con noi e con i nostri poveri attraverso telefonate, messaggi, biglietti di auguri, lettere e doni, mentre altri sono venuti a farci visita personalmente ed altri ci hanno assicurato le loro preghiere e sacrifici.
In qualsiasi modo abbiate condiviso lo Spirito, la nostra amicizia con Dio e l’un l’altro si è rinnovata, approfondita, purificata e rafforzata. Ci avete fatto percepire che veramente Dio si è incarnato ed è vissuto con noi, per noi e tra noi, come professiamo quando diciamo: “Per noi uomini e per la nostra salvezza è disceso dal cielo”.
Questa amicizia si fonda sul servizio, in umiltà e carità. L’amicizia che si fonda semplicemente su ciò che piace o non piace, sull’egoismo e sull’orgoglio non può durare. La vera amicizia si fonda sul rispetto, la fiducia, il sacrificio, il perdono, la comprensione, l’umiltà e la stima. La vera amicizia si basa sull’amore di Dio e del prossimo. L’amicizia, senza sacrificio e senza un amoroso servizio in umiltà e gioia, è un’intollerabile contraffazione.
Sempre più mi rendo conto che Natale è tempo di rinnovamento. E’ tempo di rinnovare la nostra amicizia con Dio e con gli altri. Non si tratta di due realtà parallele, ma - precisiamo – di due inseparabili realtà che si fondono in una. E’ tempo di richiamare amicizie infrante e di stabilirne delle nuove; di riparare ponti o costruirne dei nuovi; di ripulire e rinnovare. Questa è la ragione per cui inviamo lettere e biglietti di auguri, assicurando le nostre preghiere.
L’umiltà non ci rende poveri e miserabili, come invece fanno l’orgoglio e la gelosia. Più umili siamo, più nobili diventiamo. Solo quando siamo pronti a condividere l’umiltà di Dio, che divenne uomo come noi in tutto fuorché nel peccato, condividiamo la divinità di Dio e diventiamo grandi e simili a Dio.
Satana è furibondo con gli amici e gli amanti di Dio; e cerca con tutte le sue forze di farci diventare nemici di Dio e del prossimo, suscitando in noi sentimenti di gelosia e ambizione. Satana cerca di creare disunione e di rompere la nostra amicizia con Dio, che si fonda sulla fede, la speranza e la carità ed è rafforzata dalla preghiera, la contemplazione e le opere di misericordia. Egli sa che, se trascurassimo la nostra vita di preghiera, potremmo facilmente rompere la nostra amicizia verso il prossimo.
E’ impossibile essere amici del nostro vicino, se in primo luogo non siamo amici di Dio. Dio non è soltanto nostro Padre, ma il nostro amico fedele per tutta la vita. L’amicizia con Dio porta immediatamente a stabilire amicizia con il prossimo. Ed è normale perché siamo figli dello stesso Padre celeste: giusto o ingiusto, buono o cattivo, normale o anormale, santo o peccatore, nero, scuro, bianco, o giallo, siamo tutti figli dello stesso Padre celeste.
Natale è anche un tempo di condivisione. Molti di voi hanno dato con generosità, e “Dio ama chi dona con gioia”. Grazie a tanti di voi che condividono così tanto tempo, energia, denaro e cose materiali con e per i nostri poveri. La vostra instancabile generosità e buona volontà è veramente edificante. Molti di voi si prodigano per aiutare noi e i nostri poveri.
I miei più sinceri auguri per un Santo Natale e un nuovo Anno pieno di pace.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
15.12.06

Corpus Domini : 18 juin 2006
Chers frères et soeurs,
Dans le document « Vita Consecrata », le Saint Père le Pape Jean-Paul II écrit:
« En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte « consacré »dans le sacrement du mariage, ils confirment par un voeu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations. » (25 mars 1996, Jean-Paul II,V.C.62,4)
Etant donné que les Laïcs Missionnaires de la Charité est un mouvement de personnes laïques mariées et célibataires, qui font des voeux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur aux plus pauvres parmi les pauvres selon leurs Statuts et leur Chemin de Vie, ils appartiennent à la catégorie de mouvement laïc mentionnée ci-dessus.
Dans cette lettre je voudrais expliquer un peu en détail donc, ce que signifient des voeux, combien de sortes de voeux il y a, quelle sorte de voeux les LMC font et quand et à quel rythme les LMC doivent renouveler leurs voeux.
Cette lettre a l'intention également de traiter des sortes de crucifix que les LMC reçoivent, et quand et où ils sont supposés les porter.
Elle continuera de traiter de la nature et de la fréquence des réunions de groupe et de la participation de ses membres, y compris des LMC âgés et alités. La lettre conclura avec des points sur le jubilé à venir et sur ses préparations lointaines.
Quelques prémisses : :
I. Il peut y avoir trois groupes de personnes qui veulent appartenir à notre mouvement:
-1 Ceux qui pensent qu'ils sont déjà saints.
-2 Ceux qui ne veulent pas être saints.
-3 Ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent être saints.
Si quelqu'un veut rejoindre le mouvement LMC il ou elle doit appartenir au troisième groupe, à savoir ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent le devenir.
II Tous les membres n'ont pas les mêmes dons et donc nous ne devons pas nous sentir inférieurs ou supérieurs à personne, ni comparer ni juger selon le fruit que l'on produit. Voyez la parabole du semeur : « ...D'autres grains sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente... »(Mt 13,8). Cela signifie aussi que les membres du groupe doivent accepter et encourager tous les autres et s'aider les uns les autres. Parfois cela peut signifier avoir une patience héroïque et une charité invincible.
III Personne ne devrait rejoindre le mouvement LMC pour passer son temps de loisir ou prendre sa vocation comme un passe-temps. Ce n'est pas un passe-temps mais un appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Oui, c'est la vocation des MC et des LMC. Cela demande parfois des sacrifices héroïques. Jésus lui-même a demandé cette sorte de sacrifices à la bienheureuse Mère Teresa quand Il lui a dit : « Offre davantage de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec davantage de ferveur. »(voir la Grâce fondatrice de Mère).
IV Les LMC doivent lire et étudier leurs Statuts et leur Chemin de Vie avant de faire leurs voeux, étant donné qu'ils font ou renouvellent leurs voeux selon les Statuts et le cheminc de Vie des Laîcs Missionnaires de la Charité.
Les voeux.
Qu'est-ce qu'un voeu?
« Le voeu, c'est-à-dire la promesse délibérée et libre faite à Dieu d'un bien possible et meilleur, est un acte de la vertu de religion. »(Canon 1191/1)
Les éléments essentiels d'un voeu sont :
- Une promesse, et non un simple souhait ou désir;
-faite délibérément et librement;
à Dieu et à lui seul;
s'accordant à être remplie en raison de la vertu de religion;
par respect d'une chose, qui est en elle-même positivement bonne, pas simplement indifférente et qui est possible à réaliser, en toutes circonstances, et la « meilleure option »pour la personne en question.
A partir de ceci, il est tout à fait clair qu'aucun voeu ne devrait être fait sans une réflexion préalable sérieuse de la part de tous ceux qui sont concernés. Tous ceux qui font des voeux doivent comprendre et apprécier convenablement le sens et l'implication du voeu en question.
Les sortes de voeux.
« Le voeu est public s'il est reçu au nom de l'Eglise par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé. » (Canon 1192).
Le voeu d'un religieux est public, puisque celui ou celle qui fait le voeu le fait au nom de l'Église et le voeu est reçu par un Supérieur légitime. Les voeux des frères et soeurs Missionnaires de la Charité sont simples et publics .C'est pourquoi le ou la Supérieur(e) Général(e) ou son ou sa déléguée dit à la profession religieuse de ses sujets respectifs : « Par l'autorité qui m'a été confiée, j'accepte vos voeux au nom de l'Eglise, pour la communauté des Missionnaires de la Charité .
Moi, je , vraiment ... »alors que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés, comme les voeux ne sont pas faits au nom de l 'Eglise mais avec et pour l'Eglise.
Le célébrant à la messe de profession, cardinal, évêque ou prêtre, y compris le directeur spirituel LMC, ne reçoit pas les voeux des LMC mais les LMC font leurs voeux en sa présence. Le célébrant qui signe le formulaire des voeux ne doit pas écrire « Entre mes mains » mais « En ma présence ».
Je répète que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés et ne sont pas faits au nom de l'Église ni reçus par aucun supérieur légitime, de même que les LMC n'ont pas de supérieurs légitimes, mais des liens qui ne sont pas des supérieurs mais des coordonnateurs qui sont supposés aider le groupe à grandir en sainteté et à augmenter en nombre par leurs paroles et leur exemple.
La nature juridiquement privée des voeux ne diminue en aucune façon le sérieux et l'importance des voeux que l'on fait devant Dieu. Nous pouvons dire que les LMC font leurs voeux entre les mains de Dieu, et en présence des personnes.
Profession et renouvellement des voeux
La règle est que les LMC font leurs voeux pour un an, qu'ils les renouvellent annuellement à la même date (ils peuvent choisir une autre date pour des raisons spéciales mais pas dépassée de plus d'un mois).(cf.Statuts 8 &2). « Ceux qui n'ont pas renouvelé leurs voeux à la date ou avant la date d 'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et ceci spécialement quand il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur spirituel ou les personnes en charge des groupes. »(cf.Statuts 10,d). Lisez, s'il vous plait, la règle 10 des Statuts très attentivement...Il y a plusieurs points pratiques qui peuvent aider les LMC partout, pourvu qu'ils les connaissent et les vivent.
Afin d'éviter toute confusion et incompréhensions et aussi, pour avoir une réelle communion spirituelle (koinonia) j'aimerais suggérer deux jours par an où les LMC tout autour du monde peuvent faire ou renouveler leurs voeux. Le premier est la veille du Dimanche de la Miséricorde, c.a.d le Samedi avant le Dimanche de la Miséricorde ; l'autre est le premier Samedi d'Octobre. Ceux qui ne peuvent pas faire ou renouveler leurs voeux ces deux jours de l'année peuvent choisir un jour qui leur convient dans les 30 jours avant l'expiration. Toutefois, les voeux seront toujours faits la veille du Dimanche de la Miséricorde ou le premier Samedi d'Octobre, selon la date où l'on aura fait ses voeux.
Je vous donne un exemple ici : « Moi, prénom, Nom, je fais mes voeux jusqu'à la veille du Dimanche de la Miséricorde 2007, ou jusqu'au premier Samedi d'Octobre 2007... » Ceci rappellera aux LMC toujours et partout de se souvenir quand faire ou renouveler leurs voeux. le renouvellement annuel des voeux doit toujours être à la date ou avant la date d'expiration et jamais après.
Les Crucifix
« Que la croix soit pour vous comme elle l'a été pour Jésus, la preuve du plus grand amour. »(Pape Paul VI, Evangelica Testificatio, 29).
Nos Statuts déclarent : « Le signe de consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le coeur ou autour du cou, et un plus grand est donné au moment de la première profession. »(Statuts n°6)
Cela signifie que les LMC reçoivent deux sortes de crucifix. Le petit se porte sur le coeur ou autour du cou tout le temps. Le grand crucifix n'est pas destiné à être porté sur le coeur ou autour du cou, mais à être gardé prés du chevet de son lit . En voyage de nuit les LMC l'emporteront dans leur sac. Il nous rappellera les voeux que nous avons faits et nous aidera à les vivre fidèlement peu importe où nous sommes.
Les groupes LMC et les réunions de groupes.
Les membres des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent faire du Mouvement leur seconde famille, spécialement du groupe local où ils se rencontrent. Cela fait partie du quatrième voeu de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Ce service d'amour est vital pour nos groupes pour grandir en sainteté et augmenter en nombre. Il est inutile de rejoindre les Laïcs Missionnaires de la Charité si les membres ne veulent pas devenir meilleurs, plus humbles et plus saints. Nous sommes tous et serons toujours pécheurs et faibles. Mais cependant, avec l'aide de Dieu, nous devons essayer de devenir plus doux, plus gentils, plus désireux de porter les torts, plus enclins à pardonner et prêts à accepter de pardonner.
Votre présence à chaque réunion LMC est absolument vitale; et vous devez faire tous les efforts pour ne pas manquer les réunions de groupe. Vous pouvez être tentés de penser parfois que la réunion ne vous apporte rien. Mais alors vous devez vous demander : Qu'est-ce que je donne? Cela doit être un don et un accueil réciproques. Cela exige aussi quelques préparations de la part de chaque membre du groupe. Il y a plein de documents à lire et sur lesquels réfléchir. « S'il y a la volonté, il y a le chemin » est vrai pour nous tous.
La fréquence des réunions de groupe des LMC
Plus il y a de réunions mieux c'est. A Rome, où les LMC ont commencé, le groupe continue à se réunir tous les Samedis sans exception, depuis 22 ans. Par endroits les LMC se réunissent toutes les deux semaines. Prenons cela comme minimum, toutes les deux semaines . Choisissez, s'il vous plait, un jour qui vous convient dans la semaine et essayez de vous réunir.
La règle est que les groupes commencent par une heure d'adoration, pendant laquelle on prie une partie de la Liturgie des heures ; nous devons aussi avoir du temps pour une prière silencieuse personnelle dans un esprit de contemplation et de profonde adoration. L'heure de prière terminée, le groupe alors se réunit avec le Directeur spirituel ou une soeur ou un frère MC . Il est nécessaire d'avoir une approche systématique concernant le document à étudier et pour le partage. L'Eglise veut que les laïcs construisent leur vie sur des terrains doctrinaux solides, spirituels, pastoraux et pratiques. Il est absolument vital d'étudier l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa de Calcutta et notre esprit LMC et notre chemin de Vie en particulier.
Là où les LMC sont dispersés et se réunissent seulement une fois par mois comme règle, les membres doivent faire tous les efforts possibles pour ne pas manquer la réunion. Douze réunions par an c'est très peu en vérité!
Les LMC en formation sont tenus d'étudier les Statuts et le chemin de Vie du Mouvement, et les documents qui s'y rapportent, spécialement « Christifideles Laici », « Familiaris Consortio », etc...en plus de connaître plus profondément l'esprit et le charisme MC(voir ci-dessus).
Les LMC malades, âgés et cloués au lit
Ils peuvent être autorisés à renouveler leurs voeux si on les aide à faire usage de leur maladie, de leur âge avancé et des inconvénients de la vie comme moyens de grandir en sainteté et de ressembler à Jésu, Marie et Joseph. Leurs maladies physiques et leurs infirmités, leurs nombreuses épreuves de la vie telles que la solitude, les faiblesses, la misère et la détresse, etc, peuvent être utilisées comme moyens pour sauver les âmes. En vérité plus d'un saint a fait cela. Nos corps peuvent devenir vieux et malades, nous pouvons être cloués au lit, mais nos âmes devraient voler par amour. Il est normal de se sentir fatigué, faible et seul. Mais servons le Seigneur avec notre fatigue et utilisons notre faiblesse comme moyen, comme tremplin plutôt que comme un obstacle. Dans les paroles de St. Paul, qui dit quand il parle de la Croix : « Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont en train d'être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu »(1 Cor 1,18ff.) Plus le grain de blé tombe en terre et meurt plus il produira de fruit. (cf. Jn 12,24)
Ste Thérèse de Lisieux a dit : « Je chanterai même lorsqu'il me faudra cueillir mes fleurs au milieu des épines, et mon chant sera d'autant plus mélodieux que les épines seront longues et piquantes »
« Pour devenir un saint »,écrit la bienheureuse Teresa de Calcutta, « on doit souffrir beaucoup et pour aimer beaucoup nous devons souffrir beaucoup plus. La souffrance engendre l'amour, mais elle est aussi féconde parcequ'elle donne la vie aux âmes. »Oui, c'est la vocation de chaque membre de la famille MC : "d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes. " Engendrons des âmes en souffrant par amour!
Le jubilé des LMC
Pour les LMC, l'année deux mille neuf est l'année jubilaire, car le 16 avril 2009, les LMC auront 25 ans d'existence. C'est le Jeudi dans l'octave de Pâques. Les préparations pour l'année jubilaire commenceront le 16 avril 2008, qui est le Mercredi de la quatrième semaine de Pâques. Il est nécessaire pour nous de planifier l'année jubilaire convenablement et longtemps en avance. En fait nous pouvons commencer à y réfléchir et à proposer des suggestions de valeur : le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent se faire au niveau local, national et international.
En premier lieu, ce doit être une année d'actions de grâces à Dieu pour le don du Mouvement LMC, pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont avec le Mouvement depuis le début.
C'est aussi un temps pour demander pardon pour tous nos péchés, notre négligence, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et pour tous les autres péchés commis contre nos voeux de chasteté, pauvreté, obéissance et service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et du Mouvement LMC. Il y a tellement à regretter et tellement plus de raisons d'être reconnaissants envers Dieu.
En écrivant cette lettre cette pensée m'a traversé l'esprit, : qui va être le premier saint LMC ?
Qui sera là pour sa béatification et sa canonisation ? Ne voulez-vous pas être un saint, un grand saint comme St Joseph Moscati, Ste Gianna Beretta Molla, les bienheureux Luigi et Maria Quatrocchi, la bienheureuse Kateri Thekavita et beaucoup d'autres de notre temps et de tous temps.
Un mot de remerciement à tous les LMC du monde, qui travaillent dur , sans relâche, pour vivre leur vocation plus fidèlement et avec plus de persévérance au milieu de nombreuses tempêtes, tremblements de terre et même volcans.
Que la grâce de Dieu permette à chacun d'entre nous de persévérer avec enthousiasme dans notre vocation jusqu'au jour de notre mort, nous souvenant à nouveau des paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa : « Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes. »
Lieu et date des retraites nationales LMC en 2006:
Canada et U.S.A.
a) Vancouver : du 1er au 4 juin 2006
b) Toronto : du 8 au 11 juin 2006
Italie :Rome : du 6 au 9 juillet 2006
Australie : Melbourne : du 10 au 13 août 2006
Espagne : Madrid : septembre 2006 ?
Inde : Pune (Mumbai) : du 16 au 19 novembre 2006
Ce sont quelques unes des retraites auxquelles je suis invité à participer. Je ne connais pas les retraites dans les autres pays où nous avons des LMC en grand ou en petit nombre. Grâce à Dieu nous avons des LMC dans 44 pays maintenant. Nous devons prier avec plus de ferveur et offrir davantage de sacrifices afin que les LMC croissent en sainteté et augmentent et soient présents non seulement dans 44 pays mais dans 144 pays du monde. Continuons à aimer Dieu et à nous aimer les uns les autres jusqu'à ce que nous mourions d'amour.
Avec toute mon amitié et mes prières.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
Rome, 22 juillet 2006
Sainte Marie Madeleine
priez pour nous
...D'ici 2009 nous espérons avoir un centre pour les LMC.
Donc, les LMC veulent prier de nombreux « Souvenez-vous » et ils cherchent aussi un lieu particulier qui nous appartiennent. Notre bien-aimée Mère Teresa a dit de nombreuses fois que pour trouver l'actuelle Maison Mère à Calcutta, en Inde, elle avait promis à Notre Dame cent mille « Souvenez-vous », et quand elle est arrivée à 83.000, un matin, elle fut conduite par un vieil homme à la barbe blanche à un certain musulman qui fut réellement surpris de savoir comment la bienheureuse Teresa avait été mise au courant de la vente de sa maison alors qu'il ne l'avait pas encore dit à aucun étranger. Mère a toujours pensé que Notre Dame avait envoyé St Joseph lui montrer la maison et rencontrer la personne. Elle n'avait jamais vu le vieil homme avant et ne le revit pas après . Les LMC en Italie ont pensé que les LMC à travers le monde pourraient prier le « Souvenez-vous » pour trouver un centre et aussi pour les préparations et les célébrations du jubilé. Nous avons loué une autre parcelle de terrain à Rome, adjacente à Casa Serena où nous pourrions facilement construire un simple immeuble de deux étages. Naturellement deux choses sont nécessaires :
1)La permission requise de la municipalité, ce qui est pour ainsi dire impossible, et
2)l'argent requis, que nous pouvons déjà commencer à recueillir. Il vit bien celui qui prie bien. Avec notre prière sincère et assidue, nous pouvons obtenir beaucoup de grâces et de faveurs...
Le mérite des sacrifices ne dépend pas de son poids, mais de la façon dont nous les faisons et de la foi avec laquelle nous les faisons.Mére ajoutait toujours un dixième « Souvenez-vous » pour remercier Notre Dame, pour la remercier à l'avance d'écouter ses prières. Sa foi était simple, mais profonde, une foi d'enfant, mais solide. Elle avait l'habitude de dire : « Jésus ne nous décevra pas. S'Il l'a dit, Il le fera. »
Prions de tout notre coeur, notre esprit, notre âme et notre force alors, pour obtenir le but désiré.
Quelques LMC veulent certaines clarifications au sujet de la façon d'exprimer la formule des voeux qu'ils font. Par exemple : « Moi, (prénom, Nom) je fais le voeu jusqu'à la veille du Dimanche de la Miséricorde Divine 2007, de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance etc...
Il n'est pas nécessaire de mentionner la date de sa profession, mais le jour de l'expiration, oui...Je fais le voeu jusqu'à la veille du Di manche de la Miséricorde 2007 ou jusqu'au premier Samedi d'Octobre 2007. « Dès maintenant il suffit de mentionner la date d'expiration et l'année. La question des voeux exclut d'unifier le jour et l'année, pour le reste la formule reste la même, à savoir les couples mariés diront « chasteté conjugale » tandis que les autres simplement « chasteté » comme les religieux.
Il n'est pas nécessaire d'envoyer les formules de voeux à Rome. Elles peuvent être conservées dans le classeur des Liens de groupe ou dans celui du Directeur spirituel, s'il le désire. En aucun cas, il est nécessaire de les envoyer ailleurs, étant donné que les voeux sont renouvelés annuellement et localement...
Père Sebastian Vazhakala M.C.
N.B. Priez, s'il vous plait, pour ma mission en Australie avec et pour les soeurs M.C.de Darwin et des environs de Sydney et pour les LMC, qui doivent se réunir à Melbourne en Australie, du 10 au 13 août 2006. Je pars le 1er août et serai de retour à Rome le 24 août 2006, si Dieu le veut. Je compte beaucoup sur vos prières.
03.12.06
PRIERE DU MATIN DES LMC
O Jésus, par le coeur immaculé de Marie, nous t'offrons toutes nos pensées,nos paroles,nos actions, nos joies, nos souffrances et nos travaux de ce jour, pour toutes les intentions de ton Divin Coeur, en union avec tous les sacrifices de la Messe offerts à travers le monde, en action de grâce pour notre famille, en réparation pour nos péchés et pour ceux des autres, et pour obtenir des âmes ferventes pour notre mouvement.
Dans ta miséricorde infinie, O Seigneur, tu nous a choisis comme tiens.Nous te demandons humblement d'infuser dans nos familles l'esprit de prière, de sacrifice, de patience et, par dessus tout, de charité, qui est le lien de toute perfection. Aide-nous, O Seigneur, à vivre dans l'unité et dans la paix.
Très sainte Marie, cause de notre joie, aide-nous à aimer et à servir Jésus sans limites dans nos frères, et plus particulièrement dans les plus pauvres parmi les pauvres.
O Seigneur, nous recommandons à ton attention paternelle le Pape, les évêques, le clergé et les religieux et d'une manière particulière notre mouvement. Nous confions à ta miséricorde infinie, O Seigneur, tous ceux qui ont demandé nos prières, ceux pour lesquels nous avons promis de prier et pour lesquels nous devrions prier.
Bénie soit la sainte et indivisible Trinité, maintenant et à jamais. Amen.
30.11.06
LIEN LMC
1. Eligibilité
A. Pour être choisie comme Lien , la personne doit être un LMC estimé qui a fait profession depuis au moins une année complète (et de préférence depuis trois années complètes) et a donné l'exemple au groupe d'une assistance ponctuelle et régulière aux réunions, et a démontré son habitude charitable soit dans des " oeuvres apostoliques" soit dans des comportements personnels avec les autres.
B. Le Lien peut être choisi directement par le Directeur Spirituel local ou proposé par les membres du groupe local. Dans ce dernier cas, la proposition doit être approuvée par le Directeur Spirituel qui procède à la nomination. La nomination officielle doit être écrite et une copie de la nomination doit être envoyée au Lien National et au Directeur Spirituel National.
C.Si besoin est, l'information ci-dessus sera envoyée à Rome au bureau du Directeur Spirituel International.
2.Les devoirs du Lien
A. Le Lien,qu'il ou qu'elle le soit à l'échelon local, régional ou national, doit vivre la vie d'un LMC profès d'une façon exemplaire, selon son état de vie.
B. Le Lien doit rester en contact avec le Directeur Spirituel local, les LMC du groupe et où cela est nécessaire, avec d'autres groupes.
C. Le Lien doit conserver des archives exactes des membres et de leurs statuts: c-a-d: leurs noms, la date du début de leur formation, la date de leur première profession de voeux, la date du renouvellement de leurs voeux, et si un LMC quitte le Mouvement, la date de son départ. CETTE INFORMATION DOIT ETRE COMMUNIQUEE AU DIRECTEUR SPIRITUEL NATIONAL.
D. Le Lien devrait veiller à ce que les membres vivent la vie du LMC et , toujours avec charité, les encourager en privé s'ils semblent négligents, en se rappelant l'admonition du Christ d'enlever la poutre de son oeil avant d'essayer d'enlever la paille de l'oeil de l'autre.
E. Le Lien doit manifester des qualités de leader et de serviteur du groupe en ce qui concerne l'apostolat, la régularité des instructions et organiser une retraite annuelle pour le groupe. ( pour ces trois catégories, on peut s'unir à d'aures groupes sur une base régionale là où les groupes locaux sont très petits). Souvenez-vous: le Lien est un SERVITEUR, PAS UN SUPERIEUR.
Durée du Service
A. Le Lien est nommé pour une durée de trois ans, commençant habituellement le 1er juillet et finissant le 30 juillet trois ans plus tard.
B. Le Lien peut être nommé à nouveau pour une seconde période, mais pas pour une troisième période consécutive. Cependant, après un intervalle de trois ans, un bon Lien peut être nommé à nouveau..
C. Si une place de Lien devient vacante pour une raison quelconque pendant son mandat, un remplaçant est nommé pour terminer la période et peut être nommé à nouveau pour sa propre période une fois le remplacement effectué. Après cela, les règles A. et B. (ci-dessus) seront appliquées.
D. S'il devient évident que le Lien, pour une raison quelconque, ne remplit pas les exigences du poste (voir No.2, ci-dessus), le Directeur Spirituel peut le démettre et nommer un remplaçant.
LE LIEN
« Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie »
Jésus, vrai Homme et vrai Dieu est le Lien, le Seul Lien entre l'homme et Dieu, entre nous et Lui.
« Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. Comme tu m'as envoyé vdans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Pour eux je me sanctifie moi-même, afin quu'ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. » (Jean 17, 17-19).
Comme Laïcs Missionnaires de la Charité, nous sommes consacrés par Jésus pour être utilisés par Lui comme liens pour apporter la Bonne Nouvelle au monde.
« Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi , afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé. » (Jean 17, 20-21).
Nous sommes appelés à être des liens de Paix, d'Unité, de Joie et d'Amour.
« La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'Amour de Dieu, la Paix et la Joie qu'ils ont expérimentés dans leur façon de vivre (Statuts)
Nous sommes appelés à être des liens de Communication d'Amour avec notre prochain et dans nos familles.
« Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit aux membres de leurs propres familles, précisément parce que les Laïcs Missionnaires de la Charité vivent à l'intérieur de leurs propres familles, le premier terrain immédiat de mission doit être la famille avec l'intention de la transformer en « un véritable sanctuaire d'amour » . (Statuts).
Nous sommes liés par la volonté de devenir une vraie famille au service de l'Homme à l'intérieur de la Famille des Missionnaires de la Charité.
« L'esprit des LMC est un esprit d'abandon total à la Sainte Volonté de Dieu, de confiance de petit enfant en son attention Paternelle et un empressement à servir dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph » (Statuts).
Nous sommes liés par la volonté de devenir des saints, d'être des liens de Communion avec Jésus, en Jésus et par Jésus, d'être Un avec Lui dans l'unité de la Sainte Trinité.
« En tant qu'âmes consacrées, nous sommes appelés à devenir des adorateurs du Père en esprit et en vérité » (Statuts).
« Une famille qui prie ensemble reste ensemble »
Nous sommes liés par nos vœux, par le « Oui » de Marie à l'Annonciation :
« Qu'il m'advienne selon ta parole »
Avec notre 4ème vœu nous sommes appelés à être par le cœur immaculé et compatissant de notre Mère, des liens de Compassion envers les plus pauvres parmi les pauvres, à partager leurs souffrances, leur désespoir et leur rejet, à essuyer à travers eux la Face de Jésus, à être avec St Jean près de Marie au pied de la Croix, à étancher la « Soif » infinie d'amour de toutes les âmes de Jésus sur la Croix.
Nous sommes appelés à accepter d'être liés par Jésus et avec Jésus sur la Croix.
« La Croix est la structure (Statuts).
« Personne n'a de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'il aime »
(Jean 15, 13).
Joyeuses et saintes fêtes de Pâques en cette année de la Famille !
« Le Christ est ressuscité... Alléluia. »
Avec notre prière et notre amour
Jean-Claude et Fabienne Bastide lmc
et toute notre famille
« One Heart »
(écrit pour la Newsletter des LMC "You did it to Me" de 1994 : vol.2 n°1)
29.11.06

LES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE
Il y a très peu de lettres écrites aux Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) ou à leur sujet. Cette lettre doit vous donner une idée de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font et en quoi leur vocation consiste.
En définitive nous savons tous qu'il n'y a qu'une vocation...devenir SAINT. Mais il y a de nombreuses façons d'y arriver.
Dieu en appelle un à être prêtre, un autre à être religieux et un troisième à se marier. Ce sont les moyens par lesquels nous nous sanctifions nous-mêmes, nous sanctifions les autres et le monde.
Dieu appelle les laïcs aujourd'hui plus que jamais à se sanctifier et à sanctifier leurs propres familles, qui sont destinées à être des sanctuaires domestiques de l'Eglise; ils sont appelés à sanctifier le monde par leurs paroles et leurs exemples en consacrant le monde entièrement à Dieu...(voir Statuts) sans perdre leur sécularité et leur caractère laïc (cf. Christifideles Laici, 14-17).
Nous avons aussi « Les Statuts et le chemin de vie « pour les LMC, qui existent en plus de 15 langues. Certains d'entre vous peuvent les avoir vus ou lus ou au moins en avoir entendu parler. De nombreux LMC utilisent le livre de la « Liturgie des Heures » et notre livre de prières M.C., autant qu'ils le peuvent et qu'ils en ont le temps.
Les LMC ne portent pas d'habit religieux. Ce sont des personnes laïques qui ne sont pas encore saintes, mais veulent essayer de devenir saintes au coeur du monde en faisant leur travail séculier quelqu'il soit avec droiture et fidélité.Ils désirent ardemment partager l'Esprit, le Charisme et le chemin de vie M.C.autant que leur état de vie le permet. Ils veulent aussi appartenir à la Famille M.C. par des voeux, même si leurs voeux sont juridiquement privés.
Les LMC se composent de personnes mariées et célibataires.
Ils ont une structure. Il y a un Lien International, qui est assisté de Liens des groupes des trois principales langues: anglais, italien et espagnol.
Le nom de l'Association :Les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC)
Date de la Fondation: 16 avril 1984.
Date de la reconnaissance: 25 février 1987.
Reconnaissance des Statuts : 25 février 1987.
Lieu de la Fondation: Rome, Missionnaires de la Charité Contemplatifs
Via San Agapito 8, 00177 Rome
Structure du Mouvement LMC
Fondateurs
Directeur Spirituel International
Lien Laïc International
Secrétaire Général International
D.S National *
Lien Laïc National
Secrétaire National
D.S Régional
L.Régional
Secrétaire Régional
D.S.Local
L.Groupe Laïc Local
Secrétaire du groupe local
* si nécessaire
Statut actuel des LMC: Universel et International (De Facto).
Ce que nous demandons maintenant est la reconnaissance de l'Association en universelle et internationale (De Jure).
Des lettres reçues des évêques du monde en faveur: 35 évêques ont répondu., demandant de reconnaître l'Association des LMC comme une association universelle et internationale De Jure.
Premiére rencontreInternationale: octobre 1992-Rome, Italie.
Seconde rencontre internationale: septembre 1996- Lourdes, France.
Troisième rencontre internationale et 1er Chapitre Général: 6-14 juillet 2002, Rome, Italie.Thème du Chapitre Général LMC: La fondation doctrinale et juridique et le Charisme qui sont la base du mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité et son rôle dans le monde contemporain.
Election au Chapitre Général: du Lien International
Les pays où les LMC sont présents:
EUROPE: ALLEMAGNE AUTRICHE BELGIQUE CROATIE DANEMARK ESPAGNE FINLANDE
FRANCE HOLLANDE HONGRIE ICELANDE IRLANDE ITALIE LITHUANIE MALTE POLOGNE PORTUGAL REPUBLIQUE TCHEQUE ROYAUME UNI SLOVAQUIE SUEDE
SUISSE
AMERIQUE CENTALE ET DU SUD :ARGENTINE CHILI COLOMBIE COSTA RICA CUBA GUATEMALA
HONDURAS MEXICO NICARAGUA PANAMA PARAGUAY PEROU PUERTO RICO
REPUBLIQUE DOMINICAINE VENEZUELA
AFRIQUE: EGYPTE ETHIOPIE KENYA MALAWI
ASIE & PACIFIQUE SUD INDE AUSTRALIE NOUVELLE ZELANDE
AMERIQUE DU NORD : CANADA U.S.A. ILES VIERGES
STATUTS :ChI
- &2 : L'esprit
- &3 : Le but général du Mouvement
- &4 : Sa mission spéciale
- &5 : Le Patron
- &6 : Le signe de consécration
-&7 : La modestie de l'habillement
Des Voeux: profession annuelle de quatre voeux privés (juridiquement privés) CIC 1192&1
Les LMC, qui ont commencé à Rome avec quatre personnes laïques le mardi de la Semaine Sainte , le 16 avril 1984, se sont maintenant répandus dans plus de quarante (40) pays. Grâce à Dieu, les membres de l'Association grandissent en sainteté lentement et fermement et augmentent en nombre . Le mouvement a eu trois rencontres internationales depuis octobre 1992 et la dernière fut son premier Chapitre Général, qui s'est tenu à Rome du 6 au 14 juillet 2002.
.Cela fut merveilleux de voir l'ardeur des laïcs qui désiraient non seulement connaître le Charisme LMC mais aussi le traduire dans leur vie et leur activité quotidienne et ainsi devenir saints. Il y eut une étude appprofondie de ses principaux aspects: la fondation théologique et juridique du Mouvement LMC à la lumière du Charisme M.C..Les LMC sont appelés à devenir ce qu'ils sont et à resplendir où ils sont,c.a.d à vivre leur vocation LMC au coeur du monde, sans perdre leur sécularité et leur caractère laïc (cf. Chritifideles Laici,15) et à devenir saints (cf. Christifideles Laici,16).
« La vocation des fidèles laïcs à la sainteté exige que la vie selon l'Esprit s'exprime de façon particulière dans leur insertion dans les réalités temporelles et dans leur participation aux activités terrestres ». Cette vocation à la sainteté peut être reconnue et vécue par le fidèle laïc, d'abord comme une obligation incontestable et exigeante et comme un exemple brillant de l'amour infini du Père qui les a regénérés dans sa propre vie de sainteté (Christifideles Laici, 17,)
Dans son exhortation apostolique « Christifideles Laici », le Pape Jean Paul II a énuméré cinq critères d'ecclésialité, que l'on doit trouver dans une association de fidèles chrétiens. Le but de ces critères est de vérifier la marque fondamentale de légitimité de telles associations: leur caractère ecclésial.
Ses critères sont:
1.La primauté donnée à l'appel de chaque chrétien à la sainteté.
2.La responsabilité de professer la foi catholique.
3.Le témoignage d'une communion forte et authentique avec le Pape et l'évêque.
4.La conformité et la participation aux buts apostoliques de l'Eglise.
5.Un engagement à une présence dans une société humaine (Christifideles Laici, 30).
En plus de ces critères, le Saint Père a aussi donné la liste de huit fruits actuels d'associations légitimes, par exemple
L'appréciation renouvelée de la prière.
La vie liturgique et sacramentelle.
Un empressement à participer aux programmes et aux activités de l 'Eglise, à l'échelon local, national et international.
Le désir d'être présent en tant que chrétien dans les différents cadres de la vie sociale.
La création et le réveil des oeuvres charitables, culturelles et spirituelles.
L'esprit de détachement et de pauvreté évangélique conduisant à une générosité plus grande dans la charité envers tous...(Christifideles Laici,30).
On peut trouver tous ces critères sous une forme ou sous une autre dans les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Statut du Mouvement LMC
L'Association des Laïcs Missionnaires de la Charité est une personne juridique publique diocésiaine dans le diocèse de Rome. Elle a été reconnue comme telle le 25 février 1987 par le défunt Cardinal de Rome, Son Eminence Ugo Poletti et les Statuts et le Chemin de Vie de la dite Association ont été approuvés, basés sur les Canons 116 & 117.
Etant donné que l'Association des Laïcs Missionnaires de la Charité est devenue universelle et internationale, nous avons demandé au Saint- Siège de l'ériger selon le Canon 312/1.
Le Mouvement restera indépendant et autonome juridiquement, mais la formation de ses membres et aussi la formation des directeurs spirituels ont été faites jusqu'à présent par les membres des Missionnaires de la Charité- Contemplatifs, branche à laquelle le Mouvement est affilié (voir le décret de Reconnaissance).
Le Chapitre LMC a décidé de préparer des manuels de formation pour ses membres et pour les directeurs spirituels. Nous espérons ouvrir des centres de formation selon la langue.
La participation des soeurs M.C. et des autres membres de la famille M.C.
Le Mouvement LMC est le petit-enfant de Mére Teresa (voir la lettre correspondante) et appartient donc à toute la famille M.C. Quelque soit l'aide que l'on puisse donner pour que les laïcs du monde grandissent en sainteté et croissent en nombre , nous devrions tous la donner. Vu que les soeurs M.C. rendent un service gratuit et de tout coeur aux plus pauvres parmi les pauvres partout dans le monde, il est plus facile pour elles d'encourager les laïcs volontaires, les coopérateurs et les bienfaiteurs catholiques pratiquants de rejoindre le Mouvement LMC. Les LMC sont appelés à grandir en sainteté dans leurs vies de famille, à transformer leurs propres familles en véritables sanctuaires d'amour par la prière en famille, le dialogue, le partage et le service (cf. Statuts, 4).
En outre, dans sa triple vision de la foule, Mère Teresa voit toutes sortes de personnes qui ont une demande commune: « Amène-nous à Jésus ». La foule voulait que Mére Teresa les amène à Jésus et leur amène Jésus. Notre Dame voulait que Mère Teresa et la famille M.C. les amènent à Jésus et viceversa. Et finalement Jésus depuis la Croix, avec sa Mère, demanda à Mère Teresa de
Lui amener la foule et de L'amener à la foule.
Maintenant les LMC appartiennent aussi à cette foule affamée et assoiffée, triste et souffrante. Cette foule était aussi recouverte d'obscurité et Jésus voulait que Mère Teresa Lui amène la foule, Lui qui est la Lumière du monde.
Ce serait donc merveilleux, pour la croissance en sainteté et l'augmentation en nombre des LMC si la famille M.C. toute entière pouvait s'impliquer dans la formation des LMC à tous les niveaux. Espèrons et prions que cela devienne possible et que notre bien-aimée Mère Teresa, qui a aimé les LMC depuis leur naissance, continue à nous inspirer tous pour les amener à Jésus etleur amener Jésus. Que la Sainte Famille, sous le patronage de laquelle les LMC sont placés, leur permette de faire partie intégrante de la famille M.C.. Prions à cette fin et demandons les prières de tous.
Que Dieu vous bénisse tous. P. Sébastian Vazhakala M.C.

QUI SONT LES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE?
par Père Sebastian Vazhakala M.C., co-fondateur avec Mère Teresa du mouvement des LMC.
août 1997
Le mouvement connu sous le nom des Laics Missionnaires de la Charité (LMC) est une association internationale de laïcs mariés et célibataires qui adhèrent à l'Esprit et au Charisme de la Famille M.C., font des voeux privés(juridiquement)de Chasteté(conjugale), de Pauvreté, d'Obéissance et le quatrième voeu de Service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres en commençant par les membres de leurs propres familles. Restant au coeur du monde, les LMC consacrent partout le monde en rendant un culte d'adoration à Dieu par la sainteté de leurs vies exprimé à travers la prière, la pénitence et les oeuvres de miséricorde, à l'exemple de la Sainte Famille de Nazareth.
1.Histoire – Le 16 Avril 1984, quatre laïcs, tous mariés, ont prononcé leurs « voeux privés » dans la chapelle des Missionnaires de la Charité Contemplatifs 8 Via S. Agapito à Rome. Ces quatre personnes partageaient la vie de prière, de pénitence et les oeuvres de miséricorde des frères M.C. depuis plusieurs années; et ensuite pendant environ deux ans elles ont étudié le document qui venait juste de sortir: 'Familiaris Consortio' (22.11.1981) et ensuite, le Mardi de la Semaine Sainte de l'année extraordinaire de notre Rédemption, ces quatre laïcs mariés ont prononcé leurs voeux privés en présence de Mère Teresa de Calcutta, de P. Sébastian Vazhakala M.C., de la Communauté et de nombreux laïcs.
2.- But- – Leur but est de se sanctifier eux-mêmes et de sanctifier leurs familles par leur consécration, celle de leurs familles et du monde entier à Dieu, à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph, et de pratiquer les mêmes vertus qu'ils ont pratiquées.
1.3- Patron – La Sainte Famille de Nazareth est leur patron, protecteur et intercesseur céleste.
4.- Statut ecclésiastique – Quand les Statuts furent prêts, ils furent adressés au Vicaire de Rome qui accepta, bénit et approuva le Mouvement le 25 février 1987. (voir dans les Statuts la copie de la lettre de Son Eminence, le Cardinal Ugo Poletti de Rome).
5.- Croissance et Développement –Avec la grâce de Dieu le Mouvement a commencé à se développer et à se répandre dans de nombreux pays d'Europe, en Amérique du Nord, Centrale et du Sud et ses Statuts ont été traduits dans plus de 15 langues. En outre ils ont leur propre petit livre de prières et beaucoup ont aussi la Liturgie des Heures qu'ils prient quotidiennement, au moins les Laudes et les Vêpres.
Les pays – Il y a des LMC en Europe (Italie, France, Espagne, Allemagne, Belgique, Suisse, Hollande, Royaume Uni, Irlande, Danemark, Pologne, Hongrie); aux Amériques (U.S.A.,Canada, Mexique, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Argentine), en Inde, à Macao...
Il y a plus de 1000 personnes consacrées, et de nombreuses personnes sont en formation.
6.- Formation – Les LMC ont une période appelée 'Come and see': 'Viens et vois' pour fréquenter le groupe sur une base régulière, pour lire, étudier et réfléchir sur les Statuts, pour être en relations avec le Directeur Spirituel et les frères ou les soeurs MC, si possible. A la fin de la période de 'Come and see', le candidat après un dialogue approprié avec le Directeur Spirituel, peut commencer l' année de formation en préparation à ses premiers voeux (cf. Statuts Nos 6-8).
7.- Directeur Spirituel- Chaque groupe doit avoir un prêtre comme directeur spirituel qui est tenu de connaître les Statuts et l'Esprit MC , qui guide le groupe avec le Lien du groupe.
8.- Structure-
a)Directeurs Spirituels: locaux, nationaux, internationaux;
b)Liens laïcs: local(3ans), national(3ans), international(3ans).
1.- Réunions – Chaque groupe se réunit une fois par semaine comme règle; si cela n'est pas possible une fois tous les quinze jours (« La famille qui prie ensemble reste ensemble ») (cf Statuts 42b, Nos. 1-9). Une rencontre Nationale une fois par an, si possible. Des rencontres Internationales tous les 4 ou 5 ans (?)
1.- Rencontres Internationales_ Jusqu'ici le Mouvement a eu deux rencontres Internationales: 1) Rome, octobre 5-10, 1992. Nombre de participants: 109, 16 pays. 2) Lourdes, septembre 22-29,1996. Nombre de participants: 175, 19 pays.
Dieu vous bénisse
P. Sébastien Vazhakala M.C.

23.11.06

L S F (Laudetur Sacra Familia)
LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE
UNE INTRODUCTION
Demandez à Mère Teresa:
« COMMENT PUIS-JE DEVENIR UN VERITABLE DISCIPLE DU CHRIST? »
C'est la question que chaque chrétien devrait se poser au plus profond de son coeur.
Nous pouvons avoir été de « bons catholiques », toute notre vie et n'avoir jamais réfléchi sur le sens profond des Saintes Ecritures comme « Arrêtez, connaissez que je suis Dieu » ( Ps 46,11 ), ou « Soyez saints, car moi, Yahvé votre Dieu, je suis saint. »( Lv 19,2 ) « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » ( Mt 5,48 ).
A travers les âges il y a eu de nombreux mouvements dans l'Eglise qui ont été destinés à aider les membres de basede l'Eglise à grandir en sainteté, et l'un des plus modernes de ces mouvements est celui qui suit le chemin de mère Teresa de Calcutta. Il s'appelle « LES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE », ou « LMC » pour abréger.
L'essentiel est assez simple: nous sommes TOUS appelés à être saints! (Le mot anglais « saint » vient directement du mot français pour « holy »(saint également en anglais) qui vient du mot latin pour « holy »: « Sanctus ».
« Holy » linguistiquement parlant, signifie simplement « différent, transcendant, mis à part, en dehors des raisons et de l'estimation de ce monde » (cf Père Benedict Groeschel « Guérir la Blessure Originelle ».Etymologiquement cela signifie « holy »: sain ou « healthy »: en bonne santé, ce qui est aussi une bonne façon de concevoir la sainteté. Mais la phrase du père Benedict le dit très bien: « Dieu est celui qui est entièrement « Autre » et Il appelle tous Ses enfants à être comme Lui, « ...faits à l'image et à la ressemblance de Dieu ».
Jésus était « différent » et Il veut que ses disciples soient comme Lui, « mis à part », de la pensée matérialiste de la société.
Cette pensée, sortie de son contexte, pourrait conduire les gens à une simple philantropie humaniste, (ou même à du snobisme) mais Jésus nous donne la motivation supplémentaire de le faire pour Lui et à Lui quand Il dit: « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, C'EST A MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT » (MT 25,40)
Mère Teresa a conformé sa vie à ces mots durant son existence, et, sans le chercher, a gagné l'admiration du monde. Des personnes qui ont admiré son travail et qui l'ont vue comme un modèle ont recherché la direction spirituelle de Père Sébastien, un prêtre Missionnaire de la Charité établi à Rome. De leur prière et leur contemplation s'est formé le groupe connu maintenant sous le nom de Laîcs Missionnaires de la Charité.
MAIS QUI SOMMES-NOUS ET QUE FAISONS-NOUS?
(L'Identité, la Mission et la Vocation des LMC)
NOUS SOMMES DES LAICS CATHOLIQUES ROMAINS:-un MOUVEMENT DE PERSONNES CONSACREES AVEC UNE VOCATION ET UNE MISSION SPECIFIQUES: des Missionnaires de la Charité qui suivent le charisme de Mère Teresa; des missionnaires d'amour, qui font de petites choses avec un grand Amour, avec l'Amour de Jèsus.
NOUS DESIRONS ETRE UN DON – Par le don de nous-mêmes nous voulons, à travers le Coeur Immaculé de Marie, étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, par la profession renouvelée chaque jour, des voeux de Pauvreté, de Chasteté, d'Obéissance et un quatrième voeu de Service Gratuit et de Tout Coeur des Plus Pauvres parmi les Pauvres du monde entier, selon nos Statuts et la spiritualité de Mère Teresa de Calcutta.
NOTRE MISSION SPECIALE – Travailler au salut et à la sanctification des membres de nos propres familles , de notre Mouvement et des Plus Pauvres parmi les Pauvres du monde entier.
NOTRE ESPRIT – est un esprit d'abandon total à la volonté de Dieu, avec une confiance de petit enfant en Sa sollicitude paternelle, et un empressement au service dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph. En tant que personnes consacrées nous sommes appelés à devenir des adorateurs du Père en esprit et en vérité.
LE MODELE DE NOTRE VIE - et la source de notre inspiration est la Sainte Famille de Nazareth, notre Patron, avec l'intention de transformer nos propres familles en de « véritables sanctuaires d'Amour ».
NOS VOEUX (par lesquels nous sommes consacrés) – Nous avons choisi la Pauvreté, pour devenir riches dans le Christ; la Chasteté, pour témoigner et vivre à travers le mariage (ou le célibat) le mystère unique de l'alliance de Dieu avec Son Peuple; l'Obéissance, pour dire « oui » à l'ordre sacré de l'existence établi par Dieu dans ce monde,et par amour de faire la volonté de Dieu; et le Service Gratuit et de Tout Coeur des Plus Pauvres parmi les Pauvres, pour aimer et servir Jésus sous ce que Mère appelle « l'habit de dètresse des plus Pauvres parmi les Pauvres en nous souvenant de Ses mots: « C'est à moi que vous l'avez fait ».
NOTRE VOCATION – est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'Amour de Dieu, la Paix et la Joie que nous expérimentons dans notre chemin de souvenir et de pratiques des mots de Mère Teresa: « L'amour commence à la maison, dans notre mouvement, dans notre famille » et « les oeuvres d'amour sont des oeuvres de paix ».
A TRAVERS LA PRIERE – nous voulons maintenir notre union intime avec le Christ, avec Marie, « Cause de notre joie », et avec l'Eglise, étant conscients qu'il est impossible de s'engager dans l'apostolat direct sans être une âme de prière.
LA STRUCTURE – de notre Mouvement est la Croix. Depuis qu'elle a porté Notre Sauveur, elle conduit au salut; et elle doit donc être aussi pour nous dans tous nos travaux.
NOTRE PENITENCE – doit être caractérisée par la renonciation et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, étant donné qu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection. Dans notre apostolat la 'monnaie' pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour.
DES MOTS POUR NOTRE VIE – Nous faisons nôtres les mots de Mère Teresa:
« Soyez seulement tout pour Jésus à travers Marie. »
« Soyons purs et humbles comme Marie, et nous sommes sûrs d'être saints comme Jésus ».
Elle prie: « Jésus dans mon coeur, je crois à ton tendre amour pour moi; je t'aime. »
« Marie, Mère de Jésus, sois ma Mère maintenant. »
Mère dit aussi: « Soyons 'Un seul Coeur' dans le Sacré Coeur de Jésus, à travers le Coeur Immaculé de Marie, rendant ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui ».
« Je veux avec la bénédiction de Dieu être saint ».
SUPPLEMENT
Faire des voeux est un acte de consécration et de promesse à Dieu. On devrait être bien préparé et prêt mentalement.La Réconciliation préalable est nécessaire avant de s'engager. Faire des voeux ne devrait pas causer d'inquiétude ,car au contraire , on grandira et deviendra une personne plus dévouée à Dieu. Une période de formation d'un an minimum est exigée, après avoir été invité à devenir aspirant.Cette année de discernement n'est pas seulement pour le candidat-aspirant, mais aussi pour le Directeur Spirituel , les Missionnaires de la Charité (s'il y en a dans votre région), et les LMC qui ont déjà fait des voeux, car ils seront aussi impliqués dans la décision de l'acceptation. Souvent, l'aspirant aura besoin de plus d'une année de préparation, et quelquefois, on pourra juger que l'aspirant n'est pas un candidat. Les voeux sont privés (pas prononcés dans une Eglise devant une Congrégation). Une formule spéciale est lue pendant une Messe et devant un prêtre dans une Chapelle ou une Eglise, avec des invités spéciaux et les familles. Deux mois auparavant, vous devez soumettre vos intentions en écrivant au Directeur Spirituel du groupe LMC. Vous devez déclarer qui vous êtes, quels sont vos engagements actuels, et aussi expliquer pourquoi vous voulez faire des voeux. Une lettre similaire est écrite aussi chaque année au moment du renouvellement des voeux.
Le groupe se réunit, comme ses membres l'ont décidé, si possible une fois par semaine ou au moins une fois par mois minimum, pour l'Heure Sainte, la Liturgie des Heures, le Rosaire, la Réflexion et l'Instruction.
Si possible, le premier Samedi du mois devrait être observé comme un jour de prière et y inclure la Messe (une demie journée si l'instruction n'est pas comprise).
Nous célébrons la fête de notre Saint Patron, la Sainte Famille de Nazareth, le Dimanche avant la fête du Christ Roi, en Novembre. Une Messe est célébrée, pendant laquelle nous répétons nos voeux en tant que groupe (R 10), et aprés avoir prié la neuvaine de la Sainte Famille les neuf jours précédents. Notre famille devrait être comprise dans la neuvaine et dans la Messe.
A la demande spéciale de Mère Teresa, nos maisons devraient être intronisées au Coeur Sacré de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie.
Père Sébastien a réaffirmé que les Statuts représentent l'idéal. Ils contiennent les prières et les pratiques recommandées. Ils indiquent la direction dans laquelle les membres LMC devraient aller même si personne ne peut réellement s'attendre à vivre tous les Statuts immédiatement ou peut-être jamais. Ils sont volontaires. Si sincère que l'on soit, on ne doit pas être « scrupuleux » dans la poursuite de l'Idéal. Par contre, la persévérance apporte de grandes récompenses. Plus nous persistons dans la prière, plus nous recevons de grâces, ainsi cette croissance dans la vie de prière tend à avoir un effet naturellement accru, venant à imprégner toute notre vie et à procurer l'ambiance dans laquelle tout notre travail quotidien, nos devoirs et nos joies quels qu'ils soient prennent place.
C'est une bonne idée de commencer petit, par exemple: vingt minutes de prière le matin, et vingt minutes le soir. Ensemble cela incluerait la Prière du Matin et du Soir de la Liturgie des Heures (la belle prière de l'Eglise qui encadre notre journée), la prière du matin des LMC, et l'examen de conscience.
La Messe et la Sainte Communion quotidienne, si possible, est très importante pour la croissance spirituelle, de même que la Confession (à un confesseur régulier) au moins une fois par mois, et l'Angélus, au moins à midi, plus quelques prières. En résumé, comme cela est cher aux Statuts, ce Mouvement est profondément priant, imprégné de la spiritualité de Mère Teresa et des Missionnaires de la Charité.
A l'intérieur du cadre des Statuts ,chacun devra trouver, conjointement avec un conseiller spirituel, ce qu'il est possible pour lui ou elle de faire pour élargir le programme comme les circonstances le permettent. Visez l'idéal!
Notez, s'il vous plait, que les Statuts concernant le mariage sont l'enseignement traditionnel de l'Eglise (confirmé à l'intérieur par les documents post-Vatican II) et ce sont la norme.Mais même ici, les périodes d'abstinence proposées, telles que pendant le Carême et l'Avent, bien qu'étant une ancienne tradition de l'Eglise, sont complètement volontaires.
Pour plus d'information appeler ou écrire à
MISSIONARIES OF CHARITY-CONTEMPLATIVE
Via S.Agapito, 8-00177 Rome (Italie) Tel: 06/21.70.77.02 Fax: 06/21.70.77.03
Soeurs Missionaires de la Charité 60/62 rue de la Folie Méricourt 75011 PARIS Tel: 01.43.55.79.01
Soeurs Missionaires de la Charité 54A rue de Crimée 13003 Marseille Tel: 04.91.64.51.59
Jean-Claude et Fabienne Bastide 1 chemin de la Croisette 78770 GOUPILLIERES Tel: 01.34.87.55.95
18.11.06

Voici quelques extraits d' Newsletter de septembre 2006
Un court voyage en Australie de Père Sébastien M.C.
...Les soeurs Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Mère Teresa ont 14 maisons dans les différentes parties du continent île d'Australie et deux en Nouvelle Zélande. La première communauté des soeurs a débuté à Bourke le 16 septembre 1969. Le travail avec et pour les australiens autochtones,dont les âmes précieuses et immortelles sont enchâssées dans et avec les corps de couleur noire, semble inutile et infructueux, mais c'est toujours le travail de Dieu et donc il les récompensera ainsi que ceux qui travaillent sans relâche pour eux. Ces personnes, comme chacun d'entre nous, ont besoin d'une évangélisation continue, qui devient alors la culture de l'amour.Cela ne peut se faire que sur la base d'une rencontre intime avec Dieu. En Dieu et avec Dieu je peux aimer même les personnes les plus répugnantes et les caractéres les plus difficiles. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire que plus la personne est répugnante plus il faut une foi plus grande pour voir le visage de Jésus et le servir avec un amour tendre.
Les Missionnaires de la Charité dans la région de Notre Dame Secours des Chrétiens consacrent leurs vies au service des plus pauvres parmi les pauvres dans leurs 16 maisons,dispersées dans les différentes parties du continent le plus vieux et le plus petit de la planète. Il n'y a pas de proportion entre ce qu'elles sont et ce qu'elles font. Dans les mots de notre bienheureuse Teresa , elles aussi comme chacun d'entre nous , sont « faibles pécheresses et indignes ». Mais Jésus a dit (à Mère Teresa) : « C'est précisément parce que tu es faible, pécheresse et indigne que je veux t'utiliser pour ma gloire. »C'est ce que Jésus fait avec les Missionnaires de la Charité. Plus nous sommes en contact avec Jésus dans la prière, dans l'adoration et en le recevant dans le Pain de Vie avec humilité, amour et dévotion, plus il peut nous utiliser pour lui apporter des apporter des âmes, spécialement les âmes des pauvres, qui peuvent vivre comme des bêtes sauvages. En fait le monde devient de plus en plus comme des bêtes sauvages , et c'est le devoir des religieux et des prêtres de donner un témoignage authentique de la sainte présence de Dieu, de prouver par leur vie et leur action qu'il y a un Dieu qui nous aime tous. Il y a un besoin ressenti de retourner partout à la vérité authentique et à la radicalité évangélique pour tous les religieux, les prêtres et les chrétiens engagés.
Quelques mots de l'Archevêque Barry Hickey de Perth, Australie, méritent d'être cités : « Ce que j'essaie de dire , c'est que l'on ne remédiera pas à la crise du temps présent en s'alignant de trop près aux valeurs de la société contemporaine, mais par des vies d'amour, de pauvreté, de confiance et de générosité radicales. C'est ce que Jésus a dit alors et nous dit maintenant. Nos vies personnelles doivent contraster nettement avec les chemins du monde, comme nous essayons d'entrer dans le royaume de l'amour, de la justice et de la compassion en vivant le modèle de vie biblique...
« L'ascétisme peut bien être notre propre réponse à l'opulence qui nous entoure. Même notre engagement envers les pauvres manque de crédibilité si nous ne sommes pas pauvres avec eux, aussi devons-nous offrir ce que nous avons – pas de l'or ni de l'argent- ce qui est la responsabilité de la Société -mais la Parole qui donne la Vie. Une conversion du style de vie est peut-être une partie de la réponse à la crise actuelle. » (Extrait d'une allocution faite par l'Archevêque Bary Hickey à la Conférence annuelle de la Confraternité Australienne du Clergé Catholique en 2005 (ACCC))
Il est absolument vital pour nous d'avoir une vie équilibrée de prière et d'apostolat, ce qui est la façon concrète de vivre les doubles commandements de l'amour de Dieu et de l'amour de son prochain. C'est seulement quand nous sommes unis à Dieu que nous pouvons voir Dieu dans notre prochain. Servir le pauvre n'est ni un hobby ni une façon de passer notre temps ou de surmonter notre ennui; non, servir l'indigent est une nécéssité intérieure . C'est comme les ailes de l'oiseau. Il ne suffit pas pour un oiseau d'avoir deux ailes pour voler, mais ses ailes doivent tenir en équilibre toutes les deux.
Le premier et le plus grand commandement est d'aimer Dieu de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme et de toute sa force.Ce commandement pénétre dans notre être, notre organisme par la prière et le sacrifice, et se manifeste par nos yeux , nos oreilles, notre bouche, nos mains et nos coeurs dans la charité. En d'autres mots mon contact ininterrompu avec Dieu dans la prière me permet de voir l'existence de mon voisin nécessiteux et m'oblige à lui rendre un service qui vient de tout mon coeur. Sans ce contact avec Dieu je reste handicappé et ne pourrai pas voir l'image de Dieu dans les autres, et n'aurai pas non plus la force et le pouvoir de les servir avec amour. Un morceau de fer est complètement différent s'il est en contact avec l'aimant. De la même façon nous serons complètement différents si nous sommes unis à Dieu dans la prière, sinon notre vie deviendra stérile et inutile...
On observait que les läics aussi désirent ardemment devenir saints en faisant la volonté de Dieu et à travers la Charité. Ils désirent ardemment connaïtre le chemin de la sainteté , qui est simple mais exigeant. Personne, y compris les religieux et les prêtres, ne va devenir saint sans le vouloir réellement et sans faire des efforts acharnés. « Je veux, je veux , avec la bénédiction de Dieu , être saint. » Pour réaliser cet ardent désir, le chemin que Jésus nous a montré est de le nourrir dans celui qui a faim, d'étancher sa soif dans celui qui a soif, de le vêtir dans celui qui est nu, de l'héberger dans celui qui est sans logis, de lui rendre visite dans celui qui est malade et dans celui qui est en prison. (cf Mt 25,31-46). Tout cela est résumé dans ces cinq mots (en anglais) : « C'est à moi que vous l'avez fait. »(Mt 25,40). N'hésitons donc jamais à faire du bien aux autres, qu'ils le méritent ou non. Dieu ne l'oubliera jamais...
Les mots de l'Archevêque Barry de Perth méritent à nouveau la méditation: « On ne remédiera pas à la crise du temps présent en s'alignant de trop près aux valeurs de la société contemporaine, mais par des vies d'amour , de pauvreté, de confiance et de générosité radicales. » J'ai ressenti aussi très fortement la même chose pendant mon court séjour en Australie, à savoir que l'Eglise catholique australienne a besoin de saints qui, sans compromission, humblement et courageusement osent vivre la vie radicale de l'amour, de la pauvreté et de la simplicité de l'Evangile. S'ii y a quelques années en arrière en 1946-1947 Jésus a demandé à la bienheureuse Teresa de Calcutta de trouver des nonnes libres revêtues de la pauvreté de la Croix, de l'obéissance de la Croix, des nonnes pleines d'amour revêtues de la Charité de la Croix , combien davantage Jésus voudra de la part de l'Eglise d'aujourd'hui le même modèle de la Croix de la part de nous tous, religieux, prêtres et personnes engagées de l'Eglise Catholique? Qu'il y ait une simplicité évangélique authentique et qu'elle commence avec moi, avec notre communauté!
Joyeuse et sainte fête de notre bien aimée et bienheureuse Mère Teresa M.C.
Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.

Triduum
Septième Jour
Dévotion. Prière
« En Joseph...en outre la tension apparente entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la Charité. »(Redemptoris Custos).
« La famille qui prie ensemble reste ensemble. »
Nazareth nous apprend l'importance du silence profond et positif.
« Si seulement nous pouvions apprécier une fois de plus sa grande valeur,. Le silence de Nazareth devrait nous apprendre à méditer en paix et en silence, à réfléchir sur le spirituel en profondeur, et à être ouverts à la voix de la sagesse intérieure de Dieu. Nazareth peut nous apprendre la valeur de l'étude et de la préparation de la méditation, d'une vie spirituelle personnelle bien ordonnée et d'une prière silencieuse qui est connue seulement de Dieu. » (PaulVI). R.198)
Huitième Jour
Fidélité et obéissance, constance et persévérance en amour , par amour:
« Après leur départ (des Mages), voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te le dise. .. » « Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte ; et il resta jusqu'à la mort d'Hérode,... » (Mt 2,13-15).
« Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph , en Egypte, et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère , et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts , ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël... » (Mt 2,19-21)
Par la souffrance, le dur labeur et l'endurance, la Sainte Famille a grandi en sainteté.
Neuvième Jour
Nazareth restera pour nous le premier modèle pour toutes nos communautés:
Pour : vivre comme ils ont vécu.
aimer comme ils ont aimé
prier comme ils ont prié
pratiquer les vertus comme ils les ont pratiquées, spécialement les vertus cardinales et les vertus morales de foi, d'espérance et de Charité, de prudence, de justice, de tempérance et de courage.
se servir les uns les autres, spécialement les plus pauvres parmi les pauvres, comme ils les ont servis.
être saints comme ils ont été saints.
« Nous pouvons dire que la Sainte Famille était la Trinité sur la terre, que d'une certaine façon elle représentait la Trinité Céleste elle-même. » (St François de Sales)
« Nazareth est la maison de chaque frère contemplatif et en même temps le modèle et l'école où nous apprenons comment être saints comme Jésus Marie et Joseph. Ils sont non seulement notre modèle de vertus mais nos professeurs
d'Humilité : La propre humilité de Dieu incarnée maintenant dans la personne de Jésus qui nous invite à apprendre de son humilité. (Mt 11,29).
d'Obéissance : Etre toujours prêts à faire la sainte volonté de Dieu. Jésus a obéi à ses parents humains (Lc 2,52). Il a appris l'obéissance par la souffrance (Heb 5,8).
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin. » (Jn 4,34). Il fut obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix. Marie dit à l'Ange: « Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole ! » (Lc 1,38). Joseph aussi est est un réel exemple de prompte obéissance: « Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit...(Mt 1,24; 2,14; 2,21.).
d'Amour : On peut dire que la Sainte Famille de Nazareth est l'ombre la plus proche sur la terre de l'amour de la Sainte Trinité. Comme le centre de Dieu est un amour invincible, créatif, toujours frais et dynamique, il y avait dans le cœur de la Sainte Famille le même amour durable. Personne n'a jamais autant aimé ni vécu si proche de Jésus que Marie et Joseph dans leur maison de Nazareth. Cette proximité était aussi bien physique que spirituelle et mystique.
de Désir ardent : que l'on peut identifier à sa soif...La soif de nous de Dieu peut concrètement se trouver en Jésus qui a vécu et est mort, mort en criant : « J'ai soif. » Jésus avait soif de notre soif de Lui. Marie debout au pied de la croix de Jésus et ayant vécu 33 ans avec Lui, a partagé sa soif ; St Jean aussi, qui symbolise toute l'humanité, confiée à elle.
Marie et Joseph ont été choisis pour aider Jésus à conclure sa Mission sur la terre... « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé. » (Lc 12, 49). « Si quelqu'un a soif , qu'il vienne à moi, et qu'il boive »(cf. Jn 7,37.).
Chaque frère contemplatif M.C. doit expérimenter cette double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie et partager cette soif de Jésus aussi étroitement que possible, comme Notre Dame et Saint Joseph l'ont partagée :
de Soif
a) La soif que Dieu a de nous et de tous
b) Notre soif de Dieu
Jésus a choisi Mère Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense qui s'est répandue de l'autre côté de la mer et des océans comme des flammes de feu. Nous partageons tous sa soif et travaillons dur pour étancher la soif de Jésus en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin de nos vies. » (R 16).
13.11.06

Deuxième Jour
Réaction à l'appel: accepter ou rejeter Jésus
« Sois sans crainte Marie... »(Lc 1,30).
« Joseph, fils de David, ne crains pas... »(Mt 1,20).
Peur, doute, malentendu, beaucoup de souffrance et de douleur.
Eclaircissement, confirmation et assurance par les Anges.
Troisième Jour
Réponse: acceptation de Jésus dans la Famille, en l'accueillant
« Marie dit : Je suis la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole. »(Lc 1,38).
« Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit. »(Mt 1;24).
Confiance, obéissance et acceptation de la volonté de Dieu par l'intermédiaire des Anges.
Dieu ne leur a pas parlé en personne, mais seulement par l'intermédiaire de ses Anges.
Quatrième Jour
Jésus devient l'Enfant de Marie: Marie est avec l'Enfant ; Jésus maintenant vit en Marie:
« Béni le fruit de ton sein. »(Lc 1,42)
« Joseph prend Marie comme sa femme avec Jésus, avec une foi, une confiance et une humilité profonde. »(cf. Mt 1,25).
Cinquième Jour
Jésus est né à Bethléem dans une pauvreté matérielle, une misère et une indigence extrême ...
La douleur est terrible pour Joseph qui est incapable de donner à Jésus un endroit convenable pour naître.Le Fils de Dieu est né parmi les animaux dans une crèche...
« Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche... »(Lc 2,7).
Réduit à la plus grande pauvreté matérielle mais élevé à la plus haute richesse spirituelle.
« La Sainte Famille est notre inspiration et notre guide pour pratiquer la pauvreté volontaire. Cela nous rend immensément heureux au point de désirer être revêtus de la pauvreté et de l'humilité extrême de Jésus sur la croix: mourir comme un indigent sans défense qui désire être rien et ne rien avoir sauf travailler de plus en plus pour Sa plus grande gloire. Nous faisons cela par obéissance joyeuse à sa volonté, par amour, jusqu'à notre mort. »(R.21).(Statuts des Frères M.C. Contemplatifs).
Sixième Jour
Jésus est né dans l'humilité pour donner la joie, la joie à partager.
Beaucoup d'humiliations pour la Sainte Famille. Marie et Joseph ne pouvaient avoir de pire humiliation que celle de ne pouvoir offrir un logis convenable au Fils de Dieu né de la Vierge Marie. Et cependant il y a joie au ciel et paix sur la terre pour toute personne de bonne volonté. Paradoxalement il y a une grande souffrance et une grande joie depuis l'Annonciation.
« Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple. »(Lc 2,10).
Ici Marie et Joseph obéissent promptement aux lois , sans en compter le coût et sans poser de questions.
10.11.06

Prière pour la Neuvaine à la Sainte Famille
( à prier chaque jour )
Jésus, Marie et Joseph bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer notre Société comme nous le devrions, par-dessus toute chose terrestre, et de toujours montrer notre amour par des actes.
Jésus,Marie et Joseph,bénissez-nous et accordez-nous la grâce de vivre généreusement les vœux que nous avons faits ou allons faire.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de participer comme nous le devrions à la défense et à la propagation de la foi quand le devoir appelle, par la parole ou par le sacrifice de nos biens et même de nos vies.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce d'aimer les frères de nos Communautés dans une charité réciproque comme nous le devrions et établissez-nous en parfaite harmonie de pensée, de volonté et d'action sous la conduite de nos Supérieurs; enseignez-nous à être pauvres et simples et à aller à la recherche des plus pauvres parmi les pauvres afin d'aimer et de servir dans l'obéissance à nos Règles.
Jésus, Marie et Joseph, bénissez-nous et accordez-nous la grâce de conformer nos vies pleinement comme nous le devrions à l'Esprit et au Charisme de notre Société comme ils sont détaillés dans nos Constitutions et notre Chemin spirituel, afin de vivre toujours dans cette Charité qu'ils développent. Jésus, Marie et Joseph, nous demandons en particulier la faveur spéciale(mentionnez votre faveur)...
Consécration de notre Société ( de notre Mouvement LMC ) à la Sainte Famille
Jésus plein d'amour, par tes sublimes et belles vertus d'humilité, de charité, de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, de patience et de douceur tu bénis avec paix et joie la famille que tu as choisie sur la terre. Dans ta miséricorde, jette un regard sur notre Société.Nous t'appartenons, car nous avons reçu de toi de nombreuses bénédictions depuis de nombreuses années et nous nous confions et confions notre Société avec sa croissance en sainteté et en nombre à ta providence pleine d'amour, à ton attention et à ta protection paternelle.
Jette un regard sur notre Communauté, notre Société et tous ses membres. Dans ta bonté pleine d'amour, préserve-nous des dangers, aide-nous en temps de besoin, et accorde-nous la grâce de persévérer jusqu'au bout dans l'imitation de ta Sainte Famille, afin que t'ayant aimé et servi dans nos frères et dans les plus pauvres parmi les pauvres fidèlement sur la terre, nous puissions te louer éternellement au Ciel.
Marie, notre très chère Mère, nous avons recours à ton intercession, en sachant que ton Divin Fils entendra nos prières. Glorieux Patriarche, St Joseph, aide-nous par tes puissantes prières et offre nos prières à Jésus par les mains de Marie. Amen.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.