04.01.21

Maison-mère, Calcutta,
22 novembre 2020 - Solennité du Christ-Roi
Mes très chers collaborateurs, actifs, malades et souffrants, laïcs Missionnaires de la Charité, membres du mouvement "I Thirst" (J’ai soif) et bénévoles,
Je vous souhaite un Avent très fervent et un joyeux Noël. Que le Petit Enfant Jésus vous remplisse de son esprit d'amour, de paix et de joie.
Nous aspirons tous à cet amour. La paix et la joie. Pour satisfaire ce désir, le monde prône la voie large et facile du plaisir, de la sécurité et du pouvoir. En parcourant cette route, cependant, nos cœurs commencent à avoir de plus en plus envie de combler notre vide. Nous commençons à gémir sous l'esclavage de la dépendance et des exigences et à pleurer sur la ruine des cœurs et des relations brisés.
Jésus a parcouru le chemin étroit de la croix qui a conduit à la résurrection et à une vie nouvelle. Nous le suivons dans la foi et la simplicité. Jésus, la sagesse et la puissance de Dieu, est venu dans la petitesse et nous avons cette confiance que lorsque nous sommes faibles, la puissance de Dieu atteint la perfection en nous. Jésus ne nous offre pas de solutions à nos problèmes, mais il nous conduit de gloire en gloire à la lumière des béatitudes sur le chemin de la conversion.
Pendant l'Avent, l'appel de Jean-Baptiste est entendu : «Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses chemins.» (Is 40, 3) Que Marie, pleine de grâce, Mère de Jésus et notre Mère, nous aide à changer toute attitude qui nous éloigne de Jésus. Le temps est venu :
- de se détourner de l'attente et de la demande que les autres doivent changer et au contraire d’entreprendre de changer nos propres attitudes,
- de se détourner de l'ambition d'être admiré pour notre succès et de commencer à pratiquer la fidélité dans les petites choses cachées,
- de se détourner du désir d’efficacité et de commencer à se concentrer sur le besoin immédiat de la personne d’être prise en charge efficacement et en toutes choses visant le salut et la sanctification des âmes.
Alors que l'année se termine, je réfléchis aux événements de l'année 2020. Les gens gémissent sous le fléau de la Covid-19 et d'autres afflictions d'extrême misère. Le monde est confronté à la guerre civile, aux atrocités infligées par les gangs et les gouvernements totalitaires, à la violence raciale, aux maisons détruites par les typhons, etc. Les familles ont lutté contre la maladie, la mort, le chômage, des restrictions jamais éprouvées auparavant dans la vie, notamment des limitations dans l'accès aux églises et autres lieux de culte. Comme toujours, les pauvres et les enfants ont le plus souffert. Les enfants ont également été victimes de la législation encourageant l'avortement, le divorce, les unions entre personnes de même sexe, la drogue et la pornographie. Jésus a dit à notre Mère: «Comme ça fait mal de voir ces pauvres enfants souillés par le péché… éloignez-les des mains du malin.»
Décidons de faire tout ce que nous pouvons, au mieux de notre propre capacité, pour protéger les enfants, y compris les enfants à naître. La joie que nous donnons à un enfant et à un foyer malheureux sera notre meilleur cadeau de Noël pour Jésus.
Puissiez-vous avoir un Noël béni et une année heureuse. Priez pour moi s'il vous plait. Je me souviens de chacun de vous, de vos familles et de vos êtres chers dans ma prière.
Dieu vous bénisse
Sr M. Prema M.C.
03.06.19

20.12.18
10.01.18
Maison-mère
Calcutta
Noël 2017
Mes chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité, membres du mouvement I Thirst ( J’ai Soif ), volontaires,
Je vous souhaite et souhaite à vos familles et à ceux que vous aimez un Avent fervent et un temps de Noël béni, rempli de paix et de joie. Que vous goûtiez profondément « la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, (et qui) gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. » (Ph 4,7)
Comme nous nous inclinons devant le mystère de Dieu qui vient à nous sous la forme d’un Bébé, nous contemplons l’amour de Dieu pour le monde et son attention inconditionnelle pour ses enfants jusqu’à la fin. Nous rendons grâce à Dieu et nous réjouissons d’être les « petits » dans son Royaume parce que cela nous donne le droit de nous approcher davantage de Jésus, le Bébé vulnérable dans la mangeoire et de notre Jésus crucifié sur le Calvaire.
Le monde nous offre des solutions qui sont immédiates et indolores. Jésus nous offre le chemin étroit qui ordonne nos vies en mettant Dieu en premier, et en recherchant d’abord son Royaume et sa droiture. Mère ne nous a pas donné de solutions. Elle a suivi le chemin étroit du renoncement et du don total d’elle-même en toutes circonstances, en aimant jusque cela lui fasse mal. Elle a toujours donné la première place à Dieu dans sa vie et dans son cœur.
Mère nous a amenés à Jésus.
Quand nous étions attirés à rechercher le confort et la facilité, notre Mère nous a conduits au Jésus pauvre dans la crèche, à Jésus qui n’avait nulle part où poser sa tête, à Jésus sur la Croix, privé de toutes choses.
Quand nous voulions la justice et revendiquions nos droits, notre Mère nous a montré Jésus qui a souffert et est mort pour que nos péchés soient pardonnés afin que nous aussi nous pardonnions aux autres.
Quand nous avons été écrasés par la maladie et la douleur, notre Mère nous a fait prendre conscience à quel point Jésus s’était approché de nous pour être capable de nous embrasser.
Quand nous nous sommes sentis seuls et inutiles, notre Mère nous a convaincus que Jésus nous aimait et avait besoin de nous et que Mère nous aimait et avait besoin de nous.
Quand nos cœurs étaient agités, confus et surchargés du poids de l’échec et du péché, notre Mère nous a conduits doucement à Jésus dans l’Eucharistie qui donne le repos à ceux qui sont fatigués et lourdement chargés.
Quand nous nous trouvions négligents, peu attentionnés et gentils dans nos familles, nos lieux de travail, notre voisinage et nos écoles, notre Mère nous a amenés voir Jésus qui souffre dans les plus petits de ses frères et sœurs.
A Bethléem on a refusé à la Sainte Famille la nourriture, l’abri et un cœur qui écoute. Notre Dame et notre Mère nous aideront à reconnaître Jésus dans les personnes seules, abattues et rejetées pour les accueillir avec joie et leur faire de la place dans nos cœurs. Prenons cette ferme résolution que personne dans notre famille et parmi les personnes que nous rencontrons tous les jours ne se sente pas aimé et pas désiré par nous.
Quelques uns d’entre vous savent, peut-être, que Sr Anand M.C., qui avait été nommée par Mère pour remplacer Jacqueline de Decker dans le travail de lier les sœurs avec les coopérateurs malades et souffrants depuis 1996, a passé maintenant le travail à Sr Rajini M.C. Priez, s’il vous plait, pour Sr Anand M.C. qui a célébré joyeusement son 96ème anniversaire cette année.
A Calcutta les pèlerins et les touristes continuent à affluer pour prier sur la tombe de Mère, apportant toutes sortes d’intentions qu’ils savent qu’ils peuvent confier à Mère. Bien que beaucoup d’entre vous n’ont jamais la chance de venir à Calcutta, nous plaçons toutes vos prières et vos intentions sur la tombe de Mère.
Que vous, vos familles et ceux que vous aimez viennent ce Noël autour de Jésus dans la crèche et y puisent de Lui l’amour, la joie et la paix pour les partager avec tous ceux que vous rencontrez.
En vous souhaitant le tendre amour de Dieu pendant ce temps de Noël et la Nouvelle Année 2018.
Je prie pour vous. Priez pour moi, s’’il vous plaît.
Dieu vous bénisse
Sr M.Prema m.c.
23.05.16
Maison-Mère
Calcutta
16 avril 2016.
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » Jn 14,1
Mes chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, Laïcs M.C. et bénévoles,
Le thème de la canonisation de notre Mère été choisi: « Mère Teresa, porteuse de l’amour tendre et miséricordieux de Dieu ». Beaucoup d'entre nous ont personnellement expérimenté l’amour de Dieu au contact de Mère. Nous nous souvenons comment elle a conduit les personnes à dire la prière de paix, « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix ». Elle déclara que Dieu est l'origine de l'amour, de la vérité, du pardon, de la foi, de l'espoir, de la lumière et de la joie. Son message et sa vie furent de donner l’acceptation inconditionnelle et la miséricorde de Dieu, spécialement à ceux qui ne pouvaient pas croire ou qui ne voulaient pas croire qu'ils sont aimés de Dieu. Mère était infatigable à mettre l'amour en action de vie en nourrissant l’affamé, en abritant le sans logis, en habillant le dénudé, en visitant les malades et en enterrant les morts. Les œuvres spirituelles de miséricorde sont devenues son chemin de vie : instruire, conseiller, consoler, réconforter, pardonner et supporter les torts patiemment.
Que notre Mère nous obtienne le don de l'Esprit Saint pour qu’il nous transforme en porteurs de l’amour tendre et miséricordieux de Dieu.
L’archevêque de Calcutta, Mgr Thomas D’Souza a approuvé la prière suivante en préparation à la canonisation de Mère :
Seigneur Jésus, Visage miséricordieux du Père, tu es venu nous donner la Bonne Nouvelle de la miséricorde et de la tendresse du Père. Nous te remercions de nous avoir donné la bienheureuse Teresa de Calcutta, qui sera canonisée en cette année jubilaire de la Miséricorde. Tu l'as choisie pour qu’elle soit ta présence, ton amour et ta compassion pour les cœurs brisés, les indésirables, les abandonnés et les mourants. Elle a répondu de tout cœur à ton cri, « J’ai soif, » par la sainteté de sa vie et ses œuvres humbles d'amour pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Nous te prions, par son intercession, d’avoir la grâce d’expérimenter ton amour tendre et miséricordieux et de le partager dans nos familles, dans nos communautés et avec tous nos frères et sœurs souffrants. Aide-nous à donner nos « cœurs pour aimer et nos mains pour servir » à l’exemple de Mère Teresa. Seigneur Jésus, bénis tous les membres de notre famille, de notre paroisse, de notre diocèse, de notre pays, en particulier ceux qui sont le plus dans le besoin, afin que nous soyons tous transformés par ton amour miséricordieux. Amen.
Je vous remercie tous chaleureusement pour vos prières et vos condoléances pour la perte de nos sœurs à Aden, au Yémen. J'ai expérimenté le pouvoir de votre amour et de votre soutien lors de ces dernières semaines. Notre Saint-Père a présenté ses condoléances à nos sœurs à Dono di Maria, au Vatican, lors de sa visite à l'improviste le samedi 5 Mars 2016. S'il vous plaît, continuez à prier pour les sœurs et les personnes dans les pays en guerre, pour que le Seigneur les protège en particulier de la peur et du découragement. Jusqu'à présent, le père Tom SDB n'a pas été retrouvé. Nous ne devons pas nous relâcher mais continuer d'intercéder pour lui et pour son retour sain et sauf.
Contribuons à apporter la paix dans ces pays par notre effort généreux pour être des canaux de paix et des porteurs de l’amour tendre et miséricordieux de Dieu, partout où nous sommes.
Je vous confie aux prières de Notre-Dame et de notre Mère et je prie pour vous et pour vos chères familles.
Que Dieu vous bénisse.
Sr Prema m.c
29.12.15
Laudetur Sacra Famiia
NOËL 2015
Bien-aimés frères, LMC et toute personne de bonne volonté,
Parce qu’il nous a aimés, Dieu s’est fait homme.
Parce qu’il nous aime maintenant Jésus devient le Pain de vie.
« Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu, au point que lui-même « s’est fait pauvre » (2 Co 8,9)…
Le Sauveur est né dans une mangeoire, parmi les animaux, comme cela arrivait pour les enfants des plus pauvres. »
(Evangelii Gaudium 197)
Une fois de plus, nous nous réjouissons d’avoir le don de la foi, de l’espérance et de l’amour. En toute humilité et avec gratitude nous accueillons le nouveau-né de Bethléem né parmi les animaux et mort entre deux bandits sur la Croix. « C’est plus facile de comprendre la grandeur de Dieu ; c’est plus difficile de comprendre l’humilité de Dieu» (Bse Teresa M.C.)
Tout est don et tout est mystère. Le mystère de la foi.
« Nos sens ne peuvent comprendre cette merveille, la foi doit venir suppléer ». Comment le Créateur de l’univers a-t-il pu prendre la forme d’un esclave… ! Seul l’amour infini peut faire cela. O venez, adorons-le. O venez, adorons-le !
Je souhaite à chacun et chacune d’entre vous, mes frères et sœurs, un très heureux et saint Noël, et une Nouvelle Année 2016 remplie de paix.
Merci pour tout ce que vous êtes et pour tout ce que vous faites pour nos pauvres. Que Dieu vous bénisse et vous récompense abondamment dans ce saint temps de grâce et de paix !
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
Lettre de Sr M. Prema M.C.
+LDM Maison-Mère
Calcutta
16 novembre 2015
« Préparez le chemin au Seigneur ! Repentez-vous ! »
Mes chers coopérateurs, actifs et souffrants, Laïcs Missionnaires de la charité et volontaires,
Ce temps saint de l’Avent et de Noël nous invite à contempler qui nous sommes réellement et ce que nous valons aux yeux de Dieu. Nous regardons Dieu avec gratitude et nous émerveillons des grandes choses qu’Il a faites pour nous pendant cette année.
Le 21 décembre cela fera un an que Sr M. Dorothy M.C. fut rappelée à Dieu de manière inattendue alors qu’elle se trouvait au Bangladesh. Sr M. Dorothy, l’une du premier groupe de sœurs qui ont rejoint Mère, a transmis inlassablement le message d’amour de Dieu de Mère à nos sœurs, nos frères et nos amis. La présence de notre bien-aimée Sr Nirmala M.C. qui a terminé son voyage missionnaire sur la terre le 23 juin de cette année, nous manque mais nous nous réjouissons qu’elle voit maintenant la face de la Sainte Trinité. Nous nous souvenons de Sr Nirmala M.C. avec une grand gratitude comme un canal joyeux de l’amour et de la compassion de Dieu pour chacun d’entre nous et pour tous ceux dont nous prenons soin, les plus pauvres parmi les pauvres matériellement et spirituellement.
A travers toutes les horreurs de la guerre, la destruction des vies et des maisons et la souffrance de millions de réfugiés, en particulier au Moyen Orient où les gens continuent à vivre sous les coups de feu et les bombardements, nous avons été témoins de nombreux miracles de l’amour tendre de Dieu.
A Dwellah, en Syrie, les sœurs et les paroissiens ont offert la Neuvaine à Mère Teresa pour 250 familles prises en otages par l’Etat Islamique. Le jour de la fête de Mère, la plupart de ces familles ont été relâchées.
A Alep, en Syrie, pendant la même neuvaine, un homme a été frappé par une balle à la poitrine mais la balle a été déviée par la médaille de Mère accrochée à son cou et il fut sauvé. A Alep, encore, un de nos travailleurs transportait du pain dans un chariot quand il sentit un coup de feu près de lui. Le lendemain on a trouvé une balle dans le pain.
Dans nos maisons de Sanaa, de Taïz, d’Aden et d’Hodeidah au Yémen, nos sœurs, avec les pauvres dont elles prennent soin, font quotidiennement face au bruit assourdissant, à la fumée et aux secousses violentes quand les bombes explosent près de chez elles. Leurs fenêtres, leurs murs et leur quartier ont été touchés par des balles et des débris volants venant des explosions. Les sœurs sont reconnaissantes aux prêtres salésiens qui sont restés pour s’occuper de leurs besoins spirituels; Elles sont aussi reconnaissantes pour vos prières et demandent que vous continuiez à prier pour elles.
En un tel temps d’obscurité et de confusion quand les valeurs fondamentales de la vie humaine et de la vie de famille sont aussi attaquées, notre Saint Père inaugurera « l’Année de la Miséricorde » le 8 décembre. Quand nous nous tenons devant la Face de notre Père céleste, nous sommes invités à contempler qui nous sommes réellement et ce que nous valons aux yeux de Dieu.
Le but de notre pèlerinage pendant l’Année de la Miséricorde est le ciel, déjà présent ici-bas quand nous faisons parfaitement la volonté de Dieu. Le point de départ est là où je suis. L’appel est : « Repens-toi ».
« Retourne-toi » est le sens du mot « Repens-toi ». Ce n’est pas le remords ; ce n’est pas admettre les erreurs. Ce n’est pas la condamnation de soi. C’est plus que la pénitence et l’offrande des sacrifices. Le repentir m’appelle à briser complètement mon auto-assurance orgueilleuse et ma propre volonté. Il m’appelle à me dépouiller du manteau de ma bonne réputation et du succès.
Le repentir signifie le changement : Je comprends ce que je dois changer et je le fais vraiment. J’ai mal fait, maintenant je tourne le dos à cela et me déplace dans la direction opposée en sorte que l’évangile puisse s’incarner dans ma vie. Le repentir déplace les blocs d’orgueil, de division et de ressentiment qui empêchent Jésus de naître dans mon cœur et dans ma famille maintenant.
Guidé par le Saint Esprit et avec l’aide de Marie notre Mère, voyageons dans notre cœur pour savoir de quoi nous devons nous détourner et ce que nous devons changer car nous voulons préparer le chemin au Seigneur.
Le repentir me conduit à me rendre compte que :
La préoccupation de mon travail et de ma réussite me rendent vide et plus amer. Je dois donc donner du temps à la prière afin que Dieu puisse me remplir de Lui.
Mon habitude de parler durement et brutalement heurte les autres et moi-même. Je dois donc appendre à contrôler ma langue ; à rester silencieux (silencieuse). Car le fruit du silence est la prière, la foi et la charité.
Mon imagination incontrôlée me laisse sans repos et éparpillé (e). Je dois donc prendre les Écritures et mémoriser un verset par jour et le répéter souvent dans la journée afin de pouvoir entrer dans le calme de Dieu.
A Noël nous réjouirons l’Enfant Jésus en Lui donnant notre « retournement » et notre cœur « changé ». Il le bénira et le fera déborder de Sa Miséricorde.
Vous avez pu entendre des spéculations sur la canonisation de notre très chère Mère. Jusqu’à maintenant je n’ai pas de communication officielle et je ne peux donc pas vous donner de nouvelles.
Je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles et à ceux qui vous sont chers, un Avent fervent et la joie d’accueillir Jésus dans votre cœur àNoël. Que vous ayez une Nouvelle Année 2016 remplie de grâce .
Priez, s’il vous plaît, pour moi et pour toutes nos sœurs.
Que Dieu vous bénisse
Sr M. Prema m.c.
16.09.15
"Aide-nous à ne jamais chercher à éviter ou à fuir devant les difficultés mais à suivre notre guide Jésus-Christ"
Ste Catherine de Sienne
Mes chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, laïcs missionnaires de la Charité et volontaires,
Dans un monde tourmenté par l'incertitude, fragmenté par la discorde, effrayé par les violences et les calamités, qu'est ce qui va nous aider à apporter l'amour de Dieu, la paix, la joie et l'espérance ?
Dans notre impuissance et notre confusion, nous restons debout avec Marie au calvaire au pied de la Croix, et nous entendons Jésus nous assurer "je suis avec vous". Nous ne sommes jamais laissés seuls, jamais abandonnés. Notre Seigneur est avec nous.
Parfois, il s'agit de ma propre faiblesse, mon manque de pardon, ma haine et ma jalousie, mes échecs et ma souffrance, qui causent le tourment dans mon cœur.
Permets-nous, Seigneur, de prendre conscience des attaques du diable qui tente de nous entraîner vers le bas avec des accusations venant de nous mêmes, de nos semblables, des événements et même de Dieu.
Nous devons arrêter immédiatement d'imaginer et de maugréer et nous tourner vers Jésus dans notre propre cœur, en répétant sans cesse à chaque battement de notre cœur "Jésus, j'ai confiance en toi, Jésus, j'ai confiance en toi". N'est-ce pas cela l'esprit d'amour et de confiance qui nous est donné, sœurs, frères, pères Missionnaires de la Charité, ainsi qu'à nos coopérateurs, laïcs missionnaires de la Charité et volontaires ?
Quand Jésus a appelé notre mère pour commencer le travail pour les plus pauvres parmi les pauvres, Il lui a dit "Fais-moi confiance amoureusement, crois-moi aveuglement, laisse-moi agir".
Laissez vos cœurs répéter "Jésus, j'ai confiance en toi. Jésus, je te confie ma famille, mes amis, mon travail, tous mes problèmes et mes soucis".
Même durant les moments de repos, que votre cœur continue à prier "Jésus, j'ais confiance en toi".
Jésus me protégera durant les moments de tentation, d'orgueil et de colère, d'envie et d'indifférence. Il restaurera calme, force et paix, tant que je continuerai de répéter "Jésus, j'ai confiance en toi".
Dans la mesure ou j'ai confiance en Jésus et que je me remets à lui, ainsi que chaque chose et chaque personne, je verrai Jésus faire des miracles dans ma vie et autour de moi.
Nos sœurs au Yémen furent les seules à demeurer auprès des pauvres bien après que tous les étrangers soient partis. A Aden, la veillée pascale fut brève. Le prêtre consacra de nombreuses hosties afin que les sœurs puissent recevoir Jésus quotidiennement et l'adorer dans le Saint Sacrement. Cependant, elles réalisèrent douloureusement que sans prêtre il n'y a pas de sacrement de réconciliation !
Seul le frère George SDB resta pour rejoindre nos sœurs à Sana'a, Taiz et Hodeidah, et nous lui en sommes très reconnaissantes. La semaine dernière, le frère Tom SDB, porté volontaire pour aider les sœurs, arriva à Sana'a.
Dans les foyers au Yémen, la pénurie d'électricité, d'eau et d'essence cause une lutte quotidienne pour les sœurs devant s'occuper de 60 patients à Aden, 98 à Sana'a, 58 à Taiz et 105 à Hodeidah.
Nos sœurs à Aden choisirent de rester s'occuper des patients handicapés mentaux quand la guerre survint le 19 mars 2015. Après quelques semaines, il n'y eut plus de pain dans aucune boutique. Un matin, un homme se présenta chez les sœurs chargé de sacs de farine. Durant deux semaines, elles firent du pain dans le campement à l'extérieur malgré les bombes qui tombaient à proximité.
Mais un soir, la supérieure annonça aux sœurs : "nous n'avons plus de farine. Demain matin nous devrons rassembler tous les restes de farine, cuire notre dernier pain, et nous confier au Seigneur. Il nous nourrira, nos pauvres et nous, ses protégés".
Le lendemain matin très tôt, un homme âgé, musulman, apporta aux sœurs 3 sacs de pain chaud tout juste sortis du four, en quantité suffisante pour nourrir la maison toute entière, les patients, les volontaires et les sœurs durant deux repas. Il continua à venir chaque matin à la même heure avec la même quantité de pain.
Impressionnées par cette providence, les sœurs lui demandèrent quel était son nom, et pour quelle raison il risquait sa vie en allant leur chercher et leur apporter ce pain.
En effet, Jazid devait se lever à 4h00 du matin pour aller chercher du pain. Il répondit : "Mes sœurs, Dieu doit répondre pour moi. Depuis que j'ai commencé à venir ici, Il marche avec moi."
Une autre fois, les sœurs furent à court d'un médicament en particulier. Sans celui-ci l'un des patients psychiatrique criait, devenant incontrôlable. C'était le soir et les sœurs n'avaient aucun moyen d'obtenir ce médicament. Elles se mirent alors à prier notre Mère. A 18h, un groupe de jeunes docteurs s'arrêtèrent à la maison pour donner quelques boîtes de médicaments. Les médecins partaient parce que leur hôpital avait été fermé à cause de la guerre. Le premier médicament que les sœurs virent fut exactement celui dont leur patient avait besoin pour se calmer.
Je vous en prie, joignez-vous à nous dans la prière pour nos sœurs et les pauvres dans les lieux tels que le Yémen, la Syrie, la Libye, l'Irak et l'Afghanistan.
Le tremblement de terre qui secoua le Népal le 25 avril 2015 endommagea certains de nos bâtiments. Nos sœurs et les pauvres dont elles s'occupaient, cependant, sont sains et saufs. Nos frères et sœurs ont rejoint les survivants dans des zones éloignées, travaillant pour les soulager, ceux-ci ayant tout perdu.
Notre Dieu aimant est avec nous. Nous ne sommes jamais livrés à nous mêmes. Forts de cette confiance puissions nous être des porteurs de l'amour de Dieu, de paix, de joie et d'espérance pour tous ceux que nous rencontrons chaque jour, à commencer par nos familles.
Laissons Jésus agir en nous en lui faisant confiance amoureusement et aveuglement.
Nous prions pour vous et vos proches, en remerciement pour le cadeau que vous représentez dans la famille des missionnaires de la Charité.
Je vous en prie, priez pour nous,
Dieu vous bénisse,
Sr Prema
30.12.14
8 décembre 2014
Maison-mère, Calcutta
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » Mt 5,9
Mes chers Coopérateurs, actifs et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité et Volontaires,
Le 9 novembre est marqué par la chute du Mur de Berlin il y a 25 ans. Le saint Père le Pape François a commenté : « Nous avons besoin de ponts, pas de murs . Là où il y a un mur, il y a un cœur fermé ».
A Noël nous nous réjouissons de l'Incarnation de Jésus, le Fils de Dieu, qui unit dans Sa Personne Dieu et l'homme. Il est le pont qui s'étend par-dessus le vide qui nous a séparés de Dieu.
Il a aboli le mur de division en assumant notre nature humaine. Il nous fait participer à Sa Divinité à travers les Sacrements.
A Noël nous contemplons l'Amour dans l'Enfant Jésus faible et humble, qui attire tous les hommes à Lui. L'Amour ouvre les cœurs fermés et fait tomber les murs de division. Les Missionnaires de la Charité, une famille religieuse internationale, avec vous tous, nous sommes des témoins de l'amour indivisible de la Trinité.
La présence de notre Mère (Teresa), sa bonté, sa compassion et sa sagesse infusée par Dieu, a apporté la paix et la réconciliation aux individus, aux familles et aux groupes conflictuels. Pendant les affrontements hindous-musulmans à Calcutta en 1963, elle s'est rendue tous les jours dans un camion de l'Armée pour prendre les corps morts des Musulmans et les amener de Kalighat à leurs lieux de sépulture. Le 2 janvier 1991 elle a écrit une lettre au Président Bush et au Président Saddam Hussein les suppliant de choisir le chemin de la paix. Notre Mère ne jugeait pas, et ne critiquait pas non plus : elle aimait et mettait son amour en action. Elle est devenue un symbole d'unité. Dans notre monde d'aujourd'hui nous devons tous devenir de plus en plus des canaux de paix et d'unité.
« c’est un malade de la discussion et des querelles de mots. De tout cela, il ne sort que jalousie, rivalité, blasphèmes, soupçons malveillants, » (Tm 6,4). Pour ce Noël méditons en silence la Parole de Dieu dans nos cœurs comme Marie et concentrons-nous sur Jésus doux et humble.
Je rends grâce à Dieu d'avoir donné à nos sœurs l'opportunité de rester avec nos pauvres pendant le bombardement au Moyen Orient et en Lybie, et pendant l'épidémie du virus Ebola en Afrique. Pour la gloire de Dieu que les prières et les souffrances des pauvres obtiennent la paix sur la terre pour toutes les personnes de bonne volonté. Les paragraphes suivants sont des extraits des lettres que nos sœurs au Moyen Orient m'ont adressées :
Amman, Jordanie : Nous sommes si privilégiées de vivre en ces « Lieux saints », et en ce temps de grâce ! Nous sommes heureuses de partager pleinement avec nos pauvres qui sont depuis des années dans ces lieux de guerre, de persécution, de martyr et de tension. Nous voulons vous dire de ne pas vous inquiéter pour nous car nous voulons vivre et mourir pour Jésus, avec Jésus et comme Jésus. Nous sommes sûres que nous recevons de la force et de nombreuses grâces dans ces lieux saints où des saints et des martyrs ont donné leurs vies pour le Christ et surtout de notre Mère du Ciel. Nous demandons à Jésus chaque jour de nous donner la foi et la force de mourir à nous-mêmes afin de devenir une moisson pour Lui pour qu'Il puisse continuer à donner la vie aux hommes à travers nous.
Gaza, Palestine : Une nuit à 22h, on nous a dit qu'une bombe allait nous toucher dans 10 minutes. Nous avons amené rapidement nos enfants dans l'enceinte de l'église où nous sommes restées pendant deux heures mais ensuite nous sommes retournées dans notre maison quand nous avons entendu que l'avion ne bombarderait que la zone autour de notre maison. Une autre fois les militaires nous ont téléphoné à minuit en nous ordonnant d'évacuer. Deux sœurs sont allées voir le prêtre et les deux autres sont restées prier. Le prêtre a contacté le Patriarche qui nous a dit : « Restez où vous êtes mais dans le sous-sol de votre maison. » Nous avons transporté nos 28 enfants gravement handicapés au niveau le plus bas où nous sommes restées au plus fort de la guerre pendant 3 semaines. L'Armée nous a appelées 5 fois pour évacuer mais nous ne l'avons pas fait. Chaque fois qu'une bombe tombait, les enfants épileptiques avaient une attaque. Nous avions la messe tous les jours à 18h. Nous étions au centre de la guerre avec quatre tunnels sous notre maison. La lumière satellite se trouva sur nous pendant 3 jours pour qu'ils sachent où nous nous trouvions. Nous faisions des provisions pendant les cessez-le-feu. Nous avons amené chez nous nos femmes âgées de Nirmal Hriday (la maison pour les malades) qui se trouve de l'autre côté de la route. Nous n'avons pas été touchées par les bombes. A la fin du mois, pendant 3 jours de cessez-le-feu, le prêtre nous a emmenées voir Gaza : tout était détruit autour de nous ! Notre Dame nous a gardées en vie et notre maison est debout : un vrai miracle !
Alep, Syrie : Le 15 janvier 2013, nous finissions de déjeuner quand nous vîmes de la poussière et des pierres voler à l'extérieur. La maison trembla. Avec l'aide des pères du Verbe Incarné nous avons déménagé nos patients. Notre maison était pleine de pierres, de boue, d'asphalte, de verre partout. Cela nous a pris presque 4 jours pour nettoyer la maison et les alentours. Nous fûmes d'abord effrayées mais les prières de toutes les sœurs nous ont soutenues, nous avons donc pu continuer à faire Son œuvre au milieu de la peur, en plaçant toute notre confiance en Lui. Aucune des sœurs n'a demandé à être déplacée. Au contraire, chacune a soutenu l'autre. Nous étions heureuses d'avoir moins en toute chose. De 2012 à 2014, nous n'avons pas pu voyager même pour notre retraite annuelle à cause des enlèvements. Nous remercions Notre Dame d'être toujours une Mère aimante pour nous !
Les sœurs au Liban ont écrit : Quand les troubles éclatèrent à Arsal, le village le plus proche de la Syrie, les évêques catholiques demandèrent 3 messes par jour à chaque prêtre, 3 jours de jeûne dans tout le pays, et l'adoration dans de nombreuses églises et Sanctuaires jour et nuit ; on pria des chaînes de rosaires, et il fut demandé à chaque famille d'allumer une bougie et de la placer dans la véranda ou à la fenêtre. Le mardi soir, le cessez-le-feu était en vue et le mercredi tous les otages sont revenus et les militants se retirèrent en Syrie. Le jeudi un jour d'action de grâces fut proclamé. Le Te Deum fut entonné à toutes les messes ; des adorations et des chaînes de rosaires furent offertes en action de grâces pour l'intervention de Notre Dame. On signala un miracle à Arsal d'un jeune homme qui prit une photo d'une maison bombardée et de la fumée sortait. Un de ses amis remarqua que Notre Dame apparaissait dans cette fumée avec le même visage qu'à Harissa (Sanctuaire de Notre Dame du Liban). Le jour suivant un accord fut annoncé !
La Parole de Dieu nous remplira de générosité et d'énergie pour payer le prix, pour se donner la peine de construire le pont de la paix et de l'unité dans notre famille et parmi les personnes qui se trouvent là où nous vivons. La joie de notre très chère Mère (Teresa) sera totale quand elle vous verra tous dans vos familles et dans votre voisinage un seul cœur plein d'amour autour de la crèche en ce Noël.
Je prie pour vous pour que Jésus trouve un maison chaude dans votre cœur et dans votre famille. Que la nouvelle année 2015 qui arrive soit remplie de l'amour, de la paix et de la joie de Dieu. S'il vous plaît, priez pour moi.
Que Dieu vous bénisse
Sr Prema m.c.
25.05.13

Voici la traduction de la salutation donnée par Sœur Mary Prema Pierick M.C., Supérieure Générale des Missionnaires de la Charité, au pape François lors de sa visite à la Casa Dono Di Maria au Vatican le mardi 21 mai 2013 .
Cher Saint Père,
Je tiens à vous exprimer nos vœux de binvenue et nos remerciements les plus sincères pour avoir accepté notre invitation à être ici aujourd'hui, pour louer et remercier le Seigneur avec la "Famiglia delle Missionnaire" (Les familles des missionnaires) et les Missionnaires de la Charité avec ceux qui vivent dans cette maison d'accueil et avec nos collaborateurs.
Cette journée nous ramène à la mémoire il y a 25 ans, lorsque le 21 mai 1988, le bienheureux Jean-Paul II a confié la Maison le "Gift of Mary" à la Bienheureuse Teresa de Calcutta, une maison destinée à devenir un lieu de consolation pour ceux qui sont dans le besoin et qui désirent être touchés par l'amour du Christ. Jésus lui-même a dit: «Tout ce que vous faites au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous le faites." Cette maison est un don de la Bienheureuse Vierge Marie et nous sommes conscients que c'est seulement avec Marie et à travers elle que nous pouvons reconnaître Jésus et le servir dans Ses «petits».
Votre Sainteté, nous nous confions à vos prières afin que nous soyons toujours fidèles à notre charisme. Humblement, nous vous demandons de transmettre votre Bénédiction apostolique sur ce travail de sorte qu'il puisse être un signe visible de la compassion de Jésus dans le monde d'aujourd'hui. Je vous remercie.
23.05.13

Le pape François s'est rendu à la Maison d'accueil le Don de Marie : la Casa Dono di Maria, située à deux pas de la place saint Pierre, voulue et inaugurée par le pape Jean-Paul II il y a 25 ans (le samedi 21 mai 1988) et tenue par les soeurs Missionnaires de la Charité, de Mère Teresa, ce 21 mai, vers 17 h 30, en visite privée, accompagné du cardinal Angelo Comastri, de Mgr Georg Gänswein, et de Mgr Alfred Xuereb, à l'occasion du 25e anniversaire de la fondation.
Cette Maison est située sur le territoire du Vatican mais ouverte sur la rue.
La rencontre a eu lieu dans la cour entre la maison, le palais du Sant'Uffizio et l'atrium de la Salle Paul VI, où il y a peu se trouvait la salle de presse pour le conclave.
Le pape y a été reçu par la supérieure générale des Missionnaires de la Charité, soeur Mary Prema et les soeurs ont mis au cou du pape les traditionnelles fleurs indiennes pour accueillir les hôtes.
La maison accueille environ 25 femmes et les 60 hommes qui viennent y manger chaque jour.
Jean Paul II s'était rendu à huit reprises dans cette maison d'accueil, et Benoît XVI le 4 janvier 2008 et le 26 décembre 2010 pour un repas avec 250 pauvres.
Chaque jour, les religieuses secondées par des bénévoles, y distribuent, sans distinction de nationalité ou de religion, de la nourriture à des centaines de pauvres et hébergent des dizaines de femmes auxquelles elles assurent également une assistance médicale. Des séminaristes y viennent pour y faire une expérience de service. Dans son discours, devant une assemblée de pauvres, de religieuses et de bénévoles, le Souverain Pontife s’est attardé sur la signification des trois mots qui composent le nom de cette institution.Après son discours, le pape a salué chacun un à un.
Allocution du pape François le 21 mai 2013,
à la Maison des sœurs Missionnaires de la Charité au Vatican :
Casa Dono di Maria
Chers frères etr sœurs, bonsoir,
Je vous adresse à tous une salutation affectueuse, et de façon spéciale à vous, chers hôtes de cette Maison, qui est surtout la vôtre, parce qu'elle a été pensée et instituée pour vous. Je remercie tous ceux qui, de différentes façons, soutiennent cette belle réalité vdu Vatican. Ma présence ce soir veut avant tout être un merci sincère aux Missionnaires de la Charité, fondées par la bienheureuse Teresa de Calcutta, qui travaillent ici depuis 25 ans, avec de nombreux bénévoles, en faveur de tant de personnes qui ont besoin d'aide. Merci de tout cœur ! Vous, chères sœurs, vous rendez visible, avec les (frères et les pères) Misionnaires de la Charité et les coopérateurs, l'amour de l'Eglise pour les pauvres. Par votre service quotidien, vous êtes – comme le dit un psaume – la main de Dieu qui apaise la faim de tout être vivant (cf Ps 145, 16). Combien de fois, au cours de ces années, vous vous êtes penchées sur qui en avait besoin, comme le Bon Samaritain, vous l'avez regardé dans les yeux, vous lui avez donné la main pour le soulager! Combien de bouches vous avez nourries avec patience et dévouement! Combien de blessures, spécialement spirituelles, vous avez pansées! Aujourd'hui, je voudrais m'arrêter sur trois mots qui vous sont familiers: maison, don, Marie.
1.Cette structure, voulue et inaugurée par le bienheureux Jean-Paul II est une "maison"
- mais c'est une affaire entre saints, entre bienheureux! Jean-Paul II, Teresa de Calcutta; et la sainteté est passée, c'est beau cela! -. Et lorsque nous disons "maison", nous voulons dire lieu d'accueil, une demeure, un milieu humain où se sentir bien, se retrouver soi-même, se sentir intégré dans un territoire, dans une communauté. Encore plus profondément, "maison" est un mot à la saveur typiquement familiale, qui rappelle la chaleur, l'affection, l'amour dont on peut faire l'expérience dans une famille. La "maison" représente alors la richesse humaine la plus précieuse, celle de la rencontre, celle des relations entre les personnes, différentes en âge, culture, histoire, mais qui vivent ensemble et qui s'aident à grandir ensemble. C'est justement tout cela que la "maison" est un lieu décisif de la vie, où la vie grandit et peut se réaliser, parce que c'est un lieu où chaque personne apprend à recevoir de l'amour et à donner de l'amour. C'est cela la "maison". Et c'est ce que cette "maison" cherche à être depuis 25 ans! A la frontière entre le Vatican et l'Italie, elle est un appel fort pour nous tous, pour l'Eglise, pour la Ville de Rome, à être toujours davantage famille, "maison" où l'on est ouvert à l'accueil, à l'attention, à la fraternité.
2. Il y a ensuite le deuxième mot très important: le mot "don", qui qualifie cette maison et en définit l'identité typique. C'est en effet une maison qui se caractérise par le don, par le don réciproque. Qu'est-ce que je veux dire? Je veux dire que cette maison donne accueil, soutien matériel et spirituel à vous, chers hôtes, qui venez de différentes parties du monde; mais vous aussi vous êtes un don pour cette maison et pour l'Eglise. Vous nous dites qu'aimer Dieu et son prochain n'est pas une chose abstraite mais profondément concrète: cela signifie voir en toute personne le visage du Seigneur à servir, et le servir concrètement. Et vous, chers frères et soeurs, vous êtes le visage de Jésus. Merci! Vous "donnez" à ceux qui travaillent en ce lieu la possibilité de servir Jésus en qui est en difficulté, en qui a besoin d'aide. Cette maison est alors une transparence lumineuse de la charité de Dieu, qui est un Père bon et miséricordieux pour tous. Ici, l'on vit une hospitalité ouverte, sans distinction de nationalité ou de religion, selon l'enseignement de Jésus "vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement" (Mt 10,8). Nous devons tous récupérer le sens du don, de la gratuité, de la solidarité. Un capitalisme sauvage a enseigné la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l'exploitation sans regarder les personnes… et les résultats, nous les voyons dans la crise que nous sommes en train de vivre! Cette maison est un lieu qui éduque à la charité, à une "école" de la charité, qui enseigne à aller à la rencontre de toute personne, non pour le profit mais par amour. La musique - disons-le ainsi - de cette maison, c'est l'amour. Et c'est beau! Et j'aime que les séminaristes de tout le monde viennent faire ici une expérience directe de service. Les futurs prêtres peuvent ainsi vivre de façon concrète un aspect essentiel de la mission de l'Eglise et en faire trésor pour leur ministère pastoral.
3. Enfin, il y a une dernière caractéristique de cette maison: elle s'appelle "don de Marie". La Vierge sainte a fait de son existence un don incessant et précieux à Dieu parce qu'elle aimait le Seigneur. Marie est un exemple et un stimulant pour ceux qui vivent dans cette maison, et pour nous tous, à vivre la charité envers le prochain non en vertu d'une sorte de devoir social, mais en partant de l'amour de Dieu, de la charité de Dieu. Et aussi - comme nous l'avons entendu de Mère (Teresa) - Marie est celle qui nous conduit à Jésus, et nous enseigne comment aller à Jésus; et la Mère de Jésus est la nôtre, et fait famille, avec nous et avec Jésus. Pour nous, chrétiens, l'amour du prochain naît de l'amour de Dieu et en est l'expression la plus limpide. Ici, l'on cherche à aimer le prochain, mais aussi de se laisser aimer par le prochain. Ces deux attitudes marchent ensemble, il ne peut y avoir l'un sans l'autre. Sur le papier à en-tête des Missionnaires de la Charité, ces paroles de Jésus sont imprimées: "Tout ce que vous avez fait à un seul des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25,40). Aimer Dieu dans nos frères et aimer nos frères en Dieu.
Chers amis, encore merci à chacun de vous. Je prie pour que cette maison continue à être un lieu d'accueil, de don, de charité, dans le coeur de notre Ville de Rome. Que la Vierge Marie veille toujours sur vous et que ma bénédiction vous accompagne. Merci.
20.05.13

Maison-Mère
1er mai 2013
Mes chers coopérateurs, actifs et souffrants, LMC et volontaires,
Que l'amour et la joie de la rencontre avec notre Seigneur ressuscité emplissent vos cœurs en ce temps de Pâques.
Il y a vingt ans, le 20 mars 1993, Mère a écrit une lettre adressée aux sœurs, aux frères et aux pères, ouvrant son âme sur le dessein et le but même de notre existence comme Missionnaires de la Charité. Et spécifiquement, elle a écrit : « N'excluez pas les coopérateurs et les LMC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le connaître. » Ceci s'adresse aussi à nos volontaires qui veulent servir et qui cherchent à donner un sens plus profond à leur service.
En mourant sur la croix, Jésus a dit : « J'ai soif » (Jean 19,28). Vous avez vu ces paroles près du crucifix dans nos chapelles. Comme l'a dit Jean-Paul II, la soif naturelle est « un signe qui révèle une autre soif, la soif spirituelle. » Jésus a soif des âmes. Il a soif de notre foi et de notre amour.
Nous étanchons cette soif en permettant à Dieu de nous aimer, de nous pardonner, de nous guérir et de nous accepter comme nous sommes ; et aussi en en désirant intensément la présence de Dieu, en nous accrochant à Lui, et en trouvant notre joie en Lui.
Et nous étanchons la soif de Dieu en donnant un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres matériellement et spirituellement : en donnant non seulement de la nourriture, des vêtements et des médicaments mais aussi un sourire joyeux et un mot gentil, en faisant de petites choses avec un grand amour.
Jésus a dit que tout ce que nous faisons au plus petit de Ses frères c'est à Lui que nous le faisons. Ainsi, Mère dit : « J'ai soif » et « C'est à moi que vous l'avez fait » - Souvenez-vous toujours de relier les deux, les moyens avec le but. » Notre service est de mettre l'amour en action, peu importe qu'il soit petit ou humble.
Que l'amour assoiffé de Dieu trouve une réponse d'amour dans vos cœurs qui s'exprime dans le service aux plus nécessiteux et aux plus rejetés dans vos familles, votre voisinage, vos écoles, vos lieux de travail.
Nous avons accompagné le pape Benoît XVI de notre amour reconnaissant et de notre prière au cours des jours qui ont suivi l'annonce de sa résignation de la papauté, en ayant confiance que Dieu nous donnerait un autre Saint Père selon son Cœur. Nos prières ont été exaucées en notre nouveau Saint Père, le pape François, à qui nous promettons notre profond respect et notre obéissance. J'espère le rencontrer un jour prochain.
Priez, s'il vous plaît, pour nos sœurs et les pauvres qui se trouvent dans toutes les parties troublées du monde. Nos sœurs à Deir-ez-Zor, en Syrie, ont dû évacuer les lieux avec les jeunes femmes attardées mentales dont elles prennent soin après l'explosion d'une bombe, en août dernier, dans le quartier de l'église où elles vivaient. Depuis elles sont à Damas où elles attendent et prient pour que la paix soit restaurée en Syrie.
Pour le premier groupe de sœurs qui a rejoint Mère, le 12 avril cette année était le 60ème anniversaire de leur première profession de vœux. Joignez-vous à nous, s'il vous plaît, pour féliciter Sr Gertrude M.C. (Maison-Mère), Sr Dorothy M.C. (New York), Sr Clare M.C. (Rajasthan, Inde), Sr Laetitia M.C. (Shishu Bhavan, Calcutta) et Sr Francisca M.C. ( New York) et prier pour elles. Nos frères M.C. qui ont célébré le Jubilé d'or de leur fondation le 8 avril se sont souvenus avec amour et gratitude de tous les coopérteurs, les volontaires et les LMC qui les ont aidés pendant ces 50 ans.
Les histoires que vous avez partagées , coopérateurs, LMC et volontaires dans la newsletter qui est jointe à cette lettre, révèlent ce que Dieu fait en vous, à travers vous et avec vous. Merci d'être des canaux de l'amour de Dieu pour un monde assoiffé.
Continuez, s'il vous plaît, à prier pour moi et pour toutes nos sœurs. Vous et vos familles vous êtes dans ma prière.
Que Dieu vous bénisse
Sr M. Prema m.c.
Lettre de Mère Teresa reconnue comme son TESTAMENT
+LDM 25 Mars, 1993 Varanasi
Mes très chers enfants, Sœurs, Frères et Pères,
Cette lettre étant très personnelle, j'ai voulu l'écrire de ma propre main, mais il y a tant de choses à dire. Mais même si elle n'est pas de la main de Mère, elle vient cependant du cœur de Mère.
Jésus veut que je vous dise encore- surtout en cette Semaine Sainte- combien Il a d'amour pour chacun d'entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m'inquiète de ce que certains d'entre vous n'aient pas encore vraiment rencontré Jésus -seul à seul- : vous et Jésus seulement. Nous pouvons passer du temps à la chapelle, mais avez-vous vu – avec les yeux de votre âme- avec quel amour Il vous regarde ? Connaissez-vous vraiment Jésus vivant, non pas à partir de livres mais en étant avec Lui dans votre cœur? Avez-vous entendu les mots d'amour qu'Il vous dit ? Demandez la grâce: Il a le désir ardent de vous la donner. Tant que vous n'entendrez pas Jésus dans le silence de votre propre cœur, vous ne pourrez pas l'entendre dire « J'ai soif »dans le cœur des pauvres. N'abandonnez jamais ce contact intime quotidien avec Jésus comme une personne réelle vivante, non pas juste comme une idée. Comment pouvons-nous passer même un seul jour sans entendre Jésus dire « Je t'aime ». C'est impossible. Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer l'air. Sinon, la prière est morte, la méditation n'est que réflexion. Jésus veut que chacun d'entre vous l'entende - parler dans le silence de votre cœur.
Faites attention à tout ce qui pourrait faire obstacle à ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable peut essayer de se servir des blessures de la vie, et quelquefois de nos propres fautes pour vous faire sentir qu'il est impossible que Jésus vous aime réellement, qu'Il est vraiment attaché à vous. C'est un danger pour nous tous. Et c'est très triste, parce que c'est complètement à l'opposé de ce que Jésus veut réellement et attend de vous dire. Non seulement qu'Il vous aime, mais encore plus: qu'Il vous désire ardemment. Vous Lui manquez quand vous ne venez pas près de Lui. Il a soif de vous. Il vous aime toujours, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n'êtes pas acceptés par les autres, même parfois par vous-même. Il est celui qui vous accepte toujours. Mes enfants, vous n'avez pas à être différents pour que Jésus vous aime. Croyez seulement : vous êtes précieux pour Lui. Apportez toutes vos souffrances à ses pieds, ouvrez seulement votre coeur pour qu'Il vous aime tels que vous êtes. Il fera le reste.
Vous savez tous dans votre esprit que Jésus vous aime, mais avec cette lettre, Mère veut plutôt toucher votre cœur. Jésus veut ranimer nos cœurs, pour que nous ne perdions pas notre premier amour, surtout dans le futur quand Mère vous aura quittés. C'est pourquoi je veux que vous lisiez cette lettre devant le Saint Sacrement, là même où elle a été écrite, afin que Jésus lui-même puisse parler à chacun de vous.
Pourquoi Mère vous dit-elle cela ? Après avoir lu la lettre du Saint Père sur « J'ai soif », j'étais tellement frappée que je ne pourrais pas vous dire ce que j'ai ressenti. Cette lettre m'a fait découvrir encore davantage combien notre vocation est belle. Combien est grand l'amour de Dieu envers nous pour qu'Il est choisi notre Congrégation pour étancher cette soif de Jésus, d'amour , et des âmes – en nous donnant notre place spéciale dans l'Église. En même temps nous rappelons au monde Sa Soif , quelque chose que l'on oubliait. J'ai écrit au Saint Père pour le remercier. La lettre du Saint Père est un signe pour notre Congrégation toute entière – pour approfondir de plus en plus cette grande soif de Jésus de chacun de nous. C'est aussi un signe pour Mère, que le temps est venu pour moi de parler ouvertement du don que Dieu a fait le 10 septembre, d'expliquer de façon aussi détaillée que je le peux ce que signifie pour moi la Soif de Jésus.
Pour moi, la Soif de Jésus est une chose si intime, que jusqu'à présent je me suis sentie gênée pour vous parler du 10 septembre. Je voulais faire comme Notre Dame qui « gardait toutes ces choses dans son cœur. » C'est pourquoi Mère n'a pas tellement parlé de « J'ai soif », surtout en public. Mais cependant les lettres et les instructions de Mère la désignent toujours, en montrant les moyens d'étancher Sa Soif à travers la prière, l'intimité avec Jésus, en vivant nos vœux, surtout notre 4ème vœu. Pour moi c'est si clair : tout chez les MC existe uniquement pour étancher la Soif de Jésus. Ses paroles écrites sur le mur de chaque chapelle MC, ne proviennent pas seulement du passé, mais elles sont vivantes ici et maintenant, elles vous sont dites. Est-ce que vous le croyez? Si vous le croyez , vous entendrez, vous sentirez Sa présence. Laissez-la devenir aussi intime pour chacun de vous qu'elle l'est pour moi: c'est la plus grande joie que vous puissiez m'offrir. Mère essaiera de vous aider à comprendre, mais Jésus lui-même doit être le seul à vous dire « J'ai soif » Ecoutez votre propre nom. Pas seulement une fois. Chaque jour. Si vous écoutez avec votre cœur, vous entendrez, vous comprendrez.
Pourquoi Jésus dit-il « J'ai soif » ? Qu'est-ce que cela signifie ? C'est très difficile de l'expliquer avec des mots. Si vous deviez retenir une seule chose de la lettre de Mère, rappelez-vous ceci: « J'ai soif » est quelque chose de beaucoup plus profond que Jésus disant seulement « Je vous aime. » Tant que vous ne saurez pas de façon très intime que Jésus a soif de vous, vous ne pourrez pas commencer à savoir qui Il veut être pour vous. Ni qui Il veut que vous soyez pour Lui.
Le cœur et l'âme des MC sont seulement ceci : la Soif du Cœur de Jésus, caché dans les pauvres. C'est la source de tout ce qui fait la vie des MC. Elle nous donne notre But, notre 4ème vœu, l'esprit de notre Congrégation et son unique objectif. Etancher la soif de Jésus vivant au milieu de nous : est la seule raison d'être de la Congrégation. Pouvons-nous chacun d'entre nous en dire autant que c'est notre seule raison de vivre ? Demandez-vous : est-ce que cela ferait une différence dans ma vocation, dans ma relation avec Jésus , dans mon travail, si la Soif de Jésus n'était plus notre But, n'était plus sur les murs de la chapelle ? Est-ce que cela changerait quelque chose dans ma vie ? Est-ce que j'en ressentirais une perte ? Posez-vous ces questions honnêtement et que ce soit un test pour chacun pour voir si la Soif de Jésus est une réalité, quelque chose de vivant, pas simplement une idée.
« J'ai soif » (Jn 19,28) et « C'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,30) : rappelez-vous toujours de lier les deux, le moyen avec le But. Que nul ne sépare ce que Dieu a uni. Ne sous-estimez pas nos moyens pratiques: le travail pour les pauvres, si petit ou humble qu'il soit – qui font de notre vie quelque chose de beau pour Dieu. Ils sont les dons les plus précieux de Dieu à notre Congrégation, : la présence cachée mais si proche de Jésus, si capable de nous toucher. Sans notre travail pour les pauvres le But disparaît – la Soif de Jésus se réduit à des mots qui n'ont pas de sens ni de réponse . En unissant les deux, notre vocation de MC restera vivante et réelle, ce que Notre Dame a demandé.
Faites attention au choix des prédicateurs de retraite. Ils ne comprennent pas tous correctement notre esprit. Ils peuvent être saints et érudits, cela ne suppose pas pour autant qu'ils aient la grâce d'état de notre vocation. S'ils vous disent quelque chose de différent de ce que Mère écrit dans cette lettre, je vous demande de ne pas écouter ni de vous laisser troubler. La Soif de Jésus est le foyer de tout ce qui est MC. L'Eglise l'a confirmé encore et encore : « Notre charisme est d'étancher la Soif de Jésus d'amour et des âmes , en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres. » Rien de différent. Rien d'autre. Faisons tout ce que nous pouvons pour protéger ce don de Dieu à notre Congrégation.
Croyez-moi, mes chers enfants, soyez très attentifs à ce que Mère vous dit maintenant: seule la Soif de Jésus, si vous l'entendez, la ressentez, y répondez avec tout votre coeur, gardera la Congrégation en vie après que Mère vous aura quittés. Si c'est votre vie, tout ira bien pour vous. Même quand Mère vous aura quittés, la Soif de Jésus ne vous quittera jamais. Jésus, assoiffé dans les pauvres, vous L'aurez toujours avec vous.
C'est pourquoi je veux que les Sœurs actives et les Frères actifs, les Sœurs contemplatives et les Frères contemplatifs, et les Pères s'aident mutuellement à étancher la Soif de Jésus avec leurs dons particuliers : en se soutenant, en se complétant les uns les autres et cette Grâce précieuse d'une Famille unie, avec un seul But et objectif. N'excluez pas les Coopérateurs ni les Laïcs MC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le comprendre.
Parce que le premier devoir du prêtre est le ministère de la prédication, j'ai demandé il y a quelques années à nos Pères de commencer à parler sur « J'ai soif », pour entrer plus profondément dans le don que Dieu a fait à notre Congrégation le 10 septembre. Je sens que Jésus veut cela d'eux, aussi dans le futur – priez donc Notre Dame de les garder dans ce rôle particulier de leur 4ème vœu. Notre Dame nous aidera tous pour cela, puisqu' elle fut la première personne, avec St Jean, et j'en suis sûre Marie Madeleine, à entendre le cri de Jésus « J'ai soif ». Parce qu'elle était là au Calvaire, elle sait combien le désir ardent de Jésus pour vous et pour les pauvres est réel et profond. Le savons-nous? Le sentons-nous comme Elle? Demandez-lui de vous l'apprendre, vous et toute la Congrégation êtes à elle. Son rôle est de vous amener face à face, comme Jean et Madeleine, avec l'amour dans le Cœur de Jésus crucifié. Avant, c'était Notre Dame qui suppliait Mère, maintenant c'est Mère qui, en son nom, vous supplie : « Écoutez la soif de Jésus. » Qu'elle soit pour chacun de vous ce que le Saint Père a dit dans sa lettre: une Parole de Vie.
Comment approchez-vous la Soif de Jésus ? Un seul secret : plus vous viendrez près de Jésus, mieux vous connaîtrez Sa Soif. « Repentez-vous et croyez », nous dit Jésus. De quoi faut-il nous repentir ? De notre indifférence, de notre dureté de cœur. Que faut-il croire ? Que Jésus a soif, même maintenant, dans votre cœur et dans les pauvres – Il connaît votre faiblesse, Il veut seulement votre amour, Il veut seulement avoir la chance de vous aimer. Il n'est pas lié par le temps. Chaque fois que nous venons près de Lui, nous devenons associés à Notre Dame, à St Jean, à Marie Madeleine. Ecoutez-Le. Ecoutez votre propre nom. Faites que ma joie et la vôtre soient complètes.
Prions
Que Dieu vous bénisse
M. Teresa m.c.
29.12.10

MAISON MERE
28 novembre 2010
1er dimanche de l'Avent
Chers Coopérateurs, chers Coopérateurs souffrants,
Chers LMC et chers Volontaires,
« Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique »
( Saint Jean 3, 16 )
Alors que nous approchons du jour de Noël je demande à Jésus de nous remettre à neuf grâce à l'expérience de Son amour et qu'il le fasse rayonner sur nos âmes. Mère Teresa exprimait sa ferveur dans la lettre qu'elle a écrite à Mgr Perier le 13 janvier 1947 : « Pendant cette année très souvent j'ai désiré ardemment être toute à Jésus et Lui amener d'autres âmes à L'aimer avec ferveur comme Il n'a jamais été aimé auparavant. » Saint Augustin s'est exclamé : « O Reine de Beauté, si ancienne et cependant toujours jeune... j'ai goûté et maintenant j'ai faim et soif de vous. Vous m'avez touché et maintenant je me languis de votre paix. »
Jésus a recouvert sa Divinité de la pauvreté d'un petit bébé à Bethléem. Aujourd'hui Il dissimule Sa Divinité dans l'Eucharistie. Il nous demande de L'aimer et d'avoir soin de Lui dans nos cœurs. En trouvant Jésus dans nos cœurs, nous sommes contraints à aimer et à nous occuper de Lui dans nos frères et sœurs, et tout spécialement de ceux qui en ont le plus besoin dans nos familles et dans nos communautés. Puisse notre Mère intercéder en notre faveur afin que vous vous enflammiez du désir de L'aimer comme Il ne l'a jamais été.
Je suis certaine que vous avez donné et reçu beaucoup d'inspiration et de joie à l'occasion des merveilleuses célébrations du centenaire de la naissance de notre Mère. Je vous remercie d'avoir travaillé si généreusement et avec tant d'esprit de création à faire connaître la vie de Mère ainsi que son message à d'innombrables personnes.
Je voudrais partager avec vous quelques unes de nos commémorations à Calcutta. Le 26 août, la Grand Messe solennelle a été présidée à la Maison Mère par le Cardinal Toppo. Soixante trois prêtres concélébraient et environ mille personnes ainsi que des Sœurs ont trouvé place dans la chapelle, à la tombe de Mère, dans l'enceinte ainsi qu'au premier étage.. Après la Messe , on a allumé des cierges autour de la tombe de Mère. Les volontaires ont lâché cent ballons bleus et blancs. Sœur Nirmala et moi avons lâché deux colombes blanches en signe de paix. Beaucoup m'ont dit qu'ils avaient éprouvé beaucoup de bienfaits grâce à la présence de notre Mère pendant la Célébration Eucharistique.
Toute la journée, des foules de personnes ont rendu hommage à Mère autour de sa tombe. Le train de l'exposition de Mère a été envoyé par sœur Nirmala au milieu des joyeuses fanfares que donnait l'orchestre de la police de Calcutta. Le Festival international des films de Mère Teresa ont montré quinze films sur Mère pendant quatre jours ; ce qui, entre autres, a donné à tous les habitants l'émotion d'aller au cinéma et de recevoir des gâteries de la part des coopérateurs.
A cinq heures, le Train Express de l'exposition de Mère, organisé par le Ministère indien des Transports a été inauguré à la gare de Sealdah ; Ce train de l'exposition va partout en Inde. Notre grande joie est que alors que tant de gens qui n'ont pas les moyens de venir à Calcutta pour visiter la Maison Mère, peuvent connaître la vie de Mère, son œuvre et son message dans toutes leurs villes. Ceci s'accorde bien avec le principe de Mère : « Nous n'attendrons pas que les pauvres viennent à nous, mais nous irons à eux. »
Nos Sœurs dans leurs Communautés partagent avec moi l'enthousiasme avec lequel
« L'Express de Mère » est accueilli dans toutes les différentes gares, et visité par des personnes innombrables.
Le 29 août, à Delhi, le Président de l'Inde, Shrimati Pratibha Patil, a mis en vente la pièce commémorative de 100 roupies ainsi que la pièce de 5 roupies, avec l'image de notre Mère. La Conférence des Evêques catholiques de l'Inde avait gracieusement organisé cette cérémonie.
Bien d'autres initiatives ont eu lieu en Inde et hors de l'Inde pour rendre hommage à Mère.
Nous remercions nos chers Coopérateurs, les Coopérateurs malades et souffrants, les LMC et les volontaires pour leurs nombreuses contributions, pour votre immense amour et votre reconnaissance pour notre Mère.
Nous remercions Dieu et nous Lui cédons la merveilleuse vie sacerdotale du Père Joseph Langford, Missionnaire de la Charité qui a été rappelé à Dieu le 14 octobre. Prions pour le repos de son âme et pour les Pères Missionnaires de la Charité dont il a été le Co-fondateur.
Nos Frères Missionnaires de la Charité ont élu leur nouveau Supérieur Général, Frère David Robert M.C.. Nous prions pour lui et pour ses conseillers, pour les bénédictions de Dieu et pour une durée de service fructueuse.
Je vous souhaite ainsi qu'à vos chères familles une fervente période d'Avent,
un Joyeux Noël et une Nouvelle Année 2011 pleine de Grâces !
Merci de me garder dans vos prières.
Que Dieu vous bénisse,
Sœur Prema M.C.
Rome, Noël 2010
Vœux du père Sébastien Vazhakala M.C.
Très chers frères et sœurs,
Vous qui aimez Jésus dans le Pain de Vie et qui le servez dans les plus pauvres parmi les pauvres, expérimentez plus profondément la joie et la paix du Christ et soyez impatients de partager avec les autres la bonne nouvelle annoncée aux bergers par les anges cette première nuit de Noël : « Ne craignez pas car voici que je viens vous annoncer une
bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. » ( Lc 2, 10-11 ).
Je souhaite à chacun d'entre vous un très joyeux et saint Noël et une nouvelle année 2011 remplie de paix.
Amitiés et prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C. et tous les frères
Le 26 décembre 2010, notre saint Père le Pape Benoît XVI a invité à un repas festif au Vatican, salle Paul VI, 250 personnes démunies, de différents pays du monde, hébergées par les sœurs Missionnaires de la Charité à Rome. En face du Pape : notre fondateur et directeur spirituel international : le père Sébastien Vazhakala M.C...
En cette année du centième anniversaire de la naissance de la bienheureuse Teresa de Calcutta, le Pape a rendu hommage à Mère Teresa.
" La charité est la force qui change le monde ", a dit le Pape à la fin de ce repas