29.03.21
Homélie des RAMEAUX 2021 du pape François
"...Demandons la grâce de l’étonnement. La vie chrétienne, sans étonnement, devient grisâtre. Comment peut-on témoigner la joie d’avoir rencontré , si nous ne nous laissons pas étonner chaque jour par son amour surprenant qui nous pardonne et nous fait recommencer ? Si la foi perd l’étonnement, elle devient sourde : elle ne sent plus la merveille de la Grâce, elle ne sent plus le goût du Pain de vie et de la Parole, elle ne perçoit plus la beauté des frères et le don de la création. Elle n’a d’autre moyen que de se réfugier dans les légalismes, dans les cléricalismes et dans toutes les choses que Jésus condamne au chapitre 23 de Matthieu.
En cette Semaine Sainte, levons les yeux vers la croix pour recevoir la grâce de l’étonnement. Saint François d’Assise, en regardant le Crucifié, était surpris que ses frères ne pleuraient pas. Et nous, réussissons-nous encore à nous laisser émouvoir par l’amour de Dieu ? Pourquoi ne savons-nous plus nous étonner devant lui ? Pourquoi ? Peut-être parce que notre foi a été usée par l’habitude. Peut-être parce que nous restons enfermés dans nos regrets et nous nous laissons paralyser par nos insatisfactions. Peut-être parce que nous avons perdu la confiance en tout et que nous croyons même que nous nous trompons. Mais derrière ces “peut-être” y-a-t-il le fait que nous ne sommes pas ouverts au don de l’Esprit, qui est celui qui nous donne la grâce de l’étonnement.
Repartons de l’étonnement ; regardons le Crucifié et disons-lui : “Seigneur, comme tu m’aimes ! Comme je suis précieux pour toi !”. Laissons-nous étonner par Jésus pour retourner à la vie, parce que la grandeur de la vie n’est pas dans l’avoir ni dans l’affirmation de soi, mais de se découvrir aimés. C’est la grandeur de la vie : se découvrir aimés. Et la grandeur de la vie est dans la beauté de l’amour. Dans le Crucifié nous voyons Dieu humilié, le Tout-Puissant réduit à un déchet. Et avec la grâce de l’étonnement nous comprenons qu’en accueillant celui qui est rejeté, en s’approchant de celui qui est humilié par la vie, nous aimons Jésus : parce qu’il est dans les derniers, dans les rejetés, dans ceux que notre culture pharisaïque condamne.
Aujourd’hui, immédiatement après la mort de Jésus, l’Evangile nous révèle la plus belle icône de l’étonnement. C’est la scène du centurion, qui « voyant comment il avait expiré, déclara : “Vraiment, cet homme était Fils de Dieu !” » (Mc 15, 39). Il s’est laissé étonner par l’amour. De quelle manière avait-il vu Jésus mourir ? Il l’avait vu mourir en aimant, et cela l’a étonné. Il souffrait, mais il continuait à aimer. Voilà l’étonnement devant Dieu, qui sait remplir d’amour même la mort. Dans cet amour gratuit et inouï, le centurion, un païen, trouve Dieu. Vraiment il était Fils de Dieu ! Sa phrase scelle la Passion. Beaucoup avant lui dans l’Evangile, en admirant Jésus pour ses miracles et prodiges, l’avaient reconnu Fils de Dieu, mais le Christ lui-même les avait fait taire, parce qu’il y avait le risque qu’ils s’arrêtent à l’admiration mondaine, à l’idée d’un Dieu à adorer et à craindre car puissant et terrible. Sous la croix, désormais, on ne peut plus mal interpréter : Dieu s’est révélé et règne avec la seule force désarmée et désarmante de l’amour.
Frères et sœurs, aujourd’hui Dieu étonne encore notre esprit et notre cœur. Laissons cet étonnement nous envahir, regardons le Crucifié et disons nous aussi : “Tu es vraiment le Fils de Dieu. Tu es mon Dieu”."
01.01.21

20.12.18
21.11.18
JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES
MESSE
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Basilique vaticane
XXXIIIe Dimanche du Temps ordinaire, 18 novembre 2018
Regardons trois actions que Jésus accomplit dans l’Evangile.
La première. En plein jour, il laisse : il laisse la foule au moment du succès, quand il est acclamé pour avoir multiplié les pains. Et tandis que les disciples voulaient se réjouir de la gloire, il les oblige immédiatement à s’en aller et il renvoie la foule (cf. Mt 14,22-23). Recherché par les gens, il s’en va seul : lorsque tout était “en descente”, il monte sur la montagne pour prier. Puis, au cœur de la nuit, il descend de la montagne et rejoint les siens en marchant sur les eaux agitées par le vent. En tout, Jésus va à contre-courant : d’abord, il laisse le succès, puis la tranquillité. Il nous enseigne le courage de laisser : laisser le succès qui enfle le cœur et la tranquillité qui endort l’âme.
Pour aller où ? Vers Dieu, en priant, et vers celui qui a besoin, en aimant. Ce sont les vrais trésors de la vie : Dieu et le prochain. Monter vers Dieu et descendre vers les frères, voilà la route indiquée par Jésus. Il nous détourne de pâturer, sans être dérangés dans les plaines faciles de la vie, de vivoter oisivement au milieu des petites satisfactions quotidiennes. Les disciples de Jésus ne sont pas faits pour la tranquillité banale d’une vie normale. Comme le Seigneur Jésus, ils vivent leur chemin, légers, prêts à laisser les gloires du moment, attentifs à ne pas s’attacher aux biens qui passent. Le chrétien sait que sa patrie est ailleurs, il sait qu’il y est déjà – comme le rappelle l’apôtre Paul dans la seconde lecture – « concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu » (cf. Ep 2,19). Il est un voyageur agile de l’existence. Nous ne vivons pas, nous, pour accumuler, notre gloire se trouve dans le fait de laisser ce qui passe pour retenir ce qui demeure. Demandons à Dieu de ressembler à l’Eglise décrite dans la première Lecture : toujours en mouvement, experte dans le détachement et fidèle dans le service (cf. Ac 28,11-14). Réveille-nous, Seigneur de l’oisiveté tranquille, du calme paisible de nos ports sûrs où nous sommes en sécurité. Détache-nous des amarres de l’autoréférentialité qui leste la vie, libère-nous de la recherche de nos succès. Enseigne-nous, Seigneur, à savoir laisser pour fonder la route de notre vie sur la tienne : vers Dieu et vers le prochain.
La seconde action : en pleine nuit, Jésus encourage. Il va vers les siens, plongés dans l’obscurité, en marchant « sur la mer » (v. 25). En réalité, il s’agissait d’un lac, mais la mer, avec la profondeur de ses obscurités souterraines, évoquait à cette époque les forces du mal. Jésus, en d’autres paroles, va à la rencontre des siens en piétinant les ennemis mauvais de l’homme. Voilà la signification de ce signe : ce n’est pas une manifestation célébrant la puissance, mais la révélation pour nous de la rassurante certitude que Jésus, seulement Lui, Jésus, vainc nos grands ennemis : le diable, le péché, la mort, la peur, la mondanité. A nous aussi aujourd’hui, il dit : « Confiance ! c’est moi, n’ayez plus peur » (v.27).
La barque de notre vie est souvent ballottée par les flots et secouée par les vents, et lorsque les eaux sont calmes elles recommencent vite à s’agiter. Alors nous nous en prenons aux tempêtes du moment, qui semblent nos uniques problèmes. Mais le problème n’est pas la tempête du moment, c’est la manière de naviguer dans la vie. Le secret pour bien naviguer est d’inviter Jésus à bord. Le gouvernail de la vie lui est donné, afin que ce soit Lui qui conduise la route. Lui seul en effet donne vie dans la mort et espérance dans la douleur ; Lui seul guérit le cœur par le pardon et libère de la peur par la confiance. Aujourd’hui, invitons Jésus dans la barque de notre vie. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec Lui à bord, les vents se calment (cf. v.31) et on ne fait jamais naufrage. Avec Lui à bord, on ne fait jamais naufrage ! Et c’est seulement avec Jésus que nous devenons capables nous aussi d’encourager. Il y a un grand besoin de gens qui sachent consoler, non pas avec des paroles vides, mais bien avec des paroles de vie, avec des gestes de vie. Au nom de Jésus on donne une consolation véritable. Ce ne sont pas des encouragements formels et limités, mais c’est la présence de Jésus qui redonne des forces. Encourage-nous, Seigneur : consolés par toi, nous serons de vrais consolateurs pour les autres.
Et troisième action de Jésus : au milieu de la tempête, il tend la main (cf. v.31). Il saisit Pierre qui, apeuré, doutait et, en s’enfonçant, criait : « Seigneur, sauve-moi ! ». Nous pouvons nous mettre à la place de Pierre : nous sommes des gens de peu de foi et nous sommes ici pour mendier le salut. Nous sommes des pauvres de vraie vie et nous avons besoin de la main tendue du Seigneur, qui nous tire hors du mal. C’est le début de la foi : se vider de l’orgueilleuse conviction de nous croire en ordre, capables, autonomes, et reconnaître que nous avons besoin de salut. La foi croît dans ce climat, un climat auquel on s’habitue en se tenant avec tous ceux qui ne se mettent pas sur un piédestal, mais qui ont besoin et demandent de l’aide. Pour cela, vivre la foi au contact de ceux qui ont besoin est important pour nous tous. Ce n’est pas une option sociologique, ce n’est pas la mode d’un pontificat, c’est une exigence théologique. C’est nous reconnaître mendiants de salut, frères et sœurs de tous, mais spécialement des pauvres, les préférés du Seigneur. Ainsi nous atteignons l’esprit de l’Evangile : « l’esprit de pauvreté et de charité – dit le Concile – est, en effet, la gloire et le témoignage de l’Eglise du Christ » (Const. Gaudium et spes, n. 88).
Jésus a entendu le cri de Pierre. Demandons la grâce d’entendre le cri de celui qui vit dans des eaux tumultueuses. Le cri des pauvres : c’est le cri étranglé des enfants qui ne peuvent naître, des petits qui souffrent de la faim, des enfants habitués au fracas des bombes au lieu des cris joyeux des jeux. C’est le cri des personnes âgées mises de côté et laissées seules. C’est le cri de celui qui se trouve à affronter les tempêtes de la vie sans une présence amie. C’est le cri de celui qui doit fuir, laissant sa maison et sa terre sans la certitude d’un but. C’est le cri de populations entières, privées même des ressources naturelles considérables dont ils disposent. C’est le cri des nombreux Lazare qui pleurent, tandis qu’une poignée de riches fait des banquets avec ce qui, en justice, revient à tous. L’injustice est la racine perverse de la pauvreté. Le cri des pauvres devient chaque jour plus fort, mais chaque jour moins écouté. Chaque jour ce cri est plus fort, mais chaque jour moins écouté, dominé par le vacarme de quelques riches, qui sont toujours moins nombreux et toujours plus riches.
Devant la dignité humaine piétinée, souvent on reste les bras croisés ou on ouvre les bras, impuissants face à la force obscure du mal. Mais le chrétien ne peut rester les bras croisés, indifférent, ou les bras ouverts, fataliste, non. Le croyant tend la main, comme fait Jésus avec lui. Auprès de Dieu le cri des pauvres trouve une écoute. Je demande : et en nous ? Avons-nous des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, des mains tendues pour aider, ou bien répétons-nous ce “reviens demain” ? « Le Christ lui-même, dans la personne des pauvres, en appelle comme à haute voix à la charité de ses disciples » (ibid.). Il nous demande de le reconnaître dans celui qui a faim et soif, qui est étranger et dépouillé de sa dignité, malade et en prison (cf. Mt 25,35-36).
Le Seigneur tend la main : c’est un geste gratuit, ce n’est pas un dû. C’est ainsi qu’on fait. Nous ne sommes pas appelés à faire le bien seulement à celui qui nous aime. Echanger est normal, mais Jésus nous demande d’aller au-delà (cf. Mt 5,46) : de donner à celui qui ne peut pas rendre, c’est-à-dire d’aimer gratuitement (cf. Lc 6,32-36). Regardons nos journées : parmi les nombreuses choses, faisons-nous quelque chose de gratuit, quelque chose pour celui qui n’a rien à donner en échange ? Ce sera notre main tendue, notre véritable richesse au ciel.
Tends-nous la main, Seigneur, saisis-nous. Aide-nous à aimer comme tu aimes, toi. Enseigne-nous à laisser ce qui passe, à encourager celui qui se trouve à côté de nous, à donner gratuitement à celui qui est dans le besoin. Amen.
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29.09.18

Le pape mobilise les catholiques: en octobre, prière quotidienne du chapelet pour l’Eglise
Et la prière de Léon XIII à saint Michel Archange
Pendant le mois d’octobre, le pape François demande aux catholiques de prier chaque jour le chapelet pour que Marie défende l’Eglise, avec à la fin l’antienne « Sub tuum praesidium » « Sous l’abri de ta miséricorde » et la prière à l’archange S. Michel « S. Michel Archange défendez-nous ».
Un communiqué du Vatican indique en effet ce 29 septembre 2018, en la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël, que « le Saint Père a décidé d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier le Saint Rosaire chaque jour, pendant tout le mois d’octobre; et ainsi de s’unir dans la communion et la pénitence, en tant que peuple de Dieu, demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel Archange de protéger l’Église du diable, qui a toujours pour but de nous séparer de Dieu et entre nous ».
Un appel relayé par le Réseau mondial de prière du Pape
« Ces derniers jours, avant son départ pour les Pays baltes, le Saint-Père a rencontré père Fréderic Fornos S.I., directeur international du Réseau mondial de prière du Pape; et il lui a demandé de diffuser son appel à tous les fidèles du monde entier, les invitant à conclure la prière du chapelet par l’invocation ancienne « Sub Tuum Praesidium« , et avec la prière à saint Michel Archange qui nous protège et nous aide dans la lutte contre le mal (cf. Apocalypse 12, 7-12) », précise le communiqué diffusé à midi, en italien.
Le Vatican rappelle l’homélie du pape François à Sainte-Marthe, le 11 septembre 2018 (commentant le livre de Job) : « La prière est l’arme contre le Grand accusateur qui « parcourt le monde en cherchant comment accuser ». Seule la prière peut le vaincre. Les mystiques russes et les grands les saints de toutes les traditions conseillaient, dans les moments de turbulence spirituelle, de s’abriter sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu en prononçant l’invocation « Sub Tuum Praesidium ». »
Les deux prières demandées par le pape François
Le communiqué cite ensuite l’antienne en latin et en italien :
“Sub tuum praesidium confugimus Sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo Gloriosa et Benedicta. »
En français, le Réseau mondial de prière du Pape traduit:
“Sous l’abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières
quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers
délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.
Amen.”
Le communiqué précise l’intention du pape François en ce temps de combat spirituel : « Par cette demande d’intercession, le Saint-Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Eglise sous son manteau protecteur: pour la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et qu’elle devienne en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs, des abus commis dans le présent et dans le passé et s’engage à se battre sans aucune hésitation pour que le mal ne l’emporte pas. »
Le communiqué ajoute que le pape demande aussi que la prière du chapelet, pendant tout le mois d’octobre, s’achève par la prière à saint Michel écrite par le pape Léon XIII:
“Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur: tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute, in infernum detrude. Amen”.
Le Réseau mondial de prière du Pape la traduit ainsi en français:
“Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat
et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ;
et vous, Prince de la Milice Céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan
et les autres esprits mauvais qui
parcourent le monde pour la perte des âmes.
Amen.”
Rappelons que, le 5 juillet 2013, selon le voeu du pape émérite Benoît XVI et en sa présence, le pape François a consacré la Cité du Vatican à saint Joseph et à saint Michel Archange.
Le Réseau mondial de prière du pape (RMPP) et son application « ClickToPray » se mobilisent dans ce sens dès le premier octobre, fête de Thérèse de Lisieux, sainte patronne du RMPP, qui est une oeuvre pontificale.
Une radio française, Radio Espérance, a déjà annoncé qu’à partir du 1er octobre, le premier chapelet du matin, et les deux prières demandées par la pape, seraient priés en direct, à cette intention.
Saint Jean-Paul II et le rosaire
Cette demande de prière universelle et quotidienne du chapelet, pendant un mois, accompagné de l’antienne mariale et de la prière à saint Michel n’a pas de précédent dans l’histoire récente de la papauté. C’est à une mobilisation générale dans la prière que le pape François appelle les catholiques tout au long du mois du Rosaire.
Rappelons que saint Padre Pio disait du chapelet que c’était son « arme » et saint Jean-Paul II sa « prière préférée ».
Dans sa lettre apostolique « Le Rosaire de la Vierge Marie » (octobre 2002), Jean-Paul II a expliqué qu’il voulait relancer la prière du chapelet, pour encourager les fidèles à « contempler le visage du Christ ».
Il invitait à prier le chapelet pour la paix dans le monde, et pour les familles spécialement et il concluait: « Que mon appel ne reste pas lettre morte! »
Les papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François sont allés invoquer la Vierge du Rosaire, à Pompéi (Italie), au sanctuaire érigé par le bienheureux Bartolo Longo, que saint Jean-Paul II cite dans sa lettre: « Je fais volontiers miennes les paroles touchantes par lesquelles il termine la célèbre Supplique à la Reine du Saint Rosaire :
Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l’enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie. À toi, le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô refuge des pécheurs, ô souveraine Consolatrice des affligés. Sois bénie en tout lieu, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel ».
30.01.18
Sainte-Marthe : Jésus n’a pas de bureau, il se jette dans la foule
La « fatigue » du pasteur, en fin de journée
30 JANVIER 2018
Jésus n’a pas de bureau, il se « jette » dans la foule pour « faire le bien », a dit le pape François lors de la messe qu’il a célébrée ce 30 janvier 2018, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican. De même, le pasteur doit vivre avec son peuple et être « fatigué » le soir.
Dans son homélie rapportée par Vatican News en italien, le pape a souligné que la journée du pasteur devait être similaire à une « journée de la vie de Jésus », contée dans l’Evangile. « Jésus n’ouvre pas de bureau de consultation spirituelle avec un panneau “Le prophète reçoit lundi, mercredi, vendredi de 3 à 6. L’entrée coûte tant, ou, si vous le souhaitez, vous pouvez donner une offrande”. Non, Jésus ne fait pas comme cela. Il n’ouvre pas non plus de cabinet médical avec le panneau “Les malades seront reçus tel jour, tel jour, tel jour et seront guéris”.
Au contraire, « Jésus se jette au milieu du peuple… Jésus aime sortir à la rencontre des difficultés quand les personnes l’appellent. » De même, le prêtre accompagne son peuple et, le soir, il doit être « fatigué », d’une « fatigue réelle, non pas idéale », la fatigue « de celui qui travaille ».
Dans l’Evangile (Mc 5, 21-43), la foule est dense, elle touche Jésus, mais il ne recule pas, il « paie », a ajouté le pape, « pour faire le bien ». C’est « la façon d’agir de Jésus » et c’est « l’attitude du vrai pasteur ».
« Le pasteur est oint d’huile, le jour de son ordination : sacerdotale et épiscopale, a rappelé le pape François. Mais l’huile véritable, intérieure, est l’huile de la proximité et de la tendresse. Le pasteur qui ne se fait pas proche, il lui manque quelque chose : il est peut-être un patron… mais pas un pasteur. Un pasteur auquel il manque de la tendresse sera un rigide, qui donne des coups de bâton aux brebis. Proximité et tendresse… ainsi était Jésus. »
En conclusion, le pape a invité à prier « pour nos pasteurs, pour que le Seigneur leur donne cette grâce de cheminer avec le peuple, d’être présents au peuple avec beaucoup de tendresse, avec beaucoup de proximité. Et quand le peuple trouve son pasteur, il sent quelque chose de spécial, il sent la présence de Dieu… “Ils furent frappés d’une grande stupeur”. La stupeur de sentir la proximité et la tendresse de Dieu dans le pasteur. »
05.01.18

MESSE EN LA SOLENNITÉ DE L'ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR
CHAPELLE PAPALE
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Basilique Vaticane
Samedi, 6 janvier 2018
[Multimédia]
Trois gestes des Mages orientent notre marche à la rencontre du Seigneur qui se manifeste aujourd’hui comme lumière et salut pour tous les peuples. Les Mages voient l’étoile, ils marchent et ils offrent des présents.
Voir l’étoile. C’est le point de départ. Mais pourquoi, pourrions-nous nous demander, seuls les Mages ont-ils vu l’étoile ? Peut-être parce que peu nombreux sont ceux qui avaient levé le regard vers le ciel. Souvent, en effet, dans la vie on se contente de regarder vers le sol : la santé, un peu d’argent et quelques divertissements suffisent. Et je me demande : nous, savons-nous encore lever le regard vers le ciel ? Savons-nous rêver, désirer Dieu, attendre sa nouveauté ; ou bien nous laissons-nous emporter par la vie comme un rameau sec au vent ? Les Mages ne se sont pas contentés de vivoter, de surnager. Ils ont eu l’intuition que, pour vivre vraiment, il faut un but élevé et pour cela il faut avoir le regard levé.
Mais nous pourrions nous demander encore, pourquoi, parmi ceux qui levaient le regard vers le ciel, beaucoup d’autres n’ont pas suivi cette étoile, « son étoile » (Mt 2,2) ? Peut-être parce que ce n’était pas une étoile voyante, qui brillait plus que les autres. C’était une étoile – dit l’Evangile – que les Mages avaient vu « se lever » (v 2.9). L’étoile de Jésus n’aveugle pas, elle n’étourdit pas, mais elle invite doucement. Nous pouvons nous demander quelle étoile nous choisissons dans la vie. Il y a les étoiles éblouissantes qui créent des émotions fortes mais qui n’orientent pas la marche. Il en est ainsi du succès, de l’argent, de la carrière, des honneurs, des plaisirs recherchés comme but de l’existence. Ce sont des météores : ils brillent un peu mais ils tombent vite et leur lueur disparaît. Ce sont des étoiles filantes qui désorientent au lieu d’orienter. L’étoile du Seigneur, au contraire, n’est pas toujours fulgurante, mais toujours présente ; elle est douce : elle te prend par la main dans la vie, elle t’accompagne. Elle ne promet pas de récompenses matérielles, mais elle assure la paix et donne, comme aux Mages, « une très grande joie » (Mt 2, 10). Mais elle demande de marcher.
Marcher, la deuxième action des Mages, est essentielle pour trouver Jésus. Son étoile, en effet, demande la décision de se mettre en route, la fatigue quotidienne de la marche ; elle demande de se libérer des poids inutiles et des fastes encombrants qui entravent, et d’accepter les imprévus qui apparaissent sur la carte de la vie tranquille. Jésus se laisse trouver par qui le cherche, mais pour le chercher il faut bouger, sortir. Ne pas attendre ; risquer. Ne pas rester immobile ; avancer. Jésus est exigeant : il propose à celui qui le cherche de quitter le fauteuil du confort mondain et les tiédeurs rassurantes de nos cheminées. Suivre Jésus n’est pas un protocole poli à respecter mais un exode à vivre. Dieu qui a libéré son peuple à travers la route de l’exode, et qui a appelé de nouveaux peuples à suivre son étoile, donne la liberté et distribue la joie toujours et seulement en chemin. En d’autres termes, pour trouver Jésus il faut abandonner la peur de se mettre en jeu, la satisfaction de se sentir arrivé, la paresse de ne plus rien demander à la vie. Il faut risquer, simplement pour rencontrer un Enfant. Mais cela en vaut immensément la peine, car en trouvant cet Enfant, en découvrant sa tendresse et son amour, nous nous retrouvons nous-mêmes.
Se mettre en chemin n’est pas facile. L’Evangile nous le montre à travers divers personnages. Il y a Hérode, troublé par la peur que la naissance d’un roi menace son pouvoir. Par conséquent il organise des rencontres et envoie les autres recueillir des informations ; mais lui ne bouge pas, il reste enfermé dans son palais. « Tout Jérusalem » (v. 3) aussi a peur : peur de la nouveauté de Dieu. Elle préfère que tout reste comme avant – “ on a toujours fait ainsi ”-et personne n’a le courage d’aller. Plus subtile est la tentation des prêtres et des scribes. Ils connaissent le lieu exact et l’indiquent à Hérode, en citant l’ancienne prophétie. Ils savent mais ne font pas un pas vers Bethléem. Ce peut être la tentation de celui qui est croyant depuis longtemps : il disserte sur la foi, comme d’une chose qu’il sait déjà mais il ne se met pas en jeu personnellement pour le Seigneur. On parle mais on ne prie pas ; on se lamente mais on ne fait pas de bien. Les Mages, en revanche, parlent peu et marchent beaucoup. Bien qu’ignorants des vérités de foi, ils ont le désir et ils sont en chemin, comme le montrent les verbes de l’Evangile : « venus pour se prosterner » (v. 2), « ils partirent ; entrés ils se prosternèrent ; ils regagnèrent leurs pays » (v. 9.11.12) : toujours en mouvement.
Offrir. Arrivés à Jésus, après un long voyage, les Mages font comme lui : ils donnent. Jésus est là pour offrir sa vie, eux offrent leurs biens précieux : or, encens et myrrhe. L’Evangile se réalise quand le chemin de la vie parvient au don. Donner gratuitement, pour le Seigneur, sans s’attendre à quelque chose en retour : voilà le signe certain d’avoir trouvé Jésus qui dit : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Faire le bien sans calcul, même si personne nous le demande, même si l’on n’y gagne rien, même si cela ne nous fait pas plaisir. Dieu désire cela. Lui, se faisant petit pour nous, nous demande d’offrir quelque chose pour ses frères les plus petits. Qui sont-ils ? Ils sont justement ceux qui n’ont rien à rendre, comme celui qui se trouve dans le besoin, l’affamé, l’étranger, le prisonnier, le pauvre (cf. Mt 25, 31-46). Offrir un don gratuit à Jésus c’est soigner un malade, donner du temps à une personne difficile, aider quelqu’un qui ne présente pas d’intérêt, offrir le pardon à qui nous a offensé. Ce sont des dons gratuits, ils ne peuvent pas manquer dans la vie chrétienne. Autrement, nous rappelle Jésus, si nous aimons ceux qui nous aiment, nous faisons comme les païens (cf. Mt 5, 46-47). Regardons nos mains, souvent vides d’amour, et essayons aujourd’hui de penser à un don gratuit, sans contrepartie, que nous pouvons offrir. Il sera apprécié du Seigneur. Et demandons-lui : “Seigneur, fais-moi redécouvrir la joie de donner”.
Chers frères et sœurs, faisons comme les Mages : lever la tête, marcher, et offrir des dons gratuits.
Lettre de père Sebastian M.C. 1er janvier 2018
Marie, Mère de Dieu, 2018
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime »
Chers frères et sœurs,
Que les bénédictions de paix, de joie et d’amour soient sur chacun d'entre vous ! Comme notre Dieu est grand ! Et pourtant, il s’est fait homme, comme nous en toutes choses excepté le péché. Ste.Teresa M.C. avait l’habitude de dire: "Il est plus facile de comprendre la grandeur de Dieu, mais il est plus difficile de comprendre l'humilité de Dieu. Puissions-nous ne jamais rougir de l'humilité de la crèche, ni de la pauvreté et de la simplicité de Bethléem ". Nous continuons à prier une petite litanie même après le temps de Noël :
Enfant Jésus, pauvre et simple, exauce nos prières.
Enfant Jésus, humble et obéissant, exauce nos prières.
Enfant Jésus, silencieux et recueilli, exauce nos prières.
C'est un temps de grâces et de bénédictions spéciales que notre Seigneur veut nous accorder en abondance. Ne gaspillons pas les nombreuses opportunités que le bon Dieu nous donne.
Nous avons tellement de bonnes nouvelles à partager avec vous en ce temps de joie et de paix, ce temps où nous célébrons la grande fête de Noël et toutes les nombreuses fêtes annexes est un temps de nombreuses grâces spéciales. Son Excellence, Mgr. Angelo De Donatis, le nouveau vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, est venu très gentiment et très joyeusement célébrer la sainte Messe le samedi 23 décembre 2017 à 8h30 pour nos frères, nos LMC, pour environ 200 personnes pauvres, des bénévoles, des bienfaiteurs, des coopérateurs et beaucoup de personnes de bonne volonté.
Après sa belle homélie, il conféra le Ministère du lectorat à deux de nos frères : fr. Donatus M.C. et fr. Giovanni M.C. Notre chapelle de la maison-mère était pleine de monde. Nous devons savoir que notre Église une, sainte, catholique et apostolique est celle des pauvres et pour les pauvres. N'oublions pas que nous avons tous besoin de Dieu, sans l'aide infaillible duquel nous ne sommes rien, nous n'avons rien et nous ne pouvons rien faire. Restons-lui toujours reconnaissants.
Jésus est venu annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, la liberté aux captifs, le recouvrement de la vue aux aveugles (Lc 4, 18-19). Nous appartenons à l'une ou l'autre des catégories mentionnées ici dans ce passage ou ailleurs dans les évangiles. Jésus est venu pour les humbles et les humbles de cœur. Nous devons apprendre l'humilité et la douceur à l'école de la Sainte Famille, où Jésus a été l’Enseignant par les mots et l'exemple. Même Marie et Joseph ont appris l'humilité et la douceur de Jésus car Bien qu' "ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes… » (cf Phil 2, 6-11).
Après la sainte Messe et le petit déjeuner dans la salle Mère Teresa, nous avons emmené son Excellence dans notre réfectoire, notre bibliothèque, notre chapelle de l’adoration et tout autour de notre maison. C'était sa première visite canonique chez nous. Il a dit que tout était très propre, bien rangé et avait l'air très monastique.
Il a dit: "Alors, je bénis et j'approuve tout, et priez aussi pour moi". Il est très spirituel et c’est un homme de prière. Il s'est agenouillé dans notre chapelle d'adoration longuement et a prié …
Il a été très enthousiasmé par la visite de Casa Serena, des dortoirs, du réfectoire magnifiquement décoré, de la chapelle de Casa Serena, de la cuisine, etc. Fère Giovanni M.C. et l'équipe a attendu que son excellence commence la distribution de la nourriture. Il a inauguré la distribution en bénissant la foule des pauvres, venus de différentes parties de Rome. Il a donné le premier paquet de nourriture et le panettone (le gâteau de Noël) à la première personne de la file. Il a dit à plusieurs reprises qu'il était très impressionné par la simplicité évangélique, par nos efforts pour suivre la pauvreté de Bethléem. "Quelle grande et agréable surprise pour moi", répétait-il. Il veut revenir.
Merci pour toutes vos prières. L'une des principales intentions durant la neuvaine de Noël était que la visite de notre Supérieur Majeur soit une profonde expérience de Pentecôte. Tous sont rentrés chez eux en louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient vu, entendu et expérimenté. Tous ont également reçu une petite crèche préparée par le frère Giovanni M.C.,Madame Ann et leur équipe. L'évêque a béni les crèches avec de l'eau bénite, puis en a donné une à chacun à la fin de la messe. Certains ont reparlé et raconté l'expérience du samedi matin encore et encore par courriels, appels téléphoniques et bouche à oreille. C'était tout ce qu'Il avait fait. Le Seigneur Eucharistique et nos pauvres attirent peu à peu des âmes à nos maisons des M.C., non seulement des catholiques croyants et pratiquants, mais toutes sortes de personnes de bonne volonté et généreuses. Le travail que nous faisons est l'œuvre du Tout-Puissant, et n'importe qui peut participer au travail, indépendamment de la caste, de la couleur, de la nationalité ou de la religion.
Le vendredi 8 décembre, en la fête de l'Immaculée Conception et le jour de l'Action de grâces, notre communauté a eu vingt-quatre ans. Théoriquement parlant, nous avons commencé le Jubilé d'argent de notre congrégation, qui sera célébré le samedi 8 décembre 2018, s'il plaît à Dieu. Nous devons commencer à préparer le grand événement. Certains des frères ont déjà demandé qu'une prière spéciale soit composée, pour la réciter tous les jours. Après beaucoup de prières et d'efforts, j'ai finalement composé une prière que certains d'entre vous, je comprends, ont déjà commencé à utiliser. À Rome, nous avons déjà commencé à le faire. Elle est priée après la méditation du matin à la place de la première prière que nous récitons tous les jours. Donc, avant de réciter la prière au Saint-Esprit pour notre Congrégation, nous prions la "Prière pour le Jubilé d'argent de notre congrégation ":
Prière pour le Jubilé d'argent de notre congrégation :
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, nous vous louons et nous vous remercions pour le don de la communauté des Frères contemplatifs Missionnaires de la Charité et pour les Laïcs Missionnaires de la Charité.
Nous te supplions, ô Seigneur Jésus-Christ, d'envoyer plus de vocations saintes et ferventes à notre communauté, qui seraient des victimes volontaires de Ton amour, qui seraient tellement unies à Toi qu’elles rayonneraient Ton amour sur les âmes, qui embrasseraient librement et joyeusement Ta pauvreté de la Croix, Ton obéissance de la Croix et Ta Charité de la Croix.
Nous prions, ô Seigneur, que les membres de notre communauté deviennent de plus en plus le feu de Ton amour dans nos communautés, parmi les très pauvres, les négligés, les mal aimés et les déshérités. Puissions-nous t’apporter avec nous dans les maisons des pauvres et partout où nous sommes envoyés pour être ta lumière et ton amour. Puissions-nous offrir plus de sacrifices, sourire plus tendrement et prier avec plus de ferveur pour que nous puissions étancher Ta soif infinie sur la Croix et dans l'Eucharistie par amour et pour les âmes.
Aide-nous, Seigneur, à être de vrais missionnaires contemplatifs et de vrais Contemplatifs missionnaires. En aimant t’adorer dans le Pain de Vie puissions-nous te rendre un service d'amour, à toi caché sous le masque de détresse des plus pauvres des pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité.
Vierge de Nazareth et Mère des pauvres, enseigne-nous non seulement à chérir et méditer le don, le mystère et le miracle de notre vocation contemplative de M.C., mais comme toi à aller en hâte rendre un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres et aux plus nécessiteux, aux malades et aux faibles, aux oubliés et aux abandonnés.
Saint Joseph, époux de la Vierge Marie, protecteur de notre Congrégation et consolateur des pauvres, nous te prions d’intercéder pour nous. Bénie soit la Trinité sainte et indivise, maintenant et pour toujours plus. Amen.
Merci de faire assez de copies de cette prière et de les donner aussi aux LMC et à toute personne de bonne volonté qui voudrait l’utiliser.
Une autre bonne nouvelle est la visite annuelle de son Eminence le Cardinal Angelo Comastri à Casa Serena le samedi 30 décembre 2017 à 17h00. Après la sainte Messe solennelle, il est resté pour le souper, avec nos hommes de Casa Serena, les frères, les L.M.C., les volontaires et les autres. Comme nous étions la veille de la fête de la Sainte Famille, il a préféré célébrer la Messe de la Sainte Famille. C’est un homme de prière, un ami de Jésus, de Marie et de Joseph et quelqu’un qui aime immensément Ste Teresa M.C. et les pauvres. Bien qu'il soit le numéro trois de l'Église officielle, il reste très humble et aime les pauvres. Il aime notre petite Congrégation.. Offrons plus de sacrifices et de prières ferventes pour ses nombreuses intentions. Lui aussi prie beaucoup pour nous. Sa visite priante à Casa Serena est toujours une grâce et une bénédiction pour nous. Nos sincères remerciements vont à son Eminence, le Cardinal Angelo Comastri !
Je voudrais souhaiter à chacun d'entre vous une nouvelle année 2018 très prospère et pleine de paix. Apprenons à nous remémorer l'année écoulée avec gratitude et des souvenirs purifiés, vivons l'année actuelle avec joie et enthousiasme et attendons tous les événements à venir avec une confiance sereine et une confiance aveugle dans le Seigneur.
Nous avons également deux autres Jubilés en cette nouvelle année 2018. Ils seront tous les deux célébrés, si Dieu le veut, le même jour, à savoir le samedi 3 juin 2018 à Rome. Nous avons le Jubilé d'Argent de Casa Serena et le Jubilé d'Or du père Sébastian M.C.., de la première profession du père Sébastian M.C. dans la Congrégation des Frères Missionnaires de la Charité de Calcutta.
Casa Serena a été bénie par l'archevêque Guseppe Mani et inaugurée par Ste Teresa de Calcutta la veille du Dimanche de la Pentecôte, le 29 mai 1993. C'était le jubilé d'argent de la première profession des deux premiers hommes M.C.: frère Damien M.C. (R.I.P. le 3 novembre 2010) et père Sébastien M.C., qui ont fait leur première profession le dimanche de la Pentecôte, le 2 juin 1968. "Il est vraiment correcte et juste, notre devoir et notre salut, toujours et partout, de rendre grâce au Seigneur, notre Dieu, pour toutes les faveurs et bénédictions que nous avons reçus et continuons de recevoir ".
Le mercredi 15 novembre 2017, une grande fête pour le jubilé d'or du père Sébastien M.C. s'est tenue autour de la tombe de Ste Teresa de Calcutta. Toutes les cinq branches de la famille M.C., les Laïcs M.C., les collaborateurs et les volontaires ont activement participé à la messe inaugurale du Jubilé d'Or. A la fin de la messe, tous les supérieurs généraux de toutes les branches et les prêtres concélébrants se sont rendus à la tombe de Ste Teresa M.C. Le père Sébastien M.C. a allumé la bougie préparée par Sr Lynn M.C. sur la tombe de Mère. Autour de la tombe de Mère, à genoux, nous avons récité ensemble les prières d’action de grâces après la Sainte Communion. Ma mémoire est revenue au 7 Mansatala Row, Kidderpore, la Maison-Mère des frères M.C.. Il y a tout juste cinquante ans, six d'entre nous se tenaient autour de l'autel avec Ste Teresa M.C., et nous prononcions nos vœux pour la première fois, signant la formule de vœux, ajoutant à nos noms les lettres M.C. pour la première fois.
Ce fut un jour historique pour la famille M.C... Ce dimanche de Pentecôte a apporté une nouvelle Pentecôte dans l'Église des pauvres pour les pauvres. Sur les six frères qui ont fait des vœux ce jour-là, quatre d'entre eux sont partis au cours des années et fr. Damien M.C. est allé à la maison de Dieu. Je suis donc le seul survivant.
C'est l'histoire de la grâce incroyable et de l'amour durable de Dieu qui m'a amené jusqu'ici. Je suis éternellement reconnaissant à celui qui a déversé sur moi tant de ses plus belles bénédictions. Pas étonnant, alors, que mes yeux aient été remplis de larmes de gratitude pour le don, le mystère et le miracle de ma vocation de M.C... Le bon Dieu m'a permis de le remercier avec toute la famille M.C. autour de la tombe de Mère non seulement pour le don de la vie, mais aussi pour le don de la persévérance. Je suis également reconnaissant à Dieu pour tant de mes frères et de personnes qui m’ont aidé au fil des ans dans divers lieux et moments et qui continuent de m'aider. À tous, j'exprime mes prières incessantes et ma sincère gratitude. Que ma gratitude envers Dieu et tous ceux qui m'ont aidé et qui m'aident d'une manière ou d'une autre, ne cesse jamais.
Ici, je voudrais vous inviter, selon votre temps, à lire ma lettre sur l'origine des Frères M.C. et l’histoire de notre première profession. Cela peut être intéressant et instructif.
Le mardi soir, 9 janvier 2018, fr. Ramon M.C., fr. Jan-Timo M.C., fr. Jean Marie M.C., fr. Luke M.C., fr. Leo M.C. et père Sebastian M.C., si Dieu le veut, nous commencerons notre retraite de 8 jours. Frère André Marie M.C., le supérieur en fonction de la communauté de Rome, s'est porté volontaire pour aller en Albanie remplacer le fr. Ramon M.C. jusqu'au mardi 23 janvier 2018.
Le père José Narlaly, Supérieur général de l'Ordre de la Sainte-Trinité, a gentiment accepté de nous donner la retraite de huit jours. Dans les années 1980, alors que j'étais seul à Rome, il venait passer avec moi des jours de prière et de jeûne sans même boire un verre d'eau pendant vingt-quatre heures. Il a maintenant été élu pour la deuxième fois Supérieur général de l'un des ordres religieux les plus anciens et les plus prestigieux. S'il vous plaît, priez pour que notre retraite et C.G. soient une profonde expérience de Pentecôte pour nous tous et une nouvelle Pentecôte pour notre Congrégation. Offrons aussi des prières ferventes et des sacrifices généreux pour le père José Narlaly, notre prédicateur de retraite. Comme nous commençons notre neuvaine à Saint Sébastien le 11 janvier, j'aimerais que vous ajoutiez trois intentions principales :
1. « Je ne désire plus rien, sinon aimer jusqu'à ce que je meure d’amour » (Saint Jean de la Croix). « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »"(Jn 15, 13).
2. Je ne désire plus rien sauf accomplir la plus sainte volonté de Dieu, toujours et partout. « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jn 4, 34) ; « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe : cependant que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » (Lc 22, 42).
3. Je ne désire plus rien sauf devenir un grand saint et aider les autres à devenir des saints. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Notre vie et nos actions peuvent être uniquement une simple perte de temps si nous n'essayons pas vraiment et sincèrement de devenir des saints.
C'est tout pour l'instant. S'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi comme je le fais pour vous. Prions pour que la volonté de Dieu se fasse en nous, dans nos communautés, dans notre Congrégation, dans nos familles comme au ciel.
Je souhaite à chacun de vous une nouvelle année 2018 pleine de paix. Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude. Dieu vous bénisse.
« Seigneur, accorde-moi la sérénité pour accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse pour connaître la différence »
Père Sebastian Vazhakala M.C.
Lettre de père Sébastien M.C
Fête de saint Etienne
Mardi 26 décembre 2017
Frères et sœurs bien-aimés en Jésus, Marie et Joseph,
Que la grâce, la paix et la joie de la grande fête de Noël soient avec chacun d'entre vous afin que vous puissiez continuer à partager la même paix et la même joie avec tous ceux que vous rencontrez et avec qui vous vivez.
Nous sommes devant un grand mystère, le mystère des mystères, le mystère et le miracle de Dieu devenant l'un de nous et se faisant semblable à nous en toutes choses sauf le péché.
Chaque année nous célébrons ce mystère de l'Incarnation, de Dieu devenant homme et vivant parmi nous. La fête de Noël est un mystère incroyable, qui ne peut être compris que par la contemplation. Plus nous contemplons ce mystère, plus nous apprécions la beauté sublime de notre vocation M.C. , devenant de plus en plus reconnaissants envers celui qui s'est humilié en prenant la forme d'un esclave.
Allons avec Marie dans la maison de Zacharie et d'Elisabeth et observons silencieusement la manière dont ils se sont salués et la joie qu'ils ont rayonnée tous les deux. Restons avec Marie et regardons comment elle a fidèlement accompli de petits et humbles travaux avec amour et joie.
Dans cette maison, nous sommes témoins de nombreux miracles. Tout d'abord, la Vierge de Nazareth est enceinte. "Rien n'est impossible à Dieu", a dit l'Archange Gabriel à Marie. Marie comprit que c'était l'œuvre du Tout-Puissant et elle proclama: "Le Tout-Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom". Elizabeth dans son grand âge donne naissance à Jean-Baptiste, un autre miracle. Le huitième jour après la naissance de Jean-Baptiste, Zacharie commença à parler, il a retrouvé sa faculté de parler après neuf mois, un autre miracle.
Ici, nous pouvons rencontrer dans la foi, un saint après l'autre. Le plus grand est Jésus dans le sein virginal de Marie. Il est le créateur de l'univers, conçu par le Saint-Esprit. A côté de Jésus, il y a Marie de Nazareth, la Vierge Mère de Dieu, et Saint Joseph, le père adoptif de Jésus et l’ époux fidèle de la Vierge Marie, puis Jean-Baptiste, le plus grand parmi ceux qui sont nés d'une femme. Ses parents : Zacharie et Elizabeth sont tous les deux des saints. C'est une communion de saints autour de Jésus, qui est la pierre angulaire de l'édifice de l'Église, le groupe fondateur des saints sur lesquels tous les autres saints se joindront comme des briques dans un bâtiment, ajoutant une brique après l'autre. La Jérusalem céleste a été inaugurée sur terre.
Nous ne pouvons pas devenir des saints au ciel. Nous devenons des saints sur la terre. Personne ne devient un saint au ciel. Si nous ne sommes pas déjà des saints pendant que nous vivons sur la terre, nous ne serons pas des saints après notre mort. Dieu nous donne le temps et l'opportunité de devenir des saints pendant que nous vivons sur cette planète terrestre.
Marie a déjà chanté son cantique. Maintenant, Zacharie a son propre cantique à chanter. Il chante de tout son cœur, ce qui est aussi prophétique. Les saints voient la main de Dieu dans tous les événements de leur vie, dans les bons et les mauvais moments, même dans les joies, les peines, les espoirs et les déceptions.
Nous apprenons tous des saints la sérénité et l'équilibre. La joie est le fruit de la sérénité et de l'équilibre. Nous ne rencontrons généralement pas de saints nerveux et inquiets pour tout, sauf Ste Marthe de Béthanie, la sœur de Marie. Elle a alors reçu une bonne réprimande et une correction fraternelle de la part de Jésus. Elle a compris et elle est retournée et a continué de préparer le repas pour Jésus. Elle n'a pas tout jeté par terre et est allée se coucher, comme certains le font parfois. C'est pourquoi nous avons la fête de Ste Marthe.
Nous voyons le saint d’aujourd'hui : St. Etienne. Il a prié pour ses persécuteurs. "Puis Étienne se mettant à genoux, s'écria d'une voix forte : Seigneur, ne leur compte pas ce péché" (Actes 7, 60). St Etienne n'est pas devenu saint parce qu'il est mort en étant lapidé, mais parce qu'il a pardonné à ses persécuteurs et a prié pour ses ennemis ! Les saints veulent sauver tout le monde, même ceux qui leur font du mal, ceux qui les blessent, ceux qui parlent contre eux ou les critiquent. Les saints veulent que tous soient sauvés. Ils ne passent pas leur temps à maudire et à juger, mais à prier, à pardonner et à sauver !
Les saints ne voient pas leurs ennemis comme des ennemis, mais ils les voient comme des personnes que Dieu a mises sur leur chemin pour être sauvées. Nous voyons cette attitude et cette manière de faire en Jésus, en Marie, en Joseph, en St Etienne et chez la bienheureuse Rani Maria, la dernière béatifiée en Inde, le 4 novembre 2017. Elle et sa famille, y compris sa mère, son père, ses sœurs et ses frères ont travaillé ensemble pour sauver l'homme qui a poignardé leur fille, leur sœur, 41 fois. Il n'était plus leur ennemi, mais ils l'ont accepté comme leur fils adoptif, leur frère adoptif ... Ils lui ont fait un accueil merveilleux avec beaucoup d'amour, de respect et de joie. Ils l'ont fait se sentir désiré, aimé et soigné. Ils lui ont montré qu'ils lui avaient pardonné en Jésus-Christ et cela pour son bien, avec comme résultat qu'il est devenu chrétien catholique et qu'il a commencé à faire ce que faisait la bienheureuse Rani Maria. Les membres de sa famille adoptive ont prié avec lui et pour lui. Ils ne l'ont pas sauvé seulement lui, mais tous ceux qui sont maintenant en contact avec lui.
Il a continué à dire: "Jésus-Christ est la réponse à tous nos problèmes". Il a trouvé la paix ; il est devenu un homme nouveau en Jésus-Christ. Il est né de nouveau en Jésus-Christ. C'est le miracle de tous les miracles. Quand il y a un pardon authentique et un amour sincère, les âmes sont engendrées et naissent à l'image et sur le modèle de Jésus-Christ.
Depuis la chaire de la Croix, la prière du pardon de Jésus pour ses ennemis et pour nous tous pécheurs retentit dans les cœurs et les esprits de tant de personnes. L'amour de Dieu et l'amour du prochain sont inséparables. Avec Dieu et en Dieu, nous pouvons aimer même les personnes non-aimables ; nous pouvons pardonner à ceux qui nous font du mal, même à ceux qui sont violents avec nous, qui nous traitent injustement. En allant au-delà de l'apparence extérieure, nous pouvons voir en chacun dans la foi, l'empreinte et l'image de Jésus-Christ . St Philippe, l'apôtre, a dû voir le Père en Jésus-Christ, et nous devons voir Jésus-Christ dans nos frères et sœurs, spécialement dans nos pauvres gens. «Tu es avec moi depuis si longtemps, Philippe, et tu ne vois pas mon Père?" (Jn 14,8-11). Celui qui rencontre un pauvre dans la rue, ce n'est pas seulement un pauvre qu'il rencontre, mais c'est Jésus-Christ qu’il rencontre sous un déguisement de pauvre.
Le 6 août, lors de la fête de la Transfiguration, j'étais dans une église. C’était la messe. Cette année-là c'était aussi un dimanche. L'église était pleine. Je me suis agenouillé au fond de l'église et j'ai dit à Jésus que je voulais voir son visage. La messe se termina et les gens sont sortis de l'église. En quelques minutes, l'église était vide. Je priai plus ardemment et pensai que Jésus m'accorderait une audience privée une fois que les gens seraient partis. Je suis resté un peu plus longtemps. Mais rien ne se passa vraiment, aucune audience privée ne me fut accordée !
Je sortis de l'église un peu triste et commençai à repartir en marchant vers la maison. En chemin, je rencontrai un pauvre homme, sale et malodorant, qui me demanda des pièces de monnaie pour une tasse de café. Je le regardai attentivement ; il avait l'air fatigué et affamé. Je lui dis que je n'avais pas d'argent sur moi. Je l'invitai à venir avec moi dans notre maison. Il ne voulait pas. Devant mon insistance, il accepta de venir et commença à marcher vers notre maison, qui se trouvait à environ 2 km. A chaque instant il me demandait où était la maison et combien de temps fallait-il encore marcher. Je répétai que nous n'étions pas si loin de chez nous. Nous avons marché ensemble, sommes rentrés à la maison et je lui ai demandé de prendre une douche. Il m'a dit qu'il était OK tel qu'il était. Je lui ai dit qu'il pourrait être plus OK s'il prenait une douche, s'il changeait de vêtements, de chaussettes, de chaussures et s'il avait quelque chose à manger. Il accepta. Il entra et se mit un peu d’eau sur lui et sortit pire qu'avant, alors je le fis entrer à nouveau et lui donnai un bain. Inutile de dire qu'il était contrarié et impatient. "Que veux-tu de moi?" continua-t-il à demander. Je lui dis que je voulais qu'il soit propre et qu'il se sente mieux. L'épreuve était terminée. Il avait de nouveaux vêtements. Il avait l'air plus lumineux et plus radieux. Pendant qu'il mangeait, il commença à parler de sa longue et intéressante histoire. Il avait 53 ans. Il était alcoolique, marié et divorcé, vivant maintenant dans la rue, qu'il préférait encore. Lorsqu'il allait à l'école, il était enfant de chœur. Avec les années, sa vie a changé de mal en pis!
Il était heureux. Il rayonnait de joie et de paix. Il me remercia et partit en disant qu'il reviendrait, mais je ne l'ai jamais revu.
Le soir, alors que je faisais mon examen de conscience, je me suis soudain souvenu de ma prière de ce matin-là, que j'avais demandé au Seigneur de voir son visage pendant que j'étais dans l'église, mais j'avais pensé que le Seigneur n'avait pas entendu ma prière. Mais il l'avait entendue. Il avait répondu à ma prière d'une autre manière. Il était venu à moi défiguré, sale, fatigué et affamé. Il était reparti transfiguré, rayonnant de joie et de paix. Jésus m'a appris une grande leçon ce jour-là. Ce fut Noël pour moi.
Dieu avait entendu ma prière mais peut-être pas de la façon que j'aurais aimé, mais de la façon qu'Il voulait. Mon esprit retourna au verset de l'Évangile, qui dit : "Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait », quoi que nous fassions au plus petit de nos frères, nous le faisons à Jésus. !
Bien que ce fût le jour de la Transfiguration, pour moi ce fut Noël ... Mes yeux se sont ouverts et j'ai reconnu Jésus comme les disciples d'Emmaüs.
Merci mes sœurs, merci mes frères, merci pères, merci à chacun et chacune d'entre vous. Remercions Dieu pour notre vocation de M.C.. Encore une fois, je vous souhaite une très joyeuse et sainte fête de Noël et une nouvelle année 2018 remplie de paix. Prions beaucoup les uns pour les autres et pour tous.
Dieu vous bénisse
Fr. Sebastian Vazhakala M.C.