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23.05.13

French (FR)   Visite du pape François à la Casa Dono di Maria au Vatican  -  Categories: Jean-Paul II, Année Jubilaire, soeur Prema  -  @ 16:21:17

Le pape François s'est rendu à la Maison d'accueil le Don de Marie  : la Casa Dono di Maria, située à deux pas de la place saint Pierre, voulue et inaugurée par le pape Jean-Paul II il y a 25 ans (le samedi 21 mai 1988) et tenue par les soeurs Missionnaires de la Charité, de Mère Teresa, ce 21 mai, vers 17 h 30, en visite privée, accompagné du cardinal Angelo Comastri, de Mgr Georg Gänswein, et de Mgr Alfred Xuereb, à l'occasion du 25e anniversaire de la fondation.

Cette Maison est située sur le territoire du Vatican mais ouverte sur la rue.

La rencontre a eu lieu dans la cour entre la maison, le palais du Sant'Uffizio et l'atrium de la Salle Paul VI, où il y a peu se trouvait la salle de presse pour le conclave.
Le pape y a été reçu par la supérieure générale des Missionnaires de la Charité, soeur  Mary Prema et les soeurs ont mis au cou du pape les traditionnelles fleurs indiennes pour accueillir les hôtes. 
La maison accueille environ 25 femmes et les 60 hommes qui viennent y manger chaque jour.

Jean Paul II s'était rendu à huit reprises dans cette maison d'accueil, et Benoît XVI le 4 janvier 2008 et le 26 décembre 2010 pour un repas avec 250 pauvres.

Chaque jour, les religieuses secondées par des bénévoles, y distribuent, sans distinction de nationalité ou de religion, de la nourriture à des centaines de pauvres et hébergent des dizaines de femmes auxquelles elles assurent également une assistance médicale. Des séminaristes y viennent pour y faire une expérience de service. Dans son discours, devant une assemblée de pauvres, de religieuses et de bénévoles, le Souverain Pontife s’est attardé sur la signification des trois mots qui composent le nom de cette institution.Après son discours, le pape a salué chacun un à un.
Allocution du pape François le 21 mai 2013,
à la Maison des sœurs Missionnaires de la Charité au Vatican :

Casa Dono di Maria

Chers frères etr sœurs, bonsoir,

Je vous adresse à tous une salutation affectueuse, et de façon spéciale à vous, chers hôtes de cette Maison, qui est surtout la vôtre, parce qu'elle a été pensée et instituée pour vous. Je remercie tous ceux qui, de différentes façons, soutiennent cette belle réalité vdu Vatican. Ma présence ce soir veut avant tout être un merci sincère aux Missionnaires de la Charité, fondées par la bienheureuse Teresa de Calcutta, qui travaillent ici depuis 25 ans, avec de nombreux bénévoles, en faveur de tant de personnes qui ont besoin d'aide. Merci de tout cœur ! Vous, chères sœurs, vous rendez visible, avec les (frères et les pères) Misionnaires de la Charité et les coopérateurs, l'amour de l'Eglise pour les pauvres. Par votre service quotidien, vous êtes – comme le dit un psaume – la main de Dieu qui apaise la faim de tout être vivant (cf Ps 145, 16). Combien de fois, au cours de ces années, vous vous êtes penchées sur qui en avait besoin, comme le Bon Samaritain, vous l'avez regardé dans les yeux, vous lui avez donné la main pour le soulager! Combien de bouches vous avez nourries avec patience et dévouement! Combien de blessures, spécialement spirituelles, vous avez pansées! Aujourd'hui, je voudrais m'arrêter sur trois mots qui vous sont familiers: maison, don, Marie.

1.Cette structure, voulue et inaugurée par le bienheureux Jean-Paul II est une "maison"
- mais c'est une affaire entre saints, entre bienheureux! Jean-Paul II, Teresa de Calcutta; et la sainteté est passée, c'est beau cela! -. Et lorsque nous disons "maison", nous voulons dire lieu d'accueil, une demeure, un milieu humain où se sentir bien, se retrouver soi-même, se sentir intégré dans un territoire, dans une communauté. Encore plus profondément, "maison" est un mot à la saveur typiquement familiale, qui rappelle la chaleur, l'affection, l'amour dont on peut faire l'expérience dans une famille. La "maison" représente alors la richesse humaine la plus précieuse, celle de la rencontre, celle des relations entre les personnes, différentes en âge, culture, histoire, mais qui vivent ensemble et qui s'aident à grandir ensemble. C'est justement tout cela que la "maison" est un lieu décisif de la vie, où la vie grandit et peut se réaliser, parce que c'est un lieu où chaque personne apprend à recevoir de l'amour et à donner de l'amour. C'est cela la "maison". Et c'est ce que cette "maison" cherche à être depuis 25 ans! A la frontière entre le Vatican et l'Italie, elle est un appel fort pour nous tous, pour l'Eglise, pour la Ville de Rome, à être toujours davantage famille, "maison" où l'on est ouvert à l'accueil, à l'attention, à la fraternité.

2. Il y a ensuite le deuxième mot très important: le mot "don", qui qualifie cette maison et en définit l'identité typique. C'est en effet une maison qui se caractérise par le don, par le don réciproque. Qu'est-ce que je veux dire? Je veux dire que cette maison donne accueil, soutien matériel et spirituel à vous, chers hôtes, qui venez de différentes parties du monde; mais vous aussi vous êtes un don pour cette maison et pour l'Eglise. Vous nous dites qu'aimer Dieu et son prochain n'est pas une chose abstraite mais profondément concrète: cela signifie voir en toute personne le visage du Seigneur à servir, et le servir concrètement. Et vous, chers frères et soeurs, vous êtes le visage de Jésus. Merci! Vous "donnez" à ceux qui travaillent en ce lieu la possibilité de servir Jésus en qui est en difficulté, en qui a besoin d'aide. Cette maison est alors une transparence lumineuse de la charité de Dieu, qui est un Père bon et miséricordieux pour tous. Ici, l'on vit une hospitalité ouverte, sans distinction de nationalité ou de religion, selon l'enseignement de Jésus "vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement" (Mt 10,8). Nous devons tous récupérer le sens du don, de la gratuité, de la solidarité. Un capitalisme sauvage a enseigné la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l'exploitation sans regarder les personnes… et les résultats, nous les voyons dans la crise que nous sommes en train de vivre! Cette maison est un lieu qui éduque à la charité, à une "école" de la charité, qui enseigne à aller à la rencontre de toute personne, non pour le profit mais par amour. La musique - disons-le ainsi - de cette maison, c'est l'amour. Et c'est beau! Et j'aime que les séminaristes de tout le monde viennent faire ici une expérience directe de service. Les futurs prêtres peuvent ainsi vivre de façon concrète un aspect essentiel de la mission de l'Eglise et en faire trésor pour leur ministère pastoral.

3. Enfin, il y a une dernière caractéristique de cette maison: elle s'appelle "don de Marie". La Vierge sainte a fait de son existence un don incessant et précieux à Dieu parce qu'elle aimait le Seigneur. Marie est un exemple et un stimulant pour ceux qui vivent dans cette maison, et pour nous tous, à vivre la charité envers le prochain non en vertu d'une sorte de devoir social, mais en partant de l'amour de Dieu, de la charité de Dieu. Et aussi - comme nous l'avons entendu de Mère (Teresa) - Marie est celle qui nous conduit à Jésus, et nous enseigne comment aller à Jésus; et la Mère de Jésus est la nôtre, et fait famille, avec nous et avec Jésus. Pour nous, chrétiens, l'amour du prochain naît de l'amour de Dieu et en est l'expression la plus limpide. Ici, l'on cherche à aimer le prochain, mais aussi de se laisser aimer par le prochain. Ces deux attitudes marchent ensemble, il ne peut y avoir l'un sans l'autre. Sur le papier à en-tête des Missionnaires de la Charité, ces paroles de Jésus sont imprimées: "Tout ce que vous avez fait à un seul des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25,40). Aimer Dieu dans nos frères et aimer nos frères en Dieu. 
Chers amis, encore merci à chacun de vous. Je prie pour que cette maison continue à être un lieu d'accueil, de don, de charité, dans le coeur de notre Ville de Rome. Que la Vierge Marie veille toujours sur vous et que ma bénédiction vous accompagne. Merci.

28.12.06

French (FR)   CHRISTIFIDELES LAICI  -  Categories: documents, Mère Teresa, jc, Jean-Paul II  -  @ 19:07:36

Notre groupe de LMC de Paris se réunit ce samedi chez les Soeurs pour commencer à étudier l'exhortation apostolique "Christifideles Laici" dans le cadre de notre engagement. ci-joint l'introduction, les paragraphes 55 et 56 concernant "les états de vie et vocations" et "les diverses vocations laÏques" ainsi que la conclusion où l'appel du Bienheureux Jean-Paul II se transforme en une très belle et forte prière à Marie Mère du Christ et Mère de l'Eglise. JC.Fabienne a mis sur le blog Mère Teresa une traduction de méditations de Mère Teresa sur "La Vigne et les sarments"
INTRODUCTION

1. LES FIDÈLES LAÏCS (Christifideles laici), dont la «vocation et la mission dans l'Eglise et dans le monde vingt ans après le Concile Vatican II» a été le thème de l'assemblée générale du Synode des Evêques en 1987, appartiennent au Peuple de Dieu, représenté par les ouvriers de la vigne, dont parle Saint Matthieu dans son Evangile: «Le royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour toute la journée et il les envoya à sa vigne» (Mt 20, 1-2).

La parabole évangélique met sous nos yeux l'immense vigne du Seigneur, et la foule des personnes, hommes et femmes, qu'Il appelle et qu'Il envoie y travailler. La vigne, c'est le monde entier (cf. Mt 13, 38), qui doit être transformé selon le dessein de Dieu, en vue de l'avènement définitif du Royaume de Dieu.
Allez, vous aussi, à ma vigne

2. «Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: "Allez, vous aussi, à ma vigne"» (Mt 20, 3-4).

L'appel du Seigneur Jésus ne cesse de se faire entendre depuis ce jour lointain de notre histoire: il s'adresse à tout homme venu en ce monde.

De nos jours, dans une effusion renouvelée de l'Esprit de la Pentecôte, arrivée avec le Concile Vatican II, l'Eglise a vu mûrir en elle un sentiment plus vif de son caractère missionnaire et, dans un mouvement d'obéissance généreuse, elle a de nouveau écouté la voix du Seigneur qui l'envoie dans le monde comme «le sacrement universel du salut»(1).

Allez, vous aussi. L'appel ne s'adresse pas seulement aux Pasteurs, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses; il s'étend à tous: les fidèles laïcs, eux aussi, sont appelés personnellement par le Seigneur, de qui ils reçoivent une mission pour l'Eglise et pour le monde. Saint Grégoire le Grand le rappelle, lorsque, prêchant au peuple chrétien, il commente la parabole des ouvriers de la vigne: «Examinez donc un peu, mes frères, votre mode de vie, et vérifiez bien si déjà vous êtes des ouvriers du Seigneur. Que chacun juge ce qu'il fait et se rende compte s'il travaille dans la vigne du Seigneur»(2).

Fort de son inestimable patrimoine doctrinal, spirituel et pastoral, le Concile a écrit des pages vraiment merveilleuses sur la nature, la dignité, la spiritualité, la mission, la responsabilité des fidèles laïcs. Et les Pères conciliaires, en écho à l'appel du Christ, ont appelé tous les fidèles laïcs, hommes et femmes, à travailler à sa vigne: «Le Saint Concile adjure avec force au nom du Seigneur tous les laïcs de répondre volontiers, avec élan et générosité, à l'appel du Christ qui, en ce moment même, les invite avec plus d'insistance, et à l'impulsion de l'Esprit Saint. Que les jeunes réalisent bien que cet appel s'adresse très particulièrement à eux, qu'ils le reçoivent avec joie et de grand coeur. C'est le Seigneur Lui-même qui, par le Concile, presse à nouveau tous les laïcs de s'unir plus intimement à Lui de jour en jour et de prendre à coeur ses intérêts comme leur propre affaire (cf. Ph 2, 5), de s'associer à sa mission de Sauveur; Il les envoie encore une fois en toute ville et en tout lieu où Il doit aller Lui-même (cf. Lc 10, 1)»(3).

Allez, vous aussi, à ma vigne. Ces paroles ont aussi résonné spirituellement pendant tout le déroulement du Synode des Evêques, qui s'est tenu à Rome du ler au 30 octobre 1987. Reprenant les pistes du Concile et éclairés par les expériences personnelles et communautaires de toute l'Eglise, les Pères, riches en outre de l'apport des Synodes précédents, ont étudié, de façon approfondie, «la vocation et la mission des laïcs dans l'Eglise et le monde, vingt ans après le Concile Vatican II».

Cette Assemblée comprenait des représentants qualifiés des fidèles laïcs, hommes et femmes, qui ont apporté une contribution précieuse aux travaux du Synode. L'homélie de clôture l'a explicitement reconnu: «Nous remercions le Seigneur de ce que, au cours de ce Synode, nous avons pu avoir non seulement la joie de la participation des laïcs (auditeurs et auditrices), mais plus encore de ce que le déroulement des discussions nous a permis d'entendre la voix des invités, les représentants du laïcat provenant de toutes les parties du monde, de différents pays. Cela nous a permis de profiter de leurs expériences, de leurs conseils et de leurs suggestions inspirés par leur amour pour la cause commune»(4).

Le regard fixé sur l'après-Concile, les Pères synodaux ont pu constater de quelle façon l'Esprit a continué de rajeunir l'Eglise, en suscitant en elle de nouvelles énergies de sainteté avec la participation de nombreux fidèles laïcs. Nous en trouvons un témoignage, entre autres, dans le nouveau style de collaboration entre prêtres, religieux et fidèles laïcs; dans la participation active à la liturgie, à l'annonce de la parole de Dieu, à la catéchèse; dans les multiples services et tâches confiés aux fidèles laïcs, qui les ont si bien assurés; dans la floraison vigoureuse de groupes, d'associations, de mouvements de spiritualité et d'engagement; dans la participation plus large et plus marquée des femmes à la vie de l'Eglise et au développement de la société.

Dans le même temps, le Synode ne manquait pas de noter que le chemin post-conciliaire des fidèles laïcs n'a pas été sans difficultés ni dangers. Dans le concret, on peut rappeler deux tentations auxquelles ils n'ont pas toujours su échapper: la tentation de se consacrer avec un si vif intérêt aux services et aux tâches d'Eglise, qu'ils en arrivent parfois à se désengager pratiquement de leurs responsabilités spécifiques au plan professionnel, social, économique, culturel et politique; et, en sens inverse, la tentation de légitimer l'injustifiable séparation entre la foi et la vie, entre l'accueil de l'Evangile et l'action concrète dans les domaines temporels et terrestres les plus divers.

Au cours de ses travaux, le Synode a fait sans cesse référence au Concile Vatican II, dont l'enseignement touchant le laïcat, à vingt ans de distance, a paru d'une actualité surprenante, et parfois d'une portée prophétique: un tel enseignement est capable d'éclairer et d'inspirer les réponses qui doivent être données aujourd'hui aux nouveaux problèmes. En vérité, le défi que les Pères synodaux ont relevé a été celui de bien tracer les routes précises afin que la splendide «théorie» sur le laïcat, formulée par le Concile, puisse devenir une authentique «pratique» ecclésiale. D'un autre côté, certains problèmes s'imposent par un certain caractère de «nouveauté»; au point qu'on peut les qualifier de post-conciliaires, au moins dans un sens chronologique: à ces problèmes, les Pères ont à juste titre réservé une attention toute spéciale au cours de leurs discussions et réflexions. Parmi ces problèmes, il faut mentionner ceux qui concernent les ministères et les services ecclésiaux confiés déjà ou qui seront à confier à des fidèles laïcs, la diffusion et la croissance de nouveaux «mouvements» à côté d'autres formes d'associations de laïcs, la place et le rôle de la femme autant dans l'Eglise que dans la société.

Au terme de leurs travaux menés avec zèle, compétence et générosité, les Pères du Synode m'ont manifesté leur désir et leur souhait qu'en temps opportun, je présente à l'Eglise universelle un document de conclusion sur le laïcat chrétien(5).

Cette Exhortation Apostolique Post-synodale veut donc faire ressortir toute la valeur des travaux du Synode, depuis les Lineamenta jusqu'à l'Instrumentum laboris, depuis la relation d'introduction jusqu'aux interventions de chacun des évêques et des laïcs et jusqu'au rapport de synthèse après la discussion en assemblée, depuis les discussions et les relations des «circuli minores» jusqu'aux «propositiones» et au Message final. Le présent document ne se situe donc pas en marge du Synode; il en constitue au contraire l'expression à la fois cohérente et fidèle; il est le fruit d'un travail collégial, dont la dernière étape a été la rédaction d'un exposé à laquelle ont contribué le Conseil du Secrétariat Général du Synode et le Secrétariat lui-même.

Susciter et alimenter une prise de conscience plus nette du don et de la responsabilité que tous les fidèles laïcs ont dans la communion et la mission de l'Eglise, tel est le but de notre Exhortation.

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