04.03.25
Bonjour, Frères et Sœurs en Jésus, Marie et Joseph,
Bienvenue à cette célébration eucharistique de ce matin en tant que famille de Dieu, appelée et choisie par Dieu pour être ses serviteurs et servantes parmi ses pauvres, voire parmi les plus pauvres des pauvres, les plus nécessiteux des nécessiteux, parmi les oubliés et les abandonnés, parmi ceux qui ne croient pas ou ne pratiquent pas leur foi chrétienne, ceux qui sont totalement indifférents à Dieu, ceux qui ne prient pas, ceux qui ne veulent pas prier, ceux qui n'ont personne pour prier pour eux, et ceux qui ont demandé des prières spéciales, ainsi que pour toutes les âmes du purgatoire.
Dans le drame divin de notre salut, plusieurs personnes ont joué leurs rôles respectifs, qui ont été non seulement spécialement choisies, mais préparées par Dieu avec une attention particulière.
Lorsque la scène a été préparée dans la plénitude des temps, c'est-à-dire dans le Kairos de Dieu, à l'heure prévue, Dieu a envoyé son Fils unique qui, au milieu de la nuit, a sauté du trône royal, comme nous le lisons dans le livre de la Sagesse :
« Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. » (Sagesse 18, 14-15).
Dieu avait préparé, dans une ville sans importance du nom de Nazareth, une femme qui était conçue immaculée, et donc non touchée par le péché, originel ou actuel, qui accueillit le Verbe tout-puissant d'abord dans son Cœur Immaculé et ensuite dans son sein virginal (L.G. 53). Le nom e la Vierge était Marie. C'est à cette femme, la Vierge de Nazareth, que l'ange Gabriel, envoyé par Dieu, est venu annoncer la Bonne Nouvelle pour le monde entier. Elle va jouer un rôle vital dans ce drame de notre salut.
L'autre jour, l'un de nos bénévoles et grand ami est venu me dire que son fils avait été choisi pour jouer dans un film très important, et qu'il serait le troisième acteur du film. De plus, le réalisateur du film lui a dit qu'il devait perdre dix kilos pour obtenir ce rôle. Il a donc rapidement commencé à suivre un régime, plus de pâtes ni d’autres produits alimentaires, parce qu'il doit maigrir dans un délai donné.
Son père a déclaré que son fils faisait très sérieusement de son mieux pour perdre du poids afin de pouvoir jouer ce rôle. Je lui ai dit que je pensais que son fils n'avait pas de kilos en trop. Son père a répondu que son rôle était si important qu'il devait obéir à son metteur en scène. Sinon, il perdra sa chance.
En réfléchissant à la perte de poids, j'ai réalisé que j'avais moi aussi beaucoup de kilos à perdre, à commencer par sept kilos tout de suite. Il s'agit des sept péchés capitaux que sont l'orgueil, la cupidité, la colère, l'envie, la luxure, la gourmandise et la paresse.
Je pense à la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph, qui en sont les trois acteurs principaux et immédiats : Jésus, la figure centrale, le héros de tous les héros. Marie est à côté de Jésus, son fils, et Joseph, le troisième acteur. Combien de kilos ont-ils dû perdre pour jouer leurs rôles respectifs !
Lorsque Joseph a appris que sa fiancée était enceinte, combien de nuits blanches, d'agonies, de réflexions et de prières ont été nécessaires pour discerner la volonté de Dieu dans une telle situation, et comment agir en conséquence. Il a peut-être fallu un certain temps avant qu'il ne comprenne clairement qu'il avait été choisi par Dieu pour être l'un des principaux acteurs du drame divin du salut. L'Esprit Saint était le metteur en scène, et il envoya un ange à Joseph, lui disant qu'il ne devait pas avoir peur de prendre Marie pour épouse. Lorsque Joseph se réveilla de son sommeil, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné. Il emmena Marie chez lui.
Une fois de plus, Joseph a dû faire face à un autre défi, lorsqu'il a dû aller avec Marie à Bethléem pour enregistrer son nom. Joseph, en homme juste, c'est-à-dire toujours prêt à faire la volonté de Dieu, quoi qu'il en coûte, a toujours écouté son directeur, l'Esprit Saint. Qu'en est-il de vous et de moi ? Nous aussi, nous sommes appelés à écouter l'Esprit Saint et à agir comme Joseph.
Dans le cas de l'acteur, pour tenir un rôle aussi important, il a dû perdre du poids. Dans le cas de Joseph, faire la volonté de Dieu lui a coûté cher, mais le plus important, c'est que cela lui a apporté la joie et la paix à la fin. De même, cela a apporté la joie et la paix à Marie ! Joseph, homme juste, a toujours voulu faire la volonté de Dieu, il a écouté l'Esprit Saint à travers les messagers, en qui il a reconnu la main de Dieu, le plan de Dieu non seulement pour lui mais aussi pour Marie de Nazareth, sa fiancée.
L'heure était venue pour Marie d'accoucher, mais où ? Joseph a peut-être vécu des jours très pénibles, parce qu'il ne trouvait pas d'endroit approprié pour que Marie accouche. Mais Joseph, ici encore, voit la main de Dieu jusque dans les moindres détails de sa vie. Joseph et Marie avaient le même désir, celui d'accomplir le plus parfaitement possible la volonté divine et de coopérer ainsi au plan de Dieu. Il n'y avait aucune résistance à la volonté et au plan de Dieu, ni chez Joseph ni chez Marie ; tous deux étaient totalement soumis à la volonté et au plan de Dieu. Jésus a dit à Sainte Teresa M.C. : « Obéis-moi sans poser de questions ». Faisons de même. Pas de questions, obéissons simplement et acceptons la volonté de Dieu comme la norme de notre vie !
Le troisième défi, plus effrayant encore, dans la vie de Joseph et de Marie, fut quand le roi Hérode voulut tuer l'enfant Jésus. Une fois de plus, un ange du Seigneur apparaît à Joseph dans un rêve et lui dit :
« Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr.
« Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte où il resta jusqu'à la mort d'Hérode » (Mt 2, 13-15).
Saint Jean, l'apôtre et l’évangéliste, écrit : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu ». Non seulement cela, mais Jean continue d'affirmer : « C’est par lui que tout est venu à l’existence... » Le Verbe qui était Dieu dès le commencement s'est fait chair et a habité parmi nous, dans la plénitude de la vérité et de la bonté.
Faire la volonté de Dieu est un véritable défi. Elle exige des prières incessantes, des sacrifices généreux et un discernement approprié. Elle doit dépasser les émotions superficielles et s'enraciner dans la charité, la liberté intérieure et la foi inébranlable.
Jésus est venu pour les humbles de cœur, les humbles d'esprit et les pauvres de Jahaveh, les annawim, ceux qui dépendent totalement de Dieu. Tels étaient et sont les membres de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph. Tous trois étaient humbles jusque dans leurs entrailles, humbles, pauvres et dépendaient totalement de Dieu, le Père.
Vous et moi pouvons tout faire en celui qui vous fortifie, qui me fortifie, qui nous fortifie, de sorte que nous puissions dire avec saint Paul : « Je peux tout en celui qui me donne la force. Je suis ce que je suis par la grâce de Dieu ».
Noël est la fête de l'humilité et de la douceur. Il est difficile de croire que Dieu ait pu s'abaisser jusqu'à devenir comme nous en toutes choses, à l'exception du péché. Quelle étonnante et incroyable condescendance ! Seul Dieu a pu subir un tel anéantissement, dans la kénose de Jésus, la deuxième personne de la Sainte Trinité, qui est venu chez les siens, et pourtant, les siens ne l'ont pas reçu.
Noël est pour les humbles, les pauvres et les humbles. Les puissants, les riches et les orgueilleux ne ressentent pas le besoin de Jésus. Jésus nous apparaît aujourd'hui sous la forme d'une simple hostie et d'un peu de vin ; il apparaît sous la forme des visages défigurés des pauvres, des oubliés, des rejetés, des ignorés. Jésus est au milieu de nous car il est l'Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu pour nous, Dieu pour tous.
Aujourd'hui, la plupart des gens célèbrent l'anniversaire de Jésus sans Jésus. Il n'est pas accueilli. Il reste un étranger, dans des grandes célébrations, des réunions et des fêtes, plus ou moins terrestres, Jésus est largement sous-estimé ou, pire encore, n'a pas sa place du tout. La fête de Noël est devenue un temps pour gagner plus d'argent, un temps pour profiter de la vie. Elle est devenue une fête où l'on mange, où l'on boit et où l'on se réjouit. Elle est devenue un corps sans âme, un esprit mort, et donc un corps mort.
Jésus n'est même pas mentionné dans beaucoup de ces soi-disant célébrations ! Malheureusement, pour la majorité, Noël est devenu une fête païenne. Parfois, Jésus a envie de dire : « Cela suffit. Je n'ai pas besoin de belles crèches, de décorations et d'illuminations. Je veux que les gens fassent l'expérience de l'amour, de la paix et de la joie. Je veux que les gens apprennent à partager avec ceux qui sont pauvres et marginalisés, ceux qui ont faim, qui ont soif, qui sont sans abri ou qui sont nus ». Jésus veut que les gens fassent l'expérience de son amour, de sa joie, de sa paix, à travers son peuple spécialement choisi !
Il est le seul Sauveur envoyé par le Père pour aimer, servir et sauver. Il n'est pas venu pour juger, voler et tuer. C'est l'œuvre du voleur et du malin, qui vient pour voler, tuer et détruire. Mais Jésus, le bon berger, vient donner la vie en donnant sa vie, car nous sommes le peuple, les brebis de son pâturage. Plus nous serons humbles, pauvres, doux et modestes, plus nous verrons la présence de l'Emmanuel et nous nous exclamerons comme saint Thomas, l'apôtre, « Mon Seigneur et mon Dieu » ou comme saint Pierre : « A qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».
Maintenant, ici, sur cet autel, en ce lieu, le vrai Noël va avoir lieu. Parce qu'il nous a aimés, Dieu s'est fait homme ; parce qu'il nous aime maintenant, Jésus devient le Pain de vie. Merci, Père, merci, Jésus, merci, Esprit, merci, Joseph, merci, Marie. Alléluia !
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C..
11.10.23
Conférence aux LMC en septembre 2023
à Nazareth pendant l’Assemblée Générale des LMC
Mgr Víctor Mercado, directeur spirituel des LMC du Mexique et des îles Caraïbes.
Le chrétien est l'imitateur du Christ et donc la meilleure imitation du Christ, ce n'est pas revêtir ses vêtements ou porter des cheveux longs, ni utiliser ce qu’il y a de mieux ou porter une tunique. L'imitation idéale du Christ c’est de l'imiter dans le mystère pascal et le mystère pascal c’est la Passion, la Mort et la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.
Alors, certainement, la passion est difficile, mais la passion est marquée par la Croix du Christ et la Croix est notre marque, elle a été mise sur nous le jour de notre baptême. Nous sommes libérés par la Croix, l'Agneau immaculé est mort sur la Croix et il a versé son sang pour nous.
Je me souviens de cette anecdote sur les brebis, c'est-à-dire du troupeau qui a beaucoup de brebis. Un jour, j’ai demandé à un berger en quoi cela consiste, pourquoi il a autant de brebis et il m’a dit alors : « Bon, regarde, il y a un phénomène, les brebis dont le petit meurt ne donnent pas leur lait aux autres et les petits agneaux qui naissent vivants mais dont leurs mères meurent, beaucoup meurent de faim.... Alors, ce que je fais, dit le berger, quand un agneau meurt, je lui coupe la veine jugulaire, je sors son sang et avec ce sang je lave l’agneau qui s’est retrouvé sans mère et ensuite je le porte à la brebis qui s’est retrouvé sans fils et la brebis l'accepte parce qu'elle sent le sang de son fils. C'est ainsi que nous avons été lavés et purifiés par le Sang du Christ. C’est ce qui fait de nous des fils du Père, c’est ce qui nous fait des temples vivants de l'Esprit Saint. C’est ce qui fait de nous des membres vivants de l'Église. C'est donc ce Sang Précieux qui nous invite à porter la croix, à souffrir avec le Christ, à mourir avec le Christ, mais pour ressusciter avec Lui.
On dit aux sœurs qu'elles sont épouses du Christ, mais du Christ crucifié, de telle sorte qu'être épouse du Christ peut être une flatterie, un orgueil, et comme l'orgueil ne peut exister puisqu'elles sont épouses du Christ crucifié, elles doivent alors ressembler en tout à Jésus et c'est pour cela le : "J'ai soif".
"J'ai soif" signifie que moi, avec ma vie, avec ma personne, avec mon travail, avec mes activités, je vais étancher la soif de Jésus, ce qui signifie : que je vais porter la croix du Christ chaque jour. Cela correspond alors à l'invitation du Christ : "Celui qui veut venir à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive".
MEDITATIONS DU PÈRE SAVERIO, directeur spirituel de Cagliari (Italie)
JESUS DANS LE PLUS PAUVRE DES PAUVRES.
NOTRE SECOND TABERNACLE : "C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
INTRODUCTION
Ce matin, nous réfléchirons ensemble sur ce que l'on appelle le deuxième pilier du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité : "Jésus le plus pauvres des pauvres, notre deuxième tabernacle : "C’est à moi que tu l'as fait ».
Cette affirmation (c'est à moi que tu l'as fait) fait partie du passage du chant évangélique de Matthieu 25, 31 - 46, qui parle du jugement dernier. Les hommes sont séparés comme les brebis des boucs et seront jugés sur la charité envers les frères plus petits. Les deux groupes posent la même question à Jésus : "Quand t'avons-nous vu affamé, assoiffé, étranger, nu, malade ou en prison, et ne t'avons-nous pas secouru ?’’ Et la réponse de Jésus est claire et spécifique : "En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l’avez fait". Le tabernacle renvoie donc à la présence de Jésus dans les plus petits des frères et dans les pauvres nécessiteux.
Le service aux plus pauvres des pauvres pour ceux que l'on appelle les Laïcs Missionnaires de la Charité, est présenté dans les Statuts et le Chemin de Vie du numéro 28 au numéro 34. Dans ce même texte, qui parle du quatrième voeu, il est dit qu'il exprime :
1. Leur charisme particulier
2. L'appartenance familiale et l'interdépendance des Missionnaires de la Charité
3. Le type d'apostolat qui devra les engager
4. Le type de personnes qui sont appelées à être servies et la manière de servir.
Etant donné l'importance que les pauvres parmi les plus pauvres ont pour les Laïcs Missionnaires de la Charité, à partir de l'Ecriture Sainte, nous voulons découvrir cette catégorie privilégiée par Jésus.
LES PAUVRES DANS L'ANCIEN TESTAMENT
La naissance du peuple de Dieu est racontée dans le livre de l'Exode. Moïse, qui signifie "sorti de l'eau", après avoir passé quarante ans dans le désert de Madian, est envoyé par Dieu pour libérer Israël des Égyptiens. L'appel et l'envoi de Moïse ont lieu lors d'une apparition de Dieu dans un buisson qui brûle et ne se consume pas. Moïse obéit. Le livre de l'Exode raconte le passage du peuple qui traverse la mer Rouge, l'Alliance du peuple avec Dieu sur le mont Sinaï et le chemin dans le désert, d'une durée de quarante ans, jusqu'à la terre promise. La libération de l'Égypte sanctionnera la fin de l'esclavage. Israël est un peuple libre. En vertu de l'alliance du Sinaï, il devient le peuple de Dieu, libre et juste dans la fidélité à sa loi : les dix commandements. Nous attendons donc une Société parfaite. Nous nous demandons alors : ?comment est-il possible que l'on parle de pauvres dans les Ecritures ?
L’Évolution sociale
Israël a connu une évolution sociale au fil du temps, passant d'une civilisation nomade à une civilisation sédentaire dans des villages ou des villes. Dans la civilisation nomade, il y a plus ou moins de familles installées. La sédentarisation entraîne une profonde transformation sociale. Le centre social n'est plus la tribu, mais le clan installé dans une ville ou un village plus ou moins étendu.
On commence à parler des pauvres à partir du VIIe siècle, début de la monarchie, car au début de la sédentarisation, tous les Israélites jouissaient de la même condition sociale. Les richesses provenaient de la terre et étaient réparties entre les familles. A partir du huitième siècle, sous la monarchie, les choses changent malheureusement : on trouve le quartier des maisons riches, plus grandes et mieux construites, séparé du quartier où s'entassent les maisons pauvres. Comme l'annonce le prophète Samuel (1Sam 8, 10-22), avec la monarchie naît une classe de fonctionnaires qui profitent de leur administration et des faveurs que leur accordent les rois. C'est un temps où règne la prospérité, comme le montre Osée 12, 9 qui fait dire à Israël : "Je me suis enrichi, j’ai amassé une fortune" ; et Isaïe 2, 7 : ‘’Le pays est rempli d'argent, d'or et d'immenses trésors.’’
Les prophètes condamnent le luxe des habitations, Os 8,14 ; Am 3,15 ; 5,11 ; des banquets, Is 5,11-12 ; Am 6,4 ; des vêtements, Is 3,16-24, l'accaparement des terres qui accumulent maisons sur maison et champs conjoints aux champs, Is 5,8. Cette situation, où les richesses sont mal réparties, provoque le jugement sévère des prophètes : "S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons ils les prennent ; ils saisissent le maître de sa maison, l’homme et son héritage" (Mi 2,2). Les riches spéculent et fraudent, Os 12.8 ; Am 8.5 ; Mi 2.1-ss ; les juges se laissent corrompre IS 1.23 ; Ger 5.28 ; Mi 3.11 ; 7.3 ; les créanciers sont implacables, Am 2.6-8 ; 8.6.
Aux riches s'opposent les faibles, les petits, les pauvres qui subissent des impôts lourds et insupportables. Les prophètes prennent la défense des pauvres, Is 3,14-15 ; 10,2 ; 11,4 ; Am 4,1 ; 5,12 ; Ps 82,3-4. La loi protège les pauvres : le Deutéronome, qui reflète cette période, promulgue le précepte de l'aumône et Dt 15, 7-11 oblige à rendre le gage aux pauvres avant le coucher du soleil. Chaque année sabbatique, le produit de la terre était laissé aux pauvres, Es 23,11 ; les dettes remises Dt 15,1 et, l'année du jubilé, une libération générale était proclamée, et chacun reprenait possession de son patrimoine, Lv 25,10. Deux axes de réflexion
Deux lignes de pensée
Face aux riches et aux pauvres, deux lignes de pensée contradictoires se profilent. Selon la thèse du salaire, la richesse est une récompense de la vertu et la pauvreté un châtiment (cf. Psaume 1,3 ; 112,1-3 ; Pr10,15-16 ; 15,6). Job protestera contre cette ligne de pensée.
Une autre ligne de pensée et de pratique part de l'expérience et des faits estimés par les prophètes, selon lesquels il y a des riches méchants, impies, oppresseurs des pauvres, alors que ces derniers sont aimés de Dieu, Dt 10,18 ; Pr 22,22-23. Dans cette ligne, le Messie espéré par les pauvres de Jahvé leur rendra justice, Is 11.4. La spiritualité du pauvre se développera dans la seconde partie d'Isaïe et dans le psautier post-hésylique.
Le pauvre aux multiples visages
D'après tout ce que nous avons lu et cité, le vocabulaire utilisé dans la Bible pour désigner le pauvre reflète des situations humaines contingentes. Ainsi, le pauvre est appelé "l'indigent", "le maigre", "le faible", "le mendiant", "l'abaissé", "l'affligé", "le persécuté". Ce sont les "anawim" aux multiples visages.
Le cri des pauvres qui monte aux oreilles de Dieu comprend la prière des persécutés, des malheureux, des affligés (Psaumes 9-10 ; 22 ; 25 ; 69). Les pauvres espèrent des lendemains meilleurs et attendent le salut de Dieu. Le pauvre est présenté comme le serviteur de Jahvé (Psaume 86) qui se réfugie en Dieu avec confiance, qui le craint, qui le cherche.
Les traducteurs grecs du psautier ont compris que les pauvres ne sont pas seulement ceux qui souffrent de la misère matérielle. Pour traduire 'anaw, ils ont souvent utilisé le mot prays, qui évoque l'idée de l'homme docile, tranquille même dans l'épreuve. Le mot 'anaw peut également être traduit par 'humbles' (Ps 10,17 ; 18 ; 28 ; 37,11 ; Is 26,5-ss).
LES PAUVRES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT
Le messie des pauvres
Avec le début des béatitudes "Heureux les pauvres en esprit", Jésus veut faire reconnaître en eux les héritiers du royaume de Dieu : Cf. Jacques 2, 5 : " Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour en faire des riches dans la foi et des héritiers du Royaume promis par lui à ceux qui l'auront aimé ? ‘’ L'accomplissement des promesses est annoncé dans le Magnificat. Jésus apparaît alors comme le messie des pauvres, consacré par l'onction pour leur apporter la bonne nouvelle : "L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l’onction. Il m'a envoyé apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur" (Lc 4, 18-19).
Jésus lui-même se fait pauvre : Bethléem, Nazareth, la vie publique, la croix sont des formes différentes de la pauvreté du Verbe fait chair. Jésus invite tous ceux qui souffrent, fatigués et opprimés, à venir à lui, doux et humbles de cœur.
La pauvreté spirituelle
Si, dans l'Ancien Testament déjà, la pauvreté est considérée comme une dimension spirituelle, les disciples de Jésus participent également à cet appel : ‘’Heureux les pauvres en esprit" (Mt 5,3), c'est-à-dire ceux qui ont une âme pauvre.
Jésus exige de ses disciples le détachement intérieur des biens temporels afin de pouvoir rechercher les vraies richesses (cf. Mt 6, 24-33 ; 13,22). Les pauvres en esprit, les 'anawim, sont conscients de leur pauvreté spirituelle et savent qu'ils ont besoin de l'aide de Dieu (cf. Lc 18,9-14). Ils sont comme des enfants, confiants en Dieu et c'est pourquoi le Royaume de Dieu leur appartient.
La pauvreté de fait
La pauvreté spirituelle suffit-elle ou la pauvreté effective est-elle nécessaire, signe de détachement intérieur ? Jésus met en garde contre le danger de la richesse. À ceux qui veulent le suivre de près, Jésus demande une pauvreté volontaire et effective.
Et pour ceux qui n'ont pas choisi et qui se retrouvent pauvres ? Eux aussi sont bénis dans le royaume de Dieu à condition d'accepter leur sort et de rester généreux dans l’indigence (voir Lc 16,19-25).
Le service des pauvres
La misère est une condition qui doit être combattue par la justice sociale : ceux qui ont plus doivent aider ceux qui sont dans le besoin. Le service des pauvres est une expression de notre amour pour Jésus : en eux, nous l'aidons vraiment en attendant son retour (Mt 25, 34-46). Toute l'Écriture met en évidence un Dieu qui se penche sur la souffrance des pauvres.
LES PAUVRES DANS LE COEUR DE MÈRE TERESA DE CALCUTTA
Comment Mère Teresa voyait-elle les pauvres ? Laissons-la parler elle-même :
"Lorsque je ramasse une personne affamée dans la rue, je lui donne une assiette de riz, un morceau de pain, je satisfais et j'apaise cette faim. Mais pour une personne marginalisée, qui se sent non désirée, non aimée, effrayée, qui a été rejetée par la société, ce type de pauvreté est vraiment très douloureux et je trouve que cela très douloureux. Il y a beaucoup de gens qui ont faim d'amour : des personnes âgées, des handicapés, des malades mentaux, des gens qui n'ont personne, personne qui les aime. Peut-être que ce type de faim est également présent dans votre foyer, dans votre famille, où il y a peut-être une personne âgée ou malade.
Avez-vous déjà pensé que vous pouvez montrer votre amour pour Dieu même en donnant un sourire, en offrant un verre d'eau ou en vous arrêtant pour discuter ? Il y a beaucoup, beaucoup de personnes de ce type dans les pays riches. Il y en a réellement beaucoup.’’
À la lumière de ce que nous venons d'entendre de Mère Teresa, on comprend, comme le dit le statut de ma vie dans le livre édité par Adolfo Costa et Don Corrado Vitali : "que le service auquel est appelé le Laïc Missionnaire de la Charité est avant tout et surtout envers des personnes spéciales, que les autres ne voient pas, qui ne les intéressent pas, que souvent les autres ignorent et qui sont pour moi les meilleures, ce sont des amis, ce sont les maîtres, elles sont Jésus".
CONCLUSION
Au terme de ce parcours, nous pouvons dire que les pauvres sont une catégorie de personnes victimes d'injustices sociales condamnées et dénoncées par les prophètes de tous temps. Nous avons découvert les multiples visages de la pauvreté : matérielle, morale et spirituelle. C'est à cette catégorie de personnes, miséreuses et humbles, que Dieu adresse ses plus tendres prédilections. Le Messie qu'ils attendent sera le Messie des pauvres et Jésus sera la réalisation de ces attentes que Marie chantera dans son Magnificat.
Le charisme de Mère Teresa de Calcutta exprime donc la passion pour les plus pauvres des pauvres que les Laïcs Missionnaires de la Charité sont appelés à servir sur leur lieux de vie et de travail.
RÉSUMÉ
Jésus dans le plus pauvre des pauvres. Notre Deuxième tabernacle : "C'est à moi que vous l'avez fait"
Introduction 1
Les pauvres dans l'Ancien Testament 2
L’Évolution sociale 2
Deux lignes de pensée 3
Les pauvres aux multiples visages 3
Les pauvres dans le Nouveau Testament 4
Le Messie des pauvres 5
La pauvreté spirituelle 5
La pauvreté de fait 5
Le service des pauvres 5
Les pauvres dans le cœur de Mère Teresa de Calcutta 6
Conclusion 6
10.10.23

1er Pilier Assemblée Générale à Nazareth 12-19 septembre 2023
Jésus, pain de vie par le Père Audace Ndayishimiye
Introduction.
Dans sa lettre apostolique "Mane nobiscum Domine, Reste avec nous, Seigneur", saint Jean-Paul II insiste sur la présence réelle et unique de Jésus dans l'Eucharistie.
Le pape Benoît XVI, lors de la messe dans la basilique Marie Majeure, en la fête du Corpus Domini, dit qu'au terme de ce grand mystère, qui est le cœur de la foi de l'Église, le prêtre proclame : Le mystère de la foi : Le mystère de la foi. En effet, lors de la consécration, le pain et le vin deviennent le corps et le sang de notre Seigneur", une réalité qui dépasse toute compréhension humaine. C'est pourquoi de nombreuses personnes ont du mal à accepter la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie.
Saint Paul VI disait que la présence sacramentelle du Christ dans le sacrifice eucharistique est le plus grand de tous les miracles !
En effet, lors de la consécration, le pain et le vin deviennent le corps et le sang de Jésus-Christ, ce que l'on appelle la transsubstantiation. C'est un miracle du Tout-Puissant, que nos yeux ne peuvent pas voir : le pain consacré n'est plus du pain mais le corps du Christ. Ce n'est un miracle qu'au niveau sacramentel, même s'il conserve les propriétés physiques du pain. C'est pourquoi les personnes souffrant d'intolérance au gluten recevront une autre sorte d'hostie.
Saint Pierre Julien Eymard, l'apôtre de l'Eucharistie, avait l'habitude de dire : "La consécration est le plus grand de tous les miracles : un prêtre, homme dans toute sa misère humaine et pécheur, donne à son Créateur une vie sacramentelle. Ce prêtre renouvelle le miracle de la Sainte Cène".
Saint Augustin dit : "Celui qui m'a créé sans moi, est créé par moi".
Quelques témoignages. Ils montrent que Jésus, dans le Pain de vie, continue à faire toutes sortes de miracles physiques et spirituels, en réponse aux prières de son peuple pour tout besoin, même matériel. Jésus a fait des miracles non seulement en son temps, en Israël, mais il continue à en faire aujourd'hui encore, de génération en génération (cf. Lc 1,50).
- Un miracle spirituel : ma communion indigne. Après la crise politique au Burundi en 1993, j'ai décidé de me convertir, mais sans me confesser parce que je pensais que les prêtres étaient aussi des pécheurs. Je me suis repenti intérieurement, du fond du cœur, comme beaucoup de protestants, et j'ai continué à recevoir la communion. Un dimanche, pendant la messe, alors que je me préparais à communier, j'ai ressenti une lutte intérieure entre un esprit qui me disait de ne pas communier sans avoir reçu l'absolution d'un prêtre et un autre esprit qui me poussait à communier puisque j'étais intérieurement repenti. J'ai communié mais l'hostie s’est coincée dans ma gorge. Dès que je me suis souvenu de la lutte intérieure, parce que j'aurais pu être indigne de recevoir la sainte communion, l'hostie est immédiatement descendue de ma gorge. Après la messe, je n'ai pas accordé beaucoup d'importance à ce fait.
Mais le Seigneur continua à m'éclairer par la neuvaine de la Divine Miséricorde. Le deuxième jour, le Seigneur demandait à Sainte Faustine de lui amener les âmes des prêtres et des religieux, parce qu'ils lui ont donné la force de supporter la Passion et qu'à travers eux, Il répand sa miséricorde sur l’humanité.
Le soir du même jour, j'ai ouvert la Bible et le passage de saint Jean m'est venu en aide, où l'évangéliste dit :"Il souffla sur eux et leur dit : 'Recevez l'Esprit Saint'. A qui vous remettez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront retenus" (Jn 20, 22-23). Ce fut une confirmation de mon expérience lors de la sainte communion. Je désirais déjà être prêtre, mais après cette expérience, mon désir s'est accru.
- Une demande d'aide matérielle. Une jeune fille de ma paroisse est venue me demander une aide matérielle pour payer ses dettes. Je lui ai suggéré de se tourner vers Jésus dans la prière et de lui demander son aide. La jeune fille s'est alors rendue à l'adoration eucharistique, qui a lieu tous les jeudis pendant toute la journée, et a demandé à Jésus de l'aider pour trouver l'argent pour payer ses dettes. Le lundi suivant, elle a été choisie pour participer à un séminaire de dix jours, où les participants recevraient 20 000 francs par jour. Avec cet argent, elle pouvait payer toutes ses dettes. Jésus a entendu le cri de son enfant dans la foi et lui a accordé le miracle. Pour les chrétiens, il n'y a pas de coïncidences, mais une intervention divine pour ceux qui croient.
- Une guérison physique. En 2017, lors d'une retraite à un groupe charismatique, j'essayais de réveiller à nouveau dans le cœur des gens la conscience de la présence réelle de Jésus dans le Saint Sacrement, en leur parlant des miracles eucharistiques reconnus par l'Église. Après la sainte messe, nous sommes allés à l'adoration eucharistique. Une jeune fille m'a ensuite raconté qu'elle avait ardemment demandé à Jésus dans l'Eucharistie de guérir sa jambe, dont on avait diagnostiqué qu'elle devait être amputée à cause d'un cancer, car elle ne voulait pas passer le reste de sa vie sur une chaise roulante. Plus tard, lors de sa visite préparatoire à l’intervention chirurgicale, les médecins n'ont plus trouvé de cellules tumorales et l'amputation a été annulée.
2) De l'Eucharistie au service des pauvres. La veille du Jeudi Saint, Jésus a uni le sacrement de l'Eucharistie au service des frères. Il s'est levé de la table de l'Eucharistie pour aller à la table du service, car les pauvres nous rappellent les paroles de Jésus : "C'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25, 40).
Saint Jean Chrysostome était contre les chrétiens qui honoraient le Christ sur l'autel et méprisaient le corps du Christ dans les pauvres. "Le corps du Christ sur l'autel n'a pas besoin de manteaux, mais d'âmes pures, tandis que le pauvre qui est à l'extérieur a besoin de beaucoup de soins".
Malheureusement, les riches reconnaissent facilement reconnaître le corps du Christ dans l'Eucharistie, mais ils ne reconnaissent pas le corps du Christ caché dans les "tabernacles" des nécessiteux, des personnes qui souffrent et sont seules.
Notre chère Mère Teresa nous invite à voir et à aimer Jésus dans les pauvres. Elle avait l'habitude de dire : "Les pauvres sont un don de Dieu pour nous ; Jésus est si proche que nous pouvons le toucher. Lorsque nous touchons Jésus malade, nous touchons son corps souffrant, en oubliant toute répugnance humaine. Nous avons besoin de foi pour voir le Christ dans la souffrance déguisée des pauvres, dans leurs vêtements sales, sous lesquels Jésus se cache.
Nous devons approcher les pauvres avec respect et dévotion. Mère Teresa avait l'habitude de dire : "Nos mains doivent être pures comme celles du prêtre lorsqu'il élève le Christ sur l'autel. Comme il soulève l'hostie avec foi et dévotion, nous devons aussi soulever le corps de nos pauvres avec la même foi, et Jésus recevra nos actions comme s'il les avait faites pour lui-même.
Notre apostolat aura plus de valeur si nous le faisons sans chercher de récompense, mais seulement pour témoigner de la sollicitude de Dieu pour nos frères souffrants. Mère Teresa avait l'habitude de dire : "Je crois aux paroles de Jésus : 'C'est à moi que vous l'avez fait.’ La joie et le but de ma vie sont de l'aimer et de Le servir sous le déguisement affligeant des personnes défigurées, affamées, assoiffées, nues, sans abri, et le faisant, je proclame son amour et sa compassion à l'égard de mes semblables, les hommes et les femmes qui souffrent". Pour trouver le Christ, il n'est pas nécessaire de faire de grandes choses, mais il suffit de fleurir là où nous sommes plantés, en faisant les choses ordinaires de notre vie quotidienne. C'est cela l'amour en action : connaître les pauvres près de nous, dans notre famille. Lorsque nous les trouvons, aimons-les et servons-les, que ce soit en leur lisant le journal, en gardant les enfants lorsque les mères vont travailler, etc. Nous sommes les instruments de Dieu. Rappelez-vous : "C'est à moi que vous l'avez fait".
3) Le Pain de vie dans la vie des Missionnaires de la Charité et des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Selon les mots de Mère Teresa, chaque Missionnaire de la Charité doit être en relation étroite avec Jésus dans la Sainte Communion et à travers le Saint Sacrement, parce que Jésus, dans le Pain de Vie, est la source de l'amour et de la force pour le service des pauvres, et par sa présence il étend l'Incarnation jusqu'à la fin du monde.
- L'Eucharistie comme source d'amour et force pour le service des pauvres.
Le service des Missionnaires de la Charité et des LMC n'est pas un travail social. Comme Pierre et Jean, ils donnent aux pauvres la perle la plus précieuse qu'ils possèdent, c'est-à-dire la foi en Jésus-Christ : "De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j'ai je te donne: au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche" (Ac 3,5). Beaucoup de gens avaient donné des pièces au boiteux, mais il était toujours là à mendier. Grâce à la foi en Jésus, il est guéri et peut maintenant travailler et gagner sa vie !
Mère Teresa avait l'habitude de dire : "Pour pouvoir donner Jésus, nous devons avoir Jésus. Les gens ont faim non seulement de pain, mais aussi d'un amour compréhensif, ils veulent Jésus dans leur vie, et nous avons la responsabilité de leur donner Jésus. Notre journée commence par la Sainte Messe et, si nous ne sommes pas capables de voir et de croire en Jésus dans le Pain de vie, nous ne serons pas capables de voir Jésus dans le déguisement affligeant des pauvres".
Il n'est pas possible d'être Missionnaires de la Charité et Laïcs M.C. si nous ne sommes pas des âmes de prière. Notre travail est vraiment apostolique si nous laissons Jésus agir en nous et à travers nous, avec sa présence et son amour.
- L'Eucharistie comme prolongement de l'Incarnation rédemptrice.
La preuve du grand amour de Dieu est qu'il a envoyé son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais ait la vie éternelle (cf. Jean 3,16). La grande preuve de son obéissance au Père et de son amour pour les hommes est qu'il a donné sa vie pour ceux qu'il aimait (cf. Jn 15,13).
Jésus ne nous a pas abandonnés, mais il a trouvé le moyen de rester avec nous. Mère Teresa avait l'habitude de dire : "Si nous regardons la Croix, nous savons combien Jésus nous a aimés, mais si nous regardons le tabernacle, Jésus dans le Pain de vie, nous savons combien Jésus nous aime maintenant".
Conclusion.
Je conclurai par les mots de Mère Teresa : "L'Eucharistie est notre gloire et notre joie. Nous ne pouvons pas être saints sans Jésus. C'est pourquoi Jésus est devenu le Pain de vie pour étancher notre soif de Dieu, notre soif de sainteté".
Je ne voulais pas parler d'explications théologiques, car elles ne toucheraient pas le cœur. Le cardinal Newman a dit : "Cor ad cor loquitur, le cœur parle au cœur. J'ai donc partagé ma contemplation amoureuse de l'Eucharistie en tant que sacrement de l'amour, qui ouvre notre cœur au service des pauvres, et en tant que prolongement de l'Incarnation pour nous donner la joie de vivre et l'amour du service.
12.05.23
Pâques 2023
Chers Frères et Sœurs bien-aimés dans le Seigneur Ressuscité, Alléluia ! Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia.
Le jeudi 9 mars 2023, à cinq heures cinq du matin, 7 d'entre nous se tenaient serrés autour du tombeau de Jésus dans la basilique du Saint-Sépulcre, à Jérusalem. Nos sœurs M.C. de la communauté de Jérusalem sont restées très gentiment et très généreusement à l'entrée du tombeau de Jésus, nous donnant la possibilité d'être à l'intérieur, bien qu'entassés !
Alors que nous marchions dans l’obscurité de ce matin-là à plus d'un kilomètre de l'endroit où nous demeurions, mon esprit et mon cœur sont revenus à ce petit matin de ce premier jour de la semaine, alors qu'il faisait encore noir, lorsque Marie-Madeleine et Marie, la mère de Jacques, et Salomé, sont allées au tombeau pour oindre le corps de Jésus !
Nous allions célébrer la sainte messe du plus grand et unique événement dans l'histoire humaine, c'est-à-dire la glorieuse résurrection de Jésus. Ce fut une matinée très émouvante d'être au tombeau à ces premières heures du matin.
Mon esprit voyagea avec les deux disciples d'Emmaüs, qui voyagèrent avec Jésus pendant tout le chemin jusqu'à Emmaüs, conversant avec Jésus sans savoir que leur compagnon de route n'était autre que le Ressuscité en personne ! C'est lui qui à la fin a célébré la sainte messe avec eux. S'ils n'avaient pas été accueillants envers l'étranger, ils auraient manqué toute l'histoire et leurs yeux seraient restés fermés et leur espoir en Jésus se serait totalement épuisé et aurait disparu ! Comme il est important pour nous d'être accueillants envers les étrangers, qui sont Jésus sous un déguisement. Combien de fois oublions-nous les paroles de Jésus, qui a dit : « J'étais un étranger et vous m'avez accueilli… J'étais sans abri et vous m'avez accueilli ! »
Le charisme des M.C. est tellement centré sur l'accueil des étrangers et l'hébergement des sans-abri, remplissant ainsi nos maisons avec eux. Ici, je vous recommande vivement à tous de lire en la méditant, même si vous l’avez déjà lue, l'homélie du pape François du dimanche des Rameaux, du 2 avril 2023. Ce n'est pas seulement une homélie exceptionnellement inspirée et inspirante, mais aussi elle nous met au défi. Parcourons-la dans la prière si le temps le permet, examinant notre attitude et notre comportement dans notre vie quotidienne en tant que M.C. chez nous et à l'extérieur.
Jésus a ravivé dans le cœur des disciples d'Emmaüs leur zèle missionnaire, à mesure que leur foi et leur espérance dans le Ressuscité devenaient convaincantes. Ce fut une expérience de première main. Les mêmes disciples, forts de ce repas eucharistique, sont retournés cette même nuit à Jérusalem avec une grande joie, avec ferveur et enthousiasme.
Ce que le Seigneur Ressuscité a fait au tombeau vide à Marie-Madeleine, à Marie et à Salomé, ce que le Seigneur Ressuscité a fait aux apôtres à huis clos dans la chambre haute ce premier jour de la semaine, ce que le Seigneur Ressuscité a fait quelques années plus tard pour Saint Paul sur le chemin de Damas, il va le faire pour nous aujourd'hui. Tout dépend de notre état d'esprit et de notre empressement et de notre préparation à rencontrer le Seigneur Ressuscité ! !
Ici je voudrais réfléchir sur les paroles de saint Paul qui dit : « Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de la résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l'espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts » (Ph 3, 10-11)
La connaissance que saint Paul avait de Jésus n'était pas superficielle, mais profondément personnelle et profondément intime. On pourrait facilement dire que saint Paul est vraiment tombé amoureux de Jésus, par conséquent il a pu dire : « En effet, pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage » (Ph 1, 21). Il était fou amoureux de Jésus, à tel point qu'il pouvait exhorter tous les hommes de bonne volonté et généreux : « Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?... Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l'avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Rm 8, 35-39).
Voilà donc la théologie vécue des apôtres, des martyrs et des saints, qui ont expérimenté le mélange paradoxal de la béatitude et de la douleur. Saint Paul voulait faire l'expérience de la puissance de la résurrection de Jésus en partageant la souffrance, la passion et la mort de Jésus lors de ce premier Vendredi Saint. « Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus » (Ac 5, 41).
Dans le dialogue de la providence Divine , Dieu le Père montre à Sainte Catherine de Sienne comment la joie et la souffrance peuvent être présentes ensemble dans les âmes saintes. « L'âme est bienheureuse et affligée : affligée à cause des péchés de son prochain, bienheureuse à cause de l'union et de l'affection de la Charité qu'elle a reçue intérieurement. Ces âmes imitent l'Agneau sans tache, mon Fils unique, qui sur la Croix a été à la fois bienheureux et affligé ».
Je m'adresse ici à vous, chers Sœurs et Frères bien-aimés, qui êtes appelés d'une manière toute particulière à vivre le même type d'expérience dans votre vie quotidienne. Sinon, nous gaspillons toute notre énergie et notre vie pour rien. Si Jésus a dû apprendre l'obéissance à travers de grands cris et des larmes, si Jésus a dû crier sur la Croix : Eloi, Eloi, lama Sabachthani, ce qui veut dire : mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Nous devrons également vivre des expériences très douloureuses, mais dans la douleur, nous devons éprouver joie, tranquillité et paix. Combien nous, qui sommes pécheurs, faibles, indignes et misérables devrions souffrir, comme le bon larron a dit à l'autre voleur : « … pour nous c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n'a rien fait de mal. » (Lc 23, 41).
Jésus n'est pas venu dans ce monde de souffrance et de douleur pour effacer ou abolir la souffrance, la douleur et les épreuves, mais il a rendu la souffrance positive. Il a montré comment nous devrions souffrir car nous savons tous que la souffrance est inévitable dans notre vie terrestre. La souffrance est un moyen nécessaire de salut. Ce n'est plus une pierre d'achoppement pour nous, mais un tremplin. Ici aussi, saint Paul vient clarifier comment nous devons voir les croix quotidiennes dans nos vies. Il dit que « la croix est une pierre d'achoppement pour les Juifs et une folie pour les Gentils ; mais pour nous, croyants et disciples du Christ, c'est la puissance et la sagesse de Dieu ».
Saint François de Sales dit que « le mérite de la croix que nous portons ne dépend pas de son poids, mais de la façon dont nous la portons ».
C'est à sainte Marthe de Béthanie, qui est allée à sa rencontre alors qu’il était en chemin vers sa maison, que Jésus a révélé pour la première fois la réalité de la résurrection. C'était la réponse de Jésus à la foi et à l'amour de Sainte Marthe envers le Maître. « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera », dit Marthe à Jésus. « Ton frère ressuscitera », lui dit Jésus. "Je sais", répondit-elle, "qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour". Ici Jésus vient avec l'un des mystères les plus importants de notre foi, qui est en réalité la pierre angulaire de notre foi, lorsqu'il parla à sainte Marthe. Ce n'était pas seulement pour Sainte Marthe, mais c'est incontournable pour tous ceux qui se disent chrétiens et disciples de Jésus. Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? ». Avec Sainte Marthe de Béthanie, nous devons tous dire d'une seule voix : « Oui, Seigneur, nous croyons que tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».
C'est la raison pour laquelle, Frères et Sœurs, nous nous sommes réunis ici ce matin pour que nous aussi, nous vivions et croyions comme Sainte Marthe et tous ceux qui ont enduré de nombreuses épreuves, difficultés et tribulations, pour l'amour de Jésus. Rappelons ici encore une fois les paroles de saint Paul citées plus haut : « Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ?
C'est le cœur de notre vocation et de notre mission de M.C., d’aider les personnes à sortir du découragement et du désespoir. Cela demande un amour invincible, qui conduit nécessairement à la souffrance, à la victimisation, aux humiliations, aux épreuves, à la fatigue et à la lassitude. Cela exige des souffrances aux trois niveaux, physique, psychologique et moral, pour sauver les âmes. Cela exige que nous soyons des victimes de l'amour de Jésus, que nous soyons recouverts de la pauvreté de la Croix de Jésus, de l'obéissance de la Croix de Jésus et de la Charité de la Croix de Jésus. Cela demande de l'endurance, de la patience et de la persévérance !
C'est le jour que le Seigneur a fait, réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse en lui. Alléluia, Alléluia, Alléluia ! Apprenons à souffrir avec joie (béatitude) toutes les humiliations, toutes les épreuves, toutes les diverses épreuves de la vie. Efforçons-nous de vivre en communauté, portant les fardeaux les uns des autres pour le Christ. Endurons toutes les épreuves de la vie avec paix et joie dans le Seigneur ressuscité !
Je souhaite à chacun et chacune de vous une très joyeuse et sainte fête de Pâques, qui nous prépare tous à la grande fête de la Pentecôte. Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Amen. Alléluia !
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
01.12.22
Rome le 7 Novembre 2022
NOTRE MISSION A GURUGRAM, EN HARYANA, EN INDE
Notre vie sur terre est un voyage continu. Il y a deux sortes de voyages, l'un avec un but clair et défini, que nous appelons un voyage missionnaire, et l'autre, juste pour le plaisir et l'auto-satisfaction. Le voyage missionnaire peut souvent être plus exigeant. A juste titre, car son objectif est non seulement très différent mais peut aussi être plus exigeant. Le but du voyage permet de passer par toutes sortes d'épreuves, sans trop se soucier du confort et des commodités.
Cela dit, le voyage que nous avons fait à Calcutta via Delhi et Gurgaon, en Haryana, du dimanche 16 au jeudi 27 octobre 2022, a bien été une entreprise missionnaire.
Les dates de notre rencontre à Calcutta étaient déjà fixées du 24 au 26 octobre 2022. Cela étant, nous avons anticipé notre voyage afin que frère Ramon M.C., le nouveau supérieur général, et père Sébastien M.C. puissent passer du temps dans les deux communautés de Deepashram et d’Anandashram, où le frère Ramon M.C. devait installer le frère Shaji M.C., le supérieur régional, et le frère Michael Barla M.C., le supérieur de la maison d'Anandashram, et où plusieurs autres réunions d'affaires et visites de courtoisie devaient avoir lieu.
Comme le prix des billets d'avion pour l'Inde était monté en flèche sur les compagnies aériennes normales, nous avons cherché un vol moins cher.
Notre vol de Rome était à 6h10 du matin le dimanche 16 octobre pour Daamam, en Arabie Saoudite par Wizzair, ce qui signifiait qu'il n'y avait pas de service de repas, et si nous avions besoin de manger ou de boire, y compris d'eau, nous devions l’acheter. Nous avions emporté avec nous quelques sandwichs. Ce qui nous a beaucoup aidés.
À Daamam, nous avons dû attendre neuf (9) heures, en plus aller chercher un visa touriste à l'arrivée, sortir pour récupérer notre seul bagage et nous réenregistrer sur une autre compagnie aérienne indienne appelée Indigo, qui ressemblait également à Wizzair pour la nourriture. En plus de cela, le frère Ramon M.C. et le père Sébastien M.C. , nous avons dû payer 131,65 $ US chacun pour notre visa touriste. Comme nous n’avions pas d’autre choix, c'est ce que nous avons fait.
Le vol a atterri à New Delhi 40 minutes avant l'heure prévue. L'immigration a été rapide pour moi, car je suis allé à la dernière ligne pour les personnes âgées en fauteuil roulant. Le temps que le frère Ramon M.C. arrive, j'avais déjà récupéré nos bagages. Les frères Jerry Michael M.C., Shaji M.C., John Vianney M.C., Michael Barla M.C. et le Augustin M.C. nous attendaient à l'aéroport.
Nous avons eu notre sainte messe à Deepashram à 7h00. Le frère Ramon M.C. était le célébrant principal et le père Sébastien M.C. a fait l’homélie à la demande du frère Ramon M.C. Peu de temps après la sainte messe, nous avons pris le petit déjeuner, après quoi nous avons tenu une courte réunion informelle pour planifier nos journées à Gurgaon, afin de savoir à l'avance les choses que nous devions faire, les personnes que nous devions rencontrer, quand le frère Ramon M.C. pourrait aller à Anandashram, etc.
Comme le frère Ramon M.C. voulait faire tester ses yeux et obtenir une nouvelle paire de lunettes, le frère Jerry Michael nous a accompagnés. Nous avons tous les deux fait tester nos yeux et le bon type de monture a été choisi. Le frère Jerry Michael M.C. a également pu obtenir une réduction, bien que par rapport à Rome, les prix soient très faibles. Trois spécialistes de la vue ont examiné nos yeux, l'un après l'autre, avant que la prescription finale ne soit faite. Ils étaient également très doux et respectueux, bien qu'ils appartenaient à la religion hindoue.
Comme certains amis étaient au courant de notre arrivée à Deepashram, ils ont commencé à nous appeler pour nous rencontrer.
Le jeudi 18 octobre 2022 le frère Shaji a été installé comme supérieur régional lors de notre sainte messe présidée par le frère Ramon M.C., tandis que d'autres frères prêtres ont concélébré avec le frère Ramon M.C.
Comme Sœur Gilberta M.C., la supérieure régionale de Delhi, voulait venir à Deepashram rencontrer le nouveau supérieur général à 9h30, nous avons dû attendre les sœurs M.C. qui sont arrivées à Deepashram avec presque deux heures de retard.
Dans l'après-midi du même jour, peu après le déjeuner, nous nous sommes rendus à l'hôpital de la Sainte Famille pour rencontrer le directeur, le père Georges, qui à la fin était sorti pour une réunion. Le directeur adjoint a eu la gentillesse de nous recevoir non seulement à bras ouverts mais avec un cœur très chaleureux. Après notre rencontre avec le directeur adjoint, et en le remerciant pour tout ce qu'ils font pour nos garçons et nos hommes, et pour nos frères gratuitement, nous avons voyagé pour rendre une visite de courtoisie à son Excellence, l'archevêque Anil Thomas Couto pour l'archidiocèse de Delhi. Il a été très gentil et chaleureux. Nous avons passé environ une heure avec l'archevêque.
Après avoir posté certaines des lettres données au père Sébastien M.C. par nos Sœurs M.C. de Via Casilina, à Rome, nous avons commencé notre voyage de retour à Rajiv Nagar, Gurgaon. Nous avons été beaucoup retardés à cause du trafic intense sur la route.
Le mercredi 19 au matin, le père Sébastien M.C. a été prié de célébrer la sainte messe pour la communauté. Après la sainte messe et le petit déjeuner, nous sommes partis visiter deux familles : la famille de Mr Peter et Mme Angela de Palam-Vihar, qui voulaient par tous les moyens nous rencontrer. Depuis que le frère Xavier Shaji M.C. avait accepté de rendre visite à Mr Paul D'Clause LMC (RIP), nous avons également décidé de bénir sa maison, ce que nous avons fait. Son épouse et son fils ont été extrêmement heureux d'avoir prié pour le repos de l'âme de Mr Paul LMC, en priant le petit office en malayalam, après quoi nous avons béni toute la maison. À ce moment-là, nous avons dû nous rendre dans un bureau pour faire des affaires importantes, ce qui a pris plus de temps que prévu.
Dans l'après-midi du même jour, nous avons apporté la lettre d'invitation originale du frère Pascal Marie M.C. au bureau du nonce et nous sommes allés au stand de livres de St Paul à la place Connaught, à New Delhi, pour acheter quelques livres et d'autres choses, y compris un calice pour la chapelle de Deepashram, et quelques autres choses pour les frères aux Philippines.
Il restait cet après-midi-là à rendre visite au Dr George Koshi, notre consultant financier, car il n'est pas seulement un comptable agréé, mais il est très efficace et prêt à nous aider à tout moment. Ce fut une réunion très utile et nécessaire non seulement pour lui exprimer notre gratitude, ainsi qu'aux membres de son personnel, pour toute l'aide qu'il apporte à notre Société en Inde, mais aussi pour la manière dont il le fait, purement pour l'amour de Dieu. Il nous a également fait part des difficultés qu'il a eues pour enregistrer les comptes de notre Société. Il a fallu quelques années avant que, dit-il, l'un des officiers ne vienne à Deepashram incognito, fasse le tour et voie nos garçons et nos hommes, et comment les frères prenaient soin d'eux. Il a été très touché et ému aux larmes.
À la porte de Deepashram, il a appelé le Dr George Koshi et lui a dit : « Monsieur, j'ai été témoin de la réalité de mes propres yeux. Nous leur accorderons toute sorte d'aide légale et officielle dont ils ont besoin et qu'ils demandent ». Il a été ému et choqué, a déclaré le Dr George Koshi. « Dieu entend le cri des pauvres ».
Le Dr Koshi nous a dit de prendre très au sérieux le travail que font les frères, y compris très régulièrement et fidèlement la tenue des comptes. Il a dit de dire aux frères qu'ils ne devraient pas prendre les comptes à la légère, cela signifie prendre soin des comptes et les tenir à jour. Voici un domaine très délicat, surtout en Inde, a-t-il dit. Le gouvernement s’en prend à notre genre d'institutions, cherchant des lacunes.
Essayons de faire nos comptes dans toutes les communautés correctement, sérieusement et très régulièrement. Le Dr Koshi veut que tous les frères se sentent responsables de la région communautaire ou des comptes de la Société. Ils doivent prendre cela au sérieux et le faire bien et avec responsabilité.
Jeudi 20 octobre 2022. Après notre prière du matin, le frère Ramon M.C., le frère Jerry Michael M.C. et le père Sébastien M.C. nous sommes allés à Anandashram pour la sainte messe et l'installation du frère Michael Barla M.C. comme supérieur d'Anandashram, ce qui a également été fait. Après le petit-déjeuner, nous avons fait le tour et vu l'état de la maison de Nazareth, qui a grandement besoin de réparations urgentes et d'un nettoyage en profondeur.
Vers 10 heures, l'avocat Mr Thomas Alvarez est arrivé à Anandashram, pour discuter des problèmes de l'enregistrement national de la Société des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs. Cela exige d'avoir un point de référence dans la capitale de Delhi. Nous avons pensé approcher l'archevêque, son Excellence Anil Thomas Couto.
Deuxièmement, cela est important pour résoudre certains des problèmes d'abus de notre carte Pan par la Société Missionnaire de Malabar, qui est un acte criminel en soi, et dont nous avons pris connaissance il y a quelques mois.
Troisièmement, il y a une organisation quelque part à Bangalore, qui lève illégalement des fonds au nom de Deepashram, qui doit être retrouvée à temps avec l'aide de notre avocat. On dit que « Un point à temps en vaut neuf ».
Quatrièmement, cette procédure légale est importante pour fermer notre centre pour garçons de moins de 18 ans, les mineurs. La lettre avait déjà été envoyée au CWC, mais ils n’ont pa voulu que nous fermions notre centre Deepashram pour les mineurs. Mais néanmoins ils viennent continuellement harceler les frères. Il est devenu trop difficile maintenant pour les Missionnaires de la Charité de gérer un centre ONG pour mineurs. Le Chapitre général qui s’est tenu à Rome en septembre 2022, avait également décidé de fermer notre centre pour mineurs, si je ne me trompe pas. L'avocat Mr Thomas Alvarez a accepté avec joie d'aider les frères à résoudre les défis et les problèmes mentionnés ci-dessus !
À 11h30 le jeudi 20 octobre 2022, notre réunion a pris fin. L'avocat était heureux d’emporter deux paquets d'œufs de notre ferme, car les frères d'Anandashram ramassent environ 120 œufs par jour. Nos sincères remerciements vont au frère Mani M.C., responsable de la ferme d'Anandashram.
Après notre heure d'adoration, la prière de midi et notre déjeuner, le frère Jerry Michael M.C. et le père Sébastien M.C. sont retournés à Deepashram, tandis que le frère Ramon M.C. est resté jusqu'au samedi 22 octobre 2022. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à notre banque pour des vérifications et effectuer quelque travail essentiel. Le frère Xavier Shaji M.C. nous a rejoints à la banque pour terminer le travail. Il a fallu un certain temps pour terminer le travail, car l'endroit était non seulement en cours de réparations majeures, mais aussi en restructuration de l'ensemble du complexe. Comme nous avions plus ou moins terminé le travail, nous sommes retournés à Deepashram pour l'heure d'adoration, des prières et diverses autres activités...
Vendredi 21 octobre 2022, l’après-midi. Le frère Jerry Michael M.C. et le père Sébastien M.C. sont allés rencontrer son excellence, l'archevêque Anil T. Couto. Nous avons parlé de la possibilité d'obtenir une place ou un point de référence dans l'archidiocèse de Delhi. Il nous a demandé de lui écrire une lettre formelle accompagnée d'une lettre de l'avocat, Mr Thomas Alvarez, après quoi il discuterait de la question avec les conseillers diocésains. Après avoir exprimé notre profonde gratitude et après avoir reçu sa bénédiction épiscopale, nous sommes retournés à Deepashram à travers un trafic très intense. Nous sommes arrivés chez nous et avons fait notre chemin de croix, avec le reste des membres de la communauté.
Samedi 22 octobre 2022. A 6h00 père Sébastien M.C. est allé à Merhauli pour célébrer la sainte messe pour les Sœurs M.C. en retraite, ainsi que pour les membres de leur communauté. C'était tellement bon d'avoir rencontré autant de Sœurs M.C. plus anciennes après si longtemps. Le frère Xavier M.C., l'un des frères Missionnaires de la Charité de Calcutta, prêchait la retraite.
Beaucoup de gens sont venus à Deepashram, apportant avec eux diverses sortes de sucreries, de fruits et d'autres articles pour nos garçons et hommes orphelins, sans abri, estropiés, invalides et handicapés. C'est tellement émouvant que tant d'hindous avec les membres de leur famille viennent avec de telles choses ; pratiquement les trois repas à Deepashram pour environ 50 garçons et hommes viennent de l'extérieur de personnes appartenant à la religion hindoue. Tous, sans aucun doute, vont se tenir à la droite de Jésus au jour du jugement dernier et entendre Jésus dire : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous... » (cf. Mt 25 , 36-46).
Le frère Ramon M.C., le frère Jerry Michael M.C. et le père Sébastien M.C. ont rendu une visite de courtoisie à notre curé de l'église Saint Michel en allant chercher nos lunettes. Il a été extrêmement heureux de nous rencontrer, en particulier notre nouveau supérieur général, le frère Ramon M.C., le frère Jerry Michael M.C., le Vicaire, et le supérieur régional, le frère Shaji M.C.
Le frère Xavier Shaji M.C. m'a demandé d'être à l'église du Sacré-Cœur du rite Syromalabar à 19h00 pour l'adoration, le chapelet et la bénédiction, suivis de la sainte messe. Au moment où je suis rentré à la maison, les frères étaient déjà dans la chapelle pour les prières du soir.
De plus en plus, j'en suis venu à réaliser que de nombreuses personnes ont soif de Dieu, alors que tant d'autres expérimentent la vulnérabilité. Nous rencontrons des personnes qui sont battues par divers types d'échecs dans la vie. Tant de personnes viennent à Dieu à la recherche d'une sorte de réconfort et de consolation. Jésus est toujours prêt à aider quiconque invoque son nom. Ce qui est nécessaire, c'est d'avoir une foi, une espérance et un amour profonds. Notre aide et notre espérance viennent du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre et tout ce qu'ils contiennent. Que notre gratitude envers Dieu ne faiblisse ni ne cesse jamais !
Dimanche 23 octobre 2022. C'était le dernier jour de notre séjour à Gurgaon et aussi le 51e anniversaire de l’ordination sacerdotale du père Sébastien M.C. Les deux communautés et certaines personnes de l'extérieur sont venues à Deepashram pour la sainte messe célébrée à 10h00. Nos propres garçons et les hommes de Deepashram, les frères et les ouvriers formaient la chorale. Ensemble, nous avons eu notre sainte messe d'action de grâce. Ce fut une très belle célébration.
Mes sincères remerciements vont au frère Ramon M.C., au frère Jerry Michael M.C., au frère Shaji M.C. et aux frères des deux communautés pour avoir pris tant de peine pour préparer la célébration eucharistique et d'autres choses. Que le bon Dieu les bénisse et les récompense tous abondamment, comme chacun le mérite !
Deepashram a eu de nombreux visiteurs tout au long de la journée. Le dernier groupe était la famille de Mr Paul D'Clouse LMC (RIP) : Mme D'Clouse, son fils aîné et son épouse. Ce fut une visite très agréable. Ils ont également donné des informations très précieuses concernant la terre Bandhwari et plusieurs autres solutions de questions.
Il ne restait plus que nos prières nocturnes et le reste de la préparation de notre voyage à Calcutta au petit matin du lundi 24 octobre 2022.
Comme ce journal est devenu assez long, je voudrais conclure ici la première partie de notre voyage et de notre mission à Gurgaon. Le frère Ramon M.C. et moi-même tenons à exprimer notre profonde gratitude au frère Jerry Michael M.C., au frère Xavier Shaji M.C., au frère Dominc M.C., au frère Norbert M.C., au frère Pascal Marie M.C. et aux postulants.
Notre sincère gratitude et nos chaleureuses félicitations vont au frère. Michael Barla M.C., le nouveau supérieur d'Anandashram. Un grand merci au frère John Vianney M.C., au frère Augustin M.C., au frère Joseph Varghese M.C. et au frère Mani M.C. Cela a été tellement bon et encourageant de voir tous les frères des deux communautés travailler ensemble, chacun selon sa fonction, remplissant fidèlement et joyeusement ses devoirs. Comme il est important et nécessaire pour les frères de vivre dans l'amour et l'unité en travaillant ensemble ! Et quand nous faisons cela, nous expérimentons une paix profonde et une joie parfaite, et nous comprenons que la joie du Seigneur est notre force, parce que Dieu aime celui qui donne avec joie.
Avec beaucoup d'amour, de prières et de gratitude. Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
14.09.22
6 août 2022
Transfiguration de Notre Seigneur
Chers Missionnaires Laïcs de la Charité (LMC),
"Rendez grâces au Seigneur : il est bon, éternel est son amour" (Ps. 135,1)
Quand avez-vous rendu grâce et louange à Dieu pour le don, le mystère et le miracle de votre sainte vocation de LMC ? J'espère et je prie pour que vous le fassiez chaque jour sans oubli. J'avais l'habitude de voir Ste Teresa de Calcutta qui, chaque jour après la Sainte Communion, s'asseyait par terre, se recroquevillant jusqu'à ce que le célébrant dise : « Prions ». Je voulais lui demander ce qu'elle faisait ou disait à Jésus chaque jour après la Sainte Communion. J'ai attendu le moment opportun pour le lui demander et un jour le matin après la Sainte Messe je le lui ai demandé. « Je remercie Dieu invariablement après la Sainte Communion pour le don de ma vocation de M.C. et je prie pour grandir dans la sainteté et la sainte persévérance ».
Elle l'a fait à partir du moment où elle a commencé sa vie religieuse le vendredi 25 septembre 1928 jusqu'à ce qu'elle rentre dans la maison de Dieu le vendredi 5 septembre 1997. N'oublions jamais de remercier le Seigneur, notre Dieu, pour le don de notre sainte vocation et de prier pour grandir en sainteté et persévérance dans notre vocation.
Avant l'arrivée du Covid-19, nous avions réservé les hôtels de Nazareth, en Israël, pour l'Assemblée Générale des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), proposée pour septembre 2021. Malheureusement, elle a été automatiquement annulée. Le moment est maintenant venu de recommencer ce que beaucoup de LMC désiraient, voulaient, et espéraient.
Le vendredi 29 juillet 2022, le Frère Ricardo M.C., Gianna LMC et le Père Sebastián M.C. ont visité certains des principaux centres catholiques et quelques hôtels à Nazareth, en Israël, en prévision de la tenue de l'Assemblée Générale des LMC pour environ 150 personnes au total. Les dates fixées pour cela sont du mardi 12 septembre au mardi 19 septembre 2023. Notre retraite se déroulera à Nazareth de préférence dans trois langues différentes : anglais, espagnol et italien. Quiconque souhaite participer doit connaître l'une de ces langues et être un LMC profess qui assiste régulièrement aux réunions des LMC.
Un deuxième facteur est le coût des repas, de l'hébergement et des autres dépenses prévues et imprévues. Hors billets d'avion aller-retour, visas et autres dépenses, le coût peut être de neuf cents dollars américains (900 $ US), plus le coût de vos billets d'avion. Ce serait le coût minimum.
À propos de la réservation, veuillez le faire directement par l'intermédiaire de votre lien national. La date limite de réservation est le samedi 14 janvier 2023. Celui qui réserve en premier sera servi en premier. Lorsque le nombre sera complet, nous ferons une liste d'attente.
Nous aurons deux jours de pèlerinages vers certains des sites les plus importants de Terre Sainte : un jour à Cana de Galilée, la mer de Tibériade, Capharnaüm, Tagba, Primauté de St Pierre, Magdala, Mont Thabor, etc. Un autre jour à Jéricho, Mont des Oliviers, Béthanie, Gethsémani, Église du Saint-Sépulcre, le Cénacle, Bethléem, etc.
Pour pouvoir faire ces sorties il faut réserver 3 grands bus et leurs guides respectifs qui parlent les trois langues proposées. N'oubliez pas d'inviter vos directeurs spirituels qui peuvent se permettre de venir ou, si le groupe le peut, de les aider à financer le voyage.
Si un seul des conjoints est LMC, l'autre peut l'accompagner s'il suit le programme complet de la semaine.
Nous avons préparé un formulaire d'inscription à remplir, signer et envoyer à votre lien national et une copie à Rome par e-mail mccbrothers@libero.it. Pour vous inscrire, vous devez effectuer un dépôt d'un petit montant de cent euros (100) ou cent dollars américains (US $ 100), non remboursable en cas d'annulation de votre inscription. Les inscriptions ne seront pas acceptées sans l'acompte susmentionné.
Il n'y aura pas de chambres individuelles disponibles à l'hôtel de Nazareth où nous logerons.
Regardons le thème de notre Assemblée Générale à travers les quatre principaux piliers du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), à travers lesquels nous sauvons des âmes, les nôtres et celles des autres, en particulier des plus pauvres d’entre les pauvres en les rapprochant de Jésus et en leur amenant Jésus.
1) Le premier pilier : Jésus dans le Pain de Vie, notre Premier Tabernacle : « Je suis le Pain de Vie »
"La messe est ma vie et ma vie est une messe prolongée" (S. Alberto Hurtado)
« La seule chose que je vous demande, Excellence, c’est de nous apporter toute l'aide spirituelle dont nous aurons besoin- Si nous avons Notre-Seigneur au milieu de nous- avec la Messe et la Sainte Communion, je ne crains rien ni pour les Sœurs ni pour moi-même.- Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux exister- je suis impuissante » (S. Teresa M.C.).
Veuillez étudier la lettre « Jésus dans l'Eucharistie dans la vie de St Jean-Paul II et de Ste Teresa de Calcutta ».
La vie d'un M.C./LMC n'est plus sa vie, c'est Jésus-Christ qui l'habite !
2) Le Deuxième Pilier : Jésus dans le plus pauvre des pauvres, notre Deuxième Tabernacle : « C'est à moi que tu l'as fait »
"Celui qui a dit que je suis le pain de vie est le même qui a dit : « j'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'avais soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, j'étais nu et vous m’avez habillé, j'étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! ». Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces mes plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l’avez fait » (cf. Mt 25, 31-46).
Veuillez étudier "Le charisme de Mère Teresa" dans: « Le train M.C. » Les M.C. et les L.M.C. peuvent-ils exister sans le second tabernacle ?
3) Le troisième pilier : « La croix, preuve du plus grand amour » (St Paul VI ; Constitutions, Chap. 11/D).
Le lieu de la souffrance, des épreuves, des victimes, des vœux et de la Croix. L'inséparabilité de la croix, la souffrance et les épreuves de la vie d'un M.C. et LMC, sans lesquels aucun de nous ne peut être sauvé ni sauver les autres. Sans la croix, pas de salut ! (cf. « Le chemin royal de la Sainte Croix », Imitation du Christ, livre II, chap. 12).
Veuillez également étudier la lettre : « Baptisez vos souffrances, recyclez vos épreuves… »
"Votre vocation (La vocation M.C./LMC) est d'aimer, de souffrir et de sauver les Ames..." (Jésus à Ste Teresa M.C.). L'amour souffrant comme moyen nécessaire pour sauver les âmes.
« La souffrance est une vocation » (Salvifici Doloris. St Jean Paul II).
« Le mérite de la croix que nous portons ne dépend pas de son poids, mais de la façon dont nous la portons » (Saint François de Sales).
Nous ne pouvons pas suivre Jésus sans la croix, ni essayer de porter la croix sans Jésus !
"Quand la souffrance vient à toi, accepte-la comme une croix donnée par Jésus."
4) « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn 2,5) : Le rôle de la Très Sainte Vierge Marie et de St Joseph.
Le rôle de la Bienheureuse Vierge Marie et de St Joseph dans la vie des Laïcs Missionnaires de la Charité. Marie est la Mère du Rédempteur, Redemptoris Mater, et Saint Joseph est le Gardien du Rédempteur, Redemptoris Custos (Saint Jean-Paul II).
Veuillez étudier la lettre « Du Calvaire à Calcutta ».
"Ton cœur n'a jamais été submergé de chagrin comme celui de Ma Mère. Tous les deux nous avons tout donné pour les âmes - et toi ?" (Jésus à Sainte Teresa M.C.).
"Prends soin d'eux- ils sont à moi.-Amène-les à Jésus- Porte-leur Jésus. Ne crains pas. Apprends-leur à dire le Chapelet- le Chapelet en famille et tout ira bien.- Ne crains pas- Jésus et moi (Notre Dame) serons avec toi et tes enfants" (Notre Dame à Ste Teresa M.C.).
"En Joseph, la tension apparente entre vie active et vie contemplative trouve une harmonie idéale qui n'est possible que pour ceux qui possèdent la perfection de la Charité" (Redemptoris Custos, 27).
LMC, nous ne pouvons pas avoir un meilleur endroit que Nazareth, où Jésus, Marie et Joseph ont vécu, prié, travaillé pendant tant d'années, où St Joseph a respiré pour la dernière fois en présence de Jésus et de Marie, pour célébrer notre Retraite Internationale et notre Assemblée Générale des LMC. Pour ce privilège, St Joseph est déclaré patron de la sainte et bonne mort. Je suis sûr que vous connaissez tous la simple prière que nous disons avant d'aller nous coucher : « Jésus, Marie et Joseph, je vous donne mon cœur et mon âme. Jésus, Marie et Joseph, aidez-moi dans ma dernière agonie. Jésus, Marie et Joseph, que mon âme respire en paix avec vous. N'oubliez pas de réciter cette simple prière tous les soirs avant de dormir.
C'était un rêve pour beaucoup de LMC du monde de faire de notre Retraite Internationale et de l’Assemblée Générale LMC une réalité en Terre Sainte, en particulier à Nazareth. Cela ne peut se faire qu'avec l'aide de Dieu, qui ne faillira jamais si nous prions avec plus de ferveur et offrons des sacrifices plus généreusement, individuellement et en groupe. Ici, nous devons coopérer et nous entraider les uns les autres et démontrer que nous sommes une seule famille, indépendamment de la couleur, de la culture ou de la nationalité. Nous sommes la famille de Dieu sur terre, centrée sur Jésus, comme Marie et Joseph l'étaient à Nazareth. Leur vie était christocentrique, tout comme la nôtre en tant que MC et LMC.
Il vous est fortement recommandé de prier la prière suivante, individuellement et en groupe, pour le succès et les fruits de notre prochaine retraite et de notre Assemblée Générale, afin que ce soit une expérience de Pentecôte pour tous les participants et une nouvelle Pentecôte pour notre Mouvement LMC. Pourriez-vous s'il vous plaît traduire cette prière dans votre propre langue ? Et la partager avec tous les LMC ? Merci.
PRIÈRE EN PRÉPARATION À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES LMC
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Amen.
Pour l'honneur et la gloire de Dieu, et animés d'un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour et d'âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie, nous, Laïcs Missionnaires de la Charité, nous nous confions, comme nous confions notre prochaine Retraite et Assemblée générale à Nazareth, à l'inspiration et à la conduite de l'Esprit Saint, et au bon soin et à la protection de la Sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph.
Nous ferons de notre mieux pour nous souvenir du passé avec gratitude et avec une mémoire purifiée, quel que soit le passé ; nous essaierons de vivre le présent avec joie et enthousiasme.
Nous n'écouterons pas seulement Dieu dans la prière, mais nous écouterons également Dieu dans les autres, avec beaucoup d'intérêt, d'amour et de sollicitude les uns pour les autres.
Nous demandons pardon à Dieu et nous voulons réparer toutes nos infidélités pour vivre nos vœux fidèlement et avec persévérance, et ne pas faire échouer la sainteté de Dieu en refusant de pardonner et en acceptant le pardon des autres.
Nous nous efforçons d'envisager l'avenir avec une confiance sereine, un espoir indéfectible et un courage inébranlable.
Que le Cœur Immaculé de Marie et le glorieux Patriarche Saint Joseph présentent cette prière à la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.
"Seigneur, accorde-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse de connaître la différence."
L'amour n'abandonne jamais. L'amour est éternel. L'amour peut tout supporter.
Que Dieu bénisse, protège, inspire et guide chacun d'entre vous.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
Nazareth, 30 juillet 2022
VOYAGE A NAZARETH
Chers frères et sœurs bien-aimés,
A 3H30, nous sommes partis de la maison pour l’aéroport. Frère Benedict M.C. a accompagné Gianna et père Sébastien M.C. Andrea Koray nous a conduits et accompagnés jusqu’à l’enregistrement. Il n’y a eu aucune question contrairement aux autres fois. Nous sommes passés par l’immigration et avons attendu à la porte d’embarquement. Ce n’est qu’aux deux heures d’embarquement que l’ordinateur a dit : « Ne pas embarquer » six fois environ. Comme le vol avait du retard, nous avons dû retourner dans la salle d’attente. Il y a donc eu un deuxième temps d’embarquement après une heure et demie. La même chose : « Ne pas embarquer» a été répétée. Cependant ils ont essayé encore et encore et nous avons été autorisés à embarquer.
J’ai beaucoup prié pendant le vol car je ne savais pas à quoi m’attendre à l’aéroport de Tel Aviv. Naturellement, là, nous avons dû aller à un bureau et attendre un petit moment notre tour. La femme au bureau m’a dit que j’avais besoin d’un visa et elle était entrain d’écrire un message à un officier de l’immigration. Tandis qu’elle l’ écrivait, la réponse arriva disant que je n’avais pas besoin de visa pour Israël. Elle était contente et commença à sourire et je dis spontanément : « Merci Seigneur !» Elle nous a donné les passeports avec le bordereau à présenter au bureau d’immigration. Nous l’avons remerciée et nous sommes allés faire l’immigration. Là, encore, il n’y a eu aucune question !
Comme nous n’avions pas de bagage en soute, nous sommes sortis rapidement et avons chercher frère Ricardo M.C. et frère Vimal M.C.. Ne les trouvant pas, j’ai rencontré dans le hall des Indiens qui étaient du Kerala et qui travaillaient là et je donnai le numéro de téléphone de frère Ricardo à l’un d’eux et frère Ricardo répondit qu’ils étaient entrain d’arriver. Nous avons attendu 15 minutes de plus et alors frère Vimal John M.C. est entré. Il nous a emmenés au troisième niveau par l’ascenseur. Nous avons décidé d’aller où frère Ricardo M.C. attendait. Après l’accueil initial, nous sommes allés ensemble là où la voiture était garée au premier niveau.
Frère Ricardo M.C a mis la carte google pour Nazareth, qui nous a amenés à Ramallah au lieu de Nazareth. Nous avons demandé à plusieurs personnes où était la Basilique de l’Annonciation. Certaines ont dit qu’elle était à environ 11 minutes en voiture mais la ville de Nazareth était à environ deux heures et demie de voiture de l’endroit où nous étions ! Frère Ricardo M.C. a réinitialisé la carte google qui nous a amenés finalement à Nazareth à 20h30, ce qui a été deux heures et demi de voiture. Grâce à Dieu, nous sommes arrivés sains et saufs à la maison bien que nous étions tous extrêmement épuisés et frère Ricardo M.C. encore plus que quiconque. Peu de temps après nous avons eu la messe et à 22h nous sommes allés nous coucher tandis qu’une sœur religieuse de Nazareth, Sr Stefania est venue chercher Gianna pour l’emmener à leur couvent.
La journée a été longue mais nous étions heureux et reconnaissants envers Dieu et nos frères : frère Vimal John M.C., frère Ricardo M.C. et frère George M.C. qui avaient attendu notre arrivée avec impatience et préparé la chapelle pour la sainte messe. Que le bon Dieu bénisse et récompense tous ceux qui qui ont été si bons envers nous et nous ont aidés à atteindre Nazareth en toute sécurité, ainsi que tous ceux qui ont prié pour que notre voyage, notre arrivée et notre mission à Nazareth se passent en toute sécurité !
Vendredi 22 juillet 2022. Comme c’était vendredi, il n'y avait pas la sainte messe célébrée dans notre maison le matin. Après notre office des lectures, le Fr. Ricardo M.C. m’a demandé si je voulais aller à Magdala ou pas, car c'était sa fête. Il a dit qu'il était prêt à nous emmener. Par conséquent, les frères George M.C., Ricardo M.C. et Sr. Miriam Fioravanti, une personne laïque consacrée, venant de la même paroisse de S. Agapito à Rome, qui a dit qu'elle avait été inspirée pour venir visiter notre maison de Nazareth et qui était assise dans le parloir, tous sont venus avec moi. En la saluant, je parlais d'aller à Magdala. Elle était ravie, car elle avait un grand désir de visiter Magdala le jour même de la fête, tandis que Mme Gianna a décidé de rester à la maison.
Une fois de plus, nous étions sur la route passant par Cana, en Galilée, où Jésus changea l'eau en vin (Jn2, 1-11) à la demande de Notre-Dame et où Notre-Dame dit aux serviteurs : «Tout ce qu'il (Jésus) vous dira, faites-le » (Jn 2, 5). Je réfléchissais à l'obéissance aveugle des serviteurs qui étaient disposés à suivre les demandes de Jésus. Nous voyons ici le fruit d'une obéissance indiscutable. "Remplissez d'eau les jarres" (Jn 2, 7), non pas une Jn 2, 6), qu'ils ont remplies jusqu’au bord (cf. Jn 2 : 7b). « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas… » Ils lui en apportèrent, et celui-ci goûta l’eau changée en vin…" (Jn 2, 9). L'eau changée en vin n'était pas du vin ordinaire, mais "le meilleur vin". Jésus nous donne toujours le meilleur, quand nous essayons de faire sa volonté et faisons de notre mieux. Des miracles peuvent arriver et arrivent à ceux qui obéissent vraiment et font les choses selon les règles. Plus nous avons de foi, plus il nous est facile d'obéir. Ici, nous pouvons voir l'obéissance aveugle des serviteurs et le miracle du changement de l'eau en vin en est la conséquence.
La foi est nécessaire quand nous prions, quand nous célébrons l'Eucharistie, quand nous essayons de donner le bain à un garçon ou à un homme handicapé, quand nous lavons la vaisselle, quand nous servons à table, quand nous nourrissons un garçon infirme, quand nous écoutons une personne quelle que soit sa douleur, quand on visite un malade, etc. L'obéissance de la foi fait que les miracles se produisent ! La célébration de l'Eucharistie est un miracle en soi. Ici, le pain et le vin sont changés en corps et sang de Jésus, qui sont vraiment des miracles.
Nous avons beaucoup à méditer sur les paroles de Notre-Dame aux serviteurs : « Tout ce qu'il vous dira, faites-le ». Cela peut être notre devise : Faire tout ce que Jésus nous dit, « Faites de moi ce que vous voudrez, quoi que vous fassiez, je vous en remercie » (Charles de Foucauld). Avant que j'aie fini de réfléchir aux paroles de Notre-Dame et à l'obéissance aveugle des serviteurs, nous arrivâmes à destination.
A ma grande surprise, beaucoup de Laïcs consacrés des Légionnaires du Christ, ainsi que Sr Angélique, nous attendaient, et quel grand accueil nous avons eu ! Je ne m'attendais pas à rencontrer autant d’entre eux qui voulaient avoir ma bénédiction, qui voulaient que nous prions ensemble, qui voulaient avoir des souvenirs. J'ai donné un simple chapelet à chacun d’entre eux, y compris à certains prêtres. La façon dont ils nous ont accueillis m’a fait vraiment me sentir très humble !
Magdala n'est plus ce qu'elle était. Elle est devenue si belle et attrayante, et des pèlerins de tous les coins du monde viennent dans ce lieu. Ils ont également fait de nombreuses fouilles, construit un grand hôtel, où 300 pèlerins à la fois peuvent séjourner. Tout est si bien organisé. Ils ont également découvert les restes d'une des synagogues du temps de Jésus, où très probablement Marie de Magdala a entendu Jésus parler et l'a rencontré en personne, où elle a tout rejeté pour connaître et aimer Jésus jusqu’à la fin.
La première partie de sa vie était maintenant terminée. Il était temps pour elle de commencer un tout nouveau mode de vie. Finalement, elle allait être celle qui a été choisie pour rencontrer le Seigneur ressuscité avant tout le monde ! Elle a été chargée d'annoncer la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus aux apôtres, y compris à St Pierre, Jean, Jacques, André, Thomas et les autres. Ainsi, elle est devenue l'apôtre des apôtres !
Sa rencontre avec Jésus a rendu sa vie tellement différente et tellement riche. Elle a commencé à ressentir une sorte de paix et de joie, qu'elle n'avait jamais connue auparavant ! Ici, je me suis souvenu des paroles de Jésus, à savoir : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne.… » (Jn 14, 27). C'est la propre paix de Jésus qu'il lui a donnée. Comment aurait-elle pu redevenir la même ou songer à revenir à son ancien mode de vie, qui la faisait se sentir toujours terriblement vide et en manque.
Les légionnaires ont insisté pour que nous nous joignions à eux dans la célébration eucharistique, ce que nous avons finalement fait. Il y avait une belle chorale pour animer la sainte messe célébrée en espagnol par le Père Juan de Puebla du Mexique. C'est lui qui a été inspiré pour commencer une entreprise aussi importante.
Aujourd'hui, des centaines de pèlerins affluent vers le site, devenu un centre archéologique, culturel, historique et surtout religieux. Tout le monde peut y apprendre quelque chose. Marie-Madeleine est très à l'œuvre, celui qui est le plus à l'œuvre c'est Jésus dont la présence est à expérimenter. Nous n'avons pas besoin d'aller à Jéricho pour voir les palmiers dattiers. Il y a plein de palmiers dattiers ici, bien qu'ils ne soient pas encore prêts à être récoltés. Quand il sera temps, ils auront une bonne récolte quand ils seront prêts !
À la fin de la messe, il y a eu une photo de groupe. Le Père Juan nous a convaincus de rester déjeuner avec eux. A la fin du repas, nous avons pris congé d'eux.
J'ai rencontré quelques autres prêtres. L'un d'eux était le Père Emon Kelly d'Irlande, qui m'a présenté à un autre prêtre irlandais de Limerick, en Irlande. Il y a des années, j'ai eu un prêtre jésuite de Limerick comme directeur spirituel et professeur de philosophie pendant trois ans. En fait, le Père Leo Donelly SJ est venu pour mon ordination sacerdotale et la première messe à Calcutta le samedi 23 octobre 1971. Ce fut la dernière fois que je l'ai vu. Puis, la dernière fois, il m'a écrit une lettre de Limerick disant : « J'ai 96 ans, je célèbre toujours deux messes le dimanche et je fais aussi des homélies ». La grâce de Dieu était très à l'œuvre en lui, à laquelle il a généreusement répondu, même à 96 ans. Je pensais, même à 96 ans, célébrer deux messes le dimanche plus l'homélie… !
Le Père. Emon Kelly nous a très gentiment accompagnés jusqu'à la voiture dans la chaleur brûlante de la journée de juillet dans la ville de Magdala. Ce fut une très belle expérience. Ste Marie-Madeleine nous a enseigné de nombreuses leçons importantes : tout jeter pour l'amour de Jésus. Nous pouvons rencontrer de nombreux tombeaux vides dans les différents secteurs de notre vie quotidienne : dans notre vie de prière, nous pouvons nous sentir très secs, stériles, manquant de ferveur et d'enthousiasme, ressentir de la monotonie dans nos prières quotidiennes, y compris dans la sainte Messe et la sainte Communion. Dans notre vie spirituelle, nous pouvons faire face à de nombreux défis, faiblesses, échecs, incompréhensions, erreurs de jugement et même calomnies ! Dans tous ces tombeaux vides, l'exemple de Marie-Madeleine de chercher Jésus encore et encore dans le tombeau vide est une grande leçon de persévérance. Nous pouvons être tentés de nous éloigner, de reculer ou d'être superficiels, en prenant des décisions basées sur des émotions et des sentiments au lieu d'essayer de discerner la volonté et le plan de Dieu. Dieu peut parler à travers des échecs, une défaite, à partir d'une expérience très décourageante ! Marie-Madeleine, l’apôtre des apôtres, priez pour nous et aidez-nous à persévérer dans nos entreprises, dans le don, le mystère et le miracle de notre Vocation M.C. / LMC !
Notre maison actuelle à Nazareth a été pendant de nombreuses années une école pour garçons et filles sourds et muets. Aujourd'hui, le même bâtiment scolaire, où nos frères vivent et prient, est destiné aux "sourds et muets spirituels", y compris les Frères. La surdité spirituelle, le mutisme et la cécité sont plus graves que les déficiences physiques.
En plus de cela, c'était une école. Ce lieu continuera d'être l'école de Jésus pour tous ceux qui viennent en ce lieu au cœur de Nazareth, qui d'une manière ou d'une autre sont spirituellement sourds, muets ou aveugles. Jésus est le Rabbin, le Maître, le "Guru", car nous sommes dans son école pour apprendre comment aimer ceux qui nous haïssent, nous détestent, disent du mal de nous, nous persécutent, disent des calomnies. L'école de Jésus est une école d'humilité et de charité… Jésus a dit : « Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur ». Chaque jour et de toutes les manières, nous devons apprendre à devenir humbles comme Jésus, obéissants comme Jésus, purs et transparents comme Jésus, offrant des prières comme Jésus, alors qu'il priait : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange… » (Mt 11, 25), «Père, Pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23, 34). Nous apprenons de Jésus comment prier : "Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne." (Lc 22, 42).
L'école de Jésus ne se termine pas avec la douzième année. L'école de Jésus est une sorte d'école pour toute la vie, où il enseigne toutes les vertus théologales, morales et spirituelles, où il enseigne à lutter contre les sept péchés capitaux, qui ne seront pas terminés en un ou même dix ans, mais peuvent durer toute notre vie !
La vie est une école où Jésus est le Maître, où Notre-Dame et St Joseph sont aussi des enseignants, où les saints et les martyrs de tous les temps sont nos enseignants, du plus jeune au plus âgé des saints et des martyrs. Jésus les utilise tous dans et à travers notre Mère l’ Église. L'Église est notre Mater et Magistra, notre Mère et notre maîtresse.
Notre maison de Nazareth est une école pour nos Frères tertiaires, qui y sont envoyés pour se préparer à leurs vœux pour la vie. Ils sont censés apprendre de l'école de Nazareth et se préparer à la vie et prendre leurs propres décisions librement.
Tous ne pourront peut-être pas se rendre à Nazareth, en Israël. Mais tous peuvent rejoindre l'école de Nazareth en ligne, c'est-à-dire spirituellement. Commencez votre école là où vous vous trouvez. Invitez Jésus, Marie et Joseph, tous les saints et les martyrs où que vous soyez. L'apprentissage peut être très lent, mais commençons dès maintenant.
Nous sommes presque à la veille de notre Chapitre général, qui se tiendra à Casa Serena, à Rome, Maison Mère et Généralat des Frères Contemplatifs Missionnaires de la Charité et des Laïcs Missionnaires de la Charité, du jeudi 1er septembre au samedi 1er octobre 2022. Nous avons grandement besoin de vos prières pour tous les différents programmes.
Le séminaire, du 1er au 6 septembre .
Retraite de préparation au Chapitre général par le Père Bernard Murphy du 6 au 14 septembre.
Journée des LMC : samedi 24 septembre
Élection du nouveau Prieur Général sous la présidence de son Eminence, le Cardinal Angelo de Donatis, Vicaire du Pape François pour le diocèse de Rome, le jeudi 29 septembre 2022, à partir de 16h00, en commençant par la Sainte Messe.
Journée d'action de grâce finale du chapitre : samedi 1er octobre 2022.
Nous avons grandement besoin de vos ferventes prières et de vos généreux sacrifices. Nous aussi, nous nous souviendrons de vous dans nos prières. Faisons tout notre possible pour nous aider à grandir dans la sainteté et à persévérer dans notre sainte vocation
Veuillez prier avec beaucoup de ferveur pour que les Capitulaires choisissent celui que Dieu a en tête pour la gloire de Dieu et pour le bien de la Société.
Je voudrais exprimer ma profonde gratitude à chacun des membres de la Société, à tous les LMC, collaborateurs, bénévoles, bienfaiteurs du monde, qui ont été une aide, un encouragement et un soutien si merveilleux pour notre Société et pour moi en particulier toutes ces années ! Les mots restent pauvres et insuffisants pour exprimer ma gratitude à Dieu en général et à Dieu pour chacune et chacun d'entre vous !
Veuillez prier avec beaucoup de ferveur pour que les Capitulaires choisissent celui que Dieu a en tête pour la gloire de Dieu et pour le bien de la Société.
Je voudrais exprimer ma profonde gratitude à chacun des membres de la Société, à tous les LMC, collaborateurs, bénévoles, bienfaiteurs du monde, qui ont été une aide, un encouragement et un soutien si merveilleux pour notre Société et pour moi en particulier toutes ces années ! Les mots restent courts et insuffisants pour exprimer ma gratitude à Dieu et à Dieu pour chacune et chacun d'entre vous !
L'heure est venue pour moi de remettre la responsabilité de gouverner et d'administrer notre Société, bien que j'espère continuer à en être l'animateur, si Dieu le veut. En suivant les directives qui m'ont été données par mes plus hauts Supérieurs, je pourrais me concentrer et consacrer plus de temps au travail de consolidation et de juste gouvernance des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Nous aurons également une des journées consacrées principalement aux LMC lors de notre Chapitre général, pour laquelle certains des LMC seront présents. Mlle Gianna présentera le rapport général des LMC dans le monde. Dans l'état actuel des choses, cela pourrait être le samedi 24 septembre 2022 à Casa Serena, à Rome. Offrons « plus de sacrifices, sourions plus tendrement et prions avec plus de ferveur, tout ira bien » (Jésus à Ste Thérèse de Calcutta, 1947).
Avec beaucoup d'amour, de gratitude et de prières. Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
15.03.21
Mercredi des Cendres, 17 février 2021
«Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut» ( 2 Co 6,2)
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Je loue Dieu et je lui rends grâce pour chacun de vous pour toutes vos prières ferventes, vos sacrifices généreux et pour la mission et le ministère zélés et durables envers tous nos pauvres de toute sorte, dont nous sommes appelés à être les gardiens et les serviteurs. Chaque fois que nous prions : «Rends-nous dignes Seigneur, de servir…», nous nous souvenons de notre indignité à aimer et à servir… Au moins cinq fois par jour, nous exprimons notre indignité :
1) Juste avant la sainte communion, nous prions : «Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…»
2) Après la sainte communion, nous prions : «Rends-nous dignes Seigneur, de servir nos frères…» Ici je réalise très profondément mon indignité à recevoir Jésus dans le Pain de vie et mon indignité à servir Jésus dans les plus pauvres des pauvres.
3) Trois fois par jour, c'est-à-dire le matin, le midi et le soir, nous prions : «Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ». Notre Dame nous rend dignes et nous lui demandons trois fois par jour de faire cela pour nous, de nous aider à être dignes.
Quand nous lisons les Actes des Apôtres au chapitre 5,41, nous voyons la joie des apôtres quand ils ont été jugés dignes de souffrir pour le nom de Jésus. Cela signifie que nous ne sommes pas dignes de souffrir au nom de Jésus ! St Pierre et St Jean et les autres apôtres avaient alors compris le sens chrétien de la souffrance humaine. Ils en étaient arrivés alors à considérer la souffrance comme un privilège plutôt que comme une punition.
Cherchons à atteindre ce niveau de vie spirituelle et demandons à St Pierre et aux autres apôtres de nous aider à souffrir comme ils l'ont fait dans leur vie et enseigné par leurs paroles. St Padre Pio avait l’habitude de dire : «Si je n'ai rien à souffrir pour Jésus et avec Jésus, ce serait ma souffrance». St. Chavara Kuriakose Elias disait : «Le jour où je n'ai rien eu à souffrir pour le Seigneur, ce jour-là a été une perte».
Le Kairos de Dieu. Dix-sept fois, St Jean mentionne dans son évangile «l'heure» de Jésus. Cette heure de Jésus était très liée à sa passion. Si nous essayons de suivre seulement la montre et le calendrier, nous pouvons facilement devenir impatients et découragés. Nous devons être ouverts à l'heure divine, le Kairos de Dieu, surtout maintenant avec le coronavirus. Le monde éprouve non seulement un sentiment de confusion, mais aussi d'impuissance. La Bible parle du déluge au temps de Noé (Gn 6,1 et suiv.), qui a dévasté tout le monde connu de cette époque, c'est-à-dire le Moyen-Orient d'aujourd'hui.
Le coronavirus a détruit de nombreuses vies et continue de le faire. L'arche de Noé est pour nous l'Église de Jésus-Christ, la Lumen Gentium, la lumière et la vie du monde. Tous ceux qui étaient dans l'arche ont été sauvés du déluge, tous ceux qui suivent réellement l'enseignement, le Magistère de l'Église sont en sécurité dans l'arche de Jésus-Christ. L’Église est notre Mère et notre Enseignante, l’Église est notre Mère et notre Sauveur. L’Église par les sacrements et ses enseignements fait de nous le peuple saint de Dieu. Autrefois nous n'étions pas un peuple, aujourd’hui nous sommes devenus le peuple de Dieu, alimenté, nourri et fortifié par les sacrements et les sacramentaux dans l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique.
Notre IVème Chapitre général, qui devait débuter en juin de cette année, est toujours en point d'interrogation, car la situation mondiale du coronavirus est toujours un problème grave. Nous avons écrit à notre supérieur légitime, son Eminence le cardinal Angelo de Donatis, pour le reporter en 2022, pour être sûrs, nous avons parlé de septembre ; mais si la situation du coronavirus change et s'améliore, nous anticiperons notre Chapitre à une date dans l'année à venir. Tout dépend de sa décision !
Même si notre société est très petite, nous devons tout de même avoir une préparation adéquate. Veuillez continuer de prier fidèlement la prière pour notre Chapitre général. Dès que nous aurons des nouvelles du Cardinal Vicaire, nous pourrons planifier. Ne laissons pas la paresse et la tiédeur s'infiltrer dans notre vie spirituelle personnelle ni dans nos communautés ; notre Société dans son ensemble doit être de plus en plus fervente !
Le frère James M.C. a demandé son visa pour le Nigéria. La dernière action de frère Matthieu M.C. (RIP) a été d’envoyer par DHL les lettres d'invitation originales et des lettres similaires, la veille de son retour à Dieu.
Entre temps, le Conseil s'est réuni via Skype et a décidé de procéder aux ordinations sacerdotales de deux de nos diacres, frère Xavier Shaji M.C. et frère James M.C.. Ils ont été ordonnés diacres le 1er juin 2019 à Deepashram, c'est-à-dire il y a un an et huit mois. Si Dieu le veut, ils seront tous deux ordonnés prêtres le samedi 6 mars 2021 à 16h30 dans notre chapelle de la Sainte Famille, à Deepashram, par Son Excellence Rv. Anil Thomas Couto, archevêque de Delhi. Le frère John Job M.C., si Dieu le veut, leur prêchera la retraite de huit jours. Après l’ordination, le frère James M.C. pourra aller chez lui pour sa première messe ; puis le 24 mars, si Dieu le veut, il se rendra à Lagos, au Nigéria. Le frère Xavier Shaji M.C. pourra aller chez lui seulement après Pâques.
Seuls les citoyens indiens peuvent désormais se rendre en Inde. Le frère Benoît M.C. m’accompagnera donc à New Delhi le dimanche 28 février 2021 ; Si Dieu le veut, nous arriverons à l'aéroport international de New Delhi le lundi 1er mars à 8 heures par Air India. Nous partons avec un billet aller simple. Nous ne voyagerons peut-être pas beaucoup à l’intérieur du pays. La date exacte de retour à Rome ne peut être fixée qu'à partir de l'Inde. Veuillez prier pour que tout se passe bien en Inde. Grâce à Dieu, le frère James M.C. a déjà obtenu son visa pour le Nigéria. Nous prions pour que la cérémonie d'ordination soit une véritable expérience de Pentecôte pour nos frères et une nouvelle Pentecôte pour notre Société.
Le frère Donatus M.C. est en retard pour ses vœux à vie. Nous espérons que cela se fera la veille du Dimanche de la Miséricorde Divine, le 10 avril 2021, à Lagos, si tout se passe bien.
Nos postulants à Lagos sont très éprouvés. Ils attendent toujours très patiemment de commencer leur noviciat. Le temps d'attente dans la patience et dans la foi, l'espérance et l'amour est un temps de grande grâce. «Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.…» (Rm 8, 28).
L'une des LMC aux Philippines possède un magnifique centre de prière (de retraite), qu'elle aimerait donner à notre société MCBC. Mme Janine Lloren LMC et d'autres LMC des Philippines et de la diaspora, sont prêts et désireux de couvrir toutes les dépenses nécessaires pour démarrer une communauté MCBC aux Philippines. Ils sont en contact avec le frère Ramon M.C., qui se rendra aux Philippines dès qu'il le pourra. Le frère Christopher, notre novice de 2ème année pourra rejoindre le frère Ramon M.C. aux Philippines. Il y a plusieurs jeunes prêts à essayer notre mode de vie et notre mission, et les LMC ont vraiment hâte d'y accueillir les frères. Incluons tous nos projets et nos plans futurs dans notre messe quotidienne, l’adoration, le chapelet, etc.
Le frère John Job M.C. a subi une intervention chirurgicale. Il récupère lentement. Le temps et la patience sont des facteurs indispensables pour la croissance et la maturité. Faisons bon usage du temps et des talents pour sauver les âmes. Nous sommes appelés par Jésus à aimer, à souffrir et à sauver les âmes. Faisons de notre mieux pour le faire en faisant des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
Le frère Vimal John M.C. écrit: «… nous espérons que l'aéroport d'Israël sera ouvert aux pèlerins à partir du 20 février 2021». Nous devons attendre et voir. En attendant, nous continuons à prier avec plus de ferveur, à offrir plus de sacrifices et à sourire plus tendrement.
La prière la plus puissante de toutes les sortes de prières est la prière d'action de grâce. Lorsque nous avons des difficultés avec quelqu’un, louons et rendons grâce à Dieu pour cette personne. Ne remplissons pas nos cœurs d’un tas de négativité et de polémiques, mais aidons-nous les uns les autres, comme nous nous appelons les uns les autres «Frère». Notre famille spirituelle est maintenant le Mouvement des LMC. Nous devenons frères et sœurs les uns pour les autres en faisant la volonté de Dieu. C'est aussi la raison pour laquelle nous nous appelons «Frère untel». Nos frères et sœurs de sang sont des dons de Dieu pour nous ; mais nos frères dans nos communautés et dans notre Société sont bien plus nos frères en répondant à l’appel de Jésus et en essayant de faire la volonté de Dieu avec amour, paix et joie. Louons le Seigneur. L'amour ne peut être ni tué ni détruit. Vous pouvez abattre une personne, vous pouvez crucifier quelqu'un sur la croix, mais l'amour ne peut pas être abattu ou crucifié. L'amour ne peut pas être conquis, mais l'amour conquiert tout et tous !
Je voudrais conclure cette lettre en citant ici la VIème Station du chemin de Croix de notre livre de prières des M.C. et des LMC : « On se souviendra pour toujours du geste instinctif de piété de Véronique. Tout ce que nous faisons pour quelqu’un, le Christ s’en souvient comme fait à Lui-même. («C’est à moi que vous l’avez fait»). Ainsi, n'hésitez pas à faire du bien aux autres, qu'ils le méritent ou pas. Dieu ne l’oubliera jamais »
Encore une fois, je vous souhaite à tous un Carême béni et saint qui nous prépare à la grande fête de Pâques !
Avec mon Amour et mes prières.
Fr. Sebastian Vazhakala m.c.
Que Dieu vous bénisse.
16.01.21
Noël 2020
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu…
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 14)
Chers frères et sœurs bien-aimés,
Que la grâce, la paix et la joie de Noël remplissent nos cœurs en abondance pour l'anniversaire de notre Sauveur. Essayons d'avoir en ce Noël les mêmes sentiments et le même esprit qu’avaient Marie et Joseph !!!
Jésus qui est né dans la maison du pain (c'est le sens du mot Bethléem), devient le Pain de vie dans chaque célébration eucharistique. Jésus qui était enveloppé de langes est maintenant enveloppé de fibres de blé. Jésus qui était couché dans une mangeoire, où les animaux étaient nourris, n'est plus seulement notre mangeoire, mais il devient notre nourriture et notre boisson. Quel mystère d'Amour insondable !
Noël est une fête de joie et de paix. Pourquoi ? Parce que Noël est une fête de rupture et de partage. Dieu lui-même a donné son Fils unique au monde, particulièrement au monde des pauvres. Plus nous partageons avec nos pauvres, plus nous éprouvons de joie et de paix. « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir» (Actes 20,35)
« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu ». Ce verset du Psaume 45 m'a frappé lorsque j'ai ouvert ma Bible au hasard ; et je me suis rendu compte que le Seigneur me dit (nous dit) de cesser toute activité mouvementée, de prendre un moment pour moi-même pour faire une pause, surtout en ce temps de l'Avent et de Noël. Ce n'est qu’en entrant dans le sanctuaire intérieur de notre être que nos yeux commenceront à s'ouvrir et que nous verrons le Seigneur de notre propre être, secrètement assis dans son renfoncement le plus profond. Là, nous tombons à genoux dans une profonde adoration devant le Dieu insondable, qui dans la plénitude des temps est descendu de son propre monde de gloire à un monde voué à la destruction (Sagesse 18,15) sous l’apparence d'un bébé faible et minuscule. Un esprit humain peut-il saisir cette indescriptible condescendance du Tout-Puissant ! Les mots humains sont insuffisants pour traduire le sens et la signification de cet acte divin. Et pourtant, jour après jour, cette condescendance, cette kénose (se vider soi-même), ce Noël se passe à travers le monde de mille et une façons.
Faites une pause. Prenez votre temps et regardez le sacrement de l'Eucharistie, par exemple ; c'est un vrai Noël… la descente d'un Dieu sur l'autel pour devenir pour nous nourriture et boisson. L'homme, et lui seul, est la préoccupation de Dieu. Dieu travaille sans relâche et inlassablement à son plan de salut pour l'homme déchu. En faisant une mauvaise utilisation du don le plus précieux qu’est sa liberté, l'homme est constamment tenté de s'éloigner de la maison du Père. Un Dieu miséricordieux et généreux avec une patience infinie et un amour tendre attend le retour de ses «prodigues».
Nous vivons dans un monde complexe fait de nombreuses contradictions. Il y a un cri de bataille constant pour la paix et la justice, dans un monde de haine et de guerre. La violence est devenue la prérogative de l'homme, sa façon de vivre et de survivre. La plus grande partie de la vie de l'homme est contrôlée par la peur ! Les gens ne se font presque plus confiance. Poussée par la tyrannie et la peur, une mère tue son propre enfant quand aucune résistance ou défense n’est possible… une victime sans défense si brutalement attaquée. L'humanité se dirige vers une folie atroce. Dans un monde comme le nôtre, lorsque le matérialisme a le plus haut pouvoir et le dernier mot, toutes les valeurs spirituelles et surnaturelles s'effondrent. Pour les matérialistes, les valeurs surnaturelles sont un obstacle au progrès et à la prospérité. Le monde s'éloigne de plus en plus de son véritable centre, avec comme conséquence tant d'insécurité, de peur et de méfiance. À la recherche d'une vie meilleure et plus confortable, l'homme remplace Dieu par les choses matérielles et finit par se retrouver dans le désespoir total. Même la fête de Noël est devenue un événement commercial, un temps pour gagner plus d'argent, un temps pour les entreprises compétitives. Elle a si tristement perdu son esprit d’origine, sa beauté et sa simplicité, son sens et sa signification. Qui aura le courage de relever le défi de tenter de raviver l'esprit originel de Noël ?
Faites une pause. Prenez votre temps et voyez se vider de lui-même un Dieu qui se rend visible et vit parmi nous sous la forme de nos grands-parents ou de personnes âgées, sous la forme de nos enfants ou de nos parents, sous la forme d’un mari ou d’une épouse, sous la forme des plus pauvres des pauvres, ou sous la forme des riches et des personnes aisées… Souvent, nous sommes comme les disciples d'Emmaüs (Lc 24) : nous ne Le reconnaissons pas, car nous vivons dans notre propre monde d'idées préconçues, de préjugés et de sentiments. Et donc, même lorsque nous vivons avec Lui, que nous marchons avec Lui, que nous travaillons ou conversons avec Lui, nous ne Le reconnaissons pas, à moins et jusqu'à ce qu'Il nous ouvre les yeux "à la fraction du pain". Il est très intéressant de noter que c’est seulement quand les disciples L'ont pressé de rester avec eux et quand ils ont été prêts à rompre le pain ensemble, que leurs yeux se sont ouverts et qu’ils ont pu Le reconnaître. Chaque fois que nous voyons la venue du Christ sous une forme ou une autre, nous avons notre Noël.
Je rappelle ici une de mes expériences récentes. Je suis entré dans une église en passant rendre visite au Saint-Sacrement. La Sainte Messe était en cours et l'église était plutôt pleine. Je me suis agenouillé au fond de l'église et j'ai prié en silence. Tout à coup, une étrange sorte de sentiment et de désir de voir le visage de Jésus est né en moi. Le chérissant dans mon cœur, j'ai prié avec plus de ferveur. Quand j’ouvris les yeux, je vis les gens quitter l'église comme la messe était finie. D'une certaine manière, j'étais heureux, pensant qu'une fois les gens partis, Jésus pourrait m'accorder une audience privée. J'ai attendu et j’ai prié encore plus fort, mais à ma grande déception, j'ai dû quitter l'église sans que ma prière soit exaucée.
En quittant l'église, je me suis dirigé vers la maison. Alors que je marchais le long du trottoir, un homme est venu me demander quelques pièces pour une tasse de café. Ses yeux étaient lourds, ses vêtements sales, il avait l'air épuisé et inquiet. J'ai senti que son besoin était plus qu'une tasse de café. Alors je lui ai demandé de venir avec moi chez nous où il pourrait se laver, changer de vêtements, manger, se reposer et se détendre. Surtout, il était évident qu'il avait besoin de quelqu'un à qui parler. Alors que je le pressais de venir avec moi, il est venu et ensemble nous avons fait tout ce qui était nécessaire de faire. On l’a aidé à enlever ses vêtements ; on l’a aidé également à enlever la saleté. Pendant toute cette épreuve, il me regardait les yeux remplis et me demandait : qui êtes-vous ? Et pourquoi vous me faites ça ? Ne savez-vous pas que je n'ai pas d'argent à vous donner… Il a pris son bain, changé ses vêtements et pris un repas, temps pendant lequel il a partagé sa longue et tragique histoire. Il était au bord du désespoir au point de se suicider. Son expérience constante de rejet et le sentiment qui en découle d'être indésirable lui ont laissé une marque indélébile. Pendant des années, il n'avait pas reçu la chaleur de l'amour, de l'affection. Nous sommes allés à la chapelle. Il s'est agenouillé, a prié, pleuré et fait sa confession après de nombreuses années. Il a remercié Dieu et les Frères puis il est parti en disant qu'il aimerait revenir chez nous plus tard.
Le soir, comme d’habitude, je faisais mon examen de conscience quand soudain mes yeux se sont ouverts et je me suis souvenu de mon désir «fou» de voir le visage de Jésus. Jésus a entendu ma prière, mais pas comme je le voulais. Il s'est rendu visible dans cette personne qui est venue chez nous, affamée, sale et sans amis. Ce fut un vrai jour de Noël pour moi. Rencontrer ce genre de personne est devenu presque une expérience quotidienne pour nous à Rome. Dans notre société compétitive où la survie du plus compétent et du plus fort est la loi, nous trouvons souvent des personnes qui sont complètement brisées et profondément blessées, des personnes qui ne savent pas où aller ni vers qui se tourner. Passant de la faim à la famine, elles ont perdu le sens de l'amour fraternel et de la véritable amitié, dans un monde d'indifférence effrayante et d'apathie choquante. De plus en plus, le monde devient un immense Foyer pour les Mourants ; tant de pauvreté spirituelle, tant de manque d'amour, même dans les familles, entre mari et femme, entre parents et enfants, parmi les frères et sœurs et entre eux. Les médias modernes, tels que les smartphones, Internet, etc. remplacent la prière en famille, la vie de famille et le partage. On peut en dire autant des familles et des communautés religieuses. Si les smartphones, la télévision et Internet remplacent nos tabernacles, alors il n'y a pas non plus de vraie vie religieuse.
Faites une pause. Ce n'est que lorsque j'ai pris un peu de temps pour faire une pause que mes yeux se sont ouverts et que j'ai pu reconnaître Jésus dans la personne qui était venue sur mon chemin. C'est alors que je L'ai entendu dire : « Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Ces plus petits de mes frères sont partout. Ici à Rome, nous les trouvons dans les hôpitaux, les prisons, les immeubles, dans les parcs publics, au coin des rues, dans notre maison et aussi à «Casa Serena», notre refuge de nuit. Souvent, les personnes vraiment pauvres ne viennent pas à nous ; nous devons aller vers elles. Notre rencontre avec les personnes seules, les oubliés, les abandonnés renouvelle leur esprit, leur apporte la joie et la paix de Noël. Beaucoup d'entre elles veulent prier ensemble ; certaines aiment chanter des hymnes ou des chants ; tandis que d'autres aiment raconter leurs histoires longues et douloureuses. Ce que nous sommes et ce que nous faisons n’est pas si important ; nous sommes les plus faibles et les moins que rien, et nos actions sont tout à fait insignifiantes. C'est la promesse et l'assurance de Jésus : « Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l'avez fait » qui fait toute la différence. Cela nous incite toujours à faire de petites choses avec beaucoup d'amour, à transformer tout type de service en prière, car nous le faisons avec Jésus, pour Lui et à Lui. Seigneur, donne-nous la force de rendre notre amour dans le service plus fécond.
Noël est la fête des pauvres et des petits. Jésus était un avec eux et l'un d'entre eux. De plus, il a été envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Il était pauvre à la naissance, plus pauvre pendant sa vie et le plus pauvre sur la croix. Travailler parmi les pauvres et avec les pauvres nous fait prendre conscience que nous aussi, nous sommes pauvres comme eux. Ce n'est que lorsque nous sommes remplis de la puissance du Saint-Esprit que nous devenons Ses mains fortes pour servir, Ses douces lèvres pour dire Sa Parole et Son cœur chaleureux pour aimer. Nous sommes comme une ampoule. En soi, elle n’a pas de pouvoir à moins d'être connectée à la source par un câble. Pour être sa lumière, nous devons avoir une connexion continue avec Dieu, la Source de toute lumière. La prière et l'adoration nous unissent à Dieu. Chacun de nous est l'ampoule de Dieu à travers laquelle Il brille.
Je voudrais vous remercier pour tout votre amour et votre attention, pour votre partage pour et avec les pauvres. Notre amour doit continuer d’aimer jusqu'à ce que nous mourions d'amour.
Je vous souhaite, à vous et à tous, une très heureuse et sainte fête de Noël, fête de la Sainte Famille, fête de St Étienne, le proto martyr, à frère Stephen M.C., fête de St Jean l'évangéliste, l'apôtre de l'amour, à frère Vimal John M.C., à frère John Job M.C., frère John Francis M.C. et aux autres.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
01.01.21

24.10.19
7 juillet 2019
“ Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? ” (Luc 17, 17)
"Aujourd'hui, le pape François viendra à Casal Bertone pour effectuer les rites du Corpus Domini. À 18 heures, il célébrera la messe ; à la fin de la messe, la procession du Saint-Sacrement porté par son Eminence le cardinal vicaire Angelo De Donatis, commencera dans les rues de Rome, et ira jusqu’au terrain de football "Pro-Roma", adjacent à Casa Serena, un accueil de nuit pour des hommes sans abri dirigé par les Missionnaires de la Charité du Père Sebastian Vazhakala. La procession eucharistique passera par Via Casal Bertone, Via Portonaccio et Via Latino Silvio ... " (Avvenire 25, dimanche 23 juin 2019).
Vers 14h15 le dimanche 23 juin 2019, je suis allé au réfectoire de Casa Serena avec trois grands sacs en plastique remplis d'environ 70 chemises blanches toutes neuves de trois tailles différentes, données à ma demande par l'un de nos bienfaiteurs. Au bout de quinze à vingt minutes, nos hommes de Casa Serena sont venus autour de moi comme des mouches. Chacun trouva très vite sa taille. Même ceux qui n'étaient pas si intéressés par le fait d’aller à la messe sont devenus enthousiastes et joyeux. Tous avaient l'air élégants et radieux. La plupart sont venus comme des enfants pour me montrer comme ils étaient élégants. Ils se sentaient plus dignes et plus présentables, l'occasion leur faisant sentir qu'ils allaient participer à un important événement religieux et priant. Ils étaient devenus une partie indissociable et essentielle du Corpus Domini !
Comme il restait encore quelques chemises blanches et quelques hommes encore à venir, je me suis dirigé vers la porte d’entrée de Casa Serena afin qu’ils puissent avoir leur chemise et se préparer très rapidement. Il était 15h00 passé. Frère André Marie M.C. était déjà alors à la porte pour commencer le court pèlerinage. Ceux qui étaient prêts sont allés avec frère André Marie M.C .. A 15h40 frère Jan-Timo M.C., frère Benedict M.C., frère François Marie M.C., frère Jose M.C., frère Dominic M.C., frère. Donatus M.C. et le père Sebastian M.C., tous les LMC, les volontaires, le reste des hommes de Casa Serena, M. Rick et Mme Espie LMC des États-Unis, le frère du frère Benedict M.C., M. Jaison et sa famille de Singapour, ainsi que tous ceux qui souhaitaient partir avec nous se sont rendus à Santa Maria Consolatrice, à Casal Bertone.
Casa Serena avait réservé des places juste en face. Ils avaient également une entrée séparée avec pratiquement aucun contrôle de sécurité. Le soleil ne semblait pas du tout miséricordieux. Certaines des sœurs M.C. et des religieuses d'autres congrégations avaient déjà pris les sièges de devant car nos hommes préféraient un endroit ombragé sous le (s) arbre (s) plutôt que des sièges devant avec une chaleur accablante. Il en a été de même pour nos frères et les LMC. Certains des LMC de Rome se sont assis avec nos sœurs M.C., plus près de l'autel.
Les prêtres concélébrants furent guidés par l'un des paroissiens désigné à cet effet. Tous les concélébrants étaient ensemble dans une même pièce. Vers 17h15 le curé de la paroisse, Don Luigi Lani, entra dans la salle et dit que tous sauf les curés et le père Sebastian M.C. devaient mettre leurs aubes et leurs chasubles et se rendre à la place qui leur était assignée. Environ neuf d'entre nous sommes restés. Quelques minutes plus tard, un garde est venu et a déclaré que nous devions tous aussi quitter la pièce et nous rendre à la place réservée aux prêtres concélébrants. Ceux qui étaient arrivés avant nous avaient pris les places à l'avant près de l'autel.
À un moment, un des prêtres est venu vers moi et m'a demandé de l'accompagner. J'ai été obligé de faire la queue avec tous les évêques auxiliaires du diocèse de Rome. Le pape François les a salués un par un et puis ce fut à mon tour et j'ai essayé d'embrasser son anneau épiscopal, mais il a retiré sa main. J'avais une carte de remerciement et une lettre d'un LMC à donner au pape François. Comme je pensais que je n'allais pas rencontrer le pape François en personne, conformément aux instructions des gardes, je les avais données à l'un des prêtres responsables de la célébration. J'espère et je prie pour que les lettres soient parvenues aux mains du pape François !
La procession commença. Je fus placé avec les évêques et les ai suivis conformément aux instructions. Deux d'entre nous, prêtres, nous étions directement derrière les évêques. Juste avant que le pape ne vienne en procession à l'autel, l'un des prêtres en charge est venu et nous a dit de nous déplacer du côté opposé de l'autel, car il y avait deux chaises libres. Alors je me suis déplacé comme indiqué sur le côté opposé. J’ai fini sur la même rangée que celle dans laquelle frère Jan-Timo M.C. et frère Benedict M.C. étaient assis. Frère Jan-Timo M.C. très gentiment m'a demandé de prendre sa chaise, alors qu'il s’est déplacé sur une chaise vacante qui était dans la même rangée !
À ce moment-là, le pape François, accompagné de plusieurs ministres, diacres et acolytes, atteignit l'autel. Sans introduction ni mot de bienvenue, le pape François commença par le rite pénitentiel d'introduction. La chorale chanta en latin d'abord le Kyrie, puis le Gloria. Les lectures étaient celles de la fête du dimanche du Corpus Christi, de l’année C. J’aimerais citer ici le texte intégral de l'homélie du pape François, qui a été donnée en italien. Il commença l'homélie en se basant sur les deux mots clés de la lecture: «Dire e Dare - parler et donner». Lors de la rencontre d’Abram avec le prêtre et roi Melchisédech, ces mots ont été prononcés à cette occasion et combien leurs mots et leurs offrandes furent agréables et acceptables !
Juste en face de l'autel, en bas des marches, étaient assis tous les enfants de la première communion de huit paroisses de la XIV préfecture. Le soleil n'avait aucune pitié d’eux. Certains se sont évanouis alors que d'autres ont vomi… Les volontaires les ont aidés. Plus de deux heures avant l'heure prévue pour la sainte messe, la plupart des gens avaient pris leur chaise. Bien qu'une foule de dix mille personnes devait participer à la célébration eucharistique, il n'y avait que trois mille chaises disposées pour des groupes spéciaux, dont les frères M.C. et les personnes de Casa Serena, les sœurs M.C., les LMC, les bénévoles et les autres membres de la famille M.C.
Juste avant l'offertoire de la messe, tous les prêtres concélébrants furent convoqués à l'église où on leur remit à chacun un ciboire rempli d'hosties qui devaient être consacrées et distribuées aux fidèles pendant la communion. Tous les prêtres qui portaient des ciboires se tenaient sur les marches qui faisaient face à l'autel. Juste avant l’Agnus Dei, les prêtres furent accompagnés par l'un des volontaires, qui nous amenèrent aux lieux désignés pour distribuer la sainte Communion, juste après le communiqué du célébrant principal. Ceux qui distribuaient la sainte Communion recevront la communion à la fin à l'autel principal de l'église Notre-Dame de Consolation. On me demanda de distribuer la communion à nos frères, aux LMC, aux hommes de Casa Serena, aux volontaires, etc.
Après la prière de communion, le pape François exposa le Saint-Sacrement et l’encensa. Entre-temps, le vicaire du pape François, son Eminence le cardinal Angelo de Donatis, fut prêt à porter l’ostensoir, tandis que les sœurs M.C. et tous les membres de notre groupe Casa Serena furent invités à se rendre à Via Casal Bertone. De la Via Casal Bertone, la procession se rendit à Via Portonaccio. Seule une partie de la grande foule rejoignit la procession. En moins de vingt minutes, la procession atteignit le terrain de football adjacent à Casa Serena et le cardinal plaça l’ostensoir sur le trône préparé par le personnel du Vatican.
Outre le cardinal, il y avait six évêques auxiliaires du diocèse de Rome, qui se sont approchés de l’estrade (autel) préparé pour l'occasion. Les concélébrants étaient de l'autre côté de l'autel. Je me tenais à côté des évêques, plus près de l'autel en face de notre couvent et de Casa Serena, Jésus pouvait facilement voir notre maison mère et les frères : frère Luke M.C., frère Ricardo M.C., Mme Gianna LMC, Sr Maria Fidelis et quelques autres, qui étaient sur notre terrasse pour rejoindre la dernière partie de la procession du Corpus Domini et recevoir la bénédiction donnée par le pape François avec le Saint-Sacrement !
Bien que frère Elia ait pris la peine d'amener frère Piet M.C. près de l'autel, pour je ne sais qu’elle raison, il ne pouvait pas l'emmener là où le pape François devait lui donner sa bénédiction, mais eux deux reçurent la bénédiction en étant très proches de Jésus sur l'autel.
Le bon Dieu a entendu ma prière et m’a accordé mon désir peut-être enfantin. Le pape François, comme chaque évêque a béni à trois reprises avec l’ostensoir. Et voilà qu’à la troisième il s'est totalement tourné vers notre maison et Casa Serena. Je ne pourrais pas exprimer assez de gratitude envers Jésus pour sa grande faveur. Non seulement Dieu entend le cri des pauvres, mais il répond également au cri des pauvres. Comment pourrait-il en être autrement ; la vie que nous vivons est sa vie et le travail que nous faisons est son travail. Mon cœur fut rempli de joie et de gratitude. Je me suis senti comme le lépreux samaritain qui retourna louer Dieu à haute voix et se prosterna aux pieds de Jésus et le remercia (cf. Lc 17, 11-19).
Bien que la procession soit arrivée très rapidement, le pape François a pris son temps pour atteindre le lieu. Tous attendaient impatiemment en silence l'arrivée du pape. Finalement, le saint Père atteignit l'endroit et alla directement à la tente préparée pour lui. Cela me fit penser à Moïse qui rentra dans la tente de la réunion… Le pape François est sorti, vêtu de la cape et de l’étole, et a lentement grimpé sur l’estrade avec les ministres, pendant que la chorale chantait le Tantum ergo.
Le pape François fit l'encensement ; l’odeur douce de l'encens s'éleva et se répandit autour de notre quartier, où nous avons une adoration perpétuelle du Saint Sacrement et un service de tout cœur et gratuit aux hommes sans abri de Casa Serena par notre communauté de frères, de LMC, de volontaires et d’autres. Le parfum de l'adoration perpétuelle, les prières et la charité envers les pauvres se sont mêlés au parfum de l'encens. Il y eut la fusion de l'éternité et du temps dans le sacrement de l'Eucharistie. Nos hommes de Casa Serena étaient radieux et brillaient dans leurs chemises blanches. Le Saint-Père, après avoir salué une vieille dame de 103 ans, monta dans la voiture et partit pour Santa Marta, au Vatican.
De nombreuses personnes, y compris des prêtres, continuent de poser des questions sur la célébration de la fête du Corpus Domini et de Casa Serena, comme ils étaient et sont très étroitement liés à Jésus dans le Pain de Vie. Pour moi, Jésus dans le Pain de Vie et Jésus dans le plus pauvre des pauvres sont deux aspects inséparables d’une même réalité. Casa Serena n'aurait pas existé sans Jésus dans le Pain de Vie. C’est Jésus dans l’Eucharistie qui nous donne la force de vivre notre Chemin de vie de frères M.C. Contemplatifs et de donner un service gratuit de tout cœur aux plus pauvres des pauvres. Ste Teresa de Calcutta a écrit à l'archevêque Ferdinand Perier SJ en 1947 : «Votre Excellence, apportez-nous toute l'aide spirituelle dont nous aurons besoin. Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour les sœurs ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux exister. Je suis impuissante ».
“O Sacrement très saint, O sacrement divin. Que toutes les louanges et toutes les actions de grâces soient à chaque instant pour Toi »
Quand des gens et des prêtres me posent des questions sur la visite du pape François à Casa Serena, ce qui me vient spontanément à l'esprit sont les paroles du centurion qui a dit à Jésus : «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri » (Cf. Mt 8, 5-10). Je dis la même chose : nous ne sommes pas dignes, cependant, que le pape François vienne chez nous mais l'amour ne renonce jamais… et l'amour n’échoue jamais.
«La patience obtient tout» (Sainte Thérèse d'Avila).
Avec mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala m.c.
23.10.19
Fête de l’apôtre St Thomas 2019
«Mon Seigneur et mon Dieu» (Jn 20, 29)
L’objectif principal de cette lettre est de faire un compte rendu plus ou moins chronologique de la célébration eucharistique du Corpus Domini, de la procession et de la bénédiction du pape François , le dimanche 23 juin 2019. À 18 heures dans l'église Notre Dame de la Consolation à Casal Bertone, à Rome, en Italie, le Saint-Père a célébré la Sainte Messe, qui a commencé quinze minutes avant l'heure prévue.
Parmi les nombreux événements de cette année en ce qui concerne la société des frères Contemplatifs M.C., il y a le jubilé d'or de la visite de saint Paul VI au Borghetto Prenestino dans les premières heures de la matinée du jeudi 25 décembre 1969. St Paul VI a célébré la sainte messe à 8 heures du matin à l’Asilo, construit en 1956 pour les petits enfants des bidonvilles, qui est devenu le petit couvent de Nazareth pour les frères à Rome.
Son Éminence le cardinal Angelo De Donatis, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, est venu à Casa Serena présider l'Assemblée eucharistique à la veille de la solennité de l'Immaculée Conception, le vendredi 7 décembre 2018. Avant de donner la bénédiction finale, avec un grand sourire, le cardinal a parlé de son rêve. “J'ai un rêve”, a-t-il déclaré, “amener le pape François à Casa Serena”. Les applaudissements à cette déclaration prophétique et audacieuse ont été considérablement longs.
Depuis lors, nous avons prié avec ferveur pour que la parole prononcée par notre cardinal vicaire du pape François se réalise. Lors d'une audience du mardi avec le cardinal, il m'a dit: «J'ai eu l'idée de célébrer la fête du Corpus Domini près de chez vous». Il nous a également dit: « Pour le moment, gardez cela pour vous et n'en parlez à personne, pas même dans la communauté des frères ". En tant qu’homme de Dieu, le cardinal a attendu un moment opportun pour s’entretenir avec le pape François.
Le mercredi 13 février 2019, juste avant le chapelet de la Miséricorde Divine, sont arrivés à notre chapelle de l’adoration Mgr. Giampiero Palmieri, l'évêque du secteur Est, accompagné de Don Maurizio, curé de la paroisse St. Agapito. Tous les trois, nous sommes allés à la salle Ste Mère Teresa. Don Maurizio m'a dit de m'asseoir, car ils étaient venus m’annoncer une nouvelle importante. Ils ont été surpris d'entendre de ma bouche la date précise et l'occasion de la visite du saint Père à Casa Serena. Son Éminence, le cardinal Angelo De Donatis, en avait parlé à deux d’entre nous. Nous étions allés le rencontrer à propos de son intention de faire venir le pape François à Casa Serena. L'évêque avait également déclaré que la nouvelle était maintenant officielle.
Pendant que nous parlions encore, deux inspecteurs de police envoyés par A.T.E.R sont venus nous dire que nous séjournions illégalement dans la propriété de «Casa Popolare». À ce moment-là, les frères avaient terminé le chapelet de la Miséricorde Divine et le frère Benedict M.C. passait par là. Je lui ai demandé de parler aux inspecteurs de police, tandis que j'accompagnerais l'évêque et le curé de la paroisse pour voir où le pape François pourrait célébrer la Sainte Messe devant une foule attendue de plus de dix mille participants. Il n’était pas question de penser à l’enceinte de Casa Serena, car il ne pouvait pas contenir une telle foule.
Pendant que nous regardions tous les trois autour de Casa Serena, frère Benedict M.C. est venu en courant me dire que les inspecteurs de police demandaient toutes sortes de documents. L’évêque m’a demandé d’y aller et de rester avec eux pour faire le nécessaire, tandis que frère Benedict M.C. les accompagnerait pour voir les différentes possibilités. J’ai senti que le malin était déjà à l’œuvre pour empêcher le pape de venir à Casa Serena. Ils ont été surpris de voir tous les documents originaux en ordre. Ils se sont excusés en disant qu'ils ne comprenaient pas pourquoi ceux qui nous ont vendu la propriété leur avaient demandé de venir nous voir pour constater que nous étions illégalement sur leur propriété. Ils ont photographié tous les documents requis et se sont encore une fois excusés de nous avoir dérangés inutilement.
Entre-temps, l'évêque et Don Maurizio sont revenus en disant qu'il incombait aux personnes concernées du Vatican de choisir l'endroit pour l'occasion. Comme je partais en voyage le soir même de Rome, du FCO à Bujumbura, au Burundi, en Afrique, en passant par l’Éthiopie, je devais me préparer très vite. Je me suis préparé avec la bonne nouvelle en tête, même si je n’avais pas encore trouvé un endroit approprié pour la célébration de la Sainte Messe, pour la procession et la bénédiction; j’avais plutôt certaines réserves quant à la réalisation du projet de la visite du pape François à Casa Serena !
De retour d'Afrique le 2 mars 2019, l'une des premières choses que j'ai faite a été de rencontrer l'évêque et le cardinal. Tous deux m'ont dit que la Sainte Messe pourrait être célébrée dans la paroisse Notre Dame de la Consolation, à Casal Bertone, tandis que la procession pourrait être organisée comme je le suggérais sur le terrain de football situé à proximité de notre maison. Le cardinal a parlé du père Leonardo Sapienza, l'organisateur, avec lequel il aimerait bien venir voir le lieu.
Puis j'ai eu un séminaire en Haïti pour les sœurs M.C., des retraites pour les LMC d'Haïti et de St. Luis, aux États-Unis, je suis parti le mercredi 20 mars 2019 pour Haïti via Miami, aux États-Unis.
Dès mon retour des États-Unis, le mardi 2 avril 2019, je suis allé à nouveau rencontrer son Eminence le cardinal Angelo De Donatis et son Excellence Rt. Rv. Giampiero Palmieri. Son Eminence a dit qu'il viendrait avec le père Sapienza pour tout voir avec lui, la date et l’heure dont il me ferait part.
Bien que le rendez-vous fut pris par son Eminence le cardinal Angelo De Donatis avec le père Sapienza, ce dernier est venu le lendemain à l’insu du cardinal, le lundi de la semaine sainte, le 15 avril 2019. Le père Sapienza n’aima pas les lieux suggérés. Il a pratiquement annulé l’idée que le pape vienne dans notre quartier. En parlant avec le cardinal le lendemain matin, il était évident qu'il était surpris d'apprendre la visite du père Sapienza, sa réaction et sa décision ! Son Eminence a décidé de venir en personne le mardi après-midi de la semaine sainte, le 16 avril 2019. Il est venu avec son secrétaire, Don Pablo, et a confirmé à nouveau les lieux choisis par lui. Incidemment, c'était l'anniversaire des 35 ans de la fondation du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Le jeudi saint, le 18 avril 2019, vers 12 h 15, son Eminence le cardinal Angelo de Donatis, m'a téléphoné pour me dire que le programme de la célébration du Corpus Domini ne serait plus comme il l’avait prévu et qu’il en était désolé. Cette nouvelle a dû être communiquée aux LMC du monde entier, car certains d'entre eux avaient déjà acheté leurs billets d'avion pour venir à Rome pour l'occasion.
De nombreux jours et des semaines se sont passés en silence, sans aucune nouvelle appropriée des célébrations du Corpus Domini à Rome par le pape François. Certains des LMC de la retraite mexicaine étaient impatients de savoir si le pape François viendrait dans le quartier de Casa Serena. J’ai dû leur dire à tous que le Saint-Père ne viendrait finalement pas dans notre quartier à l'occasion de la fête du Corpus Domini.
Ensuite, alors que j'étais à New Delhi du 28 mai au 6 juin 2019, le Vicariat de Rome a téléphoné pour annoncer que le pape François avait décidé de se rendre dans la paroisse Notre-Dame de la Consolation, à Casal Bertone, qu’ensuite la procession se déroulerait sur le terrain de football proche de Casa Serena. Le Saint Père célébrerait la Sainte Messe à 18h00 le dimanche 23 juin 2019, fête du Corpus Domini ; Le pape François donnerait la bénédiction à la fin de la procession Eucharistique dirigée par le vicaire du pape François, le cardinal Angelo De Donatis. Les routes choisies pour la procession étaient la Via Casal Bertone et une partie de la Via di Portonaccio, qui conduiraient les gens sur la Via Silvio Latino pour rejoindre le vaste terrain de football adjacent à Casa Serena, «Roma 6».
Le vendredi 7 juin 2019, sur le chemin de l'aéroport, je me suis immédiatement rendu au vicariat avec frère Luke M.C. rencontrer l'évêque et le cardinal. Ils ont eu la gentillesse de nous recevoir. Tous deux m'ont dit de rencontrer Don Luigi Lani, le curé de la paroisse Notre-Dame de la Consolation à Casal Bertone, à Rome, où le pape François allait célébrer la Sainte Messe du Corpus Domini.
Les journées furent peu nombreuses avant le grand événement. Bien que beaucoup attendaient avec impatience la visite du pape François à Casa Serena pour compléter la fête du Corpus Domini, l'évêque et le cardinal avaient très clairement indiqué que le pape François n'avait pas l'intention de se rendre à Casa Serena avant ou après les célébrations. Son Eminence m'avait dit qu'il espérait au moins que le pape rencontrerait le Supérieur général.
Lors d'une rencontre avec le cardinal dans la matinée du mardi 18 juin 2019, j'ai parlé de la possibilité d'obtenir une bénédiction du pape pour le frère Piet M.C. juste après la bénédiction. Le cardinal a déclaré qu'il n'avait aucune objection à essayer, mais qu’il ne pensait pas que cela se produirait, compte tenu de son expérience de l'année précédente. En tout cas nous avons décidé d'essayer.
Dans la semaine du lundi 17 au samedi 22 juin 2019, toutes sortes de travaux de nettoyage, d'arrangements, des réunions, etc. se sont déroulés à la fois avec les frères et nos hommes de Casa Serena. Le terrain derrière Casa Serena était vraiment propre et beau. Les bulldozers ont travaillé pendant un jour et demi pour nettoyer le sol derrière Casa Serena. Les lapins ont été abattus, les poulets et la chèvre ont été transférés sur le nouveau terrain afin que l'endroit soit plus propre et en ordre. Que le pape foule le sol de l'enceinte de Casa Serena ou non, il était bon que l'endroit soit maintenu propre et rangé. Mes sincères remerciements vont à ces frères et à ces hommes de Casa Serena qui ont travaillé très dur dans la chaleur du jour pour rendre le lieu meilleur, plus propre et plus beau. Les frères étaient chargés de veiller à ce que le travail soit effectué correctement et à temps. Frère Luke M.C., étant le supérieur hiérarchique, a supervisé le tout. Frère Ricardo est venu de Casa Betania et a également supervisé le nettoyage du sol derrière Casa Serena.
Enfin, le jour du Corpus Domini, le dimanche 23 juin 2019, s'est levé. Durant toute notre nuit d'adoration Eucharistique, nous avons ajouté à nos intentions habituelles plusieurs autres intentions nouvelles, à savoir :
pour nos hommes de Casa Serena, qu'ils puissent être aidés pour participer à la célébration Eucharistique d'aujourd'hui présidée par le pape François, à la procession Eucharistique dirigée par le cardinal Angelo De Donatis, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, et à la bénédiction solennelle donnée par le pape François ;
nous avons prié pour tous les participants à la célébration Eucharistique pour que ce soit une expérience profonde de Pentecôte pour tous et une nouvelle Pentecôte pour notre société ;
que le pape François donne ses bénédictions pétrinienne et eucharistique à la Maison mère et au généralat des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC), qui est également le lieu de naissance et le centre du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC), à Casa Serena et à tous ceux qui nous sont associés, à tous les membres de notre société qui vivent près ou loin, nos LMC, nos bénévoles, nos bienfaiteurs et toutes les personnes de bonne volonté et généreuses !
que nous soyons tous libérés du domaine des ténèbres, du mal et de satan et que nous soyons amenés dans la merveilleuse lumière de Jésus-Christ, qui nous a sauvés par sa passion, sa mort et sa résurrection !
Nous voulions que tous nos membres malades, dans leur corps, leur esprit et / ou leur âme, en particulier le frère Piet M.C., frère Nicholas M.C., frère Matthew M.C. et d’autres soient touchés par la grâce et le pouvoir de guérison qui émanent de l’Eucharistie. Notre prière éjaculatoire constante pour la journée était la suivante : « O Sacrement très saint, O sacrement divin, que toutes les louanges et toutes les actions de grâces soient à chaque instant pour Toi… »
Dans la matinée du dimanche 23 juin 2019, les frères se sont rendus, comme d'habitude, à leurs différents ministères. Le déjeuner des Frères était censé être avec nos hommes de Casa Serena.
La préfecture du Vatican avait imprimé environ deux cent cinquante billets au nom des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs. Ils ont été imprimé en italien : Missionari della Carità. Deux cent cinquante sièges ont été attribués aux Missionnaires de la Charité, spécialement pour nos Frères, pour les hommes de Casa Serena, les LMC, nos bénévoles et nos bienfaiteurs, les Sœurs M.C., les Pères M.C.…
La radio du Vatican, le journal “Avvenire” et d'autres journaux ont constamment parlé de Casa Serena et des Missionari della Carità. Je cite un des journaux en italien : « Aujourd'hui, le pape François arrivera à Casal Bertone pour effectuer les rites du Corpus Domini. À 18 heures, il célébrera la Sainte Messe sur le parvis ; à la fin de la messe, la procession du Saint-Sacrement partira dans les rues du quartier, sous la direction de son Eminence le cardinal vicaire Angelo De Donatis, qui arrivera jusque sur les terrains du "Pro-Roma Calcio", adjacent à Casa Serena, un centre d'accueil pour hommes sans abri géré par les Missionnaires de la Charité du père Sebastian Vazhakala. Les fidèles emprunteront les rues Via Casal Bertone, Via di Portonaccio et Via Latino Silvio ... "(Avvenire 25, dimanche 3 juin 2019).
Avec mes salutations et mes prières.
Que Dieu vous bénisse…… A suivre.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
21.07.18
04.01.16
Solennité de Marie Mère de Dieu, à Saint-Pierre de Rome
1er janvier 2016
Homélie du pape François
Nous avons entendu les paroles de l’apôtre Paul: «Lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme» (Ga 4, 4).
Que signifie le fait que Jésus naisse à “la plénitude des temps”? Si notre regard se dirige vers le moment historique, nous pouvons vite rester déçus. Rome dominait sur une grande partie du monde connu par sa puissance militaire. L’empereur Auguste était arrivé au pouvoir après cinq guerres civiles. Même Israël avait été conquis par l’empereur romain et le peuple élu était privé de liberté. Pour les contemporains de Jésus, par conséquent, ce n’était certainement pas le temps le meilleur. Ce n’est donc pas vers la sphère géopolitique que l’on doit regarder pour définir le sommet du temps.
Une autre interprétation est alors nécessaire, qui comprenne la plénitude à partir de Dieu. Lorsque Dieu établit que le moment d’accomplir la promesse faite est arrivé, alors pour l’humanité se réalise la plénitude des temps. Donc, ce n’est pas l’histoire qui décide de la naissance du Christ; c’est, plutôt, sa venue dans le monde qui permet à l’histoire d’atteindre sa plénitude. C’est pour cela qu’à partir de la naissance du Fils de Dieu, commence le calcul d’une nouvelle ère, celle qui voit l’accomplissement de l’antique promesse. Comme écrit l’auteur de la Lettre aux Hébreux: «À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes chose et par qui il a créé les mondes. [Il est le] rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, et porte l’univers par sa parole puissante» (1, 1-3). La plénitude des temps, donc, est la présence de Dieu personnellement dans notre histoire. Maintenant, nous pouvons voir sa gloire qui resplendit dans la pauvreté d’une étable, et être encouragés et soutenus par son Verbe qui s’est fait “petit” dans un enfant. Grâce à Lui, notre temps peut trouver sa plénitude.
Cependant, ce mystère semble contraster avec la dramatique expérience historique. Chaque jour, tandis que nous voudrions être soutenus par des signes de la présence de Dieu, nous devons rencontrer des signes opposés, négatifs, qui le font plutôt sentir comme absent. La plénitude des temps semble s’effriter devant les multiples formes d’injustice et de violence qui blessent chaque jour l’humanité. Parfois nous nous demandons: comment est-il possible que perdure le mépris de l’homme par l’homme?, que l’arrogance du plus fort continue à humilier le plus faible, le reléguant aux marges les plus sordides de notre monde? Jusqu’à quand la méchanceté humaine sèmera sur la terre violence et haine, provoquant d’innocentes victimes? Comment ce peut être le temps de la plénitude, ce que nous donnent à voir des multitudes d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la guerre, la faim, la persécution, disposés à risquer leur vie pour voir respectés leurs droits fondamentaux? Un fleuve de misère, alimenté par le péché, semble contredire la plénitude des temps réalisée par le Christ.
Souvenez-vous, vous, chers Pueri Cantores, cela a été la troisième question que vous m’avez posée hier. Comment cela s'explique-t-il? Les enfants aussi se rendent compte de cela.
Pourtant, ce fleuve en crue ne peut rien contre l’océan de miséricorde qui inonde notre monde. Nous sommes tous appelés à nous immerger dans cet océan, à nous laisser régénérer, pour vaincre l’indifférence qui empêche la solidarité, et sortir de la fausse neutralité qui empêche le partage. La grâce du Christ, qui porte l’attente du salut à son accomplissement, nous pousse à devenir ses coopérateurs dans la construction d’un monde plus juste et fraternel, où chaque personne et chaque créature puisse vivre en paix, dans l’harmonie de la création originaire de Dieu.
Au début d’une nouvelle année, l’Église nous fait contempler la maternité divine de Marie comme icône de paix. L’antique promesse s’accomplit en sa personne. Elle a cru aux paroles de l’Ange, elle a conçu le Fils, elle est devenue Mère du Seigneur. À travers elle, à travers son “oui”, est arrivée la plénitude des temps. L’Évangile que nous avons entendu dit que la Vierge «retenait tous ces évènements et les méditait dans son cœur» (Lc 2, 19). Elle se présente à nous comme un vase toujours rempli de la mémoire de Jésus, Siège de la Sagesse, où puiser pour avoir l’interprétation cohérente de son enseignement. Aujourd’hui, elle nous offre la possibilité de saisir le sens des événements qui nous touchent personnellement, qui touchent nos familles, nos pays et le monde entier. Là où ne peut arriver la raison des philosophes ni les négociations de la politique, là peut arriver la force de la foi qui porte la grâce de l’Évangile du Christ, et qui peut toujours ouvrir de nouvelles voies à la raison et aux négociations.
Bienheureuse es-tu, Marie, parce que tu as donné au monde le Fils de Dieu; mais encore plus heureuse es-tu pour avoir cru en Lui. Pleine de foi, tu as conçu Jésus d’abord dans ton cœur et puis dans ton sein, pour devenir Mère de tous les croyants (cf. Augustin, Sermon 215, 4). Étends sur nous ta bénédiction en ce jour qui t’est consacré ; montre-nous le visage de ton Fils Jésus, qui donne au monde entier la miséricorde et la paix. Amen
[Texte original: Italien]
© Librairie éditrice du Vatican
20.06.15
PRIERE DU MATIN
DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITÉ
O Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie, nous t’offrons toutes nos pensées, nos paroles, nos actions, nos joies, nos souffrances et nos travaux de ce jour, pour toutes les intentions de ton Cœur Divin, en union avec tous les sacrifices de la Messe offerts à travers le monde, en action de grâces pour notre famille, en réparation de nos péchés et de ceux des autres, et afin d' obtenir des âmes ferventes pour notre Mouvement.
Dans ta miséricorde infinie, O Seigneur, tu nous as choisis comme Tiens. Nous te demandons humblement dinfuser dans nos familles l’esprit de prière, de sacrifice, de patience et, par dessus tout, de charité qui est le lien de toute perfection. Aide-nous, O Seigneur, à vivre dans l'unité et dans la paix.
Très sainte Marie, cause de notre joie, aide-nous à aimer et à servir Jésus sans limite dans nos frères, en particulier dans les plus pauvres parmi les pauvres.
O Seigneur, nous recommandons à ton attention paternelle le Pape, les évêques, le clergé et les religieux, et plus particulièrement notre Mouvement. Nous confions à ta miséricorde infinie, O Seigneur, ceux qui ont demandé nos prières, ceux pour qui nous avons promis de prier et pour qui nous devrions prier.
Bénie soit la Sainte et indivisible Trinité, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
13.02.14

Homélie du pape François
10 février 2014
Lorsque nous célébrons la messe, nous ne faisons pas une représentation de la Cène, non, ça n'est pas une représentation, mais quelque chose d'autre, c'est la Cène elle-même. C'est vivre réellement une nouvelle fois la Passion et la mort rédemptrice du Seigneur. C'est une théophanie : le Seigneur est présent sur l'autel pour être offert au Père, pour le Salut du monde. Parfois on entend dire : « là je ne peux pas, je dois aller à la messe, je dois aller suivre la messe ». Non, on ne « suit » pas la messe, on y participe, on participe à cette théophanie, à ce mystère de la présence de Dieu parmi nous. Et ce n'est pas la même chose, par exemple, que la crèche vivante que nous organisons dans les paroisses à Noël ou le chemin de croix que nous faisons pendant la semains sainte.
Non, ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas une représentation mais une commémoration réelle, une théophanie. Dieu se rapproche de nous et il est avec nous et nous participons au mystère de la Rédemption.
Combien de fois comptons-nous les minutes : " Mais j'ai à peine une demi-heure. Je dois aller à la messe.. Il me faut du temps ". Ce n'est pas vraiment l'attitude que demande la liturgie. La liturgie est un temps de Dieu. C'est l'espace de Dieu et nous devons nous y fondre dans ce temps de Dieu, dans cet espace de Dieu et ne pas regarder la montre.
La liturgie c'est justement entrer dans le mystère de Dieu, se laisser porter par le mystère et être dans le mytère. Par exemple, je suis sûr que vous venez tous ici pour entrer dans le mystère mais peut-être que quelqu'un se dit : " Ah, je dois aller à la messe à Ste Marthe parce que c'est dans le voyage touristique de Rome. Il est prévu une visite au Pape à Ste Marthe tous les matins. C'est un lieu touristique, non ? Non. Vous venez tous ici. Nous nous réunissons pour entrer dans le mystère.
C'est cela la liturgie. C'est le temps de Dieu. C'est l'espace de Dieu. C'est le nuage de Dieu qui nous entoure tous.
Rome, 12 février 2014 Pape François
L’Eucharistie doit porter le baptisé à voir les autres « comme des frères et sœurs », elle doit faire grandir en lui « la capacité de se réjouir avec celui qui est dans la joie et de pleurer avec celui qui pleure », et la capacité « à aller vers les pauvres, les malades, les personnes marginales », déclare le pape François.
La « façon de regarder et de considérer les autres » est en effet « un indice qui nous dit si nous vivons bien l’Eucharistie, ou si nous ne la vivons pas très bien », estime-t-il.
Pour l’audience générale de ce mercredi 12 février 2014, le pape a poursuivi la série de catéchèses qu’il a inaugurée en début d’année sur les sacrements. Après le baptême et la confirmation, le pape a consacré ce matin une deuxième catéchèse à l’eucharistie.
Il a invité les milliers de visiteurs rassemblés place Saint-Pierre à un examen de conscience : « moi, qui vais à la messe, est-ce que je me préoccupe d’aider ceux qui sont touchés par des problèmes, de m’approcher d’eux, de prier pour eux ? Ou bien est-ce que je suis un peu indifférent ? ».
Le pape a également donné deux autres indices pour savoir si le chrétien vit authentiquement l'eucharistie : « la grâce de se sentir pardonné et prêt à pardonner » et « la cohérence entre la liturgie et la vie ».
Catéchèse du pape François
Chers frères et sœurs, bonjour !
Dans la dernière catéchèse, j’ai mis en lumière le fait que l’Eucharistie nous introduit dans la communion réelle avec Jésus et son mystère. Maintenant, nous pouvons nous poser quelques questions sur le rapport entre l’Eucharistie que nous célébrons et notre vie, en tant qu’Église et personnellement, en tant que chrétiens. Demandons-nous : comment vivons-nous l’Eucharistie ? Lorsque nous allons à la messe le dimanche, comment la vivons-nous ? Est-ce seulement un moment de fête, est-ce une tradition bien établie, est-ce une occasion de nous retrouver ou de nous sentir en règle, ou bien est-ce davantage ?
Il y a des signaux très concrets qui nous permettent de comprendre comment nous vivons cela, comment nous vivons l’Eucharistie ; des signaux qui nous disent si nous vivons bien l’Eucharistie, ou si nous ne la vivons pas très bien.
Le premier indice est notre façon de regarder et de considérer les autres. Dans l’Eucharistie, le Christ réalise, d’une manière toujours nouvelle, le don qu’il a fait de lui-même sur la Croix. Toute sa vie est un acte de partage total de lui-même par amour ; c’est pour cela qu’il aimait être avec ses disciples et avec les personnes qu’il avait la possibilité de connaître. Cela signifiait pour lui partager leurs désirs, leurs problèmes, ce qui agitait leur âme et leur vie. Et nous, lorsque nous participons à la messe, nous nous retrouvons avec des hommes et des femmes de toutes sortes : des jeunes, des personnes âgées, des enfants, des pauvres et des personnes aisées, des gens du coin ou des étrangers, en famille ou seuls… Mais l’Eucharistie que je célèbre me porte-t-elle à les voir tous vraiment comme des frères et sœurs ? Est-ce qu’elle fait grandir en moi la capacité de me réjouir avec celui qui est dans la joie et de pleurer avec celui qui pleure ? Est-ce qu’elle me pousse à aller vers les pauvres, les malades, les personnes marginales ? Est-ce qu’elle m’aide à reconnaître en eux le visage de Jésus ?
Nous allons tous à la messe parce que nous aimons Jésus et que nous voulons partager, dans l’Eucharistie, sa passion et sa résurrection. Mais est-ce que nous aimons, comme le veut Jésus, ces frères et ces sœurs plus démunis ? Par exemple, à Rome, ces derniers jours, nous avons vu beaucoup de malaises sociaux, à cause de la pluie, qui a provoqué beaucoup de dégâts dans des quartiers entiers, ou en raison du manque de travail qui est la conséquence de la crise économique dans le monde entier. Je me pose la question, et chacun de nous peut se la poser : moi, qui vais à la messe, comment est-ce que je vis tout cela ? Est-ce que je me préoccupe d’aider ceux qui sont touchés par ces problèmes, de m’approcher d’eux, de prier pour eux ? Ou bien est-ce que je suis un peu indifférent ? Ou alors, peut-être que je préfère les cancans : tu as vu comment elle est habillée, celle-là, ou tu as vu celui-là, comment il est habillé ? C’est parfois ce qui se passe après la messe, et il ne devrait pas en être ainsi ! Nous devons nous préoccuper de nos frères et sœurs qui sont dans le besoin à cause de la maladie ou d’un problème. Cela nous fera du bien, aujourd’hui, de penser à nos frères et sœurs qui ont ces problèmes, ici, à Rome : à cause de la tragédie provoquée par la pluie, ou des problèmes sociaux et de travail. Demandons à Jésus, que nous recevons dans l’Eucharistie, de nous aider à les aider.
Un second indice, très important, est la grâce de se sentir pardonné et prêt à pardonner. Parfois, on entend cette question : « Pourquoi faudrait-il aller à l’église, puisque ceux qui participent habituellement à la messe sont pécheurs comme les autres ? » Combien de fois avons-nous entendu cela ! En réalité, celui qui célèbre l’Eucharistie ne le fait pas parce qu’il se considère ou qu’il veut apparaître meilleur que les autres, mais précisément parce qu’il reconnaît qu’il a toujours besoin d’être accueilli et régénéré par la miséricorde de Dieu faite chair en Jésus-Christ. Si l’un de nous ne sent pas qu’il a besoin de la miséricorde de Dieu, ne sent pas qu’il est pécheur, il vaut mieux qu’il n’aille pas à la messe ! Nous allons à la messe parce que nous sommes pécheurs et que nous voulons recevoir le pardon de Dieu, prendre part à la rédemption de Jésus, à son pardon.
Ce « je confesse » que nous disons au début n’est pas « pour la forme », c’est un véritable acte de pénitence ! Je suis pécheur et je le confesse, c’est ainsi que commence la messe ! Nous ne devons jamais oublier que le Dernier repas de Jésus a eu lieu « la nuit où il était livré » (1 Co 11,23). Dans ce pain et ce vin que nous offrons et autour desquels nous sommes rassemblés, se renouvelle chaque fois le don du corps et du sang du Christ pour la rémission de nos péchés. Nous devons aller à la messe humblement, comme des pécheurs, et le Seigneur nous réconcilie. Cela exprime au mieux le sens le plus profond du sacrifice du Seigneur Jésus, et élargit à son tour notre cœur au pardon des frères et à la réconciliation.
Un dernier et précieux indice nous est offert par la relation qui existe entre la célébration eucharistique et la vie de nos communautés chrétiennes. Il faut toujours garder présent à l’esprit que l’Eucharistie n’est pas quelque chose que nous faisons nous-mêmes ; nous ne faisons pas une commémoration de ce que Jésus a dit et fait. C’est véritablement une action du Christ ! C’est le Christ qui agit ici, qui est sur l’autel. C’est un don du Christ, qui se rend présent et nous réunit autour de lui, pour nous nourrir de sa Parole et de sa vie même. Cela signifie que la mission et l’identité même de l’Église jaillissent de là, de l’Eucharistie, et c’est là qu’elles prennent forme. Une célébration peut être impeccable du point de vue extérieur, très belle, mais si elle ne nous conduit pas à la rencontre avec Jésus, elle risque de n’apporter aucune nourriture à notre cœur et à notre vie. À travers l’Eucharistie, au contraire, le Christ veut entrer dans notre existence et l’imprégner de sa grâce de sorte que, dans toute communauté chrétienne, il y ait une cohérence entre la liturgie et la vie.
Notre cœur est plein de confiance et d’espérance en pensant aux paroles de Jésus qui nous sont rapportées dans l’Évangile : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (6,54). Vivons l’Eucharistie dans un esprit de foi et de prière, de pardon, de pénitence, de joie communautaire, de préoccupation à l’égard des personnes démunies et des besoins de tous nos frères et sœurs, avec la certitude que le Seigneur accomplira ce qu’il nous a promis : la vie éternelle. Ainsi soit-il
03.08.13
Fête de saint Benoît 2013
Ora et Labora
CASA SERENA : Histoire et Origine
« Je n'ai absolument personne pour mes très pauvres » (Jésus à la bienheureuse Teresa M.C.)
Il était environ 8h30 le jeudi 11 mai 1989 quand je sonnai à la porte des sœurs M.C. à San Gregorio al Celio à Rome. C'est la bienheureuse Teresa M.C. qui m'ouvrit la porte. Avec un grand sourire elle me dit : « Bonjour père Sébastien, je pensais à vous ». « Merci, Mère, de penser à moi », lui ai-je dit. Elle continua : « Ecoutez », dit-elle. « Oui, Mère, ai-je répondu. « J'ai besoin d'un endroit à Rome pour construire une maison pour les malades du SIDA. Pouvez-vous me trouver un endroit convenable ? » me demanda-t-elle. « Nous avons de l'espace dans notre propriété à Prenestina. Tout ce qu'il nous faut c'est la permission exigée pour construire la maison, » lui ai-je dit. « Faites une chose », dit-elle, « A 17h30 aujourd'hui nous avons une réunion à Carlo Cattaneo, près de la gare Termini. Apportez un plan sommaire et nous pourrons le montrer aux personnes qui vont être là. ». Je rentrai à la maison et fis rapidement un plan sommaire avec l'aide d'un architecte d'Afrique du Sud, Mr Kevin (R.I.P.), qui a habité chez nous quelque temps.
Je les ai rejoints à la réunion et leur ai montré le plan sommaire fait sous la forme d'une lettre grand format L. Des personnes importantes étaient présentes : Mme Maria Pia Fanfani, le Dr. Bilotta, l'ingénieur Renato Tilillo et plusieurs autres que je n'avais pas rencontrés auparavant. La bienheureuse Teresa leur dit qu'elle voulait se rendre chez nous, ce qu'ils acceptèrent. Pour eux les paroles de la bienheureuse Teresa étaient comme parole d'Evangile. Ils étaient prêts à faire tout ce qu'elle leur demanderait.
Ils virent l'endroit et regardèrent le plan sommaire à nouveau. La bienheureuse Teresa était enthousiaste. Elle dit : « Je veux que la maison soit prête le mardi 14 novembre 1989. » L'un d'eux dit : « Mère Teresa, il est impossible, avec la bureaucracie romaine, que le bâtiment soit prêt le 14 novembre,. ». Mme Maria Pia Fanfani s'avança et dit : « Si Mère Teresa veut qu'il soit terminé à cette date, nous le ferons pour cette date. » . Quelques uns d'entre eux se regardèrent et sourirent.
Le bienheureux Jean-Paul II bénit et signe le projet.
La bienheureuse Teresa décida aussi que le lendemain matin elle se rendrait à la messe avec le bienheureux Jean-Paul II et qu'elle prendrait avec elle le plan sommaire que nous avions fait pour lui faire bénir et signer. Et elle le fit. Elle emporta le plan avec elle et, après la messe dans sa chapelle privée, la bienheureuse Teresa M.C. expliqua au saint Père son désir et lui montra le plan. Le bienheureux Jean-Paul II le bénit avec joie et apposa sa signature sur le plan. C'était le 12 mai 1989.
Rencontre avec le maire.
Nous avons prévu de nous rencontrer à nouveau la semaine suivante chez nous avec un plan convenable. Le projet fut prêt. Il fut signé par l'architecte Caloisi, le même architecte qui construisit le stade olympique à Rome. Avec le plan projet l'ingénieur, Mr Marco et d'autres personnes s'adressèrent au maire de Rome, son excellence Giubilo, dont le groupe ne fut pas d'accord avec l'idée et n'approuva donc pas le projet.
Le maire vint rencontrer la bienheureuse Teresa chez nous et exprima ses regrets et lui dit que sa « giunta » (conseil municipal) essayait de le destituer, ce qu'ils finirent par faire.
La bienheureuse Teresa renonce à l'idée.
La bienheureuse Teresa M.C. retourna à Calcutta avec l'espoir que la maison pour les malades du SIDA serait prête pour le 14 novembre 1989. Mme Maria Pia Fanfani donna l'impression que cela était possible et que je devais me rendre à leur bureau, où elle parla de se réunir régulièrement avec une de ses secrétaires, ce que je fis pendant un certain temps. Pendant ce temps-là on informa la bienheureuse Teresa M.C. qu'il était impossible que la maison soit prête à la date qu'elle avait en tête. Apprenant cela, elle écrivit une lettre à toutes les personnes concernées leur disant qu'elle n'était plus intéressée et d'oublier le projet. Tous ceux qui essayaient d'aider pour que le projet soit approuvé reculèrent et ne furent plus intéressés, comme la bienheureuse Teresa M.C. l'avait exprimé clairement dans sa lettre.
Des victimes du SIDA à l'abri de nuit.
Je discernai avec l'aide de Dieu le besoin de continuer, n'essayant plus pour le même but, mais pour avoir un abri de nuit pour les hommes sans-abri des rues de Rome.
Après environ trois ans de déplacements, de rencontres avec de nombreuses personnes, avec beaucoup de prière et de sacrifice, finalement le 10 mars 1992, nous avons reçu la permission de construire une maison préfabriquée pour nos hommes sans-abri.
Je ne peux pas remercier Dieu suffisamment pour toutes les grâces et les bénédictions qu'il a nous a acordées pour ses hommes bien-aimés de la rue. Dieu nous a donné quelques âmes simples et généreuses qui nous ont aidés à rencontrer certaines personnes dans les bureaux, l'une d'elles était Mme Isa Gai et d'autres comme elle.
C'est à peu près à ce moment-là qu'un homme est arrivé en demandant comment il pouvait nous aider dans notre ministère de nuit. C'était la providence de Dieu, car j'appris qu'il était architecte. Je lui expliquai ce qui allait se faire, et il répondit qu'il serait très heureux de diriger les travaux, une fois que le projet serait définitivement approuvé. Donc l'architecte Marino Valletta tint parole. Il passa son temps et donna son énergie pour la réalisation de « Casa Serena ». Bien qu'il n'ait pas fait le quatrième vœu de service gratuit et de tout cœur, il le pratiqua. Que Dieu le bénisse pour sa grande aide indipensable et opportune. « Dieu entend toujours le cri des pauvres ».
Le choix d'un nom.
Il fallait trouver un nom pour notre abri de nuit. Je fis une neuvaine et écrivit vingt noms différents. Des vingt noms j'en sortis trois. Je priai à nouveau et des trois je tirai au sort et le sort tomba sur le nom « Casa Serena ». Cela se passa en Albanie pendant notre retraite annuelle en mai 1993, prêchée par le père Pitrie S.J. de Malte.
La maison n'était pas encore tout à fait prête. Donc quand la maison fut plus ou moins prête, nous eûmes sa première bénédiction et inauguration la veille du dimanche de la Pentecôte, le 29 mai 1993 avec Mgr G. Mani et la bienheureuse Teresa M.C.. La maison n'était pas encore prête à accueillir les gens. Le samedi 4 septembre 1993 son excellence le cardinal Camillo Ruini bénit donc finalement la maison, qui était alors prête à recevoir nos hommes sans-abri : « Casa Serena » C'était le mémorial du jubilé d'argent de deux des premiers membres persévérants de la famille M.C. : frère Damien M.C. (R.I.P.) et de père Sébastien M.C.. « Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour » (Ps 135,1).
Nos volontaires, nos LMC, nos bienfaiteurs.
Casa Serena fut construite avec l'aide d'innombrables petits et grands bienfaiteurs auxquels nous devons une grande reconnaissance. Même les arbres dans le jardin ont été donnés par différentes personnes . Certains ont donné une porte, un autre une fenêtre, etc. « De petites gouttes d'eau, de petites graines de sable font un énorme océan » C'est comme cela que Casa Serena fut construite.
Depuis le début de nombreux volontaires généreux et dévoués sont venus, offrant leurs mains pour cuisiner et servir et leurs cœurs pour aimer et aider nos hommes. Nous remercions sincèrement le Seigneur pour tous nos généreux coopérateurs, volontaires, LMC, bienfaiteurs et autres personnes qui sont restés fidèles jusqu'à ce jour. Les mots ne sont pas vraiment appropriés pour exprimer notre gratitude. Chacun d'entre eux est dans nos prières et nos sacrifices quotidiens. Le bon Dieu, qui les voit dans le secret, les récompensera en abondance.
Le mémorial du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa.
Casa Serena peut loger seulement 76 hommes en tout et est pratiquement pleine tout le temps. Il y a cinq à dix demandes de lit par jour, auxquelles nous devons dire « non » la plupart du temps, car la maison est pleine. Le 27 décembre 2010 nous avions la première pierre mémoriale bénie par son éminence le cardinal Angelo Comastri, en présence de Gianni Alemanno, le maire de Rome, Sr Prema M.C., la supérieure générale des sœurs Missionnaires de la Charité, et beaucoup d'autres personnes éminentes pour le mémorial du centenaire de la naissance de la bienheureuse Teresa. Jusqu'à maintenant le projet final pour la présentation aux bureaux administratifs n'est pas encore prête. Nous avons à faire face à tant de différentes sortes d'obstacles que le projet n'a pas avancé pour l'instant. Nous avons besoin de plus de prières ferventes et de sacrifices généreux, pour empêcher le démon de mettre des obstacles sur le chemin de sa réalisation.
Le projet initial.
Le plan sommaire signé par le bienheureux Jean-Paul II le 12 mai 1989 a été encadré et est resté longtemps à l'entrée principale de Casa Serena. Malheureusement l'humidité et le grand froid ont rendu la signature su saint Père à peine visible. Maintenant nous avons l'original encadré avec une des photocopies prise avant qu'il ne soit flou. La signature du bienheureux Jean-Paul II et la date sont très claires sur la photocopie.
Ce fut une très grande surprise pour moi de voir la photographie du bienheureux Jean-Paul II apposant sa signature sur le projet en présence de la bienheureuse Teresa M.C. dans sa toute petite chambre à Calcutta, où elle est restée de 1953 à 1997. On peut voir la même photographie encadrée à « Dono di Maria » (« Don de Marie ») au Vatican. La conclusion logique, bien que fausse, est, ce que la bienheureuse Teresa M.C. et quelques sœurs ont pensé et croient peut-être encore, que le projet signé par le bienheureux Jean-Paul II est celui de Dono di Maria au Vatican. Pour nous c'est une vraie relique de deux de nos saints contemporains, qui ont eu tous les deux beaucoup à faire avec notre branche contemplative (cf la lettre de la bienheureuse Teresa au bienheureux Jean-Paul II du 16 juin 1993).
Pourquoi Casa Serena est-elle construite en forme de « L » ?
Casa Serena est construite en «forme de L », et le projet original est aussi sous cette forme. Popurquoi est-elle en « forme de L » ? Pour exprimer le double commandement d'amour. La ligne verticale représente l'amour de Dieu pour ses pauvres et pour tous ceux qui prennent soin d'eux, et pour leur amour pour Dieu. La ligne horizontale représente notre amour pour notre prochain, spécialement notre amour pour nos pauvres. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » (Lc 10, 27) est le premier commandement et le plus important.
Casa Serena est la maison de Dieu pour ses pauvres, les hommes sans-abri qui ont cinquante ans et plus, qui veulent vivre selon les Statuts de Casa Serena.
Casa Serena n'est pas simplement un dortoir, ni simplement un centre pour donner à manger, mais c'est un lieu où l'on aide nos gens à réaliser leur dignité humaine et leur valeur. Leur dignité ne dépend pas de leur état de vie. La dignité d'une personne est basée sur le fait que la personne est créée par Dieu à sa propre image pour le connaître plus clairement, pour l'aimer davantage et le suivre de plus près. Dans l'Evangile nous ne voyons jamais Jésus concentré sur le corps seul ni sur l'âme seule, mais il prend la personne dans sa totalité, son corps et son âme. Le corps ne doit pas devenir un obstacle pour l'âme. C'est aussi en accord avec ce que Jésus a dit sur la croix à la bienheureuse Teresa dans sa troisième vision : « Refuseras-tu de faire cela pour moi, de prendre soin d'eux (les plus pauvres parmi les pauvres) de me les amener ? » (cf la lettre de la bienheureuse Teresa du 3 décembre 1947).
Rends-nous dignes, Seigneur, de t'aimer et de t'adorer dans le Pain de Vie et rends-nous dignes, Seigneur, de t'aimer et de te servir dans les plus pauvres parmi les pauvres.
Avec mon amitié et mes prières.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
25.05.13

Voici la traduction de la salutation donnée par Sœur Mary Prema Pierick M.C., Supérieure Générale des Missionnaires de la Charité, au pape François lors de sa visite à la Casa Dono Di Maria au Vatican le mardi 21 mai 2013 .
Cher Saint Père,
Je tiens à vous exprimer nos vœux de binvenue et nos remerciements les plus sincères pour avoir accepté notre invitation à être ici aujourd'hui, pour louer et remercier le Seigneur avec la "Famiglia delle Missionnaire" (Les familles des missionnaires) et les Missionnaires de la Charité avec ceux qui vivent dans cette maison d'accueil et avec nos collaborateurs.
Cette journée nous ramène à la mémoire il y a 25 ans, lorsque le 21 mai 1988, le bienheureux Jean-Paul II a confié la Maison le "Gift of Mary" à la Bienheureuse Teresa de Calcutta, une maison destinée à devenir un lieu de consolation pour ceux qui sont dans le besoin et qui désirent être touchés par l'amour du Christ. Jésus lui-même a dit: «Tout ce que vous faites au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous le faites." Cette maison est un don de la Bienheureuse Vierge Marie et nous sommes conscients que c'est seulement avec Marie et à travers elle que nous pouvons reconnaître Jésus et le servir dans Ses «petits».
Votre Sainteté, nous nous confions à vos prières afin que nous soyons toujours fidèles à notre charisme. Humblement, nous vous demandons de transmettre votre Bénédiction apostolique sur ce travail de sorte qu'il puisse être un signe visible de la compassion de Jésus dans le monde d'aujourd'hui. Je vous remercie.
23.05.13

Le pape François s'est rendu à la Maison d'accueil le Don de Marie : la Casa Dono di Maria, située à deux pas de la place saint Pierre, voulue et inaugurée par le pape Jean-Paul II il y a 25 ans (le samedi 21 mai 1988) et tenue par les soeurs Missionnaires de la Charité, de Mère Teresa, ce 21 mai, vers 17 h 30, en visite privée, accompagné du cardinal Angelo Comastri, de Mgr Georg Gänswein, et de Mgr Alfred Xuereb, à l'occasion du 25e anniversaire de la fondation.
Cette Maison est située sur le territoire du Vatican mais ouverte sur la rue.
La rencontre a eu lieu dans la cour entre la maison, le palais du Sant'Uffizio et l'atrium de la Salle Paul VI, où il y a peu se trouvait la salle de presse pour le conclave.
Le pape y a été reçu par la supérieure générale des Missionnaires de la Charité, soeur Mary Prema et les soeurs ont mis au cou du pape les traditionnelles fleurs indiennes pour accueillir les hôtes.
La maison accueille environ 25 femmes et les 60 hommes qui viennent y manger chaque jour.
Jean Paul II s'était rendu à huit reprises dans cette maison d'accueil, et Benoît XVI le 4 janvier 2008 et le 26 décembre 2010 pour un repas avec 250 pauvres.
Chaque jour, les religieuses secondées par des bénévoles, y distribuent, sans distinction de nationalité ou de religion, de la nourriture à des centaines de pauvres et hébergent des dizaines de femmes auxquelles elles assurent également une assistance médicale. Des séminaristes y viennent pour y faire une expérience de service. Dans son discours, devant une assemblée de pauvres, de religieuses et de bénévoles, le Souverain Pontife s’est attardé sur la signification des trois mots qui composent le nom de cette institution.Après son discours, le pape a salué chacun un à un.
Allocution du pape François le 21 mai 2013,
à la Maison des sœurs Missionnaires de la Charité au Vatican :
Casa Dono di Maria
Chers frères etr sœurs, bonsoir,
Je vous adresse à tous une salutation affectueuse, et de façon spéciale à vous, chers hôtes de cette Maison, qui est surtout la vôtre, parce qu'elle a été pensée et instituée pour vous. Je remercie tous ceux qui, de différentes façons, soutiennent cette belle réalité vdu Vatican. Ma présence ce soir veut avant tout être un merci sincère aux Missionnaires de la Charité, fondées par la bienheureuse Teresa de Calcutta, qui travaillent ici depuis 25 ans, avec de nombreux bénévoles, en faveur de tant de personnes qui ont besoin d'aide. Merci de tout cœur ! Vous, chères sœurs, vous rendez visible, avec les (frères et les pères) Misionnaires de la Charité et les coopérateurs, l'amour de l'Eglise pour les pauvres. Par votre service quotidien, vous êtes – comme le dit un psaume – la main de Dieu qui apaise la faim de tout être vivant (cf Ps 145, 16). Combien de fois, au cours de ces années, vous vous êtes penchées sur qui en avait besoin, comme le Bon Samaritain, vous l'avez regardé dans les yeux, vous lui avez donné la main pour le soulager! Combien de bouches vous avez nourries avec patience et dévouement! Combien de blessures, spécialement spirituelles, vous avez pansées! Aujourd'hui, je voudrais m'arrêter sur trois mots qui vous sont familiers: maison, don, Marie.
1.Cette structure, voulue et inaugurée par le bienheureux Jean-Paul II est une "maison"
- mais c'est une affaire entre saints, entre bienheureux! Jean-Paul II, Teresa de Calcutta; et la sainteté est passée, c'est beau cela! -. Et lorsque nous disons "maison", nous voulons dire lieu d'accueil, une demeure, un milieu humain où se sentir bien, se retrouver soi-même, se sentir intégré dans un territoire, dans une communauté. Encore plus profondément, "maison" est un mot à la saveur typiquement familiale, qui rappelle la chaleur, l'affection, l'amour dont on peut faire l'expérience dans une famille. La "maison" représente alors la richesse humaine la plus précieuse, celle de la rencontre, celle des relations entre les personnes, différentes en âge, culture, histoire, mais qui vivent ensemble et qui s'aident à grandir ensemble. C'est justement tout cela que la "maison" est un lieu décisif de la vie, où la vie grandit et peut se réaliser, parce que c'est un lieu où chaque personne apprend à recevoir de l'amour et à donner de l'amour. C'est cela la "maison". Et c'est ce que cette "maison" cherche à être depuis 25 ans! A la frontière entre le Vatican et l'Italie, elle est un appel fort pour nous tous, pour l'Eglise, pour la Ville de Rome, à être toujours davantage famille, "maison" où l'on est ouvert à l'accueil, à l'attention, à la fraternité.
2. Il y a ensuite le deuxième mot très important: le mot "don", qui qualifie cette maison et en définit l'identité typique. C'est en effet une maison qui se caractérise par le don, par le don réciproque. Qu'est-ce que je veux dire? Je veux dire que cette maison donne accueil, soutien matériel et spirituel à vous, chers hôtes, qui venez de différentes parties du monde; mais vous aussi vous êtes un don pour cette maison et pour l'Eglise. Vous nous dites qu'aimer Dieu et son prochain n'est pas une chose abstraite mais profondément concrète: cela signifie voir en toute personne le visage du Seigneur à servir, et le servir concrètement. Et vous, chers frères et soeurs, vous êtes le visage de Jésus. Merci! Vous "donnez" à ceux qui travaillent en ce lieu la possibilité de servir Jésus en qui est en difficulté, en qui a besoin d'aide. Cette maison est alors une transparence lumineuse de la charité de Dieu, qui est un Père bon et miséricordieux pour tous. Ici, l'on vit une hospitalité ouverte, sans distinction de nationalité ou de religion, selon l'enseignement de Jésus "vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement" (Mt 10,8). Nous devons tous récupérer le sens du don, de la gratuité, de la solidarité. Un capitalisme sauvage a enseigné la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l'exploitation sans regarder les personnes… et les résultats, nous les voyons dans la crise que nous sommes en train de vivre! Cette maison est un lieu qui éduque à la charité, à une "école" de la charité, qui enseigne à aller à la rencontre de toute personne, non pour le profit mais par amour. La musique - disons-le ainsi - de cette maison, c'est l'amour. Et c'est beau! Et j'aime que les séminaristes de tout le monde viennent faire ici une expérience directe de service. Les futurs prêtres peuvent ainsi vivre de façon concrète un aspect essentiel de la mission de l'Eglise et en faire trésor pour leur ministère pastoral.
3. Enfin, il y a une dernière caractéristique de cette maison: elle s'appelle "don de Marie". La Vierge sainte a fait de son existence un don incessant et précieux à Dieu parce qu'elle aimait le Seigneur. Marie est un exemple et un stimulant pour ceux qui vivent dans cette maison, et pour nous tous, à vivre la charité envers le prochain non en vertu d'une sorte de devoir social, mais en partant de l'amour de Dieu, de la charité de Dieu. Et aussi - comme nous l'avons entendu de Mère (Teresa) - Marie est celle qui nous conduit à Jésus, et nous enseigne comment aller à Jésus; et la Mère de Jésus est la nôtre, et fait famille, avec nous et avec Jésus. Pour nous, chrétiens, l'amour du prochain naît de l'amour de Dieu et en est l'expression la plus limpide. Ici, l'on cherche à aimer le prochain, mais aussi de se laisser aimer par le prochain. Ces deux attitudes marchent ensemble, il ne peut y avoir l'un sans l'autre. Sur le papier à en-tête des Missionnaires de la Charité, ces paroles de Jésus sont imprimées: "Tout ce que vous avez fait à un seul des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25,40). Aimer Dieu dans nos frères et aimer nos frères en Dieu.
Chers amis, encore merci à chacun de vous. Je prie pour que cette maison continue à être un lieu d'accueil, de don, de charité, dans le coeur de notre Ville de Rome. Que la Vierge Marie veille toujours sur vous et que ma bénédiction vous accompagne. Merci.
16.03.13
AUDIENCE À TOUS LES CARDINAUX
DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS
Salle Clémentine
Vendredi 15 mars 2013
Frères Cardinaux,
… Nous ressentons combien Benoit XVI a allumé en nos cœurs une flamme qui continuera à briller parce qu’entretenue par sa prière qui soutiendra l’Eglise sur son chemin spirituel et missionnaire...
Comme le Pape Benoît XVI nous l’a rappelé de nombreuses fois dans ses enseignements et, en dernier lieu, par son geste courageux et humble, c’est le Christ qui guide l’Église par son Esprit. L’Esprit Saint est l’âme de l’Église avec sa force vivifiante et unifiante : d’une multitude il fait un seul corps, le Corps mystique du Christ. Ne cédons jamais au pessimisme, à cette amertume que le diable nous offre chaque jour ; ne cédons pas au pessimisme et au découragement : nous avons la ferme certitude que l’Esprit Saint donne à l’Église, par son souffle puissant, le courage de persévérer et aussi de chercher de nouvelles méthodes d’évangélisation, pour porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Ac 1, 8)...
Chers Frères, allez ! La moitié d’entre nous avons un âge avancé : la vieillesse est – j’aime le dire ainsi – le siège de la sagesse de la vie. Les vieillards ont la sagesse d’avoir cheminé dans la vie, comme le vieillard Siméon, la vieille Anne au Temple. Et justement cette sagesse leur a fait reconnaître Jésus. Donnons cette sagesse aux jeunes : comme le bon vin, qui avec les années devient meilleur, donnons aux jeunes la sagesse de la vie. Il me vient à l’esprit ce qu’un poète allemand disait de la vieillesse : « Es ist ruhig, das Alter, und fromm » : c’est le temps de la tranquillité et de la prière. Et aussi de donner aux jeunes cette sagesse...
Je confie mon ministère, et votre ministère, à la puissante intercession de Marie, notre Mère, Mère de l’Église. Que sous son regard maternel chacun de vous puisse marcher heureux et docile à la voix de son divin Fils, renforçant l’unité, persévérant d’un commun accord dans la prière et témoignant la foi authentique dans la présence continue du Seigneur. Avec ces sentiments – ils sont vrais ! – avec ces sentiments, je vous accorde de grand cœur la Bénédiction Apostolique, que j’étends à vos collaborateurs et aux personnes confiées à votre soin pastoral.
MESSE AVEC LES CARDINAUX
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Chapelle Sixtine
Jeudi 14 mars 2013
Dans ces trois lectures je vois qu’il y a quelque chose de commun : c’est le mouvement. Dans la première lecture le mouvement sur le chemin ; dans la deuxième lecture, le mouvement dans l’édification de l’Église ; dans la troisième, dans l’Évangile, le mouvement dans la confession. Marcher, édifier, confesser...
Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon...
Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix et quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur : nous sommes mondains, nous sommes des Évêques, des Prêtres, des Cardinaux, des Papes, mais pas des disciples du Seigneur. ..
Je voudrais que tous, après ces jours de grâce, nous ayons le courage, vraiment le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur ; d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est versé sur la Croix ; et de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié. Et ainsi l’Église ira de l’avant.
Je souhaite à nous tous que l’Esprit Saint, par la prière de la Vierge, notre Mère, nous accorde cette grâce : marcher, édifier, confesser Jésus Christ crucifié. Qu’il en soit ainsi !
FRANCISCUS
13 mars 2013
Annuntio vobis gaudium magnum;
habemus Papam:
Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum,
Dominum Georgium Marium
Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Bergoglio
qui sibi nomen imposuit Franciscum
FRANÇOIS
Bénédiction Apostolique "Urbi et Orbi":
Frères et sœurs, bonsoir !
Vous savez que la tâche du Conclave était de donner un Évêque à Rome. Il semble bien que mes frères Cardinaux soient allés le chercher quasiment au bout du monde… Mais nous sommes là… Je vous remercie pour votre accueil. La communauté diocésaine de Rome a son Évêque : merci ! Et tout d’abord, je voudrais prier pour notre Évêque émérite, Benoît XVI. Prions tous ensemble pour lui afin que le Seigneur le bénisse et la Vierge le protège.
[récitation du Notre Père, du Je Vous Salue Marie et du Gloire au Père]
Et maintenant, initions ce chemin : l’Évêque et le peuple. Ce chemin de l’Église de Rome, qui est celle qui préside toutes les Églises dans la charité. Un chemin de fraternité, d’amour, de confiance entre nous. Prions toujours pour nous : l’un pour l’autre. Prions pour le monde entier afin qu’advienne une grande fraternité. Je souhaite que ce chemin que nous commençons aujourd’hui et au long duquel je serai aidé par mon Cardinal Vicaire ici présent, soit fructueux pour l’évangélisation de cette Ville si belle !
Et maintenant je voudrais donner la bénédiction, mais auparavant, auparavant, je vous demande une faveur : avant que l’Évêque bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur afin qu’Il me bénisse : la prière du peuple, demandant la Bénédiction pour son Évêque. Faisons cette prière en silence de vous tous sur moi.
[…]
Maintenant je vais donner, à vous et au monde entier, à tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, la Bénédiction.
[Bénédiction]
Frères et sœurs, je vous laisse. Grand merci pour votre accueil. Priez pour moi et à bientôt ! Nous nous reverrons rapidement : demain je veux aller prier la Vierge pour qu’Elle protège Rome tout entière. Bonne nuit et bon repos !
23.02.13
Rome, 13 février 2013 Benoît XVI |
"La certitude que l’Église est du Christ me soutient et m’éclaire", a déclaré Benoît XVI au début de l'audience générale de ce mercredi 13 février, en la Salle Paul VI du Vatican, en présence de quelque 7 000 visiteurs du monde entier qui lui ont fait une ovation, après deux jours d'émotion forte. Le pape les a remerciés de leur amour et de leur prière.
Allocution de Benoît XVI
Chers frères et sœurs,
Comme vous le savez, j’ai décidé – merci pour votre sympathie –, j’ai décidé de renoncer au ministère que le Seigneur m’a confié le 19 avril 2005.
Je l’ai fait en pleine liberté pour le bien de l’Église, après avoir longuement prié et avoir examiné ma conscience devant Dieu, bien conscient de la gravité de cet acte, mais en même temps conscient de n’être plus en mesure d’accomplir le ministère pétrinien avec la force qu’il demande.
La certitude que l’Église est du Christ me soutient et m’éclaire. Celui-ci ne cessera jamais de la guider et d’en prendre soin. Je vous remercie tous pour l’amour et la prière avec lesquels vous m’avez accompagné.
Merci, j’ai senti presque physiquement au cours de ces jours qui ne sont pas faciles pour moi, la force de la prière que me donne l’amour de l’Église, votre prière. Continuez à prier pour moi, pour l’Église, pour le futur Pape. Le Seigneur nous guidera.
11.02.13
Le Pape renonce à poursuivre son Pontificat
Benoît XVI se démet de ses fonctions, à partir du 28 février. Le Pape l’a annoncé, en personne lundi matin, en latin.
Ses déclarations en français
Frères très chers,
Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.
01.01.13

Mardi 1er janvier 2013
Sainte Marie, Mère de Dieu
Journée mondiale de la Paix
LES "VŒUX" DE MARIE POUR LE 1ER JANVIER
ROME, Sunday 30 Décembre 2012 (Zenit.org).
Dans la liturgie de sainte Marie Mère de Dieu, le 1er janvier, "c’est Jésus et sa Mère qui forment des vœux à notre intention, et tout particulièrement des vœux de paix", souligne Mgr Perrier.
"Marie nous regarde avec tendresse, sachant, comme une mère, ce dont ses enfants ont besoin. Si nous avons un vœu à formuler, c’est que celui de Jésus et de Marie soit exaucé", ajoute-t-il.
Mgr Jacques Perrier, ancien évêque de Tarbes-Lourdes, offre aux lecteurs de Zenit une méditation pour la solennité de sainte Marie Mère de Dieu.
1er Janvier
Solennité de sainte Marie, Mère de Dieu
… Pour restaurer la solennité de « Marie, Mère de Dieu » dans l’octave de Noël, le deuxième motif du pape Paul VI était donc de « renouveler notre adoration au Nouveau-Né ». Car le but du pape, à la suite du concile Vatican II, est de toujours orienter notre regard et notre foi vers le Christ. Notre foi chrétienne, celle des premiers conciles, s’exprime dans ces simples mots : Marie est la Mère de Dieu. Jésus, Celui qu’elle a mis au monde, est bien « Dieu » et, en lui, la réalité divine et la réalité humaine sont indissociables. Marie n’a pas seulement prêté au divin un corps pour lui permettre d’apparaître. Elle a donné son humanité au Fils de Dieu venant en ce monde. Car la maternité n’est pas seulement une production de cellules. Elle concerne les personnes : la personne de la mère et la personne de l’enfant.
« Vérité germera de la terre », chantait le psalmiste (psaume 84-85, 12). Le Fils de Dieu est vraiment né « de » la Vierge Marie. Certes, Marie n’est pas la source de la divinité de Jésus. C’est pourquoi, il vaut peut-être mieux parler de « Marie, Mère de Dieu » que de la « Maternité divine de Marie » : l’expression peut prêter à confusion.
En fêtant Marie comme « Mère de Dieu », nous comprenons pourquoi la deuxième lecture de ce jour nous rappelle que nous sommes devenus enfants de Dieu. Par l’Esprit Saint qui a conçu le Fils dans le sein de la Vierge Marie, nous pouvons devenir, nous aussi, par l’action de l’Esprit Saint, enfants de Dieu puisque nous sommes frères et sœurs de Jésus en son humanité. La solennité du 1er janvier est la traduction liturgique du Prologue de saint Jean : le Verbe s’est fait chair pour que nous devenions enfants de Dieu (Messe du jour de Noël).
Pour l’heure, Jésus est encore un nouveau-né : autour du berceau d’un nouveau-né s’échangent des vœux, pour lui et pour sa mère. Par un heureux hasard de calendrier, il se trouve que l’octave de Noël tombe le 1er janvier, le jour des vœux par excellence. Mais, dans la liturgie de cette solennité, l’orientation des vœux s’est inversée. C’est Jésus et sa Mère qui forment des vœux à notre intention, et tout particulièrement des vœux de paix. L’Enfant s’appellera « Jésus », « Dieu sauve ». Il est le « Prince de la Paix » et sa Mère, par une autre décision du Paul VI durant le concile Vatican II, peut être invoquée comme « Mère de l’Eglise ». Marie est la première à avoir reçu sans limite la bénédiction de Dieu (première lecture de la Messe). Elle nous regarde avec tendresse, sachant, comme une mère, ce dont ses enfants ont besoin. Si nous avons un vœu à formuler, c’est que celui de Jésus et de Marie soit exaucé.
Mgr Jacques Perrier
27.12.12

NOËL 2012
QUE LA BÉNÉDICTION DE L' ENFANT DIVIN, L'AMOUR DE SA MÈRE ET LA TENDRE ATTENTION DE SON PÈRE ADOPTIF SOIENT AVEC VOUS À NOËL ET CHAQUE JOUR DE L'ANNÉE À VENIR 2013.
Chers frères et sœurs en Jésus, Marie et Joseph,
Nous souhaitons à chacun d'entre vous un très saint Noël et une année 2013 pleine de paix.
Que Dieu bénisse vos cœurs en ce Noël pour aimer Jésus comme il n'a jamais été aimé,
Que Dieu bénisse votre communauté, votre famille de cette joie qui ne finit jamais,
Que Dieu bénisse tous ceux qui vous sont chers, vos amis, et tous les bien-aimés, en particulier nos pauvres , nos malades dans leur corps ou dans leur esprit.
Que Dieu bénisse tous ceux qui se trouvent seuls et abandonnés en ce Noël.
Avec mon amitié et ma prière :
Que Dieu vous bénisse,
Père Sébastien Vazhakala M.C. et tous les frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs.
Retraite annuelle des Laïcs Missionnaires de la Charité d'Espagne
Pozuelo de Alarcón (Madrid), du 1er au 4 novembre 2012.
Retraite dirigée par le Père Pascal Cervera avec l'aide des Laïcs Missionnaires de la Charité de Madrid, Murcie et Barcelone.
Le Père Pascal Cervera, un prêtre diocésain responsable du mouvement Corpus Christi a dirigé cette retraite à Madrid et nous a réjouit avec des histoires merveilleuses sur la vie de Mère Teresa et d'autres saints. Ce fut providentiel d'avoir avec nous le père Pascal, car le père Pascal a connu de très près Mère Teresa et son témoignage avait une grande valeur pour nous tous à propos de la vie de la Mère, de notre très aimée Mère, de son exemple, de ses enseignements, de son don total au service de Dieu, des Missionnaires de la Charité et de toute la famille des Missionnaires de la Charité, parmi lesquels sont les Laïcs Missionnaires de la Charité, certains vraiment débutants mais ce n'est pas pour cela qu'ils sont moins enthousiastes.
Je vais essayer de résumer les notes que j'ai prises pendant la retraite bien que mes notes soient assez chaotiques et ne pourront pas refléter la beauté des paroles du père Pascal, sa lumière et son sourire quand il se remémorait ces merveilleux témoignages de la vie de Mère Teresa, de la vie du père Pascal et d'autres saints.
Le père Pascal nous raconte qu'il a été chercher Mère Teresa à Madrid et qu'il a été surpris quand elle lui a ouvert la porte et qu'il a demandé la Mère et qu'elle lui a dit "c'est moi". Il s'est alors présenté et a dit qu'il venait aider. La Mère lui a dit "très bien" et l'a conduit à Jésus. Le père a dit que la première chose qu'elle faisait toujours était d'aller voir Jésus. Ils ont prié un moment dans la chapelle, même si ce n'était pas pour y rester des heures la première chose qu'elle faisait, était d'aller voir Jésus. Et après ils ont déplacé des meubles tout l'après-midi en silence. Le père dit que Mère parlait peu parce qu'elle était constamment en prière et parce que comme elle disait: "Dieu parle dans le silence".
Le père nous raconte aussi quand les premières sœurs Missionnaires de la Charité à Madrid lui remirent les clefs de ce qui devait être le premier réfectoire d'Espagne. Il avait proposé d'aider et elles lui remirent les clefs et le père qui ne connaissait pas grand-chose en construction ne savait pas par ou commencer. Avec quelques amis et connaissances ils arrangèrent ce rez-de-chaussée qui avait un mauvais aspect la première fois qu'il était entré dedans. Quand ce fut l'inauguration du local une des sœurs avait un air de "circonstance" comme si quelque chose n'allait pas bien. Alors elle lui dit, mais père vous n'avez pas vu que le sol est ondulé et quand les gens vont rentrer ils vont tomber, et d'autres détails dont je ne me souviens pas. Alors le père se faisait tout petit et pensait "quel désastre". Soudainement la Divine Providence voulut que passe par là un homme habile qui commença à dire "mais qu'est-ce que c'est que ça?" en soulignant les défauts, ce à quoi le père dit "mais vous, vous pouvez aider? Vous vous y connaissez en construction?" et l’homme lui répondit "bien sûr, moi j'étais maçon et maintenant je suis retraité et cet homme arrangea ce que le père qualifiait de "désastre". Depuis lors le père a appris que tout est plus facile quand on confie le travail à la Vierge Marie. Alors tous les succès appartiennent à la Vierge Marie et si quelque chose échoue ou tourne mal c'est aussi l'œuvre de la Vierge Marie et il doit sûrement y avoir une raison pour ça.
Le père nous raconte avec émotion la béatification de Saint Maximilien Kolbe, un prêtre catholique qui, dans un camp de concentration en Allemagne nazie, donna sa vie en échange de la vie d'un homme qui faisait partie des condamnés à mourir dans la chambre de la faim. L'homme qui allait mourir suppliait qu'on ne le tue pas car il avait une famille et il disait en suppliant "que deviendra ma famille?". Alors Saint Maximilien Kolbe s'est offert pour mourir à sa place. Les nazis lui demandèrent "et vous, qui êtes vous?"; il répondit "un prêtre catholique".
Et ils acceptèrent qu'il meure à la place de cet homme qui avait été initialement choisi.
Le père Kolbe, avec tous ceux qui étaient dans la chambre de la faim condamnés à mourir de faim enfermés, se mirent à prier ensemble, ils étaient en prière constante, priant le rosaire. Petit à petit ils moururent les uns après les autres, sauf le père Kolbe qui ne mourait pas et ils durent lui faire une injection pour le tuer.
Le père Pascal était avec Mère Teresa à Rome pour la canonisation de Maximilien Kolbe. Il était venu guidé par Mère sans connaitre l'histoire de celui qui allait être béatifié.
Le père se demandait qui était l'homme habillé en noir qui était assis à côté de Mère. La place du Vatican était bondée. Il y avait beaucoup de polonais comme le père Kolbe qui étaient parvenus à sortir du pays pour aller à la canonisation du père Kolbe quand à cette époque il était permis à presque personne de sortir du pays. Le père Pascal nous a parlé de l'émotion vécue sur cette place quand l'histoire du père Kolbe a été expliquée. Ceux qui assistaient pleuraient d'émotion, et les polonais, ses compatriotes, certains peut-être même des membres de la famille, pleuraient et chantaient très émus. (On pouvait voir l'émotion du père Pascal quand il nous a donné ce témoignage, émotion qu'il nous a transmis à tous, ainsi que sa paix aussi).
Le père Pascal nous a expliqué aussi sa période difficile quand il était séminariste à Rome, le froid, d'aller d'un endroit à l'autre avec son sac à dos à ses trente ans, et les fois ou il espérait un signe du ciel lui disant qu'il pouvait rentrer en Espagne. En ces moments difficiles pour lui, Mère l'a beaucoup aidé, et lui disait que quand il était dans une situation difficile il devait répéter sans arrêt "Mary, mother of Jesus, be a mother to me now" ("Marie, mère de Jésus, sois une mère pour moi maintenant"). Mère Teresa le répétait jusqu'à 10 fois de suite.
Mère lui a aussi enseigné les phrases suivantes pour l'aider dans les moments difficiles:
"Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu" et elle répétait au père Pascal "Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu", "Rien ni personne ne me séparera jamais de l'amour de Dieu".
"Jesus in my heart, I believe in your tender love for me, I love you" ("Jesus dans mon cœur, je crois en ton tendre amour pour moi, je T'aime"). Le père porte une attention partculière au mot "tendre" et nous dit qu'il est très important de répéter "tendre amour pour moi", puisque Dieu est notre père, Dieu nous conduit, mais je ne peux rien faire si je ne me sens pas tendrement aimé par le Seigneur (mots exacts du père Pascal).
"Je me donne à toi et veux te suivre"
"En tes mains Seigneur je remets mon esprit"
"Etre donné à Dieu, être comme Jésus, me donner pleinement à la disposition du Père" ou comme la Vierge Marie "Voici la servante du Seigneur"
"Donner à Dieu tout ce qu'Il me demande, comme Il me le demande et avec un grand sourire"
"Le laisser se servir de moi comme il Lui plaira, et de la façon qu'Il voudra, et Lui offrir tout mon être et ma volonté"
Le père Pascal nous dit aussi que Mère lui disait qu'il fallait être "docile avec Dieu et docile avec l'Eglise". "Docilité d'esprit et obéissance à l'Eglise"; Mère écoutait la volonté de Dieu avec respect, les évêques et les cardinaux. Mère voyait la volonté de Dieu en la personne du saint Père, elle voyait la volonté de Dieu dans les paroles du Pape ou des évêques.
Le père Pascal nous dit que nous sommes coresponsables, avec les prêtres, nous avons une responsabilité comme faisant partie d'une paroisse ou d'une communauté et lui a sa responsabilité comme prêtre. Nous avons une obligation et avec respect et humilité nous pouvons donner notre opinion à la paroisse, aux sœurs, etc.., comme faisant partie de cette communauté.
Le père nous raconte que la Mère a toujours fait des propositions mais avec:
-respect
-humilité
-docilité
La mère rendait la dignité d'être "enfants de Dieu" et traitait toujours tout le monde à égalité. Il lui était égal que ce soit le président des Etats Unis ou le plus pauvre des pauvres, pour elle nous sommes tous "enfants de Dieu" et il était très important pour elle de rendre à chacun la dignité qui lui revient du fait d'être enfant de Dieu.
"The gift of love" (Le don de l'amour)
Première maison au monde pour les malades du SIDA
Le père nous raconte comment aux Etats Unis la Mère a fondé la première maison pour les malades du SIDA au monde, "The gift of love" (Le don de l'amour). Une sœur demanda au père Pascal: Quand vient ton amie?, Le père se demandait de qu'elle amie elle parlait, et elle lui précisa qu'elle voulait dire Mère Teresa. Cette sœur lui parla de prisonniers dans les prisons des Etats Unis, condamnés à mort et enfermés, vivant dans des conditions inhumaines, traités comme des animaux, on leur donnait à manger en leur glissant la nourriture sous la porte parce qu’ils avaient une étrange maladie qu'on connaissait à peine à l'époque, le SIDA, et devant la peur les gens pensaient que la contagion pouvait peut-être se faire par l'air. Là-bas ces "enfants de Dieu" étaient abandonnés et ils vivaients comme des animaux.
La Mère est allée leur rendre visite et leur promit: "Vous serez à la maison pour Noël". Alors la Mère est allée parler avec le gouverneur de la ville et avec le Cardinal et avec toutes les personnes nécessaires pour tenir sa promesse. Ce ne fut pas facile car dans aucun quartier on ne voulait de ces malades atteints d'une maladie qu'on connaissait peu. Elles obtinrent une maison dans un quartier où il y avait beaucoup de malades du SIDA, là où il y avait la plus grande proportion de cette maladie de toute la ville, et ainsi la population ne pouvait pas se plaindre.
Le jour du 24 décembre arriva à la maison "The gift of love" le premier convoi de police avec les premiers prisonniers et là était la Mère en train de les attendre et comme elle l'avait promis, ils étaient à la maison pour Noël.
La Mère avec son exemple et ses enseignements transmit à ces prisonniers cet esprit de sacrifice et de suivre Dieu en tout, à tel point que certains d'entre eux renoncèrent au traitement pour leur maladie afin d'utiliser cet argent pour ouvrir d'autres maisons comme en Russie, Albanie, etc.
40ème anniversaire des Nations Unies à New York
En 1985 Mère a reçu le prix d'"ambassadrice de la paix" à l'ONU, pour son travail au Liban où elle a sauvé des enfants handicapés, qui au début des bombardements avaient été abandonnés car tout le personnel, y compris le personnel sanitaire avait abandonné l'hôpital avec ces enfants qui étaient donc condamnés à mourir.
La Mère demanda la permission pour aller récupérer ces enfants mais ils ne pouvaient pas passer à cause des bombardements. Les sœurs et la Mère priaient beaucoup et demandaient à Dieu qu'il y ait un cessez-le-feu pour pouvoir aller récupérer ces enfants. Mère demandait un cessez-le-feu et quand le cessez-le-feu a eu lieu elle alla avec un convoi récupérer ces enfants. Les enfants étaient dénutris, certains d'entre eux moribonds. La Mère les récupéra, les lava, s'en occupa, les alimenta et dit au père Pascal "Aucun de ces enfants n'est mort".
Tous ces enfants étaient musulmans et furent rendus quand le conflit s'est terminé et que le personnel sanitaire retourna à l'hôpital.
Pour cette raison il lui a été remis le prix d'"Ambassadrice de la paix" à l'ONU.
Le père Pascal nous raconte qu'elle est allée parler, comme toujours, avec sa veste reprisée, son sari et ses sandales et pour ne pas offenser les "non catholiques", puisque là-bas il y avait beaucoup de personnes d'autres religions, musulmans et beaucoup d'autres religions, elle se fit le signe de la croix dans la bouche et leur demanda de prier la prière qui était écrite sur une feuille posée sur leur siège. "Seigneur fait de moi un instrument de ta Paix"
Tous ont prié cette prière avec elle et elle a été la seule qui ait réussi à faire prier tout le monde ensemble aux Nations Unies.
Quand Mère a été présentée devant les personnes qui étaient réunies à l'ONU, Cuellar dit "En ce lieu nous avons entendu parler les personnes les plus importantes du monde et maintenant nous allons entendre parler la femme la plus importante du monde " et il a continué en disant
"Elle n'a que sa présence et tout est paix" et il ajouta quelque chose comme: "Elle nous transmet seulement la Paix"(Ces dernières paroles ne sont pas exactes, le reste oui".)
Ethiopie, grave famine.
En Ethiopie il y eu une famine très grave et Mère Teresa et le cardinal sont allés demander au président Regan qu'il envoie de la nourriture en Ethiopie et le président envoya aussitôt un avion plein de nourriture pour l'Ethiopie.
Le père Pascal raconte que Mère Teresa était très aimée aux Etats Unis.
ALBANIE
La terre natale de Mère Teresa était l'Albanie. Mère disait "Par mon sang je suis albanaise ; par ma nationalité indienne ; par ma foi je suis une religieuse catholique ; pour ce qui est de mon appel, j'appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus."
Quand Mère allait partir pour entrer dans la congrégation des Sœurs de Lorette, toutes ses affaires étaient sur la table de la salle à manger, et sa mère n'arrêtait pas de tourner autour de la table et des affaires de Mère. Mère dit au père Pascal "elle était off", voulant dire qu'elle était comme folle et à un moment elle s'est arrêtée, elle prit la main de Mère et lui dit :
"Si tu pars, mets ta main dans la main de Jésus, ne te sépare jamais de Lui et ne regarde jamais en arrière"
Le père raconte qu'à cette époque quand quelqu'un allait être missionnaire, le plus probable était de ne jamais le revoir. Et ce fut ainsi, elle n'a jamais revu ni sa mère ni sa sœur en vie.
Quand sa mère était âgée et quand sa sœur fut malade de nombreuses personnes demandèrent aux gouvernants d'Albanie de laisser Mère retourner dans son pays pour les voir mais le gouvernement ne l'a jamais autorisé à rentrer.
Alors que sa mère et sa sœur étaient mortes, Mère Teresa avec quelques sœurs Missionnaires de la Charité furent autorisées à retourner en Albanie accomplir la mission que Dieu leur avait demandée. Mère appela le père Pascal et lui demanda d'aller parler au cardinal de New York (Le père Pascal était destiné à être prêtre diocésain dans une paroisse du Bronx) pour lui demander la permission d'aller en Albanie avec les sœurs M.C., parce que les sœurs avaient comme condition indispensable pour aller dans un lieu d'y aller avec un prêtre qui pouvait célébrer la messe: "Pour célébrer l'Eucharistie et apporter la présence de Dieu". Le père Pascal lui répondit: mais Mère ici il est une heure du matin et si je vais à cette heure chez le Cardinal je vais me faire renvoyer. Alors Mère lui dit "bon alors allez-y à 6heures demain matin". Le père Pascal y alla et le Cardinal lui demanda "tu veux y aller?", il lui dit que oui, et il se rendit compte que la Mère avait déjà parlé avec le Cardinal mais il voulait savoir si le père Pascal était d'accord pour y aller. Le père Pascal dit que oui et le Cardinal lui dit "alors vas-t-en et prends le premier avion". Le père Pascal est arrivé à Rome, où un passeport l'attendait avec tous les tampons du monde parce qu'à cette époque on ne pouvait pas entrer en Albanie et qu'on ne savait pas quels tampons il fallait.
Quand ils arrivèrent en Albanie, où il avait été interdit toute manifestation religieuse, tout commentaire à propos de Dieu, et les familles ne pouvaient même pas en parler à la maison, ni prier de peur que les enfants à l'école puissent dire quelque chose et que leur familles soient condamnées. Mère est allée avec ses sœurs et le père Pascal dans un hôpital où il y avait beaucoup de personnes malades et handicapées à qui le personnel qui travaillait là leur avait tout volé, jusqu'au savon. Ils étaient sales et à moitié abandonnés.
La mère, ses sœurs et le père Pascal les lavèrent, s'occupèrent d'eux et leur donnèrent à manger.
Quelques personnes critiquèrent ce qui s'était passé là, mais la Mère fit le signe de croix dans la bouche (en demandant le silence) et leur dit "Ils ont beaucoup souffert", on va les aider.
La Mère est allée remercier les gouvernants d'Albanie d'avoir laissé les sœurs et le père entrer en Albanie et ne prononça aucun reproche à ces gouvernants, les mêmes qui lui avaient interdit de revenir en Albanie pour pouvoir voir sa mère et sa sœur de leur vivant.
Mère est allée sur la tombe de sa mère et de sa sœur, pria sur leur tombes et mit un crucifix, puisque jusqu'à ce moment-là il était interdit toute manifestation religieuse et pour cette raison il n'y avait aucun signe religieux sur leur tombes.
Le père Pascal dit que Mère Teresa disait: (textuellement):
"la porte du ciel s'ouvre à travers l'humilité et l'humilité se gagne à travers l'acceptation des humiliations"
"L'humilité n'est ni très pressée ni très lente, sinon au rythme de Dieu".
Le père Pascal dit que Mère Teresa transmettait toujours l'"Amour de Dieu" et seulement l'"Amour de Dieu".
13.03.12

Neuvaine à Saint Joseph
priée par Mère Teresa
et les sœurs M.C.
Ô glorieux saint Joseph, fidèle disciple de Jésus Christ, nous tournons nos cœurs et nos mains vers toi pour implorer ta puissante intercession et obtenir du Cœur béni de Jésus tous
les secours et les grâces nécessaires à notre bien-être spirituel et temporel, en particulier la grâce d'une bonne mort et la faveur spéciale que nous implorons maintenant.
Ô gardien du Verbe incarné, nous avons la ferme confiance que tes prières en notre faveur seront favorablement entendues devant le trône de Dieu.
Ô glorieux saint Joseph, par l'amour que tu as porté à Jésus Christ, et par la gloire de Son nom, écoute notre prière et exauce notre supplication. (Répéter 7 fois).
Prions
Ô glorieux saint Joseph, Époux de la Vierge Immaculée, obtiens pour moi un un esprit pur, humble et charitable, et une parfaite résignation à la Volonté divine. Sois mon guide, mon père et mon modèle de vie, afin que je mérite de mourir comme toi, dans les bras de Jésus et de Marie.
12.10.11
Fête de St Matthieu 2011 : 21 septembre 2011
L'école de Nazareth !
La veille de la fête de la Nativité de la bienheureuse Vierge Marie, le mercredi 7 septembre 2011, à la grotte de l'Annonciation de Notre Seigneur à Nazareth, deux des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, frère Nicholas Gyaakye M.C. et frère Vimal John Chand M.C. ont fait leur profession perpétuelle en présence des frères , frère Stephen M.C., frère Jean Marie M.C., et entre les mains de Père Sebastian M.C., le supérieur général, qui a reçu les vœux au nom de l'Eglise et pour la communauté des Missionnaires de la Charité contemplatifs.
C'est ici que l'éternité a rejoint le temps ; c'est ici que le ciel et la terre se sont rencontrés dans la Vierge de Nazareth à travers sa réponse inconditionnelle. C'est ici que que le Verbe tout
puissant est descendu du Trône Royal dans le sein virginal d'une jeune fille villageoise fiancée à un homme du nom de Joseph ; et le nom de la Vierge était Marie ( cf Sg 18, 15 ; Lc 1, 26 ff.)
Son excellence Très R. Giacinto Boulos Marcuzzo, évêque titulaire d'Emmaüs, vicaire patriarcal latin pour Israël, était le célébrant principal. Avec lui il y avait treize autres prêtres qui concélébraient, qui sont venus très gentiment et très volontiers embellir l'événement et rendre la célébration plus solennelle. En plus des prêtres concélébrants il y avait de très nombreux consacrés et religieuses, en particulier trois de nos nouveaux frères 'tertians' et douze sœurs M.C. des quatre communautés de Gaza, Naplouse, Jérusalem et Bethléem. Leur présence et leurs prières ont été un encouragement et un soutien pour les frères à être plus fidèles à l'appel irrévocable de Dieu et pour leur croissance continue en sainteté et dans la sainte persévérance dans leur vocation.
La présence priante de tant de fidèles laïcs, comprenant Gianna Tommasi, LMC de Rome, a été une autre confirmation pour nous que nous appartenons à la famille de Dieu et que nous sommes les membres de la même maison de Dieu.
L'évêque de Nazareth, le vicaire patriarcal pour Israël, a fait ressentir et expérimenter à tous les participants la présence et la proximité indéniables de Dieu. Les participants ont été très émus et très touchés par toute la célébration : l'appel des noms des candidats par le maître des 'tertians', leur réponse libre et personnelle à se consacrer complètement à Dieu pour la vie dans la Congrégation des Missionnaires de la Charité contemplatifs, l'homélie, l'examen, la célébration du rite de la profession perpétuelle, en particulier le chant de la Litanie de tous les saints pendant lequel les frères étaient allongés à plat ventre sur le sol pour implorer la miséricorde et l'aide de Dieu, la profession même, l'acceptation des vœux, la bénédiction longue et solennelle des nouveaux profès, la bénédiction et la présentation des crucifix de profession comme signe de leur consécration, la déclaration d'admission par le supérieur général et le chant des nouveaux profès pour exprimer leur joie et leur gratitude, etc.
Son excellence a parlé des trois aspects importants qui ont rendu la célébration très particulière et solennelle. En premier, le lieu où les frères faisaient leurs vœux. Bien que tous les religieux et religieuses fassent leur profession religieuse solennelle, très peu font leurs vœux à la Grotte de l'Annonciation de Notre Seigneur, là où la Vierge de Nazareth a dit son 'Oui' inconditionnel : «Qu'il me soit fait selon ta volonté » . Notre Dame est allée chez sa cousine Elisabeth, à Cana en Galilée, au Calvaire, à la chambre haute avec les Apôtres. Bien que ce soit la même personne, Notre Dame de Nazareth est très unique et très particulière. C'est ici qu'elle a accepté la volonté de Dieu sans réserves, dans la pureté de la foi et avec une confiance aveugle. Son avenir était entre les mains de Dieu. Ici nous voyons son exemple d'abandon et de confiance inconditionnels.
Deuxièmement la célébration des vœux a lieu le jour de la fête de l'anniversaire de notre Reine céleste et Mère de miséricorde. Il est très naturel pour les enfants d'être heureux le jour de l'anniversaire de leur mère bien-aimée et de de le célébrer avec un grand amour et une grande joie. Elle est devenue non seulement la Mère de Dieu en acceptant la volonté de Dieu, mais elle est devenue aussi, avec et par son abandon inconditionnel à la volonté divine, la Mère de l'humanité. L'Eglise, donc, continue à chanter son chant de louange et d'action de grâces – le Magnificat. En lui elle reconnaît sa petitesse et en même temps la grandeur du Tout-Puissant :
« Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse ».
( Lc 1, 48). Le même chant parle de triple révolution :
Dieu disperse les superbes mais élève les humbles.
Dieu renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles.
Dieu renvoie les riches les mains vides et comble de biens les affamés.
C'est donc la révolution de l'amour.
Le pauvre de Yahweh trouve le réconfort et la consolation en lui « car Dieu entend le cri du pauvre comme il écoute leurs appels... »
Le secret de la grandeur d'une personne consiste en sa conscience et sa réalisation qu'elle dépend entièrement de Dieu, que tout son être et toutes ses actions sont des dons de Dieu, que sans lui il ou elle ne peut rien faire. Il est très important pour nous de savoir à plus forte raison que notre grandeur consiste en notre humilité, en notre dépendance absolue et inconditionnelle à Dieu.
On en vient ici à s'exclamer comme et avec le grand apôtre des Gentils : « Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu » (1 Co 15, 10). Ailleurs le même apôtre dit très clairement et en toute humilité : « Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force » (Ph, 4,13). La vie de Marie a été la même, ce qu'elle a exprimé à la fête du mariage à Cana en Galilée quand elle a dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il (Jésus) vous dira » (Jn 2, 5). Selon le récit du Nouveau Testament, c'est la dernière fois que Marie a parlé. C'était comme si elle parlait non seulement aux serviteurs à la fête du mariage à Cana, mais aussi à toutes les générations à venir. C'est le devoir de tous ceux qui suivent Jésus de faire tout ce qu'il leur dit, et si nous continuons à faire ainsi nos yeux verront se produire de nombreux miracles et nous serons abondamment bénis et immensément heureux. La spiritualité de Nazareth consiste donc à faire la volonté de Dieu, comme Jésus, Marie et Joseph l'ont faite.
Aujourd'hui à Nazareth nous célébrons aussi la fête de la bienheureuse Teresa de Calcutta, dont la fête est célébrée le 5 septembre. Ici à Nazareth cette année nous avons décidé d'inclure cette célébration aux vœux définitifs de nos frères Nicholas M.C. et Vimal John M.C.. La bienheureuse Teresa de Calcutta était une grande âme qui a enseigné au monde entier la spiritualité de Nazareth, c'est-à-dire à faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu. Dans de très nombreuses lettres aux frères Missionnaires de la Charité contemplatifs elle a écrit : « Je suis sûre que vous serez heureux et désireux de faire tous les sacrifices possibles pour faire de votre Congrégation un autre Nazareth, quelque chose de beau pour Dieu » ( de la lettre de la B. Teresa à P. Sebastian M.C., New York, 16 juin 1979).
Dans une autre lettre elle écrit : « Avec un peu d'aide je suis sûre que vous en ferez un vrai Nazareth » (Beyrouth, 11.10.1979).
Une fois encore elle écrit :« Mes frères, faites de votre communauté un seul cœur plein d'amour – un autre Nazareth où Jésus peut venir se reposer un moment avec vous... »
(Calcutta, 14 août 1979).
La bienheureuse Teresa rappelait continuellement aux frères de la branche contemplative de vivre l'esprit de Nazareth. Elle écrit dans une autre lettre de Calcutta le 14 novembre 1984 : « Mes très chers frères, P. Sebastian M.C. et vous tous à Rome... N'ayez pas peur et n'ayez aucune pensée de peur. Jésus a passé 30 ans dans le silence de Nazareth avant de pouvoir accomplir la raison pour laquelle il était venu racheter le monde ».
La bienheureuse Teresa avait l'habitude de me demander comment j'avais choisi la Sainte Famille comme fête patronale pour nous. Depuis le commencement les personnes de la Sainte Famille ont été non seulement nos patrons mais encore davantage notre exemple, et nous célébrons la fête de notre Congrégation chaque année, selon nos Constitutions, le dernier jeudi d'octobre. Quand le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité a été fondé, le 16 avril 1984, nous avons choisi la Sainte Famille comme patron. Chaque année en octobre nous avons la neuvaine et la Litanie de la Sainte Famille pendant neuf jours, et ensuite la prière de consécration à la Sainte Famille.
Quand je suis arrivé à via San Agapito (Largo Preneste, à Rome), on a trouvé parmi de nombreuses choses un très vieux tableau, qui était recouvert de beaucoup de poussière et de saleté et qui était pratiquement détérioré. Quand je l'ai nettoyé et que je l''ai essuyé avec du citron frais, le tableau a semblé en meilleur état et net. Je me suis rendu compte alors que c'était l'image de la Sainte Famille. Ce tableau est maintenant exposé au-dessus de la porte d'entrée de l'église à Rome, à l'intérieur de la chapelle, car nous avons l'image de la Sainte Famille dans toutes nos chapelles.
La Sainte Famille veut que notre branche contemplative devienne un autre Nazareth et veut que tous les membres, y compris les LMC, aient l'esprit et la spiritualité de Nazareth. Le même Esprit qui a inspiré la bienheureuse Teresa de Calcutta de nous écrire en 1979, en nous disant de faire de notre Congrégation un autre Nazareth, continue de nous inspirer et nous aide à avoir finalement une petite communauté à Nazareth. Sans aucun doute notre Congrégation et tous ses membres, y compris les Laïcs Missionnaires de la Charité, appartient uniquement à la Sainte Trinité. Le premier Pape, après St Pierre Apôtre, à avoir posé le pied en Terre Sainte, a été le Serviteur de Dieu, le Pape Paul VI d'heureuse mémoire. Pendant son discours à Nazareth, le 5 janvier 1964, le Pape Paul VI a dit : « Nazareth est l'école où l'on commence à comprendre la vie de Jésus : l'école de l'Evangile... Ici, à cette école, on comprend la nécessité d'avoir une discipline spirituelle, si l'on veut suivre l'enseignement de l'Evangile et devenir disciples du Christ ».
Nazareth est la maison et l'école des contemplatifs car il nous enseigne l'importance du silence profond et positif. « Que renaisse en nous l'estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l'esprit ; en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de tracas et de cris dans notre vie moderne bruyante et hypersensibilisée. O silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l'intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l'étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret. » (Pape Paul VI)
Nazareth est comme le modèle de ce que la famille devrait être. Il nous montre le caractère saint et stable et donne l'exemple de sa fonction basique dans notre Congrégation : une communauté d'amour et de partage, le cadre parfait pour élever des enfants.
Nazareth nous apprend la valeur du travail et de sa dignité ; comment nous devons travailler dur pour la gloire de Dieu et pour l'extension de Son Royaume ; « Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. » (Col 3, 17) (Constitutions 199-200).
Quand nous avons commencé notre petite communauté à Nazareth de nombreuses personnes nous ont demandé : « Combien de frères y-a-t-il dans votre communauté à Nazareth ? » Ma réponse était alors une autre question : « Combien de personnes y avait-il dans la Sainte Famille ? « Trois », disaient-elles. Nous sommes trois aussi. Ce n'est pas le nombre de personnes dans une communauté qui fait que la communauté ou la famille est paisible et heureuse, mais leur unité et leur amour les uns pour les autres. La Sainte Famille n'a jamais perdu de temps à discuter, à crier ou à combattre ou à juger. Ils n'ont pas perdu leur temps à trouver les fautes des autres ou passer leur temps à critiquer ou à faire des commérages inutiles. Ils ont vécu pour aimer et ils ont aimé pour vivre.
Ils ont fait les choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour la gloire de Dieu. Nous pouvons gagner beaucoup de temps si nous évitons d'être négatifs ; nous pouvons faire beaucoup plus de bien si nous ne perdons pas du temps inutilement dans les affaires des autres ; alors nos communautés et nos familles peuvent être bien plus heureuses. Marie et Joseph vivaient avec Jésus ; la vie à Nazareth était simplement cela, vivre avec Jésus tout le temps. Nous sommes appelés à vivre avec Jésus, à travailler avec Jésus et à marcher avec Jésus comme Marie et Joseph l'ont fait vingt quatre heures sur vingt quatre. Notre vocation est une sainte vocation : revivre la vie de la Sainte Famille de Nazareth.
En conclusion retournons une fois de plus aux paroles de sagesse du Pape Paul VI, c'est-à-dire : « Oh ! Comme Nous voudrions redevenir enfant et Nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth ! Comme Nous voudrions près de Marie, recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines. Mais Nous ne faisons que passer. Il Nous faut laisser ce désir de poursuivre ici l'éducation jamais achevée à l'intelligence de l'Evangile. » (Nazareth, 5 janvier 1964).
Soyons des étudiants et des disciples de l'école d'humilité et de charité de Nazareth, de l'amour parfait de Dieu et de notre prochain, du pardon et de l'acceptation mutuelle, de l'abnégation de soi et des sacrifices, de l'acceptation parfaite de la volonté de Dieu , des vertus de foi, d'espérance et de charité, de prudence, de courage, de justice et de tempérance ; de la soif infinie et intense du salut des âmes...
Au nom de la petite communauté de Nazareth et en particulier au nom de frère Jean Marie M.C., frère Nicholas M.C. et frère Vimal John M.C., j'exprime notre gratitude sincère à Dieu et à chacun d'entre vous, très chers frères et sœurs bien-aimés de la famille M.C. et toutes les personnes de bonne volonté. Notre gratitude envers vous est notre prière pour vous et notre effort sincère pour vivre notre vocation M.C. plus fidèlement, plus joyeusement et plus généreusement sans compter le coût et sans chercher de repos ou de récompense. A cette fin nous prions et demandons les prières de tous.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
03.03.11

Février 2011
La vie est un voyage
Notre vie sur la terre est un voyage continu et une rencontre continuelle. Lorsque nous parcourons les routes cahoteuses de la vie avec une lumière faible nous rencontrons des personnes de toutes couleurs, cultures, langues, croyances et coutumes. Nous nous rendons vite compte que nous sommes fondamentalement et essentiellement tous pareils mais avec des différences accidentelles. Aujourd'hui plus que jamais tous les hommes se rendent compte de leur fraternité commune en dépit et au milieu de toutes les anomalies. Comme le temps passe nous nous rendons compte que ce monde visible, avec toute son immense richesse, sa splendeur et sa beauté est une mosaïque de personnes, de culture et de langues, car sans personne, pas de richesse !
Ce monde est notre arène où nous apprenons que nous sommes appelés par Dieu à vivre pas seulement pour nous-mêmes et pour nos propres intérêts, mais de plus en plus pour Dieu et pour les autres. Ceci a déjà été expliqué clairement et vécu par le plus grand de tous les prophètes, St Jean Baptiste, quand il disait :
« Lui (Jésus), il faut qu'il grandisse ; et moi (J. Baptiste), que je diminue. ( Jn 3,30 ).
Fraternité trinitaire
Nous n'avons pas été créés par Dieu pour vivre et profiter de la vie dans ce monde dans l'isolement. Dieu a dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. » (Gn 2, 18). Notre Dieu est un Dieu trine qui est une communion de personnes. La Trinité est la fontaine et la source de toute communion et communication d'amour. L'homme est continuellement appelé par Dieu à entrer dans cette fraternité trinitaire d'amour et de partage inépuisable. Notre nostalgie naturelle et insatiable de Dieu et notre brûlant désir sont le cordon ombilical à travers lequel tout l'amour, toutes les grâces et les bénédictions de Dieu se répandent continuellement en nous.
Désir ardent de Dieu
Ce désir ardent de Dieu inextinguible est le cœur de toutes les prières, dit St Augustin, qui nous connecte au cœur de Dieu à travers notre prière fervente et notre charité active. Les saints ont été et sont capables de faire ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils font parce que leur intimité avec Dieu et leur relation ininterrompue avec Dieu leur a permis de faire ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils font.
Notre vie terrestre, un paradoxe
Notre vie terrestre est vraiment un paradoxe ! Jésus a dit :
« Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. » (Mc 8, 35).
Jésus est le premier à perdre sa vie en nous et pour nous en devenant homme comme nous, en mourant sur la Croix et il continue à la perdre dans et à travers l'Eucharistie et les pauvres. Combien de fois, de combien de façons, dans combien de lieux, Jésus continue de se perdre dans le Pain de Vie et dans l'affamé, l'assoiffé, le dénudé, le sans-logis, le malade, le mal aimé, le non désiré et le rejeté... Il n'y a pas de fin à la liste des personnes dans lesquelles Jésus se perd tous les jours que Dieu fait !
Jésus a besoin de nous
Sans nous Jésus est très démuni pour aider les pauvres. Il a besoin de vous et de moi pour aider. L'électricité ne peut pas briller sans l'ampoule et l'ampoule ne peut pas donner de la lumière sans électricité. Nous dépendons de Dieu pour tout et Dieu dépend tellement de nous aussi pour
aider ses enfants bien-aimés ! C'est la raison pour laquelle Jésus a dit à la bienheureuse Teresa de Calcutta : « Ma petite, viens, sois Ma lumière, porte-moi dans les maisons des pauvres, car je ne peux pas y aller seul, porte-moi avec toi en eux... » (cf. Calcutta, 3 décembre 1947).
Gratitude priante
Maintenant je voudrais exprimer ma sincère et priante gratitude à chacun d'entre vous pour :
m'avoir souhaité ma fête le 20 janvier, et avoir offert des prières et des sacrifices à mes intentions.
M'avoir accompagné par la prière et vos sacrifices pendant mes nombreux voyages et mes missions en Inde, qui ont commencé le mardi 11 janvier et se sont terminés le mardi 15 février 2011. Pendant la première partie de mon voyage j'ai été accompagné par le Dr. Gloria Lolli de Bologne (Italie) et Vincent et Anne Caroll, LMC de Newfoundland, au Canada. Gianna Tommasi a dû annulé son voyage au dernier moment pour des raisons de santé.
Renouvellement des vœux
Le jeudi 13 janvier deux de nos frères, fr. Dharamvir M.C. et fr. Justin M.C. ont renouvelé leurs vœux pour une autre année dans l'église du Christ-Roi, à Paryaram, Kannur, au Kerala. Bien que la célébration ait été très simple et informelle les participants ont été touchés par la grâce de Dieu. Les frères paraissaient très heureux et rayonnants. Continuons à prier pour leur croissance en sainteté et pour leur sainte persévérance.
Le jour suivant nous avons voyagé avec Marvins Vazhakala, qui est un chauffeur merveilleux ; il a conduit pendant 400 kms environ et nous sommes arrivés à 4h du matin.
Mariage
Le lundi 17 il y a eu le mariage de Shilby Varghese ( le neveu de Sr. Ancy M.C. ) avec Shyny Joseph (la nièce de père Sébastien M.C.), à la cathédrale St Dominique, à Kanjirappally, Kottayam, au Kerala. Le soir de leur mariage l'antienne du Magnificat était très appropriée et frappante :
« Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. » ( Jn 2, 1-2 ). C'était très approprié comme ils ont perdu tous les deux leurs pères accidentellement, tandis que la mère de Shyny est toujours dans le coma depuis le mois de juillet. Pa étonnant alors que l'antienne citée au-dessus ait été l'assurance de la présence de Jésus et de Marie à leur mariage sacramentel solennel, comme ils étaient présents à la fête du mariage à Cana en Galilée. « Rendez grâce au Seigneur : il est bon, éternel est son amour ! » ( Ps 136, 1 ff ).
Rencontre et prières
Très tôt le lendemain matin, c-a-d le mardi 18 janvier nous nous sommes rendus en voiture à l'hôpital du couvent où l'on prend soin de Mary Joseph, la mère bien-aimée de Shyny, Shyiu et Shyrus . La rencontre fut très émouvante pour tous, en particulier pour Shyny, qui prit incroyablement ses émotions sur elle, sans aucuns éclats.
Les religieuses ont été exceptionnellement gentilles et accueillantes et en un instant elles ont fait les préparations nécessaires pour la messe. Mary a été amenée en chaise roulante sur les lieux. On ne peut pas dire dans quelle mesure elle était consciente de ce qui se passait
Mary avait l'habitude de ne jamais manquer sa messe quotidienne quelques soient ses occupations. Pour elle, la messe et la communion quotidiennes étaient une partie essentielle de sa vie et de son activité quotidiennes. Il y a quelques années la bienheureuse Teresa de Calcutta a écrit :
« Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous, avec la messe et la communion quotidiennes, je ne crains rien pour les Sœurs ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans Lui je ne peux pas exister, je suis démunie. » ( Darjeeling fête de Corpus Christi 1947 ).
Dr. Gloria m'a dit de mettre un tout petit morceau d'hostie consacrée trempé dans le précieux sang de Jésus sous la langue de Mary, ce que j'ai fait. Nous devons continuer à prier pour la récupération rapide de Mary.
Arrivée à Trivandrum
Une fois de plus nous étions sur la route avec Shyju, Shyrus et Shyny, les trois enfants bien-aimés de Joseph et Marie, et Shiby, le mari de Shyny, nous dirigeant vers Trivandrum, où nous avons passé la nuit à faire notre lessive et les autres choses nécessaires dans la maison de Joseph et de Mary, qui avait besoin d'être mise en ordre car personne n'y habite plus vraiment . Merci à Anne et Vincent qui ont commencé directement à nettoyer le jardin autour de la maison.
Départ du Dr. Gloria. Rencontre avec les frères
Le lendemain matin, qui était le mercredi 19 janvier 2011, Shyju nous a conduits en voiture à l'aéroport à Trivandrum où le Dr. Gloria nous a dit au revoir et est parti pour Rome. Les autres d'entre nous sommes allés visiter deux de nos frères, frère Benedict M.C. et frère Leo M.C. qui suivent un cours de trois mois chez les Salésiens dans la périphérie de Trivandrum. Nous remercions le père ecteur qui nous a accueillis si gentiment et si chaleureusement et a pris des dispositions pour notre petit déjeuner, etc. Ce fut une rencontre joyeuse et intéressante. Nous avons passé la majeure partie de la matinée avec nos frères qui nous ont fait partager avec joie leurs expériences. J'ai été aussi présenté de façon informelle à tout le groupe des vingt participants dont treize étaient des religieuses.
Nous sommes retournés à la maison et nous nous sommes préparés pour notre prochain voyage du lendemain matin en train à Kottayam où les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) de toute l'Inde allaient avoir leur congrès et leur retraite nationales annuels
Congrès national des Laïcs M.C.
La retraite des LMC a eu lieu du vendredi matin 21 janvier au dimanche 23 janvier 2011. Nous remercions en premier les organisateurs, nos sœurs M.C., notre lien national LMC indien, Justin, et le directeur spirituel national des LMC, le père George V.V., et tous les liens régionaux et les prêtres qui sont venus éclairer les participants. On a ressenti très fortement une véritable présence de Dieu, ce qui a fait faire à chacun l'expérience de la présence et de l'action de l'Esprit Saint.
Les LMC ont été accompagnés de la présence et des prières de l'évêque de Kottayam (Vijayapuram) qui est venu présider la célébration eucharistique le premier jour même. De nombreux prêtres des principaux séminaires de Kottayam et d'Aluva ont donné des conférences et des enseignements très instructifs, enrichissants et encourageants sur les Statuts des LMC, sur l'Eucharistie et les pauvres, sur l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa, sur la dévotion au saint Rosaire et comment la prière du chapelet aide les gens, etc... En plus, il y a eu l'adoration perpétuelle, les prières d'intercession, les hymnes de louange et d'action de grâce, et les prières charismatiques offertes sans cesse et avec enthousiasme par les organisateurs du Centre de retraite Christeen.
Nous devons une profonde gratitude à Sr. Mary, la fondatrice de Christeen et à son équipe dévouée de personnes pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité généreuse, leurs prières incessantes et leurs exemples édifiants.
Ces trois jours ont été très spéciaux, non seulement pour les cent soixante dix participants LMC d'Inde, du Canada et des U.S.A., mais pour le mouvement LMC tout entier car ils ont toujours offert des prières de louange et d'action de grâce à Dieu pour le mouvement LMC, afin que les LMC partout dans le monde reconnaissent de plus en plus la beauté sublime de leur appel, non par un homme ou une femme sur la terre, mais par notre Dieu et Père aimant et tout puissant. LMC, devenez ce que vous êtes et fleurissez là où vous êtes. Vivez pleinement votre vocation de LMC. Je prie et je demande les prières de tous dans ce but.
Voyage à New Delhi et retraite pour les frères
Maintenant l'heure est venue pour les LMC, Vincent et Ann Carroll, et pour père Sébastien M.C. de partir pour la capitale de l'Inde. Cette fois le frère de père George nous a gentiment emmenés en voiture à Kochi, l'aéroport le plus proche, après nous avoir amenés d'abord chez lui où nous avons pris un repas délicieux.
Nous sommes arrivés à 20h à New Delhi, où nous avons été accueillis chaleureusement par nos frères : frère Jan-Timo M.C. et la communauté de Deepashram. Le lendemain, c-a-d le 24 janvier, frère Stephen M.C., frère Mathew M.C. et tous les frères d'Anandashram sont venus à Deepashram célébrer la triple fête de la Conversion de St Paul (25 janvier), de saint Timothée (26 janvier) et de saint Jean Bosco (31 janvier). Ce fut une heure très solennelle d'action de grâce pour trois de nos frères : frère Jan-Timo M.C., frère Samuel Paul M.C. et frère Ranjan Bosco M.C., et en même temps pour prier pour leur croissance continue en sainteté et dans la sainte persévérance. Les frères ont chanté de toutes leur forces.
Après la messe et le petit déjeuner, frère Stephen M.C., frère Jan-Timo M.C. et père Sébastien M.C. sont allés rencontrer Mr. K. P. Fabien, ex ambassadeur indien d'Italie. Cela n'a pas seulement ranimé de bons souvenirs de notre époque ensemble à Rome, mais a tellement renouvelé notre amitié qu'il est gentiment venu à la première profession de cinq de nos frères à Bandhwari le mercredi matin 2 février 2011.
Dans l'après-midi tous ceux qui allaient faire leur retraite de huit jours ont changé temporairement leur domicile pour Bandhwari. Ce fut un grand enseignement spirituel, un approfondissement de notre foi, de notre espérance et de notre charité. Le 1er février onze des frères juniors ont renouvelé leurs vœux tandis que trois nouveaux frères ont rejoint les novices de première année.
Renouvellements et professions
Maintenant nous sommes arrivés à la fête solennelle de la Présentation de Notre Seigneur au Temple. Regardez, là repose le Créateur de l'univers dans les mains d'une humble femme accompagnée de St Joseph, l'époux silencieux et chaste de la Vierge de Nazareth. C'est le matin d'un jour si important que cinq de nos frères ont prononcé leurs premiers vœux temporaires. Pendant que ces membres « faibles, pécheurs et indignes » d'une petite Société ont prononcé leurs vœux, des douzaines de religieux ont renouvelé en silence leur engagement au Seigneur, ainsi que les prêtres concélébrants.
Le Ciel est descendu pour un moment et a rempli son temple de sa gloire tandis que la chorale chantait de toutes ses forces. La lente procession aux flambeaux est entrée dans l'église et, comme l'église se remplissait de nombreuses personnes consacrées, le Seigneur a rempli aussi les cœurs de son amour, de sa grâce et de sa paix. Les mots ne peuvent jamais exprimer ni décrire de telles expériences spirituelles inoubliables, pour lesquelles nous pouvons seulement chanter avec Notre Dame : « Mon âme exalte le Seigneur... » et nous nous rendons compte que notre vie est l'histoire de la grâce extraordinaire !
Départ pour Rome
Le jour suivant, après la messe d'action de grâce et le petit déjeuner à Deepashram, Anne et Vincent ont embarqué à l'aéroport de New Delhi pour retourner à Rome, tandis que frère Stephen M.C., frère Jan-Timo M.C. et père Sébastien M.C. sont allés dans différents bureaux pour clarifier et terminer certains travaux bureaucratiques importants.
Arrivée à Calcutta
La mission de père Sébastien M.C. était encore incomplète. Calcutta était son prochain champ de mission. Donc, vendredi après-midi 4 février, père Sébastien est parti pour Calcutta où il rencontré Sumita Mantosh LMC et deux sœurs M.C. de la communauté de Sr. Jocelina à Green Park, à Dumdum, où il allait passer la nuit. Nous sommes arrivées à la Maison-Mère des Missionnaires de la Charité dans la voiture de Sumita. Devant la tombe de la bienheureuse Teresa M.C. j'ai prié à genoux pour chacun de nos frères, tous les Laïcs M.C. Du monde, les coopérateurs, les bienfaiteurs, les membres de leurs familles, et les supérieures qui allaient faire leur retraite de huit jours à Shantinagar, à environ cinq heures de voiture de Calcutta. La présence de Mère était très évidente. Son âme immortelle continue à se languir et à avoir soif de Dieu et des âmes. Qui peut rassasier sa nostalgie inextinguible, son esprit éternel, son amour invincible et doux ? L'amour devient de plus en plus doux et humble. L'amour grandit à travers l'amour, devenant de plus en plus tendre et miséricordieux. Maintenant qu'elle vit avec Dieu pour toujours, son amour est devenu infini comme celui de son Epoux. Ils ne sont plus deux, mais in, comme l'aimant et le morceau de fer. On peut dire que la tombe de la bienheureuse Teresa rend la Maison-Mère vivante.
De la Maison-Mère nous sommes allés à St John, où se trouvent les sœurs M.C. Contemplatives et où Sr Nirmala M.C. et les sœurs nous attendaient les bras ouverts pour nous accueillir. Bien que la visite ait été rapide, nous avons tous éprouvé une joie et une paix profonde.
Remplis de joie et de gratitude, nous avons pris congé de Sr Nirmala M.C. et des très nombreuses sœurs contemplatives, car il se faisait tard pour nous pour regagner Green Park, à Dumdum pour nous rendre à Shantinagar à 5 h le lendemain matin, c-a-d le 5 février 2011. Nous remercions Sr Jocelina M.C., la supérieure de la communauté qui, malgré la souffrance due à la typhoïde et à d'autres affections, nous attendait encore pour nous accueillir à cette heure tardive de la nuit.
Retraite pour les Supérieures
Michel-Ange, le sculpteur italien de renommée mondiale a travaillé pendant des années sur un gros bloc de marbre duquel il a pu créer un travail d'art incroyable : la « Pieta ». Pratiquement tous les pèlerins qui entrent dans la Basilique St Pierre au Vatican vont voir invariablement la statue de la « Pieta ». C'est aussi un chef d'œuvre très intéressant qui n'a pas de joints du tout. C'est un seul bloc de marbre . Qu'a fait Michel-Ange ? Au lieu d'ajouter de plus en plus de pièces et de morceaux, il a retiré ce qui n'était pas nécessaire. Plus il a fait cela, plus la statue est devenue belle.
Je pense que la statue aurait pu être plus grande que ce qu'elle est maintenant. Pendant qu'il travaillait sur elle, parfois par erreur des morceaux ont du s'en aller, ce qui a fait que la statue n'était plus symétrique. Il a donc du tout recommencer à nouveau. Que de temps, de réflexion et de patience pour arriver où il est arrivé. Mais cela valait la peine de se donner autant de mal.
Notre vie religieuse et notre vie spirituelle en particulier sont très similaires. Ce n'est pas tant acquérir et ajouter à nos vies, mais retirer et enlever tous les péchés capitaux, par exemple... Cela demande du temps, de la patience et un travail dur. On doit être doux et constant. On ne doit jamais être découragé de soi, mais continuer à essayer et à avancer. Le Saint Esprit peut faire de nous non pas une statue magnifique mais une personne qui vit saintement et qui donne sa vie !
Merci à Sr Adrian M.C., la supérieure régionale de la région de our Lady of the Immaculate Heart (Notre Dame au cœur immaculé), et aux vingt quatre supérieures qui ont fait leur retraite. Le Saint Esprit les a toutes remplies, guidées. Elles ont quitté la chambre haute de Shantinagar pleines de joie d'avoir été trouvées dignes d'être les épouses de Jésus crucifié et les témoins de l'amour de Jésus, de la compassion de Jésus, de la présence de Jésus.
Avec toute mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse
Père Sébastien Vazhakala M.C.
07.09.10
LE ROSAIRE
Mystères Lumineux
avec les paroles de Mère Teresa
« Apprends-leur à prier le rosaire, le rosaire en famille » a dit Jésus à Mère Teresa
Mère Teresa nous dit : « Nous avons une Mère au ciel, la Vierge Marie. Elle est notre guide, la Cause de notre Joie.
Priez-la. Priez le rosaire, afin que la Vierge soit toujours avec vous., vous protège, vous aide.
Introduisez la prière dans vos familles. La famille qui prie ensemble reste ensemble. »
« Le Rosaire... pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation eucharistique, réalisée en compagnie de Marie et à son école. »
« Accrochez-vous au chapelet comme la plante grimpante s'accroche à l'arbre – car sans Notre Dame nous ne pouvons pas tenir. » ( Saint Patron de la Congrégation des sœurs Missionnaires de la Charité : Le Cœur Immaculé de Marie ).
En ce jeudi 7 octobre 2010 , fête de Notre Dame du Rosaire et fête de la fondation des sœurs Missionnaires de la Charité, il ya 60 ans, le 7 octobre 1950, nous allons prier le chapelet : « prière évangélique » par excellence.
Nous allons prier, avec Mère Teresa, pour toutes vos intentions personnelles, pour toutes les intentions de l'Eglise, de notre saint Père le Pape, de nos évêques, pour tous les prêtres du monde entier ; pour les vocations religieuses et sacerdotales, pour l'Unité des chrétiens, pour la Paix dans le monde ; pour toutes les intentions du Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie, Mère de Jésus, Mère de Dieu et notre Mère du ciel.
La catéchèse de la prière de Mère Teresa commence avec le signe de la Croix :
Au nom du Pére : Prière
et du Fils : Pauvreté
et du Saint Esprit : Zèle pour les âmes
Amen : Marie , nous a-t-elle dit ( La Sainte Trinité et Marie )
Je crois en Dieu
Notre Père
3 Je vous salue Marie ( en l'honneur de la Sainte Trinité )
1er Mystère Lumineux : LE BAPTÊME DE JÉSUS
La Joie d'être aimé et d'aimer.
La Parole de Dieu :
« Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour. » ( St Mc 1, 9 – 11 )
A Paray-le-Monial, en juillet 1986, pendant la session pour les familles dont le thème était :
« Famille et Sainteté » , Mère Teresa a dit ( à la veillée ) :
« Nous lisons dans l'Ecriture : « Je t'ai aimé d'un amour éternel, je t'ai appelé par ton nom : tu es à moi. Les eaux ne te submergeront pas. Le feu ne brûlera pas Je donnerai des nations pour toi. Tu es précieux à mes yeux. Je t'aime » (Isaïe ). Ce sont les paroles mêmes de Dieu pour vous et moi, pour chacun, pour tous, ( même ) pour les plus pauvres parmi les pauvres. Car Il nous a créés pour de grandes choses : pour aimer et être aimés. Et Il veut que nous nous aimions les uns les autres comme Il nous a aimés. »
Mère Teresa avait une théologie très simple : la théologie des 5 doigts : la théologie de l'Amour :
aux enfants handicapés physiques et mentaux de Bucarest qu'elle avait sortis de l'enfer d'un orphelinat-mouroir en juin 1990, elle avait répété et répété inlassablement, en leur prenant les mains et les doigts, un par un, et également, avec ses 5 doigts ridés, pleins de tendresse et d'amour :
« Je-sus-in-my-heart
Jé-sus-dans-mon-cœur ( d'abord découvrir Jésus, découvrir Sa Présence, Le rencontrer personnellement )
Je-sus-you-love-
Jé-sus-tu-m'ai-mes ( découvrir que Jésus nous aime, que nous sommes aimés de Dieu d'un amour infini )
Je-sus-I-love-you
Jé-sus-je-t'ai-me ( dire à Jésus, à Dieu, qu'on L'aime et Lui répéter à chaque instant de la journée )...
Et parmi ces enfants extrêmement handicapés, qui ne parlaient pas leur propre langue, car on ne leur avait pour ainsi dire jamais parlé et qu'ils avaient été traités pire que des bêtes, quelques-uns répétaient toute la journée en anglais : " Jésus I love you " : Jésus je t'aime, et ils le disaient à toutes les personnes qu'ils rencontraient, en leur montrant leur cœur, et avec une joie immense, indescriptible, voulant leur faire partager cette joie d'être aimés et d'aimer à leur tour: Ils avaient découvert l'Amour et voulaient faire partager leur expérience aux autres : ils étaient devenus apôtres de l'Amour grâce à Mère Teresa et à ses sœurs qui les avaient sortis de l'enfer sur terre.
PRIÈRE : Prions pour que tous les baptisés fassent l' expérience personnelle de l'Amour infini et gratuit de Dieu. Qu'ils découvrent la joie d'être les fils bien-aimés du Père et enfants de l'Eglise et qu'ils fassent partager cette joie à tous ceux qu'ils rencontrent, comme l'ont fait ces enfants handicapés de Bucarest, entraînant à leur tour, à leur suite, de nombreuses personnes à se faire baptiser et à devenir enfants de Dieu et de l'Eglise, pleins d'Amour et de joie !
2ème Mystère Lumineux : LES NOCES DE CANA
L'Intercession de Marie, La Confiance pleine d'Amour, la Confiance amoureuse ( Loving Trust ), la Prière. « All-for-Jesus-through-Mary », « Tout- à-Jésus-à travers-Marie »
La Parole de Dieu :
«... Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. » ( St Jn 2, 1-6 )
Mère Teresa nous dit : « A Cana, notre Mère n'a fait que penser aux besoins des autres et les fit connaître à Jésus... Si nous avions également cette sollicitude les uns pour les autres, nos communautés deviendraient réellement le haut lieu du Tout-Puissant. » ( Tu m'apportes l'Amour 31 )
« Il est si facile d'être orgueilleux, dur, égoïste, - oui, si facile ; mais nous avons été créés pour de plus grandes choses. Combien nous pouvons apprendre de Marie ! Elle n'était si humble que parce qu'elle était toute à Dieu. Elle était emplie de la grâce. Dites à la Vierge de dire à Jésus : « Ils n'ont pas de vin ; ils ont besoin du vin de l'humilité et de la douceur, de la bonté et de la gentillesse. » Elle vous répondra certainement : « Faites tout ce qu'il vous dira. »
« Apportez l'amour, la joie et la paix dans la famille. L'amour commence à la maison et les œuvres d'amour sont toujours des œuvres de paix. »
« Si vous priez, vous aurez un cœur pur, vous verrez Dieu et alors, vous vous aimerez les uns les autres » « Priez ensemble et vous resterez ensemble »
« Dieu parle dans le silence de notre cœur »
A Paray-le-Monial, le 22 juillet 1986 ,Mére Teresa a dit ( pendant la session pour les familles : « Famille et Sainteté » )
« Et qui nous enseignera le mieux à prier ? Marie, la Mère de Jésus. Nous savons ce qu'elle a fait à Cana, au moment du mariage, comment Jésus a écouté Marie. Il l'écoutera encore quand nous lui parlerons. Pour être capables de prier, sachons que le fruit de la prière c'est l'approfondissement de la foi. Et le fruit de la foi, c'est l'amour. Nous ne pouvons pas aimer si nous ne croyons pas. Et que devons-nous croire , C'est à Jésus que nous le faisons. Jésus nous a dit très clairement : « Tout ce que vous faites, tout ce que fait le père ou la mère de famille, aux plus petits que sont les miens, c'est à Moi que vous le faites ». Le fruit de cet amour, c'est le service. Et le fruit du service, c'est la paix. C'est pourquoi vous trouverez la paix dans une famille où l'on prie ensemble, parce qu'ils s'aiment comme Dieu les a aimés.
( C'est la carte que Mère Teresa distribuait : son chemin vers la paix :
« Le fruit du silence est la prière ;
Le fruit de la prière est la foi ;
Le fruit de la foi est l'amour ;
Le fruit de l'amour est le service ;
Le fruit du service est la paix. » nous dit Mère Teresa (avec ses 5 doigts) )
« Je voudrais vous conseiller de consacrer vos familles au Sacré-Cœur parce que le Sacré- Cœur a promis son amour plein de tendresse aux familles qui le prieraient et l'honoreraient chez elles. Je crois que Jésus a permis que son Cœur soit ouvert pour que nous puissions y entrer. Dites souvent dans la journée : « Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous, Cœur Sacré de Jésus, je vous aime, Cœur Sacré de Jésus, gardez ma famille dans votre Cœur. Et alors vous serez Un Seul Cœur plein d'amour et rien ni personne ne pourra vous séparer les uns des autres. Cette unité c'est comme celle de la famille de Nazareth.»
PRIÈRE : Mère Teresa, vous nous avez dit :
« La sainteté n'est pas le luxe d'un petit nombre mais un simple devoir pour vous et moi. ( Jésus a dit très clairement : « Soyez saints, comme votre Père céleste est saint » )
« Soyez saints, comme Jésus, à travers Marie ! Dans vos familles soyez Un Seul Cœur plein d'amour dans le Cœur Sacré de Jésus à travers le cœur immaculé de Marie ! »
« Prenez une ferme résolution : « I will, I want with God's blessing to be holy », « Je serai, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint » Cela vous aidera à étancher la Soif de Jésus d'amour des âmes – en travaillant au salut et à la sanctification des plus Pauvres parmi les Pauvres – en particulier de votre famille. » « Je -serai-je veux-être-saint »
( les cinq doigts )
Que Marie nous apprenne et nous aide à devenir saints !
3éme Mystère Lumineux : L'ANNONCE DU ROYAUME
La Prédication de Jésus. La Conversion, la fidélité à l'Evangile. L'écoute de la Parole de Dieu. L'Évangélisation.
La Parole de Dieu :
« Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécuté pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » ( St Mt 5, 1-12 )
En 1983, à l'hôpital à Rome, Mère Teresa écrivit sa réponse personnelle à la question de Jésus dans l'Evangile de saint Matthieu ( 16, 15 ) : « Mais pour vous qui suis-je
QUI EST JESUS POUR MOI?
Jésus est le Verbe fait chair.
Jésus est le Pain de Vie.
Jésus est la Victime offerte sur la Croix pour nos péchés.
Jésus est le Sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et les miens.
Jésus est la Parole - à proclamer.
Jésus est la Vérité- à dire.
Jésus est le Chemin – à suivre.
Jésus est la Lumière – à allumer.
Jésus est la Vie – à vivre.
Jésus est l'Amour – à aimer.
Jésus est la Joie – à partager.
Jésus est le Sacrifice – à offrir.
Jésus est la Paix - à donner
Jésus est le Pain de Vie – à manger.
Jésus est l'Affamé - à nourrir.
Jésus est l'Assoiffé – à désaltérer.
Jésus est celui qui est nu – à vêtir.
Jésus est le Sans-abri – à héberger.
Jésus est le Malade – à guérir.
Jésus est l'Isolé – à aimer.
Jésus est le Non désiré – à désirer.
Jésus est le Lépreux - à qui laver les plaies.
Jésus est le Mendiant – à qui donner un sourire.
Jésus est l'Alcoolique – à écouter.
Jésus est le Malade mental - à protéger.
Jésus est le Petit – à embrasser.
Jésus est l'Aveugle – à conduire.
Jésus est le Muet – à qui parler.
Jésus est l'Infirme – avec qui marcher.
Jésus est le Drogué – à qui venir en aide.
Jésus est la Prostituée – à éloigner du danger et à qui venir en aide.
Jésus est le Prisonnier – à visiter.
Jésus est le Vieillard – à servir...
PRIÈRE de Mère Teresa :
Demandons à Notre Dame, la Mère de Jésus et notre Mère, de nous donner son cœur, si beau, si pur, si immaculé, son cœur si plein d'amour et d'humilité afin que nous puissions recevoir Jésus et donner Jésus, le Pain de Vie, L'aimer comme elle L'a aimé, et Le servir sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres. »
4ème Mystère Lumineux : LA TRANSFIGURATION
La Lumière. La Contemplation. ( La grâce de contempler Jésus en gloire ) Prière. Union à Dieu.
La Parole de Dieu : « … Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et monta sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante... Et il y eut une voix venant de la nuée ; elle disait : « Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai élu, écoutez-le ! » ( St Lc 9, 28b -36 )
« … qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » ( Jn 8,...12 )
« Jésus a dit à Mère Teresa : « Ma petite- viens – viens - - porte- Moi jusque dans les trous des pauvres. - Viens, sois ma Lumière – Je ne peux pas y aller seul – Ils ne Me connaissent pas – alors ils ne Me veulent pas. Viens – va parmi eux, porte-Moi avec toi chez eux. » ( Viens, sois ma Lumière p.124 )
PRIÈRE : Mère Teresa à Rome en octobre 1984 a parlé à 6.000 prêtres et leur a dit :
« Le cardinal Newman ( qui vient d'être béatifié par le Pape Benoît XVI en Angleterre le 19 septembre dernier ) a écrit une très belle prière avec son cœur de prêtre, sa conversation avec Dieu » : Cette prière est dite par toute la famille des Missionnaires de la Charité à la Messe après la Communion. Qu'elle soit aussi la nôtre aujourd'hui ! :
« Bien aimé Jésus, aide-moi à répandre ton parfum partout où je vais. Inonde mon âme de ton Esprit et de ta Vie. Pénètre et possède tout mon être si profondément que toute ma vie ne soit qu' un rayonnement de la tienne. Rayonne à travers moi et vis tellement en moi que chaque âme avec laquelle j'entre en contact sente ta présence en mon âme. Fais que ce ne soit plus moi qu'elle regarde et qu'elle voit mais Jésus seul. Reste avec moi et alors je commencerai à rayonner comme tu rayonnes, à rayonner de telle façon que je serai une lumière pour les autres : la lumière, O Jésus, viendra entièrement de toi ; rien ne viendra de moi ; ce sera toi qui rayonneras sur les autres à travers moi. Laisse-moi alors te prier de la manière que tu aimes le plus en rayonnant sur ceux qui sont autour de moi. Fais que je T'annonce sans prêcher, non par des paroles mais par l'exemple, par la force contagieuse, l'influence bienveillante de ce que je fais, la plénitude évidente de l'amour que mon cœur Te porte. Amen.
5ème Mystère Lumineux : L'INSTITUTION DE L'EUCHARISTIE
La Présence réelle de Jésus.
La Parole de Dieu : « Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez, mangez : ceci est mon corps . » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. » ( St Mt 26, 26-28 )
« Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ; puis, il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture. » ( St Jn 13, 3-6 )
Mère Teresa nous dit : « Jamais nous ne devons séparer l'Eucharistie et le pauvre, ou le pauvre et l'Eucharistie. Il a satisfait ma faim de lui et maintenant je m'en vais satisfaire sa faim des âmes, sa faim d'amour. »
« Tant que vous n'écouterez pas Jésus dans le silence de votre cœur, vous ne pourrez pas l'entendre dire « J'ai soif » dans le cœur des pauvres. N'abandonnez jamais ce contact intime et quotidien avec Jésus comme personne réelle vivante, et non pas comme une idée. »
« Notre vie doit être tissée avec l'Eucharistie. De Jésus dans l'Eucharistie, nous apprenons combien Dieu a soif de nous aimer et combien, en retour, Il a soif de notre amour et de l'amour des âmes. De Jésus dans l'Eucharistie, nous recevons la lumière et la force d'étancher Sa Soif.
« Ne séparez jamais ces deux phrases du Christ : « I thirst », « J'ai soif » de « You did-it-to-me », « C'est à moi que vous l'avez fait » ( Les 2 mains jointes en prière )
« J'ai soif » et « C'est à moi que vous l'avez fait » Rappelez-vous toujours de connecter les deux, le moyen avec le But. Ce que Dieu a uni ne laissez personne le séparer... Notre Dame nous aidera tous, car elle a été la première personne à entendre le cri de Jésus J'ai soif avec Saint Jean, et je suis sûre Marie Madeleine. »
« Jésus s'est fait lui-même Pain de Vie pour satisfaire notre faim de son Amour et ensuite Il s'est fait l'Affamé, le Nu, le Sans-abri, l'Indésirable, l'Isolé, le Lépreux, l'Ivrogne, le Drogué, la Prostituée. Pourquoi ? Pour que vous et moi puisions satisfaire Sa Faim de notre amour. Donc, prions, prions ensemble pour que nous prenions conscience de cette Présence, que nous soyons des contemplatifs au cœur du monde. Nous pouvons être 24 heures avec Jésus et être conscients de cette présence .
RAPPELEZ-VOUS LES CINQ DOIGTS : « You-did-it-to-me » : un mot pour chaque doigt : « C'est-à moi-que-vous-l'avez fait » Rappelez-vous, l'amour commence à la maison, dans notre communauté, dans notre famille. Rappelez-vous, les œuvres d'amour sont des œuvres de paix. » ( mai 1990 )
Mère Teresa, à qui Jésus a dit : « Ta vocation est d'aimer, de souffrir,de sauver des âmes »,
nous a laissé son dernier message sur sa tombe :
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » ( St Jn 15, 12 )
Prions avec Mère Teresa, en action de grâces, et pour tous les prêtres du monde entier sans lesquels nous ne pourrions pas connaître la joie de recevoir Jésus, le Pain de Vie pour pouvoir le porter ensuite avec joie à tous ceux que nous rencontrons, en particulier les plus pauvres parmi les pauvres. Prions pour que de nombreux jeunes entendent l'appel du Seigneur et y répondent avec joie !
PRIÈRE de Mère Teresa à Rome en octobre 1984 :
Marie, Mère de Jésus, jette ton manteau de pureté sur nos prêtres.
Garde-les dans ton cœur, guide-les, protège-les, sois avec eux,
sois une Mère pour eux, spécialement dans les périodes de difficultés,
de découragement, et spécialement dans les moments de solitude.
Sois une Mère pour eux, aime-les, et garde-les pour Jésus, tous les jours.
Comme Jésus, ils sont tes fils.
SALVE REGINA
ou REGINA CAELI
FB
LE « CHARISME DE MÈRE TERESA »,
une porte d'entrée vers l'éternité et un visa pour le Ciel
« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fut allumé ! »
( Lc 12, 49 )
« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive » ( cf. Jn 7, 37 ff. )
C'est le centenaire de l'anniversaire de la bienheureuse Teresa de Calcutta. Elle est née le vendredi 26 août 1910. Le monde entier prépare avec intensité l'anniversaire de cette toute petite femme, dont le cœur « a brûlé du désir intense d'aimer Jésus comme il n'avait jamais été aimé auparavant »
( de la lettre de la bienheureuse Teresa à l'archevêque Ferdinand Périer du 25 janvier 1947 ).
C'est un temps de grande réflexion, de renouvellement et d'enrichissement spirituel pour de nombreuses personnes. Les gens vont voir que le « Charisme de Mère Teresa » est un patrimoine inépuisable, non seulement pour la famille des Missionnaires de la Charité (M.C.), mais pour toutes les personnes de bonne volonté, sans distinction de caste, de couleur, de religion ou de nationalité. Le « Charisme de Mère Teresa » doit être diffusé.
Le « Charisme de Mère Teresa » est d'une certaine façon notre vie quotidienne : c'est un chemin de paix et de joie, une porte d'entrée vers l'éternité, un visa pour le Ciel. Il prépare les gens pour le Ciel pour entendre Jésus leur dire : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde » ( cf. Mt 25, 31-46 ).
L e « Charisme de Mère Teresa » a la foi comme fondation, l'espérance comme moteur, et la charité comme but. Il est basé sur la foi profonde et inébranlable parce que la bienheureuse Teresa M.C. était convaincue depuis le début de son travail auprès des pauvres que c'était l'œuvre de Dieu qu'elle faisait, et tout ce qu'elle faisait pour chaque personne c'est à Jésus qu'elle le faisait. Cela est basé sur la foi, car elle nourrissait Dieu dans l'affamé, elle étanchait la soif de Dieu dans l'assoiffé, elle l'habillait avec dignité dans le dénudé, lui donnait un abri dans le sans-abri, lui rendait visite dans le malade, la personne âgée et l'isolé, les lépreux, les malades du sida, et le prenait sous son aile et le consolait dans les prisonniers de toutes sortes.
Il en est ainsi parce que tout ce que nous faisons pour quelqu'un , le Christ considère que c'est à lui que nous le faisons, que la personne le mérite ou non. Chaque être humain est un enfant de Dieu, à respecter et à aimer comme tel. Chaque être humain est l'incarnation de l'amour de Dieu, peu importe d'où il vient ou à quelle religion il appartient. Notre couleur et notre pays d'origine sont accidentels. Ce qui est essentiel pour nous c'est notre fraternité commune dans la seule et unique Paternité de Dieu. Les vaches peuvent être de couleurs différentes, mais le lait est toujours blanc.
Le « Charisme de mère Teresa » est christologique. C'est une continuation de la vie, de la mission et du ministère de Jésus, car nous lisons dans les Évangiles, en particulier dans l'Évangile de Luc : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance » ( cf. 4, 18-19 ).
Cela nécessite un effort pour mettre en pratique l'Évangile de Matthieu ( 25, 31-46 ). La parabole du jugement dernier appartient au Royaume de Dieu, mais un Royaume qui est inauguré ici sur la terre. La parabole explique et exprime l'unique et même réalité pour laquelle nous sommes créés par Dieu et rachetés par Jésus Christ par sa passion, sa mort et sa résurrection.
La contemplation du mystère de notre vie nous fait comprendre au moins en partie le dessein du Créateur. Dieu a créé toutes les choses pour les êtres humains, et les êtres humains sont pour Dieu. Les réalités créées sont des fenêtres vers Dieu, par lesquelles nous sommes censés voir la présence et l'action de Dieu. Le soleil et la lune, les étoiles des cieux, les arbres fruitiers, les oiseaux et les animaux sont tous là pour notre usage, afin de louer Dieu.
L'exemple du prophète Daniel et de ses compagnons jetés dans la fournaise ardente, qui fut chauffée sept fois plus, et l'hymne de louange à la création de Dieu qui a suivi, est au-delà de la description humaine et de tout raisonnement. Même l'empereur païen fut forcé de croire au Dieu de ces trois hommes de foi, de ferveur et de conviction extraordinaires. L'empereur dut courber la tête devant eux par humilité et professer sa foi dans le seul, vrai et unique Dieu d'Israël, (cf. Da 3, 1-30)
Le « Charisme de Mère Teresa », vécu avec foi, espérance et amour, est destiné à aider un grand nombre d' « empereur et roi » furieux de notre temps et de tous les temps, à courber la tête comme beaucoup d'entre eux l'ont fait aux funérailles de la bienheureuse Teresa le samedi 13 septembre 1997 au stade Nethaji à Calcutta en Inde. Dieu continuera à « appeler les fous de ce monde pour confondre les sages »; les faibles de ce monde en contraste avec les puissants. C'est la révolution de l'amour qui a eu son point culminant sur la croix ce premier Vendredi Saint-là. Ce qui était et est encore pour beaucoup, une pierre d'achoppement et folie, est devenu et est la puissance et la sagesse de Dieu pour ceux qui sont doux et humbles de cœur.
Le « Charisme de Mère Teresa » a germé et pris racine dans la ville paradoxale de Calcutta, qui était devenue alors un cloaque de misère humaine, non seulement à cause de la deuxième guerre mondiale, mais surtout à cause du combat pour l'indépendance de l'Inde et sa partition : le partage du pays entre l'Inde et le Pakistan sur la base de la religion, et les conséquences terribles qui ont suivi l'Indépendance de l'Inde e 1947.
Des millions de réfugiés ont afflué dans la ville surpeuplée de Calcutta, et occupé chaque petit espace libre qu'ils pouvaient trouver, y compris les trottoirs et les terrains vagues derrière les immeubles. Calcutta était la ville de la misère humaine accumulée, une ville turbulente, chaotique. C'est la ville que Jésus a pris et donné à notre bien-aimée et bienheureuse Mère Teresa pour la transformer par son amour et son service plein d'amour, ce qu'elle a fait si parfaitement et fidèlement.
Plus tard, Jésus a continué à lui montrer d'autres Calcuttas similaires, aussi différents et difficiles, dans toutes les différentes parties du monde. A travers la bienheureuse Teresa de Calcutta Jésus a fait comprendre au monde qu'il y a des Calcuttas partout.
« La plus grande maladie d'aujourd'hui n'est pas la lèpre ou la tuberculose, ni même le SIDA, mais le sentiment de l'abandon, de l'indifférence et du rejet. » Plus tard Mère Teresa a dit:
« Calcutta est partout si vous avez seulement des yeux pour voir. »
Le « Charisme de Mère Teresa » invite chacun d'entre nous à nos propres Calcuttas, où Jésus veut une fois de plus nous ouvrir les yeux, le cœur et l' esprit à la compréhension des Écritures. Calcutta nous aide à mettre en pratique l'enseignement de l'Évangile afin que les paraboles vivent à nouveau. C'est là que Jésus a parlé à une simple sœur qu'il a choisi comme épouse, à laquelle il a révélé la réalité de l'aimer et de le recevoir dans le Pain de Vie et de l'aimer et le servir sous l'habit de détresse des plus pauvres parmi les pauvres.
C'est là que la bienheureuse Teresa a vu le Christ affamé, le Christ assoiffé, le Christ nu, le Christ sans abri, le Christ malade et emprisonné ( cf. Mt 25, 31-46 )...et qu'elle a commencé à répondre avec joie. C'est là qu'elle a vu, comme le bon samaritain ( cf. Lc 10, 29-37 ), le Christ blessé et qu'elle est descendue de « l'âne de Lorette » pour subvenir à leurs besoins. Ce fut un défi et un devoir. Calcutta est le Bethléem M.C. où Jésus est né à nouveau et naît encore. Il suffit d'aller à Shishubhavan au 78 A.j. Bose Road, où des centaines d'enfants non désirés sont désirés et aimés, délivrés des « Hérodes » de notre temps.
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite ensuite à aller vers la Sainte Famille de Nazareth où, comme Joseph qui a pris l'Enfant et sa mère et a fui en Egypte cette nuit-là pour sauver Jésus, de nombreuses personnes aujourd'hui doivent faire la même chose: protéger, sauvegarder et sauver, en particulier l'enfant à naître.
« L'avortement est le plus grand destructeur de paix. » ( Bienheureuse Teresa ). Si une mère peut devenir un « Hérode » pour son propre enfant, que reste-t-il dans le monde ? Comment pouvons-nous espérer la paix dans le monde ? Comment pouvons-nous avoir la paix dans nos cœurs ? La paix commence avec nous: « Qu'il y ait la paix et qu'elle commence avec moi ».
Le « Charisme de Mère Teresa » lutte contre l'avortement par l'adoption. Les sœurs M.C. ont des maisons pour des mères célibataires partout dans le monde. Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à lutter contre le fléau de l'avortement aujourd'hui; mais comment ?
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à offrir « chaque soupir, chaque regard, chacun de nos actes comme des actes d'amour divin » et à décider chaque jour et dire que: « Volontairement, mon Jésus, je te suivrai partout où tu iras à la recherche des âmes, quelqu'en soit le coût pour moi et par pur amour pour toi. » C'était le désir quotidien de la bienheureuse Teresa, sa prière et sa vie. Cela doit être également notre désir quotidien, notre prière et notre vie
. Le « Charisme de Mère Teresa » nous rappelle que Calcutta peut être dans nos propres foyers, si seulement nous avons des yeux pour voir et des cœurs pour répondre comme la bienheureuse Teresa l'a fait en suivant l'appel de Jésus. L'appel de Jésus est fait gratuitement, et nous sommes libres d'y répondre. Si nous apprenons de plus en plus à rendre un service aux membres de nos familles de tout cœur et gratuitement, sans compter le coût et sans chercher de récompense, nos familles deviendront des sanctuaires domestiques de l'Eglise.
Cela est possible seulement si nous accueillons Jésus dans nos foyers et si nous transformons chacune de nos familles en un autre Nazareth. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire: « Faites de votre famille/de votre communauté un autre Nazareth ».
Le « Charisme de Mère Teresa » nous invite à ressentir la soif intense et infinie d'amour et des âmes de Jésus sur la Croix et dans l'Eucharistie comme elle l'a ressentie, et aussi à étancher sa soif comme elle a essayé de l'étancher avec toute la puissance et l'endurance de son être.
« Le but général de la Société des Missionnaires de la Charité » écrit la bienheureuse Teresa, « est d'étancher la soif de Jésus. « J'ai soif », a dit Jésus sur la Croix Quand Jésus fut privé de toute consolation, mourant dans la pauvreté absolue, abandonné, méprisé et brisé dans son corps et dans son âme, il a parlé de sa soif- non d'eau- mais d'amour, de sacrifice. »
Elle continue: « Jésus est Dieu, donc son amour, sa soif sont infinis. Notre but est d'étancher la soif infinie d'un Dieu fait homme. Juste comme les anges en adoration dans le ciel chantent sans cesse les louanges de Dieu, nous aussi, en utilisant les quatre vœux de pauvreté absolue, de chasteté, d'obéissance et de Charité envers les pauvres, nous étanchons sans cesse le Dieu assoiffé de notre amour et de l'amour des âmes que nous lui apportons. »
« En vivant une vie de charité fervente dans la pratique de nos quatre vœux, nous étanchons la soif d'amour de Jésus, c.a.d. par notre perfection qui est le but de notre vie religieuse donnée à Dieu, l'amour qu'il demande à ses religieux. »
Chaque Missionnaire de la Charité doit ressentir la double soif avec la même intensité que Jésus l'a ressentie, et partager cette soif de Jésus aussi intimement que possible. Dieu a soif de nous et de tous, et nous avons soif de Dieu et des âmes: « La prière est la rencontre de la soif de Dieu avec la nôtre. Dieu a soif que nous ayons soif de lui. » (CCC 2560)
Un jour j'étais en train de fixer une plaque avec les mots « J'ai soif » sur le mur de notre chapelle à Rome où se trouvait le Crucifix. La bienheureuse Teresa M.C. était parmi nous cet après-midi- là. Elle est venue aussi voir comment je faisais. Elle s'est déplacée au fond de la chapelle et m'a dit : « Père Sébastien, mettez les mots « J'ai soif » aussi près que possible de la bouche de Jésus, comme s'il était en train de vous les dire maintenant. »
Comme je pensais à cela plus tard, je me suis rendu compte que la soif d'amour et des âmes de Jésus n'est pas seulement infinie mais aussi éternelle. La soif de Jésus augmente aujourd'hui comme on a besoin d'un amour beaucoup plus pur, car dans le monde d'aujourd'hui beaucoup plus d'âmes vivent et meurent dans la pauvreté spirituelle, la misère et l'indigence.
Jésus a choisi la bienheureuse Teresa et lui a fait ressentir cette soif intense, qui, s'est répandue comme le feu à travers la terre et la mer.. Nous partageons tous sa soif et son travail pénible pour étancher la soif de Jésus en grandissant en sainteté et en persévérant fidèlement dans notre vocation jusqu'à la fin. Je prie et demande les prières de tous pour cela.
.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
Article paru dans l'Osservatore Romano du 4 août 2010
18.06.09

Pentecôte 2009
" Ne vous attardez pas en chemin, ne vous éloignez pas du but,
luttez toujours, déplacez-vous toujours, avancez toujours. " (St. Augustin)
Chers et bien-aimés frères, soeurs et vous tous,
Que la grâce et la paix de ce temps saint de Pâques et de la fête de la Pentecôte soient avec vous. Nous attendons tous, avec impatience et dans la prière, dans la chambre haute avec Notre Dame, comme les apôtres, de recevoir le Saint-Esprit promis le dimanche de la Pentecôte, qui tombe cette année le 31 mai (09). Plus nous prions le Saint-Esprit mieux c'est. Il est le sanctificateur. Cela vaut la peine de devenir esclaves du Saint Esprit afin que toutes nos pensées, nos paroles et nos travaux soient toujours saints.
Merci pour vos prières. La retraite à Haïti s'est très bien passée. Rendons grâce à Dieu. Il y avait 22 soeurs plus la régionale Sr. Jacinta M.C. ; les soeurs de la communauté se joignirent à nous pour la sainte Messe et la conférence de l'après-midi. Elles étaient très heureuses et reconnaissantes comme d'habitude.
Haïti est un très beau pays. C'est très tropical, avec beaucoup de pluie. On peut y trouver toute l'année tous les fruits tropicaux en abondance, spécialement les mangues et les bananes.
Les soeurs M.C. ont 9 maisons à Haïti seulement. Elles y sont depuis 1979, si je ne me trompe pas. Elles font un travail magnifique auprès des plus pauvres parmi les pauvres, en risquant même leurs vies. Une des supérieures, Sr. Abha M.C., dans l'une des communautés a été blessée par des voleurs ; grâce à Dieu, elle n'est pas morte. Elle est là depuis le tout début.
La pauvreté des pauvres est au-delà de toute description. Il y a une dégradation morale au-delà de toute imagination. C'est une accumulation de la misère humaine réduite au niveau le plus bas. Je me demande comment des êtres humains arrivent à vivre de cette manière ? Grâce à Dieu
l' avortement n'est pas légalisé. Il est très fréquent de voir des jeunes filles vagabondes de 14 ans avec des bébés dans les bras. J'ai oint une femme de 28 ans environ qui est morte le jour même, en laissant ses sept enfants derrière, le plus âgé ayant environ 14 ans. Ils n'ont pas de père non plus, comme ils sont beaux-frères et belles soeurs. Ce genre de cas est très fréquent à Haïti, et nos soeurs essaient de faire tout ce qu'elles peuvent pour les aider. Je n'ai jamais vu autant de souffrance, de pauvreté et de misère, même à Calcutta (Inde). Les soeurs M.C. font vraiment un grand travail !
Nos frères M.C. ont aussi deux communautés à Port-au-Prince ; une est leur noviciat, l'autre est une maison pour des hommes et des femmes qui souffrent de TB, du Sida, etc.
J'ai été aussi très heureux de rencontrer un de mes vieux amis et frère, Michael Geilenfeld des U.S.A. qui dirige plusieurs maisons pour des garçons à Haïti. Cela faisait 31 ans que nous nous étions vus. Quelle rencontre joyeuse et merveilleuse ce fut ! Nous avons évoqué notre vie ensemble et l'apostolat parmi les pauvres à Los Angeles avec beaucoup de joie et de gratitude.
Un autre terrible mal qui afflige le peuple haïtien est leur pratique démoniaque de la magie noire, de la sorcellerie, etc. C'est une coutume très courante, acceptée, qui corrrompt continuellement la vie morale des gens, de la naissance à la mort. Ce culte satanique est la cause de beaucoup de souffrance dans le Coeur Sacré et Eucharistique de Jésus. Nous devons offrir beaucoup de prières et faire de nombreux sacrifices, et surtout de nombreuses heures d'adoration eucharistiques.
Haïti est souvent touché par des calamités naturelles comme les orages, les cyclones, les ouragans, etc. Le Seigneur veut sauver son peuple de nombreuses façons différentes, mais c'est très difficile pour Lui, car Il ne force personne mais respecte le don de liberté de choisir, de déterminer et de décider.
L'île est divisée en deux pays : la République Dominicaine et Haïti. Les soeurs M.C. sont dans les deux pays, mais elles ont seulement trois maisons en République Dominicaine, tandis qu'elles en ont 9 à Haïti, bien que la dernière soit beaucoup plus petite en taille et en population.
Ce que je pense en général est que la pauvreté de l'Inde est plus matérielle, au moins en comparaison avec cette sorte de pauvreté des pauvres, qui est à la fois matérielle et spirituelle. Il y a beaucoup de travail à faire partout : "Ora et Labora" avec beaucoup de "penitentia" est nécessaire. Nous avons besoin de plus en plus de prière, de pénitence et d'oeuvres de miséricorde pour vaincre le travail du malin. La route vers le ciel est cahoteuse et étroite et il y a peu de personnes qui aiment la prendre volontairement.
Merci, frères et soeurs, pour tout ce que vous êtes et pour tout ce que vous faites pour le Seigneur. Les choses que nous faisons peuvent être très petites et insignifiantes, mais elles deviennent grandes et infinies à cause de l'amour que nous mettons en les faisant. Dans les paroles de la bienheureuse Teresa M.C. dont l'enseignement rend les choses claires :
" Pour le bon Dieu rien n'est petit parce qu'il est si grand et nous sommes si petits - c'est pourquoi Il s'abaisse et se donne la peine de faire ces petites choses pour nous - pour nous donner la possibilité de lui prouver notre amour. Parce qu'il les a faites, elles sont très grandes. Il ne peut rien faire de petit ; elles sont infinies. Oui, mes chers enfants, soyez fidèles à des petites pratiques d'amour, de petits sacrifices, de petites mortifications intérieures, de petites fidélités à la Règle, ce qui construira en vous la vie de sainteté - vous fera ressembler au Christ. " (Instructions de la bienheureuse Teresa aux M.C., nov. 1960).
C'est le travail de Dieu que nous faisons. Cela peut être comparé à un ventilateur ou à une ampoule électrique. Pour que le ventilateur puisse marcher pour donner de l'air frais, cela exige de l'électricité. C'est l'electricité qui fait marcher le ventilateur. C'est l'electricité qui brille à travers l'ampoule électrique. S'il n'y a pas d'électricité le ventilateur est inutile et l'ampoule aussi. Nous sommes comme le ventilateur, comme l'ampoule. La grâce invisible de Dieu travaille en nous et à travers nous comme l'électricité invisible. Le Dieu invisible respire en nous de tout son souffle d'amour et de grâce et pour que nous soyons en vie et capable de faire son oeuvre avec amour. La petite hostie que nous recevons dans la sainte Communion est le secret de notre force pour faire l'oeuvre de Dieu, car nous savons que sans la sainte Messe et la sainte Communion nous ne pouvons pas faire son oeuvre. Car " Si nous avons notre Seigneur au milieu de nous, avec la Messe et la sainte Communion quotidiennes je ne crains rien pour les soeurs, ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux pas exister, je suis sans défense. " (Bienheureuse Teresa, Corpus Domini 1947). Une autre fois elle écrit :
" ... Le travail que nous avons à faire serait impossible sans sa grâce continuelle qui vient du tabernacle. Il doit tout faire . Nous devons seulement le suivre. " (ibid., janvier 1948).
L'achat du terrain à Rome rencontre encore des difficultés. Nous avons déjà surmonté tant d'obstacles, l'un après l'autre, chacun d'eux demande du temps, de la patience et de l'argent. Le problème que nous rencontrons maintenant est le coût des bâtiments. Nous devons payer un certain pourcentage du prix exact des bâtiments. Nous essayons de trouver un architecte pour faire le travail pour nous. Prizr davantage, je vous en prie.
Notre adoration perpétuelle est une grande source de force, bien que cela puisse être parfois très difficile et exigeant. Précisément parce que c'est difficile et très exigeant, cela devient aussi une source de grâce non seulement pour nos communautés et pour notre Société, mais aussi pour les LMC, pour la famille M.C, pour toute l'Église et pour le monde. " Que notre adoration ne cesse jamais. " (Pape Jean-Paul II).
St. Pierre Julien Eymard, l'apôtre de l'adoration eucharistique, écrit : " Allez à votre adoration comme quelqu'un qui irait au ciel, au banquet divin. Dites-vous : " Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, notre Seigneur nous donnera une abondance de grâce et d'amour. Il m'a invité, il m'attend ; il me désire ardemment. "
Mon voyage à Haïti est passé par Miami en Floride, où à l'aller et au retour j'ai rencontré nos soeurs M.C. et le groupe des LMC, qui ont réellement tout fait pour que je me sente très à l'aise. Ils m'ont mis dans un pièce pour la nourriture où il y avait toutes sortes de cargaisons de camion remplies de nourriture et de boissons non alcoolisées. Les deux fois j'ai dormi dans cette pièce. Ils savaient que j'étais en route pour Haïti ou que j'en revenais et que j'avais besoin de récupérer.
Comment puis-je suffisamment remercier nos soeurs M.C. de la région Notre Dame d'Alta Gracia pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité ? Remerciements spéciaux à Sr. Jacinta M.C., la supérieure régionale, à Sr. Anthony Mary Claret M.C., qui a pris si bien soin de moi, aux supérieures de Delmas, Jacmel, Miami et aux autres. J'ai été aussi très heureux de faire le voyage de retour de Port-au-Prince à Miami avec deux de nos vieilles amies : Sr. Mahima M.C. et Sr. Carmen M.C., qui nous aident périodiquement avec de bonnes vocations.
Ce fut si merveilleux de rencontrer nos soeurs M.C., les LMC et les coopérateurs à Miami et de leur parler et d'avoir la Sainte Messe avec et pour eux. Une fois de plus cela a renouvelé et remis en mémoire de nombreux LMC et d'autres personnes avec lesquelles nous avons eu la retraite à Miami en 2001 et ensuite récemment à Rome pour les célébrations du Jubilé des LMC.
J'ai pu expliquer à notre réunion à Miami le sens du mot "Miami" en italien et en espagnol. Jésus a demandé trois fois à St. Pierre : " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? ... et en italien : " Simone di Giovanni MI AMI tu più di costoro ? ". " MI AMI , " - Est-ce que tu m'aimes ?
St. Pierre répondit : " Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. " (Jn 21, 15). Je savais aussi que les soeurs M.C, les LMC et les coopérateurs de Miami aiment réellement Jésus en tous ceux qu'ils rencontrent et avec qui ils vivent, et ma réunion avec eux à Miami l'a réellement confirmé.
Avant de conclure cette lettre laissez-moi souhaiter à chacun de vous, frères et soeurs, une très joyeuse et très sainte fête de Pentecôte. Comme lui, le Saint Esprit, a transformé les coeurs et les vies des apôtres, Il peut donc aussi faire la même chose avec chacun d'entre nous, en donnant tous les dons nécessaires pour grandir dans la sainteté et persévérer dans notre belle vocation.
Souvenez-vous de moi, je vous en prie, dans votre prière pour ma nouvelle mission à Kigali, au Rwanda du 13 au 24 juin 2009.
Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
28.04.09
Il est difficile de prier si nous ne savons pas comment prier, mais nous devons nous aider nous-mêmes à prier. Le premier moyen à utiliser est le SILENCE. Nous ne pouvons pas nous mettre directement en présence de Dieu si nous ne pratiquons pas le silence intérieur et extérieur. Donc nous prendrons comme point particulier le silence de la langue, des yeux et de l'esprit.
Le silence de la langue nous apprendra tellement: à parler au Christ, à être joyeuses à la récréation, et à avoir beaucoup de choses à dire. A la récréation le Christ nous parle à travers les autres et à la méditation il nous parle directement. Le silence nous fait ressembler encore plus au Christ parce qu'il avait un amour particulier pour cette vertu.
Ensuite nous avons le silence des yeux qui nous aidera toujours à voir Dieu. Nos yeux sont comme deux fenêtres par lesquelles le Christ ou le monde arrivent dans nos coeurs. Nous avons souvent à faire preuve d'un grand courage pour les laisser fermer. Combien de fois nous disons,"J'aimerais ne pas avoir vu cette chose," et pourtant nous nous efforçons si peu de vaincre le désir de tout voir.
Le silence de l'esprit et du coeur: notre Dame "gardait toutes ces choses dans son coeur." Ce silence la conduisit près du Seigneur,de telle sorte qu'elle n'eut jamais rien à regretter. Regardez ce qu'elle fit quand St Joseph fut troublé. Un seul mot venu d'elle aurait éclairci son esprit; elle ne dit pas ce mot et notre Seigneur lui-même a fait le miracle de l'innocenter. Cela ne voudrait-il pas nous convaincre de cette nécessité du silence! Je pense alors que le chemin à suivre pour être en union intime avec Dieu deviendra très clair.
Le silence nous donne un regard neuf sur tout. Nous avons besoin du silence pour pouvoir toucher les âmes. L'essentiel n'est pas ce que nous disons mais ce que Dieu nous dit et dit à travers nous. Jésus nous attend toujours dans le silence. Dans ce silence. il nous écoutera, il y parlera à notre âme, nous y écouterons sa voix.
Le silence intérieur est très difficile, mais nous devons faire l'effort de prier. Dans le silence nous trouverons une énergie nouvelle et une véritable unité. L'énergie de Dieu sera la nôtre pour faire bien toutes choses, et ainsi il y aura l'unité de nos pensées avec ses pensées, l'unité de nos prières avec ses prières, l'unité de nos actions avec ses actions,l'unité de notre vie avec sa vie. Toutes nos paroles seront inutiles si elles ne viennent pas de l'intérieur. Les paroles qui ne donnent pas la lumière du Christ augmentent l'obscurité.
"Le silence est à la racine de notre union avec Dieu et avec les autres ."
Le fruit du silence est la prière
Le fruit de la prière est la foi
Le fruit de la foi est l'amour
Le fruit de l'amour est le service
Mère Teresa
11.03.09

Rencontre internationale LMC Lourdes
22/29 septembre 1996
Deuxième enseignement de
Monseigneur John Moloney
A L'ECOLE DE L'AMOUR
A travers les ombres vers la lumière. L'obscurité d'une grotte dans le rocher a cédé la place à une lumière splendide. A partir du jour où le ciel a touché la terre à la Grotte de Lourdes, avec la venue de la Vierge Immaculée, le rayonnement surnaturel de sa beauté a inondé de lumière cet endroit. Le parfum de roses que l'on vit à ses pieds dispersa la puanteur des détritus que contenait la grotte.
La lumière céleste qui entourait la Dame brilla sur le visage de la petite fille, Bernadette, agenouillée à ses pieds. Le cadre du drame qui se déroula là entre le 11 février et le 18 juillet est une sorte de toile de fond devant laquelle nous pouvons réfléchir avec fruit sur le thème de notre congrès. Car il est sûr qu'ici a eu lieu un drame de la charité dans l'humilité.
C'est ici que nous avons apporté notre thème. Un désir profond nous a inspiré le souhait de le présenter à la Vierge Immaculée et de lui demander d'ouvrir nos oreilles aux paroles qu'elle a prononcées ici, paroles si importantes par leur contenu; et nos yeux pour suivre les évènements qui ont eu lieu ici.
VOIR ET ENTENDRE
Vous qui êtes rassemblés ici, ne pensez-vous pas que votre désir est si bien exprimé dans le Cantique des Cantiques: "Ma colombe cachée au creux des rochers, en des retraites escarpées, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix". (Cantique des Cantiques 2, 14).
"L'amour a des yeux" a dit Saint François de Sales. Dès que Bernadette a posé les yeux sur la belle Dame, elle a été saisie par sa beauté.
Suivons cette histoire avec des yeux et des oreilles attentives, et nous pourrons recueillir la révélation de l'amour et de l'humilité qui tels deux fils d'or y sont tissés.
Car, pour une mission de la plus haute importance, le ciel a choisi dans une famille appauvrie, vivant dans une impasse, une pauvre enfant. La grande simplicité et la beauté de sa première rencontre avec la Vierge Immaculée captive notre attention.
Comme un rayon de soleil printanier, le sourire de la Vierge a brillé sur toute l'histoire de Lourdes. "J'ai vu la Dame qui me souriait très gracieusement, et semblait m'inviter à m'approcher". Au début elle eut peur, et toucha les perles de son chapelet, comme pour se défendre. Mais le sourire de la Dame désarma ses craintes. La personne qui sourit est un ami, le sourire est le miroir de l'amour qui est dans le coeur. Bernadette n'a plus jamais eu peur. Ça a été l'amour coup de foudre.
Les premiers mots de la Dame étaient une invitation: "Me feriez-vous la faveur de venir ici pendant quinze jours?" N'avons-nous pas déjà là une belle leçon d'humilité? Une mère qui sourit à son enfant avec amour; et puis la courtoisie du ciel. La grâce de Dieu réside en la courtoisie. La Reine demande une faveur à une pauvre enfant illettrée. C'est la courtoisie du ciel que de demander une faveur avant de demander quelque chose en retour.
Dès les premiers instants de la visite, l'enfant ouvrait déjà son coeur dans une obéissance et une humilité totales. "Si la Sainte Vierge m'a choisie, c'est parce que j'étais si ignorante." Elle a posé ses yeux sur la beauté rayonnante de la Vierge; elle avait ses oreilles attentives à chacune des paroles qui lui étaient adressées.
Voici une illustration; une petite image de contemplation. Une jeune fille d'une paroisse très pauvre de Dublin où je me trouvais, ayant perdu la vue à l'âge de six ans à la suite d'un accident. A vingt et un ans, elle se trouvait à Lourdes; et venant à la Messe à la Basilique Pie X, elle reconnut ma voix et me dit: "Père, j'ai quelque chose à vous dire: j'ai prié Notre Dame de Lourdes de ne pas me rendre la vue. Cela ne ferait que me distraire". Quel exemple d'humble prière et du don de vision intérieure. Une petite contemplative, certainement, enrichie par son expérience de Lourdes. Comme pour Bernadette, les séductions et les distractions de ce monde ne méritaient pas son attention. Bernadette a dit: "Quand je l'ai vue, je n'ai plus aimé ce monde". Dés le commencement, la Dame lui a promis "le bonheur dans le monde à venir". Cela lui suffisait. Son seul but était les horizons éternels. Elle a souvent parlé de son désir de retrouver "l'ai de sa patrie", non pas l'air de Lourdes, mais celui du ciel.
Dès que Bernadette eut posé les yeux sur la belle Dame, ce fut l'amour coup de foudre. Elle revint sans faute à la grotte pendant quinze jours, comme l'avait demandé la Dame. Son pélerinage avait commencé: et dans une obéissance humble et totale, elle regarda et écouta. Toujours à genoux, ses yeux étaient éblouis par la beauté de la Dame. Son exclamation revient comme un refrain: "Elle souriait et était si belle".
A L'ECOLE DE L'HUMILITE
Les gestes et le dialogue qui accompagnaient les visites, nous pouvons les interpréter comme se rattachant au thème de cette conférence. Une humilité apprise par la faiblesse. Quand la Dame a demandé à Bernadette de réciter le chapelet, elle voulut lever la main pour faire le signe de croix. Mais ce n'est que lorque la Dame fit le signe de croix qu'elle put lever le bras et le faire avec elle. Au "Gloire au Père", la Dame pencha la tête et le récita avec elle - les deux voix n'en faisant qu'une dans l'humble adoration de la Sainte Trinité.
Bernadette, dans sa simplicité enfantine, pensait n'avoir que de rares formules de prière. "Je ne connais que le chapelet".
Le Coeur Immaculé de Marie se révèla à l'enfant pendant les visites. La beauté de son âme se reflétait en brillant dans son sourire radieux. Mais quelquefois ce sourire s'assombrissait lorsqu'elle demandait à Bernadette de "prier pour les pécheurs". J'ai pleuré parce que la Dame pleurait." Dans son humilité profonde, elle a commencé par elle-même: "Il est juste que je souffre parce que j'ai péché". Par son intermédiaire la Dame de mandait à un monde pécheur de pleurer sur ses péchés. Voici la prière d'un coeur humble et contrit: "Oh, Jésus et Marie, permettez que toute la consolation de ce monde se trouve en vous aimant et en souffrant pour les pécheurs".
Avec une simplicité enfantine, l'enfant demandait et redemendait à la Dame quel était son nom, quelquefois en s'avançant à genoux avec un crayon et du papier en lui demandant d'écrire. "Madame, auriez-vous la bonté de me dire qui vous êtes, s'il vous plait?" Son souhait fut exaucé le 25 mars. Penchant la tête et levant les yeux au ciel, la Dame dit: "Je suis l'Immaculée Conception".
La dernière visite eut lieu le jour de la fête de Notre-Dame du Carmel, le 16 juillet. Comme d'habitude, Bernadette s'agenouilla à la Grotte, tandis que la foule se massait dans le champ de l'autre côté de la rivière. La Dame apparut juste avant le coucher du soleil. Cette fois, aucun mot ne fut prononcé: seulement le langage d'un sourire en regardant Bernadette, avant de se tourner vers la foule et et lui sourire. Puis elle disparut à la vue.
Le Seigneur s'était penché sur l'humilité de sa servante. Et maintenant, il se penchait sur la pauvreté et l'humilité d'un peuple, assemblé dans une foi simple et recevant l'assurance de l'amour de la Vierge.
JAMAIS SI BELLE
Lors de cette dernière visite, Bernadette s'écrie: "Je ne l'ai jamais vue aussi belle". Nous avons l'habitude de réfléchir sur le sens caché de ces paroles. Marie est toute belle, "Tota pulchra". Sa beauté ne varie pas. Ce qui s'était approfondie en Bernadette, c'était sa capacité de plus en plus profonde à voir la beauté de la Dame. Elle avait suivi un long chemin à l'école de l'amour et de l'humilité, du 11 février au 16 juillet. La leçon apprise par Bernadette est que nous pouvons tous faire notre part. L e Pape Paul VI l'a dit: "Admirer la grâce de Marie, c'est respecter la grâce en nous-mêmes".
UN BALAI DANS UN COIN
Lorsqu'elle quitte Lourdes pour entrer chez les soeurs de la Charité à Nevers, elle ne souhaitait pas y revenir pour y accueillir la notoriété et la renommée qui pouvaient être les siennes. "Je porte la Grotte dans mon coeur", disait-elle. Lorsque plus tard on lui demanda si elle aimerait y retourner pour voir combien le Sanctuaire s'était développé, ainsi que le fleuve des pélerins, elle répondit que comme on met le balai dans un coin après usage, ainsi elle-même était-elle "un balai dans un coin". On s'était servi d'elle, et maintenant sa fonction à Lourdes était terminée. Elle se voyait comme un petit instrument flexible dans la main de Dieu, toujours prête à être utilisée par Lui ou quand il le souhaite, à être mise dans un coin comme un balai dont on n'aurait plus besoin.
Une expression qu'elle a souvent utilisée révèle la profondeur de son humilité de coeur. "Je ne suis bonne à rien".
Nous sommes en présence du paradoxe sur la voie de la sainteté; une petite voie, la route des grandes choses pour Dieu; la voie royale des humbles: on n'est rien, et on devient quelqu'un.
La rose qui fleurit dans un coin obscur, paisiblement caché à la vue.
Il est intéressant de noter un parallèle étroit avec la vie de Sainte Thérèse de Lisieux dont nous célébrerons le centenaire de la mort le 30 septembre 1996. Elle pensait d'elle même n'avoir que si peu d'importance; tout juste un minuscule pétale de rose, et encore, un pétale fané. Elle se décrit dans un poème, dont voici un morceau de strophe:
"Seigneur, sur tes autels plus d'une fraîche rose
aime à briller;
onne à toi..... mais je rêve autre chose:
"C'est m'effeuiller".
SERVIR AVEC AMOUR
La vie de Bernadette ne consistait pas seulement à faire le signe de Croix, mais aussi à porter la Croix des douleurs. Humblement, docilement, elle accepta la souffrance: "O Jésus, je ne pense pas à ma croix quand je me souviens de la tienne". Quand la douleur devint intense, elle eut recours à l'aide de sa Mère. "O ma Mère, voici ton enfant qui ne peut pas supporter davantage". Pour elle, il n'y avait pas de souffrance perdue. Elle offrit la sienne pour tous les malades et tous les endeuillés du monde. "O Coeur très compatissant de mon Jésus, accepte chacune de mes larmes, chacun de mes cris de douleur de ma part comme une supplique pour tous ceux qui souffrent, pour tous ceux qui pleurent, pour tous ceux qui t'oublient".
MERE TERESA
Il y a tant d'aperçus et d'inspirations dans l'histoire de Lourdes que nous voyons répétés dans la vision et l'apostolat de Mère Teresa. Bernadette a embrassé la Croix et tous ceux qui souffrent. De même Mère Teresa: "Le monde d'aujourd'hui est un "calvaire ouvert". Vous revivez la Passion du Christ, acceptez donc Jésus tel qu'il vient à vous, couvert de bleus, divisé, plein de douleurs et de blessures".
Les mains de Bernadette exprimaient le langage de l'amour, d'un amour bienveillant qui se montrait dans la qualité de sa tendresse. Une jeune fille, Jeanne Jadot, qui travaillait au service domestique du couvent de Nevers, dit de Bernadette: "Elle prit mes mains avec toute la tendresse d'une mère".
Combien parmi les plus abandonnés et les plus humbles Mère Teresa a-t-elle pris dans ses bras, avec toute la tendresse d'une mère. Et elle vous a inspirés, vous, ses Missionnaires, d' en faire autant. Elle en appelle à vous, "à donner vos mains pour servir le Christ dans ses pauvres et vos coeurs pour l'aimer en eux".
Bernadette a allumé une bougie pour qu'elle brille dans l'obscurité de la Grotte. Mère Teresa a allumé une bougie dans les rues et les ruelles les plus sombres du monde, pour porter un message d'espoir et d'amour au monde des pauvres et des abandonnés.
FAMILLE
Dans notre monde, la famille est assiégée. Sa sainteté et sa permanence sont si souvent attaquées. Et combien souvent la voix claire et courageuse de Mère Teresa ne s'est-elle pas élevée pour la défendre. Bernadette aima la famille profondément, et ce qui constitue le centre du bonheur familial. "Je ne leur demande pas d'être riches, mais de pouvoir mener des vies décentes, et qu'ils puissent aimer Dieu Tout-Puissant".
SERVICE SANS FIN
A l'arrêt près de l'entrée de la Grotte d'où le car part pour la cité des pauvres, il y a une grosse horloge. Et il y est écrit en français et en grosses lettres: "Charité n'a pas d'heure".
Etre disponible, donner un service plein de grâce et d'humilité aux pauvres vingt quatre heures sur vingt quatre est votre noble tâche de Missionnaires de la Charité. Il n'est de personne dans le besoin, ni d'instant de besoin, auquel votre amour n'ait rien à donner.
Bernadette était si consciente de sa petitesse mais elle pouvait voir avec les yeux clairs de la Foi et dire: "Au ciel je n'oublierai personne".
Un enfant apprend de sa mère à se souvenir. Nous sommes conscients de l'étreinte enveloppante de la Mère universelle qui nous réunit en foule aujourd'hui.
Puisse notre Dame de Lourdes, par la grâce de votre visite, rafraîchir votre dévouement à l'Apostolat dans la forme si impérieusement nécessaire dans notre monde, à savoir votre amour généreux et votre humilité profonde envers les plus pauvres et les plus abandonnés.
08.03.09

Enseignement de Monseigneur John Moloney
Rencontre internationale LMC Lourdes
22/29 septembre 1996

Premier Enseignement
Thème: la charité dans l'humilité
FENÊTRE DU CIEL
Nous voici dans ce pays de collines, ayant laissé derrière nous le cadre et la routine de notre vie de tous les jours. Nous sommes devenus des pélerins, et, comme l'ancien peuple de Dieu, qui prit conscience de l'intimité de la présence de Dieu sur la montagne, et fut guidé par une colonne de nuages ou de lumière, la Mère de Dieu nous a attirés ici. Au lieu d'une colonne de nuages, Elle qui est la Femme vêtue de lumière, a éclairé notre chemin vers cet endroit béni. Nous sommes venus répondre à l'invitation exprimée à Bernadette, la petite bergère jadis agenouillée à ses pieds: "Dites-leur de venir en procession".
Il s'agit, dans nos vies, d'un moment unique et comblé de grâces. Avant même votre arrivée vous aviez déjà, par anticipation, reçu l'immense joie qui remplit vos coeurs aujourd'hui. Et quelle joie pour Marie que votre présence ici; combien doit-elle aimer le titre même et le but de votre apostolat: "Laïcs Missionnaires de la Charité".
Le cadre
L'histoire et la géographie de cet endroit béni représentent le cadre parfait de cette conférence qui est la vôtre. Elles parlent un langage facile à relier à cet instant et à tout l'objectif et à toute la merveille de votre Apostolat.
Ici, dans le calme des collines et loin du brouhaha et du rythme intense de la vie que vous avez laissés en bas, il y a le calme et la tranquillité; et si vous baissez le volume du bruit du monde, vous trouverez le baume d'une paix profonde. "La montagne apporte la paix au monde".
Elie, sur la montagne, a entendu le Seigneur, non pas dans l'orage, mais "dans le bruissement d'une brise légère" (I Rois 19, 12). Bernadette, entendant le bruissement d'une brise légère, se tourna vers la source de ce son et vit, pour la première fois, la belle Dame.
Lorsqu'en février 1958, le Pape Pie XII parla à l'occasion du centenaire des Apparitions de Lourdes, il employa une expression très significative: "Avec la venue de la Vierge Immaculée, une fenêtre s'était ouverte au Ciel". Et pour nous ici réunis, une fenêtre est ouverte au Ciel, fenêtre qui illumine pour nous la vision de beauté, la sainteté, le sourire de la Vierge Immaculée. Et nous pouvons dire que, par cette fenêtre ouverte, la lumière brille d'une clarté particulière sur le thème de votre conférence: "La Charité dans l'Humilité".
Terre d'Evangile
Lourdes est souvent appelée "Terre d'Evangile" car, très réellement, Jésus est ici comme dans l'Evangile, penchant l'oreille vers les cris des pauvres, tendant la main pour toucher de son amour de guérison les oreilles et les yeux et les membres, et, plus profondément, pour ouvrir les coeurs à recevoir sa miséricorde et à y répondre d'une foi humble.
Dans un moment particulier de la révélation de son coeur, Jésus a tourné son regard vers le ciel et son Père, dans une prière d'action de grâces: "Je te rends grâces, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché ces choses aux sages et aux avisés et de les avoir révélées aux tout-petits...Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau, et, je vous donnerai le repos. Prenez mon joug et faites comme moi car je suis doux et humble de coeur et vous trouverez le repos de vos âmes car mon joug est doux et mon fardeau léger". (Mt 11, 25-30).
Dans cet instant de l'Evangile, Jésus a adressé son invitation "Venez" non seulement à ceux qui l'ont entendu, mais à toute personne chargée d'un lourd fardeau.
Le Pape Jean-Paul II appelle notre attention sur l'importance de ce moment. "Une seule fois, peut-être, le Seigneur Jésus parle de son coeur dans ses propres mots. Et il souligne ce caractère unique, de "douceur et d'humilité du coeur" comme s'il voulait dire que c'est uniquement de cette manière qu'il souhaite être le Roi de coeur. Ces qualités le révèlent pleinement et nous permettent d'en arriver à le connaître et à l'accueillir; elles en font l'objet de l'admiration suprême."
Tout au long de l'Evangile, il révèle un amour qui est doux, toujours à l'écoute et disponible à guérir et à sauver tout coeur humain qui serait las ou troublé. "Le Seigneur entend le cri des pauvres".
Il était rempli de compassion pour la multitude affamée sur le flanc d'une montagne. "J'ai pitié de la foule car voilà trois jours qu'ils sont avec moi et n'ont rien à manger et je ne veux pas les renvoyer à jeun de peur qu'ils ne défaillent en chemin". (Mt 15, 32)
Il s'est préparé pour la Dernière Cène, la révélation finale de Son amour, par un geste d'humilité. Il s'est penché pour laver les pieds de ses disciples. Saint Augustin aimait à s'attarder sur chacun des détails de cette scène: il la voyait liée à toute la mission de salut de Jésus.
"Il quitta ses vêtements, lui qui, lorsqu'il avait la forme de Dieu, s'était dépouillé; il s'entoura les hanches d'une serviette, et prit la forme d'un serviteur. Il versa de l'eau dans une bassine pour laver les pieds de ses disciples, lui qui versa sur le sol son sang qui lava l'impureté des pécheurs. Sur la Croix, on lui enleva ses vêtements; mort on l'enveloppa d'un suaire; toute sa Passion n'a été qu'un acte de purification".
Jésus a lavé les pieds de ses disciples, non seulement parce qu'ils avaient besoin d'être lavés, mais aussi parce que leurs pieds et les pieds de tous ceux qui porteraient sa paix et son amour de guérison étaient dignes d'être purifiés. "Qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte la bonne nouvelle". (Is. 52,7).
D'un geste d'humilité au summum de l'amour. Jésus célèbrera la Pâque avec ses disciples. "Ayant aimé les siens demeurant dans le monde, il les aima jusqu'au bout" (Jn 13, 1). Cette nuit-là, le débordement de l'amour de Jésus fut si intense, que, sur l'instant, il voulut mettre à l'arrière-plan la pensée de la Passion imminente. "J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir" (Lc. 22, 15).
Lors de la célébration de sa messe au Parc Phoenix de Dublin, le Pape Jean-Paul II a dit: "Depuis le Cénacle de Jérusalem, depuis la dernière Cène, l'Eucharistie écrit, d'une certaine manière, l'histoire des coeurs humains et des communautés humaines". Le plus pauvre des exclus de l'histoire du monde était appelé à partager le Pain de Vie. Cette nuit-là, Jésus a écrit l'histoire de chacun de nous, et de chaque communauté apostolique; il a écrit l'histoire de votre Mission de Charité. "Je vous ai appelés amis", a-t-il dit, et il utilise vos voix et vos coeurs pour aller dire aux plus pauvres du monde qu'ils sont amis.
Deux Coeurs
Le Calvaire est l'achèvement de la révélation de la charité et de l'humilité. Il ne pouvait pas donner de plus grand amour. "Jésus s'est humilié, s'est fait obéissant, jusqu'à la mort sur la croix (Ph. 2,8)
Lorsque son flanc fut ouvert, il accueillit en son coeur tous les deuils et toutes les souffrances du monde. Dans sa grandeur solitaire, Marie était là, à l'heure la plus belle". Le Pape Jean-Paul II éclaire une fois de plus cet instant. "Il y avait là deux autels: le Corps de Jésus, et le coeur de Marie".
N'est-il pas facile, pour nous, d'interpréter l'histoire et le message de Lourdes à la lumière de l'Evangile? De trouver dans ce lieu saint la présence tangible de Jésus et de Marie? La pauvreté de Béthléhem, nous la retrouvons dans la maison de Bernadette, le Cachot, une cellule de prison transformée.
Dans l'Evangile, elle avançait presque sans se faire remarquer. De Cana au Calvaire, elle n'était que la femme au milieu de la foule; selon Monseigneur Ronald Knox, "tout juste un écho et un parfum". Vatican II la décrit: "Elle s'est tout entière consacrée à la personne et à l'oeuvre de son Fils". A Lourdes elle se consacre à la Personne de son Fils car elle le retrouve dans tous les malades et les démunis; ceux qui souffrent du doute, du découragement, de la solitude. Elle voit les souffrants du monde à travers les yeux et avec la compassion de son Fils comme, dans l'Evangile, il a regardé avec compassion la multitude qui lui amenait les malades, comme une marée ondoyante d'humanité souffrante vers laquelle il tendait la main pour guérir et ramener à la vie."
C'est ainsi que sa mission de guérison continue à Lourdes. Et Marie est toujours active. Le Pape Paul VI l'a décrite sous trois aspects: "La Vierge qui écoute", "La Vierge qui prie", "La Vierge qui offre" (Marialis Cultus). La première activité consiste à écouter; écouter dans la joie, se joignant sûrement au grand choeur de louange - Magnificat, Lauda Sion - qui s'élève tous les jours de l'immense foule à la procession du Saint Sacrement, un chant dont l'écho monte des collines vers l'éternité.
Marie écoute également les intercessions innombrables qui lui sont murmurées dans le silence de la nuit, à la Grotte.
L'amour a des yeux. Des yeux remplis d'amour et d'espérance qui scrutent à travers les bougies vacillantes qui éclairent sa silhouette presque cachée dans la niche du rocher.
Comme une mère qui veille au chevet de son enfant malade. Quand elle cède à un demi-sommeil, elle guette le moindre gémissement de douleur. Ainsi, Marie veille et est attentive à chaque humble cri comme s'il venait d'un fils unique.
Le Pape Jean-Paul II, commentant sa présence à Cana, explique comment sa présence active est proche de chaque besoin, qu'il soit grave ou futile.
A Cana, "elle a manifesté une nouvelle sorte de maternité; sa sollicitude envers les êtres humains, venant à eux dans la grande variété de leurs nécessités et besoins".
Mamma
La puissance et la tendresse de sa maternité, telle qu'elle s'exerce à Lourdes, s'exprime avec force dans une statue de bois sculptée par une mère de famille de Boulogne. Elle représente un enfant dont les coudes reposent sur les genoux de sa mère et qui lui montre un doigt meurtri. Elle regarde le doigt en souriant - simplement un sourire et un baiser maternel, et tout rentre dans l'ordre. Quand l'évêque de Lourdes a béni la statue, il l'a appelée "Mamma".
A Cana, les derniers mots attestés de Marie, un ardent plaidoyer envers ses enfants: "Faites tout ce qu'il vous dira". Le message de Lourdes est celui du coeur d'une mère qui dit à ses enfants de faire humblement pénitence. "Lavez-vous à la source". "Dites aux prêtres de construire une Eglise". Un appel en faveur du Sacrement de pénitence et de la Sainte Eucharistie.
Mère Teresa
Combien facilement la vie et l'apostolat de Mère Teresa s'insèrent dans le cadre de Lourdes! L'humble jeune fille de Nazareth a choisi une humble enfant et, dans son amour, en a fait la messagère d'un grand apostolat. Mère Teresa, dont le coeur abonde d'amour, a construit un apostolat puissant sur les fondations d'une humilité enfantine. Les paroles et l'exemple de Mère Teresa, comme la lumière de la sombre Grotte, illuminent le thème qui engage notre réflexion.
Elle donne une recette d'humilité. Elle cite Saint Augustin: "Remplissez-vous d'abord et vous saurez donner aux autres! Si nous voulons vraiment être remplis de Dieu, nous devons nous vider de tout ce qui est égoisme en nous".
"Il est magnifique de voir l'humilité du Christ. Cette humilité peut se voir dans la Crèche...dans toutes les souffrances et dans la mort horribles de sa Passion et maintenant dans son état permanent d'humilité dans le tabernacle...Plus vous vous oublierez vous-même, et plus Jésus pensera à vous".
Jésus a inspiré une femme, et lui a donné la vision splendide de le trouver sous l'apparence de la pauvreté et de la solitude de ses enfants les plus abandonnés. Et de la même façon il a inspiré une grande Communauté de Missionnaires, vous-mêmes qui êtes entrés dans la noble association, unis que vous êtes en Un Seul, dans les Coeurs de Jésus et de Marie.
Une dernière pensée dans ce contexte. Saint Bernard a dit que tout comme une personne qui a fait un bouquet de lys garde encore sur ses mains leur parfum après que les lys n'y sont plus, ainsi Marie, qui a tenu Jésus dans ses bras, garde le parfum de sa beauté et de son amour qui restent siens pour toujours. Ainsi, vous êtes sûrs d'être récompensés. Vous portez les pauvres dans vos bras, et le Seigneur vous remplit certainement du parfum de son amour.
Un souhait et une prière
Puis-je exprimer un souhait et une prière à votre intention. Je passe de l'image des lys aux roses. Lorsque Notre-Dame est apparue à la Grotte, deux roses épanouies se voyaient à ses pieds.
Au-dessus de l'entrée de la Basilique du Rosaire, ces mots sont taillés dans la corniche circulaire de marbre: "Comme un rosier planté près des fleuves d'eau, portez du fruit".
03.03.09

"C'EST A MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Mars 2009
Spécial Jubilé / 11
Rénover et Restaurer
"LE CHEMIN DE SAINTETÉ"
des Laïcs Missionnaires de la Charité:
(Aimer, Suivre et Servir Jésus,
Chez les laïcs, dans l'Église et dans le Monde)
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
La nature des Laïcs Missionnaires de la Charité peut se trouver dans les premières pages des "Statuts et du Chemin de Vie des LMC". Il est nécessaire de lire les Statuts attentivement et de les méditer dans la prière.
De cette lecture méditée, les LMC arriveront à comprendre ce qu' ils sont appelés à professer et à pratiquer.
Tous les laïcs qui aspirent à faire partie du Mouvement des LMC doivent approfondir les Statuts dans la prière et les thèmes qui s'y rapportent pour en comprendre les privilèges et les obligations.
Les LMC devront toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs: ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde.
Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison là où ils vivent, où ils travaillent, là où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre. (cf. Mt 5, 13).
Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et il n'en reste plus que la saveur. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur.
Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Les gens disent un tas de choses intelligentes, grandioses, belles, merveilleuses, tandis que moi je dis des choses apparemment bêtes, des choses que même les enfants peuvent comprendre, et pourtant les gens ont faim de ces choses, des choses qu'ils peuvent comprendre et s'approprier, car la sainteté n'est pas un luxe pour quelques élus.
La sainteté est un devoir pour tous, pour vous et pour moi.
Mais qu'est-ce c'est que la sainteté? La sainteté c'est accepter la volonté de Dieu avec un grand sourire...C'est tout cela. Accepter la volonté de Dieu, l'accepter quand il vient dans notre vie, accepter qu'il nous prenne ce qu'il veut, accepter qu'il nous utilise comme il veut...sans nous consulter.
Malheureusement nous n'aimons pas ne pas être consultés! La sainteté c'est le laisser nous utiliser, se servir de nous, nous mettre en pièces, nous vider complètement de nous-mêmes. Accepter d'être vidés, d'être mis en pièces, de réussir et d'échouer, de rester sous le regard de tous."
"Ce que Jésus veut de vous et de moi c'est cette disponibilité à accepter, c'est cette permission de nous utiliser ...sans nous consulter.
C'est l'oeuvre de la vigne et des sarments. Je pense que vous et moi nous avons une grande responsabilité dans le monde d'aujourd'hui. Peu importe ce que les gens disent ou pensent. C'est la dernière chose dont nous devons nous préoccuper, la derniére chose dont nous devons nous inquiéter!
Regardons encore dans nos maisons...Comment se présente l'amour de Dieu dans notre maison?
Parfois il m'est plus facile de sourire à des étrangers qu' aux personnes de ma maison. Parfois j'ai du mal à leur sourire et il est très possible que cela vous arrive à vous aussi.
Portons donc cet amour ardent dans nos maisons!"
Mère Teresa
La mia Regola, page 142-143
01.03.09

STATUTS
ET
CHEMIN DE VIE DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE

Lettre de Mère Teresa aux LMC

LDM 2/5/90
Mes chers Laïcs Missionnaires de la Charité
Gardez la joie d'aimer Jésus dans vos coeurs et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez, en particulier avec votre famille.
Priez toujours ensemble et vous resterez ensemble.
Soyez seulement tout à Jésus par Marie.
Prions.
Dieu vous bénisse.
M.Teresa mc
VICARIAT DE ROME
Office des Instituts Religieux
Rome – 25 Février 1987
Très Révérend Père Sebastian,
J'ai reçu la copie des Statuts et du Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité, et je suis très heureux de vous dire que je ne peux qu'être en accord avec l'objectif fondamental du Mouvement qui se propose de restaurer le sanctuaire domestique de la famille à travers la prière, le dialogue et la consécration personnelle.
Je souhaite vraiment et je prie qu'avec la grâce de Dieu, le chemin déjà parcouru s'enrichisse toujours plus de nombreux et généreux disciples, afin que cette oeuvre, si bénéfique et si chrétienne, continue de se propager, en communion avec l'Eglise universelle et plus particulièrement avec notre bien-aimé diocèse de Rome.
Réconforté par les fruits des biens spirituels que l'on m'expose, et il est juste de remercier notre Seigneur pour le témoignage religieux et pour l'apostolat généreux des membres de ce « Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité », j'adhère très volontiers par la présente lettre, à votre désir qu'il soit affilié à l'Association des Missionnaires de la Charité, fondée par la Révérende Mère Teresa de Calcutta, selon la norme des Statuts et du Chemin de Vie présentés au Vicariat de Rome avec le protocole numéro 193/87.
J'implore sur vous tous l'assistance divine et la grâce de l'Esprit Saint, avec le souhait qu'elles produisent du fruit en abondance dans vos vies et dans le travail que les Laïcs Missionnaires de la Charité entreprendront pour la plus grande gloire de Dieu, et de tout coeur je vous envoie ma bénédiction paternelle.
Signé,
Cardinal Ugo Poletti
Vicaire de sa Sainteté
pour le Diocèse de Rome

ABREVIATIONS
LMC – Laïcs Missionnaires de la Charité
FC – Familiaris Consortio : Exhortation Apostolique du Pape Jean Paul II sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui. 22 Novembre 1981.
HV – Humanae Vitae : Lettre Encyclique du Pape Paul VI sur les règles justes ( licites ) en matière de procréation des enfants. 25 Juillet 1968.
GS – Gaudium et Spes : Constitution Pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps. Concile Vatican II.
AA – Apostolicam Actuositatem : Décret sur l'Apostolat des Laïcs. Concile Vatican II.
AG – Ad Gentes : Décret sur l'Activité Missionnaire de l'Eglise. Concile Vatican II.
SC – Sacrosanctum Concilium : Constitution sur la Sainte Liturgie. Concile Vatican II.
Mystici Corporis : Pape Pie XII. 29 Juin 1943.
Marialis Cultus : Exhortation Apostolique pour une juste conception et pour le développement de la dévotion à la Sainte Vierge Marie. Pape Paul VI. 2 Février 1974.
Nouvelles Règles sur les Indulgences : Saint Siège. 29 Juin 1968.
Instruction Générale sur la Liturgie des Heures. Pape Paul VI. 1er Novembre 1970.
Constitutions des Missionnaires de la charité.
« Souffle en moi, Esprit Saint,
pour que mes pensées puissent toutes être saintes.
Oeuvre en moi, Esprit Saint,
pour que mon travail aussi puisse être saint.
Attire mon coeur, Esprit Saint
pour que je puisse n'aimer que ce qui est saint
Fortifie-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse défendre tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint,
pour que je puisse toujours être saint. »
St Augustin
TABLE DES MATIERES
Chapitre 1. - La Nature et la Mission du Mouvement......................................................7
Chapitre 2. - Les Voeux........................................................................................................8
A. La Chasteté.....................................................................................................................10
B. La Pauvreté............ ........................................................................................................13
C. L'Obéissance...................................................................................................................14
D. Le Service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres...................16
Chapitre 3. - La Communauté des LMC en dialogue avec Dieu....................................18
Chapitre 4. - La Croix : pas de plus Grand Amour !........................................................21
Chapitre 5. - Le Mouvement des LMC en tant que Communauté
au Service de l'Homme.................................................................................22
Les LMC sont appelés à offrir un service de tout cœur et gratuit
(a) aux membres de leurs propres familles...........................................................................22
(b) aux membres du Mouvement..........................................................................................22
(c) à la famille des Missionnaires de la Charité....................................................................23
(d) aux plus pauvres parmi les pauvres.................................................................................23
Le Lien LMC........................................................................................................................25
Le Rite de Profession et de Renouvellement des voeux des LMC...................................26
Lettre de P. Sebastian MC de juillet-août 1999.................................................................27
Lettre de P. Sebastian MC : Corpus Domini 2006............................................................29
« Les Chrétiens exerceront leur apostolat en s'accordant sur un même but. Qu'ils soient apôtres, tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui expriment en tant que tels le caractère communautaire de l'apostolat ; qu'ils le soient aussi dans les groupements libres dans lesquels ils auront choisi de se réunir. »
« L'apostolat organisé est aussi très important parce que souvent, soit dans les communautés ecclésiales, soit dans les divers milieux de vie, l'apostolat requiert une action d'ensemble. Les organisations créées pour un apostolat collectif soutiennent leurs membres, les forment à l'apostolat, ordonnent et dirigent leur action apostolique de telle sorte qu'on puisse en espérer des résultats beaucoup plus importants que si chacun agissait isolément. »
Décret sur l'Apostolat des Laïcs n° 18 : 2,3
LES STATUTS ET LE CHEMIN DE VIE DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE ( LMC )
CHAPITRE 1 – La Nature et la Mission du Mouvement
« Autrefois vous n'étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu ; une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis. » ( I P. 2, 9-10 )
« Famille, deviens ce que tu es ! » ( FC n° 17 )
1. Notre Mouvement, connu sous le nom des « Laïcs Missionnaires de la Charité », est une Association internationale de laïcs mariés et célibataires :
- qui prononcent des voeux privés de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, vécus selon les conditions de vie de chacun ;
- dont la vie est marquée par la prière et un esprit de sacrifice joyeux au sein de leurs propres familles et au coeur du monde, vivant ainsi partout une vie droite et sainte, consacrant le monde entièrement à Dieu, aidés par un père spirituel qui comprend et partage l'esprit des Missionnaires de la Charité ;
- qui sont intimement liés à la famille des Missionnaires de la Charité, fondée par Mère Teresa de Calcutta, et à laquelle ils sont affiliés spirituellement ;
- qui reconnaissent pleinement le Magistère de l'Eglise, et respectent ses Ministres et leur obéissent.
2. L'esprit des Laïcs Missionnaires de la Charité est un esprit d'abandon total à la sainte volonté de Dieu, de confiance de petit enfant en sa sollicitude paternelle, d'empressement au service dans une profonde humilité à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph.
3. Le but des Laïcs Missionnaires de la Charité est d'étancher la soif infinie d'amour de toutes les âmes de Jésus sur la Croix, grâce à la profession annuelle des quatre voeux privés selon les Statuts.
4. La mission spéciale des LMC est de travailler au salut et à la sanctification des membres de leurs propres familles et des plus pauvres parmi les pauvres du monde entier:
- avec leur effort constant pour transformer leurs propres familles en de véritables sanctuaires d'amour par la prière en famille, le dialogue, le partage et le service ;
- en faisant les petites choses ordinaires avec un amour extraordinaire, pour la plus grande gloire de Dieu ;
- en vivant une vie de prière, de pénitence et de service, marquée par la simplicité, l'humilité, et la pratique des enseignements de l'Evangile ; en aimant et en adorant Jésus sous les espèces du Pain et du Vin ;
- avec leur présence consacrée au coeur du monde ;
- en aimant et servant Jésus caché sous le masque de détresse des plus pauvres parmi les pauvres;
- en donnant une aide matérielle selon leurs propres moyens et un réconfort spirituel à tous ceux qui sont dans le besoin ;
- en partageant, autant qu'il leur est possible, le travail et la vie des Missionnaires de la Charité ;
- en acceptant avec joie leurs propres souffrances et en les offrant au Seigneur dans un abandon total, avec une confiance aimante et avec joie.
5. Le Patron des LMC est la Sainte Famille de Nazareth, modèle de vie et source d'inspiration.
6. Le signe de leur consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le coeur, ou autour du cou, et un crucifix plus grand qui leur est donné au moment de la première profession.
7. La manière de s'habiller est simple et digne : un signe de consécration au service des plus pauvres parmi les pauvres et un exemple de modestie pour tous.
CHAPITRE 2 - Les Voeux
« ...c'est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres . » ( Jn 15, 16-17).
« Les Laïcs Missionnaires en tant qu'adorateurs menant partout des vies saintes, consacrant le monde lui-même à Dieu. »
8. Après l'achèvement de deux années entières de formation, le LMC, s'il est considéré comme prêt, peut faire sa première profession annuelle des voeux de chasteté ( conjugale ), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres selon la Règle et les Statuts des LMC.
Les voeux se renouvellent annuellement à l'expiration de la profession précédente. Pour des raisons spéciales, il est possible d'anticiper le renouvellement des voeux mais pas de plus d'un mois.
Les voeux d'une personne célibataire expirent automatiquement si et quand cette personne se marie. Il / elle est autorisé (e) à renouveler ses voeux seulement si son époux / épouse désire éventuellement entrer dans le Mouvement, ou lui donne au moins le consentement nécessaire.
9. La formule utilisée pour la profession est la suivante :
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi ( P.N), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon coeur au service de Dieu afin que par la grâce de l'Esprit Saint et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain, et tout particulièrement des membres de ma propre famille ; pour rendre ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui . »
Lieu.............................. Date
10. En outre, par dévotion, les LMC renouvellent leurs voeux ensemble le jour de la fête de la Sainte Famille, qu'ils célèbrent le dernier dimanche avant la fête du Christ-Roi. La formule est la suivante :
« Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi (P.N), je renouvelle mes voeux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne...etc. »
Chaque renouvellement exige un retour à la ferveur, au charisme et à l'esprit d'origine. Cela demande une relecture des Statuts réfléchie et dans la prière. C'est simplement parce que l'on ne fait pas les voeux selon la Bible, ni selon aucune sorte de règles si belles et si merveilleuses soient-elles.
Chaque Laïc Missionnaire de la Charité fait ou renouvelle ses voeux selon les Statuts et essaie d'y adhérer dans tous leurs détails autant que possible. Ce n'est pas une formule à lire et à répéter tous les ans, mais une vie à vivre chaque jour avec ses exigences et ses fardeaux. Ce n'est pas un engagement de plus parmi les nombreux autres mais c'est « L'Engagement » parce que c'est une réponse inconditionnelle à un appel divin à être « le sel de la terre et la lumière du monde ». L'acceptation de cet appel se fait dans la vérité et la liberté mais il devient obligatoire une fois accepté de remplir les exigences de l'appel. Etre membre du Mouvement ne signifie pas diviser ou séparer les couples mariés l'un de l'autre ou les sortir du coeur de la famille ou du monde; non, c'est avoir l'intention de compléter, supporter et renforcer les liens du sacrement de mariage et la vie de famille.
Les points suivants serviront à aider à clarifier ce qui concerne le renouvellement des voeux ou leur première profession:
Ceux qui veulent faire ou renouveler leurs voeux peuvent écrire une lettre formelle à leurs Directeurs Spirituels respectifs deux mois avant la date d'expiration;
La lettre doit inclure la date d'expiration et la date à laquelle lui ou elle ou le groupe va renouveler ses voeux ou les faire;
Au cas où la date fixée pour le renouvellement des voeux en groupe pose un problème à quelqu'un, il est possible d'avancer le renouvellement, mais pas de plus d'un mois. En cas de maladie grave on peut renouveler ou faire ses voeux dans son lit de malade, mais toujours avec la permission du Directeur Spirituel;
Ceux qui ne renouvellent pas leurs voeux à la date ou avant la date d'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et il en est ainsi spécialement là où il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur Spirituel ou les personnes en charge des groupes;
Là où il n'y a pas de groupes LMC ni de Directeurs Spirituels on peut essayer d'être en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche. Si cela n'est pas possible non plus, on peut en référer à Rome suffisamment à l'avance pour pouvoir recevoir la réponse avant la date d'expiration;
Pour pouvoir faire ou renouveler les voeux au moins deux tiers de présence aux réunions de groupe, de prière etc..., sont exigés;
L'absence continue ou interrompue au plus d'un tiers des réunions de groupe empêche une personne de faire ou de renouveler ses voeux;
Là où il n'y a pas de groupes, les LMC peuvent rester en contact avec le groupe et le Directeur Spirituel le plus proche, et si même cela n'est pas possible, ils peuvent contacter Rome.
Ceux dont les voeux ont expiré et qui aimeraient revenir dans le Mouvement doivent faire à nouveau une année entière de formation, ce qui naturellement apportera beaucoup de grâce et de force non seulement à eux mais également au Mouvement tout entier.
Implorons la Sainte Famille d'être notre source d'inspiration et notre guide continuel et de nous aider à persévérer dans notre engagement de LMC même jusqu'à la mort.
A - LA CHASTETE
11. La chasteté est une attitude de révérence profonde à l'égard de cette réalité sainte qu'est le mariage, conformément au dessein de Dieu Créateur qui fit l'homme et la femme dans ce but, et ainsi le mystère de la virginité et du célibat pour l'amour du Royaume de Dieu transcende et exalte la sexualité dans un esprit de sacrifice. La chasteté chrétienne ne signifie pas dédain pour la sexualité, mais plutôt un contrôle de soi assuré dans l'exercice de la domination de l'esprit sur la « chair ». « Le mariage et la virginité sont les deux manières d'exprimer et de vivre l'unique mystère de l'Alliance de Dieu avec son peuple.» (FC 16)
12. Il est bon de savoir que :
- l'état de célibat, qui est le choix de vivre en totale continence pour l'amour du Royaume est un don spécial de Dieu à certaines personnes. ( Mt. 19,11) ;
- il trouve son fondement ultime dans la vie, l'exemple et les enseignements de Jésus et dans la tradition de l'Eglise. « Grâce à ce témoignage, la virginité garde vivante dans l'Eglise la conscience du mystère du mariage et elle le défend contre toute atteinte à son intégrité et tout appauvrissement. » (FC 16).
« En rendant le coeur de l'homme particulièrement libre « pour qu'il brûle davantage de l'amour de Dieu et de tous les hommes », la virginité atteste que le Royaume de Dieu et sa justice sont cette perle précieuse que l'on doit préférer à toute valeur, si grande qu'elle soit, et qu'il faut même rechercher comme l'unique valeur définitive. » (FC 16) .
« Tout en ayant renoncé à la fécondité physique, la personne vierge devient féconde spirituellement, père et mère d'un grand nombre, coopérant à la réalisation de la famille suivant le dessein de Dieu ». (FC 16).
C'est un don fragile et vulnérable à cause de la faiblesse humaine :
« nous portons ce trésor dans des vases de terre ».( Saint Paul )
« De même que pour les époux la fidélité peut devenir parfois difficile et exiger sacrifice, mortification et oubli de soi, ainsi peut-il en être également pour les personnes vierges. Leur fidélité, même dans l'épreuve, doit édifier celle des époux. » ( FC 16 ).
13. Le sacrement de mariage est un don de Dieu à son peuple, à travers lequel un homme et une femme établissent une association pour toute la vie afin :
- de former une communauté de personnes unies et enracinées dans l'amour ;
- de servir la vie, c'est-à-dire, la transmission de la vie (procréation) et l'éducation des enfants ;
- de participer au développement de la société ;
- de partager la vie et la mission de l'Eglise en encourageant et faisant connaître ses enseignements.
Le mariage chrétien institué par Notre Seigneur Jésus Christ est en même temps une vocation et un commandement :
- à rester fidèle l'un à l'autre pour toujours, au-delà de toute épreuve et difficulté, en obéissance généreuse à la volonté sainte du Seigneur : « Ce que Dieu a uni ensemble, aucun homme ne peut le séparer ».
« Seul un grand esprit de sacrifice permet de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale. Elle exige en effet une ouverture généreuse et prompte de tous et de chacun à la compréhension, à la tolérance, au pardon, à la réconciliation... » ( FC 21 ).
- à « témoigner de la valeur inestimable de l'indissolubilité du mariage et de la fidélité conjugale. » « La communion conjugale se caractérise non seulement par son unité, mais encore par son indissolubilité... » ( FC 20 ).
14. Les points fondamentaux qui gouvernent la chasteté conjugale et fournissent les critères qui permettent de juger l'acte conjugal sont :
1) une disposition respectueuse à servir la vie : l'amour conjugal doit être une réponse affirmative au commandement du Créateur : « Croissez et multipliez-vous ! », un consentement à la mission de procréation inhérente à la responsabilité chrétienne. « Il y a lieu d'exclure, comme intrinsèquement mauvaise, « toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. » (FC 32 ; HV 14).
2) Une fidélité réciproque dans l'amour : l'acte conjugal doit exprimer l'amour et la fidélité conjugale. « Le don de l'Esprit est règle de vie pour les époux chrétiens et il est en même temps souffle entraînant afin que croisse chaque jour en eux une union sans cesse plus riche à tous les niveaux - des corps, des caractères, des coeurs, des intelligences et des volontés, des âmes – révélant ainsi à l'Eglise et au monde la nouvelle communion d'amour donnée par la grâce du Christ. » (FC 19).
3) L'orientation vers le Christ en accord avec la nature du sacrement : l'amour conjugal, la tolérance, le sacrifice, doivent être compris comme l'accomplissement de l'engagement sacramentel. « L'Esprit, que répand le Seigneur, leur donne un coeur nouveau et rend l'homme et la femme capables de s'aimer, comme le Christ nous a aimés. L'amour conjugal atteint cette plénitude à laquelle il est intérieurement ordonné, la charité conjugale : celle-ci est la façon propre et spécifique dont les époux participent à la charité du Christ se donnant lui-même sur la Croix, et sont appelés à la vivre ». (FC 13).
« En vertu de la sacramentalité de leur mariage, les époux sont liés l'un à l'autre de la façon la plus indissoluble. S'appartenant l'un à l'autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Eglise. » (FC 13).
4) Le pouvoir de la sainte discipline et de la modération découlant de l'amour : le consentement pur et résolu aux préceptes sacrés de Dieu à l'égard de la vie conjugale doit être atteint par la tendresse, l'effort et la renonciation. « La maîtrise de l'intinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse, pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles : elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes ; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens des responsabilités dans l'accomplissement de leurs devoirs. Les parents acquièrent ainsi la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants. » (FC 33 ; HV 21).
15. La chasteté conjugale exigent que mari et femme soient pleinement conscients :
- de leurs obligations en matière de paternité responsable :
« ...L'exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérachie des valeurs. Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s'ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l'intention créatrice de Dieu. » (HV 10).
- du fait que l'Eglise ne désapprouve pas l'usage correct de la sexualité.
« Lorsque les époux, en observant le recours à des périodes infécondes, respectent le lien indissoluble entre les aspects d'union et de procréation de la sexualité humaine, ils se comportent comme des « ministres » du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en « usufruitiers », selon le dynamisme originel de la donation « totale », sans manipulations ni altérations. » (FC 32).
- de la nécessité d'avoir une connaissance très précise en matière de fertilité, afin de profiter consciemment des périodes de fertilité comme des périodes d'infertilité. « Le choix des rythmes naturels comporte l'acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l'acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. » (FC 32).
« Des efforts plus étendus, plus décisifs et plus systématiques pour faire connaître, estimer et appliquer les méthodes naturelles de régulation de la fécondité. » (FC 35) sont très nécessaires à notre temps.
16. La chasteté conjugale exige que le couple prenne conscience :
- de la valeur et de l'importance du choix de pratiquer la continence périodique par exemple pendant les périodes saintes de l'Avent et du Carême ou durant toute autre période qu'ils décideront ensemble d'observer à court ou à long terme, aidant les autres à faire de même quand cela est possible et nécessaire. « Un témoignage précieux peut et doit être donné par les époux qui, grâce à l'effort de continence périodique, sont parvenus à une responsabilité personnelle plus mûre devant l'amour et la vie. Comme l'écrivait Paul VI : « C'est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visible aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l'amour mutuel des époux à leur coopération à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine. » (FC 35 ; HV 25).
- de la nécessité de grandir et de progresser ensemble par la prière constante et spécialement par la pratique fréquente des sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, et en plus, par le sacrifice, la mortification et l'oubli de soi qui les aident à pratiquer la chasteté intérieure du coeur;
- de leur obligation de défendre les enseignements de l'Eglise, contre l'utilisation des contraceptifs, la pratique de la stérilisation, et la destruction de la vie humaine par l'avortement procuré. (HV 14).
- de leur droit et leur devoir d'éduquer leurs enfants au sens des valeurs essentielles de la vie humaine et chrétienne. ( FC 36 et 37 ).
17. Les LMC s'efforcent de suivre le chemin de vie et l'exemple de l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, et de son très chaste époux, St Joseph, père adoptif du Fils de Dieu, Patron de l'Eglise Universelle, et de toujours les prendre comme point de référence et source d'inspiration, et de se tourner vers eux pour leur demander aide et protection dans les moments d'épreuve et de tentation.
B – LA PAUVRETE
« Le Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était,
afin de vous faire riches par sa pauvreté. » (II Cor. 8,9)
18. Les LMC en tant que Mouvement de Personnes Consacrées, choisissent la pauvreté par laquelle ils peuvent devenir riches dans le Christ. Vivant comme des laïcs dans le monde, ils ne sont pas tous capables de pratiquer le voeu de pauvreté de la même façon dans son expression matérielle. Chacun individuellement doit pouvoir décider quelle est la meilleure façon pour lui d'observer le voeu de pauvreté, celle qui plaira le plus au Seigneur ; ainsi, dans leur pauvreté volontaire ils pourront aider les pauvres à devenir riches. Toutefois, la renonciation à la richesse en coeur et en esprit, le détachement intérieur de tous les biens terrestres, est une obligation absolue pour tous.
19. Par le moyen du voeu de pauvreté, les LMC seront protégés des dangers :
- de l'exaltation de soi qui peut être une conséquence de la possession excessive des biens matériels ;
- de l'usage du superflu confondu avec les besoins ; les biens créés ne doivent pas être utilisés comme une fin en soi mais comme un moyen de connaître, d'aimer et de servir Dieu et de mieux servir son prochain ;
- de l'avarice, qui ne connaît pas de modération dans l'acquisition de la richesse et porte en elle l'inquiétude et la préoccupation de s'assurer un futur dans ce monde plutôt que l'amitié de Dieu ;
- de la prodigalité, comprise comme une utilisation excessive et sans limites des biens matériels, ce qui offense la tempérance.
20. Les LMC sont constamment rappelés à la nécessité :
- d'une dépendance filiale vis à vis de Dieu pour tout ; ( Lc 12, 22-32 ).
- de la renonciation aux biens terrestres comme condition pour entrer dans le Royaume de Dieu ; ( Mc 10, 23-27). Tout chrétien, qu'il soit riche ou pauvre, dans son propre environnement et au coeur du monde, doit toujours accomplir le service de Dieu, avec un esprit évangélique, une renonciation intérieure et un usage approprié des dons de Son amour ;
- du partage fraternel comme condition pour entrer dans le Royaume des Cieux (Mt 25, 31-46). Chacun doit considérer les biens terrestres comme un moyen pour aimer le Christ dans son prochain qui est dans le besoin.
« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait . » ( Mt 25, 40 ).
C - L'OBEISSANCE
« En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi. » (Rm 5, 19)
21. L'obéissance est la soumission de tout coeur et libre de notre volonté au plan de Dieu à travers une série d'intermédiaires: les personnes, les évènements, les institutions, les autorités humaines, les régles écrites, les coutumes et les pratiques. Obéir, c'est dire « oui » à l'ordre sacré de l'existence établi par Dieu dans ce monde.
22. L'obéissance des LMC est fondée sur l'obéissance de Jésus qui, bien qu'il était Fils de Dieu, se soumit à des parents humains ( Lc 2, 51), obéit à toutes les autorités légales, comme il voyait en elles le dessein de la volonté de son Père. Pour la même raison il obéit à Pilate même quand il savait que Pilate avait tort.
Jésus apprit l'obéissance à travers la souffrance (He 5, 8), obéissant même jusqu'à la mort ( Ph 2, 8) pour devenir la source du salut pour tous ceux qui lui obéissent (He 8, 9). Jésus Christ devint ainsi l'inspiration suprême et l'exemple de la véritable obéissance filiale (Mt 26, 39ff.) , lui qui répara les dommages causés par la désobéissance d'Adam (Rm 5, 19).
23. Les LMC obéissent non seulement parce que Jésus a obéi, mais ils s'efforcent d'obéir comme Jésus, agissant ainsi avec tous les supérieurs légitimes.
Par conséquent, l'obéissance doit être :
- surnaturelle dans sa motivation, ce qui signifie voir Dieu/Jésus dans les personnes auxquelles on obéit. Le motif fondamental qui constitue l'engagement sacré de l'obéissance est l'amour de faire la volonté de Dieu. C'est dans ce but que les LMC doivent suivre le Christ obéissant ;
- universelle dans son étendue, dans le sens que les LMC veulent se soumettre à tous les ordres de leurs supérieurs légitimes ;
- parfaite dans l' exécution, toujours prompte, sans réserve, et joyeuse parce que les LMC veulent suivre l'exemple de Jésus le Maître, coopérant à son oeuvre de salut et continuant de travailler à réparer le tort causé par la désobéissance des gens dans le monde.
24. Il y a des supérieurs légitimes dans l'ordre naturel et dans l'ordre surnaturel.
a) Les supérieurs légitimes dans l'ordre naturel sont :
- dans la société domestique, c'est à dire, la famille, la tête qui est le père ;
- dans la société civile, quiconque est placé dans le rôle d'autorité en accord avec les différentes formes de gouvernement ;
- dans le monde du travail, où nous trouvons des employeurs et des employés, dont les droits et les devoirs respectifs sont déterminés par des contrats particuliers.
b) Dans l'ordre surnaturel ils sont :
- le Saint Père, qui détient l'autorité suprême sur toute l'Eglise ;
- les Evêques, qui ont juridiction sur leurs diocèses respectifs ;
- les curés et les vicaires, qui sous l'autorité de leurs évêques respectifs, administrent les paroisses qui sont confiées à leur soin;
- les personnes responsables à l'intérieur du Mouvement des LMC avec leurs Directeurs spirituels au niveau local, national et international. Toutefois, quiconque entre dans le Mouvement s'engage à observer la Règle et les Statuts et à obéir aux Supérieurs.
25. Ceux qui dans le Mouvement sont appelés à exercer l'autorité en servant leurs frères et soeurs, mettent à exécution le dessein d'amour du Père et exercent leur autorité uniquement en tant que représentants de Dieu, pour rendre une plus grande gloire à Dieu et pour promouvoir le bien général du Mouvement et de ses membres. En acceptant les directives de ceux qui détiennent l'autorité, les membres suivent l'exemple de notre Maître et coopèrent à l'oeuvre du salut.
26. Il est évident qu'il n'est ni obligatoire ni même permis d'obéir à un supérieur qui donnerait un ordre manifestement opposé aux lois divines ou ecclésiastiques : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». (Ac 5, 29).
27. On doit obéir à sa propre conscience qui est au plus intime de notre coeur et de notre sanctuaire.
« .. Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et d'accomplir le bien et d'éviter le mal, au moment opportun résonne dans l'intimité de son coeur : « Fais ceci, évite cela. » Car c'est une loi inscrite par Dieu au coeur de l'homme ; sa dignité est de lui obéir, et c'est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre... » (GS 16).
D- LE SERVICE DE TOUT COEUR ET GRATUIT DES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES
« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie,... nous vous l'annonçons » (1 Jn 1, 1-4)
« Et le Roi leur répondra : Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » ( Mt 25, 35-40)
28. Le quatrième voeu des LMC contient et exprime :
- leur charisme particulier ;
- leur affiliation et interdépendance avec la famille des Missionnaires de la Charité ;
- le genre d'apostolat dans lequel ils sont tenus de s'engager ;
- le type de personnes qu'ils sont appelés à servir et la façon de les servir.
29. Ce voeu distingue le Mouvement des LMC des divers autres mouvements et associations, confirmant et éclairant leur vocation distincte dans l'Église. Si dans les trois premiers voeux se manifeste la tâche des LMC d'observer le premier grand commandement d'aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de tout son esprit, par le quatrième voeu ils sont aidés à pratiquer le commandement d'importance égale d'aimer son prochain comme soi-même, et spécialement les plus pauvres parmi les pauvres. (Mt 22,34-40 ; 25,31-46).
En faisant ce voeu, les LMC entreprennent d'offrir un service de tout coeur et gratuit aux membres de leurs propres familles et à tous les plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts.
a) Service veut dire :
- vivre généreusement dans le monde sans être du monde, sa propre vie consacrée par la prière et la fidélité, avec un sens profond des responsabilités, et accepter joyeusement tout ce que le Seigneur désire envoyer au nom et par amour des plus pauvres parmi les pauvres. « Tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester de telle manière, par l'exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l'homme nouveau qu'ils ont revêtu par le baptême et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation, que les autres, considérant leurs bonnes oeuvres, glorifient le Père. » (Mt 5,16 ; AG 11).
- être toujours prêt à offrir un service pauvre, humble, simple et plein d'amour au mieux de ses capacités pour tous les besoins des plus pauvres parmi les pauvres, non seulement avec la simple intention de les aider, mais également par amour pour Dieu ;
- partager de personne à personne, par leur présence et leur dialogue, le trop plein d'amour de Dieu dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie. « Tout comme le Christ lui-même a scruté le coeur des hommes et les a amenés par un dialogue vraiment humain à la lumière divine; de même ses disciples, profondément pénétrés de l'Esprit du Christ, doivent connaître les hommes au milieu desquels ils vivent, engager conversation avec eux, afin qu'eux aussi apprennent dans un dialogue sincère et patient, quelles richesses Dieu, dans sa munificence, a dispensées aux nations. » (AG 11).
b) Gratuit veut dire :
- donner gratuitement et joyeusement ce qu'ils ont reçu (Mt 10,8), sans demander en échange de l'argent ou des biens, et sans attendre ni gratitude ni estime. (Lc 17,10).
c) De tout coeur veut dire :
- donner tout ce que nous pouvons sans tenir compte du coût, donner même quand cela fait mal (Jn 13 ; 15,13); donner aux pauvres non seulement nos mains pour les servir, nos lèvres pour leur parler, nos yeux pour les voir, mais également nos coeurs pour les aimer, avec bonté, humilité et joie. « ...l'Eglise est par ses fils en liaison avec les hommes de quelque condition qu'ils soient ; elle l'est surtout avec les pauvres et ceux qui souffrent et de tout son coeur elle se sacrifie pour eux. Elle participe à leurs joies et à leurs souffrances, elle connaît les aspirations et les problèmes de leur vie, elle souffre avec eux dans les angoisses de la mort. » (AG 12).
31. Ce voeu nous permet d'aimer et de servir Jésus sous le masque de détresse du plus pauvre parmi les pauvres à travers :
a) les sept oeuvres spirituelles de miséricorde qui sont :
1. appeler les pécheurs au repentir
2. instruire les ignorants
3. conseiller ceux qui doutent
4. réconforter ceux qui sont dans la peine
5. supporter patiemment les injustices
6. pardonner les torts
7. prier pour les vivants et les morts
b) les sept oeuvres corporelles de miséricorde, qui sont :
1. nourrir ceux qui ont faim : pas seulement avec une nourriture périssable, mais aussi avec la Parole de Dieu, la prière et les sacrements ;
2. donner à boire à ceux qui ont soif : pas seulement de l'eau, mais aussi la connaissance, la vérité, la justice, la paix, l'amour et la joie ;
3. habiller ceux qui sont nus : pas seulement d'un vêtement mais aussi de dignité humaine ;
4. donner un abri aux sans-logis : non seulement en leur donnant une maison faite de briques mais aussi un coeur qui comprenne, qui protège et qui aime ;
5. visiter les infirmes, les handicapés et les aveugles : pas seulement ceux qui sont infirmes, malades, estropiés ou aveugles dans leurs corps, mais aussi ceux qui le sont dans leur raison et dans leur esprit;
6. visiter les prisonniers : non seulement ceux qui sont emprisonnés derrière des barreaux, mais aussi emprisonnés dans leurs passions, leur égoisme, leur péché, leur indifférence et leur ignorance ;
7. enterrer les morts : non seulement les corps, mais aussi les mauvaises habitudes, les péchés et l'égoïsme.
32. Parmi les plus pauvres parmi les pauvres il est nécessaire d'inclure aussi :
- les membres de sa propre famille, les personnes avec qui l'on vit, travaille et prie ;
- chaque LMC, chaque frère et soeur des Missionnaires de la Charité ;
- ceux qui continuent à vivre dans le péché, qui entraînent les autres au péché, à l'erreur et à la confusion ;
- ceux qui vivent dans la solitude, les personnes âgées, les abandonnés, ceux dont personne ne veut, ceux que personne n'aime, ceux qui sont enfermés chez eux, ceux qui vivent dans le désespoir et à l'ombre de la mort ;
- ceux qui sont privés de leurs droits naturels, les gitans, les réfugiés, ceux qui sont considérés comme inférieurs ou qui sont maltraités à cause de la couleur de leur peau, de leur culture, de leur statut, de leur religion, ou de leur nationalité ;
- les fidèles défunts.
33. Toutefois ce voeu n'empêche personne de travailler pour gagner sa vie et de recevoir un salaire pour subvenir aux besoins de sa propre famille, mais sans convoiter l'argent qui est la racine de tout mal (1 Tm 6,10) et qui n'a pas sa place parmi les LMC qui font l'effort de suivre le Christ, qui est né pauvre, a vécu plus pauvre, et est mort le plus pauvre.
34. Réveiller et satisfaire la faim de Dieu est le coeur de la vocation des LMC. Ils ne manifestent pas toutefois à l'égard des pauvres une attitude présomptueuse, mais ils vont vers eux comme témoins de Jésus Christ pour communiquer l'influence de la prière silencieuse et de l'expérience personnelle de l'amour de Dieu.
CHAPITRE 3 – La communauté des LMC en dialogue avec Dieu
« Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. » (Mt 18, 20)
« La famille qui prie ensemble, reste ensemble ».
35. La prière est une partie essentielle de la vie de famille. « La prière ne représente pas du tout une évasion des tâches quotidiennes, mais elle constitue l'impulsion qui porte plus fortement la famille chrétienne à assumer ses responsabilités de cellule première et fondamentale de la société humaine et à s'en acquitter pleinement. » (FC 62).
Rien dans l'Evangile ne révèle mieux la nécessité de prier que la place que la prière a tenue dans la vie de Jésus. Il priait souvent sur la montagne (Mt 14, 23), seul, à l'écart (Lc 9, 18), même quand « tout le monde le cherchait » (Mc 1, 35ff.) ; sa prière est le secret qui attire ses amis les plus proches et dans lequel il les fait entrer de plus en plus (Lc 9, 18). Demeurant fidèles au commandement du Christ de : « veillez et priez », les Apôtres et l'Eglise primitive « d'un même coeur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères ». (Ac 1, 14). C'est à travers la prière que les LMC maintiennent leur union intime avec le Christ et l'Eglise et deviennent d'authentiques Missionnaires de la Charité dans leurs propres familles, à l'égard des membres du Mouvement et des plus pauvres parmi les pauvres.
« La fécondité de la famille chrétienne...découle aussi de son union vitale avec le Christ, alimentée par la liturgie, par l'offrande de soi-même et par la prière. » FC 62).
36. Les exercices spirituels recommandés au Mouvement pour la sanctification et le travail apostolique de ses membres sont :
1) Le Saint Sacrifice de la Messe et la Sainte Communion quotidienne.
Dans le sacrifice de la Messe nous renouvelons chaque jour le sacrifice de notre vie et nous nous nous trouvons nous-mêmes unis à l'offrande :
- des sacrifices offerts à Dieu par toutes les personnes de toutes les religions ;
- du sacrifice suprême de la vie de tous les mourants ;
- de la douleur et de la souffrance de tous ceux qui vivent sur la terre, spécialement des plus pauvres parmi les pauvres et de tous les fidèles défunts ;
- de la lutte et de l'effort de toute l'humanité pécheresse afin qu'elle puisse être purifiée et rachetée dans le « Sang de l'Agneau ».
De même que l'Immaculée Vierge Marie accueillit le Verbe Eternel dans son coeur et dans son sein avec une immense confiance et une profonde humilité à l'Annonciation, nous aussi nous devons accueillir Jésus dans la Sainte Communion.
2) L'Adoration du Saint Sacrement :
« Jésus nous attend dans ce Sacrement de l'amour. Donnons-lui généreusement notre temps en venant le rencontrer dans l'adoration et la contemplation pleine de foi, et soyons prêts à faire réparation pour les grandes fautes et crimes du monde. Puisse notre adoration ne jamais cesser ». (La Sainte Eucharistie – Lettre du Pape Jean Paul II du 2 février 1980, n° 3 et 6).
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui visite le Saint Sacrement et qui l'adore pendant au-moins une demi- heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences, n° 1 – 29 juin 1968).En tant qu'âmes consacrées, les LMC sont appelés à devenir des adorateurs du Père en Esprit et en Vérité.
Tandis que tous sont encouragés à participer à l'adoration quotidienne du Saint Sacrement, l'adoration qui est une partie de la réunion de groupe doit être considérée comme un devoir.
En outre, une adoration mensuelle nocturne est recommandée, de même que d'autres jours choisis de prière plus intense pour des occasions spéciales.
3) La Liturgie des Heures :
« On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l'office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu'ils sont réunis entre eux, voire individuellement ». (SC 100).
« Il est souhaitable que la famille, le sanctuaire domestique de l'Eglise, non seulement prie Dieu ensemble mais célèbre également certaines parties de la Liturgie des Heures quand l'occasion s'en présente afin de pénétrer plus profondément dans la vie de l'Eglise ». (Instruction Générale sur la Liturgie des Heures, n° 27, Pape Paul VI, 1er novembre 1970).
« La récitation des Heures est également recommandée aux fidèles qui n'ont pas la possibilité de participer à des célébrations en commun ». (Ibid 40).
En plus de la récitation de la Liturgie des Heures à leur réunion hebdomadaire, les LMC en célèbreront une partie en tant que communauté chaque fois que l'occasion se présentera.
« Les groupes de laïcs, partout où ils se réunissent, sont également invités à accomplir l'office de l'Eglise en célébrant une partie de la Liturgie des Heures, quel que soit le motif de leur réunion, prière, apostolat ou autre. Il faut, en effet, qu'ils apprennent avant tout à adorer Dieu le Père en Esprit et en Vérité dans l'action liturgique, et qu'ils se rappellent que, par le culte public et la prière, ils peuvent atteindre tous les hommes et contribuer grandement au salut du monde entier ». (Ibid 27).
4) La lecture méditative de la Parole de Dieu :
« Une indulgence plénière est accordée à un fidèle s'il passe au moins une demi-heure à lire les Ecritures Saintes avec la révérence due à la Parole Divine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences, (n° 16)
5) La prière avant et après les repas (FC 61)
6) L'Angélus :
Les LMC prient l'Angélus trois fois par jour : le matin, à midi et le soir, contemplant « le mystère de l'Incarnation du Verbe, de la salutation à la Vierge et du recours à sa miséricordieuse intercession ...Et malgré les conditions nouvelles des temps, ces moments caractéristiques de la journée – matin, midi et soir – qui délimitent les périodes d'activité et constituent une invite à s'arrêter pour prier, demeurent inchangés pour la majeure partie des hommes ». (Paul VI – Marialis Cultus 41).
7) Le Rosaire
« Le Chapelet de la Vierge Marie doit être considéré comme une des plus excellentes et des plus efficaces « prières en commun » que la famille chrétienne est invitée à réciter. Nous aimons penser, en effet, et nous espérons vivement, que si la rencontre familiale devient un temps de prière, le Rosaire en est une expression fréquente et appréciée ». (Marialis Cultus 52, 54 ; Fc 61,3)
« Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui récite au moins cinq dizaines du Rosaire en méditant leurs mystères respectifs dans une église, un oratoire public, en famille ou dans une communauté religieuse ou dans une Association Pieuse. Les cinq dizaines sont récitées à la suite, et si elles sont dites en public le mystère correspondant est annoncé avant chaque dizaine ». Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
8) Le Chemin de Croix
Afin d'entrer plus profondément dans le mystère pascal du Christ et de nous identifier avec « l'homme des douleurs » il est recommandé de faire un Chemin de Croix au moins une fois par semaine. « Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui médite avec dévotion la Passion et la mort du Seigneur, en se déplaçant d'une station à une autre. Les stations doivent être correctement érigées. Ceux qui sont empêchés de faire les stations peuvent gagner la même indulgence plénière par une lecture et une méditation pieuse de la Passion et de la mort du Seigneur durant au-moins une demi-heure ». (Nouvelles Règles sur les Indulgences n° 14).
9) L'examen de conscience :
L'examen de conscience particulier (à midi) et l'examen de conscience général (le soir) sont d'une grande aide pour la croissance et la maturité spirituelle.
« Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée
éprouve-moi, tu connaîtras mon coeur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d'éternité. »
(Psaume 139 , 23-24).
37. Le Sacrement de Réconciliation :
« Pour avancer avec une ardeur croissante dans le chemin de la vertu, nous tenons à recommander vivement ce pieux usage introduit par l'Eglise sous l'impulsion du Saint- Esprit, de la confession fréquente, qui augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, se prête à la direction spirituelle, et, par l'effet propre du sacrement, augmente la grâce ». (Pie XII Mistici Corporis).
38. Journée de prière mensuelle :
Chaque premier samedi du mois ou un autre jour pendant le mois si le premier samedi ne convient pas à tout le groupe, nous nous retirerons pour notre journée commune mensuelle de prière. Les LMC feront de leur mieux pour en faire une véritable journée de prière et de profond silence.
39. Célébration de la Fête Patronale
Les LMC célèbreront la fête de la Sainte Famille, leur Patron, chaque année en Novembre, le dimanche précédant la fête du Christ-Roi. Elle sera précédée d'une préparation spirituelle de neuf jours pendant laquelle chaque famille ou chaque personne seule préparera chez elle un petit autel pour la Sainte Famille avec des bougies, des fleurs, etc.
A une heure de la journée qui lui conviendra, la famille se réunira autour de l'autel pour prier ensemble une partie de la Liturgie des Heures, le Chapelet et la Neuvaine spéciale dédiée à la Sainte Famille afin d'obtenir grâce et bénédiction pour la famille, pour le Mouvement et pour les plus pauvres parmi les pauvres...La Vigile de la fête sera passée ensemble dans une prière intense, en participant au Saint Sacrifice de la Messe, à l'Adoration Eucharistique, à la Liturgie des Heures avec réflexion et méditation.
« La prière est l'instrument le plus inoffensif que nous puissions utiliser mais c'est une arme extrêmement puissante. La prière est la clef capable de résoudre même des situations de haine la plus endurcie. La prière naît dans le coeur et elle a ses racines dans un esprit qui croit en la possibilité de la réconciliation et de la paix. » (Jean Paul II – Angélus du 14 septembre 1986)
39. Lecture continue des statuts
« Je suis crucifié avec le Christ. » (Ga 2, 19)
« Que la Croix soit pour vous, comme pour le Christ, preuve du plus grand amour ».
(Paul VI – Evangelica Testificatio 29)
40. Les LMC doivent prendre conscience que dans chaque circonstance de leur vie, et surtout dans la souffrance, ils doivent être inspirés par leur Modèle Divin, Jésus, notre Roi, couronné d'épines et crucifié. L'humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion lorsqu'il est bien compris. La Messe et la Communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Dans l'apostolat, la monnaie pour racheter les âmes est la souffrance, acceptée avec amour. Supprimez la croix de nos vies et tout s'évanouit. La Croix est la structure. Puisqu'elle porta notre Sauveur, elle mène au salut et il doit en être ainsi pour nous dans tous nos travaux.
L'Eglise nous invite, en réponse à l'incommensurable amour du Christ :
- à compléter dans notre chair ce qui manque à la souffrance du Christ, au nom de son Corps, l'Eglise ;
- à exprimer notre union aux souffrances des pauvres et à les partager, pour leur salut et leur sanctification ;
- à offrir des sacrifices en réparation pour nos propres péchés et pour les péchés des autres, afin d'être continuellement convertis à Dieu et à une plus grande sainteté.
41. Notre pénitence doit être caractérisée par le renoncement et la joie, le sacrifice et la magnanimité, la discipline et la liberté spirituelle, puisqu'elle est profondément enracinée dans le mystère de la Croix et de la Résurrection. Tous ne sont pas capables de pratiquer la pénitence et la mortification de la même manière : chaque couple ou individu doit être capable de décider, avec l'aide de leur Directeur Spirituel, du genre et de la mesure de la pénitence qui sera la plus agréable au Seigneur. Certaines formes de pénitence cependant peuvent être pratiquées par tous.
Les principales sont :
1) - l'effort de tout coeur de vivre simplement et généreusement la vie consacrée, persévérant dans sa propre vocation jusqu'à la mort ;
2) - la soumission, l'acceptation joyeuse et volontaire des croix qui pourraient provenir des humiliations, des douleurs, de la maladie, de la vieillesse, de la solitude, de l'isolement, des intempéries et des autres épreuves de la vie ;
3) - l'accomplissement fidèle de nos devoirs dans un esprit de pénitence et de réparation, car ils sont l'expression manifeste de la volonté de Dieu. L'accomplissement de nos devoirs de la manière la plus parfaite possible est d'offrir à Dieu le sacrifice le plus parfait que nous puissions Lui présenter et est un holocauste perpétuel dans la mesure où nous sommes appelés à l' offrir constamment ;
4) - vivre continuellement en présence de Dieu et quoique nous fassions, le faire comme un acte d'amour et d'adoration de Dieu ;
5) - observer joyeusement et fidèlement les pénitences que l'Eglise impose, telles que le jeûne et l'abstinence. Chacun peut choisir aussi d'autres formes de pénitence mais toujours sous la stricte conduite de son propre directeur spirituel ;
6) - la mortification des sens intérieurs et extérieurs ;
7) - la juste mesure dans l'utilisation des biens matériels, tels que nourriture, vêtement et autres nécessités de la vie ;
8) - intensifier l'esprit de prière et de pénitence pendant la période de l'Avent et particulièrement pendant le Carême.
« Le mérite de la Croix que nous portons ne dépend pas de son poids mais de la manière dont nous la portons ». (St. François de Sales).
CHAPITRE 5 – Le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité comme Communauté au service de l'homme
«...et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher » (Mc 3,14)
« Le Seigneur désire étendre son règne également par les fidèles laïcs. » (FC 63)
42 . Les LMC sont appelés à donner un service de tout coeur et gratuit :
a ) Aux membres de leurs propres familles : précisément parce que les Laïcs Missionnaires de la Charité vivent au sein de leurs propres familles, le premier terrain immédiat de mission doit être la Famille, avec l'intention de la transformer en un « véritable sanctuaire d'amour ».
1) - Avec une attention aimante et un respect mutuel les uns pour les autres, fruit d'un amour sincère : « Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non pas du mal.(Rm 12, 9-14)
2) - En faisant les choses ordinaires de la vie avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu, et tout en Jésus, avec Jésus, et pour Jésus.
« Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »(Col 3 , 17)
3) - En étant constants dans la prière ensemble, « mari et femme ensemble, parents et enfants ensemble. La communion dans la prière est à la fois un fruit et une exigence de cette communion qui est donnée par les sacrements de baptême et de mariage..« Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. » (Mt 18,20) (F59)
4) - En éduquant les enfants spécialement à la prière à travers un exemple concret et un témoignage vivant. « Sur la base de leur dignité et de leur mission, les parents chrétiens ont le devoir spécifique d'éduquer leurs enfants à la prière...L'exemple concret, autrement dit le témoignage vivant des parents, est un élément fondamental et irremplaçable de l'éducation à la prière. » (FC 60).
...les parents « engendrent non seulement à la vie selon la chair mais aussi à celle qui, à travers la renaissance dans l'Esprit, jaillit de la croix et de la résurrection du Christ. » (FC 39).
« Mamans, apprenez-vous à vos petits les prières du chrétien ? Les préparez-vous, en collaboration avec les prêtres, aux sacrement du premier âge : la confession, la communion, la confirmation ? Les habituez-vous s'ils sont malades, à penser aux souffrances du Christ, à invoquer l'aide de la Sainte Vierge et des saints ? Récitez-vous avec eux le Rosaire en famille?
Et vous, les pères, savez-vous prier avec vos enfants, avec toute la communauté familiale , au moins quelquefois? Votre exemple, accompagné de la droiture de votre pensée et de vos actes, appuyé par quelques prières communes, vaut bien un leçon de vie. C'est un acte de culte particulièrement méritoire. Vous apportez ainsi la paix entre les murs de votre foyer. » (Paul VI Discours d'Audience, Août 1976; FC 60)
b ) aux membres de leur propre Mouvement
1) - en vivant pleinement et sincèrement leur vie consacrée comme LMC ;
2) - en faisant tous les efforts pour être présents à toutes les réunions du Mouvement quelles qu'elles soient
3) - en étant disposés à écouter tous les participants avec patience, amour et respect dans les réunions et les discussions ;
4) - en priant tous les jours les uns pour les autres et pour toute la famille des Missionnaires de la Charité ;
5) - en encourageant et promouvant les vocations dans le Mouvement par le témoignage de leur propre vie, l'exemple concret, et la prière et la pénitence constantes et assidues ;
6) - en contribuant matériellement, selon leurs propres moyens, aux besoins du Mouvement. Cependant les LMC ne doivent pas être préoccupés par des projets pour rassembler de l'argent pour le Mouvement. « Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. » (Mt 6, 33).
7) - Le Mouvement des LMC est ouvert à tous sans distinction de classe ou de statut, de nationalité ou de couleur, pourvu qu'ils soient disposés à remplir les conditions exigées. Tous ont des droits et des devoirs égaux en vertu des voeux qu'ils font. Tous doivent repect et obéissance, aide et collaboration aux personnes responsables dans le Mouvement.
8) - Les membres malades et souffrants du Mouvement accepteront joyeusement leurs propres douleurs en les offrant au Seigneur dans un abandon complet, avec une confiance aimante et sérénité.
9) - Le Mouvement n'est pas composé de personnes qui sont déjà saintes, mais de personnes qui veulent devenir saintes. Par conséquent, les LMC seront extrêmement patients avec les fautes et les échecs des autres, et éviteront de parler les uns contre les autres ou de se plaindre les uns des autres entre eux ou avec d'autres. Ils se garderont également contre la tentation de critiquer et de porter des jugements irréfléchis sur les motifs des autres. (cf. Mt 7,1ff.).
c ) à la Famille des Missionnaires de la Charité :
1) - En apprenant à connaître la vie et l'esprit des Missionnaires de la Charité Contemplatifs de Rome (via S. Agapito n°8) où, avec la grâce de Dieu, le Mouvement des LMC a commencé, fondé par Père Sebastian Vazhakala M.C., le 16 Avril 1984. La Maison Mère des Missionnaires de la Charité Contemplatifs est aussi la Maison Mère des LMC. Leur Supérieur Général demeurera le Directeur Spirituel du Mouvement aussi longtemps que cela sera possible et utile, et sera assisté par un Responsable Général Laïc avec quatre conseillers.
2) - En participant de tout coeur, autant que possible, aux diverses prières liturgiques, qui sont : la Sainte Messe, l'Adoration Eucharistique, la Liturgie des Heures, le Rosaire, les vigiles nocturnes, etc...
3) - En travaillant avec les frères et les soeurs dans leur apostolat parmi les pauvres, avec les pauvres, et pour les pauvres.
4) - En aidant à encourager et à promouvoir les vocations par les paroles, la prière, la pénitence et une vie exemplaire.
5) - En sachant comment voir Jésus dans le pauvre, le mal-aimé, le prochain dans le besoin et de le faire de telle manière que les autres puissent comprendre dans ces actions les mots de Jésus « c'est à moi que vous l'avez fait ».
6) - En encourageant les personnes à prendre contact avec les centres de prière, les invitant à participer à la célébration de l'Eucharistie, à recevoir le sacrement de la Réconciliation, etc...Les personnes doivent être approchées avec une humilité profonde et un esprit de vraie charité, en ne prétendant pas être plus saints, meilleurs, ou plus parfaits qu'elles. La vocation des LMC est simplement de communiquer aux autres l'influence de l'amour de Dieu, la paix et la joie dont ils font l'expérience dans leur chemin de vie.
d ) aux plus pauvres parmi les pauvres :
1) - En faisant un effort de tout coeur pour connaître l'existence des pauvres dans les personnes les plus proches de nous et comprendre leurs besoins et leurs problèmes ;
2) - En donnant une aide immédiate et concrète selon leurs propres moyens et capacité, et en dirigeant les pauvres vers les personnes appropriées, les centres , et les institutions qui sont mieux préparés et organisés ;
3) - Lors des visites et des rencontres les LMC doivent essayer :
- d'écouter les autres avec compréhension et sollicitude ;
- de prier avec les personnes quand cela est possible, ou pour elles quand cela ne l'est pas;
- d'encourager la prière personnelle et familiale, la lecture de la Parole de Dieu, la Liturgie des Heures, le Chapelet,...
- de consacrer leur propre famille au Sacré Coeur de Jésus, encourageant les autres à faire de même ;
- de promouvoir la dévotion filiale envers Marie, la Mère Immaculée de Dieu, et une véritable dévotion aux Anges et aux Saints ;
- d'aider les non baptisés à recevoir le baptême; à rectifier, sanctifier et renouveler leur mariage; à s'approcher des sacrements afin d'en recevoir les fruits, spécialement la Pénitence et la Sainte Eucharistie.
4) Dans leur apostolat les LMC utiliseront des signes de foi simples et humbles, tels que de simples prières, des invocations, le signe de la Croix, le Chapelet, des médailles, de l'eau bénite, etc..., qui peuvent être insignifiants pour les puissances de ce monde, mais qui sont chargés du pouvoir de Dieu.
5) Les LMC doivent cependant :
- ne pas imposer la foi ou forcer à croire, mais être très humbles et courtois dans leur manière d'être avec leur prochain ;
- ne pas s'engager dans des controverses, des querelles, ou des discussions inutiles ;
- ne pas être anxieux de voir les fruits de leur propre travail, mais faire tout ce qu'ils peuvent, faisant seulement confiance à la volonté de Dieu ;
- ne pas accepter ni engager des travaux qui ne sont pas en harmonie avec la nature et l'objectif du Mouvement. Ils peuvent, cependant, avoir un centre d'hospitalité pour ceux qui sont seuls et sans domicile, s'ils le considèrent nécessaire et s'ils peuvent en assurer le fonctionnement et l'efficacité, avec l'aide de Dieu et la collaboration d'autres personnes. Avant de décider, il est indispensable de prier, de réfléchir, et de discuter afin de discerner ensemble quelle est la volonté de Dieu.
« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10,42).
EPILOGUE
« C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur. Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen » (Ep 3, 14-21)
LE LIEN LMC
1. Eligibilité
A. Pour être choisie comme Lien , la personne doit être un LMC estimé qui a fait profession depuis au moins une année complète (et de préférence depuis trois années complètes) et a donné l'exemple au groupe d'une assistance ponctuelle et régulière aux réunions, et a démontré son habitude charitable soit dans des « oeuvres apostoliques » soit dans des comportements personnels avec les autres.
B. Le Lien peut être choisi directement par le Directeur Spirituel local ou proposé par les membres du groupe local. Dans ce dernier cas, la proposition doit être approuvée par le Directeur Spirituel qui procède à la nomination. La nomination officielle doit être écrite et une copie de la nomination doit être envoyée au Lien National et au Directeur Spirituel National.
C. Si besoin est, l'information ci-dessus sera envoyée à Rome au bureau du Directeur Spirituel International.
2. Les devoirs du Lien
A. Le Lien, qu'il ou qu'elle le soit à l'échelon local, régional ou national, doit vivre la vie d'un LMC profès d'une façon exemplaire, selon son état de vie.
B. Le Lien doit rester en contact avec le Directeur Spirituel local, les LMC du groupe et où cela est nécessaire, avec d' autres groupes.
C. Le Lien doit conserver des archives exactes des membres et de leurs statuts: c-a-d: leurs noms, la date du début de leur formation, la date de leur première profession de voeux, la date du renouvellement de leurs voeux, et si un LMC quitte le Mouvement, la date de son départ. CETTE INFORMATION DOIT ETRE COMMUNIQUEE AU DIRECTEUR SPIRITUEL NATIONAL.
D. Le Lien doit veiller à ce que les membres vivent la vie du LMC et, toujours avec charité, les encourager en privé s'ils semblent négligents, en se rappelant l'admonition du Christ d'enlever la poutre de son oeil avant d'essayer d'enlever la paille de l'oeil de l'autre.
E. Le Lien doit manifester des qualités de leader et de serviteur du groupe en ce qui concerne l'apostolat, la régularité des instructions et organiser une retraite annuelle pour le groupe. ( pour ces trois catégories, on peut s'unir à d'aures groupes sur une base régionale là où les groupes locaux sont très petits). Souvenez-vous: le Lien est un SERVITEUR, PAS UN SUPERIEUR.
Durée du Service
A. Le Lien est nommé pour une durée de trois ans, commençant habituellement le 1er juillet et finissant le 30 juillet trois ans plus tard.
B. Le Lien peut être nommé à nouveau pour une seconde période, mais pas pour une troisième période consécutive. Cependant, après un intervalle de trois ans, un bon Lien peut être nommé à nouveau..
C. Si une place de Lien devient vacante pour une raison quelconque pendant son mandat, un remplaçant est nommé pour terminer la période et peut être nommé à nouveau pour sa propre période une fois le remplacement effectué. Après cela, les règles A. et B. (ci-dessus) seront appliquées.
D. S'il devient évident que le Lien, pour une raison quelconque, ne remplit pas les exigences du poste (voir No.2, ci-dessus), le Directeur Spirituel peut le démettre et nommer un remplaçant.
Le Rite de Profession et de Renouvellement des voeux des LMC
Après l'Evangile le célébrant interroge ceux qui font leur Profession.
Célébrant : Mes chers frères et soeurs, que demandez-vous à Dieu et à son Eglise?
Ceux qui font leur Profession : Nous demandons l'amour de Dieu et la grâce de Le servir dans nos familles et dans le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Tous : Nous rendons grâce à Dieu.
Cél . (après l'homélie) : Mes chers frères et soeurs,
Vous êtes déjà consacrés à Dieu par l'eau et le Saint Esprit. Vous voulez maintenant vous consacrer encore davantage et rechercher l'humilité profonde, la charité parfaite et l'obéissance, comme celle du Christ, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Vous promettez devant Dieu de mener des vies chrétiennes bonnes et exemplaires, rendant un service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres en commençant par les membres de votre propre famille, dans un abandon total à la sainte volonté de Dieu, avec une confiance de petit enfant en son attention paternelle, et avec empressement au service dans une humilité et une joie profonde à l'exemple de Jésus, Marie et Joseph. Je vous demande donc, en présence de Dieu et de l'Eglise, êtes-vous résolus, comme signe de votre consécration intérieure à Jésus Christ, à devenir humbles et saints par les voeux que vous faites selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité?
Chaque personne qui fait sa Profession : Oui, je le suis.
Cél. : Que le Seigneur vous aide à persévérer dans cet engagement.
Ceux qui font leur Profession : Amen.
Cel.: Prions (Tous prient un instant en silence). Seigneur, regarde tes serviteurs qui désirent te consacrer leurs vies aujourd'hui en présence de l'Eglise en professant leurs voeux. Dans ton amour, accorde-leur que leur façon de vivre rende gloire à ton nom et serve ton plan éternel de salut.
Tous : Amen.
PROFESSION
La formule doit être écrite à la main par chaque personne qui fait les voeux; elle peut être lue ensemble, mais la partie : « Moi, (Prénom, Nom), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité » doit être lue par chaque personne individuellement. Cette règle s'applique aussi pour le renouvellement des voeux.
« Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Pour l'honneur et la gloire de Dieu et mû(e) par un ardent désir d'étancher la soif infinie d'amour des âmes de Jésus sur la Croix, moi, (Prénom, nom), je fais le voeu de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance, et de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, selon les Statuts des Laïcs Missionnaires de la Charité. Je me donne de tout mon coeur au service de Dieu afin que par la grâce du Saint-Esprit et avec l'aide de Marie, Mère de Dieu, cause de notre joie et Reine du monde, je sois conduit(e) à l'amour parfait de Dieu et de mon prochain et d'une manière particulière des membres de ma propre famille; pour rendre ainsi l'Eglise plus pleinement présente dans le monde d'aujourd'hui. »
Lieu et date (ex : Chapelle de la Sainte Famille – Rome, le 21 août mille neuf cent quatre vingt dix neuf).
Le Célébrant bénit les grands crucifix et les donne à chaque nouveau profès en disant :
« Mon enfant, (frère, soeur), reçois le symbole de ton Sauveur crucifié, suis ses pas à la recherche des âmes, porte-Le et porte sa Lumière dans les maisons des pauvres, spécialement aux membres de ta propre famille, et aux âmes qui en ont le plus besoin; répands la Charité de son Coeur partout où tu vas et étanche ainsi sa Soif des âmes. »
Les profès : Amen.
On ne dit pas le « Je crois en Dieu » même si la Liturgie le prescrit.
Prière des fidèles.
(Après la Messe la formule doit être signée par celui ou celle qui a fait ses voeux, par le célébrant et le lien du groupe).
Lettre de Père Sebastian MC de juillet-août 1999
Chers Laïcs Missionnaires de la Charité bien-aimés,
On dit que « ce n'est pas la force qui fait les grandes oeuvres mais la persévérance ». Notre bien-aimée Mère Teresa de Calcutta avait l'habitude de dire que: « Ce qui importe ce n'est pas la réussite mais la fidélité.» Quand Jésus dit sur la Croix: « Tout est achevé » (Jn 19, 30), que voulait-il dire par là? Voulait-il dire que sa vie, son oeuvre et sa mission sur la terre étaient une grande réussite, ou qu'il avait accompli très fidèlement et parfaitement l'oeuvre que son Père lui avait confiée? La crucifixion fut-elle une grande victoire ou ou un échec complet aux yeux des hommes, pour les gens de ce monde? Jésus, le Sauveur, le grand faiseur de miracles, le plus grand enseignant de tous les enseignants que le monde ait jamais connu, est maintenant suspendu entre ciel et terre sur un arbre! Une personne de bon sens et ayant réellement sa raison peut-elle conclure que l'évènement de la crucifixion fut une victoire, une réussite? A l'inverse ne peut-on pas dire que la vie de Jésus fut aussi un échec complet? Ce qui fut important pour lui ne fut pas la réussite mais la fidélité à la volonté et à la mission de son Père. Il n'a pas été envoyé au monde pour plaire aux hommes mais pour les sauver. Il n'est pas venu pour nous libérer de la souffrance et de la douleur, de l'inconfort et de la peine, mais pour nous apprendre comment les accepter avec paix et joie et en faire des canaux de la grâce pour nous-mêmes et pour tous les hommes de bonne volonté. Chers LMC, tous les jours et de toutes les façons nous sommes appelés à renouveler notre vocation de suivre Jésus de plus près, plus fidèlement, plus inconditionnellement, de tout notre coeur, plus généreusement et plus joyeusement. Ce n'est pas le renouvellement d'une simple formule, mais un appel à être plus parfait, plus miséricordieux, plus saint, plus indulgent, plus patient et plus fidèle comme notre Père est parfait, miséricordieux, saint...etc. (cf.Mt 5, 48; Lc 6, 36; 1P 1, 16). Pouvons-nous dire que Dieu a réellement réussi en nous créant, en nous appelant à être des LMC...? Il ne cherche pas la réussite mais il veut réellement que nous soyons fidèles jusqu'à la fin afin que nous aussi nous puissions dire comme et avec Jésus: Père, l'heure (de la souffrance) est venue, glorifie ton Fils...J'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire » (cf. Jn, 1ff). Ailleurs St Jean dit: « Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin » (Jn 13, 1). Laïcs Missionnaires , qui est votre modèle? Qui professez-vous que vous suivez...Mère Teresa de Calcutta ou Notre Seigneur Jésus Christ, qu'elle essaya de suivre de toutes les forces et les fibres de son être, dont elle essaya d'étancher la soif sur la croix d'amour des âmes tout au long de sa vie? C'est Jésus qui nous a appelés à le suivre comme les apôtres, comme de saints hommes et femmes de Dieu, comme Mère Teresa de Calcutta. La possibilité de suivre le Seigneur dans le renoncement et l'abandon est encore actuelle pour nous comme elle le fut au temps de Jésus et après. Tous, nous sommes appelés à un grande « metanoia » - conversion des coeurs, à faire des choses non plus pour des raisons humaines et naturelles mais purement pour l'amour de Dieu; à voler vers Dieu avec deux ailes, l'aile de l'amour de Dieu et l'aile de l'amour du prochain. Ces deux ailes doivent être semblables et fortes pour nous conduire au ciel. Comment pourrions-nous réellement aimer et donner un service de tout coeur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres si nos deux ailes ne fonctionnent pas ensemble et ne s'équilibrent pas l'une l'autre comme elles le devraient. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (Mt 25, 40), dit Notre Seigneur et Maître. Au fil des ans, de plus en plus parmi nous arrivent à un moment décisif dans la vie spirituelle où nous devons faire le choix final entre Jésus et le monde, entre l'héroïsme de l'amour et la médiocrité, entre la croix et une existence facile, entre la sainteté et une conformité religieuse seulement correcte. Non seulement les individus mais aussi toute la Congrégation, tout le Mouvement des Laics Missionnaires de la Charité doivent atteindre cette maturité. Grandissons-nous réellement en vertus, surtout en humilité et en charité? Est-ce que j'ai perdu le zèle, la ferveur et l'enthousiasme initial; avec le résultat que je suis devenu un LMC médiocre, qui est plus conduit par la raison que par la foi et l'amour? Pourquoi devrais-je aller au réunions alors que j'ai tellement d'autres engagements utiles et agréables qui me donnent bien plus de satisfaction...? En plus, j'ai fait la connaissance de LMC dans mon groupe qui ne pratiquent pas la charité, qui, à mon avis, sont plus des hypocrites que de vrais disciples de Mère Teresa. Pourquoi donc irais-je aux réunions et aux prières? Je peux y assister de temps en temps juste pour maintenir le contact afin de pouvoir renouveler mes voeux, car j'aime beaucoup Mère Teresa. Par ailleurs, je ne retire rien des réunions du groupe; pour moi c'est une pure perte de mon temps précieux. Chers LMC, avant tout, rappelez-vous que c'est « un appel dans l'appel » et que celui qui vous appelle n'est pas votre épouse, votre mari ou vos enfants, votre père ou votre mère, des prêtres ou des religieuses, même pas Mère Teresa – non, c'est Dieu Tout Puissant en personne qui vous appelle. Vous devez savoir que c'est un don très précieux de Dieu et vous devriez essayer de ne pas le perdre ni de laisser le malin le dérober. Restez fidèle à votre appel. Soyez un seul coeur, un seul esprit, une seule âme sur vore chemin vers Dieu (Ac 4,32). Vous êtes appelés à construire et non pas à démolir ou à détruire. Au lieu de vous plaindre et de maugréer il est préférable de prier en silence en utilisant les mots mêmes de Jésus: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils disent ou ce qu'ils font » (Lc 23, 34). Ne vaut-il pas mieux « allumer une lampe que de maudire les ténèbres »?
Père Sebastian Vazhakala M.C. (juillet-août, 1999)
18/06/2006
Corpus Domini
Chers frères et soeurs,
Dans le document « Vita Consecrata », le Saint Père le Pape Jean-Paul II écrit:
« En vertu du même principe de discernement, on ne peut faire entrer dans la catégorie spécifique de la vie consacrée les formes d'engagement, cependant louables, que des couples chrétiens prennent dans certaines associations ou mouvements ecclésiaux, lorsque, dans l'intention de porter à la perfection de la charité leur amour déjà en quelque sorte « consacré » dans le sacrement du mariage, ils confirment par un voeu le devoir de la chasteté propre à la vie conjugale et, sans négliger leurs devoirs envers leurs enfants, ils professent la pauvreté et l'obéissance. Par cette précision nécessaire sur la nature de ces expériences, on n'entend pas sous-estimer ce chemin de sanctification particulier, auquel n'est certes pas étrangère l'action de l'Esprit, infiniment riche de dons et d'inspirations. » (25 mars 1996, Jean-Paul II,V.C.62,4)
Etant donné que les Laïcs Missionnaires de la Charité est un mouvement de personnes laïques mariées et célibataires, qui font des voeux de chasteté (conjugale), de pauvreté, d'obéissance et de service gratuit et de tout coeur aux plus pauvres parmi les pauvres selon leurs Statuts et leur Chemin de Vie, ils appartiennent à la catégorie de mouvement laïc mentionnée ci-dessus.
Dans cette lettre je voudrais expliquer un peu en détail donc, ce que signifient des voeux, combien de sortes de voeux il y a, quelle sorte de voeux les LMC font et quand et à quel rythme les LMC doivent renouveler leurs voeux.
Cette lettre a l'intention également de traiter des sortes de crucifix que les LMC reçoivent, et quand et où ils sont supposés les porter.
Elle continuera de traiter de la nature et de la fréquence des réunions de groupe et de la participation de ses membres, y compris des LMC âgés et alités. La lettre conclura avec des points sur le jubilé à venir et sur ses préparations lointaines.
Quelques prémisses :
I. Il peut y avoir trois groupes de personnes qui veulent appartenir à notre mouvement:
-1 Ceux qui pensent qu'ils sont déjà saints.
-2 Ceux qui ne veulent pas être saints.
-3 Ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent être saints.
Si quelqu'un veut rejoindre le mouvement LMC il ou elle doit appartenir au troisième groupe, à savoir ceux qui ne sont pas encore saints mais veulent le devenir.
II Tous les membres n'ont pas les mêmes dons et donc nous ne devons pas nous sentir inférieurs ou supérieurs à personne, ni comparer ni juger selon le fruit que l'on produit. Voyez la parabole du semeur : « ...D'autres grains sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente... »(Mt 13,8). Cela signifie aussi que les membres du groupe doivent accepter et encourager tous les autres et s'aider les uns les autres. Parfois cela peut signifier avoir une patience héroïque et une charité invincible.
III Personne ne devrait rejoindre le mouvement LMC pour passer son temps de loisir ou prendre sa vocation comme un passe-temps. Ce n'est pas un passe-temps mais un appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Oui, c'est la vocation des MC et des LMC. Cela demande parfois des sacrifices héroïques. Jésus lui-même a demandé cette sorte de sacrifices à la bienheureuse Mère Teresa quand Il lui a dit : « Offre davantage de sacrifices, souris plus tendrement, prie avec davantage de ferveur. » (voir la Grâce fondatrice de Mère).
IV Les LMC doivent lire et étudier leurs Statuts et leur Chemin de Vie avant de faire leurs voeux, étant donné qu'ils font ou renouvellent leurs voeux selon les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.
Les voeux.
Qu'est-ce qu'un voeu?
« Le voeu, c'est-à-dire la promesse délibérée et libre faite à Dieu d'un bien possible et meilleur, est un acte de la vertu de religion. »(Canon 1191/1)
Les éléments essentiels d'un voeu sont :
- Une promesse, et non un simple souhait ou désir;
-faite délibérément et librement;
à Dieu et à lui seul;
s'accordant à être remplie en raison de la vertu de religion;
par respect d'une chose, qui est en elle-même positivement bonne, pas simplement indifférente et qui est possible à réaliser, en toutes circonstances, et la « meilleure option » pour la personne en question.
A partir de ceci, il est tout à fait clair qu'aucun voeu ne devrait être fait sans une réflexion préalable sérieuse de la part de tous ceux qui sont concernés. Tous ceux qui font des voeux doivent comprendre et apprécier convenablement le sens et l'implication du voeu en question.
Les sortes de voeux.
« Le voeu est public s'il est reçu au nom de l'Eglise par le Supérieur légitime ; sinon, il est privé. » (Canon 1192).
Le voeu d'un religieux est public, puisque celui ou celle qui fait le voeu le fait au nom de l'Église et le voeu est reçu par un Supérieur légitime. Les voeux des frères et soeurs Missionnaires de la Charité sont simples et publics .C'est pourquoi le ou la Supérieur(e) Général(e) ou son ou sa déléguée dit à la profession religieuse de ses sujets respectifs : « Par l'autorité qui m'a été confiée, j'accepte vos voeux au nom de l'Eglise, pour la communauté des Missionnaires de la Charité .
Moi, je , vraiment ... » alors que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés, comme les voeux ne sont pas faits au nom de l 'Eglise mais avec et pour l'Eglise.
Le célébrant à la messe de profession, cardinal, évêque ou prêtre, y compris le directeur spirituel LMC, ne reçoit pas les voeux des LMC mais les LMC font leurs voeux en sa présence. Le célébrant qui signe le formulaire des voeux ne doit pas écrire « Entre mes mains » mais « En ma présence ».
Je répète que les voeux des Laïcs Missionnaires de la Charité sont juridiquement privés et ne sont pas faits au nom de l'Église ni reçus par aucun supérieur légitime, de même que les LMC n'ont pas de supérieurs légitimes, mais des liens qui ne sont pas des supérieurs mais des coordonnateurs qui sont supposés aider le groupe à grandir en sainteté et à augmenter en nombre par leurs paroles et leur exemple.
La nature juridiquement privée des voeux ne diminue en aucune façon le sérieux et l'importance des voeux que l'on fait devant Dieu. Nous pouvons dire que les LMC font leurs voeux entre les mains de Dieu, et en présence des personnes.
Profession et renouvellement des voeux
La règle est que les LMC font leurs voeux pour un an, qu'ils les renouvellent annuellement à la même date (ils peuvent choisir une autre date pour des raisons spéciales mais pas dépassée de plus d'un mois).(cf.Statuts 8 &2). « Ceux qui n'ont pas renouvelé leurs voeux à la date ou avant la date d 'expiration sont considérés comme ayant pratiquement quitté le Mouvement, et ceci spécialement quand il n'y avait pas de communication ou de dialogue avec le Directeur spirituel ou les personnes en charge des groupes. »(cf.Statuts 10,d). Lisez, s'il vous plait, la règle 10 des Statuts très attentivement...Il y a plusieurs points pratiques qui peuvent aider les LMC partout, pourvu qu'ils les connaissent et les vivent.
Afin d'éviter toute confusion et incompréhensions et aussi pour avoir une réelle communion spirituelle (koinonia) j'aimerais suggérer deux jours par an où les LMC tout autour du monde peuvent faire ou renouveler leurs voeux. Le premier est la veille du Dimanche de la Miséricorde, c.a.d le Samedi avant le Dimanche de la Miséricorde ; l'autre est le premier Samedi d'Octobre. Ceux qui ne peuvent pas faire ou renouveler leurs voeux ces deux jours de l'année peuvent choisir un jour qui leur convient dans les 30 jours avant l'expiration. Toutefois, les voeux seront toujours faits la veille du Dimanche de la Miséricorde ou le premier Samedi d'Octobre, selon la date où l'on aura fait ses voeux.
Je vous donne un exemple ici : « Moi, prénom, Nom, je fais mes voeux jusqu'à la veille du Dimanche de la Miséricorde 2007, ou jusqu'au premier Samedi d'Octobre 2007... » Ceci rappellera aux LMC toujours et partout de se souvenir quand faire ou renouveler leurs voeux. Le renouvellement annuel des voeux doit toujours être à la date ou avant la date d'expiration et jamais après.
Les Crucifix
« Que la croix soit pour vous comme elle l'a été pour Jésus, la preuve du plus grand amour. » (Pape Paul VI, Evangelica Testificatio, 29).
Nos Statuts déclarent : « Le signe de consécration est un simple crucifix qu'ils reçoivent au début de la période de formation, à porter sur le coeur ou autour du cou, et un plus grand est donné au moment de la première profession. » (Statuts n°6)
Cela signifie que les LMC reçoivent deux sortes de crucifix. Le petit se porte sur le coeur ou autour du cou tout le temps. Le grand crucifix n'est pas destiné à être porté sur le coeur ou autour du cou, mais à être gardé prés du chevet de son lit . En voyage de nuit les LMC l'emporteront dans leur sac. Il nous rappellera les voeux que nous avons faits et nous aidera à les vivre fidèlement peu importe où nous sommes.
Les groupes LMC et les réunions de groupes.
Les membres des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent faire du Mouvement leur seconde famille, spécialement du groupe local où ils se rencontrent. Cela fait partie du quatrième voeu de service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres. Ce service d'amour est vital pour nos groupes pour grandir en sainteté et augmenter en nombre. Il est inutile de rejoindre les Laïcs Missionnaires de la Charité si les membres ne veulent pas devenir meilleurs, plus humbles et plus saints. Nous sommes tous et serons toujours pécheurs et faibles. Mais cependant, avec l'aide de Dieu, nous devons essayer de devenir plus doux, plus gentils, plus désireux de porter les torts, plus enclins à pardonner et prêts à accepter de pardonner.
Votre présence à chaque réunion LMC est absolument vitale; et vous devez faire tous les efforts pour ne pas manquer les réunions de groupe. Vous pouvez être tentés de penser parfois que la réunion ne vous apporte rien. Mais alors vous devez vous demander : Qu'est-ce que je donne? Cela doit être un don et un accueil réciproques. Cela exige aussi quelques préparations de la part de chaque membre du groupe. Il y a plein de documents à lire et sur lesquels réfléchir. « S'il y a la volonté, il y a le chemin » est vrai pour nous tous.
La fréquence des réunions de groupe des LMC
Plus il y a de réunions mieux c'est. A Rome, où les LMC ont commencé, le groupe continue à se réunir tous les Samedis sans exception, depuis 22 ans. Par endroits les LMC se réunissent toutes les deux semaines. Prenons cela comme minimum, toutes les deux semaines . Choisissez, s'il vous plait, un jour qui vous convient dans la semaine et essayez de vous réunir.
La règle est que les groupes commencent par une heure d'adoration, pendant laquelle on prie une partie de la Liturgie des heures ; nous devons aussi avoir du temps pour une prière silencieuse personnelle dans un esprit de contemplation et de profonde adoration. L'heure de prière terminée, le groupe alors se réunit avec le Directeur spirituel ou une soeur ou un frère MC . Il est nécessaire d'avoir une approche systématique concernant le document à étudier et pour le partage. L'Eglise veut que les laïcs construisent leur vie sur des terrains doctrinaux solides, spirituels, pastoraux et pratiques. Il est absolument vital d'étudier l'esprit et le charisme de la bienheureuse Teresa de Calcutta et notre esprit LMC et notre Chemin de Vie en particulier.
Là où les LMC sont dispersés et se réunissent seulement une fois par mois comme règle, les membres doivent faire tous les efforts possibles pour ne pas manquer la réunion. Douze réunions par an c'est très peu en vérité!
Les LMC en formation sont tenus d'étudier les Statuts et le Chemin de Vie du Mouvement, et les documents qui s'y rapportent, spécialement « Christifideles Laici », « Familiaris Consortio », etc...en plus de connaître plus profondément l'esprit et le charisme MC(voir ci-dessus).
Les LMC malades, âgés et cloués au lit
Ils peuvent être autorisés à renouveler leurs voeux si on les aide à faire usage de leur maladie, de leur âge avancé et des inconvénients de la vie comme moyens de grandir en sainteté et de ressembler à Jésus, Marie et Joseph. Leurs maladies physiques et leurs infirmités, leurs nombreuses épreuves de la vie telles que la solitude, les faiblesses, la misère et la détresse, etc, peuvent être utilisées comme moyens pour sauver les âmes. En vérité plus d'un saint a fait cela. Nos corps peuvent devenir vieux et malades, nous pouvons être cloués au lit, mais nos âmes devraient voler par amour. Il est normal de se sentir fatigué, faible et seul. Mais servons le Seigneur avec notre fatigue et utilisons notre faiblesse comme moyen, comme tremplin plutôt que comme un obstacle. Dans les paroles de St. Paul, qui dit quand il parle de la Croix : « Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont en train d'être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu » (1 Cor 1,18ff.) Plus le grain de blé tombe en terre et meurt plus il produira de fruit. (cf. Jn 12,24)
Ste Thérèse de Lisieux a dit : « Je chanterai même lorsqu'il me faudra cueillir mes fleurs au milieu des épines, et mon chant sera d'autant plus mélodieux que les épines seront longues et piquantes »
« Pour devenir un saint », écrit la bienheureuse Teresa de Calcutta, « on doit souffrir beaucoup et pour aimer beaucoup nous devons souffrir beaucoup plus. La souffrance engendre l'amour, mais elle est aussi féconde parce qu'elle donne la vie aux âmes. » Engendrons des âmes en souffrant par amour!
Le jubilé des LMC
Pour les LMC, l'année deux mille neuf est l'année jubilaire, car le 16 avril 2009, les LMC auront 25 ans d'existence. C'est le Jeudi dans l'octave de Pâques. Les préparations pour l'année jubilaire commenceront le 16 avril 2008, qui est le Mercredi de la quatrième semaine de Pâques. Il est nécessaire pour nous de planifier l'année jubilaire convenablement et longtemps en avance. En fait nous pouvons commencer à y réfléchir et à proposer des suggestions de valeur : le thème pour l'année jubilaire, la façon de célébrer le jubilé, etc. Les célébrations peuvent se faire au niveau local, national et international.
En premier lieu, ce doit être une année d'actions de grâces à Dieu pour le don du Mouvement LMC, pour la bienheureuse Teresa de Calcutta, pour sa fidélité, sa générosité et sa soif des âmes jusqu'à son dernier souffle, pour tous les LMC dans le monde, pour ceux qui sont avec le Mouvement depuis le début.
C'est aussi un temps pour demander pardon pour tous nos péchés, notre négligence, notre tiédeur, notre indifférence, notre froideur, notre orgueil et pour tous les autres péchés commis contre nos voeux de chasteté, pauvreté, obéissance et service de tout coeur et gratuit des plus pauvres parmi les pauvres, y compris les membres de nos familles et du Mouvement LMC. Il y a tellement à regretter et tellement plus de raisons d'être reconnaissants envers Dieu.
En écrivant cette lettre cette pensée m'a traversé l'esprit, : qui va être le premier saint LMC ?
Qui sera là pour sa béatification et sa canonisation ? Ne voulez-vous pas être un saint, un grand saint comme St Joseph Moscati, Ste Gianna Beretta Molla, les bienheureux Luigi et Maria Quatrocchi, la bienheureuse Kateri Thekavita et beaucoup d'autres de notre temps et de tous temps.
Un mot de remerciement à tous les LMC du monde, qui travaillent dur , sans relâche, pour vivre leur vocation plus fidèlement et avec plus de persévérance au milieu de nombreuses tempêtes, tremblements de terre et même volcans.
Que la grâce de Dieu permette à chacun d'entre nous de persévérer avec enthousiasme dans notre vocation jusqu'au jour de notre mort, nous souvenant à nouveau des paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa : « Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes. »...
Avec toute mon amitié et mes prières.
Dieu vous bénisse
Père Sebastian Vazhakala M.C.
LDM Mes chers Laïcs Missionnaires
Gardez la joie d'aimer Jésus dans votre coeur et partagez cette joie avec tous ceux que vous rencontrez. Prenez une ferme résolution "Je veux, je veux, avec la bénédiction de Dieu être saint" Cela vous aidera à étancher la soif d'amour des âmes de Jésus, en travaillant au salut et à la sanctification des plus Pauvres parmi les Pauvres, en particulier de votre famille.
Prions.
Rome 9-12-93 Dieu vous bénisse
M Teresa mc
26.02.09

25.02.09

L S F (Laudetur Sacra Familia)
"Sans l'amour tout est vain"
Anandashram, 2 février 2009
Tout d'abord je voudrais ACCUEILLIR JESUS officiellement et chaleureusement dans le village de Bandhuwari à travers l'archevêque Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi - Gurgaon, qui est un des successeurs des apôtres. En réalité, nous prions dans le Credo de Nicée: "Nous croyons en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique". Aujourd'hui pour la première fois l'Église devient officiellement présente dans le village de Bandhuwari, bien que nous soyons ici depuis août 2003.
C'est le dimanche 3 juillet 1994, en la solennité de St. Thomas, l'apôtre de l'Inde, que nous avons commencé la première communauté des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs en Inde. Notre Dieu omniscient a voulu que nous la commencions à Gurgaon, dans l'archidiocèse de Delhi. Les frères patriciens du cantonnement de Palam, à New Delhi, nous ont généreusement donné leur maison disponible, dans le 4ème secteur de Gurgaon, libres de l'utiliser aussi longtemps que nous le voulons. C'est de là que nous avons commencé à chercher la possibilité d'une maison et d'un terrain qui nous appartiennent, mais cependant avant nous avons eu à faire face à un problème plus sérieux: à savoir l'enregistrement de notre Société en Inde, sans lequel nous ne pouvions faire aucune transaction y compris l'achat d' une bouteille de gaz. Par la grâce de Dieu nous avons pu faire l'enregistrement en un jour, grâce à l'évêque Rego, évêque de Chandigarh à cette époque, et à d'autres personnes qui nous ont aidé à obtenir l'enregistrement si rapidement.
La deuxième chose fut l'acquisition d'un terrain, ce qui fut un autre miracle. Nous l'avons faite le jeudi 8 décembre 1994, en la solennité de L'Immaculée Conception. C'est sur ce terrain que nous avons construit notre première maison qui a été bénie par son excellence Rt. Rev. Vincent Concessao, alors évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Delhi. Elle fut inaugurée par la bienheureuse MèreTeresa M.C., d'heureuse mémoire, le samedi 18 novembre 1995. Ce fut un évènement inoubliable, non seulement pour les frères, mais aussi pour les gens de Gurgaon et des environs. Mère Teresa sur le chemin de retour dit à un coopérateur qui l'accompagnait que Deepashram deviendrair un grand centre; sa prophétie se réalise progressivement.
Dès lors nous avons commencé notre petite communauté, les frères ont hébergé et pris soin de quelques garçons handicapés et orhelins. Le nombre était et continue à augmenter. Nous avions besoin d'avoir une plus grande maison pour les frères et pour nos garçons. La présence de l'Église catholique manquait, il nous fallait donc une maison convenable pour le Seigneur, c.a.d. la chapelle, une maison pour les enfants du Seigneur, la maison des enfants et une maison pour les frères qui prennent soin des garçons.
Ce fut un projet de trois ans qui commença en 1996. Le complexe entier de Deepashram fut terminé le jeudi 18 novembre 1999, quand il y eut la bénédiction et l'inauguration finale par feu l'archevêque Allan de Lastic (r.i.p.). La maison paraissait alors très grande et spacieuse; mais elle n'a pas mis longtemps à se remplir. Au bout de deux ou trois ans nous avons été forcés de chercher un endroit plus grand, plus spacieux, où les garçons pourraient se réinsérer. Les garçons non seulement augmentaient en nombre mais ils grandissaient aussi en âge et en taille, et ils ils avaient besoin d'un espace plus grand où ils puissent bouger librement, être eux-mêmes, jouer, etc.
Là aussi ce ne fut pas si facile. Cela a nécessité du temps, des efforts et de la recherche. Finalement le bon Dieu nous a amenés à l'endroit où nous sommes maintenant - le village de Bandhuwari, à environ 18 kms de Deepashram. C'était très difficile à atteindre sans routes correctes. Le terrain était sans forme, complètement inexploité, et paraissait presque volcanique. Il n'y avait pas de délimitation correcte de bordure, même au moment de son enregistrement, et il était partiellement occupé par les voisins. L'achat du terrain de 12 acres fut fait le mercredi 6 août 2003, le jour de la fête de la Transfiguration de notre Seigneur. C'est très intéressant et important de réfléchir à sa signification.
Tout d'abord le terrain déformé et inexploité devait être transformé: " Tout ravin devait être comblé, et toute montagne et toute colline devaient être abaissées, et tout ce qui était tortueux devait être redressé, et les chemins rocailleux devaient être aplanis afin que toute personne puisse voir le salut de Dieu". (cf. Lc 3, 4-6). Il n'y a aucune comparaison entre ce que cette place était alors et ce qu'elle est maintenant. Le paysage tortueux et défiguré a été plutôt aplani et redressé.
Il y a un autre aspect en ce qui concerne cette date, à savoir, nos frères et nos garçons handicapés ont dû aussi subir une complète transformation spirituelle, émotionnelle et physique en Jésus qui fut transfiguré pendant qu'il était en prière. Ce lieu est destiné à devenir progressivement un autre Thabor... Le Thabor est devenu ce qu'il est maintenant seulement à cause de Jésus. Il lui a donné un nouveau sens et une nouvelle signification. Si Jésus devient le centre de ce lieu, ce lieu deviendra un autre Thabor. C'est aux frères de faire cela. Faisons donc tous les efforts pour faire d'Anandashram un autre THABOR.
Que trouvons-nous à Anandashram?
Tout d'abord je voudrais dire que tout le village de Bandhuwari est encore à développer. De nombreuses grandes sociétés ont déjà acheté les terrains tout autour et planifient d'énormes projets.
La raison d'une maison décente pour le Seigneur: je veux que les gens qui viennent ici sachent que le travail que nous faisons pour et avec les pauvres n'est pas simplement un travail social mais l'oeuvre de Dieu. Il est le coeur et le centre de notre vie et de notre activité. A notre Dieu qui est la source de toute beauté, nous, les humains, nous ne pouvons jamais offrir une maison assez belle et digne, comme il est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs!
Je voudrais renverser la parabole de l'homme riche et de Lazare (cf. Lc 16, 19-31). Les frères savent qu'ils ne sont pas dignes de servir leurs semblables qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Nous, depuis la maison de formation, devons respecter les garçons qui méritent d'être traités avec dignité et noblesse. Ils pourraient être considérés comme inutiles selon les standards du monde, comme ils sont incapables de produire quelque chose de bon et de valeur. Ils vont contre la théorie moderne:" Tu es ce que tu produis..."La dignité d'une personne ne dépend pas de son apparence extérieure ou de ce qu'elle est capable de produire, mais elle dépend de son âme immortelle qui est créée à l'image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Nous voulons donner à nos pauvres de tout coeur et gratuitement ce que les riches peuvent obtenir avec l'argent et le pouvoir.
Avant tout ma gratitude va à notre Dieu tout puissant et Père prévoyant. Il montre son amour particulier pour ses enfants dans le besoin, nos garçons physiquement et mentalement mis en question. Il n'y a absolument aucun doute que Dieu les aime, qu'il est notre Père et que nous sommes ses enfants. Aujourd'hui, en présence de vous tous, je veux réaffirmer son amour fidèle de toute la vie pour ses pauvres et tous ceux qui prennent soin d'eux.
Chaleureuse bienvenue à l'archevêque Rt. Rev. Vincent Concessao, archevêque de Delhi, aux prêtres concélébrants, aux différentes soeurs religieuses, à tous ceux qui sont venus participer à la liturgie d'aujourd'hui, y compris l'architecte, Mr. Ranjit John, aux entrepreneurs, aux ouvriers et à tous ceux qui sont associés avec nous dans la réalisation du projet. Nous adressons à vous tous nos remerciements chaleureux et nos souhaits et prions pour vous. Nous vous prions de rester avec nous et de continuer de travailler avec nous pour faire d'Anandashram quelque chose de beau pour Dieu.
Il faut dire que la force de notre Institut religieux ne dépend pas de la somme d'argent que nous avons en banque, ou des terrains et des bâtiments que nous possédons, bien que tous aien leur place. La force et la vitalité de notre Société ne dépend pas seulement du nombre de ses membres, bien que le nombre compte. La force réelle et la fécondité, cependant, dépendent du zèle et de la ferveur, de notre gratitude, de notre enthousiasme et de notre confiance, mais surtout de la sainteté de la vie de ses membres. Plus nous aurons de saints, plus notre Institut deviendra effectif. "... Aujourd'hui, nous avons grand besoin de saints qu'il faut inlassablement demander à Dieu..." (Vita Consecrata n° 35). C'est le devoir de tous ceux qui sont concernés d'aider nos membres à grandir en sainteté, en travaillant toujours plus pour la gloire de Dieu et pour le bien de nos pauvres.
Le but fondamental de notre entrée chez les Missionnaires de la Charité ne doit pas être juste d'étudier et de devenir prêtres; bien que cela soit possible, ce n'est pas la raison principale pour entrer à l'Institut. Dans ce contexte, il peut être nécessaire de lire le document "Vita Consecrata", numéro 35 à 40. Il dit qu'aujourd'hui, plus que jamais, il y a besoin de saints. Nous pouvons ou ne pouvons pas devenir infirmiers, docteurs, ingénieurs ou architectes... ou prêtres, évêques, cardinaux ou Pape, mais nous pouvons tous aspirer à devenir saints. A quoi cela me sert il même si je deviens "pape" et pas saint? Essayons d'abord de devenir saints et apprenons les voies et les moyens qui peuvent nous aider à grandir en sainteté et à persévérer dans notre vocation. "Si un homme a un attachement fort aux choses de cette terre, il ne peut pas avoir la vraie Charité ...Sans l'amour tout est en vain" (St. Maxime le Confesseur).
Récemment j'ai demandé à l'un de mes frères qui a décidé de quitter notre Société si Jésus voulait réellement qu'il quitte la Société; il m'a dit que Jésus ne le voulait pas mais que lui le voulait.
Je n'ai eu rien de plus à lui dire. Comme l'homme riche de l'Évangile (Mc 10, 22), il s'en alla tout triste.
On m'a raconté que dans l'état d'Orissa, en Inde, il y a quelques mois un garçon de sept ans avait été pris par un groupe d'hindous fanatiques, qui voulaient qu'il devienne hindou. Le garçon était très déterminé, même s'il n'avait que sept ans. Ils essayèrent tout pour le convaicre de changer d'avis mais ce fut en vain. Alors ils commencèrent à le menacer en lui disant que s'il ne changeait pas d'avis il serait brûlé vif. Il leur demanda de le tuer et de le brûler vif. Comme ils n'arrivèrent pas à convaincre le garçon à renoncer à sa foi en Jésus Christ, finalement ils le brûlèrent vif sans aucune pitié. Nous avons un martyr de plus, peut-être un des plus jeunes martyrs dans l'Église. Ces genres d'histoires ne circulent pas ou ne sont pas publiées. Quel exemple de foi incroyablement brillant! Je souhaiterais avoir une telle foi!
Prions tous pour demander une foi plus profonde, une foi en Jésus Christ de martyr.
Félicitations chaleureuses à fr. Dharamvir M.C. et fr. Petrus Lukas M.C., qui ont prononcé leurs premiers voeux le jour de la bénédiction d'Anandashram. Ce fut très simple mais très spirituel et beau. Souhaitons leur à tous les deux une Nouvelle Vie joyeuse et sainte, tout en priant pour leur croissance en sainteté et leur sainte persévérance.
Il y a eu aussi des renouvellements de voeux en Albanie, en Inde et à Rome. Fr. Jerry Michael M.C. a renouvelé ses voeux le mercredi 14 janvier 2009, à Pukkattupady, au Kerala, en Inde, et fr. Jees Mathew M.C. et fr. John Vimal M.C. le vendredi 23 janvier au collège St. Albert à Ranchi, Jarkand, en Inde. Samedi 24 janvier, fr. Nicholas M.C., fr. James M.C. et fr. Joseph M.C. ont renouvelé leurs voeux à Bushat, en Albanie, et fr. George M.C. et fr. John Vianney M.C. à Rome.
Dimanche 1er février 2009, six des frères: fr. Athanas M.C., fr. Efrem M.C., fr. Michael M.C., fr. Samuel Paul M.C., fr. Shaji M.C. et fr. Suman Peter M.C. ont renouvelé leurs voeux à Anandashram, Bandhuwari. Nos chaleureuses félicitations vont à eux tous, en implorant le Seigneur de leur accorder une vie sainte.
Merci, frères, pour vos prières assidues, vos sacrifices et surtout votre tendre attention et votre prévenance aimante. Que le bon Dieu vous récompense pour tout. Je me sens beaucoup mieux et plus fort, bien que je prenne encore des antibiotiques pendant quelques jours encore, comme les docteurs me l'ont conseillé.
Priez pour nos soeurs M.C. qui ont leur Chapitre Général en ce moment. Offrons une heure d'adoration pour elles chaque jour.
C'est tout pour le moment. Amitié et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
24.02.09

" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Février 2009
Spécial Jubilé / 10
Rénover et Restaurer
"LA FRATERNITÉ CHEZ LES LMC"
(Notre Seconde Famille)
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
"Chers frères et soeurs,
A la différence de notre famille naturelle, la Famille des Laïcs Missionnaires de la Charité est surnaturelle et universelle. Nous sommes une famille de croyants qui avons décidé de devenir saints en travaillant au salut et à la sanctification des membres de notre famille naturelle et des personnes dans le besoin. Constamment nous nous efforçons de transformer nos foyers en de véritables sanctuaires d'amour, avant tout par la prière, le dialogue , le partage et le service. Nous faisons des choses ordinaires avec un amour extraordinaire pour la plus grande gloire de Dieu.
Notre famille est une école où nous apprenons tous les vertus du service, de l'humilité et de la joie; où nous découvrons, à travers la prière et la contemplation, que nous sommes indignes de "servir nos frères qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine"; où nous prenons conscience du caractère sacré et indissoluble de nos familles naturelles et avec cette institution fondamentale nous nous engageons à être un témoignage convaincant d'amour et de partage pour la société contemporaine. Cette seconde famille doit être une authentique école de prière où la rencontre personnelle avec Jésus, notre Seigneur et notre Dieu, "ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente jusqu'à une vraie "folie" du coeur."
(Jean-Paul II, Novo Millennio Ineunte, 33)
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Jésus se fait l'affamé, le nu, le sans-logis, le malade, le prisonnier, l'isolé, l'indésirable, et dit: " C'est à Moi que vous l'avez fait." Il a faim de notre amour et cette faim est celle de nos pauvres. C'est la faim que vous et moi devons découvrir, elle pourrait être dans notre propre maison.
J'ai visité une maison de retraite dans laquelle il y avait beaucoup de parents âgés. J'ai vu que dans cette maison ils avaient tout, mais que tous regardaient vers la porte. Je me suis tournée vers la soeur et lui ai demandé: "Comment se fait il que ces personnes qui ont tout ici regardent toutes vers la porte, pourquoi ne sourient-elles pas?". Je suis tellement habituée à voir les sourires de nos gens, même les mourants sourient. Et elle m'a dit: " C'est comme ça presque tous les jours. Ils espèrent qu'un fils ou une fille va venir leur rendre visite. Ils souffrent parce qu'ils ont été oubliés." C'est là que l'amour commence. Peut-être dans notre propre famille avons-nous quelqu'un
qui se sent seul, malade, inquiet. Sommes-nous là pour l' accueillir?
J'ai été surprise en Occident de voir autant de jeunes garçons et filles s'adonner à la drogue, et j'ai essayé de découvrir pourquoi. Parce qu'il n'y a personne dans la famille pour les accueillir. Le père et la mère sont tellement occupés, ils n'ont pas le temps. Les enfants alors vont dans la rue et se laissent entraîner dans de vilaines histoires...
Je trouve que l'enfant à naître est aujourd'hui le plus pauvre parmi les pauvres, le plus mal aimé, le plus indésirable, le rebut de notre société...
Mais que dit Dieu? Il dit:" Même si une mère pouvait oublier son enfant, Moi je ne t'oublierai pas. Je t'ai gravé dans la paume de Ma main." ...Nous avons été gravés dans la paume de Sa main; cet enfant à naître a été gravé dans la paume de la main de Dieu depuis sa conception et a été appelé par Dieu pour aimer et pour être aimé, non seulement dans cette vie, mais pour l'éternité. Dieu ne peut pas nous oublier."
23.02.09


" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Janvier 2009
Spécial Jubilé / 9
Rénover et Restaurer
"LA PRIÈRE"
(Écoute, Ferveur, Confiance)
MESSAGE DU PÈRE SÉBASTIAN
"Les LMC devraient toujours se rappeler qu'ils sont des missionnaires contemplatifs, ils doivent devenir la présence de Jésus, la compassion de Jésus, l'amour de Jésus au coeur du monde. Ils ne sont pas appelés à faire de grandes choses, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour.
La mission des Laïcs Missionnaires de la Charité commence à la maison où ils vivent, là où ils travaillent, où ils se déplacent et avec ceux avec lesquels ils sont en contact. Ils sont appelés à être le sel de la terre (cf. Mt 5, 13). Le sel, une fois mélangé à la nourriture, disparaît et on n'en sent plus que le goût. Les LMC sont comme le sel qui se met dans la nourriture, heureux d'être silencieux et cachés, mais dont on sent la présence et la saveur. Votre présence missionnaire et contemplative dans le monde est donc vitale et avec le temps vous deviendrez la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), ou plutôt Jésus fera de vous la lumière du monde.
Les LMC doivent savoir que, pendant l'exposition du Saint Sacrement sur chaque autel des fréres et des soeurs Missionnaires de la Charité, il y a une bougie qui brûle au nom et pour les LMC, même s'ils ne sont pas présents.
Prenons avec sérieux les paroles de Jésus à la bienheureuse Teresa M.C. :
"Offre plus de sacrifices, souris plus tendrement et prie avec plus de ferveur" pour le succès et les fruits de notre prochain jubilé, au niveau du groupe, au niveau national et international."
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Quelqu'un se demandera quel secret ma vie cache. C'est très simple. Je prie et, à travers la prière, j'essaie de m'unir à Jésus, par amour. Prier Jésus signifie l'aimer, et l'aimer signifie accomplir ses paroles.
Rappelons-nous les paroles de Saint Matthieu: " J'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'avais soif et vous m'avez donné à boire, j'étais étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous êtes venu me visiter...".
Prier pour moi signifie avoir la possibilité de m'unir à Jésus vingt quatre heures sur vingt quatre, pour vivre comme Lui, en Lui et pour Lui. Si nous prions, nous aurons la foi. Si nous croyons, nous pourrons aimer. Et si nous aimons, nous nous mettrons à servir.
Nous voyons fréquemment des fils électriques, petits et grands, neufs et usagés, coûteux et bon marché. Seuls, ils sont inutiles. Tant que le courant électrique ne les traverse pas, il ne peut pas y avoir de lumière.
Les fils électriques ce sont vous et moi. Dieu est le courant électrique.
Nous avons en nous le pouvoir de laisser le courant passer à travers nous, en laissant Dieu nous utiliser pour produire la lumière dans le monde; ou nous pouvons refuser d'être utilisés par Dieu et ainsi contribuer à ce que l'obscurité augmente chaque jour davantage.
Ma prière est pour vous, et je demande que chacun de vous soit saint, et répande ainsi l'amour de Dieu partout où il se rendra."
Life in the Spirit
L'evangelo di una santa
(Pag. 132-133 )


" C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Décembre 2008
Spécial Jubilé / 8
Rénover et Restaurer
"LE TRAVAIL"
Ardeur, Honnêteté,
Droiture
MESSAGE DE PÈRE SÉBASTIAN
" Dieu appelle les laïcs aujourd'hui plus que jamais à se sanctifier eux-mêmes et à sanctifier leurs familles, véritables sanctuaires domestiques de l'Église; ils sont appelés à sanctifier le monde à travers leurs paroles et leur exemple, en consacrant le monde entier à Dieu ( voyez les Statuts), sans perdre leur caractère séculier et leurs caractéristiques laïques (cf. Christifideles laici, 14-17).
Les Statuts et le Chemin de Vie des Laïcs Missionnaires de la Charité existent dans plus de 15 langues. Quelques uns d'entre vous les ont vus ou lus. De nombreux LMC utilisent la Liturgie des heures et le Livre de prières des Laïcs Missionnaires de la Charité, selon leur temps disponible.
Les LMC ne sont pas des religieux sans habit. Ce sont des laïcs qui ne sont pas encore saints, mais qui veulent tenter de le devenir tout en restant au coeur du monde, en faisant leur travail avec droiture et fidélité. Ils désirent partager l'esprit, le charisme et le mode de vie des Missionnaires de la Charité, dans la mesure où leur condition leur permet. Ils veulent appartenir à la famille des Missionnaires de la Charité en prononçant des voeux, même s'ils sont juridiquement privés.
Les Laïcs Missionnaires de la Charité sont des personnes mariées et non mariées. Avec le temps nous nous sommes rendus compte qu'il pourrait être préférable et plus utile pour la compréhension et la croissance personnelle de les diviser en deux groupes ou branches.
Les LMC ont une structure. Il y a un Responsable International, qui est assisté de trois représentants des trois groupes linguistiques majeurs: l'anglais, l'italien et l'espagnol."
Père Sebastian Vazhakala M.C. (Lettre 85)
MESSAGE DE MÈRE TERESA
" Ne permettez pas que les faux objectifs de la vie, comme l'argent, le plaisir et le pouvoir, vous transforment en esclaves et vous fassent perdre le sens authentique de la vie.
Quelques uns d'entre vous, jeunes d'aujourd'hui, étudient, d'autres travaillent, d'autres se préparent au futur. Aimez profondément le Christ, et avec Lui et grâce à Lui faites de grandes choses dans la vie. Mais pour aimer Jésus, il est nécessaire de prier, car le fruit de la prière est l'approfondissement de la foi, et le fruit de la foi est l'amour et le fruit de l'amour est le service.
Ne vous laissez pas tromper par de fausses idoles, de faux messies. Approchez-vous uniquement de Jésus. Il est l'unique réponse à tous nos problèmes. Aimez Dieu comme il nous aime.Il ne nous trompera jamais.
Jésus est l'ami qui ne trahit jamais.
Il est extrêmement important que les enfants apprennent de leur parents comment s'aimer les uns les autres. Ils doivent apprendre cela non pas à l'école, ni de leurs enseignants, mais plutôt de vous. Il est très important que vos enfants partagent avec vous la joie d'un sourire. Il y aura sûrement des incompréhensions, parce que chaque famille a sa propre croix, ses propres problèmes...Soyez les premiers à pardonner, avec un sourire. Montrez-vous toujours joyeux et heureux devant vos enfants.
Ne vous laissez pas entraîner par l'orgueil et la vanité dans votre travail. Votre travail est aussi le travail de Dieu."
Mère Teresa de Calcutta
Life in the Spirit
L' evangelo di una santa
(Pag. 178-181)
13.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L' AVEZ FAIT"
Novembre 2008
Spécial Jubilé /7
Rénover et Restaurer
"LA FAMILLE"
Chasteté "Conjugale" et Fidélité
MESSAGE DU PERE SEBASTIAN
"Les LMC représentent la Face de Jésus parce qu'ils vivent au coeur du monde. Sans porter un habit ou un uniforme particulier, ils doivent manifester Jésus par la vie, par les paroles et par l'exemple: "Fais qu'en me regardant on ne me voit pas mais que l'on ne voit que Toi en moi" (Prière d'action de grâce après la Communion).
Jésus dit à la bienheureuse Teresa: "Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront"...
Mère Teresa était heureuse non seulement de rencontrer les LMC dans les différentes parties du monde, mais aussi de leur parler. Elle les exhortait à rester fidèles à l'enseignement de l'Eglise catholique, en les aidant à suivre l'Esprit et le charisme des M.C., comme cela est expliqué dans les Statuts des LMC, pour devenir "humbles comme Marie et saints comme Jésus".
Les voeux doivent aider les laïcs à soutenir et à renforcer le lien du sacrement de mariage. En d'autres termes, le Mouvement des LMC est au service de la famille, qui est "le patrimoine de l'humanité...La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Elle est et a été l'école de la foi, l'école des valeurs humaines et civiles, le foyer dans lequel la vie humaine naît et est accueillie généreusement et avec responsabilité" (Pape Benoît XVI, Sanctuaire de l'Aparecida, Brésil, dimanche 13 mai 2007).
Un des buts principaux du Mouvement des LMC est de travailler au salut et à la restauration des familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Église.
Les LMC étudient les documents importants du Magistère de l'Eglise, comme les exhortations apostoliques "Familiaris Consortio", "Christfideles laici", et les autres."
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MERE TERESA
"Chaque dimanche je visite les pauvres dans les bidonvilles de Calcutta. Je ne peux pas les aider, car je n'ai rien, mais j'y vais pour leur donner la joie. La dernière fois une vingtaine de petits attendaient leur "Ma" avec impatience.
Quand ils m'ont vue, ils ont couru à ma rencontre, même en sautillant à cloche-pied. Je suis entrée. Dans ce "para" - c'est comme ça qu'on appelle ici un groupe de maisons - vivaient douze familles.
Chaque famille n'a qu'une seule pièce, de deux mètres de long sur un mètre et demi de large. La porte est tellement étroite que je pouvais à peine entrer, et le plafond tellement bas que je ne pouvais pas me tenir debout...Je ne m'étonne plus à présent que mes pauvres petits aiment tant leur école et qu'ils soient si nombreux à souffrir de la tuberculose. La pauvre mère (de la famille visitée) n'a même pas eu un seul mot pour se plaindre de sa pauvreté.
Cela m'a fait beaucoup de peine, mais en même temps j'ai été très heureuse quand j'ai vu qu'ils étaient heureux de ma visite. A la fin, la mère m'a dit: "Oh, Ma, revenez nous voir! Votre sourire a fait entrer le soleil dans cette maison!"
"Mère Teresa, Viens, sois Ma lumière" page 48

09.02.09

LMC d'Italie
Août 2008
Spécial Jubilé / 4
Rénover et Restaurer
"LA PAUVRETÉ"
Notre sobriété!
Notre liberté!
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs, écoutons S. Paul:
"Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est
fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu..." (1Co 1 , 26-29)
Un des grands dons de Dieu à notre branche contemplative a été celui de commencer le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Il fut fondé auprès de notre Maison Mère à Rome, le 16 avril 1984, le lundi saint, quand quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, prononcèrent les voeux de chasteté (conjugale), pauvreté, obéissance et service gratuit et de tout coeur des plus pauvres parmi les pauvres, en présence des fondateurs, Mère Teresa M.C. et P. Sebastian Vazhakala M.C. Avec l'aide de Dieu et les prières et les sacrifices de nombreuses personnes, en ce moment les LMC sont présents dans 53 pays du monde. Nous prions et espérons qu'ils continuent à croître en sainteté et en nombre.
Dans les paroles de notre bienheureuse et aimée Teresa M.C., les LMC partagent non seulement l'apostolat des Missionnaires de la Charité, mais surtout ils en partagent l'Esprit, le charisme et la vie, à travers les voeux et le chemin de sainteté qu'ils cherchent à suivre, en vivant au coeur du monde. C'est un mode de vie qui tend à faire des familles des "sanctuaires domestiques de l'Église, en suivant l'exemple de la famille de Nazareth". Jésus, Marie et Joseph deviennent donc leur modèle, leurs patrons, leurs protecteurs et intercesseurs, tandis que les LMC sont tenus, à leur tour, de vivre une vie de famille exemplaire, en devenant humbles et saints comme Jésus, Marie et Joseph.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Notre Seigneur veut des religieuses indiennes, des victimes de Son amour, qui seraient tellement unies à Lui qu'elles rayonneraient Son amour sur les âmes, qui vivraient comme les Indiennes, s'habilleraient comme elles, et qui seraient Sa lumière, Son feu d'amour au milieu des pauvres, des malades, des mourants, des mendiants et des petits enfants de la rue. Je veux satisfaire ce désir de notre Seigneur, en devenant indienne et en menant cette vie pour Lui et pour les âmes des pauvres. Pour être complètement unies à Lui, il nous faut être pauvres, libres de tout, c'est là qu'entre en compte la pauvreté de la Croix - Pauvreté Absolue - et être capables de voir Dieu dans les pauvres - Chasteté Angélique - et pouvoir être toujours à sa disposition - Obéissance Joyeuse . Grâce à ces trois choses, les Soeurs et moi-même désirons faire entrer le Christ dans les misérables trous des bidonvilles de Calcutta et plus tard des autres lieux...
Notre Seigneur dit: "Ne crains pas. Je serai toujours avec toi...fais-moi confiance avec amour, fais-moi confiance aveuglément..."
Vous connaissez, Excellence, le nombre de vos pauvres et le besoin qu'ils ont d'une main bienveillante, la façon dont ils laissent leurs enfants pécher et passer leurs vies innocentes dans la rue. Combien d'entre eux meurent sans Dieu, simplement parce qu'il n' y avait personne pour dire un mot de Sa Miséricorde. Les souffrances de leur corps leur font oublier les terribles souffrances que leur âme devra endurer toute l'Éternité. C'est pour cela que Notre Seigneur
Lui-même dit : "Comme cela fait mal de voir ces pauvres enfants souillés par le péché...ils ne Me connaissent pas, alors ils ne Me veulent pas...Comme je désire entrer dans leurs trous, leurs maisons obscure et malheureuses. Viens, sois leur victime, dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront..."
J'ignore quel sera le succès, mais si les Missionnaires de la Charité apportaient la joie à une seule maison malheureuse, faisaient en sorte qu' un seul enfant innocent de la rue reste pur pour Jésus, qu'un seul mourant meure en paix avec Dieu, ne pensez-vous pas, Excellence, que cela vaudrait la peine de tout offrir, juste pour celui-là, parce que celui-là procurerait une grande joie au Coeur de Jésus?"
Mère Teresa . Viens, sois Ma lumière page 98-103
08.02.09

C"EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC d'Italie
Juillet 2008
Spécial Jubilé / 3
Rénover et Restaurer
"L'APPEL" (L'OBÉISSANCE)
MESSAGE DU PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Avant tout je veux exprimer ma gratitude envers Dieu pour chaque LMC, où qu'il vive, travaille et grandisse en sainteté. L'exhortation apostolique "Christifideles laici" dit: "Aujourd'hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance" (16), mais on doit devenir saints en vivant au coeur du monde, en faisant des choses ordinaires avec un amour extraordinaire, de petites choses avec un grand amour.
Gratitude envers Dieu pour l'appel. Je veux aussi demander à tous les LMC de ne pas oublier de remercier Dieu chaque jour pour leur vocation. La vôtre est une vocation incroyable! Croyez-moi, Dieu n'aurait pas pu vous faire un meilleur don que la vocation de devenir saints. Il vous donne même les moyens pour réaliser votre vocation! Si nous remercions et louons Dieu, nous recevrons la grâce, la force et le courage de surmonter les épreuves de la vie et les tentations au découragement, en grandissant en sainteté et en persévérant dans notre vocation.
Dieu en personne nous appelle. Il faut savoir qui nous a appelés et qui nous appelle, et pourquoi il nous appelle. Nous ne sommes pas appelés par des amis, par le curé, l'évêque ou un cardinal, ni même par le Saint Père. Ces personnes peuvent nous aider à répondre à l'appel à être LMC. Pensez, Dieu en personne nous a appelés et nous appelle, et nous sommes libres de répondre à l'appel! Comment refuser? Écoutons la bienheureuse Teresa M.C.: " J'ai répondu: Vous savez, Jésus, que je suis prête à y aller à l'instant même ...Jésus, mon Jésus, je ne suis qu'à Vous, je suis tellement stupide, je ne sais pas quoi dire, mais faites de moi tout ce qu'il Vous plaira, comme il Vous plaira, aussi longtemps qu'il Vous plaira . Je ne Vous aime pas pour ce que Vous donnez, mais pour ce que Vous prenez, Jésus."
La vocation est un mystère. Pourquoi moi et pas un autre? C'est un vrai mystère. Pourquoi Dieu te choisit et pas un autre, pour partager sa vie et sa mission? Plus nous expérimentons l'amour de Dieu, envers lequel nous n'avons que le droit de l'accepter et d'y répondre généreusement et fidèlement, plus nous devons être reconnaissants! Il nous appelle à partager non seulement sa vie, mais aussi sa mission d'amour envers les plus nécessiteux.
Indignes de l'appel. Notre vocation ne dépend donc pas de nos mérites, de la capacité, de l'intelligence, du lieu de naissance, des parents ou de notre sainteté. Elle dépend uniquement de la bonté et de la miséricorde de Dieu.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Plus je priais et plus la "Voix" dans mon coeur devenait claire; alors j'ai prié pour qu'Il fasse de moi tout ce qu'Il voulait de moi. Il a demandé encore et encore.
De nouveau la "Voix" fut très claire: "Tu disais toujours "Faites de moi tout ce qu'il Vous plaira". Maintenant Je veux agir, laisse-Moi faire, Ma petite Épouse, Ma toute petite. N'aie pas peur. Je serai toujours avec toi. Tu souffriras et tu souffres à présent, mais si tu es Ma petite Épouse, l'Épouse de Jésus Crucifié, il te faudra endurer ces tourments dans ton coeur. Laisse-Moi agir. Ne Me refuse pas. Fais-Moi confiance avec amour. Fais-Moi aveuglément confiance."
"Ma petite, donne-Moi des âmes, donne-moi les âmes des pauvres petits enfants de la rue. Comme cela fait mal, si seulement tu savais, de voir ces pauvres enfants souillés par le péché. Je désire ardemment la pureté de leur amour. Si seulement tu répondais à Mon appel et que tu
M' amenais ces âmes, que tu les retirais des mains du malin. Si seulement tu savais combien de petits tombent dans le péché chaque jour! Il y a des couvents avec de nombreuses religieuses pour s'occuper des riches et des bien-portants, mais pour Mes très pauvres, il n'y en a pas un seul. Ce sont eux que Je désire ardemment, ce sont eux que J'aime. Refuseras-tu?"...
Voilà ce qui s'est passé entre Lui et moi pendant ces jours de prière intense. Maintenant tout est clair devant mes yeux."
Mère Teresa. Viens, sois Ma lumière page 71-72
07.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Juin 2008
LMC D'ITALIE
Spécial Jubilé / 2
Rénover et Restaurer
"L'ESPRIT, LE BUT,
LA MISSION SPÉCIALE DES LMC"
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Les LMC représentent la Face de Jésus parce qu'ils vivent au coeur du monde .
Sans porter un habit ou un uniforme spécial, ils doivent manifester par leur vie, leurs paroles et leur exemple: "Fais qu'en me regardant on ne me voit pas, mais que l'on Te voit en moi" (Prière d'action de grâce après la Communion du Cardinal Newman). Jésus dit à la bienheureuse Teresa: "Dans ton immolation, dans ton amour pour Moi, ils Me verront, Me connaîtront, Me voudront".
Tout ce qui est écrit ici est suffisant pour comprendre la place et l'importance que la bienheureuse Teresa donnait aux Laïcs Missionnaires de la Charité dans la Famille des M.C.. Elle les aida toujours à comprendre comment vivre la même vie que les Missionnaires de la Charité. Pour elle le Mouvement des LMC était comme une branche de la famille des M.C. Elle savait en effet que tout dépend de la famille, que c'est la première école pour tout être humain.
Mère Teresa était heureuse non seulement de rencontrer les LMC dans différentes parties du monde, mais aussi de leur parler. Elle les exhortait à rester fidèles aux enseignements de l'Église catholique, en les aidant à suivre l'Esprit et le charisme des M.C., comme cela est expliqué dans les Statuts des LMC.
Les voeux doivent aider les laïcs à soutenir et à renforcer le lien du sacrement du mariage. En d'autres termes, le Mouvement des LMC est au service de la famille, qui est
"le patrimoine de l'humanité". La famille constitue un des trésors les plus importants de tous les pays. Elle est et a été l'école de la foi, l'école des valeurs humaines et civiles, le foyer dans lequel la vie humaine naît et est accueillie généreusement et avec responsabilité". (Pape Benoît XVI, Sanctuaire de l'Aparecida, Brésil, dimanche 13 mai 2007).
Un des buts principaux du Mouvement des LMC est de travailler au salut et à la restauration des familles chrétiennes, en les aidant à se transformer en sanctuaires domestiques de l'Église. Les LMC étudient les documents importants du Magistère de l'Église, comme les exhortations apostoliques "Familiaris Consortio", "Christifideles laici", et les autres.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
"Gardons la joie d'aimer Jésus dans notre coeur et partageons cette joie avec tous ceux que nous rencontrons"
"Récemment, un homme est venu vers moi dans la rue. Il m'a dit: "Êtes-vous Mère Teresa?" J'ai répondu "oui". Il m'a dit: "S'il vous plaît, envoyez quelqu'un chez moi. Ma femme est à moitié folle et je suis à moitié aveugle. Mais nous voudrions tellement entendre le son aimant d'une voix humaine." C'étaient des personnes aisées. Ils avaient tout dans leur maison. Pourtant ils mouraient de solitude, ils mouraient du désir d'entendre une voix aimante.
Comment savons-nous s'il n'y a pas quelqu'un dans ce cas à côté de chez nous? Savons-nous qui ils sont, où ils sont? Trouvons-les, et quand nous les aurons trouvés, aimons-les. Ensuite, quand nous les aimerons, nous les servirons.
Aujourd'hui, Dieu aime tant le monde qu'Il vous donne, qu'Il me donne, pour que nous aimions le monde, pour être Son amour, Sa compassion. C'est une si belle pensée pour nous, et une conviction, que vous et moi pouvons être cet amour et cette compassion...
Il est tellement facile pour nous de parler encore et encore des pauvres des autres pays. Très souvent, nous avons des personnes qui souffrent, qui sont seules, âgées, rejetées, malheureuses, et elles sont près de chez nous et nous ne les connaissons même pas...
Nos pauvres sont des personnes merveilleuses, très aimables. Ils n'ont pas besoin de notre pitié ou de notre compassion. Ils ont besoin de notre amour compréhensif et de notre respect. Il faut que nous disions aux pauvres qu'ils sont quelqu'un pour nous, qu'eux aussi ont été créés par la même main aimante de Dieu, pour aimer et être aimés.
Mère Teresa, 26 octobre 1980
QUELQUES CHOSES A FAIRE PENDANT CETTE ANNEE
* Pendant cette année nous recevrons une communication mensuelle, sur laquelle nous nous engageons à méditer et à réfléchir brièvement tous les jours, pour qu'elle fasse partie de notre vie et de notre chemin LMC.
* Nous participerons à la retraite régionale que nous ferons sur le thème du Jubilé. Nous lirons un Message de Mère Teresa tous les jours et ferons dans le groupe un petit programme pour aider les pauvres.
* Nous prierons davantage avec toute notre famille, en particulier la prière composée par Mère Teresa sur la famille, en nous efforçant d'être un exemple pour tous par notre témoignage de vie.
PREPARATION MATERIELLE AU JUBILE
* Nous nous engageons à soutenir et à stimuler dans notre groupe l'importance extraordinaire de ce grand évènement, en répandant autour de nous l'enthousiasme, la collaboration, le partage, l'unité.
* Nous nous engageons à renoncer à quelque chose d'agréable et qui n'est pas nécessaire, (par exemple un café) pour offrir la valeur correspondante pour des LMC qui ne pourraient pas payer leur quote-part de participation à l'Assemblée Générale et au Jubilé.
PREPARATION SPIRITUELLE AU JUBILE
* Nous ferons si possible toutes les semaines une heure d'adoration en plus, pour la réussite de l'Assemblée Générale et du Jubilé.
* Nous essaierons de voir un petit film sur le service et sur la Charité de Mère Teresa, en en commentant le contenu ensemble.
* Nous consacrerons cinq minutes par jour à faire une neuvaine "rapide" anticipée, avec dix Memorare (comme le faisait Mère Teresa).
* Individuellement nous essaierons pendant cette année jubilaire de nous engager à faire une retraite spirituelle d'au moins trois jours.
06.02.09
Vendredi 6 février 2009
Lecture de la lettre aux Hébreux 13, 1-8
"Frères, persévérez dans l'amour fraternel. N'oubliez pas l'hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, car vous partagez leur épreuve. Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités, car vous aussi vous avez un corps..."
Persévérez dans l'amour fraternel
La fraternité est bien plus que la convivialité, elle est communion dans la différence. Au lieu de nous blesser, la différence devrait nous enrichir, mais c'est toujours le contraire. Même dans une fratrie, la fraternité n'apparaît pas spontanément. Elle est l'oeuvre d'un dépassement, elle s'enfante dans le pardon, elle est le fruit d'un amour, celui des parents, pr exemple. La fraternité n'exige pas d'abord l'égalitarisme mais le partage. Elle n'impose pas l'uniformité mais l'unité.
Vivre la fraternité est crucifiant. Comme l'écrit saint Paul, les uns comme les autres, réunis en un seul corps, le Christ voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il a tué la haine (Ep 2, 16). Tous les hommes de communion ont été victimes de violence. Il n'y a pas de fraternité qui échappe à cette réalité mystérieuse. La fraternité selon l'Évangile suppose de contempler Jésus sur la croix. N'est-ce pas sa denière prière avant de mourir : Père, qu'ils soient un en nous afin que le monde croie (Jn 17, 21) ? Il n'y a pas de fraternité, finalement, qui ne puisse naître sans le don d'une vie. Aimez-vous les uns les autres, dit Jésus, comme je vous ai aimés (Jn 13, 34). Il s'agit bien de fraternité, de communion dans la différence. Jésus n'a pas dit "les uns les uns" mais bien les uns les autres.
Mgr Jean-Claude Boulanger
Mgr Jean-Claude Boulanger, accompagnateur national de la fraternité séculiaire
Charles-de-Foucauld, est évêque de Sées.
05.02.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
LMC D'ITALIE
Mai 2008
Spécial Jubilé / 1 Rénover et Restaurer
"LE MODE DE VIE, LE STYLE,LE CHARISME DES LMC"
MESSAGE DE PÈRE SEBASTIAN
Chers frères et soeurs,
Le "Charisme de Mère Teresa" fait partie de notre vie quotidienne. C'est la voie de la paix et de la joie, c'est la voie vers l'éternité, le visa pour entrer au paradis, pour entraîner les personnes au paradis, pour entendre les paroles de Jésus: "Venez les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde." (cf. Mt 25, 31-46).
Le "Charisme de Mère Teresa" invite chacun de nous à regarder notre Calcutta, à ouvrir les yeux, le coeur et l'esprit pour comprendre à nouveau l'Écriture. Calcutta nous aide à mettre en pratique les enseignements de l'Évangile, quand les paraboles deviennent vie. C'est à Calcutta que Jésus parla à une simple soeur qu'il choisit comme épouse et lui révéla comment le recevoir et l'aimer dans le Pain de Vie et comment l'aimer et le servir dans nos frères souffrants, dans les plus pauvres parmi les pauvres. C'est là que la bienheureuse Teresa vit le Christ affamé, le Christ assoiffé, le Christ nu, le Christ sans-logis, le Christ malade et prisonnier (cf. Mt 25, 31-46)...et qu'elle commença à répondre avec joie. C'est là que, comme le bon Samaritain (cf. Lc 10, 29-37), elle vit le Christ blessé et qu'elle "descendit" du couvent de Loreto et commença à prendre soin de lui. Ce fut un devoir et un défi.
L e "Charisme de Mère Teresa" nous invite à regarder la Sainte Famille de Nazareth. Comme Joseph, qui prit pendant la nuit l'enfant et sa mère et s'enfuit en Égypte pour mettre Jésus en lieu sûr, ainsi un grand nombre d'hommes de notre temps doivent protéger, sauvegarder et sauver les enfants qui doivent naître.
Le "Charisme de Mère Teresa" nous invite à offrir "chaque soupir, chaque regard, chaque acte comme des actes d'amour divin" et à dire chaque jour: "De ma propre volonté, mon cher Jésus, je te suivrai partout où tu iras à la recherche des âmes, quelqu'en soit le coût et seulement par amour pour toi." C' était le désir quotidien de la bienheureuse Teresa, sa prière et sa vie. Cela doit être aussi notre désir quotidien, notre prière et notre vie.
Le "Charisme de Mère Teresa" nous rappelle que Calcutta peut être dans nos maisons, si seulement nous avons des yeux pour voir et un coeur pour répondre, comme l'a fait la bienheureuse Teresa, en suivant l'appel de Jésus. L'appel de Jésus est gratuit, nous lui donnons notre libre réponse. Si nous apprenons toujours plus à donner un service gratuit et de tout coeur aux membres de notre famille, sans regarder le coût et sans nous attendre à une récompense, notre famille deviendra le sanctuaire domestique de l'Eglise. Cela sera possible seulement si nous accueillons Jésus dans notre maison et si nous faisons de notre famille un autre Nazareth. La bienheureuse Teresa avait l'habitude de dire: "Faites de votre famille un autre Nazareth".
Dieu vous bénisse,
P. Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DE MÈRE TERESA
Mai 1990
Mes très chers enfants, Soeurs, Frères, Pères, Missionnaires laïcs, Coopérateurs,
Cette lettre vous apporte ma prière et ma bénédiction pour chacun de vous, mon amour et ma gratitude envers chacun de vous pour tout ce que vous avez été et avez fait pendant ces 40 ans pour partager la joie d'aimer chaque personne et les plus Pauvres parmi les Pauvres.
Votre présence et le travail que vous avez fait à travers le monde pour la gloire de Dieu et le bien des Pauvres a été un miracle vivant de l'amour de Dieu et du vôtre en action. Dieu a montré Sa grandeur en se servant du rien, restons donc toujours dans notre rien, pour laisser à Dieu les mains libres de se servir de nous sans nous consulter...
L'humilité est toujours la racine du zèle pour les âmes et de la Charité. Nous le voyons en Jésus, sur la Croix et dans l'Eucharistie. Nous le voyons en Marie, qui alla en hâte servir comme servante, non comme Mère de Dieu...
Rappelez-vous les cinq doigts: You - did - it - to - me ("C'est à moi que vous l'avez fait").
Rappelez-vous, l'Amour commence à la maison, dans notre communauté, dans notre famille.
Rappelez-vous, les oeuvres d'amour sont des oeuvres de Paix...
Essayez d'être l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus les uns pour les autres et pour les Pauvres que vous servez.
Tout cela sera possible si vous restez près de Marie, la Mère de Jésus et notre Mère. Elle vous guidera, vous protégera et vous gardera seulement tout à Jésus.
Ne laissez rien ni personne vous séparer jamais de l'amour de Jésus et de Marie. C'est à sa prière que la Congrégation est née, que ce soit à nouveau à sa prière que la Congrégation donne des Saints à l'Eglise Mère.
Rappelez-vous, où que vous soyez, la prière, l'amour et la bénédiction de votre Mère seront toujours avec vous.
Dieu vous bénisseMère Teresa M.C.
QUELQUES CHOSES À POURSUIVRE CETTE ANNÉE
(dans les retraites préparatoires et la retraite annuelle)
* Nous devons "restaurer" et "rénover" le Charisme de Mère Teresa chez les Missionnaires de la Charité. C'est ce que Père Sebastian nous a exhorté de faire pendant notre retraite à Rome.
* Avant tout nous devons bien comprendre le sens des paroles. Que dois-je restaurer en moi? Parce que Saint Paul dit: "Tout restaurer dans le Christ", c'est-à-dire "Restaurer toutes les choses dans le Christ?
* Restaurer signifie remettre à neuf, retrouver la splendeur et la beauté qui ont été en partie perdues.
* Rénover signifie retourner à l'origine. Rappelons-nous le passage biblique de la Genèse 1, 26: " Dieu dit : " Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance et qu'il soumette...". Les LMC sont appelés à refléter dans leur vie l'image originelle, la beauté et la ressemblance de Dieu, c'est-à-dire l'Amour, la Charité.
* Quelle chose avons-nous perdue et quelle chose devons-nous restaurer?
Jésus Christ doit être le Centre et l'épicentre de tout.
Avant tout je dois restaurer mon âme et la parer de vertu.
PRÉPARATION MATÉRIELLE AU JUBILÉ
* Faire un bref rapport historique de la naissance et de la vie du groupe accompagné de photos.
* Faire une liste du nombre de profès et de ceux en formation dans chaque groupe et l'envoyer à Rome.
PRÉPARATION SPIRITUELLE AU JUBILÉ
* Renouveler les voeux chaque jour avec la prière à la bienheureuse Vierge Marie: Je te salue et te vénère...(Livre de prières page 47).
* Prier chaque jour pour le succès du Jubilé.
* Dire la prière pour le Jubilé, en particulier pendant les réunions de groupe.
23.01.09

"C'EST À MOI QUE VOUS L'AVEZ FAIT"
Prière à la Sainte Famille écrite par Mère Teresa en 1994, année de la famille
"La famille qui prie ensemble reste ensemble"
Père céleste, vous nous avez donné un modèle de vie avec la Sainte Famille de Nazareth.
Aidez-nous, O Père aimant, à faire de notre famille un autre Nazareth où règnent l'amour, la paix et la joie. Q'elle soit profondément contemplative, intensément Eucharistique et vibrante de joie.
Aidez-nous à rester ensemble dans la joie et dans le chagrin par la prière en famille.
Apprenez-nous à voir Jésus dans les membres de notre famille, en particulier sous leur masque de détresse.
Que le Coeur Eucharistique de Jésus rende nos coeurs doux et humbles comme le sien et nous aide à remplir saintement nos devoirs familiaux. Que nous nous aimions les uns les autres de plus en plus chaque jour, comme Dieu aime chacun d'entre nous, et que nous nous pardonnions nos fautes comme Vous nous pardonnez nos péchés. Aidez-nous, O Père aimant, à prendre tout ce que Vous donnez et à donner tout ce que Vous prenez avec un grand sourire.
Coeur immaculé de Marie, cause de notre joie, priez pour nous.
St Joseph, priez pour nous.
Nos Saints Anges Gardiens soyez toujours auprès de nous, guidez-nous et protégez-nous. Amen.
Dieu vous bénisse
M Teresa M.C.
28.12.08
LA SAINTE FAMILLE DE JÉSUS, MARIE ET JOSEPH
Antienne d'ouverture
Les bergers vinrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche.
Lecture du livre de la Genèse (15, 1-6; 21, 1-3)
LA PAROLE DU SEIGNEUR fut adressée à Abraham dans une vision: "Ne crains pas, Abraham! Je suis un bouclier pour toi. Tu recevras de cette alliance un merveilleux salaire."...
"Vois quelle descendance tu auras!"...
Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté: il l'appela Isaac.
Psaume 104 (105)
Le Seigneur s'est souvenu de son alliance.
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles...
Il s'est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations:
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.
Lecture de la lettre aux Hébreux (11, 8.11-12. 17-19)
FRÈRES, grâce à la foi, Abraham obéit à l'appel de Dieu...
Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d'avoir une descendance...
Grâce à la foi, quand il fut soumis à l'épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice...
Il pensait en effet que Dieu peut aller jusqu'à ressusciter les morts: c'est pourquoi son fils lui fut rendu; et c'était prophétique.
Alléluia. Alléluia. Vraiment, tu es un Dieu caché, Dieu parmi les hommes, Jésus, Sauveur! Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (2,22-40)
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
HOMÉLIE
Nul ne reconnaît le Christ si le Père ne l'attire, et si l'Esprit ne lui révèle (Jn 14,26 ; Jn 6,44). Aussi ne faut-il pas s'étonner que le vieillard Syméon et la prophétesse Anne aient reconnu le Messie en cet enfant nouveau-né que rien ne distinguait des autres. L'Esprit le leur inspire comme Il l'inspirera un jour à Pierre (Mt 16, 16-17) et comme Il l'inspire encore à tous ceux qui disent: "Jésus est Seigneur". Il faut au contraire se laisser toucher par l'émotion de ces deux vieillards qui ont attendu toute leur vie, non pas les honneurs de ce monde mais la joie de voir la venue de Dieu. Ils l'ont saisi, eux qui ont été saisis par Dieu. Et désormais pour eux plus rien ne compte. Ils peuvent mourir ou plutôt aller dans la paix. Ils estiment leur vie réussie, leur longue existence comblée. Ainsi devrait-il en être de nous chaque fois que, dans nos mains, nous recevons le corps du Christ et que l'Esprit illumine nos coeurs pour nous révéler le Christ qui vient. Avec Anne nous pouvons alors proclamer les louanges de Dieu et parler de l'enfant à tout le monde. Et avec Syméon, nous pouvons chanter son beau cantique: Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, car mes yeux ont vu...Il ne faut cesser de demander à l'Esprit de nous révéler Dieu présent dans le corps sacramentel du Christ à l'Eucharistie.
Père Alain Quilici O.P.
21.12.08

Lettre de Noël 2008 du père Sebastian Vazhakala M.C.
Laudetur Sacra Familia
Chers frères et soeurs bien-aimés,
Une fois de plus nous sommes à la veille de la grande fête de Noël, la fête qui rend beaucoup de gens heureux même dans le monde des affaires. Un regard dans les rues des villes nous dit sans paroles que quelqu'un d'important va venir.
Il y a deux aspects principaux dans cette sorte de préparation et de célébration: le matériel et le spirituel. Chacun d'eux doit avoir sa propre place. Apparemment le temps de Noël pour de nombreuses personnes est un temps pour faire beaucoup d'argent. La belle fête, incroyablement liée au mystère est tellement commercialisée; tellement que beaucoup de personnes sont occupées par le profit matériel, le plaisir et la satisfaction. La réalité de l'Incarnation, la venue du Sauveur parmi nous, la naissance du Prince de la Paix n'est pas trés contemplée. Le devoir de l'Eglise alors est d'aider les gens à ne pas aller vers les extrêmes, mais à garder l'équilibre; à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Beaucoup de nos fêtes chrétiennes en sont arrivées à ce stade. Nous célébrons les fêtes superficiellement et matériellement sans avoir l'essence réelle et la substance de la fête.
Nous avons le devoir de maintenir la pureté immaculée et l'esprit de ces fêtes. Il est nécessaire de retourner à l'esprit du début, à leurs origines...l'esprit de foi, de contemplation, d'humilité, de simplicité, et de pauvreté de Bethléem. Est-il posible pour nous de ressentir l'amour immense de Dieu, qui est le coeur et le centre de toute célébration authentique?
Maintenant je vais partager avec vous, mes frères et mes soeurs, quelques réflections que beaucoup d'entre vous connaissent peut-être déjà. Ce sont les réflections faites à l'occasion du "Prix de la Paix" que le maire de Rome, Mr. Gianni Alemanno, va me remettre le jeudi 18 décembre 2008. Vous et moi savons très bien que je ne le mérite pas, ni que je suis digne d'un tel prix. C'est le Seigneur. Il n'y a aucun doute dans mon esprit, et donc, qu'Il soit loué et glorifié, et que nos pauvres gens soient mieux aidés et servis. Je sais très bien que vous avez tous une part dans cela aussi. Pour moi c'est aussi un signe du Seigneur que notre vie et notre travail sont à lui, lui plaisent et lui sont agréables.
Maintenant arrêtons-nous sur quelques unes des réflections, avec quelque information. Travaillant avec et pour les plus pauvres parmi les pauvres depuis plus de quarante ans je suis arrivé à comprendre beaucoup de choses et j'ai découvert les différents aspects de la vie:
* Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l'obscurité.
* Le lieu de notre naissance n'est pas important, mais la façon dont nous vivons notre vie maintenant et ce que nous faisons est très important.
* L'homme est plus important pour ce qu'il est que pour ce qu'il a ou possède.
* Nous pouvons être de couleurs différentes, de cultures, de nationalités ou de religions différentes, mais pour les matières essentielles nous sommes tous pareils.
* Qu'il y ait la paix et la joie et que cela commence avec moi.
* Les oeuvres d'amour sont des oeuvres de paix.
* Notre travail auprès des plus pauvres parmi les pauvres n'est pas seulement un travail social, mais c'est l'oeuvre de Dieu.
* Nous ne sommes pas appelés à faire des choses extraordinaires, mais des choses ordinaires avec un amour extraordinaire.
* Ce que vous faites je ne peux pas le faire, ce que je fais vous ne pouvez peut-être pas le faire, mais ensemble nous pouvons faire quelque chose de bon et de beau pour Dieu.
* La famille qui prie ensemble reste ensemble.
* Ce qui est important ce n'est pas le nombre de choses que l'on fait mais la quantité d'amour et d'humilité que nous mettons dans ce que nous faisons.
* Nous apprenons à vivre aujourd'hui et pas hier ou demain. Tout ce que je peux faire aujourd'hui je dois le faire maintenant et je ne devrais pas le remettre à demain.
* Quand nous voyons une personne nécessiteuse (une personne dans le besoin), ne nous demandons pas ce que les autres font ou ne font pas, mais ce que nous pouvons faire; et faisons-le tout de suite, si nous pouvons.
* L'amour ne s'éteint jamais; l'amour ne met pas de limites ni de frontières.
* Les armes de destruction rendent les ennemis plus ennemis, en créant le désastre et le désordre, tandis que l'arme de l'amour invincible conquiert des ennemis, en les transformant en amis. L'amour ne détruit jamais, il détruit seulement notre égoisme et notre orgueil.
* Autrefois Rome était considérée comme la "Capitale du monde". Nous pourrions encore dire que Rome est la "Capitale du monde", parce que Rome est la capitale mondiale de l'Eglise, de l'amour fraternel et du service. Rome a une vocation très particulière: elle doit savoir qu'elle est la servante de la Charité dans l'humilité et la douceur, dans la générosité et la bienfaisance. Oh, Rome, reconnais ta dignité, ton amour particulier et ta tendre attention pour les petits, les opprimés, les malades, les sans-abri, les non désirés, les délaissés et ceux qui ne sont pas aimés.
* Oh, Rome, deviens ce que tu es...C'est le travail de chacun, des romains et de ceux qui viennent vivre à Rome, même pour peu de temps. Personne ne devrait se sentir étranger ici. Nous devons fleurir là où nous sommes plantés; si nous vivons à Rome, nous devons fleurir à Rome. Les étrangers qui vivent à Rome ne devraient pas penser seulement au profit, mais contribuer et partager pour le bien de tous. Nous ne devrions pas vivre non plus à Rome seulement pour demander et recevoir, mais nous devons vouloir davantage donner que recevoir. "Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir", disent les Actes des Apôtres. (Ac 20,35).
* Ne venons pas à Rome pour être servis, mais pour servir avec amour. Les bureaux à Rome sont des bureaux de service et d'hospitalité. Le bureau du maire à Campidoglio est un centre de service fraternel parce que nous sommes tous frères et soeurs, enfants du même Père céleste.
* La ville de Rome, où j'habite, est une ville à construire sur l'amour chaque jour; le peuple de Rome est mon peuple aussi. Je suis également responsable de tout ce qui se passe. Je me sens comme le Bon Samaritain dans l'Evangile de Luc (10, 30-37). Le Bon Samaritain n'a pas jugé le prêtre ou le lévite, qui ont pris le même chemin avant lui et qui n'ont pas répondu à la personne dans le besoin. Au lieu de cela il est juste descendu de son âne et il a fait ce qui était nécessaire. Il n'a pas perdu son temps précieux à juger et à critiquer mais il a sacrifié son temps à aider et à sauver. Si nous perdons notre temps à juger et à en vouloir à tous les autres, il ne nous restera plus de temps pour aimer,servir et sauver. A travers la parabole du Bon Samaritain Jésus enseigne la grande leçon fondamentale d'aimer, de servir et de sauver les hommes plutôt que de les juger ou les critiquer. L'Evangile de St. Jean met l'accent sur ce fait, à savoir: " Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé." (Jn 3, 17). C'est ausssi notre vocation.
* Je suis plus que convaincu que je ne suis pas digne de recevoir le "Prix de la Paix", que le maire de Rome va me remettre le mardi 18 décembre 2008. Quand le maire, l'honorable Gianni Alemanno, m'a dit en personne qu'il avait décidé de me donner le "Prix de la Paix", je me suis demandé comment il était possible que je mérite ce prix. Je n'ai jamais recherché aucune reconnaissance pour nos humbles travaux d'amour, mais j'ai seulement essayé d'apporter un peu de réconfort à une personne malade, un repas chaud à une personne affamée, à offrir un lit à une personne sans-abri, en particulier pendant les visites aux malades du sida dans différents hôpitaux, aux prisonniers de Rebibbia à Rome, à de nombreuses personnes qui sont âgées et seules, etc...
* Je suis convaincu que la dignité d'un homme ne dépend pas de son état de vie, ni de ses conditions sociales, ou de ses richesses ou de sa fortune, ni de son pays d'origine. Une personne peut être pauvre, mais la pauvreté ne détruit pas sa dignité, ni même réduit sa dignité. La dignité humaine est beaucoup plus profonde. Oh, homme, reconnais ta dignité, car tu es créé par Dieu Tout Puissant à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1, 26).
CE QUE NOUS TROUVONS ET COMMENT NOUS TRAVAILLONS OÙ NOUS VIVONS.
Nous habitons à Via S. Agapito, 8 à Rome, dans le vieux "Borghetto Prenestino", à Largo Preneste, qui est à environ quatre kms à l'est de la station principale de train, Termini. Nous sommes arrivés à cet endroit le jeudi 8 mars 1979, alors que de nombreuses personnes vivaient encore dans de petites cabanes. Ici nous avons maintenant:
LA MAISON DES FRERES: les frères contemplatifs Missionnaires de la Charité sont nés ici. Nous avons donc notre Maison-Mère et le Généralat ici depuis le lundi 19 mars 1979.
LA CHAPELLE DE LA SAINTE FAMILLE. Nous avons récemment découvert aux bureaux de la ville (Catasto) que notre chapelle appartenait au Saint Siège. Comme nous l'avons fait savoir à l'A.P.S.A., au Vatican, ils ont donné la chapelle pour notre libre usage. C'est dans cette chapelle que nous avons l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement.
CASA SERENA: C'est notre abri de nuit pour environ 80 hommes sans- logis âgés de plus de 50 ans, à qui l'on sert un petit déjeuner et un repas du soir. Ils peuvent trouver les besoins de base, y compris les soins médicaux.Nous dépendons entièrement de la divine providence, et tous nos services doivent être offerts non selement gratuitement, mais aussi de tout coeur et avec joie.
LE CENTRE INTERNATIONAL DES LAICS MISSIONNAIRES DE LA CHARITE - (LMC):
le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité a commencé ici le lundi de la semaine sainte, le 16 avril 1984, avec quatre personnes mariées - deux femmes et deux hommes - en présence de la bienheureuse Teresa de Calcutta et de père Sebastian Vazhakala, son fondateur. Avec l'aide et la bénédiction de Dieu le Mouvement s'est répandu dans plus de 50 pays du monde. Du 14 au 25 avril 2009 nous aurons le Jubilé d'argent et l'Assemblée générale, des retraites et des célébrations du Jubilé à Rome. Environ 400 participants de 53 pays du monde sont attendus pour participer à cet évènement. Nous avons déjà eu trois rencontres internationales antérieures - deux à Rome et une à Lourdes. Nous voulons faire un accueil chaleureux à tous nos LMC du monde pour le Jubilé en avril 2009. Prions pour la réussite et la fécondité de nos célébrations du Jubilé pour qu'elles puissent devenir de profondes expériences spirituelles.
CE QU'IL RESTE A FAIRE.
La Casa Serena est pratiquement pleine tout le temps, en particulier pendant la période d'hiver, et tous les jours il y a de nombreuses rerquêtes et demandes de renseignements pour un lit et un repas.
Nous préparons un nouveau projet pour un lieu supplémentaire. Nous avons besoin de deux choses: la permission exigée pour construire, et les fonds pour le faire. Les deux semblent maintenant, humainement parlant, impossible. Nous devons donc beaucoup prier et travailler plus dur.
MA GRATITUDE ENVERS TOUS
Je voudrais exprimer ma sincère gratitude envers chaque personne, au maire de Rome pour m'avoir choisi, le plus petit de tous et la personne la plus indigne de recevoir le "Prix de la Paix". Je l'ai accepté pour la gloire de Dieu et le bien des plus pauvres parmi les pauvres, de ceux qui souffrent dans leur corps, leur esprit et leur âme, ceux qui se sentent rejetés, et surtout tous ceux qui n'ont pas la paix de l'esprit et la joie du coeur. Mais alors, il y a un autre côté de la réalité, que ma vie, sans l'aide et le soutien de mes frères, des Laïcs Missionnaires de la Charité, des innombrables coopérateurs, des volontaires, des bienfaiteurs, de nos soeurs M.C. et de nos pauvres eux-mêmes, serait impossible. Pour moi ces reconnaissances, ces récompenses, etc...sont des signes que notre vie et notre travail sont de Dieu, et pas les nôtres. C'est lui qui nous a appelés à être sa lumière; c'est lui qui veut que nous soyons les instruments de sa paix: "Seigneur, fais de moi l'instrument de ta paix."
LES PAUVRES SERONT TOUJOURS AVEC NOUS.
Jésus a dit à la bienheureuse Teresa en 1947: "Je n'ai absolument personne pour Mes très pauvres..."(cf. MFG page 18). De nombreuses personnes en différents lieux essaient d'éradiquer la pauvreté et la misère, mais aussi longtemps qu'il y aura autour le terrorisme, la guerre et les autres armes de destruction, la pauvreté et la misère ne feront qu'augmenter. La seule arme qui puisse éradiquer la pauvreté et la misère de la face de la terre est l'amour invincible. Seul l'amour peut conquérir même nos ennemis et faire d'eux nos amis. " C'est seulement au ciel que nous verrons combien nous devons aux pauvres pour nous avoir aider à mieux aimer Dieu à cause d'eux." (Bienheureuse Teresa M.C.).
JE NE SUIS PAS DIGNE DE SERVIR LES PAUVRES.
Personnellement, je me sens indigne de servir les pauvres. Nous prions chaque jour pour cela: "Rends-nous dignes, Seigneur, de servir, à travers le monde, nos frères qui vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Donne-leur aujourd'hui par nos mains leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, la paix et la joie".
Notre gratitude pour chacun de vous est notre prière assidue et notre effort pour rester fidèles à notre vocation. Je voudrais vous demander de prier pour que nous n'abîmions en aucune façon l'oeuvre de Dieu; votre coopération et le partage dans l'amour et la paix sont notre force et notre joie.
Avant de mettre fin à ces réflections et ces évènements je voudrais souhaiter à chaque lecteur individuellement un très joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2009 remplie de paix.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
MESSAGE DU MAIRE DE ROME, GIANNI ALEMANNO, A L'OCCASION DE LA CEREMONIE DU "PRIX DE ROME DE LA PAIX" A PERE SEBASTIAN VAZHAKALA M.C. LE 18 DECEMBRE 2008.
" Cette année le "Prix de Rome de la Paix" revient à une personne d'une générosité extraordinaire, que j'estime et admire profondément. Père Sebastian Vazhakala, co-fondateur avec Mère Teresa des frères contemplatifs Missionnaires de la Charité, travaille à Rome depuis plus de trente ans avec ceux qui sont en marge de la société, qui ne reçoivent pas d'affection, qui sont seuls et oubliés.
Il est un bienfaiteur silencieux de la capitale italienne, Rome. Il est né en Inde, mais nous sentons qu'il est profondément romain.
Il a choisi de dédier sa vie aux plus pauvres parmi les pauvres, aux sans-abri...en s'incarnant d'une mannière extraordinaire non seulement dans les pas et le charisme de Mère Teresa, sa mère spirituelle, mais aussi dans l'esprit généreux de notre ville. Sa rencontre infatigable avec les gens, son sourire contagieux sont les manières de faire caractéristiques d'un homme, d'un religieux, qui donne chaque jour amour et espérance aux plus pauvres parmi les pauvres dans les rues de notre ville.
"Casa Serena" est un des fruits précieux de son travail. Les nécessiteux y trouvent un toit, sans distinction de religion, de culture ou de nationalité. Père Sebastian représente une richesse inestimable pour notre ville. Il est un grand exemple d'amour et de fraternité que chacun d'entre nous devrait regarder comme un modèle. Avec ce prix Rome reconnait son engagement et son "courage pour faire le bien".
En tant que maire de Rome, je partage la joie de cette célébration pour le "Prix de Rome de la Paix" et je suis convaincu d'être l'interprète des sentiments de gratitude de toute la ville de Rome."
GIANNI ALEMANNO
Maire de Rome
06.11.08

« Qui a connu la pensée du Seigneur? Qui a été son conseiller? »
Le Mystère de Notre Vocation
Dans sa récente lettre Père Sébastien parlait d'un des jeunes hommes qui était entré chez les Missionnaires de la Charité en même temps que lui comme novice mais qui n'avait pas choisi de faire des voeux: frère Joseph Michael. Père Sébastien a écrit: « Étrangement il avait été mon inspiration et un exemple pour moi. Les chemins de Dieu sont mystérieux: « Qui a connu la pensée du Seigneur? Qui a été son conseiller?... » (cf. Rm 11, 33 ff.)
Ce récit peut soulever des questions dans nos esprits: « Frère Joseph Michael était-il censé faire des voeux? » ou « N'aurait-il pas du être du tout novice? » La réponse à ces questions est connue de Dieu seul; Je n'écris pas cette lettre pour débrouiller les mystères de la vie de frère Joseph Michael, je voudrais plutôt soulever la question pour nous. Comment arrivons-nous à comprendre le mystère de notre vocation? Peut-être que le noviciat de frère Joseph Michael fut essentiellement pour inspirer la vocation de Père Sébastien. Quel noble but ce serait! Dans ce cas, frère Joseph Michael a fait beaucoup de bien dans son année de noviciat M.C. Qu'en est-il de votre vocation de LMC? Comment Dieu l'utilise pour vous attirer et attirer les autres plus près de Lui?
Quand Père Sébastien nous parle de frère Joseph Michael, il nous dirige vers un texte de la lettre de Saint Paul aux Romains. (Cela est particulièrement approprié en cette année Saint Paul que nous nous nous tournions vers sa conduite.) Saint Paul nous enseigne. « Notre corps forme un tout, et pourtant nous avons plusieurs membres, qui n'ont pas tous la même fonction; de même, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps; tous et chacun, nous sommes les membres les uns des autres. Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. » (Rm 12, 4-6a). De cela nous apprenons que la chose la plus importante, quand elle est affrontée avec le mystère merveilleux de la Volonté de Dieu pour nos vies, c'est d'être fidèles à ce que Dieu nous a donné.
Saint Paul nous enseigne que nous jouons tous un rôle important dans le plan de salut de Dieu, dans l'Église, dans le Corps du Christ. En fait, notre rôle est si important que le Christ aurait tout donné (et continue à tout donner) juste pour vous, juste pour moi. Saint Paul nous enseigne aussi que notre rôle est unique, comme les membres du corps. L'oeil n'est pas l'oreille et l'oreille n'est pas le pied. Saint Paul nous dit que nous avons des dons qui sont différents. Nous avons tous la grâce sanctifiante des eaux du Baptême, mais juste comme une chute de pluie produit beaucoup de fleurs différentes quand elle trempe la terre, de même les eaux du Baptême ont fleuri de façon si différentes quand elles ont arrosé nos âmes.
La conclusion que nous pouvons en tirer est que nous ne découvrirons pas le caractère unique de nos dons en essayant d'être quelqu'un d'autre. Comment alors pouvons-nous découvrir le caractère unique de nos dons? Saint Paul nous enseigne quoi faire: « Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu: c'est là pour vous l'adoration véritable. » (Rm 12, 1).
Le Concile Vatican II le dit d'une autre façon: « l'homme...ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même. » (Constitution pastorale de l'Église dans le monde de ce temps: Gaudium et spes: p .24).
Cela signifie que nous découvrirons nos dons en faisant don de nous-mêmes, c.a.d. en nous plaçant au service des autres. Quelquefois nous pensons que nous ne pouvons pas nous donner avant de savoir ce que nous avons à donner, mais l'Écriture et l'Église nous enseigne que c'est en servant, en aimant, en nous sacrifiant pour les autres, que nous découvrirons notre vrai moi. C'est contre l'intuition aux yeux du monde mais c'est l'intuition de l'Évangile: « Prenez votre croix et suivez-moi », nous dit Jésus, même si nous ne savons pas où il va. En Le suivant, nous suivons le chemin.
Une grande chose à propos de cela c' est que nous n'avons pas à aller quelque part ailleurs pour commencer le processus pour discerner notre but, pour trouver le Christ, pour trouver le chemin. La poursuite de la sainteté commence là où vous êtes maintenant. Si vous êtes mariés, servez votre famille. Si vous avez un travail, soyez fidèles et travailler dur. Si vous êtes étudiants, travailez dur et faites don de vous-mêmes à vos camarades, vos amis, vos professeurs, vos études. Et, si les circonstances vous ont amenés à être en contact avec les LMC, cherchez à être un LMC fidèle. En faisant le don de vous-mêmes, quelque soit l'endroit où vous êtes, vous découvrirez votre vrai moi.
Le chemin du LMC est un chemin de don de soi, d'abnégation de soi. Nous devons vouloir déposer nos volontés et prendre le joug du Christ pour être obéissants à la Volonté du Père. Notre Père du Ciel a exprimé Sa Volonté pour les LMC à travers les Statuts approuvés par l'Église et à travers les lettres et les conférences de Père Sébastien. C'est un chemin de sainteté, mais ce n'est pas le seul chemin pour tous. Père Sébastien nous a récemment enseignés: « Les membres LMC doivent être convaincus que leur appel est l'appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Tous ne sont pas appelés.
Quelquefois les Statuts du Mouvement LMC peuvent sembler ne pas avoir de sens ou être trop difficiles. Nous devons faire attention à ne pas évaluer ces Statuts selon l'esprit du monde. Saint Paul nous avertit: « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » (Rm 12, 2). Nous pouvons être sûrs que si nous cherchons sincèrement à suivre les Statuts, ce qui demande quelquefois de grands sacrifices, cela plaira au Seigneur que nous fassions « un sacrifice vivant » de nous-mêmes. En outre, en vivant le chemin LMC (pour un temps ou pour la vie), et en faisant les sacrifices demandés, vous découvrirez votre vrai moi plus à fond. Quelquefois vous serez surpris de ce que vous découvrirez!
Donc, pour résumer, chaque personne est unique, totalement aimée par Dieu et dotée de dons particuliers. Notre chemin de sainteté est en exerçant ces dons. Pour découvrir ces dons, nous devons commencer par nous donner nous-mêmes en sacrifice, en service aimant. Si Dieu vous a appelés au chemin de vie LMC, vous devez être fidèles à faire les sacrifices que cela demande, assister aux réunions, prier, servir votre famille, servir les plus pauvres parmi les pauvres. En faisant ainsi, vous découvrirez votre vrai moi. Dans ce processus de découverte, vous pouvez aussi trouver, comme frère Joseph Michael, que vous êtiez appelés à rejoindre le Mouvement LMC pour un temps, pas pour la vie. Il n'y a pas de honte à cela. Regardez le grand bien accompli par frère Joseph Michael en inspirant la vocation de notre cher Père Sébastien qui par la suite fonda ce chemin de sainteté pour chacun de vous. Qui sait qui vous inspirerez en cherchant à faire un don sincère de vous-même comme LMC?
Votre serviteur dans le Christ,
Père Boniface Hicks, OSB
05.11.08

L'Amour va plus vite que le vent et la lumière
Fête de la Société, dernier jeudi d'octobre 2008
Chers frères et soeurs bien-aimés,
L'Évangile du trentième dimanche du temps ordinaire, année A, vient de l'Évangile de Matthieu, chapitre 22, 34-40. La question d'un des docteurs de la Loi à Jésus était: « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement? » Le docteur de la Loi connaissait très bien aussi la réponse; mais il posait cette question pour mettre Jésus à l'épreuve. Ici Jésus sans hésitation donne la réponse, qui est la plus basique pour notre vie sur la terre comme au ciel. Notre vie au ciel va dépendre de comment nous vivons ce double commandement d'aimer Dieu de tout notre coeur, de tout notre esprit, de toute notre âme et de toute notre force et d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.
A la différence du docteur de la Loi j'ai posé une question différente aux participants à la Sainte Eucharistie le dimanche 30, à savoir, lequel des deux commandements est le plus facile à pratiquer: l'amour de Dieu ou l'amour de son prochain? La majorité, y compris un garçon de sept ans, a dit qu'il était plus facile de pratiquer l'amour de Dieu que l'amour de son prochain comme soi-même. Cela semble vrai, comme nous savons que nous nous aimons en dépit de ce que nous sommes, en dépit de nos défauts, de nos imperfections, de nos péchés, de nos échecs et de nos points faibles et le pire est que souvent nous n'en sommes même pas conscients. Mais aimer une autre personne avec tous ses défauts, ses péchés , ses erreurs et ses points faibles, l'aimer sans la juger est apparemment plus difficile et seulement très peu de personnes semblent y arriver. Elles font évidemment partie de la catégorie des saints et des héros. Une des personnes mondialement célèbre que nous connaissons tous est la bienheureuse Teresa de Calcutta. Nous pourrions même dire qu'elle a aimé les autres plus qu'elle s'est aimée elle-même.
La question suivante était: « Peut-on aimer Dieu sans aimer notre prochain? » Il y eut un long silence et ensuite la réponse arriva: non. Nous ne pouvons vraiment aimer Dieu sans aimer notre prochain. St Jean, l'apôtre et l'évangéliste, dit: « Si quelqu'un dit: « J'aime Dieu » et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas. » (1 Jn 4,20).
La troisième question était: « Est-il possible d'aimer notre prochain si nous n'aimons pas Dieu? »
A nouveau il y eut un silence. Puis beaucoup dirent: non. Il n'est pas possible d'aimer notre prochain sans aimer Dieu.
Ces questions simples nous font comprendre la vérité la plus importante et la plus basique de la vie. Cet amour double est inséparable en réalité. Ils sont comme les deux côtés de la même pièce de monnaie. Nous pourrions facilement dire qu'en réalité il n'y a qu'une sorte d'amour et que c'est l'amour de Dieu, qui est comme l'électricité qui passe dans l'ampoule et fait briller l'ampoule. De la même façon le courant de l'amour de Dieu dans une âme permet à la personne d'aimer son prochain . Il est impossible à une personne qui aime Dieu de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme et de toute sa force de ne pas aimer son prochain. Elle n'aime plus avec un amour humain mais avec l'amour de Dieu qui peut dépasser les apparences externes d'une personne ou ses nombreux défauts et faiblesses. L'amour de Dieu est éternel, infini, invincible; l'amour de Dieu purifie et transforme une personne qui est choisie pour aimer comme Dieu. Elle expérimente la force incroyable de l'amour. En fait au début des locutions de Jésus à la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C., il lui a dit que les M.C. devraient être unies à lui afin de rayonner son amour sur les âmes. (cf. MGF p. 10).
Quand l'électricité passe dans l'ampoule, l'ampoule brille et éclaire tout autour d'elle. L'ampoule ne produit pa d'électicité ni ne brille pour elle-même mais pour les autres. Quand l'électricité passe dans un ventilateur, le ventilateur bouge et dégage de l'air frais. Le ventilateur ne produit pas de l'air frais pour lui mais pour les aures qui sont autour de lui, ni l'ampoule ni le ventilateur ou aucun autre instrument n'est fier ni se vantent l'un l'autre. Quand l'amour de Dieu pénètre en nous, nous sommes comme l'ampoule, comme le ventilateur, comme tous les autres instruments électroniques.
Combien le monde aujourd'hui dépend de l'électricité! En d'autres mots, le monde ne peut plus fonctionner comme un tout, ni survivre sans énergie électrique. C'est beaucoup plus avec l'amour. Le monde ne peut même pas exister sans le double amour de Dieu et de son prochain. L'amour est l'essence de notre vie: pas d'amour, pas de ciel; pas d'amour, pas Dieu; pas d'amour, pas de vie!
Quand l'électricité manque, les gens s'affolent. Quand l'amour manque en nous, le pardon ne marche pas, le dialogue mutuel devient difficile dans les communautés religieuses, dans les familles, entre les différentes religions du monde et dans notre monde dans l'ensemble. Sans amour le monde passe de la lumière à l'obscurité, du réel à l'irréel; la culture de mort commence à prévaloir; la violence et le terrorisme commenceront à dominer. L'homme sans amour est pire qu'un animal, et sa présence crèe l'obscurité à l'intérieur et à l'entour et rend l'atmosphère lourde et tendue; un monde qui ne reconnaît pas la présence de Dieu et le pouvoir de son amour et de sa tendre attention est un monde qui a été détruit petit à petit. Un monde sans amour est un monde sans vie. Une vie sans amour est une vie sans vie.
L'amour fait voler; il rend les personnes vivantes et enthousiastes. L'amour est dynamique. L'amour est la seule arme et la plus forte qui puisse conquérir le monde entier. L'amour est une arme faite par Dieu pour conquérir même nos ennemis et qui deviennent éventuellement nos amis. L'amour ne détruit pas ni ne tue, mais il protège, pardonne et sauve. L'amour souffre pour aimer spécialement les personnes difficiles. Les armes faites par l'homme ne sauvent jamais, mais elles tuent et elles détruisent. Si nous revenons à l'homme primitif, quand il utilisait des flèches et des arcs, ou de nos jours où nous utilisons les armes les plus modernes et sophistiquées et les bombes suicides, nous voyons que le but n'est pas de sauver mais de réagir, de se venger ou de convoiter ce qui appartient aux autres. Tant que nous conquérons le mal avec le mal, on arrive à rien; par contre quand nous conquérons le mal avec le bien il y a la victoire, il y a la joie et la paix.
L'amour va plus vite que le vent et la lumière; il peut atteindre les coins les plus reculés du monde; il peut pénétrer même dans l'être humain le plus sauvage, transformant la personne en l'image de Dieu. Chaque fois qu'il y a amour véritable, qui peut nous faire mal, il y a un retour véritable à l'image originelle de Dieu. (voir Gn 1, 26).
Tous les êtres créés ont une fin et disparaissent quand ils meurent. Mais l'amour ne meurt jamais, même quand la personne meurt: au contraire l'amour devient plus vivant, plus puissant, plus effectif. Chaque fois qu'une personne meurt, il y a un passage de l'amour affectif à un amour effectif, de l'amour purement humain à l'amour de Dieu. Les saints qui ont aimé Dieu de toutes les forces de leur âme et laimé eur prochain plus qu'eux-mêmes deviennent de puissants intercesseurs au ciel pour ceux qui invoquent leur nom, implorent leur assistance.
Il serait approprié de citer ici le passage suivant de la première lettre encyclique du pape Benoît XVI:
« ...j'aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n'apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela peut se réaliser qu'à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu'à toucher le sentiment. J'apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus-Christ. Son ami est mon ami. Au-delà de l'apparence extérieure de l'autre, jaillit son attente intérieure d'un geste d'amour, d'un geste d'attention, que je ne lui donne pas seulement à travers des organisations créées à cet effet, l'acceptant peut-être comme une nécessité poloitique. Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l'autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires: je peux lui donner le regard d'amour dont il a besoin. Ici apparaît l'interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du prochain, sur laquelle insiste tant la Première Lettre de Jean. Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma vie, je ne peux jamais voir en l'autre que l'autre, et je ne réussis pas à reconnaître en lui l'image divine. Si par contre dans ma vie je néglige complètement l'attention à l'autre, désirant seulement être « pieux » et accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se dessèche. Alors, cette relation est seulement « correcte », mais sans amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui témoigner de l'amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à lui d'aimer. Les saints – pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de Calcutta – ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l'Eucharistie leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur précisément grâce à leur service des autres. Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c'est un unique commandement. Tous les deux cependant vivent de l'amour prévenant de Dieu qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n'est plus question d'un « commandement » qui nous prescrit l'impossible de l'extérieur, mais au contraire d'une expérience de l'amour, donné de l'intérieur, un amour qui, de par sa nature, doit par la suite être partagé à d'autres. L'amour grandit par l'amour. L'amour est « divin » parcequ'il vient de Dieu et qu'il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d'unification, il nous transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir un, jusqu'à ce que, à la fin, Dieu soit « tout en tous » (1 Co 15, 28). (Deus Caritas est: 18)
Maintenant j'aimerais dire quelques mots sur notre Chapitre Général. Notre Chapitre Général a été un événement priant. Il a duré cinq semaines avec tous les différents programmes. Nous avons à rendre grâce à Dieu pour de nombreuses choses et encore plus à rendre grâce à Dieu pour tous ceux d'entre vous qui ont offert des prières ferventes et fait de généreux sacrifices pour le succès et la fécondité de notre Chapitre Général. A partir du dimanche 24 août 2008 nous avons commencé l'adoration perpétuelle. Mr Thomas Paul et son équipe de deux hommes, Mr Anthony et Ginu d'Inde, ont été les adorateurs et les intercesseurs principaux pendant nos longues semaines de séminaire, retraite et Chapitre Général. Ils ont continué leur adoration quelques jours de plus après notre Chapitre G. L'un d'entre eux a de nombreux dons spirituels et a utilisé pleinement ses dons jusqu'à son départ. Nous avons eu aussi deux autres personnes: Mr Chako et Sahodharan Anayan. Anayan est en train de faire une retraite de quarante jours avec nous dans le silence total, le jeûne et l'adoration. Il passe 14 heures en adoration par jour, y compris six heures la nuit. Il retournera en Inde le 7 décembre 2008. Mr Chako est déjà reparti.
Au cours de ces années nous avons et avons la grande chance d'avoir de nombreux coopérateurs et bienfaiteurs, mais cette fois nous avons eu la grande chance d'avoir de merveilleux bienfaiteurs spirituels priant et intercédant jour et nuit avec les bras tendus, comme Moïse dans le livre de l'Exode (cf. Ex 17, 8-13). Nous avons encore besoin de coopérateurs spirituels.
L'élection a eu lieu le 19 septembre 08. Nos remerciements chaleureux vont pour vos prières, qui nous ont vraiment aidés à avoir une élection très paisible. Le vicaire épiscopal pour les Religieux du diocèse de Rome, Mgr Natalino Zagotto, est venu célébrer la Sainte Messe avec nous, après il a présidé l'élection du Père Général.
Ses paroles pendant la célébration de la Sainte Eucharistie et avant et après l'élection du Père Général furent très appropriées et inspirées. Aprés son départ les Capitulaires ont continué avec l'élection des quatre Conseillers Généraux, sous la présidence du Pére Général nouvellement élu. Là aussi l'élection fut très paisible et les frères suivant furent élus pour assister, conseiller et aider le Père Général selon les Constitutions des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs:
Frère Stephen M.C. du Ghana fut élu comme premier Conseiller et Vicaire; frère Jan-Timo M.C. d'Allemagne, frère André Marie M.C. du Canada, frère Luc M.C. du Canada.
Ces quatre Conseillers représentent les quatre continents d'Afrique, Europe, Amérique du Sud et Centrale et Amérique du Nord. Le Père Général représente le continent d'Asie et le reste du monde. Cela prendra un certain temps pour préparer tous les actes et les résultats du Chapitre Général. Donc nous demandons les prières ferventes et continues de tous.
L'Assemblée Générale (A.G.) et le Jubilé LMC. Le Jubilé des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) est très proche. Il a deux parties principales. La première partie est leur Assemblée Générale. A partir de maintenant nous utilisons les mots « Assemblée Générale » à la place de Chapitre Général pour le Mouvement (A.G.), qui se tiendra du 14 au 21 avril 2009; tandis que le programme du Jubilé se tiendra du 21 au soir juqu'au 25 avril 2009. Nous avons réservé pour trois cents personnes pour la nourriture et le logement, et pour cent personnes de plus pour les événements quotidiens, y compris leurs repas. Pour l'Assemblée Générale nous espérons avoir environ cent à cent vingt personnes. Beaucoup a été fait pour la préparation, y compris la plupart des inscriptions.
La prière pour la réussite et la fécondité du Jubilé est faite dans tous les groupes. Pendant l'Assemblée Générale nous allons avoir l'adoration perpétuelle à Teresa Gerini, où se tient l'Assemblée. Nous espérons avoir assez de volontaires pour adorer pour l'occasion. Chez nous à
S. Agapito, nous continuerons de toute façon notre adoration perpétuelle.
La fête de la Sainte Famille pour les frères est célébrée chaque année le dernier jeudi du mois d'octobre. Nous anticipons notre fête de la Sainte Famille, bien que la fête liturgique actuelle est après Noël. Nous faisons cela pour avoir une préparation véritable à la fête, ce que nous ne pouvons pas faire pendant le temps de Noël, c'est pour la même raison que les LMC célèbrent la fête de la Sainte Famille le dimanche avant la fête du Christ Roi.
Nos remerciements chaleureux à Sr. Nirmala qui a eu la gentillesse d'envoyer deux lettres aux Capitulaires, une au commencement de notre Chapitre Général et une presqu'à la fin. Elles renouvellent nos liens avec la source du charisme M.C. et du Bethléem M.C.. Une fois encore merci à chacun d'entre vous pour toute l'aide et pour le soutien. Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
30.09.08

29.09.08

24.09.08



07.06.08

RESUME DES REUNIONS DU COMITE D'ORGANISATION DU JUBILE
5 – 10 MARS 2008
Casa Espiritual Santa Rosa de Lima – Jiron Chancay 245 – Lima, Pérou
PRESENTS : Directeurs Spirituels: Père Sebastian Vazhakala M.C., Fondateur et Directeur Spirituel International; Père George Vadakkel, Directeur Spirituel National pour l'Inde et assistant de Père Sebastian pour les LMC; Père Eduardo de la Torre, nommé Directeur Spirituel pour l'Argentine et l'Amérique du Sud; Père Emanuel Parnis, Directeur Spirituel pour le Pérou.
DELEGUES INTERNATIONAUX selon les 13 pays représentés:
ARGENTINE: Ana Maria de Fagioli, nommée lien national, et Eda Gualdoni
CANADA: Ann Burridge, vicaire pour les anglophones (compte-rendu)
COLOMBIE: Gloria Burbano de Herrera, nommée lien national, Genoveva Le Compte de Pareja et Carmen Stella Claro Arevalo
SALVADOR: Rubi de Abrego, nommée lien national, et Lucia Carmina Figueroa
FRANCE: Fabienne Bastide, nommée vicaire pour les francophones
INDE: Père George Vadakel, assistant de Père Sébastian pour les LMC
ITALIE: Gianna Tommasi, secrétaire générale; Antonio Serangeli, lien international et Adolfo Costa
MEXIQUE: Gloria Schultz, lien national
PANAMA: Lisandro Solano, lien national, et Fanny Yariela Herrera Miranda
PARAGUAY: Maria Elvira Kiku Udagawa Gonzalez, nommée lien national
PEROU: Anita de Orezzoli, lien régional pour l'Amérique Centrale et du Sud
ESPAGNE: Juan Mayol Orellana, secrétaire général pour les pays espagnols, et Antonio Arcos, délégué pour les LMC en Espagne
U.S.A.: Tai Pearn, vicaire pour les pays espagnols; Susie Aki, lien national; Laurie Dwyer, lien régional des U.S.A. de l'Est; Joan Kick et Esperanza Resultan.
Dans le rapport suivant est décrit seulement le matériel en rapport avec l'organisation du Chapitre Général du Jubilé d'avril 2009, de la retraite et des célébrations du Jubilé.
PRIERE DU JUBILE
O Seigneur, nous te supplions de répandre miséricordieusement dans notre Mouvement ton Esprit Saint , qui le créa par sa Sagesse, que sa Providence gouverne et entretient et dont l'Amour peut allumer dans notre Mouvement ce même feu que notre Seigneur Jésus Christ a envoyé sur la terre, désirant instamment qu'il brûle fortement, et donc:
Souffle en moi, Esprit Saint, afin que toutes mes pensées soient saintes.
Agis en moi, Esprit Saint, afin que mon travail, aussi, soit saint.
Attire mon coeur, Esprit Saint, afin que je n'aime que ce qui est saint.
Rends-moi fort, Esprit Saint, afin que je défende tout ce qui est saint.
Protège-moi, Esprit Saint, afin que je sois toujours saint. (St. Augustin)
CHAPITRE GENERAL
THEME: « Restaurer et Renouveler Toutes Choses dans le Christ, pour le Christ et avec le Christ ».
Restaurer l'image du Christ dans toutes les personnes. Le Christ est la personne idéale.
LIEU: « Istituto Teresa Gerini », Via Tiburtina 994, 00156 Rome
COÛT: 38 euros par jour (tous repas compris).
Frais d'inscription: 50 euros, non remboursables.
DELEGUES: liens international, nationaux et régionaux, vicaires et directeurs spirituels.
Les délégués doivent pouvoir communiquer, si possible, dans une des 3 langues:
anglais, espagnol ou italien.
NOMBRE DE DELEGUES POUR LE CHAPITRE: Nombre total de 150 délégués.
PRÉPARATION AVANCÉE du Chapitre au niveau local:
Histoire des groupes locaux avec des photos avant le 1er août 2008, à organiser par Laurie Dwyer avec des aides.
Un rapport du recensement complet et détaillé, avant le 1er août 2008, de chaque pays, du nombre des LMC.
Le problème du manque de Directeurs Spirituels appropriés pour de nombreux groupes LMC.
Un effort particulier doit être fait pour visiter les groupes de LMC isolés en Europe de l'Est et de l'Ouest et pour donner des retraites pendant l'année jubilaire, ce qui a déjà commencé.
Visiter les LMC autour du monde, en particulier en Afrique. Dans ce but Fabienne Bastide a été nommée vicaire pour les LMC francophones, y compris les LMC en Afrique qui parlent français.
Un budget d'exploitation pour le CHAPITRE/Jubilé de 50.000 euros a été établi.
Possibilité de changer la date de la célébration annuelle de la fête de la Sainte Famille.
Nécessaire de changer la période de formation de « une » à « deux années » dans les statuts des LMC, et ne pas écrire « renouveler les voeux ».
Ceux qui vont faire leurs premiers voeux le 25 avril 2009 écriront dans la formule: « ...jusqu'au dimanche de la Miséricorde Divine 2010 ».
Les noms de tous les LMC qui sont retournés à Dieu doivent être envoyés à la Maison-Mère à Rome.
SUGGESTIONS PLUS LOINTAINES
. Il est très nécessaire d'améliorer la communication au niveau local, national et international.
. Les liens devraient préparer des listes des problèmes qu'ils rencontrent dans leur groupe ou dans leur région et une aide devrait être donnée pour rectifier ou améliorer les situations.
. Le manque de présence régulière aux réunions des LMC: il y a un problème de présence sporadique ou irrégulière de certains LMC.
. La formation devrait être à deux niveaux: l'enseignement des novices devrait être fait séparément de celui des LMC profès.
. Les voeux doivent être écrits de sa propre main et pas imprimés ou écrits à l'ordinateur.
. A la fin de la formule des voeux, on doit ajouter le lieu et la date auxquels les voeux sont faits: cela n'est pas demandé pour les renouvellements dévotionnels.
. L'original de la formule écrite à la main doit être conservé par le lien local. Une copie doit être donnée au LMC et le directeur spirituel et le lien national doivent avoir la liste à jour de tous les LMC profès.
. Partager avec le curé de la paroisse l'information sur le groupe, les lettres de Père Sebastian etc...Certains d'entre eux peuvent être intéressés par le charisme de la bienheureuse Teresa et susceptibles d' aider à la direction spirituelle.
. Comment impliquer les jeunes?
Ils ont besoin d'activités.
Les jeunes ont besoin de temps et de notre patience .
Les jeunes ne doivent pas être autorisés à professer des voeux avant l'âge de 18 ans.
On peut proposer au jeunes des retraites partout où il y a des groupes LMC.
PREPARATION SPIRITUELLE pour le Chapitre au niveau local:
Renouveler les voeux tous les jours par la prière à la bienheureuse Vierge Marie (Livre de prières p.45: « Je te salue et te vénère, O bienheureuse Vierge Marie...).
Prier notre prière pour le Jubilé tous les jours.
Prier tous les jours pour la réussite du Chapitre et du Jubilé.
Prier la prière du Jubilé au début de toutes les réunions des LMC.
Demander les prières des autres, en particulier de nos soeurs M.C.
Prier la Neuvaine à la Sainte Famille tout au long de l'année jubilaire.
Faire une heure de plus par jour/par semaine d'Adoration.
Prier un chapelet de plus par jour, si possible, pour les intentions du Chapitre et du Jubilé.
Trouver des volontaires en plus des frères et des soeurs M.C. pour l'Adoration perpétuelle pendant le Chapitre Général.
THEME DU CHAPITRE: « Restaurer et renouveler toutes choses dans, avec et pour le Christ »
1)La spiritualité des Laïcs dans le monde contemporain, son origine biblique et son application pratique dans la vie de tous les jours des LMC (Père Jaroslav, Slovaquie)
2)L'Esprit et le Charisme M.C. selon la Grâce Fondatrice de la bienheureuse Teresa (Père George Vadakkel, Inde)
3)La vocation LMC comme Contemplative, Apostolique et Missionnaire en Nature . (Père Francisco Solano)
4)Formation: structure et séquence (Laurie Dwyer, U.S.A.)
a) Qu'enseignons-nous et pourquoi?
b) De quoi avons-nous besoin pour apprendre et grandir comme LMC?
c) La formation a besoin d'être uniforme et universelle.
d) Jusqu'à maintenant nous avons:
- Les Statuts des LMC.
- Les Encycliques, les Exhortations apostoliques, les documents de Vatican II (Familiaris Consortio, Christifideles laici, etc.)., en particulier ceux qui concernent notre vocation.
- Les enseignements de la bienheureuse Mère Teresa: ses lettres et ses instructions.
- Les lettres et le livre de Père Sebastian.
- Les livres, les videos et les DVD sur la vie de Mère
- « La Grâce Fondatrice de Mère ».
- Les Saintes Ecritures et le Catéchisme de l'Eglise Catholique.
- Les livrets de formation d'Adolfo Costa peuvent être utilisés comme un outil supplémentaire.
5)Le Mouvement LMC dans le monde entier: Histoire, Développement et Etat Courant.
6)Le Mouvement LMC comme partie de « L'Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique ».
7)Se souvenant de Mère Teresa.
PRESENCE DES DELEGUES
Chaque pays devrait être représenté au Chapitre. Cela doit être très clair, bien en avance, que les LMC de certains pays doivent demander un visa pour entrer en Italie. Les LMC plus anciens qui sont profès depuis 20 ans ou plus, s'ils ne sont pas sur la liste des Capitulaires, peuvent être invités au Chapitre comme observateurs.
MATERIEL A METTRE A DISPOSITION, pas pour une distribution gratuite:
Le livre de P. Sebastian en différentes langues.
Les lettres de P. Sebastian en différentes langues.
Les livres sur la vie, le charisme et le travail de la bienheureuse Teresa.
Des copies supplémentaires des Statuts des LMC.
Des DVD de l'histoire du Mouvement LMC par des réalisateurs de films professionnels, si possible.
UN SITE-WEB DU JUBILÉ: Un programme Internet afin que les groupes puissent rapporter leur histoire et comment ils ont commencé.
EWTN (ETERNAL WORD TELEVISION NETWORK, division de Rome) pourrait interviewer P.Sebastian M.C.
CHAPITRE GENERAL: Mardi 14 au Mardi 21 avril 2009
14 avril 2009 (Mardi) Arrivée des délégués du Chapitre à Rome.
15 avril 2009 (Mercredi) DEMIE JOURNÉE DE PRIÈRE
Nuit d'Adoration, « optionnelle ne veut pas dire libre » (B. Teresa M.C.)
16 avril 2009 (Jeudi) Jubilé: 25ème anniversaire: - Messe solemnelle d'actions de grâces pour les délégués du Chapitre. Messe présidée par P. Sebastian et concélébrée à la Chapelle de la Maison-Mère, 8 Via S. Agapito – Rome.
16 avril 2009 (Jeudi) Les réunions du Chapitre commencent.
17 avril 2009 (Vendredi) Les réunions du Chapitre continuent.
18 avril 2009 (Samedi) Les réunions du Chapitre continuent.
19 avril 2009 (Dimanche) Dimanche de la Miséricorde Divine. Elections/nominations des Vicaires selon les langues.
20 avril 2009 (Lundi) Les réunions du Chapitre continuent.
21 avril 2009 (Mardi) Les réunions du Chapitre se terminent avec la Sainte Messe à 11 a.m.
CELEBRATIONS DU JUBILE ET RETRAITE: Mardi 21 (après-midi) au dimanche 26 avril 2009.
Participants: Ouvert à tous les LMC autour du monde et à leurs familles et amis.
Nombre de participants: Nombre total de participants: 300 (150 capitulaires et 150 participants pour le Jubilé). Les premiers arrivés seront les premiers servis. Il est conseillé de commencer à réserver bientôt.
Lieu: « Istituto Teresa Gerini », Via Tiburtina 994, 00156 Rome.
Coût: 38 euros par jour (tous repas compris).
Ceux qui ne pouront pas être logés à Teresa Gerini devront prendre leurs propres dispositions sauf s'ils informent Rome bien en avance.
Les liens nationaux diront à Rome, avant le 30 septembre 2008 au plus tard, combien de personnes viennent à Rome, s'ils veulent que Rome prenne des dispositions pour leur séjour.
DATES DU JUBILE ET DE LA RETRAITE
21 avril 2009 (Mardi après-midi) Arrivée des LMC pour le Jubilé à Teresa Gerini (les 150 premières personnes ayant déjà réservé).
22 avril 2009 (Mercredi matin) Audience avec le Saint Père, pour tous.
22 avril 2009 (Mercredi après-midi) Programme culturel (apporter des costumes nationaux, un grand drapeau de chaque pays et des drapeaux individuels pour chaque personne, le chant du Jubilé d'Imelda etc.)
Les drapeaux seront déployés aux célébrations du Chapitre et du Jubilé, le drapeau MC pour notre audience avec le Saint Père. Laurie Dwyer fera le dessin, et elle et P. George fourniront les drapeaux M.C.-LMC à bas prix.
23 avril 2009 (Jeudi) RETRAITE
24 avril 2009 (Vendredi) LA RETRAITE CONTINUE
25 avril 2009 (Samedi) St. Marc, célébrations principales du Jubilé, avec les premiers voeux et les voeux dévotionnels ou les renouvellement des voeux. Un Cardinal ou un Évêque sera invité.
26 avril 2009 (Dimanche) Départs
FINANCES
Comment aider les liens nationaux ou les directeurs spirituels.
a) Les liens nationaux eux-mêmes devraient faire tous leurs efforts pour venir à Rome et ne pas juste dépendre des autres pour financer leur voyage; si cela est absolument impossible, alors les groupes de chaque pays pourront leur offrir à travers une offrande volontaire dans une « boîte de collecte sacrificielle ».
b) Les Directeurs Spirituels doivent communiquer au Comité des Finances leurs besoins pour le voyage et les dépenses de logement.
CELEBRATIONS LITURGIQUES
Les Messes seront célébrées selon les 3 principaux groupes de langues excepté le:
16 avril 2009 (jeudi) 25ème anniversaire: Jubilé, Messe d'actions de grâces solennelle pour les délégués du Chapitre.
19 avril 2009 (Dimanche) Dimanche de la Miséricorde Divine.
21 avril 2009 (Mardi) Messe de clôture du Chapitre.
25 avril 2009 (Samedi) Célébration principale du Jubilé.
En charge du calendrier liturgique du 14 avril au 26 inclus:
1.P. George Vadakkel pour les Messes en anglais
2.P. Eduardo Torre pour les Messes en espagnol
3............................pour les Messes en italien (?)
S'il y a d'autres groupes de langues, ils sont libres de célébrer la Sainte Messe dans leur propres langues respectives s'ils ont des prêtres avec eux, quand il n'y a pas de célébration eucharistique commune. Les prêtres doivent apporter leur aube et leur étole blanche.
COMMENT CELEBRER LE COMMENCEMENT DE L'ANNEE JUBILAIRE:
Les LMC peuvent organiser une Messe solennelle entre le 16 et le 20 avril 2008 présidée, si possible par un Cardinal, un Évêque, etc.
Préparer une introduction de l'histoire des LMC et les relations avec Mère Teresa ,comme cela est fait dans la lettre générale 2007.
Nous devons proposer, pas imposer!
Inviter la famille, les amis, les coopérateurs et les bienfaiteurs, les soeurs, etc.
Organiser sur une base régulière des jours de service aimant aux pauvres avec les frères et les soeurs M.C., durant l'année jubilaire.
Faire circuler et partager les cartes de prières et les paroles de Mère avec les paroissiens, toujours avec la permission et la coopération des curés de la paroisse.
Si la célébration de la Messe n'est pas possible, les LMC peuvent avoir l'Adoration dans leurs groupes respectifs, avec les soeurs M.C.ou seuls si les soeurs ne sont pas disponibles.
Surtout, soyez la Face de Jésus pour tous ceux que vous rencontrez, comme notre bien-aimée Mère Teresa voulait que les LMC le soient.
COMITÉS POUR LE CHAPITRE ET LE JUBILE:
COMITE DES FINANCES:
Adolfo Costa (Europe et les Hispanophones); Giuseppe Di Grazzia (assistant)
Ascenzio Campagna, Mario Vacca, Assunta Lai (consultants)
Joan Kick (U.S.A.) Paul Pradhan (Inde)
COMITE D'ENREGISTREMENT
Lien de coordination pour l'Italie Adolfo Costa
Lien de coordination pour les U.S.A. Joan Kick
Lien de coordination pour l'Amérique latine Anita de Orezoli
COMITE POUR LES ARCHIVES
Ex-officio (Italie) Gianna Tommasi
Présidente (U.S.A.) Laurie Dwyer
Membres (Espagne) Juan Mayol
(Inde) Maria Mita Nag
(Amérique Latine) Gloria Schultz-Robles
COMITE POUR LES RESSOURCES
Responsable pour les services de linguaphones et pour l'enregistrement: Antonio Serangeli/Peter De Loca
Matériels de ressource générale: livres/DVD: Esperanza Resultan
Equipe d'accueil et assistants généraux: Anne/Vincent Carroll (anglais),
Celestina Baronio, Antonio Arcos (espagnol)
Bianca Stefanelli, Giulio Calo, Giuseppe Ferri (italien).
MEMORIAL DU JUBILE
Ce serait beau et approprié de construire un Mémorial pour le Jubilé LMC dans la propriété de la Maison-Mère pour les nombreux besoins spirituels et matériels des pauvres et des LMC du monde. Les frères essaient d'acheter le terrain à Via S. Agapito 8, Rome, où ils demeurent et qu'ils louent jusqu'à présent, et le terrain à côté de notre enceinte. Nous aurons encore besoin de beaucoup de prières comme nous essayons d'acheter depuis 2001 et de prier aussi afin que nous ne soyons pas dépourvus de la providence de Dieu!
LMC EN ITALIE
Adolfo fut loué pour tout son dur travail pour les livrets de Formation. Il a dit qu'il n'attendait pas des louanges ou même des résultats mais qu'il faisait le travail pour la gloire de Dieu et pour le bien de la famille LMC.
a) Les 12 premiers livrets sont basés sur le Catéchisme et les documents de l'Eglise Catholique, sur les Statuts LMC et sur le charisme de la bienheureuse Mère Teresa.
b) La seconde série de 12 livrets est un commentaire des Statuts LMC et des exposés d'expériences personnelles de LMC et des expériences de groupe en vivant leur vocation. Il a demandé à tous les LMC d'envoyer leurs expériences personnelles de Charité.
RECONNAISSANCE PONTIFICALE POUR LE MOUVEMENT LMC
P. Sebastian déclara que le Mouvement LMC est affilié aux frères contemplatifs M.C.. Quand il se rendit au Vatican pour demander la reconnaissance pontificale, on lui dit qu'on ne pouvait pas lui donner l'approbation tant que les frères contemplatifs M.C. n'étaient pas devenus un ordre pontifical. Pour que cela se fasse ils doivent avoir 100 frères profès. Pour le moment ils sont 40 environ. Donc, nous devons prier beaucoup pour plus de vocations. C'est une vocation très exigeante et les frères ont besoin d'une bonne et longue formation. Il leur faut environ quatre ans ou plus avant de pouvoir faire leurs premiers voeux, et presque dix ans pour les voeux définitifs. Prions pour qu'ils croissent en sainteté, pour une sainte persévérance et pour plus de vocations.
Nous avons besoin de nous engager davantage dans la prière pour les vocations. Bombardons le ciel de prière, comme Mère Teresa avait l'habitude de le faire. Le lien national devrait organiser des prières à large échelle et demander aux LMC d'offrir des chapelets et d'autres prières, en particulier la prière du « Souvenez-vous » pour des vocations de frères contemplatifs M.C.
Il a été suggéré qu'à partir du 18 avril 2008 la famille LMC tout autour du monde commence à prier le chapelet quotidien pour les vocations. Ce sera un Rosaire perpétuel si tous y participent.
Surtout transformons nos vies en prière, en gardant un esprit de prière. Il y a une tension apparente entre la vie active et contemplative qui peut trouver une harmonie idéale si nous possédons la perfection de la Charité comme les saints tel St. Joseph, bienheureuse Teresa de Calcutta, le serviteur de Dieu, le Pape Jean- Paul II, etc. (cf. Redemptoris Custos, 27)
Nous avons aussi besoin d'une transformation intérieure: du péché à la Grâce, du naturel au Surnaturel et de l'humain au Divin.
Notre Saint Père le Pape Benoît XVI est aussi un grand exemple. Il attendait avec impatience une retraite paisible dans un monastère avec son frère et de passer le restant de sa vie à écrire. Mais, qu'arriva-t-il? Il fut élu Pape! Il donna tout ce que Dieu lui prit et accepta tout ce que Dieu lui donna avec un grand sourire! Rendons grâces à Dieu.
07.04.08



