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04.01.21

French (FR)   Lettre de Sr Prema M.C. Avent-Noël 22 novembre 2020  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 23:05:29

Maison-mère, Calcutta,

22 novembre 2020 - Solennité du Christ-Roi

Mes très chers collaborateurs, actifs, malades et souffrants, laïcs Missionnaires de la Charité, membres du mouvement "I Thirst" (J’ai soif) et bénévoles,
Je vous souhaite un Avent très fervent et un joyeux Noël. Que le Petit Enfant Jésus vous remplisse de son esprit d'amour, de paix et de joie.
Nous aspirons tous à cet amour. La paix et la joie. Pour satisfaire ce désir, le monde prône la voie large et facile du plaisir, de la sécurité et du pouvoir. En parcourant cette route, cependant, nos cœurs commencent à avoir de plus en plus envie de combler notre vide. Nous commençons à gémir sous l'esclavage de la dépendance et des exigences et à pleurer sur la ruine des cœurs et des relations brisés.
Jésus a parcouru le chemin étroit de la croix qui a conduit à la résurrection et à une vie nouvelle. Nous le suivons dans la foi et la simplicité. Jésus, la sagesse et la puissance de Dieu, est venu dans la petitesse et nous avons cette confiance que lorsque nous sommes faibles, la puissance de Dieu atteint la perfection en nous. Jésus ne nous offre pas de solutions à nos problèmes, mais il nous conduit de gloire en gloire à la lumière des béatitudes sur le chemin de la conversion.
Pendant l'Avent, l'appel de Jean-Baptiste est entendu : «Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses chemins.» (Is 40, 3) Que Marie, pleine de grâce, Mère de Jésus et notre Mère, nous aide à changer toute attitude qui nous éloigne de Jésus. Le temps est venu :
- de se détourner de l'attente et de la demande que les autres doivent changer et au contraire d’entreprendre de changer nos propres attitudes,
- de se détourner de l'ambition d'être admiré pour notre succès et de commencer à pratiquer la fidélité dans les petites choses cachées,
- de se détourner du désir d’efficacité et de commencer à se concentrer sur le besoin immédiat de la personne d’être prise en charge efficacement et en toutes choses visant le salut et la sanctification des âmes.
Alors que l'année se termine, je réfléchis aux événements de l'année 2020. Les gens gémissent sous le fléau de la Covid-19 et d'autres afflictions d'extrême misère. Le monde est confronté à la guerre civile, aux atrocités infligées par les gangs et les gouvernements totalitaires, à la violence raciale, aux maisons détruites par les typhons, etc. Les familles ont lutté contre la maladie, la mort, le chômage, des restrictions jamais éprouvées auparavant dans la vie, notamment des limitations dans l'accès aux églises et autres lieux de culte. Comme toujours, les pauvres et les enfants ont le plus souffert. Les enfants ont également été victimes de la législation encourageant l'avortement, le divorce, les unions entre personnes de même sexe, la drogue et la pornographie. Jésus a dit à notre Mère: «Comme ça fait mal de voir ces pauvres enfants souillés par le péché… éloignez-les des mains du malin.»

Décidons de faire tout ce que nous pouvons, au mieux de notre propre capacité, pour protéger les enfants, y compris les enfants à naître. La joie que nous donnons à un enfant et à un foyer malheureux sera notre meilleur cadeau de Noël pour Jésus.
Puissiez-vous avoir un Noël béni et une année heureuse. Priez pour moi s'il vous plait. Je me souviens de chacun de vous, de vos familles et de vos êtres chers dans ma prière.

Dieu vous bénisse

Sr M. Prema M.C.

03.06.19

French (FR)   Lettre de Pâques 2019 de Sr Prema  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 21:01:36
French (FR)   Mardi saint 16 avril 2019 Lettre de père Sébastien M.C.  -  Categories: Père Sebastien, fafa, soeur Prema  -  @ 17:28:00
Mardi saint 16 avril 2019 Très chers Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), Que la grâce et la paix du Seigneur soient votre force, votre forteresse, votre bouclier, votre roc, votre lumière et votre salut pour l’anniversaire du Mouvement des LMC. Rendons grâce au Seigneur avec des harpes et des chants mélodieux pour le don du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité qui a eu a 35 ans le mardi de la semaine sainte 2019. Il a été fondé le lundi 16 avril de la Semaine Sainte en 1984, avec quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, au 8 Via S. Agapito à Rome. Nous avons encore Mme Paradisa Orlandi, très vivante et active, qui manque rarement nos réunions de groupe hebdomadaires et nos prières et notre journée de prière mensuelle depuis 1984. . Elle est un exemple éclatant pour tous les LMC de Rome. Antonio Serangeli a de graves problèmes de santé et n’a donc pas pu assister depuis longtemps à nos réunions hebdomadaires régulières de prière, de partage et de discussions. Sa femme Annarosa Santi LMC est repartie vers la maison de Dieu et maintenant elle prie pour les LMC et pour d’autres depuis le ciel ! Franco Coletti est devenu diacre permanent, et n’a plus beaucoup de contacts avec nos LMC depuis de nombreuses années. Tout en remerciant Dieu pour leur fidélité et leur persévérance, offrons des prières ferventes pour leur croissance continue dans la sainteté et leur sainte persévérance. Avec l’aide infaillible de Dieu, le Mouvement des LMC s’est développé et s’est étendu à travers le monde. Au fil des ans, le Mouvement des LMC a tenu cinq assemblées générales internationales, dont la première à Rome en octobre 1992, la deuxième à Lourdes, en France en 1996, la troisième à Rome en octobre 2002, la quatrième s’est tenue à Rome en avril 2009, l’année du jubilé d’argent du Mouvement, et la dernière assemblée générale s’est tenue à Rome du 21 au 28 septembre 2015. Si Dieu le veut, nous aurons peut-être la prochaine assemblée générale en 2021. Depuis notre dernière assemblée générale, les LMC ont connu une croissance considérablement rapide dans certains pays du monde, avec des problèmes croissants, des éclaircissements et des purifications. Certaines de nos Sœurs M.C. méritent vraiment notre sincère gratitude pour ce qu’elles font pour et avec les LMC. De nombreuses Sœurs M.C. les aident à former des groupes et les aident à continuer de croître en sainteté et en nombre. Après 35 ans du Mouvement des LMC et du fait qu’il s’agit d’un mouvement en croissance, j’aimerais faire quelques observations, commentaires, clarifications et suggestions importantes : 1) Le Mouvement des LMC est né d’un groupe de prière qui s’est tenu chaque semaine pendant environ deux ans. 2) Bien que le Mouvement des LMC ait été une ramification des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC), il fait partie des cinq branches de la Société des M.C. bien qu’il soit sous la garde et la supervision de la Société des MCBC. 3) Les LMC ont leurs propres Statuts et Chemin de vie à étudier individuellement et en groupe afin de mieux vivre le chemin de vie des LMC, comme ils font leurs vœux selon les Statuts et chemin de vie des Laïcs Missionnaires de la Charité. 4) Les LMC doivent être des catholiques pratiquants dans tous les aspects de leur vie. Avant de devenir des LMC, ils doivent connaître les enseignements fondamentaux de l’Église catholique romaine. Ils sont fondamentalement les suivants : a) Les douze articles de la foi, appelés le credo des apôtres (cf. CEC n°26-1065) b) La vie sacramentelle (cf. CEC n°1066-1690). Cela signifie qu’ils doivent être baptisés catholiques romains et avoir fait leur première communion, leur confirmation, etc. Si un homme et une femme vivent ensemble, ils doivent être mariés à l’Église, vivre fidèlement, avec persévérance et pieusement leur vie conjugale, en s’assurant que leurs enfants soient baptisés et élevés dans la foi catholique, en leur donnant de bons exemples c) Ils doivent fréquenter le sacrement de la confession, de la messe et de la sainte communion, qui sont une nourriture pour l’âme. Ste Teresa M.C. a écrit à l’archevêque de Calcutta en 1947: “La seule chose que je vous demande, Excellence, c’est de nous apporter toute l’aide spirituelle dont nous aurons besoin. -Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous - avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour mes Sœurs ni pour moi-même.- Il prendra soin de nous. Mais sans Lui je ne peux exister- je suis impuissante. » d) Les dix commandements (cf. CEC n. 1691-2557) et les cinq préceptes de l’Église. Les LMC doivent les connaître pour les vivre dans leur vie quotidienne et les enseigner à leurs enfants par la parole et par l’exemple. N’oublions pas que les actes sont plus éloquents que les paroles. Donner de bons exemples aux enfants et aux autres est essentiel. e) L’importance d’une vie de prière (cf. Statuts n°36; CEC nos. 2558-2865). Prier c’est comme respirer. Nous ne respirons pas seulement quelques heures par jour, mais pendant 24 heures jour et nuit. 5) Les LMC doivent lire et étudier le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC) individuellement et en groupe. Il est du devoir des catholiques baptisés de connaître les enseignements essentiels de l’Église afin qu’ils puissent les suivre fidèlement et sans atténuation ni confusion. Il en va de même pour les prières. 6) La vie liturgique pour les LMC est absolument vitale. Les sacrements renforcent leur foi, leur espérance et leur charité. Les LMC devraient faire de leur mieux pour prier les prières du matin (les Laudes) et du soir (les Vêpres) comme une règle. Beaucoup prient le Saint Rosaire quotidiennement. Certains LMC participent à la messe quotidienne et à la sainte communion. 7) Mettre en pratique le quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit est très important. Nous savons tous que la charité commence à la maison. Bien que la mission première et immédiate d’un LMC soit assez souvent dans sa propre maison et sa famille, ils ont également leurs obligations envers les groupes LMC et les réunions de groupe… (cf. Status n°42). 8) La pratique de tous les vœux selon l’état de vie est très important. Les couples mariés ne peuvent pas utiliser des dispositifs anticonceptionnels, des contraceptifs, etc. (cf. Statuts nos 13-16) 9) le Chemin de vie des LMC est une vocation. C’est un appel de Dieu à suivre le chemin étroit qui nous conduit au ciel. Les LMC sont entièrement libres de rejoindre le Mouvement ; mais une fois rejoint, ils ne sont pas libres de vivre comme ils le veulent, mais sont engagés à vivre le Chemin de vie des LMC comme cela est détaillé dans les Statuts et Chemin de vie. 10) Les LMC sont tenus d’implorer Dieu pour avoir la grâce de vivre le Chemin de vie des LMC avec tout leur cœur, leur esprit, leur âme et leur force. Notre vie spirituelle n’est jamais automatique. Elle exige des efforts, un renoncement, un sacrifice et une mortification sous la direction d’un directeur spirituel prudent. 11) Chaque groupe LMC est censé avoir un directeur spirituel qui peut être nommé à la demande par l’évêque du diocèse où le prêtre est incardiné ou dans lequel il travaille. Le Directeur spirituel doit avoir une certaine connaissance et compréhension de l’esprit et du charisme des M.C. ; il doit également être encouragé par le groupe à étudier les Statuts et Chemin de vie des Laïcs MC pour aider le groupe - Cela peut aussi être une aide pour lui. 12) La Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph, est l’inspiration, l’exemple et le modèle de chaque LMC. Nazareth devrait devenir pour nous une école de prière et le chemin de vie engagé et convaincu des LMC. Les MCBC ont une maison à Nazareth, en Israël, à quelques mètres de la basilique de l’Annonciation. Ils ont aussi l’adoration perpétuelle dans leur chapelle, qui est ouverte au public. Leur numéro de téléphone est le : 972-4-8734461. Leur maison est connue sous le nom de Beit Assalam, ce qui signifie Maison de la Paix. Vous êtes les bienvenus pour rendre visite à nos frères à Nazareth, si jamais vous allez en Terre Sainte. 13) Même si les Statuts et Chemin de vie des LMC ne mentionnent pas la fréquence des réunions de groupe, les LMC sont censés se réunir une fois par semaine. La raison pour laquelle cela n’a pas été mentionné dans les Statuts et Chemin de vie des LMC c’est que lorsque les Statuts et Chemin de vie du Mouvement des LMC ont été écrits, il n’y avait qu’un seul groupe, qui se réunissait invariablement une fois par semaine et qui continue de le faire. Deuxièmement, dans chaque institution ou Mouvement, il y a des règles non écrites connues sous le nom de traditions vivantes, qui sont tout aussi importantes que les règles écrites. Les deux ensembles forment une Institution ou un Mouvement. Une des traditions vivantes des LMC est la réunion hebdomadaire. Dans certains endroits, les LMC suivent la tradition des coopérateurs, qui se réunissent une fois par mois, ce qui n’est pas la tradition des LMC. Les coopérateurs peuvent avoir ou non la foi. Ils n’ont pas de Statuts et Chemin de vie et ne font pas de vœux comme les LMC. Il est nécessaire de créer un groupe LMC dans votre propre paroisse. Il faudra peut-être un certain temps pour que le groupe commence. Vous faites une neuvaine à cette intention à Ste Teresa de Calcutta, qui a aimé les LMC jusqu’à sa mort. Elle avait l’habitude de dire qu’une fois rentrée à la maison auprès de Dieu, elle pourrait nous aider mieux encore. Si nous essayons de démarrer un groupe LMC dans notre propre paroisse, nous aurons plus de LMC et vous pourrez facilement avoir des réunions hebdomadaires, la prière, l’adoration, etc. Il est nécessaire que tous les LMC lisent attentivement les Statuts et essaient de saisir l’esprit, le charisme et votre propre identité de LMC. En lisant cette lettre, certains d’entre vous peuvent être perturbés si ce n’est découragés au point d’abandonner complètement leur vocation de LMC. - Chers LMC, n’abandonnez pas votre vocation de M.C/ LMC. C’est un appel de Dieu. La raison pour laquelle on pense à abandonner sa vocation de LMC est qu’on n’a pas vraiment compris la beauté sublime de sa vocation. Le manque de conviction et de clarté de l’appel et de la personne qui nous appelle, nous poussent à la tentation de renoncer à notre belle vocation. Cela peut aussi être un signe d’orgueil. Jeûnons de l’orgueil pour nous régaler d’humilité; jeûnons du découragement pour nous régaler d’espérance; jeûnons de la tristesse et de la déception pour nous régaler de joie et d’espérance. Ceux qui ont leur réunion de groupe une fois par mois peuvent commencer lentement à se rencontrer une fois toutes les deux semaines et ceux qui se réunissent une fois toutes les deux semaines peuvent commencer lentement à se réunir une fois par semaine. Dans certains endroits et dans certains groupes, il faudra peut-être un certain temps pour arriver à cet idéal. Offrons des prières ferventes et assidues et travaillons plus fort pour atteindre lentement cet idéal. 14) Les LMC sont avisés, s’il existe une possibilité de constituer un groupe dans leur paroisse respective , de parler avec le curé de la paroisse pour voir si cela serait possible, toujours avec sa permission explicite et écrite, de sorte que lorsqu’un nouveau pasteur arrive, il sera facile pour lui de continuer avec le groupe, d’aider les membres à croître en nombre et dans une vie sainte. 15) Les LMC, en commençant un groupe dans un nouveau diocèse avec l’aide de leur pasteur, devront présenter par écrit les références des LMC à leur évêque, dont la permission et les bénédictions sont nécessaires à la croissance des LMC. 16) Le Chemin de vie des LMC a trois dimensions : christologique, ecclésiale et eschatologique. Le Chemin de vie des LMC est basé sur la vie, l’enseignement et l’exemple de Jésus Christ, notre Seigneur, notre Maître et enseignant. Le Chemin de vie des LMC est basé sur l’enseignement et les pratiques essentielles de l’Église, c’est-à-dire la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde. Toutes les trois sont comme un triangle. « Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie. En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie. Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui. Sois la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, la même façon. Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. » (Saint Pierre Chrysologue (AD 406-450), archevêque de Ravenne en Italie, docteur de l'Église. Sermon 43, Office des lectures de mardi, Carême, semaine 3). La dimension eschatologique est la troisième. Cela signifie que nous croyons que puisque nous possédons une âme immortelle, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1, 26), nous vivons pour l’éternité. La séparation de l’âme du corps est indispensable pour tous pour entrer au Ciel. Quand l’âme se sépare du corps, le corps meurt; quand l’âme se sépare de Dieu par le péché, l’âme meurt et elle est condamnée à l’enfer. Il suffit de voir la parabole du jugement dernier de Matthieu (25, 31-46) ou la parabole du riche et de Lazare (Lc 16, 19-31) et de nombreuses autres paraboles et les enseignements de Jésus sur la dimension eschatologique de notre vie ! En conclusion, je vous conseille à tous de lire et d’étudier le livre intitulé « The M.C. Tree », où vous trouverez de nombreux enseignements utiles, comme la carte de visite de Ste Teresa M.C., la formation et le rôle des formateurs, les Stations de Croix basées sur le document « La grâce fondatrice de Mère ». Il y a aussi une prière de neuvaine pour la fête de la Pentecôte. Encore une fois, je souhaite à chacun de vous une Pâques et un temps de Pâques très saint et rempli de paix, temps qui nous prépare à la fête de la Pentecôte. Dieu vous bénisse. Père Sébastien Vashakala m.c.

20.12.18

French (FR)   Sr Prema M.C. Noël 2018  -  Categories: soeur Prema, Pape François  -  @ 12:22:53
+ LDM Maison-Mère Calcutta Noël 2018 Mes chers Coopérateurs, actifs, malades et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité, membres du Mouvement I Thirst (J’ai Soif), bénévoles, La première nuit de Noël, les anges chantèrent : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » Que leur message remplisse nos esprits et nos cœurs, car Dieu seul est digne de toute gloire. Gloire à Dieu car il a nous a créés merveilleusement et il nous soutient dans l’existence à chaque instant. Dans ce monde de désordre, de confusion et de conflits, soyons des personnes de bonne volonté qui reçoivent la bénédiction de la paix afin de pouvoir la partager avec les autres. Saint Augustin dit que « la paix est la tranquillité de l’ordre. » C’est le péché qui a apporté le désordre dans le monde, en détruisant la paix, en affectant notre relation avec Dieu, avec nous-mêmes, avec les autres et la création. A Noël, Jésus, le Prince de la Paix, est venu parmi nous pour restaurer la tranquillité originelle de l’ordre. Il dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14, 27) Soyons des personnes qui aiment Dieu plus qu’elles, que toutes les personnes et toutes les choses, dans leur ordre légitime. La paix est le fruit de l’acceptation amoureuse et confiante de la volonté de Dieu. Nous nous chargeons sans nécessité de tension, d’anxiété, de tristesse et de conflit quand nous ne sommes pas capables d’accepter la volonté de Dieu qui se fait connaître à travers les personnes, les évènements et les circonstances. En nous abandonnant à la volonté de Dieu, nous sommes vraiment rendus libres pour devenir des canaux de Sa paix et des bénédictions pour nos familles, nos amis, nos voisins, nos collègues et les pauvres. En juillet une de nos sœurs à Ranchi, en Inde, fut accusée d’être mêlée au trafic d’enfants. Je suis reconnaissante pour vos prières. continuez à prier, s’il vous plaît, car son procès n’est pas encore terminé. À Delhi, le 29 octobre, j’ai rencontré Mme Maneka Gandhi, la ministre de la promotion de la femme et de l’enfant. Nous continuerons à prendre soin des enfants handicapés mentaux et physiques et aussi des bébés sans mères aussi longtemps que leurs familles ne pourront pas prendre soin d’eux. Nous n’allons cependant pas recommencer à faire le travail d’adoption que nous avions décidé d’arrêter en 2015. Je confie à vos prières nos sœurs et ceux dont elles prennent soin dans les régions troublées du monde, comprenant le Yemen, Gaza et le Pakistan. Merci pour votre amour et vos prières et pour tout ce que vous faites pour partager nos humbles œuvres d’amour. À Noël, avec mes sœurs, nous serons avec vous et avec vos familles en prière. Que vous ayez un Noël béni et une Joyeuse Nouvelle Année. Que Dieu vous bénisse Sr M. Prema m.c.

10.01.18

French (FR)   Lettre de Noël 2017 de Sr Prema M.C.  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 14:52:33

Maison-mère
Calcutta
Noël 2017

Mes chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité, membres du mouvement I Thirst ( J’ai Soif ), volontaires,

Je vous souhaite et souhaite à vos familles et à ceux que vous aimez un Avent fervent et un temps de Noël béni, rempli de paix et de joie. Que vous goûtiez profondément « la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, (et qui) gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. » (Ph 4,7)

Comme nous nous inclinons devant le mystère de Dieu qui vient à nous sous la forme d’un Bébé, nous contemplons l’amour de Dieu pour le monde et son attention inconditionnelle pour ses enfants jusqu’à la fin. Nous rendons grâce à Dieu et nous réjouissons d’être les « petits » dans son Royaume parce que cela nous donne le droit de nous approcher davantage de Jésus, le Bébé vulnérable dans la mangeoire et de notre Jésus crucifié sur le Calvaire.

Le monde nous offre des solutions qui sont immédiates et indolores. Jésus nous offre le chemin étroit qui ordonne nos vies en mettant Dieu en premier, et en recherchant d’abord son Royaume et sa droiture. Mère ne nous a pas donné de solutions. Elle a suivi le chemin étroit du renoncement et du don total d’elle-même en toutes circonstances, en aimant jusque cela lui fasse mal. Elle a toujours donné la première place à Dieu dans sa vie et dans son cœur.

Mère nous a amenés à Jésus.
Quand nous étions attirés à rechercher le confort et la facilité, notre Mère nous a conduits au Jésus pauvre dans la crèche, à Jésus qui n’avait nulle part où poser sa tête, à Jésus sur la Croix, privé de toutes choses.

Quand nous voulions la justice et revendiquions nos droits, notre Mère nous a montré Jésus qui a souffert et est mort pour que nos péchés soient pardonnés afin que nous aussi nous pardonnions aux autres.

Quand nous avons été écrasés par la maladie et la douleur, notre Mère nous a fait prendre conscience à quel point Jésus s’était approché de nous pour être capable de nous embrasser.

Quand nous nous sommes sentis seuls et inutiles, notre Mère nous a convaincus que Jésus nous aimait et avait besoin de nous et que Mère nous aimait et avait besoin de nous.

Quand nos cœurs étaient agités, confus et surchargés du poids de l’échec et du péché, notre Mère nous a conduits doucement à Jésus dans l’Eucharistie qui donne le repos à ceux qui sont fatigués et lourdement chargés.

Quand nous nous trouvions négligents, peu attentionnés et gentils dans nos familles, nos lieux de travail, notre voisinage et nos écoles, notre Mère nous a amenés voir Jésus qui souffre dans les plus petits de ses frères et sœurs.

A Bethléem on a refusé à la Sainte Famille la nourriture, l’abri et un cœur qui écoute. Notre Dame et notre Mère nous aideront à reconnaître Jésus dans les personnes seules, abattues et rejetées pour les accueillir avec joie et leur faire de la place dans nos cœurs. Prenons cette ferme résolution que personne dans notre famille et parmi les personnes que nous rencontrons tous les jours ne se sente pas aimé et pas désiré par nous.

Quelques uns d’entre vous savent, peut-être, que Sr Anand M.C., qui avait été nommée par Mère pour remplacer Jacqueline de Decker dans le travail de lier les sœurs avec les coopérateurs malades et souffrants depuis 1996, a passé maintenant le travail à Sr Rajini M.C. Priez, s’il vous plait, pour Sr Anand M.C. qui a célébré joyeusement son 96ème anniversaire cette année.

A Calcutta les pèlerins et les touristes continuent à affluer pour prier sur la tombe de Mère, apportant toutes sortes d’intentions qu’ils savent qu’ils peuvent confier à Mère. Bien que beaucoup d’entre vous n’ont jamais la chance de venir à Calcutta, nous plaçons toutes vos prières et vos intentions sur la tombe de Mère.

Que vous, vos familles et ceux que vous aimez viennent ce Noël autour de Jésus dans la crèche et y puisent de Lui l’amour, la joie et la paix pour les partager avec tous ceux que vous rencontrez.

En vous souhaitant le tendre amour de Dieu pendant ce temps de Noël et la Nouvelle Année 2018.

Je prie pour vous. Priez pour moi, s’’il vous plaît.


Dieu vous bénisse

Sr M.Prema m.c.

23.05.16

French (FR)   Lettre de Sr Prema 16 avril 2016  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 11:29:32

Maison-Mère
Calcutta
16 avril 2016.

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » Jn 14,1 



Mes chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, Laïcs M.C. et bénévoles,



Le thème de la canonisation de notre Mère été choisi: « Mère Teresa, porteuse de l’amour tendre et miséricordieux de Dieu ». Beaucoup d'entre nous ont personnellement expérimenté l’amour de Dieu au contact de Mère. Nous nous souvenons comment elle a conduit les personnes à dire la prière de paix, « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix ». Elle déclara que Dieu est l'origine de l'amour, de la vérité, du pardon, de la foi, de l'espoir, de la lumière et de la joie. Son message et sa vie furent de donner l’acceptation inconditionnelle et la miséricorde de Dieu, spécialement à ceux qui ne pouvaient pas croire ou qui ne voulaient pas croire qu'ils sont aimés de Dieu. Mère était infatigable à mettre l'amour en action de vie en nourrissant l’affamé, en abritant le sans logis, en habillant le dénudé, en visitant les malades et en enterrant les morts. Les œuvres spirituelles de miséricorde sont devenues son chemin de vie : instruire, conseiller, consoler, réconforter, pardonner et supporter les torts patiemment.


Que notre Mère nous obtienne le don de l'Esprit Saint pour qu’il nous transforme en porteurs de l’amour tendre et miséricordieux de Dieu.



L’archevêque de Calcutta, Mgr Thomas D’Souza a approuvé la prière suivante en préparation à la canonisation de Mère :

Seigneur Jésus, Visage miséricordieux du Père, tu es venu nous donner la Bonne Nouvelle de la miséricorde et de la tendresse du Père.

Nous te remercions de nous avoir donné la bienheureuse Teresa de Calcutta, qui sera canonisée en cette année jubilaire de la Miséricorde. Tu l'as choisie pour qu’elle soit ta présence, ton amour et ta compassion pour les cœurs brisés, les indésirables, les abandonnés et les mourants. Elle a répondu de tout cœur à ton cri, « J’ai soif, » par la sainteté de sa vie et ses œuvres humbles d'amour pour les plus pauvres parmi les pauvres.



Nous te prions, par son intercession, d’avoir la grâce d’expérimenter ton amour tendre et miséricordieux et de le partager dans nos familles, dans nos communautés et avec tous nos frères et sœurs souffrants. Aide-nous à donner nos « cœurs pour aimer et nos mains pour servir » à l’exemple de Mère Teresa.

Seigneur Jésus, bénis tous les membres de notre famille, de notre paroisse, de notre diocèse, de notre pays, en particulier ceux qui sont le plus dans le besoin, afin que nous soyons tous transformés par ton amour miséricordieux. Amen.



Je vous remercie tous chaleureusement pour vos prières et vos condoléances pour la perte de nos sœurs à Aden, au Yémen. J'ai expérimenté le pouvoir de votre amour et de votre soutien lors de ces dernières semaines. Notre Saint-Père a présenté ses condoléances à nos sœurs à Dono di Maria, au Vatican, lors de sa visite à l'improviste le samedi 5 Mars 2016. S'il vous plaît, continuez à prier pour les sœurs et les personnes dans les pays en guerre, pour que le Seigneur les protège en particulier de la peur et du découragement. Jusqu'à présent, le père Tom SDB n'a pas été retrouvé. Nous ne devons pas nous relâcher mais continuer d'intercéder pour lui et pour son retour sain et sauf.

Contribuons à apporter la paix dans ces pays par notre effort généreux pour être des canaux de paix et des porteurs de l’amour tendre et miséricordieux de Dieu, partout où nous sommes.



Je vous confie aux prières de Notre-Dame et de notre Mère et je prie pour vous et pour vos chères familles.

Que Dieu vous bénisse.
Sr Prema m.c

29.12.15

French (FR)   Lettre de Sr M. Prema M.C. du 16 novembre 2015  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 16:39:31

Laudetur Sacra Famiia

NOËL 2015

Bien-aimés frères, LMC et toute personne de bonne volonté,

Parce qu’il nous a aimés, Dieu s’est fait homme.
Parce qu’il nous aime maintenant Jésus devient le Pain de vie.

« Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu, au point que lui-même « s’est fait pauvre » (2 Co 8,9)…

Le Sauveur est né dans une mangeoire, parmi les animaux, comme cela arrivait pour les enfants des plus pauvres. »
(Evangelii Gaudium 197)

Une fois de plus, nous nous réjouissons d’avoir le don de la foi, de l’espérance et de l’amour. En toute humilité et avec gratitude nous accueillons le nouveau-né de Bethléem né parmi les animaux et mort entre deux bandits sur la Croix. « C’est plus facile de comprendre la grandeur de Dieu ; c’est plus difficile de comprendre l’humilité de Dieu» (Bse Teresa M.C.)

Tout est don et tout est mystère. Le mystère de la foi.
« Nos sens ne peuvent comprendre cette merveille, la foi doit venir suppléer ». Comment le Créateur de l’univers a-t-il pu prendre la forme d’un esclave… ! Seul l’amour infini peut faire cela. O venez, adorons-le. O venez, adorons-le !

Je souhaite à chacun et chacune d’entre vous, mes frères et sœurs, un très heureux et saint Noël, et une Nouvelle Année 2016 remplie de paix.

Merci pour tout ce que vous êtes et pour tout ce que vous faites pour nos pauvres. Que Dieu vous bénisse et vous récompense abondamment dans ce saint temps de grâce et de paix !
Que Dieu vous bénisse.

Père Sébastien Vazhakala m.c.

Lettre de Sr M. Prema M.C.

+LDM Maison-Mère
Calcutta
16 novembre 2015

« Préparez le chemin au Seigneur ! Repentez-vous ! »

Mes chers coopérateurs, actifs et souffrants, Laïcs Missionnaires de la charité et volontaires,

Ce temps saint de l’Avent et de Noël nous invite à contempler qui nous sommes réellement et ce que nous valons aux yeux de Dieu. Nous regardons Dieu avec gratitude et nous émerveillons des grandes choses qu’Il a faites pour nous pendant cette année.
Le 21 décembre cela fera un an que Sr M. Dorothy M.C. fut rappelée à Dieu de manière inattendue alors qu’elle se trouvait au Bangladesh. Sr M. Dorothy, l’une du premier groupe de sœurs qui ont rejoint Mère, a transmis inlassablement le message d’amour de Dieu de Mère à nos sœurs, nos frères et nos amis. La présence de notre bien-aimée Sr Nirmala M.C. qui a terminé son voyage missionnaire sur la terre le 23 juin de cette année, nous manque mais nous nous réjouissons qu’elle voit maintenant la face de la Sainte Trinité. Nous nous souvenons de Sr Nirmala M.C. avec une grand gratitude comme un canal joyeux de l’amour et de la compassion de Dieu pour chacun d’entre nous et pour tous ceux dont nous prenons soin, les plus pauvres parmi les pauvres matériellement et spirituellement.

A travers toutes les horreurs de la guerre, la destruction des vies et des maisons et la souffrance de millions de réfugiés, en particulier au Moyen Orient où les gens continuent à vivre sous les coups de feu et les bombardements, nous avons été témoins de nombreux miracles de l’amour tendre de Dieu.

A Dwellah, en Syrie, les sœurs et les paroissiens ont offert la Neuvaine à Mère Teresa pour 250 familles prises en otages par l’Etat Islamique. Le jour de la fête de Mère, la plupart de ces familles ont été relâchées.

A Alep, en Syrie, pendant la même neuvaine, un homme a été frappé par une balle à la poitrine mais la balle a été déviée par la médaille de Mère accrochée à son cou et il fut sauvé. A Alep, encore, un de nos travailleurs transportait du pain dans un chariot quand il sentit un coup de feu près de lui. Le lendemain on a trouvé une balle dans le pain.

Dans nos maisons de Sanaa, de Taïz, d’Aden et d’Hodeidah au Yémen, nos sœurs, avec les pauvres dont elles prennent soin, font quotidiennement face au bruit assourdissant, à la fumée et aux secousses violentes quand les bombes explosent près de chez elles. Leurs fenêtres, leurs murs et leur quartier ont été touchés par des balles et des débris volants venant des explosions. Les sœurs sont reconnaissantes aux prêtres salésiens qui sont restés pour s’occuper de leurs besoins spirituels; Elles sont aussi reconnaissantes pour vos prières et demandent que vous continuiez à prier pour elles.

En un tel temps d’obscurité et de confusion quand les valeurs fondamentales de la vie humaine et de la vie de famille sont aussi attaquées, notre Saint Père inaugurera « l’Année de la Miséricorde » le 8 décembre. Quand nous nous tenons devant la Face de notre Père céleste, nous sommes invités à contempler qui nous sommes réellement et ce que nous valons aux yeux de Dieu.

Le but de notre pèlerinage pendant l’Année de la Miséricorde est le ciel, déjà présent ici-bas quand nous faisons parfaitement la volonté de Dieu. Le point de départ est là où je suis. L’appel est : « Repens-toi ».

« Retourne-toi » est le sens du mot « Repens-toi ». Ce n’est pas le remords ; ce n’est pas admettre les erreurs. Ce n’est pas la condamnation de soi. C’est plus que la pénitence et l’offrande des sacrifices. Le repentir m’appelle à briser complètement mon auto-assurance orgueilleuse et ma propre volonté. Il m’appelle à me dépouiller du manteau de ma bonne réputation et du succès.

Le repentir signifie le changement : Je comprends ce que je dois changer et je le fais vraiment. J’ai mal fait, maintenant je tourne le dos à cela et me déplace dans la direction opposée en sorte que l’évangile puisse s’incarner dans ma vie. Le repentir déplace les blocs d’orgueil, de division et de ressentiment qui empêchent Jésus de naître dans mon cœur et dans ma famille maintenant.

Guidé par le Saint Esprit et avec l’aide de Marie notre Mère, voyageons dans notre cœur pour savoir de quoi nous devons nous détourner et ce que nous devons changer car nous voulons préparer le chemin au Seigneur.

Le repentir me conduit à me rendre compte que :

La préoccupation de mon travail et de ma réussite me rendent vide et plus amer. Je dois donc donner du temps à la prière afin que Dieu puisse me remplir de Lui.

Mon habitude de parler durement et brutalement heurte les autres et moi-même. Je dois donc appendre à contrôler ma langue ; à rester silencieux (silencieuse). Car le fruit du silence est la prière, la foi et la charité.

Mon imagination incontrôlée me laisse sans repos et éparpillé (e). Je dois donc prendre les Écritures et mémoriser un verset par jour et le répéter souvent dans la journée afin de pouvoir entrer dans le calme de Dieu.

A Noël nous réjouirons l’Enfant Jésus en Lui donnant notre « retournement » et notre cœur « changé ». Il le bénira et le fera déborder de Sa Miséricorde.

Vous avez pu entendre des spéculations sur la canonisation de notre très chère Mère. Jusqu’à maintenant je n’ai pas de communication officielle et je ne peux donc pas vous donner de nouvelles.

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles et à ceux qui vous sont chers, un Avent fervent et la joie d’accueillir Jésus dans votre cœur àNoël. Que vous ayez une Nouvelle Année 2016 remplie de grâce .

Priez, s’il vous plaît, pour moi et pour toutes nos sœurs.

Que Dieu vous bénisse
Sr M. Prema m.c.

16.09.15

French (FR)   Lettre de Sr Prema 2015  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 10:53:03

"Aide-nous à ne jamais chercher à éviter ou à fuir devant les difficultés mais à suivre notre guide Jésus-Christ"
Ste Catherine de Sienne

Mes chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, laïcs missionnaires de la Charité et volontaires,

Dans un monde tourmenté par l'incertitude, fragmenté par la discorde, effrayé par les violences et les calamités, qu'est ce qui va nous aider à apporter l'amour de Dieu, la paix, la joie et l'espérance ?

Dans notre impuissance et notre confusion, nous restons debout avec Marie au calvaire au pied de la Croix, et nous entendons Jésus nous assurer "je suis avec vous". Nous ne sommes jamais laissés seuls, jamais abandonnés. Notre Seigneur est avec nous.

Parfois, il s'agit de ma propre faiblesse, mon manque de pardon, ma haine et ma jalousie, mes échecs et ma souffrance, qui causent le tourment dans mon cœur.
Permets-nous, Seigneur, de prendre conscience des attaques du diable qui tente de nous entraîner vers le bas avec des accusations venant de nous mêmes, de nos semblables, des événements et même de Dieu.
Nous devons arrêter immédiatement d'imaginer et de maugréer et nous tourner vers Jésus dans notre propre cœur, en répétant sans cesse à chaque battement de notre cœur "Jésus, j'ai confiance en toi, Jésus, j'ai confiance en toi". N'est-ce pas cela l'esprit d'amour et de confiance qui nous est donné, sœurs, frères, pères Missionnaires de la Charité, ainsi qu'à nos coopérateurs, laïcs missionnaires de la Charité et volontaires ?
Quand Jésus a appelé notre mère pour commencer le travail pour les plus pauvres parmi les pauvres, Il lui a dit "Fais-moi confiance amoureusement, crois-moi aveuglement, laisse-moi agir".
Laissez vos cœurs répéter "Jésus, j'ai confiance en toi. Jésus, je te confie ma famille, mes amis, mon travail, tous mes problèmes et mes soucis".
Même durant les moments de repos, que votre cœur continue à prier "Jésus, j'ais confiance en toi".
Jésus me protégera durant les moments de tentation, d'orgueil et de colère, d'envie et d'indifférence. Il restaurera calme, force et paix, tant que je continuerai de répéter "Jésus, j'ai confiance en toi".
Dans la mesure ou j'ai confiance en Jésus et que je me remets à lui, ainsi que chaque chose et chaque personne, je verrai Jésus faire des miracles dans ma vie et autour de moi.
Nos sœurs au Yémen furent les seules à demeurer auprès des pauvres bien après que tous les étrangers soient partis. A Aden, la veillée pascale fut brève. Le prêtre consacra de nombreuses hosties afin que les sœurs puissent recevoir Jésus quotidiennement et l'adorer dans le Saint Sacrement. Cependant, elles réalisèrent douloureusement que sans prêtre il n'y a pas de sacrement de réconciliation !
Seul le frère George SDB resta pour rejoindre nos sœurs à Sana'a, Taiz et Hodeidah, et nous lui en sommes très reconnaissantes. La semaine dernière, le frère Tom SDB, porté volontaire pour aider les sœurs, arriva à Sana'a.
Dans les foyers au Yémen, la pénurie d'électricité, d'eau et d'essence cause une lutte quotidienne pour les sœurs devant s'occuper de 60 patients à Aden, 98 à Sana'a, 58 à Taiz et 105 à Hodeidah.
Nos sœurs à Aden choisirent de rester s'occuper des patients handicapés mentaux quand la guerre survint le 19 mars 2015. Après quelques semaines, il n'y eut plus de pain dans aucune boutique. Un matin, un homme se présenta chez les sœurs chargé de sacs de farine. Durant deux semaines, elles firent du pain dans le campement à l'extérieur malgré les bombes qui tombaient à proximité.
Mais un soir, la supérieure annonça aux sœurs : "nous n'avons plus de farine. Demain matin nous devrons rassembler tous les restes de farine, cuire notre dernier pain, et nous confier au Seigneur. Il nous nourrira, nos pauvres et nous, ses protégés".
Le lendemain matin très tôt, un homme âgé, musulman, apporta aux sœurs 3 sacs de pain chaud tout juste sortis du four, en quantité suffisante pour nourrir la maison toute entière, les patients, les volontaires et les sœurs durant deux repas. Il continua à venir chaque matin à la même heure avec la même quantité de pain.
Impressionnées par cette providence, les sœurs lui demandèrent quel était son nom, et pour quelle raison il risquait sa vie en allant leur chercher et leur apporter ce pain.
En effet, Jazid devait se lever à 4h00 du matin pour aller chercher du pain. Il répondit : "Mes sœurs, Dieu doit répondre pour moi. Depuis que j'ai commencé à venir ici, Il marche avec moi."

Une autre fois, les sœurs furent à court d'un médicament en particulier. Sans celui-ci l'un des patients psychiatrique criait, devenant incontrôlable. C'était le soir et les sœurs n'avaient aucun moyen d'obtenir ce médicament. Elles se mirent alors à prier notre Mère. A 18h, un groupe de jeunes docteurs s'arrêtèrent à la maison pour donner quelques boîtes de médicaments. Les médecins partaient parce que leur hôpital avait été fermé à cause de la guerre. Le premier médicament que les sœurs virent fut exactement celui dont leur patient avait besoin pour se calmer.

Je vous en prie, joignez-vous à nous dans la prière pour nos sœurs et les pauvres dans les lieux tels que le Yémen, la Syrie, la Libye, l'Irak et l'Afghanistan.
Le tremblement de terre qui secoua le Népal le 25 avril 2015 endommagea certains de nos bâtiments. Nos sœurs et les pauvres dont elles s'occupaient, cependant, sont sains et saufs. Nos frères et sœurs ont rejoint les survivants dans des zones éloignées, travaillant pour les soulager, ceux-ci ayant tout perdu.

Notre Dieu aimant est avec nous. Nous ne sommes jamais livrés à nous mêmes. Forts de cette confiance puissions nous être des porteurs de l'amour de Dieu, de paix, de joie et d'espérance pour tous ceux que nous rencontrons chaque jour, à commencer par nos familles.
Laissons Jésus agir en nous en lui faisant confiance amoureusement et aveuglement.
Nous prions pour vous et vos proches, en remerciement pour le cadeau que vous représentez dans la famille des missionnaires de la Charité.

Je vous en prie, priez pour nous,

Dieu vous bénisse,
Sr Prema

30.12.14

French (FR)   Lettre de Sr Prema M.C. 8 décembre 2014  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 21:11:52

8 décembre 2014
Maison-mère, Calcutta

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.  » Mt 5,9

Mes chers Coopérateurs, actifs et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité et Volontaires,

Le 9 novembre est marqué par la chute du Mur de Berlin il y a 25 ans. Le saint Père le Pape François a commenté : «  Nous avons besoin de ponts, pas de murs . Là où il y a un mur, il y a un cœur fermé ».
A Noël nous nous réjouissons de l'Incarnation de Jésus, le Fils de Dieu, qui unit dans Sa Personne Dieu et l'homme. Il est le pont qui s'étend par-dessus le vide qui nous a séparés de Dieu.
Il a aboli le mur de division en assumant notre nature humaine. Il nous fait participer à Sa Divinité à travers les Sacrements.
A Noël nous contemplons l'Amour dans l'Enfant Jésus faible et humble, qui attire tous les hommes à Lui. L'Amour ouvre les cœurs fermés et fait tomber les murs de division. Les Missionnaires de la Charité, une famille religieuse internationale, avec vous tous, nous sommes des témoins de l'amour indivisible de la Trinité.
La présence de notre Mère (Teresa), sa bonté, sa compassion et sa sagesse infusée par Dieu, a apporté la paix et la réconciliation aux individus, aux familles et aux groupes conflictuels. Pendant les affrontements hindous-musulmans à Calcutta en 1963, elle s'est rendue tous les jours dans un camion de l'Armée pour prendre les corps morts des Musulmans et les amener de Kalighat à leurs lieux de sépulture. Le 2 janvier 1991 elle a écrit une lettre au Président Bush et au Président Saddam Hussein les suppliant de choisir le chemin de la paix. Notre Mère ne jugeait pas, et ne critiquait pas non plus : elle aimait et mettait son amour en action. Elle est devenue un symbole d'unité. Dans notre monde d'aujourd'hui nous devons tous devenir de plus en plus des canaux de paix et d'unité.
«  c’est un malade de la discussion et des querelles de mots. De tout cela, il ne sort que jalousie, rivalité, blasphèmes, soupçons malveillants,  » (Tm 6,4). Pour ce Noël méditons en silence la Parole de Dieu dans nos cœurs comme Marie et concentrons-nous sur Jésus doux et humble.
Je rends grâce à Dieu d'avoir donné à nos sœurs l'opportunité de rester avec nos pauvres pendant le bombardement au Moyen Orient et en Lybie, et pendant l'épidémie du virus Ebola en Afrique. Pour la gloire de Dieu que les prières et les souffrances des pauvres obtiennent la paix sur la terre pour toutes les personnes de bonne volonté. Les paragraphes suivants sont des extraits des lettres que nos sœurs au Moyen Orient m'ont adressées :

Amman, Jordanie : Nous sommes si privilégiées de vivre en ces « Lieux saints », et en ce temps de grâce ! Nous sommes heureuses de partager pleinement avec nos pauvres qui sont depuis des années dans ces lieux de guerre, de persécution, de martyr et de tension. Nous voulons vous dire de ne pas vous inquiéter pour nous car nous voulons vivre et mourir pour Jésus, avec Jésus et comme Jésus. Nous sommes sûres que nous recevons de la force et de nombreuses grâces dans ces lieux saints où des saints et des martyrs ont donné leurs vies pour le Christ et surtout de notre Mère du Ciel. Nous demandons à Jésus chaque jour de nous donner la foi et la force de mourir à nous-mêmes afin de devenir une moisson pour Lui pour qu'Il puisse continuer à donner la vie aux hommes à travers nous.

Gaza, Palestine : Une nuit à 22h, on nous a dit qu'une bombe allait nous toucher dans 10 minutes. Nous avons amené rapidement nos enfants dans l'enceinte de l'église où nous sommes restées pendant deux heures mais ensuite nous sommes retournées dans notre maison quand nous avons entendu que l'avion ne bombarderait que la zone autour de notre maison. Une autre fois les militaires nous ont téléphoné à minuit en nous ordonnant d'évacuer. Deux sœurs sont allées voir le prêtre et les deux autres sont restées prier. Le prêtre a contacté le Patriarche qui nous a dit : «  Restez où vous êtes mais dans le sous-sol de votre maison.  » Nous avons transporté nos 28 enfants gravement handicapés au niveau le plus bas où nous sommes restées au plus fort de la guerre pendant 3 semaines. L'Armée nous a appelées 5 fois pour évacuer mais nous ne l'avons pas fait. Chaque fois qu'une bombe tombait, les enfants épileptiques avaient une attaque. Nous avions la messe tous les jours à 18h. Nous étions au centre de la guerre avec quatre tunnels sous notre maison. La lumière satellite se trouva sur nous pendant 3 jours pour qu'ils sachent où nous nous trouvions. Nous faisions des provisions pendant les cessez-le-feu. Nous avons amené chez nous nos femmes âgées de Nirmal Hriday (la maison pour les malades) qui se trouve de l'autre côté de la route. Nous n'avons pas été touchées par les bombes. A la fin du mois, pendant 3 jours de cessez-le-feu, le prêtre nous a emmenées voir Gaza : tout était détruit autour de nous ! Notre Dame nous a gardées en vie et notre maison est debout : un vrai miracle !

Alep, Syrie : Le 15 janvier 2013, nous finissions de déjeuner quand nous vîmes de la poussière et des pierres voler à l'extérieur. La maison trembla. Avec l'aide des pères du Verbe Incarné nous avons déménagé nos patients. Notre maison était pleine de pierres, de boue, d'asphalte, de verre partout. Cela nous a pris presque 4 jours pour nettoyer la maison et les alentours. Nous fûmes d'abord effrayées mais les prières de toutes les sœurs nous ont soutenues, nous avons donc pu continuer à faire Son œuvre au milieu de la peur, en plaçant toute notre confiance en Lui. Aucune des sœurs n'a demandé à être déplacée. Au contraire, chacune a soutenu l'autre. Nous étions heureuses d'avoir moins en toute chose. De 2012 à 2014, nous n'avons pas pu voyager même pour notre retraite annuelle à cause des enlèvements. Nous remercions Notre Dame d'être toujours une Mère aimante pour nous !

Les sœurs au Liban ont écrit : Quand les troubles éclatèrent à Arsal, le village le plus proche de la Syrie, les évêques catholiques demandèrent 3 messes par jour à chaque prêtre, 3 jours de jeûne dans tout le pays, et l'adoration dans de nombreuses églises et Sanctuaires jour et nuit ; on pria des chaînes de rosaires, et il fut demandé à chaque famille d'allumer une bougie et de la placer dans la véranda ou à la fenêtre. Le mardi soir, le cessez-le-feu était en vue et le mercredi tous les otages sont revenus et les militants se retirèrent en Syrie. Le jeudi un jour d'action de grâces fut proclamé. Le Te Deum fut entonné à toutes les messes ; des adorations et des chaînes de rosaires furent offertes en action de grâces pour l'intervention de Notre Dame. On signala un miracle à Arsal d'un jeune homme qui prit une photo d'une maison bombardée et de la fumée sortait. Un de ses amis remarqua que Notre Dame apparaissait dans cette fumée avec le même visage qu'à Harissa (Sanctuaire de Notre Dame du Liban). Le jour suivant un accord fut annoncé !

La Parole de Dieu nous remplira de générosité et d'énergie pour payer le prix, pour se donner la peine de construire le pont de la paix et de l'unité dans notre famille et parmi les personnes qui se trouvent là où nous vivons. La joie de notre très chère Mère (Teresa) sera totale quand elle vous verra tous dans vos familles et dans votre voisinage un seul cœur plein d'amour autour de la crèche en ce Noël.

Je prie pour vous pour que Jésus trouve un maison chaude dans votre cœur et dans votre famille. Que la nouvelle année 2015 qui arrive soit remplie de l'amour, de la paix et de la joie de Dieu. S'il vous plaît, priez pour moi.

Que Dieu vous bénisse
Sr Prema m.c.

25.05.13

French (FR)   Salutation donnée par Sr M. Prema M.C. au pape François  -  Categories: fafa, Année Jubilaire, soeur Prema  -  @ 15:42:24

Voici la traduction de la salutation donnée par Sœur Mary Prema Pierick M.C., Supérieure Générale des Missionnaires de la Charité, au pape François lors de sa visite à la Casa Dono Di Maria au Vatican le mardi 21 mai 2013 .

Cher Saint Père,

Je tiens à vous exprimer nos vœux de binvenue et nos remerciements les plus sincères pour avoir accepté notre invitation à être ici aujourd'hui, pour louer et remercier le Seigneur avec la "Famiglia delle Missionnaire" (Les familles des missionnaires) et les Missionnaires de la Charité avec ceux qui vivent dans cette maison d'accueil et avec nos collaborateurs.

Cette journée nous ramène à la mémoire il y a 25 ans, lorsque le 21 mai 1988, le bienheureux Jean-Paul II a confié la Maison le "Gift of Mary" à la Bienheureuse Teresa de Calcutta, une maison destinée à devenir un lieu de consolation pour ceux qui sont dans le besoin et qui désirent être touchés par l'amour du Christ. Jésus lui-même a dit: «Tout ce que vous faites au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous le faites." Cette maison est un don de la Bienheureuse Vierge Marie et nous sommes conscients que c'est seulement avec Marie et à travers elle que nous pouvons reconnaître Jésus et le servir dans Ses «petits».

Votre Sainteté, nous nous confions à vos prières afin que nous soyons toujours fidèles à notre charisme. Humblement, nous vous demandons de transmettre votre Bénédiction apostolique sur ce travail de sorte qu'il puisse être un signe visible de la compassion de Jésus dans le monde d'aujourd'hui. Je vous remercie.

23.05.13

French (FR)   Visite du pape François à la Casa Dono di Maria au Vatican  -  Categories: Jean-Paul II, Année Jubilaire, soeur Prema  -  @ 16:21:17

Le pape François s'est rendu à la Maison d'accueil le Don de Marie  : la Casa Dono di Maria, située à deux pas de la place saint Pierre, voulue et inaugurée par le pape Jean-Paul II il y a 25 ans (le samedi 21 mai 1988) et tenue par les soeurs Missionnaires de la Charité, de Mère Teresa, ce 21 mai, vers 17 h 30, en visite privée, accompagné du cardinal Angelo Comastri, de Mgr Georg Gänswein, et de Mgr Alfred Xuereb, à l'occasion du 25e anniversaire de la fondation.

Cette Maison est située sur le territoire du Vatican mais ouverte sur la rue.

La rencontre a eu lieu dans la cour entre la maison, le palais du Sant'Uffizio et l'atrium de la Salle Paul VI, où il y a peu se trouvait la salle de presse pour le conclave.
Le pape y a été reçu par la supérieure générale des Missionnaires de la Charité, soeur  Mary Prema et les soeurs ont mis au cou du pape les traditionnelles fleurs indiennes pour accueillir les hôtes. 
La maison accueille environ 25 femmes et les 60 hommes qui viennent y manger chaque jour.

Jean Paul II s'était rendu à huit reprises dans cette maison d'accueil, et Benoît XVI le 4 janvier 2008 et le 26 décembre 2010 pour un repas avec 250 pauvres.

Chaque jour, les religieuses secondées par des bénévoles, y distribuent, sans distinction de nationalité ou de religion, de la nourriture à des centaines de pauvres et hébergent des dizaines de femmes auxquelles elles assurent également une assistance médicale. Des séminaristes y viennent pour y faire une expérience de service. Dans son discours, devant une assemblée de pauvres, de religieuses et de bénévoles, le Souverain Pontife s’est attardé sur la signification des trois mots qui composent le nom de cette institution.Après son discours, le pape a salué chacun un à un.
Allocution du pape François le 21 mai 2013,
à la Maison des sœurs Missionnaires de la Charité au Vatican :

Casa Dono di Maria

Chers frères etr sœurs, bonsoir,

Je vous adresse à tous une salutation affectueuse, et de façon spéciale à vous, chers hôtes de cette Maison, qui est surtout la vôtre, parce qu'elle a été pensée et instituée pour vous. Je remercie tous ceux qui, de différentes façons, soutiennent cette belle réalité vdu Vatican. Ma présence ce soir veut avant tout être un merci sincère aux Missionnaires de la Charité, fondées par la bienheureuse Teresa de Calcutta, qui travaillent ici depuis 25 ans, avec de nombreux bénévoles, en faveur de tant de personnes qui ont besoin d'aide. Merci de tout cœur ! Vous, chères sœurs, vous rendez visible, avec les (frères et les pères) Misionnaires de la Charité et les coopérateurs, l'amour de l'Eglise pour les pauvres. Par votre service quotidien, vous êtes – comme le dit un psaume – la main de Dieu qui apaise la faim de tout être vivant (cf Ps 145, 16). Combien de fois, au cours de ces années, vous vous êtes penchées sur qui en avait besoin, comme le Bon Samaritain, vous l'avez regardé dans les yeux, vous lui avez donné la main pour le soulager! Combien de bouches vous avez nourries avec patience et dévouement! Combien de blessures, spécialement spirituelles, vous avez pansées! Aujourd'hui, je voudrais m'arrêter sur trois mots qui vous sont familiers: maison, don, Marie.

1.Cette structure, voulue et inaugurée par le bienheureux Jean-Paul II est une "maison"
- mais c'est une affaire entre saints, entre bienheureux! Jean-Paul II, Teresa de Calcutta; et la sainteté est passée, c'est beau cela! -. Et lorsque nous disons "maison", nous voulons dire lieu d'accueil, une demeure, un milieu humain où se sentir bien, se retrouver soi-même, se sentir intégré dans un territoire, dans une communauté. Encore plus profondément, "maison" est un mot à la saveur typiquement familiale, qui rappelle la chaleur, l'affection, l'amour dont on peut faire l'expérience dans une famille. La "maison" représente alors la richesse humaine la plus précieuse, celle de la rencontre, celle des relations entre les personnes, différentes en âge, culture, histoire, mais qui vivent ensemble et qui s'aident à grandir ensemble. C'est justement tout cela que la "maison" est un lieu décisif de la vie, où la vie grandit et peut se réaliser, parce que c'est un lieu où chaque personne apprend à recevoir de l'amour et à donner de l'amour. C'est cela la "maison". Et c'est ce que cette "maison" cherche à être depuis 25 ans! A la frontière entre le Vatican et l'Italie, elle est un appel fort pour nous tous, pour l'Eglise, pour la Ville de Rome, à être toujours davantage famille, "maison" où l'on est ouvert à l'accueil, à l'attention, à la fraternité.

2. Il y a ensuite le deuxième mot très important: le mot "don", qui qualifie cette maison et en définit l'identité typique. C'est en effet une maison qui se caractérise par le don, par le don réciproque. Qu'est-ce que je veux dire? Je veux dire que cette maison donne accueil, soutien matériel et spirituel à vous, chers hôtes, qui venez de différentes parties du monde; mais vous aussi vous êtes un don pour cette maison et pour l'Eglise. Vous nous dites qu'aimer Dieu et son prochain n'est pas une chose abstraite mais profondément concrète: cela signifie voir en toute personne le visage du Seigneur à servir, et le servir concrètement. Et vous, chers frères et soeurs, vous êtes le visage de Jésus. Merci! Vous "donnez" à ceux qui travaillent en ce lieu la possibilité de servir Jésus en qui est en difficulté, en qui a besoin d'aide. Cette maison est alors une transparence lumineuse de la charité de Dieu, qui est un Père bon et miséricordieux pour tous. Ici, l'on vit une hospitalité ouverte, sans distinction de nationalité ou de religion, selon l'enseignement de Jésus "vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement" (Mt 10,8). Nous devons tous récupérer le sens du don, de la gratuité, de la solidarité. Un capitalisme sauvage a enseigné la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l'exploitation sans regarder les personnes… et les résultats, nous les voyons dans la crise que nous sommes en train de vivre! Cette maison est un lieu qui éduque à la charité, à une "école" de la charité, qui enseigne à aller à la rencontre de toute personne, non pour le profit mais par amour. La musique - disons-le ainsi - de cette maison, c'est l'amour. Et c'est beau! Et j'aime que les séminaristes de tout le monde viennent faire ici une expérience directe de service. Les futurs prêtres peuvent ainsi vivre de façon concrète un aspect essentiel de la mission de l'Eglise et en faire trésor pour leur ministère pastoral.

3. Enfin, il y a une dernière caractéristique de cette maison: elle s'appelle "don de Marie". La Vierge sainte a fait de son existence un don incessant et précieux à Dieu parce qu'elle aimait le Seigneur. Marie est un exemple et un stimulant pour ceux qui vivent dans cette maison, et pour nous tous, à vivre la charité envers le prochain non en vertu d'une sorte de devoir social, mais en partant de l'amour de Dieu, de la charité de Dieu. Et aussi - comme nous l'avons entendu de Mère (Teresa) - Marie est celle qui nous conduit à Jésus, et nous enseigne comment aller à Jésus; et la Mère de Jésus est la nôtre, et fait famille, avec nous et avec Jésus. Pour nous, chrétiens, l'amour du prochain naît de l'amour de Dieu et en est l'expression la plus limpide. Ici, l'on cherche à aimer le prochain, mais aussi de se laisser aimer par le prochain. Ces deux attitudes marchent ensemble, il ne peut y avoir l'un sans l'autre. Sur le papier à en-tête des Missionnaires de la Charité, ces paroles de Jésus sont imprimées: "Tout ce que vous avez fait à un seul des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25,40). Aimer Dieu dans nos frères et aimer nos frères en Dieu. 
Chers amis, encore merci à chacun de vous. Je prie pour que cette maison continue à être un lieu d'accueil, de don, de charité, dans le coeur de notre Ville de Rome. Que la Vierge Marie veille toujours sur vous et que ma bénédiction vous accompagne. Merci.

20.05.13

French (FR)   Lettre de Sr M. Prema M.C. du 1er mai 2013  -  Categories: Mère Teresa, fafa, soeur Prema  -  @ 10:17:40

Maison-Mère
1er mai 2013

Mes chers coopérateurs, actifs et souffrants, LMC et volontaires,

Que l'amour et la joie de la rencontre avec notre Seigneur ressuscité emplissent vos cœurs en ce temps de Pâques.

Il y a vingt ans, le 20 mars 1993, Mère a écrit une lettre adressée aux sœurs, aux frères et aux pères, ouvrant son âme sur le dessein et le but même de notre existence comme Missionnaires de la Charité. Et spécifiquement, elle a écrit : «  N'excluez pas les coopérateurs et les LMC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le connaître.  » Ceci s'adresse aussi à nos volontaires qui veulent servir et qui cherchent à donner un sens plus profond à leur service.

En mourant sur la croix, Jésus a dit : «  J'ai soif  » (Jean 19,28). Vous avez vu ces paroles près du crucifix dans nos chapelles. Comme l'a dit Jean-Paul II, la soif naturelle est «  un signe qui révèle une autre soif, la soif spirituelle.  » Jésus a soif des âmes. Il a soif de notre foi et de notre amour.

Nous étanchons cette soif en permettant à Dieu de nous aimer, de nous pardonner, de nous guérir et de nous accepter comme nous sommes ; et aussi en en désirant intensément la présence de Dieu, en nous accrochant à Lui, et en trouvant notre joie en Lui.

Et nous étanchons la soif de Dieu en donnant un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres matériellement et spirituellement : en donnant non seulement de la nourriture, des vêtements et des médicaments mais aussi un sourire joyeux et un mot gentil, en faisant de petites choses avec un grand amour.

Jésus a dit que tout ce que nous faisons au plus petit de Ses frères c'est à Lui que nous le faisons. Ainsi, Mère dit : «  J'ai soif  » et «  C'est à moi que vous l'avez fait  » - Souvenez-vous toujours de relier les deux, les moyens avec le but.  » Notre service est de mettre l'amour en action, peu importe qu'il soit petit ou humble.

Que l'amour assoiffé de Dieu trouve une réponse d'amour dans vos cœurs qui s'exprime dans le service aux plus nécessiteux et aux plus rejetés dans vos familles, votre voisinage, vos écoles, vos lieux de travail.

Nous avons accompagné le pape Benoît XVI de notre amour reconnaissant et de notre prière au cours des jours qui ont suivi l'annonce de sa résignation de la papauté, en ayant confiance que Dieu nous donnerait un autre Saint Père selon son Cœur. Nos prières ont été exaucées en notre nouveau Saint Père, le pape François, à qui nous promettons notre profond respect et notre obéissance. J'espère le rencontrer un jour prochain.

Priez, s'il vous plaît, pour nos sœurs et les pauvres qui se trouvent dans toutes les parties troublées du monde. Nos sœurs à Deir-ez-Zor, en Syrie, ont dû évacuer les lieux avec les jeunes femmes attardées mentales dont elles prennent soin après l'explosion d'une bombe, en août dernier, dans le quartier de l'église où elles vivaient. Depuis elles sont à Damas où elles attendent et prient pour que la paix soit restaurée en Syrie.

Pour le premier groupe de sœurs qui a rejoint Mère, le 12 avril cette année était le 60ème anniversaire de leur première profession de vœux. Joignez-vous à nous, s'il vous plaît, pour féliciter Sr Gertrude M.C. (Maison-Mère), Sr Dorothy M.C. (New York), Sr Clare M.C. (Rajasthan, Inde), Sr Laetitia M.C. (Shishu Bhavan, Calcutta) et Sr Francisca M.C. ( New York) et prier pour elles. Nos frères M.C. qui ont célébré le Jubilé d'or de leur fondation le 8 avril se sont souvenus avec amour et gratitude de tous les coopérteurs, les volontaires et les LMC qui les ont aidés pendant ces 50 ans.

Les histoires que vous avez partagées , coopérateurs, LMC et volontaires dans la newsletter qui est jointe à cette lettre, révèlent ce que Dieu fait en vous, à travers vous et avec vous. Merci d'être des canaux de l'amour de Dieu pour un monde assoiffé.

Continuez, s'il vous plaît, à prier pour moi et pour toutes nos sœurs. Vous et vos familles vous êtes dans ma prière.

Que Dieu vous bénisse

Sr M. Prema m.c.
Lettre de Mère Teresa reconnue comme son TESTAMENT

+LDM 25 Mars, 1993 Varanasi

Mes très chers enfants, Sœurs, Frères et Pères,

Cette lettre étant très personnelle, j'ai voulu l'écrire de ma propre main, mais il y a tant de choses à dire. Mais même si elle n'est pas de la main de Mère, elle vient cependant du cœur de Mère.
Jésus veut que je vous dise encore- surtout en cette Semaine Sainte- combien Il a d'amour pour chacun d'entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m'inquiète de ce que certains d'entre vous n'aient pas encore vraiment rencontré Jésus -seul à seul- : vous et Jésus seulement. Nous pouvons passer du temps à la chapelle, mais avez-vous vu – avec les yeux de votre âme- avec quel amour Il vous regarde ? Connaissez-vous vraiment Jésus vivant, non pas à partir de livres mais en étant avec Lui dans votre cœur? Avez-vous entendu les mots d'amour qu'Il vous dit ? Demandez la grâce: Il a le désir ardent de vous la donner. Tant que vous n'entendrez pas Jésus dans le silence de votre propre cœur, vous ne pourrez pas l'entendre dire « J'ai soif »dans le cœur des pauvres. N'abandonnez jamais ce contact intime quotidien avec Jésus comme une personne réelle vivante, non pas juste comme une idée. Comment pouvons-nous passer même un seul jour sans entendre Jésus dire « Je t'aime ». C'est impossible. Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer l'air. Sinon, la prière est morte, la méditation n'est que réflexion. Jésus veut que chacun d'entre vous l'entende - parler dans le silence de votre cœur.
Faites attention à tout ce qui pourrait faire obstacle à ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable peut essayer de se servir des blessures de la vie, et quelquefois de nos propres fautes pour vous faire sentir qu'il est impossible que Jésus vous aime réellement, qu'Il est vraiment attaché à vous. C'est un danger pour nous tous. Et c'est très triste, parce que c'est complètement à l'opposé de ce que Jésus veut réellement et attend de vous dire. Non seulement qu'Il vous aime, mais encore plus: qu'Il vous désire ardemment. Vous Lui manquez quand vous ne venez pas près de Lui. Il a soif de vous. Il vous aime toujours, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n'êtes pas acceptés par les autres, même parfois par vous-même. Il est celui qui vous accepte toujours. Mes enfants, vous n'avez pas à être différents pour que Jésus vous aime. Croyez seulement : vous êtes précieux pour Lui. Apportez toutes vos souffrances à ses pieds, ouvrez seulement votre coeur pour qu'Il vous aime tels que vous êtes. Il fera le reste.
Vous savez tous dans votre esprit que Jésus vous aime, mais avec cette lettre, Mère veut plutôt toucher votre cœur. Jésus veut ranimer nos cœurs, pour que nous ne perdions pas notre premier amour, surtout dans le futur quand Mère vous aura quittés. C'est pourquoi je veux que vous lisiez cette lettre devant le Saint Sacrement, là même où elle a été écrite, afin que Jésus lui-même puisse parler à chacun de vous.
Pourquoi Mère vous dit-elle cela ? Après avoir lu la lettre du Saint Père sur « J'ai soif », j'étais tellement frappée que je ne pourrais pas vous dire ce que j'ai ressenti. Cette lettre m'a fait découvrir encore davantage combien notre vocation est belle. Combien est grand l'amour de Dieu envers nous pour qu'Il est choisi notre Congrégation pour étancher cette soif de Jésus, d'amour , et des âmes – en nous donnant notre place spéciale dans l'Église. En même temps nous rappelons au monde Sa Soif , quelque chose que l'on oubliait. J'ai écrit au Saint Père pour le remercier. La lettre du Saint Père est un signe pour notre Congrégation toute entière – pour approfondir de plus en plus cette grande soif de Jésus de chacun de nous. C'est aussi un signe pour Mère, que le temps est venu pour moi de parler ouvertement du don que Dieu a fait le 10 septembre, d'expliquer de façon aussi détaillée que je le peux ce que signifie pour moi la Soif de Jésus.
Pour moi, la Soif de Jésus est une chose si intime, que jusqu'à présent je me suis sentie gênée pour vous parler du 10 septembre. Je voulais faire comme Notre Dame qui « gardait toutes ces choses dans son cœur. » C'est pourquoi Mère n'a pas tellement parlé de « J'ai soif », surtout en public. Mais cependant les lettres et les instructions de Mère la désignent toujours, en montrant les moyens d'étancher Sa Soif à travers la prière, l'intimité avec Jésus, en vivant nos vœux, surtout notre 4ème vœu. Pour moi c'est si clair : tout chez les MC existe uniquement pour étancher la Soif de Jésus. Ses paroles écrites sur le mur de chaque chapelle MC, ne proviennent pas seulement du passé, mais elles sont vivantes ici et maintenant, elles vous sont dites. Est-ce que vous le croyez? Si vous le croyez , vous entendrez, vous sentirez Sa présence. Laissez-la devenir aussi intime pour chacun de vous qu'elle l'est pour moi: c'est la plus grande joie que vous puissiez m'offrir. Mère essaiera de vous aider à comprendre, mais Jésus lui-même doit être le seul à vous dire « J'ai soif » Ecoutez votre propre nom. Pas seulement une fois. Chaque jour. Si vous écoutez avec votre cœur, vous entendrez, vous comprendrez.
Pourquoi Jésus dit-il « J'ai soif  » ? Qu'est-ce que cela signifie ? C'est très difficile de l'expliquer avec des mots. Si vous deviez retenir une seule chose de la lettre de Mère, rappelez-vous ceci: « J'ai soif » est quelque chose de beaucoup plus profond que Jésus disant seulement « Je vous aime.  » Tant que vous ne saurez pas de façon très intime que Jésus a soif de vous, vous ne pourrez pas commencer à savoir qui Il veut être pour vous. Ni qui Il veut que vous soyez pour Lui.
Le cœur et l'âme des MC sont seulement ceci : la Soif du Cœur de Jésus, caché dans les pauvres. C'est la source de tout ce qui fait la vie des MC. Elle nous donne notre But, notre 4ème vœu, l'esprit de notre Congrégation et son unique objectif. Etancher la soif de Jésus vivant au milieu de nous : est la seule raison d'être de la Congrégation. Pouvons-nous chacun d'entre nous en dire autant que c'est notre seule raison de vivre ? Demandez-vous : est-ce que cela ferait une différence dans ma vocation, dans ma relation avec Jésus , dans mon travail, si la Soif de Jésus n'était plus notre But, n'était plus sur les murs de la chapelle ? Est-ce que cela changerait quelque chose dans ma vie ? Est-ce que j'en ressentirais une perte ? Posez-vous ces questions honnêtement et que ce soit un test pour chacun pour voir si la Soif de Jésus est une réalité, quelque chose de vivant, pas simplement une idée.
« J'ai soif » (Jn 19,28) et « C'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,30) : rappelez-vous toujours de lier les deux, le moyen avec le But. Que nul ne sépare ce que Dieu a uni. Ne sous-estimez pas nos moyens pratiques: le travail pour les pauvres, si petit ou humble qu'il soit – qui font de notre vie quelque chose de beau pour Dieu. Ils sont les dons les plus précieux de Dieu à notre Congrégation, : la présence cachée mais si proche de Jésus, si capable de nous toucher. Sans notre travail pour les pauvres le But disparaît – la Soif de Jésus se réduit à des mots qui n'ont pas de sens ni de réponse . En unissant les deux, notre vocation de MC restera vivante et réelle, ce que Notre Dame a demandé.
Faites attention au choix des prédicateurs de retraite. Ils ne comprennent pas tous correctement notre esprit. Ils peuvent être saints et érudits, cela ne suppose pas pour autant qu'ils aient la grâce d'état de notre vocation. S'ils vous disent quelque chose de différent de ce que Mère écrit dans cette lettre, je vous demande de ne pas écouter ni de vous laisser troubler. La Soif de Jésus est le foyer de tout ce qui est MC. L'Eglise l'a confirmé encore et encore : « Notre charisme est d'étancher la Soif de Jésus d'amour et des âmes , en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres. » Rien de différent. Rien d'autre. Faisons tout ce que nous pouvons pour protéger ce don de Dieu à notre Congrégation.
Croyez-moi, mes chers enfants, soyez très attentifs à ce que Mère vous dit maintenant: seule la Soif de Jésus, si vous l'entendez, la ressentez, y répondez avec tout votre coeur, gardera la Congrégation en vie après que Mère vous aura quittés. Si c'est votre vie, tout ira bien pour vous. Même quand Mère vous aura quittés, la Soif de Jésus ne vous quittera jamais. Jésus, assoiffé dans les pauvres, vous L'aurez toujours avec vous.
C'est pourquoi je veux que les Sœurs actives et les Frères actifs, les Sœurs contemplatives et les Frères contemplatifs, et les Pères s'aident mutuellement à étancher la Soif de Jésus avec leurs dons particuliers : en se soutenant, en se complétant les uns les autres et cette Grâce précieuse d'une Famille unie, avec un seul But et objectif. N'excluez pas les Coopérateurs ni les Laïcs MC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le comprendre.
Parce que le premier devoir du prêtre est le ministère de la prédication, j'ai demandé il y a quelques années à nos Pères de commencer à parler sur « J'ai soif », pour entrer plus profondément dans le don que Dieu a fait à notre Congrégation le 10 septembre. Je sens que Jésus veut cela d'eux, aussi dans le futur – priez donc Notre Dame de les garder dans ce rôle particulier de leur 4ème vœu. Notre Dame nous aidera tous pour cela, puisqu' elle fut la première personne, avec St Jean, et j'en suis sûre Marie Madeleine, à entendre le cri de Jésus « J'ai soif ». Parce qu'elle était là au Calvaire, elle sait combien le désir ardent de Jésus pour vous et pour les pauvres est réel et profond. Le savons-nous? Le sentons-nous comme Elle? Demandez-lui de vous l'apprendre, vous et toute la Congrégation êtes à elle. Son rôle est de vous amener face à face, comme Jean et Madeleine, avec l'amour dans le Cœur de Jésus crucifié. Avant, c'était Notre Dame qui suppliait Mère, maintenant c'est Mère qui, en son nom, vous supplie : « Écoutez la soif de Jésus. » Qu'elle soit pour chacun de vous ce que le Saint Père a dit dans sa lettre: une Parole de Vie.
Comment approchez-vous la Soif de Jésus ? Un seul secret : plus vous viendrez près de Jésus, mieux vous connaîtrez Sa Soif. « Repentez-vous et croyez », nous dit Jésus. De quoi faut-il nous repentir ? De notre indifférence, de notre dureté de cœur. Que faut-il croire ? Que Jésus a soif, même maintenant, dans votre cœur et dans les pauvres – Il connaît votre faiblesse, Il veut seulement votre amour, Il veut seulement avoir la chance de vous aimer. Il n'est pas lié par le temps. Chaque fois que nous venons près de Lui, nous devenons associés à Notre Dame, à St Jean, à Marie Madeleine. Ecoutez-Le. Ecoutez votre propre nom. Faites que ma joie et la vôtre soient complètes.
Prions
Que Dieu vous bénisse
M. Teresa m.c.

29.12.10

French (FR)   Vœux de Noël 2010 de soeur Prema et du père Sébastien M.C.  -  Categories: Père Sebastien, fafa, soeur Prema  -  @ 15:34:24

MAISON MERE
28 novembre 2010
1er dimanche de l'Avent

Chers Coopérateurs, chers Coopérateurs souffrants,
Chers LMC et chers Volontaires,

«  Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique  »
( Saint Jean 3, 16 )

Alors que nous approchons du jour de Noël je demande à Jésus de nous remettre à neuf grâce à l'expérience de Son amour et qu'il le fasse rayonner sur nos âmes. Mère Teresa exprimait sa ferveur dans la lettre qu'elle a écrite à Mgr Perier le 13 janvier 1947 : «  Pendant cette année très souvent j'ai désiré ardemment être toute à Jésus et Lui amener d'autres âmes à L'aimer avec ferveur comme Il n'a jamais été aimé auparavant.  » Saint Augustin s'est exclamé : «  O Reine de Beauté, si ancienne et cependant toujours jeune... j'ai goûté et maintenant j'ai faim et soif de vous. Vous m'avez touché et maintenant je me languis de votre paix.  »

Jésus a recouvert sa Divinité de la pauvreté d'un petit bébé à Bethléem. Aujourd'hui Il dissimule Sa Divinité dans l'Eucharistie. Il nous demande de L'aimer et d'avoir soin de Lui dans nos cœurs. En trouvant Jésus dans nos cœurs, nous sommes contraints à aimer et à nous occuper de Lui dans nos frères et sœurs, et tout spécialement de ceux qui en ont le plus besoin dans nos familles et dans nos communautés. Puisse notre Mère intercéder en notre faveur afin que vous vous enflammiez du désir de L'aimer comme Il ne l'a jamais été.

Je suis certaine que vous avez donné et reçu beaucoup d'inspiration et de joie à l'occasion des merveilleuses célébrations du centenaire de la naissance de notre Mère. Je vous remercie d'avoir travaillé si généreusement et avec tant d'esprit de création à faire connaître la vie de Mère ainsi que son message à d'innombrables personnes.

Je voudrais partager avec vous quelques unes de nos commémorations à Calcutta. Le 26 août, la Grand Messe solennelle a été présidée à la Maison Mère par le Cardinal Toppo. Soixante trois prêtres concélébraient et environ mille personnes ainsi que des Sœurs ont trouvé place dans la chapelle, à la tombe de Mère, dans l'enceinte ainsi qu'au premier étage.. Après la Messe , on a allumé des cierges autour de la tombe de Mère. Les volontaires ont lâché cent ballons bleus et blancs. Sœur Nirmala et moi avons lâché deux colombes blanches en signe de paix. Beaucoup m'ont dit qu'ils avaient éprouvé beaucoup de bienfaits grâce à la présence de notre Mère pendant la Célébration Eucharistique.

Toute la journée, des foules de personnes ont rendu hommage à Mère autour de sa tombe. Le train de l'exposition de Mère a été envoyé par sœur Nirmala au milieu des joyeuses fanfares que donnait l'orchestre de la police de Calcutta. Le Festival international des films de Mère Teresa ont montré quinze films sur Mère pendant quatre jours ; ce qui, entre autres, a donné à tous les habitants l'émotion d'aller au cinéma et de recevoir des gâteries de la part des coopérateurs.

A cinq heures, le Train Express de l'exposition de Mère, organisé par le Ministère indien des Transports a été inauguré à la gare de Sealdah ; Ce train de l'exposition va partout en Inde. Notre grande joie est que alors que tant de gens qui n'ont pas les moyens de venir à Calcutta pour visiter la Maison Mère, peuvent connaître la vie de Mère, son œuvre et son message dans toutes leurs villes. Ceci s'accorde bien avec le principe de Mère : « Nous n'attendrons pas que les pauvres viennent à nous, mais nous irons à eux.  »

Nos Sœurs dans leurs Communautés partagent avec moi l'enthousiasme avec lequel
«  L'Express de Mère  » est accueilli dans toutes les différentes gares, et visité par des personnes innombrables.

Le 29 août, à Delhi, le Président de l'Inde, Shrimati Pratibha Patil, a mis en vente la pièce commémorative de 100 roupies ainsi que la pièce de 5 roupies, avec l'image de notre Mère. La Conférence des Evêques catholiques de l'Inde avait gracieusement organisé cette cérémonie.

Bien d'autres initiatives ont eu lieu en Inde et hors de l'Inde pour rendre hommage à Mère.
Nous remercions nos chers Coopérateurs, les Coopérateurs malades et souffrants, les LMC et les volontaires pour leurs nombreuses contributions, pour votre immense amour et votre reconnaissance pour notre Mère.

Nous remercions Dieu et nous Lui cédons la merveilleuse vie sacerdotale du Père Joseph Langford, Missionnaire de la Charité qui a été rappelé à Dieu le 14 octobre. Prions pour le repos de son âme et pour les Pères Missionnaires de la Charité dont il a été le Co-fondateur.

Nos Frères Missionnaires de la Charité ont élu leur nouveau Supérieur Général, Frère David Robert M.C.. Nous prions pour lui et pour ses conseillers, pour les bénédictions de Dieu et pour une durée de service fructueuse.

Je vous souhaite ainsi qu'à vos chères familles une fervente période d'Avent,
un Joyeux Noël et une Nouvelle Année 2011 pleine de Grâces !
Merci de me garder dans vos prières.

Que Dieu vous bénisse,

Sœur Prema M.C.



Rome, Noël 2010

Vœux du père Sébastien Vazhakala M.C.

Très chers frères et sœurs,

Vous qui aimez Jésus dans le Pain de Vie et qui le servez dans les plus pauvres parmi les pauvres, expérimentez plus profondément la joie et la paix du Christ et soyez impatients de partager avec les autres la bonne nouvelle annoncée aux bergers par les anges cette première nuit de Noël : « Ne craignez pas car voici que je viens vous annoncer une
bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. »
( Lc 2, 10-11 ).
Je souhaite à chacun d'entre vous un très joyeux et saint Noël et une nouvelle année 2011 remplie de paix.
Amitiés et prières.

Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C. et tous les frères

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Le 26 décembre 2010
, notre saint Père le Pape Benoît XVI a invité à un repas festif au Vatican, salle Paul VI, 250 personnes démunies, de différents pays du monde, hébergées par les sœurs Missionnaires de la Charité à Rome. En face du Pape : notre fondateur et directeur spirituel international : le père Sébastien Vazhakala M.C...

En cette année du centième anniversaire de la naissance de la bienheureuse Teresa de Calcutta, le Pape a rendu hommage à Mère Teresa.
" La charité est la force qui change le monde "
, a dit le Pape à la fin de ce repas

04.11.10

French (FR)   Lettre de Père Sebastian TOUSSAINT 2010  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 23:36:01


Lettre de Père Sebastian M.C. de la Toussaint 2010
Adieux

La vie sur la terre est une expérience de l'Exode

La signification chrétienne de la mort

Tous nous savons que la séparation du corps de l'âme n'est pas un événement étrange ou un incident inhabituel. Nous savons tous qu'il n'y a pas de fuite ni de choix possible pour personne face à cette réalité que nous appelons mort une fois qu'une personne est née dans ce monde. Nés dans la douleur de notre mère nous devons mourir dans notre propre douleur.
Jésus aussi a dû mourir. Sa mort fut plus douloureuse et tragique que celle de personne d'autre. Humainement parlant ce fut la tragédie la plus grande qui soit jamais arrivée dans l'histoire humaine. Contrairement au monde, Jésus a vu sa mort comme un passage de ce monde vers son Père. St Jean exprime cela magistralement : «  Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père...  » (13, 1ff).
Il y a deux sortes de mort. Là St Augustin l'exprime avec beaucoup d'éloquence quand il dit : «  Le corps meurt quand le corps se sépare de l'âme ; l'âme meurt quand l'âme se sépare de Dieu  ».
La première sorte de mort est une nécessité pour tous ; la deuxième est un choix personnel et est terrible et unique, parce qu'il y a une perte sérieuse du bonheur éternel. Comme nous le savons, nous sommes créés pour connaître, pour aimer et servir le Seigneur et ainsi pour atteindre notre bonheur éternel, ce qui veut dire vivre avec Dieu pour toujours.
Dans les premières heures de la matinée du jeudi 14 octobre 2010 le corps du père Joseph Langford M.C. fut séparé de son âme pour être totalement libre pour Dieu. Sa mort ne fut pas un événement tragique, mais une façon de croire plus profondément que l'âme du Père Joseph M.C. est passée du vieux paradis et de la vieille terre au nouveau paradis et à la nouvelle terre, où il n'y aura plus de mort ni de deuil, de pleurs ni de douleur... (cf. Ap 21, 1ff).
La mort pour un catholique croyant c'est aller à la maison, à Dieu ; c'est sa visite à la maison – aller à la Maison-Mère du Père. C'est un transfert perpétuel de la maison-mission de cette terre à la maison du Père au ciel, où se trouvent la source et la plénitude de l'amour, la lumière et la sagesse ! Quelle réunion incroyablement heureuse cela est pour tous ceux qui croient dans les paroles de Jésus et essaient de les vivre. Ici les paroles d St Paul viennent à l'esprit : «  Mon désir est de partir et d'être avec le Seigneur... car notre cité, à nous, est dans les cieux..  »  (cf. Ph 3, 20).

DANS CE MONDE DE LABEUR ET DE DIFFICULTÉS,
DANS CE MONDE DE PEINE ET DE CHAGRIN,
DANS CE MONDE DE COUCHER DE SOLEIL ET DE SOLEIL,
DANS CE MONDE D'OBSCURITÉ ET DE LUMIÈRE,
JE DEVIENS SOIT PRISONNIER DE L'AMOUR DE MON CREATEUR
SOIT PRISONNIER DE L'AMOUR DE SES CREATURES.
JE NE DESIRE PLUS RIEN SAUF AIMER JUSQU'A MOURIR D'AMOUR.
MA MORT EST CAUSEE PAR L'AMOUR DE L'AMOUR.

Les étincelles d'amour de Dieu m'enflamment, me brûlant continuellement et faisant brûler en moi le désir d'un amour véritable et noble que Lui, le Créateur seul, peut me procurer. Ma mort alors est la mort par amour de l'amour qui ne s'éteindra jamais ni ne diminuera. L'amour pour lequel je vis est l'amour qui vient de la source, non contaminé, pas touché et extrêmement pur. Ma mort alors n'est pas censée être un échec ni une perte mais un gain inestimable.
Et cependant je deviens aussi par moments triste et découragé ; je me sens parfois effrayé et pensif. La foi par moments me manque et la pensée de mes imperfections, de mes faiblesses, de mes péchés et de mon indignité apparaît devant moi comme des montagnes et des océans qui brouillent et obscurcissent l'amour qui est le seul à être le plus nécessaire, durable et réel.
Comment puis-je réconcilier toutes ces pensées et ces sentiments paradoxaux ?
Comment est-ce que je maîtrise ces pensées irréelles et transitoires et est-ce que j'arrive au réel et à l'éternel ? Comment est-ce que je passe de l'obscurité de mon petit monde d'égocentrisme et de préoccupations au monde de la vraie lumière et de la joie qui est Dieu ?
Comment est-ce que je me libère du monde du plaisir sans vie pour le monde de la félicité et de la joie sans fin ? Je ne peux pas y arriver ! Mais Il peut. En d'autres mots :
«  Je peux tout faire en Lui qui me rend fort  »  (St Paul).
J'ai participé à de nombreuses messes de funérailles après lesquelles les corps étaient descendus dans la terre. Je me souviens très vivement de l'enterrement de la bienheureuse Teresa de Calcutta le samedi 13 septembre 1997. J'ai aidé aussi à descendre son corps au fond du trou au couvent de la Maison-Mère des sœurs M.C. au 54A A.J. Bose Road à Calcutta 700016. J'ai accompli les deniers rites pour ma propre mère le jeudi 25 juin 1998. En juillet 1998 j'ai pris part aux funérailles et à l'enterrement des trois sœurs M.C. martyres, qui furent assassinées brutalement à Hodeida au Yemen. J'ai aussi accompli plusieurs rites funéraires pour nos hôtes dans notre abri de nuit à Rome à Casa Serena et aux environs, de malades du sida, de personnes âgées et de plusieurs autres personnes. J'ai prêché à leurs célébrations funèbres.
Et ensuite le mercredi 20 octobre 2010, dans la ville de Tijuana, dans l'état de Mexico nous avons eu les funérailles solennelles du père Joseph Langford M.C., le co-fondateur des prêtres M.C. qui est retourné à Dieu le jeudi 14 octobre 2010.
Toutes les funérailles, en particulier les inhumations, nous rappellent l'inhumation du corps sacré du Créateur de l'univers, qui est mort entre deux larrons sur la croix ce premier vendredi saint après-midi. L'inhumation eut lieu très rapidement et sans une grande foule, à l'exception de quelques hommes éminents et de quelques femmes qui aimaient Jésus et le suivirent jusqu'au bout. Les quatre évangélistes racontent tous comment l'inhumation de Jésus fut effectuée par Joseph d'Arimathée et Nicodème (cf. Jn 19, 38-42).
Le même Jésus qui a été enseveli «  dans un tombeau tout neuf où jamais personne n'avait été déposé  »   ressuscita le troisième jour malgré le fait que le tombeau ait été fermé par une pierre énorme placée à l'entrée du tombeau (cf. Mt 27, 60), et que le tombeau était bien fermé, la pierre scellée et placée sous bonne garde (Mt 27, 65). Le même Jésus ressuscité «  transfigurera notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps de gloire, avec la force qui le rend capable aussi de se soumettre toutes choses.  » (cf. Ph 3, 21).

Décision et préparation

Il m'a fallu quelques jours pour discerner et ensuite en arriver à prendre la décision d'aller ou pas à Tijuana aux funérailles du père Joseph M.C.. En outre il y avait toutes sortes d'engagements et de rendez-vous importants. Donc la solution immédiate fut d'organiser une messe pour le repos de l'âme du père Joseph M.C. et d'inviter les pères M.C. et la communauté et nos sœurs M.C.. Cela devint plus clair pour moi quand je rendis visite à Père Rick M.C. et aux frères dans leur maison à Tor Fiscale à Rome. Donc le vendredi 15 octobre 2010 à 17h nous avons eu la messe pour le repos de l'âme du père Joseph dans notre chapelle 8 via S. Agapito à Rome.
Merci à Père Patrick M.C. et aux séminaristes qui se sont gentiment joints à nous pour notre célébration et ont partagé avec nous un repas simple. Merci à Sr. Maria Pia M.C., la supérieure régionale de la région Notre Dame Reine du monde et à toutes les sœurs qui sont venues participer à la célébration eucharistique. Ce fut une célébration familiale de partage dans le chagrin comme dans la joie. Merci à tous ceux qui nous ont rejoints pour le banquet eucharistique et ont prié pour le repos de l'âme du père Joseph Langford M.C.
Bien qu'il ait souffert d'une maladie grave appelée amiloidose, personne ne s'attendait à ce qu'il quitte ce monde aussi vite et cette nuit-là. Les chemins du Seigneur sont mystérieux :
«  Qui en effet a connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ?  » (Rm 11, 34-35).
J'appris par la lettre du Père Gary M.C. que les obsèques du Père Joseph M.C. auraient lieu le mardi ou le mercredi 19 ou 20 octobre 2010 à 18h à Tijuana au Mexique. Je fis plusieurs tentatives pour trouver un billet aller et retour Rome – San Diego – Rome pour trois jours. Mais l'offre était beaucoup trop déraisonnable. Merci à nos LMC de San Diego Mr. Rick et Mme Espie de m'avoir envoyé immédiatement le billet électronique ce qui devint pour moi le signe que je devais vraiment y aller. Donc j'ai accepté l'offre et je fus encouragé par mes frères, en particulier par mes Conseillers.
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Voyage à San Diego-Tijuana

Mon voyage commença le mardi 19 octobre à 6h 30 depuis notre maison à Rome. Après le contrôle de passeport initial et quelques questions ils nous laissèrent entrer dans la file vers le comptoir d'enregistrement . De loin nous voyions la longue file de passagers pour le même vol et je perdis déjà mon courage. En plus de cela des personnes nous dirent que le vol pour l'aéroport JFK à New York était retardé de quatre heures environ en raison de la grève générale en France. La grande majorité des passagers durent réserver à nouveau leurs vols de correspondance de New York vers les différentes parties de ce gigantesque pays, comme nous allions tous manquer nos correspondances.
Nous avons fait la queue pendant plus de trois longues heures avant d'atteindre notre comptoir où nous avons dû attendre une demi-heure de plus avant de pouvoir réserver à nouveau mon vol de correspondance depuis New York. C'était un grand risque, car le laps de temps entre les deux vols était très court et ce n'était plus American Lines mais Delta, ce qui voulait dire que je devais changer également de terminal.
En tout cas j'ai accepté l'offre, car il n'y avait pas d'autre choix. Mais le vol de Rome fut retardé une fois de plus. Finalement l'avion décolla et atterri à JFK à New York à 18h05 environ et mon vol de correspondance était à 19h25 depuis un autre terminal, ce qui voulait dire que je devais trouver un moyen d'arriver là. En outre, si l'immigration prenait beaucoup de temps, ce qui arrivait habituellement dans mon cas, j'allais facilement manqué la correspondance.
Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai couru, comme je l'ai fait après être sorti de l'avion, jusqu'au comptoir de l'immigration, qui était presque à un km de l'endroit où nous sommes sortis. Grâce à Dieu j'ai pu atteindre le comptoir de l'immigration avant tout le monde, mais alors je ne pouvais plus parler car j'étais totalement essoufflé.
Je suis arrivé tant bien que mal à prendre mon passeport et à le donner au policier. Il ne m'a pas posé beaucoup de questions, à part les formalités les plus simples, l'empreinte du doigt, la photo et quelques questions simples et il m'a donné le visa juqu'au 19 octobre 2013. Comme je n'avais pas de bagages à enregistrer je pouvais aller directement au terminal. Une fois de plus je recommençai à courir mais cette fois je ne savais pas comment me rendre au terminal suivant.
Chaque minute de cette heure à l'aéroport JPK était si précieuse que perdre même une fraction de seconde c'était trop pour moi. Après m'être renseigné j'ai découvert que je devais prendre un train et aller du Terminal 8 au Terminal 3, ce que j'ai fait. Mais alors un autre grand contrôle de sécurité m'attendait. Ce contrôle ayant été également effectué, je me suis rendu à la porte de départ comme on m'avait dit de le faire. Ma carte d'embarquement électronique était déjà préparée dans ma main. Mais alors il m'a fallu 10 minutes de plus pour arriver à la porte de Delta Airlines en partance pour San Diego à 19h 25.
Quand je suis arrivé à la porte de départ en bus avec un petit groupe de passagers de la dernière minute, ma carte d'embarquement devait être vérifiée, m'a dit l'homme, alors que tous les autres passaient, même s'ils avaient aussi la même carte d'embarquement que moi. On m'arrêta et l'on me dit qu'il n'y avait pas d'enregistrement et que je ne pouvais pas voyager par ce vol. Je me suis presque évanoui quand ils ont fermé la porte sur ma figure.
Maintenant que faire ? Il n'y avait pas d'autre moyen que de retourner au Terminal 8 et de parler avec les gens d'American Airlines. Ils étaient obligés de résoudre mon problème. Mais alors, comme j'arrivais à l'agence AA, il y avair une longue file de passagers qui attendaient pour réserver à nouveau. Celle qui circulait, une petite chef, me dit que je devais attendre que tous les autres aient fini de réserver à nouveau, car d'après elle il n'y avait plus de vols pour San Diego le soir même.
J'ai attendu et attendu juste devant la file mais des personnes étaient appelées de derrière, de ci et là par la petite chef. Et alors je n'ai plus vu la petite chef et j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allé à l'un des comptoirs pour la réservation. Un homme me dit que le prochain vol pour San Diego était mercredi 20 octobre à 17h, donc que je devais attendre. Vous pouvez imaginer comment je me sentais. J'étais comme Moïse et les Israélites près de la Mer Rouge. Je ne pouvais ni reculer ni avancer. J'étais coincé. Seul le Seigneur était mon secours et comme les Israélites je criai aussi vers le Seigneur et le Seigneur finalement a entendu mon cri. Oui, le Seigneur entend le cri des pauvres.
Je dis à l'homme que je préférais rentrer à Rome s'il ne m'aidait pas à me rendre à San Diego le matin suivant. Je lui dis que l'unique but de mon voyage à San Diego était d'assister à des funérailles qui avaient lieu le 20 octobre 2010 à 17h. D'abord il me dit qu'il ne pouvait pas m'aider mais ensuite, quand il a su que je n'avais qu'un petit bagage à main il me dit qu'il me donnerait la carte d'embarquement pour Los Angeles et il me dit de me dépêcher car il étaient prêts à embarquer. Je n'avais pas de siège réservé mais il me dit que je pourrais l'avoir à la porte. Une fois de plus le même contrôle de sécurité, le contrôle de passeport effectués, je me rendis à la porte et pris le vol pour Los Angeles.
Quand je suis arrivé à Los Angeles j'ai demandé à l'un des passagers si je pouvais téléphoner à San Diego aux personnes qui m'attendaient encore à l'aéroport à San Diego à une heure avancée de la nuit. Il était déjà minuit (heure de LA). Il eut la gentillesse de me laisser utiliser son téléphone portable.
Les LMC de San Diego, Mr Rick et Mme Espie étaient prêts à venir me chercher à LA à cette heure de la nuit. Quand je suis sorti je suis allé au comptoir d'American Airlines et leur ai raconté mon problème et montré mon billet pour San Diego. J'avais déjà vu sur l'écran plusieurs vols pour San Diego le lendemain matin.
Sans difficulté l'agent réserva à nouveau mon billet pour San Diego à 6h30 le lendemain et me donna un bon pour l'hôtel. Je lui ai parlé du problème pour téléphoner aux personnes à San Diego. Une autre femme qui m'avait entendu parler est venue au comptoir et m'a demandé le numéro. De cette façon j'ai pu faire savoir à Rick et à Espie que j'allais prendre un vol pour San Diego le lendemain matin et qu'ils n'avaient pas besoin de venir à LA cette nuit-là.
Ils avaient déjà commencé à partir pour LA, mais ils n'étaient pas encore entrés sur l'autoroute Ils sont donc retournés chez eux et ont essayé de se reposer pendant quelques heures. Ce fut une nuit très dure pour Mme Espie, Mr Rick et Mme Tai Pearn. Comme je sortais de l'avion Mr Rick m'attendait. Je suis arrivé chez eux à 8h. Mme Espie devait travailler comme elle est directrice d'un hôpital à San Diego et ne pouvait pas quitter le travail avant 14h pour se préparer pour aller aux funérailles à Tijuana. Mme Tai Pearn LMC m'emmena déjeuner avec Mr Rick et ensuite Mme Espie LMC nous a rejoints à la maison des sœurs contemplatives M.C., où quelques coopérateurs se préparaient à aller aux funérailles. Cela prit à peu près une demi-heure en voiture pour arriver à la maison des pères M.C. à Tijuana.


La messe des funérailles et l'inhumation

Dans la chapelle de la bienheureuse Teresa où le corps du Père Joseph M.C. était exposé, les gens priaient le chapelet. Un des pères M.C. m'a emmené directement à la chapelle et le cercueil était seulement à demi fermé. Il avait l'air de dormir. Après quelques minutes de prière silencieuse on me conduisit par la sacristie à la pièce des rafraîchissements, et ensuite finalement à la chambre Du Père Joseph, là où il vivait et où il a rendu son dernier soupir. Il y a encore un petit autel, où il célébrait sa messe quotidienne et où les pères M.C. peu après sa mort ont offert la messe pour le repos de son âme.
Père Gary M.C., Père Vittorio M.C. et d'autres pères m'ont gentiment emmené à la tombe où il allait être déposé après que la messe des funérailles soit terminée. Les ouvriers étaient encore autour en train de mettre la dernière main. A ce moment-là j'ai pu rencontrer et échanger mes amitiés pleines de prière et mes condoléances avec de nombreux pères M.C..
Tous les pères M.C. semblaient très heureux. Je leur dis que j'avais fait tout ce chemin depuis Rome seulement pour les funérailles, comme quelques uns d'entre eux furent très enthousiastes de l'apprendre. Ils furent alors encore plus heureux et reconnaissants, tellement que Père Brian M.C., en parla explicitement dans ses remerciements.
Ce fut une occasion merveilleuse de rencontrer de nombreux pères M.C. que je n'avais pas vus depuis des années.
On me demanda de me tenir près de Père Gary M.C. à l'autel pendant la messe bien que personnellement je n'avais pas de préférences. J'ai essayé de faire de mon mieux comme j'étais dirigé.
L'archevêque Mgr Berlie du diocèse de Merida est arrivé à l'heure et la messe a commencé à 17h pile avec environ 60 prêtres concélébrants. Il y avait un grand nombre de sœurs M.C., de régionales, ainsi que d'autres religieuses appartenant à d'autres congrégations. Une sœur et deux frères du Père Joseph et leurs familles étaient présents. Un de ses frères a lu la première lecture.
Père Brian M.C. a donné une courte biographie de P.ère Joseph M.C. et des derniers jours de sa vie, etc. Et ensuite l'archevêque a accueilli particulièrement les membres de la famille de Père Joseph M.C., les sœurs M.C., les coopérateurs et tous ceux qui sont venus participer à la messe d'adieu pour le Père Joseph M.C. L'Evangile était de St Jean, chapitre 19, 25-30 :
- La charge – la charge de la fondation (19, 26-27).
- La Soif de Jésus d'amour et des âmes (19, 28).
- Ses derniers mots : «  Tout est accompli  » (19, 30)
Père Gary M.C. a proclamé l'Evangile. L'homélie a été longue. L'archevêque est revenu
sur sa première rencontre avec la bienheureuse Teresa M.C., comment il avait accueilli les pères M.C. dans l'archidiocèse de Tijuana, ses nombreuses rencontres avec la bienheureuse Teresa M.C. etc.
Avant le rite final de l'aspersion et de l'encensement, Père Brian M.C., le supérieur général des pères M.C., a remercié tous ceux qui étaient présents pour l'occasion, suivit le dernier rite et ensuite la procession à la tombe avec le corps du père que l'évêque a aussi béni. Une fois encore le cercueil a été béni par l'évêque, par Père Brian M.C., Père Gary M.C. , et Père Sebastian M.C. aussi. Comme le corps était descendu lentement les sœurs M.C. ont chanté le chant : «  God will take care of you...  »( «  Dieu prendra soin de vous...  » ), comme Sr Nirmala M.C. et la famille M.C. l'ont fait le samedi 13 septembre 1997 quand le corps de la bienheureuse Teresa a été descendu lentement dans la tombe. J'ai aussi jeté une petite image plastifiée de la bienheureuse Teresa M.C. avec une toute petite relique à l'intérieur ; et aussi une médaille miraculeuse pour répondre au désir de Sr Lysa M.C. qui m'avait demandé de le faire.

Adieux

Les derniers adieux et les salutations pieuses et reconnaissantes ont suivi. Ce fut une occasion magnifique de rencontrer les sœurs et les pères M.C. ensemble après tant de temps. Toute la célébration fut très paisible et joyeuse, car nous savons que partager la joie de Pâques est notre droit de naissance, encore plus pour nous M.C. car la joie est le signe infaillible de la présence de Deu en nous.
La célébration entière a duré environ deux heures quarante cinq. La longue soirée s'est conclue par notre visite au nouveau bâtiment M.T.C., que Sr Osana M.C. a voulu que nous fassions. Merci à Sr Osana M.C., à Sr Elisabeth M.C. et aux autres qui ont pris la peine de montrer le bon travail qu'elles font toutes pour répandre le message de l'amour du Christ pour ses pauvres à travers la bienheureuse Teresa de Calcutta. Maintenant nous attendons impatiemment sa canonisation qui je l'espère et je prie pour cela, aura lieu très prochainement.
Avec mon amour et ma prière

Dieu vous bénisse.

Père Sebastian Vazhakala M.C.



16.07.10

French (FR)   Frères M.C. Contemplatifs à Nazareth  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 22:55:19

Rome, Fête de Saints Pierre et Paul 2010

«  Faites de votre communauté un autre Nazareth  »
( Bienheureuse Teresa de Calcutta M.C. )

Jeudi 10 juin 2010, la veille de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, son Excellence Rt. Rev. Giacinto-Boulos Marcuzzo, évêque auxiliaire de Nazareth, a présidé la célébration eucharistique et béni notre toute petite communauté de frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs connue sous le nom de Bethshalom-Beit Assalam – Maison de la Paix. Environ cent personnes du lieu étaient présentes à la messe : sept prêtres concélébrants, de nombreux religieux et religieuses, dix sœurs M.C. de leurs quatre communautés, parmi lesquelles il y avait quatre supérieures : Sr. Aroti M.C. de Behtléem, Sr. Luis M.C. de Jérusalem, Sr. Theresina M.C. de Gaza et Sr. Charisma M.C. de Nablus.
Nous remercions Sr. Benedetta M.C., la supérieure régionale de la région Notre Dame de Nazareth d'avoir permis à nos sœurs de venir camper pendant trois jours dans une maison voisine pour faire le nettoyage nécessaire et les autres préparatifs dans l'esprit de Notre Dame de Nazareth, qui partit en hâte avec Jésus en elle, dans la région montagneuse de Judée pour aider sa cousine Elisabeth ( cf. Lc 1, 39 ). Nos sœurs, Sr. Aroti M.C. et l'équipe de sœurs ont inversé la visitation en venant à Nazareth. Notre Dame a inspiré les sœurs de faire ce qu'elles ont fait. Nous tous, les sœurs et les frères, nous avons senti réellement que nous étions une seule famille dans la Sainte Famille. J'ai entendu dire cela souvent mais cette fois cela est devenu réel à Nazareth, où le Verbe éternel a pris chair en Marie. Les frères et moi n'avons pas de mots pour remercier ces sœurs pour ce qu'elles ont été et comment elles ont été et pour ce qu'elles ont fait pour que notre toute petite communauté commence à Nazareth. J'espère et je prie pour que nous ayons de nombreuses autres «  expériences de Nazareth «  dans la famille M.C. !
L'évêque, Mgr. Giacinto Marcuzzo, a été merveilleux. La célébration de l'Eucharistie a été une expérience profonde de Pentecôte pour tous. Juste au moment de la consécration, quand le pain est devenu le Corps du Christ, la cloche de la basilique de l'Annonciation a sonné solennellement. Pour nous cela a été très symbolique : c'était une confirmation que l'Incarnation continue de se faire à travers l'Eucharistie et en même temps c'était un signe de l'acceptation de notre toute petite communauté de Bethshalom par Notre Dame de Nazareth.
Comme la Sainte Famille notre communauté est composée seulement de trois frères pour le moment : Fr. Jean Marie M.C., Fr. Ricardo M.C. et Fr. Nicholas M.C. Si Dieu le veut d'autres s'ajouteront à eux. La chrétienté a commencé avec trois personnes : Jésus, Marie et Joseph. La force et la puissance de la communauté ne dépend pas seulement du nombre de personnes mais de la façon dont il sont unis, dont ils s'aiment, dont ils prient et avec quelle ferveur, de la fidélité et de la persévérance avec lesquelles ils accomplissent leurs devoirs, de la façon dont ils vivent le dictum
«  unis nous tenons debout, divisés nous tombons  ». Nous espérons donc et prions pour que, comme la sainte Famille de Nazareth, notre communauté, aussi, devienne une école de Charité, d'accueil chaleureux et d'hospitalité généreuse, de prière ardente et de doux silence et d'adoration prolongée.
J'ai été invité à donner une conférence dans une paroisse en Italie. Là j'ai rencontré la supérieure d'une communauté de religieuses et je lui ai demandé : Ma sœur, combien êtes-vous dans votre communauté ? «  Mon père, nous sommes SEULEMENT quatre  », me dit-elle. «  Vous êtes quatre. Ce n'est pas mal ma sœur  », lui ai-je dit, «  Dieu est seulement trois; et voyez tout ce que font les trois personnes.  » Quel est le secret de leur vie et de leur travail ? Dieu ne perd pas de temps en grandes discussions, ou raisonnements, débats ou combats. Il y a une harmonie parfaite de volontés. Personne dans la Bienheureuse Trinité n'est contrarié ou en colère contre l'autre. Dieu sait seulement aimer, donner et pardonner.

Nos communautés peuvent être petites ou grandes, mais la qualité de notre communauté, le succès de notre vie et de notre apostolat ne dépend pas simplement du nombre, mais dépend grandement de l'unité de ses membres ! Si à la maison, parmi nous, il y a un amour fraternel authentique les uns pour les autres, du sérieux dans notre vie de vénération et de prière, un amour et une préoccupation profonde des pauvres, alors nous serons de véritables Missionnaires et des porteurs de l'amour de Dieu et nous donnerons un témoignage frappant au monde ( cf. Constitutions des frères R. 109 ).
A la fin de la messe l'évêque et moi nous sommes restés debout sur le côté de l'autel et le diacre permanent se trouvait au milieu, avec une relique de première classe de la bienheureuse Teresa que ceux qui le voulaient pouvaient embrasser. Ils sont passés devant nous un par un en disant en arabe : «  mabrouk alf mabrouk  », c-a-d chaleureuses félicitations.
L'évêque demanda publiquement quelle était notre fête patronale et quand nous la célébrions ? Je lui dis que notre fête patronale était la fête de la Sainte Famille et que nous célébrions la fête de notre Société chaque année le dernier jeudi d'octobre. Il nous dit que c'était merveilleux d'avoir la Sainte Famille comme fête patronale et qu'il était donc juste que nous ayons une communauté à Nazareth; mais que le dernier jeudi d'octobre ne convenait pas bien en Terre Sainte car ce jour-là chaque année il y avait la célébration du Baptême de notre Seigneur au bord de la rivière Jourdain, là où Jésus a été baptisé par St. Jean le Baptiste. En 2006 quelques uns d'entre nous, les frères, nous nous sommes joints aussi à la célébration ce jour-là comme nous faisions une retraite de 30 jours au Mont des Oliviers, et c'est seulement à ce moment-là que nous avons appris que la commémoration du Baptême de Jésus en Terre Sainte coïncidait avec la célébration de la fête de notre Société.
J'ai donc dit à Son Eminence Mgr. Giacintho-Boulos de choisir le jour, ce qu'il fit. Il dit :
«  Ici, en Israël la fête de votre Société sera célébrée le dernier mercredi d'octobre.  » A Nazareth les chrétiens ferment leurs boutiques le mercredi après-midi, c'est donc le meilleur jour pour nous.
La belle soirée s'est terminée par de simples rafraîchissements, que tous les participants ont appréciés. Tous sont rentrés chez eux en louant Dieu pour la présence d'un Nouveau Tabernacle à Nazareth où Jésus a eu son premier tabernacle dans la Vierge de Nazareth. En fait son Excellence voulait appeler notre maison Le Tabernacle, ce qui, selon moi, aurait pu être plus approprié. Pour nous c'est aussi la maison mémorial du centenaire de de la bienheureuse Teresa M.C.. En tout cas nous appelons notre maison Bethshalom – Maison de la Paix, comme la Sainte Famille de Nazareth veut que la maison soit connue sous ce nom.
La maison où vivent les frères est louée. C'est une très vieille maison et elle a été inoccupée pendant environ huit ans. On a du faire beaucoup de réparations, de nettoyage et de rectifications. Fr. Ricardo M.C., les frères, nos sœurs M.C. et beaucoup d'autres personnes on travaillé très dur pour la rendre habitable. Beaucoup de personnes de la localité nous ont aidés, y compris des prêtres et des religieux. Nous leur devons à tous notre profonde gratitude, que les frères veulent exprimer en priant pour eux et en s'efforçant d'être fidèles à leur vocation.
Notre maison se trouve à environ deux cents mètres de la basilique de l'Annonciation du côté ouest. De la route nous avons environ soixante à cent marches à monter, selon l'entrée que nous prenons, comme la maison a deux entrées. Les frères font donc beaucoup d'exercice en montant et descendant les marches.
La maison est petite, en forme de la lettre capitale « L »; qui pour nous signifie amour (love) de Dieu et amour de notre prochain. La ligne verticale signifie aimer Dieu de tout son cœur, de tout son esprit, de toute son âme et sa force, et la ligne horizontale signifie aimer son prochain comme soi-même. La loi entière et les prophètes, toute l'écriture, notre vie terrestre entière peut se résumer en ces doubles commandements fondamentaux. Jésus les a enseignés par des paroles et par
l'exemple ( cf. Mt 22, 35-40; Mt 12, 28-33; Lc 10, 25-28; Jn 15, 13ff.)
Nazareth est l'épicentre de la foi chrétienne, de la religion chrétienne; en termes simples c'est l'épicentre du christianisme. C'est à Nazareth que le ciel et la terre se sont rencontrés pour la première fois... le mariage de la divinité avec l'humanité... la rencontre du temps et de l'éternité y a pris place.

Nazareth continuera à se faire et refaire l'écho de la réponse incroyable de Marie, la femme humble, douce et obéissante de Nazareth qui a dit « oui », qui a abandonné sa volonté à la volonté divine dans l'obscurité de la foi, sans compter le coût. Il n'y avait pas le temps de discuter, il n'y avait pas d'autre personne à consulter et avec laquelle dialoguer; la réponse fut spontanée et totale... «  Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole  ». Dans cette réponse inconditionnelle de Marie l'humanité est purifiée et rachetée.
Y a-t-il eu quelque supercherie ? Le diable a-t-il joué un rôle dans cette réponse impensable? N'a-elle pas été folle, naïve, imprudente de faire si totalement confiance à la voix étrange d'un ange qui venait avec un message qui dépassait sa compréhension ?
La ville de Nazareth est la première église, Marie et Joseph sont le premier sanctuaire domestique et Notre Dame est le premier tabernacle, la nouvelle Arche d'Alliance. Nazareth est devenu alors le lieu de naissance, le berceau du christianisme.
Un jour un jeune garçon de dix ans m'a demandé : «  Père, pourriez-vous me dire, s'il vous plaît ce que c'est qu'un chrétien ?  » Je lui ai dit qu'un chrétien c'est celui qui accueille le Christ et qui essaie de suivre son chemin à lui qui est venu faire la volonté de son Père. Marie est la première chrétienne qui a accueilli le Christ dans sa vie; le christianisme a commencé par son abandon inconditionnel à la volonté divine. Et ensuite elle s'est unie à Joseph qui a aussi accueilli Jésus dans la foi et l'amour le plus pur, formant le premier sanctuaire domestique de l'Eglise. Marie et Joseph ont été le premier couple chrétien qui a vécu, aimé et travaillé à Nazareth dans le silence de l'adoration.
La présence divine de Jésus dans la maison de Nazareth a rendu cette ville unique et sans précédent. La présence de Jésus en Marie l'a fait méditer, contempler, chanter et louer le Créateur de l'univers. La vie de Marie et de Joseph n'a plus était la même. Leurs vies sont devenues inséparables de la vie de Jésus. Ils ont vécu pour et avec Jésus. Ils ont aimé Jésus. Jésus les a aimés également, sinon plus, parce que Jésus a vu que sa Mère et son père adoptif avait le même désir et la même ambition, c'est-à-dire faire la volonté de Dieu, quelque soit le prix... mourir si c'était nécessaire... mais la volonté de Dieu était leur norme de vie. Ils voulaient tout ce que Dieu voulait sans compter le prix. L'amour de Jésus était égal à son respect et à son obéissance envers eux ( cf. Lc 2, 51-52 )parce qu'en leur obéissant il obéissait à son Père. «  Je suis venu faire la volonté de mon Père qui m'a envoyé  »; «  Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth et il leur était soumis  »( Lc 2, 51 ).
Il est assez étrange que ce soit Jésus qui à l'âge de douze ans a rappelé à Marie son origine et qui était réellement son Père : son Père est Dieu. A la question de Marie : «  Mon enfant, pourquoi nous as-tu fais cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés.  » Jésus répondit : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon
Père ? »
 Marie au moins devait connaître l'origine de Jésus, qu'il venait de son Père, qu'il était envoyé dans le monde pour être sa lumière, pour être son amour, son chemin, sa vie et sa vérité. Il était envoyé par le Père dans le monde pour être son eau vive, pour être son espoir et son salut.
Car «  Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle  » ( Jn 3, 16 ).
Le jour de l'Annonciation, la vie contemplative de Marie a commencé avec sa réponse inconditionnelle dans la foi la plus pure, «  Alors qu'un silence paisible enveloppait toutes choses et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du haut des cieux, ta Parole toute-puissante s'élança du trône royal .... » ( Sagesse 18, 14 ), nous pouvons dire, dans le sein de Marie, qui l'a gardé précieusement dans son cœur et dans son sein et à commencer à méditer sur la Parole vivante en elle, grandissant en elle . Comment ne pouvait-elle pas gardé précieusement cette présence réelle et unique de la Parole éternelle en elle, qui est son Sauveur et Seigneur et le Sauveur du monde en même temps ?
Ici la raison humaine ne peut pas comprendre et la raison humaine ne peut pas expliquer ce mystère impénétrable que Marie a gardé précieusement et contemplé pendant toute sa vie.

Marie est la mémoire contemplative de l'Eglise et le premier tabernacle du Seigneur. Plus elle contemplait plus elle ressentait le besoin d'aller en hâte aider les autres qui étaient dans le besoin... Avec Jésus et jamais sans lui Marie est sortie rencontrer les besoins humains. Plus elle réfléchissait sur ce mystère impénétrable présent en elle, plus elle était poussée à chanter les louanges de Dieu et à aider tous ceux qui étaient dans le besoin. «  Elle allait en hâte  » 
Mais ensuite elle s'est rendue compte à travers sa prière de contemplation que sa vie et sa mission était le travail de Dieu tout puissant. «  Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom  » ( cf. Lc 1, 39 ff. ). Sa contemplation incessante du mystère intérieur du Verbe incarné, qui a fait son nid dans son sein et a grandi lentement en elle, qui était le Créateur de l'univers et le rédempteur de l'humanité à qui elle recommandait à chaque chrétien de «  Faites tout ce qu'il vous dira.  » ( cf. Jn 2, 5 ).

Amitié et prières.
Dieu vous bénisse. Père Sebastian Vazhakala M.C.

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Basilique de l'Annonciation à Nazareth

05.02.10

French (FR)   Lettre du père Sebastian Vazhakala M.C. Noël 2009  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres, groupe LMC Paris  -  @ 21:04:51
Lettre du père Sebastian Vazhakala M.C.
Noël 2009

Bien que le mois de décembre soit le dernier mois de l'année dans le calendrier chrétien, c'est encore un mois de grande espérance et de grande attente, de préparation et de renouvellement. C'est parce que les chrétiens célèbrent partout avec grande joie et enthousiasme l'événement incroyable de la naissance du Fils unique du Père éternel qui est venu habiter parmi nous. Le Père a envoyé son Fils dans le monde condamné à la destruction, non pour être son juge, mais pour être son Sauveur (cf. Jn 3,17).

Sur cet événement sans précédent le livre de la Sagesse présente :

«  Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier
impitoyable, portant l'épée tranchante de ton décret inflexible... un homme irréprochable se hâta de les défendre. Prenant les armes de son ministère, prière et encens expiatoire, il affronta le Courroux et mit un terme au fléau, montrant qu'il était ton serviteur»
(Sg 18, 14- 16, 21)

Pourquoi est-ce que la fête de Noël apporte une si grande joie au monde entier ?

Les premiers versets du cantique de Zacharie donnent une des raisons principales de la grande joie : à savoir, que Dieu a visité son peuple, et qu'il l'a délivré (cf Lc 1, 67-68). Ailleurs St Luc dit très tristement que Jérusalem n'a pas reconnu le temps de sa visitation (Lc 19, 44).

«  Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu » (Jn 1, 11).

Donc notre expérience intérieure de joie ou de chagrin dépend de notre reconnaissance du «  temps de la visitation du Seigneur ». Il est si facile pour nous de manquer les visites que le Seigneur nous fait, car nous sommes souvent tellement pris par les choses matérielles, les inquiétudes et les angoisses . Même notre célébration de Noël perd son esprit réel et son sens. Une des choses que nous arrivons à comprendre des Écritures c'est le partage de son amour et de sa vie que Dieu fait avec nous. Ce partage de la vie divine nous rend tous joyeux.

Les réflexions sur les expériences que j'ai souvent faites dans certains aéroports internationaux valent d'être rappelées. Très récemment dans un des aéroports on m'a empêché de voyager et fait passer par d'incroyables épreuves, et non seulement fait perdre une journée mais tout le programme que je devais remplir. Pire encore, quand on m'autorisa à voyager le lendemain, une fois arrivé à l'aéroport suivant, la police m'emmena dans une pièce spéciale où j'ai du attendre et attendre dans l'angoisse, tandis que mon compagnon de voyage ne savait pas ce qui m'arrivait et qu'aussi on m'attendait dans l'église pour la messe, la conférence, etc. Pour moi chaque instant m'a semblé très long et angoissant. Puis un des policiers a pris mon passeport et a commencé à examiner mes données bio sur l'ordinateur. Ils avaient même mon rapport médical. Un moment après le policier m'appela et voulait savoir ce que j'allais faire, comment je vivais, qui j'étais, etc. Je lui ai dit que j'étais
Missionnaire de la Charité et que je donnais un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres, et que je dépendais entièrement de la divine providence. Il plongea dans un profond silence pendant un moment. Puis il me regarda et dit : «  Et donc vous travaillez avec les pauvres ? » «  Oui », lui ai-je dit, «  c'est mon travail et ma profession ». Il me demanda alors de retourner à mon siège, ce que je fis. Une fois de plus il examina plusieurs fois mes données bio sur l'ordinateur et il me rappela ensuite pour me questionner à nouveau.

Cette fois la question était quel était mon statut chez les Missionnaires de la Charité. Ma réponse fut : «  Je suis le serviteur des serviteurs qui sont choisis par le Seigneur et nommé pour servir mes frères et sœurs, spécialement les plus pauvres parmi les pauvres de toute couleur, caste, religion ou nationalité. Quand nous voyons une personne pauvre », ai-je dit, «  notre première question n'est pas de savoir à quelle religion il appartient ou de quel pays il vient, mais de quoi il a le plus besoin et comment nous pouvons l'aider ». Ceci est confirmé dans la Bible dans le passage de Matthieu 25, 31-46, qui dit : «  Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». Ici Jésus s'identifie à l'affamé, à l'assoiffé, au dénudé, au sans-abri, au malade, au prisonnier. Il n'y a pas d'autre condition exigée.

Quelle différence incroyable entre les deux juges, le Roi du jugement dernier vu où nous serons jugés sur l'amour, et ici le policier qui pensait que j'étais peut-être un très dangereux terroriste. J'eus l'impression qu'il était un peu désappointé, car il ne pouvait pas trouver
quelque chose qui pouvait l'aider à être élevé à un rang plus élevé. Pour lui il y avait une occasion d'être récompensé. Je me suis senti comme une victime innocente prise pour rien et trouvée innocente après toute l'épreuve que j'avais traversée depuis 16h la veille jusqu'à 11h 30 le lendemain.

Découragement ? Non ! Contrarié ? Oui et non. J'étais plus inquiet au sujet des LMC, des coopérateurs et des autres personnes qui m'attendaient dans une des églises paroissiales de San Francisco. Le temps d'arriver à l'église, la messe venait juste de commencer, mais le curé de la paroisse, le P. Brian, fut très aimable et m'aida à les rejoindre à la célébration.

De telles expériences nombreuses me font penser aux paroles de Jésus :

«  Amen, amen, je vous le dis : vous aller pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant...(cf Jn 16, 20-22)

Pour moi ces paroles de notre divin Maître sont toujours consolantes, spécialement quand je vois l'empressement, l'enthousiasme, la gratitude et la joie de nos LMC, de nos sœurs M.C. et des autres. Alors on oublie toute la douleur, les épreuves et la fatigue.

Les merveilleux groupes de LMC du Mexique, plus de 200 LMC avec quelques uns de leurs directeurs spirituels, conduits par Mgr Victor Mercado, directeur spirituel national, avec nos sœurs et quelques LMC organisèrent la retraite de deux jours. Ce fut une expérience magnifique de foi profonde, de fidélité inébranlable à l'appel de Dieu, et d'engagement imperturbable au devoir. L'expérience du Mexique demeure inoubliable et profondément inscrite dans notre être même.

On peut seulement rendre grâce à Dieu pour son amour miséricordieux et son aide
inépuisable. Non seulement Dieu marche avec nous, mais il travaille avec nous. Ici les paroles de St Chrisologue me viennent à l'esprit :

«  Dieu marchait avec Abraham pendant ses voyages, il le protégeait dans les pays étrangers, l'enrichissait de possessions terrestres, et l'honorait de victoires... Favorisé par de si nombreuses grâces et entraîné par la très grande douceur de l' amour divin, Abraham devait apprendre à aimer Dieu plutôt qu'à en avoir peur, et l'amour plutôt que la peur devait inspirer sa vénération. » (D 'un sermon de Pierre Chrisologue, évêque)

Nous apprenons à reconnaître que les épreuves et les souffrances, même les plus intenses, ne sont pas destinées à être des obstacles mais des tremplins. Nous n'avons pas toujours autant de foi que les apôtres qui ont quitté le Sanhédrin pleins de joie parce qu'ils s'étaient trouvés dignes de souffrir pour l'amour du nom de Jésus (cf Ac 5, 41)

Notre expérience de vie est notre meilleur professeur et le meilleur moyen de préparer Noël. Ici les paroles simples mais significatives de notre bienheureuse Mère Teresa viennent à l'esprit : «  Accepter tout ce qu'il donne et donner tout ce qu'il prend avec un grand sourire.» Cela semble si simple et cependant le mettre en pratique tout le temps demande une foi héroïque et une humilité profonde. C'est Noël chaque fois que je suis capable d'accepter tout ce que Jésus donne et de donner tout ce qu'il me prend avec un grand sourire.

Combien de fois par jour ai-je l'occasion de faire cela comme Jésus, Marie et Joseph l'ont fait, comme de nombreux saints l'ont fait et continuent à le faire et même tant de pauvres le font souvent.

Si l'on examine en détail les rapports de nos communautés nous sommes forcés de chanter le cantique de Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. » Voir la triple révolution et voir ce qui est arrivé aux superbes, aux riches et aux puissants. Combien les contrastes sont frappants :
« Déployant la force de son bras, il disperse les superbes... Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides... » (Cf Lc 1, 51-53)

Nous faisons chaque jour l'expérience de la providence inépuisable de Dieu, spécialement dans nos maisons pour les orphelins, les sans-abris, les garçons et les hommes handicapés en Inde. Nous donnons tous les jours de la nourriture cuite qui vient des usines voisines. Nos enfants et les personnes qui les entourent sont donc nourris par la providence de Dieu. Il montre que ces garçons et ces hommes malheureux, sans-abri et sans parents sont à la première place pour lui. C'est son travail que nous faisons. En outre, environ sept professeurs sont employés par différents clubs et organisations pour enseigner à ces enfants. Les élus de Dieu. Du matin jusqu'au soir des personnes de tous rangs et de toutes conditions viennent rendre visite à nos enfants avec des cadeaux. Ils sont comme les Mages. Deepashram est le Bethléem de notre temps pour de très nombreuses personnes qui n'appartiennent pas à notre foi mais qui appartiennent à la religion hindou traditionnelle. Elles viennent à Deepashram comme les hommes sages de l'Est, qui sont venus voir le bébé nouveau-né à Bethléem avec des cadeaux. Presque personne ne vient avec les mains vides.
Pour nos frères, Deepashram est devenu le Bethléem de notre temps et nos frères sont témoins tous les jours de l'événement de Noël et de l'afflux des hindous, qui sont les Mages de notre temps. Après avoir vécu l'expérience de Deepashram/Anandashram personne ne reste le même, ni ne reste silencieux. On devient messager et missionnaire de la bonne nouvelle : on parle à ses amis de ce que l'on a vu et entendu, de ce que l'on a touché avec ses mains. C'est ce qu'on proclame aux autres.

Dans notre centre de réhabilitation à Bandhuvari, une des grandes banques a envoyé
ses ouvriers planter des arbres fruitiers et des légumes dans notre jardin pour nos garçons et nos hommes orphelins handicapés. Quel exemple édifiant d'amour réel et de souci de son prochain ! Même la pensée de faire des actes si admirables ne peut venir que de Dieu, qui nous dit constamment de lui faire confiance avec amour, de lui obéir plus promptement et sans poser de questions.

Au mois de novembre, quand j'étais en Inde, j'ai dit à l'un des garçons handicapés physiques qu'il était superbe, combien il semblait beau. Sa réponse spontanée me fait réfléchir continuellement, m'humilie tout le temps. Savez-vous ce que ce garçon de treize ans m'a dit ? «  Dieu m'a fait beau  ». En d'autres termes il reconnaît qu'il est l'ouvrage de Dieu. Je n'ai jamais entendu de personne des déclarations si profondes, ni même des personnes dites saintes. Il n'y a pas de place pour l'orgueil. Dieu m'a fait très beau et superbe. Là cela ressemblait à la grande déclaration de St Paul sur lui-même : « Je suis ce que je suis par la grâce de Dieu... »

Notre maison pour les handicapés en Albanie, connue sous le nom de Bethel, hébergent maintenant environ vingt garçons et hommes, tous très lourdement handicapés .La majorité d'entre eux sont handicapés mentaux, tandis que les autres sont complètement alités. Ils ont besoin de soin personnel constant et d'une attention individuelle. Comme c'est un travail de Dieu très exigeant, nos frères, nos travailleurs et tous ceux qui participent ont besoin de nos prières constantes et de notre soutien généreux. Nos sincères remerciements vont à Adolfo Costa LMC et à son équipe de Parme (Italie), qui se rendent périodiquement en Albanie apporter les fournitures nécessaires et utiles pour Bethel. Que le bon Dieu récompense tous ceux qui sont associés à Bethel.

«  Casa Serena  » à Rome est une des Auberges de Dieu dans la ville de Rome, où de nombreux bons Samaritains viennent subvenir aux besoins des personnes blessées. Ces bons Samaritains appartiennent à toutes les positions sociales et à tous les âges et toutes les situations. Nous pouvons devenir vieux et prendre notre retraite, mais l'amour ne vieillit jamais ni ne prend sa retraite. Même si nous mourons, l'amour ne meurt jamais. Au soir de la vie, quand nous allons à Dieu, nous ne prenons rien avec nous excepté l'amour. Le seul bagage que nous prenons avec nous c'est le bagage de l'amour.

A Rome en décembre dernier nous sommes allés visiter une maison pour personnes âgées. C'était un dimanche. Dès qu'ils nous ont vus, ils sont venus autour de nous nous demander si nous venions célébrer la messe ou non. «  Nous n'avons pas de messe ici  », se lamentèrent-ils. Avec quelque difficulté nous avons eu la permission du curé de célébrer la messe une fois tous les quinze jours . Puis nous avons découvert qu'il y avait deux maisons pour les personnes âgées dans la même rue. Maintenant les frères vont tous les dimanches célébrer la messe dans une des deux maisons.

Dimanche dernier (6 décembre 09), je suis allé rendre visite à un patient malade du cancer en phase terminale dans une clinique dans une autre partie de Rome. Comme je rentrais ils commencèrent à me demander : «  Père, êtes-vous venu célébrer la messe pour nous ?  » Une fois de plus je fus choqué en entendant leurs demandes. Les malades et les personnes âgées ont faim de Dieu et ils n'ont pas de bergers. Les paroles de notre Seigneur me vinrent à l'esprit : «  La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.  »
(Lc 10, 2) Et le Seigneur dit : « J'ai pitié de cette foule...  » (cf Mt 15, 32)

Pour beaucoup de personnes Noël est encore juste un mot et un souvenir, pas une expérience personnelle de la présence et de la proximité d'un Dieu aimant et affectueux. Nous sommes appelés à être l'amour de Jésus, la présence de Jésus. En un mot, nous devons être Noël, spécialement pour nos personnes accueillies aujourd'hui.

Nous avons à rendre grâce à Dieu pour beaucoup de choses. Comme vous le savez, trois de nos frères : Fr. Alphonse M.C., Fr. Benedict M.C. Et Fr. Ramon M.C. ont été ordonnés le samedi 14 novembre 2009 en Inde par H. E. Rt. Rev. Vincent Concessao, l'archevêque de Delhi, tandis que Fr. Jan-Timo M.C. a été ordonné à Rome par H. E. Rt. Rev. Giuseppe Marciante le samedi 12 décembre 2009 en présence de ses parents bien- aimés, de ses frères et sœur et de quelques membres de sa famille. Ce fut une expérience très émouvante pour tous. Tout, même le temps fut très beau. Tous retournèrent chez eux en louant Dieu. La prêtrise est un moyen de devenir saint et aide les autres à l'être. Le but réel est la sainteté de la vie, ce qui est à la portée de chacun. Tout le monde n'est pas appelé à être prêtre, mais tout le monde est appelé à devenir saint.

Si Dieu le veut mardi 2 février 2010, six de nos frères feront leurs premiers vœux à Anandashram, notre centre de réhabilitation pour les garçons et les hommes handicapés, dans le village de Bandhwari, Gurgaon, Haryana, en Inde. Fr. Stephen M.C. a été avec eux depuis août dernier pour les préparer à ce grand jour. Supportons-les par nos prières assidues et nos généreux sacrifices.

Je profite de cette occasion pour remercier chaque personne associée avec nous de quelque façon que ce soit, en même temps je voudrais aussi vous souhaiter un très joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2010 remplie de paix. Amitiés et prières.

Que Dieu vous bénisse.

P. Sebastian Vazhakala M.C.







26.11.09

French (FR)   Lettre de père Sébastien M.C. novembre 2009  -  Categories: documents, Père Sebastien, fafa, lettres, MC Brothers  -  @ 15:39:42

Lettre de père Sébastien M.C.
novembre 2009

Samedi 14 novembre 2009 à 16 h trois frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs ont été ordonnés prêtres dans l'Eglise de l'Immaculée Conception à Kanhei au Gurgaon, par son Excellence le Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi. Il s'agit du fr. Alphonse Nayak M.C. d'Orissa, de fr. Benedict Vazhakala M.C. du Kerala et de fr. Ramon Lusterio M.C. des Philippines.
Ces frères viennent non seulement de différents états de l'Inde et de l'étranger, mais ont aussi des formations et des expériences différentes. Fr.Alphonse Nayak M.C. faisait un travail social, comprenant un travail en léproserie, tandis que fr. Benedict Vazhakala M.C. était un homme d'affaires et que fr. Ramon Lusterio M.C. était infirmier de profession et travaillait au Maroc.
Comme les apôtres, Pierre, André, Jacques, Jean, Matthieu et les autres apôtres, ces frères ont laissé aussi leurs " bateaux et leurs filets ", quand le maître les a appelés pour être avec lui et
" être ses victimes d'amour, pour aimer et souffrir et sauver les âmes, en particulier les âmes des pauvres. " Après leur formation initiale, leur noviciat et leurs premiers vœux, ils ont eu des années de ministère auprès des plus des pauvres parmis les pauvres, et les études philosophiques et théologiques exigées à l'Université Angelicum à Rome. Tous les trois ont servi les plus pauvres parmi les pauvres à Rome, en Albanie, en Inde et au Ghana (frère Alphonse).
Avant leurs vœux définitifs ils ont fait une retraite d'un mois en Terre Sainte. Deux ans après leurs vœux définitifs, ils ont été ordonnés diacres le 8 septembre 2008 à Rome par son Eminence le cardinal Saraiva Martins. Juste avant leur ordination sacerdotale ils ont suivi un cours pendant un mois au Bangalore : " La formation des formateurs ". Ils ont aussi eu une retraite de huit jours, comme préparation spirituelle immédiate au grand évènement.
Tous les trois sont pleinement engagés dans et pour le travail de la Société. Fr. Alphonse M.C. aide fr. Stephen M.C. au noviciat à Bandwari (Gurgaon), fr. Benedict M.C. est le supérieur de notre maison pour les garçons et les hommes orphelins handicapés et sans logis à Bandwari et frère Ramon M.C. est le supérieur de notre maison pour les garçons et les hommes handicapés mentaux en Albanie.
La célébration liturgique fut très émouvante, de nombreux religieux et religieuses y ont assisté, de nombreux fidèles laïcs y ont également activement participé. L'immense église était pleine à ras bord, plus de 500 personnes.
Après la liturgie de la Parole, quand les candidats furent appelés par leurs noms, chacun d'eux fut accompagné par ses parents qui les présentèrent à l'archevêque. Le supérieur général, le père Sébastien Vazhakala M.C., demanda à l'archevêque d'ordonner ces hommes auxquels l'archevêque demanda : " Est-ce que vous les juger dignes ? "
Bien que la réponse fut affirmative, elle entra plutôt dans les détails. Il peut être bon que je vous donne le texte intégral :
" Après avoir reçu les déclarations écrites et signées par chacun de sa propre main, dans lesquelles chaque candidat diacre atteste qu'il est sur le point de recevoir l'ordre sacré du presbytérat librement et spontanément, et qu'il se consacrera pour toujours au ministère envers les plus pauvres parmi les pauvres, selon les Constitutions des Missionnaires de la Charité Contemplatifs (cf. can 1036) ;
après avoir reçu des rapports favorables de ceux qui étaient en charge de la formation et de chaque membre profès des communautés où chaque diacre a exercé son quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres ;
après avoir examiné les différents documents exigés selon le droit canonique, tel le certificat de baptême (can 1024), de confirmation (can 1033), le ministère de lecteur et d'acolyte (can 1035), et finalement de l'ordination diaconale (can 1035) ;
après avoir examiné les " curriculum vitae ", c-a-d les études philosophiques et théologiques faites par chaque candidat diacre, qui furent aussi examinées et approuvées par le cardinal vicaire de Rome selon les canons 1032 et 235 ;
après avoir suivi précisément tous les rapports concernant chaque candidat à la prêtrise sacrée avec mes conseillers et aussi suivant les canons 1029 et 1051, qui parlent des diacres qui jouissent d'une bonne réputation, sont dotés de mœurs intègres, de vertus éprouvées, de piété authentique, bonnes mœurs et des autres qualités de santé physiques et psychiques ;
après avoir parlé individuellement et personnellement avec chacun des diacres, et finalement après avoir eu l'approbation finale du cardinal vicaire et de ses sept évêques auxiliaires et de
moi-même, au cours de la réunion qui s'est tenue le vendredi 16 octobre 2009, et surtout confiant dans l'aide incessante de Dieu,
j'atteste que :
fr. Alphonse Nayak M.C.
fr. Benedict Vazhakala M.C.
fr. Ramon Lusterio M.C.

ont été jugés dignes d'être promus à l'ordre du saint presbytérat "
La cérémonie entière fut très émouvante. Elle toucha les cœurs de nombreuses personnes y compris l'homélie de l'archevêque, qui recommanda aux candidats : " Méditez la loi de Dieu, croyez ce que vous lisez, enseignez ce que vous croyez, et mettez en pratique ce que vous
enseignez ".
Il continua : " Que la doctrine que vous enseignez soit une vraie nourriture pour le peuple de Dieu. Que l'exemple de vos vies attire les disciples du Christ, afin que par la parole et par l'action vous construisiez la maison qui est l'Eglise de Dieu ". La cérémonie entière dura presque deux heures et demi.
Comment peut-on assez rendre grâce à Dieu pour sa bonté et pour son amour ? Comment peut-on exprimer notre gratitude à Dieu pour notre archevêque, son Excellence Rt. Rev. Vincent Concessao pour sa disponibilité et son empressement à accepter notre invitation pour ordonner nos frères et faire de ce jour un jour mémorable ? Notre gratitude infinie va à Dieu pour nos prêtres récemment ordonnés et leurs chers parents, et tous ceux qui ont participé à la divine liturgie. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense tous. Espérons et prions pour que de tels évènements spirituels inspirent les personnes, approfondissent leur foi, les invitent toutes à suivre Jésus plus intimement, plus fidèlement et avec persévérance. Je prie pour cela et demande les prières de tous.
Nous attendons maintenant impatiemment l'ordination sacerdotale de fr. Jan-Timo Pavelka M.C. le samedi 12 décembre à 10 h à l'église de San Romano Martire, Largo Antonio Beltramelli 18, Rome, tel. 06/41.73.24.07.
Ce temps d'attente est aussi un temps de prière intense et de préparation spirituelle pour frère Jan-Timo M.C. et pour toute la Société.
Fr. Jan-Timo a fait toutes les préparations avec les trois autres frères déjà ordonnés et a aussi servi comme diacre pour l'ordination en Inde. Son ordination a été fixée à une date différente et à Rome pour deux raisons principales : il est facile pour les membres de la famille de fr. Jan-Timo de participer, et deuxièmement tous nos frères dans la communauté à Rome, nos sœurs M.C., nos hommes à Casa Serena, nos LMC, nos coopérateurs, nos bienfaiteurs, nos volontaires et les autres personnes peuvent se joindre à la célébration de l'ordination et à sa première sainte messe le dimanche 13 décembre à 17h dans notre chapelle de la Sainte Famille, Via S. Agapito 8, à Casa Serena à Rome. Ne manquons pas de telles occasions en or de goûter et de voir la bonté, la paix et l'amour de Dieu. C'est pour notre bien que Dieu ordonne de tels évènements ; il n'en a pas besoin . Un prêtre est destiné à être un médiateur, un pont entre Dieu et l'homme, et entre l'homme et Dieu. Il va régulièrement de la présence de Dieu à la présence des hommes et vice versa.
C'est aussi l'année des prêtres : pour prier pour les prêtres, pour les aider par des prières et des sacrifices quotidiens. Les prêtres vivent dans le cœur du monde, sans désirer ses plaisirs ; pour être membre de chaque famille, n'appartenant cependant à aucune ; pour partager toutes leurs souffrances. Ils ont besoin de plus en plus de prières et de sacrifices que personne. Aidons nos frères à grandir en sainteté et à persévérer dans leur vocation.
Amitiés et prières.
Que Dieu vous bénisse tous Père Sébastien Vazhakala M.C.

14.11.09

French (FR)   Rencontre et retraite LMC avec Père Sébastien à Bogota sept 2009  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 16:24:01

Fête du Saint Rosaire 2009


Notre Voyage et notre Mission

Notre vie sur la terre est un voyage continuel vers notre destination finale et définitive pour laquelle Dieu nous a créés à sa propre image et ressemblance (cf. Gn 1,26).
Notre récent voyage de Rome à Bogota en Colombie, via Madrid à l'aller et au retour, c-à-d du lundi 14 au lundi 28 septembre 2009, fut mémorable. Durant le voyage notre tout petit groupe de quatre, Tonino et Rossana, Giampaolo et moi, avons rencontré de nombreuses personnes nouvelles et intéressantes. Nous avons eu de nombreuses expériences uniques et sans précédent, nous enrichissant de rencontres nouvelles et inoubliables. Je me suis rendu compte que la vie pour la plupart des gens est un défi et une lutte. Avant que l'avion ne décolle il y eut des annonces répétées à tous les passagers d' attacher leurs ceintures, suivies de vérification individuelle. Quand les stewards passaient je pouvais les entendre dire encore et encore : " Veuillez attacher vos ceintures ". Suivirent d'autres annonces avec des démonstrations pratiques, indiquant à tous les passagers ce qu'ils devaient faire " en cas d'atterrrissage improbable sur l'eau " . Bien que nous allions tous à Bogota, en Colombie, le personnel de bord exprimait toujours quelque incertitude d'atteindre notre destination.
Mes pensées allèrent au-delà des horizons visibles de ce monde : combien notre voyage vers le ciel peut être incertain et peu sûr ! Combien notre voyage de foi est dangereux et pénible ! Notre pélerinage sur la terre est en vérité l'histoire de la grâce stupéfiante de Dieu !
L'avion décolla finalement du sol, nous élevant tous vers l'univers immense déployé comme un dais. Pendant environ 10 heures ou à peu près nous avons voyagé entre ciel et terre, passant maintes fois à travers des nuages épais, expérimentant de nombreuses secousses et turbulences. Nous avions tous nos ceintures étroitement attachées à nos sièges avec nos ceintures dans " l'arche de Noé ". Jusqu'à ce que l'avion touche le sol à nouveau, il y eut de la peur et de l'incertitude. Combien est similaire le voyage de notre vie depuis ce monde plein de difficultés, de labeur et de larmes jusq'au monde éternel de liberté et de joie. Il y a cependant de la peur et de l'incertitude tout au long du voyage.
Nous avons finalement atterri à Bogota à 7.45 p.m. heure locale, ce qui est 2.45 a.m. à Rome. Des passagers essayèrent d'exprimer leur joie en applaudissant. Certains d'entre nous firent le signe de la croix et remercièrent la Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint Esprit pour être arrivés sains et saufs.
La prière est une façon pour nous d'être unis à Dieu pendant que nous sommes sur la terre ; la prière nous connecte avec Dieu ; la prière est un moyen d'exprimer notre gratitude à notre Dieu, Père et Créateur. La prière est un moyen d'exprimer et de soutenir notre relation avec Dieu et avec les autres dans et pour le Seigneur.
Notre tout petit groupe de quatre passa toutes les douanes et les formalités et ensuite nous sommes allés récupérer nos bagages. Nous avons attendu que nos bagages arrivent - nous ne pouvions récupérer à notre destination que ce que nous avions enregistré. Là aussi j'ai pensé au jour à notre arrivée finale - je ne peux avoir au ciel que ce que j'ai enregistré quand j'étais sur la terre, que ce que j'ai déposé - les mérites de mes prières, mes sacrifices et surtout mes bonnes œuvres, ou œuvres de miséricorde. J'avais plusieurs valises pleines d'articles spirituels, de livres, de brochures, de chapelets, de médailles, d'images de la Sainte Famille, etc., pour nos sœurs M.C, pour les LMC, les coopérateurs et pour les pauvres. A la fin de notre séjour sur la terre toutes nos valises doivent être remplies de nos bonnes œuvres, de tout ce que nous avons fait pour les autres, en particulier pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Comme les sœurs M.C, les LMC et les coopérateurs qui sont venus à l'aéroport nous accueillir, les personnes que nous avons aidées à aller au ciel viendront nous accueillir quand nous irons à la maison, à Dieu. Ils nous attendront à l'aéroport international St. Pierre au ciel, comme les sœurs M.C. nous ont attendus à Bogota. Quelle joyeuse renncontre ce fut, et quelle joyeuse rencontre au ciel nous attend encore tous !
Mes pensées sont remontées jusqu'au 5 septembre 1997, quand notre bienheureuse Mère Teresa est retournée dans sa véritable maison... combien de centaines de milliers de personnes l'ont attendue pour l'accueillir, chanter des louanges à Dieu pour elle et avec elle, l'emmenant en procession au trône du Dieu très haut, à la Sainte Trinité qui est la fontaine de tout amour et de toute sainteté. Ensemble ils ont chanté : " Te Deum laudamus, Te Deum confitemur ", c-a-d : " Tu es Dieu, nous te louons, tu es le Seigneur, nous t'acclamons. "
Maintenant nous avons le temps et la possibilité d'être de bons samaritains sur la terre, de verser l'huile de consolation sur les isolés et les affligés, de fortifier les faibles et les timorés avec le vin de l'enthousiasme et de la joie. Faisons-le maintenant; chaque minute est précieuse, chaque occasion est un don de Dieu pour faire le bien sur la terre, pour enregistrer nos bagages au ciel, où nous pourrons les récupérer à nouveau pour les distribuer.
Rappelons-nous à nouveau que nous ne pourrons récupérer alors que ce que nous aurons enregistrer maintenant. Bienheureuse Mère Teresa, bénissez votre famille des Missionnaires de la Charité; aidez-nous à faire tout le bien que nous pouvons, permettez-nous d'aimer et de servir nos semblables, hommes et femmes, qui vivent et souffrent de pauvreté et de faim. Donnez-leur aujourd'hui ce qui leur est nécessaire pour vivre chaque jour, la nourriture, le logis, les vêtements et l'éducation, et par notre amour compréhensif donnez-leur la paix et la joie.
Bogota, en Colombie, est une ville extrêmement grande de sept millions d'habitants, avec de nombreux pauvres aussi, comme beaucoup de grandes villes. C'est une ville très fascinante avec de nombreuses attractions intéressantes, pour les touristes comme pour les pélerins. Elle se trouve à 2.600 mètre au-dessus du niveau de la mer, avec une température moyenne entre 16° et 19° C toute l'année.
La Colombie fut une colonie espagnole pendant environ 250 ans. Elle est devenue indépendante en l'année de notre Seigneur (A. D.) 1820. Presque dans le cœur de la ville il y a une petite communauté de sœurs Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Teresa M.C., qui est comme un phare d'espoir et de joie, non seulement pour les drogués et les personnes âgées, mais en particulier pour l'Eglise institutionnelle. Le sœurs ne travaillent pas dans l'isolement mais toujours avec et pour l'Eglise, comme avec les autorités civiles autant que cela est possible. Elles sont au pied de la montagne sur laquelle est construit le sanctuaire connu sous le nom de Montserrat, reproduction du sanctuaire de Montserrat près de Barcelone, en Catalogne, en Espagne. Aujourd'hui la seule façon de se rendre au sanctuaire est de prendre un "funiculaire", qui marche sept jours par semaine. Un nombre limité de pélerins locaux y montent, car ils ne sont plus autorisés à monter à pied en raison du risque de glissement de terrain.
Sr. Gilberta M.C., la supérieure régionale, nous emmena au sommet en funiculaire,le groupe de retraitants et moi. Nous sommes ensuite rentrés dans la retraite fermée de huit jours de prière intense et de silence total; car nous savons que " l'appel à la sainteté ne peut être entendu et suivi que dans le silence de l'adoration... " (cf. Vita Consecrata 38).
Bien que donner une retraite de huit jours soit toujours très exigeant, c'est aussi plein de grâces et stimulant, car les sœurs montrent un grand intérêt et combien elles ont soif de Dieu. Le verset: "Mon âme a soif de toi dans la nuit, et comme le matin arrive j'attends ta venue" peut s'appliquer à elles. Leur désir ardent de Dieu, leur empressement à devenir saintes, leurs exemples édifiants d'humilité et de joie, et surtout leur prière et leur sacrifice incessant pour le prédicateur non seulement encourage le prédicateur, mais l'aide à oublier sa propre fatigue et ses épreuves.
Bien que les 8 jours aient été chargés et remplis, Sr. Gilberta M.C. et Sr. Bina M.C., la supérieure locale, ont trouvé un peu de temps pour m'amener à quelques endroits importants à Bogota, comme le sanctuaire du " Divino Niño " - le Divin Enfant, où nous avons vu une foule de plus de deux mille personnes ferventes participer à la messe du dimanche à 3. 00 p.m. Nous sommes aussi allés voir la cathédrale salée, qui est un autre lieu important, pour les touristes et les pélerins des différents pays d'Amérique du Sud et Centrale.
Après avoir fini la retraite de huit jours des sœurs M.C., 110 LMC et coopérateurs attendaient leur retraite de quatre jours. Ce fut une autre expérience inoubliable de rencontrer des personnes chaleureuses et enthousiastes, des jeunes et des plus âgés, venant d'environ 13 pays d'Amérique Centrale et du Sud. Nous avons commencé le jeudi matin 24 septembre 2009 avec la conférence. Dans l'après-midi le cardinal de Bogota, son Eminence Pedro..., est venu célébrer la Sainte Messe avec et pour nous tous. Nous étions 8 prêtres en tout venant du Mexique, d'Argentine, du Pérou, de Bolivie et de Colombie. Ce fut une véritable expérience de Pentecôte pour tous qui logeaient dans le centre de retraite diocésain appelé Emmaus. Le directeur d'Emmaus, le père Ricardo, fut très accueillant avec tous les participants. Samedi soir, après le dîner, nous avons eu un programme culturel très coloré et divertissant, suivi d'une nuit entière d'adoration du Saint Sacrement en action de grâce et en préparation immédiate du renouvellement des vœux le matin suivant.
Une LMC d'Argentine a fait ses vœux pour la première fois, tandis que 24 ont renouvelé leurs vœux le dimanche matin 27 septembre 2009. Ce fut une cérémonie très simple mais très émouvante. A la fin de la Messe, deux aspirants de Bolivie, qui étaient venus avec leur jeune directeur spirituel, ont reçu le petit crucifix, ce qui a marqué leurs deux années de formation avant qu'ils fassent leurs vœux. Etant donné que les vœux sont faits ou renouvelés selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité, chaque LMC est supposé connaître ses Statuts suffisamment bien. C'est la raison pour laquelle chaque renouvellement appelle à une étude plus en détails et approfondie des Statuts., plus au moins un jour de prière. Cette préparation immédiate est absolument nécessaire pour tous ceux qui font ou renouvellent leurs vœux (voir les Statuts des LMC).
L'expérience de Bogota a été tout à fait merveilleuse et enrichissante. Pratiquement tous les participants de la retraite ont reçu le Sacrement de la Réconciliation. Ce ne fut pas par conséquent juste un renouvellement de la formule, mais un renouvellement réel de sa relation avec Dieu et avec ses semblables. Peu importe la difficulté par moments de rétablir et de renouveler cette double relation, cela doit être fait avant ou ensemble avec le renouvellement. Parfois cela semble impossible; on doit au moins avoir le désir intense de le faire. Parfois on pense que l'on n'a pas la force de pardonner, mais la question alors est : " Est-ce-que je veux pardonner ou non ? " C'est une chose que je ne sois pas capable de pardonner, mais c'est totalement différent que je je ne veuille pas pardonner. La première n'est pas un péché, mais la seconde en est un.
Le journal diocésain a voulu publier un article sur l'évènement de la retraite des LMC au centre de retraite Emmaus à Bogota. Le cardinal a montré un grand intérêt pour les LMC et veut que les LMC grandissent en sainteté et augmentent en nombre. La journée s'est achevée quand Sonia, une coopératrice, avec ses amis et nos sœurs M.C. ont préparé un repas de fête dans leur maison bien décorée et accueillante au pied du mont Montserrat, après lequel la foule, dans trois autobus pleins, est allée faire le tour de la ville, pendant que nous quatre nous préparions, spirituellement et autrement pour notre long et pénible voyage de retour à Rome via Madrid.
Le contrôle de sécurité à Bogota fut très particulier. Nos bagages furent fouillés et refouillés par trois groupes de policiers, y compris par de féroces chiens policiers, qui ont flairé chacun de nous et nos bagages à main. Grâce à Dieu, apparemment ils furent satisfaits de nous, nous l'avons espéré.
Le vol fut retardé de plus d'une heure; nous avons donc presque manqué le vol de correspondance à Madrid. En plus de la difficulté de trouver les choses, nous devions prendre un train d'un terminal à l'autre. Nous avons couru de toutes nos forces pour arriver à la bonne porte de départ, où on nous a dit que nous devions attendre parce que notre vol de Bogota avait du retard. A la fin ils nous ont permis d'embarquer et nous sommes arrivés à Rome sains et saufs, grâce à Dieu. N'ayant pas récupéré nos bagages nous sommes allés trouver l'assistant des passagers lui avons dit que nous n'avions récupéré aucun des six bagages que nous avions enregistrés. Le responsable du bureau de réclamation pour les bagages perdus et trouvés nous dit que nos bagages étaient encore à Madrid et qu'on nous les porterait via S. Agapito le lendemain, c-à-d le mardi 29 septembre 2009. C'était la première fois que j'avais enregistré tous mes effets personnels excepté mes livres de prières et quelques livres importants.
Le matin du 29 septembre passa et il n'y avait aucun signe de nos bagages. Quand nous nous sommes renseignés, on nous a dit qu'ils arriveraient l'après-midi même ou le soir., ce qui finalement se produisit.
Je remercie sincèrement mes fidèles compagnons de voyage, Tonino et Rossana, et Giampaolo pour leur tendre attention., leur agréable compagnie, leur aide opportune et leur prévenance affectueuse. Que le bon Seigneur récompense tous ceux qui ont été si bons et généreux, en particulier Sr. Gilberta M.C., Sr. Bina M.C. et les sœurs M.C., les LMC, Tai Pearn LMC, Anita Orezzoli LMC, et tous les LMC et les coopérateurs, le Père Eduardo Torre, le Père Victor... et tous les autres directeurs spirituels. Mes remerciements vont aussi à tous ceux qui ont offert des prières ferventes et des généreux sacrifices pour le succès et la fécondité de notre mission en Colombie, en particulier nos frères et les hommes de Casa Serena.
L'amour ne vieillit jamais ou n'est jamais malade. L'amour continue à aimer juqu'à ce que nous mourions d'amour. L'amour n'échoue jamais.
Je terminerai cette lettre avec les paroles de St. Paul :
" Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! ...Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. A lui la gloire pour l'éternité ! Amen. " (cf. Rm 11, 33-36)
Amitié et prières. Dieu vous bénisse.
P. Sébastien Vazhakala M.C.





02.10.09

French (FR)   Réunions LMC 2009-2010 Père Pignel  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres, Réunions LMC 2009-2010 Père Pignel  -  @ 16:57:11

PROGRAMME LMC
2009-2010
avec le Père Philippe Pignel

Dimanche 20 septembre 2009 : Reprise des réunions chez les sœurs M.C. à Paris.
- Adoration.
- Partage.
- Enseignement du Père Philippe : textes de la Parole du jour : l' Évangile selon St Marc 9, 30-37.
3 choses liées au 4ème jour.
Service de tout cœur et gratuit des plus Pauvres parmi les Pauvres.
Jésus a déjà annoncé une 1ère fois sa Croix.
Pierre a déjà dit : ...
Famille avec enfants en ballade en petite montagne : au début les enfants courent.
Les diciples également sont un peu insouciants mais conscients de la grâce qu'ils ont.
Dans notre vie spirituelle il peut y avoir un faux enthousiasme.
Jésus s'asseoit. Dans la tradition juive on s'asseoit.
Mère Teresa veut être la première dans l'ordre de l'amour. Jésus va la rendre servante de tous.
Dieu prend le temps de s'arrêter, d'embrasser, de prendre dans ses bras : " Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa "
A l'époque les enfants ne sont pas considérés. A 12 ans le juif devient adulte. A partir de 30 ans, pleine maturité, âge d'être rabbi, il peut enseigner. Jésus avait environ 36 ans.

- Mystère de l'Incarnation
: Dieu proche. Douceur. Tendresse.
Certains disent : " Le Seigneur ne voit pas mes petits besoins ", mais si, Il les voit, Il est attentif aux petits, aux petites choses.
Le Seigneur a demandé à Mère Teresa de s'approcher, d'aller vers les autres, dans les taudis, les ténèbres.
Jésus annonce la Croix. Mystère du mal et du péché.
St Jacques : convoitise dans le cœur de l'homme : marque du péché originel.
Jésus a été jalousé, envié : suspicion, attaques...
Jésus voudrait embrasser chacun d'entre nous.
Les hommes vont l'empécher, l'écarteler.
Passion d'amour de Jésus.
Quoiqu'écartelé sur la Croix, Il va embrasser toute l'humanité.
Instrument d'Amour.
Il a pris la dernière place.
L'Evangile nous invite à nous faire le dernier.

- Mystère de la Rédemption
.
" C'est moi qu'il accueille "
ex : - St François d'Assise avec le lépreux : il choisit de l'embrasser : tournant dans sa vie.
Identification à Jésus. Il prend sa croix et celle de l'autre.
- St Martin, pas encore baptisé, rencontre un mendiant sur la route...voit en songe ce mendiant sous l'apparence de Jésus. Il demande le baptême.
- Mère Teresa : elle dit : " OUI " . Accueil. Serviteur de tous.
Moments forts mais dans le quotidien pas spontanément envie mais pour Toi je vais accueillir telle personne .
Dans les Statuts des LMC : 4ème vœu spécifique " aux membres de sa propre famille ", par amour pour Dieu.
Accueil dans notre paroisse . Nouvel An juif Rosh Hashana et fin du Ramadan : affichette dans notre immeuble. Rentrer en dialogue. Cet acte opère une bénédiction de la part de Dieu.
Samedi 3 octobre : renouvellement des vœux et remises de croix

Samedi 7 novembre : étude des lettres aux LMC, de décembre1993,
de Père Sebastian Vazhakala M.C. et de Mère Teresa M.C.
Rome, décembre 1993


JMJ

Mes chers LMC du monde,

Cela a été une grande joie pour moi de lire toutes les choses magnifiques que le Seigneur accomplit à travers vous dans les différentes parties du monde. Nous savons très bien qu'être Laïc Missionnaire de la Charité ne veut pas dire que l'on doit changer de lieu de travail ou de résidence, ou que l'on doit parcourir le monde tout le temps. Non, on ne fait rien de tel parce que l'on devient LMC... mais ce qui est nécessaire c'est de changer de cœur... de ne changer que son cœur, sa façon de voir et de juger, ses priorités et les valeurs dans la vie... la transformation de l'intérieur du cœur qui n'est pas quelque chose que l'on fait une fois pour toutes mais un processus très lent, et nous avons besoin d'être patients avec nous-mêmes et de persévérer à le faire.

Baptisons notre newsletter LMC et donnons-lui un nom. J'ai pensé l'appeler
" YOU DID IT TO ME " (C'EST A MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT). Comme nous savons que tout ce que nous faisons pour les autres le Christ le compte comme si nous lui faisions à Lui. Donc n'hésitez pas à faire du bien aux autres quels qu'ils soient, qu'ils le méritent ou non. Dieu n'oubliera jamais. Jésus rend les choses plus faciles pour nous sur ce chemin. Il y a de nombreuses occasions et opportunités chaque jour de mettre en pratique notre quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Ceci est réalisé par ceux qui du matin au soir se soumettent avec joie à un chemin de vie routinier, qui s'efforcent d'être attentifs à leurs prières, et sont recueillis toute la journée, qui restent silencieux quand ils se sentent poussés à parler, qui évitent d'aborder des sujets qui excitent la curiosité, qui supportent les intempéries sans se plaindre, qui font preuve de gentillesse envers ceux pour lesquels ils ressentent une antipathie naturelle, qui sont heureux d'être petits et veulent faire joyeusement les travaux humbles et désagréables et même repoussants purement pour l'amour de Dieu, qui s'accommodent aux goûts, aux désirs et au tempérament des autres, qui supportent la contradiction sans s'irriter. Faire tout cela, pas une fois en passant mais habituellement, faire ainsi pas simplement patiemment mais joyeusement - c'est déjà une vertu héroïque, et quand plus tard des circonstances graves se présenteront, l'action héroïque ne semblera pas trop difficile, car nous aurons alors la force du Saint-Esprit Lui-même.

Comme Mère Teresa était à Rome pour les professions des sœurs et de nombreuses autres rencontres et rendez-vous je lui ai demandé de nous donner un message écrit ce qu'elle fit et vous le trouverez dans cette lettre. Tandis qu'elle l'écrivait assise sur un vieux banc je priais pour qu'elle soit inspirée pour mettre en paroles le message dont nous avons besoin maintenant... , après l'avoir écrit elle a dit qu'elle n'avait jamais pensé en écrire un aussi long... Les LMC tiennent beaucoup de place dans son cœur ; dans toutes ses conférences elle parle des LMC. Ce message signifie que les LMC doivent vivre leur vraie vocation dans leurs familles et au cœur du monde.

Nous avons de bonnes nouvelles à partager avec vous. Beaucoup d'entre vous ont entendu parler de l'accueil de nuit pour les hommes âgés appelé "Casa Serena". Grâce à tous ceux qui nous ont aidés à la faire exister et fonctionner, Casa Serena a besoin d'une aide continue pour remplir cette mission de nourrir, héherger et vêtir non seulement de nourriture périssable mais aussi de paroles impérissables et des sacrements de la vie éternelle. Tous sont les bienvenus à Casa Serena pour rendre leur amour plus fécond dans le service, pour faire de simples choses avec un grand amour.




D'autres nouvelles très importantes c'est que notre branche des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs a été reconnue comme Congrégation diocésaine le 8 décembre 1993, fête de l'Immaculée Conception. Grâce à l'Eglise Mère qui nous a aidés à avoir ce grand don de Dieu, en particulier notre chère Mère Teresa. Nous vous demandons de vous joindre à nous pour remercier le Seigneur, et la Sainte Famille pour ce don précieux. Notre branche a deux maisons en Albanie, l'une d'elle est le noviciat ; une à Sao Paulo au Brésil et la Maison-Mère à Rome. Nous sommes encore une toute petite Société et espérons et prions et demandons vos prières et votre aide pour avoir davantage de saintes et ferventes vocations pour notre Société. Si Dieu le veut trois de nos frères feront leur première profession le 2 février à 4 h 30 p.m. dans la cathédrale de Shkoder en Albanie. C'est la première fois après 45 ans de régime communiste que nous allons avoir une cérémonie religieuse de cette sorte. L'Eglise en Albanie reprend lentement forme. Bénissons le Seigneur.
Comme les fêtes de Noël, de la Sainte Famille et du Nouvel An se rapprochent je voudrais terminer cette lettre en vous souhaitant de très joyeuses et saintes fêtes de cette belle saison pleine de grâce. Que ces fêtes continuent de remplir vos cœurs d'une paix et d'une joie inoubliables afin que vous puissiez être une cause de paix et de joie pour tous ceux que vous rencontrez et avec lesquels vous vivez.

Avec mon amitié et ma prière
Dieu vous bénisse
P. Sebastian M.C.




LDM

Mes chers Laïcs Missionnaires

Gardez la joie d'aimer Jésus
dans votre cœur et partagez
cette joie avec tous ceux que vous rencontrez
Prenez une ferme résolution
" Je veux, je veux, avec la bénédiction
de Dieu être saint "
Cela vous aidera à étancher
la Soif d'amour des âmes de Jésus
- en travaillant au salut et à la sanctification
des Plus Pauvres parmi les Pauvres -
en particulier votre famille.
Prions
Dieu vous bénisse
M Teresa mc

Rome 9-12-93




LA JOIE DU DON

" La Joie est prière
La joie est force.
La joie est amour.
Elle est comme un filet d'amour
Qui prend les âmes.
Dieu aime le donateur joyeux.
Qui donne joyeusement donne le plus.
Il n'y a pas meilleure façon de manifester notre gratitude
A Dieu et aux hommes que d'accepter tout avec joie.
Un cœur brûlant d'amour est nécessairement un cœur joyeux.
Ne laissez jamais la tristesse vous envahir
Au point de vous faire oublier la Joie du Christ ressuscité."

Mère Teresa ("A Gift for God" : 1975)

16.09.09

French (FR)   Lettre du Père Sebastien pour le 5 Septembre 2009  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 16:22:01

Lettre du Père Sebastian Vazakala M.C. pour le 5 septembre 2009

" Les épreuves nous amènent au pied de la Croix et la Croix à la porte du ciel. "

Chaque année, le 5 septembre, l'Église célèbre la fête de la bienheureuse Teresa de Calcutta ;
et chaque célébration d'un jour de fête appelle à un renouvellement de notre vie dans le Saint-Esprit. Chaque fois que nous célébrons la fête d'un saint nous apprenons à connaître la façon dont il ou elle vivait et aimait Dieu et dont il /elle aimait son prochain, vivait l'Evangile de l'amour en action. Nous sommes censés avoir une "double portion" de l'Esprit, le désir, le désir ardent, la faim et la soif de la sainteté, sa soif inextinguible du salut et de la sanctification des âmes. Cela ne peut pas se limiter à une simple célébration liturgique, mais appelle à une compréhension plus profonde du zèle et de la ferveur, de l'esprit de joie et de l'enthousiasme, de l'esprit d'abnégation de soi et de sacrifices héroïques dans lesquels la personne a vécu et œuvré. Nous nous rendons compte que les saints nous ressemblaient beaucoup dans de nombreux domaines et ont vécu et travaillé dans des situations et des milieux similaires avec la différence qu'ils étaient réellement amoureux de Dieu et que rien ni personne n'a pu ni ne les a séparés de l'amour de Dieu. St. Paul l'exprime avec éloquence dans sa lettre aux Romains : " Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ?...J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur." (Rm 8, 35-39)

Chaque fois que nous avons une fête ou une solennité, il nous est demandé de prendre les psaumes du dimanche de la première semaine, pour notre prière du matin; et le premier psaume pour la prière du matin est Ps 63, 2-9. Pourquoi prie-t'on ce psaume pour une fête ou une solennité? Il y a une raison. Ce psaume exprime en de nombreux mots la soif insatiable du cœur et de l'âme humaine de Dieu et du salut des âmes. Le Psaume 63 commence par un acte de foi profonde et de désir intense : " O Dieu, c'est toi mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi. " Non seulement l'âme du saint a soif de Dieu, mais son corps également . Nous continuons à prier : " Après toi languit ma chair, terre sèche, altérée, sans eau. " Plus nous avons soif de Dieu, plus nous devenons assoiffés. Notre soif de Dieu est comme l'eau de la mer. Plus nous buvons l'eau de la mer, plus nous devenons assoiffés.

Cela fut vrai pour Notre Dame; cela fut vrai pour notre bienheureuse Mère Teresa. En 1947 la bienheureuse Teresa écrit : " J'étais par moments tellement attirée par le Saint-Sacrement. Je désirais ardemment la Sainte Communion. Nuit après nuit le sommeil disparaissait - et uniquement pour passer ces heures à désirer ardemment Sa venue. Cela a commencé à Asansol en février - et maintenant toutes les nuits pendant une heure ou deux , j'ai remarqué qu' entre 11.00 p.m..et 1.00 a.m. le même désir ardent interrompt le sommeil. " (de la lettre de la bienheureuse Teresa au Père Van Exem S.J., 1947)

L'expérience de Notre Dame, des saints et de la bienheureuse Teresa elle-même doit devenir la nôtre également. Ce désir, ce désir ardent et cette soif doivent être dynamiques. Chaque fois que nous prions ce psaume, nous sommes censés renouveler nos expériences de cette " nostalgie" insatiable, de cette soif inextinguible de Dieu.

D'autre part, la soif que Dieu a de nous est encore plus grande, plus forte et infiniment plus insatiable car Dieu est infini. Le " Catéchisme de l'Eglise Catholique " définit bien la prière comme " la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre . Dieu a soif que nous ayons soif de Lui. " (CCC 2560)

Nous voyons cette soif insatiable en Jésus, non seulement sur la Croix : " J'ai soif " ( Jn 19,28), mais peut-être encore plus dans l'Eucharistie. Jésus Eucharistique et le Cœur Immaculé de Marie, petit à petit, non seulement attirent les âmes à Jésus, mais ils les font Lui ressembler. La bienheureuse Teresa écrit : "Essayez d'être l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus pour tous et pour les pauvres que vous servez. Tout cela sera possible seulement si vous restez près de Marie, la Mère de Jésus et notre Mère. Elle vous guidera et vous protégera et vous gardera seulement tout à Jésus. " (lettre générale de Mère, mai 1990) Jésus est le Chemin et Marie est celle qui montre le Chemin.

Le cœur et l'âme de Notre Dame ont désiré ardemment le salut et la sanctification des âmes.
Dans toutes ses apparitions, à Lourdes comme à Fatima ou à Calcutta, invariablement Notre Dame a demandé la prière assidue, des sacrifices généreux et des pénitences héroïques pour le salut et la sanctification des âmes.

A Calcutta Notre Dame a dit à la bienheureuse Teresa de prendre soin de la foule, en les amenant à Jésus. Ses mots exacts sont : " Prends soin d'eux. Ils sont à moi. Amène-les à Jésus, porte-leur Jésus..." (MFG p. 19) Si la soif insatiable des âmes a été l'expérience normale de tous les saints, combien Notre Dame a-t'elle désiré encore plus ardemment sauver les âmes. Ce n'est pas une soif qui disparait avec leur mort. Non, elle s'accroit seulement, comme ils sont beaucoup plus près de Jésus. Ste Thérèse de Lisieux a écrit : " Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. " En d'autres mots, à sauver les âmes. Notre Dame ne s'arrête jamais de travailler pour le salut des âmes. Les saints sont les coopérateurs de Jésus les plus proches de Lui. Plus on est près de Jésus, plus on est insatiable et infatigable à travailler au salut et à la sanctification des âmes. C'est pourquoi la bienheureuse Teresa M.C. a travaillé jour et nuit, écrit un nombre infini de lettres, et entraîné les personnes à la rejoindre dans son train de Charité. Plus les personnes partagent les œuvres, plus elles deviennent assoiffées et essaient de rassasier la soif inextinguible de Jésus. Il y a des milliers et des millions d'âmes à sauver. La soif de Jésus est infinie; elle s'étend aux extrémités de la terre, embrassant toutes les personnes de toutes croyances ou sans foi. Jésus continue à demander à chacun de nous : " Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux, de Me les amener ? (MFG p. 19)

Le deuxième psaume de la prière du matin pour la fête d'un saint vient du livre du prophète Daniel (3, 57-88). Il est très important de connaître le contexte de ce psaume et pourquoi il a été choisi pour la fête de Notre Dame, ou d'un apôtre, ou d'un saint. Ce psaume est un cantique chanté par Daniel et deux de ses compagnons dans la fournaise ardente. Ils y avaient été jetés pour avoir refusé d'adorer la statue en or. Le roi furieux Nabuchodonosor ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus que d'ordinaire. Et il choisit certains hommes forts de son armée pour lier Shadrak (Daniel), Meshak et Abed Nego et les jeta dans la fournaise de feu ardent. Puis ces hommes furent liés avec leurs manteaux, leurs tuniques, leurs chapeaux et leurs autres vêtements, et jetés dans la fournaise de feu ardent. Parce que l'ordre du roi était péremptoire et la fournaise très chaude, la flamme du feu fit périr ces hommes qui y portèrent Shadrak, Meshak et Abed Nego, qui avaient été jetés liés dans la fournaise de feu ardent. Et ils marchèrent au milieu des flammes en chantant des hymnes à Dieu et en louant le Seigneur : " Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur, célébrez-le, exaltez-le éternellement... " (cf Dn 3, 52-90)

C'est le contexte du second psaume pour la fête d'un saint. Dans le premier psaume (Ps 63, 2-9), nous avons vu la soif insatiable de l'âme humaine de Dieu et la soif infiniment plus insatiable de Dieu de l'amour de l'homme et des âmes. Dans ce psaume nous voyons ce que Jésus, Notre Dame et les saints ont enduré pendant leur séjour terrestre. Jésus, par exemple, a dit à Mère Teresa :
" Tu n'es pas morte pour les âmes... ton cœur n'a jamais été submergé de chagrin comme l'a été celui de ma Mère. Tous les deux nous avons tout donné pour les âmes... " (MGF p. 10) Jésus a continué à dire à la bienheureuse Teresa que sa vocation consistait à aimer et à souffrir : " Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes. " (MGF)

L'épée du chagrin devait transpercer le cœur de Marie (Lc 2,35), qui arriva à son paroxysme au pied de la Croix :" Là se tenait debout " - Stabat Mater, la Mère de Jésus (cf. Jn 19, 25-27) Le cœur de Notre Dame fut submergé de chagrin, transpercé par une épée de chagrin.

Des années plus tard la bienheureuse Teresa a écrit de nombreuses lettres à certains de ses directeurs spirituels sur son expérience de sa propre fournaise ardente : " Si vous saviez ce que j'endure. Il détruit tout en moi...Je veux Dieu avec toutes les forces de mon âme... et cependant il y a une terrible séparation entre nous. Je ne prie plus. Je prononce les paroles des prières de la communauté... J'ai été sur le point de dire "Non". Cela a vraiment été tellement dur... ce terrible désir ardent ne cesse de grandir et je sens comme si quelque chose allait se briser en moi un jour - et ensuite cette obscurité, cette solitude, ce sentiment d'une terrible solitude. Le ciel est fermé de tous côtés... et pourtant, je désire Dieu ardemment. Je désire L'aimer ardemment avec chaque goutte de vie en moi. Je veux L'aimer d'un amour personnel profond... " (de sa lettre au Père L.T. Picachy)

La bienheureuse Teresa a continué pendant de nombreuses années à vivre sa fournaise ardente, comme elle l'a écrit : " Quant à moi - que vous dirai-je ? Je n'ai rien puisque je ne L'ai pas - Lui que mon cœur et mon âme désirent ardemment posséder. La solitude est si grande - Je ne trouve personne à l'intérieur ni à l'extérieur vers qui me tourner... Si l'enfer existe - ceci doit en être un. Comme il est terrible d'être sans Dieu - pas de prière - pas de foi - pas d'amour. - La seule chose qui reste est la conviction que l'œuvre est Sienne... Et pourtant, Père, en dépit de tout ceci, je veux Lui être fidèle - me dépenser pour Lui, L'aimer non pour ce qu'Il donne, mais pour ce qu'Il prend. " (d'une lettre au Père Neuner S.J., 1965)

Il est plus facile et même excitant pour nous de lire et de parler des expériences de la nuit profonde des autres et de prendre plaisir à le faire, jusqu'à ce que la nuit profonde, c-a-d la nuit des sens et la nuit de l'esprit nous frappe. C'est alors que nous devons prendre connaissance de leurs écrits avec un esprit tout à fait différent et en tirer profit.

" Selon St Jean de la Croix ", écrit P. Albert Huart S.J., " les principaux signes pour distinguer la nuit de l'Esprit de la dépression psychologique ou de la paresse spirituelle sont :

Le plus important : la personne n'interrompt pas son engagement envers ses obligations et sa mission, même si elle rencontre des épreuves et des échecs en les accomplissant. Bien que la personne expérimente que sa prière est obscure, douloureuse et stérile, elle se sent attitée par la prière. La bienheureuse Teresa continue : " et pourtant, Père, en dépit de tout ceci, je veux Lui être fidèle, me dépenser pour Lui, L'aimer, etc. "

Graduellement, sous l'obscurité qui accable son âme, elle découvre une source tranquille et grandissante de paix.

Plus tard, quand elle émerge de cette épreuve obscure (qui peut durer des années), elle la considère comme la période la plus bénie et vivifiante de sa vie. "

Les saints comme la bienheureuse Teresa, et tous les saints passèrent par le creuset de la douleur intense et de la purification. Les souffrances étaient doubles : d'une part les âmes traversent littéralement la fournaise ardente, mais avec un désir ardent et une soif insatiable de Dieu. Elles en arrivent presque au bord du désespoir, mais ensuite la puissance irrésistible de la grâce les encveloppe. Le moi intérieur n'est pas détruit mais purifié et remodelé en Jésus-Christ, l'homme-Dieu parfait.

" Les épreuves nous amènent au pied de la Croix, et la Croix à la porte du ciel. ", dit St Jean-Marie Vianney, le saint patron de tous les prêtres. Il peut être bon que tous les prêtres et les religieux soient conscients et préparés à toute sorte d'expérience de la fournaise ardente dans leur vie et leur ministère. La sécheresse et l'obscurité que nous expérimentons ne doit pas devenir des pierres d'achoppement dans notre vie ou notre apostolat mais des tremplins pour nous rapprocher de plus en plus de Jésus et lui ressembler comme les saints comme St Jean-Marie Vianney, la bienheureuse Teresa et les autres l'ont fait.

Dieu vous bénisse.

Père Sebastian Vazhakala M.C.


French (FR)   LITANIE DE LA CHARITÉ - Père Sebastien  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 15:40:34

LITANIE DE LA CHARITE

La Charité est la reine de toutes les vertus. " Si vous voyez la Charité, vous voyez la Trinité ", dit St Augustin. Sans elle, même si l'on parle les langues des anges, c'est comme " un airain qui sonne ou une cymbale qui retentit " (Cf. 1 Co 13, 1-13). C'est une vertu très délicate qui est comme le sel dans la nourriture. Ce n'est pas étonnant que des saints comme Ste Thérèse de Lisieux se soit résolue à faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire et à ne pas prendre l'autre chemin détourné. Ce qui suit est une litanie pour demander pardon pour les nombreux manques quotidiens de charité, car nous savons que même la personne juste tombe sept fois par jour.

Pour toutes mes pensées sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes regards sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes comportements sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes attitudes sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes manières d'agir sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes paroles sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes conversations téléphoniques sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes jugements sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes critiques sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes conversations sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes actions sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes réactions sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes travaux sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toute ma charité sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes prières sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes entreprises sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes œuvres de miséricorde sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes services des pauvres sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes sentiments sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes omissions sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes soins sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes préoccupations sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes angoisses sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes partages sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes rencontres sans charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes manques de charité, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toutes mes négligences, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour toute ma colère et mon amertume, Seigneur, aie pitié de moi.

Pour tous mes manques de pardon, Seigneur, aie pitié de moi.

Prions :

" Souffle en moi, Esprit Saint, afin que toutes mes pensées soient saintes.

Agis en moi, Esprit Saint, afin que mon travail aussi soit saint.

Attire mon cœur, Esprit Saint, afin que je n'aime que ce qui est saint.

Fortifie-moi, Esprit Saint, afin que je défende tout ce qui est saint.Protège-moi, Esprit Saint, afin que je puisse toujours être saint ".

Dieu vous bénisse.

P. Sebastian Vazhakala M.C.

18.06.09

French (FR)   Lettre de Père Sebastian Pentecôte 2009  -  Categories: Père Sebastien, Mère Teresa, fafa, lettres, Année Jubilaire  -  @ 16:23:51

Pentecôte 2009



" Ne vous attardez pas en chemin, ne vous éloignez pas du but,
luttez toujours, déplacez-vous toujours, avancez toujours.
" (St. Augustin)

Chers et bien-aimés frères, soeurs et vous tous,

Que la grâce et la paix de ce temps saint de Pâques et de la fête de la Pentecôte soient avec vous. Nous attendons tous, avec impatience et dans la prière, dans la chambre haute avec Notre Dame, comme les apôtres, de recevoir le Saint-Esprit promis le dimanche de la Pentecôte, qui tombe cette année le 31 mai (09). Plus nous prions le Saint-Esprit mieux c'est. Il est le sanctificateur. Cela vaut la peine de devenir esclaves du Saint Esprit afin que toutes nos pensées, nos paroles et nos travaux soient toujours saints.
Merci pour vos prières. La retraite à Haïti s'est très bien passée. Rendons grâce à Dieu. Il y avait 22 soeurs plus la régionale Sr. Jacinta M.C. ; les soeurs de la communauté se joignirent à nous pour la sainte Messe et la conférence de l'après-midi. Elles étaient très heureuses et reconnaissantes comme d'habitude.
Haïti est un très beau pays. C'est très tropical, avec beaucoup de pluie. On peut y trouver toute l'année tous les fruits tropicaux en abondance, spécialement les mangues et les bananes.
Les soeurs M.C. ont 9 maisons à Haïti seulement. Elles y sont depuis 1979, si je ne me trompe pas. Elles font un travail magnifique auprès des plus pauvres parmi les pauvres, en risquant même leurs vies. Une des supérieures, Sr. Abha M.C., dans l'une des communautés a été blessée par des voleurs ; grâce à Dieu, elle n'est pas morte. Elle est là depuis le tout début.
La pauvreté des pauvres est au-delà de toute description. Il y a une dégradation morale au-delà de toute imagination. C'est une accumulation de la misère humaine réduite au niveau le plus bas. Je me demande comment des êtres humains arrivent à vivre de cette manière ? Grâce à Dieu
l' avortement n'est pas légalisé. Il est très fréquent de voir des jeunes filles vagabondes de 14 ans avec des bébés dans les bras. J'ai oint une femme de 28 ans environ qui est morte le jour même, en laissant ses sept enfants derrière, le plus âgé ayant environ 14 ans. Ils n'ont pas de père non plus, comme ils sont beaux-frères et belles soeurs. Ce genre de cas est très fréquent à Haïti, et nos soeurs essaient de faire tout ce qu'elles peuvent pour les aider. Je n'ai jamais vu autant de souffrance, de pauvreté et de misère, même à Calcutta (Inde). Les soeurs M.C. font vraiment un grand travail !
Nos frères M.C. ont aussi deux communautés à Port-au-Prince ; une est leur noviciat, l'autre est une maison pour des hommes et des femmes qui souffrent de TB, du Sida, etc.
J'ai été aussi très heureux de rencontrer un de mes vieux amis et frère, Michael Geilenfeld des U.S.A. qui dirige plusieurs maisons pour des garçons à Haïti. Cela faisait 31 ans que nous nous étions vus. Quelle rencontre joyeuse et merveilleuse ce fut ! Nous avons évoqué notre vie ensemble et l'apostolat parmi les pauvres à Los Angeles avec beaucoup de joie et de gratitude.
Un autre terrible mal qui afflige le peuple haïtien est leur pratique démoniaque de la magie noire, de la sorcellerie, etc. C'est une coutume très courante, acceptée, qui corrrompt continuellement la vie morale des gens, de la naissance à la mort. Ce culte satanique est la cause de beaucoup de souffrance dans le Coeur Sacré et Eucharistique de Jésus. Nous devons offrir beaucoup de prières et faire de nombreux sacrifices, et surtout de nombreuses heures d'adoration eucharistiques.
Haïti est souvent touché par des calamités naturelles comme les orages, les cyclones, les ouragans, etc. Le Seigneur veut sauver son peuple de nombreuses façons différentes, mais c'est très difficile pour Lui, car Il ne force personne mais respecte le don de liberté de choisir, de déterminer et de décider.
L'île est divisée en deux pays : la République Dominicaine et Haïti. Les soeurs M.C. sont dans les deux pays, mais elles ont seulement trois maisons en République Dominicaine, tandis qu'elles en ont 9 à Haïti, bien que la dernière soit beaucoup plus petite en taille et en population.


Ce que je pense en général est que la pauvreté de l'Inde est plus matérielle, au moins en comparaison avec cette sorte de pauvreté des pauvres, qui est à la fois matérielle et spirituelle. Il y a beaucoup de travail à faire partout : "Ora et Labora" avec beaucoup de "penitentia" est nécessaire. Nous avons besoin de plus en plus de prière, de pénitence et d'oeuvres de miséricorde pour vaincre le travail du malin. La route vers le ciel est cahoteuse et étroite et il y a peu de personnes qui aiment la prendre volontairement.
Merci, frères et soeurs, pour tout ce que vous êtes et pour tout ce que vous faites pour le Seigneur. Les choses que nous faisons peuvent être très petites et insignifiantes, mais elles deviennent grandes et infinies à cause de l'amour que nous mettons en les faisant. Dans les paroles de la bienheureuse Teresa M.C. dont l'enseignement rend les choses claires :
" Pour le bon Dieu rien n'est petit parce qu'il est si grand et nous sommes si petits - c'est pourquoi Il s'abaisse et se donne la peine de faire ces petites choses pour nous - pour nous donner la possibilité de lui prouver notre amour. Parce qu'il les a faites, elles sont très grandes. Il ne peut rien faire de petit ; elles sont infinies. Oui, mes chers enfants, soyez fidèles à des petites pratiques d'amour, de petits sacrifices, de petites mortifications intérieures, de petites fidélités à la Règle, ce qui construira en vous la vie de sainteté - vous fera ressembler au Christ. " (Instructions de la bienheureuse Teresa aux M.C., nov. 1960).
C'est le travail de Dieu que nous faisons. Cela peut être comparé à un ventilateur ou à une ampoule électrique. Pour que le ventilateur puisse marcher pour donner de l'air frais, cela exige de l'électricité. C'est l'electricité qui fait marcher le ventilateur. C'est l'electricité qui brille à travers l'ampoule électrique. S'il n'y a pas d'électricité le ventilateur est inutile et l'ampoule aussi. Nous sommes comme le ventilateur, comme l'ampoule. La grâce invisible de Dieu travaille en nous et à travers nous comme l'électricité invisible. Le Dieu invisible respire en nous de tout son souffle d'amour et de grâce et pour que nous soyons en vie et capable de faire son oeuvre avec amour. La petite hostie que nous recevons dans la sainte Communion est le secret de notre force pour faire l'oeuvre de Dieu, car nous savons que sans la sainte Messe et la sainte Communion nous ne pouvons pas faire son oeuvre. Car " Si nous avons notre Seigneur au milieu de nous, avec la Messe et la sainte Communion quotidiennes je ne crains rien pour les soeurs, ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister, je suis sans défense. " (Bienheureuse Teresa, Corpus Domini 1947). Une autre fois elle écrit :
" ... Le travail que nous avons à faire serait impossible sans sa grâce continuelle qui vient du tabernacle. Il doit tout faire . Nous devons seulement le suivre. " (ibid., janvier 1948).
L'achat du terrain à Rome rencontre encore des difficultés. Nous avons déjà surmonté tant d'obstacles, l'un après l'autre, chacun d'eux demande du temps, de la patience et de l'argent. Le problème que nous rencontrons maintenant est le coût des bâtiments. Nous devons payer un certain pourcentage du prix exact des bâtiments. Nous essayons de trouver un architecte pour faire le travail pour nous. Prizr davantage, je vous en prie.
Notre adoration perpétuelle est une grande source de force, bien que cela puisse être parfois très difficile et exigeant. Précisément parce que c'est difficile et très exigeant, cela devient aussi une source de grâce non seulement pour nos communautés et pour notre Société, mais aussi pour les LMC, pour la famille M.C, pour toute l'Église et pour le monde. " Que notre adoration ne cesse jamais. " (Pape Jean-Paul II).
St. Pierre Julien Eymard, l'apôtre de l'adoration eucharistique, écrit : " Allez à votre adoration comme quelqu'un qui irait au ciel, au banquet divin. Dites-vous : " Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, notre Seigneur nous donnera une abondance de grâce et d'amour. Il m'a invité, il m'attend ; il me désire ardemment. "
Mon voyage à Haïti est passé par Miami en Floride, où à l'aller et au retour j'ai rencontré nos soeurs M.C. et le groupe des LMC, qui ont réellement tout fait pour que je me sente très à l'aise. Ils m'ont mis dans un pièce pour la nourriture où il y avait toutes sortes de cargaisons de camion remplies de nourriture et de boissons non alcoolisées. Les deux fois j'ai dormi dans cette pièce. Ils savaient que j'étais en route pour Haïti ou que j'en revenais et que j'avais besoin de récupérer.

Comment puis-je suffisamment remercier nos soeurs M.C. de la région Notre Dame d'Alta Gracia pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité ? Remerciements spéciaux à Sr. Jacinta M.C., la supérieure régionale, à Sr. Anthony Mary Claret M.C., qui a pris si bien soin de moi, aux supérieures de Delmas, Jacmel, Miami et aux autres. J'ai été aussi très heureux de faire le voyage de retour de Port-au-Prince à Miami avec deux de nos vieilles amies : Sr. Mahima M.C. et Sr. Carmen M.C., qui nous aident périodiquement avec de bonnes vocations.
Ce fut si merveilleux de rencontrer nos soeurs M.C., les LMC et les coopérateurs à Miami et de leur parler et d'avoir la Sainte Messe avec et pour eux. Une fois de plus cela a renouvelé et remis en mémoire de nombreux LMC et d'autres personnes avec lesquelles nous avons eu la retraite à Miami en 2001 et ensuite récemment à Rome pour les célébrations du Jubilé des LMC.
J'ai pu expliquer à notre réunion à Miami le sens du mot "Miami" en italien et en espagnol. Jésus a demandé trois fois à St. Pierre : " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? ... et en italien : " Simone di Giovanni MI AMI tu più di costoro ? ". " MI AMI , " - Est-ce que tu m'aimes ?
St. Pierre répondit : " Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. " (Jn 21, 15). Je savais aussi que les soeurs M.C, les LMC et les coopérateurs de Miami aiment réellement Jésus en tous ceux qu'ils rencontrent et avec qui ils vivent, et ma réunion avec eux à Miami l'a réellement confirmé.
Avant de conclure cette lettre laissez-moi souhaiter à chacun de vous, frères et soeurs, une très joyeuse et très sainte fête de Pentecôte. Comme lui, le Saint Esprit, a transformé les coeurs et les vies des apôtres, Il peut donc aussi faire la même chose avec chacun d'entre nous, en donnant tous les dons nécessaires pour grandir dans la sainteté et persévérer dans notre belle vocation.
Souvenez-vous de moi, je vous en prie, dans votre prière pour ma nouvelle mission à Kigali, au Rwanda du 13 au 24 juin 2009.

Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.


Père Sebastian Vazhakala M.C.
Jubilé 065

28.04.09

French (FR)   Dernière lettre de Mère Teresa à la congrégation MC  -  Categories: Mère Teresa, fafa, lettres  -  @ 22:24:58

Traduction littérale de la dernière lettre de Mère Teresa à l'ensemble de sa Congrégation appelée "son testament"


+LDM 25 Mars, 1993 Varanasi

Mes très chers enfants, Soeurs, Frères et Pères,

Cette lettre étant très personnelle, j'ai voulu l'écrire de ma propre main, mais il y a tant de choses à dire. Mais même si elle n'est pas de la main de Mère, elle vient cependant du coeur de Mère.

Jésus veut que je vous dise encore- surtout en cette Semaine Sainte- combien Il a d'amour pour chacun d'entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m'inquiète de ce que certains d'entre vous n'aient pas encore vraiment rencontré Jésus -seul à seul- : vous et Jésus seulement. Nous pouvons passer du temps à la chapelle, mais avez-vous vu – avec les yeux de votre âme- avec quel amour Il vous regarde? Connaissez-vous vraiment Jésus vivant, non pas à partir de livres mais en étant avec Lui dans votre coeur? Avez-vous entendu les mots d'amour qu'Il vous dit ? Demandez la grâce: Il a le désir ardent de vous la donner. Tant que vous n'entendrez pas Jésus dans le silence de votre propre coeur, vous ne pourrez pas l'entendre dire « J'ai soif »dans le coeur des pauvres. N'abandonnez jamais ce contact intime quotidien avec Jésus comme une personne réelle vivante, non pas juste comme une idée. Comment pouvons-nous passer même un seul jour sans entendre Jésus dire « Je t'aime ». Impossible. Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer l'air. Sinon, la prière est morte, la méditation n'est que réflexion. Jésus veut que chacun d'entre vous l'entende - parler dans le silence de votre coeur.

Faites attention à tout ce qui pourrait faire obstacle à ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable peut essayer de se servir des blessures de la vie, et quelquefois de nos propres fautes pour vous faire sentir qu'il est impossible que Jésus vous aime réellement, qu'Il est vraiment attaché à vous. C'est un danger pour nous tous. Et c'est très triste, parce que c'est complètement à l'opposé de ce que Jésus veut réellement et attend de vous dire. Non seulement qu'Il vous aime, mais encore plus: qu'Il vous désire ardemment. Vous Lui manquez quand vous ne venez pas près de Lui. Il a soif de vous. Il vous aime toujours, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n'êtes pas acceptés par les autres, même parfois par vous-même. Il est celui qui vous accepte toujours. Mes enfants, vous n'avez pas à être différents pour que Jésus vous aime. Croyez seulement : vous êtes précieux pour Lui. Apportez toutes vos souffrances à ses pieds, ouvrez seulement votre coeur pour qu'Il vous aime tels que vous êtes. Il fera le reste.

Vous savez tous dans votre esprit que Jésus vous aime, mais avec cette lettre, Mère veut plutôt toucher votre coeur. Jésus veut ranimer nos coeurs, pour que nous ne perdions pas notre premier amour, surtout dans le futur quand Mère vous aura quittés. C'est pourquoi je veux que vous lisiez cette lettre devant le Saint Sacrement, là même où elle a été écrite, afin que Jésus lui-même puisse parler à chacun de vous.

Pourquoi Mère vous dit-elle cela? Après avoir lu la lettre du Saint Père sur « J'ai soif », j'étais tellement frappée que je ne pourrais pas vous dire ce que j'ai ressenti. Cette lettre m'a fait découvrir encore davantage combien notre vocation est belle. Combien est grand l'amour de Dieu envers nous pour qu'Il est choisi notre Congrégation pour étancher cette soif de Jésus, d'amour , et des âmes – en nous donnant notre place spéciale dans l'Église. En même temps nous rappelons au monde Sa Soif , quelque chose que l'on oubliait. J'ai écrit au Saint Père pour le remercier. La lettre du Saint Père est un signe pour notre Congrégation toute entière – pour approfondir de plus en plus cette grande soif de Jésus de chacun de nous. C'est aussi un signe pour Mère, que le temps est venu pour moi de parler ouvertement du don que Dieu a fait le 10 septembre, d'expliquer de façon aussi détaillée que je le peux ce que signifie pour moi la Soif de Jésus.

Pour moi, la Soif de Jésus est une chose si intime, que jusqu'à présent je me suis sentie gênée pour vous parler du 10 septembre. Je voulais faire comme Notre Dame qui « gardait toutes ces choses dans son coeur. » C'est pourquoi Mère n'a pas tellement parlé de « J'ai soif », surtout en public. Mais cependant les lettres et les instructions de Mère la désigne toujours, en montrant les moyens d'étancher Sa Soif à travers la prière, l'intimité avec Jésus, en vivant nos voeux, surtout notre 4ème voeu. Pour moi c'est si clair : tout chez les MC existe uniquement pour étancher la Soif de Jésus. Ses paroles écrites sur le mur de chaque chapelle MC, ne proviennent pas seulement du passé, mais elles sont vivantes ici et maintenant, elles vous sont dites. Est-ce que vous le croyez? Si vous le croyez , vous entendrez, vous sentirez Sa présence. Laissez-la devenir aussi intime pour chacun de vous qu'elle l'est pour moi: c'est la plus grande joie que vous puissiez m'offrir. Mère essaiera de vous aider à comprendre, mais Jésus lui-même doit être le seul à vous dire « J'ai soif » Ecoutez votre propre nom. Pas seulement une fois. Chaque jour. Si vous écoutez avec votre coeur, vous entendrez, vous comprendrez.

Pourquoi Jésus dit-il « J'ai soif »? Qu'est-ce que cela signifie? C'est très difficile de l'expliquer avec des mots. Si vous deviez retenir une seule chose de la lettre de Mère, rappelez-vous ceci: « J'ai soif » est quelque chose de beaucoup plus profond que Jésus disant seulement « Je vous aime. »Tant que vous ne saurez pas de façon très intime que Jésus a soif de vous, vous ne pourrez pas commencer à savoir qui Il veut être pour vous. Ni qui Il veut que vous soyez pour Lui.

Le coeur et l'âme des MC est seulement ceci : la Soif du Coeur de Jésus, caché dans les pauvres. C'est la source de tout ce qui fait la vie des MC. Elle nous donne notre But, notre 4ème voeu, l'Esprit de notre Congrégation. Etancher la soif de Jésus vivant au milieu de nous : est la seule raison d'être de la Congrégation. Pouvons-nous chacun d'entre nous en dire autant que c'est notre seule raison de vivre? Demandez-vous : est-ce que cela ferait une différence dans ma vocation, dans ma relation avec Jésus , dans mon travail, si la Soif de Jésus n'était plus notre But, n'était plus sur les murs de la chapelle?Est-ce que cela changerait quelque chose dans ma vie? Est-ce que j'en ressentirais une perte? Posez-vous ces questions honnêtement et que ce soit un test pour chacun pour voir si la Soif de Jésus est une réalité, quelque chose de vivant, pas simplement une idée.

« J'ai soif » (Jn 19,28) et « C'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,30) : rappelez-vous toujours de lier les deux, les moyens avec le But. Que nul ne sépare ce que Dieu a uni. Ne sous-estimez pas nos moyens pratiques: le travail pour les pauvres, si petit ou humble qu'il soit – qui font de notre vie quelque chose de beau pour Dieu. Ils sont les dons les plus précieux de Dieu à notre Congrégation, : la présence cachée mais si proche de Jésus, si capable de nous toucher. Sans notre travail pour les pauvres le But disparaît – la Soif de Jésus est réduite à des mots qui n'ont pas de sens ni de réponse . En unissant les deux, notre vocation de MC restera vivante et réelle, ce que Notre Dame a demandé.

Faites attention au choix des prédicateurs de retraite. Ils ne comprennent pas tous correctement notre esprit. Ils peuvent être saints et érudits, cela ne suppose pas pour autant qu'ils aient la grâce d'état de notre vocation. S'ils vous disent quelque chose de différent de ce que Mère écrit dans cette lettre, je vous demande de ne pas écouter ni de vous laisser troubler. La Soif de Jésus est le foyer de tout ce qui est MC. L'Eglise l'a confirmé encore et encore : « Notre charisme est d'étancher la Soif de Jésus d'amour et des âmes , en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres. » Rien de différent. Rien d'autre. Faisons tout ce que nous pouvons pour protéger ce don de Dieu à notre Congrégation.

Croyez-moi, mes chers enfants, soyez très attentifs à ce que Mère vous dit maintenant: seule la Soif de Jésus, si vous l'entendez, la ressentez, y répondez avec tout votre coeur, gardera la Congrégation en vie après que Mère vous aura quittés. Si c'est votre vie, tout ira bien pour vous. Même quand Mère vous aura quittés, la Soif de Jésus ne vous quittera jamais. Jésus, assoiffé dans les pauvres, vous L'aurez toujours avec vous.

C'est pourquoi je veux que les Soeurs actives et les Frères actifs, les Soeurs contemplatives et les Frères contemplatifs, et les Pères s'aident mutuellement à étancher la Soif de Jésus avec leurs dons particuliers : en se soutenant, en se complétant les uns les autres et cette Grâce précieuse d'une Famille unie, avec un seul But et objectif. N'excluez pas les Coopérateurs ni les Laïcs MC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le comprendre.

Parce que le premier devoir du prêtre est le ministère de la prédication, j'ai demandé il y a quelques années à nos Pères de commencer à parler sur « J'ai soif », pour entrer plus profondément dans le don que Dieu a fait à notre Congrégation le 10 septembre. Je sens que Jésus veut cela d'eux, aussi dans le futur – priez donc Notre Dame de les garder dans ce rôle particulier de leur 4ème voeu. Notre Dame nous aidera tous pour cela, puisqu' elle fut la première personne, avec St Jean, et j'en suis sûre Marie Madeleine, à entendre le cri de Jésus « J'ai soif ». Parce qu'elle était là au Calvaire, elle sait combien le désir ardent de Jésus pour vous et pour les pauvres est réel et profond. Le savons-nous? Le sentons-nous comme Elle? Demandez-lui de vous l'apprendre, vous et toute la Congrégation êtes à elle. Son rôle est de vous amener face à face, comme Jean et Madeleine, avec l'amour dans le Coeur de Jésus crucifié. Avant, c'était Notre Dame qui suppliait Mère, maintenant c'est Mère qui, en son nom, vous supplie : « Écoutez la soif de Jésus. » Qu'elle soit pour chacun de vous ce que le Saint Père a dit dans sa lettre: une Parole de Vie.

Comment approchez-vous la Soif de Jésus? Un seul secret : plus vous viendrez près de Jésus, mieux vous connaîtrez Sa Soif. « Repentez-vous et croyez », nous dit Jésus. De quoi faut-il nous repentir? De notre indifférence, de notre dureté de coeur. Que faut-il croire? Que Jésus a soif, même maintenant, dans votre coeur et dans les pauvres – Il connaît votre faiblesse, Il veut seulement votre amour, Il veut seulement avoir la chance de vous aimer. Il n'est pas lié par le temps. Chaque fois que nous venons près de Lui, nous devenons associés à Notre Dame, à St Jean, à Marie Madeleine. Ecoutez-Le. Ecoutez votre propre nom. Faites que ma joie et la vôtre soient complètes.

Prions
Que Dieu vous bénisse

M. TERESA M.C.

French (FR)   La Vigne et les sarments  -  Categories: Mère Teresa, fafa, lettres  -  @ 22:16:36

En lien avec l'Exhortation apostolique post- synodale: Christifideles laici que nous recommençons à étudier avec le père Philippe Pignel et notre groupe de LMC de Paris, voici une traduction de méditations de Mère Teresa sur la Vigne et les sarments, prises dans un livre : Life in the Spirit de 1983.

LA VIGNE ET LES SARMENTS

« Je suis la vigne, vous êtes les sarments » (Jn 15,5).

CINQUIÈME DIMANCHE DE PÂQUES

Chacun de nous est un sarment

« Le quinzième chapitre de saint Jean nous amènera près du Christ. Ce chapitre de saint Jean , je pense, nous convient si bien parce que le sarment sur la vigne est exactement ce que chaque coopérateur est. Le Père, étant le vigneron, doit émonder ce sarment pour qu'il puisse porter du fruit en abondance et le fruit que nous devons porter dans le monde est très beau – c'est l'amour du Père ( « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ») et c'est la joie (« Demeurez en moi pour que ma joie soit en vous »).Chacun de nous est un sarment. (Mère Teresa : LS, 59).

LUNDI

La vigne et les sarments sont si étroitement unis

Quand j'étais à Rome la dernière fois, j'ai voulu donné une petite instruction à mes Soeurs novices et j'ai pensé que ce chapitre (Jean 15 ) était le moyen le plus beau de comprendre ce que nous sommes pour Jésus et ce que Jésus est pour nous. Mais je ne m'étais pas rendu compte comme ces jeunes Soeurs s'en étaient rendu compte quand elles avaient regardé l'union de la vigne avec les sarments, qu'elle était si étroite – comme si la vigne avait peur que quelque chose ou quelqu'un sépare les sarments d'elle (LS, 59).

MARDI

Tous les fruits sont sur les sarments

Une autre chose sur laquelle les Soeurs ont attiré mon attention fut que lorsqu'elles regardaient la vigne, elles ne pouvaient voir aucun fruit. Tous les fruits étaient sur les sarments. Alors elles me dirent que l'humilité de Jésus était si grande qu'Il avait besoin des sarments pour produire les fruits. C'est pourquoi Il avait pris tant de soin pour les unir, pour pouvoir produire ces fruits. Il a fait une union telle qu'il faudra utiliser la force pour les séparer. (LS, 59-60).

MERCREDI

Émonder le sarment pour qu'il porte plus de fruit

Le Père, le vigneron, émonde le sarment pour qu'il porte plus de fruit et le sarment en silence, avec amour, sans conditions se laisse émonder. Nous savons ce qu'est l'émondage, car dans toutes nos vies il doit y avoir la croix et plus nous sommes près de Lui, plus nous sommes en contact avec la croix, et l'émondage est beaucoup plus intime et délicat. (Ls, 60).

JEUDI

Devenir de vrais sarments sur la vigne de Jésus

Devenons de vrais sarments, pleins de fruits, sur la vigne de Jésus. Accueillons-Le dans nos vies chaque fois qu'Il veut y venir. Il vient comme Vérité qui doit être dite, comme Vie qui doit être vécue, comme Lumière qui doit être réfléchie, comme Amour qui doit être aimé, comme Chemin que nous devons prendre, comme Joie que nous devons répandre, comme Paix que nous devons planter, comme Sacrifice que nous devons offrir dans nos familles et avec nos voisins, qu'ils soient proches ou lointains (SMT, 37).

VENDREDI

Nous sommes tous témoins du Christ

Nous devons tous être des témoins du Christ. Le Christ est la vigne et nous sommes les sarments. Sans nous, il n'y aurait pas de fruits. C'est quelque chose à avoir à l'esprit. Dieu est le vigneron pour nous tous. Le Christ n'a fait aucune différence entre les Prêtres et les Frères, les Soeurs et les Laïcs, aucune différence en tant que témoins-liés. Nous devons tous être des témoins de la compassion du Christ, de l'amour du Christ, pour nos familles, nos voisins, dans les villes ou villages où nous résidons, et pour le monde dans lequel nous vivons. (LC, 16).

SAMEDI

Un Coopérateur du Christ

Chacun d'entre nous est un coopérateur du Christ, le sarment sur la vigne, donc qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour moi être coopérateur du Christ? Cela signifie demeurer dans Son amour, avoir Sa joie, répandre Sa compassion, être témoin de Sa présence dans le monde. (LS, 60).

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French (FR)   Méditation de Mère Teresa à l'hopital  -  Categories: Mère Teresa, fafa, lettres  -  @ 22:14:30

«Pour vous,qui suis-je ?» (Mt 16, 15)

Tu es Dieu.

Tu es Dieu né de Dieu.

Tu es engendré, non pas créé.

Tu es Un de même nature que le Père.

Tu es le Fils du Dieu Vivant.

Tu es la Seconde Personne de la Sainte Trinité.

Tu es Un avec le Père.

Tu es dans le Père dès le commencement.

Toutes choses ont été faites par Toi et par le Père.

Tu es le Fils Bien-aimé dans lequel le Père se complait.

Tu es le Fils de Marie, conçu par le Saint-Esprit dans le sein de Marie.

Tu es né à Bethléem.

Tu as été enveloppé de langes par Marie et déposé dans une mangeoire remplie de paille.

Tu as été réchauffé par le souffle de l'âne qui a porté ta Mère quand
tu étais dans son sein.

Tu es le Fils de Joseph, le charpentier ainsi connu par le peuple de Nazareth.

Tu es un homme ordinaire sans trop de savoir, ainsi jugé par les savants du peuple d'Israël.



Qui est Jésus pour moi?

Jésus est le Verbe fait chair.

Jésus est le Pain de Vie.

Jésus est la Victime offerte sur la Croix pour nos péchés.

Jésus est le Sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et les miens.

Jésus est la Parole - à proclamer.

Jésus est la Vérité- à dire.

Jésus est le Chemin – à suivre.

Jésus est la Lumière – à allumer.

Jésus est la Vie – à vivre.

Jésus est l'Amour – à aimer.

Jésus est la Joie – à partager.

Jésus est le Sacrifice – à offrir.

Jésus est la Paix - à donner

Jésus est le Pain de Vie – à manger.

Jésus est l'Affamé - à nourrir.

Jésus est l'Assoiffé – à rassasier.

Jésus est celui qui est nu – à vêtir.

Jésus est le Sans-abri – à héberger.

Jésus est le Malade – à guérir.

Jésus est l'Isolé – à aimer.

Jésus est le Non désiré – à désirer.

Jésus est le Lépreux - à qui laver les plaies.

Jésus est le Mendiant – à qui donner un sourire.

Jésus est l'Alcoolique – à écouter.

Jésus est le Malade mental - à protéger.

Jésus est le Petit – à embrasser.

Jésus est l'Aveugle – à conduire.

Jésus est le Muet – à qui parler.

Jésus est l'Infirme - avec qui marcher.

Jésus est le Toxicomane – à qui venir en aide.

Jésus est la Prostituée– à éloigner du danger et à qui venir en aide.

Jésus est le Prisonnier – à visiter.

Jésus est le Vieillard – à servir.

POUR MOI:

Jésus est mon Dieu.

Jésus est mon Epoux.

Jésus est ma Vie.

Jésus est mon seul Amour.

Jésus est mon Tout en Tout.

Je ne vis que pour Jésus.


Jésus, je l'aime de tout mon coeur, de tout mon être.

Je lui ai tout donné, même mes péchés et il m' a épousée dans la tendresse et dans l'amour.

Maintenant et pour la vie , je suis l'Epouse de mon Epoux Crucifié.

Amen.

Dieu vous bénisse.

M Teresa M.C.

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25.02.09

French (FR)   "Sans amour tout est vain" 2 février 2009 Père Sebastian  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres, Année Jubilaire  -  @ 19:21:25

L S F (Laudetur Sacra Familia)

"Sans l'amour tout est vain"

Anandashram, 2 février 2009

Tout d'abord je voudrais ACCUEILLIR JESUS officiellement et chaleureusement dans le village de Bandhuwari à travers l'archevêque Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi - Gurgaon, qui est un des successeurs des apôtres. En réalité, nous prions dans le Credo de Nicée: "Nous croyons en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique". Aujourd'hui pour la première fois l'Église devient officiellement présente dans le village de Bandhuwari, bien que nous soyons ici depuis août 2003.

C'est le dimanche 3 juillet 1994, en la solennité de St. Thomas, l'apôtre de l'Inde, que nous avons commencé la première communauté des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs en Inde. Notre Dieu omniscient a voulu que nous la commencions à Gurgaon, dans l'archidiocèse de Delhi. Les frères patriciens du cantonnement de Palam, à New Delhi, nous ont généreusement donné leur maison disponible, dans le 4ème secteur de Gurgaon, libres de l'utiliser aussi longtemps que nous le voulons. C'est de là que nous avons commencé à chercher la possibilité d'une maison et d'un terrain qui nous appartiennent, mais cependant avant nous avons eu à faire face à un problème plus sérieux: à savoir l'enregistrement de notre Société en Inde, sans lequel nous ne pouvions faire aucune transaction y compris l'achat d' une bouteille de gaz. Par la grâce de Dieu nous avons pu faire l'enregistrement en un jour, grâce à l'évêque Rego, évêque de Chandigarh à cette époque, et à d'autres personnes qui nous ont aidé à obtenir l'enregistrement si rapidement.

La deuxième chose fut l'acquisition d'un terrain, ce qui fut un autre miracle. Nous l'avons faite le jeudi 8 décembre 1994, en la solennité de L'Immaculée Conception. C'est sur ce terrain que nous avons construit notre première maison qui a été bénie par son excellence Rt. Rev. Vincent Concessao, alors évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Delhi. Elle fut inaugurée par la bienheureuse MèreTeresa M.C., d'heureuse mémoire, le samedi 18 novembre 1995. Ce fut un évènement inoubliable, non seulement pour les frères, mais aussi pour les gens de Gurgaon et des environs. Mère Teresa sur le chemin de retour dit à un coopérateur qui l'accompagnait que Deepashram deviendrair un grand centre; sa prophétie se réalise progressivement.

Dès lors nous avons commencé notre petite communauté, les frères ont hébergé et pris soin de quelques garçons handicapés et orhelins. Le nombre était et continue à augmenter. Nous avions besoin d'avoir une plus grande maison pour les frères et pour nos garçons. La présence de l'Église catholique manquait, il nous fallait donc une maison convenable pour le Seigneur, c.a.d. la chapelle, une maison pour les enfants du Seigneur, la maison des enfants et une maison pour les frères qui prennent soin des garçons.

Ce fut un projet de trois ans qui commença en 1996. Le complexe entier de Deepashram fut terminé le jeudi 18 novembre 1999, quand il y eut la bénédiction et l'inauguration finale par feu l'archevêque Allan de Lastic (r.i.p.). La maison paraissait alors très grande et spacieuse; mais elle n'a pas mis longtemps à se remplir. Au bout de deux ou trois ans nous avons été forcés de chercher un endroit plus grand, plus spacieux, où les garçons pourraient se réinsérer. Les garçons non seulement augmentaient en nombre mais ils grandissaient aussi en âge et en taille, et ils ils avaient besoin d'un espace plus grand où ils puissent bouger librement, être eux-mêmes, jouer, etc.

Là aussi ce ne fut pas si facile. Cela a nécessité du temps, des efforts et de la recherche. Finalement le bon Dieu nous a amenés à l'endroit où nous sommes maintenant - le village de Bandhuwari, à environ 18 kms de Deepashram. C'était très difficile à atteindre sans routes correctes. Le terrain était sans forme, complètement inexploité, et paraissait presque volcanique. Il n'y avait pas de délimitation correcte de bordure, même au moment de son enregistrement, et il était partiellement occupé par les voisins. L'achat du terrain de 12 acres fut fait le mercredi 6 août 2003, le jour de la fête de la Transfiguration de notre Seigneur. C'est très intéressant et important de réfléchir à sa signification.

Tout d'abord le terrain déformé et inexploité devait être transformé: " Tout ravin devait être comblé, et toute montagne et toute colline devaient être abaissées, et tout ce qui était tortueux devait être redressé, et les chemins rocailleux devaient être aplanis afin que toute personne puisse voir le salut de Dieu". (cf. Lc 3, 4-6). Il n'y a aucune comparaison entre ce que cette place était alors et ce qu'elle est maintenant. Le paysage tortueux et défiguré a été plutôt aplani et redressé.

Il y a un autre aspect en ce qui concerne cette date, à savoir, nos frères et nos garçons handicapés ont dû aussi subir une complète transformation spirituelle, émotionnelle et physique en Jésus qui fut transfiguré pendant qu'il était en prière. Ce lieu est destiné à devenir progressivement un autre Thabor... Le Thabor est devenu ce qu'il est maintenant seulement à cause de Jésus. Il lui a donné un nouveau sens et une nouvelle signification. Si Jésus devient le centre de ce lieu, ce lieu deviendra un autre Thabor. C'est aux frères de faire cela. Faisons donc tous les efforts pour faire d'Anandashram un autre THABOR.

Que trouvons-nous à Anandashram?

Tout d'abord je voudrais dire que tout le village de Bandhuwari est encore à développer. De nombreuses grandes sociétés ont déjà acheté les terrains tout autour et planifient d'énormes projets.

La raison d'une maison décente pour le Seigneur: je veux que les gens qui viennent ici sachent que le travail que nous faisons pour et avec les pauvres n'est pas simplement un travail social mais l'oeuvre de Dieu. Il est le coeur et le centre de notre vie et de notre activité. A notre Dieu qui est la source de toute beauté, nous, les humains, nous ne pouvons jamais offrir une maison assez belle et digne, comme il est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs!

Je voudrais renverser la parabole de l'homme riche et de Lazare (cf. Lc 16, 19-31). Les frères savent qu'ils ne sont pas dignes de servir leurs semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Nous, depuis la maison de formation, devons respecter les garçons qui méritent d'être traités avec dignité et noblesse. Ils pourraient être considérés comme inutiles selon les standards du monde, comme ils sont incapables de produire quelque chose de bon et de valeur. Ils vont contre la théorie moderne:" Tu es ce que tu produis..."La dignité d'une personne ne dépend pas de son apparence extérieure ou de ce qu'elle est capable de produire, mais elle dépend de son âme immortelle qui est créée à l'image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Nous voulons donner à nos pauvres de tout coeur et gratuitement ce que les riches peuvent obtenir avec l'argent et le pouvoir.

Avant tout ma gratitude va à notre Dieu tout puissant et Père prévoyant. Il montre son amour particulier pour ses enfants dans le besoin, nos garçons physiquement et mentalement mis en question. Il n'y a absolument aucun doute que Dieu les aime, qu'il est notre Père et que nous sommes ses enfants. Aujourd'hui, en présence de vous tous, je veux réaffirmer son amour fidèle de toute la vie pour ses pauvres et tous ceux qui prennent soin d'eux.

Chaleureuse bienvenue à l'archevêque Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi, aux prêtres concélébrants, aux différentes soeurs religieuses, à tous ceux qui sont venus participer à la liturgie d'aujourd'hui, y compris l'architecte, Mr. Ranjit John, aux entrepreneurs, aux ouvriers et à tous ceux qui sont associés avec nous dans la réalisation du projet. Nous adressons à vous tous nos remerciements chaleureux et nos souhaits et prions pour vous. Nous vous prions de rester avec nous et de continuer de travailler avec nous pour faire d'Anandashram quelque chose de beau pour Dieu.

Il faut dire que la force de notre Institut religieux ne dépend pas de la somme d'argent que nous avons en banque, ou des terrains et des bâtiments que nous possédons, bien que tous aien leur place. La force et la vitalité de notre Société ne dépend pas seulement du nombre de ses membres, bien que le nombre compte. La force réelle et la fécondité, cependant, dépendent du zèle et de la ferveur, de notre gratitude, de notre enthousiasme et de notre confiance, mais surtout de la sainteté de la vie de ses membres. Plus nous aurons de saints, plus notre Institut deviendra effectif. "... Aujourd'hui, nous avons grand besoin de saints qu'il faut inlassablement demander à Dieu..." (Vita Consecrata n° 35). C'est le devoir de tous ceux qui sont concernés d'aider nos membres à grandir en sainteté, en travaillant toujours plus pour la gloire de Dieu et pour le bien de nos pauvres.

Le but fondamental de notre entrée chez les Missionnaires de la Charité ne doit pas être juste d'étudier et de devenir prêtres; bien que cela soit possible, ce n'est pas la raison principale pour entrer à l'Institut. Dans ce contexte, il peut être nécessaire de lire le document "Vita Consecrata", numéro 35 à 40. Il dit qu'aujourd'hui, plus que jamais, il y a besoin de saints. Nous pouvons ou ne pouvons pas devenir infirmiers, docteurs, ingénieurs ou architectes... ou prêtres, évêques, cardinaux ou Pape, mais nous pouvons tous aspirer à devenir saints. A quoi cela me sert il même si je deviens "pape" et pas saint? Essayons d'abord de devenir saints et apprenons les voies et les moyens qui peuvent nous aider à grandir en sainteté et à persévérer dans notre vocation. "Si un homme a un attachement fort aux choses de cette terre, il ne peut pas avoir la vraie Charité ...Sans l'amour tout est en vain" (St. Maxime le Confesseur).

Récemment j'ai demandé à l'un de mes frères qui a décidé de quitter notre Société si Jésus voulait réellement qu'il quitte la Société; il m'a dit que Jésus ne le voulait pas mais que lui le voulait.
Je n'ai eu rien de plus à lui dire. Comme l'homme riche de l'Évangile (Mc 10, 22), il s'en alla tout triste.

On m'a raconté que dans l'état d'Orissa, en Inde, il y a quelques mois un garçon de sept ans avait été pris par un groupe d'hindous fanatiques, qui voulaient qu'il devienne hindou. Le garçon était très déterminé, même s'il n'avait que sept ans. Ils essayèrent tout pour le convaicre de changer d'avis mais ce fut en vain. Alors ils commencèrent à le menacer en lui disant que s'il ne changeait pas d'avis il serait brûlé vif. Il leur demanda de le tuer et de le brûler vif. Comme ils n'arrivèrent pas à convaincre le garçon à renoncer à sa foi en Jésus Christ, finalement ils le brûlèrent vif sans aucune pitié. Nous avons un martyr de plus, peut-être un des plus jeunes martyrs dans l'Église. Ces genres d'histoires ne circulent pas ou ne sont pas publiées. Quel exemple de foi incroyablement brillant! Je souhaiterais avoir une telle foi!

Prions tous pour demander une foi plus profonde, une foi en Jésus Christ de martyr.

Félicitations chaleureuses à fr. Dharamvir M.C. et fr. Petrus Lukas M.C., qui ont prononcé leurs premiers voeux le jour de la bénédiction d'Anandashram. Ce fut très simple mais très spirituel et beau. Souhaitons leur à tous les deux une Nouvelle Vie joyeuse et sainte, tout en priant pour leur croissance en sainteté et leur sainte persévérance.

Il y a eu aussi des renouvellements de voeux en Albanie, en Inde et à Rome. Fr. Jerry Michael M.C. a renouvelé ses voeux le mercredi 14 janvier 2009, à Pukkattupady, au Kerala, en Inde, et fr. Jees Mathew M.C. et fr. John Vimal M.C. le vendredi 23 janvier au collège St. Albert à Ranchi, Jarkand, en Inde. Samedi 24 janvier, fr. Nicholas M.C., fr. James M.C. et fr. Joseph M.C. ont renouvelé leurs voeux à Bushat, en Albanie, et fr. George M.C. et fr. John Vianney M.C. à Rome.

Dimanche 1er février 2009, six des frères: fr. Athanas M.C., fr. Efrem M.C., fr. Michael M.C., fr. Samuel Paul M.C., fr. Shaji M.C. et fr. Suman Peter M.C. ont renouvelé leurs voeux à Anandashram, Bandhuwari. Nos chaleureuses félicitations vont à eux tous, en implorant le Seigneur de leur accorder une vie sainte.

Merci, frères, pour vos prières assidues, vos sacrifices et surtout votre tendre attention et votre prévenance aimante. Que le bon Dieu vous récompense pour tout. Je me sens beaucoup mieux et plus fort, bien que je prenne encore des antibiotiques pendant quelques jours encore, comme les docteurs me l'ont conseillé.

Priez pour nos soeurs M.C. qui ont leur Chapitre Général en ce moment. Offrons une heure d'adoration pour elles chaque jour.

C'est tout pour le moment. Amitié et prières.

Dieu vous bénisse.

Père Sebastian Vazhakala M.C.


21.12.08

French (FR)   Lettre de Noël de père Sebastian M.C.  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres, Année Jubilaire  -  @ 00:20:58

Lettre de Noël 2008 du père Sebastian Vazhakala M.C.

Laudetur Sacra Familia

Chers frères et soeurs bien-aimés,
Une fois de plus nous sommes à la veille de la grande fête de Noël, la fête qui rend beaucoup de gens heureux même dans le monde des affaires. Un regard dans les rues des villes nous dit sans paroles que quelqu'un d'important va venir.
Il y a deux aspects principaux dans cette sorte de préparation et de célébration: le matériel et le spirituel. Chacun d'eux doit avoir sa propre place. Apparemment le temps de Noël pour de nombreuses personnes est un temps pour faire beaucoup d'argent. La belle fête, incroyablement liée au mystère est tellement commercialisée; tellement que beaucoup de personnes sont occupées par le profit matériel, le plaisir et la satisfaction. La réalité de l'Incarnation, la venue du Sauveur parmi nous, la naissance du Prince de la Paix n'est pas trés contemplée. Le devoir de l'Eglise alors est d'aider les gens à ne pas aller vers les extrêmes, mais à garder l'équilibre; à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Beaucoup de nos fêtes chrétiennes en sont arrivées à ce stade. Nous célébrons les fêtes superficiellement et matériellement sans avoir l'essence réelle et la substance de la fête.
Nous avons le devoir de maintenir la pureté immaculée et l'esprit de ces fêtes. Il est nécessaire de retourner à l'esprit du début, à leurs origines...l'esprit de foi, de contemplation, d'humilité, de simplicité, et de pauvreté de Bethléem. Est-il posible pour nous de ressentir l'amour immense de Dieu, qui est le coeur et le centre de toute célébration authentique?
Maintenant je vais partager avec vous, mes frères et mes soeurs, quelques réflections que beaucoup d'entre vous connaissent peut-être déjà. Ce sont les réflections faites à l'occasion du "Prix de la Paix" que le maire de Rome, Mr. Gianni Alemanno, va me remettre le jeudi 18 décembre 2008. Vous et moi savons très bien que je ne le mérite pas, ni que je suis digne d'un tel prix. C'est le Seigneur. Il n'y a aucun doute dans mon esprit, et donc, qu'Il soit loué et glorifié, et que nos pauvres gens soient mieux aidés et servis. Je sais très bien que vous avez tous une part dans cela aussi. Pour moi c'est aussi un signe du Seigneur que notre vie et notre travail sont à lui, lui plaisent et lui sont agréables.
Maintenant arrêtons-nous sur quelques unes des réflections, avec quelque information. Travaillant avec et pour les plus pauvres parmi les pauvres depuis plus de quarante ans je suis arrivé à comprendre beaucoup de choses et j'ai découvert les différents aspects de la vie:

* Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l'obscurité.

* Le lieu de notre naissance n'est pas important, mais la façon dont nous vivons notre vie maintenant et ce que nous faisons est très important.

* L'homme est plus important pour ce qu'il est que pour ce qu'il a ou possède.

* Nous pouvons être de couleurs différentes, de cultures, de nationalités ou de religions différentes, mais pour les matières essentielles nous sommes tous pareils.

* Qu'il y ait la paix et la joie et que cela commence avec moi.

* Les oeuvres d'amour sont des oeuvres de paix.

* Notre travail auprès des plus pauvres parmi les pauvres n'est pas seulement un travail social, mais c'est l'oeuvre de Dieu.

* Nous ne sommes pas appelés à faire des choses extraordinaires, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire.

* Ce que vous faites je ne peux pas le faire, ce que je fais vous ne pouvez peut-être pas le faire, mais ensemble nous pouvons faire quelque chose de bon et de beau pour Dieu.

* La famille qui prie ensemble reste ensemble.

* Ce qui est important ce n'est pas le nombre de choses que l'on fait mais la quantité d'amour et d'humilité que nous mettons dans ce que nous faisons.

* Nous apprenons à vivre aujourd'hui et pas hier ou demain. Tout ce que je peux faire aujourd'hui je dois le faire maintenant et je ne devrais pas le remettre à demain.

* Quand nous voyons une personne nécessiteuse (une personne dans le besoin), ne nous demandons pas ce que les autres font ou ne font pas, mais ce que nous pouvons faire; et faisons-le tout de suite, si nous pouvons.

* L'amour ne s'éteint jamais; l'amour ne met pas de limites ni de frontières.

* Les armes de destruction rendent les ennemis plus ennemis, en créant le désastre et le désordre, tandis que l'arme de l'amour invincible conquiert des ennemis, en les transformant en amis. L'amour ne détruit jamais, il détruit seulement notre égoisme et notre orgueil.

* Autrefois Rome était considérée comme la "Capitale du monde". Nous pourrions encore dire que Rome est la "Capitale du monde", parce que Rome est la capitale mondiale de l'Eglise, de l'amour fraternel et du service. Rome a une vocation très particulière: elle doit savoir qu'elle est la servante de la Charité dans l'humilité et la douceur, dans la générosité et la bienfaisance. Oh, Rome, reconnais ta dignité, ton amour particulier et ta tendre attention pour les petits, les opprimés, les malades, les sans-abri, les non désirés, les délaissés et ceux qui ne sont pas aimés.

* Oh, Rome, deviens ce que tu es...C'est le travail de chacun, des romains et de ceux qui viennent vivre à Rome, même pour peu de temps. Personne ne devrait se sentir étranger ici. Nous devons fleurir là où nous sommes plantés; si nous vivons à Rome, nous devons fleurir à Rome. Les étrangers qui vivent à Rome ne devraient pas penser seulement au profit, mais contribuer et partager pour le bien de tous. Nous ne devrions pas vivre non plus à Rome seulement pour demander et recevoir, mais nous devons vouloir davantage donner que recevoir. "Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir", disent les Actes des Apôtres. (Ac 20,35).

* Ne venons pas à Rome pour être servis, mais pour servir avec amour. Les bureaux à Rome sont des bureaux de service et d'hospitalité. Le bureau du maire à Campidoglio est un centre de service fraternel parce que nous sommes tous frères et soeurs, enfants du même Père céleste.

* La ville de Rome, où j'habite, est une ville à construire sur l'amour chaque jour; le peuple de Rome est mon peuple aussi. Je suis également responsable de tout ce qui se passe. Je me sens comme le Bon Samaritain dans l'Evangile de Luc (10, 30-37). Le Bon Samaritain n'a pas jugé le prêtre ou le lévite, qui ont pris le même chemin avant lui et qui n'ont pas répondu à la personne dans le besoin. Au lieu de cela il est juste descendu de son âne et il a fait ce qui était nécessaire. Il n'a pas perdu son temps précieux à juger et à critiquer mais il a sacrifié son temps à aider et à sauver. Si nous perdons notre temps à juger et à en vouloir à tous les autres, il ne nous restera plus de temps pour aimer,servir et sauver. A travers la parabole du Bon Samaritain Jésus enseigne la grande leçon fondamentale d'aimer, de servir et de sauver les hommes plutôt que de les juger ou les critiquer. L'Evangile de St. Jean met l'accent sur ce fait, à savoir: " Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé." (Jn 3, 17). C'est ausssi notre vocation.

* Je suis plus que convaincu que je ne suis pas digne de recevoir le "Prix de la Paix", que le maire de Rome va me remettre le mardi 18 décembre 2008. Quand le maire, l'honorable Gianni Alemanno, m'a dit en personne qu'il avait décidé de me donner le "Prix de la Paix", je me suis demandé comment il était possible que je mérite ce prix. Je n'ai jamais recherché aucune reconnaissance pour nos humbles travaux d'amour, mais j'ai seulement essayé d'apporter un peu de réconfort à une personne malade, un repas chaud à une personne affamée, à offrir un lit à une personne sans-abri, en particulier pendant les visites aux malades du sida dans différents hôpitaux, aux prisonniers de Rebibbia à Rome, à de nombreuses personnes qui sont âgées et seules, etc...

* Je suis convaincu que la dignité d'un homme ne dépend pas de son état de vie, ni de ses conditions sociales, ou de ses richesses ou de sa fortune, ni de son pays d'origine. Une personne peut être pauvre, mais la pauvreté ne détruit pas sa dignité, ni même réduit sa dignité. La dignité humaine est beaucoup plus profonde. Oh, homme, reconnais ta dignité, car tu es créé par Dieu Tout Puissant à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1, 26).

CE QUE NOUS TROUVONS ET COMMENT NOUS TRAVAILLONS OÙ NOUS VIVONS.

Nous habitons à Via S. Agapito, 8 à Rome, dans le vieux "Borghetto Prenestino", à Largo Preneste, qui est à environ quatre kms à l'est de la station principale de train, Termini. Nous sommes arrivés à cet endroit le jeudi 8 mars 1979, alors que de nombreuses personnes vivaient encore dans de petites cabanes. Ici nous avons maintenant:

LA MAISON DES FRERES: les frères contemplatifs Missionnaires de la Charité sont nés ici. Nous avons donc notre Maison-Mère et le Généralat ici depuis le lundi 19 mars 1979.

LA CHAPELLE DE LA SAINTE FAMILLE. Nous avons récemment découvert aux bureaux de la ville (Catasto) que notre chapelle appartenait au Saint Siège. Comme nous l'avons fait savoir à l'A.P.S.A., au Vatican, ils ont donné la chapelle pour notre libre usage. C'est dans cette chapelle que nous avons l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement.

CASA SERENA: C'est notre abri de nuit pour environ 80 hommes sans- logis âgés de plus de 50 ans, à qui l'on sert un petit déjeuner et un repas du soir. Ils peuvent trouver les besoins de base, y compris les soins médicaux.Nous dépendons entièrement de la divine providence, et tous nos services doivent être offerts non selement gratuitement, mais aussi de tout coeur et avec joie.

LE CENTRE INTERNATIONAL DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE - (LMC):

le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité a commencé ici le lundi de la semaine sainte, le 16 avril 1984, avec quatre personnes mariées - deux femmes et deux hommes - en présence de la bienheureuse Teresa de Calcutta et de père Sebastian Vazhakala, son fondateur. Avec l'aide et la bénédiction de Dieu le Mouvement s'est répandu dans plus de 50 pays du monde. Du 14 au 25 avril 2009 nous aurons le Jubilé d'argent et l'Assemblée générale, des retraites et des célébrations du Jubilé à Rome. Environ 400 participants de 53 pays du monde sont attendus pour participer à cet évènement. Nous avons déjà eu trois rencontres internationales antérieures - deux à Rome et une à Lourdes. Nous voulons faire un accueil chaleureux à tous nos LMC du monde pour le Jubilé en avril 2009. Prions pour la réussite et la fécondité de nos célébrations du Jubilé pour qu'elles puissent devenir de profondes expériences spirituelles.


CE QU'IL RESTE A FAIRE.

La Casa Serena est pratiquement pleine tout le temps, en particulier pendant la période d'hiver, et tous les jours il y a de nombreuses rerquêtes et demandes de renseignements pour un lit et un repas.
Nous préparons un nouveau projet pour un lieu supplémentaire. Nous avons besoin de deux choses: la permission exigée pour construire, et les fonds pour le faire. Les deux semblent maintenant, humainement parlant, impossible. Nous devons donc beaucoup prier et travailler plus dur.


MA GRATITUDE ENVERS TOUS

Je voudrais exprimer ma sincère gratitude envers chaque personne, au maire de Rome pour m'avoir choisi, le plus petit de tous et la personne la plus indigne de recevoir le "Prix de la Paix". Je l'ai accepté pour la gloire de Dieu et le bien des plus pauvres parmi les pauvres, de ceux qui souffrent dans leur corps, leur esprit et leur âme, ceux qui se sentent rejetés, et surtout tous ceux qui n'ont pas la paix de l'esprit et la joie du coeur. Mais alors, il y a un autre côté de la réalité, que ma vie, sans l'aide et le soutien de mes frères, des Laïcs Missionnaires de la Charité, des innombrables coopérateurs, des volontaires, des bienfaiteurs, de nos soeurs M.C. et de nos pauvres eux-mêmes, serait impossible. Pour moi ces reconnaissances, ces récompenses, etc...sont des signes que notre vie et notre travail sont de Dieu, et pas les nôtres. C'est lui qui nous a appelés à être sa lumière; c'est lui qui veut que nous soyons les instruments de sa paix: "Seigneur, fais de moi l'instrument de ta paix."


LES PAUVRES SERONT TOUJOURS AVEC NOUS.

Jésus a dit à la bienheureuse Teresa en 1947: "Je n'ai absolument personne pour Mes très pauvres..."(cf. MFG page 18). De nombreuses personnes en différents lieux essaient d'éradiquer la pauvreté et la misère, mais aussi longtemps qu'il y aura autour le terrorisme, la guerre et les autres armes de destruction, la pauvreté et la misère ne feront qu'augmenter. La seule arme qui puisse éradiquer la pauvreté et la misère de la face de la terre est l'amour invincible. Seul l'amour peut conquérir même nos ennemis et faire d'eux nos amis. " C'est seulement au ciel que nous verrons combien nous devons aux pauvres pour nous avoir aider à mieux aimer Dieu à cause d'eux." (Bienheureuse Teresa M.C.).

JE NE SUIS PAS DIGNE DE SERVIR LES PAUVRES.

Personnellement, je me sens indigne de servir les pauvres. Nous prions chaque jour pour cela: "Rends-nous dignes, Seigneur, de servir, à travers le monde, nos frères qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Donne-leur aujourd'hui par nos mains leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, la paix et la joie".
Notre gratitude pour chacun de vous est notre prière assidue et notre effort pour rester fidèles à notre vocation. Je voudrais vous demander de prier pour que nous n'abîmions en aucune façon l'oeuvre de Dieu; votre coopération et le partage dans l'amour et la paix sont notre force et notre joie.
Avant de mettre fin à ces réflections et ces évènements je voudrais souhaiter à chaque lecteur individuellement un très joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2009 remplie de paix.

Dieu vous bénisse.

Père Sebastian Vazhakala M.C.

MESSAGE DU MAIRE DE ROME, GIANNI ALEMANNO, A L'OCCASION DE LA CEREMONIE DU "PRIX DE ROME DE LA PAIX" A PERE SEBASTIAN VAZHAKALA M.C. LE 18 DECEMBRE 2008.

" Cette année le "Prix de Rome de la Paix" revient à une personne d'une générosité extraordinaire, que j'estime et admire profondément. Père Sebastian Vazhakala, co-fondateur avec Mère Teresa des frères contemplatifs Missionnaires de la Charité, travaille à Rome depuis plus de trente ans avec ceux qui sont en marge de la société, qui ne reçoivent pas d'affection, qui sont seuls et oubliés.
Il est un bienfaiteur silencieux de la capitale italienne, Rome. Il est né en Inde, mais nous sentons qu'il est profondément romain.
Il a choisi de dédier sa vie aux plus pauvres parmi les pauvres, aux sans-abri...en s'incarnant d'une mannière extraordinaire non seulement dans les pas et le charisme de Mère Teresa, sa mère spirituelle, mais aussi dans l'esprit généreux de notre ville. Sa rencontre infatigable avec les gens, son sourire contagieux sont les manières de faire caractéristiques d'un homme, d'un religieux, qui donne chaque jour amour et espérance aux plus pauvres parmi les pauvres dans les rues de notre ville.
"Casa Serena" est un des fruits précieux de son travail. Les nécessiteux y trouvent un toit, sans distinction de religion, de culture ou de nationalité. Père Sebastian représente une richesse inestimable pour notre ville. Il est un grand exemple d'amour et de fraternité que chacun d'entre nous devrait regarder comme un modèle. Avec ce prix Rome reconnait son engagement et son "courage pour faire le bien".
En tant que maire de Rome, je partage la joie de cette célébration pour le "Prix de Rome de la Paix" et je suis convaincu d'être l'interprète des sentiments de gratitude de toute la ville de Rome."

GIANNI ALEMANNO

Maire de Rome

06.11.08

French (FR)   Le Mystère de notre Vocation P.Boniface Hicks, OSB  -  Categories: fafa, lettres, Année Jubilaire  -  @ 15:18:57

« Qui a connu la pensée du Seigneur? Qui a été son conseiller? »

Le Mystère de Notre Vocation

Dans sa récente lettre Père Sébastien parlait d'un des jeunes hommes qui était entré chez les Missionnaires de la Charité en même temps que lui comme novice mais qui n'avait pas choisi de faire des voeux: frère Joseph Michael. Père Sébastien a écrit:  « Étrangement il avait été mon inspiration et un exemple pour moi. Les chemins de Dieu sont mystérieux: « Qui a connu la pensée du Seigneur? Qui a été son conseiller?... » (cf. Rm 11, 33 ff.)

Ce récit peut soulever des questions dans nos esprits:  « Frère Joseph Michael était-il censé faire des voeux? » ou « N'aurait-il pas du être du tout novice? » La réponse à ces questions est connue de Dieu seul; Je n'écris pas cette lettre pour débrouiller les mystères de la vie de frère Joseph Michael, je voudrais plutôt soulever la question pour nous. Comment arrivons-nous à comprendre le mystère de notre vocation? Peut-être que le noviciat de frère Joseph Michael fut essentiellement pour inspirer la vocation de Père Sébastien. Quel noble but ce serait! Dans ce cas, frère Joseph Michael a fait beaucoup de bien dans son année de noviciat M.C. Qu'en est-il de votre vocation de LMC? Comment Dieu l'utilise pour vous attirer et attirer les autres plus près de Lui?

Quand Père Sébastien nous parle de frère Joseph Michael, il nous dirige vers un texte de la lettre de Saint Paul aux Romains. (Cela est particulièrement approprié en cette année Saint Paul que nous nous nous tournions vers sa conduite.) Saint Paul nous enseigne. « Notre corps forme un tout, et pourtant nous avons plusieurs membres, qui n'ont pas tous la même fonction; de même, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps; tous et chacun, nous sommes les membres les uns des autres. Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. » (Rm 12, 4-6a). De cela nous apprenons que la chose la plus importante, quand elle est affrontée avec le mystère merveilleux de la Volonté de Dieu pour nos vies, c'est d'être fidèles à ce que Dieu nous a donné.

Saint Paul nous enseigne que nous jouons tous un rôle important dans le plan de salut de Dieu, dans l'Église, dans le Corps du Christ. En fait, notre rôle est si important que le Christ aurait tout donné (et continue à tout donner) juste pour vous, juste pour moi. Saint Paul nous enseigne aussi que notre rôle est unique, comme les membres du corps. L'oeil n'est pas l'oreille et l'oreille n'est pas le pied. Saint Paul nous dit que nous avons des dons qui sont différents. Nous avons tous la grâce sanctifiante des eaux du Baptême, mais juste comme une chute de pluie produit beaucoup de fleurs différentes quand elle trempe la terre, de même les eaux du Baptême ont fleuri de façon si différentes quand elles ont arrosé nos âmes.

La conclusion que nous pouvons en tirer est que nous ne découvrirons pas le caractère unique de nos dons en essayant d'être quelqu'un d'autre. Comment alors pouvons-nous découvrir le caractère unique de nos dons? Saint Paul nous enseigne quoi faire:  « Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu: c'est là pour vous l'adoration véritable. » (Rm 12, 1).

Le Concile Vatican II le dit d'une autre façon: « l'homme...ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même. » (Constitution pastorale de l'Église dans le monde de ce temps: Gaudium et spes: p .24).

Cela signifie que nous découvrirons nos dons en faisant don de nous-mêmes, c.a.d. en nous plaçant au service des autres. Quelquefois nous pensons que nous ne pouvons pas nous donner avant de savoir ce que nous avons à donner, mais l'Écriture et l'Église nous enseigne que c'est en servant, en aimant, en nous sacrifiant pour les autres, que nous découvrirons notre vrai moi. C'est contre l'intuition aux yeux du monde mais c'est l'intuition de l'Évangile: « Prenez votre croix et suivez-moi », nous dit Jésus, même si nous ne savons pas où il va. En Le suivant, nous suivons le chemin.

Une grande chose à propos de cela c' est que nous n'avons pas à aller quelque part ailleurs pour commencer le processus pour discerner notre but, pour trouver le Christ, pour trouver le chemin. La poursuite de la sainteté commence là où vous êtes maintenant. Si vous êtes mariés, servez votre famille. Si vous avez un travail, soyez fidèles et travailler dur. Si vous êtes étudiants, travailez dur et faites don de vous-mêmes à vos camarades, vos amis, vos professeurs, vos études. Et, si les circonstances vous ont amenés à être en contact avec les LMC, cherchez à être un LMC fidèle. En faisant le don de vous-mêmes, quelque soit l'endroit où vous êtes, vous découvrirez votre vrai moi.

Le chemin du LMC est un chemin de don de soi, d'abnégation de soi. Nous devons vouloir déposer nos volontés et prendre le joug du Christ pour être obéissants à la Volonté du Père. Notre Père du Ciel a exprimé Sa Volonté pour les LMC à travers les Statuts approuvés par l'Église et à travers les lettres et les conférences de Père Sébastien. C'est un chemin de sainteté, mais ce n'est pas le seul chemin pour tous. Père Sébastien nous a récemment enseignés: « Les membres LMC doivent être convaincus que leur appel est l'appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Tous ne sont pas appelés.

Quelquefois les Statuts du Mouvement LMC peuvent sembler ne pas avoir de sens ou être trop difficiles. Nous devons faire attention à ne pas évaluer ces Statuts selon l'esprit du monde. Saint Paul nous avertit: « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » (Rm 12, 2). Nous pouvons être sûrs que si nous cherchons sincèrement à suivre les Statuts, ce qui demande quelquefois de grands sacrifices, cela plaira au Seigneur que nous fassions « un sacrifice vivant » de nous-mêmes. En outre, en vivant le chemin LMC (pour un temps ou pour la vie), et en faisant les sacrifices demandés, vous découvrirez votre vrai moi plus à fond. Quelquefois vous serez surpris de ce que vous découvrirez!

Donc, pour résumer, chaque personne est unique, totalement aimée par Dieu et dotée de dons particuliers. Notre chemin de sainteté est en exerçant ces dons. Pour découvrir ces dons, nous devons commencer par nous donner nous-mêmes en sacrifice, en service aimant. Si Dieu vous a appelés au chemin de vie LMC, vous devez être fidèles à faire les sacrifices que cela demande, assister aux réunions, prier, servir votre famille, servir les plus pauvres parmi les pauvres. En faisant ainsi, vous découvrirez votre vrai moi. Dans ce processus de découverte, vous pouvez aussi trouver, comme frère Joseph Michael, que vous êtiez appelés à rejoindre le Mouvement LMC pour un temps, pas pour la vie. Il n'y a pas de honte à cela. Regardez le grand bien accompli par frère Joseph Michael en inspirant la vocation de notre cher Père Sébastien qui par la suite fonda ce chemin de sainteté pour chacun de vous. Qui sait qui vous inspirerez en cherchant à faire un don sincère de vous-même comme LMC?

Votre serviteur dans le Christ,
Père Boniface Hicks, OSB

05.11.08

French (FR)   Octobre 2008 lettre Père Sébastien M.C.  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres, Année Jubilaire  -  @ 22:26:03

L'Amour va plus vite que le vent et la lumière
Fête de la Société, dernier jeudi d'octobre 2008

Chers frères et soeurs bien-aimés,

L'Évangile du trentième dimanche du temps ordinaire, année A, vient de l'Évangile de Matthieu, chapitre 22, 34-40. La question d'un des docteurs de la Loi à Jésus était: « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement? » Le docteur de la Loi connaissait très bien aussi la réponse; mais il posait cette question pour mettre Jésus à l'épreuve. Ici Jésus sans hésitation donne la réponse, qui est la plus basique pour notre vie sur la terre comme au ciel. Notre vie au ciel va dépendre de comment nous vivons ce double commandement d'aimer Dieu de tout notre coeur, de tout notre esprit, de toute notre âme et de toute notre force et d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.

A la différence du docteur de la Loi j'ai posé une question différente aux participants à la Sainte Eucharistie le dimanche 30, à savoir, lequel des deux commandements est le plus facile à pratiquer: l'amour de Dieu ou l'amour de son prochain? La majorité, y compris un garçon de sept ans, a dit qu'il était plus facile de pratiquer l'amour de Dieu que l'amour de son prochain comme soi-même. Cela semble vrai, comme nous savons que nous nous aimons en dépit de ce que nous sommes, en dépit de nos défauts, de nos imperfections, de nos péchés, de nos échecs et de nos points faibles et le pire est que souvent nous n'en sommes même pas conscients. Mais aimer une autre personne avec tous ses défauts, ses péchés , ses erreurs et ses points faibles, l'aimer sans la juger est apparemment plus difficile et seulement très peu de personnes semblent y arriver. Elles font évidemment partie de la catégorie des saints et des héros. Une des personnes mondialement célèbre que nous connaissons tous est la bienheureuse Teresa de Calcutta. Nous pourrions même dire qu'elle a aimé les autres plus qu'elle s'est aimée elle-même.

La question suivante était: « Peut-on aimer Dieu sans aimer notre prochain? » Il y eut un long silence et ensuite la réponse arriva: non. Nous ne pouvons vraiment aimer Dieu sans aimer notre prochain. St Jean, l'apôtre et l'évangéliste, dit: « Si quelqu'un dit: « J'aime Dieu » et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas. » (1 Jn 4,20).

La troisième question était: « Est-il possible d'aimer notre prochain si nous n'aimons pas Dieu? »
A nouveau il y eut un silence. Puis beaucoup dirent: non. Il n'est pas possible d'aimer notre prochain sans aimer Dieu.

Ces questions simples nous font comprendre la vérité la plus importante et la plus basique de la vie. Cet amour double est inséparable en réalité. Ils sont comme les deux côtés de la même pièce de monnaie. Nous pourrions facilement dire qu'en réalité il n'y a qu'une sorte d'amour et que c'est l'amour de Dieu, qui est comme l'électricité qui passe dans l'ampoule et fait briller l'ampoule. De la même façon le courant de l'amour de Dieu dans une âme permet à la personne d'aimer son prochain . Il est impossible à une personne qui aime Dieu de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme et de toute sa force de ne pas aimer son prochain. Elle n'aime plus avec un amour humain mais avec l'amour de Dieu qui peut dépasser les apparences externes d'une personne ou ses nombreux défauts et faiblesses. L'amour de Dieu est éternel, infini, invincible; l'amour de Dieu purifie et transforme une personne qui est choisie pour aimer comme Dieu. Elle expérimente la force incroyable de l'amour. En fait au début des locutions de Jésus à la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C., il lui a dit que les M.C. devraient être unies à lui afin de rayonner son amour sur les âmes. (cf. MGF p. 10).

Quand l'électricité passe dans l'ampoule, l'ampoule brille et éclaire tout autour d'elle. L'ampoule ne produit pa d'électicité ni ne brille pour elle-même mais pour les autres. Quand l'électricité passe dans un ventilateur, le ventilateur bouge et dégage de l'air frais. Le ventilateur ne produit pas de l'air frais pour lui mais pour les aures qui sont autour de lui, ni l'ampoule ni le ventilateur ou aucun autre instrument n'est fier ni se vantent l'un l'autre. Quand l'amour de Dieu pénètre en nous, nous sommes comme l'ampoule, comme le ventilateur, comme tous les autres instruments électroniques.

Combien le monde aujourd'hui dépend de l'électricité! En d'autres mots, le monde ne peut plus fonctionner comme un tout, ni survivre sans énergie électrique. C'est beaucoup plus avec l'amour. Le monde ne peut même pas exister sans le double amour de Dieu et de son prochain. L'amour est l'essence de notre vie: pas d'amour, pas de ciel; pas d'amour, pas Dieu; pas d'amour, pas de vie!

Quand l'électricité manque, les gens s'affolent. Quand l'amour manque en nous, le pardon ne marche pas, le dialogue mutuel devient difficile dans les communautés religieuses, dans les familles, entre les différentes religions du monde et dans notre monde dans l'ensemble. Sans amour le monde passe de la lumière à l'obscurité, du réel à l'irréel; la culture de mort commence à prévaloir; la violence et le terrorisme commenceront à dominer. L'homme sans amour est pire qu'un animal, et sa présence crèe l'obscurité à l'intérieur et à l'entour et rend l'atmosphère lourde et tendue; un monde qui ne reconnaît pas la présence de Dieu et le pouvoir de son amour et de sa tendre attention est un monde qui a été détruit petit à petit. Un monde sans amour est un monde sans vie. Une vie sans amour est une vie sans vie.

L'amour fait voler; il rend les personnes vivantes et enthousiastes. L'amour est dynamique. L'amour est la seule arme et la plus forte qui puisse conquérir le monde entier. L'amour est une arme faite par Dieu pour conquérir même nos ennemis et qui deviennent éventuellement nos amis. L'amour ne détruit pas ni ne tue, mais il protège, pardonne et sauve. L'amour souffre pour aimer spécialement les personnes difficiles. Les armes faites par l'homme ne sauvent jamais, mais elles tuent et elles détruisent. Si nous revenons à l'homme primitif, quand il utilisait des flèches et des arcs, ou de nos jours où nous utilisons les armes les plus modernes et sophistiquées et les bombes suicides, nous voyons que le but n'est pas de sauver mais de réagir, de se venger ou de convoiter ce qui appartient aux autres. Tant que nous conquérons le mal avec le mal, on arrive à rien; par contre quand nous conquérons le mal avec le bien il y a la victoire, il y a la joie et la paix.

L'amour va plus vite que le vent et la lumière; il peut atteindre les coins les plus reculés du monde; il peut pénétrer même dans l'être humain le plus sauvage, transformant la personne en l'image de Dieu. Chaque fois qu'il y a amour véritable, qui peut nous faire mal, il y a un retour véritable à l'image originelle de Dieu. (voir Gn 1, 26).

Tous les êtres créés ont une fin et disparaissent quand ils meurent. Mais l'amour ne meurt jamais, même quand la personne meurt: au contraire l'amour devient plus vivant, plus puissant, plus effectif. Chaque fois qu'une personne meurt, il y a un passage de l'amour affectif à un amour effectif, de l'amour purement humain à l'amour de Dieu. Les saints qui ont aimé Dieu de toutes les forces de leur âme et laimé eur prochain plus qu'eux-mêmes deviennent de puissants intercesseurs au ciel pour ceux qui invoquent leur nom, implorent leur assistance.

Il serait approprié de citer ici le passage suivant de la première lettre encyclique du pape Benoît XVI:
« ...j'aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n'apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela peut se réaliser qu'à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu'à toucher le sentiment. J'apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus-Christ. Son ami est mon ami. Au-delà de l'apparence extérieure de l'autre, jaillit son attente intérieure d'un geste d'amour, d'un geste d'attention, que je ne lui donne pas seulement à travers des organisations créées à cet effet, l'acceptant peut-être comme une nécessité poloitique. Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l'autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires: je peux lui donner le regard d'amour dont il a besoin. Ici apparaît l'interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du prochain, sur laquelle insiste tant la Première Lettre de Jean. Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma vie, je ne peux jamais voir en l'autre que l'autre, et je ne réussis pas à reconnaître en lui l'image divine. Si par contre dans ma vie je néglige complètement l'attention à l'autre, désirant seulement être « pieux » et accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se dessèche. Alors, cette relation est seulement « correcte », mais sans amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui témoigner de l'amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à lui d'aimer. Les saints – pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de Calcutta – ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l'Eucharistie leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur précisément grâce à leur service des autres. Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c'est un unique commandement. Tous les deux cependant vivent de l'amour prévenant de Dieu qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n'est plus question d'un « commandement » qui nous prescrit l'impossible de l'extérieur, mais au contraire d'une expérience de l'amour, donné de l'intérieur, un amour qui, de par sa nature, doit par la suite être partagé à d'autres. L'amour grandit par l'amour. L'amour est « divin » parcequ'il vient de Dieu et qu'il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d'unification, il nous transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir un, jusqu'à ce que, à la fin, Dieu soit « tout en tous » (1 Co 15, 28). (Deus Caritas est: 18)

Maintenant j'aimerais dire quelques mots sur notre Chapitre Général. Notre Chapitre Général a été un événement priant. Il a duré cinq semaines avec tous les différents programmes. Nous avons à rendre grâce à Dieu pour de nombreuses choses et encore plus à rendre grâce à Dieu pour tous ceux d'entre vous qui ont offert des prières ferventes et fait de généreux sacrifices pour le succès et la fécondité de notre Chapitre Général. A partir du dimanche 24 août 2008 nous avons commencé l'adoration perpétuelle. Mr Thomas Paul et son équipe de deux hommes, Mr Anthony et Ginu d'Inde, ont été les adorateurs et les intercesseurs principaux pendant nos longues semaines de séminaire, retraite et Chapitre Général. Ils ont continué leur adoration quelques jours de plus après notre Chapitre G. L'un d'entre eux a de nombreux dons spirituels et a utilisé pleinement ses dons jusqu'à son départ. Nous avons eu aussi deux autres personnes: Mr Chako et Sahodharan Anayan. Anayan est en train de faire une retraite de quarante jours avec nous dans le silence total, le jeûne et l'adoration. Il passe 14 heures en adoration par jour, y compris six heures la nuit. Il retournera en Inde le 7 décembre 2008. Mr Chako est déjà reparti.

Au cours de ces années nous avons et avons la grande chance d'avoir de nombreux coopérateurs et bienfaiteurs, mais cette fois nous avons eu la grande chance d'avoir de merveilleux bienfaiteurs spirituels priant et intercédant jour et nuit avec les bras tendus, comme Moïse dans le livre de l'Exode (cf. Ex 17, 8-13). Nous avons encore besoin de coopérateurs spirituels.

L'élection a eu lieu le 19 septembre 08. Nos remerciements chaleureux vont pour vos prières, qui nous ont vraiment aidés à avoir une élection très paisible. Le vicaire épiscopal pour les Religieux du diocèse de Rome, Mgr Natalino Zagotto, est venu célébrer la Sainte Messe avec nous, après il a présidé l'élection du Père Général.

Ses paroles pendant la célébration de la Sainte Eucharistie et avant et après l'élection du Père Général furent très appropriées et inspirées. Aprés son départ les Capitulaires ont continué avec l'élection des quatre Conseillers Généraux, sous la présidence du Pére Général nouvellement élu. Là aussi l'élection fut très paisible et les frères suivant furent élus pour assister, conseiller et aider le Père Général selon les Constitutions des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs:
Frère Stephen M.C. du Ghana fut élu comme premier Conseiller et Vicaire; frère Jan-Timo M.C. d'Allemagne, frère André Marie M.C. du Canada, frère Luc M.C. du Canada.

Ces quatre Conseillers représentent les quatre continents d'Afrique, Europe, Amérique du Sud et Centrale et Amérique du Nord. Le Père Général représente le continent d'Asie et le reste du monde. Cela prendra un certain temps pour préparer tous les actes et les résultats du Chapitre Général. Donc nous demandons les prières ferventes et continues de tous.

L'Assemblée Générale (A.G.) et le Jubilé LMC. Le Jubilé des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) est très proche. Il a deux parties principales. La première partie est leur Assemblée Générale. A partir de maintenant nous utilisons les mots « Assemblée Générale » à la place de Chapitre Général pour le Mouvement (A.G.), qui se tiendra du 14 au 21 avril 2009; tandis que le programme du Jubilé se tiendra du 21 au soir juqu'au 25 avril 2009. Nous avons réservé pour trois cents personnes pour la nourriture et le logement, et pour cent personnes de plus pour les événements quotidiens, y compris leurs repas. Pour l'Assemblée Générale nous espérons avoir environ cent à cent vingt personnes. Beaucoup a été fait pour la préparation, y compris la plupart des inscriptions.

La prière pour la réussite et la fécondité du Jubilé est faite dans tous les groupes. Pendant l'Assemblée Générale nous allons avoir l'adoration perpétuelle à Teresa Gerini, où se tient l'Assemblée. Nous espérons avoir assez de volontaires pour adorer pour l'occasion. Chez nous à
S. Agapito, nous continuerons de toute façon notre adoration perpétuelle.

La fête de la Sainte Famille pour les frères est célébrée chaque année le dernier jeudi du mois d'octobre. Nous anticipons notre fête de la Sainte Famille, bien que la fête liturgique actuelle est après Noël. Nous faisons cela pour avoir une préparation véritable à la fête, ce que nous ne pouvons pas faire pendant le temps de Noël, c'est pour la même raison que les LMC célèbrent la fête de la Sainte Famille le dimanche avant la fête du Christ Roi.

Nos remerciements chaleureux à Sr. Nirmala qui a eu la gentillesse d'envoyer deux lettres aux Capitulaires, une au commencement de notre Chapitre Général et une presqu'à la fin. Elles renouvellent nos liens avec la source du charisme M.C. et du Bethléem M.C.. Une fois encore merci à chacun d'entre vous pour toute l'aide et pour le soutien. Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.

Père Sebastian Vazhakala M.C.

08.08.08

French (FR)   La Transfiguration de Notre Seigneur, 2008  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 20:19:36

La Transfiguration de Notre Seigneur, 2008

Ecoutons Dieu dans la prière et écoutons Dieu dans les autres

Chers soeurs et frères bien-aimés,

La grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l' Esprit Saint soient toujours avec chacun d'entre vous.
Tandis que les soeurs M.C. partout dans le monde ont une préparation intense pour la Fête de la Société, nous, les frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs, nous préparons notre deuxième Chapitre Général. Le dernier Chapitre Général a eu lieu en juin deux mille deux. Depuis lors, avec l'aide et la bénédiction de Dieu, notre Société s'est développée de bien des façons. La croissance a été lente mais solide. C'est caractéristique de toute sorte de croissance d'expérimenter la souffrance, les incertitudes et même la confusion. Le temps et la patience sont les facteurs indispensables de la croissance et de la maturité.

Il y a un olivier dans notre jardin à Rome, planté en avril 1979, à peu près un mois après mon arrivée pour vivre ici. Vers la fin avril 1979, un des hommes des taudis, comme il emménageait dans un appartement, me donna un petit olivier à transplanter dans notre jardin. Les voisins qui me virent porter l'arbre sur mes épaules commencèrent à se moquer de moi pour deux raisons: la première, parce que ce n'était pas la saison pour planter des arbres et la deuxième parce que l'olivier n'avait pas de racines en bon état.

Pendant que je plantais l'arbre dans notre jardin je récitai la « Neuvaine de Memorare »(Souvenez-Vous) rapidement, et depuis de l'eau a été donnée chaque jour avec de nombreux « Memorare ». Comme les jours passaient les feuilles de l'arbre séchèrent. Mr. Enzo du cours de tennis voisin ressentit de la pitié et me donna donc un cyprès avec toutes ses racines en bon état pour le planter à la place de l'olivier. Je plantai le cyprès à quelques mètres de l'olivier. Bien que l'olivier fut alors pratiquement sec , je continuai de réciter les « Memorare » en l'arrosant. Quelques semaines plus tard l'olivier commença à sortir de nouvelles feuilles...Mr. Enzo qui m'avait donné le cyprès amena de nombreuses personnes pour leur montrer le miracle de l'olivier. Depuis ce moment-là les personnes du tennis commencèrent à demander des prières.

Il y a une chose de plus à propos de l'olivier. Je continuai ma prière et demandai au Seigneur de me donner au moins une olive sur l'arbre cette année-là. A ce moment-là l'arbre était plein de feuilles. Un jour Mr. Gaetano Marano, notre ami et coopérateur, regardait l'olivier et il vit juste une olive sur l'arbre.
Cet olivier donc a beaucoup à nous apprendre...Tout d'abord la puissance de la prière – même quand tout autour de nous est sec et sans espoir, nous devons continuer encore à prier avec plus de ferveur. Prier seul n'est pas suffisant; l'olivier a eu besoin de suffisamment d'eau aussi; donc « Ora et Labora » deviennent inséparables.

Dieu est notre Père. Il exauce même nos désirs enfantins. Dans ce cas il m'a donné une olive que j'avais demandée. Pour moi l'olivier est très symbolique.

Il y a quelque chose de plus avec cet olivier. La croissance de l'olivier est très lente, mais très solide. L'olivier vit très longtemps. Notre Société se développe très lentement, mais solidement. Nous devons faire confiance à Jésus avec plus d'amour, plus aveuglément, avec plus de ferveur et travailler davantage sans nous lasser. Alors tout sera bien.

Comme quelques uns d'entre vous m'ont demandé certains détails au sujet de notre Chapitre Général, j'ai pensé partager avec vous quelques uns de ses aspects. Cela peut vous aider à être avec nous en Esprit et à nous accompagner de vos prières. Nous aussi nous serons très proches de vous en Esprit, en particulier pendant les heures d'adoration perpétuelle et les prières d'intercession. Ceux qui vivent à Rome et aux environs sont les bienvenus pour nous rejoindre pour l'adoration comme nous pouvons avoir besoin de volontaires pour les nombreuses heures. Nous aurons l'exposition du Saint Sacrement du 25 août au 5 septembre 2008 et ensuite à nouveau du 9 septembre au soir (08) jusqu'à la fin du Chapitre Général (27 septembre 2008).
.Notre Chapitre Général est un temps d'écoute de Dieu dans la prière et de l'écoute de Dieu dans l'autre.
Le lieu du Chapitre G.: Rome, Via S. Agapito 8.
La date du Chapitre G.: Samedi 23 août au samedi 27 septembre 2008 (approximatif).
1 ) Séminaire: 23 au 27 août 2008
2) Retraite: 27 août au 5 septembre 2008
Fête de Mère (5 septembre)
3) Pélerinage: 6 septembre 2008
4) Jour de Rédemption: 7 septembre 2008
5) Ordination au diaconat: 8 septembre 2008
6) Jour d'Actions de Grâces: 9 septembre 2008
7) Chapitre Général: 10 au 27 septembre 2008
8) Elections: vendredi 19 septembre 2008
9) Les patrons du Chapitre Général: Bien que tous les anges et les saints de Dieu soient toujours prêts à nous aider, nous avons encore des patrons spéciaux pour notre Chapitre Général:
- Le Saint Esprit
- La Sainte Famille: Jésus, Marie et Joseph
- La bienheureuse Mère Teresa M.C.
10) Le Thème du Chapitre Général: «Instaurare omnia in Cristo » ( Instaurer tout dans le Christ)
-« Restaurer et renouveler notre but, notre Esprit et notre Charisme, notre vocation et notre mission spécifiques dans l'Eglise et avec l'Eglise pour les plus pauvres parmi les pauvres.
-Jésus dans l'Eucharistie et dans les pauvres »

En tant que Missionnaires de la Charité nous sommes appelés à étancher la soif des âmes de Jésus non seulement sur la Croix mais aussi dans l' Eucharistie. Comme un aimant qui attire un morceau de fer, Jésus aussi, l'Aimant divin, nous attire à Lui, comme des petits morceaux de fer. Aussi longtemps que nous serons en contact acvec Jésus nous aurons l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, l'humilité de Jésus et surtout la soif des âmes de Jésus. La soif de Dieu et des âmes que nous expérimentons dans les profondeurs de notre être n'est plus notre soif mais la propre soif infinie de Jésus. Cette soif est enflammée et renforcée par le corps de Jésus, l'Eucharistie. Jésus étancha la soif de son Père de l'humanité pécheresse en devenant obéissant jusqu'à la mort, la mort sur une croix. Il a soif maintenant des âmes dans et à travers l'Eucharistie, et Il a soif de venir à nous. Jésus avait ressenti de la compassion pour la foule affamée pendant sa vie terrestre. Il ressent maintenant de la compassion pour les pauvres, en particulier pour ceux qui vivent dans l'obscurité de la pauvreté et de la misère. Aujourd'hui Jésus ne multiplie pas seulement les pains et le poisson, mais il change le pain ordinaire en son corps et du simple vin en son sang. Le Jésus Eucharistique vit en nous et vit avec nous dans nos communautés, il marche avec nous chez les pauvres, a soif en nous des âmes des pauvres, il souffre avec nous pour la rédemption du monde, en particulier pour les mondes des pauvres. Combien désire-t-il entrer dans les nombreux coeurs malheureux, combien désire-t-il consoler les nombreuses âmes tristes! Sa soif demeure non étanchée jusqu'à ce que nous l'accueillions dans l'affamé, l'assoiffé, le dénudé, le sans-abri, le malade et l'emprisonné. « Emporte-Moi avec toi chez eux », dit-il à la bienheureuse Mère Teresa M.C. « Amène-les à Jésus, porte leur Jésus », dit aussi Notre Dame à Mère.

La bienheureuse Teresa M.C. donna une grande importance à la Messe et à la Sainte Communion quotidiennes. Pour elle et pour les Missionnaires de la Charité, la Sainte Eucharistie était et est une nécessité absolue. De retour en 1947 la bienheureuse Teresa écrivit à l'archevêque de Calcutta:
« Il y a une chose que je vous demande, votre Grâce, c'est de nous donner toute l'aide spirituelle dont nous avons besoin. Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous, avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien pour les soeurs ni pour moi. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister. Je suis sans défense ».

Prière d'intercession.

Il y a un passage très important et intéressant dans le livre de l'Exode où les Israëlites devaient engager une bataille contre leur ennemi (Ex 17, 8-16). Nous avons besoin de frères et de soeurs, en particulier pendant le Chapitre Général, pour intercéder sans cesse auprès du Seigneur, comme Moïse:
« Alors quand Moïse élevait la main, Israël était le plus fort; quand il reposait la main, Amaleq (l'ennemi) était le plus fort. Les mains de Moïse se faisant lourdes, ils prirent une pierre, la placèrent sous lui et il s'assit dessus. Aaron et Hour, un de chaque côté, lui soutenaient les mains. Ainsi, ses mains tinrent ferme jusqu'au coucher du soleil et Josué fit céder Amaleq. »

Combien il est important pour nous d'avoir une prière d'intercession avec des sacrifices et la pénitence pour vaincre nos ennemis, pour gagner la bataille et grandir en sainteté et en persévérance dans notre vocation. La prière assidue et les sacrifices généreux sont des moyens nécessaires pour notre croissance en sainteté et pour notre sainte persévérance .

L'intercession de Notre Dame
.

Dans l'Evangile de Jean nous pouvons voir Notre Dame dire à Jésus: « Ils n'ont plus de vin » (cf. 2,1-11). Quand nous manquons du vin de l'enthousiasme dans la vie communautaire, quand nous trouvons qu'il est difficile de sourire plus tendrement, quand notre prière devient sèche et vide, quand faire des sacrifices devient un grand sacrifice, quand nous souffrons d'un manque d'appréciation, de compréhension et d'attentions de la part des autres, quand nous luttons avec nos propres faiblesses, imperfections et péchés, quand nous sentons que nous ne sommes plus compris par nos Supérieurs ou par les autres, etc., tournons-nous vers Notre Dame, qui nous présentera à Jésus et intercédera pour nous auprès de lui. Elle nous rappellera de faire tout ce que Jésus va nous dire, comme aux serviteurs à la fête du mariage à Cana. Si les serviteurs avaient refusé à Notre Dame et à Jésus, qu'en aurait-il été du miracle du vin frais et le meilleur? Les serviteurs avaient toutes les raisons de se moquer de Jésus et de Marie; au lieu de cela ils obéirent au pied de la lettre et aveuglément. Nous aussi, nous garderons le vin le meilleur de notre fraîcheur et de notre enthousiasme jusqu'à la fin de notre vie terrestre si nous restons près de Notre Dame.

Au nom des Capitulaires et au nom des pauvres je voudrais exprimer mes remerciements sincères à tous ceux d'entre vous qui offrent des prières ferventes et font de généreux sacrifices pour la réussite et la fécondité de notre Chapitre Général.

Que Jésus Eucharistique et la bienheureuse Vierge Marie nous aident à faire de notre Chapitre Général une expérience réelle de Dieu, nous rendant capables de vivre pleinement notre vocation M.C. Nous demandons aussi à la bienheureuse Teresa M.C., notre Mère et notre fondatrice, de nous bénir tous depuis le ciel et de faire de notre Société quelque chose de beau pour Dieu.

Amitiés et prières.

Dieu vous bénisse

P. Sebastian Vazhakala M.C.

N.B. Tous mes voeux et mes prières pour la fête du Coeur Immaculé de Marie à Sr. Nirmala M.C. et à toutes les soeurs Missionnaires de la Charité.
« C'est grâce à sa prière que la Société est née. Que ce soit à nouveau grâce à sa prière que la Société donne des saints à notre Mère l'Eglise » (Mère Teresa M.C.)

31.03.08

French (FR)   Lettre de Père Sébastien M.C. Pâques 2008  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 19:11:08

Pâques 2008

Chers frères et soeurs bien-aimés: M.C., LMC et vous tous,

Je souhaite de saintes et joyeuses fêtes de Pâques à chacun de vous et à tous les membres de vos familles car « le Christ, notre espoir, est ressuscité ». Nous croyons et nous sommes convaincus « que le Christ est vraiment ressuscité d'entre les morts, qu'il est notre roi victorieux et miséricordieux. A lui la gloire pour les siècles des siècles. »
Juste un mot sur notre rencontre à Lima, au Pérou.; du mercredi 5 au lundi 10 mars 2008. Merci beaucoup pour vos prières et vos sacrifices. Ce fut une expérience magnifique pour tous. Seulement treize pays étaient représentés. Les langues principales furent l'espagnol, l'anglais et l'italien, qui vont être également les langues principales de notre Chapitre Général et des célébrations du Jubilé à Rome en avril 2009. Nous avons déjà réservé la même place, là où se sont tenues nos rencontres internationales pour les LMC, en octobre 1992 et en juillet 2002, à savoir: « Teresa Gerini » sur la Via Tiburtina à Rome. Le thème de notre Chapitre et du Jubilé est « Restaurer et renouveler toutes les choses, les personnes, etc...dans, pour et avec le Christ... » Plus de détails sur tout cela suivra plus tard, je l'espère.
La chose la plus importante et la plus immédiate à faire, dans tous les groupes LMC, partout, est de commencer l'année jubilaire entre le mercredi 16 et le dimanche 20 avril 2008. Vous êtes libres de choisir l'une de ces dates, entre le 16 et le 20 avril (08), à la convenance de tous les membres du groupe, du Directeur Spirituel, des soeurs M.C. (où il y a des soeurs M.C.), de l'évêque du lieu si possible...etc...Il est nécessaire de faire les préparatifs aussi tôt que possible. Vous pouvez avoir une messe solennelle bien préparée, l'adoration etc. ce jour là et expliquer le chemin de vie du LMC, son histoire, son apostolat, etc.à tous les participants présents.
En Italie nous allons commencer notre année jubilaire le vendredi 18 avril 2008 et continuer avec notre retraite annuelle italienne jusq'au dimanche 20 avril après-midi. Son Éminence, le Cardinal Angelo Comastri, Archiprêtre de la Basilique St Pierre, a eu la gentillesse d'accepter de présider la Célébration Eucharistique le vendredi 18 avril à 17h. Les LMC d'Italie continueront ensuite avec leur retraite. J'aimerais que tous les LMC d'Italie participent très activement, pleinement et de façon fructueuse à cette retraite très importante.

Lieu: Casa Serena, Via S. Agapito 8, Rome.

Date: Vendredi 18 au Dimanche 20 Avril 2008.

Heure de début et de fin: 18 avril à 15h. avec la prière de la Miséricorde Divine et fin Dimanche après le déjeûner.

Thème: « Restaurer et renouveler toutes les choses, les personnes etc. dans, pour et avec le Christ »; c'est le même thème que celui de notre prochain Chapitre Général et de la retraite et des célébrations du Jubilé.

Mémorial du Jubilé
: Pendant notre rencontre à Lima, au Pérou, nous avons parlé de construire à Rome un mémorial du Jubilé comme Casa Serena. Cete maison du mémorial devrait offrir plus de place à nos sans-abri, avoir aussi un lieu particulier pour le travail de bureau de nos LMC et d'autres possibilités variées. Nous voudrions inviter cordialement tous les LMC du monde à collaborer à ce pojet merveilleux. Nous avons décidé d'offrir des milliers de « Souvenez-vous » pour réaliser ce projet, car il y a de nombreux obstacles et problèmes techniques à surmonter.

Félicitations et joyeuse et sainte vie nouvelle à tous les LMC qui vont faire leurs voeux pour la première fois ou vont avoir leur renouvellement annuel le dimanche de la Miséricorde Divine 2008. Veuillez écrire dans votre formule: « Moi (Nom, Prénom) je fais le voeu jusqu'au dimanche de la Miséricorde Divine 2009, de chasteté (conjugale), de pauvreté, etc...

Que vous fassiez vos voeux de LMC pour la première fois ou que vous les renouveliez, vous ne devez pas écrire dans la formule des voeux « Je renouvelle mes voeux », mais « Je fais le voeu ... »

Chaque renouvellement est comme faire les voeux à nouveau avec une meilleure compréhension des Statuts et du Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité. Par conséquent chaque LMC doit lire les Statuts en les méditant intensément avant de prononcer ses voeux à nouveau comme les voeux sont faits selon les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.

Père George V.V., Directeur Spirituel National des LMC d'Inde, a obtenu la permission de son évêque (Darjeeling) depuis le 1er septembre 2007, de travailler exclusivement pour le Mouvement LMC pendant trois ans. Mes remerciements au Père George V.V. qui pourrait aller voir les groupes de LMC en Europe comme nos soeurs M.C. ces prochains mois, comme je ne suis pas en mesure de le faire. Veuillez avoir la gentillesse de coopérer avec lui. Merci à tous ceux qui vont l'accueillir au nom de Jésus et en mon nom.

C'est tout pour le moment. Dieu vous bénisse.

Père Sébastien Vazhakala M.C.

01.02.08

French (FR)   LE TRAIN M.C. Nouvel An 2008  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 19:16:49

Nouvel An 2008

LE TRAIN M.C.

Dans les heures sombres de la nuit du Mardi 10 septembre 1946, Mère Teresa IBVM était dans un train en marche, qui se dirigeait vers la région montagneuse de Darjeeling, dans les chaînes élevées de l'imposant Himalaya.
Elle quittait la ville de Calcutta bondée et bruyante, négligée et désorganisée pour entrer dans le silence de la contemplation, car elle savait très bien que l'appel à la sainteté n'est accepté et ne peut être cultivé que dans le silence de la contemplation. Elle ne savait pas ou ne se rendait pas compte que la foule qu'elle essayait de fuir la suivait tout au long du chemin.
Alors qu'elle avait les yeux fermés , que son esprit était tranquille, que le train filait dans les heures sombres de la nuit, une grande foule de personnes apparut sans prévenir. : des corps émaciés, rongés par les vers; des bébés abandonnés, orphelins, mal soignés, des visages défigurés de lépreux, sans membres et sans pieds. Leurs faibles mains se tendaient vers elle, ils parlaient très doucement mais très fermement sans se plaindre: « Mère Teresa, viens, viens, sauve-nous, porte-nous à Jésus.» Nous sommes abandonnés, des brebis sans berger et sans guide; nous avons besoin d'un guide, d'une aide, d'un Sauveur!
La foule connaissait avant elle le plan que Dieu avait pour elle. Il y eut un changement radical dans son style de vie, sa vocation et sa mission. Ses yeux n'avaient pas encore vu, son esprit n'avait pas encore saisi ce que Dieu lui préparait!
Bien qu'elle s'échappait de la foule, c'était en la suivant qu'ils étaient avec elle, et elle se trouva au milieu de la foule qu'elle quittait ! La foule affamée et assoiffée vit en elle la personne qui les amènerait au Sauveur. Jésus se cachait encore. Il voulait qu'elle le voit dans la foi.
Thomas, « parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20 , 29). Quelques minutes plus tard il allait lui faire rencontrer une personne qui lui était très chère: sa très chère Mère, dans la foule: « Mère Teresa, est-ce que tu vois la foule? Prends soin d'eux, ils sont à moi. Amène-les à Jésus. », qui est leur vrai Sauveur. Ni la foule par elle-même, ni Mère Teresa par elle-même, ni même Notre Dame peut sauver les gens. Jésus seul est leur Sauveur. Lui seul est notre Sauveur. Lui seul sauve tout le monde. Lui seul est l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. (cf. Jn 1, 29).
Notre Dame lui confia alors le monde des pauvres. Elle savait aussi que Mère Teresa ne serait pas capable d'agir seule. Elle avait besoin de Notre Dame et de son Fils bien-aimé. Elle lui dit donc: « N'aie pas peur, Jésus et moi nous serons avec toi et avec tes enfants. N'aie pas peur, apprends-leur à prier le chapelet, le chapelet en famille et tout ira bien. »
Qui sont les enfants de Mère? Elle ne le savait pas encore. Cela ne lui était pas encore révélé. Mais la foule le savait. Notre Dame savait qu'elle était choisie comme épouse bien-aimée de son Fils, comme sa partenaire dans la nouvelle mission très particulière.
Le train continua à filer dans les heures sombres de la nuit, traversant de nombreuses collines et vallées. Son sommeil fut interrompu à nouveau d'une façon plus dramatique. Le Fiancé allait maintenant rencontrer sa fiancée. Il lui fit d'abord rencontrer la foule et sa Mère, faisant dire à la foule et à sa Mère de les amener à Jésus. C'était sa nouvelle vocation: d'amener les âmes des pauvres à Jésus.
Et maintenant c'était à son tour de rencontrer sa petite épouse face à face: « Tu es ma petite épouse, l'épouse de Jésus crucifié ». C'était encore une voix. Mais maintenant il se fait voir à elle au milieu de la foule recouverte d'obscurité. Elle le voit en présence de sa Mère bien-aimée. Oui, « C'est dans la contemplation du Christ crucifié que toutes les vocations trouvent leur inspiration. » La Croix est l'origine et la sructure de toutes les vies consacrées; et « la personne consacrée...fait l'expérience de la vérité de Dieu qui est Amour, d'une manière d'autant plus directe et profonde qu'elle se situe sous la Croix du Christ.» (V.C 24)
Mère Teresa trouva l'origine de sa nouvelle vocation; elle prit son inspiration de la Croix. A partir de ce moment-là ses chants sont joyeux et plus doux, même s'il y a de nombreuses épines longues et pointues sur son chemin. La lumière allait baisser et son chemin devenir difficile, mais elle dut le suivre courageusement.
La foule était recouverte d'obscurité, et cependant elle pouvait voir les personnes...et « Notre Seigneur sur la Croix, Notre Dame à distance. » Mère Teresa était devant Notre Dame, juste comme un petit enfant protégé par les bras d'une Mère. La main gauche de Notre Dame était sur l'épaule gauche de Mère Teresa, sa main droite tenait son bras droit. Elles regardaient toutes les deux Jésus sur la Croix, qui lui dit: « Je te l'ai demandé, la foule te l'a demandé. Ma Mère te l'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux, de me les amener? »
Le train avait continué de filer, le jour ne s'était pas levé. Il n'y avait pas le temps d'attendre le matin pour lui donner la réponse. La réponse devait être immédiate et directe. Il n'y avait plus le temps de douter, d'hésiter. En outre, Jésus était toujours suspendu à la Croix; les bras de Notre Dame n'allaient pas bouger. Oui, Mère Teresa devait répondre rapidement. N'attends pas; il n'y a pas de temps à perdre. Jésus est sur la Croix. Plus elle attendait, plus il y avait de souffrance pour Jésus...Parle Mère Teresa, parle, n'aie pas peur. Oui, elle le fit. Son coeur ne pouvait pas résister plus longtemps; il n'y avait plus de doute. La réponse arriva et fut positive et créatrice. Là elle choisit l'exemple de Notre Dame à l'Annonciation: « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole! » (Lc 1, 38) « J'ai répondu – tu le sais, Jésus, je suis prête à partir sur le champ. » « Oui, mon Jésus, je te suivrai librement partout où tu iras à la recherche des âmes, quoiqu'il m'en coûte et par pur amour de toi »
Ni Jésus ni Marie ne peuvent accomplir leur mission seuls; ils ont besoin de coeurs humains pour aimer les pauvres...de mains humaines pour les servir, comme Jésus lui-même les servirait. « Ma petite, viens, sois ma Lumière. » « Je ne peux pas aller seul chez eux»... chez les lépreux, les sans-logis, les infirmes et les handicapés, les indigents mourants. « Tu m'emmènes avec toi chez eux »...dans les logis des pauvres, dans les coins de rue, dans les périphéries du monde, rassemble-les, nourris-les, rassasie-les, habille-les, abrite-les, rends-leur visite, réconforte-les...oui, fais cela pour Moi...oui, Mère Teresa fais le pour nous. « Ta vocation c'est d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes. » "Rien ne donne autant de plaisir à Dieu que la conversion et le salut des hommes, pour lesquels chacune de ses paroles et chaque révélation existent, » dit St Grégoire de Naziance.
Avec Mère Teresa, Jésus lança une nouvelle compagnie de chemin de fer...le train M.C...de Calcutta jusqu'au bout du monde.
Le train M.C. marche sans cesse, étanchant la soif infinie de Jésus partout dans le monde. Le train M.C. est plein de pauvres, d'indésirables,de sans-logis, d'infirmes et d'handicapés, de mères célibataires, de bébés délaissés et mal soignés, de personnes âgées et oubliées, de victimes de la lèpre et du SIDA, de ceux qui vivent dans le désespoir et dans l'ombre de la mort, de ceux qui sont contrariés, en colère, amères, ou vindicatifs à cause de leur statut social, de leur couleur de peau, de leur religion, leur nationalité ou pour quelque raison que ce soit. Tous sans exception peuvent trouver de la place dans le train M.C.
Le train M.C. est le train de Jésus. Il lui appartient. Il ramasse et recueille continuellement les personnes qui tombent de chaque côté des routes des grandes villes du monde. Il y a toujours de la place dans le train M.C. pour une personne de plus. Il y a plein d'occasions pour chaque personne de bonne volonté de monter dans le train et d'offrir un service de tout coeur et gratuit; d'être membres de la famille M.C.; d'être LMC, coopérateurs, bienfaiteurs,d'offrir un service volontaire.
Il y a toujours plus de personnes à nourrir,
d'assoiffés à désaltérer,
de dénudés à vêtir,
de sans-abri à abriter
de malades à visiter,
de prisonniers avec qui se lier d'amitié,
d'infirmes à entourer,
d'handicapés desquels s'occuper,
de lépreux et de victimes du SIDA à soigner.

Oui, Jésus, si tu le désires, tu peux les toucher tous et les guérir. Tu as dit à Mère Teresa en 1947 que tu avais besoin des M.C., parce qu' « il n'y a personne pour tes pauvres. » Tu veux avant tout que tes pauvres et les personnes démunies soient aimées et soignées, servies et guéries. Tout ce que nous vous demandons, Seigneur, c'est que « tu nous rendes dignes de servir nos semblables à travers le monde qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine, dans le froid et le dénuement, manquant des produits de base de première nécessité. Nous te prions donc, Seigneur, donne-leur par nos mains aujourd'hui et chaque jour leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, donne-leur la paix et la joie. »
Le train M.C. doit filer. Il doit filer continuellement sans chercher de repos ou de récompense. Le train M.C. doit toujours avoir de la place pour accueillir, aimer et servir.
Le train M.C. appartient à la Sainte Famille. C'est le train de la Sainte Famille, comme chaque communauté M.C., sans exception, il veut être un autre NAZARETH. Il doit avoir l'Esprit de la Sainte Famille. Il doit avoir l'Esprit d'accueil chaleureux et d'hospitalité généreuse. Le train M.C. doit être rempli du parfum de la prière...essayant tout le temps de prier avec plus de ferveur, essayant tout le temps de sourire plus tendrement; essayant tout le temps d'offrir plus de sacrifices.
Jésus est le centre du train M.C. Chaque personne doit se souvenir que Jésus est le Centre, le Capitaine, le Propriétaire. Nous devons donc toujours être prêts et vouloir le consulter, lui demander conseil...le recevoir toujours davantage dans le Pain de Vie dans la messe et la Sainte Communion quotidiennes, sans lesquelles le train M.C. ne peut pas filer, ni les personnes dans le train être nourries.
L'épouse bien-aimée de Jésus écrit: « Je vous demande une chose, votre Grâce, c'est de nous donner toute l'aide spirituelle dont nous avons besoin. Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous, avec la messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien pour les soeurs ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister, je suis sans défense. »
(Mère à l'Archevêque Périer S.J., 1947)
Jésus est l'Epicentre. Oui, Jésus, vous avez dit aussi: « Sans moi, vous ne pouvez rien. » Jésus est l'épicentre de nos vies. Il est la Vigne et nous sommes les sarments. St. Paul a dit: « Je peux tout faire en lui qui me rend fort .» Des années plus tard Mère Teresa écrivit à l'un de ses Directeurs Spirituels: « ...Je veux seulement Dieu dans ma vie. Le 'travail' est réellement et seulement le sien. Il m'a dit ce que j'avais à faire. Il a guidé chacun de mes pas, il dirige chaque mouvement que je fais. Les soeurs, tout ce qui est en moi est à Lui...quand le monde me reçoit, cela réellement ne touche même pas la surface de mon âme. Quant au travail, je suis convaicue que c'est entièrement le sien. » (Lettre au Père Neuner, 1961)

« Ne dépouille pas le faible, car il est faible,
et n'opprime pas à la porte le pauvre,
car Yahvé épouse leur querelle
et ravit à leurs ravisseurs la vie. »
(Prov 22, 22-23)

Dieu lui-même viendra sauver les pauvres et il est venu en Jésus Christ. C'est pourquoi nous lisons: « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres...(Lc 4, 18 ff.)
L'année 2007 est passée dans l'oubli, emportant avec elle un grand nombre de personnes, certaines d'entre elles faisaient partie de notre famille , tandis que d'autres étaient des relations et des amis; il y avait aussi des inconnus et des étrangers. Ils sont de tous les milieux, appartenant à différentes religions du monde ou à aucune religion. Tous sans exception de caste, couleur, croyance, nationalité ou statut sont morts et sont partis. Bientôt ou plus tard ce sera à notre tour aussi de renoncer et de sacrifier même les dons les plus précieux, y compris nos bien-aimés et nos proches. Là il n'y a pas d'exception: une fois que nous sommes nés nous devons mourir. C'est absolument certain. Ce dont nous ne sommes pas certains c'est du quand, du où et du comment sera notre départ final et définitif de cette vallée de douleur et de chagrin. Il y a un petit passage de poème qui dit: « Aujourd'hui c'est mon tour, demain c'est peut-être le vôtre. Soyez donc prêts, c'est votre appel »...prêts à aller à la maison, à Dieu, à tout heure du jour ou de la nuit: « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. » (Mt 25, 13)
Souvenirs inoubliables. L'année 2007 nous a laissés des souvenirs inoubliables, bons et mauvais, tristes et joyeux, plaisants et déplaisants. Il peut être utile, enrichissant et bénéfique d'essayer d'attirer à notre attention ou de nous rappeler quelques uns des plus importants. Nous devrions essayer de voir le sens et la signification du travail que notre bon Dieu fait pour ses pauvres à travers chacun d'entre nous. Nous devrions aussi, comme la bienheureuse Mère Teresa M.C., notre fondatrice et notre Mère, prendre conscience de notre propre faiblesse, de notre péché et de notre indignité. Ce n'est pas parce que nous sommes meilleurs et plus saints que Jésus nous choisit, mais comme il l'a dit à notre Mère: « C'est précisément parce que tu es faible, pécheresse et indigne que je veux t'utiliser pour ma gloire. »
J'aimerais prendre un moment pour exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour chacun d'entre vous, chers et bien-aimés LMC, coopérateurs, bienfaiteurs spirituels et temporels, pauvres et tous ceux qui nous ont aidés de quelque façon que ce soit. Vos vies sont devenues une exégèse vivante des paroles de Jésus: « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Mt 25, 40). Votre prévenance et votre attention pleine de tendresse pour les nécessiteux, exprimées dans la prière, l'assistance et l'hospitalité sont devenues une partie normale de votre vie. Cela est en accord avec le document « Vita Consecrata », qui dit: « Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que le Christ contemplé dans la prière est Celui-là même qui vit et souffre dans les pauvres? » (V.C. 82), les handicapés, les sans-abri, les malades et les personnes âgées, isolées et oubliées.
Il y a une tension apparente ici entre la vie active et contemplative qui peut se retrouver chez de nombreux saints comme St. Bernard de Clairvaux, Ste Catherine de Sienne...la bienheureuse Teresa de Calcutta, le serviteur de Dieu le pape Jean Paul II, qui écrit: « En Joseph...l'apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité. » (Redemptoris Custos 27). La perfection de la charité est alors la solution. Par conséquent on doit travailler sur la charité.
Je voudrais également remercier tous ceux d'entre vous qui ont partagé leur joie du temps de Noël et du Nouvel An avec nous et avec nos pauvres à travers les appels téléphoniques, les lettres, les cartes, les e mails, etc... Beaucoup d'entre vous ont partagé leur joie avec et pour les pauvres de façons différentes: certains en venant les servir en personne, certains par des dons en nature, d'autres en espèces. Je confie chacun de vous instamment à Dieu, afin qu'il vous donne en récompense cent fois plus avec tout ce dont vous avez besoin dans ce monde et la vie éternelle dans le monde à venir.
Le « Train M.C. », avec ses différents compartiments, avance lentement mais sûrement, nous emmenant tous à notre destination finale pour laquelle nous sommes tous créés, c.a.d. être avec Jésus, là où il est: « Père,...je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi. » (Jn 17, 24)

Amitiés et prières.

Dieu vous bénisse

Père Sébastien Vazhakala


10.12.07

French (FR)   Lettre de père Sébastien de décembre 2007  -  Categories: Père Sebastien, Mère Teresa, fafa, lettres  -  @ 00:07:02

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12,49)

Chers frères et sœurs bien-aimés,

La dixième année du retour à Dieu de la bienheureuse Mère Teresa a été commémorée et célébrée liturgiquement et autrement à travers le monde. Cela a été un temps de grande réflexion, de renouvellement et d'enrichissement spirituels pour beaucoup. Les gens se rendent compte que le « Charisme de Mère Teresa » est un patrimoine inépuisable, non seulement pour la famille des Missionnaires de la Charité, mais pour toutes les personnes de bonne volonté sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. C'est un patrimoine très riche, non seulement à archiver sous clé, mais à mettre à la disposition de tous ceux qui sont intéressés et concernés afin qu'ils puissent expérimenter la joie d'aimer et de servir leurs semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine, comme la bienheureuse Teresa l'a fait. Le charisme M.C. doit être diffusé.

Le « Charisme de Mère Teresa » est dans une certaine mesure notre vie de tous les jours. C'est un chemin de paix et de joie. C'est une porte d'entrée vers l'éternité, un visa pour le ciel. Cela prépare les gens pour le ciel pour entendre Jésus dire: « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde... »(cf. Mt 25, 31-46)
Le « Charisme de Mère Teresa » a la foi comme fondation, l'espérance comme moteur, la charité comme but. Il est basé sur la foi...une foi profonde et inébranlable...parce que la bienheureuse Teresa M.C. était convaincue depuis le début de son travail avec les pauvres que c'était l'œuvre de Dieu qu'elle faisait, et tout ce qu'elle faisait à chaque personne c'était à Jésus qu'elle le faisait. C' était basé sur la foi, car c'était Jésus qu'elle nourrissait dans l'affamé, c'était sa soif qu'elle étanchait dans l'assoiffé, c'était lui qu'elle habillait dans le dénudé, à qui elle donnait un abri dans le sans-abri, qu'elle visitait dans le malade, la personne âgée et seule, les lépreux, les malades du sida, qu'elle prenait sous son aile et consolait dans les prisonniers de toutes sortes. Il en est ainsi quand nous faisons quelque chose pour quelqu'un, le Christ en tient compte comme si cela lui était fait à lui , que la personne le mérite ou non. Chaque être humain est un enfant de Dieu, à respecter et à aimer comme tel. Chaque être humain est l' incarnation de l'amour de Dieu, peu importe d'où il vient ou à quelle religion il appartient. Aucun de nous n'est créé pour vivre dans ce monde pour toujours. Notre couleur et notre pays d'origine sont accidentels. Ce qui est essentiel pour nous est notre fraternité dans l'unique et seule Paternité de Dieu. Les vaches peuvent être de couleurs différentes mais le lait est toujours blanc.

Le « Charisme de Mère Teresa » est christologique. C'est une continuation de la vie, de la mission et du ministère de Jésus,car nous lisons dans les Evangiles, en particulier dans l'Evangile de Luc: « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance... »(cf. 4, 18-19)

L'Évangile de Matthieu est difficile à mettre en pratique (25,31-46). La parabole du jugement dernier appartient au royaume de Dieu, mais un royaume qui est inauguré ici sur la terre. La parabole explique et exprime l'unique et même réalité pour chacun que nous sommes créés par Dieu et rachetés par Jésus Christ par sa passion, sa mort et sa résurrection. La contemplation du mystère de notre vie nous fait comprendre au moins en partie le dessein du Créateur qui crée toute chose. Dieu a créé toute chose pour les êtres humains, et les êtres humains sont pour Dieu. Les réalités créées sont des fenêtres vers Dieu, par lesquelles nous sommes censés voir la présence et l'action de Dieu. Le soleil et la lune, les étoiles du ciel, les arbres fruitiers, les oiseaux et les animaux sont tous là pour notre usage afin de louer Dieu. L'exemple du prophète Daniel et de ses compagnons jetés dans la fournaise ardente, qui fut chauffée sept fois plus, et l'hymne de louange à la création de Dieu qui suivit, est au-delà de la description humaine et de tout raisonnement. Même l'empereur païen fut forcé de croire au Dieu de ces trois hommes de foi, de ferveur et de conviction extraordinaires. L'empereur dut courber la tête d'humilité devant eux et professer sa foi dans le seul Dieu d'Israël, vrai et unique ( cf. Da 3, 1-30)

Le « Charisme de Mère Teresa » , vécu avec foi, espérance et amour, est appelé à aider de multiples « empereurs et rois » de notre temps et de tous les temps, à courber la tête comme beaucoup d'entre eux l'ont fait aux funérailles de la bienheureuse Teresa le samedi 13 septembre 1997 au stade Nethaji à Calcutta en Inde. Dieu continuera à « appeler les fous de ce monde pour confondre les sages »; les faibles de ce monde en contraste avec les puissants. C'est la révolution de l'amour qui a eu son point culminant sur la croix ce premier Vendredi Saint-là. ce qui était et l'est encore pour beaucoup, une pierre d'achoppement et folie, est devenu et est la puissance et la sagesse de Dieu pour ceux qui sont doux et humbles de cœur.

La première moitié du 20ème siècle a été déchirée par la guerre et le désastre d'un côté, le réveil et le renouveau de l'autre. Les deux guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945 ont apporté des désastres globaux et des atrocités sans nom à chaque être humain vivant sur la surface de la terre. Bien que la deuxième guerre mondiale est pris fin le 6 août 1945, c.a.d. avec les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon, les conséquences désastreuses ont continuer à se ressentir pendant de longues années, non seulement sur le continent européen mais également dans les autres parties du monde.

Le « Charisme de Mère Teresa » a germé et pris racine dans la ville paradoxale de Calcutta; qui était devenue alors un cloaque de misère humaine, non seulement à cause de la deuxième guerre mondiale, mais surtout à cause du combat pour l'indépendance de l'Inde, le partage du pays entre l'Inde et le Pakistan sur la base de la religion, et les conséquences terribles qui ont suivi l'indépendance de l'Inde en 1947. Des millions de réfugiés ont afflué dans la ville déjà surpeuplée de Calcutta, et occupé chaque petit espace libre qu'ils pouvaient trouver, y compris les trottoirs et les terrains vagues derrière les immeubles.

Calcutta est la ville de la misère humaine accumulée; c'est la ville du chaos et de la confusion d'un côté; c'est la ville de la joie et du service plein d'amour de l'autre. C'est la ville que Jésus a pris et donné à notre bien-aimée et bienheureuse Mère Teresa pour la transformer en amour et en service plein d'amour; et elle l'a fait si parfaitement et fidèlement.

Plus tard Jésus a continué à lui montrer d'autres Calcuttas similaires, aussi différents et difficiles, dans tout le reste du monde. Il y a des Calcuttas cachés dans le monde entier. « La plus grande maladie d'aujourd'hui n'est pas la lèpre ou la tuberculose, ni même le SIDA, mais le sentiment de l'abandon, de l'indifférence et du rejet. » Plus tard Mère Teresa a dit: « Calcutta est partout si vous avez seulement des yeux pour voir. »

Le « Charisme de Mère Teresa » invite chacun d'entre nous à nos propres Calcuttas, où Jésus veut une fois de plus nous ouvrir les yeux, le cœur et l'esprit à la compréhension des Écritures. Calcutta nous aide à mettre en pratique l'enseignement de l'Evangile en action, où les paraboles revivent. C'est là que Jésus a parlé à une simple sœur qu'il a choisie comme épouse, à laquelle il a révélé la réalité de l'aimer et de le recevoir dans le Pain de Vie et de l'aimer et le servir sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. C'est là que la bienheureuse Teresa a vu le Christ affamé, le Christ assoiffé, le Christ nu, le Christ sans abri, le Christ malade et emprisonné (cf. Mt 25, 31-46)...et qu'elle a commencé à répondre avec joie. C'est là qu'elle a vu, comme le bon samaritain (cf. Lc 10, 29-37), le Christ blessé et qu'elle est descendue de « l'âne de Lorette » et a commencé à subvenir à leurs besoins. Ce fut un défi et un devoir.

Calcutta est le Bethléem M.C. où Jésus est né et naît encore. Il suffit d'aller à Shishubhavan au 78 A.j. Bose Road, où des centaines d'enfants non désirés sont désirés et aimés, délivrés des « Hérodes » de notre temps.

Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite ensuite à aller vers la Sainte Famille de Nazareth où, comme Joseph qui a pris l'Enfant et sa mère et a fui en Egypte cette nuit-là, beaucoup d'hommes aujourd'hui doivent faire la même chose: protéger, sauvegarder et sauver, en particulier l'enfant à naître. « L'avortement est le plus grand destructeur de paix. » (Bienheureuse Teresa). Si une mère peut devenir un « Hérode » pour son propre enfant, que reste-t-il dans le monde ? Comment pouvons-nous espérer la paix dans le monde ? Comment pouvons-nous avoir la paix dans nos cœurs ? La paix commence avec nous: « Qu'il y ait la paix et qu'elle commence avec moi ».

Le « Charisme de Mère Teresa » lutte contre l'avortement par l'adoption. Les sœurs M.C. ont des maisons pour des mères célibataires partout dans le monde. Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à lutter contre le fléau de l'avortement aujourd'hui; mais comment ?

Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à offrir « chaque soupir, chaque regard, chacun de nos actes comme des actes d'amour divin » et à décider chaque jour et dire que: « Volontairement, mon Jésus, je te suivrai partout où tu iras à la recherche des âmes, quelqu'en soit le coût pour moi et par pur amour pour toi. » C'était le désir quotidien de la bienheureuse Teresa, sa prière et sa vie. Cela doit être également notre désir quotidien, notre prière et notre vie.

Le « Charisme de Mère Teresa » nous rappelle que Calcutta peut être dans nos propres foyers, si seulement nous avons des yeux pour voir et des cœurs pour répondre comme la bienheureuse Teresa l'a fait...en suivant l'appel de Jésus. L'appel de Jésus auquel nous pouvons librement répondre, est gratuit. Si nous apprenons de plus en plus à rendre un service aux membres de nos familles de tout cœur, sans compter le coût et sans chercher de récompense, nos familles deviendront des sanctuaires domestiques de l'Eglise. Cela est possible seulement si nous accueillons Jésus dans nos maisons et si nous transformons chacune de nos familles en un autre Nazareth. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire: « Faites de votre famille/de votre communauté un autre Nazareth ».

Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à ressentir la soif intense et infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix...et dans l'Eucharistie...comme elle l'a ressentie, et aussi à étancher sa soif comme elle a essayé de l'étancher avec toute la puissance et les fibres de son être.

« Le but général de la Société des Missionnaires de la Charité » écrit la bienheureuse Teresa, « est d'étancher la soif de Jésus. « Jésus a dit sur la Croix: « J'ai soif ». Quand Jésus fut privé de toute consolation, mourant dans la pauvreté absolue, abandonné, méprisé et brisé dans son corps et dans son âme, il a parlé de sa soif- non d'eau- mais d'amour, de sacrifice. »

Elle continue: « Jésus est Dieu, donc son amour, sa soif sont infinis. Notre but est d'étancher la soif infinie d'un Dieu fait homme. Juste comme les anges en adoration dans le ciel chantent sans cesse les louanges de Dieu, nous aussi, en utilisant les quatre vœux de pauvreté absolue, de chasteté, d'obéissance et de Charité envers les pauvres, nous étanchons sans cesse le Dieu assoiffé de notre amour et de l'amour des âmes que nous lui apportons. »

« En vivant une vie de charité fervente dans la pratique de nos quatre vœux, nous étanchons la soif d'amour de Jésus, c.a.d. par notre perfection qui est le but de notre vie religieuse donnée à Dieu, l'amour qu'il demande à ses religieux. »

.

Chaque M.C. doit ressentir la double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie, et partager cette soif de Jésus aussi intimement qu'il ou qu'elle le peut. Dieu a soif de nous et de tous et nous avons soif de Dieu et des âmes: « La prière est la rencontre de la soif de Dieu avec la nôtre ». Dieu a soif que nous ayons soif de lui. » (CCC 2560)

Un jour j'étais en train de fixer la petite plaque « J'ai soif » sur le mur où se trouvait le Crucifix dans notre chapelle à Rome. La bienheureuse Teresa M.C. était avec nous cet après-midi-là. Elle est venue aussi voir comment je faisais. Elle s'est déplacée au fond de la chapelle et m'a dit alors: « Père Sébastien, mettez les mots « J'ai soif » aussi près que possible de la bouche de Jésus, comme s'il était en train de vous les dire maintenant. » Comme je pensais à cela plus tard, je me suis rendu compte que la soif d'amour et des âmes de Jésus n'est pas seulement infinie mais aussi éternelle. Mais la soif de Jésus ne cesse d'augmenter aujourd'hui comme on a besoin d'un amour beaucoup plus pur, car beaucoup plus d'âmes vivent et meurent dans la pauvreté spirituelle, la misère et l'indigence dans le monde d'aujourd'hui.

Jésus a choisi la bienheureuse Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense, qui, comme des flammes de feu s'est répandue au-delà des mers. Nous partageons tous sa soif et son travail pénible pour étancher la soif de Jésus en grandissant en sainteté et en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin. Je prie et demande les prières de tous dans ce but.

Je vous souhaite un Avent très joyeux et fécond, qui nous prépare à accueillir Jésus à Noël.

Dieu vous bénisse.

Père Sebastian Vazhakala M.C.

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive » cf. Jn 7, 37 ff.)

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Prière écrite pour la Revue PRIER de décembre 1997

Seigneur Jésus,

avec Marie, que notre oui

soit un vrai oui.

Accorde-nous

un cœur d'enfant

plein de confiance et d'abandon.

Que nous courions pour Te servir

dans le plus pauvre parmi les pauvres

Seigneur Jésus,

avec Marie, que notre vie

ne soit qu'à Toi.

Gardons la joie d'être « un seul cœur »,

partageons-la avec nos frères.

Donne ta Paix à nos familles

et unis-nous dans la prière.

Tu as porté, Seigneur Jésus,

tous nos péchés jusqu'au martyre.

Avec Marie près de la croix,

que nous prenions ce que Tu donnes,

que nous donnions ce que Tu prends

avec toujours un grand sourire.

Seigneur Jésus, cloué en croix, Tu dis :

« J'ai soif ».

Tel est ton cri,

soif d'amour pour toutes les âmes !

Pour l'étancher avec Marie,

que nous soyons victimes d'amour

à chaque instant de notre vie.

Seigneur Jésus, Tu es l'Amour.

Dans l'Hostie Sainte nous t'adorons.

Suivons Thérèse et Mère Teresa

et travaillons à ta mission.

Aimons nos frères comme Tu nous aimes,

les aimant tous sans exception.

Gardons toujours « la petite voie »,

chemin de foi, d'amour, de joie.

Que par Marie, nous Te portions

avec tendresse et compassion.

Le couple qui a écrit cette prière préfère garder l'anonymat. Depuis plus de dix ans, les deux époux sont laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), association internationale de laïcs qui adhère à l'esprit et au charisme des religieux et religieuses du même nom. Fondée en 1984 à Rome par le père Sébastian M.C. - lui-même fondateur de la branche masculine contemplative des Missionnaires de la Charité – et Mère Teresa, l'association compte aujourd'hui 1 000 membres à travers le monde, mariés ou célibataires. Ils prononcent des vœux semblables à ceux des religieux et renouvelables chaque année : chasteté (conjugale), pauvreté, obéissance et service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi le pauvres.

07.03.07

French (FR)   QUI EST JESUS POUR MOI?  -  Categories: documents, Père Sebastien, Mère Teresa, PRIERES, fafa, lettres  -  @ 18:54:47

A partir de fin mai 1983 la bienheureuse Teresa de Calcutta traversa de sérieux problèmes de santé . C'est à Rome qu'elle eut ses premières attaques au coeur et qu'elle fut admise à l'hôpital « Salvator Mundi » à Monteverde. Elle y passa plus d'un mois.

Un soir, Sr Sylvia, de joyeuse mémoire, me téléphona et me dit que notre Mère (la bienheureuse Teresa) – les soeurs parlent encore d'elle ainsi – voulait que je célébre la liturgie de l'Eucharistie dans sa chambre d'hôpital l'après-midi suivant. Je me rendis donc à « Salvator Mundi ». Comme je parcourais les couloirs de l'hôpital je vis beaucoup de patients qui regardaient la télévision de leurs lits .Quand je rentrai dans la chambre de Mère non seulement elle regardait mais elle contemplait une autre sorte de télévision très puissante – à savoir, elle était en adoration du Saint Sacrement exposé sur son lit. Elle était étendue sur son lit, avec la tête relevée, et le Saint Sacrement, exposé dans un grand ostensoir, était juste devant elle , lui faisant face, elle était entourée d'un groupe de soeurs.

Cela m'impressionna tellement que même aujourd'hui non seulement je m'en souviens très vivement mais je le vois très clairement devant mes yeux. Elle dit son saint chapelet et d'autres prières avec les soeurs et ensuite elles me demandèrent de les bénir , après quoi nous eûmes la Sainte Messe.

Quel témoignage de foi en l'Eucharistie édifiant et encourageant cela fut! Jésus Eucharistique lui donna toute la force et l'énergie dont elle avait besoin pour accepter tout ce que Jésus lui donnait et pour donner tout ce qu'il lui prenait avec un grand sourire.

Sa liberté d'aller de tous côtés en hâte pour le sauver et le servir dans les plus pauvres parmi les pauvres était maintenant réduite à cause de son attaque au coeur; aussi avait-elle décidé d 'apporter des âmes à Jésus par la prière, le sacrifice et l'adoration eucharistique etc...Elle fleurissait là où le Seigneur l'avait plantée pour ce laps de temps. Elle ne pensait pas à ses nombreux hiers remplis de travail apostolique et missionnaire, ni ne voyait un lendemain merveilleux, quand elle serait ressortie dans le monde, libérée de l'hôpital. Non, elle vivait son moment présent avec enthousiasme. De son lit de malade elle faisait pareillement son travail missionnaire, en étanchant la soif d'amour et des âmes de Jésus. En un mot leurs soifs n'étaient plus deux mais une seule. La soif infinie de Jésus devint sa soif quand elle reconnut que Jésus l'avait choisie pour être son épouse, l'épouse de Jésus crucifié.

Dans une relation entre époux il y a, avant tout, la fusion des deux deux volontés, la communion des deux coeurs et de tout l'être. Dans cette union mystique entre époux ils ne sont plus deux, mais ils deviennent un dans l'amour, et de cette union d'époux des âmes naîssent. Les époux en amour soupirent l'un pour l'autre, spécialement quand ils sont loin Leur séparation temporaire renforce seulement leur lien d'amour, en les faisant s'aimer toujours plus fort. La bienheureuse Teresa était amoureuse de Jésus et Jésus était amoureux d'elle.

Cet amour d'époux a conduit la bienheureuse Teresa à souffrir davantage pour les membres du corps mystique du Christ , l'Eglise. Elle a vu la présence de son époux bien-aimé dans l'affamé et plus elle a nourri l'affamé, plus elle est devenue affamée de Jésus dans l'affamé. Plus elle a étanché la soif des assoiffés, plus elle est devenue assoiffée de son bien-aimé époux. Plus elle a vêtu celui qui était nu, plus elle a hébergé le sans abri, plus elle a guéri le malade etc...plus elle s'est sentie unie à lui dans l'amour dans le plus petit, dans celui qui est perdu et dans celui qui est le dernier. Plus elle a aimé les pauvres et les aservis, plus son amour pour Jésus a grandi. « L'amour grandit à travers l'amour. » ( Pape Benoît XVI ).

Son coeur a langui pour lui qui brûlait à l'intérieur d'elle. Et elle l'a exprimé ainsi ainsi sous la forme d'une Litanie, le Dimanche 19 juin 1983. De son lit d'hôpital elle a exprimé sa soif insatiable de son bien-aimé ,qui se présenta à elle sous de nombreuses formes différentes.

Elle avait deux questions : « QUI DITES-VOUS QUE JE SUIS ?» (Mt 16,15)

et la seconde était :« QUI EST JESUS POUR MOI ? »

Ici nous la laissons nous parler. Ses mots ne sont pas de simples mots humains, mais des mots de vérité, de vie et de lumière éternelle. Ils sont le moyen sûr d'aimer et de servir Jésus; ils sont l'evangelion, la bonne nouvelle pour toutes les personnes de bonne volonté. Ici nous citons la deuxième question:




QUI EST JESUS POUR MOI?

Jésus est le Verbe fait chair.

Jésus est le Pain de Vie.

Jésus est la Victime offerte sur la Croix pour nos péchés.

Jésus est le Sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et les miens.

Jésus est la Parole - à proclamer.

Jésus est la Vérité- à dire.

Jésus est le Chemin – à suivre.

Jésus est la Lumière – à allumer.

Jésus est la Vie – à vivre.

Jésus est l'Amour – à aimer.

Jésus est la Joie – à partager.

Jésus est le Sacrifice – à offrir.

Jésus est la Paix - à donner

Jésus est le Pain de Vie – à manger.

Jésus est l'Affamé - à nourrir.

Jésus est l'Assoiffé – à rassasier.

Jésus est celui qui est nu – à vêtir.

Jésus est le Sans-abri – à héberger.

Jésus est le Malade – à guérir.

Jésus est l'Isolé – à aimer.

Jésus est le Non désiré – à désirer.

Jésus est le Lépreux - à qui laver les plaies.

Jésus est le Mendiant – à qui donner un sourire.

Jésus est l'Alcoolique – à écouter.

Jésus est le Malade mental - à protéger.

Jésus est le Petit – à embrasser.

Jésus est l'Aveugle – à conduire.

Jésus est le Muet – à qui parler.

Jésus est l'Infirme - avec qui marcher.


Jésus est le Toxicomane – à qui venir en aide.

Jésus est la Prostituée – à éloigner du danger et à qui venir en aide.

Jésus est le Prisonnier – à visiter.

Jésus est le Vieillard – à servir.

POUR MOI:

Jésus est mon Dieu.

Jésus est mon Epoux.

Jésus est ma Vie.

Jésus est mon seul Amour.

Jésus est mon Tout en Tout.

Je ne vis que pour Jésus.

Jésus, je l'aime de tout mon coeur, de tout mon être.

Je lui ai tout donné, même mes péchés et il m' a épousée dans la tendresse et dans l'amour.

Maintenant et pour la vie , je suis l'Epouse de mon Epoux Crucifié.

Amen.

Dieu vous bénisse.

M Teresa M.C.

Amitiés et priéres.
Dieu vous bénisse.
Rome, 10 septembre 2006.
Père Sébastien Vazhakala M.C.

28.02.07

French (FR)   Lettre d'Ann Burridge : Newsletter volume 6 n°1 de janvier-février 2007  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 23:39:14
+LSF (Laudetur Sacra Familia)

Très chers frères et soeurs LMC

Au nom de notre bien-aimé fondateur, Père Sebastian M.C., de notre secrétaire générale LMC, Gianna Tommasi à Rome, et de toute la famille LMC à travers le monde, je vous adresse par cette lettre mes voeux et mes souhaits affectueux, de bonne santé, de bonheur et toutes grâces et bénédictions pour la nouvelle Année .

En passant en revue les événements de cette année écoulée il semble clair qu'il s'est passé un grand nombre de choses dont nous pouvons être reconnaissants et tant de choses sont planifiées pour cette année et les quelques prochaines années jusqu'au jubilé des 25 ans des LMC en 2009.

Père Sebastian nous a exhortés à « Nous souvenir du passé avec gratitude, de regarder le futur avec confiance, et de vivre le présent avec enthousiasme ! » Efforçons-nous juste de faire cela et de nous souvenir avec gratitude de tout ce qui est passé et de tout ce qui va venir. ! Soyons spécialement reconnaissants pour tout ce que Père Sebastian a fait et continue de faire pour nous. Cette année écoulée seulement, en plus de nous envoyer de nombreuse lettres de direction spirituelle, il fut présent en personne auprès de tant de LMC et MC ,en prêchant des retraites autour du monde : au Canada, en Italie, Autriche, Espagne, Inde, Israël, Albanie et autres lieux.

Regardez le futur avec confiance... »

Une retraite pour les LMC avec Père Sebastian est planifiée du 9 au 12 mai 2007 à
« Our Lady of the Snows Shrine » ( Sanctuaire de Notre Dame des Neiges) à St Louis, Missouri, U.S.A.

Une réunion du Comité pour préparer le jubilé est programmée du 30 mai au 3 juin 2007 à Rome.(Pour les Liens Nationaux et la secrétaire internationale et les coordinateurs. Voir la lettre de P. Sebastian.)

L'année jubilaire des 25 ans des LMC sera du 16 avril 2008 au 16 avril 2009, se terminant par un semaine jubilaire de retraite avec le Chapitre Général du 14 au 22 avril 2009 à Rome.

« Vivez le présent avec enthousiasme ! »

Ensuite il ya tellement d'autres retraites et événements continuellement dans les différents groupes LMC à travers le monde. Je veux encourager une fois de plus les Liens à envoyer les nouvelles et l'information sur les événements à venir à notre éditeur de la Newsletter, Bob Dirgo. E mail : Bobdirgo@hotmail.com.

Dans les dernières Newsletters Adolfo Costa, LMC de Parme (Italie) relatait longuement son projet de préparer des petits livres de formation pour les LMC et nous demandait de l'aider. Il a besoin de nos histoires personnelles illustrant nos expériences de service rendu à Jésus sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi le pauvres qui répondent à la question : " Quand est-ce que tu Me l'as fait? Quand j'avais soif, est-ce que tu M'as donné à boire, quand j'étais affamé, est-ce que tu M'as donné à manger? Quand j'étais malade ou en prison est-ce que tu es venu Me rendre visite?" En d'autres termes, veuillez envoyer à Adolfo un bref exemple de quelques occasions, quand et comment vous avez pratiqué la Charité.Vous pouvez rester anonymes si vous préférez et les envoyer en anglais ou dans une autre langue. L'adresse E-mail d'Adolfo :Adolfo.Costa@yahoo.com

En France, Fabienne et Jean-Claude Bastide, LMC (Liens Internationaux pendant un certain nombre d'années) ont commencé un « blog » sur lequel, entre autres, ils traduisent en français les documents des LMC pour les LMC de langue française au Canada , en Afrique et autres lieux...Pour y accéder, cliquez sur http://famillebastide.un-seul-coeur.com/:

Maintenant je voudrais vous donner quelques nouvelles de notre très cher Mgr. Joseph Flusk, (Directeur Spirituel National des LMC pour les U.S. et le Canada pendant de nombreuses années). Beaucoup d'entre nous ont prié pour lui, comme il a été très malade. Il est maintenant rentré de l'hôpital chez lui et je l'ai eu au téléphone il y a quelques jours. Ce fut une vraie joie d'entendre sa voix. Son coeur est peut-être fragile mais sa voix était étonnemment forte. Il m'a dit que les dernières nouvelles de ses médecins étaient bonnes et qu'il se sentait un peu mieux et était heureux d'être chez lui à nouveau. Il remercia tout le monde pour leurs prières et dit qu'il avait été complétement submergé de lettres et de coups de téléphone venant de la famille LMC. Mgr Flusk est une véritable bénédiction pour nous depuis des années. Tandis qu'il était le curé d'une grande paroisse active, il avait l'habitude de nous encourager dans notre parcours LMC avec de fréquentes lettres de direction spirituelle. Il a écrit aussi une série de commentaires sur les Statuts LMC. Ensuite il y eut les nombreuses retraites nationales et internationales LMC qu'il a dirigées ou auxquelles il a participé :
à Rome, à Lourdes, à Vancouver et autres lieux, tout en étant le Directeur Spirituel des LMC du New Jersey.

Je me rappelle souvent ce qui se produisit à la retraite avec Mgr. Flusk à Vancouver il y a dix ans. Nous avions une interminable discussion sur la « prière » opposée au « travail ». Quelques uns affirmaient que nous devrions être seulement des « contemplatifs » comme le mouvement LMC était issu de la branche des frères contemplatifs M.C. de la famille des Missionnaires de la Charité D'autres affirmaient que « la foi sans les oeuvres est morte... » et donc que le travail devrait être prioritaire. Nous tournâmes autour du sujet et en avant et en arrière tandis que Mgr Flusk écoutait très patiemment. Finalement il dit: « Écoutez, ne soyez pas préocupés par le travail; même pas par la prière, mais soyez PRIÈRE ! »

S' il vous plait continuez à prier pour Mgr. Flusk et tous les Directeurs Spirituels à travers le monde spécialement ceux qui souffrent de quelque façon. Si vous voulez envoyer un message à Mgr Flusk, son adresse est: P.O.Box 66, Beachwood, N.J., U.S.A. 08722

Ces jours-ci il nous est rappelé aussi de prier pour l'Unité des Chrétiens. L'Unité non seulement dans « le Corps du Christ, l'Eglise » mais dans chaque partie de nos vies. En premier l'Unité dans notre famille, notre famille élargie, notre famille paroissiale et d'une manière particulière dans notre famille LMC/MC. Si nous sommes honnêtes nous admettrons que ce n'est pas toujours facile. Il est si facile d'être peu charitable, (Comme la bienheureuse Mère Teresa avait l'habitude de le dire) de semer la discorde et la désunion, aller son propre chemin, « n'en faire qu' à sa guise », comme le dit le dicton, Père Sebastian nous a dit plus d'une fois: « Nous sommes tous des apostats potentiels... » Pour être unis et rester unis il faut la prière, la persévérance, la charité, l'humilité, bref: la magnanimité !

Dans la plus belle, la plus sublime prière de Jésus dans l'Evangile de St Jean ch17, 21 Il implorait son Père, « Qu'ils soient un comme tu es en moi et moi en toi, qu'ils soient aussi un en nous... »

À travers la providence de Dieu les MC et les LMC se sont répandus dans tous les continents et les LMC sont actifs dans plus de 40 pays, comprenant de nombreuses cultures et langues. Et cependant nous professons tous la même sainte foi catholique, les quatre voeux MC et nous efforçons de vivre le charisme MC selon nos Statuts LMC. Que Dieu nous accorde le désir d'être et de rester unis: de choisir non pas ce qui est facile mais ce qui est BON. Et que la bienheureuse Mère Teresa prie pour nous et nous aide à suivre ses pas.

Avec toute mon amitié et ma prière, en union avec la Sainte Famille, chacun d'entre vous et tous les Saints et les Anges.

Votre soeur dans le Christ, Ann Burridge, lmc – pour la famille LMC

27.02.07

English (US)   Newsletter volume 6 n°1 : Lettre de Soeur Nirmala MC aux LMC d'Inde  -  Categories: Mère Teresa, fafa, lettres, Soeur Nirmala  -  @ 12:26:49 pm

Missionnaires de la Charité

54/A A.J.C.Bose Road
Calcutta 700016 W.B.

INDE

Nos chers Missionnaires de la Charité d'Inde,

Avec cette lettre je vous envoie mes souhaits chaleureux et la promesse d'être avec vous en esprit par la prière quand vous vous réunirez à Pune pour votre Rencontre nationale. Que ces jours de prière et de réunions soient une source de grâce pour chacun d'entre vous.

La présence de notre cher père Sebastian M.C. et celle des Directeurs Spirituels de différents groupes de LMC vous apporteront un espoir et un courage nouveau pour vivre votre vocation de LMC avec un amour et un dévouement plus grand .

Voici quelques mots de notre très chère Mère qui vous sont adressés à vous, ses enfants bien-aimés – les Laïcs Missionnaires de la Charité :

« Remercions Dieu pour tout ce que vous êtes pour Jésus à travers les Laïcs Missionnaires de la Charité. La fidélité à devenir une âme de prière est le commencement d'une grande sainteté. Si nous nous souvenons que ce que nous faisons à Jésus est ce que nous faisons les uns pour les autres, nous serons de réels contemplatifs dans le coeur du monde. Apprenons à prier et à travailler comme Jésus le fit pendant trente ans à Nazareth...Cette paix, cette joie et cette unité qui unissaient la Sainte Famille ensemble pour prier et travailler est un exemple vivant merveilleux pour nous. Ils grandissent en sainteté ensemble. Apprenons de Marie à prier et demandons-lui de prier pour que vos maisons soient un autre Nazareth. »

Je me permets aussi de saisir cette occasion pour remercier chacun d'entre vous pour toute l'aide et le soutien que vous nous apportez. Notre gratitude est notre prière pour vous et vos familles.

Remercions Dieu aussi pour le don de notre charisme qu'il a fait à notre Mère et à travers notre Mère à chacun de nous – d'être unis comme une famille pour étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix.

Que Dieu vous bénisse.

Sr. Nirmala M.C.

21.02.07

French (FR)   Lettre de carême de Père Sebastien Mercredi des Cendres 2007  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 18:41:10


Mercredi des Cendres 2007





Le Carême, un temps de printemps pour nos âmes

Le mot Lent : Carême est un ancien mot pour printemps. Le temps de Carême est un temps pour nos vies personnelles d'apparition d'une nouvelle vie et de disparition des vieilles attitudes figées. C'est un temps pour défricher le sol, pour débarrasser les détritus , pour tailler. C'est un temps pour se préparer au grand événement pascal.

Le Carême c'est six semaines. Il commence avec le mercredi des Cendres en nous proposant de construire ce temps saint sur la charité (les oeuvres de miséricorde, l'aumône), la prière et la pénitence. C'est l'ordre proposé par Jésus dans l'Évangile du Mercredi des Cendres. Le temps de Carême, par conséquent, avec sa riche liturgie, se construit sur et autour de ces trois thèmes fondamentaux. Ce sont les éléments de base de la vie chrétienne, mais ils sont mis en valeur spécialement pendant le Carême.
Jésus connut ce temps de réflexion que ces quarante jours de Carême nous présentent. Jésus a fait ses nouveaux choix finaux, définitifs dans le vaste désert de silence, de solitude et de sécheresse de Judée. Il pensa à l'orientation de sa vie, à la présence du Père, à faire fidèlement la volonté de son Père, à l'utilisation de son temps, à son pouvoir et à ses dons personnels.
Remarquez, cela aurait pu être une terrible tentation pour Jésus au cours de sa vie terrestre d'utiliser son pouvoir selon sa convenance, d'abuser de ses dons et de devenir ainsi un héros mondial aux yeux des hommes...ce qu'il n'a jamais fait, même pas une fois. Jésus ne voulut être ni un héros mondial, ni un politicien; il voulut être seulement un guide religieux qui était envoyé par le Père pour nous montrer le chemin vers le ciel. « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »(Jn 3, 16-17).

Le lieu qu'il choisit était un désert aride, loin de tout et de tous; et cela aussi ne fut pas pour un jour ou deux, mais pour une longue période de quarante jours.
Le moyen qu'il choisit pour arriver à y voir vraiment clair dans ses convictions fut la prière intense, avec des sortes effrayantes de solitude et de jeûne...qui durant sa vie publique l'ont fait se briser et se donner totalement aux autres, pour satisfaire la faim et la soif du coeur, de l'esprit, de l'âme et du corps humain. Cela il put le faire seulement parce qu'il appartenait totalement à son Père, sans condition, sans limites, inconditionnellement. De cette longue retraite que fit Jésus, il sortit armé du pouvoir du Saint Esprit. En même temps il devint aussi conscient de la présence et du pouvoir apparent du démon. Satan est vraiment trompeur et faux. Ses suggestions ne peuvent jamais être une aide à la longue. « Il est le père du mensonge ». Il n'y a ni bonté ni aucune bonne foi en lui. Il est totalement mauvais. Cependant, il est extrêmement intelligent pour égarer les gens à travers ses machinations et ses supercheries insidieuses. Il peut venir à nous en ange de lumière pour nous tromper au moment opportun, quand peut-être nous sommes fatigués, découragés, affamés ou faibles dans notre corps, notre esprit et notre âme. Le démon n'a pas honte. Il continue à tourmenter les âmes faibles, étudiant très soigneusement et attentivement les points faibles, les moments et les lieux. Il connaît chacun de nous mieux que nous nous connaissons nous-mêmes.

Imaginez ce qu'il fit à Jésus dans le désert au bout de quarante jours de jeûne et de prière. Les évangiles synoptiques nous rendent compte de ce que satan a essayé de faire avec Jésus dans le désert (Mt 4, 1-11; Mc 1, 12-13; Lc 4,1-13) et sur la Croix. (Mc 15, 31-32).
Là il n'a pas pu faire avec Jésus ce qu'il a fait avec Eve dans le jardin, quand elle regardait le fruit défendu. Écoutez ce que dit le livre de la Genèse: « La femme s'aperçut que le fruit de l'arbre devait être savoureux, qu'il avait un aspect agréable et qu'il était désirable, puisqu'il donnait l'intelligence. Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. » (Gn 3,6).

Par contre, nous voyons Jésus , qui fut sérieusement tenté, pas une fois mais trois fois en peu de temps, mais sans aucun succès. Cela vaut la peine de remarquer comment St Luc le présente à la fin des trois tentations, quand satan perdit complètement sa bataille contre Jésus: « Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé » (Lc 4,13).

A cet égard le document « Vita Consecrata » nous exhorte, en disant: «Il est aussi nécessaire de déceler et de surmonter certaines tentations qui se présentent parfois, par ruse diabolique, sous les apparences du bien... »(Vita Consecrata 38, 3).

Le Carême est un temps de plus de:

1.SOLITUDE: la solitude du désert afin de contempler avec Marie le visage défiguré de Jésus.

2.SILENCE: « L'appel à la sainteté ne peut être entendu et suivi que dans le silence de l'adoration devant la transcendance infinie de Dieu... »(Vita Consecrata 38)

.

3.RENONCEMENT: infuser dans notre Communauté et en moi l'esprit de prière, de renoncement de soi et de charité.

4.PAIX: fais de moi un canal de ta paix.

5.JOIE: là où il y a la tristesse, que j'apporte la joie.

6.ESPERANCE: là où il y a le désespoir que j'apporte l'espérance.

7.FOI: là où il y a le doute que j'apporte la foi.

8.AMOUR: là où il y a la haine que j'apporte l'amour.

9.PARDON: là où il y a le mal que j'apporte l'esprit de pardon.

10.PRIÈRE: une prière plus fervente.

11.SACRIFICE: offrir davantage de sacrifices.

12.OEUVRES DE MISÉRICORDE: oeuvres de miséricorde spirituelles et corporelles (voir Statuts §31).

13.FIDÉLITÉ: à ses devoirs d'état, tâches attribuées, etc.

14.PÉNITENCE: redécouvrir la valeur et l'importance des pratiques ascétiques traditionnelles, telles que le jeûne et l'abstinence. Ces pratiques peuvent s'effectuer doucement, assidûment et avec sérénité à l'imitation solidaire de la souffrance de Jésus, et en réparation pour nos péchés et ceux des autres et comme signe de son désir de s'identifier avec l' « homme des douleurs », comme une expression de son amour pour les membres souffrants du corps mystique de Jésus Christ: « ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair» (Col 1, 24).

15.« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés... Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.» (cf. Jn 15,13).

16.S'arrêter davantage sur les lectures liturgiques, basées sur les trois thèmes: la prière, la pénitence et les oeuvres de miséricorde.

17.Suivre de très près et très fidèlement la liturgie de la Messe, la Liturgie des Heures, y compris l'Office des Lectures.

18.Etre de plus en plus doux, bon, se souciant et portant les épreuves de la vie. «Il vaut mieux faire des erreurs dans la bonté que faire des miracles dans la méchanceté. »( Bienheureuse Teresa M.C.)

Lisons, pendant ce temps saint, en le méditant en profondeur plusieurs fois, le passage suivant ensemble avec « Vita Consecrata » n° 82:
« Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient: la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit...les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie.
En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise...Donc, celui qui prie doit jeûner; celui qui jeûne doit avoir pitié; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie.
Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui...
Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un seul patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. »(cf. le Sermon 43 de St Pierre Chrysologue de l'Office des Lectures du mardi de la 3ème semaine de Carême).
« L'Évangile devient opérant par la charité, qui est la gloire de l'Église et le signe de sa fidélité au Seigneur. C'est ce que montre toute l'histoire de la vie consacrée, que l'on peut considérer comme une exégèse vivante de la parole de Jésus: « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). De nombreux Instituts, surtout à l'époque moderne, sont nés précisément pour répondre à tel ou tel besoin des pauvres. Et même lorsque cette finalité n'a pas été déterminante, l'attention et l'intérêt portés aux plus démunis et exprimés par la prière, l'accueil et l'hospitalité, ont toujours été naturellement présents dans les différentes formes de vie consacrée, y compris la vie contemplative. Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que le Christ contemplé dans la prière est Celui-là même qui vit et souffre dans les pauvres? Dans ce sens, l'histoire de la vie consacrée est riche d'exemples merveilleux et parfois géniaux. Saint Paulin de Nole, qui avait distribué ses biens aux pauvres pour se consacrer pleinement à Dieu, fit construire les cellules de son monastère au-dessus d'un hospice destiné précisément aux indigents. Il se réjouissait à la pensée de cet « échange de dons » singulier: les pauvres, assistés par lui, affermissaient par leur prière les « fondations » mêmes de sa maison, tout entière vouée à la louange de Dieu. Saint Vincent de Paul, pour sa part, aimait dire que, lorsqu'on est contraint d'interrompre la prière pour assister un pauvre dans le besoin, en réalité , on ne l'interrompt pas, parce que c'est « quitter Dieu pour Dieu
». (Vita Consecrata 82).

Le Carême est un temps d'écoute.La Parole de Dieu nous est donnée en abondance. Regardez les textes du Carême, les riches paraboles, le choix des Évangiles, les grands thèmes de la foi, de la conversion et du retour à Dieu, qui nous attend et nous aime déjà. Il nous est demandé de faire plus que juste écouter en ce temps de Carême. Il nous est demandé de faire de la Parole de Dieu un jugement sur nos vies.


Le Carême
est un temps de pénitence spéciale et d'évaluation personnelle. On nous rappelle les paroles du Christ que si nous ne faisons pas pénitence nous périrons tous également: « Renoncez à vous-mêmes, prenez votre croix et suivez-moi. » (Mc 8, 34). « Il faut aussi redécouvrir les moyens de l'ascèse, caractéristiques de la tradition spirituelle de l'Église et de chaque Institut. Ils ont constitué, et ils constituent toujours, un soutien puissant pour un cheminement authentique vers la sainteté. L'ascèse, aidant à dominer et à corriger les tendances de la nature humaine blessée par le péché, est vraiment indispensable pour que la personne consacrée reste fidèle à sa vocation et suive Jésus sur le chemin de la Croix. »(Vita Consecrata 38,2).


Applications pratiques:

Essayer de sourire plus tendrement et de garder un esprit de sérénité et de joie.

Étude sérieuse de la Passion de Jésus et la contempler.

Ne jamais perdre de temps à ne rien faire. Rappelons-nous le célèbre dicton: « Le coeur de l'homme oisif est l'atelier du démon. » Ne donnons aucune occasion à notre adversaire, au démon, qui « comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi. (cf. 1 P 5, 8-9a)

« Le mérite de la croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la façon dont nous la portons. »(St François de Sales).

« Vous attraperez plus de mouches avec une cuiller pleine de miel qu'avec cent barrils de vinaigre. »

« Cela est fait par ceux qui du matin au soir se soumettent joyeusement à une règle, qui s'efforcent d'être attentifs à leurs prières, et se recueillent toute la journée, qui font silence quand ils ont envie de parler, qui évitent la vue d'objets qui excitent la curiosité, qui supportent sans se plaindre le temps qui n'est pas de saison, qui montre de la bienveillance envers ceux pour lesquels ils ressentent une antipathie naturelle , qui acceptent humblement et patiemment les reproches qu'on leur fait, qui s'adaptent aux goûts, aux désirs et aux tempéraments des autres, qui supportent la contradiction sans s'irriter...faire cela, pas une seule fois en passant, mais habituellement, le faire pas simplement patiemment mais joyeusement – c'est déjà une vertu héroique et quand plus tard des situations sérieuses se présenteront, l'action héroïque ne sera pas trop difficile: car nous aurons alors la force de l'Esprit Saint. » (A. Tanquerey).

Je vous souhaite un Saint Carême rempli de Joie.

Dieu vous bénisse.

P. Sebastian Vazhakala M.C.

19.02.07

French (FR)   Lettre de Père Sébastien sur la sainteté du 25 Janvier 2007  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 17:16:18

Cette lettre est une méditation sur le mot HOLY à partir des quatre lettres qui le composent

H comme Humility (Humilité)............................................Page 2

O comme Obedience (Obéissance).........................................Page 3

L comme Love (Amour)...................................................Page 4

Y comme Yearning (Désir)...............................................Page 5

Pages: 1 2 3 4 5

16.02.07

French (FR)   2009 Année du Jubilé des LMC  -  Categories: documents, Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 19:24:39

Chers frères et soeurs 17 janvier 2007

Pour les LMC, l'année deux mille neuf est l'année du jubilé, étant donné que le 16 avril 2009 les LMC auront 25 ans d'existence. C'est le jeudi de l'octave de Pâques. Les préparations pour le jubilé commenceront le 16 avril 2008, qui est le Mercredi de la quatrième semaine de Pâques. Il est nécessaire pour nous de planifier l'année jubilaire correctement et très en avance. En fait nous pouvons commencer à y réfléchir et à proposer des suggestions valables : le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent être au niveau local, national et international.
En premier lieu cela doit être une année d'action de grâces envers Dieu pour le don du mouvement LMC , pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont dans le Mouvement depuis le début.
C'est aussi le moment de demander pardon pour tous nos péchés, notre négligence, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et tous les autres péchés commis contre nos voeux de chasteté, de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et le mouvement LMC. Il y a tellement de choses à regretter, et tellement plus de raisons d' être reconnaissants envers Dieu.
Il est absolument nécessaire pour nous de planifier et de préparer correctement ce grand événement pour les LMC du monde, afin que d' un seul coeur, d'une seule âme, d'un seul esprit et force, nous puissions remercier le Dieu Tout Puissant pour le don ineffable de notre vocation de LMC et de notre Mouvement dans son ensemble.
LE MOUVEMENT LMC EST UN DON :
Pour chaque LMC et sa famille respective.
Pour chaque groupe individuellement.
Pour toute l'Eglise.
Pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Pour la famille M.C.
Pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté et générosité.
Il est nécessaire que tous les LMC ,quelque soit le stade où ils en sont, leur âge, leur place ou leur nationalité, s'impliquent dans cette préparation comme cela doit être une année de renouvellement, de réconciliation, de réparation, de restauration et de résolution (voir la lettre de Père Sebastian de l'Epiphanie 2006). Ce renouvellement doit avoir lieu à tous les niveaux : individuel, du groupe, national et international.
Etant donné que ce renouveau est si vital à tous les niveaux de vies des LMC pour grandir en sainteté, persévérer dans leur vocation, aider les autres à faire de même par des paroles et par l'exemple, le mouvement a besoin d'animateurs LMC saints, généreux, dévoués et convaincus, qui ne vont pas seulement prêcher et enseigner par leurs paroles et leur exemple, mais par la force contagieuse, par l'influence sympathique de ce qu'ils font, par la plénitude évidente de l'amour que leurs coeurs portent à Jésus.
Il y a deux sortes de préparations: lointaine et prochaine. Nous commençons maintenant avec la première.
LA PRÉPARATION LOINTAINE commence avec la formation d'un Comité International comprenant tous les Liens Nationaux, les Directeurs Spirituels Nationaux, et différents Liens linguistiques Internationaux : Italien, Anglais et Espagnol.
Le Comité se réunira à Rome du Mercredi 30 mai au Dimanche 3 juin 2007. Ceux qui ont besoin d'un visa pour venir à Rome pour cette réunion doivent nous contacter rapidement à Rome pour qu'on leur envoie les lettres d'invitation nécessaires dûment signées par le Secrétaire d'Etat du Vatican. S'il vous plait faites tous les efforts pour être présents à cette réunion. Nous avons tellement de choses à planifier et à préparer et à voir ensemble comment organiser, où et quand. Entre temps prions avec beucoup de ferveur et d'assiduité.
Cette réunion du Comité est le premier pas de la préparation lointaine, pendant laquelle nous pourrons parler et planifier l'année entière de préparation. C'est pourquoi nous devons tenir cette réunion le plus tôt possible.
1. Réunion du Comité : 30 mai au 3 juin 2007.
Lieu : « Casa Serena », Via S. Agapito,8- 00177 ROME Italie.
Personnes représentées : Liens Internationaux, Secrétaire Internationale, Liens Nationaux, Directeurs Spirituels Nationaux, Consultants spéciaux,...etc.
Le Thème : Comment préparer l'année jubilaire : 16 avril 2008 au 16 avril 2009.
2. Dans notre réunion préliminaire qui s'est tenue à Rome du 12 au 14 janvier 2007 les participants : Giuseppe Cunzolo de Catane ( lien national LMC d'Italie), Adolfo Costa de Parme, Gianna Tommasi (Secrétaire générale LMC), Paradisa Orlandi, une des premiers membres LMC, Ann et Vincent Caroll du Canada, Simon Grainger d'Australie, Mimma Battaglia LMC et P. Sebastian Vazhakala M.C. ont parlé de quelques uns des points suivants :
La date de la réunion du Comité.
Le lieu et la date de la semaine de clôture du Jubilé avec le Chapitre Général à Rome, du Mardi 14 (soir)de la semaine de Pâques au 22 avril 2009.
Du 14 au soir au 16 avril (matin ), Journée de Prière.
Jeudi de la semaine de Pâques, 16 avril 2009, Grande Messe du Jubilé, professions, renouvellements des voeux.
17 au 22 avril 2009, Chapitre Général.
Le Thème du Jubilé : « Restaurer toutes les choses et toutes les personnes dans le Christ », « Restorare omnia in Christo », St. Paul.
Prière pour le succès et la fécondité du Jubilé et le 2ème Chapitre Général LMC.
Prions beaucoup. Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.

P. Sebastian Vazhakala M.C.

03.01.07

French (FR)   Voeux des LMC de Paris (France) et ouverture blog Bastide : Newsletter janvier 2007  -  Categories: jc, fafa, lettres  -  @ 12:19:51

Meilleurs voeux de paix et de joie à vous tous en ce temps saint de l'Avent, de la part du groupe LMC de Paris (France) .

Cette année nous avons renouvelé nos voeux le 7 octobre à la « soup kitchen » des soeurs MC à Paris, en présence de notre Directeur Spirituel le Pére Philippe Pignel. Le vendredi 6 quelques uns d'entre nous avaient prié l'heure de la Miséricorde Divine dans une de nos paroisses et le soir, après la Messe à 21h nous avons eu notre nuit d'adoration mensuelle, comme chaque 1er vendredi du mois (vous pouvez être en union de prière avec nous et aussi nous envoyer des intentions par mail : famillebastide@free.fr). Le samedi le Père Pignel nous a prêché une retraite une retraite sur le thème: « Viens, sois ma lumière. » avant les voeux.

Il nous revient à la mémoire qu'en 1993 nous avions proposé de nous retrouver dans la prière à 3h PM heure locale (peu importe le décalage horaire), même quelques minutes et en particulier le vendredi et le 1er vendredi du mois: heure de « J'ai soif », heure MC, heure de la Miséricorde Divine. Nous le proposons à nouveau afin de devenir: « Un Seul Coeur dans le Coeur Sacré de Jésus à travers le coeur immaculé de Marie », comme la bienheureuse Mère Teresa nous a demandé de l'être.

Joyeux et Saint Noël
avec toute notre amitié et notre prière

Fabienne, Jean-Claude, Hélène, Karine, Michèle, Marguerite et Benoîte

P.S. Jean-Claude et Fabienne Bastide informent les LMC de langue française qu'ils ont ouvert un blog : http://famillebastide.un-seul-coeur.com/ sur lequel ils mettent petit à petit les traductions en français des documents sur les LMC écrits par Père Sebastian.

« un Seul Coeur »

JC et F Bastide

25.12.06

French (FR)   Traduction de la lettre de Père Sébastien  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 22:37:43

Traduction de la lettre de Père Sébastien écrite en italien et incluse dans la NewsLetter italienne
enregisrée sur le blog précédemment .Traduction par Fabienne non garantie !

Laudetur Sacra Familia

Très chers frères et soeurs,

La joie et la paix durables sont les dons les plus précieux de ce saint temps de Noël. Beaucoup ont partagé cet Esprit de Noël avec nous et avec nos pauvres à travers le téléphone, les messages, les cartes de voeux, les lettres et les dons, tandis que d'autres sont venus nous rendre visite personnellement et d'autres nous ont assurés de leurs prières et de leurs sacrifices.
Quelque soit la façon dont vous avez partagé l'Esprit, notre amitié avec Dieu et les uns pour les autres s'est renouvelée, approfondie, purifiée, et renforcée. Vous nous avez fait percevoir que Dieu s'est vraiment incarné et a vécu avec nous, pour nous et au milieu de nous, comme nous le professons quand nous disons : « Pour nous les hommes et pour notre salut il descendit du ciel ».
Cette amitié se fonde sur le service, dans l'humilité et la charité. L'amitié qui se fonde simplement sur ce qui plaît ou ne plaît pas, sur l'égoisme et sur l'orgueil ne peut pas durer. La véritable amitié se fonde sur le respect, la confiance, le sacrifice, le pardon, la compréhension, l'humilité et l'estime. La véritable amitié se base sur l'amour de Dieu et du prochain. L'amitié sans sacrifice et sans un service affectueux dans l'humilité et dans la joie est une intolérable contrefaçon.
Je me rends compte toujours davantage que Noël est un temps de renouvellement. C'est le temps de renouveler notre amitié avec Dieu et avec les autres. Il ne s'agit pas de deux réalités parallèles , mais- nous le précisons- de deux réalités inséparables qui se fondent en une seule. C'est le temps de rappeler nos amitiés et d'en établir de nouvelles; de réparer les ponts ou d'en construire de nouveaux; de nettoyer et de rénover. C'est la raison pour laquelle nous envoyons des lettres et des cartes de voeux, en assurant de notre prière.
L'humilité ne nous rend pas pauvres et misérables, comme le font au contraire l'orgueil et la jalousie. Plus nous sommes humbles, plus nous devenons nobles. C'est seulement quand nous sommes prompts à partager l'humilité de Dieu, qui devint homme comme nous en tout excepté le péché , que nous partageons la divinité de Dieu et devenons grands et semblables à Dieu.
Satan est furieux contre les amis et les amoureux de Dieu; il essaie de toutes ses forces de nous faire devenir des ennemis de Dieu et de notre prochain, en suscitant en nous des sentiments de jalousie et d'ambition. Satan essaie de créer la désunion et de rompre notre amitié avec Dieu, qui se fonde sur la foi, l'espérance et la charité et est fortifiée par la prière, la contemplation et les oeuvres de miséricorde. Il sait que, si nous abandonnons notre vie de prière, nous pouvons facilement rompre notre amitié envers le prochain.
Il est impossible d'être ami avec notre voisin, si en premier lieu nous ne sommes pas amis avec Dieu. Dieu est non seulement notre Père mais il est notre ami fidèle pour toute la vie. L'amitié avec Dieu porte immédiatement à établir une amitié avec le prochain. Et cela est normal parce que nous sommes fils du même Père céleste: juste ou injuste, bon ou méchant, normal ou anormal, saint ou pécheur, noir, foncé, blanc ou jaune, nous sommes tous fils du même Père céleste.
Noël est aussi un temps de partage. Beaucoup d'entre vous ont donné avec générosité, et « Dieu aime celui qui donne avec joie ». Merci à tant parmi vous qui partagez de cette façon tant de temps, d'énergie, d'argent et de choses matérielles avec et pour nos pauvres. Votre générosité et votre bonne volonté infatigables sont vraiment édifiantes. Beaucoup d'entre vous se dépensent pour nous aider et aider nos pauvres.
Mes voeux les plus sincères pour un saint Noël et un Nouvel An plein de Paix.

P. Sebastian Vazhakala M.C.

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