21.01.23
Litanies de l'Humilité
O Jésus, doux et humble de cœur,
du désir d’être estimé, délivre-moi, Jésus du désir d’être aimé, délivre-moi, Jésus du désir d’être exalté,
du désir d’être honoré,
du désir d’être loué,
du désir d’être préféré aux autres,
du désir d’être consulté,
du désir d’être approuvé,
de la crainte d’être humilié, délivre-moi, Jésus
de la crainte d’être méprisé, délivre-moi, Jésus
de la crainte d’être rebuté,
de la crainte d’être calomnié,
de la crainte d’être oublié,
de la crainte d’être tourné en ridicule,
de la crainte d’être injurié,
Que les autres soient plus aimés que moi
Jésus, fais-moi la grâce de le désirer
Que les autres soient plus estimés que moi
Jésus, fais-moi la grâce de le désirer
Que les autres puissent être choisis et moi mis de côté Jésus, fais-moi la grâce de le désirer
Que les autres puissent être loués et moi négligé Jésus, fais-moi la grâce de le désirer.
Que les autres puissent m’être préférés en tout
Jésus, fais-moi la grâce de le désirer
Que les autres puissent devenir plus saints que moi, pourvu que je devienne saint autant que je le puis Jésus, fais-moi la grâce de le désirer.
Litanies récitées chaque jour par les Missionnaires de la Charité (Sœurs de Mère Teresa de Calcutta)
08.03.16
Angelus du 6 mars 2016
Angelus Domini nuntiavit Mariae…
Paroles du pape François après l’angélus
Chers frères et sœurs,
J’exprime ma proximité aux Missionnaires de la Charité pour le grand deuil qui les a frappés il y a deux jours, avec le meurtre de quatre religieuses à Aden, au Yémen, où elles s’occupaient des personnes âgées. Je prie pour elles et pour les autres personnes tuées lors de l’attaque, ainsi que pour leurs proches. Ce sont les martyrs d’aujourd’hui ! Cela ne fait pas la une des journaux, ce ne sont pas des nouvelles ; ces personnes donnent leur sang pour l’Église. Ces personnes sont victimes de l’attaque de ceux qui les ont tuées, mais aussi de l’indifférence, de cette mondialisation de l’indifférence, pour laquelle cela n’est pas important… Que Mère Teresa accompagne au paradis ses filles martyres de la charité et qu’elle intercède pour la paix et pour le respect sacré de la vie humaine...
Sr Anselme M.C. (d'Inde), Sr Marguerite M.C. (du Rwanda), Sr Judith M.C. (du Kenya), Sr Reginette (du Rwanda)
16.04.14
Mercredi 16 avril 2014
30ème anniversaire des LMC
« I will, I want, with God's blessing to be holy »
Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint(e) .
Le samedi 27 mars 1993, Mère Teresa a redit aux LMC, à Rome,
dans la chapelle des sœurs M.C., à San Gregorio, , après la messe,
de prendre cette ferme résolution.
A plusieurs reprises, quand père Sebastian M.C. traduisait à chaque fois, en italien :
« I want » par « Desidero » Je désire,
en tapant énergiquement sur une petite table près d'elle, Mère Teresa répétait inlassablement :
« No desidero, Father : Voglio, voglio », Pas je désire : Je veux, je veux..., criait-elle.
« Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint(e) »
06.10.13
Jubilé LMC
2013
« Oui, mon cœur est dans l'allégresse,
ma langue chante de joie ;
ma chair elle-même reposera dans l'espérance...
Tu m'as montré le chemin de la vie,
tu me rempliras d'allégresse par ta présence. »
Ac 2, 26
28
Ps 16, 9-11
" La meilleure façon de montrer votre gratitude envers Dieu est de tout accepter avec joie. Un cœur joyeux est le résultat normal d'un cœur brûlant d'amour."
Bienheureuse Teresa de Calcutta
01.10.13
Fête de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
1er octobre 2013
Ne nous prenons pas au sérieux !
Ne prenons au sérieux que notre engagement : que nos vœux !
Attention : Relisons attentivement la formule des vœux : Le Seigneur nous prend toujours au mot !
Notre seule mission est de nous laisser prendre et aimer par Lui et de Le laisser faire et aimer tous ceux que nous rencontrons, sans exception, à travers nous, par nos mains, nos yeux, …, notre cœur.
Ce n'est pas nous qui aimons, c'et Lui qui aime à travers nous.
C'est Lui l'Amour.
Laissons-nous vider par le Seigneur pour qu'Il prenne toute la place, qu'Il nous comble et qu'Il puisse aimer en nous.
Témoignons joyeusement des merveilles qu'Il accomplit et
partageons la joie d'être aimés et d'aimer.
« Marie dit alors :
Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur…
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !...
Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. »
St Luc 1, 46-53
« Aimer jusqu'à ce que cela fasse mal »
Bienheureuse Teresa de Calcuta
« Aimer c'est tout donner et se donner soi-même »
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face
« Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. »
St Jean 13,1
Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous
Cœur Sacré deJésus, je vous aime
Cœur Sacré de Jésus, gardez nos familles dans vore cœur
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous
Saint Joseph, priez pour nous
Sainte Thérèse, priez pour npus
Bienheureuse Teresa de Calcutta, priez pour nous
Fabienne B.
09.09.13
L’hommage de l’ONU à Mère Teresa
2013-09-11 L’Osservatore Romano
En souvenir de l’anniversaire de la mort de mère Teresa de Calcutta, l’Assemblée générale des Nations unies a choisi le 5 septembre comme Journée internationale de la charité, célébrée cette année pour la première fois. En tant que Conseil pontifical, nous nous réjouissons de cette initiative et nous nous unissons à un nombre infini de personnes dans le monde entier pour rappeler la bienheureuse et rendre grâce à Dieu pour le témoignage d’amour éloquent qu’elle a donné à l’Eglise et à toute la famille humaine. La reconnaissance de la personne et du travail de mère Teresa de la part de la communauté internationale est également une invitation pour nous à continuer à rendre ce témoignage d’amour à ceux qui sont dans le besoin.
Comme nous avons tous pu le constater, dans les paroles et dans les faits, le Pape François éprouve un amour particulier envers les pauvres et les personnes qui souffrent. De fait, dès le début de son pontificat, il nous a toujours encouragés, à travers son exemple et son enseignement, à chercher à être « une Eglise pauvre pour les pauvres ». Il a invité l’Eglise à sortir d’elle-même et à aller vers les périphéries : celles du mystère du péché, de la douleur, de l’injustice, celles de l’ignorance et de l’indifférence religieuse, celles de la pensée, celles de toute forme de misère. Dans le contact quotidien avec ces périphéries, l’Eglise est appelée à apporter le salut et l’amour à travers son service caritatif.
Quant à nous, nous désirons aussi rendre hommage au service et au dévouement de tant de personnes et d’institutions catholiques généreuses. En particulier, nous sommes reconnaissants à de nombreux hommes et femmes qui ont consacré leur vie aux œuvres de miséricorde dans les parties les plus pauvres du monde. En exerçant leur œuvre de charité, ils témoignent que Dieu aime encore le monde et que, par leur entremise, il communique son amour et sa compassion aux pauvres.
Obéissant au commandement du Christ, l’Eglise est appelée à rendre témoignage de l’amour de Dieu à travers la pratique de la charité. De fait, dès les débuts, le service de la charité envers les pauvres a toujours été parmi les activités fondamentales de l’Eglise, avec l’administration des sacrements et la proclamation de la Parole. A travers cette triple tâche, l’Eglise a pour mission de faire participer tous les hommes et toutes les femmes de la nature divine du Dieu qui est amour. L’Eglise affirme que la raison d’être de sa mission de charité sont Jésus Christ et le témoignage de son amour, rendu dans le service aux pauvres. De la même manière, mère Teresa de Calcutta a toujours trouvé inspiration et force en Jésus. Sa vie, son témoignage d’amour, naissait des leçons que le Seigneur lui donnait dans la prière et dans la contemplation de sa vie et de son enseignement. Avec son service de charité, la religieuse ne voulait pas simplement fournir une assistance humanitaire ou changer les structures sociales. En recevant le prix Nobel, le 11 décembre 1979, elle affirmait clairement : « Nous ne sommes pas de vrais agents sociaux. Peut-être accomplissons-nous un travail social aux yeux des personnes, mais en réalité nous sommes des contemplatives au cœur du monde ; en effet, nous touchons le corps du Christ vingt-quatre heures par jour ».
Chaque fois que nous regardons l’image de mère Teresa, cela nous rappelle que « l’amour – caritas – sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste. Il n’y a aucun ordre juste de l’Etat qui puisse rendre superflu le service de l’amour. Celui qui veut s’affranchir de l’amour se prépare à s’affranchir de l’homme en tant qu’homme. Il y aura toujours de la souffrance, qui réclame réconfort et aide. Il y aura toujours de la solitude. De même, il y aura toujours des situations de nécessité matérielle, pour lesquelles une aide est indispensable, dans le sens d’un amour concret pour le prochain » (Deus caritas est, n. 28b).
La charité chrétienne est toujours au service du bien intégral de chaque être humain, sans distinction de religion ou de race. L’exercice de la charité chrétienne ne compte pas que sur la compétence professionnelle et ne se contente pas d’un engagement impersonnel. Notre approche a lieu avec un « cœur qui voit » au-delà des besoins matériels. Chez les pauvres que nous servons, nous cherchons à voir la totalité et l’intégrité alors qu’ils sont devant Dieu. Mère Teresa est un exemple convaincant du fait que cette sensibilité ne porte pas préjudice à l’efficacité. Dans le service aux plus pauvres parmi les pauvres, sa foi voyait au-delà de leurs besoins matériels. Elle a dit une fois : « Dieu s’est identifié avec l’affamé, le malade, celui qui était nu, sans toit ; une faim non seulement de pain, mais aussi d’amour, de soin, de considération de la part de quelqu’un ; une nudité non seulement de vêtements, mais aussi de cette compassion que seulement peu de personnes ressentent pour ceux qu’elles ne connaissent pas ; une absence de toit non seulement du fait de ne pas posséder un abri de pierre, mais de n’avoir personne à pouvoir considérer comme un voisin ». Cette initiative des Nations unies nous exhorte à être toujours fidèles à l’héritage spirituel que nous a laissé la bienheureuse Teresa de Calcutta.
Robert Sarah, Cardinal-président du Conseil pontifical Cor Unum
Message du Secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki-moon
5 septembre 2013
La charité joue un rôle majeur en ce qu’elle aide à défendre les valeurs et à promouvoir l’action de l’Organisation des Nations Unies. Les dons de temps ou d’argent, le bénévolat à l’échelle locale ou à l’autre bout du monde, les actes de compassion et de bonté accomplis de façon désintéressée sont autant de manifestations de la solidarité mondiale qui nous aident à atteindre notre but commun, qui consiste à cohabiter en harmonie et à construire un avenir pacifique pour tous.
Je me réjouis de célébrer cette première Journée internationale de la charité, qui a été proclamée l’an dernier par l’Assemblée générale des Nations Unies et qui coïncide avec l’anniversaire de la disparition de Mère Teresa, dont la vie et l’action au service des membres les plus pauvres et les plus vulnérables de la famille humaine ont fait des émules dans le monde.
Paradoxalement, il arrive que la charité soit discréditée, au motif qu’elle serait inefficace ou inadaptée, voire humiliante pour le destinataire. « Nous ne faisons pas la charité mais un investissement », s’empressent parfois de préciser les bailleurs de fonds. Sachons reconnaître la charité pour ce qu’elle est intrinsèquement : une noble entreprise visant à améliorer la condition humaine.
Alors que nous cherchons à accélérer nos efforts afin d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et de définir un programme audacieux pour l’après-2015, nous pouvons et nous devons renforcer le rôle de l’action caritative.
Des organismes des Nations Unies tels que le Programme des Volontaires des Nations Unies ou l’UNICEF permettent à des personnes de tous horizons de s’engager. En instituant la Journée internationale, l’Assemblée générale a invité les États Membres à encourager la charité, notamment par des activités pédagogiques et de sensibilisation : ainsi, des initiatives telles que l’Action estudiantine visant à promouvoir l’innovation et la réforme par l’éducation, entreprise dans le cadre de l’initiative des Nations Unies dénommée « Impact universitaire », ont encouragé les jeunes – hommes et femmes – à aider leurs pairs moins fortunés à obtenir les moyens financiers de s’instruire. Les organismes humanitaires des Nations Unies comptent autant sur la charité du public que sur la générosité des gouvernements pour continuer à sauver des vies lors de catastrophes naturelles, de conflits armés ou d’autres situations d’urgence.
En cette nouvelle journée internationale, j’invite les êtres humains de tous horizons et de tous âges à écouter cet élan de charité qui nous anime tous.
30.05.13
NEUVAINE AU SACRÉ CŒUR
MÈRE TERESA A PRIÉ CETTE NEUVAINE PENDANT PLUS DE 50 ANS ET LES MISIONNAIRES DE LA CHARITÉ LA PRIENT ENCORE AUJOURD'HUI
O Divin Jésus, toi qui as dit : Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira ; regarde-nous prosternés à tes pieds. Animés par une foi et une confiance vives en ces promesses, dictées par ton Sacré Cœur et prononcées par tes lèvres adorables, nous venons te demander
(ici mentionnez la demande.)
A qui pouvons-nous nous adresser, O doux Jésus, si ce n'est à toi, dont le Cœur est une source inépuisable de toutes grâces et mérites ? Où pouvons-nous chercher, si ce n'est dans le Trésor qui contient toutes les richesses de ta clémence et de ta bonté ? Où pouvons-nous frapper, si ce n'est à la porte de ton Sacré Cœur à travers lequel Dieu lui-même vient à nous et à travers lequel nous allons à Dieu ? Nous avons donc recours à toi, O Cœur de Jésus. Nous trouvons la consolation en toi quand nous sommes affligés, la protection quand nous sommes persécutés, la force quand nous sommes accablés par les épreuves, et la lumière quand nous sommes dans le doute et l'obscurité.
Nous croyons fermement que tu peux nous accorder la grâce que nous implorons, même si cela exige un miracle. Nous confessons que nous sommes indignes de tes faveurs, O Jésus, mais ce n'est pas une raison pour nous de nous décourager. Tu es le Dieu de Miséricorde et tu ne repousseras pas un cœur contrit et humble. Jette sur nous un regard de pitié, nous te le demandons et ton Cœur compatissant trouvera dans nos misères et notre faiblesse un motif pressant d'exaucer nos demandes. Mais, O Sacré Cœur, quelque soit ta décision en ce qui concerne notre demande, nous ne cesserons jamais de t'adorer, de t'aimer, de te louer, et de te servir. Daigne, Seigneur Jésus, accepter ceci : notre acte de soumission parfaite aux décrets de ton Cœur adorable, que nous désirons sincèrement qu'ils se réalisent en nous et par nous et en toutes créatures pour les siècles des siècles. Amen.
O Sacré Cœur de Jésus, que ton règne vienne !
( A prier tous les jours de la Neuvaine )
Rome, 28 mai 2013 (Zenit.org) Anne Kurian
La vie chrétienne « n’est pas un vernis », elle « pénètre jusqu'aux os, jusqu’au cœur » de l’existence, a expliqué le pape François lors de la messe qu’il a célébrée en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, à 7h, ce 28 mai 2013. C'est pourquoi suivre le Christ ne peut pas être un moyen de faire carrière.
Des collaborateurs du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, des ouvriers de la centrale thermoélectrique et de l’atelier de menuiserie du Vatican, ont participé à la célébration, indiquent L'Oservatore Romano et Radio Vatican.
Le pape a commenté l’Evangile du jour, où Pierre dit à Jésus « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre », ce que le pape traduit par « Tout ça c’est bien, mais nous ? Nous avons tout quitté pour te suivre. Quel sera le salaire ? Comment sera la récompense ? ».
La réponse de Jésus « est un peu ironique », a-t-il constaté : « mais oui, vous qui avez quitté une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, vous aurez cent fois plus », mais aussi « la persécution », qui semble « le salaire du disciple ».
Jamais sans la croix
Celui qui veut suivre le Christ « doit suivre le même chemin que [lui] » : un chemin d’abaissement, qui « finit sur la croix », a rappelé le pape François : « Il y aura toujours les difficultés qui viennent du monde et les persécutions, car Il est passé par cette route en premier. Quand un chrétien n’a pas de difficultés dans sa vie et que tout va bien, tout est beau, quelque chose ne va pas », comme s’il avait cédé à la tentation de « suivre l’esprit du monde » plutôt que Jésus, a estimé le pape.
Il n’est pas possible de « supprimer la croix de la route de Jésus, elle est toujours là », a-t-il insisté, précisant que le chrétien ne doit pas chercher à souffrir, mais « il suit Jésus par amour et quand on suit Jésus par amour, l'envie du diable peut faire tant de choses ».
La foi n’est pas un vernis
« L’esprit du monde ne tolère pas le témoignage » du chrétien, a fait remarquer le pape, évoquant Mère Teresa, vue dans la société comme une figure positive qui « a fait tant de belles choses pour les autres ».
Mais « l’esprit du monde ne dit jamais que la bienheureuse Teresa tous les jours, si longtemps, était en adoration; jamais. Il réduit l’activité chrétienne aux bonnes actions sociales. Comme si l'existence chrétienne était un vernis, une patine de christianisme ».
« L’annonce de Jésus n’est pas une patine », a-t-il souligné, elle pénètre « dans les os », va « droit au cœur, à l’intérieur », et « change » l’homme. Et cela, « l’esprit du monde ne le tolère pas; il ne le tolère pas et à cause de cela viennent les persécutions ».
Non au carriérisme
Suivre le Seigneur n’est pas une façon d’acquérir du pouvoir, a poursuivi le pape, citant « des empereurs, tant de gouvernants, tant de personnes », qui, dans l’histoire de l’Eglise ont pensé que suivre le Christ c’était « faire carrière ». Y compris « certains prêtres, certains évêques », a-t-il ajouté.
Cette attitude ne correspond pas à l’esprit du disciple, mais plutôt à l’attitude de Pierre, qui demande : « et nous, quelle carrière faisons-nous ?». Et Jésus répond : « je vous donnerai tout, avec la persécution ».
« Demandons cette grâce : suivre Jésus sur la route qu’il a enseignée. Cela est beau : il ne nous laisse jamais seuls, jamais. Il est toujours avec nous », a-t-il conclu.
20.05.13

Maison-Mère
1er mai 2013
Mes chers coopérateurs, actifs et souffrants, LMC et volontaires,
Que l'amour et la joie de la rencontre avec notre Seigneur ressuscité emplissent vos cœurs en ce temps de Pâques.
Il y a vingt ans, le 20 mars 1993, Mère a écrit une lettre adressée aux sœurs, aux frères et aux pères, ouvrant son âme sur le dessein et le but même de notre existence comme Missionnaires de la Charité. Et spécifiquement, elle a écrit : « N'excluez pas les coopérateurs et les LMC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le connaître. » Ceci s'adresse aussi à nos volontaires qui veulent servir et qui cherchent à donner un sens plus profond à leur service.
En mourant sur la croix, Jésus a dit : « J'ai soif » (Jean 19,28). Vous avez vu ces paroles près du crucifix dans nos chapelles. Comme l'a dit Jean-Paul II, la soif naturelle est « un signe qui révèle une autre soif, la soif spirituelle. » Jésus a soif des âmes. Il a soif de notre foi et de notre amour.
Nous étanchons cette soif en permettant à Dieu de nous aimer, de nous pardonner, de nous guérir et de nous accepter comme nous sommes ; et aussi en en désirant intensément la présence de Dieu, en nous accrochant à Lui, et en trouvant notre joie en Lui.
Et nous étanchons la soif de Dieu en donnant un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres matériellement et spirituellement : en donnant non seulement de la nourriture, des vêtements et des médicaments mais aussi un sourire joyeux et un mot gentil, en faisant de petites choses avec un grand amour.
Jésus a dit que tout ce que nous faisons au plus petit de Ses frères c'est à Lui que nous le faisons. Ainsi, Mère dit : « J'ai soif » et « C'est à moi que vous l'avez fait » - Souvenez-vous toujours de relier les deux, les moyens avec le but. » Notre service est de mettre l'amour en action, peu importe qu'il soit petit ou humble.
Que l'amour assoiffé de Dieu trouve une réponse d'amour dans vos cœurs qui s'exprime dans le service aux plus nécessiteux et aux plus rejetés dans vos familles, votre voisinage, vos écoles, vos lieux de travail.
Nous avons accompagné le pape Benoît XVI de notre amour reconnaissant et de notre prière au cours des jours qui ont suivi l'annonce de sa résignation de la papauté, en ayant confiance que Dieu nous donnerait un autre Saint Père selon son Cœur. Nos prières ont été exaucées en notre nouveau Saint Père, le pape François, à qui nous promettons notre profond respect et notre obéissance. J'espère le rencontrer un jour prochain.
Priez, s'il vous plaît, pour nos sœurs et les pauvres qui se trouvent dans toutes les parties troublées du monde. Nos sœurs à Deir-ez-Zor, en Syrie, ont dû évacuer les lieux avec les jeunes femmes attardées mentales dont elles prennent soin après l'explosion d'une bombe, en août dernier, dans le quartier de l'église où elles vivaient. Depuis elles sont à Damas où elles attendent et prient pour que la paix soit restaurée en Syrie.
Pour le premier groupe de sœurs qui a rejoint Mère, le 12 avril cette année était le 60ème anniversaire de leur première profession de vœux. Joignez-vous à nous, s'il vous plaît, pour féliciter Sr Gertrude M.C. (Maison-Mère), Sr Dorothy M.C. (New York), Sr Clare M.C. (Rajasthan, Inde), Sr Laetitia M.C. (Shishu Bhavan, Calcutta) et Sr Francisca M.C. ( New York) et prier pour elles. Nos frères M.C. qui ont célébré le Jubilé d'or de leur fondation le 8 avril se sont souvenus avec amour et gratitude de tous les coopérteurs, les volontaires et les LMC qui les ont aidés pendant ces 50 ans.
Les histoires que vous avez partagées , coopérateurs, LMC et volontaires dans la newsletter qui est jointe à cette lettre, révèlent ce que Dieu fait en vous, à travers vous et avec vous. Merci d'être des canaux de l'amour de Dieu pour un monde assoiffé.
Continuez, s'il vous plaît, à prier pour moi et pour toutes nos sœurs. Vous et vos familles vous êtes dans ma prière.
Que Dieu vous bénisse
Sr M. Prema m.c.
Lettre de Mère Teresa reconnue comme son TESTAMENT
+LDM 25 Mars, 1993 Varanasi
Mes très chers enfants, Sœurs, Frères et Pères,
Cette lettre étant très personnelle, j'ai voulu l'écrire de ma propre main, mais il y a tant de choses à dire. Mais même si elle n'est pas de la main de Mère, elle vient cependant du cœur de Mère.
Jésus veut que je vous dise encore- surtout en cette Semaine Sainte- combien Il a d'amour pour chacun d'entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m'inquiète de ce que certains d'entre vous n'aient pas encore vraiment rencontré Jésus -seul à seul- : vous et Jésus seulement. Nous pouvons passer du temps à la chapelle, mais avez-vous vu – avec les yeux de votre âme- avec quel amour Il vous regarde ? Connaissez-vous vraiment Jésus vivant, non pas à partir de livres mais en étant avec Lui dans votre cœur? Avez-vous entendu les mots d'amour qu'Il vous dit ? Demandez la grâce: Il a le désir ardent de vous la donner. Tant que vous n'entendrez pas Jésus dans le silence de votre propre cœur, vous ne pourrez pas l'entendre dire « J'ai soif »dans le cœur des pauvres. N'abandonnez jamais ce contact intime quotidien avec Jésus comme une personne réelle vivante, non pas juste comme une idée. Comment pouvons-nous passer même un seul jour sans entendre Jésus dire « Je t'aime ». C'est impossible. Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer l'air. Sinon, la prière est morte, la méditation n'est que réflexion. Jésus veut que chacun d'entre vous l'entende - parler dans le silence de votre cœur.
Faites attention à tout ce qui pourrait faire obstacle à ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable peut essayer de se servir des blessures de la vie, et quelquefois de nos propres fautes pour vous faire sentir qu'il est impossible que Jésus vous aime réellement, qu'Il est vraiment attaché à vous. C'est un danger pour nous tous. Et c'est très triste, parce que c'est complètement à l'opposé de ce que Jésus veut réellement et attend de vous dire. Non seulement qu'Il vous aime, mais encore plus: qu'Il vous désire ardemment. Vous Lui manquez quand vous ne venez pas près de Lui. Il a soif de vous. Il vous aime toujours, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n'êtes pas acceptés par les autres, même parfois par vous-même. Il est celui qui vous accepte toujours. Mes enfants, vous n'avez pas à être différents pour que Jésus vous aime. Croyez seulement : vous êtes précieux pour Lui. Apportez toutes vos souffrances à ses pieds, ouvrez seulement votre coeur pour qu'Il vous aime tels que vous êtes. Il fera le reste.
Vous savez tous dans votre esprit que Jésus vous aime, mais avec cette lettre, Mère veut plutôt toucher votre cœur. Jésus veut ranimer nos cœurs, pour que nous ne perdions pas notre premier amour, surtout dans le futur quand Mère vous aura quittés. C'est pourquoi je veux que vous lisiez cette lettre devant le Saint Sacrement, là même où elle a été écrite, afin que Jésus lui-même puisse parler à chacun de vous.
Pourquoi Mère vous dit-elle cela ? Après avoir lu la lettre du Saint Père sur « J'ai soif », j'étais tellement frappée que je ne pourrais pas vous dire ce que j'ai ressenti. Cette lettre m'a fait découvrir encore davantage combien notre vocation est belle. Combien est grand l'amour de Dieu envers nous pour qu'Il est choisi notre Congrégation pour étancher cette soif de Jésus, d'amour , et des âmes – en nous donnant notre place spéciale dans l'Église. En même temps nous rappelons au monde Sa Soif , quelque chose que l'on oubliait. J'ai écrit au Saint Père pour le remercier. La lettre du Saint Père est un signe pour notre Congrégation toute entière – pour approfondir de plus en plus cette grande soif de Jésus de chacun de nous. C'est aussi un signe pour Mère, que le temps est venu pour moi de parler ouvertement du don que Dieu a fait le 10 septembre, d'expliquer de façon aussi détaillée que je le peux ce que signifie pour moi la Soif de Jésus.
Pour moi, la Soif de Jésus est une chose si intime, que jusqu'à présent je me suis sentie gênée pour vous parler du 10 septembre. Je voulais faire comme Notre Dame qui « gardait toutes ces choses dans son cœur. » C'est pourquoi Mère n'a pas tellement parlé de « J'ai soif », surtout en public. Mais cependant les lettres et les instructions de Mère la désignent toujours, en montrant les moyens d'étancher Sa Soif à travers la prière, l'intimité avec Jésus, en vivant nos vœux, surtout notre 4ème vœu. Pour moi c'est si clair : tout chez les MC existe uniquement pour étancher la Soif de Jésus. Ses paroles écrites sur le mur de chaque chapelle MC, ne proviennent pas seulement du passé, mais elles sont vivantes ici et maintenant, elles vous sont dites. Est-ce que vous le croyez? Si vous le croyez , vous entendrez, vous sentirez Sa présence. Laissez-la devenir aussi intime pour chacun de vous qu'elle l'est pour moi: c'est la plus grande joie que vous puissiez m'offrir. Mère essaiera de vous aider à comprendre, mais Jésus lui-même doit être le seul à vous dire « J'ai soif » Ecoutez votre propre nom. Pas seulement une fois. Chaque jour. Si vous écoutez avec votre cœur, vous entendrez, vous comprendrez.
Pourquoi Jésus dit-il « J'ai soif » ? Qu'est-ce que cela signifie ? C'est très difficile de l'expliquer avec des mots. Si vous deviez retenir une seule chose de la lettre de Mère, rappelez-vous ceci: « J'ai soif » est quelque chose de beaucoup plus profond que Jésus disant seulement « Je vous aime. » Tant que vous ne saurez pas de façon très intime que Jésus a soif de vous, vous ne pourrez pas commencer à savoir qui Il veut être pour vous. Ni qui Il veut que vous soyez pour Lui.
Le cœur et l'âme des MC sont seulement ceci : la Soif du Cœur de Jésus, caché dans les pauvres. C'est la source de tout ce qui fait la vie des MC. Elle nous donne notre But, notre 4ème vœu, l'esprit de notre Congrégation et son unique objectif. Etancher la soif de Jésus vivant au milieu de nous : est la seule raison d'être de la Congrégation. Pouvons-nous chacun d'entre nous en dire autant que c'est notre seule raison de vivre ? Demandez-vous : est-ce que cela ferait une différence dans ma vocation, dans ma relation avec Jésus , dans mon travail, si la Soif de Jésus n'était plus notre But, n'était plus sur les murs de la chapelle ? Est-ce que cela changerait quelque chose dans ma vie ? Est-ce que j'en ressentirais une perte ? Posez-vous ces questions honnêtement et que ce soit un test pour chacun pour voir si la Soif de Jésus est une réalité, quelque chose de vivant, pas simplement une idée.
« J'ai soif » (Jn 19,28) et « C'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,30) : rappelez-vous toujours de lier les deux, le moyen avec le But. Que nul ne sépare ce que Dieu a uni. Ne sous-estimez pas nos moyens pratiques: le travail pour les pauvres, si petit ou humble qu'il soit – qui font de notre vie quelque chose de beau pour Dieu. Ils sont les dons les plus précieux de Dieu à notre Congrégation, : la présence cachée mais si proche de Jésus, si capable de nous toucher. Sans notre travail pour les pauvres le But disparaît – la Soif de Jésus se réduit à des mots qui n'ont pas de sens ni de réponse . En unissant les deux, notre vocation de MC restera vivante et réelle, ce que Notre Dame a demandé.
Faites attention au choix des prédicateurs de retraite. Ils ne comprennent pas tous correctement notre esprit. Ils peuvent être saints et érudits, cela ne suppose pas pour autant qu'ils aient la grâce d'état de notre vocation. S'ils vous disent quelque chose de différent de ce que Mère écrit dans cette lettre, je vous demande de ne pas écouter ni de vous laisser troubler. La Soif de Jésus est le foyer de tout ce qui est MC. L'Eglise l'a confirmé encore et encore : « Notre charisme est d'étancher la Soif de Jésus d'amour et des âmes , en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres. » Rien de différent. Rien d'autre. Faisons tout ce que nous pouvons pour protéger ce don de Dieu à notre Congrégation.
Croyez-moi, mes chers enfants, soyez très attentifs à ce que Mère vous dit maintenant: seule la Soif de Jésus, si vous l'entendez, la ressentez, y répondez avec tout votre coeur, gardera la Congrégation en vie après que Mère vous aura quittés. Si c'est votre vie, tout ira bien pour vous. Même quand Mère vous aura quittés, la Soif de Jésus ne vous quittera jamais. Jésus, assoiffé dans les pauvres, vous L'aurez toujours avec vous.
C'est pourquoi je veux que les Sœurs actives et les Frères actifs, les Sœurs contemplatives et les Frères contemplatifs, et les Pères s'aident mutuellement à étancher la Soif de Jésus avec leurs dons particuliers : en se soutenant, en se complétant les uns les autres et cette Grâce précieuse d'une Famille unie, avec un seul But et objectif. N'excluez pas les Coopérateurs ni les Laïcs MC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le comprendre.
Parce que le premier devoir du prêtre est le ministère de la prédication, j'ai demandé il y a quelques années à nos Pères de commencer à parler sur « J'ai soif », pour entrer plus profondément dans le don que Dieu a fait à notre Congrégation le 10 septembre. Je sens que Jésus veut cela d'eux, aussi dans le futur – priez donc Notre Dame de les garder dans ce rôle particulier de leur 4ème vœu. Notre Dame nous aidera tous pour cela, puisqu' elle fut la première personne, avec St Jean, et j'en suis sûre Marie Madeleine, à entendre le cri de Jésus « J'ai soif ». Parce qu'elle était là au Calvaire, elle sait combien le désir ardent de Jésus pour vous et pour les pauvres est réel et profond. Le savons-nous? Le sentons-nous comme Elle? Demandez-lui de vous l'apprendre, vous et toute la Congrégation êtes à elle. Son rôle est de vous amener face à face, comme Jean et Madeleine, avec l'amour dans le Cœur de Jésus crucifié. Avant, c'était Notre Dame qui suppliait Mère, maintenant c'est Mère qui, en son nom, vous supplie : « Écoutez la soif de Jésus. » Qu'elle soit pour chacun de vous ce que le Saint Père a dit dans sa lettre: une Parole de Vie.
Comment approchez-vous la Soif de Jésus ? Un seul secret : plus vous viendrez près de Jésus, mieux vous connaîtrez Sa Soif. « Repentez-vous et croyez », nous dit Jésus. De quoi faut-il nous repentir ? De notre indifférence, de notre dureté de cœur. Que faut-il croire ? Que Jésus a soif, même maintenant, dans votre cœur et dans les pauvres – Il connaît votre faiblesse, Il veut seulement votre amour, Il veut seulement avoir la chance de vous aimer. Il n'est pas lié par le temps. Chaque fois que nous venons près de Lui, nous devenons associés à Notre Dame, à St Jean, à Marie Madeleine. Ecoutez-Le. Ecoutez votre propre nom. Faites que ma joie et la vôtre soient complètes.
Prions
Que Dieu vous bénisse
M. Teresa m.c.
11.01.13
Retraite annuelle des Laïcs Missionnaires de la Charité d'Espagne
Pozuelo de Alarcón (Madrid), du 1er au 4 novembre 2012.
Retraite dirigée par le Père Pascal Cervera avec l'aide des Laïcs Missionnaires de la Charité de Madrid, Murcie et Barcelone.
Le Père Pascal Cervera, un prêtre diocésain responsable du mouvement Corpus Christi a dirigé cette retraite à Madrid et nous a réjouit avec des histoires merveilleuses sur la vie de Mère Teresa et d'autres saints. Ce fut providentiel d'avoir avec nous le père Pascal, car le père Pascal a connu de très près Mère Teresa et son témoignage avait une grande valeur pour nous tous à propos de la vie de la Mère, de notre très aimée Mère, de son exemple, de ses enseignements, de son don total au service de Dieu, des Missionnaires de la Charité et de toute la famille des Missionnaires de la Charité, parmi lesquels sont les Laïcs Missionnaires de la Charité, certains vraiment débutants mais ce n'est pas pour cela qu'ils sont moins enthousiastes.
Je vais essayer de résumer les notes que j'ai prises pendant la retraite bien que mes notes soient assez chaotiques et ne pourront pas refléter la beauté des paroles du père Pascal, sa lumière et son sourire quand il se remémorait ces merveilleux témoignages de la vie de Mère Teresa, de la vie du père Pascal et d'autres saints.
Le père Pascal nous raconte qu'il a été chercher Mère Teresa à Madrid et qu'il a été surpris quand elle lui a ouvert la porte et qu'il a demandé la Mère et qu'elle lui a dit "c'est moi". Il s'est alors présenté et a dit qu'il venait aider. La Mère lui a dit "très bien" et l'a conduit à Jésus. Le père a dit que la première chose qu'elle faisait toujours était d'aller voir Jésus. Ils ont prié un moment dans la chapelle, même si ce n'était pas pour y rester des heures la première chose qu'elle faisait, était d'aller voir Jésus. Et après ils ont déplacé des meubles tout l'après-midi en silence. Le père dit que Mère parlait peu parce qu'elle était constamment en prière et parce que comme elle disait: "Dieu parle dans le silence".
Le père nous raconte aussi quand les premières sœurs Missionnaires de la Charité à Madrid lui remirent les clefs de ce qui devait être le premier réfectoire d'Espagne. Il avait proposé d'aider et elles lui remirent les clefs et le père qui ne connaissait pas grand-chose en construction ne savait pas par ou commencer. Avec quelques amis et connaissances ils arrangèrent ce rez-de-chaussée qui avait un mauvais aspect la première fois qu'il était entré dedans. Quand ce fut l'inauguration du local une des sœurs avait un air de "circonstance" comme si quelque chose n'allait pas bien. Alors elle lui dit, mais père vous n'avez pas vu que le sol est ondulé et quand les gens vont rentrer ils vont tomber, et d'autres détails dont je ne me souviens pas. Alors le père se faisait tout petit et pensait "quel désastre". Soudainement la Divine Providence voulut que passe par là un homme habile qui commença à dire "mais qu'est-ce que c'est que ça?" en soulignant les défauts, ce à quoi le père dit "mais vous, vous pouvez aider? Vous vous y connaissez en construction?" et l’homme lui répondit "bien sûr, moi j'étais maçon et maintenant je suis retraité et cet homme arrangea ce que le père qualifiait de "désastre". Depuis lors le père a appris que tout est plus facile quand on confie le travail à la Vierge Marie. Alors tous les succès appartiennent à la Vierge Marie et si quelque chose échoue ou tourne mal c'est aussi l'œuvre de la Vierge Marie et il doit sûrement y avoir une raison pour ça.
Le père nous raconte avec émotion la béatification de Saint Maximilien Kolbe, un prêtre catholique qui, dans un camp de concentration en Allemagne nazie, donna sa vie en échange de la vie d'un homme qui faisait partie des condamnés à mourir dans la chambre de la faim. L'homme qui allait mourir suppliait qu'on ne le tue pas car il avait une famille et il disait en suppliant "que deviendra ma famille?". Alors Saint Maximilien Kolbe s'est offert pour mourir à sa place. Les nazis lui demandèrent "et vous, qui êtes vous?"; il répondit "un prêtre catholique".
Et ils acceptèrent qu'il meure à la place de cet homme qui avait été initialement choisi.
Le père Kolbe, avec tous ceux qui étaient dans la chambre de la faim condamnés à mourir de faim enfermés, se mirent à prier ensemble, ils étaient en prière constante, priant le rosaire. Petit à petit ils moururent les uns après les autres, sauf le père Kolbe qui ne mourait pas et ils durent lui faire une injection pour le tuer.
Le père Pascal était avec Mère Teresa à Rome pour la canonisation de Maximilien Kolbe. Il était venu guidé par Mère sans connaitre l'histoire de celui qui allait être béatifié.
Le père se demandait qui était l'homme habillé en noir qui était assis à côté de Mère. La place du Vatican était bondée. Il y avait beaucoup de polonais comme le père Kolbe qui étaient parvenus à sortir du pays pour aller à la canonisation du père Kolbe quand à cette époque il était permis à presque personne de sortir du pays. Le père Pascal nous a parlé de l'émotion vécue sur cette place quand l'histoire du père Kolbe a été expliquée. Ceux qui assistaient pleuraient d'émotion, et les polonais, ses compatriotes, certains peut-être même des membres de la famille, pleuraient et chantaient très émus. (On pouvait voir l'émotion du père Pascal quand il nous a donné ce témoignage, émotion qu'il nous a transmis à tous, ainsi que sa paix aussi).
Le père Pascal nous a expliqué aussi sa période difficile quand il était séminariste à Rome, le froid, d'aller d'un endroit à l'autre avec son sac à dos à ses trente ans, et les fois ou il espérait un signe du ciel lui disant qu'il pouvait rentrer en Espagne. En ces moments difficiles pour lui, Mère l'a beaucoup aidé, et lui disait que quand il était dans une situation difficile il devait répéter sans arrêt "Mary, mother of Jesus, be a mother to me now" ("Marie, mère de Jésus, sois une mère pour moi maintenant"). Mère Teresa le répétait jusqu'à 10 fois de suite.
Mère lui a aussi enseigné les phrases suivantes pour l'aider dans les moments difficiles:
"Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu" et elle répétait au père Pascal "Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu", "Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu".
"Jesus in my heart, I believe in your tender love for me, I love you" ("Jesus dans mon cœur, je crois en ton tendre amour pour moi, je T'aime"). Le père porte une attention partculière au mot "tendre" et nous dit qu'il est très important de répéter "tendre amour pour moi", puisque Dieu est notre père, Dieu nous conduit, mais je ne peux rien faire si je ne me sens pas tendrement aimé par le Seigneur (mots exacts du père Pascal).
"Je me donne à toi et veux te suivre"
"En tes mains Seigneur je remets mon esprit"
"Etre donné à Dieu, être comme Jésus, me donner pleinement à la disposition du Père" ou comme la Vierge Marie "Voici la servante du Seigneur"
"Donner à Dieu tout ce qu'Il me demande, comme Il me le demande et avec un grand sourire"
"Le laisser se servir de moi comme il Lui plaira, et de la façon qu'Il voudra, et Lui offrir tout mon être et ma volonté"
Le père Pascal nous dit aussi que Mère lui disait qu'il fallait être "docile avec Dieu et docile avec l'Eglise". "Docilité d'esprit et obéissance à l'Eglise"; Mère écoutait la volonté de Dieu avec respect, les évêques et les cardinaux. Mère voyait la volonté de Dieu en la personne du saint Père, elle voyait la volonté de Dieu dans les paroles du Pape ou des évêques.
Le père Pascal nous dit que nous sommes coresponsables, avec les prêtres, nous avons une responsabilité comme faisant partie d'une paroisse ou d'une communauté et lui a sa responsabilité comme prêtre. Nous avons une obligation et avec respect et humilité nous pouvons donner notre opinion à la paroisse, aux sœurs, etc.., comme faisant partie de cette communauté.
Le père nous raconte que la Mère a toujours fait des propositions mais avec:
-respect
-humilité
-docilité
La mère rendait la dignité d'être "enfants de Dieu" et traitait toujours tout le monde à égalité. Il lui était égal que ce soit le président des Etats Unis ou le plus pauvre des pauvres, pour elle nous sommes tous "enfants de Dieu" et il était très important pour elle de rendre à chacun la dignité qui lui revient du fait d'être enfant de Dieu.
"The gift of love" (Le don de l'amour)
Première maison pour les malades du SIDA dans le monde
Le père nous raconte comment aux Etats Unis la Mère a fondé la première maison pour les malades du SIDA au monde, "The gift of love" (Le don de l'amour). Une sœur demanda au père Pascal: Quand vient ton amie?, Le père se demandait de qu'elle amie elle parlait, et elle lui précisa qu'elle voulait dire Mère Teresa. Cette sœur lui parla de prisonniers dans les prisons des Etats Unis, condamnés à mort et enfermés, vivant dans des conditions inhumaines, traités comme des animaux, on leur donnait à manger en leur glissant la nourriture sous la porte parce qu’ils avaient une étrange maladie qu'on connaissait à peine à l'époque, le SIDA, et devant la peur les gens pensaient que la contagion pouvait peut-être se faire par l'air. Là-bas ces "enfants de Dieu" étaient abandonnés et ils vivaients comme des animaux.
La Mère est allée leur rendre visite et leur promit: "Vous serez à la maison pour Noël". Alors la Mère est allée parler avec le gouverneur de la ville et avec le Cardinal et avec toutes les personnes nécessaires pour tenir sa promesse. Ce ne fut pas facile car dans aucun quartier on ne voulait de ces malades atteints d'une maladie qu'on connaissait peu. Elles obtinrent une maison dans un quartier où il y avait beaucoup de malades du SIDA, là où il y avait la plus grande proportion de cette maladie de toute la ville, et ainsi la population ne pouvait pas se plaindre.
Le jour du 24 décembre arriva à la maison "The gift of love" le premier convoi de police avec les premiers prisonniers et là était la Mère en train de les attendre et comme elle l'avait promis, ils étaient à la maison pour Noël.
La Mère avec son exemple et ses enseignements transmit à ces prisonniers cet esprit de sacrifice et de suivre Dieu en tout, à tel point que certains d'entre eux renoncèrent au traitement pour leur maladie afin d'utiliser cet argent pour ouvrir d'autres maisons comme en Russie, Albanie, etc.
40ème anniversaire des Nations Unies à New York
En 1985 Mère a reçu le prix d'"ambassadrice de la paix" à l'ONU, pour son travail au Liban où elle a sauvé des enfants handicapés, qui au début des bombardements avaient été abandonnés car tout le personnel, y compris le personnel sanitaire avait abandonné l'hôpital avec ces enfants qui étaient donc condamnés à mourir.
La Mère demanda la permission pour aller récupérer ces enfants mais ils ne pouvaient pas passer à cause des bombardements. Les sœurs et la Mère priaient beaucoup et demandaient à Dieu qu'il y ait un cessez-le-feu pour pouvoir aller récupérer ces enfants. Mère demandait un cessez-le-feu et quand le cessez-le-feu a eu lieu elle alla avec un convoi récupérer ces enfants. Les enfants étaient dénutris, certains d'entre eux moribonds. La Mère les récupéra, les lava, s'en occupa, les alimenta et dit au père Pascal "Aucun de ces enfants n'est mort".
Tous ces enfants étaient musulmans et furent rendus quand le conflit s'est terminé et que le personnel sanitaire retourna à l'hôpital.
Pour cette raison il lui a été remis le prix d'"Ambassadrice de la paix" à l'ONU.
Le père Pascal nous raconte qu'elle est allée parler, comme toujours, avec sa veste reprisée, son sari et ses sandales et pour ne pas offenser les "non catholiques", puisque là-bas il y avait beaucoup de personnes d'autres religions, musulmans et beaucoup d'autres religions, elle se fit le signe de la croix dans la bouche et leur demanda de prier la prière qui était écrite sur une feuille posée sur leur siège. "Seigneur fait de moi un instrument de ta Paix"
Tous ont prié cette prière avec elle et elle a été la seule qui ait réussi à faire prier tout le monde ensemble aux Nations Unies.
Quand Mère a été présentée devant les personnes qui étaient réunies à l'ONU, Cuellar dit "En ce lieu nous avons entendu parler les personnes les plus importantes du monde et maintenant nous allons entendre parler la femme la plus importante du monde " et il a continué en disant
"Elle n'a que sa présence et tout est paix" et il ajouta quelque chose comme: "Elle nous transmet seulement la Paix"(Ces dernières paroles ne sont pas exactes, le reste oui".)
Ethiopie, grave famine.
En Ethiopie il y eu une famine très grave et Mère Teresa et le cardinal sont allés demander au président Regan qu'il envoie de la nourriture en Ethiopie et le président envoya aussitôt un avion plein de nourriture pour l'Ethiopie.
Le père Pascal raconte que Mère Teresa était très aimée aux Etats Unis.
ALBANIE
La terre natale de Mère Teresa était l'Albanie. Mère disait "
“ Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus."
Quand Mère allait partir pour entrer dans la congrégation des Sœurs de Lorette, toutes ses affaires étaient sur la table de la salle à manger, et sa mère n'arrêtait pas de tourner autour de la table et des affaires de Mère. Mère dit au père Pascal "elle était off", voulant dire qu'elle était comme folle et à un moment elle s'est arrêtée, elle prit la main de Mère et lui dit :
"Si tu pars, mets ta main dans la main de Jésus, ne te sépare jamais de Lui et ne regarde jamais en arrière"
Le père raconte qu'à cette époque quand quelqu'un allait être missionnaire, le plus probable était de ne jamais le revoir. Et ce fut ainsi, elle n'a jamais revu ni sa mère ni sa sœur en vie.
Quand sa mère était âgée et quand sa sœur fut malade de nombreuses personnes demandèrent aux gouvernants d'Albanie de laisser Mère retourner dans son pays pour les voir mais le gouvernement ne l'a jamais autorisé à rentrer.
Alors que sa mère et sa sœur étaient mortes, Mère Teresa avec quelques sœurs Missionnaires de la Charité furent autorisées à retourner en Albanie accomplir la mission que Dieu leur avait demandée. Mère appela le père Pascal et lui demanda d'aller parler au cardinal de New York (Le père Pascal était destiné à être prêtre diocésain dans une paroisse du Bronx) pour lui demander la permission d'aller en Albanie avec les sœurs M.C., parce que les sœurs avaient comme condition indispensable pour aller dans un lieu d'y aller avec un prêtre qui pouvait célébrer la messe: "Pour célébrer l'Eucharistie et apporter la présence de Dieu". Le père Pascal lui répondit: mais Mère ici il est une heure du matin et si je vais à cette heure chez le Cardinal je vais me faire renvoyer. Alors Mère lui dit "bon alors allez-y à 6heures demain matin". Le père Pascal y alla et le Cardinal lui demanda "tu veux y aller?", il lui dit que oui, et il se rendit compte que la Mère avait déjà parlé avec le Cardinal mais il voulait savoir si le père Pascal était d'accord pour y aller. Le père Pascal dit que oui et le Cardinal lui dit "alors vas-t-en et prends le premier avion". Le père Pascal est arrivé à Rome, où un passeport l'attendait avec tous les tampons du monde parce qu'à cette époque on ne pouvait pas entrer en Albanie et qu'on ne savait pas quels tampons il fallait.
Quand ils arrivèrent en Albanie, où il avait été interdit toute manifestation religieuse, tout commentaire à propos de Dieu, et les familles ne pouvaient même pas en parler à la maison, ni prier de peur que les enfants à l'école puissent dire quelque chose et que leur familles soient condamnées. Mère est allée avec ses sœurs et le père Pascal dans un hôpital où il y avait beaucoup de personnes malades et handicapées à qui le personnel qui travaillait là leur avait tout volé, jusqu'au savon. Ils étaient sales et à moitié abandonnés.
La mère, ses sœurs et le père Pascal les lavèrent, s'occupèrent d'eux et leur donnèrent à manger.
Quelques personnes critiquèrent ce qui s'était passé là, mais la Mère fit le signe de croix dans la bouche (en demandant le silence) et leur dit "Ils ont beaucoup souffert", on va les aider.
La Mère est allée remercier les gouvernants d'Albanie d'avoir laissé les sœurs et le père entrer en Albanie et ne prononça aucun reproche à ces gouvernants, les mêmes qui lui avaient interdit de revenir en Albanie pour pouvoir voir sa mère et sa sœur de leur vivant.
Mère est allée sur la tombe de sa mère et de sa sœur, pria sur leur tombes et mit un crucifix, puisque jusqu'à ce moment-là il était interdit toute manifestation religieuse et pour cette raison il n'y avait aucun signe religieux sur leur tombes.
Le père Pascal dit que Mère Teresa disait: (textuellement):
"la porte du ciel s'ouvre à travers l'humilité et l'humilité se gagne à travers l'acceptation des humiliations"
"L'humilité n'est ni très pressée ni très lente, sinon au rythme de Dieu".
Le père Pascal dit que Mère Teresa transmettait toujours l'"Amour de Dieu" et seulement l'"Amour de Dieu".
Résumé fait par Noemi, LMC de Barcelone en formation
30.12.12
Prière à la Sainte Famille écrite par Mère Teresa en 1994, année de la famille
"La famille qui prie ensemble reste ensemble"
Père céleste, vous nous avez donné un modèle de vie avec la Sainte Famille de Nazareth.
Aidez-nous, O Père aimant, à faire de notre famille un autre Nazareth où règnent l'amour, la paix et la joie. Q'elle soit profondément contemplative, intensément Eucharistique et vibrante de joie.
Aidez-nous à rester ensemble dans la joie et dans le chagrin par la prière en famille.
Apprenez-nous à voir Jésus dans les membres de notre famille, en particulier sous leur masque de détresse.
Que le Coeur Eucharistique de Jésus rende nos coeurs doux et humbles comme le sien et nous aide à remplir saintement nos devoirs familiaux. Que nous nous aimions les uns les autres de plus en plus chaque jour, comme Dieu aime chacun d'entre nous, et que nous nous pardonnions nos fautes comme Vous nous pardonnez nos péchés. Aidez-nous, O Père aimant, à prendre tout ce que Vous donnez et à donner tout ce que Vous prenez avec un grand sourire.
Coeur immaculé de Marie, cause de notre joie, priez pour nous.
St Joseph, priez pour nous.
Nos Saints Anges Gardiens soyez toujours auprès de nous, guidez-nous et protégez-nous. Amen.
Que Dieu vous bénisse
M Teresa M.C.
27.07.12
L'abandon
On serait tenté de croire que la faiblesse et la petitesse sont incompatibles avec l'abandon, parce qu'on se représente l'abandon comme une force de l'âme, qui fait, par générosité d'amour et par grandeur de sentiments, les plus héroïques sacrifices. Mais l'abandon véritable ne ressemble point à cet abandon flatteur. L'abandon est un simple délaissement dans les bras de Dieu, comme celui d'un petit enfant dans les bras de sa mère. L'abandon parfait va jusqu'à abandonner l'abandon même. On s'abandonne sans savoir qu'on est abandonné ; si on le savait, on ne le serait plus ; car y-a-t-il un plus puissant soutien qu'un abandon connu et possédé ? L'abandon se réduit, non à faire de grandes choses qu'on puisse se dire à soi-même, mais à souffrir sa faiblesse et son infirmité, mais à laisser faire Dieu, sans pouvoir se rendre témoignage qu'on le laisse faire. Il est paisible, car il n'y aurait pas de sincère abandon, si on était encore inquiet pour ne pas laisser échapper et pour reprendre des choses abandonnées. Ainsi l'abandon est la source de la vraie paix ; et sans la paix, l'abandon est très imparfait.
Si vous demandez une ressource dans l'abandon, vous demandez de mourir sans perdre la vie. Tout est à recommencer. Rien ne prépare à s'abandonner jusqu'au bout, que l'abandon actuel en chaque moment. Préparer et abandonner sont deux choses qui s'entre-détruisent. L'abandon n'est abandon qu'en ne préparant rien. Il faut tout abandonner à Dieu, jusqu'à l'abandon même...
Les douleurs dans la mort à soi-même ne viennent que de nos résistances. L'abandon, pour être véritable, ne doit pas être aperçu.
Lettres spirituelles de Fénelon (174)
L'abandon total
Marie était complètement vide d'elle-même, Dieu l'a remplie de sa grâce. Elle a permis à Dieu de l'utiliser selon Son désir, en Lui appartenant sans réserve.
Notre abandon total :
être possédées par Lui,
prendre tout ce qu'Il donne et donner tout ce qu'Il prend avec un grand sourire,
être utilisées par Lui,
Lui offrir notre volonté libre, notre raison, toute notre vie avec une foi pure, afin qu'Il pense Ses pensées dans nos esprits, qu'Il fasse Son travail avec nos mains et qu'Il aime avec nos cœurs,
totalement disponibles pour Dieu, Son Église, par notre disponibilité à nos supérieures, nos sœurs et les personnes que nous servons.
Mère Teresa et les Missionnaires de la Charité
Rappelez-vous trois choses que Mère vous dit : un abandon total à Dieu, une confiance aimante les unes avec les autres et la joie avec tous. Alors nous serons vraiment saintes comme Jésus. Soyez saintes comme Jésus, soyez seulement tout à Jésus par Marie.
Un abandon total consiste à se donner complètement à Dieu. Pourquoi devons-nous nous donner pleinement à Dieu ? Parce que Dieu S'est donné à nous. Si Dieu, qui ne nous doit rien, est prêt à nous octroyer rien moins que Lui-même, devrons-nous répondre avec seulement une fraction de nous-mêmes ? Nous donner pleinement à Dieu est un moyen de recevoir Dieu Lui-même. Moi pour Dieu et Dieu pour moi. Je vis pour Dieu et je renonce à moi-même et, de cette manière, j'incite Dieu à vivre pour moi. Ainsi, pour posséder Dieu, nous devons Lui permettre de posséder notre âme. Comme nous serions pauvres si Dieu ne nous avait pas donné le pouvoir de nous donner à Lui ! Comme nous sommes riches maintenant ! Et comme il est facile de conquérir Dieu ! Nous nous donnons à Dieu ; alors Dieu est nôtre et rien ne peut plus être plus à nous que Dieu. La monnaie avec laquelle Dieu nous rembourse de notre abandon est Lui-même. Nous devenons dignes de Le posséder lorsque nous nous livrons complètement à Lui.
M'abandonner sigifie Lui offrir ma volonté libre et ma raison, c'est-à-dire ma propre lumière pour être guidée par lar la parole de Dieu, dans la foi pure. Il se peut que mon âme soit dans les ténèbres, mais je sais que ces ténèbres, cette épreuve et cette souffrance, sont la preuve la plus sûre de mon abandon aveugle.
L'abandon est aussi amour vrai. Plus nous nous abandonnons, plus nous aimons Dieu et les âmes. Si nous aimons vraiment les âmes, nous devons être prêtes à prendre leur place, à prendre sur nous leurs péchés et à les expier par la pénitence et une mortification continuelle. Nous devons être des holocaustes vivants, car les âmes ont besoin de nous en tant que telles. Il n'y a aucune limite à l'amour qui nous pousse à donner. Se donner entièrement à Dieu, c'est être Sa victime – la victime de Son amour indésirable, c'est-à-dire de l'amour de Dieu qui n'a pas été accepté par les hommes. L'esprit de notre congrégation est celui d'un abandon complet. Nous ne pouvons pas nous satisfaire du lot commun. Ce qui est bien pour d'autres nest pas suffisant pour nous. Nous devons apaiser la soif d'un Dieu infini, mourant d'amour. Seul l'abandon total peut satisfaire le désir brûlant d'une vraie Missionnaire de la Charité...
Mère Teresa
13.03.12

Neuvaine à Saint Joseph
priée par Mère Teresa
et les sœurs M.C.
Ô glorieux saint Joseph, fidèle disciple de Jésus Christ, nous tournons nos cœurs et nos mains vers toi pour implorer ta puissante intercession et obtenir du Cœur béni de Jésus tous
les secours et les grâces nécessaires à notre bien-être spirituel et temporel, en particulier la grâce d'une bonne mort et la faveur spéciale que nous implorons maintenant.
Ô gardien du Verbe incarné, nous avons la ferme confiance que tes prières en notre faveur seront favorablement entendues devant le trône de Dieu.
Ô glorieux saint Joseph, par l'amour que tu as porté à Jésus Christ, et par la gloire de Son nom, écoute notre prière et exauce notre supplication. (Répéter 7 fois).
Prions
Ô glorieux saint Joseph, Époux de la Vierge Immaculée, obtiens pour moi un un esprit pur, humble et charitable, et une parfaite résignation à la Volonté divine. Sois mon guide, mon père et mon modèle de vie, afin que je mérite de mourir comme toi, dans les bras de Jésus et de Marie.
03.02.12
LMC
Prendre la croix
Le signe de leur consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le cœur, ou autour du cou, et un crucifix plus grand qui leur est donné au moment de la première profession. (Statuts ch 1, 6 page 8).
La Croix – Pas de plus grand Amour (ch 4 page 21)
« Je suis crucifié avec le Christ. » (Ga 2, 19)
« Que la Croix soit pour vous, comme pour le Christ, preuve du plus grand amour ».
(Paul VI – Evangelica Testificatio 29)
… L'humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion lorsqu'il est bien compris. La Messe et la Communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Dans l'apostolat, la monnaie pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour. Supprimez la croix de nos vies et tout s'évanouit. La Croix est la structure.
Puisqu'elle porta notre Sauveur, elle mène au salut et il doit en être ainsi pour nous dans tous nos travaux...
Notre pénitence doit être caractérisée par le renoncement et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, puisqu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection...
« Le mérite de la Croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la manière dont nous la portons ». (St François de Sales).
Prendre et porter la croix
dans l'Évangile
« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. » (Mt 10,38).
« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple. »
(Lc 14, 27)
« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix
et qu'il me suive. » (Mt 16, 24). ( Mc 8, 34)
« Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour,
et qu'il me suive. » ( Lc 9, 23)
« Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive. » (Lc 9, 23 : Bible de Jérusalem)
« … Ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix. » (Mt 27, 32).
(Mc 15, 21) ( Lc 23, 26)
« Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : L e Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. » (Jn 19, 17).
Mère Teresa
L'humilité s'apprend des humiliations acceptées.
Si vous êtes humble, même l'enfer tout entier ne pourra pas vous atteindre. L'humilité détruit l'orgueil. L'orgueil détruit le diable.
Quand les petites humiliations arrivent, saisissez-les. Vous devez vivre la joie d'être (une sœur) humble. Soyez humble comme Marie.
Le fruit de l'humilité est la douceur. Si vous êtes humbles, vous n'aurez pas de problème avec la charité. Les gens orgueilleux ne peuvent être remplis d'amour. Le fruit de l'orgueil est la haine, l'amertume. Le fruit de l'orgueil est la jalousie. Donc il est facile de se rendre compte si vous êtes humbles ou non.
La croix sera pour nous comme elle l'a été pour le Christ, la preuve du plus grand amour.
L'abandon total : Total Surrender.
Souvenez-vous de ces mots : « Accepter tout ce qu'Il donne et donner tout ce qu'Il prend avec un grand sourire » ; c'est la sainteté.
L'allégresse, la Joie :
Un M.C. doit être un M.C. de joie. A ce signe le monde saura que vous êtes M.C.
Notre Esprit est un Esprit de Confiance aimante, d'Abandon Total, d'Allégresse.
La Joie est le fruit du Saint Esprit, la marque du Royaume de Dieu, car Dieu est Joie...
La Joie est prière, le signe de notre générosité, de notre désintéressement et de notre union continuelle avec Dieu.
La Joie est amour, un cœur joyeux est le résultat d'un cœur plein d'amour, Dieu aime celui qui donne avec joie.
La Joie est un filet d'amour avec lequel nous pouvons attraper les âmes, une sœur remplie de joie prêche sans prêcher...
La Joie du Seigneur est notre force :
pour vivre la vie de pauvreté dans une confiance joyeuse,
pour imiter la chasteté de Marie,
pour offrir une obéissance joyeuse,
pour soigner le Christ sous son habit de détresse.
Extraits de la méditation de Mère Teresa au cours du chemin de croix des jeunes à l'occasion du 41ème Congrès Eucharistique International de Philadelphie, le 3 août 1976 :
Jésus a dit aux jeunes de son temps : « Si vous voulez être Mes disciples, prenez votre croix et suivez-Moi. » Avant de prendre lui-même sa croix, il savait que nous avions besoin de lui et que nous n'aurions pas été capables de le suivre, d'affronter nos croix. Il s'est transformé en Pain de Vie et nous a déclaré que si nous ne mangions sa Chair et ne buvions son Sang, nous ne pourrions pas avoir la vie et que nous serions incapables de le suivre. Nous n'aurions pu par conséquent être ses disciples... Nous avons tous à prendre notre croix, à accompagner Jésus sur la montée du Calvaire si nous voulons arriver avec lui au sommet de la montagne...
« Si vous voulez être mes disciples, nous dit Jésus, prenez ma croix et mettez-vous à ma suite. »
Il veut dire par là que nous devons accueillir la croix et Lui donner à manger en la personne de ceux qui ont faim, L'habiller en donnant des vêtements à ceux qui sont nus, Lui donner un abri sous notre toit en Le traitant en frère en le faisant pour celui qui n'a pas de maison.
Commençons notre chemin de croix avec courage et avec joie car, grâce à l'Eucharistie, nous avons Jésus avec nous. Sa propre joie est notre force et sa passion est également source de notre vigueur.
Un jour, j'ai vu une sœur qui sortait faire son apostolat avec une triste mine, alors je l'ai appelée dans ma chambre et je lui ai demandé : « Que nous a dit Jésus, de porter la Croix devant Lui ou de Le suivre , » Avec un grand sourire, elle m'a regardée en disant : « De Le suivre. » Alors je lui ai demandé : « Pourquoi essayez-vous de Le devancer ? » Elle a quitté ma chambre avec le sourire. Elle avait compris ce que signifiait suivre Jésus.
LA JOIE D'AIMER JÉSUS
Mère Teresa écrivait à ses sœurs M.C. :
« Puissiez-vous garder dans votre cœur la joie d'aimer Jésus et partager cette joie avec tous ceux
que vous rencontrez. »
Cette joie rayonnante est bien réelle, car vous n'avez aucune raison de ne pas être heureuses, parce que vous avez le Christ avec vous : le Christ dans vos cœurs, le Christ dans l'Eucharistie, le Christ dans les pauvres que vous rencontrez, le Christ dans le sourire que vous donnez et dans le sourire que vous recevez. Oui, vous devez vivre votre vie d'une manière belle et ne pas permettre à l'esprit du monde, qui érige en dieux le pouvoir, la richesse et le plaisir, de vous faire oublier que vous avez été créées pour de plus grandes choses : aimer et être aimées.
Mère Teresa écrivait aux LMC, le 2 mai 1990 :
« Gardez la joie d'aimer Jésus dans vos cœurs et partager cette joie avec tous ceux que vous rencontrez, en particulier avec votre famille. Priez toujours ensemble et vous resterez ensemble.
Soyez seulement tout à Jésus à travers Marie. »
27.11.11
Mère Teresa
et la médaille miraculeuse
… Mère Teresa donnait des médailles miraculeuses à chaque personne qu'elle rencontrait. Elle vous en a peut-être donnée une et ici ( à Rome au Jubilé des LMC), je pense que presque tout le monde porte une médaille miraculeuse et a des histoires à raconter à son sujet. Comme vous devez le savoir, c'est à Paris, dans la chapelle de la médaille miraculeuse, rue du Bac, que Sainte Catherine Labouré a vu la Sainte Vierge : " Voici la Sainte Vierge... ", qui lui demanda de faire frapper une médaille sur le modèle qu'elle lui montrait... " Les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces..."
Cette médaille peut être miraculeuse, ce n'est pas un gri-gri. Regardez-là. Que voyez-vous au dos : deux cœurs : le Cœur de Jésus couronné d'une couronne d'épines et le cœur de Marie percé par une épée et la Croix et le M de Marie.
Sainte Catherine Labouré a dit : " Il m'a semblé entendre une voix qui me disait :
" L'M et les deux Cœurs en disent assez ! "
Pour Mère Teresa c'était aussi un message silencieux que nous pouvons approfondir personnellement. Elle avait l'habitude de dire :
" Soyez Un Seul Cœur plein d'Amour dans le Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie "… ( Intervention de Fabienne au Jubilé des LMC à Rome le vendredi 17 avril 2009)
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Première apparition de la Saine Vierge à Catherine Labouré la
Nuit du 18 au 19 juillet 1830 : « La Sainte Vierge me dit comment je devais me comporter envers mon directeur, et me confia plusieurs choses...
Ces choses, révélées plus tard, en voici l'essentiel dans un récit écrit de la main de Catherine, en 1876, quelques mois avant sa mort : « Le Bon Dieu, mon enfant, veut vous charger d'une mission. Elle sera la cause de beaucoup de peine, mais vous vous surmonterez en pensant que vous le faites pour la gloire de Dieu. Vous serez contredite, mais vous aurez la grâce ; ne craignez pas. Vous verrez certaines choses, rendez en compte, vous serez inspirée dans vos oraisons... Venez au pied de cet autel. Là les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. Elles seront répandues sur les grands et sur les petits... »
arition du 27 novembre 1830
« Ce globe que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France... et chaque personne en particulier ».
« C'est le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me le demandent … Il s'est formé un tableau autour de la Sainte Vierge, un peu ovale où il y avait ces paroles écrites en lettres d'or :
« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».
Alors une voix se fit entendre :
« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces ; les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance ».
« Quelques-unes des pierres précieuses ne donnaient aucun rayon...
« Ces pierres qui restent dans l'ombre figurent les grâces qu'on oublie de me demander ».
« A l'instant, le tableau a paru se retourner. J'ai vu le revers de la médaille : la lettre M surmontée d'une croix, au-dessous, deux cœurs, l'un entouré d'une couronne d'épines et l'autre transpercé d'un glaive. Il m'a semblé entendre une voix qui me disait :
« L'M et les deux Cœurs en disent assez ! »
« Marie, Jésus... deux souffrances jointes pour notre rédemption ».
Après les apparitions, Catherine priait, obéissait, se soumettait sans commentaires.
C'était vraiment « La Sainte du devoir d'état et du silence ! », comme l'appelait Pie XII qui la canonisa le 27 juillet 1947.
J'ai toujours pensé que si Mère Teresa donnait des médailles miraculeuses à toutes les personnes qu'elle rencontrait, qu'elles soient chrétiennes ou non, sans même leur expliquer l'histoire de cette médaille ni leur parler de la sainte Vierge, c'est parce qu'elle demandait ensuite à la sainte Vierge de les amener à son Fils.
Elle avait une confiance pleine d'amour en Jésus, en Marie, et en l'efficacité de cette médaille, ce qui pourrait passer pour de la superstition pour certains, mais pour elle, qui avait une relation toute particulière avec la Sainte Vierge, ce n'était pas seulement une médaille, c'était sa façon rapide, silencieuse, sans paroles, de nous mettre dans le cœur immaculé de Marie qui était son canal pour entrer dans le Cœur de Jésus : son premier et unique amour ; et de nous faire ainsi entrer dans le Cœur Sacré de Jésus pour être tout à Lui et faire tout pour Lui : l'M et les deux cœurs.
« Dès mon enfance le Cœur de Jésus fut mon premier amour », a-t-elle dit.
Pour moi, cette médaille faisait partie du Catéchisme de la bienheureuse Teresa de Calcutta, ( avec sa théologie simple, évangélique et eucharistique des 5 doigts ; des deux mains :
« You-did-it-to-me » : « C'est à moi que vous l'avez fait » (une main)
« I thirst » : « J'ai soif » (l'autre main)
« Rappelez-vous toujours de lier les deux : les moyens avec le but », disait-elle. )
« Un Seul Cœur » Ces trois mots ont été si souvent prononcés par Mère Teresa :
elle nous disait :
« Be One Heart » « Soyez Un Seul Cœur »...
« Be One Heart full of love in the Sacred Heart of Jesus through the immaculate heart of Mary »
« Soyez Un Seul Cœur plein d'amour dans le Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie ».
Dans ce temps de l'Avent qui commence, glissons-nous dans le cœur immaculé de Marie pour écouter, avec elle, dans le Silence, battre le Cœur Sacré de son petit Enfant Jésus, notre Sauveur et L'entendre nous dire : Je t'aime.
« J'ai Soif » de toi, de ton amour.
Joyeux temps de l'Avent, temps de l'attente, du désir ardent, de l'Espérance,
de la Confiance et de l'Amour ! Veillons avec Marie et Jésus, saint Joseph, la bienheureuse Teresa de Calcutta, tous les saints et tous les anges !
Fabienne lmc
15.02.11
Le testament de Mère Teresa de Calcutta
25 MARS 1993
Varanasi
Mes enfants très chers, Sœurs, Frères et Pères,
Cette lettre étant très personnelle, j’ai voulu l’écrire de ma propre main, mais il y tant de choses à dire. Mais même si elle n’est pas de ma main, elle sort de mon cœur.
Jésus veut que je vous dise encore – en particulier en cette Semaine Sainte – combien il a d’amour pour chacun d’entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m’inquiète de ce que certains d’entre vous n’aient pas encore vraiment rencontré Jésus – seul à seul – : vous et Jésus seulement. Nous pouvons passer du temps à la chapelle, mais avez-vous vu – avec les yeux de votre âme – avec quel amour il vous regarde ? Avez-vous vraiment fait connaissance avec Jésus vivant, non pas à partir de livres mais en étant avec lui dans votre cœur ? Avez-vous entendu les mots d’amour qu'Il vous dit ? Demandez la grâce. Il a le désir ardent de vous la donner. Tant que vous n’écouterez pas Jésus dans le silence de votre cœur, vous ne pourrez pas l’entendre dire « J’ai soif » dans le cœur des pauvres. N’abandonnez jamais ce contact intime et quotidien avec Jésus comme personne réelle vivante, et non pas comme une idée.
Comment pouvons-nous passer même un seul jour sans entendre Jésus dire « Je t’aime »… C’est impossible ! Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer l'air. Sinon, la prière meurt et la méditation n'est que simple réflexion. Jésus veut que chacun de nous l’écoute, lui qui vous parle dans le silence de votre cœur.
Faites attention à tout ce qui pourrait bloquer ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voir de vos propres fautes pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement, qu'il soit réellement attaché à vous. Ceci est un danger pour nous tous. Et tellement triste, parce que cela est complètement contraire à ce que Jésus veut réellement et attend de vous dire. Pas seulement qu’il vous aime, mais encore plus : qu’Il vous désire ardemment. Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui. Il a soif de vous. Il vous aime toujours, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n’êtes pas acceptés par les autres – ou même parfois par vous-même – Il est celui qui vous accepte toujours.
Mes enfants, vous n’avez pas à être différents (de ce que vous êtes dans la réalité) pour que Jésus vous aime. Croyez simplement que vous lui êtes précieux. Apportez toutes vos souffrances à Ses pieds et ouvrez seulement votre cœur pour qu’Il vous aime tels que vous êtes. Il fera le reste.
Chacun de vous sait, en sa conscience, que Jésus l’aime, mais, avec cette lettre, je voudrais plutôt toucher votre cœur. Jésus désire remuer nos cœurs pour ne pas perdre notre premier amour, spécialement à l’avenir, quand je vous aurai quitté. C’est pourquoi, je vous demande de lire cette lettre devant le Saint-Sacrement, là même où elle a été écrite, afin que Jésus lui-même puisse parler à chacun de vous.
Pourquoi est-ce que je vous dis cela ? Après avoir lu la lettre du Saint-Père sur « J’ai soif » j’ai été tellement frappée que j’aurais du mal à vous dire ce que j’ai ressenti. Cette lettre m’a permis de découvrir encore davantage la beauté de notre vocation. Combien est grand l’amour de Dieu pour nous pour qu’Il ait choisi notre Société (Congrégation) pour étancher cette Soif de Jésus – soif d’amour, soif des âmes – en nous donnant une place spéciale dans l' Eglise.
En même temps, nous rappelons au monde Sa soif, qui est en passe d’être oubliée. J’ai écrit au Saint Père pour le remercier. Cette lettre du Saint Père est un signe pour toute notre Congrégation, un signe pour entrer plus profondément dans cette grande soif que Jésus éprouve pour chaque être humain. C’est aussi un signe pour moi, que le temps est venu de parler ouvertement du don fait par Dieu le 10 septembre : d’expliquer complètement, autant que je le peux ce que signifie pour moi la Soif de Jésus.
Pour moi, la Soif de Jésus est une chose si intime, que, jusqu’à présent, la timidité m’a empêché de vous parler du 10 septembre. Je voulais faire comme Notre Dame qui « gardait toutes ces choses dans son cœur ». C’est pourquoi je n’ai pas tellement parlé de « J’ai soif », en particulier à l'extérieur. Mais pourtant, mes lettres et mes instructions la désignent toujours, montrant les moyens d’étancher Sa Soif par la prière, l’intimité avec Jésus et le respect de nos vœux, en particulier notre quatrième vœu. Pour moi, il est très clair que tout chez les Missionnaires de la Charité (M.C.), existe uniquement pour étancher Sa Soif (de Jésus). Ses paroles, écrites sur le mur de toute chapelle M.C., ne sont pas seulement du passé, mais vivantes, ici et maintenant, dites pour vous. Le croyez-vous ? Si vous le croyez, vous entendrez, vous sentirez Sa présence. Laissez-le devenir aussi intime pour vous qu’il l’est pour moi ; c'est la plus grande joie que vous pourriez me donner. J’essaierai de vous aider à comprendre, mais Jésus lui-même doit être le seul à vous dire : « J’ai soif » Entendez votre propre nom. Pas seulement une fois. Chaque jour. Si vous écoutez avec votre cœur, vous entendrez, vous comprendrez.
Pourquoi Jésus dit-il « J’ai soif ! » ? Qu'est-ce que cela signifie? Il est très difficile de l'expliquer avec des mots. Si vous deviez retenir une seule chose de cette lettre, que ce soit ceci : « J’ai soif » est une parole beaucoup plus profonde que si Jésus avait simplement dit « Je vous aime ». Tant que vous ne saurez pas, et de façon très intime, que Jésus a soif de vous, il vous sera impossible de commencer à savoir celui qu’Il veut être pour vous ; ni celui qu’Il veut que vous soyez pour lui.
Le cœur et l’âme des M.C. consiste exclusivement en ceci : La Soif du Cœur de Jésus, caché dans les pauvres.
C'est la source de tout ce qui fait la vie des M.C.
Elle nous donne notre But, notre quatrième vœu, l’Esprit de notre Congrégation. Etancher (la Soif de) Jésus vivant parmi nous est la seule raison d’être de notre Congrégation et son unique objectif. Pouvons-nous en dire autant de nous-mêmes : que c'est notre seule raison de vivre ? Posez-vous donc la question suivante : si la Soif de Jésus n'était plus notre But et si elle n'était plus inscrite sur le mur de notre chapelle, est-ce que cela entraînerait une quelconque différence dans ma vocation et dans ma relation avec Jésus et dans mon travail ? Cela changerait-il quelque chose à ma vie ? En ressentirais-je une perte quelconque ? Posez-vous ces questions honnêtement et que, pour chacun, ceci soit un test pour découvrir si la Soif de Jésus est une réalité vivante (dans sa vie) et pas simplement une belle idée.
« J’ai soif » (Jn 19,28) et « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,30) : rappelez-vous toujours de relier les deux, c’est-à-dire le moyen avec le But. Que nul ne sépare ce que Dieu a uni.
Ne sous-estimez pas nos moyens concrets – le travail pour les pauvres, aussi petit ou humble qu’il soit – qui font de notre vie quelque chose de beau pour Dieu. Ce sont les dons les plus précieux de Dieu à notre Congrégation – la présence cachée mais si proche de Jésus, si capable de nous toucher.
Sans notre travail pour les pauvres, notre But disparaîtrait, et la Soif de Jésus se réduirait à des mots vides de sens et de réponse. Mais en unissant les deux, notre vocation de M.C. restera vivante et réelle, telle que Notre Dame l’a demandé.
Soyez avisés dans le choix des prédicateurs de retraite. Tous en effet ne comprennent pas correctement notre esprit. Ils peuvent être saints et savants, cela ne veut pas dire qu’ils ont la grâce de bien percevoir notre vocation. S’ils vous disent quelque chose de différent de ce que j’écris dans cette lettre, je vous supplie de ne pas les écouter, ni de les laisser vous plonger dans la confusion. La Soif de Jésus est le foyer de tout ce que sont les Missionnaires de la Charité. L’Eglise l’a confirmé à plusieurs reprises : « Notre charisme est d’étancher la Soif de Jésus, d’amour et des âmes, en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres ». Rien de différent. Rien d’autre. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger ce don de Dieu à notre Congrégation.
Mes chers enfants, croyez-moi, faites-moi confiance et faites très attention à ce que je vous dis maintenant : seule la Soif de Jésus, l'entendre, la ressentir, y répondre de tout votre cœur, seule cette soif gardera notre Congrégation vivante après que je vous aurai quittés. Si elle constitue le fond de votre vie alors tout ira bien pour vous. Même quand je vous aurai quittés, la Soif de Jésus ne vous quittera jamais. Jésus assoiffé dans les pauvres, vous l’aurez toujours avec vous.
C’est pourquoi je veux que les Sœurs actives et les Frères actifs, les Sœurs contemplatives et les Frères contemplatifs, et les Pères s’aident mutuellement à rassasier Jésus (à étancher sa Soif) au moyen de leurs dons particuliers : en se soutenant, en se complétant les uns les autres, avec cette Grâce précieuse d'être une seule famille (unie) avec un seul But et un seul objectif . Veillez à ne tenir les Coopérateurs, ni les laïcs M.C., à l’écart de cette demande, car c'est aussi leur appel, aidez-les à le connaître.
Parce que le premier devoir du prêtre est le ministère de la prédication, j’ai demandé, il y a quelques années à nos Pères, de commencer à prêcher sur : « J’ai soif ! » pour entrer plus profondément dans le don que Dieu a fait à la Congrégation le 10 septembre. Je sens que Jésus veut cela d’eux, dans le futur aussi, priez donc Notre Dame de les garder attentifs à cet aspect particulier de leur quatrième vœu. Notre Dame nous aidera tous pour cela, puisqu’elle fut, avec Saint Jean, et, j’en suis sûre, Marie Madeleine, la première personne à entendre le cri de Jésus « J’ai soif ! ».
Parce qu'elle était là, au Calvaire, elle sait combien le désir ardent de Jésus pour vous et pour les pauvres est réel et profond. Mais nous autres, le savons-nous ? Le sentons-nous comme Elle ? Demandez-lui de vous enseigner car vous et toute la Congrégation vous êtes à Elle. Son rôle est de vous amener face à face avec l’amour dans le Cœur de Jésus crucifié, comme Jean et Madeleine.
Auparavant, c'était Notre Dame qui me le demandait mais maintenant c’est moi qui, en son nom, vous le demande, vous en supplie : « Ecoutez la Soif de Jésus ». Que cela soit pour chacun de vous ce que le Saint Père dit dans sa lettre : une Parole de Vie.
Comment vous approcher de la Soif de Jésus ? Un seul secret : plus vous viendrez près de Jésus, mieux vous connaîtrez Sa soif. « Repentez-vous et croyez (en l’Evangile )» nous dit Jésus. De quoi faut-il nous repentir ? De notre indifférence, de notre dureté de cœur. Et que faut-il croire ? Que Jésus a soif, même maintenant dans votre cœur et dans les pauvres. Il connaît votre faiblesse. Il veut seulement votre amour, il veut simplement que vous lui laissiez une chance de vous aimer. Il n'est pas lié au temps. Chaque fois que nous nous approchons de lui, nous devenons des associés de Notre Dame, de Saint Jean, de Marie-Madeleine.
Ecoutez-Le. Ecoutez-le prononcer votre propre nom.
Faites que ma joie, et la vôtre, soient complètes.
Prions.
Que Dieu vous bénisse.
Mère Teresa, M.C.
Homélie de Jean-Paul II sur la Soif de Jésus
(Visite à la Paroisse du Saint Sacrement à Rome
Dimanche, 14 mars 1993)
(La soif de Jésus du don d'amour de tous ceux que la Père lui a donnés, était le centre de l'homélie du Saint Père prêchée le 14 mars 1993, troisième dimanche de Carême.)
« Donne-moi à boire ! » (Jn 4,7).
Par ces paroles Jésus commence son long et profond dialogue, avec la Samaritaine...
Fatigué de son voyage, Jésus s'assoit au bord du puits aux environs de midi. La soif naturelle produite par la chaleur à cette heure de la journée est le signe qui révèle une autre soif, une soif spirituelle, qui envahit sa personne divine. Jésus a soif des âmes, il cherche la foi et l'amour que le Père a invité les hommes à Lui offrir en pleine liberté, en l'accueillant comme leur Sauveur.
« Donne-moi à boire » ! Jésus demande à la femme de Samarie non seulement un peu d'eau d'un puits creusé de nombreux siècles auparavant par le patriarche Jacob ; Il lui demande de reconnaître en Lui le Messie promis, Celui qui donnera l'eau vive de l'Esprit Saint...
Le dialogue renvoie à une autre expression que nous trouvons sur les lèvres desséchées de Jésus à l'heure suprême de la croix : « J'ai soif » (Jn 19,28). L'image du crucifié est le signe suprême de l'amour infini de Dieu... On ne peut pas rester indifférent à un si grand amour !
Très chers frères et sœurs..., c'est le sens profond de la soif de Jésus... Le Fils de Dieu, fait homme et mort pour nous libérer du péché, attend la réponse fidèle et généreuse de la part de tous ceux que le Père Lui a donnés et qui par conséquent Lui appartiennent. Il a soif du don de notre amour.
Comme je l'ai rappelé dans mon Message récent pour le Carême, « Aujourd'hui le Christ répète son appel et revit les tourments de son agonie en nos frères les plus pauvres » ( Jean-Paul II, message pour le Carême 1993, 1er septembre 1992).
Vous savez bien où puiser la lumière et la force pour une mission si exigeante... (d'un) trésor qui est la force principale d'évangélisation : le Saint Sacrement, source de toute évangélisation.
Votre communauté, donc, dédiée au Saint Sacrement, est appelée à témoigner d'une façon spéciale, du respect et de l'amour du Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur. Pour cela vous serez aidés et encouragés par votre engagement dans l'Adoration eucharistique quotidienne …
Que l'initiative de l'adoration et de la prière... vous accompagne tous les jours de l'année. Rassemblez et présentez au Seigneur les anxiétés et les souffrances, les peines et les douleurs, les joies et les espérances de tous ceux que vous rencontrez sur votre chemin. Que toute votre vie devienne une unique offrande au Père en union avec le sacrifice du Rédempteur...
Je confie vos bonnes intentions à la protection maternelle de Marie, que vous vénérez sous le titre significatif de « Notre Dame du Pardon ». Qu'elle obtienne du Seigneur ce pardon qui est le signe de son amour infini et qui donne la force de pardonner et d'aimer nos frères à notre tour...
« Seigneur, tu es vraiment le Sauveur du monde : donne-moi de l'eau vive, pour que je n'ai plus jamais soif »
Osservatore Romano, 17 mars 1993
Avec Mère Teresa
en 1988
« AIMEZ PRIER »,
nous dit-elle :
( Prière du Pape Paul VI )
Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos frères qui à travers le monde vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Donne-leur par nos mains en ce jour leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, donne-leur la paix et la joie.
( Prière attribuée à Saint François d'Assise )
O Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où il y a la haine que j'apporte l'amour ; là où il y a l'offense, que j'apporte l'esprit de pardon ; là où il y a la discorde que j'apporte l'harmonie ; là où il y a le doute et l'erreur, que j'apporte la foi et la vérité ; là où il y a le désespoir : l'espérance, les ténèbres : la lumière ; qu'à toute tristesse j'apporte la joie. Fais, O Seigneur, que je cherche à donner du réconfort plutôt qu'à en recevoir ; à comprendre plutôt qu'à être compris ; à aimer plutôt qu' à être aimé ; car c'est en s'oubliant que l'on se trouve ; en pardonnant que l'on est pardonné ; c'est en mourant que l'on s'éveille à la vie éternelle.
« Seigneur très aimé, fais que je te voie aujourd'hui et chaque jour dans la personne de tes malades et qu'en les soignant je te serve. Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l'arrogant, que je te reconnaisse et que je dise : « Jésus, mon patient, comme il est doux de te servir. »
Seigneur, donne-moi cette foi clairvoyante et alors ma tâche ne sera jamais monotone, la joie de me prêter aux caprices et de répondre aux désirs de tous les pauvres souffrants jaillira toujours.
Malade bien-aimé, tu m'es doublement cher, puisque tu représentes le Christ. Quelle chance j'ai de pouvoir te soigner !
Très doux Seigneur, fais-moi comprendre la grandeur de ma vocation et des responsabilités qu'elle comporte. Ne me laisse pas y être infidèle par abandon à la froideur, à la sécheresse ou à l'impatience.
O Dieu, puisque tu es Jésus, mon patient, daigne aussi être pour moi un Jésus de patience, indulgent pour mes fautes en tenant compte de l'intention, car elle est de t'aimer et de te servir dans la personne de chacun de tes malades.
Seigneur, augmente ma foi, bénis mes efforts et ma tâche, maintenant et à jamais !
Seigneur, que ta crucifixion et ta résurrection nous apprennent à affronter les luttes de la vie quotidienne et à y traverser l'angoisse de la mort, afin que nous vivions dans une plénitude plus grande et plus créatrice !
Tu as humblement et patiemment accepté les échecs de la vie humaine comme les souffrances de la crucifixion. Les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, aide-nous à les accepter comme des occasions de croître et de mieux te ressembler.
Rend-nous capables de les affronter patiemment et courageusement, avec une pleine confiance en ton soutien. Fais-nous comprendre que nous n'atteindrons la plénitude de la vie que par une mort incessante à nous-mêmes et à nos désirs égoïstes, car c'est seulement en mourant avec toi que nous pouvons ressusciter avec toi. »
Mère Teresa M.C.
09.01.11

Epiphanie 2011
Noël, un temps de partage.
Le temps saint de Noël est un temps si merveilleux non seulement pour un milliard cent soixante six millions de catholiques dans le monde, mais pour toute personne de bonne volonté, sans distinction de couleur, de religion ou de nationalité. Noël est la fête de tous !
Noël est la fête pour tous. Jésus est né pour chaque être humain sur la terre, peu importe la façon dont il vit ou l'endroit où il vit. Le temps saint de Noël est un temps de joie profonde ; parce que Dieu lui-même est venu partager sa vie et son amour, pas juste superficiellement, mais en devenant comme nous en toutes choses excepté le péché. En fait il est venu pour nous libérer de l'esclavage du péché. « Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés » ( Col 1, 13-14 ).
Le saint temps de Noël est un temps de partage. De nombreuses personnes me demandent « Que puis-je faire pour aider vos pauvres ? », tandis que beaucoup d'autres apportent juste tout ce qu'elles peuvent, en nature ou en espèces. Souvent les gens me disent : « Ce n'est pas beaucoup, mais une petite pensée. ». La bienheureuse Teresa disait souvent que ce n'est pas combien nous donnons mais la quantité d'amour qu'il y a dans le don. N'oublions pas « l'obole de la veuve ».
( Mc 12, 41-44 ).
Ste Thérèse de Lisieux avait l'habitude de dire : « Je ne peux pas faire de grandes choses et accomplir de grandes œuvres. Je suis trop petite pour faire de grandes choses. Je ferai donc des choses ordinaires avec un amour extraordinaire ». Elle priait souvent : « Chaque soupir, chaque regard, chacun de mes actes sera un acte d'amour divin ; je ferai tout par amour pour vous, Seigneur. Prenez mon cœur et gardez-le fidèle, une fontaine scellée pour tous sauf vous. Qui-a-t-il que je ne devrais pas faire aujourd'hui ? ». C'était aussi la prière de la bienheureuse Teresa M.C. ainsi que sa vie de chaque jour.
Les saints ne gaspillent jamais rien ; rien n'est trop petit ou insignifiant pour eux non plus. Tout a de la valeur et devient important dans la mesure où il ou elle fait ce qu'il ou elle fait avec beaucoup d'amour. Ste Thérèse a dit : « Même les idées les plus fantaisistes qui me passent par la tête je les utilise pour aimer Jésus... ». Même le mérite des nombreuses croix quotidiennes que nous portons ne dépend pas de leur poids mais de la façon dont nous les portons.
Le partage authentique ne rend pas une personne pauvre et triste : au contraire le partage réel rend une personne riche et heureuse. Ceux qui donnent généreusement aux pauvres deviennent en quelque sorte de plus en plus généreux. « Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas... » ( 1 R 17,16 ).
Que partageons-nous en général ? Cela dépend. Nous partageons ce que nous avons avec ceux qui ont moins ou rien. Beaucoup de nos volontaires à Rome qui viennent servir nos hôtes à « Casa Serena » peuvent témoigner combien ils sont heureux de partager leur temps, leurs talents pour cuisiner, laver les plats, servir au réfectoire, etc. Nous avons tellement d'exemples édifiants de volontaires à « Casa Serena » dont la générosité et l'humilité dépassent les limites. Nos volontaires et nos coopérateurs viennent de toutes les positions sociales. Ils n'ont pas peur ni honte de laver les plats ou de nettoyer le sol. Très souvent je me sens tout petit devant la générosité et l'humilité de tant d'hommes et de femmes coopérateurs et volontaires qui font de si humbles travaux pour nos pauvres. Qui peut les récompenser si ce n'est Dieu seul, ce qu'il fera, au moment voulu et en abondance, lui, le juge juste qui voit tout!
Ce partage n'est pas seulement fait à Rome par des chrétiens catholiques mais aussi en Inde par de nombreux hindous dans nos maisons pour les garçons et les hommes orphelins et handicapés. Là leur partage principal se fait en nature, un peu aussi en espèces. Ils ne partagent pas beaucoup le travail de nettoyage, de lavage ou de donner des bains ou même de nourrir nos garçons et nos hommes handicapés. Ils apprécient le travail que nous faisons et essaient de nous aider matériellement de différentes façons.
Le temps de Noël est un temps de prière fervente et de profonde contemplation de l'humilité de Dieu, qui s'est fait chair et est venu habiter parmi nous. Est-ce que quelqu'un a jamais pu comprendre le mystère de l'Incarnation ? C'est un si grand mystère devant lequel nous devons tomber à genoux en adoration comme Marie et Joseph à la première place, suivis par les simples bergers et ensuite les rois mages venus de l'Orient.
Notre Communauté à Nazareth.
Depuis avril 2010 nous avons une petite communauté de quatre frères à Nazareth, à environ trois cents mètres de la Basilique de l'Annonciation. Les frères vivent encore tous dans une vieille petite maison louée avec le minimum d'équipement. En outre il faut être un athlète pour arriver à la maison car il y a environ soixante à cent marches à monter. Les frères sont si reconnaissants envers Dieu et ont leurs cœurs si joyeux qu'ils ne pensent pas à ce qu'ils n'ont pas mais à ce qu'ils ont. A savoir ils ont l'endroit où l'incroyable mystère de l'Incarnation a eu lieu ; où Jésus, Marie et Joseph ont vécu et travaillé pendant de nombreuses années ; où Jésus lui-même a vécu pendant trente longues années ; où Joseph a laissé Jésus et Marie pour sa récompense éternelle et où il a été enterré. Nazareth est l'endroit que Dieu a choisi pour devenir un homme comme nous, sauf qu'il n'a pas été touché par le péché.
Nazareth est une école des vertus de foi, d'espérance et d'amour et de toutes les autres vertus. ( cf la Litanie de la Sainte Famille ).
Notre maison à Bushat en Albanie.
Notre maison « Bethel » à Bushat, Skodra, en Albanie, avec ses vingt deux garçons et hommes handicapés est une des maisons les plus chères à entretenir. Frère Ramon M.C. et la communauté de six frères travaillent très dur avec plus d'une douzaine de travailleurs payés et quelques volontaires qui viennent aider périodiquement pendant les repas pour leur donner à manger. Bushat a aussi un groupe de Laïcs Missionnaires de la Charité qui se réunissent une fois par semaine pour prier, discuter et échanger leurs aspirations communes à la lumière des Statuts et du Chemin de Vie des LMC, qu'ils ne sont pas seulement tenus à lire et à étudier mais aussi censés vivre, car les LMC font leurs vœux selon les Statuts des LMC. Plus les LMC connaissent le but, l'esprit, le sens et la signification des vœux, etc., plus ils seront capables de vivre leur chemin de vie de LMC fidèlement et plus ils grandiront en sainteté et persévéreront dans leur vocation.
« Aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance ». ( Vita Consecrata N° 35; Christifideles laici N° 16 ).
Les célébrations du centenaire de la naissance de la Bienheureuse Teresa à Rome.
Cette année a été l'année du centenaire de la naissance de la Bienheureuse Teresa de Calcutta ( 26.08.1910 – 26.08.2010 ) et il y a eu des célébrations dans chaque coin du monde, depuis le jeudi 26 août 2010.
A Rome à l'Hôtel de Ville, le maire, Gianni Alemanno, a organisé un symposium le mardi 21 septembre. Les principaux intervenants étaient : son Eminence le cardinal A.Comastri, archiprêtre de la basilique St Pierre au Vatican, Mgr Peter Prabhu, archevêque émérite, Sr Joan M.C., une des Conseillères générales des Missionnaires de la Charité et père Sebastian Vazhakala M.C. ( voir le texte dans l'Osservatore Romano du 6 octobre 2010, en édition anglaise; et « Voice of Delhi » (Voix de Delhi) de novembre 2010).
Le maire de Rome a organisé aussi, dans l'un des plus prestigieux auditoriums de Rome, un concert, le soir, sur la vie de la bienheureuse Teresa et quelques uns de ses principaux enseignements spirituels avec divers acteurs, chanteurs, artistes et autres le mercredi 15 décembre 2010 en prolongement du symposium.
C'était la première fois dans l'histoire de la ville de Rome que quelque chose comme cela était organisé pour les pauvres et que les pauvres pouvaient y participer. Ce fut une soirée magnifique, très joyeuse, très tonique et encourageante. « Dieci Stelle per Madre Teresa » - « Ten Stars for Mother Teresa » « Dix Étoiles pour Mère Teresa ».
Le maire, Gianni Alemanno, avec son équipe d'organisateurs, Dr. Gianluca Scarnicci, Dr. Lino Alecci et de nombreuses autres personnes dévouées méritent non seulement nos félicitations sincères mais aussi et surtout notre gratitude chaleureuse. Au nom de nos pauvres et de tous ceux qui les servent j'exprime notre gratitude à notre maire et à son équipe.
L'auditorium était plein; la moitié des gens était nos pauvres, des coopérateurs, des volontaires et des sympathisants. Dans l'auditorium étaient également présents son Eminence le cardinal Tarcisio Bertone, le secrétaire d'Etat, le président de Macédoine et sa femme et plusieurs autres personnes importantes de Skopje en Macédoine, le lieu de naissance de la bienheureuse Teresa et où elle a vécu les dix huit premières années de sa vie, quand elle s'est sentie appelée par le Seigneur à quitter tout et toutes les personnes pour la légendaire terre lointaine d'Inde. Elle l'a fait le 25 septembre 1928. Aujourd'hui à Skopje, où elle est née, il y a seulement une pierre commémorative en son honneur.
L'auditorium ce soir-là de 21h à 22h45 est devenu une salle particulièrement remplie de grâce et bénie par la présence de nos nombreux pauvres et de ceux qui les servent. La bienheureuse Teresa de Clacutta depuis là-haut souriait et s'est jointe à nous pour remercier le Seigneur pour le maire de Rome et son équipe de personnes qui ont travaillé si dur pour mettre en lumière si clairement quelques uns des enseignements principaux de la bienheureuse Teresa. C'est pendant le concert que le maire de Rome a annoncé avec une grande gentillesse et bienveillance notre nouveau projet pour nos pauvres au cours de cette année du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa M.C. : « Le mémorial du centenaire de la bienheureuse Teresa ».
Le déjeuner du Saint-Père avec nos pauvres.
Le dimanche 26 décembre 2010, le Saint Père le Pape Benoît XVI est descendu de ses appartements papaux après l'Angelus pour manger avec tous les pauvres dont les sœurs et les frères Missionnaires de la Charité prennent soin dans leurs maisons respectives à Rome. Cinq cent dix sept sièges étaient attribués et chaque place sans exception fut prise par nos pauvres. Le Saint-Père, après avoir fait le tour pour accueillir nos gens, les sœurs, les frères et les Pères, s'est rendu à la table où vingt pauvres étaient assis et le Saint-Père était au centre de la table. Devant lui se trouvait Sr. Prema M.C., la supérieure générale des sœurs Missionnaires de la Charité, à côté de père Brian M.C., le supérieur général des Pères M.C. et père Sebastian M.C., le supérieur général des frères contemplatifs M.C..
Le Saint-Père commença par la prière du Notre Père, suivi par son souhait à tous de « Buon appetito » « Bon appétit ».
Le repas était très simple. Mais nous n'étions pas tellement concentrés sur la nourriture qui était servie mais sur le geste merveilleux du Saint-Père de manger avec nos pauvres. Le Saint Père revivait là l'Evangile qui se traduit dans la vie. Ce geste de solidarité inspirante et édifiante envers les pauvres a touché de nombreux cœurs. « Maintenant nous comprenons le sens de Noël », ont remarqué certains d'entre eux, et nous avons saisi l'occasion d'être les porte-parole de nos pauvres et pour eux, encourageant ceux qui étaient assis près de moi à parler directement au Saint-Père. Une jeune femme enceinte me dit qu'elle allait avoir un garçon en avril et qu'elle voulait demander au Saint Père quel prénom donner à son enfant. A un moment opportun j'ai mentionné son désir au
Saint- Père et il l'a regardée et a souri. Concernant le prénom de l'enfant, j'ai suggéré au Saint-Père qu'elle lui donne le prénom de « Benoît ». Le Saint-Père était heureux d'entendre cela. Il a souri et a donné son consentement. Le garçon s'appellera donc « Benoît ».
Nous étions très désireux d'écouter chaque mot qu'il disait. La première question qu'il m'a posée était d'où je venais. J'ai trouvé que l'heure a été très courte. Il était avide de connaître notre vie. « Nous sommes des Missionnaires de la Charité contemplatifs. Comme les bénédictins nous aussi, Saint-Père, nous avons le programme de « Ora et Labora ». Nous avons l'adoration perpétuelle dans notre chapelle, tandis que pour notre « Labora », au lieu de nous engager dans un travail manuel nous travaillons avec les pauvres. Nous sommes très près de Casalbertone où se trouvait l'église titulaire de votre Sainteté quand votre Sainteté était cardinal ».
« Oui », dit-il, « C'était mon église titulaire comme cardinal pendant 18 ans. Après avoir été élu Pape, Santa Maria Consolatrice à Casalbertone a été une des premières paroisses où je me suis rendu quand j'ai fait mes visites pastorales comme évêque de Rome ».
J'ai dit : « Notre abri de nuit, connu sous le nom de « Casa Serena », est à moins d'un kilomètre de là, à Largo Preneste ». Le Saint-Père a dit : « C'est très évangélique : l'Adoration eucharistique et le travail avec les pauvres sont les deux meilleures façons de vivre l'Évangile ».
« Saint-Père, nous offrons de nombreuses heures d'adoration pour vos nombreuses intentions et pour les besoins de l'Eglise universelle », lui ai-je dit.
Trois de nos hommes de Casa Serena étaient assis à la même table. Tous les trois ont pu parler au Saint-Père. Le Saint Père les a écoutés très attentivement. J'ai aussi dit au Saint-Père que Sr. Prema M.C. était allemande aussi. « De quelle partie d'Allemagne êtes-vous... », demanda-t-il à Sr. Prema M.C. mais Sr. Prema vit en Inde. Elle a parlé de ses nombreuses visites canoniques à ses communautés en U.P. ( Uttar Pradesh ), dans le nord de l'Inde, contiguës à Darjeeling. Il s'est renseigné sur la population catholique dans ces régions de l'Etat. Sr. Prema lui a dit qu'il y avait très peu de catholiques dans ces lieux mais que beaucoup d'hindous aidaient les sœurs de nombreuses façons. Le Saint-Père s'est renseigné sur la persécution des chrétiens en Inde. Il n'avait pas entendu grand chose à ce sujet récemment, dit-il.
Le Saint-Père demanda à père Brian M.C. d'où il était. Comme père Brian a répondu qu'il venait du Canada, le Saint-Père lui a demandé : « Mais de quelle partie ? De langue française ou anglaise ? ». « Anglaise. Je suis d'origine ukrainienne », a dit père Brian au Saint-Père.
J'étais curieux aussi de savoir si le Saint-Père avait reçu la lettre que je lui avais envoyée quelques jours auparavant. Il a répondu qu'il avait reçu la lettre deux fois, et qu'il l'avait lue.
« Donc, c'était vous qui avez écrit cette lettre ? » Il m'a dit que c'était une bonne lettre et qu'il réfléchissait et en discuterait. J'étais très heureux d'entendre que le Saint-Père avait non seulement reçu la lettre mais qu'il l'avait également lue, qu'il se souvenait même l'avoir reçue deux fois,... ce qui est vrai car je l'ai envoyée par deux voies différentes.
J'ai dit au Saint-Père que nous aimions tous ses écrits car ils étaient simples mais très profonds et théologiques. Il a parlé du volume deux de « Jésus de Nazareth , qui, a-t-il dit, devrait sortir en février 2011.
J'ai parlé aussi des Laïcs Missionnaires de la Charité : « Saint-Père, le jour de votre anniversaire, le 16 avril 1984, avec deux personnes mariées, deux hommes et deux femmes, nous avons commencé le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) chez nous, à Rome. Le mouvement a été fondé avec la bienheureuse Teresa de Calcutta, spécialement pour l'unité et le bonheur de la vie de famille, comme les familles chrétiennes doivent être les sanctuaires domestiques de l'Eglise. C'est pour rendre heureux les nombreux foyers malheureux en apportant Jésus dans leurs foyers obscurs que notre Seigneur a voulu que les Missionnaires de la Charité Contemplatifs commencent le mouvement LMC dans l'Eglise. Grâce à Dieu le mouvement s'est répandu dans plus de 50 pays du monde, c-a-d dans tous les cinq continents. »
L'heure du déjeuner avec le Saint-Père s'est écoulée très vite. Le temps maintenant est venu d'écouter les paroles de sagesse et de grâce que le Saint-Père allait nous donner, à nous, aux personnes pauvres privilégiées qui ont été autorisées à manger avec le souverain Pontife pour une raison seulement, parce que nous appartenons à la classe des plus pauvres parmi les pauvres. Au lieu que ce soit un événement centenaire ce serait merveilleux si un tel événement sans précédent devenait un événement annuel. Le Saint-Père prenant un repas avec les personnes pauvres matériellement a touché le cœur de nombreuses personnes pauvres spirituellement et les a fait beaucoup réfléchir. Comme il est vrai de dire : « La charité est la vraie force qui change le monde » ( Pape Benoît XVI ). Le Saint-Père a fait comprendre au monde à travers ce geste de solidarité envers nos pauvres le sens véritable de Noël. Le Saint-Père Benoît XVI a un grand besoin de nos prières, de nos sacrifices et de nos bons exemples.
Bénédiction de la première pierre.
Lundi 27 décembre 2010, c-a-d le jour suivant après le grand événement au Vatican, comme un prolongement de la même réalité, nous avons eu le bonheur que son Eminence le cardinal Angelo Comastri, l'assistant du Saint Père à la Cité du Vatican et l'archiprêtre de la Basilique St. Pierre, vienne célébrer la messe avec nos pauvres, les LMC, les volontaires , nos frères et tous. A cette occasion nous avons été très honorés d'avoir Giannio Alemanno, le maire de Rome et Sr. Prema M.C., la supérieure générale des sœurs Missionnaires de la Charité.
Le maire arriva quelques minutes en avance. L'église était bondée, tellement que quelques hommes de Casa Serena restèrent dans le fond. Comme il y avait du retard pour commencer la messe car son Eminence est arrivé un peu plus tard, j'ai demandé au maire de nous dire quelques mots, ce qu'il fit heureusement. Dans son discours il a dit que son amitié avec père Sebastian M.C. avait débuté bien avant qu'il ne fut élu maire de Rome. Il a parlé de l'humble soutien des projets d'organisations volontaires qui avaient éclos spontanément pour les pauvres, au lieu de courir sur des lignes parallèles ou de superposer les existantes.
Son Eminence exprima sa gratitude au maire pour tout le soutien qu'il donnait aux Missionnaires de la Charité, en particulier en essayant d'aider les frères contemplatifs à Rome à réaliser le Mémorial du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa pour nos pauvres à Rome. A la fin de la messe son Eminence a béni la " Première pierre du nouvel abri pour les pauvres en Mémoire du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa ", bien que nous n'ayons pas encore de permission écrite ni les fonds pour commencer une telle entreprise. Jésus veut que nous lui fassions confiance avec amour, que nous lui fassions confiance aveuglément, car le travail que nous faisons c'est le travail de Dieu. Son Eminence a remercié Sr. Prema M.C. et les nombreuses sœurs qui étaient présentes pour l'occasion. L'héritage de la bienheureuse Teresa du service gratuit et de tout cœur de tous ceux qui sont dans le besoin a été transmis et investi dans la supérieure générale pour exercer l'autorité pour aimer, servir et sauver les plus pauvres parmi les pauvres et la Société des Missionnaires de la Charité.
La belle célébration du banquet eucharistique a été suivie d'un simple repas avec nos pauvres. Le cardinal était extrêmement heureux de se joindre à nous et il est de plus en plus chez lui avec nous tous, tellement que nous pouvons considérer Casa Serena comme sa première maison. Pour nous c'est un honneur réel.
Le maire, aussi, s'est senti tout à fait chez lui mais il nous a quittés après la messe car il devait retourner travailler à son bureau. Nous sommes très heureux de l'avoir parmi nous depuis si
longtemps, soutenant pleinement la réalisation de nos projets pour les pauvres.
Au nom de mes frères et de nos pauvres, j'exprime mes sincères remerciements à chacun de vous pour vos vœux de Noël et de Nouvelle Année par emails, cartes, appels téléphoniques, etc. Que le bon Dieu continue à vous bénir et à vous récompenser tous pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites pour nous et pour nos pauvres. Priez, s'il vous plaît, pour que nous n'abimions d'aucune façon l'œuvre de Dieu
Que Dieu vous bénisse tous.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
18.11.10

Septembre 2010
Laudetur Sacra Familia
« De sang je suis albanaise
De nationalité, je suis indienne,
Quant à ma foi, je suis religieuse catholique,
Quant à ma vocation, j'appartiens au monde,
Quant à mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus »
( Bienheureuse Teresa de Calcutta M.C. )
C'est l'année du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa de Calcutta. Elle est née le vendredi 26 août 1910. Le monde entier est en préparation intense pour l'anniversaire de cette toute petite femme, dont le cœur « a brûlé du désir intense d'aimer Jésus comme il n'avait jamais été aimé auparavant » ( de la lettre de la bienheureuse Teresa à l'archevêque Ferdinand Périer, le 25 janvier 1947 ).
La bienheureuse Teresa était petite, mais son cœur était assez grand pour aimer tout le monde sans exception; elle a aimé les pauvres du monde d'une façon extraordinaire et unique, parce qu'elle a essayé d'aimer chaque personne avec l'amour de Dieu, avec l'amour et la compassion de Jésus.
Comme c'est l'année du centenaire, j'aimerais prendre la déclaration de la bienheureuse Teresa citée ci-dessus et essayer de construire autour d'elle autant que je le peux et autant que mes ressources limitées me permettront de le faire.
Il y a déjà des bibliothèques entières de livres, d'articles, d'albums-photos, etc. disponibles et que l'on peut trouver dans presque toutes les langues et à chaque coin du monde sur la vie et l'œuvre de la bienheureuse Teresa . Cependant cela n'est jamais trop d'entrer plus profondément encore dans « l'esprit et le charisme de Mère Teresa » et de découvrir de nouveaux domaines et de nouveaux horizons du don immense de la bienheureuse Teresa M.C. que Jésus nous a confié et a confié à l'Eglise et au monde. Ses paroles, sa vie et son œuvre n'ont pas de limite de temps, ni de frontières ; elles sont exemptes de contrôle de frontières, d'immigration, de douanes et de droits. Son œuvre peut toujours passer à travers les green channels parce que c'est une œuvre d'amour, gratuit et de tout cœur, et donc c'est l'œuvre de Dieu. Si l'on peut comparer Dieu à l'électricité, la bienheureuse Teresa était l'ampoule.
Jésus lui a dit : « Ma petite, viens, sois ma lumière » ; en d'autres termes : « Viens, sois mon ampoule » . Une ampoule, nous le savons tous, ne brille pas par elle-même, et n'est d'aucune utilité sans électricité. La vie de la bienheureuse Teresa a été simple, parce qu'elle était consciente qu'elle était une ampoule nécessaire pour Jésus pour briller à travers elle dans ce monde obscur qui est le nôtre.
Un des premiers biographes de la bienheureuse Teresa a écrit : « Dans une époque obscure elle est une lumière qui brûle et qui brille ; dans une époque cruelle, elle est une incarnation vivante de l'Evangile d'amour du Christ ; à une époque sans Dieu, la Parole qui habite parmi nous, pleine de grâce et de vérité. Pour cela, tous ceux qui ont le privilège inestimable de la connaître ou d'apprendre d'elle, doivent être éternellement reconnaissants. » (Malcom Muggeridge)
« De sang, je suis albanaise »
Personne, excepté Jésus, n'a choisi son lieu de naissance, ses parents ou son pays d'origine. Ils sont choisis pour nous par notre Créateur, notre Père et Seigneur pour un plan et un but définis. Peu importe où nous sommes nés, quelle est notre langue maternelle, etc. mais ce qui importe réellement c'est comment nous vivons et ce que nous faisons de nos vies ! De plus, en tant qu'êtres humains nous sommes censés connaître et parler le langage de l'amour qui est la véritable langue maternelle de chacun.
La bienheureuse Teresa de Calcutta est née de parents albanais dans la ville de Skopje. Kole Bojaxhiu et sa femme bien-aimée Drana (Rosa) Markit, les parents d'Agnès Bojaxhiu, étaient riches mais non seulement matériellement mais davantage très spirituellement. Ils étaient une famille très heureuse et craignant Dieu.
Sa sœur Aga avait cinq ans de plus qu'Agnès :
« Ma sœur est née le 6 mars 1905 », écrit la bienheureuse Teresa à l'un de ses coopérateurs.
Son frère, Lazare Bojaxhiu, est né le 24 août 1908 et mort à Palerme le 2 juillet 1981. La bienheureuse Teresa (Agnès) était la dernière et la cinquième enfant de la famille Bojaxhiu. Deux des enfants sont morts peu de temps après leur naissance. « C'est la raison », a dit son frère Lazare « pour laquelle la bienheureuse Teresa fut baptisée dès le lendemain de sa naissance ». Leur père, Kole, avait l'habitude d'enseigner aux enfants des habitudes de discipline, en les conseillant :
« N'oubliez jamais de qui vous êtes les enfants ! »
Kole était un homme généreux, qui distribuait de la nourriture et de l'argent à de nombreux pauvres et à de nombreuses personnes dans le besoin sans prêter attention à l'action. La porte de leur maison était toujours ouverte pour ceux qui avait besoin de nourriture, d'un abri et d'attention. Kole a donné une éducation très stricte à sa famille en ce qui concerne la nécessité de la générosité et de la compassion. Il avait l'habitude d'exhorter Agnès, quand elle était très jeune : « Ma fille, ne prends jamais un morceau de nourriture que tu n'es pas prête à partager avec les autres ».
« Tel père tel fils », comme dit le dicton. Kole et Drana étaient tous les deux généreux, et travailleurs, pleins d'amour et d'égards l'un pour l'autre.
Des années plus tard sa mère écrivait à la bienheureuse Teresa alors qu'elle était encore religieuse et professeur à Loreto, rappelant à la bienheureuse Teresa la raison pour laquelle elle était allée en Inde. Elle écrit :
« Chère enfant, n'oublie pas que tu es allée en Inde par amour des pauvres. Te souviens-tu de notre Filé ? Elle était couverte de plaies, mais ce qui la faisait le plus souffrir, c'était de se savoir seule au monde. Nous avons fait ce que nous pouvions pour elle. Mais le pire, ce n'était pas les plaies, c'était le fait que sa famille l'avait oubliée. » (Drana Bojaxhiu, 1937)
Les Bojaxhius étaient une famille heureuse et exemplaire et leur foyer fut leur première école et leurs parents leurs premiers et leurs plus importants enseignants, par leurs paroles comme par leur exemple.
Notre vie sur la terre est un grand mystère. La souffrance, la douleur et la mort deviennent inévitables, même au milieu d'une grande joie et d'un grand bonheur. La famille Bojaxhiu n'en fut pas épargnée. Quand Agnès avait neuf ans, Kole, son père bien-aimé et le soutien de la famille, mourut subitement, laissant ses bien-aimés derrière lui. Cette tragédie inattendue et soudaine dans la famille créa un grand vide ; mais Drana, étant une femme de grande foi et d'un courage imperturbable, arriva à maintenir la vie quotidienne de la famille. Elle éduqua ses trois enfants, dans les sciences profanes comme dans la foi et la doctrine chrétienne.
Après l'exemple édifiant de sa famille, la seconde influence majeure sur Agnès fut l'Eglise. Ses pasteurs, aussi, étaient très religieux et avaient l'esprit missionnaire. Bien que les enfants soient allés à l'école de l'Etat, sa famille et les prêtres de la paroisse leur ont donné une éducation religieuse solide et approfondie. Des années plus tard elle disait :
« Bien que nous soyons allés dans des écoles d'Etat, ma famille, et plus tard les prêtres de ma paroisse, m'ont donné une éducation religieuse solide et approfondie ».
Agnès a grandi dans une atmosphère religieuse très sobre et solide ; ses pasteurs, en particulier avec l'arrivée du père Franjo Jambrekovic en 1924 dans sa paroisse du Sacré Cœur de Jésus, ont orienté son enthousiasme et la conscience de sa vocation. Des prières pour le travail des missionnaires étaient dites régulièrement ; des collectes spéciales étaient faites pour les missions, en particulier pour les pauvres, les malades, les mourants et les lépreux. Son désir d'aimer Jésus et de devenir une grande missionnaire était gardé vivant par la lecture du magazine « Missions catholiques », qui contenait des rapports des Missionnaires croates et slovènes qui travaillaient à Calcutta, en Inde. Les années de formation comme adolescente furent remplies de grande ferveur et de zèle ardent, et quand elle fut en âge de le faire elle décida de partir pour l'Inde comme sœur missionnaire. Après s'être renseignée, elle apprit que les religieuses de Notre-Dame-de-Lorette d'Irlande travaillaient là-bas à Calcutta. Voici la première lettre qu'elle a écrite à la supérieure générale des sœurs de Loreto en Irlande, qui exprime son désir :
« Révérende Mère Supérieure,
Ayez la bonté d'entendre mon désir sincère. Je veux entrer dans votre Congrégation afin de pouvoir un jour devenir religieuse missionnaire, et œuvrer pour Jésus qui est mort pour nous tous.
J'ai achevé la cinquième classe du lycée ; pour ce qui est des langues je connais l'albanais, qui est ma langue maternelle, et le serbe (croate), je parle un peu français, l'anglais je ne le connais pas du tout, mais je mets mon espoir dans le bon Dieu pour qu'il m'aide à apprendre le peu dont j'ai besoin et donc je commence immédiatement ces (jours-ci) à l'étudier.
Je n'ai aucunes conditions spéciales, je veux seulement être dans les missions, et pour tout le reste je me mets entièrement à la disposition du bon Dieu.
A Skopje, 28.06.1928. Gonda Bojadijevic » ( Agès Bojaxhiu )
Ce fut très dur pour elle, pour sa mère bien-aimée, pour tous ses amis et tous ceux qui la connaissaient de se passer de sa compagnie, car elle était une personne avec laquelle tout le monde aimait se trouver. En plus elle était une organisatrice née, une véritable force motrice et une inspiration pour tous, y compris pour le curé de sa paroisse, le père Franjo Jambrekovic.
Le jour maintenant approchait où Gonxha Bojaxhiu allait quitter ses bien-aimés pour le pays légendaire d'Inde, qui était le pays de son rêve et de sa vie. La date était maintenant fixée, à savoir le 25 septembre 1928. Les jeunes gens de sa paroisse se rassemblèrent la veille de son départ dans la maison de sa famille rue Vlaska à Skopje. Aucun d'entre eux n'arriva les mains vides : tous avaient apporté des présents pour leur amie qui s'en allait. Ils passèrent la soirée ensemble à parler longuement, à chanter et à prier. Pas besoin de dire que ce fut une soirée très émouvante pour tous, en particulier pour Drana, sa mère bien-aimée, qui, bien qu'elle ne l'ait pas encore su à ce moment-là, ne reverrait jamais sa fille dans cette vie. Donc finalement, le mardi 25 septembre 1928, Gonxha (Agnès), Aga et sa mère, voyagèrent ensemble en train jusqu'à Zagreb (Croatie), où elles durent attendre quelques semaines l'arrivée d'une autre jeune fille , Betika Kajne, qui avait été acceptée aussi dans la Congrégation. Quand Betika arriva, Agnès, ayant fait ses derniers adieux à sa mère et à sa sœur, quitta Zagreb pour l'Irlande, d'où elles prirent le bateau pour l'Inde le 1er décembre 1928 sur le paquebot « Marcha », et mirent les pieds sur le sol du Bengale le dimanche 6 janvier 1929, jour de la grande fête de l'Epiphanie, devenue l'une des plus grandes manifestations de l'amour et de la lumière de Dieu de notre temps.
Le 23 mai 1929, Agnès, prenant le nom de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, devint novice ; ce jour-là elle devint totalement au Christ. Sa soif des âmes grandit sans cesse jour après jour dans les confins de la maison de son noviciat. Elle apprit lentement mais sûrement la signification chrétienne de la souffrance humaine ; elle apprit dans ces années de formation à se soumettre joyeusement à une règle ; à s'efforcer d'être de plus en plus attentive à ses prières personnelles et communautaires ; à rester recueillie tout au long de la journée ; à endurer les intempéries sans se plaindre ; à montrer de la gentillesse à l'égard de tous, en particulier à l'égard des malades, des faibles, des pauvres, de tous ceux qui se trouvaient sur son chemin ; à s'accommoder aux goûts, aux désirs et au tempérament des autres, car elle apprit à voir Jésus en eux ; elle apprit à supporter la contradiction sans s'irriter, et surtout à le faire, pas une fois en passant, mais par habitude, à le faire pas simplement patiemment mais joyeusement. Pendant cette période elle apprit à faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire ; à être l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus pour tous ceux avec lesquels elle était en contact.
Les deux années qu'elle passa au noviciat passèrent plutôt rapidement et quand le jour de ses premiers vœux arriva elle était prête et extrêmement heureuse de devenir l'épouse de Jésus Christ crucifié. Elle prononça ses premiers vœux le dimanche 24 mai 1931 à Loreto, ce qui a été pour elle ses fiançailles, qui se réaliseront finalement le jour de ses vœux définitifs le lundi 24 mai 1937, le jour de son véritable mariage. Depuis lors aucune épreuve ni angoisse, aucune persécution ni colère, manque de vêtements, ni la mort ni la vie, ni les anges ni les puissances spirituelles, ni le présent ni l'avenir... ni aucune créature quelle qu'elle soit ne l'ont séparée de son amour de Jésus, son Epoux bien-aimé et son Seigneur ( cf Rm 8, 35-39 ). Dans ses propres mots simples :
« Rien ni personne ne m'a séparée de l'amour de Jésus ».
Bien que Drana Markit, la mère bien-aimée de la bienheureuse Teresa et sa sœur Aga aient déménagé à Tirana , la capitale de l'Albanie, en 1930, la bienheureuse Teresa n'est jamais allée en Albanie avant août 1989. C'est Lazare qui est allé étudier à Tirana quand il a obtenu une place à l'Académie militaire de Tirana vers 1924, qui a invité sa mère et sa sœur à venir vivre à Tirana.
Bien que toutes les deux aient été très peu enthousiastes, devant son insistance Aga est allée à Tirana en 1932 et deux ans plus tard leur mère les a rejoints avec grande difficulté. Pendant la deuxième guerre mondiale Lazare est allé en Italie et s'est marié avec Maria, une jeune femme italienne de Florence et s'est installé à Palerme, en Sicile, où il est mort le 2 juillet 1981, laissant Agi, sa fille unique et sa famille.
Sa mère et sa sœur continuèrent à vivre à Tirana, tandis qu'Aga travaillait à la radio albanaise, en particulier pendant le régime communiste le plus sévère. Drana retourna à Dieu le 12 juillet 1972 et Aga un an après. Leurs restes reposent au cimetière à Tirana, la capitale de l'Albanie.
Bien que la bienheureuse Teresa ait tout essayé pour rendre visite à sa mère bien-aimée et à sa sœur qu'elle n'avait pas vues depuis qu'elle les avait quittées, on ne lui a pas permis d'entrer dans le pays pour des raisons politiques et religieuses. Donc sa mère et ensuite sa sœur une année après, quittèrent cette vallée de larmes sans revoir leur Gonxha bien-aimée. La bienheureuse Teresa a exprimé son profond chagrin sur cet incident déchirant quelques années plus tard dans une lettre qu'elle écrivit de Calcutta :
« Cela fait quarante-six ans que ma mère ne m'a pas vue. Quelques mois avant de mourir, elle m'a appelée à plusieurs reprises, désirant me voir, moi son dernier enfant. L'Albanie étant ce qu'elle est, aucun Indien ne peut y aller. Je pouvais aller très près et cependant pas juqu'à elle. C'est ainsi qu'elle est morte avec mon nom sur les lèvres... » (de la lettre de Mère Teresa à père Sebastian M.C. du 14.08.1979).
Après la dite indépendance de l'Albanie début 1990, le gouvernement albanais voulait par tous les moyens que la bienheureuse Teresa soit citoyenne albanaise. Leur insistance ne marcha pas avec elle. Elle continua à dire aux autorités albanaises qui sont venues au 222 Via Casilina à Rome de la convaincre de l'offre nouvelle et prestigieuse. Sa décision ne changea pas, ils lui dirent donc qu'ils la considéreraient comme « une indienne albanaise ». Cela ne changea pas sa façon de vivre ni son œuvre incontestable d'amour pour les pauvres. Donc jusqu'à sa mort elle s'accrocha à sa nationalité indienne.
« De nationalité, je suis indienne »
A la veille de l'indépendance de l'Inde, c-a-d le jeudi 14 août 1947, Pandit Jawaharlal Nehru a dit à l'Assemblée Constituante indienne rassemblée à New Delhi : « Il y a de nombreuses années nous avons fixé un rendez-vous avec le destin et maintenant vient le temps où nous allons racheter notre gage... Sur le coup de minuit, quand le monde dormira, l'Inde s'éveillera à la vie et à la liberté. L'heure arrive, ce qui arrive mais rarement dans l'histoire, où nous passons de l'ancien au nouveau, quand une époque est révolue et quand l'âme de la nation, longtemps réprimée, trouve la parole.. »
Le vendredi 15 août l'Inde est devenue indépendante des Britanniques, qui avaient gouverné l'Inde depuis le 23 juin 1757. Bien que les Britanniques aient débarqué en Inde le 24 août 1600, ils n'étaient pas venus en Inde pour gouverner l'Inde mais pour faire des affaires. Avec leurs propres mots : « Le commerce, mais pas le territoire ». Sous le nom d'East India Trading Company ( Compagnie de Commerce d'Inde de l'Est ) ils établirent de nombreux centres commerciaux, en particulier dans les villes portuaires. C'est Robert Clive qui décida de construire la ville de Calcutta et commença à établir un royaume. Il a choisi Calcutta comme capitale, qui le resta jusqu'en 1911 quand les Britanniques déplacèrent leur capitale à Delhi, qui a été la capitale de six ou plus d'autres royaumes, y compris l'Empire Mogol.
Comme nous le savons tous, les indiens voulaient leur indépendance depuis 1857, mais cela prit très longtemps à se réaliser. L'Inde voulait être libérée de tout pouvoir étranger de façon pacifique. Dieu a choisi un homme avec une foi profonde, des principes forts et un courage inébranlable. Le nom de l'homme était Mohan Das Karma Chandra Gandhi ( M.K. Gandhi ou simplement Gandhijii ). Avec la prière, le jeûne et la méthode de non-violence, il a pu finalement réaliser la libération désirée de l'emprise des Britanniques mais non sans problèmes.
En tout cas, quand l'Inde est devenue indépendante, le nouveau gouvernement a donné la liberté aux étrangers qui avaient vécu en Inde depuis cinq ans ou plus de demander la nationalité indienne, s'ils le voulaient. C'est ainsi que la bienheureuse Teresa fut une des premières qui ait demandé prudemment la nationalité indienne et qui l'ait obtenue une année après l'indépendance de l'Inde, c-a-d en 1948. C'est la raison pour laquelle elle a écrit : « De nationalité, je suis indienne ».
Le gouvernement indien a reconnu son service indomptable des plus pauvres parmi les pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité pendant toute sa vie à travers les nombreux prix qu'il lui a décernés :
a. Avril 1962. La bienheureuse Teresa a reçu le prix « Padma Shri » ( « Lotus aux pieds de Dieu » ) du Président indien Dr. Rajendra Presad.
b. Novembre 1972. La bienheureuse Teresa a reçu le prix « Pandit Jawaharial Nehru » du gouvernement indien pour son entente internationale.
c.1972. La bienheureuse Teresa a reçu le doctorat honorifique de Shantiniketan, de l'Ouest Bengale, en Inde.
d. 22 mars 1980. La bienheureuse Teresa a reçu le prix « Bharat Ratna » ( « La Perle de l'Inde »), qui est la plus haute récompense indienne.
e. 13 septembre 1997. La bienheureuse Teresa a eu des funérailles nationales. Un tel honneur pour une religieuse catholique romaine est unique et sans précédent dans l'histoire du monde. Depuis le début le gouvernement de l'Inde a reconnu l'œuvre merveilleuse que la bienheureuse Teresa a fait pour les plus pauvres parmi les pauvres, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. Dieu seul peut accorder de tels privilèges, ce qui était la reconnaissance finale et définitive de son travail d'amour comme étant l'œuvre de Dieu, comme elle le disait souvent : « Le travail que nous faisons est l'œuvre de Dieu ; c'est Lui et pas nous ; c'est Son œuvre et pas la nôtre » ( Bienheureuse Teresa ). L'amour ne peut pas être vaincu ni conquis. Mais l'amour conquiert tout sans exception. Les grands empires et les armées les plus puissantes se courbent devant le pouvoir de l'amour. La vie de la bienheureuse Teresa fut l'incarnation de l'amour de Dieu. L'Inde demeure très fière de Mère Teresa de Calcutta. La nation toute entière a de l'estime et du respect pour elle, en particulier en cette année du centenaire de sa naissance.
« Quant à ma foi, je suis une religieuse catholique »
« Depuis l'âge de cinq ans et demi », écrit la Bienheureuse Teresa de Calcutta, « Quand je L'ai reçu pour la première fois ( dans la sainte communion ) - l'amour des âmes m'habite. Il a grandi avec les années – jusqu'à ce que je vienne en Inde – dans l'espoir de sauver de nombreuses âmes. Pendant ces 18 années j'ai essayé de vivre selon Ses désirs – j'ai brûlé du désir intense de L'aimer comme Il n'a jamais été aimé auparavant ».
Selon la bienheureuse Teresa M.C. son appel à devenir religieuse a commencé le jour de sa première communion, qui dans son cas eut lieu à l'âge de cinq ans et demi, contrairement à l'âge de raison prescrit qui était à sept ans. Dans sa lettre du 28 juin 1928 elle explique clairement son intention « de devenir une sœur missionnaire et de travailler pour Jésus qui est mort pour nous tous ».
Mère Teresa n'avait pas honte de professer sa foi par des paroles et des actions, par sa façon de vivre et sa façon de travailler. Elle n'avait pas honte de porter son habit, qui voulait être un signe de sa consécration à Dieu, de sa vie de pauvreté et de son appartenance à la famille religieuse des Missionnaires de la Charité ( cf V.C. 25 ). Elle n'a jamais regretté d'être une personne consacrée. Elle appartenait complètement à Dieu. Grâce à son union ininterrompue avec Jésus, son Epoux crucifié, elle a rempli sa vocation exigeante de donner un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres et elle n'a pris aucun risque sans que Jésus soit présent. Jésus lui-même lui a donné la confirmation de sa vocation unique d'être la lumière de Jésus. Dans les propres paroles de Jésus :
« Ma petite épouse, viens, viens, porte-Moi dans les trous des pauvres. Viens, sois Ma lumière. Je ne peux pas y aller seul... Viens, va parmi eux, porte-Moi avec toi chez eux. Comme je désire ardemment entrer dans leurs trous, leurs foyers obscurs et malheureux. Viens, sois leur victime... N'aie pas peur, c'est Moi en toi, avec toi, pour toi... » ( de la lettre de la B. Teresa du 3 déc 1947 ).
La foi de la Bienheureuse Teresa fut héroïque et elle a voulu aimer et servir Jésus dans les plus pauvres parmi les pauvres comme Il n'avait jamais été aimé auparavant. Son amour pour Jésus fut total, inconditionnel, de tout cœur et joyeux. En 1942 elle a fait le vœu privé, sous peine de péché mortel, avec la permission de son confesseur, qu'elle ne refuserait rien à Jésus. Dans ses propres mots : « En 1942 – j'ai voulu donner quelque chose à Jésus sans réserve. Avec la permission de mon confesseur j'ai fait à Dieu le vœu - sous peine de péché mortel – de donner à Dieu tout ce qu'Il pourrait demander – de « ne rien Lui refuser » ».
Quelques jours avant le retour à Dieu de la B. Teresa, une des sœurs de son premier groupe a témoigné d'une scène qui a confirmé sa fidélité héroïque à son premier vœu jusqu'à la fin : « J'ai vu Mère seule, qui regardait... une image de la Sainte Face... et elle disait : « Jésus, je ne t'ai jamais rien refusé ». J'ai pensé qu'elle parlait à quelqu'un. Je suis entrée à nouveau. A nouveau j'ai entendu la même chose : « Je ne t'ai jamais rien refusé » ( témoignage de Sr Margaret Mary M.C. ).
Ecrivant à l'archevêque de Calcutta, la B. Teresa elle-même écrit :
« Depuis ces 17 années ( 1959 ), j'essaie... ( d'être fidèle à ce vœu ) Je suis passée et continue à passer par des de dures épreuves spirituelles – mais sur ce point – il n'y a jamais eu aucun doute dans mon âme parce que je vous les ai toujours présentées à vous et au Père C. Van Exem S.J.... »
« Quant à ma vocation, j'appartiens au monde »
« Voici l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » ( Jn 1, 29 )
Quand j'ai lu cette phrase le verset de l'Evangile de Jean m'est venu à l'esprit :
« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne puisse être perdu mais puisse avoir la vie éternelle ».
St Jean continue : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde ; mais au contraire, pour qu'à travers lui le monde soit sauvé » ( 3, 16-17 ).
Dans ces deux versets St Jean utilise le mot « monde » quatre fois. Il dit qu' « à travers lui, le monde soit sauvé ». Une fois de plus Jésus dit : « Je ne suis pas venu pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé » ( 12, 47 ).
Dans les versets de conclusion de l'Evangile de Marc nous pouvons lire Jésus commandant aux apôtres « d'aller dans le monde entier et de proclamer la Bonne Nouvelle à toute création » ( 16, 15 ).
C'est dans ce sens que la B. Teresa a vu sa vocation et a essayé de la vivre avec toutes les fibres de son être. Elle a su depuis le début de son appel-dans-l'appel, qu' en tant que Missionnaire de la Charité elle était appelée à servir et à sauver le monde des pauvres. Jésus, depuis la Croix, en présence de la foule, et avec la protection de sa Mère bien-aimée ( dont la main gauche était sur l'épaule gauche de la bienheureuse Teresa, sa main droite tenant la main droite de la bienheureuse Teresa ), confie à la B. Teresa le monde des pauvres.
A partir de ce moment-là elle et les Missionnaires de la Charité ont dû aller dans le monde entier pour être la lumière de Jésus, l'amour de Jésus, la compassion de Jésus parmi les pauvres :
« Comme le Père m'a envoyé dans le monde, moi aussi je vous envoie dans le monde pour que le monde soit sauvé à travers lui ».
La B. Teresa a beaucoup vécu dans le monde de la grande souffrance, elle a enduré des douleurs atroces, et partagé de nombreuses choses avec les pauvres afin de les aider à vivre comme de véritables êtres humains avec dignité et humanité, de les rapprocher le plus près possible de Dieu et de rapprocher Dieu le plus près possible d'eux.
Dans une de ses lettres elle écrit :
« Il y a trois jours nous avons ramassé deux personnes dévorées vivantes par les vers. L'agonie de la Croix était sur leur visage. Comme la pauvreté est terrible, quand on n'est pas aimé. Après leur avoir apporté un peu de confort, vous auriez du voir le changement. Le vieil homme a demandé une cigarette, et comme c'est beau de la part de Dieu, j'avais dans mon sac deux paquets des meilleures cigarettes. Un homme riche me les avait donnés ce matin-là dans la rue. Dieu avait pensé au désir de ce vieil homme.
Pourquoi est-ce que je vous écris toutes ces bêtises, alors que vous avez tant d'autres choses importantes qui vous occupent ? Parce que c'est le premier article du credo de nos pauvres »
( B. Teresa, 13 oct 1965 ).
Un jour un homme très riche est venu voir le travail qu'elle faisait dans la maison pour les mourants. Après avoir circulé et vu la façon dont Mère Teresa, ses sœurs et ses frères s'occupaient des patients mourants, il a dit à la B. Teresa : « Mère Teresa, même si vous me donnez dix mille dollars par jour pour ce genre de travail, je ne le ferai pas ». La B. Teresa lui dit :
« Moi non plus. Nous ne le faisons pas pour quelque chose. Nous faisons un quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Quoique nous fassions au plus petit d'entre les gens , nous le faisons pour Jésus. Donc nous le faisons pour quelqu'un et pas pour quelque chose ».
Déjà lors de notre première rencontre le 30 novembre 1966, elle m'a dit que le travail des Missionnaires de la Charité n'était pas un travail social mais l'œuvre de Dieu. Je n'ai pas compris alors quelle était la différence mais maintenant je comprends.
Bien que la B. Teresa ait dit qu'elle appartenait au monde, elle n'était pas une personne du monde. " Désormais je ne suis plus dans le monde ; eux ( les apôtres ) restent dans le monde... Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du mauvais... " ( cf Jn 17, 10-17 ).
Le monde de la B. Teresa était le monde de Dieu, créé par lui comme un endroit magnifique pour que tous les hommes de bonne volonté y vivent. Objectivement parlant c'est un monde racheté, acheté au prix du sang de Jésus. Mais subjectivement ce monde doit être racheté continuellement, libéré de l'esclavage du péché, du mensonge, de l'injustice, de toute sorte de violence, de terrorisme et d'exploitation. Tant de personnes sont écrasées et opprimées par les « puissants, les riches et les orgueilleux »( cf Lc 1, 51-53 ). Jésus a voulu que la B. Teresa M.C. et les Missionnaires de la Charité aillent dans ce monde des pauvres, cette catégorie d'opressés dont les voix ne sont pas entendues, dont on ne voit pas la souffrance, qui ont été foulés au pied par les prétendus riches et les puissants.
Jésus a dit très clairement à la B. Teresa pour quel genre de personnes elle et sa Congrégation devaient travailler. :
« Il y a beaucoup de religieuses pour s'occuper des riches et des gens aisés mais pour Mes très pauvres je n'en ai pas une seule ».
Sa vocation a été alors de lui amener ces gens-là et de l'amener à ces gens-là. Il y a tellement de gens qui vivent dans l'obscurité de l'ignorance, tellement de gens qui ne savent pas quel est le but réel de leur vie ! Beaucoup de gens pensent que s'ils ont plein d'argent ils ont très bien réussi et qu'ils ont réalisé pratiquement leur but dans la vie.
Dieu ne crée aucun être humain seulement pour ce monde ; et il ne crée pas non plus le monde comme notre fin, pour être immergé et perdu. Ici les propres paroles de Jésus viennent à l'esprit : « Et quel avantage l'homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie »
( Mt 16,26 ). Ici le monde est vu comme un obstacle à notre salut.
Le monde de la B. Teresa n'était pas seulement la ville de Calcutta. Ses pauvres n'étaient pas seulement ceux d'un seul lieu. Elle s'est rendue compte que son monde s'étendait aux extrémités de la terre, partout où l'on trouve des pauvres et des gens qui souffrent. Aujourd'hui les sœurs M.C. sont dans 137 pays du monde, qui comprennent la Sibérie, l'Islande, la Mongolie, la Nouvelle Zélande, en un mot, du Pôle Nord au Pôle Sud, d'un bout du monde à l'autre. Les pauvres seront toujours là ( cf Jn 12, 8 ).
« Les pauvres sont partout si nous avons seulement des yeux pour les voir », avait-elle l'habitude de dire.
Il y a une autre sorte terrible de pauvreté, à laquelle il est même plus difficile de faire face : c'est la pauvreté spirituelle. La Bienheureuse Teresa avait l'habitude d'enseigner :
« La plus grande maladie d'aujourd'hui ce n'est pas la lèpre ni la tuberculose, mais le sentiment de ne pas être voulu, ni aimé ni soigné »
C'était le monde dans lequel nous sommes appelés à vivre, que nous sommes appelés à aimer et à sauver. Le monde de la B. Teresa de Calcutta était le monde des pauvres, qu'elle a essayé de voir avec les yeux de Jésus, d'aimer avec le Cœur de Jésus, de servir et de sauver avec le sang de sa vie de sacrifices, ce qui a compris des épreuves spirituelles terribles et des nuits d'obscurité :
« Les épreuves et les tentations sont le baiser de Jésus – le signe que vous êtes arrivé si près de lui qu'il peut vous donner un baiser. N'ayez pas peur – la petite communauté doit seulement imiter son Maître – pour pouvoir racheter le monde » ( de la lettre de la B. Teresa à P. Sebastian M.C. )
« Quant à mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus »
« Dans le langage biblique, le « cœur » indique le centre de la vie humaine, le point où la raison, la volonté, le tempérament et la sensibilité convergent, où la personne trouve son unité et son orientation intérieure. Selon Matthieu (5,8), le « Cœur Immaculé » est un cœur qui, avec la grâce de Dieu, est arrivé à la parfaite unité intérieure et qui par conséquent voit Dieu. Avoir une dévotion pour le Cœur Immaculé de Marie ou pour le Sacré Cœur de Jésus, signifie par conséquent embrasser cette attitude de cœur, qui donne le « fiat » - « Qu'il m'advienne selon ta parole » - le centre qui définit toute notre vie » ( Le message de Fatima du cardinal Joseph Ratzinger
( Pape Benoît XVI ).
Dans une de ses lettres à son directeur spirituel la bienheureuse Teresa écrit :
« Père, pouvez-vous m'expliquer lorsque vous aurez le temps - comment grandir dans « l'union profonde et personnelle du cœur humain avec le Cœur du Christ » ? Depuis l'enfance le Cœur de Jésus a été mon premier amour. Chaque vendredi est la fête du Sacré-Cœur pour moi. J'aime la Messe du S.C (Sacré-Cœur ) – car dans les paroles de l'Offertoire résonnent les paroles du 10 septembre (1946) - « Feras-tu cela pour Moi ? » Ces M.C. ( Missionnaires de la Charité ) sont seulement Son œuvre. J'ai seulement accepté de le faire pour Lui – J'ai essayé de suivre Son projet pour l'œuvre jusqu'au dernier mot... » ( B. Teresa au P. Neumer S.J. 24 juillet 1967 )
L'amour et la dévotion tenace pour le Sacré-Cœur de Jésus de la B. Teresa a commencé à un très jeune âge, comme elle le témoigne elle-même : « Depuis l'enfance le Cœur de Jésus a été mon premier amour ». Cet amour pour le Sacré-Cœur de Jésus a grandi avec elle et est devenu de plus en plus fort et profond. En plus elle a grandi dans la paroisse qui est consacrée au Sacré-Cœur de Jésus... et les prêtres, aussi, n'étaient pas seulement des fervents du culte du Sacré-Cœur le jour de sa fête, mais ils encourageaient aussi les fidèles à consacrer leurs foyers au Sacré-Cœur de Jésus.
En fait la B. Teresa et les Missionnaires de la Charité ne consacrent pas seulement leurs communautés au Sacré-Cœur le jour de sa fête, mais elles encouragent aussi les familles, en particulier les familles des pauvres qu'elles visitent à se consacrer au Sacré-Cœur. En outre les M.C. prient la Litanie au Sacré-Cœur tous les jeudis.
Une des questions que l'archevêque de Calcutta de l'époque, le très Rev Ferdinand Périer S.J. a posé à la B. Teresa fut « les possibilités de réussite », avant qu'elle ne se mette en route pour répondre à son appel-dans-l'appel nouveau et radical. Sa réponse fut très caractéristique. Elle écrit, en citant les paroles que Jésus lui a dites, c-a-d :
« N'aie pas peur... Je serai toujours avec toi... Fais-Moi confiance avec amour, fais-Moi confiance aveuglément... combien je désire ardemment entrer dans leurs trous... dans leurs foyers obscurs et malheureux... »
Elle continue alors avec ses propres mots : « J'ignore quel sera le succès – mais si les Missionnaires de la Charité apportaient de la joie à un seul foyer malheureux – faisaient en sorte qu'un seul enfant des rues innocent reste pur pour Jésus – qu'un seul mourant meure en paix avec Dieu – ne pensez-vous pas, Excellence, que cela vaudrait la peine de tout offrir – juste pour celui-là – parce que celui-là procurerait de la joie au Cœur de Jésus » ( Fête de Corpus Christi, 1947 )
Son amour sincère pour Jésus dans le Pain de Vie et son service de tout cœur et gratuit à Jésus dans les plus pauvres parmi les pauvres étaient les deux côtés de la même pièce de monnaie. Son amour pour Jésus a grandi à travers l'amour. Chaque jour elle l'a aimé de tout son cœur, de tout son esprit, de toute son âme et de toutes ses forces, et elle a aimé les pauvres comme elle même... et même plus qu'elle s'est aimée elle-même.
Conclusion
Le samedi 6 septembre 1997 l'Agence de Presse CNN m'a demandé : Mère Teresa de Calcutta est morte et maintenant que va-t-il arriver aux Missionnaires de la Charité ? Que va-t-il se passer pour l'œuvre qu'elle faisait ? Allez-vous continuer de la même façon qu'elle le faisait – c-a-d donnerez-vous encore un service de tout cœur et gratuit ? Qu'arrivera-t-il si vous n'avez plus aucune aide des gens et si vous n'avez plus de vocations, etc... ,
Il était seulement 5h30 a.m., quelques heures après sa mort. Beaucoup de personnes ont pensé que la famille M.C. allait alors disparaître, que, comme Mère Teresa avait fermé les yeux, l'œuvre des Missionnaires de la Charité s'arrêterait aussi. Grâce à Dieu cela ne s'est pas produit ainsi : « Qui connait la pensée du Seigneur ? Qui peut être son conseiller... » ( cf Rm 11, 34 ).
De nombreuses personnes ont demandé à la bienheureuse Teresa elle-même quand elle était encore sur la terre : « Mère Teresa, que va-t-il arriver à votre Congrégation quand vous ne serez plus là ? Sa première réponse immédiate était très intéressante. Elle disait :
« Permettez-moi de mourir d'abord. Si Dieu trouve une personne aussi misérable que moi, quoiqu'il n'en trouvera pas une plus misérable que moi, il l'utilisera pour continuer son œuvre. Je n'ai pas peur. J'ai confiance en Lui car c'est lui et pas moi, c'est son œuvre et pas la mienne ».
Ma réponse aussi a été très simple. Il est vrai que Mère Teresa M.C. est morte, mais Dieu n'est pas mort. L'amour n'est pas mort. En plus, Mère Teresa avait l'habitude de dire que quand elle mourrait et retournerait à Dieu, elle pourrait nous aider beaucoup plus et non pas moins.
Il n'y a pas de place pour la peur aussi longtemps que nous resterons fidèles à notre appel comme elle l'a fait. Ce n'est pas Mère Teresa qui a appelé les sœurs, les frères, les coopérateurs, les Laïcs Missionnaires de la Charité les bienfaiteurs et les autres. Non, le même Jésus qui a appelé la B. Teresa a appelé tous les membres de la famille M.C.. Etant donné que l'œuvre n'était pas son œuvre mais qu'elle était l'œuvre de Dieu, elle continuera à l'être, et peut même être meilleure, car Jésus a dit à ses apôtres : « Vous pouvez même faire de plus grandes œuvres parce que je vais au Père » ( cf Jn 14, 12).
La bienheureuse Teresa, qui a marché avec Jésus et œuvré avec lui toute sa vie, continue à passer son ciel à faire du bien sur la terre, comme sa sainte patronne, Ste Thérèse de Lisieux, qui a dit sans hésitation que son ciel consisterait à faire du bien sur la terre.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
22.10.10
Décès du père Joseph Michael Langford M.C.
Le père Joseph Langford M.C., fondateur en 1984, avec la bienheureuse Mère Teresa M.C., de la branche sacerdotale des Missionnaires de la Charité "les Pères Missionnaires de la Charité", nous a quittés le jeudi 14 octobre à 3h, à l'âge de 59 ans.
Nous partageons, Jean-Claude et moi la tristesse des pères M.C. et de toute la famille M.C.
Nous gardons un souvenir mémorable du père Joseph.
Nos rencontres furent brèves mais toujours très fortes et profondes, comme si nous nous connaissions depuis toujours et que nous nous étions vus la veille !
Merci à Dieu de nous avoir mis sur son chemin !
La première fois ce fut à Mexico dans la maison des pères, devant le sanctuaire Notre Dame de Guadalupe, en juillet 1991 alors que les pères étaient en retraite.
Ensuite nous nous sommes rencontrés plusieurs fois à Rome au couvent des sœurs M.C. à San Gregorio al Cielo, près du Colisée, et également chez les frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs via San Agapito à Rome, dont le père Sebastian Vazhakala est le fondateur avec Mère Teresa M.C. et le supérieur général.
Le samedi 27 mars 1993 nous nous sommes réunis : père Joseph M.C., père Sebastian M.C., des frères M.C., des LMC de Rome, de Hongrie, d'Espagne et de France : Jean-Claude et moi pour une photo de famille devant le couvent de San Gregorio, après avoir eu la messe et un entretien avec Mère Teresa.
Père Joseph, vous voyez maintenant les besoins réels de tous les membres de la famille des Missionnaires de la Charité. Vous allez pouvoir nous aider tous à être« Un Seul Cœur plein d'amour dans le Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie » :
, à être Une Famille Unie et à « être saints », comme Mère Teresa nous a demandé de l'être.
Priez, priez, priez pour nous et pour toute la famille des Missionnaires de la Charité !
MERCI
08.10.10
En faisant des recherches dans mes papiers, j'ai voulu vous faire partager cette allocution du père Paul Chetcuti sj, pendant le Chapitre des Coopérateurs à Paris en mai 1988, en présence de Mère Teresa : allocution sur La Présence de Jésus..
Chapitre des Coopérateurs à Paris
mai 1988
« Trouver le Jésus Réel dans les pauvres »
« Tout ce que tu as fait au plus petit de mes frères, c'est à moi que tu l'as fait »
« C'est à moi que tu l'as fait » ( « You-did-it-to-me » ), répète Mère Teresa, en mettant chacun de ces cinq mots sur chacun de ses cinq doigts de ses mains ouvertes et ridées.
Ces mains et ces mots ont été en effet entrelacés ensemble de la façon la plus énergique pour devenir un témoin vivant de ce que l'Amour de Jésus est partout. D'un côté il y a la foi solide dans la vérité de ces mots. D'un autre côté il y a la main ouverte, ridée et déformée par les années de service amoureux. Foi et travaux. Les deux sont inséparables dans la vision de Mère de ce que cela signifie être comme Jésus.
En vérité toute la vision de Mère Teresa est contenue dans cette foi. J'ai été tenté d'écrire :
« foi aveugle ». Mais en réalité c'est une foi avec les yeux grands ouverts. Croire c'est voir. Croire signifie percer les apparences pour pouvoir entrer en contact avec l'essence même, la vraie réalité autour de nous.
La plupart de notre travail, la plupart de nos réactions sont conditionnés par notre vue courte. Nous ne pouvons pas voir au-delà des apparences. Nous voyons la souffrance, nous voyons la mort, nous voyons de la nourriture, des vêtements, nous regardons les nouvelles à la télévision, nous voyons nos maris, nos femmes, nos enfants, nos parents, nous voyons les pauvres. Mais combien de fois nous arrêtons-nous ? Nous sommes toujours incapables de voir la réalité la plus profonde dans l'univers dans lequel nous vivons.
La foi est la clé qui nous ouvre les yeux pour voir que dans tout cela nous sommes en Présence de Jésus. Comme St Jean le Baptiste disait à ceux qui le suivaient : « Parmi vous se trouve quelqu'un que vous ne reconnaissez pas encore ». Nous sommes comme les disciples d'Emmaus sur le chemin de retour de Jérusalem. Jésus était tout côté d'eux. Il les écoutait, leur parlait, marchait avec eux. Cependant leurs yeux étaient fermés à cette Présence. « Hommes de peu de foi ».
Le raison d'être principale derrière les actions et la spiritualité de Mère est précisément cette foi profonde qui lui permet de voir Jésus en tous ceux qu'elle rencontre. Voyons comment elle arrive à cette vision merveilleuse du Seigneur, tout en priant que nous puissions également le témoigner.
Pour Mère les paroles de Jésus ne peuvent pas être prises à la légère. « S'il l'a dit, il a du alors vouloir le dire ». Il n'est pas question d'interpréter, de diluer ou de manipuler les mots du Seigneur. Jésus n'a pas parlé pour le plaisir de parler. « Il a parlé comme quelqu'un qui a de l'autorité. » Ces paroles doivent être prises (at their full weight) à la lettre. Aussi, dit Mère, si Jésus a dit que ce que nous faisons à notre prochain, c'est à lui que nous le faisons, alors il a vraiment voulu dire cela. S'il a voulu le dire, alors il en est ainsi. Mon esprit n'a donc rien d'autre à faire que d'accepter la réalité.
Il en est de même pour l'Eucharistie. Si Jésus a dit que le pain et le vin consacrés sont son corps et son sang, alors il doit en être ainsi. La réalité apparaît aussi claire que la lumière du jour : Jésus est présent dans l'Eucharistie. Jésus est présent dans les pauvres.
On arrive à cette conclusion seulement avec la force d'une foi sans questions sur les paroles de Jésus. « C'est comme deux et deux font quatre », raisonne Mère. Les émotions n'interviennent pas. Les opinions n'ont plus. Ce n'est pas le résultat de quelques considérations théologiques ou philosophiques élaborées. C'est simplement le fait que Jésus est digne de confiance et qu'il l'a dit.
Cependant dans toute sa simplicité cette foi présuppose un sacrifice très important de notre part. Nous devons mourir à nous-mêmes, à nos idées sur ce qu'est la réalité, à nos émotions, à notre moi - notre égocentrisme. Sans cette mort intérieure et profonde de nous-mêmes nous ne pouvons pas avoir accès à cette vision brillante de la Présence de Jésus dans nos semblables humains.
« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». Pour voir Dieu parmi nous, « l'Emmanuel », un cœur doit être pur. Il doit être vidé de toute recherche de lui-même, de tout péché. Une fois que nous aurons cessé de porter notre regard sur nous-mêmes, sur nos intérêts, nos droits, nos privilèges, nos ambitions, quand nous aurons vidé vraiment nos cœurs, ils deviendront alors suffisamment clairs et limpides pour nous rendre capables de voir Jésus autour de nous.
En vérité, le moindre mot, geste, sentiment etc. que nous entretenons dans nos cœurs contre notre prochain bloquera notre vision de Jésus en lui. Si je suis en colère contre quelqu'un, comment puis-je voir Jésus en lui ? Si je regarde quelqu'un avec l'intention secrète d'obtenir quelque chose de lui ou d'elle, si je garde une légère rancune contre quelqu'un, si j'ai des sentiments de jalousie, de revanche, du rejet envers quelqu'un, comment puis-je voir Jésus en lui ou en elle ? Mon cœur n'est pas assez pur.
Donc, je dois vider mon cœur de toutes les choses qui bloquent mon amour envers les autres. Alors la Présence de Jésus jaillira aussi claire que le jour pour moi. C'est précisément ce qui est arrivé aux disciples d'Emmaus. Tant qu'ils ont été pris par leur chagrin, leur désenchantement dûs à « l'échec » de la croix, leurs yeux étaient aveuglés. Une fois qu'ils sont arrivés chez eux et qu'ils se sont suffisamment oubliés pour se rendre compte que leur compagnon de voyage avait besoin de nourriture et d'abri, immédiatement, en l'invitant à leur table, ils l'ont reconnu. Sa Présence leur sauta clairement aux yeux.
C'est cette Présence de Jésus que Mère et ses sœurs cherchent à servir. Pour elles qui croient que chaque personne est en réalité Jésus lui-même. Nous ne cessons de dire cette phrase mais quand allons-nous la prendre au sérieux et permettre qu'elle ait son plein impact sur nos vies, suivant l'exemple de Marie ?
Si nous prenons ces mots suffisamment au sérieux nous nous rendrons compte que Jésus n'est pas cette réalité lointaine que nous imaginons qu'il est. Il est là à côté de vous, ici et maintenant. Il porte les vêtements que votre frère porte. Il ressent la douleur que votre sœur ressent. Il est si près de nous que nous ne le voyons pas.
Si vous voulez le voir, n'attendez pas des visions ni des révélations. N' attendez pas des émotions intérieures. Ne comptez pas sur des inspirations soudaines et spectaculaires. Si vous voulez le voir, levez juste les yeux sur votre frère et votre sœur là devant vous - à la maison, dans l'autobus, dans les taudis, sur ce lit de malade.
Et soyez prêts au pire. Plus vous le verrez, moins vous le sentirez. Il vous purifiera de plus en plus à mesure que vous vous rapprocherez de lui. Vous le sentirez moins dans la prière. Vos émotions se tariront. Vous remettrez votre foi en question et d'horribles doutes vous tortureront. N'ayez pas peur quand cela arrivera ! Jésus est simplement en train de vous vider de vous-mêmes, afin que ce que vous voyez de lui alors soit encore plus réel, soit encore plus lui-même.
Dans de tels moments de vide, continuez juste à lui dire « oui », pas tellement par des mots, mais par votre amour en action. Continuez à vous donner aux autres sans conditions. Continuez à croire en Jésus comme la Vérité, le Chemin et la Vie.
Quand vous sentirez vides au plus profond de vous-mêmes, même vide de l'amour lui-même, alors vous expérimenterez la pauvreté. Chérissez cette pauvreté car c'est dans ces moments-là que vous vous rendrez compte d'où vient l'amour réel. C'est cette sensation profonde de pauvreté à l'intérieur de vous qui vous purifiera de toute vanité et prétention. Votre amour sera réellement son amour allant aux autres à travers vous, comme de l'eau vive traversant un tuyau vide. Comme ce tuyau vous n'avez rien à vous à donner, à l'exception de votre propre vide. Mais c'est précisément à ce moment-là que l'amour de Dieu peut couler librement à travers vous jusqu'aux autres.
C'est à ce moment-là qu'étant unis à Jésus et vidés de vous-mêmes, vous pouvez réellement voir Jésus dans le pauvre. Votre vision deviendra débloquée et libre. L'amour de Dieu en vous vous montrera le visage de Jésus dans le visage du plus petit enfant.
Si vous acceptez de vivre dans cet esprit de profonde pauvreté intérieure, alors ce qui est arrivé à Mère Teresa et à ses sœurs vous arrivera à vous aussi. Les personnes que vous servez ne vous verront plus. Elles commenceront à voir Jésus en vous. Vous les aurez aidées à faire l'expérience de la joie que vous possédez maintenant : de voir Jésus dans les autres.
Donc, faites comme Mère, ouvrez vos mains. Laissez-les toucher vos frères et les servir sans conditions. Laissez vos mains servantes exprimer votre amour et laissez votre amour manifester votre foi. Laissez chacun de vos doigts tisser une toile d'amour et de service autour de vous. Ce sont les mêmes doigts qui toucheront Jésus chaque fois que vous les bougerez vers un frère ou une sœur dans la peine. Ne parlez pas de l'amour. Faites attention aux mots. Laissez vos mains faire la conversation.
Ouvrez votre bouche seulement pour dire « Merci » car chaque service que vous donnerez à Jésus dans vos frères est en vérité un grand don que vous recevez.
Père Paul Chetcuti sj
Avec Mère Teresa
en 1988
« AIMEZ PRIER »,
nous dit-elle :
( Prière du Pape Paul VI )
Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos frères qui à travers le monde vivent et meurent dans la pauvreté et la famine.. Donne-leur par nos mains en ce jour leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, donne-leur la paix et la joie.
( Prière attribuée à Saint François d'Assise )
O Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où il y a la haine que j'apporte l'amour ; là où il y a l'offense, que j'apporte l'esprit de pardon ; là où il y a la discorde que j'apporte l'harmonie ; là où il y a le doute et l'erreur, que j'apporte la foi et la vérité ; là où il y a le désespoir : l'espérance, les ténèbres : la lumière ; qu'à toute tristesse j'apporte la joie. Fais, O Seigneur, que je cherche à donner du réconfort plutôt qu'à en recevoir ; à comprendre plutôt qu'à être compris ; à aimer plutôt qu' à être aimé ; car c'est en s'oubliant que l'on se trouve ; en pardonnant que l'on est pardonné ; c'est en mourant que l'on s'éveille à la vie éternelle.
« Seigneur très aimé, fais que je te voie aujourd'hui et chaque jour dans la personne de tes malades et qu'en les soignant je te serve. Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l'arrogant, que je te reconnaisse et que je dise : « Jésus, mon patient, comme il est doux de te servir. »
Seigneur, donne-moi cette foi clairvoyante et alors ma tâche ne sera jamais monotone, la joie de me prêter aux caprices et de répondre aux désirs de tous les pauvres souffrants jaillira toujours.
Malade bien-aimé, tu m'es doublement cher, puisque tu représentes le Christ. Quelle chance j'ai de pouvoir te soigner !
Très doux Seigneur, fais-moi comprendre la grandeur de ma vocation et des responsabilités qu'elle comporte. Ne me laisse pas y être infidèle par abandon à la froideur, à la sécheresse ou à l'impatience.
O Dieu, puisque tu es Jésus, mon patient, daigne aussi être pour moi un Jésus de patience, indulgent pour mes fautes en tenant compte de l'intention, car elle est de t'aimer et de te servir dans la personne de chacun de tes malades.
Seigneur, augmente ma foi, bénis mes efforts et ma tâche, maintenant et à jamais !
Seigneur, que ta crucifixion et ta résurrection nous apprennent à affronter les luttes de la vie quotidienne et à y traverser l'angoisse de la mort, afin que nous vivions dans une plénitude plus grande et plus créatrice !
Tu as humblement et patiemment accepté les échecs de la vie humaine comme les souffrances de la crucifixion. Les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, aide-nous à les accepter comme des occasions de croître et de mieux te ressembler.
Rend-nous capables de les affronter patiemment et courageusement, avec une pleine confiance en ton soutien. Fais-nous comprendre que nous n'atteindrons la plénitude de la vie que par une mort incessante à nous-mêmes et à nos désirs égoïstes, car c'est seulement en mourant avec toi que nous pouvons ressusciter avec toi. »
Mère Teresa M.C.
03.05.10

Prière du cardinal Newman dite par toute la famille M.C. après la Communion
Radiating Christ
Dear Jesus, help me to spread Thy fragrance everywhere I go. Flood my soul with Thy
spirit and life. Penetrate and possess my whole being so utterly that all my life may only be a radiance of Thine. Shine through me, and be so in me that every soul I come in contact with may feel Thy presence in my soul. Let them look up and see no longer me but only Jesus! Stay with me, and then I shall begin to shine as Thou shinest, so to shine as to be a light to others; the light, O Jesus, will be all from Thee; none of it will be mine: it will be Thou shining on others through me. Let me thus praise Thee in the way Thou dost love best by shining on those around me. Let me preach Thee without preaching, not by words but by my example, by the catching force of the sympathetic influence of what I do, the evident fullness of the love my heart bears to Thee. Amen.
Rayonner le Christ
Bien aimé Jésus, aide-moi à répandre ton parfum partout où je vais. Inonde mon âme de ton Esprit et de ta Vie. Pénètre et possède tout mon être si profondément que toute ma vie ne soit qu'un rayonnement de la tienne. Rayonne à travers moi et vis tellement en moi que chaque âme avec laquelle j'entre en contact sente ta présence en mon âme. Fais que ce ne soit plus moi qu'elle regarde et qu'elle voit mais Jésus seul. Reste avec moi et alors je commencerai à rayonner comme tu rayonnes, à rayonner de telle façon que je serai une lumière pour les autres : la lumière, O Jésus, viendra entièrement de toi ; rien ne viendra de moi ; ce sera toi qui rayonneras sur les autres à travers moi. Laisse-moi alors te prier de la manière que tu aimes le plus en rayonnant sur ceux qui sont autour de moi. Fais que je T'annonce sans prêcher, non par des paroles mais par l'exemple, par la force contagieuse, l'influence bienveillante de ce que je fais, la plénitude évidente de l'amour que mon cœur Te porte. Amen. »
Prière attribuée à saint François d' Assise
PRIÈRE POUR LA PAIX
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où il y a la haine, que j'apporte l'amour.
Là où il y a l'offense, que j'apporte le pardon.
Là où il y a la discorde, que j'apporte l'union.
Là où il y a l'erreur, que j'apporte la vérité.
Là où il y a le doute, que j'apporte la foi.
Là où il y a le désespoir, que j'apporte l'espérance.
Là où il y a les ténèbres, que j'apporte la lumière.
Là où il y a la tristesse, que j'apporte la joie.
Seigneur, fais que je cherche plutôt
à réconforter qu'à être réconforté;
à comprendre qu'à être compris;
à aimer qu'à être aimé;
car c'est
en s'oubliant soi-même que l'on trouve,
en pardonnant que l'on est pardonné,
en mourant que l'on s'éveille à la vie éternelle. Amen.
PRAYER FOR PEACE
Lord, make me a channel of your peace,
that where there is hatred, I may bring love;
where there is wrong, I may bring the spirit of forgiveness;
where there is discord, I may bring harmony;
where there is error, I may bring truth;
where there is doubt, I may bring faith;
where there is despair,may bring hope;
where there are shadows, I may bring light;
where there is sadness, I may bring joy;
Lord, grant I may seek rather to comfort than to be comforted;
to understand than to be understood;
to love than to be loved;
for it is by forgetting self than one finds,
it is by forgiving than one is forgiven,
it is by dying that one awakens to eternal life. Amen.
ANIMA CHRISTI
Soul of Christ, sanctify me.
Body of Christ, save me.
Blood of Christ, inebriate me.
Water from the side of Christ, wash me.
Passion of Christ, strengthen me.
O Good Jesus, hear me.
Within Thy wounds hide me.
Suffer me not to be separated from Thee.
From the malicious enemy defend me.
In the hour of my death call me,
And bid me come unto Thee,
That with Thy Saints I may praise Thee,
For ever and ever. Amen.
ÂME DU CHRIST
Ame du Christ,sanctifie-moi.
Corps du Christ, sauve-moi.
Sang du Christ, enivre-moi.
Eau du côté du Christ, lave-moi.
Passion du Christ, fortifie-moi.
O bon Jésus, écoute-moi.
Dans tes plaies, cache-moi.
Ne souffre pas que je sois séparé de de toi.
De « l'ennemi malicieux », défends-moi.
A l'heure de ma mort, appelle-moi,
Et ordonne-moi de venir à toi,
Pour qu'avec tes saints je Te loue pour les siècles des siècles.
Amen.
PRAYER OF POPE PAUL VI
Make us worthy, Lord, to serve our fellow men throughout the world who live in poverty and hunger. Give them through our hands, this day their daily bread, and by our understanding love, give peace and joy.
PRIÈRE DU PAPE PAUL VI
Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos frères dans le monde qui vivent dans la pauvreté et faim. Donne-leur en ce jour, par nos mains, leur pain quotidien, et, avec notre amour compatissant, donne-leur la paix et la joie.
Prière à Marie de Mère Teresa
Mary, Mother of Jesus, give me your heart, so beautiful, so pure, so immaculate, so full of love and humility that I may be able to receive Jesus in the Bread of Life, love Him as you loved Him and serve Him in the distressing disguise of the Poorest of the Poor. Amen.
Marie, Mère de Jésus
Donne-moi ton cœur,
si beau, si pur, si immaculé,
si plein d’amour et d’humilité
afin que je puisse recevoir Jésus
dans le Pain de Vie,
L’aimer comme tu l’as aimé
et Le servir sous l’habit de détresse
du plus Pauvre parmi les Pauvres. Amen.
08.03.10

« Famille et Sainteté »
Mère Teresa parle aux familles
à Paray-le Monial le 22 juillet 1986
Demandons à Notre-Dame de nous donner son cœur si beau, si pur, si immaculé, son cœur si plein d'amour et d'humilité afin que nous puissions recevoir Jésus dans le Pain de Vie, et L'aimer comme elle L'a aimé, et Le servir sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. Nous lisons dans l'Évangile que Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils Jésus à travers Marie, la plus pure ; et elle, après avoir reçu Jésus, elle s'est rendue en hâte pour Le donner aux autres. Elle est allée dans une famille. La vie de Jésus a commencé dans la famille . Comme la famille de saint Jean (Baptiste), d'Élisabeth et de Zaccharie, devait être sainte pour avoir attiré Marie sous son toit ! Combien nos familles doivent-elles être saintes pour être capables d'accueillir Jésus chez elles ! Et quelque chose d'étrange s'est passé lorsque Marie est entrée dans la maison d'Élisabeth. Le petit enfant dans le sein d'Élisabeth a bondi de joie. Comme il est étrange que Dieu se soit servi d'un petit enfant pas encore né pour proclamer la venue du Christ ! Aujourd'hui nous savons tous les choses terribles qui sont faites aux enfants qui ne sont pas encore nés ! Des millions d'enfants pas encore nés sont détruits par l'avortement.
L'avortement est devenu le plus grand destructeur de la paix, parce qu'il détruit la Présence et l'image de Dieu, et particulièrement quand c'est la mère qui tue son propre enfant. En fait, il y a deux vies qui sont détruites : la vie de l'enfant pas encore né et la conscience de la mère. Prions une seconde en action de grâce pour nos parents qui nous ont désirés Nous devons à nos parents une grande reconnaissance, parce qu'ils nous ont donné la vie et la joie de vivre cette vie. Et comprenons bien aussi, vous et moi, que nous devons aider ces enfants pas encore nés, à naître, à être désirés et à être aimés.
Qu'est-ce que Marie est venue faire dans la maison d'Élisabeth ? L'humble service de la servante : faire la cuisine, la lessive, prendre soin... comme toute mère ou toute femme dans la famille. Quelle place extraordinaire a la mère dans la famille ! Elle est le cœur de la famille. Comme il est important que la mère soit le centre et la force d'unification dans la famille ! Pour qu'il y ait cette unité, cet amour dans la famille, il est nécessaire de prier ensemble. Enseignez à vos enfants à prier et priez avec eux ! Que vos enfants vous voient prier ! La prière est la conversation entre Dieu et l'âme. Dieu nous parle dans le silence du cœur, et nous écoutons et puis nous Lui parlons dans la plénitude de notre cœur et Dieu écoute et cette écoute et ce dialogue, c'est la prière.
Et qui nous enseignera le mieux à prier ? Marie, la mère de Jésus. Nous savons ce qu'elle a fait à Cana, au moment du mariage, comment Jésus a écouté Marie. Il l'écoutera encore quand nous lui parlerons. Pour être capables de prier, sachons que le fruit de la prière c'est l'approfondissement de la foi. Et le fruit de la foi, c'est l'amour. Nous ne pouvons pas aimer si nous ne croyons pas. Et que devons-nous croire ? C'est à Jésus que nous le faisons. Jésus nous a dit très clairement : " Tout ce que vous faites, tout ce que fait le père ou la mère de famille, aux plus petits qui sont les miens, c'est à Moi que vous le faites " Le fruit de cet amour, c'est le service. Et le fruit du service, c'est la paix. C'est pourquoi vous trouverez toujours la paix dans une famille lorsqu'on y prie ensemble, parce qu'ils s'aiment comme Dieu les a aimés. Et vous qui êtes venus ici dans ce centre où le Sacré-Cœur a manifesté Son Amour, bien des gens seraient heureux de pouvoir être ici comme vous y êtes, si proches du lieu où Jésus a proclamé Son Amour plein de tendresse pour nous. Et l'une des promesses merveilleuses que Jésus a faites à sainte Marguerite-Marie : " Dans la famille où mon image sera vénérée et honorée, je serai présent ; et je garderai cette famille ensemble ".
Aussi est-il très important que vous consacriez vos familles au Sacré-Cœur. Nos sœurs ont consacré des milliers de familles au Sacré-Cœur et cela a apporté une vie nouvelle à la famille : la joie d'aimer, la pureté de de vie et le partage de cette joie avec d'autres. Et c'est pourquoi je voudrais vous conseiller de demander à vos prêtres de consacrer vos familles au Sacré-Cœur parce que le Sacré-Cœur a promis son amour plein de tendresse aux familles qui le prieraient et l'honoreraient chez elles. Je crois que Jésus a permis que son Cœur soit ouvert pour que nous puissions y entrer.
Dites souvent dans la journée : " Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous. Cœur Sacré de Jésus, je vous aime. Cœur Sacré de Jésus, gardez ma famille dans votre Cœur ". Et alors vous serez Un Seul Cœur plein d'amour. Et rien ni personne ne pourra vous séparer les uns des autres. Cette unité c'est comme celle de la famille de Nazareth. C'est pourquoi ce matin j'ai prié pour vous, pour que chacune de vos familles soit Un Seul Cœur plein d'amour dans le Cœur de Jésus à travers le cœur de Marie. Gardez la joie de vous aimer les uns les autres, comme Jésus aime chacun de vous.
N'ayez pas peur lorsque la souffrance entre dans vos vies, parce que Jésus nous a dit très clairement : " Si vous voulez être mes disciples, prenez votre croix et suivez-moi ". La souffrance est un don de Dieu ; ce n'est pas une punition. Dieu nous aime trop, Il ne veut pas nous punr. Il veut nous attirer à Lui. C'est pourquoi, comme Lui, nous devons offrir nos souffrances pour la Paix du monde. Demandez toujours à Notre Dame de pouvoir accepter la souffrance et offrez-la à Notre Seigneur pour la paix du monde. Seules les œuvres d'amour et de prière peuvent obtenir la paix du monde. Et n'oubliez pas de partager cette joie d'aimer avec tous ceux que vous rencontrez. Ce que vous avez reçu ici, en ces jours, n'est pas pour vous seulement. Jésus vous l'a donné de Son Cœur afin que vous puissiez retourner chez vous et partager cette joie d'aimer avec ceux que vous rencontrerez et particulièrement les malades et les souffrants.
Trouvez ceux qui sont seuls et rejetés. Il y a beaucoup de gens dans ces pays riches qui souffrent plus profondément que ceux qui n'ont rien à manger. La faim du cœur, à mon avis, est est beaucoup pus dure que la faim de pain. Et nous devons apporter l'amour de Dieu ; particulièrement, apprenez à connaître vos voisins, les gens les plus proches de vous. Et en France vous avez beaucoup de gens qui sont venus trouver un refuge dans votre pays. Soyez cet amour plein de tendresse, cette compassion pour eux. Nous n'avons pas, nous, les Sœurs, une maison ici, mais une à Paris et une à Marseille. Quand vous rencontrez quelqu'un qui n'a personne, envoyez-le aux Sœurs. Si vous trouvez un enfant rejeté par ses parents... souvenez-vous : Moi, je le veux. Apportez-le aux Sœurs. Voilà la joie d'aimer. Cela demande un sacrifice de chercher les autres, de les aimer, de leur manifester la joie qu'on éprouve, de prendre soin d'eux.
Prions le Seigneur que nous puissions rapidement trouver une maison afin que beaucoup de jeunes et de vieillards puissent avoir la joie de trouver une maison.
Aujourd'hui la plus grande maladie n'est pas la lèpre, la tuberculose, mais c'est d'être rejeté, mal-aimé dans la société, particulièrement comme les enfants pas encore nés, dont on ne veut pas ; et il y a tous ceux qui sont handicapés, les vieillards, les malades mentaux rejetés de la société. Et aujourd'hui, en offrant la Sainte Messe, offrons cette Messe avec Marie pour la joie que nous pourrons apporter au plus de cœurs possible et partager ainsi avec Jésus la joie d'aimer.
Qui va vous aider ainsi à ouvrir votre cœur comme le Cœur de Jésus ? C'est Jésus lui-même au Saint-Sacrement. Il est là pour nous aimer maintenant ; allez Le voir dans l'adoration ; recevez-Le dans la communion, et portez-Le en hâte comme Marie aux autres. Et vous verrez la paix, la joie et l'amour qui règneront en vos cœurs. Et vous serez la réalité vivante de l'amour de Dieu pour chacun de nous. Je suis très reconnaissante à notre Dieu de m'avoir donné cette occasion d'être avec vous. Et je vous demande de prier pour nous que nous ne gâchions pas l'œuvre de Dieu, que Son œuvre demeure la Sienne et que nous puissions continuer à faire l'œuvre de Dieu avec beaucoup d'amour, que vous et moi nous fassions quelque chose de beau pour Dieu. Je prierai pour vous, que ces jours de prière et d'adoration créent en vos cœurs un grand attachement au Christ, et que vous puissiez, comme Marie, Le donner aux autres par votre présence et votre exemple. Remercions Dieu pour son grand amour, parce que cet amour sera le plus grand moyen pour devenir des saints.
L'Église et le monde entier n'ont jamais comme aujourd'hui eu besoin d'autant de sainteté. Et vous, les familles, vous êtes le centre de cette sainteté, parce que la sainteté et l'amour commencent à la maison, parce que de vos familles vont naître des vocations. Et l'Église a grand besoin de saints prêtres, de saints religieux. Et ce besoin de l'Église, c'est vous, les familles, qui pouvez le satisfaire. Chacune de vos familles sera dans ma prière chaque jour. Et vous, souvenez-vous de prier pour les Missionnaires de la Charité. Que le Seigneur vous bénisse !
A la veillée
Nous lisons dans l'Ecriture : " Je t'ai aimé d'un amour éternel, je t'ai appelé par ton nom : tu es à moi. Les eaux ne te submergeront pas. Le feu ne te brûlera pas. Je donnerai des nations pour toi. Tu es précieux à mes yeux. Je t'aime. Même si une mère pouvait oublier son enfant, moi je ne t'oublierai pas. Je t'ai gravé sur la paume de mes mains. Tu es précieux à mes yeux, je t'aime " (Isaïe).
Ce sont les paroles mêmes de Dieu pour vous et moi, pour chacun, pour tous, même pour les plus pauvres parmi les pauvres. Car Il nous a créés pour de grandes choses : pour aimer et être aimés. Et Il veut que nous nous aimions les uns les autres comme Il nous a aimés.
Et en ces jours où vous êtes comme en une sorte de retraite, pensez à la tendresse de Dieu pour vous. Il y a des milliers de gens qui aimeraient avoir ce que vous avez maintenant. Voilà que c'est vous qu'Il a choisis pour être là aujourd'hui pour partager cette joie de nous aimer les uns les autres. Et pour rendre cet amour plus réel, plus vivant, plus aimant, Il se donne lui-même, Lui, le Pain de Vie, Il nous donne Sa Vie, la Vie. Et Il veut que nous nous aimions les uns les autres de cette manière afin que nous nous donnions les uns aux autres jusqu'à ce que cela fasse mal. Ce n'est pas tant combien nous donnons mais l'intensité d'amour que nous mettons à donner.
Un soir un homme est venu dans l'une de nos maisons et il m'a dit : " Il y a une famille de huit enfants où l'on n'a pas mangé depuis plusieurs jours ". J'ai pris de la nourriture et je suis partie. En arrivant j'ai vu le visage des petits enfants qui brillait à cause de la faim. Et pourtant il n'y avait pas de tristesse ou d'amertume sur leur visage, mais simplement la profonde douleur de la faim. J'ai donné le riz à la mère et elle a divisé ce riz en deux parts et elle est partie. Quand elle est revenue, je lui ai demandé : " Où êtes-vous allée, qu'avez-vous fait ? " Elle m'a donné une seule réponse : " Ils ont faim eux aussi ". Elle savait que ses voisins, eux aussi, avaient faim. Je n'ai pas été surprise qu'elle ait donné, car les pauvres sont très généreux mais ce dont j'ai été surprise c'est qu'elle sache que ses voisins avaient faim. C'est quelque chose de la tendresse du Christ.
Dans nos Constitutions, nous avons une phrase merveilleuse qui nous parle de la tendresse du Christ : " Jésus-Christ nous propose une amitié fidèle et durable. Il nous épouse dans la tendresse et l'amour. Et pour rendre cet amour plus réel, plus vivant, plus tendre, Il nous donne l'Eucharistie ".
Il est donc nécessaire pour les Missionnaires de porter vraiment l'amour de Dieu. Pour porter cet amour, ils doivent vivre de l'Eucharistie. Les Missionnaires doivent avoir leur vie tissée dans l'Eucharistie parce qu'aucun missionnaire ne peut donner Jésus s'il n'a pas Jésus dans son cœur.
La grandeur des pauvres est quelque chose de très beau. Un jour je marchais dans la rue, et nous avons à Calcutta des égouts à ciel ouvert. Et j'ai vu quelque chose qui bougeait. Et c'était un être humain dans ce caniveau. Je l'ai sorti de là. Il était couvert de vers et de saletés. Je l'ai emmené dans notre maison. Nous avons un maison pour les mourants abandonnés, dans le dernier degré de pauvreté. Ce sont des personnes que nous ramassons uniquement dans la rue. Quand je l'ai emmené chez nous, il ne criait pas fort, il ne parlait pas fort. Il a seulement dit : " J'ai vécu comme un animal dans la rue mais je vais mourir comme un ange parce qu'on a pris soin de moi ". Il nous a fallu trois heures pour le nettoyer, pour enlever tous les vers de son corps. C'était le Corps du Christ. Et quand tout a été fini, il a regardé la Sœur et lui a dit : " Ma Sœur, je vais à la maison, chez Dieu ". Il y avait un sourire tellement beau sur son visage ! Je n'en avais jamais vu de pareil auparavant. Il n'y avait jamais eu sur ses lèvres aucun juron, aucune expression d'amertume ou de colère ; il était abandonné dans les mains de Dieu : quelque chose de tellement beau ! J'ai vu des gens crier de douleur et de détresse mais je n'ai jamais vu cela avec les pauvres.
L'autre jour à New York, l'un des malades du Sida dans notre maison m'a appelée et m'a dit : " Je voudrais vous dire quelque chose de très personnel, parce que vous êtes mon amie. Quand j'ai très mal à la tête (car cette maladie donne de terribles maux de tête), je partage cela avec la souffrance de Jésus lorsqu'on l'a couronné d'épines. Quand j'ai mal au dos, je le partage avec la souffrance de Jésus lorsqu'on l'a flagellé ; lorsque j'ai mal aux mains, je partage cela avec la souffrance de Jésus lorsqu'on l'a crucifié ". Voyez la grandeur de l'amour ! Il y avait là ce jeune homme qui allait rencontrer la mort dans une maladie terrible, avec aucune espérance de survie et pourtant, voyez ce courage et cette grandeur pour partager cette souffrance avec le Christ lui-même. Et il n'y avait aucune tristesse, aucune détresse sur son visage, il rayonnait de joie. Il m'a simplement dit : " S'il vous plaît, emmenez-moi à la maison !" Il appellent notre maison leur maison. Je l'ai emmené à la maison et l'ai conduit à la chapelle près de Jésus. Et je n'ai jamais vu personne parler à Jésus sur la Croix comme j'ai vu cet homme le faire. Il y avait une conversation pleine de tendresse entre Jésus et lui. Voilà la grandeur de l'amour ! Cet homme au bout de trois jours est mort. Il est mort avec un cœur pur. Il était allé en prison pour des choses terribles ! Voyez la tendresse de Dieu qui l'avait sorti de là pour se donner à lui complètement. Voilà la grandeur des pauvres ! Et il est bon pour nous de regarder le Christ avec cette question : " Est-ce que j'aime vraiment Jésus ainsi ? Est-ce que vraiment j'accepte la joie d'aimer en partageant Sa Passion ? Parce qu'aujourd'hui encore Jésus cherche des gens pour Le consoler et Le réconforter. Vous vous rappelez à Gethsémani. Il avait une grande envie de trouver quelqu'un qui partage son agonie. La même chose : Il vient dans notre vie. Est-ce qu'Il peut partagr sa tristesse avec vous et est-ce que vous oserez Le réconforter ? Il vient à nous dans les affamés, les gens nus, les gens seuls,les alcooliques, les prostituées, dans ce mendiant dans la rue, dans ce père ou cette mère, ce frère ou cette sœur qui sont dans la solitude, peut-être dans votre propre famille. Est-ce que vous oserez partager la joie de l'amour avec eux ? C'est pourquoi nous avons besoin de l'Eucharistie où nous partageons cette joie d'aimer Jésus. Et nous avons besoin d'une vie profonde de prière.
Demandons à Notre Dame de nous enseigner à prier. Vous êtes rassemblés ici pour prier, pour être seul à seul avec Jésus. Et je suis sûre que si votre cœur est pur, vous entendez la voix de Dieu dans votre cœur. Il demande quelque chose : " Je cherche quelqu'un qui me console, et je ne trouve personne ". Soyez cette personne ! Ce sera le fruit de votre rassemblement. Repartez avec cette décision que vous aimerez le Christ d'un amour sans partage. Que rien ni personne ne puisse vous séparer de l'amour du Christ.
Qui pourra vous aider à faire cela ? Notre-Dame. Elle, la mère de Jésus, elle a été la première à dire aux serviteurs : " Faites tout ce qu'Il vous dira ". Vous vous souvenez, au festin du mariage, il n'y avait plus de vin. Et elle dit aux servants : " Faites ce que Jésus vous dira ".
Apportez l'amour, la joie et la paix dans la famille. L'amour commence à la maison.
Et les œuvres de l'amour sont toujours des œuvres de paix.
Un jour je marchais dans une rue de Londres et je vis un homme qui paraissait très seul assis à l'écart ; je me suis approchée de lui, je lui ai pris et serré les mains et il m'a dit : " Ma Sœur, il y a si longtemps que je n'avais pas senti la chaleur d'une main humaine ; et son visage s'est éclairé, parce que quelqu'un l'avait aimé. C'est une petite chose, mais pour nous, pour grandir en sainteté, il nous est nécessaire de prendre toutes ces petites choses et de les accomplir avec amour.
Nous aurons toujours de la souffrance dans nos vies. C'est une des voies pour partager la joie de l'amour du Christ. Un jour, je me souviens, je suis allée voir une dame qui avait un cancer très pernicieux ; et elle souffrait tellement, avec de très grandes douleurs ; et je lui ai dit : " C'est comme si Jésus vous embrassait, un signe de ce que vous êtes tellement proche de Jésus sur la Croix ". Elle a joint les mains et elle m'a dit : " Mère Teresa, dites à Jésus d'arrêter de m'embrasser ". C'est une si belle chose de pouvoir partager la joie de Jésus souffrant Sa Passion. Alors n'ayez pas peur de cette souffrance car la souffrance est aussi un grand moyen d'aimer beaucoup. C'est pourquoi il faut en faire usage, spécialement si vous l'offrez pour la paix dans le monde.
Le Saint-Père est venu dans notre pays en Inde, et il a voulu venir à Calcutta dans notre maison pour les mourants. Et il est venu à Calcutta visiter cette maison. Il est venu et il est passé devant chaque malade. Souvenez-vous que ces malades sont ceux que nous recueillons mourants dans la rue. Et il a voulu aussi voir notre morgue. Et la veille il n'y avait pas eu de mort. Alors j'ai prié Jésus : " Jésus, permets que quelqu'un meure ! " Alors il y en a trois qui sont morts. Et le Saint-Père en entrant a touché ces trois morts ; là où nous avons cette maison des mourants c'est dans un quartier tout à fait hindou. Nous sommes les seuls catholiques. Et pourtant quand tous ces hindous ont vu le Saint-Père, ils ont dit : " Dieu est venu nous visiter ". Sa présence avait apporté une telle paix et une telle joie à notre peuple ! Voilà la grandeur de l'amour !
Et où commence cet amour ? Dans nos familles. Et comment commence-t-il ? En priant les uns pour les autres. Les familles qui prient ensemble restent ensemble. Si vous restez ensemble vous vous aimerez les uns les autres comme Jésus a dit de le faire. Je voudrais remercier les familles qui ont donné leurs enfants à notre Congrégation. Il y a maintenant 30 jeunes françaises dans la Congrégation des Missionnaires de la Charité. Il y a quelques mois, une de nos Sœurs françaises est morte à Rome. (Sœur Aurora M.C.)
Et tout le monde, à l'hôpital et dans tous les lieux où elle est allée, a dit que c'était vraiment une sainte Sœur. Alors je la prie pour qu'elle obtienne beaucoup de grâces pour vous. C'était une sœur qui avait un grand esprit de prière. Je suis sûre qu'elle vous obtiendra des grâces. Je vais prier pour vous et vos enfants. Et nous devons faire notre possible pour éviter qu'en cette belle cité du Sacré-Cœur aucun homme, aucune femme, aucun enfant ne se sente rejeté. Si vous rencontrez des gens, ouvrez votre porte, ouvrez votre cœur. Empêchez ce grand destructeur de la paix qu'est l'avortement, parce qu'il détruit l'amour, il détruit l'image de Dieu, il détruit la présence de Dieu, il détruit la conscience de la mère. Prions pour que dans ce merveilleux pays Dieu sauve la fille aînée de l'Église.
Beaucoup de saints sont venus de France. Ne permettez jamais que rien ne vienne dtruire cette joie de la sainteté que Dieu a donnée à votre pays. Prenez soin des pauvres ! Il y a beaucoup de pauvres, à Paris et partout. Nos Sœurs sont à Paris et à Marseille. Elles ont maison ouverte pour tous ceux qui sont rejetés par tous, qui n'ont personne. Priez pour elles, pour qu'elles continuent l'œuvre de Dieu avec beaucoup d'amour. Vous trouverez des gens qui ont beaucoup de grandeur chez les pauvres. Et ensemble faisons quelque chose de beau pour Dieu.
Je vais prier pour vous afin que vous grandissiez en sainteté. La sainteté n'est pas le luxe d'un petit nombre mais un simple devoir pour vous et pour moi. Jésus a dit très clairement : " Soyez saints comme votre Père céleste est saint ". Soyez saints, comme Jésus, à travers Marie !
Dans vos familles soyez Un Seul Cœur plein d'amour en Jésus à travers Marie !
28.02.10
Chers lecteurs,
En cette année sacerdotale et en la fête du bienheureux père Daniel Brottier, si lié à la petite Thérèse et donc à Mère Teresa qui l'avait choisie comme patronne, j'ai voulu vous faire partager la quasi intégralité de la conférence que Mère Teresa a donné à 6.000 prêtres en retraite à Rome, en octobre 1984.
J'ai fait cette traduction à partir d'une vieille cassette audio et je n'ai pas compris tous les mots de Mère Teresa d'où les pointillés.
Je corrigerai donc, peut-être, par la suite, certains passages inachevés mais je pense que cela n'empêche pas de comprendre le sens profond des paroles. J'ai choisi de rester le plus près possible du texte, avec les répétitions... Évidemment ce n'est pas parfait et il vaut mieux lire ses paroles en anglais et écouter et réécouter la cassette en anglais mais j'espère que vous lirez entre les lignes et pourrez approfondir ainsi le charisme de notre bien-aimée Mère Teresa !
Bonne lecture et bonne fin de Carême !
Mère Teresa parle à 6.000 prêtres
en retraite
à Rome les 7 et 9 octobre 1984
Demandons à nouveau à Notre Dame, la Mère de Jésus et notre Mère, de nous donner son cœur, si beau, si pur, si immaculé, son cœur si plein d'amour et d'humilité afin
que nous puissions recevoir Jésus et donner Jésus, le Pain de Vie, L'aimer comme elle l'a aimé et le servir sous l'habit de détresse des pauvres.
Le cardinal Newman a écrit une très belle prière avec son cœur de prêtre, sa conversation avec Dieu : « Bien aimé Jésus, aide-moi à répandre ton parfum partout où je vais. Inonde mon âme de ton Esprit et de ta Vie. Pénètre et possède tout mon être si profondément que toute ma vie ne soit qu' un rayonnement de la tienne. Rayonne à travers moi et vis tellement en moi que chaque âme avec laquelle j'entre en contact sente ta présence en mon âme. Fais que ce ne soit plus moi qu'elle regarde et qu'elle voit mais Jésus seul. Reste avec moi et alors je commencerai à rayonner comme tu rayonnes, à rayonner de telle façon que je serai une lumière pour les autres : la lumière, O Jésus, viendra entièrement de toi ; rien ne viendra de moi ; ce sera toi qui rayonneras sur les autres à travers moi. Laisse-moi alors te prier de la manière que tu aimes le plus en rayonnant sur ceux qui sont autour de moi. Fais que je T'annonce sans prêcher, non par des paroles mais par l'exemple, par la force contagieuse, l'influence bienveillante de ce que je fais, la plénitude évidente de l'amour que mon cœur Te porte. Amen. »
Je suis venue ici et je vous laisserai cette prière avec sa sainteté. Elle exprime aussi la faim terrible de Dieu, la faim de nos pauvres pour Dieu. Nous travaillons, nous, les sœurs et les frères dans de nombreux pays. Maintenant et partout où je vais je trouve une faim terrible de Dieu, une faim que seulement vous, prêtres, pouvez satisfaire en leur donnant Jésus. Vous êtes ceux qui, si vous ne L'avez pas, vous ne pouvez pas Le donner et vous êtes ceux dont ils attendent que cette tendresse et l'Amour du Christ viennent à eux à travers vous. Cet amour, cette tendresse, c'est Son Amour, Sa Tendresse à travers vous pour eux, c'est répandre Son parfum, Son Amour, Sa Compassion partout où vous allez.
Dans notre pièce pour les mourants nous voyons cette souffrance immense, cette terrible souffrance. A Calcutta dans une de nos maisons on a recueilli 46.000 personnes ramassées dans la rue dont 22.000 sont retournées à Dieu et et comment, seulement grâce à la tendresse et à l'amour que les sœurs leur ont donnés.
Il y a deux jours, quand j'étais dans la maison, un homme est venu, il a traversé et est allé directement vers le secteur des femmes sans même me parler et il a vu une sœur qui nettoyait une personne qui venait d'arriver, que l'on venait juste d'amener en ambulance des rues de Calcutta. Elle était pleine de vers, pleine de saleté et l'homme regarda et regarda et il regarda les mains de la sœur et il regarda le visage de la sœur et il regarda les yeux de la sœur et il comprit que l'Amour de Dieu avait été mis dans ces mains, dans ce visage, dans ces yeux et il est sorti et est venu vers moi et m'a dit : « Je suis venu ici sans Dieu, je suis venu ici en colère et je sors de cette maison en comprenant, avec cette présence de Dieu dans mon cœur, l'Amour. Je sais que Dieu nous aime. J'ai vu cet Amour de Dieu dans les mains de ces sœurs. J''ai vu cet Amour de Dieu dans les yeux de ces sœurs, comment elles regardaient cette patiente, en croyant que c'était Lui qu'elles servaient.
Un jour à New Delhi le Ministre des affaires sociales m'a dit : « Mère Teresa, vous et moi, nous faisons le même travail social mais il y a une grande différence entre vous et nous, vous, vous le faites à quelqu'un et nous, nous le faisons pour quelque chose. C'est ce que sont pour vous, comme prêtres, cet homme, cette femme, cet enfant, qui viennent vous voir, quelqu'un, ils sont quelqu'un : Jésus.
Il y a quelque temps les sœurs ont ramassé un homme dans la rue et comme elles le soulevaient, tout son dos est resté sur le trottoir. Elles l'ont amené dans notre maison et il était en très mauvais état mais à la fin il est mort avec un grand sourire sur son visage et j' ai demandé aux sœurs : « Mes sœurs, qu'est-ce que vous ressentiez quand vous le touchiez, qu'est-ce que vous ressentiez dans le plus profond de votre cœur ? » et cette jeune sœur a dit : « J'étais tout à fait sûre que c'était Jésus que je touchais, que c'était son corps, sa souffrance, sa terrible souffrance que je partageais avec lui. »
Nous avons besoin que vous, prêtres, vous nous appreniez cela, à nous rendre compte de cette présence, nous avons besoin que vous nous appreniez à être saintes mais avant cela nous avons besoin que vous nous appreniez à prier, car le fruit de la prière c'est un cœur pur et un cœur pur peut voir Dieu et le fruit de la prière c'est l'approfondissement de la foi et le fruit de la foi c'est l'Amour et le fruit de l'Amour c'est le Service et le fruit du Service c'est la Paix. Vous avez consacré toute votre vie, tout votre corps. A votre parole, ce morceau de pain devient le Corps du Christ. Il s'est fait lui-même Pain de Vie par vos paroles. Comme vous devez être propres, comme vous devez être purs, comme vous devez être vierges, saints pour que nous aussi nous le soyons, pour nous donner le Pain Vivant dont nous avons besoin, pour nous enseigner ! Nous avons besoin de vous pour satisfaire notre faim de Jésus. Vous ne pouvez pas donner ce que vous n'avez pas, c'est pourquoi ces jours de grâce ont été un cadeau formidable de Dieu pour vous mais encore plus pour nous parce que nous allons être enrichis à travers vous, de vous, mais vous avez reçu un cadeau pour nous : nous avons faim de Dieu, nos gens ont faim de Dieu.
Toujours et toujours, j'ai toujours la même réponse, le même désir ardent de Dieu, même parmi les hindous, même parmi les musulmans. Cette faim de Dieu, c'est la faim de la sainteté et les gens de la rue nous donnent un merveilleux témoignage. J'ai reçu beaucoup plus de nos gens que je leur ai donné. J'ai reçu ce désir ardent, ils m'ont enseignée à aimer Dieu. Ils m'ont enseignée à aimer Jésus en partageant sa passion.
Un jour on amena un homme trouvé dans la rue et la moitié de son corps était toute dévorée, des vers grouillaient sur son corps et personne ne pouvait se tenir près de lui tant était grande... Je suis allée le nettoyer et il m'a regardée et alors il m'a demandé : « Pourquoi est-ce que vous faites cela, pourquoi est-ce que vous venez près de moi ? » « Je vous aime », lui ai-je dit, « Je vous aime . Vous êtes Jésus sous son habit de détresse. Jésus partage sa passion avec vous » et alors il m'a regardé et il m'a dit : « Mais vous, vous aussi, en faisant ce que vous faites, vous aussi, vous la partagez. » « Non », ai-je dit, « je partage la joie d'aimer avec vous, j'aime Jésus en vous » et cet homme hindou si souffrant, qu'a-
t-il dit « Gloire soit à Jésus Christ » ( applaudissements )
Il n'y avait pas de plainte au sujet des vers dans son corps, il n'y avait pas de cri ni de colère. Il avait réalisé qu'il était quelqu'un, qu'il était aimé.
C'est la faim de l'Amour, la faim de la sainteté, la faim de la compassion, la faim de Dieu. Vous voulez utiliser les mots que vous préférez . La faim de sainteté. Et ces personnes sont des personnes qui comprennent. Elles comprennent et nous essayons de faire un bon usage de leur souffrance. Nous leur demandons, nous leur apprenons à tout offrir pour la paix dans le monde et je peux vous dire, à nouveau je dis la même chose : nous avons reçu beaucoup plus d'elles parce qu'elles nous ont donné l'occasion d'être 24 heures avec Jésus car tout ce que nous faisons pour elles, nous l'avons dit, il doit en être ainsi.
Nous vous demandons, à vous, prêtres, grâce à qui Jésus vient, Jésus devient Pain de Vie par vos paroles, de satisfaire notre faim d'amour. Soyez là. Donnez tout votre temps aux personnes. Je vous le demande, vivez pleinement votre sacerdoce, soyez porteurs, soyez réalité vivante du Christ, présence aux personnes. Vous avez été envoyés par obéissance mais pour elles vous êtes les seuls qui puissiez être Jésus, qui puissiez donner Jésus.
Je me souviens, il y a quelque temps, quelques années en arrière, quand le Président du Yémen a demandé que nos sœurs aillent au Yémen, on m'avait dit que depuis de très nombreuses années il n'y avait pas de chapelle publique, de messe publique, depuis de très nombreuses années. J'ai donc dit au Président : « Je dois vous dire ... sans un prêtre, sans Jésus, nous n'y allons pas et alors ils ont du se consulter entre eux et ils ont décidé que « Oui » et quelque chose m'a énormément frappée, c'est qu'avec le prêtre il y avait l'autel, il y avait le tabernacle, il y avait Jésus et lui seul pouvait apporter Jésus là-bas. Après cela le gouvernement nous a donné le couvent, l'occasion de partager l'amour d'aimer. Nous étions là spécialement pour prendre soin des gens de la rue, des mourants et des indigents et alors ils ont construit aussi le couvent pour nous et alors le gouverneur qui avait financé la construction demanda : « Ma sœur, pouvez-vous m'assurer que la chapelle sera belle parce que Jésus va être là » et ce gouverneur demanda à la sœur : « Ma sœur, montrez-moi comment construire l'église catholique romaine ici ? » Il voulait parler de la petite chapelle et au lieu de dire chapelle il a dit église catholique romaine. ( applaudissements ). Et ils ont construit une très belle chapelle. Elle est là et les sœurs sont là et alors ils nous ont demandé d'ouvrir, ils nous ont donné toute la montagne pour réhabiliter les lépreux, de nombreux , nombreux lépreux. Je suis donc allée voir l'endroit et j'ai vu là … l'odeur...je ne peux pas exprimer ce que j'ai vu et je pensais : « Jésus, comment, comment peut-on vous laisser comme cela ? » et alors j'ai accepté cet endroit et si vous y allez maintenant vous verrez un endroit tout à fait différent. J'ai interrogé ensuite tous les musulmans: pas un seul catholique là-bas, et j'ai demandé à l'un des homme riches, je lui ai dit : « Ils sont tous musulmans, ils ont besoin de prier, construisez une mosquée pour eux afin qu'ils puissent prier et l'homme était surpris que moi, une sœur catholique, je lui demande une telle chose... mais il a construit la plus belle mosquée pour eux et vous pouvez voir ces lépreux aller là, en rampant, en rampant, et prier, et depuis que c'est complètement ouvert il est revenu me voir et m'a dit : « Je vous donne ma parole que la prochaine chose que je construirai ici ce sera une église catholique pour les sœurs ( applaudissements ).
Ce sont des exemples magnifiques de la faim des personnes, de nos plus pauvres parmi les pauvres : les ignorants, les indésirables, les mal aimés, les rejetés, les oubliés : la Faim de Dieu.
Puis un jour, je marchais dans les rues de Londres, il y a des sœurs qui travaillent là- bas, et j'ai vu un homme dans un état terrible qui était là si isolé, si triste, si seul. Je suis allée vers lui et lui ai serré les mains, serré les mains et je lui ai demandé comment il allait et il m'a regardé et il m'a dit : « O, après si longtemps je sens la chaleur d'une main humaine, après si longtemps » et ses yeux brillaient et il s'est redressé.. « Après si longtemps »Voyez, une si petite chose a apporté Jésus dans sa vie. Il désirait ardemment la chaleur d'un amour humain qui était l'Amour de Dieu.
C'est quelque chose que vous, prêtres, vous expérimentez continuellement : les personnes ne souffrent pas seulement dans leur corps mais aussi au plus profond de leur âme, les jeunes, en particulier, ont faim de Dieu. Je ne sais pas si j'exprime la réalité mais j'ai vu encore et encore des foules venir à Calcutta et tout le monde veut travailler uniquement à la maison pour les mourants et pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'ils voient le Christ souffrant et ils reçoivent et ensuite ils viennent , beaucoup d'entre eux, viennent pour l'Adoration et la plupart d'entre eux, la plupart d'entre eux, disent la même chose : « Nous avons vu cette sorte de souffrance dans notre pays mais nous n'avons jamais regardé, vous nous avez appris à voir, à regarder et à trouver Jésus et à faire quelque chose » . C'est la faim des jeunes. Très souvent nous trouvons partout nos jeunes qui se tournent vers les ashrams hindous et qui sont pris. A chaque fois, quand ils en sortent, s'ils sont capables de venir, je leur demande : « Jésus ne vous suffit-il pas ? " " Mais jamais on nous a donné Jésus comme cela. »
Vous, prêtres, devez donner Jésus à nos jeunes. Il y a un immense désir ardent de Dieu chez eux. Je suis sûre que vous le savez mieux que moi mais avec les personnes dont nous guérissons les souffrances nous recevons ces jeunes qui font les humbles travaux, le nettoyage, le lavage, et quand les personnes meurent il y a tant de tendresse et d'amour que beaucoup parmi eux, après un certain temps, se confessent et retournent vers le Seigneur. Combien désirent-ils ardemment apprendre ce contact dans la présence du Christ. Et vous et moi avons été choisis par Jésus : « Je vous ai appelés par votre nom », dit Jésus, « Vous êtes à moi , l'eau ne vous noiera pas, le feu ne vous brûlera pas, je vous donnerai des nations, vous êtes précieux pour moi, je vous aime » Nous avons cela très clairement dans les Écritures : la tendresse et l'amour de Dieu pour nous et il veut que nous soyons cette tendresse et cet amour pour les personnes. Il veut vous utiliser c'est pourquoi vous êtes devenus prêtres. Vous n'êtes pas devenus prêtres pour devenir des assistants sociaux, comme l'a dit ce Ministre. Ayez une vie de sainteté, de virginité consacrée, d'obéissance consacrée, de pauvreté consacrée et n'avez-vous pas ce travail que nous avons de donner un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres ? Songez-y, songez-y, quoique vous fassiez, que cela jaillisse de votre vie consacrée !
Dans nos constitutions il y a quelque chose de très beau : Le Christ vous offre et m'offre une longue vie, une amitié fidèle, personnelle, nous épousant avec Tendresse et Amour. Pour rendre cette unité plus vivante, plus belle, Il nous donne l'Eucharistie. Voyez, c'est votre amour et c'est ce que nous voulons de vous : que vous nous appreniez à devenir saintes. Nous, religieuses, nous avons besoin que vous nous appreniez cela parce que nous ne pouvons pas donner à nos gens ce que nous n'avons pas. Donc, apprenez-nous à prier, apprenez-nous à être saintes et je pense que nous et nos gens serons saints parce qu'il y a des endroits où vous ne pouvez peut- être pas aller mais si vous nous avez donné nous pouvons leur donner. Dans de nombreux endroits des évêques nous ont donné la permission d'apporter la Communion dans les taudis les plus pauvres. Nous avons même oublié de décrire à quoi ils ressemblent, et Jésus va là, juste là.
Nous ne pourrions pas leur apporter Jésus si vous ne nous L'aviez pas donné.
Comme vous devez être saints ! J'ai un grand, grand amour pour les prêtres parce que nous ne serions pas ce que nous sommes (Applaudissements) si nous ne vous avions pas pour nous donner Jésus.
Tous les premiers jeudis du mois, la nuit du premier jeudi, la veille du premier vendredi nous faisons l'Heure Sainte, car Jésus a demandé à Marguerite-Marie de faire l'Heure Sainte de 23h à 24 h pour les prêtres, pour avoir de saints prêtres et nous, dans notre Congrégation, nous la faisons tous les 1ers jeudis. C'est le cadeau que nous vous faisons. Nous vous devons un retour pour tout ce que vous faites pour nous et je vous demande encore et encore, soyez saints, soyez seulement tout à Jésus à travers Marie, soyez Un Seul Cœur plein d'Amour dans le Cœur de Jésus, soyez amoureux du Christ et ce sera facile pour vous d'être seulement tout à Jésus et de donner Jésus à tous ceux avec lesquels vous serez en contact. Nos pauvres ont besoin de vous et la pauvreté n'est pas seulement chez nos personnes qui ont faim de pain. La plupart de nos gens, nous les ramassons dans les rues non seulement de Calcutta, d'Afrique, même ici à Rome, nous avons une maison et un abri de nuit et tant de personnes, presque 200 personnes viennent ici pour manger et être avec les sœurs. Puis nous avons la maison à San Gregorio pour les personnes sans-abri et il y a tant de solitude dans leurs vies, tant de souffrance! Quelques uns, la plupart d'entre eux , c'est cela en premier lieu qu'ils ont.
J'ai vu de mes propres yeux, une nuit quand les sœurs sortaient … des personnes qui dormaient dans les rues , juste recouvertes de journaux, entre les portes, entre les marches des maisons, elles tremblaient de froid, elles étaient juste recouvertes de plastiques et assises sous la pluie et la neige. Est-ce que vous savez cela ? C'est là où votre tendresse et votre amour doivent aller. Vous devez aller... Vous venez de tant de pays. Maintenant nos sœurs ici et dans de nombreux pays, vous, vous-mêmes, essayez de trouver, d'apporter là cette tendresse et cet Amour que vous avez reçus de Jésus et c'est cela votre prêtrise. Vivez pleinement cette prêtrise et tout l'autre travail. Apprenez-nous comment faire. Nous pourrons faire en sorte que de nombreuses personnes (laïques) affamées partagent la joie d'aimer. Apprenez-leur à faire ce que vous voulez qu'elles fassent et nous pourrons à travers elles...
Nous avons ce que nous appelons des coopérateurs partout dans le monde. Ils partagent la joie d'aimer, ils partagent le travail, ils sont donc à vous. Utilisez-les pour la même chose. Vous pouvez créer vos propres paroisses là où vous vous trouvez, ces sortes de centres de joie et d''Amour. Ils doivent faire l'expérience de la joie d'aimer en donnant de l'amour., en partageant l'amour.
Je vais vous parler de ces deux jeunes qui ont tout donné de leur mariage juste pour pouvoir partager la joie d'aimer avec les pauvres que nous servons. Cela doit être la même chose pour vous : partager la joie d'aimer avec les personnes qui sont avec vous au lieu d'être trop pris et de ne pas avoir le temps d'entendre les confessions ou d'être présents pour les personnes. Je me souviens, un jour, d'un prêtre. Nous préparons des centaines d'enfants à la confession dans des endroits qui sont éloignés. Je me souviens : un prêtre est venu me voir et m'a dit : « Mère Teresa, s'il vous plaît, dites à vos sœurs de ne pas préparer autant d'enfants, je n'ai pas le temps d'entendre autant de confessions. » Je ne savais pas quoi dire à ce prêtre. Je l'ai juste regardé, rien n'est sorti de ma bouche. Je l'ai juste regardé parce que je ne pouvais pas comprendre. Il pouvait être un homme très occupé mais je pense que même occupé il pouvait donner Jésus à nos gens. Le gens ont faim de Dieu. Si je restais ici nuit et jour à vous parler de nos gens vous seriez surpris de voir combien ils sont grands, combien ils sont beaux, combien ils sont merveilleux. Vous devez seulement les connaître et si vous les connaissez vous les aimerez et si vous les aimez vous ferez sûrement quelque chose pour eux et c'est ma prière pour vous. Je prie tous les jours pour les prêtres, pour qu'ils soient saints. L'Église, le monde n'a jamais eu autant besoin de saints prêtres qu'aujourd'hui. Le monde vous regarde, toutes les familles vous regardent. Il y a tellement de problèmes dans le monde aujourd'hui à cause de toutes les familles brisées. Apportons Jésus dans leurs familles en les consacrant au Sacré Cœur, en leur apprenant à prier le chapelet, en apportant la prière dans leur vie. Les prêtres faisaient cela avant très facilement, ils avaient l'habitude d'aller dans les familles, d'être avec la famille, de prier avec la famille, de consacrer la famille au Sacré Cœur et cela doit revenir et je vous demande de nous aider à consacrer les familles au Sacré Cœur parce que si vous apportez Jésus à nouveau dans leurs vies vous apporterez la paix, la joie et la sainteté ( applaudissements ).
Cette compréhension de cette tendresse du Christ et de son Amour.
Nous avons commencé le Mouvement de Corpus Christi pour les prêtres à travers l'Eucharistie pour devenir saints, pour devenir comme Jésus et pour donner Jésus aux autres. Il y a des livres sur ce sujet et l'année dernière, cette année, avec la permission du Saint Siège nous avons commencé la fraternité Corpus Christi, qui sera la vie que nous avons avec les quatre vœux d'une consécration totale pour être saints, pour donner Jésus et apporter la réalité vivante de la tendresse et de l'Amour du Christ à chaque âme avec lesquelles ils sont en contact et je pense que nous en sommes très heureux. Il y a quelques livres ici et si quelqu'un le veut il y a des adresses que l'on peut donner, je pense, et vous pouvez donner les adresses et vous pouvez avoir le livre dans votre langue. Ce n'est rien de particulier, c'est seulement cette Tendresse et cet Amour de Jésus dans l'Eucharistie, comment vous pouvez le vivre, comme prêtre au plein sens du mot, et ensuite vous pourrez le partager avec nous après cela et donc … à travers nous afin que nous puissions nous donner aux personnes que nous servons. Je prierai pour vous afin que accomplissiez les résolutions que vous avez prises, pendant cette retraite, de croître dans la réalité vivante de la sainteté... Avec Marie que vous puissiez être fidèles à votre parole, être votre parole, pour l'honneur de Dieu, que vous soyez un prêtre selon le Cœur de Jésus et je prierai pour toutes les personnes avec lesquelles vous serez en contact afin que lorsqu'elles vous regarderont elles ne puissent voir que Jésus en vous et que tout ce que vous ferez, pas seulement par vos paroles, car vous devez annoncer la Parole de Dieu, mais par votre présence, la façon d'approcher les personnes, la façon de donner les Sacrements, la façon de pratiquer la tendresse et l'Amour dans les confessions... pendant des heures et des heures, c'est très difficile, mais c'est ce que Jésus a vécu dans son agonie, et c'est votre tour maintenant. C'est pourquoi vous êtes un autre Christ.
Demandons à Notre Dame, qui leur appartient d'une façon particulière, promettons- lui d'aimer son Fils, de Lui consacrer notre vie complètement, d'utiliser... demandons-lui que Jésus vous utilise sans vous consulter, sans rien dire, même si vous ne savez pas pourquoi mais qu'Il puisse vous utiliser parce que vous lui appartenez, vous êtes à Lui et seulement à Lui et laissez la prière du cardinal Newman vivre en vous et à travers vous parmi les personnes que vous servez. Priez aussi pour nous. Dieu nous a bénis avec de nombreuses vocations et les sœurs et les frères sont partout dans le monde. Ils sont juste cette présence de la Tendresse et de la Compassion du Christ envers les plus pauvres parmi les pauvres. La faim aujourd'hui n'est pas seulement la faim de pain, c'est une faim terrible d'amour dans les cœurs des gens, c'est une souffrance terrible plus grande que … le cancer et la lèpre. Cette faim, cette solitude, ce sentiment d'être indésirable, pas aimé, négligé, juste abandonné et nous avons des centaines et des centaines de ces personnes... comme nous les appelons. Elles ont besoin de Jésus, elles ont besoin de vous, que vous les connaissiez là où elles se trouvent. La nudité n'est pas seulement le manque de vêtement mais c'est aussi la perte de la pureté, ce que nous voyons partout aujourd'hui, cette perte de dignité humaine que l'on voit partout et l'absence de maison n'est pas seulement l'absence de maison faite de briques mais c'est aussi le terrible rejet, le sentiment terrible de ne pas être voulu, de ne pas être aimé,
juste... Je n'oublierai jamais, un jour j'ai sorti une femme d'une poubelle, elle était brûlante de fièvre. Je l'ai sortie, elle était beaucoup plus grande que moi mais de toute façon Jésus me demandait de la sortir et elle n'arrêtait pas de répéter : « C'est mon fils qui m'a fait ça, c'est mon fils qui m'a fait ça ». Elle ne disait pas un mot sur le fait qu'elle était réellement mourante, qu'elle était réellement brûlante de fièvre, qu'elle souffrait terriblement, pas un mot mais elle n'arrêtait pas de dire : « C'est mon fils qui m'a fait ça ». Je l'ai emmenée à la maison et j'ai mis beaucoup de temps à l'aider à dire, juste avant de mourir,: « Je pardonne à mon fils ». Elle souffrait tellement d'avoir été jetée dehors par son fils.
C'est peut-être quelque chose que vous n'avez jamais vue dans certains de vos pays mais je l'ai vu ici, je l'ai vu à Londres, je l'ai vu à New York, je l'ai vu dans de nombreux endroits, dans ces grands, grands endroits, peut-être pas autant qu'en Inde et en Afrique mais je l'ai vu et même s'il n'y avait qu'une personne, qu'une seule personne, aidez-la, ramenez-la, même pour une seule personne, cela vaut la peine que vous soyez cet amour et cette consolation car c'est Jésus qui est là sous son habit de détresse. Il l'a dit très clairement : « Tout ce que vous faites à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous le faites », si en mon nom tu prends un petit enfant c'est moi que tu reçois, si en mon nom tu donnes un verre d'eau c'est à moi que tu le donnes. Nous voulons tous aimer Dieu. Comment aimer Dieu ? Jésus s'est fait lui-même Pain de Vie pour satisfaire notre faim de son Amour et ensuite Il s'est fait l'Affamé, le Nu, le Sans-abri, l'Indésirable, l'Isolé, le Lépreux, l'Ivrogne, le Drogué, la Prostituée, pourquoi ? Pour que vous et moi puissions satisfaire Sa Faim de notre... .et de notre amour. Donc, prions, prions ensemble pour que nous prenions conscience de cette présence, que nous soyons des contemplatifs au cœur du monde. Nous pouvons être 24 heures avec Jésus et nous sommes conscients de cette présence.
Marie, Mère de Jésus, jette ton manteau de pureté sur nos prêtres.
Garde-les dans ton cœur, guide-les, protège-les, sois avec eux,
sois une Mère pour eux, spécialement dans les périodes de difficultés,
de découragement, et spécialement dans les moments de solitude.
Sois une Mère pour eux, aime-les, et garde-les pour Jésus, tous les jours.
Comme Jésus, ils sont tes fils.
12.02.10
TOUT DE MÊME
Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques
Aimez-les tout de même !
Si vous faites le Bien, les gens vous prêtent
des motifs égoïstes ou calculateurs
Faites le bien tout de même
Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis
et de vrais ennemis
Réussissez tout de même !
L e bien que vous faites sera oublié demain
Faites le bien tout de même !
L'honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable
Soyez honnête et franc tout de même !
Ce que vous avez mis des années à construire
peut être détruit du jour au lendemain,
Construisez tout de même !
Les pauvres ont vraiment besoin de secours mais certains
peuvent vous attaquer si vous les aidez
Aidez-les tout de même !
Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même
vous risquez d'y laisser des plumes
Donnez ce que vous avez de mieux
Tout de même
Texte placardé sur le mur de Shishu Bhavan,
le foyer des enfants des sœurs Missionnaires de la Charité à Calcutta
« Le Christ prie en moi »
de Mère Teresa
Berlin, 8 juin 1980
Ce sont les apôtres qui ont demandé à Jésus : « Jésus, apprends-nous à prier » , parce qu'ils le voyaient prier très souvent et ils savaient qu'il parlait à son Père. Et quand il voulait, quand il voulait être seul avec lui, il sortait dans la montagne, près de la nature, dans le silence de la nature il parlait à son Père. Ce que ces heures de prière ont du être, nous connaissons seulement de cet amour continuel de Jésus pour son Père : « Mon Père! ». Et il a enseigné à ses disciples une manière très simple de parler à Dieu lui-même.
Avant que Jésus ne vienne Dieu était très grand dans sa majesté, grand dans sa création. Et ensuite quand Jésus est venu il est devenu l'un de nous, parce que son Père aimait tellement le monde qu'il a donné son Fils. Et Jésus aimait son Père et il voulait que nous apprenions à prier en nous aimant les uns les autres comme le Père l'aimé.
« Je vous aime », ne cessait-il de dire, « comme le Père vous a aimés, l'a aimé ». Et son amour c'était la croix, son amour c'était le pain de vie. Et Il veut que nous prions avec un cœur pur, avec un cœur simple, avec un cœur humble. « Si vous ne devenez pas comme de petits enfants vous ne pouvez pas apprendre à prier, vous ne pouvez pas entrer au ciel, vous ne pouvez pas voir Dieu. » Devenir un petit enfant veut dire être un avec le Père, aimer le Père, être en paix avec le Père, notre Père.
La prière, c'est seulement être dans la famille, être un avec le Père, le Fils et le Saint Esprit. L'amour du Père pour son Fils, le Saint Esprit. Et l'amour, notre amour pour le Père, à travers Jésus, son Fils, remplis du Saint Esprit, est notre union avec Dieu, et le fruit de cette union avec Dieu, le fruit de cette prière, ce que nous avons appelé la prière. Nous avons donné ce nom mais en fait la prière n'est rien d'autre que cette union avec le Christ.
Comme l'a dit St Paul : « Ce n'est plus moi qui vis c'est le Christ qui vit en moi. » Le Christ prie en moi, le Christ travaille en moi, le Christ pense en moi, le Christ regarde à travers mes yeux, le Christ parle à travers mes paroles, le Christ travaille avec mes mains, le Christ marche avec mes pieds, le Christ aime avec mon cœur. Comme la prière de St Paul : « J'appartiens au Christ et rien ne pourra me séparer de l'amour du Christ. » C'était cette union : l'union avec Dieu, l'union avec le Maître dans le Saint Esprit.
Et si nous voulons vraiment prier nous devons d'abord apprendre à écouter, car Dieu parle dans le silence du cœur. Et pour pouvoir entendre ce silence, pour pouvoir entendre Dieu nous avons besoin d'avoir un cœur pur ; car un cœur pur peut voir Dieu, peut entendre Dieu, peut écouter Dieu ; et alors seulement nous parlons à Dieu avec notre cœur débordant. Mais nous ne pouvons pas parler si nous n'avons pas écouté, si nous n'avons pas établi cette relation étroite avec Dieu dans le silence de notre cœur.
Et donc la prière ne doit pas être une torture, elle ne doit pas nous faire sentir mal à l'aise, elle ne doit pas nous troubler. C'est quelque chose que l'on attend avec impatience, c'est parler à mon Père, parler à Jésus, celui auquel j'appartiens : corps, âme, esprit et cœur.
Et quand il m' arrive de ne pas pouvoir prier, c'est très simple : si Jésus est dans mon cœur, que je le laisse prier, que je lui permette de prier en moi, de parler à son Père dans le silence de mon cœur. Si je ne peux pas parler, il parlera, si je ne peux pas prier, il priera. C'est pourquoi nous devrions dire : « Jésus dans mon cœur, je crois en ton amour fidèle pour moi, je t'aime. » Et nous devrions être souvent dans cette union avec lui et et lui permettre de l'être, et quand nous n'avons rien à donner, donnons-lui ce rien. Quand nous ne pouvons pas prier, donnons-lui cette incapacité. Il y a une raison de plus de le laisser prier le Père en nous. Demandons-Lui de prier en nous, car personne ne connaît mieux le Père que lui. Personne ne peut mieux prier que Jésus. Et si mon cœur est pur, si dans mon cœur Jésus est vivant, si mon cœur est un tabernacle du Dieu vivant pour sanctifier dans la grâce : Jésus et moi nous sommes un. Il prie en moi, il pense en moi, il travaille avec moi et à travers moi, il utilise ma langue pour parler, il utilise mon cerveau pour penser, il utilise mes mains pour le toucher dans le corps brisé.
Et pour nous qui recevons le don précieux de la communion tous les jours, ce contact avec le Christ est notre prière ; cet amour pour le Christ, cette joie dans sa présence, cet abandon à son amour est notre prière. Car la prière n'est que cet abandon total, cette unité totale avec le Christ.
Et pour pouvoir prier demandons à Notre Dame, car personne n'a prié mieux qu'elle, et personne n'a écouté mieux qu'elle, et personne n'a donné Jésus mieux qu'elle, et personne n'aurait pu devenir un meilleur prêtre qu'elle. Et cependant elle est restée seulement la servante du Seigneur. Elle a préféré écouter, elle a préféré être la servante, l'humble servante du Père, l'humble mère du Fils, l'humble épouse du Saint Esprit.
Le cardinal Newman a fait une prière merveilleuse de sa relation étroite avec le Christ. Et je pense que si nous pouvions faire nôtre cette prière cela apporterait dans nos vies cette unité totale, que Jésus et moi sommes un.
« Mon Jésus, aide-nous à répandre ton parfum partout où nous allons. Inonde nos âmes de ton Esprit et de ta Vie. Pénètre et possède tout notre être si profondément que toutes nos vies ne soient qu' un rayonnement de la tienne. Rayonne à travers nous et vis tellement en nous que chaque âme avec laquelle nous rentrons en contact sente ta présence en nos âmes. Fais que ce ne soit plus nous qu'elles regardent et qu'elles voient mais Jésus seul. Reste avec nous et alors nous commencerons à rayonner comme tu rayonnes, à rayonner de telle façon que nous serons une lumière pour les autres ; la lumière, o Jésus, viendra entièrement de toi ; rien ne viendra de nous ; ce sera toi qui rayonnera sur les autres à travers nous. Laisse-nous alors te prier de la manière que tu aimes le plus en rayonnant sur ceux qui sont autour de nous. Fais que nous T'annoncions sans prêcher, non par des paroles mais par notre exemple, par la force contagieuse, l'influence bienveillante de ce que nous faisons, la plénitude évidente de l'amour que nos cœurs Te portent. »
Ce sont des paroles de prière. Si nous avons le chapelet, et si nous avons les nombreuses prières de la messe, écoutons-les d'abord dans le silence de nos cœurs, afin que nous puissions y répondre avec un plus grand amour, avec une plus grande conviction, et avec une plus grande fécondité, car elles viennent du débordement de notre cœur.
La prière est joie, la prière est le soleil de l'amour de Dieu, la prière est l'espérance du bonheur éternel, la prière est la flamme brûlante de l'amour de Dieu pour vous et pour moi.
Demandons à Notre Dame de nous donner son cœur si beau, si pur, si immaculé, si plein d'amour et d'humilité afin que nous puissions prier comme elle a prié, aimer Jésus comme elle l'a aimé, être totalement à la disposition du Père comme elle l'a été, être l'épouse fidèle du Saint Esprit comme elle l'a été.
Prions les uns pour les autres, car c'est le meilleur moyen de s'aimer les uns les autres comme Jésus nous l'a dit ; de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés, comme le Père l'a aimé.
Il nous a aimés. Aimons-nous les uns les autres comme il nous a aimés sur la croix, comme il nous aime maintenant dans l'Eucharistie, et dans les pauvres.
Car si nous demandons à Notre Dame de nous apprendre comment elle priait le travail qu'elle faisait pour Jésus, elle nous montrera que si nous faisons le travail avec Jésus, pour Jésus et à Jésus nous prions le travail car nous le touchons, nous l'aimons et nous sommes alors en sa présence vingt quatre heures sur vingt quatre.
Et c'est ce qui fait de nous des contemplatives au cœur du monde ; car nous sommes alors vingt quatre heures en sa présence : dans l'affamé, le nu, le sans-abri, l'indésirable, le pas aimé, le négligé ; car Jésus a dit : « Tout ce que vous faites à l'un de ces plus petits de mes frères c'est à moi que vous le faites. »
Donc quand nous le faisons à lui, nous prions le travail ; car en le faisant avec lui, en le faisant pour lui, en le faisant à lui nous l'aimons ; et en l'aimant nous entrons de plus en plus dans cette union avec Lui et nous lui permettons de vivre sa vie en nous. Et cette vie du Christ en nous c'est la sainteté.
28.11.09

LA JOIE chez MERE TERESA
et chez les LMC
" Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. "
( St Lc 2, 10-11)
Pour nous apporter la joie, Jésus s'est fait homme.
La venue de Jésus à Bethléem a apporté la joie au monde et à chaque cœur humain. Que Sa venue à Noël apporte à chacun de nous cette paix et cette joie qu'Il désire donner. Prions beaucoup pour cette grâce de paix et de joie dans nos cœurs, nos communautés et dans l'Église.
La joie est le fruit de l'Esprit Saint, la marque du Royaume de Dieu, car Dieu est Joie.
Jésus a dit : " Que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie " (Jn 15, 11)
Un MC doit être un MC de la JOIE... prêt à accepter joyeusement de mourir chaque jour..., le sourire apaisant de Dieu qui réchauffe tous les cœurs...
La joie du Seigneur est notre force :
- pour vivre la vie de pauvreté dans une confiance joyeuse, - pour imiter la chasteté de Marie, - pour offrir une obéissance joyeuse, - pour prendre soin du Christ sous son habit de détresse.
Le but et la finalité de notre vie communautaire est la joie de la Résurrection.
La Joie est prière.
La joie est force.
La joie est amour.
Elle est comme un filet d'amour
Qui prend les âmes.
Dieu aime le donateur joyeux.
Qui donne joyeusement donne le plus.
Il n'y a pas meilleure façon de manifester notre gratitude
A Dieu et aux hommes que d'accepter tout avecjoie.
Un cœur brûlant d'amour est nécessairement un cœur joyeux.
Ne laissez jamais la tristesse vous envahir
Au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.
Mère Teresa de Calcutta : La joie du don (A Gift for God : 1975)
AU SERVICE DES AUTRES AVEC JOIE
"YOU-DID-IT-TO-ME"
Nous le savons, quand Jésus vint sur la terre, Marie sa mère ne le reçut que pour s'empresser de le donner aux autres. Que désirait-elle ? Transmettre la joie.
Voici un des plus beaux moments de l'existence de Marie : Jésus étant entré dans sa vie, elle partit avec empressement sur les collines, vers le village de sa cousine Elisabeth. Elle voulait donner Jésus à Elisabeth et à l'enfant que celle-ci attendait. Nous lisons dans l'Evangile que l'enfant d'Elisabeth tressaillit de joie à cette première rencontre avec le Christ.
Nous avons été créés pour apporter la joie et la réconciliation dans le monde, pour pouvoir aimer les autres et aimer Dieu.
Que Marie soit source de notre joie ! Que chacun d'entre nous soit Jésus pour elle ! Personne n'a si bien appris l'humilité que Marie. Elle était la servante. La joie était la force de la Vierge. Seule la joie pouvait lui donner la force de s'empresser d'aller sur les collines de Judée pour y faire le travail d'une servante. Etre servante, c'est être au service des autres, avec joie.
Nous aussi nous devons nous empresser de gravir les collines des difficultés, pour être joyeusement au service des autres.
Mère Teresa de Calcutta et Frère Roger de Taizé : Marie mère de réconciliations : 1987
MAGNIFICAT
"... mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur..."
Ce qui nous pousse à vivre avec joie, c'est que nous avons Jésus avec nous et qu'Il nous aime.
Le Christ est la joie que je veux partager.
C'est beau de donner la joie aux gens.
La joie doit être un des axes principaux de notre vie. La joie est le signe d'une personne généreuse. C'est aussi parfois un manteau qui cache une vie de sacrifices et de générosité. Une personne qui a ce don atteint souvent les sommets. Si vous êtes joyeuses, ne craignez pas la tiédeur. La joie brille dans les yeux et le regard, dans la conversation et l'allure. Vous ne pouvez la garder à l'intérieur de vous car elle déborde en dehors.
Quand les gens verront le bonheur dans nos yeux, ils prendront conscience de leur nature de fils de Dieu. La joie est contagieuse, par conséquent soyez toujours remplis de joie quand vous allez chez les pauvres.
Je trouverai la joie en embrassant les moindres désirs de tous les pauvres qui souffrent.
LA JOIE DANS LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE DES LMC
CHAPITRE 1 - La Nature et la Mission du Mouvement
- Les Laïcs Missionnaires de la Charité... dont la vie est marquée ... par un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au cœur du monde (Chapitre 1, 1)
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances et en les offrant au Seigneur... avec une confiance aimante et avec joie. (Chapitre 1, 4)
CHAPITRE 2 - Les Vœux
- La formule des vœux : ... Je me donne de tout mon cœur... afin que... avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie... je sois conduit (e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement de ma propre famille...
A - LA CHASTETÉ
Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph... (Chapitre 2, 17)
" Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète " (I Jn 1, 4) La révélation de l' Évangile de la vie nous est donnée comme un bien à communiquer à tous, afin que tous les hommes soient en communion avec nous et avec la Trinité (cf. I Jn 1, 3). Nous non plus, nous ne pourrions être dans la joie complète si nous ne communiquions cet Évangile aux autres, si nous le gardions pour nous-mêmes. (Encyclique Evangelium vitae n°101 de Jean-Paul II, 25 mars 1995)
B - LA PAUVRETE
" Nous devons rayonner la joie d'être pauvres...
Oui, la pauvreté est joie ! Ne lisez pas simplement cette phrase. N'en faites pas un objet de discussion. Ne passez pas votre chemin. Faites en l'expérience. Venez et voyez ! Venez et touchez ! Venez et aimez ! La vraie joie est là, à votre portée. La pauvreté est joie car elle est partage ! Elle est rencontre avec Jésus car les pauvres, c'est Jésus lui-même. Donnez, donnez toujours, jusqu'à ce que cela fasse mal et vous serez libres. " (Mère Teresa)
C - L'OBEISSANCE
- L'obéissance doit être... joyeuse (Chapitre 2, C 23)
" L'obéissance est une grâce spéciale qui produit une paix à toute épreuve, une joie intérieure et une étroite union à Dieu. " (M.T.)
D - LE SERVICE DE TOUT CŒUR ET GRATUIT DES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES
a) Service veut dire :
- ... accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres (Chapitre 2, D 30 a)
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10, 8) (Chapitre 2, D 30 b)
les sept œuvres corporelles de miséricorde
- ...donner... la joie (Chapitre 2,D 31 b)
" Le Christ est la joie que je veux partager.
C'est beau de donner la joie aux gens.
C'est avec joie qu'il s'agit de toucher le Christ sous son masque de détresse, car la joie est l'amour " (M.T.)
CHAPITRE 3 - La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
" La prière est joie.
La joie est prière, le signe de notre générosité, de notre désintéressement et de notre union intime et continuelle avec Dieu.... " (M.T.)
" La famille qui prie ensemble reste ensemble " (M.T.)
Les exercices spirituels recommandés au Mouvement...sont :
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion quotidienne...
" Le même Jésus vient et revient dans nos cœurs pendant la Sainte Communion. Il veut nous donner la même joie et la même paix. " (M.T.)
" Où trouvez-vous la joie d'aimer ? - dans l'Eucharistie, la Sainte Communion. Jésus s'est fait le Pain de Vie pour nous donner la vie " (M.T.)
Journée de prière mensuelle :
... Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence. (Chapitre 3, 38)
" Si seulement nous connaissions l'art, la joie, la fécondité du silence, nos maisons deviendraient soleil de l'amour de Dieu, flamme brûlante de l'amour de Dieu en action. "
(M.T.)
CHAPITRE 4 - La Croix - Pas de plus grand Amour
- Notre pénitence doit être caractérisée par la renonciation et la joie... (Chapitre 4, 41)
- l'acceptation...joyeuse ... des croix... (Chapitre 4, 41,2)
LA CROIX ET LA JOIE. LA CROIX ET LA RÉSURRECTION
" La joie doit être un des axes principaux de notre vie. La joie est le signe d'une personne généreuse. C'est aussi parfois un manteau qui cache une vie de sacrifices et de générosité. Une personne qui a ce don atteint souvent les sommets...Elle constitue le meilleur moyen de prêcher l'Evangile aux païens. " (M.T.)
CHAPITRE 5 - Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
42. Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit
a) aux membres de leurs propres familles
"... aux jours d'espérance, soyez dans la joie " (Rm 12, 9-14 : Chapitre 5, 42)
" Nous devons garder en nos cœurs la joie d'aimer Dieu et la partager avec tous ceux qui nous entourent, spécialement au sein de nos familles.
Souriez à chacun, souriez à votre épouse...à votre mari, à vos enfants, à chacun quel qu'il soit, voilà qui vous aidera à croître dans l'amour mutuel.
Pour répandre la joie, il faut d'abord qu'elle règne dans la famille.... Nous posséderons ainsi la joie du Christ qui est notre force. "
c) à la famille des Missionnaires de la Charité
La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres... la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. (Chapitre 5, 42 c)
" Gardez la joie de vous aimer les uns les autres. " (M.T.)
d) aux plus pauvres parmi les pauvres :
... Les LMC doivent essayer :
... de consacrer leur propre famille au Sacré Cœur de Jésus, encourageant les autres à faire de même. (Chapitre 5, 42 d)
Consécration des familles au Sacré Cœur de Jésus
" Cœur de Jésus,... nous te consacrons nos épreuves et nos joies "... (M.T.)
" Si vous êtes joyeux, ne craignez pas la tiédeur. La joie brille dans les yeux et le regard, dans la conversation et l'allure. Vous ne pouvez la garder à l'intérieur de vous car elle est débordante. Quand les gens verront le bonheur dans nos yeux, ils prendront conscience de leur nature de fils de Dieu. La joie est contagieuse, par conséquent soyez toujours remplis de joie quand vous allez chez les pauvres. " (M.T.)
" Une sœur remplie de joie prêche sans prêcher "
(M.T.)
... là où il y a la tristesse que je mette la joie...( Prière attribuée à St François d'Assise priée par toute la famille M.C.)
Prière à la Sainte Famille composée par Mère Teresa pour l'année de la Famille en 1994 :
"LA FAMILLE QUI PRIE ENSEMBLE RESTE ENSEMBLE"
" ... Aide-nous, O Père très aimant à faire de notre famille un autre Nazareth où règnent l'amour, la paix et la joie. Qu' elle soit profondément contemplative, intensément eucharistique et vibrante de joie.
Aide-nous à rester ensemble dans la joie et la souffrance par la prière en famille... à prendre tout ce que Tu donnes et à donner tout ce que Tu prends avec un grand sourire...
Cœur immaculé de Marie cause de notre joie, prie pour nous... "
Examen de conscience du livre de prières des LMC :
Est-ce que j'ai habituellement un caractère joyeux ? Est-ce que cette joie surnaturelle est fondée sur l'amour du Christ victorieux ? ... Est- ce que je donne toujours avec joie ce que je donne au Seigneur afin que le don soit complet ?... Est-ce que je répands la joie ?... Est-ce que ma joie favorise le bonheur chez les autres ? Est-elle un réconfort et une aide pour mon prochain ?... Est-ce que ma joie est fondée sur une confiance illimitée ? Suis-je conscient(e) du devoir apostolique de révéler par ma joie la présence du Seigneur en moi et la beauté de ma vie consacrée à Lui ? Est-ce que je renouvelle chaque matin ma joie à la messe et est-ce que ma Communion augmente cette joie ?
"
Rayonnez la joie d'appartenir à Dieu, de vivre avec Dieu, d'être à Lui...
Devenons saints et soyons la cause de sa joie " . (M.T.)
LDM
" Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus
dans vos cœurs et partagez cette joie
avec tous ceux que vous rencontrez
en particulier avec votre famille... "
Mère Teresa aux LMC le 2 mai 1990
Jésus, joie des anges, aie pitié de nous (Litanie du dimanche)
Cœur de Jésus, joie de tous les saints, aie pitié de nous (Litanie du jeudi)
Esprit de ... joie, aie pitié de nous (Litanie du lundi)
Marie, cause de notre joie, prie pour nous (Litanie du samedi)
" Je vous souhaite la joie de la Vierge Marie qui, si humble de cœur, a gardé pendant neuf mois Jésus dans son sein. Quelle longue Communion !... " Mère Teresa
" SOYONS DANS L'ALLEGRESSE ET DANS LA JOIE... CAR VOICI LES NOCES DE L'AGNEAU " (Ap 19, 7)
18.10.09

Dimanche 18 octobre 2009
29ème dimanche du Temps ordinaire
Journée missionnaire mondiale
Saint Luc
Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l'homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10, 35-45
"... Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous : car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. "
MÉDITATION de Saint Augustin
Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir.
Celui qui est à la tête du peuple doit d'abord comprendre qu'il est le serviteur de tous. Qu'il ne dédaigne pas ce service, d'être ainsi le serviteur de tous ; car le Christ, Seigneur des Seigneurs, n'a pas dédaigné de se mettre à notre service. C'est un mouvement selon la chair qui avait insinué chez les diciples du Christ comme un désir de grandeur.
Mais le Seigneur médecin était là ; c'est lui qui réprime leur enflure. Il leur montre un petit enfant, l'exemple de l'humilité. Car c'est un grand mal que l'orgueil, le premier mal, l'origine de tout péché. Aussi l'apôtre recommande-t-il aux responsables d'Eglise, parmi toutes les vertus, l'humilité.
Qui veut être le plus grand parmi vous, explique-t-il, qu'il soit le serviteur.
Frères, c'est en évêque que je vous parle ; et mes avertissements me font craidre pour moi-même, me rappelant l'avis de l'apôtre : Je ne cours pas au hasard ; je réduis mon corps en servitude, afin qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois pas moi-même réprouvé. Voilà comment il a servi, voilà quels serviteurs il nous demande d'être. Jésus a donné sa vie ; Il nous a rachetés ; qui de nous peut racheter quelqu'un ? C'est par sa mort, par son sang que nous avons été rachetés de la mort. Nous étions étendus à terre et, par son humilité, nous avons été relevés ; l'apôtre Jean nous exhorte à l'imiter : Christ a donné sa vie pour nous. Et nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères !
Méditation de Mère Teresa
Notre Dame nous donne les meilleures leçons d'humilité.
Elle était pleine de grâce, pourtant elle se se proclama esclave du Seigneur.
Alors qu'elle était Mère de Dieu, elle s'en alla visiter sa cousine Élisabeth pour assumer les tâches du foyer.
Bien que conçue sans péché, elle se retrouve avec Jésus humilié, la croix sur le dos, sur le chemin du Calvaire et demeure au pied de la croix comme une pécheresse qui aurait besoin de rédemption.
MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI
POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS 2009
... La Mission de l'Eglise consiste à " contaminer " d'espérance tous les peuples.
... Appelés à évangéliser y compris par le martyre
En cette Journée consacrée aux Missions, je rappelle dans la prière ceux qui ont fait de leur vie une consécration exclusive au travail d’évangélisation. Une mention particulière s’adresse à ces Eglises locales et à ces missionnaires hommes et femmes qui ont à témoigner et à répandre le Royaume de Dieu dans des situations de persécution, avec des formes d’oppression qui, vont de la discrimination sociale jusqu’à la prison, à la torture et à la mort. Ils sont nombreux ceux qui, actuellement, sont mis à mort à cause de Son Nom ». Ce qu’écrivait mon vénéré Prédécesseur le Pape Jean Paul II est toujours d’une actualité terrible : « La mémoire jubilaire nous a ouvert un spectacle surprenant, nous montrant que notre temps est particulièrement riche de témoins qui, d'une manière ou d'une autre, ont su vivre l'Évangile dans des situations d'hostilité et de persécution, souvent jusqu'à donner le témoignage suprême du sang ». (Novo Millenio Ineunte, 41)
La participation à la Mission du Christ, en effet, marque aussi la vie des annonciateurs de l’Evangile, auxquels est réservé le même destin que leur Maître. « Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Un serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15, 20). L’Eglise se place sur la même voie, et subit le même sort que le Christ, parce qu’elle n’agit pas sur la base d’une logique humaine, ou en comptant sur les raisons de la force, mais en suivant la Voie de la Croix, et en se faisant, dans une obéissance filiale au Père, témoin et compagne de voyage de cette humanité.
Aux Eglises antiques tout comme aux Eglises de fondation récente, je rappelle qu’elles sont placées par le Seigneur comme sel de la terre et lumière du monde, appelées à répandre le Christ, Lumière des Nations, jusqu’aux extrémités de la terre. La ‘Missio Ad Gentes’ doit être la priorité de leurs plans pastoraux.
09.10.09

Vendredi 17 avril 2009

Des LMC m'ont demandé d'écrire ce que j'avais dit cet après-midi-là à Rome, après avoir prié le chapelet de la Miséricorde Divine avec les LMC présents à l'Assemblée Générale.
Je vous donne ce que j'ai préparé la nuit d'avant devant le Saint Sacrement.
Ma méditation partit de la Chapelle de la Sainte Famille des frères M.C. Contemplatifs via San Agapito : 5 bougies, 5 lumières sur l'autel : pourquoi 5 ? la moitié de dix.
Tout à coup je vis les mains de Mère Teresa et ses cinq doigts toujours accrochés à son chapelet, ses mains qui touchèrent si tendrement le corps souffrant du Christ dans les plus pauvres des pauvres, et les mains de tellement de personnes autour du monde et ma méditation me conduisit à ceci, qui n'est peut-être pas tout à fait ce que j'ai dit, car je ne parlerai pas de tout (et je ne me souviens pas de tout ) mais juste de ce que je veux partager avec vous car ce sont des choses, je pense, que nous avons en commun et qui sont universelles.
VIENS ESPRIT DE SAINTETÉ, VIENS ESPRIT DE LUMIÈRE,
VIENS ESPRIT DE FEU, VIENS NOUS EMBRASER.
J'ai découvert ici à Rome que je devais parler aujourd'hui. J'avais donné à Gianna ( secrétaire générale des LMC) mon rapport sur les LMC de langue française. Elle avait fait un résumé qu'elle vous a lu hier et je pensais que je pourrais rester silencieuse. Je n'ai jamais parlé à tant de personnes dans ma propre langue, donc en anglais ou en espagnol je ne sais pas si j'en serai capable. Peut-être vous ne comprendrez pas mon anglais car ma prononciation peut être mauvaise. Joan Kick en sait quelque chose : à Lima elle a compris que je parlais du pouce de Mère Teresa alors que je parlais de la tombe de Mère Teresa et même maintenant je ne suis pas sûre que vous me compreniez.
VIENS ESPRIT DE SAINTETÉ, VIENS ESPRIT DE LUMIÈRE,
VIENS ESPRIT DE FEU, VIENS NOUS EMBRASER.
PREMIÈRE MAIN :
Premier doigt : La Médaille Miraculeuse. (France)
Prière : Souvenez-vous...
Le 1er groupe LMC en France commença à Paris en 1987 et ce fut à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse rue du Bac à Paris que nous avons, Jean-Claude et moi, entendu parler, pour la première fois, des Statuts des LMC par la sœur Supérieure M.C., après le pèlerinage avec la Communauté Tamoule.
Mère Teresa donnait des médailles miraculeuses à chaque personne qu'elle rencontrait. Elle vous en a peut-être donnée une et ici je pense que presque tout le monde porte une médaille miraculeuse et a des histoires à raconter à son sujet. Comme vous devez le savoir c'est à Paris dans cette chapelle que Ste Catherine Labouré a vu la Sainte Vierge :
" Voici la Sainte Vierge... ", qui lui demanda de faire frapper une médaille sur le modèle qu'elle lui montrait... " Les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces..."
Cette médaille peut être miraculeuse, ce n'est pas un gri-gri. Regardez-là. Que voyez-vous au dos : deux cœurs : le Cœur de Jésus couronné d'une couronne d'épines et le cœur de Marie percé par une épée et la Croix et le M de Marie.
Ste Catherine Labouré a dit : " Il m'a semblé entendre une voix qui me disait :
" L'M et les deux Cœurs en disent assez ! "
Pour Mère Teresa c'était aussi un message silencieux que nous pouvons approfondir personnellement. Elle avait l'habitude de dire :
" Soyez Un Seul Cœur plein d'Amour dans le Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie ".
Deuxième doigt : Notre Dame de Fatima (Portugal).
Prière : Souvenez-vous...
LES DEUX CŒURS : Le Cœur de Jésus et le cœur de Marie.
CONSÉCRATION AU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE.
CONVERSION DE LA RUSSIE et la PAIX (A Lisieux le jour de l'Ascension 1988 Mère Teresa demanda à la Prieure du Carmel de prier avec ses sœurs pour 15 nouvelles fondations M.C. en Russie : un Rosaire.
CONVERSION, REPARATION pour les pécheurs : prière, pénitence et sacrifices.
ROSAIRE : Prière : O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés...
Comme le Pape Jean-Paul II, Mère Teresa avait une relation spéciale avec Notre Dame de Fatima.
Le 11 mai 1988 chez les sœurs M.C. à Paris, Mère Teresa demanda aux membres de notre groupe LMC de Paris d'aller voir nos curés de paroisse et de leur demander d'avoir une heure d'Adoration du Saint Sacrement exposé pour qu'elle devienne ensuite quotidienne. Je suis allée parler au curé de ma paroisse et ensuite, après une nuit d'Adoration à Fatima, du 12 au 13 juillet 1988, nous avons rencontré, Jean-Claude et moi, notre évêque qui nous a proposé d'avoir le Saint Sacrement à la maison: une "Mission spéciale", comme les premiers chrétiens : " l'Église domestique ". "A cette époque la Sainte Eucharistie était conservée dans les maisons après la Messe ", nous dit-il ! Après avoir beaucoup prié nous avons accepté et ce fut le début d'une grande Aventure : Maison Ouverte... (toutes sortes de personnes venant pour parler, pour prier et pour rester) l'Adoration quotidienne, une nuit d'Adoration mensuelle, commençant par la Messe avec notre curé ou un prêtre de notre paroisse, tous les premiers vendredis du mois, sans interruption, pendant 20 ans. (avec des personnes venant des différents villages voisins et des LMC : c'était pour nous notre retraite mensuelle. Maintenant il y a des heures d'Adoration dans 3 différentes églises près de chez nous, ce qui n'existait pas il y a 20 ans.
EUCHARISTIE - ADORATION - Hymne à la SAINTE TRINITÉ
Nous pouvons approfondir.
Troisième doigt : Lourdes (France).
Prière : Souvenez-vous...
" Je suis l'Immaculée Conception ".
" Demandons à Notre Dame de nous donner son cœur si beau, si pur, si immaculé, son cœur si plein d'amour et d'humilité que nous puissions L'aimer et Le servir sous l'habit de détresse des Pauvres ". a dit Mère Teresa.
Service joyeux aux malades, aux Plus Pauvres parmi les Pauvres : " You-did-it-to-me " (" C'est à moi que vous l'avez fait ")
Mère Teresa n'alla jamais à Lourdes mais elle était très proche de Notre Dame de Lourdes et versait de l'eau de Lourdes sur les malades partout dans le monde.
ADORATION PERPETUELLE : JESUS dans l'EUCHARISTIE
et JESUS dans les PLUS PAUVRES parmi les PAUVRES.
Le SOURIRE et les LARMES de Marie.
La JOIE et la CROIX.
" La Paix commence avec un sourire " a dit Mère Teresa.
" Gardez la Joie d'aimer Jésus dans votre cœur et partagez cette joie avec votre famille et tous ceux que vous rencontrez ". Mère a écrit aux LMC.
Mère parlant aux malades avec ses cinq doigts, leur disant de dire :
" Mary-Mother-of-Je-sus (Marie-Mère-de Jé-sus)
"Make-me-feel-all-right " (Fais-que je- me- sente -bien)
Nous pouvons approfondir.
Quatrième doigt : Paray-le-Monial (France).
Prière : Souvenez-vous...
Jésus fit connaître à Ste Marguerite Marie " Son grand désir d'être parfaitement aimé des hommes...de leur manifester son Cœur... leur ouvrant tous les trésors d'amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu'il contient afin que tous ceux qui voudraient Lui rendre et Lui procurer tout l'honneur et l'amour qui leur serait possible fussent enrichis avec profusion des divins trésors dont il est la source féconde et inaltérable. "
Mère Teresa à Paray-le-Monial, en août 1986, dit aux familles, et donc à nous, LMC, comme elle nous l'a dit aussi ainsi qu'aux LMC à Paris :
" L'amour commence à la maison "
" Priez ensemble et vous resterez ensemble "
" La famille qui prie ensemble reste ensemble "
" Consacrez vos familles au Sacré Cœur "
Nous pouvons approfondir.
Cinquième doigt : Lisieux (France).
Prière : Souvenez-vous...
Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face : Petite Fleur.
La Sainte Patronne de Mère Teresa.
Dans l'avion pour les U.S.A. le 2 août 1987, Mère écrit :
" Comme les Laïcs Missionnaires de la Charité ... sont une partie de notre Congrégation qui appartient de façon spéciale à Notre Dame, nous allumerons, dans le futur, 8 lumières devant le Saint Sacrement pendant l'Adoration....
une lumière pour représenter les Laïcs Missionnaires de la Charité qui sont la Sainte Face de Jésus...
Ce sera un don merveilleux fait à Jésus de nous avoir tous ensemble en adoration devant lui... "
Le petit chemin : simple mais difficile à suivre ! Le chemin de la Petitesse, du Rien, de la Pauvreté, de l'Abandon : " La Confiance et l'Amour " : " Loving Trust and Total Surrender ". (La Confiance pleine d'amour et l'Abandon total).
" Faire des petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire ".
" Etancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix...pour le salut et la sanctification des membres de leurs propres familles et des plus pauvres parmi les pauvres du monde entier " (Statuts des LMC).
Le désir de Ste Thérèse de rester petite, d'aimer la très Sainte Trinité et de la faire aimer, de sauver les âmes, d'être sainte : " Dans le cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'AMOUR ".
Notre Dame du Sourire, qui sourit à Ste Thérèse.
" Sourire est le début de l'Amour. Ayons la volonté de sourire à chacun. " disait Mère Teresa.
Le Silence est Prière. La Prière est Silence.
" Le fruit du silence est la prière... "
" Tant que vous n'aurez pas entendu Jésus dans le silence de votre cœur, vous ne pourrez pas L'entendre dire " J'ai soif " dans les cœurs des pauvres ", disait Mère Teresa.
" Priére-Pauvreté-Zèle-pour-les âmes " : Prayer-Poverty-Zeal-for-souls " (Mère Teresa).
Nous pouvons approfondir.
DEUXIÈME MAIN :

Le catéchisme de Mère Teresa.
La théologie simple, évangélique et eucharistique des cinq doigts, de Mère Teresa.
Dans tous les coins du monde Mère Teresa a parlé aux malades, aux estropiés, aux handicapés... à chacun d'entre nous, avec ses 5 doigts :
Premier doigt : " JE-SUS-IN-MY-HEART " : Jé-sus-dans-mon-cœur. ( D'abord je rencontre Jésus dans mon cœur. Je découvre que Jésus m'aime, qu'Il a soif de moi. : Jé-sus- tu-m'ai--mes,
Tu-as-soif-de-moi)
Deuxième doigt : " JE-SUS-I-LOVE-YOU " OU " I-LOVE-YOU-JE-SUS " :
Jé-sus-je-t'ai-me ou Je-t'ai-me-Jé-sus ( Je réponds à Son Amour et je L'aime dans l'Eucharistie et dans les plus pauvres parmi les pauvres).
En Roumanie certains enfants handicapés physiques et mentaux qui ne parlaient pas leur propre langue répétaient toute la journée ces mots : Jesus I love you ou I love you Jesus, que Mère Teresa leur avait enseignés avec ses 5 doigts et que les sœurs continuaient à leur dire.
Troisième doigt : " LET-US-BE-ONE-HEART " : Soy-ons-un-seul-Cœur
" plein d'Amour dans le Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie " (M.Teresa)
dans notre famille, dans notre groupe LMC, avec tous les LMC, avec toute la famille M.C., comme Mère Teresa nous l'a demandé. Soyons Une Famille unie avec un Cœur Ouvert.
" Que tous soient un " (St. John 17, 21).
Quatrième doigt : " ALL-FOR-JESUS-THROUGH-MARY " : Tout-à-Jésus-par-Marie.
Le 5 septembre 1997, Mère Teresa écrit, à la Maison-Mère à Calcutta, avant de mourir : son dernier message à tous :
" Mes très chers enfants,
Cette lettre vous apporte l'amour, la prière et la bénédiction de Mère pour que chacun de vous soit seulement tout à Jésus à travers Marie. Je sais que Mère dit souvent "Soyez tout à Jésus à travers Marie " mais c'est parce que c'est tout ce que Mère veut pour vous. Si dans votre cœur vous êtes seulement tout à Jésus à travers Marie, et si vous faites seulement tout à Jésus à travers Marie, vous serez un véritable M.C.
... Nous avons à remercier Dieu pour beaucoup de choses, spécialement pour nous avoir donné l'esprit de Notre Dame comme esprit de notre Congrégation. La Confiance pleine d'Amour et l'Abandon Total ont fait dire " Oui " à Notre Dame au message de l'ange, et la Joie l'a fait courir en hâte servir sa cousine Elisabeth. C'est tellement notre vie - dire " Oui " à Jésus et courir en hâte Le servir dans les Plus Pauvres parmi les Pauvres. Restons très près de Notre Dame et elle fera en sorte que ce même esprit grandisse en chacun de nous.
Le 10 septembre approche. C'est une autre belle occasion pour nous de nous tenir près de Notre Dame, pour écouter la Soif de Jésus et répondre de tout notre cœur . C'est seulement avec Notre Dame que nous pouvons entendre Jésus crier " J'ai soif ",... Nous n'arriverons jamais à la fin du don qui fut fait à Mère pour la Congrégation ce jour-là, et donc nous ne devons jamais nous arrêter de remercier pour cela. Que notre gratitude soit notre ferme résolution d'étancher la Soif de Jésus par des vies de vraie charité - l'amour de Jésus dans la prière, l'amour de Jésus dans nos sœurs, l'amour de Jésus dans les Plus Pauvres parmi les Pauvres - rien d'autre... Cette année, ... le Saint Père déclare la Petite Fleur docteur de l'Église, comme St. Augustin et la grande Ste Thérèse !...
Restons donc très petits et suivons le chemin de confiance et d'amour et de joie de la Petite Fleur, et nous remplirons la promesse de Mère de donner des saints à notre Mère L'Eglise. "
Cinquième doigt : " LET-US-BE-HOLY " : Que-nous-so-yons-saints.
Mère Teresa a dit aux LMC à Paris, à Rome... et leur a écrit le 9 décembre 1993 :
" Prenez la ferme résolution " Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint"
Cela vous aidera à étancher la Soif d'amour des âmes de Jésus - en travaillant au salut et à la sanctification des Plus Pauvres parmi les Pauvres - spécialement de votre famille."
" Pas, je désire, " dit Mère Teresa aux LMC, à Rome, dans la chapelle des sœurs M.C : "Je veux, je veux..."
TOUJOURS LES DEUX MAINS ENSEMBLE
Ne séparons jamais " I THIRST " de " YOU DID IT TO ME "
" J'AI SOIF " de " C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT "
Une main et l'autre main, comme Mère l'a demandé.
Mère était en perpétuelle Adoration, unie intimement à Jésus à travers Marie,
allant de Jésus dans l'Eucharistie à Jésus dans le Plus Pauvre parmi les Pauvres.
Marie et Marthe sont " Un Seul Cœur " en Jésus.
La Contemplation et l'Action ne font qu'un.
LE ROSAIRE
Pensant aux doigts de Mère Teresa et au chapelet qu'elle avait dans sa main et qu'elle priait toujours :
Nous avons besoin de nos cinq doigts et de nos deux mains pour prier le chapelet,
nous sommes comme des petits grains de chapelet dans les mains de Marie, des petites roses, et si un petit lien d'un grain est cassé, si une rose manque, le rosaire n'est pas complet.
Nous sommes et devons être, nous tous LMC, (liens locaux, nationaux et chaque LMC) de simples petits liens unis à Jésus à travers Marie.
Le seul Lien est Jésus, qui est Amour, qui est le Chemin, notre chemin de Vie.
" JE SUIS LE CHEMIN, LA VÉRITÉ ET LA VIE ".
Toujours " Par lui, avec lui et en lui, à toi Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles. Amen "
" LOVE ONE ANOTHER AS I LOVED YOU "
" AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES COMME JE VOUS AI AIMÉS "
sont les paroles de l'Évangile de Jésus-Christ selon St. Jean, l'Évangile de l'Amour que Mère Teresa a choisi pour graver sur sa tombe et le dernier message qu'elle nous adresse.
Aimer, nous donner à Lui dans chacun et dans ses pauvres jusqu'à ce que cela fasse mal, donner notre vie aux plus pauvres parmi les pauvres, en particulier notre famille .
La Croix - pas de plus grand amour (Statuts)
La Joie du Don de notre vie jusqu'au bout.
Jésus a donné sa vie jusqu'à mourir sur la Croix, la Croix Victorieuse, pour nous donner la Vie Éternelle.

" Sainte Trinité, je vous aime.
Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous.
Cœur Sacré de Jésus, je vous aime.
Cœur Sacré de Jésus, gardez nos familles dans votre Cœur ",
comme Mère Teresa a demandé de prier à Paray-le-Monial en 1986.
Cœur immaculé de Marie, Cause de notre Joie, priez pour nous.
Sainte Famille de Nazareth, priez pour nous.
" Si vous pouviez faire de vos maisons un autre Nazareth, je pense que la paix et la Joie règneraient dans le monde " (M. Teresa)
Bienheureuse Teresa de Calcutta, priez pour nous et restez avec nous.
Regina caeli, laetare, alléluia,
Quia quem meruisti portare, alléluia,
Resurrexit sicut dixit, alléluia;
Ora pro nobis Deum, alléluia.
Fabienne lmc
08.10.09

LA JOIE
" Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. "
( St Lc 2, 9)
Pour nous apporter la joie, Jésus s'est fait homme.
La Joie est prière.
La joie est force.
La joie est amour.
Elle est comme un filet d'amour
Qui prend les âmes.
Dieu aime le donateur joyeux.
Qui donne joyeusement donne le plus.
Il n'y a pas meilleure façon de manifester notre gratitude
A Dieu et aux hommes que d'accepter tout avec joie.
Un cœur brûlant d'amour est nécessairement un cœur joyeux.
Ne laissez jamais la tristesse vous envahir
Au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.
Mère Teresa de Calcutta : La joie du don (A Gift for God : 1975)
AU SERVICE DES AUTRES AVEC JOIE
"YOU-DID-IT-TO-ME"
Nous le savons, quand Jésus vint sur la terre, Marie sa mère ne le reçut que pour s'empresser de le donner aux autres. Que désirait-elle ? Transmettre la joie.
Voici un des plus beaux moments de l'existence de Marie : Jésus étant entré dans sa vie, elle partit avec empressement sur les collines, vers le village de sa cousine Elisabeth. Elle voulait donner Jésus à Elisabeth et à l'enfant que celle-ci attendait. Nous lisons dans l'Evangile que l'enfant d'Elisabeth tressaillit de joie à cette première rencontre avec le Christ.
Nous avons été créés pour apporter la joie et la réconciliation dans le monde, pour pouvoir aimer les autres et aimer Dieu.
Que Marie soit source de notre joie ! Que chacun d'entre nous soit Jésus pour elle ! Personne n'a si bien appris l'humilité que Marie. Elle était la servante. La joie était la force de la Vierge. Seule la joie pouvait lui donner la force de s'empresser d'aller sur les collines de Judée pour y faire le travail d'une servante. Etre servante, c'est être au service des autres, avec joie.
Nous aussi nous devons nous empresser de gravir les collines des difficultés, pour être joyeusement au service des autres.
Mère Teresa de Calcutta et Frère Roger de Taizé : Marie mère de réconciliations : 1987
MAGNIFICAT
"... mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur..."
Ce qui nous pousse à vivre avec joie, c'est que nous avons Jésus avec nous et qu'Il nous aime.
Je trouverai la joie en embrassant les moindres désirs de tous les pauvres qui souffrent.
LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE DES LMC
CHAPITRE 1 - La Nature et la Mission du Mouvement
- Les Laïcs Missionnaires de la Charité... dont la vie est marquée ... par un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au cœur du monde (Chapitre 1, 1)
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances ... et en les offrant au Seigneur... avec une confiance aimante et avec joie. (Chapitre 1, 4)
CHAPITRE 2 - Les Vœux
- La formule des vœux : ... Je me donne de tout mon cœur... afin que... avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie... je sois conduit (e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement de ma propre famille...
A - LA CHASTETÉ
Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph... (Chapitre 2, 16)
" Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète " (I Jn 1, 4) La révélation de l' Évangile de la vie nous est donnée comme un bien à communiquer à tous, afin que tous les hommes soient en communion avec nous et avec la Trinité (cf. I Jn 1, 3). Nous non plus, nous ne pourrions être dans la joie complète si nous ne communiquions cet Évangile aux autres, si nous le gardions pour nous-mêmes. (Encyclique Evangelium vitae n°101
de Jean-Paul II, 25 mars 1995)
B - LA PAUVRETE
Nous devons rayonner la joie d'être pauvres...
Oui, la pauvreté est joie ! Ne lisez pas simplement cette phrase. N'en faites pas un objet de discussion. Ne passez pas votre chemin. Faites en l'expérience. Venez et voyez ! Venez et touchez ! Venez et aimez ! La vraie joie est là, à votre portée. La pauvreté est joie car elle est partage ! Elle est rencontre avec Jésus car les pauvres, c'est Jésus lui-même. Donnez, donnez toujours, jusqu'à ce que cela fasse mal et vous serez libres.
C - L'OBEISSANCE
- L'obéissance doit être... joyeuse (Chapitre 2, C 23)
L'obéissance est une grâce spéciale qui produit une paix à toute épreuve, une joie intérieure et une étroite union à Dieu.
D- LE SERVICE DE TOUT CŒUR ET GRATUIT DES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES
a) Service veut dire :
- ... accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres (Chapitre 2, D 29 a)
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10, 8) (Chapitre 2, D 29 b)
les sept œuvres corporelles de miséricorde
- ...donner... la joie (Chapitre 2,D 31 b)
Le Christ est la joie que je veux partager.
C'est beau de donner la joie aux gens.
C'est avec joie qu'il s'agit de toucher le Christ sous son masque de détresse, car la joie est l'amour.
CHAPITRE 3 - La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
La prière est joie.
La joie est prière, le signe de notre générosité, de notre désintéressement et de notre union intime et continuelle avec Dieu....
Journée de prière mensuelle :
Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence.
Si seulement nous connaissions l'art, la joie, la fécondité du silence, nos maisons deviendraient soleil de l'amour de Dieu, flamme brûlante de l'amour de Dieu en action.
CHAPITRE 4 - La Croix - Pas de plus grand Amour
- Notre pénitence doit être caractérisée par... la joie... (Chapitre 4, 41)
- l'acceptation...joyeuse ... des croix... (Chapitre 4, 41,2)
LA CROIX ET LA JOIE
La joie doit être un des axes principaux de notre vie. La joie est le signe d'une personne généreuse. C'est aussi parfois un manteau qui cache une vie de sacrifices et de générosité. Une personne qui a ce don atteint souvent les sommets...Elle constitue le meilleur moyen de prêcher l'Evangile aux païens.
CHAPITRE 5 - Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
42. Les LMC sont appelés à donner un service de tout cœur et gratuit
a) aux membres de leurs propres familles
"... aux jours d'espérance, soyez dans la joie " (R 12, : Chapitre 5, 42)
Nous devons garder en nos cœurs la joie d'aimer Dieu et la partager avec tous ceux qui nous entourent, spécialement au sein de nos familles.
Souriez à chacun, souriez à votre épouse...à votre mari, à vos enfants, à chacun quel qu'il soit, voilà qui vous aidera à croître dans l'amour mutuel.
Pour répandre la joie, il faut d'abord qu'elle règne dans la famille.... Nous posséderons ainsi la joie du Christ qui est notre force.
Gardez la joie de vous aimer les uns les autres.
Consécration des familles au Cœur de Jésus
Cœur de Jésus,... nous te consacrons nos épreuves et nos joies...
c) à la famille des Missionnaires de la Charité
La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres... la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. (Chapitre 5, 42 c)
Si vous êtes joyeux, ne craignez pas la tiédeur. La joie brille dans les yeux et le regard, dans la conversation et l'allure. Vous ne pouvez la garder à l'intérieur de vous car elle est débordante. Quand les gens verront le bonheur dans nos yeux, ils prendront conscience de leur nature de fils de Dieu. La joie est contagieuse, par conséquent soyez toujours remplis de joie quand vous allez chez les pauvres.
... là où il y a la tristesse que je mette la joie...( Prière attribuée à St François d'Assise priée par toute la famille M.C.)
Prière à la Sainte Famille composée par Mère Teresa pour l'année de la Famille en 1994 :
"LA FAMILLE QUI PRIE ENSEMBLE RESTE ENSEMBLE"
... Aide-nous, O Père très aimant à faire de notre famille un autre Nazareth
où règnent l'amour, la paix et la joie.
Qu' elle soit profondément contemplative, intensément eucharistique et vibrante de joie...
Aide-nous à rester ensemble dans la joie et la souffrance par la prière en famille...
à prendre tout ce que Tu donnes et à donner tout ce que Tu prends
avec un grand sourire...
Cœur immaculé de Marie cause de notre joie, prie pour nous...
Examen de conscience du livre de prières des LMC :
Est-ce que j'ai habituellement un caractère joyeux ? Est-ce que cette joie surnaturelle est fondée sur l'amour du Christ victorieux ? ...Est- ce que je donne toujours avec joie ce que je donne au Seigneur afin que le don soit complet ? Est-ce que je répands la joie?... Est-ce que ma joie favorise le bonheur chez les autres ? Est-elle un réconfort et une aide pour mon prochain ?... Est-ce que ma joie est fondée sur une confiance illimitée ? Suis-je conscient(e) du devoir apostolique de révéler par ma joie la présence du Seigneur en moi et la beauté de ma vie consacrée à Lui ? Est-ce que je renouvelle chaque matin ma joie à la messe et est-ce que ma Communion augmente cette joie ?
Dieu aime celui qui donne avec joie
Un cœur brûlant d'amour est un cœur joyeux.
Rayonnez la joie d'appartenir à Dieu, de vivre avec Dieu, d'être à Lui...
Devenons saints et soyons la cause de sa joie>M
Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus
dans vos cœurs et partagez cette joie
avec tous ceux que vous rencontrez
en particulier avec votre famille...
Mère Teresa aux LMC le 2 mai 1990
Jésus, joie des anges, aie pitié de nous (Litanie du dimanche)
Cœur de Jésus, joie de tous les saints, aie pitié de nous (Litanie du jeudi)
Esprit de ... joie, aie pitié de nous (Litanie du lundi)
Marie, cause de notre joie, prie pour nous (Litanie du samedi)
"Soyez Un Seul Cœur plein de joie dans le Cœur Sacré de Jésus
à travers le cœur immaculé de Marie"...
Mère Teresa aux LMC
Je vous souhaite la joie de la Vierge Marie qui, si humble de cœur, a gardé pendant neuf mois Jésus dans son sein. Quelle longue Communion !...
" SOYONS DANS L'ALLEGRESSE ET DANS LA JOIE... CAR VOICI LES NOCES DE L'AGNEAU " (Ap 19, 7)
18.06.09

Pentecôte 2009
" Ne vous attardez pas en chemin, ne vous éloignez pas du but,
luttez toujours, déplacez-vous toujours, avancez toujours. " (St. Augustin)
Chers et bien-aimés frères, soeurs et vous tous,
Que la grâce et la paix de ce temps saint de Pâques et de la fête de la Pentecôte soient avec vous. Nous attendons tous, avec impatience et dans la prière, dans la chambre haute avec Notre Dame, comme les apôtres, de recevoir le Saint-Esprit promis le dimanche de la Pentecôte, qui tombe cette année le 31 mai (09). Plus nous prions le Saint-Esprit mieux c'est. Il est le sanctificateur. Cela vaut la peine de devenir esclaves du Saint Esprit afin que toutes nos pensées, nos paroles et nos travaux soient toujours saints.
Merci pour vos prières. La retraite à Haïti s'est très bien passée. Rendons grâce à Dieu. Il y avait 22 soeurs plus la régionale Sr. Jacinta M.C. ; les soeurs de la communauté se joignirent à nous pour la sainte Messe et la conférence de l'après-midi. Elles étaient très heureuses et reconnaissantes comme d'habitude.
Haïti est un très beau pays. C'est très tropical, avec beaucoup de pluie. On peut y trouver toute l'année tous les fruits tropicaux en abondance, spécialement les mangues et les bananes.
Les soeurs M.C. ont 9 maisons à Haïti seulement. Elles y sont depuis 1979, si je ne me trompe pas. Elles font un travail magnifique auprès des plus pauvres parmi les pauvres, en risquant même leurs vies. Une des supérieures, Sr. Abha M.C., dans l'une des communautés a été blessée par des voleurs ; grâce à Dieu, elle n'est pas morte. Elle est là depuis le tout début.
La pauvreté des pauvres est au-delà de toute description. Il y a une dégradation morale au-delà de toute imagination. C'est une accumulation de la misère humaine réduite au niveau le plus bas. Je me demande comment des êtres humains arrivent à vivre de cette manière ? Grâce à Dieu
l' avortement n'est pas légalisé. Il est très fréquent de voir des jeunes filles vagabondes de 14 ans avec des bébés dans les bras. J'ai oint une femme de 28 ans environ qui est morte le jour même, en laissant ses sept enfants derrière, le plus âgé ayant environ 14 ans. Ils n'ont pas de père non plus, comme ils sont beaux-frères et belles soeurs. Ce genre de cas est très fréquent à Haïti, et nos soeurs essaient de faire tout ce qu'elles peuvent pour les aider. Je n'ai jamais vu autant de souffrance, de pauvreté et de misère, même à Calcutta (Inde). Les soeurs M.C. font vraiment un grand travail !
Nos frères M.C. ont aussi deux communautés à Port-au-Prince ; une est leur noviciat, l'autre est une maison pour des hommes et des femmes qui souffrent de TB, du Sida, etc.
J'ai été aussi très heureux de rencontrer un de mes vieux amis et frère, Michael Geilenfeld des U.S.A. qui dirige plusieurs maisons pour des garçons à Haïti. Cela faisait 31 ans que nous nous étions vus. Quelle rencontre joyeuse et merveilleuse ce fut ! Nous avons évoqué notre vie ensemble et l'apostolat parmi les pauvres à Los Angeles avec beaucoup de joie et de gratitude.
Un autre terrible mal qui afflige le peuple haïtien est leur pratique démoniaque de la magie noire, de la sorcellerie, etc. C'est une coutume très courante, acceptée, qui corrrompt continuellement la vie morale des gens, de la naissance à la mort. Ce culte satanique est la cause de beaucoup de souffrance dans le Coeur Sacré et Eucharistique de Jésus. Nous devons offrir beaucoup de prières et faire de nombreux sacrifices, et surtout de nombreuses heures d'adoration eucharistiques.
Haïti est souvent touché par des calamités naturelles comme les orages, les cyclones, les ouragans, etc. Le Seigneur veut sauver son peuple de nombreuses façons différentes, mais c'est très difficile pour Lui, car Il ne force personne mais respecte le don de liberté de choisir, de déterminer et de décider.
L'île est divisée en deux pays : la République Dominicaine et Haïti. Les soeurs M.C. sont dans les deux pays, mais elles ont seulement trois maisons en République Dominicaine, tandis qu'elles en ont 9 à Haïti, bien que la dernière soit beaucoup plus petite en taille et en population.
Ce que je pense en général est que la pauvreté de l'Inde est plus matérielle, au moins en comparaison avec cette sorte de pauvreté des pauvres, qui est à la fois matérielle et spirituelle. Il y a beaucoup de travail à faire partout : "Ora et Labora" avec beaucoup de "penitentia" est nécessaire. Nous avons besoin de plus en plus de prière, de pénitence et d'oeuvres de miséricorde pour vaincre le travail du malin. La route vers le ciel est cahoteuse et étroite et il y a peu de personnes qui aiment la prendre volontairement.
Merci, frères et soeurs, pour tout ce que vous êtes et pour tout ce que vous faites pour le Seigneur. Les choses que nous faisons peuvent être très petites et insignifiantes, mais elles deviennent grandes et infinies à cause de l'amour que nous mettons en les faisant. Dans les paroles de la bienheureuse Teresa M.C. dont l'enseignement rend les choses claires :
" Pour le bon Dieu rien n'est petit parce qu'il est si grand et nous sommes si petits - c'est pourquoi Il s'abaisse et se donne la peine de faire ces petites choses pour nous - pour nous donner la possibilité de lui prouver notre amour. Parce qu'il les a faites, elles sont très grandes. Il ne peut rien faire de petit ; elles sont infinies. Oui, mes chers enfants, soyez fidèles à des petites pratiques d'amour, de petits sacrifices, de petites mortifications intérieures, de petites fidélités à la Règle, ce qui construira en vous la vie de sainteté - vous fera ressembler au Christ. " (Instructions de la bienheureuse Teresa aux M.C., nov. 1960).
C'est le travail de Dieu que nous faisons. Cela peut être comparé à un ventilateur ou à une ampoule électrique. Pour que le ventilateur puisse marcher pour donner de l'air frais, cela exige de l'électricité. C'est l'electricité qui fait marcher le ventilateur. C'est l'electricité qui brille à travers l'ampoule électrique. S'il n'y a pas d'électricité le ventilateur est inutile et l'ampoule aussi. Nous sommes comme le ventilateur, comme l'ampoule. La grâce invisible de Dieu travaille en nous et à travers nous comme l'électricité invisible. Le Dieu invisible respire en nous de tout son souffle d'amour et de grâce et pour que nous soyons en vie et capable de faire son oeuvre avec amour. La petite hostie que nous recevons dans la sainte Communion est le secret de notre force pour faire l'oeuvre de Dieu, car nous savons que sans la sainte Messe et la sainte Communion nous ne pouvons pas faire son oeuvre. Car " Si nous avons notre Seigneur au milieu de nous, avec la Messe et la sainte Communion quotidiennes je ne crains rien pour les soeurs, ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister, je suis sans défense. " (Bienheureuse Teresa, Corpus Domini 1947). Une autre fois elle écrit :
" ... Le travail que nous avons à faire serait impossible sans sa grâce continuelle qui vient du tabernacle. Il doit tout faire . Nous devons seulement le suivre. " (ibid., janvier 1948).
L'achat du terrain à Rome rencontre encore des difficultés. Nous avons déjà surmonté tant d'obstacles, l'un après l'autre, chacun d'eux demande du temps, de la patience et de l'argent. Le problème que nous rencontrons maintenant est le coût des bâtiments. Nous devons payer un certain pourcentage du prix exact des bâtiments. Nous essayons de trouver un architecte pour faire le travail pour nous. Prizr davantage, je vous en prie.
Notre adoration perpétuelle est une grande source de force, bien que cela puisse être parfois très difficile et exigeant. Précisément parce que c'est difficile et très exigeant, cela devient aussi une source de grâce non seulement pour nos communautés et pour notre Société, mais aussi pour les LMC, pour la famille M.C, pour toute l'Église et pour le monde. " Que notre adoration ne cesse jamais. " (Pape Jean-Paul II).
St. Pierre Julien Eymard, l'apôtre de l'adoration eucharistique, écrit : " Allez à votre adoration comme quelqu'un qui irait au ciel, au banquet divin. Dites-vous : " Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, notre Seigneur nous donnera une abondance de grâce et d'amour. Il m'a invité, il m'attend ; il me désire ardemment. "
Mon voyage à Haïti est passé par Miami en Floride, où à l'aller et au retour j'ai rencontré nos soeurs M.C. et le groupe des LMC, qui ont réellement tout fait pour que je me sente très à l'aise. Ils m'ont mis dans un pièce pour la nourriture où il y avait toutes sortes de cargaisons de camion remplies de nourriture et de boissons non alcoolisées. Les deux fois j'ai dormi dans cette pièce. Ils savaient que j'étais en route pour Haïti ou que j'en revenais et que j'avais besoin de récupérer.
Comment puis-je suffisamment remercier nos soeurs M.C. de la région Notre Dame d'Alta Gracia pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité ? Remerciements spéciaux à Sr. Jacinta M.C., la supérieure régionale, à Sr. Anthony Mary Claret M.C., qui a pris si bien soin de moi, aux supérieures de Delmas, Jacmel, Miami et aux autres. J'ai été aussi très heureux de faire le voyage de retour de Port-au-Prince à Miami avec deux de nos vieilles amies : Sr. Mahima M.C. et Sr. Carmen M.C., qui nous aident périodiquement avec de bonnes vocations.
Ce fut si merveilleux de rencontrer nos soeurs M.C., les LMC et les coopérateurs à Miami et de leur parler et d'avoir la Sainte Messe avec et pour eux. Une fois de plus cela a renouvelé et remis en mémoire de nombreux LMC et d'autres personnes avec lesquelles nous avons eu la retraite à Miami en 2001 et ensuite récemment à Rome pour les célébrations du Jubilé des LMC.
J'ai pu expliquer à notre réunion à Miami le sens du mot "Miami" en italien et en espagnol. Jésus a demandé trois fois à St. Pierre : " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? ... et en italien : " Simone di Giovanni MI AMI tu più di costoro ? ". " MI AMI , " - Est-ce que tu m'aimes ?
St. Pierre répondit : " Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. " (Jn 21, 15). Je savais aussi que les soeurs M.C, les LMC et les coopérateurs de Miami aiment réellement Jésus en tous ceux qu'ils rencontrent et avec qui ils vivent, et ma réunion avec eux à Miami l'a réellement confirmé.
Avant de conclure cette lettre laissez-moi souhaiter à chacun de vous, frères et soeurs, une très joyeuse et très sainte fête de Pentecôte. Comme lui, le Saint Esprit, a transformé les coeurs et les vies des apôtres, Il peut donc aussi faire la même chose avec chacun d'entre nous, en donnant tous les dons nécessaires pour grandir dans la sainteté et persévérer dans notre belle vocation.
Souvenez-vous de moi, je vous en prie, dans votre prière pour ma nouvelle mission à Kigali, au Rwanda du 13 au 24 juin 2009.
Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
28.04.09

Traduction littérale de la dernière lettre de Mère Teresa à l'ensemble de sa Congrégation appelée "son testament"
+LDM 25 Mars, 1993 Varanasi
Mes très chers enfants, Soeurs, Frères et Pères,
Cette lettre étant très personnelle, j'ai voulu l'écrire de ma propre main, mais il y a tant de choses à dire. Mais même si elle n'est pas de la main de Mère, elle vient cependant du coeur de Mère.
Jésus veut que je vous dise encore- surtout en cette Semaine Sainte- combien Il a d'amour pour chacun d'entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m'inquiète de ce que certains d'entre vous n'aient pas encore vraiment rencontré Jésus -seul à seul- : vous et Jésus seulement. Nous pouvons passer du temps à la chapelle, mais avez-vous vu – avec les yeux de votre âme- avec quel amour Il vous regarde? Connaissez-vous vraiment Jésus vivant, non pas à partir de livres mais en étant avec Lui dans votre coeur? Avez-vous entendu les mots d'amour qu'Il vous dit ? Demandez la grâce: Il a le désir ardent de vous la donner. Tant que vous n'entendrez pas Jésus dans le silence de votre propre coeur, vous ne pourrez pas l'entendre dire « J'ai soif »dans le coeur des pauvres. N'abandonnez jamais ce contact intime quotidien avec Jésus comme une personne réelle vivante, non pas juste comme une idée. Comment pouvons-nous passer même un seul jour sans entendre Jésus dire « Je t'aime ». Impossible. Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer l'air. Sinon, la prière est morte, la méditation n'est que réflexion. Jésus veut que chacun d'entre vous l'entende - parler dans le silence de votre coeur.
Faites attention à tout ce qui pourrait faire obstacle à ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable peut essayer de se servir des blessures de la vie, et quelquefois de nos propres fautes pour vous faire sentir qu'il est impossible que Jésus vous aime réellement, qu'Il est vraiment attaché à vous. C'est un danger pour nous tous. Et c'est très triste, parce que c'est complètement à l'opposé de ce que Jésus veut réellement et attend de vous dire. Non seulement qu'Il vous aime, mais encore plus: qu'Il vous désire ardemment. Vous Lui manquez quand vous ne venez pas près de Lui. Il a soif de vous. Il vous aime toujours, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n'êtes pas acceptés par les autres, même parfois par vous-même. Il est celui qui vous accepte toujours. Mes enfants, vous n'avez pas à être différents pour que Jésus vous aime. Croyez seulement : vous êtes précieux pour Lui. Apportez toutes vos souffrances à ses pieds, ouvrez seulement votre coeur pour qu'Il vous aime tels que vous êtes. Il fera le reste.
Vous savez tous dans votre esprit que Jésus vous aime, mais avec cette lettre, Mère veut plutôt toucher votre coeur. Jésus veut ranimer nos coeurs, pour que nous ne perdions pas notre premier amour, surtout dans le futur quand Mère vous aura quittés. C'est pourquoi je veux que vous lisiez cette lettre devant le Saint Sacrement, là même où elle a été écrite, afin que Jésus lui-même puisse parler à chacun de vous.
Pourquoi Mère vous dit-elle cela? Après avoir lu la lettre du Saint Père sur « J'ai soif », j'étais tellement frappée que je ne pourrais pas vous dire ce que j'ai ressenti. Cette lettre m'a fait découvrir encore davantage combien notre vocation est belle. Combien est grand l'amour de Dieu envers nous pour qu'Il est choisi notre Congrégation pour étancher cette soif de Jésus, d'amour , et des âmes – en nous donnant notre place spéciale dans l'Église. En même temps nous rappelons au monde Sa Soif , quelque chose que l'on oubliait. J'ai écrit au Saint Père pour le remercier. La lettre du Saint Père est un signe pour notre Congrégation toute entière – pour approfondir de plus en plus cette grande soif de Jésus de chacun de nous. C'est aussi un signe pour Mère, que le temps est venu pour moi de parler ouvertement du don que Dieu a fait le 10 septembre, d'expliquer de façon aussi détaillée que je le peux ce que signifie pour moi la Soif de Jésus.
Pour moi, la Soif de Jésus est une chose si intime, que jusqu'à présent je me suis sentie gênée pour vous parler du 10 septembre. Je voulais faire comme Notre Dame qui « gardait toutes ces choses dans son coeur. » C'est pourquoi Mère n'a pas tellement parlé de « J'ai soif », surtout en public. Mais cependant les lettres et les instructions de Mère la désigne toujours, en montrant les moyens d'étancher Sa Soif à travers la prière, l'intimité avec Jésus, en vivant nos voeux, surtout notre 4ème voeu. Pour moi c'est si clair : tout chez les MC existe uniquement pour étancher la Soif de Jésus. Ses paroles écrites sur le mur de chaque chapelle MC, ne proviennent pas seulement du passé, mais elles sont vivantes ici et maintenant, elles vous sont dites. Est-ce que vous le croyez? Si vous le croyez , vous entendrez, vous sentirez Sa présence. Laissez-la devenir aussi intime pour chacun de vous qu'elle l'est pour moi: c'est la plus grande joie que vous puissiez m'offrir. Mère essaiera de vous aider à comprendre, mais Jésus lui-même doit être le seul à vous dire « J'ai soif » Ecoutez votre propre nom. Pas seulement une fois. Chaque jour. Si vous écoutez avec votre coeur, vous entendrez, vous comprendrez.
Pourquoi Jésus dit-il « J'ai soif »? Qu'est-ce que cela signifie? C'est très difficile de l'expliquer avec des mots. Si vous deviez retenir une seule chose de la lettre de Mère, rappelez-vous ceci: « J'ai soif » est quelque chose de beaucoup plus profond que Jésus disant seulement « Je vous aime. »Tant que vous ne saurez pas de façon très intime que Jésus a soif de vous, vous ne pourrez pas commencer à savoir qui Il veut être pour vous. Ni qui Il veut que vous soyez pour Lui.
Le coeur et l'âme des MC est seulement ceci : la Soif du Coeur de Jésus, caché dans les pauvres. C'est la source de tout ce qui fait la vie des MC. Elle nous donne notre But, notre 4ème voeu, l'Esprit de notre Congrégation. Etancher la soif de Jésus vivant au milieu de nous : est la seule raison d'être de la Congrégation. Pouvons-nous chacun d'entre nous en dire autant que c'est notre seule raison de vivre? Demandez-vous : est-ce que cela ferait une différence dans ma vocation, dans ma relation avec Jésus , dans mon travail, si la Soif de Jésus n'était plus notre But, n'était plus sur les murs de la chapelle?Est-ce que cela changerait quelque chose dans ma vie? Est-ce que j'en ressentirais une perte? Posez-vous ces questions honnêtement et que ce soit un test pour chacun pour voir si la Soif de Jésus est une réalité, quelque chose de vivant, pas simplement une idée.
« J'ai soif » (Jn 19,28) et « C'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,30) : rappelez-vous toujours de lier les deux, les moyens avec le But. Que nul ne sépare ce que Dieu a uni. Ne sous-estimez pas nos moyens pratiques: le travail pour les pauvres, si petit ou humble qu'il soit – qui font de notre vie quelque chose de beau pour Dieu. Ils sont les dons les plus précieux de Dieu à notre Congrégation, : la présence cachée mais si proche de Jésus, si capable de nous toucher. Sans notre travail pour les pauvres le But disparaît – la Soif de Jésus est réduite à des mots qui n'ont pas de sens ni de réponse . En unissant les deux, notre vocation de MC restera vivante et réelle, ce que Notre Dame a demandé.
Faites attention au choix des prédicateurs de retraite. Ils ne comprennent pas tous correctement notre esprit. Ils peuvent être saints et érudits, cela ne suppose pas pour autant qu'ils aient la grâce d'état de notre vocation. S'ils vous disent quelque chose de différent de ce que Mère écrit dans cette lettre, je vous demande de ne pas écouter ni de vous laisser troubler. La Soif de Jésus est le foyer de tout ce qui est MC. L'Eglise l'a confirmé encore et encore : « Notre charisme est d'étancher la Soif de Jésus d'amour et des âmes , en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres. » Rien de différent. Rien d'autre. Faisons tout ce que nous pouvons pour protéger ce don de Dieu à notre Congrégation.
Croyez-moi, mes chers enfants, soyez très attentifs à ce que Mère vous dit maintenant: seule la Soif de Jésus, si vous l'entendez, la ressentez, y répondez avec tout votre coeur, gardera la Congrégation en vie après que Mère vous aura quittés. Si c'est votre vie, tout ira bien pour vous. Même quand Mère vous aura quittés, la Soif de Jésus ne vous quittera jamais. Jésus, assoiffé dans les pauvres, vous L'aurez toujours avec vous.
C'est pourquoi je veux que les Soeurs actives et les Frères actifs, les Soeurs contemplatives et les Frères contemplatifs, et les Pères s'aident mutuellement à étancher la Soif de Jésus avec leurs dons particuliers : en se soutenant, en se complétant les uns les autres et cette Grâce précieuse d'une Famille unie, avec un seul But et objectif. N'excluez pas les Coopérateurs ni les Laïcs MC de cette demande, c'est leur appel à eux aussi, aidez-les à le comprendre.
Parce que le premier devoir du prêtre est le ministère de la prédication, j'ai demandé il y a quelques années à nos Pères de commencer à parler sur « J'ai soif », pour entrer plus profondément dans le don que Dieu a fait à notre Congrégation le 10 septembre. Je sens que Jésus veut cela d'eux, aussi dans le futur – priez donc Notre Dame de les garder dans ce rôle particulier de leur 4ème voeu. Notre Dame nous aidera tous pour cela, puisqu' elle fut la première personne, avec St Jean, et j'en suis sûre Marie Madeleine, à entendre le cri de Jésus « J'ai soif ». Parce qu'elle était là au Calvaire, elle sait combien le désir ardent de Jésus pour vous et pour les pauvres est réel et profond. Le savons-nous? Le sentons-nous comme Elle? Demandez-lui de vous l'apprendre, vous et toute la Congrégation êtes à elle. Son rôle est de vous amener face à face, comme Jean et Madeleine, avec l'amour dans le Coeur de Jésus crucifié. Avant, c'était Notre Dame qui suppliait Mère, maintenant c'est Mère qui, en son nom, vous supplie : « Écoutez la soif de Jésus. » Qu'elle soit pour chacun de vous ce que le Saint Père a dit dans sa lettre: une Parole de Vie.
Comment approchez-vous la Soif de Jésus? Un seul secret : plus vous viendrez près de Jésus, mieux vous connaîtrez Sa Soif. « Repentez-vous et croyez », nous dit Jésus. De quoi faut-il nous repentir? De notre indifférence, de notre dureté de coeur. Que faut-il croire? Que Jésus a soif, même maintenant, dans votre coeur et dans les pauvres – Il connaît votre faiblesse, Il veut seulement votre amour, Il veut seulement avoir la chance de vous aimer. Il n'est pas lié par le temps. Chaque fois que nous venons près de Lui, nous devenons associés à Notre Dame, à St Jean, à Marie Madeleine. Ecoutez-Le. Ecoutez votre propre nom. Faites que ma joie et la vôtre soient complètes.
Prions
Que Dieu vous bénisse
M. TERESA M.C.
En lien avec l'Exhortation apostolique post- synodale: Christifideles laici que nous recommençons à étudier avec le père Philippe Pignel et notre groupe de LMC de Paris, voici une traduction de méditations de Mère Teresa sur la Vigne et les sarments, prises dans un livre : Life in the Spirit de 1983.
LA VIGNE ET LES SARMENTS
« Je suis la vigne, vous êtes les sarments » (Jn 15,5).
CINQUIÈME DIMANCHE DE PÂQUES
Chacun de nous est un sarment
« Le quinzième chapitre de saint Jean nous amènera près du Christ. Ce chapitre de saint Jean , je pense, nous convient si bien parce que le sarment sur la vigne est exactement ce que chaque coopérateur est. Le Père, étant le vigneron, doit émonder ce sarment pour qu'il puisse porter du fruit en abondance et le fruit que nous devons porter dans le monde est très beau – c'est l'amour du Père ( « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ») et c'est la joie (« Demeurez en moi pour que ma joie soit en vous »).Chacun de nous est un sarment. (Mère Teresa : LS, 59).
LUNDI
La vigne et les sarments sont si étroitement unis
Quand j'étais à Rome la dernière fois, j'ai voulu donné une petite instruction à mes Soeurs novices et j'ai pensé que ce chapitre (Jean 15 ) était le moyen le plus beau de comprendre ce que nous sommes pour Jésus et ce que Jésus est pour nous. Mais je ne m'étais pas rendu compte comme ces jeunes Soeurs s'en étaient rendu compte quand elles avaient regardé l'union de la vigne avec les sarments, qu'elle était si étroite – comme si la vigne avait peur que quelque chose ou quelqu'un sépare les sarments d'elle (LS, 59).
MARDI
Tous les fruits sont sur les sarments
Une autre chose sur laquelle les Soeurs ont attiré mon attention fut que lorsqu'elles regardaient la vigne, elles ne pouvaient voir aucun fruit. Tous les fruits étaient sur les sarments. Alors elles me dirent que l'humilité de Jésus était si grande qu'Il avait besoin des sarments pour produire les fruits. C'est pourquoi Il avait pris tant de soin pour les unir, pour pouvoir produire ces fruits. Il a fait une union telle qu'il faudra utiliser la force pour les séparer. (LS, 59-60).
MERCREDI
Émonder le sarment pour qu'il porte plus de fruit
Le Père, le vigneron, émonde le sarment pour qu'il porte plus de fruit et le sarment en silence, avec amour, sans conditions se laisse émonder. Nous savons ce qu'est l'émondage, car dans toutes nos vies il doit y avoir la croix et plus nous sommes près de Lui, plus nous sommes en contact avec la croix, et l'émondage est beaucoup plus intime et délicat. (Ls, 60).
JEUDI
Devenir de vrais sarments sur la vigne de Jésus
Devenons de vrais sarments, pleins de fruits, sur la vigne de Jésus. Accueillons-Le dans nos vies chaque fois qu'Il veut y venir. Il vient comme Vérité qui doit être dite, comme Vie qui doit être vécue, comme Lumière qui doit être réfléchie, comme Amour qui doit être aimé, comme Chemin que nous devons prendre, comme Joie que nous devons répandre, comme Paix que nous devons planter, comme Sacrifice que nous devons offrir dans nos familles et avec nos voisins, qu'ils soient proches ou lointains (SMT, 37).
VENDREDI
Nous sommes tous témoins du Christ
Nous devons tous être des témoins du Christ. Le Christ est la vigne et nous sommes les sarments. Sans nous, il n'y aurait pas de fruits. C'est quelque chose à avoir à l'esprit. Dieu est le vigneron pour nous tous. Le Christ n'a fait aucune différence entre les Prêtres et les Frères, les Soeurs et les Laïcs, aucune différence en tant que témoins-liés. Nous devons tous être des témoins de la compassion du Christ, de l'amour du Christ, pour nos familles, nos voisins, dans les villes ou villages où nous résidons, et pour le monde dans lequel nous vivons. (LC, 16).
SAMEDI
Un Coopérateur du Christ
Chacun d'entre nous est un coopérateur du Christ, le sarment sur la vigne, donc qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour moi être coopérateur du Christ? Cela signifie demeurer dans Son amour, avoir Sa joie, répandre Sa compassion, être témoin de Sa présence dans le monde. (LS, 60).technorati tags: Mère Teresa Laics Missionnaires Charité Journal Bastide Priez Prière
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«Pour vous,qui suis-je ?» (Mt 16, 15)
Tu es Dieu.
Tu es Dieu né de Dieu.
Tu es engendré, non pas créé.
Tu es Un de même nature que le Père.
Tu es le Fils du Dieu Vivant.
Tu es la Seconde Personne de la Sainte Trinité.
Tu es Un avec le Père.
Tu es dans le Père dès le commencement.
Toutes choses ont été faites par Toi et par le Père.
Tu es le Fils Bien-aimé dans lequel le Père se complait.
Tu es le Fils de Marie, conçu par le Saint-Esprit dans le sein de Marie.
Tu es né à Bethléem.
Tu as été enveloppé de langes par Marie et déposé dans une mangeoire remplie de paille.
Tu as été réchauffé par le souffle de l'âne qui a porté ta Mère quand
tu étais dans son sein.
Tu es le Fils de Joseph, le charpentier ainsi connu par le peuple de Nazareth.
Tu es un homme ordinaire sans trop de savoir, ainsi jugé par les savants du peuple d'Israël.
Qui est Jésus pour moi?
Jésus est le Verbe fait chair.
Jésus est le Pain de Vie.
Jésus est la Victime offerte sur la Croix pour nos péchés.
Jésus est le Sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et les miens.
Jésus est la Parole - à proclamer.
Jésus est la Vérité- à dire.
Jésus est le Chemin – à suivre.
Jésus est la Lumière – à allumer.
Jésus est la Vie – à vivre.
Jésus est l'Amour – à aimer.
Jésus est la Joie – à partager.
Jésus est le Sacrifice – à offrir.
Jésus est la Paix - à donner
Jésus est le Pain de Vie – à manger.
Jésus est l'Affamé - à nourrir.
Jésus est l'Assoiffé – à rassasier.
Jésus est celui qui est nu – à vêtir.
Jésus est le Sans-abri – à héberger.
Jésus est le Malade – à guérir.
Jésus est l'Isolé – à aimer.
Jésus est le Non désiré – à désirer.
Jésus est le Lépreux - à qui laver les plaies.
Jésus est le Mendiant – à qui donner un sourire.
Jésus est l'Alcoolique – à écouter.
Jésus est le Malade mental - à protéger.
Jésus est le Petit – à embrasser.
Jésus est l'Aveugle – à conduire.
Jésus est le Muet – à qui parler.
Jésus est l'Infirme - avec qui marcher.
Jésus est le Toxicomane – à qui venir en aide.
Jésus est la Prostituée– à éloigner du danger et à qui venir en aide.
Jésus est le Prisonnier – à visiter.
Jésus est le Vieillard – à servir.
POUR MOI:
Jésus est mon Dieu.
Jésus est mon Epoux.
Jésus est ma Vie.
Jésus est mon seul Amour.
Jésus est mon Tout en Tout.
Je ne vis que pour Jésus.
Jésus, je l'aime de tout mon coeur, de tout mon être.
Je lui ai tout donné, même mes péchés et il m' a épousée dans la tendresse et dans l'amour.
Maintenant et pour la vie , je suis l'Epouse de mon Epoux Crucifié.
Amen.
Dieu vous bénisse.
M Teresa M.C.
03.03.09

"C'EST A MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Mars 2009
Spécial Jubilé / 11
Rénover et Restaurer
"LE CHEMIN DE SAINTETÉ"
des Laïcs Missionnaires de la Charité:
(Aimer, Suivre et Servir Jésus,
Chez les laïcs, dans l'Église et dans le Monde)
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
La nature des Laïcs Missionnaires de la Charité peut se trouver dans les premières pages des "Statuts et du Chemin de Vie des LMC". Il est nécessaire de lire les Statuts attentivement et de les méditer dans la prière.
De cette lecture méditée, les LMC arriveront à comprendre ce qu' ils sont appelés à professer et à pratiquer.
Tous les laïcs qui aspirent à faire partie du Mouvement des LMC doivent approfondir les Statuts dans la prière et les thèmes qui s'y rapportent pour en comprendre les privilèges et les obligations.
Les LMC devront toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs: ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde.
Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison là où ils vivent, où ils travaillent, là où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre. (cf. Mt 5, 13).
Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et il n'en reste plus que la saveur. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur.
Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Les gens disent un tas de choses intelligentes, grandioses, belles, merveilleuses, tandis que moi je dis des choses apparemment bêtes, des choses que même les enfants peuvent comprendre, et pourtant les gens ont faim de ces choses, des choses qu'ils peuvent comprendre et s'approprier, car la sainteté n'est pas un luxe pour quelques élus.
La sainteté est un devoir pour tous, pour vous et pour moi.
Mais qu'est-ce c'est que la sainteté? La sainteté c'est accepter la volonté de Dieu avec un grand sourire...C'est tout cela. Accepter la volonté de Dieu, l'accepter quand il vient dans notre vie, accepter qu'il nous prenne ce qu'il veut, accepter qu'il nous utilise comme il veut...sans nous consulter.
Malheureusement nous n'aimons pas ne pas être consultés! La sainteté c'est le laisser nous utiliser, se servir de nous, nous mettre en pièces, nous vider complètement de nous-mêmes. Accepter d'être vidés, d'être mis en pièces, de réussir et d'échouer, de rester sous le regard de tous."
"Ce que Jésus veut de vous et de moi c'est cette disponibilité à accepter, c'est cette permission de nous utiliser ...sans nous consulter.
C'est l'oeuvre de la vigne et des sarments. Je pense que vous et moi nous avons une grande responsabilité dans le monde d'aujourd'hui. Peu importe ce que les gens disent ou pensent. C'est la dernière chose dont nous devons nous préoccuper, la derniére chose dont nous devons nous inquiéter!
Regardons encore dans nos maisons...Comment se présente l'amour de Dieu dans notre maison?
Parfois il m'est plus facile de sourire à des étrangers qu' aux personnes de ma maison. Parfois j'ai du mal à leur sourire et il est très possible que cela vous arrive à vous aussi.
Portons donc cet amour ardent dans nos maisons!"
Mère Teresa
La mia Regola, page 142-143
01.03.09

STATUTS
ET
CHEMIN DE VIE DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE

Lettre de Mère Teresa aux LMC

LDM 2/5/90
Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus dans vos coeurs et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez, en particulier avec votre famille.
Priez toujours ensemble et vous resterez ensemble.
Soyez seulement tout à Jésus par Marie.
Prions.
Dieu vous bénisse.
M.Teresa mc
VICARIAT DE ROME
Office des Instituts Religieux
Rome – 25 Février 1987
Très Révérend Père Sebastian,
J'ai reçu la copie des Statuts et du Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et je suis très heureux de vous dire que je ne peux qu'être en accord avec l'objectif fondamental du Mouvement qui se propose de restaurer le sanctuaire domestique de la famille à travers la prière, le dialogue et la consécration personnelle.
Je souhaite vraiment et je prie qu'avec la grâce de Dieu, le chemin déjà parcouru s'enrichisse toujours plus de nombreux et généreux disciples, afin que cette oeuvre, si bénéfique et si chrétienne, continue de se propager, en communion avec l'Eglise universelle et plus particulièrement avec notre bien-aimé diocèse de Rome.
Réconforté par les fruits des biens spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux des membres de ce « Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité », j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir qu'il soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87.
J'implore sur vous tous l'assistance divine et la grâce de l'Esprit Saint, avec le souhait qu'elles produisent du fruit en abondance dans vos vies et dans le travail que les Laïcs Missionnaires de la Charité entreprendront pour la plus grande gloire de Dieu, et de tout coeur je vous envoie ma bénédiction paternelle.
Signé,
Cardinal Ugo Poletti
Vicaire de sa Sainteté
pour le Diocèse de Rome

ABREVIATIONS
LMC – Laïcs Missionnaires de la Charité
FC – Familiaris Consortio : Exhortation Apostolique du Pape Jean Paul II sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui. 22 Novembre 1981.
HV – Humanae Vitae : Lettre Encyclique du Pape Paul VI sur les règles justes ( licites ) en matière de procréation des enfants. 25 Juillet 1968.
GS – Gaudium et Spes : Constitution Pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps. Concile Vatican II.
AA – Apostolicam Actuositatem : Décret sur l'Apostolat des Laïcs. Concile Vatican II.
AG – Ad Gentes : Décret sur l'Activité Missionnaire de l'Eglise. Concile Vatican II.
SC – Sacrosanctum Concilium : Constitution sur la Sainte Liturgie. Concile Vatican II.
Mystici Corporis : Pape Pie XII. 29 Juin 1943.
Marialis Cultus : Exhortation Apostolique pour une juste conception et pour le développement de la dévotion à la Sainte Vierge Marie. Pape Paul VI. 2 Février 1974.
Nouvelles Règles sur les Indulgences : Saint Siège. 29 Juin 1968.
Instruction Générale sur la Liturgie des Heures. Pape Paul VI. 1er Novembre 1970.
Constitutions des Missionnaires de la charité.
« Souffle en moi, Esprit Saint,
pour que mes pensées puissent toutes être saintes.
Oeuvre en moi, Esprit Saint,
pour que mon travail aussi puisse être saint.
Attire mon coeur, Esprit Saint
pour que je puisse n'aimer que ce qui est saint
Fortifie-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse défendre tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse toujours être saint. »
St Augustin
TABLE DES MATIERES
Chapitre 1. - La Nature et la Mission du Mouvement......................................................7
Chapitre 2. - Les Voeux........................................................................................................8
A. La Chasteté.....................................................................................................................10
B. La Pauvreté............ ........................................................................................................13
C. L'Obéissance...................................................................................................................14
D. Le Service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres...................16
Chapitre 3. - La Communauté des LMC en dialogue avec Dieu....................................18
Chapitre 4. - La Croix : pas de plus Grand Amour !........................................................21
Chapitre 5. - Le Mouvement des LMC en tant que Communauté
au Service de l'Homme.................................................................................22
Les LMC sont appelés à offrir un service de tout cœur et gratuit
(a) aux membres de leurs propres familles...........................................................................22
(b) aux membres du Mouvement..........................................................................................22
(c) à la famille des Missionnaires de la Charité....................................................................23
(d) aux plus pauvres parmi les pauvres.................................................................................23
Le Lien LMC........................................................................................................................25
Le Rite de Profession et de Renouvellement des voeux des LMC...................................26
Lettre de P. Sebastian MC de juillet-août 1999.................................................................27
Lettre de P. Sebastian MC : Corpus Domini 2006............................................................29
« Les Chrétiens exerceront leur apostolat en s'accordant sur un même but. Qu'ils soient apôtres, tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui expriment en tant que tels le caractère communautaire de l'apostolat ; qu'ils le soient aussi dans les groupements libres dans lesquels ils auront choisi de se réunir. »
« L'apostolat organisé est aussi très important parce que souvent, soit dans les communautés ecclésiales, soit dans les divers milieux de vie, l'apostolat requiert une action d'ensemble. Les organisations créées pour un apostolat collectif soutiennent leurs membres, les forment à l'apostolat, ordonnent et dirigent leur action apostolique de telle sorte qu'on puisse en espérer des résultats beaucoup plus importants que si chacun agissait isolément. »
Décret sur l'Apostolat des Laïcs n° 18 : 2,3
LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE ( LMC )
CHAPITRE 1 – La Nature et la Mission du Mouvement
« Autrefois vous n'étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu ; une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis. » ( I P. 2, 9-10 )
« Famille, deviens ce que tu es ! » ( FC n° 17 )
1. Notre Mouvement, connu sous le nom des « Laïcs Missionnaires de la Charité », est une Association internationale de laïcs mariés et célibataires :
- qui prononcent des voeux privés de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, vécus selon les conditions de vie de chacun ;
- dont la vie est marquée par la prière et un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au coeur du monde, vivant ainsi partout une vie droite et sainte, consacrant le monde entièrement à Dieu, aidés par un père spirituel qui comprend et partage l'esprit des Missionnaires de la Charité ;
- qui sont intimement liés à la famille des Missionnaires de la Charité, fondée par Mère Teresa de Calcutta, et à laquelle ils sont affiliés spirituellement ;
- qui reconnaissent pleinement le Magistère de l'Eglise, et respectent ses Ministres et leur obéissent.
2. L'esprit des Laïcs Missionnaires de la Charité est un esprit d'abandon total à la sainte volonté de Dieu, de confiance de petit enfant en sa sollicitude paternelle, d'empressement au service dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph.
3. Le but des Laïcs Missionnaires de la Charité est d'étancher la soif infinie d'amour de toutes les âmes de Jésus sur la Croix, grâce à la profession annuelle des quatre voeux privés selon les Statuts.
4. La mission spéciale des LMC est de travailler au salut et à la sanctification des membres de leurs propres familles et des plus pauvres parmi les pauvres du monde entier:
- avec leur effort constant pour transformer leurs propres familles en de véritables sanctuaires d'amour par la prière en famille, le dialogue, le partage et le service ;
- en faisant les petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire, pour la plus grande gloire de Dieu ;
- en vivant une vie de prière, de pénitence et de service, marquée par la simplicité, l'humilité, et la pratique des enseignements de l'Evangile ; en aimant et en adorant Jésus sous les espèces du Pain et du Vin ;
- avec leur présence consacrée au coeur du monde ;
- en aimant et servant Jésus caché sous le masque de détresse des plus pauvres parmi les pauvres;
- en donnant une aide matérielle selon leurs propres moyens et un réconfort spirituel à tous ceux qui sont dans le besoin ;
- en partageant, autant qu'il leur est possible, le travail et la vie des Missionnaires de la Charité ;
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances et en les offrant au Seigneur dans un abandon total, avec une confiance aimante et avec joie.
5. Le Patron des LMC est la Sainte Famille de Nazareth, modèle de vie et source d'inspiration.
6. Le signe de leur consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le coeur, ou autour du cou, et un crucifix plus grand qui leur est donné au moment de la première profession.
7. La manière de s'habiller est simple et digne : un signe de consécration au service des plus pauvres parmi les pauvres et un exemple de modestie pour tous.
CHAPITRE 2 - Les Voeux
« ...c'est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres . » ( Jn 15, 16-17).
« Les Laïcs Missionnaires en tant qu'adorateurs menant partout des vies saintes, consacrant le monde lui-même à Dieu. »
8. Après l'achèvement de deux années entières de formation, le LMC, s'il est considéré comme prêt, peut faire sa première profession annuelle des voeux de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres selon la Règle et les Statuts des LMC.
Les voeux se renouvellent annuellement à l'expiration de la profession précédente. Pour des raisons spéciales, il est possible d'anticiper le renouvellement des voeux mais pas de plus d'un mois.
Les voeux d'une personne célibataire expirent automatiquement si et quand cette personne se marie. Il / elle est autorisé (e) à renouveler ses voeux seulement si son époux / épouse désire éventuellement entrer dans le Mouvement, ou lui donne au moins le consentement nécessaire.
9. La formule utilisée pour la profession est la suivante :
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi ( P.N), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon coeur au service de Dieu afin que par la grâce de l'Esprit Saint et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui . »
Lieu.............................. Date
10. En outre, par dévotion, les LMC renouvellent leurs voeux ensemble le jour de la fête de la Sainte Famille, qu'ils célèbrent le dernier dimanche avant la fête du Christ-Roi. La formule est la suivante :
« Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi (P.N), je renouvelle mes voeux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne...etc. »
Chaque renouvellement exige un retour à la ferveur, au charisme et à l'esprit d'origine. Cela demande une relecture des Statuts réfléchie et dans la prière. C'est simplement parce que l'on ne fait pas les voeux selon la Bible, ni selon aucune sorte de règles si belles et si merveilleuses soient-elles.
Chaque Laïc Missionnaire de la Charité fait ou renouvelle ses voeux selon les Statuts et essaie d'y adhérer dans tous leurs détails autant que possible. Ce n'est pas une formule à lire et à répéter tous les ans, mais une vie à vivre chaque jour avec ses exigences et ses fardeaux. Ce n'est pas un engagement de plus parmi les nombreux autres mais c'est « L'Engagement » parce que c'est une réponse inconditionnelle à un appel divin à être « le sel de la terre et la lumière du monde ». L'acceptation de cet appel se fait dans la vérité et la liberté mais il devient obligatoire une fois accepté de remplir les exigences de l'appel. Etre membre du Mouvement ne signifie pas diviser ou séparer les couples mariés l'un de l'autre ou les sortir du coeur de la famille ou du monde; non, c'est avoir l'intention de compléter, supporter et renforcer les liens du sacrement de mariage et la vie de famille.
Les points suivants serviront à aider à clarifier ce qui concerne le renouvellement des voeux ou leur première profession:
Ceux qui veulent faire ou renouveler leurs voeux peuvent écrire une lettre formelle à leurs Directeurs Spirituels respectifs deux mois avant la date d'expiration;
La lettre doit inclure la date d'expiration et la date à laquelle lui ou elle ou le groupe va renouveler ses voeux ou les faire;
Au cas où la date fixée pour le renouvellement des voeux en groupe pose un problème à quelqu'un, il est possible d'avancer le renouvellement, mais pas de plus d'un mois. En cas de maladie grave on peut renouveler ou faire ses voeux dans son lit de malade, mais toujours avec la permission du Directeur Spirituel;
Ceux qui ne renouvellent pas leurs voeux à la date ou avant la date d'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et il en est ainsi spécialement là où il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur Spirituel ou les personnes en charge des groupes;
Là où il n'y a pas de groupes LMC ni de Directeurs Spirituels on peut essayer d'être en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche. Si cela n'est pas possible non plus, on peut en référer à Rome suffisamment à l'avance pour pouvoir recevoir la réponse avant la date d'expiration;
Pour pouvoir faire ou renouveler les voeux au moins deux tiers de présence aux réunions de groupe, de prière etc..., sont exigés;
L'absence continue ou interrompue au plus d'un tiers des réunions de groupe empêche une personne de faire ou de renouveler ses voeux;
Là où il n'y a pas de groupes, les LMC peuvent rester en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche, et si même cela n'est pas possible, ils peuvent contacter Rome.
Ceux dont les voeux ont expiré et qui aimeraient revenir dans le Mouvement doivent faire à nouveau une année entière de formation, ce qui naturellement apportera beaucoup de grâce et de force non seulement à eux mais également au Mouvement tout entier.
Implorons la Sainte Famille d'être notre source d'inspiration et notre guide continuel et de nous aider à persévérer dans notre engagement de LMC même jusqu'à la mort.
A - LA CHASTETE
11. La chasteté est une attitude de révérence profonde à l'égard de cette réalité sainte qu'est le mariage, conformément au dessein de Dieu Créateur qui fit l'homme et la femme dans ce but, et ainsi le mystère de la virginité et du célibat pour l'amour du Royaume de Dieu transcende et exalte la sexualité dans un esprit de sacrifice. La chasteté chrétienne ne signifie pas dédain pour la sexualité, mais plutôt un contrôle de soi assuré dans l'exercice de la domination de l'esprit sur la « chair ». « Le mariage et la virginité sont les deux manières d'exprimer et de vivre l'unique mystère de l'Alliance de Dieu avec son peuple.» (FC 16)
12. Il est bon de savoir que :
- l'état de célibat, qui est le choix de vivre en totale continence pour l'amour du Royaume est un don spécial de Dieu à certaines personnes. ( Mt. 19,11) ;
- il trouve son fondement ultime dans la vie, l'exemple et les enseignements de Jésus et dans la tradition de l'Eglise. « Grâce à ce témoignage, la virginité garde vivante dans l'Eglise la conscience du mystère du mariage et elle le défend contre toute atteinte à son intégrité et tout appauvrissement. » (FC 16).
« En rendant le coeur de l'homme particulièrement libre « pour qu'il brûle davantage de l'amour de Dieu et de tous les hommes », la virginité atteste que le Royaume de Dieu et sa justice sont cette perle précieuse que l'on doit préférer à toute valeur, si grande qu'elle soit, et qu'il faut même rechercher comme l'unique valeur définitive. » (FC 16) .
« Tout en ayant renoncé à la fécondité physique, la personne vierge devient féconde spirituellement, père et mère d'un grand nombre, coopérant à la réalisation de la famille suivant le dessein de Dieu ». (FC 16).
C'est un don fragile et vulnérable à cause de la faiblesse humaine :
« nous portons ce trésor dans des vases de terre ».( Saint Paul )
« De même que pour les époux la fidélité peut devenir parfois difficile et exiger sacrifice, mortification et oubli de soi, ainsi peut-il en être également pour les personnes vierges. Leur fidélité, même dans l'épreuve, doit édifier celle des époux. » ( FC 16 ).
13. Le sacrement de mariage est un don de Dieu à son peuple, à travers lequel un homme et une femme établissent une association pour toute la vie afin :
- de former une communauté de personnes unies et enracinées dans l'amour ;
- de servir la vie, c'est-à-dire, la transmission de la vie (procréation) et l'éducation des enfants ;
- de participer au développement de la société ;
- de partager la vie et la mission de l'Eglise en encourageant et faisant connaître ses enseignements.
Le mariage chrétien institué par Notre Seigneur Jésus Christ est en même temps une vocation et un commandement :
- à rester fidèle l'un à l'autre pour toujours, au-delà de toute épreuve et difficulté, en obéissance généreuse à la volonté sainte du Seigneur : « Ce que Dieu a uni ensemble, aucun homme ne peut le séparer ».
« Seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation... » ( FC 21 ).
- à « témoigner de la valeur inestimable de l'indissolubilité du mariage et de la fidélité conjugale. » « La communion conjugale se caractérise non seulement par son unité, mais encore par son indissolubilité... » ( FC 20 ).
14. Les points fondamentaux qui gouvernent la chasteté conjugale et fournissent les critères qui permettent de juger l'acte conjugal sont :
1) une disposition respectueuse à servir la vie : l'amour conjugal doit être une réponse affirmative au commandement du Créateur : « Croissez et multipliez-vous ! », un consentement à la mission de procréation inhérente à la responsabilité chrétienne. « Il y a lieu d'exclure, comme intrinsèquement mauvaise, « toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. » (FC 32 ; HV 14).
2) Une fidélité réciproque dans l'amour : l'acte conjugal doit exprimer l'amour et la fidélité conjugale. « Le don de l'Esprit est règle de vie pour les époux chrétiens et il est en même temps souffle entraînant afin que croisse chaque jour en eux une union sans cesse plus riche à tous les niveaux - des corps, des caractères, des coeurs, des intelligences et des volontés, des âmes – révélant ainsi à l'Eglise et au monde la nouvelle communion d'amour donnée par la grâce du Christ. » (FC 19).
3) L'orientation vers le Christ en accord avec la nature du sacrement : l'amour conjugal, la tolérance, le sacrifice, doivent être compris comme l'accomplissement de l'engagement sacramentel. « L'Esprit, que répand le Seigneur, leur donne un coeur nouveau et rend l'homme et la femme capables de s'aimer, comme le Christ nous a aimés. L'amour conjugal atteint cette plénitude à laquelle il est intérieurement ordonné, la charité conjugale : celle-ci est la façon propre et spécifique dont les époux participent à la charité du Christ se donnant lui-même sur la Croix, et sont appelés à la vivre ». (FC 13).
« En vertu de la sacramentalité de leur mariage, les époux sont liés l'un à l'autre de la façon la plus indissoluble. S'appartenant l'un à l'autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Eglise. » (FC 13).
4) Le pouvoir de la sainte discipline et de la modération découlant de l'amour : le consentement pur et résolu aux préceptes sacrés de Dieu à l'égard de la vie conjugale doit être atteint par la tendresse, l'effort et la renonciation. « La maîtrise de l'intinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse, pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles : elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes ; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens des responsabilités dans l'accomplissement de leurs devoirs. Les parents acquièrent ainsi la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants. » (FC 33 ; HV 21).
15. La chasteté conjugale exigent que mari et femme soient pleinement conscients :
- de leurs obligations en matière de paternité responsable :
« ...L'exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérachie des valeurs. Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s'ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l'intention créatrice de Dieu. » (HV 10).
- du fait que l'Eglise ne désapprouve pas l'usage correct de la sexualité.
« Lorsque les époux, en observant le recours à des périodes infécondes, respectent le lien indissoluble entre les aspects d'union et de procréation de la sexualité humaine, ils se comportent comme des « ministres » du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en « usufruitiers », selon le dynamisme originel de la donation « totale », sans manipulations ni altérations. » (FC 32).
- de la nécessité d'avoir une connaissance très précise en matière de fertilité, afin de profiter consciemment des périodes de fertilité comme des périodes d'infertilité. « Le choix des rythmes naturels comporte l'acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l'acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. » (FC 32).
« Des efforts plus étendus, plus décisifs et plus systématiques pour faire connaître, estimer et appliquer les méthodes naturelles de régulation de la fécondité. » (FC 35) sont très nécessaires à notre temps.
16. La chasteté conjugale exige que le couple prenne conscience :
- de la valeur et de l'importance du choix de pratiquer la continence périodique par exemple pendant les périodes saintes de l'Avent et du Carême ou durant toute autre période qu'ils décideront ensemble d'observer à court ou à long terme, aidant les autres à faire de même quand cela est possible et nécessaire. « Un témoignage précieux peut et doit être donné par les époux qui, grâce à l'effort de continence périodique, sont parvenus à une responsabilité personnelle plus mûre devant l'amour et la vie. Comme l'écrivait Paul VI : « C'est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visible aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l'amour mutuel des époux à leur coopération à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine. » (FC 35 ; HV 25).
- de la nécessité de grandir et de progresser ensemble par la prière constante et spécialement par la pratique fréquente des sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, et en plus, par le sacrifice, la mortification et l'oubli de soi qui les aident à pratiquer la chasteté intérieure du coeur;
- de leur obligation de défendre les enseignements de l'Eglise, contre l'utilisation des contraceptifs, la pratique de la stérilisation, et la destruction de la vie humaine par l'avortement procuré. (HV 14).
- de leur droit et leur devoir d'éduquer leurs enfants au sens des valeurs essentielles de la vie humaine et chrétienne. ( FC 36 et 37 ).
17. Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph, père adoptif du Fils de Dieu, Patron de l'Eglise Universelle, et de toujours les prendre comme point de référence et source d'inspiration, et de se tourner vers eux pour leur demander aide et protection dans les moments d'épreuve et de tentation.
B – LA PAUVRETE
« Le Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était,
afin de vous faire riches par sa pauvreté. » (II Cor. 8,9)
18. Les LMC en tant que Mouvement de Personnes Consacrées, choisissent la pauvreté par laquelle ils peuvent devenir riches dans le Christ. Vivant comme des laïcs dans le monde, ils ne sont pas tous capables de pratiquer le voeu de pauvreté de la même façon dans son expression matérielle. Chacun individuellement doit pouvoir décider quelle est la meilleure façon pour lui d'observer le voeu de pauvreté, celle qui plaira le plus au Seigneur ; ainsi, dans leur pauvreté volontaire ils pourront aider les pauvres à devenir riches. Toutefois, la renonciation à la richesse en coeur et en esprit, le détachement intérieur de tous les biens terrestres, est une obligation absolue pour tous.
19. Par le moyen du voeu de pauvreté, les LMC seront protégés des dangers :
- de l'exaltation de soi qui peut être une conséquence de la possession excessive des biens matériels ;
- de l'usage du superflu confondu avec les besoins ; les biens créés ne doivent pas être utilisés comme une fin en soi mais comme un moyen de connaître, d'aimer et de servir Dieu et de mieux servir son prochain ;
- de l'avarice, qui ne connaît pas de modération dans l'acquisition de la richesse et porte en elle l'inquiétude et la préoccupation de s'assurer un futur dans ce monde plutôt que l'amitié de Dieu ;
- de la prodigalité, comprise comme une utilisation excessive et sans limites des biens matériels, ce qui offense la tempérance.
20. Les LMC sont constamment rappelés à la nécessité :
- d'une dépendance filiale vis à vis de Dieu pour tout ; ( Lc 12, 22-32 ).
- de la renonciation aux biens terrestres comme condition pour entrer dans le Royaume de Dieu ; ( Mc 10, 23-27). Tout chrétien, qu'il soit riche ou pauvre, dans son propre environnement et au coeur du monde, doit toujours accomplir le service de Dieu, avec un esprit évangélique, une renonciation intérieure et un usage approprié des dons de Son amour ;
- du partage fraternel comme condition pour entrer dans le Royaume des Cieux (Mt 25, 31-46). Chacun doit considérer les biens terrestres comme un moyen pour aimer le Christ dans son prochain qui est dans le besoin.
« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait . » ( Mt 25, 40 ).
C - L'OBEISSANCE
« En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi. » (Rm 5, 19)
21. L'obéissance est la soumission de tout coeur et libre de notre volonté au plan de Dieu à travers une série d'intermédiaires: les personnes, les évènements, les institutions, les autorités humaines, les régles écrites, les coutumes et les pratiques. Obéir, c'est dire « oui » à l'ordre sacré de l'existence établi par Dieu dans ce monde.
22. L'obéissance des LMC est fondée sur l'obéissance de Jésus qui, bien qu'il était Fils de Dieu, se soumit à des parents humains ( Lc 2, 51), obéit à toutes les autorités légales, comme il voyait en elles le dessein de la volonté de son Père. Pour la même raison il obéit à Pilate même quand il savait que Pilate avait tort.
Jésus apprit l'obéissance à travers la souffrance (He 5, 8), obéissant même jusqu'à la mort ( Ph 2, 8) pour devenir la source du salut pour tous ceux qui lui obéissent (He 8, 9). Jésus Christ devint ainsi l'inspiration suprême et l'exemple de la véritable obéissance filiale (Mt 26, 39ff.) , lui qui répara les dommages causés par la désobéissance d'Adam (Rm 5, 19).
23. Les LMC obéissent non seulement parce que Jésus a obéi, mais ils s'efforcent d'obéir comme Jésus, agissant ainsi avec tous les supérieurs légitimes.
Par conséquent, l'obéissance doit être :
- surnaturelle dans sa motivation, ce qui signifie voir Dieu/Jésus dans les personnes auxquelles on obéit. Le motif fondamental qui constitue l'engagement sacré de l'obéissance est l'amour de faire la volonté de Dieu. C'est dans ce but que les LMC doivent suivre le Christ obéissant ;
- universelle dans son étendue, dans le sens que les LMC veulent se soumettre à tous les ordres de leurs supérieurs légitimes ;
- parfaite dans l' exécution, toujours prompte, sans réserve, et joyeuse parce que les LMC veulent suivre l'exemple de Jésus le Maître, coopérant à son oeuvre de salut et continuant de travailler à réparer le tort causé par la désobéissance des gens dans le monde.
24. Il y a des supérieurs légitimes dans l'ordre naturel et dans l'ordre surnaturel.
a) Les supérieurs légitimes dans l'ordre naturel sont :
- dans la société domestique, c'est à dire, la famille, la tête qui est le père ;
- dans la société civile, quiconque est placé dans le rôle d'autorité en accord avec les différentes formes de gouvernement ;
- dans le monde du travail, où nous trouvons des employeurs et des employés, dont les droits et les devoirs respectifs sont déterminés par des contrats particuliers.
b) Dans l'ordre surnaturel ils sont :
- le Saint Père, qui détient l'autorité suprême sur toute l'Eglise ;
- les Evêques, qui ont juridiction sur leurs diocèses respectifs ;
- les curés et les vicaires, qui sous l'autorité de leurs évêques respectifs, administrent les paroisses qui sont confiées à leur soin;
- les personnes responsables à l'intérieur du Mouvement des LMC avec leurs Directeurs spirituels au niveau local, national et international. Toutefois, quiconque entre dans le Mouvement s'engage à observer la Règle et les Statuts et à obéir aux Supérieurs.
25. Ceux qui dans le Mouvement sont appelés à exercer l'autorité en servant leurs frères et soeurs, mettent à exécution le dessein d'amour du Père et exercent leur autorité uniquement en tant que représentants de Dieu, pour rendre une plus grande gloire à Dieu et pour promouvoir le bien général du Mouvement et de ses membres. En acceptant les directives de ceux qui détiennent l'autorité, les membres suivent l'exemple de notre Maître et coopèrent à l'oeuvre du salut.
26. Il est évident qu'il n'est ni obligatoire ni même permis d'obéir à un supérieur qui donnerait un ordre manifestement opposé aux lois divines ou ecclésiastiques : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». (Ac 5, 29).
27. On doit obéir à sa propre conscience qui est au plus intime de notre coeur et de notre sanctuaire.
« .. Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et d'accomplir le bien et d'éviter le mal, au moment opportun résonne dans l'intimité de son coeur : « Fais ceci, évite cela. » Car c'est une loi inscrite par Dieu au coeur de l'homme ; sa dignité est de lui obéir, et c'est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre... » (GS 16).
D- LE SERVICE DE TOUT COEUR ET GRATUIT DES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES
« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie,... nous vous l'annonçons » (1 Jn 1, 1-4)
« Et le Roi leur répondra : Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » ( Mt 25, 35-40)
28. Le quatrième voeu des LMC contient et exprime :
- leur charisme particulier ;
- leur affiliation et interdépendance avec la famille des Missionnaires de la Charité ;
- le genre d'apostolat dans lequel ils sont tenus de s'engager ;
- le type de personnes qu'ils sont appelés à servir et la façon de les servir.
29. Ce voeu distingue le Mouvement des LMC des divers autres mouvements et associations, confirmant et éclairant leur vocation distincte dans l'Église. Si dans les trois premiers voeux se manifeste la tâche des LMC d'observer le premier grand commandement d'aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de tout son esprit, par le quatrième voeu ils sont aidés à pratiquer le commandement d'importance égale d'aimer son prochain comme soi-même, et spécialement les plus pauvres parmi les pauvres. (Mt 22,34-40 ; 25,31-46).
En faisant ce voeu, les LMC entreprennent d'offrir un service de tout coeur et gratuit aux membres de leurs propres familles et à tous les plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts.
a) Service veut dire :
- vivre généreusement dans le monde sans être du monde, sa propre vie consacrée par la prière et la fidélité, avec un sens profond des responsabilités, et accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres. « Tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester de telle manière, par l'exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l'homme nouveau qu'ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation, que les autres, considérant leurs bonnes oeuvres, glorifient le Père. » (Mt 5,16 ; AG 11).
- être toujours prêt à offrir un service pauvre, humble, simple et plein d'amour au mieux de ses capacités pour tous les besoins des plus pauvres parmi les pauvres, non seulement avec la simple intention de les aider, mais également par amour pour Dieu ;
- partager de personne à personne, par leur présence et leur dialogue, le trop plein d'amour de Dieu dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. « Tout comme le Christ lui-même a scruté le coeur des hommes et les a amenés par un dialogue vraiment humain à la lumière divine; de même ses disciples, profondément pénétrés de l'Esprit du Christ, doivent connaître les hommes au milieu desquels ils vivent, engager conversation avec eux, afin qu'eux aussi apprennent dans un dialogue sincère et patient, quelles richesses Dieu, dans sa munificence, a dispensées aux nations. » (AG 11).
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10,8), sans demander en échange de l'argent ou des biens, et sans attendre ni gratitude ni estime. (Lc 17,10).
c) De tout coeur veut dire :
- donner tout ce que nous pouvons sans tenir compte du coût, donner même quand cela fait mal (Jn 13 ; 15,13); donner aux pauvres non seulement nos mains pour les servir, nos lèvres pour leur parler, nos yeux pour les voir, mais également nos coeurs pour les aimer, avec bonté, humilité et joie. « ...l'Eglise est par ses fils en liaison avec les hommes de quelque condition qu'ils soient ; elle l'est surtout avec les pauvres et ceux qui souffrent et de tout son coeur elle se sacrifie pour eux. Elle participe à leurs joies et à leurs souffrances, elle connaît les aspirations et les problèmes de leur vie, elle souffre avec eux dans les angoisses de la mort. » (AG 12).
31. Ce voeu nous permet d'aimer et de servir Jésus sous le masque de détresse du plus pauvre parmi les pauvres à travers :
a) les sept oeuvres spirituelles de miséricorde qui sont :
1. appeler les pécheurs au repentir
2. instruire les ignorants
3. conseiller ceux qui doutent
4. réconforter ceux qui sont dans la peine
5. supporter patiemment les injustices
6. pardonner les torts
7. prier pour les vivants et les morts
b) les sept oeuvres corporelles de miséricorde, qui sont :
1. nourrir ceux qui ont faim : pas seulement avec une nourriture périssable, mais aussi avec la Parole de Dieu, la prière et les sacrements ;
2. donner à boire à ceux qui ont soif : pas seulement de l'eau, mais aussi la connaissance, la vérité, la justice, la paix, l'amour et la joie ;
3. habiller ceux qui sont nus : pas seulement d'un vêtement mais aussi de dignité humaine ;
4. donner un abri aux sans-logis : non seulement en leur donnant une maison faite de briques mais aussi un coeur qui comprenne, qui protège et qui aime ;
5. visiter les infirmes, les handicapés et les aveugles : pas seulement ceux qui sont infirmes, malades, estropiés ou aveugles dans leurs corps, mais aussi ceux qui le sont dans leur raison et dans leur esprit;
6. visiter les prisonniers : non seulement ceux qui sont emprisonnés derrière des barreaux, mais aussi emprisonnés dans leurs passions, leur égoisme, leur péché, leur indifférence et leur ignorance ;
7. enterrer les morts : non seulement les corps, mais aussi les mauvaises habitudes, les péchés et l'égoïsme.
32. Parmi les plus pauvres parmi les pauvres il est nécessaire d'inclure aussi :
- les membres de sa propre famille, les personnes avec qui l'on vit, travaille et prie ;
- chaque LMC, chaque frère et soeur des Missionnaires de la Charité ;
- ceux qui continuent à vivre dans le péché, qui entraînent les autres au péché, à l'erreur et à la confusion ;
- ceux qui vivent dans la solitude, les personnes âgées, les abandonnés, ceux dont personne ne veut, ceux que personne n'aime, ceux qui sont enfermés chez eux, ceux qui vivent dans le désespoir et à l'ombre de la mort ;
- ceux qui sont privés de leurs droits naturels, les gitans, les réfugiés, ceux qui sont considérés comme inférieurs ou qui sont maltraités à cause de la couleur de leur peau, de leur culture, de leur statut, de leur religion, ou de leur nationalité ;
- les fidèles défunts.
33. Toutefois ce voeu n'empêche personne de travailler pour gagner sa vie et de recevoir un salaire pour subvenir aux besoins de sa propre famille, mais sans convoiter l'argent qui est la racine de tout mal (1 Tm 6,10) et qui n'a pas sa place parmi les LMC qui font l'effort de suivre le Christ, qui est né pauvre, a vécu plus pauvre, et est mort le plus pauvre.
34. Réveiller et satisfaire la faim de Dieu est le coeur de la vocation des LMC. Ils ne manifestent pas toutefois à l'égard des pauvres une attitude présomptueuse, mais ils vont vers eux comme témoins de Jésus Christ pour communiquer l'influence de la prière silencieuse et de l'expérience personnelle de l'amour de Dieu.
CHAPITRE 3 – La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
« Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. » (Mt 18, 20)
« La famille qui prie ensemble, reste ensemble ».
35. La prière est une partie essentielle de la vie de famille. « La prière ne représente pas du tout une évasion des tâches quotidiennes, mais elle constitue l'impulsion qui porte plus fortement la famille chrétienne à assumer ses responsabilités de cellule première et fondamentale de la société humaine et à s'en acquitter pleinement. » (FC 62).
Rien dans l'Evangile ne révèle mieux la nécessité de prier que la place que la prière a tenue dans la vie de Jésus. Il priait souvent sur la montagne (Mt 14, 23), seul, à l'écart (Lc 9, 18), même quand « tout le monde le cherchait » (Mc 1, 35ff.) ; sa prière est le secret qui attire ses amis les plus proches et dans lequel il les fait entrer de plus en plus (Lc 9, 18). Demeurant fidèles au commandement du Christ de : « veillez et priez », les Apôtres et l'Eglise primitive « d'un même coeur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères ». (Ac 1, 14). C'est à travers la prière que les LMC maintiennent leur union intime avec le Christ et l'Eglise et deviennent d'authentiques Missionnaires de la Charité dans leurs propres familles, à l'égard des membres du Mouvement et des plus pauvres parmi les pauvres.
« La fécondité de la famille chrétienne...découle aussi de son union vitale avec le Christ, alimentée par la liturgie, par l'offrande de soi-même et par la prière. » FC 62).
36. Les exercices spirituels recommandés au Mouvement pour la sanctification et le travail apostolique de ses membres sont :
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion quotidienne.
Dans le sacrifice de la Messe nous renouvelons chaque jour le sacrifice de notre vie et nous nous nous trouvons nous-mêmes unis à l'offrande :
- des sacrifices offerts à Dieu par toutes les personnes de toutes les religions ;
- du sacrifice suprême de la vie de tous les mourants ;
- de la douleur et de la souffrance de tous ceux qui vivent sur la terre, spécialement des plus pauvres parmi les pauvres et de tous les fidèles défunts ;
- de la lutte et de l'effort de toute l'humanité pécheresse afin qu'elle puisse être purifiée et rachetée dans le « Sang de l'Agneau ».
De même que l'Immaculée Vierge Marie accueillit le Verbe Eternel dans son coeur et dans son sein avec une immense confiance et une profonde humilité à l'Annonciation, nous aussi nous devons accueillir Jésus dans la Sainte Communion.
2) L'Adoration du Saint Sacrement :
« Jésus nous attend dans ce Sacrement de l'amour. Donnons-lui généreusement notre temps en venant le rencontrer dans l'adoration et la contemplation pleine de foi, et soyons prêts à faire réparation pour les grandes fautes et crimes du monde. Puisse notre adoration ne jamais cesser ». (La Sainte Eucharistie – Lettre du Pape Jean Paul II du 2 février 1980, n° 3 et 6).
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui visite le Saint Sacrement et qui l'adore pendant au-moins une demi- heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences, n° 1 – 29 juin 1968).En tant qu'âmes consacrées, les LMC sont appelés à devenir des adorateurs du Père en Esprit et en Vérité.
Tandis que tous sont encouragés à participer à l'adoration quotidienne du Saint Sacrement, l'adoration qui est une partie de la réunion de groupe doit être considérée comme un devoir.
En outre, une adoration mensuelle nocturne est recommandée, de même que d'autres jours choisis de prière plus intense pour des occasions spéciales.
3) La Liturgie des Heures :
« On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l'office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu'ils sont réunis entre eux, voire individuellement ». (SC 100).
« Il est souhaitable que la famille, le sanctuaire domestique de l'Eglise, non seulement prie Dieu ensemble mais célèbre également certaines parties de la Liturgie des Heures quand l'occasion s'en présente afin de pénétrer plus profondément dans la vie de l'Eglise ». (Instruction Générale sur la Liturgie des Heures, n° 27, Pape Paul VI, 1er novembre 1970).
« La récitation des Heures est également recommandée aux fidèles qui n'ont pas la possibilité de participer à des célébrations en commun ». (Ibid 40).
En plus de la récitation de la Liturgie des Heures à leur réunion hebdomadaire, les LMC en célèbreront une partie en tant que communauté chaque fois que l'occasion se présentera.
« Les groupes de laïcs, partout où ils se réunissent, sont également invités à accomplir l'office de l'Eglise en célébrant une partie de la Liturgie des Heures, quel que soit le motif de leur réunion, prière, apostolat ou autre. Il faut, en effet, qu'ils apprennent avant tout à adorer Dieu le Père en Esprit et en Vérité dans l'action liturgique, et qu'ils se rappellent que, par le culte public et la prière, ils peuvent atteindre tous les hommes et contribuer grandement au salut du monde entier ». (Ibid 27).
4) La lecture méditative de la Parole de Dieu :
« Une indulgence plénière est accordée à un fidèle s'il passe au moins une demi-heure à lire les Ecritures Saintes avec la révérence due à la Parole Divine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences, (n° 16)
5) La prière avant et après les repas (FC 61)
6) L'Angélus :
Les LMC prient l'Angélus trois fois par jour : le matin, à midi et le soir, contemplant « le mystère de l'Incarnation du Verbe, de la salutation à la Vierge et du recours à sa miséricordieuse intercession ...Et malgré les conditions nouvelles des temps, ces moments caractéristiques de la journée – matin, midi et soir – qui délimitent les périodes d'activité et constituent une invite à s'arrêter pour prier, demeurent inchangés pour la majeure partie des hommes ». (Paul VI – Marialis Cultus 41).
7) Le Rosaire
« Le Chapelet de la Vierge Marie doit être considéré comme une des plus excellentes et des plus efficaces « prières en commun » que la famille chrétienne est invitée à réciter. Nous aimons penser, en effet, et nous espérons vivement, que si la rencontre familiale devient un temps de prière, le Rosaire en est une expression fréquente et appréciée ». (Marialis Cultus 52, 54 ; Fc 61,3)
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui récite au moins cinq dizaines du Rosaire en méditant leurs mystères respectifs dans une église, un oratoire public, en famille ou dans une communauté religieuse ou dans une Association Pieuse. Les cinq dizaines sont récitées à la suite, et si elles sont dites en public le mystère correspondant est annoncé avant chaque dizaine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
8) Le Chemin de Croix
Afin d'entrer plus profondément dans le mystère pascal du Christ et de nous identifier avec « l'homme des douleurs » il est recommandé de faire un Chemin de Croix au moins une fois par semaine. « Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui médite avec dévotion la Passion et la mort du Seigneur, en se déplaçant d'une station à une autre. Les stations doivent être correctement érigées. Ceux qui sont empêchés de faire les stations peuvent gagner la même indulgence plénière par une lecture et une méditation pieuse de la Passion et de la mort du Seigneur durant au-moins une demi-heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
9) L'examen de conscience :
L'examen de conscience particulier (à midi) et l'examen de conscience général (le soir) sont d'une grande aide pour la croissance et la maturité spirituelle.
« Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée
éprouve-moi, tu connaîtras mon coeur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d'éternité. »
(Psaume 139 , 23-24).
37. Le Sacrement de Réconciliation :
« Pour avancer avec une ardeur croissante dans le chemin de la vertu, nous tenons à recommander vivement ce pieux usage introduit par l'Eglise sous l'impulsion du Saint- Esprit, de la confession fréquente, qui augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, se prête à la direction spirituelle, et, par l'effet propre du sacrement, augmente la grâce ». (Pie XII Mistici Corporis).
38. Journée de prière mensuelle :
Chaque premier samedi du mois ou un autre jour pendant le mois si le premier samedi ne convient pas à tout le groupe, nous nous retirerons pour notre journée commune mensuelle de prière. Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence.
39. Célébration de la Fête Patronale
Les LMC célèbreront la fête de la Sainte Famille, leur Patron, chaque année en Novembre, le dimanche précédant la fête du Christ-Roi. Elle sera précédée d'une préparation spirituelle de neuf jours pendant laquelle chaque famille ou chaque personne seule préparera chez elle un petit autel pour la Sainte Famille avec des bougies, des fleurs, etc.
A une heure de la journée qui lui conviendra, la famille se réunira autour de l'autel pour prier ensemble une partie de la Liturgie des Heures, le Chapelet et la Neuvaine spéciale dédiée à la Sainte Famille afin d'obtenir grâce et bénédiction pour la famille, pour le Mouvement et pour les plus pauvres parmi les pauvres...La Vigile de la fête sera passée ensemble dans une prière intense, en participant au Saint Sacrifice de la Messe, à l'Adoration Eucharistique, à la Liturgie des Heures avec réflexion et méditation.
« La prière est l'instrument le plus inoffensif que nous puissions utiliser mais c'est une arme extrêmement puissante. La prière est la clef capable de résoudre même des situations de haine la plus endurcie. La prière naît dans le coeur et elle a ses racines dans un esprit qui croit en la possibilité de la réconciliation et de la paix. » (Jean Paul II – Angélus du 14 septembre 1986)
39. Lecture continue des statuts
« Je suis crucifié avec le Christ. » (Ga 2, 19)
« Que la Croix soit pour vous, comme pour le Christ, preuve du plus grand amour ».
(Paul VI – Evangelica Testificatio 29)
40. Les LMC doivent prendre conscience que dans chaque circonstance de leur vie, et surtout dans la souffrance, ils doivent être inspirés par leur Modèle Divin, Jésus, notre Roi, couronné d'épines et crucifié. L'humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion lorsqu'il est bien compris. La Messe et la Communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Dans l'apostolat, la monnaie pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour. Supprimez la croix de nos vies et tout s'évanouit. La Croix est la structure. Puisqu'elle porta notre Sauveur, elle mène au salut et il doit en être ainsi pour nous dans tous nos travaux.
L'Eglise nous invite, en réponse à l'incommensurable amour du Christ :
- à compléter dans notre chair ce qui manque à la souffrance du Christ, au nom de son Corps, l'Eglise ;
- à exprimer notre union aux souffrances des pauvres et à les partager, pour leur salut et leur sanctification ;
- à offrir des sacrifices en réparation pour nos propres péchés et pour les péchés des autres, afin d'être continuellement convertis à Dieu et à une plus grande sainteté.
41. Notre pénitence doit être caractérisée par le renoncement et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, puisqu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection. Tous ne sont pas capables de pratiquer la pénitence et la mortification de la même manière : chaque couple ou individu doit être capable de décider, avec l'aide de leur Directeur Spirituel, du genre et de la mesure de la pénitence qui sera la plus agréable au Seigneur. Certaines formes de pénitence cependant peuvent être pratiquées par tous.
Les principales sont :
1) - l'effort de tout coeur de vivre simplement et généreusement la vie consacrée, persévérant dans sa propre vocation jusqu'à la mort ;
2) - la soumission, l'acceptation joyeuse et volontaire des croix qui pourraient provenir des humiliations, des douleurs, de la maladie, de la vieillesse, de la solitude, de l'isolement, des intempéries et des autres épreuves de la vie ;
3) - l'accomplissement fidèle de nos devoirs dans un esprit de pénitence et de réparation, car ils sont l'expression manifeste de la volonté de Dieu. L'accomplissement de nos devoirs de la manière la plus parfaite possible est d'offrir à Dieu le sacrifice le plus parfait que nous puissions Lui présenter et est un holocauste perpétuel dans la mesure où nous sommes appelés à l' offrir constamment ;
4) - vivre continuellement en présence de Dieu et quoique nous fassions, le faire comme un acte d'amour et d'adoration de Dieu ;
5) - observer joyeusement et fidèlement les pénitences que l'Eglise impose, telles que le jeûne et l'abstinence. Chacun peut choisir aussi d'autres formes de pénitence mais toujours sous la stricte conduite de son propre directeur spirituel ;
6) - la mortification des sens intérieurs et extérieurs ;
7) - la juste mesure dans l'utilisation des biens matériels, tels que nourriture, vêtement et autres nécessités de la vie ;
8) - intensifier l'esprit de prière et de pénitence pendant la période de l'Avent et particulièrement pendant le Carême.
« Le mérite de la Croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la manière dont nous la portons ». (St. François de Sales).
CHAPITRE 5 – Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
«...et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher » (Mc 3,14)
« Le Seigneur désire étendre son règne également par les fidèles laïcs. » (FC 63)
42 . Les LMC sont appelés à donner un service de tout coeur et gratuit :
a ) Aux membres de leurs propres familles : précisément parce que les Laïcs Missionnaires de la Charité vivent au sein de leurs propres familles, le premier terrain immédiat de mission doit être la Famille, avec l'intention de la transformer en un « véritable sanctuaire d'amour ».
1) - Avec une attention aimante et un respect mutuel les uns pour les autres, fruit d'un amour sincère : « Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non pas du mal.(Rm 12, 9-14)
2) - En faisant les choses ordinaires de la vie avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu, et tout en Jésus, avec Jésus, et pour Jésus.
« Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »(Col 3 , 17)
3) - En étant constants dans la prière ensemble, « mari et femme ensemble, parents et enfants ensemble. La communion dans la prière est à la fois un fruit et une exigence de cette communion qui est donnée par les sacrements de baptême et de mariage..« Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » (Mt 18,20) (F59)
4) - En éduquant les enfants spécialement à la prière à travers un exemple concret et un témoignage vivant. « Sur la base de leur dignité et de leur mission, les parents chrétiens ont le devoir spécifique d'éduquer leurs enfants à la prière...L'exemple concret, autrement dit le témoignage vivant des parents, est un élément fondamental et irremplaçable de l'éducation à la prière. » (FC 60).
...les parents « engendrent non seulement à la vie selon la chair mais aussi à celle qui, à travers la renaissance dans l'Esprit, jaillit de la croix et de la résurrection du Christ. » (FC 39).
« Mamans, apprenez-vous à vos petits les prières du chrétien ? Les préparez-vous, en collaboration avec les prêtres, aux sacrement du premier âge : la confession, la communion, la confirmation ? Les habituez-vous s'ils sont malades, à penser aux souffrances du Christ, à invoquer l'aide de la Sainte Vierge et des saints ? Récitez-vous avec eux le Rosaire en famille?
Et vous, les pères, savez-vous prier avec vos enfants, avec toute la communauté familiale , au moins quelquefois? Votre exemple, accompagné de la droiture de votre pensée et de vos actes, appuyé par quelques prières communes, vaut bien un leçon de vie. C'est un acte de culte particulièrement méritoire. Vous apportez ainsi la paix entre les murs de votre foyer. » (Paul VI Discours d'Audience, Août 1976; FC 60)
b ) aux membres de leur propre Mouvement
1) - en vivant pleinement et sincèrement leur vie consacrée comme LMC ;
2) - en faisant tous les efforts pour être présents à toutes les réunions du Mouvement quelles qu'elles soient
3) - en étant disposés à écouter tous les participants avec patience, amour et respect dans les réunions et les discussions ;
4) - en priant tous les jours les uns pour les autres et pour toute la famille des Missionnaires de la Charité ;
5) - en encourageant et promouvant les vocations dans le Mouvement par le témoignage de leur propre vie, l'exemple concret, et la prière et la pénitence constantes et assidues ;
6) - en contribuant matériellement, selon leurs propres moyens, aux besoins du Mouvement. Cependant les LMC ne doivent pas être préoccupés par des projets pour rassembler de l'argent pour le Mouvement. « Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. » (Mt 6, 33).
7) - Le Mouvement des LMC est ouvert à tous sans distinction de classe ou de statut, de nationalité ou de couleur, pourvu qu'ils soient disposés à remplir les conditions exigées. Tous ont des droits et des devoirs égaux en vertu des voeux qu'ils font. Tous doivent repect et obéissance, aide et collaboration aux personnes responsables dans le Mouvement.
8) - Les membres malades et souffrants du Mouvement accepteront joyeusement leurs propres douleurs en les offrant au Seigneur dans un abandon complet, avec une confiance aimante et sérénité.
9) - Le Mouvement n'est pas composé de personnes qui sont déjà saintes, mais de personnes qui veulent devenir saintes. Par conséquent, les LMC seront extrêmement patients avec les fautes et les échecs des autres, et éviteront de parler les uns contre les autres ou de se plaindre les uns des autres entre eux ou avec d'autres. Ils se garderont également contre la tentation de critiquer et de porter des jugements irréfléchis sur les motifs des autres. (cf. Mt 7,1ff.).
c ) à la Famille des Missionnaires de la Charité :
1) - En apprenant à connaître la vie et l'esprit des Missionnaires de la Charité Contemplatifs de Rome (via S. Agapito n°8) où, avec la grâce de Dieu, le Mouvement des LMC a commencé, fondé par Père Sebastian Vazhakala M.C., le 16 Avril 1984. La Maison Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison Mère des LMC. Leur Supérieur Général demeurera le Directeur Spirituel du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile, et sera assisté par un Responsable Général Laïc avec quatre conseillers.
2) - En participant de tout coeur, autant que possible, aux diverses prières liturgiques, qui sont : la Sainte Messe, l'Adoration Eucharistique, la Liturgie des Heures, le Rosaire, les vigiles nocturnes, etc...
3) - En travaillant avec les frères et les soeurs dans leur apostolat parmi les pauvres, avec les pauvres, et pour les pauvres.
4) - En aidant à encourager et à promouvoir les vocations par les paroles, la prière, la pénitence et une vie exemplaire.
5) - En sachant comment voir Jésus dans le pauvre, le mal-aimé, le prochain dans le besoin et de le faire de telle manière que les autres puissent comprendre dans ces actions les mots de Jésus « c'est à moi que vous l'avez fait ».
6) - En encourageant les personnes à prendre contact avec les centres de prière, les invitant à participer à la célébration de l'Eucharistie, à recevoir le sacrement de la Réconciliation, etc...Les personnes doivent être approchées avec une humilité profonde et un esprit de vraie charité, en ne prétendant pas être plus saints, meilleurs, ou plus parfaits qu'elles. La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'amour de Dieu, la paix et la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie.
d ) aux plus pauvres parmi les pauvres :
1) - En faisant un effort de tout coeur pour connaître l'existence des pauvres dans les personnes les plus proches de nous et comprendre leurs besoins et leurs problèmes ;
2) - En donnant une aide immédiate et concrète selon leurs propres moyens et capacité, et en dirigeant les pauvres vers les personnes appropriées, les centres , et les institutions qui sont mieux préparés et organisés ;
3) - Lors des visites et des rencontres les LMC doivent essayer :
- d'écouter les autres avec compréhension et sollicitude ;
- de prier avec les personnes quand cela est possible, ou pour elles quand cela ne l'est pas;
- d'encourager la prière personnelle et familiale, la lecture de la Parole de Dieu, la Liturgie des Heures, le Chapelet,...
- de consacrer leur propre famille au Sacré Coeur de Jésus, encourageant les autres à faire de même ;
- de promouvoir la dévotion filiale envers Marie, la Mère Immaculée de Dieu, et une véritable dévotion aux Anges et aux Saints ;
- d'aider les non baptisés à recevoir le baptême; à rectifier, sanctifier et renouveler leur mariage; à s'approcher des sacrements afin d'en recevoir les fruits, spécialement la Pénitence et la Sainte Eucharistie.
4) Dans leur apostolat les LMC utiliseront des signes de foi simples et humbles, tels que de simples prières, des invocations, le signe de la Croix, le Chapelet, des médailles, de l'eau bénite, etc..., qui peuvent être insignifiants pour les puissances de ce monde, mais qui sont chargés du pouvoir de Dieu.
5) Les LMC doivent cependant :
- ne pas imposer la foi ou forcer à croire, mais être très humbles et courtois dans leur manière d'être avec leur prochain ;
- ne pas s'engager dans des controverses, des querelles, ou des discussions inutiles ;
- ne pas être anxieux de voir les fruits de leur propre travail, mais faire tout ce qu'ils peuvent, faisant seulement confiance à la volonté de Dieu ;
- ne pas accepter ni engager des travaux qui ne sont pas en harmonie avec la nature et l'objectif du Mouvement. Ils peuvent, cependant, avoir un centre d'hospitalité pour ceux qui sont seuls et sans domicile, s'ils le considèrent nécessaire et s'ils peuvent en assurer le fonctionnement et l'efficacité, avec l'aide de Dieu et la collaboration d'autres personnes. Avant de décider, il est indispensable de prier, de réfléchir, et de discuter afin de discerner ensemble quelle est la volonté de Dieu.
« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10,42).
EPILOGUE
« C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur. Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen » (Ep 3, 14-21)
LE LIEN LMC
1. Eligibilité
A. Pour être choisie comme Lien , la personne doit être un LMC estimé qui a fait profession depuis au moins une année complète (et de préférence depuis trois années complètes) et a donné l'exemple au groupe d'une assistance ponctuelle et régulière aux réunions, et a démontré son habitude charitable soit dans des « oeuvres apostoliques » soit dans des comportements personnels avec les autres.
B. Le Lien peut être choisi directement par le Directeur Spirituel local ou proposé par les membres du groupe local. Dans ce dernier cas, la proposition doit être approuvée par le Directeur Spirituel qui procède à la nomination. La nomination officielle doit être écrite et une copie de la nomination doit être envoyée au Lien National et au Directeur Spirituel National.
C. Si besoin est, l'information ci-dessus sera envoyée à Rome au bureau du Directeur Spirituel International.
2. Les devoirs du Lien
A. Le Lien, qu'il ou qu'elle le soit à l'échelon local, régional ou national, doit vivre la vie d'un LMC profès d'une façon exemplaire, selon son état de vie.
B. Le Lien doit rester en contact avec le Directeur Spirituel local, les LMC du groupe et où cela est nécessaire, avec d' autres groupes.
C. Le Lien doit conserver des archives exactes des membres et de leurs statuts: c-a-d: leurs noms, la date du début de leur formation, la date de leur première profession de voeux, la date du renouvellement de leurs voeux, et si un LMC quitte le Mouvement, la date de son départ. CETTE INFORMATION DOIT ETRE COMMUNIQUEE AU DIRECTEUR SPIRITUEL NATIONAL.
D. Le Lien doit veiller à ce que les membres vivent la vie du LMC et, toujours avec charité, les encourager en privé s'ils semblent négligents, en se rappelant l'admonition du Christ d'enlever la poutre de son oeil avant d'essayer d'enlever la paille de l'oeil de l'autre.
E. Le Lien doit manifester des qualités de leader et de serviteur du groupe en ce qui concerne l'apostolat, la régularité des instructions et organiser une retraite annuelle pour le groupe. ( pour ces trois catégories, on peut s'unir à d'aures groupes sur une base régionale là où les groupes locaux sont très petits). Souvenez-vous: le Lien est un SERVITEUR, PAS UN SUPERIEUR.
Durée du Service
A. Le Lien est nommé pour une durée de trois ans, commençant habituellement le 1er juillet et finissant le 30 juillet trois ans plus tard.
B. Le Lien peut être nommé à nouveau pour une seconde période, mais pas pour une troisième période consécutive. Cependant, après un intervalle de trois ans, un bon Lien peut être nommé à nouveau..
C. Si une place de Lien devient vacante pour une raison quelconque pendant son mandat, un remplaçant est nommé pour terminer la période et peut être nommé à nouveau pour sa propre période une fois le remplacement effectué. Après cela, les règles A. et B. (ci-dessus) seront appliquées.
D. S'il devient évident que le Lien, pour une raison quelconque, ne remplit pas les exigences du poste (voir No.2, ci-dessus), le Directeur Spirituel peut le démettre et nommer un remplaçant.
Le Rite de Profession et de Renouvellement des voeux des LMC
Après l'Evangile le célébrant interroge ceux qui font leur Profession.
Célébrant : Mes chers frères et soeurs, que demandez-vous à Dieu et à son Eglise?
Ceux qui font leur Profession : Nous demandons l'amour de Dieu et la grâce de Le servir dans nos familles et dans le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Tous : Nous rendons grâce à Dieu.
Cél . (après l'homélie) : Mes chers frères et soeurs,
Vous êtes déjà consacrés à Dieu par l'eau et le Saint Esprit. Vous voulez maintenant vous consacrer encore davantage et rechercher l'humilité profonde, la charité parfaite et l'obéissance, comme celle du Christ, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Vous promettez devant Dieu de mener des vies chrétiennes bonnes et exemplaires, rendant un service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres en commençant par les membres de votre propre famille, dans un abandon total à la sainte volonté de Dieu, avec une confiance de petit enfant en son attention paternelle, et avec empressement au service dans une humilité et une joie profonde à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph. Je vous demande donc, en présence de Dieu et de l'Eglise, êtes-vous résolus, comme signe de votre consécration intérieure à Jésus Christ, à devenir humbles et saints par les voeux que vous faites selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité?
Chaque personne qui fait sa Profession : Oui, je le suis.
Cél. : Que le Seigneur vous aide à persévérer dans cet engagement.
Ceux qui font leur Profession : Amen.
Cel.: Prions (Tous prient un instant en silence). Seigneur, regarde tes serviteurs qui désirent te consacrer leurs vies aujourd'hui en présence de l'Eglise en professant leurs voeux. Dans ton amour, accorde-leur que leur façon de vivre rende gloire à ton nom et serve ton plan éternel de salut.
Tous : Amen.
PROFESSION
La formule doit être écrite à la main par chaque personne qui fait les voeux; elle peut être lue ensemble, mais la partie : « Moi, (Prénom, Nom), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité » doit être lue par chaque personne individuellement. Cette règle s'applique aussi pour le renouvellement des voeux.
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi, (Prénom, nom), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon coeur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint-Esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain et d'une manière particulière des membres de ma propre famille; pour rendre ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui. »
Lieu et date (ex : Chapelle de la Sainte Famille – Rome, le 21 août mille neuf cent quatre vingt dix neuf).
Le Célébrant bénit les grands crucifix et les donne à chaque nouveau profès en disant :
« Mon enfant, (frère, soeur), reçois le symbole de ton Sauveur crucifié, suis ses pas à la recherche des âmes, porte-Le et porte sa Lumière dans les maisons des pauvres, spécialement aux membres de ta propre famille, et aux âmes qui en ont le plus besoin; répands la Charité de son Coeur partout où tu vas et étanche ainsi sa Soif des âmes. »
Les profès : Amen.
On ne dit pas le « Je crois en Dieu » même si la Liturgie le prescrit.
Prière des fidèles.
(Après la Messe la formule doit être signée par celui ou celle qui a fait ses voeux, par le célébrant et le lien du groupe).
Lettre de Père Sebastian MC de juillet-août 1999
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés,
On dit que « ce n'est pas la force qui fait les grandes oeuvres mais la persévérance ». Notre bien-aimée Mère Teresa de Calcutta avait l'habitude de dire que: « Ce qui importe ce n'est pas la réussite mais la fidélité.» Quand Jésus dit sur la Croix: « Tout est achevé » (Jn 19, 30), que voulait-il dire par là? Voulait-il dire que sa vie, son oeuvre et sa mission sur la terre étaient une grande réussite, ou qu'il avait accompli très fidèlement et parfaitement l'oeuvre que son Père lui avait confiée? La crucifixion fut-elle une grande victoire ou ou un échec complet aux yeux des hommes, pour les gens de ce monde? Jésus, le Sauveur, le grand faiseur de miracles, le plus grand enseignant de tous les enseignants que le monde ait jamais connu, est maintenant suspendu entre ciel et terre sur un arbre! Une personne de bon sens et ayant réellement sa raison peut-elle conclure que l'évènement de la crucifixion fut une victoire, une réussite? A l'inverse ne peut-on pas dire que la vie de Jésus fut aussi un échec complet? Ce qui fut important pour lui ne fut pas la réussite mais la fidélité à la volonté et à la mission de son Père. Il n'a pas été envoyé au monde pour plaire aux hommes mais pour les sauver. Il n'est pas venu pour nous libérer de la souffrance et de la douleur, de l'inconfort et de la peine, mais pour nous apprendre comment les accepter avec paix et joie et en faire des canaux de la grâce pour nous-mêmes et pour tous les hommes de bonne volonté. Chers LMC, tous les jours et de toutes les façons nous sommes appelés à renouveler notre vocation de suivre Jésus de plus près, plus fidèlement, plus inconditionnellement, de tout notre coeur, plus généreusement et plus joyeusement. Ce n'est pas le renouvellement d'une simple formule, mais un appel à être plus parfait, plus miséricordieux, plus saint, plus indulgent, plus patient et plus fidèle comme notre Père est parfait, miséricordieux, saint...etc. (cf.Mt 5, 48; Lc 6, 36; 1P 1, 16). Pouvons-nous dire que Dieu a réellement réussi en nous créant, en nous appelant à être des LMC...? Il ne cherche pas la réussite mais il veut réellement que nous soyons fidèles jusqu'à la fin afin que nous aussi nous puissions dire comme et avec Jésus: Père, l'heure (de la souffrance) est venue, glorifie ton Fils...J'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire » (cf. Jn, 1ff). Ailleurs St Jean dit: « Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin » (Jn 13, 1). Laïcs Missionnaires , qui est votre modèle? Qui professez-vous que vous suivez...Mère Teresa de Calcutta ou Notre Seigneur Jésus Christ, qu'elle essaya de suivre de toutes les forces et les fibres de son être, dont elle essaya d'étancher la soif sur la croix d'amour des âmes tout au long de sa vie? C'est Jésus qui nous a appelés à le suivre comme les apôtres, comme de saints hommes et femmes de Dieu, comme Mère Teresa de Calcutta. La possibilité de suivre le Seigneur dans le renoncement et l'abandon est encore actuelle pour nous comme elle le fut au temps de Jésus et après. Tous, nous sommes appelés à un grande « metanoia » - conversion des coeurs, à faire des choses non plus pour des raisons humaines et naturelles mais purement pour l'amour de Dieu; à voler vers Dieu avec deux ailes, l'aile de l'amour de Dieu et l'aile de l'amour du prochain. Ces deux ailes doivent être semblables et fortes pour nous conduire au ciel. Comment pourrions-nous réellement aimer et donner un service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres si nos deux ailes ne fonctionnent pas ensemble et ne s'équilibrent pas l'une l'autre comme elles le devraient. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (Mt 25, 40), dit Notre Seigneur et Maître. Au fil des ans, de plus en plus parmi nous arrivent à un moment décisif dans la vie spirituelle où nous devons faire le choix final entre Jésus et le monde, entre l'héroïsme de l'amour et la médiocrité, entre la croix et une existence facile, entre la sainteté et une conformité religieuse seulement correcte. Non seulement les individus mais aussi toute la Congrégation, tout le Mouvement des Laics Missionnaires de la Charité doivent atteindre cette maturité. Grandissons-nous réellement en vertus, surtout en humilité et en charité? Est-ce que j'ai perdu le zèle, la ferveur et l'enthousiasme initial; avec le résultat que je suis devenu un LMC médiocre, qui est plus conduit par la raison que par la foi et l'amour? Pourquoi devrais-je aller au réunions alors que j'ai tellement d'autres engagements utiles et agréables qui me donnent bien plus de satisfaction...? En plus, j'ai fait la connaissance de LMC dans mon groupe qui ne pratiquent pas la charité, qui, à mon avis, sont plus des hypocrites que de vrais disciples de Mère Teresa. Pourquoi donc irais-je aux réunions et aux prières? Je peux y assister de temps en temps juste pour maintenir le contact afin de pouvoir renouveler mes voeux, car j'aime beaucoup Mère Teresa. Par ailleurs, je ne retire rien des réunions du groupe; pour moi c'est une pure perte de mon temps précieux. Chers LMC, avant tout, rappelez-vous que c'est « un appel dans l'appel » et que celui qui vous appelle n'est pas votre épouse, votre mari ou vos enfants, votre père ou votre mère, des prêtres ou des religieuses, même pas Mère Teresa – non, c'est Dieu Tout Puissant en personne qui vous appelle. Vous devez savoir que c'est un don très précieux de Dieu et vous devriez essayer de ne pas le perdre ni de laisser le malin le dérober. Restez fidèle à votre appel. Soyez un seul coeur, un seul esprit, une seule âme sur vore chemin vers Dieu (Ac 4,32). Vous êtes appelés à construire et non pas à démolir ou à détruire. Au lieu de vous plaindre et de maugréer il est préférable de prier en silence en utilisant les mots mêmes de Jésus: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils disent ou ce qu'ils font » (Lc 23, 34). Ne vaut-il pas mieux « allumer une lampe que de maudire les ténèbres »?
Père Sebastian Vazhakala M.C. (juillet-août, 1999)
18/06/2006
Corpus Domini
Chers frères et soeurs,
Dans le document « Vita Consecrata », le Saint Père le Pape Jean-Paul II écrit:
« En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte « consacré » dans le sacrement du mariage, ils confirment par un voeu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations. » (25 mars 1996, Jean-Paul II,V.C.62,4)
Etant donné que les Laïcs Missionnaires de la Charité est un mouvement de personnes laïques mariées et célibataires, qui font des voeux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur aux plus pauvres parmi les pauvres selon leurs Statuts et leur Chemin de Vie, ils appartiennent à la catégorie de mouvement laïc mentionnée ci-dessus.
Dans cette lettre je voudrais expliquer un peu en détail donc, ce que signifient des voeux, combien de sortes de voeux il y a, quelle sorte de voeux les LMC font et quand et à quel rythme les LMC doivent renouveler leurs voeux.
Cette lettre a l'intention également de traiter des sortes de crucifix que les LMC reçoivent, et quand et où ils sont supposés les porter.
Elle continuera de traiter de la nature et de la fréquence des réunions de groupe et de la participation de ses membres, y compris des LMC âgés et alités. La lettre conclura avec des points sur le jubilé à venir et sur ses préparations lointaines.
Quelques prémisses :
I. Il peut y avoir trois groupes de personnes qui veulent appartenir à notre mouvement:
-1 Ceux qui pensent qu'ils sont déjà saints.
-2 Ceux qui ne veulent pas être saints.
-3 Ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent être saints.
Si quelqu'un veut rejoindre le mouvement LMC il ou elle doit appartenir au troisième groupe, à savoir ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent le devenir.
II Tous les membres n'ont pas les mêmes dons et donc nous ne devons pas nous sentir inférieurs ou supérieurs à personne, ni comparer ni juger selon le fruit que l'on produit. Voyez la parabole du semeur : « ...D'autres grains sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente... »(Mt 13,8). Cela signifie aussi que les membres du groupe doivent accepter et encourager tous les autres et s'aider les uns les autres. Parfois cela peut signifier avoir une patience héroïque et une charité invincible.
III Personne ne devrait rejoindre le mouvement LMC pour passer son temps de loisir ou prendre sa vocation comme un passe-temps. Ce n'est pas un passe-temps mais un appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Oui, c'est la vocation des MC et des LMC. Cela demande parfois des sacrifices héroïques. Jésus lui-même a demandé cette sorte de sacrifices à la bienheureuse Mère Teresa quand Il lui a dit : « Offre davantage de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec davantage de ferveur. » (voir la Grâce fondatrice de Mère).
IV Les LMC doivent lire et étudier leurs Statuts et leur Chemin de Vie avant de faire leurs voeux, étant donné qu'ils font ou renouvellent leurs voeux selon les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Les voeux.
Qu'est-ce qu'un voeu?
« Le voeu, c'est-à-dire la promesse délibérée et libre faite à Dieu d'un bien possible et meilleur, est un acte de la vertu de religion. »(Canon 1191/1)
Les éléments essentiels d'un voeu sont :
- Une promesse, et non un simple souhait ou désir;
-faite délibérément et librement;
à Dieu et à lui seul;
s'accordant à être remplie en raison de la vertu de religion;
par respect d'une chose, qui est en elle-même positivement bonne, pas simplement indifférente et qui est possible à réaliser, en toutes circonstances, et la « meilleure option » pour la personne en question.
A partir de ceci, il est tout à fait clair qu'aucun voeu ne devrait être fait sans une réflexion préalable sérieuse de la part de tous ceux qui sont concernés. Tous ceux qui font des voeux doivent comprendre et apprécier convenablement le sens et l'implication du voeu en question.
Les sortes de voeux.
« Le voeu est public s'il est reçu au nom de l'Eglise par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé. » (Canon 1192).
Le voeu d'un religieux est public, puisque celui ou celle qui fait le voeu le fait au nom de l'Église et le voeu est reçu par un Supérieur légitime. Les voeux des frères et soeurs Missionnaires de la Charité sont simples et publics .C'est pourquoi le ou la Supérieur(e) Général(e) ou son ou sa déléguée dit à la profession religieuse de ses sujets respectifs : « Par l'autorité qui m'a été confiée, j'accepte vos voeux au nom de l'Eglise, pour la communauté des Missionnaires de la Charité .
Moi, je , vraiment ... » alors que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés, comme les voeux ne sont pas faits au nom de l 'Eglise mais avec et pour l'Eglise.
Le célébrant à la messe de profession, cardinal, évêque ou prêtre, y compris le directeur spirituel LMC, ne reçoit pas les voeux des LMC mais les LMC font leurs voeux en sa présence. Le célébrant qui signe le formulaire des voeux ne doit pas écrire « Entre mes mains » mais « En ma présence ».
Je répète que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés et ne sont pas faits au nom de l'Église ni reçus par aucun supérieur légitime, de même que les LMC n'ont pas de supérieurs légitimes, mais des liens qui ne sont pas des supérieurs mais des coordonnateurs qui sont supposés aider le groupe à grandir en sainteté et à augmenter en nombre par leurs paroles et leur exemple.
La nature juridiquement privée des voeux ne diminue en aucune façon le sérieux et l'importance des voeux que l'on fait devant Dieu. Nous pouvons dire que les LMC font leurs voeux entre les mains de Dieu, et en présence des personnes.
Profession et renouvellement des voeux
La règle est que les LMC font leurs voeux pour un an, qu'ils les renouvellent annuellement à la même date (ils peuvent choisir une autre date pour des raisons spéciales mais pas dépassée de plus d'un mois).(cf.Statuts 8 &2). « Ceux qui n'ont pas renouvelé leurs voeux à la date ou avant la date d 'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et ceci spécialement quand il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur spirituel ou les personnes en charge des groupes. »(cf.Statuts 10,d). Lisez, s'il vous plait, la règle 10 des Statuts très attentivement...Il y a plusieurs points pratiques qui peuvent aider les LMC partout, pourvu qu'ils les connaissent et les vivent.
Afin d'éviter toute confusion et incompréhensions et aussi pour avoir une réelle communion spirituelle (koinonia) j'aimerais suggérer deux jours par an où les LMC tout autour du monde peuvent faire ou renouveler leurs voeux. Le premier est la veille du Dimanche de la Miséricorde, c.a.d le Samedi avant le Dimanche de la Miséricorde ; l'autre est le premier Samedi d'Octobre. Ceux qui ne peuvent pas faire ou renouveler leurs voeux ces deux jours de l'année peuvent choisir un jour qui leur convient dans les 30 jours avant l'expiration. Toutefois, les voeux seront toujours faits la veille du Dimanche de la Miséricorde ou le premier Samedi d'Octobre, selon la date où l'on aura fait ses voeux.
Je vous donne un exemple ici : « Moi, prénom, Nom, je fais mes voeux jusqu'à la veille du Dimanche de la Miséricorde 2007, ou jusqu'au premier Samedi d'Octobre 2007... » Ceci rappellera aux LMC toujours et partout de se souvenir quand faire ou renouveler leurs voeux. Le renouvellement annuel des voeux doit toujours être à la date ou avant la date d'expiration et jamais après.
Les Crucifix
« Que la croix soit pour vous comme elle l'a été pour Jésus, la preuve du plus grand amour. » (Pape Paul VI, Evangelica Testificatio, 29).
Nos Statuts déclarent : « Le signe de consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le coeur ou autour du cou, et un plus grand est donné au moment de la première profession. » (Statuts n°6)
Cela signifie que les LMC reçoivent deux sortes de crucifix. Le petit se porte sur le coeur ou autour du cou tout le temps. Le grand crucifix n'est pas destiné à être porté sur le coeur ou autour du cou, mais à être gardé prés du chevet de son lit . En voyage de nuit les LMC l'emporteront dans leur sac. Il nous rappellera les voeux que nous avons faits et nous aidera à les vivre fidèlement peu importe où nous sommes.
Les groupes LMC et les réunions de groupes.
Les membres des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent faire du Mouvement leur seconde famille, spécialement du groupe local où ils se rencontrent. Cela fait partie du quatrième voeu de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Ce service d'amour est vital pour nos groupes pour grandir en sainteté et augmenter en nombre. Il est inutile de rejoindre les Laïcs Missionnaires de la Charité si les membres ne veulent pas devenir meilleurs, plus humbles et plus saints. Nous sommes tous et serons toujours pécheurs et faibles. Mais cependant, avec l'aide de Dieu, nous devons essayer de devenir plus doux, plus gentils, plus désireux de porter les torts, plus enclins à pardonner et prêts à accepter de pardonner.
Votre présence à chaque réunion LMC est absolument vitale; et vous devez faire tous les efforts pour ne pas manquer les réunions de groupe. Vous pouvez être tentés de penser parfois que la réunion ne vous apporte rien. Mais alors vous devez vous demander : Qu'est-ce que je donne? Cela doit être un don et un accueil réciproques. Cela exige aussi quelques préparations de la part de chaque membre du groupe. Il y a plein de documents à lire et sur lesquels réfléchir. « S'il y a la volonté, il y a le chemin » est vrai pour nous tous.
La fréquence des réunions de groupe des LMC
Plus il y a de réunions mieux c'est. A Rome, où les LMC ont commencé, le groupe continue à se réunir tous les Samedis sans exception, depuis 22 ans. Par endroits les LMC se réunissent toutes les deux semaines. Prenons cela comme minimum, toutes les deux semaines . Choisissez, s'il vous plait, un jour qui vous convient dans la semaine et essayez de vous réunir.
La règle est que les groupes commencent par une heure d'adoration, pendant laquelle on prie une partie de la Liturgie des heures ; nous devons aussi avoir du temps pour une prière silencieuse personnelle dans un esprit de contemplation et de profonde adoration. L'heure de prière terminée, le groupe alors se réunit avec le Directeur spirituel ou une soeur ou un frère MC . Il est nécessaire d'avoir une approche systématique concernant le document à étudier et pour le partage. L'Eglise veut que les laïcs construisent leur vie sur des terrains doctrinaux solides, spirituels, pastoraux et pratiques. Il est absolument vital d'étudier l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa de Calcutta et notre esprit LMC et notre Chemin de Vie en particulier.
Là où les LMC sont dispersés et se réunissent seulement une fois par mois comme règle, les membres doivent faire tous les efforts possibles pour ne pas manquer la réunion. Douze réunions par an c'est très peu en vérité!
Les LMC en formation sont tenus d'étudier les Statuts et le Chemin de Vie du Mouvement, et les documents qui s'y rapportent, spécialement « Christifideles Laici », « Familiaris Consortio », etc...en plus de connaître plus profondément l'esprit et le charisme MC(voir ci-dessus).
Les LMC malades, âgés et cloués au lit
Ils peuvent être autorisés à renouveler leurs voeux si on les aide à faire usage de leur maladie, de leur âge avancé et des inconvénients de la vie comme moyens de grandir en sainteté et de ressembler à Jésus, Marie et Joseph. Leurs maladies physiques et leurs infirmités, leurs nombreuses épreuves de la vie telles que la solitude, les faiblesses, la misère et la détresse, etc, peuvent être utilisées comme moyens pour sauver les âmes. En vérité plus d'un saint a fait cela. Nos corps peuvent devenir vieux et malades, nous pouvons être cloués au lit, mais nos âmes devraient voler par amour. Il est normal de se sentir fatigué, faible et seul. Mais servons le Seigneur avec notre fatigue et utilisons notre faiblesse comme moyen, comme tremplin plutôt que comme un obstacle. Dans les paroles de St. Paul, qui dit quand il parle de la Croix : « Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont en train d'être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu » (1 Cor 1,18ff.) Plus le grain de blé tombe en terre et meurt plus il produira de fruit. (cf. Jn 12,24)
Ste Thérèse de Lisieux a dit : « Je chanterai même lorsqu'il me faudra cueillir mes fleurs au milieu des épines, et mon chant sera d'autant plus mélodieux que les épines seront longues et piquantes »
« Pour devenir un saint », écrit la bienheureuse Teresa de Calcutta, « on doit souffrir beaucoup et pour aimer beaucoup nous devons souffrir beaucoup plus. La souffrance engendre l'amour, mais elle est aussi féconde parce qu'elle donne la vie aux âmes. » Engendrons des âmes en souffrant par amour!
Le jubilé des LMC
Pour les LMC, l'année deux mille neuf est l'année jubilaire, car le 16 avril 2009, les LMC auront 25 ans d'existence. C'est le Jeudi dans l'octave de Pâques. Les préparations pour l'année jubilaire commenceront le 16 avril 2008, qui est le Mercredi de la quatrième semaine de Pâques. Il est nécessaire pour nous de planifier l'année jubilaire convenablement et longtemps en avance. En fait nous pouvons commencer à y réfléchir et à proposer des suggestions de valeur : le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent se faire au niveau local, national et international.
En premier lieu, ce doit être une année d'actions de grâces à Dieu pour le don du Mouvement LMC, pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont avec le Mouvement depuis le début.
C'est aussi un temps pour demander pardon pour tous nos péchés, notre négligence, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et pour tous les autres péchés commis contre nos voeux de chasteté, pauvreté, obéissance et service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et du Mouvement LMC. Il y a tellement à regretter et tellement plus de raisons d'être reconnaissants envers Dieu.
En écrivant cette lettre cette pensée m'a traversé l'esprit, : qui va être le premier saint LMC ?
Qui sera là pour sa béatification et sa canonisation ? Ne voulez-vous pas être un saint, un grand saint comme St Joseph Moscati, Ste Gianna Beretta Molla, les bienheureux Luigi et Maria Quatrocchi, la bienheureuse Kateri Thekavita et beaucoup d'autres de notre temps et de tous temps.
Un mot de remerciement à tous les LMC du monde, qui travaillent dur , sans relâche, pour vivre leur vocation plus fidèlement et avec plus de persévérance au milieu de nombreuses tempêtes, tremblements de terre et même volcans.
Que la grâce de Dieu permette à chacun d'entre nous de persévérer avec enthousiasme dans notre vocation jusqu'au jour de notre mort, nous souvenant à nouveau des paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa : « Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes. »...
Avec toute mon amitié et mes prières.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
LDM Mes chers Laïcs Missionnaires
Gardez la joie d'aimer Jésus dans votre coeur et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez. Prenez une ferme résolution "Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint" Cela vous aidera à étancher la soif d'amour des âmes de Jésus, en travaillant au salut et à la sanctification des plus Pauvres parmi les Pauvres, en particulier de votre famille.
Prions.
Rome 9-12-93 Dieu vous bénisse
M Teresa mc
26.02.09

24.02.09

" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Février 2009
Spécial Jubilé / 10
Rénover et Restaurer
"LA FRATERNITÉ CHEZ LES LMC"
(Notre Seconde Famille)
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
"Chers frères et soeurs,
A la différence de notre famille naturelle, la Famille des Laïcs Missionnaires de la Charité est surnaturelle et universelle. Nous sommes une famille de croyants qui avons décidé de devenir saints en travaillant au salut et à la sanctification des membres de notre famille naturelle et des personnes dans le besoin. Constamment nous nous efforçons de transformer nos foyers en de véritables sanctuaires d'amour, avant tout par la prière, le dialogue , le partage et le service. Nous faisons des choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu.
Notre famille est une école où nous apprenons tous les vertus du service, de l'humilité et de la joie; où nous découvrons, à travers la prière et la contemplation, que nous sommes indignes de "servir nos frères qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine"; où nous prenons conscience du caractère sacré et indissoluble de nos familles naturelles et avec cette institution fondamentale nous nous engageons à être un témoignage convaincant d'amour et de partage pour la société contemporaine. Cette seconde famille doit être une authentique école de prière où la rencontre personnelle avec Jésus, notre Seigneur et notre Dieu, "ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente jusqu'à une vraie "folie" du coeur."
(Jean-Paul II, Novo Millennio Ineunte, 33)
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Jésus se fait l'affamé, le nu, le sans-logis, le malade, le prisonnier, l'isolé, l'indésirable, et dit: " C'est à Moi que vous l'avez fait." Il a faim de notre amour et cette faim est celle de nos pauvres. C'est la faim que vous et moi devons découvrir, elle pourrait être dans notre propre maison.
J'ai visité une maison de retraite dans laquelle il y avait beaucoup de parents âgés. J'ai vu que dans cette maison ils avaient tout, mais que tous regardaient vers la porte. Je me suis tournée vers la soeur et lui ai demandé: "Comment se fait il que ces personnes qui ont tout ici regardent toutes vers la porte, pourquoi ne sourient-elles pas?". Je suis tellement habituée à voir les sourires de nos gens, même les mourants sourient. Et elle m'a dit: " C'est comme ça presque tous les jours. Ils espèrent qu'un fils ou une fille va venir leur rendre visite. Ils souffrent parce qu'ils ont été oubliés." C'est là que l'amour commence. Peut-être dans notre propre famille avons-nous quelqu'un
qui se sent seul, malade, inquiet. Sommes-nous là pour l' accueillir?
J'ai été surprise en Occident de voir autant de jeunes garçons et filles s'adonner à la drogue, et j'ai essayé de découvrir pourquoi. Parce qu'il n'y a personne dans la famille pour les accueillir. Le père et la mère sont tellement occupés, ils n'ont pas le temps. Les enfants alors vont dans la rue et se laissent entraîner dans de vilaines histoires...
Je trouve que l'enfant à naître est aujourd'hui le plus pauvre parmi les pauvres, le plus mal aimé, le plus indésirable, le rebut de notre société...
Mais que dit Dieu? Il dit:" Même si une mère pouvait oublier son enfant, Moi je ne t'oublierai pas. Je t'ai gravé dans la paume de Ma main." ...Nous avons été gravés dans la paume de Sa main; cet enfant à naître a été gravé dans la paume de la main de Dieu depuis sa conception et a été appelé par Dieu pour aimer et pour être aimé, non seulement dans cette vie, mais pour l'éternité. Dieu ne peut pas nous oublier."
23.02.09


" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Janvier 2009
Spécial Jubilé / 9
Rénover et Restaurer
"LA PRIÈRE"
(Écoute, Ferveur, Confiance)
MESSAGE DU PÈRE SÉBASTIAN
"Les LMC devraient toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs, ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde. Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison où ils vivent, là où ils travaillent, où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre (cf. Mt 5, 13). Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et on n'en sent plus que le goût. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur. Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Les LMC doivent savoir que, pendant l'exposition du Saint Sacrement sur chaque autel des fréres et des soeurs Missionnaires de la Charité, il y a une bougie qui brûle au nom et pour les LMC, même s'ils ne sont pas présents.
Prenons avec sérieux les paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa M.C. :
"Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur" pour le succès et les fruits de notre prochain jubilé, au niveau du groupe, au niveau national et international."
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Quelqu'un se demandera quel secret ma vie cache. C'est très simple. Je prie et, à travers la prière, j'essaie de m'unir à Jésus, par amour. Prier Jésus signifie l'aimer, et l'aimer signifie accomplir ses paroles.
Rappelons-nous les paroles de Saint Matthieu: " J'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'avais soif et vous m'avez donné à boire, j'étais étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous êtes venu me visiter...".
Prier pour moi signifie avoir la possibilité de m'unir à Jésus vingt quatre heures sur vingt quatre, pour vivre comme Lui, en Lui et pour Lui. Si nous prions, nous aurons la foi. Si nous croyons, nous pourrons aimer. Et si nous aimons, nous nous mettrons à servir.
Nous voyons fréquemment des fils électriques, petits et grands, neufs et usagés, coûteux et bon marché. Seuls, ils sont inutiles. Tant que le courant électrique ne les traverse pas, il ne peut pas y avoir de lumière.
Les fils électriques ce sont vous et moi. Dieu est le courant électrique.
Nous avons en nous le pouvoir de laisser le courant passer à travers nous, en laissant Dieu nous utiliser pour produire la lumière dans le monde; ou nous pouvons refuser d'être utilisés par Dieu et ainsi contribuer à ce que l'obscurité augmente chaque jour davantage.
Ma prière est pour vous, et je demande que chacun de vous soit saint, et répande ainsi l'amour de Dieu partout où il se rendra."
Life in the Spirit
L'evangelo di una santa
(Pag. 132-133 )

" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Décembre 2008
Spécial Jubilé / 8
Rénover et Restaurer
"LE TRAVAIL"
Ardeur, Honnêteté,
Droiture
MESSAGE DE PÈRE SÉBASTIAN
" Dieu appelle les laïcs aujourd'hui plus que jamais à se sanctifier eux-mêmes et à sanctifier leurs familles, véritables sanctuaires domestiques de l'Église; ils sont appelés à sanctifier le monde à travers leurs paroles et leur exemple, en consacrant le monde entier à Dieu ( voyez les Statuts), sans perdre leur caractère séculier et leurs caractéristiques laïques (cf. Christifideles laici, 14-17).
Les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité existent dans plus de 15 langues. Quelques uns d'entre vous les ont vus ou lus. De nombreux LMC utilisent la Liturgie des heures et le Livre de prières des Laïcs Missionnaires de la Charité, selon leur temps disponible.
Les LMC ne sont pas des religieux sans habit. Ce sont des laïcs qui ne sont pas encore saints, mais qui veulent tenter de le devenir tout en restant au coeur du monde, en faisant leur travail avec droiture et fidélité. Ils désirent partager l'esprit, le charisme et le mode de vie des Missionnaires de la Charité, dans la mesure où leur condition leur permet. Ils veulent appartenir à la famille des Missionnaires de la Charité en prononçant des voeux, même s'ils sont juridiquement privés.
Les Laïcs Missionnaires de la Charité sont des personnes mariées et non mariées. Avec le temps nous nous sommes rendus compte qu'il pourrait être préférable et plus utile pour la compréhension et la croissance personnelle de les diviser en deux groupes ou branches.
Les LMC ont une structure. Il y a un Responsable International, qui est assisté de trois représentants des trois groupes linguistiques majeurs: l'anglais, l'italien et l'espagnol."
Père Sebastian Vazhakala M.C. (Lettre 85)
MESSAGE DE MÈRE TERESA
" Ne permettez pas que les faux objectifs de la vie, comme l'argent, le plaisir et le pouvoir, vous transforment en esclaves et vous fassent perdre le sens authentique de la vie.
Quelques uns d'entre vous, jeunes d'aujourd'hui, étudient, d'autres travaillent, d'autres se préparent au futur. Aimez profondément le Christ, et avec Lui et grâce à Lui faites de grandes choses dans la vie. Mais pour aimer Jésus, il est nécessaire de prier, car le fruit de la prière est l'approfondissement de la foi, et le fruit de la foi est l'amour et le fruit de l'amour est le service.
Ne vous laissez pas tromper par de fausses idoles, de faux messies. Approchez-vous uniquement de Jésus. Il est l'unique réponse à tous nos problèmes. Aimez Dieu comme il nous aime.Il ne nous trompera jamais.
Jésus est l'ami qui ne trahit jamais.
Il est extrêmement important que les enfants apprennent de leur parents comment s'aimer les uns les autres. Ils doivent apprendre cela non pas à l'école, ni de leurs enseignants, mais plutôt de vous. Il est très important que vos enfants partagent avec vous la joie d'un sourire. Il y aura sûrement des incompréhensions, parce que chaque famille a sa propre croix, ses propres problèmes...Soyez les premiers à pardonner, avec un sourire. Montrez-vous toujours joyeux et heureux devant vos enfants.
Ne vous laissez pas entraîner par l'orgueil et la vanité dans votre travail. Votre travail est aussi le travail de Dieu."
Mère Teresa de Calcutta
Life in the Spirit
L' evangelo di una santa
(Pag. 178-181)
13.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L' AVEZ FAIT"
Novembre 2008
Spécial Jubilé /7
Rénover et Restaurer
"LA FAMILLE"
Chasteté "Conjugale" et Fidélité
MESSAGE DU PERE SEBASTIAN
"Les LMC représentent la Face de Jésus parce qu'ils vivent au coeur du monde. Sans porter un habit ou un uniforme particulier, ils doivent manifester Jésus par la vie, par les paroles et par l'exemple: "Fais qu'en me regardant on ne me voit pas mais que l'on ne voit que Toi en moi" (Prière d'action de grâce après la Communion).
Jésus dit à la bienheureuse Teresa: "Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront"...
Mère Teresa était heureuse non seulement de rencontrer les LMC dans les différentes parties du monde, mais aussi de leur parler. Elle les exhortait à rester fidèles à l'enseignement de l'Eglise catholique, en les aidant à suivre l'Esprit et le charisme des M.C., comme cela est expliqué dans les Statuts des LMC, pour devenir "humbles comme Marie et saints comme Jésus".
Les voeux doivent aider les laïcs à soutenir et à renforcer le lien du sacrement de mariage. En d'autres termes, le Mouvement des LMC est au service de la famille, qui est "le patrimoine de l'humanité...La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Elle est et a été l'école de la foi, l'école des valeurs humaines et civiles, le foyer dans lequel la vie humaine naît et est accueillie généreusement et avec responsabilité" (Pape Benoît XVI, Sanctuaire de l'Aparecida, Brésil, dimanche 13 mai 2007).
Un des buts principaux du Mouvement des LMC est de travailler au salut et à la restauration des familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Église.
Les LMC étudient les documents importants du Magistère de l'Eglise, comme les exhortations apostoliques "Familiaris Consortio", "Christfideles laici", et les autres."
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MERE TERESA
"Chaque dimanche je visite les pauvres dans les bidonvilles de Calcutta. Je ne peux pas les aider, car je n'ai rien, mais j'y vais pour leur donner la joie. La dernière fois une vingtaine de petits attendaient leur "Ma" avec impatience.
Quand ils m'ont vue, ils ont couru à ma rencontre, même en sautillant à cloche-pied. Je suis entrée. Dans ce "para" - c'est comme ça qu'on appelle ici un groupe de maisons - vivaient douze familles.
Chaque famille n'a qu'une seule pièce, de deux mètres de long sur un mètre et demi de large. La porte est tellement étroite que je pouvais à peine entrer, et le plafond tellement bas que je ne pouvais pas me tenir debout...Je ne m'étonne plus à présent que mes pauvres petits aiment tant leur école et qu'ils soient si nombreux à souffrir de la tuberculose. La pauvre mère (de la famille visitée) n'a même pas eu un seul mot pour se plaindre de sa pauvreté.
Cela m'a fait beaucoup de peine, mais en même temps j'ai été très heureuse quand j'ai vu qu'ils étaient heureux de ma visite. A la fin, la mère m'a dit: "Oh, Ma, revenez nous voir! Votre sourire a fait entrer le soleil dans cette maison!"
"Mère Teresa, Viens, sois Ma lumière" page 48

10.02.09

" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Septembre 2008
Spécial Jubilé / 5
Rénover et Restaurer
"LE SERVICE"
La Charité
MESSAGE DU PÈRE SÉBASTIAN
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité,
La nature des Laïcs Missionnaires de la Charité peut se trouver dans les premières pages des "Statuts et du Chemin de Vie des LMC". Il faut lire attentivement les Statuts et les méditer dans la prière. Après cette lecture méditée, les LMC arriveront à comprendre ce qu'ils sont appelés à professer et à pratiquer. Chaque laïc qui aspire à faire partie du Mouvement des LMC doit approfondir dans la prière les Statuts et les sujets qui les concernent, pour en comprendre les privilèges et les obligations.
Les LMC devraient toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs, ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde. Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison où ils vivent, là où ils travaillent, où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre (cf. Mt 5, 13). Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et on n'en sent plus que le goût. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur. Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Les LMC doivent savoir que, pendant l'exposition du Saint Sacrement sur chaque autel des frères et des soeurs Missionnaires de la Charité, il y a une bougie qui brûle au nom et pour les LMC, même s'ils ne sont pas présents.
Prenons avec sérieux les paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa M.C. :
"Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur" pour le succès et les fruits de notre prochain jubilé, au niveau du groupe, au niveau national et international.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
Je n'oublierai jamais la première fois que je suis venue à Bourke rendre visite aux Soeurs. Nous sommes allées dans les faubourgs de Bourke. Il y avait une grande réserve où tous les aborigènes vivaient dans de toutes petites cabanes en tôle, en vieux cartons, etc. Je suis entrée dans l'une de ces petites maisons. Je l'appelle maison, mais en réalité il s'agissait d'une pièce unique, et il y avait tout dans cette seule pièce. J'ai dit à l'homme qui habitait là: " S'il vous plaît, laissez-moi faire votre lit, laver vos vêtements, nettoyer la pièce." Et il ne cessait de répéter : " Ça va bien comme ça, ça va bien comme ça". Et je lui ai dit : "Mais cela ira encore mieux, si vous me laissez faire cela pour vous." A la fin il m'a laissée faire. Il m'a laissée si bien faire qu'à la fin, il a tiré de sa poche une vieille enveloppe, qui contenait une autre enveloppe, qui contenait une autre enveloppe, qui contenait une autre enveloppe. Il s'est mis à les ouvrir l'une après l'autre et à l'intérieur de la dernière se trouvait une petite photo de son père et il me l'a donnée pour que je la regarde. J'ai observé la photo, puis je l'ai observé lui et j'ai dit: "Vous ressemblez beaucoup à votre père." Il était fou de joie que j'ai vu la ressemblance de son visage avec celui de son père. J'ai béni la photo et je lui ai rendue, et il fit la même chose avec la première enveloppe, la seconde et puis la troisième, et la photo est retournée dans la poche près de son coeur. Après avoir nettoyé la pièce, j'ai trouvé dans un coin une grande lampe pleine de poussière et je lui ai dit : "Pourquoi n'allumez-vous pas cette lampe? C'est une lampe si belle. Pourquoi ne l'allumez-vous pas?" Il m'a répondu: "Pour qui? Cela fait des mois et des mois que personne n'est plus venu me voir. Pour qui devrais-je l'allumer?"
Alors je lui ai dit: " L'allumeriez-vous si mes soeurs venaient vous voir?" Et il a répondu: "Oui"
Les Soeurs ont donc commencé à aller le voir juste cinq à dix minutes par jour, mais elles ont commencé à allumer la lampe. Au bout d'un moment, il a pris l'habitude de l'allumer. Puis doucement, tout doucement, les Soeurs ont cessé d'aller le voir, . Mais en passant le matin, elles lui disaient bonjour. Puis j'ai complètement oublié tout cela et au bout de deux ans, il m'a fait dire:
"Dites à Mère, mon amie, que la lumière qu'elle a allumée dans ma vie brille toujours."
09.02.09

LMC d'Italie
Août 2008
Spécial Jubilé / 4
Rénover et Restaurer
"LA PAUVRETÉ"
Notre sobriété!
Notre liberté!
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs, écoutons S. Paul:
"Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est
fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu..." (1Co 1 , 26-29)
Un des grands dons de Dieu à notre branche contemplative a été celui de commencer le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Il fut fondé auprès de notre Maison Mère à Rome, le 16 avril 1984, le lundi saint, quand quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, prononcèrent les voeux de chasteté (conjugale), pauvreté, obéissance et service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres, en présence des fondateurs, Mère Teresa M.C. et P. Sebastian Vazhakala M.C. Avec l'aide de Dieu et les prières et les sacrifices de nombreuses personnes, en ce moment les LMC sont présents dans 53 pays du monde. Nous prions et espérons qu'ils continuent à croître en sainteté et en nombre.
Dans les paroles de notre bienheureuse et aimée Teresa M.C., les LMC partagent non seulement l'apostolat des Missionnaires de la Charité, mais surtout ils en partagent l'Esprit, le charisme et la vie, à travers les voeux et le chemin de sainteté qu'ils cherchent à suivre, en vivant au coeur du monde. C'est un mode de vie qui tend à faire des familles des "sanctuaires domestiques de l'Église, en suivant l'exemple de la famille de Nazareth". Jésus, Marie et Joseph deviennent donc leur modèle, leurs patrons, leurs protecteurs et intercesseurs, tandis que les LMC sont tenus, à leur tour, de vivre une vie de famille exemplaire, en devenant humbles et saints comme Jésus, Marie et Joseph.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Notre Seigneur veut des religieuses indiennes, des victimes de Son amour, qui seraient tellement unies à Lui qu'elles rayonneraient Son amour sur les âmes, qui vivraient comme les Indiennes, s'habilleraient comme elles, et qui seraient Sa lumière, Son feu d'amour au milieu des pauvres, des malades, des mourants, des mendiants et des petits enfants de la rue. Je veux satisfaire ce désir de notre Seigneur, en devenant indienne et en menant cette vie pour Lui et pour les âmes des pauvres. Pour être complètement unies à Lui, il nous faut être pauvres, libres de tout, c'est là qu'entre en compte la pauvreté de la Croix - Pauvreté Absolue - et être capables de voir Dieu dans les pauvres - Chasteté Angélique - et pouvoir être toujours à sa disposition - Obéissance Joyeuse . Grâce à ces trois choses, les Soeurs et moi-même désirons faire entrer le Christ dans les misérables trous des bidonvilles de Calcutta et plus tard des autres lieux...
Notre Seigneur dit: "Ne crains pas. Je serai toujours avec toi...fais-moi confiance avec amour, fais-moi confiance aveuglément..."
Vous connaissez, Excellence, le nombre de vos pauvres et le besoin qu'ils ont d'une main bienveillante, la façon dont ils laissent leurs enfants pécher et passer leurs vies innocentes dans la rue. Combien d'entre eux meurent sans Dieu, simplement parce qu'il n' y avait personne pour dire un mot de Sa Miséricorde. Les souffrances de leur corps leur font oublier les terribles souffrances que leur âme devra endurer toute l'Éternité. C'est pour cela que Notre Seigneur
Lui-même dit : "Comme cela fait mal de voir ces pauvres enfants souillés par le péché...ils ne Me connaissent pas, alors ils ne Me veulent pas...Comme je désire entrer dans leurs trous, leurs maisons obscure et malheureuses. Viens, sois leur victime, dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront..."
J'ignore quel sera le succès, mais si les Missionnaires de la Charité apportaient la joie à une seule maison malheureuse, faisaient en sorte qu' un seul enfant innocent de la rue reste pur pour Jésus, qu'un seul mourant meure en paix avec Dieu, ne pensez-vous pas, Excellence, que cela vaudrait la peine de tout offrir, juste pour celui-là, parce que celui-là procurerait une grande joie au Coeur de Jésus?"
Mère Teresa . Viens, sois Ma lumière page 98-103
08.02.09

C"EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Juillet 2008
Spécial Jubilé / 3
Rénover et Restaurer
"L'APPEL" (L'OBÉISSANCE)
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Avant tout je veux exprimer ma gratitude envers Dieu pour chaque LMC, où qu'il vive, travaille et grandisse en sainteté. L'exhortation apostolique "Christifideles laici" dit: "Aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance" (16), mais on doit devenir saints en vivant au coeur du monde, en faisant des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, de petites choses avec un grand amour.
Gratitude envers Dieu pour l'appel. Je veux aussi demander à tous les LMC de ne pas oublier de remercier Dieu chaque jour pour leur vocation. La vôtre est une vocation incroyable! Croyez-moi, Dieu n'aurait pas pu vous faire un meilleur don que la vocation de devenir saints. Il vous donne même les moyens pour réaliser votre vocation! Si nous remercions et louons Dieu, nous recevrons la grâce, la force et le courage de surmonter les épreuves de la vie et les tentations au découragement, en grandissant en sainteté et en persévérant dans notre vocation.
Dieu en personne nous appelle. Il faut savoir qui nous a appelés et qui nous appelle, et pourquoi il nous appelle. Nous ne sommes pas appelés par des amis, par le curé, l'évêque ou un cardinal, ni même par le Saint Père. Ces personnes peuvent nous aider à répondre à l'appel à être LMC. Pensez, Dieu en personne nous a appelés et nous appelle, et nous sommes libres de répondre à l'appel! Comment refuser? Écoutons la bienheureuse Teresa M.C.: " J'ai répondu: Vous savez, Jésus, que je suis prête à y aller à l'instant même ...Jésus, mon Jésus, je ne suis qu'à Vous, je suis tellement stupide, je ne sais pas quoi dire, mais faites de moi tout ce qu'il Vous plaira, comme il Vous plaira, aussi longtemps qu'il Vous plaira . Je ne Vous aime pas pour ce que Vous donnez, mais pour ce que Vous prenez, Jésus."
La vocation est un mystère. Pourquoi moi et pas un autre? C'est un vrai mystère. Pourquoi Dieu te choisit et pas un autre, pour partager sa vie et sa mission? Plus nous expérimentons l'amour de Dieu, envers lequel nous n'avons que le droit de l'accepter et d'y répondre généreusement et fidèlement, plus nous devons être reconnaissants! Il nous appelle à partager non seulement sa vie, mais aussi sa mission d'amour envers les plus nécessiteux.
Indignes de l'appel. Notre vocation ne dépend donc pas de nos mérites, de la capacité, de l'intelligence, du lieu de naissance, des parents ou de notre sainteté. Elle dépend uniquement de la bonté et de la miséricorde de Dieu.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Plus je priais et plus la "Voix" dans mon coeur devenait claire; alors j'ai prié pour qu'Il fasse de moi tout ce qu'Il voulait de moi. Il a demandé encore et encore.
De nouveau la "Voix" fut très claire: "Tu disais toujours "Faites de moi tout ce qu'il Vous plaira". Maintenant Je veux agir, laisse-Moi faire, Ma petite Épouse, Ma toute petite. N'aie pas peur. Je serai toujours avec toi. Tu souffriras et tu souffres à présent, mais si tu es Ma petite Épouse, l'Épouse de Jésus Crucifié, il te faudra endurer ces tourments dans ton coeur. Laisse-Moi agir. Ne Me refuse pas. Fais-Moi confiance avec amour. Fais-Moi aveuglément confiance."
"Ma petite, donne-Moi des âmes, donne-moi les âmes des pauvres petits enfants de la rue. Comme cela fait mal, si seulement tu savais, de voir ces pauvres enfants souillés par le péché. Je désire ardemment la pureté de leur amour. Si seulement tu répondais à Mon appel et que tu
M' amenais ces âmes, que tu les retirais des mains du malin. Si seulement tu savais combien de petits tombent dans le péché chaque jour! Il y a des couvents avec de nombreuses religieuses pour s'occuper des riches et des bien-portants, mais pour Mes très pauvres, il n'y en a pas un seul. Ce sont eux que Je désire ardemment, ce sont eux que J'aime. Refuseras-tu?"...
Voilà ce qui s'est passé entre Lui et moi pendant ces jours de prière intense. Maintenant tout est clair devant mes yeux."
Mère Teresa. Viens, sois Ma lumière page 71-72
07.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Juin 2008
LMC D'ITALIE
Spécial Jubilé / 2
Rénover et Restaurer
"L'ESPRIT, LE BUT,
LA MISSION SPÉCIALE DES LMC"
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Les LMC représentent la Face de Jésus parce qu'ils vivent au coeur du monde .
Sans porter un habit ou un uniforme spécial, ils doivent manifester par leur vie, leurs paroles et leur exemple: "Fais qu'en me regardant on ne me voit pas, mais que l'on Te voit en moi" (Prière d'action de grâce après la Communion du Cardinal Newman). Jésus dit à la bienheureuse Teresa: "Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront".
Tout ce qui est écrit ici est suffisant pour comprendre la place et l'importance que la bienheureuse Teresa donnait aux Laïcs Missionnaires de la Charité dans la Famille des M.C.. Elle les aida toujours à comprendre comment vivre la même vie que les Missionnaires de la Charité. Pour elle le Mouvement des LMC était comme une branche de la famille des M.C. Elle savait en effet que tout dépend de la famille, que c'est la première école pour tout être humain.
Mère Teresa était heureuse non seulement de rencontrer les LMC dans différentes parties du monde, mais aussi de leur parler. Elle les exhortait à rester fidèles aux enseignements de l'Église catholique, en les aidant à suivre l'Esprit et le charisme des M.C., comme cela est expliqué dans les Statuts des LMC.
Les voeux doivent aider les laïcs à soutenir et à renforcer le lien du sacrement du mariage. En d'autres termes, le Mouvement des LMC est au service de la famille, qui est
"le patrimoine de l'humanité". La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Elle est et a été l'école de la foi, l'école des valeurs humaines et civiles, le foyer dans lequel la vie humaine naît et est accueillie généreusement et avec responsabilité". (Pape Benoît XVI, Sanctuaire de l'Aparecida, Brésil, dimanche 13 mai 2007).
Un des buts principaux du Mouvement des LMC est de travailler au salut et à la restauration des familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Église. Les LMC étudient les documents importants du Magistère de l'Église, comme les exhortations apostoliques "Familiaris Consortio", "Christifideles laici", et les autres.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Gardons la joie d'aimer Jésus dans notre coeur et partageons cette joie avec tous ceux que nous rencontrons"
"Récemment, un homme est venu vers moi dans la rue. Il m'a dit: "Êtes-vous Mère Teresa?" J'ai répondu "oui". Il m'a dit: "S'il vous plaît, envoyez quelqu'un chez moi. Ma femme est à moitié folle et je suis à moitié aveugle. Mais nous voudrions tellement entendre le son aimant d'une voix humaine." C'étaient des personnes aisées. Ils avaient tout dans leur maison. Pourtant ils mouraient de solitude, ils mouraient du désir d'entendre une voix aimante.
Comment savons-nous s'il n'y a pas quelqu'un dans ce cas à côté de chez nous? Savons-nous qui ils sont, où ils sont? Trouvons-les, et quand nous les aurons trouvés, aimons-les. Ensuite, quand nous les aimerons, nous les servirons.
Aujourd'hui, Dieu aime tant le monde qu'Il vous donne, qu'Il me donne, pour que nous aimions le monde, pour être Son amour, Sa compassion. C'est une si belle pensée pour nous, et une conviction, que vous et moi pouvons être cet amour et cette compassion...
Il est tellement facile pour nous de parler encore et encore des pauvres des autres pays. Très souvent, nous avons des personnes qui souffrent, qui sont seules, âgées, rejetées, malheureuses, et elles sont près de chez nous et nous ne les connaissons même pas...
Nos pauvres sont des personnes merveilleuses, très aimables. Ils n'ont pas besoin de notre pitié ou de notre compassion. Ils ont besoin de notre amour compréhensif et de notre respect. Il faut que nous disions aux pauvres qu'ils sont quelqu'un pour nous, qu'eux aussi ont été créés par la même main aimante de Dieu, pour aimer et être aimés.
Mère Teresa, 26 octobre 1980
QUELQUES CHOSES A FAIRE PENDANT CETTE ANNEE
* Pendant cette année nous recevrons une communication mensuelle, sur laquelle nous nous engageons à méditer et à réfléchir brièvement tous les jours, pour qu'elle fasse partie de notre vie et de notre chemin LMC.
* Nous participerons à la retraite régionale que nous ferons sur le thème du Jubilé. Nous lirons un Message de Mère Teresa tous les jours et ferons dans le groupe un petit programme pour aider les pauvres.
* Nous prierons davantage avec toute notre famille, en particulier la prière composée par Mère Teresa sur la famille, en nous efforçant d'être un exemple pour tous par notre témoignage de vie.
PREPARATION MATERIELLE AU JUBILE
* Nous nous engageons à soutenir et à stimuler dans notre groupe l'importance extraordinaire de ce grand évènement, en répandant autour de nous l'enthousiasme, la collaboration, le partage, l'unité.
* Nous nous engageons à renoncer à quelque chose d'agréable et qui n'est pas nécessaire, (par exemple un café) pour offrir la valeur correspondante pour des LMC qui ne pourraient pas payer leur quote-part de participation à l'Assemblée Générale et au Jubilé.
PREPARATION SPIRITUELLE AU JUBILE
* Nous ferons si possible toutes les semaines une heure d'adoration en plus, pour la réussite de l'Assemblée Générale et du Jubilé.
* Nous essaierons de voir un petit film sur le service et sur la Charité de Mère Teresa, en en commentant le contenu ensemble.
* Nous consacrerons cinq minutes par jour à faire une neuvaine "rapide" anticipée, avec dix Memorare (comme le faisait Mère Teresa).
* Individuellement nous essaierons pendant cette année jubilaire de nous engager à faire une retraite spirituelle d'au moins trois jours.
05.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC D'ITALIE
Mai 2008
Spécial Jubilé / 1 Rénover et Restaurer
"LE MODE DE VIE, LE STYLE,LE CHARISME DES LMC"
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Le "Charisme de Mère Teresa" fait partie de notre vie quotidienne. C'est la voie de la paix et de la joie, c'est la voie vers l'éternité, le visa pour entrer au paradis, pour entraîner les personnes au paradis, pour entendre les paroles de Jésus: "Venez les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde." (cf. Mt 25, 31-46).
Le "Charisme de Mère Teresa" invite chacun de nous à regarder notre Calcutta, à ouvrir les yeux, le coeur et l'esprit pour comprendre à nouveau l'Écriture. Calcutta nous aide à mettre en pratique les enseignements de l'Évangile, quand les paraboles deviennent vie. C'est à Calcutta que Jésus parla à une simple soeur qu'il choisit comme épouse et lui révéla comment le recevoir et l'aimer dans le Pain de Vie et comment l'aimer et le servir dans nos frères souffrants, dans les plus pauvres parmi les pauvres. C'est là que la bienheureuse Teresa vit le Christ affamé, le Christ assoiffé, le Christ nu, le Christ sans-logis, le Christ malade et prisonnier (cf. Mt 25, 31-46)...et qu'elle commença à répondre avec joie. C'est là que, comme le bon Samaritain (cf. Lc 10, 29-37), elle vit le Christ blessé et qu'elle "descendit" du couvent de Loreto et commença à prendre soin de lui. Ce fut un devoir et un défi.
L e "Charisme de Mère Teresa" nous invite à regarder la Sainte Famille de Nazareth. Comme Joseph, qui prit pendant la nuit l'enfant et sa mère et s'enfuit en Égypte pour mettre Jésus en lieu sûr, ainsi un grand nombre d'hommes de notre temps doivent protéger, sauvegarder et sauver les enfants qui doivent naître.
Le "Charisme de Mère Teresa" nous invite à offrir "chaque soupir, chaque regard, chaque acte comme des actes d'amour divin" et à dire chaque jour: "De ma propre volonté, mon cher Jésus, je te suivrai partout où tu iras à la recherche des âmes, quelqu'en soit le coût et seulement par amour pour toi." C' était le désir quotidien de la bienheureuse Teresa, sa prière et sa vie. Cela doit être aussi notre désir quotidien, notre prière et notre vie.
Le "Charisme de Mère Teresa" nous rappelle que Calcutta peut être dans nos maisons, si seulement nous avons des yeux pour voir et un coeur pour répondre, comme l'a fait la bienheureuse Teresa, en suivant l'appel de Jésus. L'appel de Jésus est gratuit, nous lui donnons notre libre réponse. Si nous apprenons toujours plus à donner un service gratuit et de tout coeur aux membres de notre famille, sans regarder le coût et sans nous attendre à une récompense, notre famille deviendra le sanctuaire domestique de l'Eglise. Cela sera possible seulement si nous accueillons Jésus dans notre maison et si nous faisons de notre famille un autre Nazareth. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire: "Faites de votre famille un autre Nazareth".
Dieu vous bénisse,
P. Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
Mai 1990
Mes très chers enfants, Soeurs, Frères, Pères, Missionnaires laïcs, Coopérateurs,
Cette lettre vous apporte ma prière et ma bénédiction pour chacun de vous, mon amour et ma gratitude envers chacun de vous pour tout ce que vous avez été et avez fait pendant ces 40 ans pour partager la joie d'aimer chaque personne et les plus Pauvres parmi les Pauvres.
Votre présence et le travail que vous avez fait à travers le monde pour la gloire de Dieu et le bien des Pauvres a été un miracle vivant de l'amour de Dieu et du vôtre en action. Dieu a montré Sa grandeur en se servant du rien, restons donc toujours dans notre rien, pour laisser à Dieu les mains libres de se servir de nous sans nous consulter...
L'humilité est toujours la racine du zèle pour les âmes et de la Charité. Nous le voyons en Jésus, sur la Croix et dans l'Eucharistie. Nous le voyons en Marie, qui alla en hâte servir comme servante, non comme Mère de Dieu...
Rappelez-vous les cinq doigts: You - did - it - to - me ("C'est à moi que vous l'avez fait").
Rappelez-vous, l'Amour commence à la maison, dans notre communauté, dans notre famille.
Rappelez-vous, les oeuvres d'amour sont des oeuvres de Paix...
Essayez d'être l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus les uns pour les autres et pour les Pauvres que vous servez.
Tout cela sera possible si vous restez près de Marie, la Mère de Jésus et notre Mère. Elle vous guidera, vous protégera et vous gardera seulement tout à Jésus.
Ne laissez rien ni personne vous séparer jamais de l'amour de Jésus et de Marie. C'est à sa prière que la Congrégation est née, que ce soit à nouveau à sa prière que la Congrégation donne des Saints à l'Eglise Mère.
Rappelez-vous, où que vous soyez, la prière, l'amour et la bénédiction de votre Mère seront toujours avec vous.
Dieu vous bénisseMère Teresa M.C.
QUELQUES CHOSES À POURSUIVRE CETTE ANNÉE
(dans les retraites préparatoires et la retraite annuelle)
* Nous devons "restaurer" et "rénover" le Charisme de Mère Teresa chez les Missionnaires de la Charité. C'est ce que Père Sebastian nous a exhorté de faire pendant notre retraite à Rome.
* Avant tout nous devons bien comprendre le sens des paroles. Que dois-je restaurer en moi? Parce que Saint Paul dit: "Tout restaurer dans le Christ", c'est-à-dire "Restaurer toutes les choses dans le Christ?
* Restaurer signifie remettre à neuf, retrouver la splendeur et la beauté qui ont été en partie perdues.
* Rénover signifie retourner à l'origine. Rappelons-nous le passage biblique de la Genèse 1, 26: " Dieu dit : " Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance et qu'il soumette...". Les LMC sont appelés à refléter dans leur vie l'image originelle, la beauté et la ressemblance de Dieu, c'est-à-dire l'Amour, la Charité.
* Quelle chose avons-nous perdue et quelle chose devons-nous restaurer?
Jésus Christ doit être le Centre et l'épicentre de tout.
Avant tout je dois restaurer mon âme et la parer de vertu.
PRÉPARATION MATÉRIELLE AU JUBILÉ
* Faire un bref rapport historique de la naissance et de la vie du groupe accompagné de photos.
* Faire une liste du nombre de profès et de ceux en formation dans chaque groupe et l'envoyer à Rome.
PRÉPARATION SPIRITUELLE AU JUBILÉ
* Renouveler les voeux chaque jour avec la prière à la bienheureuse Vierge Marie: Je te salue et te vénère...(Livre de prières page 47).
* Prier chaque jour pour le succès du Jubilé.
* Dire la prière pour le Jubilé, en particulier pendant les réunions de groupe.
23.01.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Prière à la Sainte Famille écrite par Mère Teresa en 1994, année de la famille
"La famille qui prie ensemble reste ensemble"
Père céleste, vous nous avez donné un modèle de vie avec la Sainte Famille de Nazareth.
Aidez-nous, O Père aimant, à faire de notre famille un autre Nazareth où règnent l'amour, la paix et la joie. Q'elle soit profondément contemplative, intensément Eucharistique et vibrante de joie.
Aidez-nous à rester ensemble dans la joie et dans le chagrin par la prière en famille.
Apprenez-nous à voir Jésus dans les membres de notre famille, en particulier sous leur masque de détresse.
Que le Coeur Eucharistique de Jésus rende nos coeurs doux et humbles comme le sien et nous aide à remplir saintement nos devoirs familiaux. Que nous nous aimions les uns les autres de plus en plus chaque jour, comme Dieu aime chacun d'entre nous, et que nous nous pardonnions nos fautes comme Vous nous pardonnez nos péchés. Aidez-nous, O Père aimant, à prendre tout ce que Vous donnez et à donner tout ce que Vous prenez avec un grand sourire.
Coeur immaculé de Marie, cause de notre joie, priez pour nous.
St Joseph, priez pour nous.
Nos Saints Anges Gardiens soyez toujours auprès de nous, guidez-nous et protégez-nous. Amen.
Dieu vous bénisse
M Teresa M.C.
19.02.08

Quelques réflexions sur la Grâce Fondatrice de Mère Teresa
Dialogues et Communications de Jésus avec Mère
Vocation et Mission de Mère Teresa
« Ta vocation c'est d'aimer et de souffrir et de sauver les âmes »
« Je t'ai demandé.
Ils t'ont demandé
et elle, Ma Mère, t'a demandé :
refuseras-tu de faire cela pour moi -
de prendre soin d'eux, de me les amener? »
« Oui, Seigneur. »
Quelques réflexions sur la Grâce Fondatrice de Mère
Dialogues et Communications de Jésus avec Mère Teresa
Vocation et Mission de Mère Teresa et sa triple vision
Dans sa toute première lettre écrite à l'Archevêque F. Perier S.J. de Calcutta le 13 janvier 1947, avec la permission de son directeur spirituel de l'époque, le père C. Van Exem S.J. , Mère Teresa commence:
« Votre Excellence,
Depuis septembre dernier (c.a.d. le 10 septembre 1946), des pensées et des désirs étranges emplissent mon coeur. Ils se sont faits plus pressants et plus précis pendant les huit jours de retraite passés à Darjeeling . »
Et ensuite le jour de la St François Xavier elle envoie au même archevêque une copie de ses réflections de retraite ajoutant en même temps des développements plus approfondis et des manifestations plus précises de Jésus avec les preuves convaincantes de son « appel dans l'appel ». Elle écrit: « Pendant l'année j'ai eu très souvent le désir ardent d'être tout à Jésus et de Le faire aimer avec ferveur par d'autres âmes, en particulier indiennes... » Pendant toutes ses prières et au moment de la la Sainte Communion Jésus ne cessa de lui demander:
« Refuseras-tu? » Jésus dit à Mère Teresa: « Quand il fut question de ton âme, je n'ai pas pensé à Moi, mais je me suis donné librement pour toi sur la Croix, et maintenant, toi, qu'en est-il de toi ? Refuseras-tu? » Jésus dit très clairement à Mère Teresa ce qu'Il veut qu'elle fasse . Il veut des soeurs indiennes qui doivent être prêtes et désireuses d'être des victimes de Son amour; qui doivent pratiquer les voeux de pauvreté, d'obéissance et de charité de la Croix. Une fois encore Jésus demande à Mère Teresa: « Refuseras-tu de faire cela pour Moi? »
Mère Teresa ne se sent pas préparée, elle se sent faible, pécheresse et indigne de répondre à un tel appel: « Mon Jésus, ce que tu me demandes me dépasse. Je comprends à peine la moitié de ce que tu veux. Je suis indigne, je suis pécheresse, je suis faible. Va, Jésus, va trouver une âme plus digne et plus généreuse que moi. »
Jésus ne cède pas à la façon de raisonner de Mère Teresa. À la pêche miraculeuse St Pierre tomba aux pieds de Jésus et demanda au Seigneur de s'éloigner de lui en disant: « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » (Lc 5,8). La réponse de Jésus à cela fut: « Sois sans crainte; désormais ce sont des hommes que tu prendras. » (Lc 5, 10). Avec Mère Teresa Jésus fait un pas de plus et lui dit sans hésitation: « Tu es devenue Mon épouse pour Mon amour... » Et alors Jésus rappelle à Mère Teresa pour qui elle était venue en Inde...et finalement Il explique en quelques mots la vocation de Mère Teresa, à savoir « aimer, souffrir et sauver des âmes. » Par leur amour souffrant, leur immolation, elle et ses soeurs et tous ceux qui lui sont associés vont devenir des sauveurs d'âmes.
Mère Teresa demande à nouveau à être éclairée afin de pouvoir se libérer des attaques et des supercheries diaboliques. « Eclaire-moi, envoie-moi ton Esprit qui m'enseignera Ta volonté, qui me donnera la force d'accomplir les choses qui te plaisent. Jésus, mon Jésus, ne me laisse pas me tromper. Si c'est toi qui veut cela, donne m'en la preuve; sinon, que mon âme soit débarrassée de cela... »
Qu'est-ce que Mère Teresa veut savoir, vérifier, discerner et décider? Il est clair qu'elle était consciente des ruses et des supercheries diaboliques. Elle voulait par tous les moyens être sûre que cela venait de Jésus, que c'était Sa volonté. Là elle ressemble à Marie à l'Annonciation ou aux Noces à Cana . « Faites tout ce qu'il vous dira » Jn 2, 5). Mère Teresa savait très bien qu'il n'y avait pas pour elle de façon de faire plus grande et plus sûre que d'essayer de faire la volonté de Dieu de toutes ses forces et avec toutes les fibres de son âme. Du début jusqu'à la fin elle essaya donc de tout faire sans dévier du chemin de Dieu.
Jésus lui-même est un exemple d'obéissance parfaite et fidèle à la volonté de son Père. Sa nourriture était de faire la volonté de Son Père et d'accomplir l'oeuvre de Son Père sur la terre (Jn 4, 34). Il apprit l'obéissance à travers la souffrance, même avec de grands cris et dans les larmes: « Pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé. Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa passion... »(Heb 5, 7-8). Nous voyons ici la noblesse de Jésus. Il préféra la mort, la mort d'un criminel, plutôt que de désobéir à Son Père. Il fut incompris, mal jugé, comdamné à tort, injustement cloué à une Croix, suspendu entre deux larrons pour mourir comme un terrible criminel; oui, il préféra mourir comme un meurtrier sur la Croix plutôt que de désobéir à Son Père. Sa mort, humainement parlant, fut la pire forme de punition pour une personne très connue qui n'avait rien à se faire pardonner, pas lieu d'être jugée ni grâciée. Jésus savait très bien ce qu'Il était venu faire et pourquoi Il le faisait. Rien ne pouvait donc le faire changer de chemin, même s'il était dur et douloureux. Il n'était pas comme un roseau agité par le vent.
Jésus savait ce qu'il attendait de Mère Teresa et ce qu'elle était capable d'être et de faire avec Son aide. Jésus dit: « Sans Moi tu ne peux rien faire. »
Avec Jésus c'est l'inverse, il n'y a rien que nous ne puissions faire. Il y a des années St Paul a dit: « Je peux tout faire en Lui qui me rend fort. » Toutes nos actions sont destinées à être faites en, avec, pour, à et par Jésus. C'est ce que Mère Teresa enseigna et fit et que les soeurs et les frères de la famille M.C. essaient de continuer .
Jésus ne céda pas à la peur de Mère Teresa. Au contraire Il lui rappela la prière qu'elle lui avait faite: « Tu as toujours dit: « fais de moi ce que tu veux », « Maintenant je veux agir, , laisse-moi faire, Ma petite Épouse, Ma toute petite. »
Là les paroles de Jésus à Mère Teresa étaient non seulement tendres et affectueuses mais extrêmement personnelles. Une fois de plus il expliqua clairement sa relation unique d'époux avec elle. Jésus l'a appelée « Ma petite Épouse, Ma toute petite ». Jésus l'a assurée de Son aide et de Sa présence: « N'aie pas peur; Je serai toujours avec toi ». Sa relation d'époux était stable et permanente. Elle retentissait comme Sa promesse aux apôtres dans la chambre haute avant son Ascension. « N'ayez pas peur, je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde ». (Mt 28, 20). Jésus appelle une personne et lui confie une tâche. Mais Il ne laisse pas la personne seule, il marche avec lui ou avec elle jusqu'au bout en lui apportant toutes les aides nécessaires.
Jésus promet et réalise en même temps. Par contre, Il ne cache pas les dures réalités de notre vie quotidienne. Car il dit: « Tu souffriras et tu souffres maintenant ». La raison de sa souffrance venait de leur intimité d'époux.: « Si tu es ma petite Épouse, l'Épouse de Jésus crucifié, tu devras supporter ces tourments dans ton coeur ». Jésus voulait réaliser ses desseins pour les pauvres en, avec et à travers Mère Teresa.Car il dit: « Laisse-moi agir; Ne me refuse pas ». Jésus exigeait de Mère Teresa une confiance totale.
Plus tard, quand elle écrivit les Constitutions, elle inclut « confiance totale » en plus d'abandon total et de gaieté. Jésus dit: « Fais-moi confiance avec amour, fais-moi confiance aveuglément ».
Mère Teresa ne céde pas facilement non plus. Elle veut se reconnaître comme la propriété et la possession de Jésus et vice-versa. Donc ses paroles sont frappantes: « Jésus, mon Jésus, je suis toute à toi ». Il ne pouvait pas y avoir d'union mystique plus forte entre deux personnes qui s'aiment que celle-là. Dans cet amour et cette intimité divine l'âme humaine est perdue et absorbée et élevée à de grandes hauteurs. Et cependant Mère Teresa sent qu'elle est stupide et incapable de comprendre ce que Jésus lui dit. Les paroles étaient : « Je suis si stupide, je ne sais pas quoi dire ». Comme Notre Dame qui a dit: « Que tout se passe pour moi selon ta parole », Mère Teresa aussi s'abandonna complètement: « Fais de moi ce que tu veux, comme tu le veux, aussi longtemps que tu le veux. » Son amour de Jésus n'était pas pour un profit matériel ni pour des motifs égoïstes. Car elle dit: « Je ne t'aime non pour ce que tu donnes, mais pour ce que tu prends. »
Après avoir dit cela Mère Teresa posa une autre question pertinente et intelligente, à savoir: « Pourquoi ne pourrais-je pas être une parfaite soeur de Lorette, une vraie victime de Ton Amour , ici ?... » Là elle posa un certain nombre de questions et elle fit des suggestions à Jésus...
Les questions de Mère Teresa amenèrent Jésus à parler clairement ou mieux pour lui révéler Son secret: « Je veux des soeurs indiennes, Missionnaires de la Charité, qui seraient mon feu d'amour parmi les pauvres, les malades, les mourants et les petits enfants. Les pauvres, je veux que tu me les amènes et les soeurs qui offriraient leurs vies comme victimes de Mon amour m'amèneraient ces âmes. » Jésus ne pouvait pas exprimer plus clairement que cela son intention de l'appeler. C'était un vrai marché, mais un marché fait avec amour , par amour.
Jésus parla aussi très clairement des genres de personnes qu'Il voulait qu'elle lui amène: « les pauvres, les malades, les mourants et les petits enfants. »
Ce sont ceux dont personne ne se soucie, qui ne peuvent pas rendre. Ici à nouveau l'Évangile de Matthieu résonne : « J'avais faim et vous m'avez donné à manger; j'avais soif et vous m'avez donné à boire; j'étais sans-abri et vous m'avez accueilli; j'étais nu, et vous m'avez habillé...chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (cf Mt 25, 31-46). Toutes ces personnes appartiennent à Jésus et Il voulait que Mère Teresa et ses soeurs « qui offriraient leurs vies comme victimes de Mon amour » les amènent à Lui. Jésus allait en prendre soin à travers elles: Il va aller avec elles partout où ils se trouveront.
Jésus lui rappela ses nombreuses imperfections: « Tu es, je le sais, la personne la plus incapable, la plus faible et la plus pécheresse, mais c'est justement parce que tu es ainsi que je veux me servir de toi pour Ma gloire. Refuseras-tu ? »
Dans la Bible et aussi dans les vies des saints nous voyons le même modèle et la même structure. Ici Jésus dit en utilisant le superlatif: « la personne la plus incapable, la plus faible et la plus pécheresse. » Voulait-il le superlatif pour toutes les trois: (la plus) incapable, (la plus) faible et (la plus) pécheresse ou seulement pour la première? Ce n'est pas très clair. Nous sommes comme l'ampoule: sans l'électricité l'ampoule ne sert à rien. Avec l'électricité, quand elle est connectée avec l'ampoule, c'est très différent. Nous sommes les ampoules et Jésus est l'électricité. La prière, la pénitence et les oeuvres de miséricorde nous connectent avec Jésus.
L'amour tendre de Jésus pour Mère Teresa se voit à nouveau dans la façon dont il s'adressa à elle: « Ma toute petite, donne-moi des âmes. Donne-moi les âmes des pauvres petits enfants de la rue. Comme cela me fait mal, si seulement tu savais... » Il parle à Mère de sa douleur et de son chagrin. Jésus souffre quand Ses pauvres, ses malades et ses faibles souffrent dans leurs corps, leur esprit et leur âme. Il n'est pas et ne peut pas être simplement un spectateur silencieux ou celui qui écoute nos problèmes, nos douleurs et nos angoisses avec indifférence, mais Il voit, sait et aide, et nous aide jusqu' à la fin.
Jésus fit une autre remarque intéressante à Mère Teresa: « Il y a plein de soeurs qui s'occupent des gens riches et fortunés, mais pour Mes très pauvres, il n'y a absolument personne. Ce sont eux que je désire ardemment, ce sont eux que j'aime. Refuseras-tu ? »
Les gens riches ont tellement de privilèges et d'avantages dans la vie; et de nombreux religieux courtisent les riches et les opulents, négligeant même souvent les pauvres et les nécessiteux. Combien de fois et dans combien de lieux dans les Évangiles Jésus s'affronte-t-il aux riches qui apparemment ont d'autres problèmes, en plus de leur richesse: leur orgueil et leur arrogance. « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » La parabole de l'homme riche et de Lazare dans l'Évangile de Luc (16, 19-31); l'histoire du jeune homme riche, par ailleurs parfait, sauf qu'il avait de grands biens (Mc 10, 17-22); les béatitudes qui parlent clairement de la bénédiction d'être pauvre, faible et démuni (Mt 5, 3-12). Il n'y a rien de mal à devenir riche, mais il y a toujours le danger de devenir avide et de ne pas partager la richesse avec les pauvres et les nécessiteux (cf. Lc 12, 11-21).
Jésus veut quelqu'un qui partagera tout avec Ses pauvres. Il lui procurera en abondance tout ce dont elle aura besoin; elle doit recevoir et partager. Plus nous partageons, plus nous recevons. C'est vrai des bienfaits matériels et spirituels. « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. »
(Actes 20,35). En fait la parabole des brebis et des chèvres de la scène du jugement dernier (cf. Mt 25, 31-46) est basée sur ce partage. Ce que Jésus dit à Mère Teresa c'est qu'il y a tellement de pauvres, de malades et de mourants, de personnes non souhaitées et pas aimées dans le monde dont personne ne prend soin, et Jésus veut que Mère Teresa fasse ce travail. Jésus veut que Mère Teresa Le voit en eux, qu'elle aime et serve le Christ affamé, assoiffé, nu et sans-abri: « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »
Quelles sont les différences, s'il y en a , entre le texte de l'Évangile de Matthieu (25, 31-46) rapporté ci-dessus et la communication directe de Jésus à Mère Teresa?
Dans la scène de l'Évangile, ceux qui ont nourri les affamés, vêtu les dénudés, abrité les sans-abri ne savaient même pas qu'ils le faisaient à Jésus. Ils ont vu les nécessiteux et ils les ont aidés. Ici Jésus comprend toute personne qui aide son prochain. Même un verre d'eau froide donné à un pauvre sera récompensé de la vie éternelle. Au ciel nous aurons alors plein de surprises. Il y en aura beaucoup qui seront au ciel juste à cause de leurs bonnes actions et de leur charité. « Car la charité recouvre une multitude de péchés. » (St Jacques).
Quand nous lisons les paroles de Jésus à Mère Teresa, par contre, ils sont différents dans le sens que Jésus veut que Mère Teresa, ses soeurs et tous ceux qui appartiennent à sa famille souffrent et meurent pour les âmes. Elles doivent donner naissance aux âmes dans la douleur. Les gens vont voir, connaître et vouloir Jésus à travers leur amour souffrant. Car Il dit: « Viens, sois leur victime; dans ton immolation, dans ton amour pour Moi ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront. » Il lui dit: « Offre-moi plus de sacrifices, souris plus tendrement , prie avec plus de ferveur »...Il est non seulement demandé à Mère Teresa d'être la victime de Son amour, mais aussi aux soeurs qu'elles offrent leurs vies.Le moyen d'amener des âmes à Jésus c'est d'aimer en souffrant. Jésus dit: « Les pauvres, je veux que tu me les amènes, et les soeurs qui offriraient leurs vies comme victimes de Mon amour m'amèneront ces âmes. »
Une fois de plus Jésus va plus loin et plus en profondeur quand Il dit à Mère Teresa, en l'appelant Sa petite enfant: » Ma petite enfant, viens, viens, porte-moi dans les taudis des pauvres. » Il veut que Mère Teresa soit Sa lumière: « Viens, sois Ma lumière, je ne peux pas y aller seul. » Jésus dit qu'Il ne peut pas y aller seul, mais les pauvres ne Le connaissent pas; et la raison pour laquelle les pauvres ne veulent pas de Jésus, c'est parce qu'ils ne Le connaissent pas. « Ils ne Me connaissent pas, donc ils ne veulent pas de Moi. Toi, viens: va au milieu d'eux." Jésus veut que Mère Teresa le porte, l'amène aux gens. Il ira très volontiers avec elle dans les taudis, dans les rues, les foyers malheureux, dans les milieux sordides. Chez tous et chez chacun d'entre eux. Il suffit que quelqu'un l'amène à eux, en particulier aux pauvres. Notre Dame fit la même chose. Elle fut la première à porter Jésus à sa cousine Elisabeth. Chaque Missionnaire de la Charité est porteur de l'amour de Dieu, c.a.d. porteur de Jésus. Il porte et emmène Jésus où Jésus ne peut pas aller. « Emporte-moi avec toi chez eux »; « Emporte-moi avec toi. » Oui, c'est exactement ce que Mère Teresa a dit et appris à ses enfants à faire. Et Jésus veut que tous les enfants de Mère Teresa fassent la même chose, « l'emporter avec nous »(que nous l'emportions avec nous) dans les taudis, les coins de rues où qu'il soient. Jésus désire ardemment entrer dans leurs foyers malheureux. Mais Il ne peut pas y aller seul. Il attend que quelqu'un l'emmène. Quelle humilité incroyable!
Jésus attend Son peuple tout le temps: dans le tabernacle quelqu'un qui Lui rendra visite, L'adorera, Le louera et Le glorifiera; Il attend quelqu'un qui L'emmènera chez les pauvres, les isolés et les malades, les prisonniers. Jésus veut nourrir la foule affamée maintenant, comme Il l'a nourrie quand Il était sur la terre. Il veut étancher la soif des assoiffés comme Il l'a fait avec la Samaritaine au puits. Jésus veut vêtir les dénudés avec dignité comme Il l'a fait avec le démoniaque. Il veut abriter le sans-abri; Il veut rendre visite aux malades, aux isolés et aux prisonniers. Mais maintenant Il ne peut pas le faire seul. Il veut que nous L'emmenions avec nous et que nous allions chez les gens qu'Il aime, qu'Il aimera jusqu'à la fin. « Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas. Vois, je t'ai gravée sur les paumes de mes mains (Is 49, 15-16). Tel est notre Dieu. Il aime tous les hommes. Ils sont tous ses enfants. Il veut qu'aucun de ses enfants périssent, mais qu'ils soient tous sauvés. Par conséquent nous sommes appelés à être « sauveurs et co-rédempteurs » En d'autres mots Jésus sauve les pauvres, les malades et les mourants à travers nous. « Je ne peux pas y aller seul...emporte-Moi avec toi chez eux. »
Mère Teresa avait encore peur. Et Jésus dit: « Tu as peur, comme ta peur me blesse. N'aie pas peur. C'est Moi qui te demande de faire cela pour Moi. N'aie pas peur. »
Ici à nouveau nous voyons un scène similaire dans la vie des apôtres quand ils virent Jésus venir vers eux en marchant sur les eaux, ils étaient terrifiés. Ils pensaient que c'était un fantôme. Jésus les rassura en leur disant: « Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur! » (Mt 14, 27).
Mère Teresa, comme les apôtres, était terrifiée. Elle n'était pas sûre aussi que « cet appel dans l'appel » venait vraiment de Jésus. Les pouvoirs diaboliques sont extrêmement à l'oeuvre et l'on doit faire attention de ne pas être trompé par le malin ou de ne pas tomber dans ses pièges. Mère Teresa avait besoin d'être sûre. Elle pria donc très fort: « Eclaire-moi, envoie-moi Ton Esprit qui m'enseignera Ta volonté, qui me donnera la force de faire les choses qui Te plaisent. Jésus, Mon Jésus, ne me laisse pas être trompée. Si c'est Toi qui veut cela, donne m'en la preuve... » St Pierre a dit: « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » Jésus dit à Pierre: « Viens » (Mt 14, 28).
« Seigneur, si c'est Vous »: combien de fois dans notre parcours spirituel rencontrons-nous de tels doutes...et nous avons besoin de signes crédibles pour croire que c'est Jésus qui nous demande ceci ou cela, en particulier dans le cas de Mère Teresa, parce qu'elle était très heureuse et qu'elle réussissait bien au couvent de Lorette, et qu'elle ne voulait pas quitter Lorette. Car elle demande à Jésus: « Pourquoi ne pourrais-je pas être une parfaite soeur de Lorette, une vraie victime de Ton amour, ici? Pourquoi ne pourrais-je pas être comme toutes les autres? Regarde les centaines de soeurs de Lorette qui t'ont servi parfaitement et qui sont avec Toi maintenant. Pourquoi ne pourrais-je pas suivre le même chemin et venir à Toi? »
Elle avait besoin d'un signe, et finalement, il lui en fut donné un très clair et distinct auquel Mère Teresa répondit de toutes ses forces. Quels sont ces signes? Une série de visions qui finalement clarifièrent et confirmèrent sa vocation et sa mission. Elle mena un bon combat avec Jésus; elle essaya de son mieux de ne pas changer d'idée mais de rester à l'intérieur du couvent de Lorette et d'y devenir parfaite. Mais Jésus lui fit accepter sa nouvelle et difficile vocation comme Il le fit avec Notre Dame mais avec une légère différence. La réponse de Mère Teresa ressembla à celle de St Pierre après la résurrection quand Jésus lui répéta trois fois: « M'aimes-tu plus que ceux-ci? » et Pierre répondit: « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime ». Il fut demandé trois fois à Pierre: « M'aimes-tu plus que ceux-ci? » Mère Teresa eut trois visions et, à la fin de la troisième, elle donna sa réponse à Jésus qui avait presque résumé les désirs de la foule, de Notre Dame et ensuite de ses propres désirs à Lui: « Je t'ai demandé. Ils t'ont demandé et elle, Ma mère t'a demandé, refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d'eux, de Me les amener? »
Remarquez aussi le lieu d'où Jésus lui fait sa demande. Mère Teresa vit Jésus sur la Croix. Elle dit: « Notre Seigneur sur la Croix », et en présence de Notre Dame et de la foule . Qui peut dire non à une demande si humble dans un contexte si douloureux? Comment Mère Teresa pourrait-elle dire non à Jésus...Elle ne le fit pas. Elle accepta la vocation et la mission et dit:" Tu sais, Jésus, je suis prête à partir sur-le-champ. »
Cela ne s'arrêta pas là. Car elle écrit: « Ces désirs d'étancher la soif de Notre Seigneur pour les âmes des pauvres, pour les pures victimes de Son amour, augmentent à chaque Messe et à chaque Sainte Communion. En un mot, toutes mes prières et toutes mes journées sont pleines de ce désir. »
Maintenant nous arrivons directement à ses triples visions et aux messages qui peuvent être vus comme un signe évident que c'était Jésus qui l'appelait et que ce n'était pas une tromperie diabolique. Qu'est-ce que Mère Teresa a vu et quel fut le message qu'elle reçut?
Les pages suivantes sont une tentative d'analyse des triples visions et des messages qui clarifièrent et confirmèrent finalement sa vocation, sa vision et sa mission.
Les triples visions de Mère Teresa
1.« Je vis une très grande foule, toutes sortes de gens, très pauvres et il y avait aussi des enfants.
Ils avaient tous leurs mains tendues vers moi, debout au milieu d'eux. Ils me demandérent en criant: « Viens, viens, sauve-nous, mène-nous à Jésus ».
Une Grande foule: toutes sortes de gens très pauvres et des enfants.
Mère Teresa était au milieu de la foule. Ils avaient tous les mains tendues vers elle.
Mère Teresa voit une Grande foule.
Invitation
« Viens, viens, sauve-nous et mène-nous à Jésus »
La foule invite Mère Teresa en lui disant de les sauver en les amenant à Jésus.
2. A nouveau cette grande foule. Je pouvais voir une grande tristesse et de la souffrance sur leurs visages.
J'étais à genoux près de Notre Dame qui leur faisait face. Je ne voyais pas son visage mais je l'entendis dire: « Prends soin d'eux, ils sont à moi, amène-les à Jésus, porte-leur Jésus. N'aie pas peur. Apprends-leur à dire le Rosaire, le Rosaire en famille, et tout ira bien. N'aie pas peur. Jésus et moi seront avec toi et avec tes enfants. »
La même grande foule: mais noyée de chagrin et de douleur.
Cette fois:
La grande foule
Notre Dame
Mère Teresa
Mère Teresa était à genoux près de Notre Dame.
Invitation, presque comme un ordre
Cette fois Notre Dame lui dit ce qu'elle doit faire, à savoir: prendre soin de la foule.
La foule appartient à Notre Dame (« Ils sont à moi »).
Notre Dame veut, comme la foule, « les amener à Jésus, leur porter Jésus ».
Ici il est demandé à Mère Teresa d'être porteuse de Jésus, comme Notre Dame qui partit en hâte chez Elisabeth après l'Annonciation, qui porta littéralement Jésus à sa cousine Elisabeth et aux autres. Maintenant Mère Teresa doit faire la même chose, en particulier aux pauvres.
Ordre: « Apprends-leur à dire le Rosaire, le Rosaire en famille. »
Assurance: Jésus et Marie allaient être avec elle et ses enfants. « Jésus et moi serons avec toi et tes enfants. » Donc, pas besoin d'avoir peur. Deux fois l'expression: « N'aie pas peur » et deux fois en lettres capitales. L'ange Gabriel à l'Annonciation dit à Notre Dame de la même façon: « Sois sans crainte » (Lc 1, 30).
3. « La même grande foule. L'obscurité les enveloppait, mais je pouvais les voir. Notre Seigneur sur la Croix. Notre Dame à quelques pas de la Croix et moi comme un petit enfant devant elle. Sa main gauche était posée sur mon épaule gauche, et sa main droite tenait mon bras droit. Nous étions toutes les deux face à la Croix. Notre Seigneur dit: « Je t'ai demandé. Ils t'ont demandé et elle, Ma Mère t'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d'eux, de Me les amener? »
La même grande foule, mais cette fois l'obscurité les enveloppait.
Dans cette troisième vision:
La foule
Jésus
Notre Dame
Mère Teresa
La troisième vision a des caractéristiques en plus.
Cette fois sa vision est arrivée à son apogée. Elle voit la même foule mais l'obscurité l'enveloppe et cependant elle peut voir la foule. « L'obscurité les enveloppait et cependant je pouvais les voir. »
Sa vision cette fois était plus parfaite et complète. Elle voyait Jésus sur la Croix: « Notre Seigneur sur la Croix ». Et ensuite Notre Dame près de la Croix « Stabat Mater ».
La différence entre cette scène et le premier Vendredi Saint est qu'ici Mère Teresa se tient debout à la place de St Jean. Là c'était St Jean qui prit Notre Dame sous sa protection conformément aux paroles de Jésus sur la Croix. Ici c'est Notre Dame qui a "adopté" Mère Teresa comme sa fille véritable et bien-aimée, et tous ceux qui pourraient suivre les pas de Mère Teresa. Cela ressort clairement de la vision: « Jésus et moi nous serons avec toi et avec tes enfants. »
Et Mère va plus loin et plus en profondeur et explique en détails comment ils étaient placés. La main gauche de Notre Dame était sur l'épaule gauche de Mère Teresa, et sa main droite tenait le bras droit de Mère Teresa. Notre Dame et Mère Teresa étaient « face à » Jésus, le regardant sur la Croix. Notre Seigneur confia une fois de plus à Mère Teresa le message et la mission depuis la chaire de la Croix. Ce n'était pas réellement un ordre mais cela ressemblait à une humble demande.
Voici l'apogée de sa vision, de sa vocation et de sa mission. Le contexte était dramatique comme celui du premier Vendredi Saint. La foule était présente alors. Notre Dame était là. Ici il n'y avait pas larrons ni St Jean, du moins ils n'étaient pas mentionnés. Leur demande à tous les trois fut répétée par son Epoux Crucifié: « Je t'ai demandé. Ils (la foule) t'ont demandé et elle, Ma Mère, t'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux (de la foule), de Me les amener? ». Jésus résume les demandes de la foule, de Notre Dame et ensuite Il ajoute Sa propre demande.
Dans toutes les trois visions on peut voir les mêmes demandes automatiques:
« Mène-nous à Jésus » (1ère) – la foule
« Prends soin d'eux, mène-les à Jésus, porte-leur Jésus » (2ème) – Notre Dame.
« Prends soin d'eux, amène-les Moi » (3ème) – Jésus.
Ces triples visions furent présentées par Mère dans sa lettre à l'Archevêque de Calcutta de l'époque, Mgr F. Perier S.J., par l'intermédiaire du père C. Van Exem S.J. en décembre 1947, non pas comme une intervention en l'air de Jésus mais comme une conclusion et l'apogée d'un dialogue plutôt long comme Notre Dame à l'Annonciation. Là c'était Notre Dame et l'Ange Gabriel, tandis qu'ici c'est entre Jésus et Mère Teresa.
Ses locutions et les dialogues commencèrent le 10 septembre 1946 comme elle commence sa première lettre à l'Archevêque F. Perier S.J. le 13 janvier 1947: « Votre Excellence, depuis septembre dernier, (évidemment depuis le 10 septembre 1946) des pensées et des désirs étranges emplissent mon coeur... ». Dans cette lettre elle raconte en détails ce qui se passe en elle, en particulier pendant la Sainte Messe et après la Sainte Communion. Jésus commença apparemment Sa série de communications après la Sainte Communion depuis le 10 septembre 1946.
Quel est réellement le contenu de ces locutions? Jésus ne perdit pas Son temps avec Mère Teresa et Mère Teresa ne dit pas non plus des paroles qui étaient hors du contexte. Jésus voulait de Mère Teresa ou mieux à travers Mère Teresa:
-1.Des soeurs indiennes « victimes de Son amour » (chasteté). Des Apôtres et des Missionnaires contemplatives: « Je veux des soeurs indiennes, victimes de mon amour qui seraient Marie et Marthe, qui seraient tellement unies à moi qu'elles rayonneraient Mon amour sur les âmes ».
-2.Des soeurs libres, revêtues de la pauvreté de la Croix (pauvreté): « Je veux des soeurs libres, revêtues de ma pauvreté sur la Croix ».
-3.Des soeurs obéissantes revêtues de l'obéissance de la Croix (obéissance): « Je veux des soeurs obéissantes revêtues de mon obéissance sur la Croix ».
-4.Des soeurs pleines d'amour, revêtues de la Charité de la Croix (charité): « Je veux des soeurs pleines d'amour, revêtues de Ma Charité sur la Croix ».
« Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13).
« Mais en ceci Dieu prouve son amour pour nous: Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs » (Rm 5, 8).
Ici Jésus va directement au coeur et à la base même des voeux M.C., à savoir la Croix. La Croix est la structure sur laquelle notre vie religieuse est construite. Supprimons la Croix de nos vies, tout le reste se désagrégera et tombera. Jésus dit à Mère Teresa qu'Il voulait de soeurs libres revêtues de la pauvreté de la Croix, des soeurs pleines d'amour revêtues de la Charité de la Croix, des soeurs obéissantes revêtues de l'obéissance de la Croix. La Croix est le standard et la structure de la vie et de la vocation religieuse. Ici les paroles de Jésus à Mère Teresa renvoient aux lettres de St Paul aux Philippiens : « Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même (Kenosis - pauvreté) en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix » (Ch. 2, 6-11). La pauvreté, l'humilité, l'obéissance et l'expression suprême de Son amour sont ainsi expliquées non seulement par des paroles éloquentes mais en acceptant librement la volonté de Son Père jusqu'à la mort, la mort sur une Croix.
La vocation M.C. est une continuation de la vie et de la mission de Jésus. Notre vocation à la vie religieuse est inspirée par la pauvreté, l'amour et l'obéissance de la Croix. Ceci est confirmée par le document récent du Magistère « Vita Consacrata » sur la vie religieuse. Il dit: « Les disciples sont invités à contempler Jésus élevé sur la Croix...La contemplation du Christ crucifié est une source d'inspiration pour toutes les vocations; par le don fondamental de l'Esprit, elle est à l'origine de tous les dons et, en particulier, du don de la vie consacrée. (V.C. 23). Et « La personne consacrée,...fait l'expérience de la vérité de Dieu qui est Amour, d'une manière d'autant plus directe et profonde qu'elle se situe sous la Croix du Christ. Celui qui paraît aux yeux des hommes dans sa mort, défiguré et sans beauté, au point d'amener les spectateurs à se voiler le visage (cf. Is 53, 2-3), manifeste pleinement sur la Croix la beauté et la puissance de l'amour de Dieu » (V.c. 24).
5.Mère Teresa est devenue l'Épouse de Jésus par amour pour Lui.
6.Mère Teresa est venue en Inde pour Jésus: « Tu es venue en Inde pour Moi ».
7.C'est la soif de Mère Teresa pour les âmes qui l'a amenée en Inde: « La soif que tu avais pour les âmes t'a amenée aussi loin ».
Dans une certaine mesure Jésus qui est amoureux de Mère Teresa la défie en lui disant: « As-tu peur de faire un pas de plus pour ton Époux, pour Moi, pour les âmes? »
Avec ceci il y a aussi une sorte de légère réprimande: « Est-ce que ta générosité s'est refroidie? « Suis-je secondaire pour toi? »
Jésus semble même se plaindre: « Tu n'es pas morte pour les âmes; c'est pourquoi tu ne te préoccupes pas de ce qui leur arrive. Ton coeur n'a jamais été noyé de chagrin comme l'a été celui de ma Mère. Nous avons tous les deux tout donné pour les âmes, et toi?... »
8.Jésus explique en quoi consiste la vocation de Mère Teresa: « Ta vocation c'est d'aimer, de souffrir et de sauver des âmes et en prenant cette décision tu exauceras le désir de mon coeur pour toi ».
9.La tenue ou l'habit: Jésus, l'Époux choisit le genre de tenue de sa mariée bien-aimée. Contrairement aux autres époux, l'Époux veut que Mère Teresa porte, comme Sa Mère, un vêtement « simple et pauvre »
10.La prophétie concernant l'habit: « Ton sari deviendra sacré parce qu'il sera mon symbole ».
11.La répugnance, la peur et la réticence de Mère Teresa à quitter Lorette. Elle voulait devenir une vraie soeur de Lorette, une vraie victime de l'amour de Jésus à Lorette même: « J''ai essayé de persuader Notre Seigneur que j'essaierai de devenir une sainte soeur de Lorette, très fervente, une vraie victime ici dans cette vocation ».
12.Mais Jésus, son Époux bien-aimé, veut les choses différemment: « Je veux des sœurs indiennes, Missionnaires de la Charité, qui seraient Mon feu d'Amour parmi les plus pauvres, les malades, les mourants et les petits enfants ». Il veut que Mère Teresa et ses sœurs offrent leurs vies comme victimes de l'amour de Jésus pour Lui apporter des âmes .
13.La connaissance personnelle de Jésus de Mère Teresa, en particulier en ce qui concerne sa condition humaine.
« Tu es, je le sais, la personne la plus incapable, la plus faible et pécheresse, mais c'est justement parce que tu es ainsi que je veux me servir de toi pour Ma gloire ». Ici Jésus explique en termes clairs Sa connaissance personnelle et intime de son épouse bien-aimée. Jésus veut dire qu'Il est très conscient de la condition humaine de Mère Teresa: « incapable, faible et pécheresse ». C'est en harmonie avec « l'Imitation de Jésus Christ », Livre I, Chapitre 22: «Où que tu sois et où que tu ailles, tu seras toujours malheureux si tu ne marches pas vers Dieu... »
La peur légitime de Mère Teresa pour la vie indienne: elle portait essentiellement sur la façon de « manger, de dormir et de vivre comme les indiennes ».
14.Mère pria intensément et demanda à à Notre Dame de l'aider: « J'ai demandé à notre Mère Marie de demander à Jésus de me débarrasser de tout cela ».
Des années plus tard, quand Mère Teresa était très sérieusement malade dans une des cliniques (Woodlands) à Calcutta (septembre 1989), j'allai la voir et elle me dit de dire aux soeurs à Rome « de dire à Notre Dame de dire à Jésus de guérir Mère (Teresa) afin que Mère puisse amener Jésus en Albanie ». Nous avons donc prié très fort Notre Dame de guérir Mère; et cela arriva. Elle a pu amener le Fils bien-aimé de Marie et son Épouse bien-aimée en Albanie l'année suivante. Depuis l'Église albanaise s'est beaucoup développée et est florissante. C'est au mois d'août 1989 qu'elle est allée en Albanie pour la première fois pendant quelques jours et elle est repartie le coeur très lourd. Mère Teresa avait vu sa mère Drana Bojaxhiu pour la dernière fois en septembre 1928. « « Ma mère ne m'avait pas vue depuis 46 ans; des mois avant de mourir, elle n'arrêta pas d'appeler et désirait ardemment me voir, moi, sa plus jeune fille . L'Albanie étant ce qu'elle est, aucune indienne est autorisée à y entrer. Je pouvais aller si près, et cependant pas jusqu'à elle. Elle est donc morte avec mon nom sur ses lèvres. C'est pourquoi je ressens ce que vous ressentez, Notre Dame sera votre force, je lui demande de prendre soin de votre famille... ». En août 1989 elle pouvait à peine s'agenouiller devant la tombe de sa très chère mère et de sa soeur Age et elle mouilla les tombes de ses larmes.
Le ciel vit ses larmes et entendit son cri. De retour à Calcutta elle tomba gravement malade; et comme une femme qui doit mettre au monde son enfant dans la douleur, Mère Teresa donnait naissance à la nouvelle Albanie dans la douleur intense . Le monde entier attendait avec angoisse. Sa vie était au bord de ce monde et du prochain. Les soeurs, les frères, les personnes de toutes positions, croyances et couleurs, criaient vers Dieu pour demander la guérison de Mère. Le bon Dieu nous la laissa à nouveau pour une longue période de 8 ans, pendant lesquels elle dut subir beaucoup de souffrance dans son corps, son esprit et son âme. Oui, de retour en 1946-47 Jésus lui avait dit: « Ta vocation c'est d'aimer, de souffrir et de sauver des âmes... d'être une victime de mon amour...Dans ton immolation,
dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront... »
Jésus continua de lui demander davantage de sacrifices: « Offre-moi plus de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec plus de ferveur et toutes les difficultés disparaîtront ». Mère Teresa, « la petite Épouse » de Jésus, Sa petite enfant, « Ma petite enfant» comme Il l'appelle, acheva dans son corps et dans son âme ce qui manquait apparemment chez son petit Époux, Jésus. Les époux en règle générale se complètent l'un l'autre. Dans le cas de Mère Teresa elle était la petite Épouse de Jésus. « l'Épouse de Jésus Crucifié » qui lui dit qu'elle doit être prête et désireuse de subir des tourments dans son cœur. Car Il dit: « Tu auras à subir ces tourments dans ton cœur, laisse-moi agir, ne me refuse pas »... « Quant à moi, que vous dirais-je, je n'ai rien, étant donné que je ne l'ai pas, lui que mon cœur et mon âme désirent ardemment posséder. La solitude est si grande, à l'intérieur et à l'extérieur je ne trouve personne vers qui me tourner. Il m' a pris, non seulement l'aide spirituelle mais également l'aide humaine. Je ne peux parler à personne et même si je le pouvais il ne rentre rien dans mon âme. S'il y a un enfer, ceci doit être l'enfer. Comme il est terrible d'être sans Dieu. Pas de prière, pas de foi, pas d'amour. La seule chose qu'il me reste encore est la conviction que le travail est le Sien, que les soeurs et les frères sont les Siens et je m'accroche à cela comme la personne qui n'a rien se raccroche à un brin d'herbe avant de se noyer... »
15.Confiance aimante. Dans toute relation entre les époux la confiance est absolument nécessaire. Jésus exige non seulement un confiance complète mais une confiance aveugle. Voici la confiance conjugale et la fidélité conjugale; l'amour conjugal et la réceptivité conjugale. « Fais-moi confiance complètement, fais-moi confiance aveuglément »; abandon inconditionnel, en aveugle, et confiance aimante.
16.Cette union intime et mystique des époux va engendrer des âmes dans l'amour et dans la douleur comme dans le mariage des enfants naissent de leur union conjugale. Ici il est clair que plus l'union des époux est étroite plus il y a d'âmes qui naîtront, qui seront sauvées.
17.Les âmes des pauvres. Le but de l'intimité divine de Jésus avec Mère Teresa est expliqué une fois de plus. Les âmes des pauvres enfants de la rue qui sont abandonnés et rejetés même par l'Eglise. Car Il dit: « Il y a des couvents avec des soeurs qui s'occupent des riches et des doués, mais pour mes très pauvres il n'y a absolument rien. Je les désire ardemment, je les aime. »
18.« Refuseras-tu? », « Ne m'aideras-tu pas?, « Refuseras-tu de faire cela pour moi? », « Refuseras-tu? », « Ne Me refuse pas ». Jésus , sur la Croix, fit aussi la même demande à Mère Teresa, comme nous l'avons lu dans son récit de la troisième vision, avec un léger changement dans l'expression, il ne dit plus: « Refuseras-tu » mais « Est-ce que tu vas refuser de faire cela pour Moi ». En 1942 Mère Teresa avait fait un voeu privé disant qu'elle ne refuserait rien à Dieu: alors Jésus avait toutes les raisons d'exiger d'elle tout ce qu'il voulait pour la gloire de son Père et pour le salut des âmes.
Ce fut apparemment Sa dernière demande. Ici elle s'abandonne avec une foi, une espérance et une confiance totales et dit: « Tu sais, Jésus, je suis prête à partir sur-le-champ ». Ici Mère Teresa fait écho avec la réponse de Notre Dame à l'Ange: « Que tout se passe pour moi selon ta parole » Dans la réponse de Mère Teresa nous pourrions même voir la réponse de St Thomas, l'apôtre de l''Inde. Mère Teresa, apparemment, alla travailler pour la première fois auprès des enfants de la rue le jour de sa fête. A cette époque l'Eglise célébrait la fête de St Thomas l'apôtre le 21 décembre. Qu'elle commença ce jour là ou pas, sa réponse fut totale comme celle de l'apôtre en ce premier dimanche de la Miséricorde Divine: « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20,28).
Mère Teresa écrit à la fin de la lettre: « Je désire ardemment être réellement à Lui, me consumer complètement pour lui et pour les âmes, je veux qu'Il soit aimé tendrement par de nombreuses personnes... »Ailleurs elle écrit: « Pendant l'année, très souvent, j'ai désiré ardemment être toute à Jésus et faire que d'autres âmes, en particulier indiennes, viennent et L'aiment avec ferveur, m'identifier complètement aux femmes indiennes et ainsi l'aimer comme Il n'a jamais été aimé auparavant. » Ici elle ressemble à sa sainte patronne Ste Thérèse de Lisieux qui écrivit dans son autobiographie: « Je ne laisserai aucune femme aimer son mari plus que j'aime Jésus et je veux le faire aimer comme Il n'a jamais été aimé auparavant ».
Apparemment ces deux saintes qui se ressemblent tellement dans leur spiritualité et leur union mystique avec Jésus réussirent à faire aimer Jésus comme Il n'avait jamais été aimé auparavant . Cela signifiait beaucoup de souffrance, de douleur et même la mort. Mère Teresa fit voir Jésus, Le fit connaître, aimé et servir à travers son service des plus pauvres parmi les pauvres. Jésus se servit de son Épouse bien-aimée pour que l'on reconnaisse Sa présence dans les pauvres, pour qu'on l'aime et le serve...C'est aussi conformément à ses paroles: « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40).
Quand Jésus apparut sur la scène pour Son long ministère public attendu, son prédécesseur Jean le Baptiste dit à ses disciples: « Il (Jésus) faut qu'il croisse et que je (J. Baptiste) diminue ».
Dans la dernière analyse c'est le résumé de notre vie spirituelle, de la sainteté et de la perfection. Pour racheter les âmes et répondre au cri de Jésus pour les âmes on doit devenir totalement Sien: « Ma petite, donne-moi des âmes ».
Une analyse plus détaillée du texte original et du testament de Mère Teresa peut rendre plus clair et plus convaincant notre vocation M.C.
Il s'agit juste d'essayer d'entrer dans le mystère et la réalité de « l'appel dans l'appel », comme elle l'appelle. Il y a tant à dire sur l'intervention entière de Jésus dans la vie de Mère Teresa pour le salut et la sanctification non seulement des pauvres et de l'Eglise mais du monde entier. Notre vie terrestre n'est pas suffisante pour dévoiler tout ce que Jésus, son Époux bien-aimé et crucifié a accompli en elle, à travers elle et avec elle. Nous attendons patiemment que l'éternité nous dévoile et nous fasse comprendre le profond mystère de la vocation et de la mission de Mère Teresa. Elle est morte mais sa mission sur la terre n'est pas morte ni son esprit insatiable ni son feu d'amour inextinguible pour Jésus et pour les âmes ! De retour en 1971 Malcom Muggeridge écrit dans son livre célèbre dans le monde entier « Something beautiful for God »((Quelque chose de beau pour Dieu) : « Ce sera à la postérité de décider si elle est sainte. Je dis seulement que, dans une période obscure, elle est une lumière qui brûle et qui brille; dans une époque cruelle, une incarnation vivante de l'Evangile d'amour du Christ; dans une époque sans Dieu, le Verbe qui habite parmi nous, pleine de grâce et de vérité. Pour cela, tous ceux qui ont le privilège inestimable de la connaître, ou d'en avoir entendu parler, doivent être éternellement reconnaissants ».
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
13.02.08


CHEMIN DE CROIX
BASÉ SUR LA GRÂCE FONDATRICE
DE MÈRE TERESA ET SUR SES MÉDITATIONS
« Je te l'ai demandé.
Ils te l'ont demandé
et elle, Ma Mère, te l'a demandé.
Refuseras-tu de faire cela pour moi,
de prendre soin d'eux, de me les amener? »
« Oui, Seigneur »
Prière
Notre Seigneur et notre Dieu, donne-nous la lumière, envoie-nous ton Esprit Saint qui nous enseignera ta volonté, qui nous donnera la force de faire les choses qui te plaisent en portant notre croix chaque jour. Jésus, ne nous laisse pas nous tromper mais accorde-nous toutes les grâces nécessaires pour persévérer à faire ta très sainte Volonté
.
Marie, que ta main gauche soit toujours sur notre épaule gauche et que ta main droite tienne toujours notre bras droit en contemplant Jésus et en faisant du chemin de Croix notre chemin de vie. Amen
Jésus, tu es mon Dieu. Tu es mon Epoux.
L'Agonie de Jésus au jardin de Getsémani
« Mon Jésus, ce que tu demandes me dépasse.Je peux comprendre à peine la moitié des choses que tu veux. Je suis indigne, je suis pécheresse, je suis faible.
Jésus, va trouver une âme plus digne, plus généreuse. »
V: Nous t'adorons, O Christ, et nous te bénissons
R: Parce que tu as racheté le monde par ta sainte Croix.
« Aujourd'hui mon Dieu, quelles tortures de solitude! Je me demande combien de temps mon coeur supportera cela. Les larmes ont coulé et coulé.Tout le monde voit ma faiblesse . Mon Dieu, donne-moi le courage maintenant de me battre contre moi-même et contre le tentateur. Ne me laisse pas revenir sur le sacrifice que j'ai fait par libre choix et conviction. Coeur immaculé de ma Mère, aie pitié de ta pauvre enfant. Par amour pour toi je veux vivre et mourir M.C »
V: Aie pitié de nous ,O Seigneur. R: Aie pitié
Jésus, ma vie, mon Amour, mon tout en tout.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
1
Notre Seigneur Jésus est condamné à mort
« N'aie pas peur , c'est Moi , obéis seulement , obéis très joyeusement et promptement et sans poser de questions . »
« Tu souffriras, souffriras beaucoup mais souviens-toi que je suis avec toi , même si tout le monde te rejette. Souviens-toi , tu es à moi , et je suis seulement à toi. N'aie pas peur . Obéis seulement. Je ne t'abandonnerai jamais si tu obéis. »
Jésus, Parole à dire. Jésus,Vérité à dire.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
2
Jésus prend sa Croix
« Ta vocation est d'aimer, et de souffrir et de sauver des âmes et en faisant ce pas tu répondras au désir de mon Coeur. »
« Ma petite ,viens, viens, emmène-moi dans les taudis des pauvres , viens, sois ma lumière. Je ne peux pas y aller seul, toi, viens, va au milieu d'eux , emmène-Moi avec toi chez eux. Combien je désire ardemment entrer dans leurs taudis, dans leurs maisons sombres et tristes.Viens être leur victime. Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront. »
Jésus, Lumière à allumer. Jésus, Amour à aimer.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
3
Jésus tombe pour la première fois
« La solitude est si grande, à l'intérieur et à l'extérieur. Je ne trouve personne vers qui me tourner. Il m'a enlevé non seulement l'aide spirituelle mais également l'aide humaine: je ne peux parler à personne et même si je le fais il n'entre rien dans mon
âme... »
« Tu as peur, comme ta peur Me fait mal. N'aie pas peur, c'est Moi qui te demande de faire cela pour Moi. Même si le monde entier est contre toi, se moque de toi, si tes compagnes te regardent avec mépris, n'aie pas peur, c'est Moi qui suis en toi, avec toi, pour toi. »
(Ps 46,11)
is en paix et reconnais que Je suis Dieu. »
Jésus, joie à partager. Jésus, Paix à donner.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
4
Jésus rencontre sa Mère
« Ton coeur n'a jamais été noyé de douleur, comme l'a été celui de ma mère. Nous nous sommes donnés tous les deux complètement aux âmes et toi ? »
« J'étais agenouillée près de Notre Dame, qui faisait face à la foule immense des visages souffrants et remplis de tristesse. Je ne voyais pas son visage mais je l'entendis dire : « Prends soin d'eux, ils sont à moi, amène-les à Jésus, amène-leur Jésus. N'aie pas peur. Apprends-leur à dire le chapelet, le chapelet en famille, et tout ira bien. N'aie pas peur. Jésus et moi nous serons avec toi et avec tes enfants. »
Tu es Dieu, Dieu né de Dieu, engendré, non pas créé.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, Tu es mon Epoux.
5
Simon de Cyrène aide Jésus à porter Sa Croix
« Tu sais, Jésus, je suis prête à partir sur-le-champ. »
« Pourquoi est-ce que tout cela m'arrive à moi, la plus indigne de Ses créatures. Je suis pécheresse et je suis faible, je ne sais pas, et j'ai si souvent essayé de persuader Notre Seigneur d'aller chercher une autre âme, plus généreuse, plus forte mais il a l'air de prendre plaisir à ma confusion, à ma faiblesse... »
« J'ai fait tout ce que je pouvais, mais si j'avais pu lui donner une tasse de lait chaud, ou quelque chose comme cela, son corps froid aurait retrouvé un peu de vie. Je dois essayer et être quelque part tout proche des gens là où je pourrais avoir accès facilement aux choses. »
Un consubstantiel au Père. Tu es le Fils du Dieu Vivant.
Jésus,tu es mon Dieu. Jésus,tu es mon Epoux.
6
Véronique essuie la face de Jésus
« Comme cela fait mal, si seulement tu savais , de voir ces pauvres enfants souillés par le péché. »
« Le nombre et le dénûment des pauvres nécessitent une main charitable. Comme ils laissent leurs enfants pécher et passer leurs vies innocentes dans la rue! Combien meurent sans Dieu juste parce qu'il n'y avait personne pour leur dire un mot sur Sa Miséricorde. Les souffrances de leurs corps leur font oublier les souffrances terribles que leurs âmes vivront pour l'éternité. Nous sommes tous invités à partager leurs souffrances et à alléger la douleur de leurs visages. »
Jésus, Sacrifice offert, Jésus Pain à manger
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
7
Jésus tombe pour la seconde fois
« J'ai tellement peur, Jésus. J'ai si terriblement peur. Ne me laisse pas me tromper. J'ai tellement peur. »
« Tu m'a toujours dit de faire de toi ce que je voulais...Maintenant je veux agir, laisse-moi faire, ma petite épouse, ma petite, n'aie pas peur. Je serai toujours avec toi. Tu souffriras et tu souffres maintenant, mais si tu es ma petite épouse, tu auras à supporter ces tourments dans ton coeur. Laisse-moi agir. Ne me refuse pas, aie confiance en moi avec amour, aie confiance en moi aveuglément. »
Jésus,Vin à boire. Jésus, Affamé à nourrir.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
8
Jésus parle aux femmes de Jérusalem
« L'amour devrait être le mot, le feu, qui leur fera vivre leur vie pleinement. »
« Ma petite, donne-moi des âmes. Donne-moi les âmes des pauvres petits enfants de la rue. Je désire ardemment la pureté de leur amour. Si tu voulais seulement répondre et m'apporter ces âmes. Arrache-les des mains du malin. Si tu savais seulement combien de petits tombent dans le péché chaque jour. Nous sommes ici pour aimer, prendre soin d'eux et prier pour eux. »
Jésus, Nu à habiller. Jésus, Sans logis à recueillir.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
9
Jésus tombe pour la troisième fois
« Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec plus de ferveur et toutes les difficultés disparaîtront. »
« J'ai tellement peur, j'ai si terriblement peur. Cette peur me montre combien je m'aime; j'ai peur de souffrir. Jésus, mon Jésus, je suis seulement à Toi, je suis stupide, je ne sais pas quoi dire, mais fais de moi ce que tu veux, comme tu veux, aussi longtemps que tu le veux. Je ne t'aime pas pour ce que tu donnes, mais pour ce que
tu prends. »
Jésus, je t'aime de tout mon coeur, de tout mon être.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
10
Jésus est dépouillé de ses vêtements
« Ton habit est saint parce qu'il est mon Symbole. »
« Ta générosité s'est-elle refroidie, est-ce que je viens après toi ? Je veux que tu m'amènes le pauvre. Je sais que tu es la personne la plus incapable, la plus faible et pécheresse mais c'est justement parce que tu l'es que je veux t'utiliser pour ma Gloire. Refuseras-tu?
Je t'ai tout donné. Tu m'as épousé .
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux
11
Jésus est cloué sur la Croix
« Le renoncement de soi et l'abnégation seront les moyens pour arriver à nos fins. Il y aura beaucoup de déceptions mais le bon Dieu veut juste notre amour et notre confiance en Lui. »
« Aie confiance en moi avec amour, aie confiance en moi aveuglément. »
« Quand il a été question de ton âme, je n'ai pas pensé à Moi, mais je me suis donné librement pour toi sur la Croix et maintenant qu'en est-il de toi? Refuseras-tu? Je veux des frères et des soeurs libres revêtus de ma pauvreté de la Croix; je veux des frères et des soeurs obéissants revêtus de mon obéissance de la Croix; je veux des frères et des soeurs pleins d'amour revêtus de ma charité de la Croix; qui seraient tellement unis à Moi qu'ils rayonneraient mon Amour sur les âmes. »
Jésus, maintenant et pour la vie. Jésus, dans la tendresse et dans l'amour.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
12
Jésus meurt sur la Croix
« Je m'abandonne complètement entre ses mains. Il peut disposer de moi comme il veut. »
« La même foule immense ...Ils étaient dans l'obscurité; cependant je pouvais les voir. Notre Seigneur sur la Croix , Notre Dame à une faible distance et moi comme un petit enfant devant elle. Sa main gauche était posée sur mon épaule gauche, et sa main droite tenait mon bras droit. Nous faisions face toutes les deux à la Croix . Notre Seigneur dit: « Je te l'ai demandé. Ils te l'ont demandé et elle , ma Mère , te l'a demandé. Refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d'eux, de me les amener? »
« Tu le sais, Jésus, je désire ardemment être seulement tout à toi, me consumer complètement pour toi et pour les âmes ; je veux que tu sois aimé tendrement par beaucoup. Aussi je suis prête à partir sur-le-champ. »
Jésus, je suis l'épouse de mon Epoux crucifié.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
13
Jésus est descendu de la Croix
« Je me demande pourquoi les pauvres sont si abandonnés à leur pauvreté. »
« Si nous ne sommes pas amoureux de Jésus, nous ne pouvons pas mener cette vie d'immolation continuelle pour les âmes. Chacun de nous doit comprendre que si nous voulons devenir Missionnaires de la Charité nous devons être amoureux de Jésus Crucifié et être Ses victimes pour les âmes des pauvres. »
Jésus, mon Dieu et mon tout. Jésus , je n'ai que Toi Jésus .
Jésus,tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
14
Jésus est mis au tombeau
« Comme les oeuvres de Dieu sont étranges et merveilleuses.Dans toute cette pauvreté il y a encore beaucoup de place. Je dois prendre ce que tu donnes, non pas ce que je préfère. »
« Oui, il y a tellement de souffrance,mais ces personnes pourraient devenir heureuses si tu laissais Notre Seigneur entrer de plus en plus dans leurs vies. Librement,mon Dieu et par amour pour toi ,je désire rester et faire tout ce qui sera ta sainte volonté en ce qui me concerne. Même si je souffre plus que maintenant , je veux toujours faire ta sainte volonté. C'est la nuit obscure de la naissance de la Société. Mon Dieu, donne-moi du courage maintenant , en ce moment pour persévérer à suivre ton Appel
Je n'ai personne d'autre que Toi. Je n'ai que Toi.
Jésus, tu es mon Dieu. Jésus, tu es mon Epoux.
Prière
O mon Dieu, de tout notre coeur nous prions pour que rien ne puisse abimer notre pauvreté absolue de la Croix, notre obéissance de la Croix et notre charité de la Croix, afin que nous puissions être de vraies victimes de ton amour , qui apportent ton feu d'amour parmi les plus pauvres parmi les pauvres, les malades, les mourants, les abandonnés, les petits enfants de la rue et tous ceux qui vivent dans le désespoir et dans l'ombre de la mort.
Nous te le demandons par le Christ Notre Seigneur. Amen.
« Sois avec nous Marie sur le chemin
Guide chaque pas que nous faisons,
Conduis-nous à Jésus,Ton Fils plein d'amour,
Viens avec nous, Marie, viens. »
Juste un mot
Ces quinze stations de la Croix sont basées sur le document de la Grâce Fondatrice de Mère Teresa. Chaque station est suivie de quelques lignes du chant de méditation de Mère Teresa. Sans aucun doute ,ce Chemin de Croix est destiné principalement à ceux qui sont déjà familiers du document de la Grâce Fondatrice. Tous ceux qui le trouveront utile pouront l'utiliser comme préceptes de dévotion.
La première station est l'agonie de Jésus au jardin de Gethsémani, qui vient immédiatement après la prière d'introduction. Etant donné que nous sommes habitués aux quatorze stations traditionnelles, en ajouter une de plus au commencement peut déranger tout l'ordre .Pour éviter cela , vous trouverez « L'agonie au jardin » sans numéro.
Espérons et prions, qu'en faisant ces stations avec amour et dévotion , non seulement nous approfondirons notre Esprit et notre Charisme M.C mais qu'également cela unira la famille M.C plus profondément et que nous nous rapprocherons davantage les uns des autres. Nous prions et demandons les prières de tous à cette intention.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C
10.12.07

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12,49)
Chers frères et sœurs bien-aimés,
La dixième année du retour à Dieu de la bienheureuse Mère Teresa a été commémorée et célébrée liturgiquement et autrement à travers le monde. Cela a été un temps de grande réflexion, de renouvellement et d'enrichissement spirituels pour beaucoup. Les gens se rendent compte que le « Charisme de Mère Teresa » est un patrimoine inépuisable, non seulement pour la famille des Missionnaires de la Charité, mais pour toutes les personnes de bonne volonté sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. C'est un patrimoine très riche, non seulement à archiver sous clé, mais à mettre à la disposition de tous ceux qui sont intéressés et concernés afin qu'ils puissent expérimenter la joie d'aimer et de servir leurs semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine, comme la bienheureuse Teresa l'a fait. Le charisme M.C. doit être diffusé.
Le « Charisme de Mère Teresa » est dans une certaine mesure notre vie de tous les jours. C'est un chemin de paix et de joie. C'est une porte d'entrée vers l'éternité, un visa pour le ciel. Cela prépare les gens pour le ciel pour entendre Jésus dire:
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde... »(cf. Mt 25, 31-46)
Le « Charisme de Mère Teresa » a la foi comme fondation, l'espérance comme moteur, la charité comme but. Il est basé sur la foi...une foi profonde et inébranlable...parce que la bienheureuse Teresa M.C. était convaincue depuis le début de son travail avec les pauvres que c'était l'œuvre de Dieu qu'elle faisait, et tout ce qu'elle faisait à chaque personne c'était à Jésus qu'elle le faisait. C' était basé sur la foi, car c'était Jésus qu'elle nourrissait dans l'affamé, c'était sa soif qu'elle étanchait dans l'assoiffé, c'était lui qu'elle habillait dans le dénudé, à qui elle donnait un abri dans le sans-abri, qu'elle visitait dans le malade, la personne âgée et seule, les lépreux, les malades du sida, qu'elle prenait sous son aile et consolait dans les prisonniers de toutes sortes. Il en est ainsi quand nous faisons quelque chose pour quelqu'un, le Christ en tient compte comme si cela lui était fait à lui , que la personne le mérite ou non. Chaque être humain est un enfant de Dieu, à respecter et à aimer comme tel. Chaque être humain est l' incarnation de l'amour de Dieu, peu importe d'où il vient ou à quelle religion il appartient. Aucun de nous n'est créé pour vivre dans ce monde pour toujours. Notre couleur et notre pays d'origine sont accidentels. Ce qui est essentiel pour nous est notre fraternité dans l'unique et seule Paternité de Dieu. Les vaches peuvent être de couleurs différentes mais le lait est toujours blanc.
Le « Charisme de Mère Teresa » est christologique. C'est une continuation de la vie, de la mission et du ministère de Jésus,car nous lisons dans les Evangiles, en particulier dans l'Evangile de Luc: « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance... »(cf. 4, 18-19)
L'Évangile de Matthieu est difficile à mettre en pratique (25,31-46). La parabole du jugement dernier appartient au royaume de Dieu, mais un royaume qui est inauguré ici sur la terre. La parabole explique et exprime l'unique et même réalité pour chacun que nous sommes créés par Dieu et rachetés par Jésus Christ par sa passion, sa mort et sa résurrection. La contemplation du mystère de notre vie nous fait comprendre au moins en partie le dessein du Créateur qui crée toute chose. Dieu a créé toute chose pour les êtres humains, et les êtres humains sont pour Dieu. Les réalités créées sont des fenêtres vers Dieu, par lesquelles nous sommes censés voir la présence et l'action de Dieu. Le soleil et la lune, les étoiles du ciel, les arbres fruitiers, les oiseaux et les animaux sont tous là pour notre usage afin de louer Dieu. L'exemple du prophète Daniel et de ses compagnons jetés dans la fournaise ardente, qui fut chauffée sept fois plus, et l'hymne de louange à la création de Dieu qui suivit, est au-delà de la description humaine et de tout raisonnement. Même l'empereur païen fut forcé de croire au Dieu de ces trois hommes de foi, de ferveur et de conviction extraordinaires. L'empereur dut courber la tête d'humilité devant eux et professer sa foi dans le seul Dieu d'Israël, vrai et unique ( cf. Da 3, 1-30)
Le « Charisme de Mère Teresa » , vécu avec foi, espérance et amour, est appelé à aider de multiples « empereurs et rois » de notre temps et de tous les temps, à courber la tête comme beaucoup d'entre eux l'ont fait aux funérailles de la bienheureuse Teresa le samedi 13 septembre 1997 au stade Nethaji à Calcutta en Inde. Dieu continuera à « appeler les fous de ce monde pour confondre les sages »; les faibles de ce monde en contraste avec les puissants. C'est la révolution de l'amour qui a eu son point culminant sur la croix ce premier Vendredi Saint-là. ce qui était et l'est encore pour beaucoup, une pierre d'achoppement et folie, est devenu et est la puissance et la sagesse de Dieu pour ceux qui sont doux et humbles de cœur.
La première moitié du 20ème siècle a été déchirée par la guerre et le désastre d'un côté, le réveil et le renouveau de l'autre. Les deux guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945 ont apporté des désastres globaux et des atrocités sans nom à chaque être humain vivant sur la surface de la terre. Bien que la deuxième guerre mondiale est pris fin le 6 août 1945, c.a.d. avec les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon, les conséquences désastreuses ont continuer à se ressentir pendant de longues années, non seulement sur le continent européen mais également dans les autres parties du monde.
Le « Charisme de Mère Teresa » a germé et pris racine dans la ville paradoxale de Calcutta; qui était devenue alors un cloaque de misère humaine, non seulement à cause de la deuxième guerre mondiale, mais surtout à cause du combat pour l'indépendance de l'Inde, le partage du pays entre l'Inde et le Pakistan sur la base de la religion, et les conséquences terribles qui ont suivi l'indépendance de l'Inde en 1947. Des millions de réfugiés ont afflué dans la ville déjà surpeuplée de Calcutta, et occupé chaque petit espace libre qu'ils pouvaient trouver, y compris les trottoirs et les terrains vagues derrière les immeubles.
Calcutta est la ville de la misère humaine accumulée; c'est la ville du chaos et de la confusion d'un côté; c'est la ville de la joie et du service plein d'amour de l'autre. C'est la ville que Jésus a pris et donné à notre bien-aimée et bienheureuse Mère Teresa pour la transformer en amour et en service plein d'amour; et elle l'a fait si parfaitement et fidèlement.
Plus tard Jésus a continué à lui montrer d'autres Calcuttas similaires, aussi différents et difficiles, dans tout le reste du monde. Il y a des Calcuttas cachés dans le monde entier. « La plus grande maladie d'aujourd'hui n'est pas la lèpre ou la tuberculose, ni même le SIDA, mais le sentiment de l'abandon, de l'indifférence et du rejet. » Plus tard Mère Teresa a dit: « Calcutta est partout si vous avez seulement des yeux pour voir. »
Le « Charisme de Mère Teresa » invite chacun d'entre nous à nos propres Calcuttas, où Jésus veut une fois de plus nous ouvrir les yeux, le cœur et l'esprit à la compréhension des Écritures. Calcutta nous aide à mettre en pratique l'enseignement de l'Evangile en action, où les paraboles revivent. C'est là que Jésus a parlé à une simple sœur qu'il a choisie comme épouse, à laquelle il a révélé la réalité de l'aimer et de le recevoir dans le Pain de Vie et de l'aimer et le servir sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. C'est là que la bienheureuse Teresa a vu le Christ affamé, le Christ assoiffé, le Christ nu, le Christ sans abri, le Christ malade et emprisonné (cf. Mt 25, 31-46)...et qu'elle a commencé à répondre avec joie. C'est là qu'elle a vu, comme le bon samaritain (cf. Lc 10, 29-37), le Christ blessé et qu'elle est descendue de « l'âne de Lorette » et a commencé à subvenir à leurs besoins. Ce fut un défi et un devoir.Calcutta est le Bethléem M.C. où Jésus est né et naît encore. Il suffit d'aller à Shishubhavan au 78 A.j. Bose Road, où des centaines d'enfants non désirés sont désirés et aimés, délivrés des « Hérodes » de notre temps.
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite ensuite à aller vers la Sainte Famille de Nazareth où, comme Joseph qui a pris l'Enfant et sa mère et a fui en Egypte cette nuit-là, beaucoup d'hommes aujourd'hui doivent faire la même chose: protéger, sauvegarder et sauver, en particulier l'enfant à naître. « L'avortement est le plus grand destructeur de paix. » (Bienheureuse Teresa). Si une mère peut devenir un « Hérode » pour son propre enfant, que reste-t-il dans le monde ? Comment pouvons-nous espérer la paix dans le monde ? Comment pouvons-nous avoir la paix dans nos cœurs ? La paix commence avec nous: « Qu'il y ait la paix et qu'elle commence avec moi ».
Le « Charisme de Mère Teresa » lutte contre l'avortement par l'adoption. Les sœurs M.C. ont des maisons pour des mères célibataires partout dans le monde. Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à lutter contre le fléau de l'avortement aujourd'hui; mais comment ?
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à offrir « chaque soupir, chaque regard, chacun de nos actes comme des actes d'amour divin » et à décider chaque jour et dire que: « Volontairement, mon Jésus, je te suivrai partout où tu iras à la recherche des âmes, quelqu'en soit le coût pour moi et par pur amour pour toi. » C'était le désir quotidien de la bienheureuse Teresa, sa prière et sa vie. Cela doit être également notre désir quotidien, notre prière et notre vie.
Le « Charisme de Mère Teresa » nous rappelle que Calcutta peut être dans nos propres foyers, si seulement nous avons des yeux pour voir et des cœurs pour répondre comme la bienheureuse Teresa l'a fait...en suivant l'appel de Jésus. L'appel de Jésus auquel nous pouvons librement répondre, est gratuit. Si nous apprenons de plus en plus à rendre un service aux membres de nos familles de tout cœur, sans compter le coût et sans chercher de récompense, nos familles deviendront des sanctuaires domestiques de l'Eglise. Cela est possible seulement si nous accueillons Jésus dans nos maisons et si nous transformons chacune de nos familles en un autre Nazareth. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire: « Faites de votre famille/de votre communauté un autre Nazareth ».
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à ressentir la soif intense et infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix...et dans l'Eucharistie...comme elle l'a ressentie, et aussi à étancher sa soif comme elle a essayé de l'étancher avec toute la puissance et les fibres de son être.
« Le but général de la Société des Missionnaires de la Charité » écrit la bienheureuse Teresa, « est d'étancher la soif de Jésus. « Jésus a dit sur la Croix: « J'ai soif ». Quand Jésus fut privé de toute consolation, mourant dans la pauvreté absolue, abandonné, méprisé et brisé dans son corps et dans son âme, il a parlé de sa soif- non d'eau- mais d'amour, de sacrifice. »
Elle continue: « Jésus est Dieu, donc son amour, sa soif sont infinis. Notre but est d'étancher la soif infinie d'un Dieu fait homme. Juste comme les anges en adoration dans le ciel chantent sans cesse les louanges de Dieu, nous aussi, en utilisant les quatre vœux de pauvreté absolue, de chasteté, d'obéissance et de Charité envers les pauvres, nous étanchons sans cesse le Dieu assoiffé de notre amour et de l'amour des âmes que nous lui apportons. »
« En vivant une vie de charité fervente dans la pratique de nos quatre vœux, nous étanchons la soif d'amour de Jésus, c.a.d. par notre perfection qui est le but de notre vie religieuse donnée à Dieu, l'amour qu'il demande à ses religieux. »
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Chaque M.C. doit ressentir la double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie, et partager cette soif de Jésus aussi intimement qu'il ou qu'elle le peut. Dieu a soif de nous et de tous et nous avons soif de Dieu et des âmes: « La prière est la rencontre de la soif de Dieu avec la nôtre ». Dieu a soif que nous ayons soif de lui. » (CCC 2560)
Un jour j'étais en train de fixer la petite plaque « J'ai soif » sur le mur où se trouvait le Crucifix dans notre chapelle à Rome. La bienheureuse Teresa M.C. était avec nous cet après-midi-là. Elle est venue aussi voir comment je faisais. Elle s'est déplacée au fond de la chapelle et m'a dit alors: « Père Sébastien, mettez les mots « J'ai soif » aussi près que possible de la bouche de Jésus, comme s'il était en train de vous les dire maintenant. » Comme je pensais à cela plus tard, je me suis rendu compte que la soif d'amour et des âmes de Jésus n'est pas seulement infinie mais aussi éternelle. Mais la soif de Jésus ne cesse d'augmenter aujourd'hui comme on a besoin d'un amour beaucoup plus pur, car beaucoup plus d'âmes vivent et meurent dans la pauvreté spirituelle, la misère et l'indigence dans le monde d'aujourd'hui.
Jésus a choisi la bienheureuse Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense, qui, comme des flammes de feu s'est répandue au-delà des mers. Nous partageons tous sa soif et son travail pénible pour étancher la soif de Jésus en grandissant en sainteté et en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin. Je prie et demande les prières de tous dans ce but.
Je vous souhaite un Avent très joyeux et fécond, qui nous prépare à accueillir Jésus à Noël.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive » cf. Jn 7, 37 ff.)
Prière écrite pour la Revue PRIER de décembre 1997
Seigneur Jésus,
avec Marie, que notre oui
soit un vrai oui.
Accorde-nous
un cœur d'enfant
plein de confiance et d'abandon.
Que nous courions pour Te servir
dans le plus pauvre parmi les pauvres
Seigneur Jésus,
avec Marie, que notre vie
ne soit qu'à Toi.
Gardons la joie d'être « un seul cœur »,
partageons-la avec nos frères.
Donne ta Paix à nos familles
et unis-nous dans la prière.
Tu as porté, Seigneur Jésus,
tous nos péchés jusqu'au martyre.
Avec Marie près de la croix,
que nous prenions ce que Tu donnes,
que nous donnions ce que Tu prends
avec toujours un grand sourire.
Seigneur Jésus, cloué en croix, Tu dis :
« J'ai soif ».
Tel est ton cri,
soif d'amour pour toutes les âmes !
Pour l'étancher avec Marie,
que nous soyons victimes d'amour
à chaque instant de notre vie.
Seigneur Jésus, Tu es l'Amour.
Dans l'Hostie Sainte nous t'adorons.
Suivons Thérèse et Mère Teresa
et travaillons à ta mission.
Aimons nos frères comme Tu nous aimes,
les aimant tous sans exception.
Gardons toujours « la petite voie »,
chemin de foi, d'amour, de joie.
Que par Marie, nous Te portions
avec tendresse et compassion.
Le couple qui a écrit cette prière préfère garder l'anonymat. Depuis plus de dix ans, les deux époux sont laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), association internationale de laïcs qui adhère à l'esprit et au charisme des religieux et religieuses du même nom. Fondée en 1984 à Rome par le père Sébastian M.C. - lui-même fondateur de la branche masculine contemplative des Missionnaires de la Charité – et Mère Teresa, l'association compte aujourd'hui 1 000 membres à travers le monde, mariés ou célibataires. Ils prononcent des vœux semblables à ceux des religieux et renouvelables chaque année : chasteté (conjugale), pauvreté, obéissance et service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi le pauvres.
20.09.07

Laudetur Sacra Familia
10 septembre 2007
« ...Les trésors de l'Eglise »
Chers frères et soeurs bien-aimés,
Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté et humbles. Félicitations chaleureuses, joyeuse et sainte nouvelle vie aux frères Ramon M.C., François Marie M.C., Victor M.C., Michael M.C. Frère Ramon M.C. a fait de sa vie un long engagement à Jésus par la profession des conseils évangéliques et le quatrième voeu de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres. Le jour de l'anniversaire de la naissance sur la terre de notre Mère céleste, le 8 septembre 2007, frère Ramon M.C. a dit au Seigneur, dans la basilique St Antoine de Padoue à Rome, à 16h, comme et avec Notre Dame: « Fiat voluntas tua » - « Que ta volonté soit faite ». La basilique était comble. Le célébrant principal était Rt. Rev. Mgr. Agostino Marchetto, secrétaire général du Conseil Pontifical pour les Immigrants étrangers et les Pélerins du monde. Après les mots de bienvenue de frère André Marie M.C., le célébrant commença à chanter lui-même le « Kyrie », ce qui surprit tout le monde, en particulier la chorale. La célébration entière dura deux longues heures. Le chant fut angélique. Le psaume responsorial chanté par Mini toucha tous les coeurs.
L'homélie, donnée en italien et en anglais, fut simple et plutôt courte. Le célébrant commença par les rencontres de Mère avec son Eminence le cardinal Camillo Ruini, ce que son Eminence rappela récemment pour le 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa de Calcutta. « Chaque fois que la bienheureuse Teresa allait voir le cardinal elle lui disait invariablement qu'elle venait lui faire un don, et il attendait le don...mais ses mains étaient toujours vides...tandis que son coeur était plein d'amour et de gratitude. Il se rendit compte que son don c'étaient les bonnes oeuvres de miséricorde qu'elle et la famille des Missionnaires de la Charité faisaient pour les plus pauvres parmi les pauvres, « qui sont vraiment les trésors de l'Eglise. » (St. Laurent)
« Frère Ramon est cette sorte de don offert et consacré à Dieu ce soir pour être avec lui et envoyé proclamer la Bonne Nouvelle aux pauvres, » dit le prédicateur. Frère Ramon M.C. dit maintenant, comme et avec Notre Dame: « Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ». Il va alors en hâte avec Jésus comme elle le fit en son temps chez sa cousine Elisabeth. Aujourd'hui nous devons aller avec Jésus et Marie rencontrer les besoins des pauvres, pour leur apporter une aide , mais surtout pour leur apporter Jésus, où qu'ils puissent se se trouver. Il parla des difficultés de la vie communautaire. Il cita St. Berchmans, qui avait l'habitude de dire: « Vita communis est maxima penitentia mea – La vie communautaire est ma plus grande pénitence ». Nous devons aussi savoir que nous n'avons pas une communauté toute faite, mais une communauté qui est à faire et à refaire, à corriger et à perfectionner. Nous savons aussi très bien que notre communauté n'est pas composée de personnes qui sont déjà saintes, mais de personnes qui essaient d'être saintes. Nous devenons saints ensemble, faisant appel aux vertus des autres pour combattre nos faiblesses. Nous devrions par conséquent être extrêmement patients avec les fautes et les défauts des autres.
Nous devons prier quotidiennement le Saint Esprit de nous unir tous dans son amour, en louant et remerciant Dieu les uns pour les autres. Prier ensemble en tant que communauté est notre force et notre protection. La communauté qui prie ensemble reste ensemble.
Etant donné que la célébration des voeux définitifs de frère Ramon M.C. faisait partie du programme du 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa, que nous avons commencé à Rome du dimanche 26 août au lundi 10 septembre 2007, un grand nombre de nos pauvres, de nombreuses soeurs M.C., de pères M.C., de LMC, de coopérateurs, de volontaires et autres personnes étaient présentes pour la profession. La soeur de frère Ramon, Josi Lusterio, fit tout le voyage depuis les Philippines, tandis que deux de ses amies du Canada, Vicky et Violyn, la rejoignirent à Rome. Leur séjour à Rome se limita à une semaine en tout. La communauté de Bushat eut sa représentation en la personne de frère Luc M.C....un grand sacrifice pour la communauté là-bas. Frère Luc M.C. et frère Ramon M.C. retourneront en Albanie, si Dieu le veut, le 15 septembre 2007.
Notre célébration cette fois fut de nature plus spirituelle. La nuit du 8 septembre 2007 se passa en adoration, en actions de grâces, et aussi en veillée pour nos frères François Marie, Victor et Michael, qui allaient faire leur profession temporaire le jour suivant, c.a.d. le dimanche 9 septembre 2007.
Son Excellence Mgr. Oscar Rizzato du Vatican présida la célébration eucharistique, qui eut lieu dans notre église de la Sainte Famille 8 Via San Agapito à Rome à 17h. Notre église était pleine. Ce fut une célébration combinée, des premières professions, d'actions de grâces pour les hommes de la Casa Serena avant que nous la fermions pour la nettoyer et faire des travaux de réparation, et aussi pour choisir ceux qui sont réellement les pauvres et les sans-abri, et de la conclusion officielle du 10ème anniversaire de l'entrée au ciel de la bienheureuse Teresa. Naturellement l'accent principal fut mis sur la profession religieuse de nos frères bien-aimés. L'archevêque parla de « la sagesse du coeur » - la sapienza del cuore ». Ce fut la réponse du psaume du dimanche chanté par Mini. La chorale fut à nouveau très angélique. A la Sainte Communion frère Piet M.C. chanta les deux jours le « Panis Angelicus ». Cela transporta au septième ciel l'esprit de l'archevêque, Mgr. O. Rizzato. Il remercia à plusieurs reprises frère Piet M.C. d' avoir si bien chanté « Panis Angelicus ».
Bien que la plupart des soeurs M.C. soient venues à la messe de clôture des célébrations du 10ème anniversaire de la mort de Mère à la basilique St Jean de Latran, un grand nombre d'entre elles vinrent encore également à la profession des frères.
Les trois frères passèrent leur Master en Charité à l'Université des Missionnaires de la Charité de la bienheureuse Teresa de Calcutta. A partir de maintenant jusqu'au dernier jour de leur vie sur la terre ils ajouteront M.C. à leurs noms, pourvu qu'ils persévèrent dans ce grand don de leur vocation M.C. Ils doivent faire leur entraînement pratique, que nous appelons Juniorat, pendant cinq ans, avant d'être complètement inséré dans notre Société. Soutenons-les par nos prières ferventes, nos paroles et notre bon exemple, et par nos sacrifices généreux. Les M.C. peuvent vouloir dire:
Martyrs de la Charité
Maîtres de la Charité
Ministres de la Charité
Missionnaires de la Charité.
Ce qui est commun pour tous c'est la Charité, sans laquelle nous pouvons être de simples travailleurs sociaux: mais Jésus veut que les Missionnaires de la Charité soient son feu d'amour parmi les très pauvres, les malades, les sans-abri, les handicapés, les enfants de la rue, etc. (cf.M.F.G. p. 17)
Merci à tous les frères, aux LMC, aux coopérateurs et aux autres, qui non seulement ont offert leurs prières et leurs sacrifices pour les frères, mais aussi envoyé des télégrammes, des cartes et des lettres, en plus des nombreux coups de téléphone. Sincères remerciements à Adolfo LMC qui a fait tout le voyage à Rome depuis Parme pour participer aux professions des frères. Pour nous ce fut très encourageant et édifiant. Restons fidèles à notre vocation. Cet appel de Jésus à « aimer et à souffrir et à sauver des âmes » est un don ineffable de Dieu pour lequel nous devons tous lui rester éternellement fidéles et reconnaissants. Notre fidélité à notre vie de prière, de pénitence et d'oeuvres de miséricorde nous aidera non seulement à grandir en sainteté, mais également à persévérer dans notre vocation.
...Mercredi 5 septembre 2007, 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa M.C., la famille M.C. ensemble avec nos pauvres, les LMC, les coopérateurs, les bienfaiteurs et autres personnes – environ 1500 en tout – sont allés place St Pierre participer à l'audience générale. A la fin de l'audience générale le Saint Père Benoît XVI a donné le message suivant à la famille des Missionnaires de la Charité :
« Je salue les membres des Missionnaires de la Charité qui sont venus ici avec leurs coopérateurs en ce 10ème anniversaire de la mort de la bienheureuse Teresa de Calcutta. Chers amis, la vie et le témoignage de cet authentique disciple du Christ, dont nous célébrons précisément aujourd'hui la mémoire liturgique, est une invitation pour vous et pour l'Eglise toute entière à servir Dieu toujours fidèlement dans les plus pauvres et les plus nécessiteux. Continuez de suivre son exemple et d'être partout des instruments de la divine miséricorde. » (Message du Saint Père, Benoît XVI, 5 septembre 2007)
Aprés l'audience Père Brian M.C.F. (postulateur), Sr. Fatima M.C. responsable de la branche des soeurs Missionnaires de la Charité contemplatives, Sr. Patrick M.C., la supérieure régionale pour le sud de l'Italie, et Père Sebastian M.C. purent rencontrer le Saint Père et lui parler personnellement. Sr Maria Pia M.C., la supérieure régionale de Rome et du nord de l'Italie, fit un grand sacrifice car seulement quatre d'entre nous purent avoir les tickets spéciaux. Père Brian donna au Pape un exemplaire du livre « Mère Teresa : viens, sois ma lumière » en allemand et en anglais.
D'autre part, je pris la famille M.C. toute entière avec moi et la présentai au Saint Père en lui demandant de bénir tous les membres de notre famille, nos frères, nos soeurs, nos pauvres: les aveugles, les boiteux, les paralysés, les estropiés, les lépreux, les malades du sida, les veuves, les orphelins et les handicapés, nos LMC, coopérateurs, nos bienfaiteurs, toutes les personnes de bonne volonté, et ceux qui n'ont pas le désir de Dieu. Je restai là debout en présence du Vicaire du Christ sur la terre et reçus sa bénédiction pour chaque personne sans exception. Je me sentis très petit, abaissé et indigne de vous représenter tous, de parler à celui qui représente Jésus sur la terre et de lui demander sa bénédiction et ses prières. Quand je lui dis : « Veuillez, Saint Père, vous souvenir de nous tous dans vos prières », il me dit: « Priez pour moi aussi. » Je lui dis que nous nous souvenions de lui plusieurs fois par jour et que nous prions pour ses intentions. Il fut extrêmement heureux de l'entendre. Il me bénit à nouveau et j'embrassai son anneau. Pendant tout ce temps nous nous tenions les mains, comme vous pouvez le voir sur les photos prises à cette occasion.
Je voudrais conclure cette lettre avec la prière suivante à la Sainte Famille, qui peut nous aider à faire de nos communautés et de nos familles « un autre Nazareth » (cf. la bienheureuse Teresa M.C.):
« Jésus, Marie et Joseph dans mon esprit,
Pour que je pense toujours à vous.
Jésus, Marie et Joseph dans mes yeux,
Pour que je vous regarde toujours.
Jésus, Marie et Joseph dans mes oreilles,
Pour que je vous écoute attentivement.
Jésus, Marie et Joseph sur mes lèvres,
Pour que je vous parle toujours.
Jésus, Marie et Joseph dans mon coeur,
Pour que je vous aime toujours.
Jésus, Marie et Joseph dans mes pas,
Pour que je marche toujours vers vous. »
Dieu vous bénisse.
P. Sebastian Vazhakala M.C.
13.09.07

« Dites aux LMC qu'ils sont tous les jours dans ma prière. Nous avons une bougie qui brûle pour eux aussi à l'adoration. » ( Bienheureuse Teresa M.C. )
Assomption 2007
Appel à la sainteté.
Tout d'abord j'aimerais exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour chaque Laïc Missionnaire de la Charité (LMC) où qu'il vive, travaille et essaie de devenir plus saint. Le document « Christifideles Laici » dit: « Aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance...Le saint est le témoignage le plus éclatant de la dignité conférée au disciple du Christ. » (Christifideles Laici: 16). Mais ils devraient devenir saints en vivant au cœur du monde, en faisant de petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour. « Ni le soin de leur famille ni les affaires temporelles ne doivent être étrangers à leur spiritualité » (Vat. II, Décret sur l'Apostolat des Laïcs, 4)
Gratitude envers Dieu pour l'appel.
Je voudrais également demander à tous les LMC du monde de ne jamais oublier de remercier Dieu chaque jour pour le don de leur vocation de LMC. Comme votre vocation est fantastique! Croyez-moi, Dieu n'aurait pas pu vous faire un don meilleur que celui de la vocation de devenir saints. En outre, il vous donne aussi les moyens de le réaliser. Nous, M.C., nous remercions Dieu chaque jour pour notre vocation de M.C. et pour la vocation des Laïcs Missionnaires de la Charité. Aussi longtemps que nous louerons et remercierons Dieu, nous recevrons la grâce, le courage et la force de surmonter les épreuves de notre vie, y compris les nombreuses tentations de découragement: nous grandirons en sainteté et persévérerons dans notre vocation. Continuons « d'allumer une bougie plutôt que de maudire l'obscurité ».
Dieu en personne appelle chacun.
Il est aussi nécessaire de connaître la personne qui vous a appelés ou vous appelle et pourquoi elle vous a appelés. Tout d'abord vous savez que vous n'êtes pas appelés par vos amis, vos curés de paroisse, vos évêques ou cardinaux, ou même par le Saint Père. Ils peuvent tous vous aider à répondre à l'appel à devenir LMC. Pouvez-vous imaginer que Dieu en personne vous a appelés et vous appelle, et que vous êtes libres de répondre à son appel? Comment pouvez-vous refuser son appel? Écoutez la bienheureuse Teresa M.C.: « Je vous ai répondu, vous savez Jésus que je suis prête à partir sur- le- champ...Jésus, mon Jésus, je suis tout à Toi, je suis si stupide, je ne sais pas quoi dire, mais fais de moi ce que tu veux, comme tu le veux, aussi longtemps que tu le veux. Je t'aime non pour ce que tu donnes, mais pour ce que tu prends, Jésus. » (M.F.G.17)
La vocation est un mystère.
Pourquoi vous et pas quelqu'un d'autre? C'est un vrai mystère. Pourquoi est-ce qu'il nous a choisis, vous et moi et pas quelqu'un d'autre pour partager sa vie et sa mission? Plus nous ressentons son amour – qu'aucun de nous ne peut revendiquer, et dont nous ne sommes pas dignes non plus, si ce n'est de l' accepter et d'y répondre généreusement et avec persévérance - plus nous devons tous devenir reconnaissants! Il appelle à partager non seulement sa vie mais également sa mission d'amour qui touche ceux qui sont dans le besoin. Jésus a dit à la bienheureuse Teresa M.C. en 1947: « Viens, sois ma lumière. Je ne peux pas y aller seul. Ils ne me connaissent pas – Toi, viens, va parmi eux »
(M.F.G. 18) Il lui a dit aussi: « Tu es, je le sais, la personne la plus incapable, la plus faible et la plus pécheresse, mais c'est justement parce que tu es ainsi – Je veux t'utiliser pour ma Gloire. Refuseras-tu? (M.F.G.17)
Indignes de l'appel
Notre vocation ne dépend donc pas de nos mérites, de nos capacités, de notre intelligence, du lieu de notre naissance, de nos parents ou de notre sainteté, elle dépend totalement de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Ecoutons St Paul: « Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu. (1 Co 1, 26-29).
Quelques questions et réponses.
Certaines personnes, y compris des membres de la famille M.C., posent parfois certaines questions comme:
1) Est-ce que notre Mère, c-a-d. la bienheureuse Teresa M.C. savait tout au sujet du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC)?
2) Si elle le savait alors aurait-elle permis aux LMC d'exister?
3) Comment des personnes mariées peuvent-elles faire des vœux? N'est-ce pas contre les enseignements de l'Eglise ?
4) Y a-t-il une différence entre les vœux d'un religieux et d'un laïc, marié ou célibataire?
5) Quel est le statut canonique des Laïcs Missionnaires de la Charité?
Cette lettre a pour but de répondre à ces questions et à d'autres qui lui ressemblent en retournant à la source aussi loin que possible.
Nous commençons par les questions numéro un et deux, à savoir :
La bienheureuse Teresa et les Laïcs Missionnaires de la Charité
Un des grands dons que Dieu a fait à notre branche contemplative est celui d'avoir initié le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Il a été fondé à notre Maison-Mère à Rome le lundi de la semaine sainte , le 16 Avril 1984, lorsque quatre personnes mariées – deux hommes et deux femmes – ont fait leurs vœux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres en présence des fondateurs, Mère Teresa M.C. et père Sebastian Vazhakala M.C. Avec l'aide de Dieu et grâce aux prières et aux sacrifices d'un grand nombre de personnes, nous avons maintenant des LMC dans 53 pays du monde. Nous espérons et prions pour qu'ils continuent à grandir en sainteté et en nombre.
Dans les paroles de notre bienheureuse et bien-aimée Teresa M.C., les LMC partagent non seulement l'apostolat des Missionnaires de la Charité mais ils partagent surtout l'esprit, le charisme et la vie des Missionnaires de la Charité par les vœux qu'ils font et le chemin de sainteté qu'ils essaient de vivre au cœur du monde. C'est un chemin de vie qui est destiné à faire des familles « les sanctuaires domestiques de l'Eglise, à l'exemple de la famille de Nazareth ». Les personnes Jésus, Marie et Joseph sont donc leurs modèles, leurs patrons , leurs protecteurs et leurs intercesseurs célestes; et les LMC à leur tour sont censés mener une vie de famille exemplaire, en devenant humbles et saints comme eux.
Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité n' a pas commencé seulement avec et en présence de la bienheureuse Mère Teresa M.C., mais elle est devenue à tout moment un apôtre zélé du Mouvement, encourageant les personnes laïques à rejoindre le Mouvement.
Dans sa lettre au Serviteur de Dieu Jean Paul II pour la reconnaissance de notre Société, le mercredi 16 juin 1993, elle écrit:
« Notre cher Saint Père,
...Le très beau don que Dieu a fait aux frères (Missionnaires de la Charité Contemplatifs) est celui d'avoir initié le Mouvement pour les familles des Laïcs Missionnaires de la Charité. Il y a déjà 500 familles à travers le monde qui ont consacré leurs vies à vivre par la prière et les vœux de pauvreté, de charité, de chasteté, d'obéissance et de service gratuit et de tout cœur des plus pauvres parmi les pauvres, autant que leur vie de personnes mariées le leur permet. Cette consécration a été un très grand don de Dieu aux familles. Aussi, Saint Père, veuillez prier pour eux et les bénir...
A la même occasion elle a écrit aussi aux Eminences le cardinal Martinez Somalo, Préfet de la Congrégation pour les Religieux et les Instituts séculiers, et au cardinal Camillo Ruini, Vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, en des termes similaires:
« Avec la bénédiction de Dieu les frères contemplatifs ont été un don spécial de Dieu aux familles que l'on connait sous le nom de Laïcs Missionnaires de la Charité et qui sont dans 20 pays (en 1993), répandant la Parole de Dieu par leurs vies et leurs exemples...Ils ont aussi, comme nous, une vie profonde de prière et sont liés par les mêmes vœux de pauvreté, de chasteté, d'obéissance et de service de tout cœur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, autant que des personnes mariées peuvent le vivre...(Rome, 15/6/1993)
La bienheureuse Teresa M.C. a écrit aussi quelques lettres directement aux Laïcs Missionnaires de la Charité. Elle écrit par exemple le jeudi 9 décembre 1993:
« Mes chers Laïcs Missionnaires, gardez la joie d'aimer Jésus dans votre cœur et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez. Prenez une ferme résolution: Je serai, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint. Cela vous aidera à étancher la soif d'amour des âmes de Jésus, en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres, particulièrement de votre famille. Prions. Que Dieu vous bénisse. M.Teresa M.C.
»
Le mardi 19 juillet 1997, avant de dire au revoir à Rome pour la dernière fois, elle a écrit quelques lignes de ses mains frêles:
« Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité, gardez la joie d'aimer en Le servant dans les pauvres.
Que Dieu vous bénisse. M.Teresa M.C.
Depuis que les LMC existent, elle les a emportés avec elle partout où elle est allée. Elle a même parlé avec le roi et la reine de Belgique et d'Espagne, en leur demandant de rejoindre le Mouvement LMC. Elle m'a dit qu'elle avait donné au roi de Belgique une copie de nos Statuts et un ostensoir pour sa chapelle pour avoir l'adoration quotidienne du Saint Sacrement exposé dans sa chapelle privée. Elle leur a dit de prendre contact avec moi. Mère m'a demandé de nombreuses fois si j'avais eu de leurs nouvelles.
Quand elle a écrit sur le nombre de bougies à brûler devant le Saint Sacrement exposé sur les autels M.C. du monde et quand elle a attribué à chaque branche les différentes parties du corps de Jésus, elle a écrit:
« Comme les Laïcs Missionnaires de la Charité et les Coopérateurs font partie de notre Société qui appartient d'une façon particulière à Notre Dame, nous brûlerons, dans le futur, 8 bougies devant le Saint Sacrement pendant l'adoration:
Deux lumières pour représenter les frères et les sœurs actifs qui sont les deux mains de Jésus.
Deux lumières pour représenter les frères et les sœurs contemplatifs qui sont les deux pieds de Jésus.
Une lumière pour représenter les pères M.C qui sont le Cœur de Jésus.
Une lumière pour représenter les Laïcs Missionnaires de la Charité qui sont la Sainte Face de Jésus.
Une lumière pour représenter les Coopérateurs qui sont la Tête de Jésus couronnée d'épines.
Une lumière pour représenter Notre Dame, Mère de toute la Société, qui intercède pour nous et nous conduit à Jésus.
Ce sera un don merveilleux fait à Jésus de nous avoir tous ensemble en adoration devant Lui."
(dans l'avion pour les U.S.A., le 2 août 1987)
Remarquez que les LMC ont la Face de Jésus, comme ils sont destinés à vivre au cœur du monde. Sans habit ni uniforme particulier, ils doivent montrer aux gens la face de Jésus par leurs paroles, leur vie et leur exemple. « Que ce ne soit plus nous qu'elle (chaque âme) regarde et qu'elle voit mais Jésus seul ». (Prière d' action de grâce après la Communion). Jésus dit à la bienheureuse Teresa: « Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils me verront, me connaîtront, me voudront. »
A partir de ce qui a été dit jusqu'ici, cela nous suffit pour comprendre la place et l'importance qu'elle a données aux Laïcs Missionnaires de la Charité au sein de la famille M.C. Elle les a toujours aidés à savoir partager la vie même des Missionnaires de la Charité. Pour elle le Mouvement LMC était comme une autre branche de la famille M.C. De plus elle savait que que tout dépendait de la famille comme première école pour tout être humain.
Mère aimait beaucoup non seulement rencontrer les LMC en différentes parties du monde, mais aussi leur donner des conférences. Elle les exhortait à rester fidèles aux enseignements de l'Eglise Catholique, en les aidant à suivre l'esprit et le charisme M.C. tels qu'ils sont détaillés dans les Statuts des LMC afin qu'ils puissent devenir « humbles comme Marie et saints comme Jésus ». Les vœux sont destinés à aider les laïcs à soutenir et renforcer le lien du sacrement de mariage. En d'autres termes, le Mouvement LMC est au service de la famille, qui est:
« Le patrimoine de l'humanité...La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Celle-ci a été et demeure une école de la foi, un laboratoire de valeurs humaines et civiles, un foyer dans lequel la vie humaine naît et où elle est accueillie de manière généreuse et responsable...(Pape Benoît XVI, dimanche 13 mai 2007, Sanctuaire d'Aparacida, Brésil).
L'un des principaux champs d'action du Mouvement LMC est de travailler à sauver et à restaurer les familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Eglise. Les LMC étudient les documents du Magistère tels que « Familiaris Consortio », « Christifideles Laici », etc...
Les vœux des personnes mariées et l'enseignement de l'Eglise.
Afin de répondre aux questions numéro trois et quatre je voudrais d'abord donner une citation d'un des derniers documents de l'Eglise, « Vita Consecrata ». Il dit: « « En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte « consacré » dans le sacrement du mariage, ils confirment par un vœu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations » (25 mars 1966, V.C. 62,4).
L'Eglise non seulement approuve que les personnes mariées fassent des vœux mais elle apprécie et encourage quand elle dit: « les formes d'engagement louables que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux... ils confirment par un vœu le devoir... » Ici les déclarations de notre Mère l'Eglise sont très claires. L'Eglise parle des trois vœux de Chasteté, de Pauvreté et d'Obéissance autant que leur statut de personnes mariées le permet.
L'Eglise aussi dit aussi très clairement qu'il y a une différence entre les vœux d'un religieux et d'un laïc, marié ou célibataire, quand elle dit: « ... On ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement ». En plus, les vœux d'un religieux sont publics juridiquement parlant, tandis que les vœux des LMC sont juridiquement privés. Les LMC ne font pas leurs vœux au nom de l'Eglise ou entre les mains d'un Supérieur, car ils n'ont pas de Supérieurs mais des « Liens » (cf les statuts LMC, les Liens).
« Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences» , dit le document « Vita Consecrata », « on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier... ».
L'Eglise reconnaît que cette forme d'engagement chrétien catholique est « un chemin de sanctification particulier », comme nous savons qu' « aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance ». (Christifideles Laici, 16).
Le Statut canonique et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité
Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité est une personne publique diocésaine juridique dans le diocèse de Rome. Il a été reconnu comme tel le 25 février 1987 par feu le Cardinal de Rome, son Éminence le cardinal Ugo Poletti. Les Statuts et le Chemin de Vie du dit Mouvement ont été approuvés par le même Cardinal basés sur les Canons 116 & 117.
VICARIAT DE ROME
Office des Instituts Religieux
Rome – 25 Février 1987
Très Révérend Père Sebastian,
J'ai reçu la copie des Statuts et du chemin de vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et je suis très heureux de dire que je ne peux qu'être en accord avec l'objectif fondamental du Mouvement qui se propose de restaurer le sanctuaire domestique de la famille à travers la prière, le dialogue et la consécration personnelle.
Je souhaite vraiment et je prie qu'avec la grâce de Dieu, le chemin déjà parcouru s'enrichisse toujours plus de nombreux et généreux disciples , afin que cette œuvre, si bénéfique et si chrétienne, continue de se propager, en communion avec l'Eglise universelle et plus particulièrement avec notre bien-aimé diocèse de Rome.
Réconforté par les fruits des bienfaits spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier Notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux de ces « Laïcs Missionnaires de la Charité », j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir que ce Mouvement soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87.
J'implore sur vous tous l'assistance divine et la grâce de l'Esprit Saint, avec le souhait qu'elles produisent du fruit en abondance dans vos vies et dans le travail que les Laïcs Missionnaires de la Charité entreprendront pour la plus grande gloire de Dieu, et de tout cœur je vous envoie ma bénédiction paternelle.
Cardinal Ugo Poletti
Vicaire de sa Sainteté
pour le Diocèse de Rome
Etant donné que le Mouvement LMC est devenu universel et international, nous désirons maintenant que le Saint Siège l'érige selon le Canon 312/1.
Comme nous pouvons le voir d'après la lettre ci-dessus, le Mouvement est affilié à la Congrégation des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs, fondés par notre bien-aimée et bienheureuse Teresa M.C. Cela signifie que la Maison-Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison-Mère des Laïcs M.C. Leur Supérieur général demeurera le Directeur Spirituel international du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile, et sera assisté par les Liens internationaux LMC selon les différentes langues et le (ou la) secrétaire général(e) internationale (cf Statuts LMC n° 42, C 1). Cette clarification nécessaire ne diminue pas la place et l'importance des Directeurs Spirituels pour chaque groupe local; grâce à de nombreux évêques qui ont très gentiment nommé leurs prêtres pour conduire les LMC à découvrir la vocation et la mission comme fidèles laïcs dans le monde d'aujourd'hui, à savoir, la vocation à la sainteté. « La vocation à la sainteté...Le saint est le témoignage le plus éclatant de la dignité conférée au disciple du Christ » (cf. Chritifideles Laici, n° 16). Certains groupes manquent encore de Directeurs Spirituels réguliers pour les guider.
De nombreux Évêques dans le monde veulent encore faire démarrer de nouveaux groupes LMC dans leurs diocèses.
Les Conventions internationales et le Chapitre Général.
Le Mouvement LMC a eu jusqu'ici trois conventions internationales, dont la dernière a été son premier Chapitre Général qui s'est tenu à Rome du 6 au 14 juillet 2002. Le prochain Chapitre Général se tiendra à Rome en liaison avec le Jubilé LMC, en avril 2009, si Dieu le veut.
Pour les LMC l'année deux mille neuf est donc l'année du jubilé, car le 16 avril 2009 les LMC auront 25 ans d'existence. Ce sera le jeudi de l'octave de Pâques. Il est nécessaire que nous préparions l'année jubilaire convenablement et longtemps d'avance. En fait nous avons commencé à y réfléchir et à avancer des suggestions précieuses: le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent se faire au niveau local, national et international.
En premier lieu ce doit être une année d'actions de grâces à Dieu pour le don du Mouvement LMC, pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont dans le Mouvement depuis le commencement.
C'est aussi un temps pour demander pardon pour tous nos péchés, nos négligences, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et pour les autres péchés commis contre nos vœux de chasteté, de pauvreté, d'obéissance et de service de tout cœur au service et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et les membres du Mouvement. Il y a tant de choses à regretter et tellement plus de raisons d'être reconnaissants à Dieu.
Il est absolument nécessaire que nous organisions ce grand événement pour les LMC du monde et que nous nous y préparions, afin que d'un seul cœur, âme esprit et force, nous puissions remercier Dieu Tout Puissant pour le don ineffable de notre vocation LMC et pour notre Mouvement dans sa totalité.
Le Mouvement LMC est un don de Dieu.
Pour chaque LMC particulier et pour sa famille respective.
Pour chaque groupe particulier.
Pour la famille MC et la branche des Contemplatifs M.C. en particulier.
Pour les plus pauvres parmi les pauvres.
Pour l'Eglise toute entière.
Pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté et générosité.
Dans cette préparation il est nécessaire que tous les LMC quelque soit leur étape, leur âge, leur domicile ou nationalité soient impliqués, car cela doit être une année de renouveau, de réconciliation, de réparation, de restauration et de résolution (voir la lettre du père Sebastian de l'Epiphanie 2006). Ce renouveau doit se faire à tous les niveaux: individuel, du groupe, national et international.
Puisque ce renouveau est si vital à tous les niveaux de vies des LMC pour grandir en sainteté, persévérer dans leur vocation, aider les autres à faire la même chose par les paroles et par l'exemple, le Mouvement a besoin d'animateurs LMC saints, généreux, dévoués et convaincus, qui ne vont pas seulement prêcher et enseigner par leurs paroles, mais par leur exemple, par la force contagieuse, par l'influence sympathique de ce qu'ils font, par le débordement évident d'amour que leurs cœurs portent à Jésus.
Les préparations.
Il y a deux sortes de préparations: lointaine et immédiate. Nous commençons maintenant avec la première.
Préparation lointaine. Nous avons commencé notre préparation lointaine en formant le Comité International, composé des Liens Nationaux, des Directeurs Spirituels Nationaux, et des Liens Internationaux de différentes langues: italien, anglais, espagnol, etc.
Le Comité international LMC d'organisation du jubilé s'est réuni 8 via S. Agapito, 00177 à Rome, du mercredi 30 mai au dimanche 3 juin 2007. Tous les Liens nationaux et les Directeurs Spirituels nationaux n'étaient pas présents ou représentés.
Il peut être nécessaire de préciser pour tous les LMC du monde que les rencontres internationales à Rome en avril 2009 ont deux parties distinctes: le deuxième Chapitre Général (G.C.) des Laïcs Missionnaires de la Charité suivi par les célébrations du Jubilé. Donc le diagramme suivant est destiné à expliquer et exprimer en détails le lieu, la date, le thème, les participants, etc. du Chapitre Général et des célébrations du Jubilé.
a) Chapitre Général des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC).
Lieu: Rome
Date (G.C.): Mercredi 15 au Mardi 21 Avril 2009
Participants G.C.: Liens internationaux, Secrétaire Générale, Liens nationaux, représentants des différents groupes, certains participants qui peuvent être choisis par Rome, tous les Directeurs Spirituels. Ils seront 120 ou jusqu'à 150 si tous sont présents.
b) La retraite, les séminaires et les célébrations du Jubilé.
Ils sont ouverts à tous les LMC, les coopérateurs, les amis et toute personne de bonne volonté et générosité du
Mercredi 22 au dimanche 26 Avril 2009.
Mercredi 22 avril 2009: audience possible avec le Saint Père.
Jeudi 23 au avril 2009: célébrations principales du Jubilé.
Dimanche 26 avril 2009: Messe finale et cérémonies de clôture.
Le thème du Chapitre Général ainsi que celui du séminaire et de la retraite du Jubilé: « Restaurer toutes les personnes, les familles et les choses en Jésus Christ selon l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa M.C. et des Missionnaires de la Charité; l'identité LMC, la Vocation et la mission LMC ».
L'année jubilaire commence le jeudi 16 Avril 2008 et se termine le dimanche 26 Avril 2009.
Dans nos réunions de groupes et nos retraites LMC, y compris les nationales, nous essaierons de nous attarder sur ce thème du Jubilé. Cette lettre et d'autres et le rapport du Chapitre Général LMC (juillet 2002) peuvent être très utiles.
Prochaine rencontre.
« On a convenu qu'une rencontre supplémentaire était nécessaire avant le début de l'année jubilaire. Si Dieu le veut, père Sebastian sera au Pérou pour donner des retraites aux sœurs M.C. et aux LMC la dernière semaine de février 2008, il a donc été décidé que la prochaine rencontre se tiendrait à Lima au Pérou, commençant le ou vers le 5 (?) mars 2008. Père Sebastian a prié instamment chacun de faire son maximum pour être présent. » (du rapport d'Ann Burridge)
Prière pour le Chapitre et le Jubilé LMC.
O Seigneur, nous te supplions de répandre miséricordieusement ton Esprit Saint dans notre Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité , qu'il a créé par sa sagesse, qu'il gouverne et soutient par sa providence, et dont l'amour peut allumer dans notre Mouvement ce même feu que Notre Seigneur Jésus Christ a envoyé sur la terre, désirant ardemment qu'il brûle intensément, et ainsi:
« Souffle en moi, Esprit Saint,
Afin que toutes mes pensées soient saintes.
Agis en moi, Esprit Saint,
Afin que mon travail aussi soit saint,
Attire mon cœur, Esprit Saint,
Afin que je n'aime que ce qui est saint.
Fortifie-moi, Esprit Saint,
Afin que je défende tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
Afin que je sois toujours saint. »
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
« De sang, je suis albanaise. De citoyenneté, je suis indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique.
Quant à mon état, j'appartiens au monde. Quant à mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus. » (Bienheureuse Teresa Bojaxhiu M.C.)
Née le 26 août 1910 (Skopje) Décédée le 5 septembre 1997 (Calcutta)
Béatifiée le 19 octobre 2003 Fête le 5 septembre
07.03.07

A partir de fin mai 1983 la bienheureuse Teresa de Calcutta traversa de sérieux problèmes de santé . C'est à Rome qu'elle eut ses premières attaques au coeur et qu'elle fut admise à l'hôpital « Salvator Mundi » à Monteverde. Elle y passa plus d'un mois.
Un soir, Sr Sylvia, de joyeuse mémoire, me téléphona et me dit que notre Mère (la bienheureuse Teresa) – les soeurs parlent encore d'elle ainsi – voulait que je célébre la liturgie de l'Eucharistie dans sa chambre d'hôpital l'après-midi suivant. Je me rendis donc à « Salvator Mundi ». Comme je parcourais les couloirs de l'hôpital je vis beaucoup de patients qui regardaient la télévision de leurs lits .Quand je rentrai dans la chambre de Mère non seulement elle regardait mais elle contemplait une autre sorte de télévision très puissante – à savoir, elle était en adoration du Saint Sacrement exposé sur son lit. Elle était étendue sur son lit, avec la tête relevée, et le Saint Sacrement, exposé dans un grand ostensoir, était juste devant elle , lui faisant face, elle était entourée d'un groupe de soeurs.
Cela m'impressionna tellement que même aujourd'hui non seulement je m'en souviens très vivement mais je le vois très clairement devant mes yeux. Elle dit son saint chapelet et d'autres prières avec les soeurs et ensuite elles me demandèrent de les bénir , après quoi nous eûmes la Sainte Messe.
Quel témoignage de foi en l'Eucharistie édifiant et encourageant cela fut! Jésus Eucharistique lui donna toute la force et l'énergie dont elle avait besoin pour accepter tout ce que Jésus lui donnait et pour donner tout ce qu'il lui prenait avec un grand sourire.
Sa liberté d'aller de tous côtés en hâte pour le sauver et le servir dans les plus pauvres parmi les pauvres était maintenant réduite à cause de son attaque au coeur; aussi avait-elle décidé d 'apporter des âmes à Jésus par la prière, le sacrifice et l'adoration eucharistique etc...Elle fleurissait là où le Seigneur l'avait plantée pour ce laps de temps. Elle ne pensait pas à ses nombreux hiers remplis de travail apostolique et missionnaire, ni ne voyait un lendemain merveilleux, quand elle serait ressortie dans le monde, libérée de l'hôpital. Non, elle vivait son moment présent avec enthousiasme. De son lit de malade elle faisait pareillement son travail missionnaire, en étanchant la soif d'amour et des âmes de Jésus. En un mot leurs soifs n'étaient plus deux mais une seule. La soif infinie de Jésus devint sa soif quand elle reconnut que Jésus l'avait choisie pour être son épouse, l'épouse de Jésus crucifié.
Dans une relation entre époux il y a, avant tout, la fusion des deux deux volontés, la communion des deux coeurs et de tout l'être. Dans cette union mystique entre époux ils ne sont plus deux, mais ils deviennent un dans l'amour, et de cette union d'époux des âmes naîssent. Les époux en amour soupirent l'un pour l'autre, spécialement quand ils sont loin Leur séparation temporaire renforce seulement leur lien d'amour, en les faisant s'aimer toujours plus fort. La bienheureuse Teresa était amoureuse de Jésus et Jésus était amoureux d'elle.
Cet amour d'époux a conduit la bienheureuse Teresa à souffrir davantage pour les membres du corps mystique du Christ , l'Eglise. Elle a vu la présence de son époux bien-aimé dans l'affamé et plus elle a nourri l'affamé, plus elle est devenue affamée de Jésus dans l'affamé. Plus elle a étanché la soif des assoiffés, plus elle est devenue assoiffée de son bien-aimé époux. Plus elle a vêtu celui qui était nu, plus elle a hébergé le sans abri, plus elle a guéri le malade etc...plus elle s'est sentie unie à lui dans l'amour dans le plus petit, dans celui qui est perdu et dans celui qui est le dernier. Plus elle a aimé les pauvres et les aservis, plus son amour pour Jésus a grandi. « L'amour grandit à travers l'amour. » ( Pape Benoît XVI ).
Son coeur a langui pour lui qui brûlait à l'intérieur d'elle. Et elle l'a exprimé ainsi ainsi sous la forme d'une Litanie, le Dimanche 19 juin 1983. De son lit d'hôpital elle a exprimé sa soif insatiable de son bien-aimé ,qui se présenta à elle sous de nombreuses formes différentes.
Elle avait deux questions : « QUI DITES-VOUS QUE JE SUIS ?» (Mt 16,15)
et la seconde était :« QUI EST JESUS POUR MOI ? »
Ici nous la laissons nous parler. Ses mots ne sont pas de simples mots humains, mais des mots de vérité, de vie et de lumière éternelle. Ils sont le moyen sûr d'aimer et de servir Jésus; ils sont l'evangelion, la bonne nouvelle pour toutes les personnes de bonne volonté. Ici nous citons la deuxième question:

QUI EST JESUS POUR MOI?
Jésus est le Verbe fait chair.
Jésus est le Pain de Vie.
Jésus est la Victime offerte sur la Croix pour nos péchés.
Jésus est le Sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et les miens.
Jésus est la Parole - à proclamer.
Jésus est la Vérité- à dire.
Jésus est le Chemin – à suivre.
Jésus est la Lumière – à allumer.
Jésus est la Vie – à vivre.
Jésus est l'Amour – à aimer.
Jésus est la Joie – à partager.
Jésus est le Sacrifice – à offrir.
Jésus est la Paix - à donner
Jésus est le Pain de Vie – à manger.
Jésus est l'Affamé - à nourrir.
Jésus est l'Assoiffé – à rassasier.
Jésus est celui qui est nu – à vêtir.
Jésus est le Sans-abri – à héberger.
Jésus est le Malade – à guérir.
Jésus est l'Isolé – à aimer.
Jésus est le Non désiré – à désirer.
Jésus est le Lépreux - à qui laver les plaies.
Jésus est le Mendiant – à qui donner un sourire.
Jésus est l'Alcoolique – à écouter.
Jésus est le Malade mental - à protéger.
Jésus est le Petit – à embrasser.
Jésus est l'Aveugle – à conduire.
Jésus est le Muet – à qui parler.
Jésus est l'Infirme - avec qui marcher.
Jésus est le Toxicomane – à qui venir en aide.
Jésus est la Prostituée – à éloigner du danger et à qui venir en aide.
Jésus est le Prisonnier – à visiter.
Jésus est le Vieillard – à servir.
POUR MOI:
Jésus est mon Dieu.
Jésus est mon Epoux.
Jésus est ma Vie.
Jésus est mon seul Amour.
Jésus est mon Tout en Tout.
Je ne vis que pour Jésus.
Jésus, je l'aime de tout mon coeur, de tout mon être.
Je lui ai tout donné, même mes péchés et il m' a épousée dans la tendresse et dans l'amour.
Maintenant et pour la vie , je suis l'Epouse de mon Epoux Crucifié.
Amen.
Dieu vous bénisse.
M Teresa M.C.
Amitiés et priéres.
Dieu vous bénisse.
Rome, 10 septembre 2006.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
27.02.07

Missionnaires de la Charité
54/A A.J.C.Bose Road
Calcutta 700016 W.B.
INDE
Nos chers Missionnaires de la Charité d'Inde,
Avec cette lettre je vous envoie mes souhaits chaleureux et la promesse d'être avec vous en esprit par la prière quand vous vous réunirez à Pune pour votre Rencontre nationale. Que ces jours de prière et de réunions soient une source de grâce pour chacun d'entre vous.
La présence de notre cher père Sebastian M.C. et celle des Directeurs Spirituels de différents groupes de LMC vous apporteront un espoir et un courage nouveau pour vivre votre vocation de LMC avec un amour et un dévouement plus grand .
Voici quelques mots de notre très chère Mère qui vous sont adressés à vous, ses enfants bien-aimés – les Laïcs Missionnaires de la Charité :
« Remercions Dieu pour tout ce que vous êtes pour Jésus à travers les Laïcs Missionnaires de la Charité. La fidélité à devenir une âme de prière est le commencement d'une grande sainteté. Si nous nous souvenons que ce que nous faisons à Jésus est ce que nous faisons les uns pour les autres, nous serons de réels contemplatifs dans le coeur du monde. Apprenons à prier et à travailler comme Jésus le fit pendant trente ans à Nazareth...Cette paix, cette joie et cette unité qui unissaient la Sainte Famille ensemble pour prier et travailler est un exemple vivant merveilleux pour nous. Ils grandissent en sainteté ensemble. Apprenons de Marie à prier et demandons-lui de prier pour que vos maisons soient un autre Nazareth. »
Je me permets aussi de saisir cette occasion pour remercier chacun d'entre vous pour toute l'aide et le soutien que vous nous apportez. Notre gratitude est notre prière pour vous et vos familles.
Remercions Dieu aussi pour le don de notre charisme qu'il a fait à notre Mère et à travers notre Mère à chacun de nous – d'être unis comme une famille pour étancher la soif infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix.
Que Dieu vous bénisse.
Sr. Nirmala M.C.
28.12.06

Notre groupe de LMC de Paris se réunit ce samedi chez les Soeurs pour commencer à étudier l'exhortation apostolique "Christifideles Laici" dans le cadre de notre engagement. ci-joint l'introduction, les paragraphes 55 et 56 concernant "les états de vie et vocations" et "les diverses vocations laÏques" ainsi que la conclusion où l'appel du Bienheureux Jean-Paul II se transforme en une très belle et forte prière à Marie Mère du Christ et Mère de l'Eglise. JC.Fabienne a mis sur le blog Mère Teresa une traduction de méditations de Mère Teresa sur "La Vigne et les sarments"
INTRODUCTION
1. LES FIDÈLES LAÏCS (Christifideles laici), dont la «vocation et la mission dans l'Eglise et dans le monde vingt ans après le Concile Vatican II» a été le thème de l'assemblée générale du Synode des Evêques en 1987, appartiennent au Peuple de Dieu, représenté par les ouvriers de la vigne, dont parle Saint Matthieu dans son Evangile: «Le royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour toute la journée et il les envoya à sa vigne» (Mt 20, 1-2).
La parabole évangélique met sous nos yeux l'immense vigne du Seigneur, et la foule des personnes, hommes et femmes, qu'Il appelle et qu'Il envoie y travailler. La vigne, c'est le monde entier (cf. Mt 13, 38), qui doit être transformé selon le dessein de Dieu, en vue de l'avènement définitif du Royaume de Dieu.
Allez, vous aussi, à ma vigne
2. «Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: "Allez, vous aussi, à ma vigne"» (Mt 20, 3-4).
L'appel du Seigneur Jésus ne cesse de se faire entendre depuis ce jour lointain de notre histoire: il s'adresse à tout homme venu en ce monde.
De nos jours, dans une effusion renouvelée de l'Esprit de la Pentecôte, arrivée avec le Concile Vatican II, l'Eglise a vu mûrir en elle un sentiment plus vif de son caractère missionnaire et, dans un mouvement d'obéissance généreuse, elle a de nouveau écouté la voix du Seigneur qui l'envoie dans le monde comme «le sacrement universel du salut»(1).
Allez, vous aussi. L'appel ne s'adresse pas seulement aux Pasteurs, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses; il s'étend à tous: les fidèles laïcs, eux aussi, sont appelés personnellement par le Seigneur, de qui ils reçoivent une mission pour l'Eglise et pour le monde. Saint Grégoire le Grand le rappelle, lorsque, prêchant au peuple chrétien, il commente la parabole des ouvriers de la vigne: «Examinez donc un peu, mes frères, votre mode de vie, et vérifiez bien si déjà vous êtes des ouvriers du Seigneur. Que chacun juge ce qu'il fait et se rende compte s'il travaille dans la vigne du Seigneur»(2).
Fort de son inestimable patrimoine doctrinal, spirituel et pastoral, le Concile a écrit des pages vraiment merveilleuses sur la nature, la dignité, la spiritualité, la mission, la responsabilité des fidèles laïcs. Et les Pères conciliaires, en écho à l'appel du Christ, ont appelé tous les fidèles laïcs, hommes et femmes, à travailler à sa vigne: «Le Saint Concile adjure avec force au nom du Seigneur tous les laïcs de répondre volontiers, avec élan et générosité, à l'appel du Christ qui, en ce moment même, les invite avec plus d'insistance, et à l'impulsion de l'Esprit Saint. Que les jeunes réalisent bien que cet appel s'adresse très particulièrement à eux, qu'ils le reçoivent avec joie et de grand coeur. C'est le Seigneur Lui-même qui, par le Concile, presse à nouveau tous les laïcs de s'unir plus intimement à Lui de jour en jour et de prendre à coeur ses intérêts comme leur propre affaire (cf. Ph 2, 5), de s'associer à sa mission de Sauveur; Il les envoie encore une fois en toute ville et en tout lieu où Il doit aller Lui-même (cf. Lc 10, 1)»(3).
Allez, vous aussi, à ma vigne. Ces paroles ont aussi résonné spirituellement pendant tout le déroulement du Synode des Evêques, qui s'est tenu à Rome du ler au 30 octobre 1987. Reprenant les pistes du Concile et éclairés par les expériences personnelles et communautaires de toute l'Eglise, les Pères, riches en outre de l'apport des Synodes précédents, ont étudié, de façon approfondie, «la vocation et la mission des laïcs dans l'Eglise et le monde, vingt ans après le Concile Vatican II».
Cette Assemblée comprenait des représentants qualifiés des fidèles laïcs, hommes et femmes, qui ont apporté une contribution précieuse aux travaux du Synode. L'homélie de clôture l'a explicitement reconnu: «Nous remercions le Seigneur de ce que, au cours de ce Synode, nous avons pu avoir non seulement la joie de la participation des laïcs (auditeurs et auditrices), mais plus encore de ce que le déroulement des discussions nous a permis d'entendre la voix des invités, les représentants du laïcat provenant de toutes les parties du monde, de différents pays. Cela nous a permis de profiter de leurs expériences, de leurs conseils et de leurs suggestions inspirés par leur amour pour la cause commune»(4).
Le regard fixé sur l'après-Concile, les Pères synodaux ont pu constater de quelle façon l'Esprit a continué de rajeunir l'Eglise, en suscitant en elle de nouvelles énergies de sainteté avec la participation de nombreux fidèles laïcs. Nous en trouvons un témoignage, entre autres, dans le nouveau style de collaboration entre prêtres, religieux et fidèles laïcs; dans la participation active à la liturgie, à l'annonce de la parole de Dieu, à la catéchèse; dans les multiples services et tâches confiés aux fidèles laïcs, qui les ont si bien assurés; dans la floraison vigoureuse de groupes, d'associations, de mouvements de spiritualité et d'engagement; dans la participation plus large et plus marquée des femmes à la vie de l'Eglise et au développement de la société.
Dans le même temps, le Synode ne manquait pas de noter que le chemin post-conciliaire des fidèles laïcs n'a pas été sans difficultés ni dangers. Dans le concret, on peut rappeler deux tentations auxquelles ils n'ont pas toujours su échapper: la tentation de se consacrer avec un si vif intérêt aux services et aux tâches d'Eglise, qu'ils en arrivent parfois à se désengager pratiquement de leurs responsabilités spécifiques au plan professionnel, social, économique, culturel et politique; et, en sens inverse, la tentation de légitimer l'injustifiable séparation entre la foi et la vie, entre l'accueil de l'Evangile et l'action concrète dans les domaines temporels et terrestres les plus divers.
Au cours de ses travaux, le Synode a fait sans cesse référence au Concile Vatican II, dont l'enseignement touchant le laïcat, à vingt ans de distance, a paru d'une actualité surprenante, et parfois d'une portée prophétique: un tel enseignement est capable d'éclairer et d'inspirer les réponses qui doivent être données aujourd'hui aux nouveaux problèmes. En vérité, le défi que les Pères synodaux ont relevé a été celui de bien tracer les routes précises afin que la splendide «théorie» sur le laïcat, formulée par le Concile, puisse devenir une authentique «pratique» ecclésiale. D'un autre côté, certains problèmes s'imposent par un certain caractère de «nouveauté»; au point qu'on peut les qualifier de post-conciliaires, au moins dans un sens chronologique: à ces problèmes, les Pères ont à juste titre réservé une attention toute spéciale au cours de leurs discussions et réflexions. Parmi ces problèmes, il faut mentionner ceux qui concernent les ministères et les services ecclésiaux confiés déjà ou qui seront à confier à des fidèles laïcs, la diffusion et la croissance de nouveaux «mouvements» à côté d'autres formes d'associations de laïcs, la place et le rôle de la femme autant dans l'Eglise que dans la société.
Au terme de leurs travaux menés avec zèle, compétence et générosité, les Pères du Synode m'ont manifesté leur désir et leur souhait qu'en temps opportun, je présente à l'Eglise universelle un document de conclusion sur le laïcat chrétien(5).
Cette Exhortation Apostolique Post-synodale veut donc faire ressortir toute la valeur des travaux du Synode, depuis les Lineamenta jusqu'à l'Instrumentum laboris, depuis la relation d'introduction jusqu'aux interventions de chacun des évêques et des laïcs et jusqu'au rapport de synthèse après la discussion en assemblée, depuis les discussions et les relations des «circuli minores» jusqu'aux «propositiones» et au Message final. Le présent document ne se situe donc pas en marge du Synode; il en constitue au contraire l'expression à la fois cohérente et fidèle; il est le fruit d'un travail collégial, dont la dernière étape a été la rédaction d'un exposé à laquelle ont contribué le Conseil du Secrétariat Général du Synode et le Secrétariat lui-même.
Susciter et alimenter une prise de conscience plus nette du don et de la responsabilité que tous les fidèles laïcs ont dans la communion et la mission de l'Eglise, tel est le but de notre Exhortation.23.12.06
" La lumière luit dans les ténèbres, Et les ténèbres ne l'ont pas saisie! " (Jean 1, 5)
Chers Fabienne et Jean-Claude et Karine et Michèle et tous les LMC de Paris,
C'est cette Lumière qui brille dans votre vie, surtout en ces temps troublés.
Puisse-t-Il nous accompagner sur notre route au cours de la Nouvelle Année, et nous donner l’espoir et la joie de témoigner de Sa lumière dans le monde, dans tout ce que nous sommes et nous faisons.
Merci beaucoup de votre e-mail.
Que l’Enfant de la crèche vous bénisse et vous garde dans Son amour, vous et ceux que vous aimez.
En union de prières,Sr. M. Elisabeth MC
"JÉSUS est la Lumière
JÉSUS est la Vérité
JÉSUS est la Vie
Voici comment Noël et
la nouvelle année seront heureux
et saints, si nous laissons
JÉSUS, la Lumière de la charité,
JÉSUS, la Vérité de l'humilité,
JÉSUS, la Vie de la sainteté,
vivre Sa Vie en nous."
Bienheureuse Teresa de Calcutta
04.12.06
Du livre de prières des LMC
VALEUR DU SILENCE(du livre de prières des LMC)
"Etablis,Yahvé, une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres."(Ps 141,3).
"Mais Jésus se taisait."(Mt 26,63).
Le Silence est douceur
Quand tu ne te défends pas contre les offenses qui te sont faites
Quand tu ne réclames pas tes droits
Quand tu laisses Dieu te défendre.
Le silence est douceur.
Le silence est miséricorde
Quand tu ne révèles pas aux autres les fautes de tes frères
Quand tu pardonnes promptement sans t'arrêter sur le passé
Quand tu ne juges pas mais que tu pries dans ton coeur.
Le silence est miséricorde.
Le silence est patience
Quand tu acceptes de souffrir sans te lamenter mais joyeusement
Quand tu ne recherches pas les consolations humaines
Quand tu ne deviens pas trop anxieux mais que tu attends patiemment que germe la "semence".
Le silence est patience.
Le silence est humilité
Quand il n' y a pas de compétition
Quand tu considères que l'autre est meilleur que toi
Quand tu laisses tes frères émerger, grandir et mûrir
Quand tu abandonnes tout à Dieu joyeusement
Quand tes actions peuvent être mal interprétées
Quand tu laisses aux autres la gloire de l'entreprise.
Le silence est humilité.
Le silence est foi
Quand tu restes paisible parce que tu sais que le Seigneur agira
Quand tu renonces à la voix du monde pour demeurer en présence du Seigneur
Quand tu ne te t'efforces pas d'être compris, parce qu'il te suffit de savoir que le Seigneur te comprend.
Le silence est foi.
Le silence est adoration
Quand tu embrasses la croix
Sans demander "pourquoi"
Le silence est adoration.
"Mais Jésus se taisait"
23.11.06

L S F (Laudetur Sacra Familia)
LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE
UNE INTRODUCTION
Demandez à Mère Teresa:
« COMMENT PUIS-JE DEVENIR UN VERITABLE DISCIPLE DU CHRIST? »
C'est la question que chaque chrétien devrait se poser au plus profond de son coeur.
Nous pouvons avoir été de « bons catholiques », toute notre vie et n'avoir jamais réfléchi sur le sens profond des Saintes Ecritures comme « Arrêtez, connaissez que je suis Dieu » ( Ps 46,11 ), ou « Soyez saints, car moi, Yahvé votre Dieu, je suis saint. »( Lv 19,2 ) « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » ( Mt 5,48 ).
A travers les âges il y a eu de nombreux mouvements dans l'Eglise qui ont été destinés à aider les membres de basede l'Eglise à grandir en sainteté, et l'un des plus modernes de ces mouvements est celui qui suit le chemin de mère Teresa de Calcutta. Il s'appelle « LES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE », ou « LMC » pour abréger.
L'essentiel est assez simple: nous sommes TOUS appelés à être saints! (Le mot anglais « saint » vient directement du mot français pour « holy »(saint également en anglais) qui vient du mot latin pour « holy »: « Sanctus ».
« Holy » linguistiquement parlant, signifie simplement « différent, transcendant, mis à part, en dehors des raisons et de l'estimation de ce monde » (cf Père Benedict Groeschel « Guérir la Blessure Originelle ».Etymologiquement cela signifie « holy »: sain ou « healthy »: en bonne santé, ce qui est aussi une bonne façon de concevoir la sainteté. Mais la phrase du père Benedict le dit très bien: « Dieu est celui qui est entièrement « Autre » et Il appelle tous Ses enfants à être comme Lui, « ...faits à l'image et à la ressemblance de Dieu ».
Jésus était « différent » et Il veut que ses disciples soient comme Lui, « mis à part », de la pensée matérialiste de la société.
Cette pensée, sortie de son contexte, pourrait conduire les gens à une simple philantropie humaniste, (ou même à du snobisme) mais Jésus nous donne la motivation supplémentaire de le faire pour Lui et à Lui quand Il dit: « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, C'EST A MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT » (MT 25,40)
Mère Teresa a conformé sa vie à ces mots durant son existence, et, sans le chercher, a gagné l'admiration du monde. Des personnes qui ont admiré son travail et qui l'ont vue comme un modèle ont recherché la direction spirituelle de Père Sébastien, un prêtre Missionnaire de la Charité établi à Rome. De leur prière et leur contemplation s'est formé le groupe connu maintenant sous le nom de Laîcs Missionnaires de la Charité.
MAIS QUI SOMMES-NOUS ET QUE FAISONS-NOUS?
(L'Identité, la Mission et la Vocation des LMC)
NOUS SOMMES DES LAICS CATHOLIQUES ROMAINS:-un MOUVEMENT DE PERSONNES CONSACREES AVEC UNE VOCATION ET UNE MISSION SPECIFIQUES: des Missionnaires de la Charité qui suivent le charisme de Mère Teresa; des missionnaires d'amour, qui font de petites choses avec un grand Amour, avec l'Amour de Jèsus.
NOUS DESIRONS ETRE UN DON – Par le don de nous-mêmes nous voulons, à travers le Coeur Immaculé de Marie, étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, par la profession renouvelée chaque jour, des voeux de Pauvreté, de Chasteté, d'Obéissance et un quatrième voeu de Service Gratuit et de Tout Coeur des Plus Pauvres parmi les Pauvres du monde entier, selon nos Statuts et la spiritualité de Mère Teresa de Calcutta.
NOTRE MISSION SPECIALE – Travailler au salut et à la sanctification des membres de nos propres familles , de notre Mouvement et des Plus Pauvres parmi les Pauvres du monde entier.
NOTRE ESPRIT – est un esprit d'abandon total à la volonté de Dieu, avec une confiance de petit enfant en Sa sollicitude paternelle, et un empressement au service dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph. En tant que personnes consacrées nous sommes appelés à devenir des adorateurs du Père en esprit et en vérité.
LE MODELE DE NOTRE VIE - et la source de notre inspiration est la Sainte Famille de Nazareth, notre Patron, avec l'intention de transformer nos propres familles en de « véritables sanctuaires d'Amour ».
NOS VOEUX (par lesquels nous sommes consacrés) – Nous avons choisi la Pauvreté, pour devenir riches dans le Christ; la Chasteté, pour témoigner et vivre à travers le mariage (ou le célibat) le mystère unique de l'alliance de Dieu avec Son Peuple; l'Obéissance, pour dire « oui » à l'ordre sacré de l'existence établi par Dieu dans ce monde,et par amour de faire la volonté de Dieu; et le Service Gratuit et de Tout Coeur des Plus Pauvres parmi les Pauvres, pour aimer et servir Jésus sous ce que Mère appelle « l'habit de dètresse des plus Pauvres parmi les Pauvres en nous souvenant de Ses mots: « C'est à moi que vous l'avez fait ».
NOTRE VOCATION – est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'Amour de Dieu, la Paix et la Joie que nous expérimentons dans notre chemin de souvenir et de pratiques des mots de Mère Teresa: « L'amour commence à la maison, dans notre mouvement, dans notre famille » et « les oeuvres d'amour sont des oeuvres de paix ».
A TRAVERS LA PRIERE – nous voulons maintenir notre union intime avec le Christ, avec Marie, « Cause de notre joie », et avec l'Eglise, étant conscients qu'il est impossible de s'engager dans l'apostolat direct sans être une âme de prière.
LA STRUCTURE – de notre Mouvement est la Croix. Depuis qu'elle a porté Notre Sauveur, elle conduit au salut; et elle doit donc être aussi pour nous dans tous nos travaux.
NOTRE PENITENCE – doit être caractérisée par la renonciation et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, étant donné qu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection. Dans notre apostolat la 'monnaie' pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour.
DES MOTS POUR NOTRE VIE – Nous faisons nôtres les mots de Mère Teresa:
« Soyez seulement tout pour Jésus à travers Marie. »
« Soyons purs et humbles comme Marie, et nous sommes sûrs d'être saints comme Jésus ».
Elle prie: « Jésus dans mon coeur, je crois à ton tendre amour pour moi; je t'aime. »
« Marie, Mère de Jésus, sois ma Mère maintenant. »
Mère dit aussi: « Soyons 'Un seul Coeur' dans le Sacré Coeur de Jésus, à travers le Coeur Immaculé de Marie, rendant ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui ».
« Je veux avec la bénédiction de Dieu être saint ».
SUPPLEMENT
Faire des voeux est un acte de consécration et de promesse à Dieu. On devrait être bien préparé et prêt mentalement.La Réconciliation préalable est nécessaire avant de s'engager. Faire des voeux ne devrait pas causer d'inquiétude ,car au contraire , on grandira et deviendra une personne plus dévouée à Dieu. Une période de formation d'un an minimum est exigée, après avoir été invité à devenir aspirant.Cette année de discernement n'est pas seulement pour le candidat-aspirant, mais aussi pour le Directeur Spirituel , les Missionnaires de la Charité (s'il y en a dans votre région), et les LMC qui ont déjà fait des voeux, car ils seront aussi impliqués dans la décision de l'acceptation. Souvent, l'aspirant aura besoin de plus d'une année de préparation, et quelquefois, on pourra juger que l'aspirant n'est pas un candidat. Les voeux sont privés (pas prononcés dans une Eglise devant une Congrégation). Une formule spéciale est lue pendant une Messe et devant un prêtre dans une Chapelle ou une Eglise, avec des invités spéciaux et les familles. Deux mois auparavant, vous devez soumettre vos intentions en écrivant au Directeur Spirituel du groupe LMC. Vous devez déclarer qui vous êtes, quels sont vos engagements actuels, et aussi expliquer pourquoi vous voulez faire des voeux. Une lettre similaire est écrite aussi chaque année au moment du renouvellement des voeux.
Le groupe se réunit, comme ses membres l'ont décidé, si possible une fois par semaine ou au moins une fois par mois minimum, pour l'Heure Sainte, la Liturgie des Heures, le Rosaire, la Réflexion et l'Instruction.
Si possible, le premier Samedi du mois devrait être observé comme un jour de prière et y inclure la Messe (une demie journée si l'instruction n'est pas comprise).
Nous célébrons la fête de notre Saint Patron, la Sainte Famille de Nazareth, le Dimanche avant la fête du Christ Roi, en Novembre. Une Messe est célébrée, pendant laquelle nous répétons nos voeux en tant que groupe (R 10), et aprés avoir prié la neuvaine de la Sainte Famille les neuf jours précédents. Notre famille devrait être comprise dans la neuvaine et dans la Messe.
A la demande spéciale de Mère Teresa, nos maisons devraient être intronisées au Coeur Sacré de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie.
Père Sébastien a réaffirmé que les Statuts représentent l'idéal. Ils contiennent les prières et les pratiques recommandées. Ils indiquent la direction dans laquelle les membres LMC devraient aller même si personne ne peut réellement s'attendre à vivre tous les Statuts immédiatement ou peut-être jamais. Ils sont volontaires. Si sincère que l'on soit, on ne doit pas être « scrupuleux » dans la poursuite de l'Idéal. Par contre, la persévérance apporte de grandes récompenses. Plus nous persistons dans la prière, plus nous recevons de grâces, ainsi cette croissance dans la vie de prière tend à avoir un effet naturellement accru, venant à imprégner toute notre vie et à procurer l'ambiance dans laquelle tout notre travail quotidien, nos devoirs et nos joies quels qu'ils soient prennent place.
C'est une bonne idée de commencer petit, par exemple: vingt minutes de prière le matin, et vingt minutes le soir. Ensemble cela incluerait la Prière du Matin et du Soir de la Liturgie des Heures (la belle prière de l'Eglise qui encadre notre journée), la prière du matin des LMC, et l'examen de conscience.
La Messe et la Sainte Communion quotidienne, si possible, est très importante pour la croissance spirituelle, de même que la Confession (à un confesseur régulier) au moins une fois par mois, et l'Angélus, au moins à midi, plus quelques prières. En résumé, comme cela est cher aux Statuts, ce Mouvement est profondément priant, imprégné de la spiritualité de Mère Teresa et des Missionnaires de la Charité.
A l'intérieur du cadre des Statuts ,chacun devra trouver, conjointement avec un conseiller spirituel, ce qu'il est possible pour lui ou elle de faire pour élargir le programme comme les circonstances le permettent. Visez l'idéal!
Notez, s'il vous plait, que les Statuts concernant le mariage sont l'enseignement traditionnel de l'Eglise (confirmé à l'intérieur par les documents post-Vatican II) et ce sont la norme.Mais même ici, les périodes d'abstinence proposées, telles que pendant le Carême et l'Avent, bien qu'étant une ancienne tradition de l'Eglise, sont complètement volontaires.
Pour plus d'information appeler ou écrire à
MISSIONARIES OF CHARITY-CONTEMPLATIVE
Via S.Agapito, 8-00177 Rome (Italie) Tel: 06/21.70.77.02 Fax: 06/21.70.77.03
Soeurs Missionaires de la Charité 60/62 rue de la Folie Méricourt 75011 PARIS Tel: 01.43.55.79.01
Soeurs Missionaires de la Charité 54A rue de Crimée 13003 Marseille Tel: 04.91.64.51.59
Jean-Claude et Fabienne Bastide 1 chemin de la Croisette 78770 GOUPILLIERES Tel: 01.34.87.55.95