09.12.23
Maison-Mère
3 novembre 2023
Mes chers collaborateurs, actifs, malades et souffrants, Laïcs Missionnaires de la Charité, Corpus Christi, membres du Mouvement « J’ai soif » et volontaires,
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime »
La Nativité arrive à nouveau pour nous rappeler notre devoir de rendre gloire, vénération et adoration à Dieu tout puissant ! Et le résultat de cela est l’expérience de Paix dans les cœurs des hommes ! L’Enfant Christ dans la mangeoire est un symbole d’impuissance, de vulnérabilité et de dépendance totale à Dieu et aux autres. Ces attitudes du Christ dans la crèche mettent en relief le désir de nos cœurs de pouvoir, de montrer notre propre importance, notre désir d’indépendance, notre volonté de mener nos vies sans admettre nos faiblesses et nos besoins.
Aujourd’hui, nous voyons le manque de Paix partout, dans nos cœurs, dans nos familles et dans les pays du monde. Nos sœurs à Gaza, en Ukraine et à Manipur expérimentent concrètement la haine et la violence. Au Soudan, où la guerre civile continue, les Sœurs dans les communautés de Khartoum et Omdourman ont dû quitter le pays en avril. Les Sœurs à Port Soudan et El Obeid sont restées mais ne peuvent pas se déplacer librement. Le monde entier devient un « trou noir » parce que Dieu est oublié ou mis de côté. L’homme recherche sa gloire et son pouvoir propre. Le résultat est le manque de Paix. Et Noël vient à nouveau… pour nous rappeler de revenir à Dieu, en le vénérant et en l’adorant. Noël est un appel : « Venez, adorons-Le ». Souvent dans nos propres familles de petits problèmes peuvent devenir de grands problèmes apportant douleur et blessure, quand Dieu n’a pas la première place. Réintroduisons la prière en famille qui nous aide à porter le fardeau des autres.
Comme nous approchons de Noël, que notre attention ne soit pas de faire une belle crèche, scintillante et brillante… si loin de la réalité du vrai Noël. Mais répondons à l’appel « Venez adorons-Le ». Devenons conscients de la présence de Dieu en nous et autour de nous.
Je pars pour le Venezuela où les gens souffrent du manque de nourriture et d’autres nécessités de base sous le régime communiste. Je visiterai les communautés de cette région. S’il vous plait, gardez-moi dans vos prières.
Je vous remercie pour votre disponibilité et votre soutien pour nos sœurs en aidant les plus pauvres parmi les pauvres, mais en particulier pour partager et vivre la spiritualité des MC, qui nous conduit toujours à travailler pour notre propre sanctification et celle des pauvres.
Un NOËL fervent à vous et à vos familles.
Que Dieu vous bénisse
Sr M.Joseph M.C.
08.12.23
Laudetur Sacra Familia
“Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur” (Lc 2,19)
“Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements” (Lc 2,51)
Bienvenue à vous tous, chers bien-aimés et chères sœurs, qui êtes venus à cette Assemblée générale que nous célébrons comme une famille, le cœur joyeux.
Le cœur humain est une gigantesque réserve avec de nombreuses chambres. Il y a plusieurs chambres, y compris le réfrigérateur, prenons un moment pour regarder dans les différentes chambres secrètes de nos cœurs ! Aujourd'hui, prenons quelques instants pour réfléchir au cœur de Marie, car nous célébrons la fête du Cœur Immaculé de Marie, que nous connaissons tous et qui nous est très familière.
Dans l'Évangile de l'enfance de St Luc, nous rencontrons à deux reprises le cœur de Marie. Son cœur aussi était une grand réserve, pour garder "toutes ces choses". Ici, nous devons poser une question à Notre Dame, à savoir, quelles sont les choses, Marie, que tu as gardées dans ton Cœur Immaculé ? La question suivante est : quelles sont les choses que nous gardons dans nos cœurs ? Ici, chacun devra peut-être répondre individuellement.
Ste Teresa M.C. avait l’habitude de me dire: " Père, une fois par an, en la fête du Sacré-Cœur, nous demandons à un prêtre de notre choix de bénir toute notre maison et aussi notre concession, si nous en avons une. Vous savez, Père Sébastien, la veille au soir, on fait un grand ménage, on met de l'ordre partout ; si certaines choses ne doivent pas être gardées, on les jette. De cette façon, le prêtre n'a pas à bénir tous les déchets, mais seulement ce qui est utile, bon et qui peut aider. Veillez à ce que vous aussi, vous fassiez de même. Dites aux frères d'avoir le courage de jeter les choses que vous n'avez pas besoin de garder.
En fait, un jour, par hasard, je suis allé dans une des petites cellules de l'un de nos frères. D'habitude, je ne le fais pas, mais ce matin-là, je cherchais quelque chose et je me suis retrouvé dans la cellule de ce frère. J'ai eu un choc. Il n'y avait aucun moyen d'entrer dans la cellule. Je me suis demandé comment ce pauvre frère pouvait se coucher ? J'ai regardé autour de sa petite cellule et dans un coin, j'ai vu une toute petite échelle. Ce frère était absent depuis un certain temps. Lorsqu'il est revenu, j'ai discuté avec lui. Il m'a dit que pour se coucher, il utilisait l'échelle, parce qu'il ne savait pas où mettre toutes ses affaires. Pour moi, la plupart de ces choses étaient des déchets à brûler ou à jeter à la poubelle.
Alors que je réfléchissais sur le Cœur Immaculé de Marie, certaines de ces choses du passé m'ont traversé l'esprit. Elle n'a pas gardé dans son cœur des choses inutiles et des déchets à méditer. Dès le début, elle a vu devant ses yeux beaucoup de choses terribles. Ces choses ne l'intéressaient pas. Elle ne gardait que ces choses utiles, qui avaient besoin de temps pour être digérées, assimilées, absorbées, comprises, car elles étaient liées à des mystères. Car il ne suffisait pas d'entendre. Elle voulait comprendre, non pas de manière superficielle, mais en profondeur, non pas une fois en passant, mais de manière habituelle, non seulement pour se sentir mieux, mais aussi pour apprécier, vivre et aimer le mystère.
Quels sont ces mystères qu'elle gardait dans son Cœur Immaculé et qu'elle avait l’habitude de méditer ? Les cinq premiers mystères joyeux, auxquels elle avait participé elle aussi. C'est à elle que l'Ange a annoncé en premier la Bonne Nouvelle.
Sans aucun doute, elle avait besoin de temps pour comprendre et accepter. Son long et fastidieux voyage vers Ain Karim et sa rencontre avec sa cousine Elisabeth lui ont fait comprendre plus profondément sa vocation et sa mission, son rôle unique et sans précédent à coopérer et achever avec son divin Fils non seulement l'histoire, mais surtout le mystère de notre salut.
Très progressivement, en méditant sur les éléments précieux trouvés et nourris dans son cœur, elle a fini par comprendre
que le Dieu tout-puissant l'avait choisie pour participer avec Jésus, qui est maintenant aussi le Fils de Marie, à la rédemption du monde. À la fin du cinquième mystère joyeux, qui a marqué la deuxième phase de la vie et de la mission de Jésus, St Luc répète : "Marie gardait toutes ces choses dans son cœur". Déjà dans le quatrième mystère joyeux, Siméon avait prédit que son enfant était destiné à la chute et au relèvement de beaucoup en Israël et qu'un glaive de douleur allait transpercer son cœur (cf. Lc 2, 22-41) !
Ici commence déjà une autre phase de contemplation et d'actualisation pour Marie. Du mystère impénétrable de l'incarnation réalisé à travers elle, elle prenait maintenant un autre aspect tout aussi, sinon plus exigeant, du mysterium fidei.
Frères et sœurs, si nos cœurs n'ont pas d'espace pour garder les mystères de notre foi, de la belle vocation de M.C. et de notre mission auprès des pauvres, je suis désolé. Il nous manque toute la substance. Nous marchons avec des cœurs vides ou des cœurs remplis de déchets, qui sont, selon les mots de saint Paul : "l'immoralité, l'impureté, le libertinage, l'idolâtrie, la sorcellerie, l'inimitié, les querelles, la jalousie, la colère, l'égoïsme, les dissensions, l'esprit de parti, l'envie, l'ivrognerie, les festoiements et autres choses semblables". Notre bienheureuse Mère n'avait rien de tout cela. Elle avait donc assez de place dans son cœur pur, humble, obéissant et sans partage pour garder les mystères de Dieu et elle avait aussi le temps de méditer sur ces mystères et de coopérer pleinement avec Jésus à l'œuvre de rédemption. Jésus pouvait compter sur sa mère pour être noyée dans le chagrin pour la rédemption du monde
Elle pouvait accepter toutes sortes d'humiliations, car elle y voyait le moyen de sauver des âmes. Elle pouvait accepter les situations et les rejets sans réactions ni représailles. Lorsque quelqu'un dit à Jésus: "Ta mère et tes frères attendent dehors, ils veulent te voir", la réponse de Jésus fut : "Qui est ma mère ? Qui sont mes frères et mes sœurs… Celui qui écoute la Parole de Dieu et qui la garde ". Ici encore, une référence à sa Mère, qui ne manquait pas l'occasion, mais la mettait à profit pour réfléchir.
La dernière fois que nous avons vu la présence de Marie, c'était dans la chambre haute après l'Ascension de Jésus ! Elle était le modèle de l'Église en prière, puisque nous la voyons dans la Chambre haute avec les apôtres et les disciples, qui attendaient dans la prière que l'Esprit Saint promis descende sur eux pour aller dans le monde entier proclamer la Bonne nouvelle.
Après le troisième mystère glorieux, la Vierge disparaît, tandis que l'Église continue à suivre l'exemple de Marie, car Marie est la mémoire contemplative de l'Église.
Il nous appartient maintenant de garder toutes ces bonnes choses dans nos cœurs, non seulement pour les méditer, mais pour les vivre, comme l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi, etc.
Comme elle était authentiquement sincère et pure, elle pouvait voir Dieu en chacun, Dieu en toute chose et Dieu en elle-même, comme elle l’a chanté : "Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom". "Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». Comme c'était vrai pour Marie et comme c'est vrai pour nous quand nos cœurs sont purs et humbles !
Marie aimait tout le monde inconditionnellement, son amour était sans calcul, son amour ne portait pas de jugement. L'amour authentique n'a pas de frontières. Marie de Nazareth est notre Mère et notre enseignante par ses paroles et son exemple, tandis que Jésus est notre miroir et notre modèle.
Si nous prenons toutes les paroles qu'elle a adressées à l'archange Gabriel, toutes les paroles et surtout le cantique de Marie, le Magnificat, ses paroles lors de la découverte de Jésus dans le temple de Jérusalem après trois jours de recherche anxieuse, et la dernière fois qu'elle a parlé, non seulement aux personnes présentes aux noces de Cana en Galilée, mais aussi à toutes les générations à venir, comme elle l'a ordonné: "Faites tout ce qu'il vous dira". Quelle incroyable façon de conclure son enseignement, son exhortation pour toutes les générations à venir. Tel était son désir à l'époque et aujourd'hui encore, le but de ses apparitions dans les différentes parties du monde, en particulier à Lourdes, à Fatima et à Calcutta.
Qu'a-t-elle dit à Ste Teresa M.C. dans cette vision en 1947 ? "Prenez soin d'eux, ils sont à moi ; amenez-les à Jésus et portez Jésus jusqu’à eux...". Cela ne résonne-t-il pas et ne fait-il pas écho à ses dernières paroles dans l'Évangile de Jean : "Faites tout ce qu'il vous dira" ?
C'est le moment propice, c'est le jour du salut. Que cette célébration de la fête de la Société, ensemble comme une famille, soit l'occasion de chanter avec Marie les versets du Magnificat : "Le Puissant a fait pour moi des merveilles, saint est son nom", en nous efforçant de "garder toutes ces choses, en les méditant dans nos cœurs", comme Marie l'a fait.
Père Sebastian Vazhakala M.C.