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31.12.15

French (FR)   Fête de la Sainte Famille 2015 et Audience générale 30 décembre  -  Categories: fafa  -  @ 13:59:36

Laudetur Sacra Familia

Fête de la Sainte Famille 2015
« Amène-nous à Jésus… »

Bienvenue.
Une bienvenue chaleureuse à vous tous, chers frères et sœurs bien-aimés, à cette célébration annuelle du grand évènement de Dieu qui se fait homme et est venu habiter parmi nous. Les bergers étaient réveillés, les animaux se réveillaient, les anges chantaient : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». La bonne nouvelle d’une grande joie fut annoncée aux bergers. les bergers sont arrivés en hâte et ont trouvé l’enfant (Jésus) couché dans une mangeoire parmi les animaux. Ils ont vu aussi Marie et Joseph qui étaient absorbés dans la contemplation car « Marie retenait tous ces évènements et les méditait dans son cœur (immaculé) » (Lc 2,19).

Comme vous connaissez tous bien l’histoire de l’Emmanuel et que vous êtes bien préparés à ce jour de Noël, je voudrais vous inviter aux deux évènements importants de cette année pour nous. Le premier est l’année extraordinaire de la Miséricorde et l’autre est la canonisation de la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C.

L’année extraordinaire de la Miséricorde.
Le pape François a inauguré l’année de la Miséricorde le mardi 8 décembre 2015, en ouvrant la porte sainte de la Basilique St Pierre, puis en ouvrant la porte sainte de St Jean de Latran le dimanche 13 décembre, et la porte sainte de la Charité à Via Marsala le samedi 18 décembre, ce qui est tout à fait unique et sans précédent. Avant cela, le dimanche 29 novembre 2015, le pape François a ouvert aussi la porte sainte de la cathédrale de Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Une de nouveautés pour ce Jubilé de la Miséricorde est que pour la première fois les portes saintes sont ouvertes dans chaque diocèse à travers le monde.

Toutes ces ouvertures de portes des basiliques et des cathédrales sont faites pour ouvrir les portes de nos cœurs et de nos esprits et les cœurs et les esprits de chaque chrétien au Christ. Ouvrons largement les portes de nos cœurs au Christ, laissons-le entrer, le Roi de gloire !

Ce geste symbolique invite chacun de nous à regarder en lui-même avec la torche divine du Saint Esprit et peut conduire le fidèle au sacrement de la confession, ainsi les vies des gens peuvent être renouvelées et réorientées. C’est une nouvelle ère de métanoia. Il y a une incitation à la conversion, au renouvellement et à la réorientation de nos vies dans le Christ Jésus.

Le commandement de Jésus à être miséricordieux comme notre Père au ciel est miséricordieux (cf Lc 6, 36) est notre but et notre défi. C’est un idéal que nous sommes tous appelés à nous efforcer d’ atteindre avec acharnement chaque jour. Qu’est-ce qui est plus facile pour nous, être miséricordieux ou être dur ? A quelle distance sommes-nous de l’idéal d’être miséricordieux comme notre Père du ciel est miséricordieux ?

La Miséricorde en action : la Miséricorde et les sept œuvres corporelles
la Miséricorde et les sept œuvres spirituelles
La Miséricorde et l’Orgueil ne peuvent pas aller ensemble,
mais la Miséricorde et l’humilité le peuvent.
La Miséricorde et la haine ne peuvent pas aller ensemble,
mais la Miséricorde et la charité le peuvent.
La Miséricorde et l’ingratitude ne peuvent pas aller ensemble,
mais la Miséricorde et la gratitude le peuvent.
La Miséricorde et la tristesse ne peuvent pas aller ensemble,
mais la Miséricorde et la joie le peuvent.
La Miséricorde et l’indifférence ne peuvent pas aller ensemble.
La Miséricorde et la vengeance ne peuvent pas aller ensemble.
La Miséricorde et les représailles ne peuvent pas aller ensemble.
La Miséricorde et la violence et la guerre ne peuvent pas aller ensemble.
La Miséricorde et la paix sont des amis de Dieu, le prince de la paix (cf Is 9, 6).
Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde (cf Mt 5, 7).

La canonisation de la bse Teresa M.C. et le renouvellement du chemin de vie des M.C.
Comme l’ouverture de la porte sainte a un sens seulement si l’on est ouvert à la réforme et au renouvellement, à la réconciliation et à la réorientation, on peut dire la même chose de la canonisation de la base Teresa M.C. et du renouvellement de notre chemin de vie M.C. Qu’il y ait du renouvellement, de la réforme, et que cela commence par moi. Afin d’avoir une réforme et un renouvellement réels je dois avoir une compréhension correcte de l’esprit et du charisme M.C. D’une certaine façon c’est plus facile pour nous d’y arriver car nous avons le texte original des locutions et des visions de Jésus à la bse Teresa M.C.? sa « petite épouse », épouse de Jésus crucifié, car nous avons nos pauvres toujours avec nous et car nous avons encore la première génération de M.C. autour de nous.

Comme nous le savons des premiers écrits de la bse Teresa M.C., elle a eu au moins trois visions, et de toutes ces trois visions nous voyons que le message principal est d’amener les foules, les pauvres en particulier, à Jésus et de porter Jésus à la foule.

Dans la première vision c’est la foule qui lui demandait : « Viens, viens, sauve-nous, amène-nous à Jésus ». La bse Teresa écrit : « Je vis une foule immense, toutes sortes de gens, des très pauvres et des enfants étaient là aussi. Ils avaient tous les mains levées vers moi, debout au milieu d’eux. Ils criaient : Viens, viens, sauve-nous, amène-nous à Jésus ». 

Dans la seconde vision c’est Notre-Dame qui parla : « Prends-soin d’eux, ils sont à moi, amène-les à Jésus, porte-leur Jésus. N’aie pas peur, apprends-leur à dire le chapelet, le chapelet en famille et tout ira bien. N’aie pas peur, Jésus et moi-même serons avec toi et avec tes enfants. »

Jésus finalement sur la Croix, en présence de sa Mère, au milieu de la foule, dit à la bse Teresa, qui se tenait debout avec Notre-Dame face à la Croix : « Je te l ‘ai demandé, ils te l’ont demandé et elle, Ma Mère t’e la demandé. Refuseras-tu de faire cela pour Moi, de prendre soin d’eux, de Me les amener ? »

Dans toutes les trois visions nous voyons que le message principal est d’amener les foules, les pauvres en particulier, à Jésus et et de porter Jésus à la foule. Avec cela il y a la lamentation de Jésus : «  Je n’ai absolument personne pour mes très pauvres ». Notre vocation, notre vie et notre mission de M.C. sont inséparables de la vie des pauvres. Nous sommes appelés à être pauvres et à prendre soin des pauvres, qui sont les bien-aimés de Dieu, pour l’amour desquels il est mort sur la Croix. La scène du calvaire se répète dans cette troisième scène déchirante et dans l’appel de Jésus.

Pour la famille M.C., ce thème de sauver les plus pauvres parmi les pauvres en les amenant à Jésus, qui est notre unique sauveur, est vital. Cela se trouve dans la définition de la vocation du M.C. :
« Ta vocation est d’aimer, de souffrir et de sauver des âmes ». Cela signifie que nous ne sommes pas de simples travailleurs sociaux !

Aucun d’entre nous, pas même Notre-Dame par son propre pouvoir, ne peut sauver les âmes. Elle veut aussi que nous amenions les pauvres à Jésus. Il est très intéressant de noter les paroles de notre Dame à la bse Teresa M.C. : « Prends-soin d’eux, ils sont à moi, amène-les à Jésus ». Même si elle dit que les pauvres lui appartiennent, comme nous savons qu’elle était elle-même humble et pauvre, cependant elle n’est pas le sauveur, mais c’est Jésus, son Fils ! Notre Dame est la co-rédemptrice qui était submergée par le chagrin et qui s’est donnée entièrement avec Jésus pour sauver les âmes. « Nous avons tout donné pour sauver les âmes ». L’objectif de l’incarnation est signifié ici. Il est venu pour sauver. Il est l’Emmanuel, le Sauveur qui est venu dans le monde non pas pour être son juge mais pour être son Sauveur (cf Jn 3, 17).

Avec ce thème très important nous prenons les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles et nous réfléchissons, nous examinons et nous nous attardons sur elles. Nous en prenons une de chaque groupe, c-à-d le premier mois nous prenons la première œuvre spirituelle de miséricorde et la première œuvre corporelle de miséricorde et nous voyons comment Jésus les a pratiquées. Les évangélistes disent que Jésus les enseignait longuement et qu’ensuite, mû par la compassion, il rassasiait leur faim. En faisant cela il nourrissait l’âme et le corps.

Il a essayé de retirer l’obscurité de l’ignorance des cœurs et des esprits des gens. Il leur a appris à aimer, à vivre, à donner et à servir. Nos mains sont faites pour servir et nos cœurs pour aimer et être aimés.

Misericordiae Vultus.

Il est intéressant de voir comment le Saint Père, le pape François, dans sa bulle d’indiction, Misericordiae Vultus, de l’année extraordinaire du Jubilé de la Miséricorde, numéro 15, parle de son «  grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles er spirituelles … » Le saint Père veut que nous redécouvrions « les oeuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. » Les œuvres de miséricorde spirituelles sont aussi importantes : « conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts. ».

Il est curieux le critère sur lequel nous serons jugés le dernier jour : comment nous avons pratiqué ces œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles pendant notre vie terrestre. Dans l’évangile de St Matthieu, chapitre 25, nous lisons la scène dramatique du jugement dernier. Cela nous donne des directives pratiques pour notre vie sur la terre. Jésus résume les œuvres de miséricorde en quelques mots en disant : «  Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Ce verset de l’Évangile contient et exprime notre vie entière sur la terre. Il signifie très clairement comment nous allons être jugés le soir de notre vie quand nous comparaîtrons devant Dieu. Nous devons savoir que nous allons être jugés sur l’amour, sur la façon dont nous avons donné à manger aux affamés, donné à boire à ceux qui avaient soif, vêtu ceux qui étaient nus, accueilli les sans-abri et les étrangers, assisté les malades, visité les prisonniers et nous sommes liés d’amitié avec eux.

La bse Teresa M.C.,, notre fondatrice et notre Mère, a non seulement enseigné avec éloquence ce passage de l’Évangile mais toute sa vie a été une exégèse vivante des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles.

Il est donc vital pour nous de réfléchir beaucoup sur ces œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles dans le contexte de Jésus dans le Pain de Vie. Nous sommes appelés à reconnaître, aimer et servir Jésus dans le pauvre, le dernier, le plus petit et le perdu. Revenons, une fois de plus, à l’Évangile de St Matthieu qui magnifie la valeur des actions simples telles que donner même un verre d’eau fraîche au nom de Jésus et pour l’amour de Jésus. Celui qui agit ainsi reçoit sa récompense (cf Mt 10, 42). Dans ce contexte la bse Teresa M.C. est devenue une championne dans l’esprit de Ste Thérèse de Lisieux qui fit seulement des choses ordinaires avec un amour extraordinaire dans l’enceinte d’un couvent. Le mérite du travail que nous faisons ne dépend donc pas de son genre ni de sa quantité, de combien ou de quelle importance, mais de la qualité, de la quantité d’amour que nous avons mise en le faisant.

Le pape St Jean-Paul II écrit : «  Si vous apprenez à découvrir Jésus dans le Pain de vie, vous apprendrez aussi à le découvrir aussi dans les autres, en particulier dans les très pauvres ». Et « Comment pourrait-il en être autrement » exhorte le document sur Vita Consecrata, « dès lors que le Christ contemplé dans la prière est Celui-là même qui vit et souffre dans les pauvres ? » (V.C. 82).

Conclusion.

En cette année extraordinaire de la Miséricorde et de la canonisation de la bse Teresa de Calcutta M.C., apprenons à découvrir et à contempler la beauté sublime de notre vie et de notre vocation chrétiennes. Aimons, apprécions et vivons notre appel dans l’appel avec un grand engagement, avec joie et enthousiasme. Que notre amour ne se fatigue jamais d’aimer Dieu dans la prière et en l’aimant et le servant dans les autres, en particulier dans nos pauvres, en commençant par nos proches. Qu’il y ait de l’amour et de la charité et que cela commence par moi.

Je souhaite à chacun de vous un joyeux Noël et une Nouvelle Année 2016 heureuse et paisible. Que le bon Dieu bénisse et récompense chacun d’entre vous pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites pour lui et avec lui à tous ceux qui sont dans le besoin. Que votre charité et votre amour ne cessent jamais !

Un mini calendrier venant de Rome

Mercredi 30 décembre 17 h. Messe solennelle présidée par son Éminence le cardinal Angelo Comastri, suivie d’un dîner Casa Serena.
Jeudi 31 décembre Grand Jour d’Action de grâces pour l’année 2015. «  Qui peut dire les grandes choses que Dieu a faites ? Qui peut assez le remercier ? »
17 h. Vêpres solennelles.
17 h30. Chapelet, Te Deum, Bénédiction.
23 h30-24h30. Office des Lectures, Te Deum, suivi des mystères joyeux du Rosaire, Bénédiction.

NOUS VOUS SOUHAITONS UN JOYEUX NOËL ET UNE HEUREUSE NOUVELLE ANNÉE 2016

1er janvier Fête de Notre Dame, Mère de Dieu, Reine de la paix et Mère de Miséricorde
3 janvier Épiphanie
10 janvier Baptême de Jésus.
Retraite annuelle de 8 jours du Conseil d’Administration par le père John
Réunions du Conseil d’Administration.
27 janvier Départ de Rome pour Accra, au Ghana.
28 janvier Retraite pour tous nos frères à Pankrono, Kumasi (Ghana) par le père John
7 février Première profession à Yesu Fie, Pankrono, Kumasi.
9 h30 Messe de profession des vœux dans la paroisse de Pankrono, présidée par Mgr Peter Sarpong, archevêque émérite de Kumasi.

10 février Mercredi des Cendres

Apprenons à remercier le Seigneur dans la prière ; apprenons aussi à remercier le Seigneur les uns pour les autres, pour notre Société, pour nos pauvres, en particulier ceux dont nous prenons soin, pour nos LMC, nos bienfaiteurs, nos volontaires et nos coopérateurs.

Avec mon amitié et ma prière.
Que Dieu vous bénisse.

Père Sébastien Vazhakala m.c.

MESSE POUR LES FAMILLES

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique vaticane
Dimanche 27 décembre 2015
Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

Les lectures bibliques que nous avons écoutées nous ont présenté l’image de deux familles qui accomplissent leur pèlerinage vers la maison de Dieu. Elkana et Anne portent leur fils Samuel au temple de Silo et le consacrent au Seigneur (cf. 1 Sam 1, 20-22.24-28). De la même manière, Joseph et Marie, pour la fête de la Pâque, se font pèlerins à Jérusalem avec Jésus (cf. Lc 2, 41-52).

Nous avons souvent sous les yeux les pèlerins qui se rendent aux sanctuaires et aux lieux chers à la piété populaire. En ces jours, beaucoup se sont mis en chemin pour rejoindre la Porte Sainte ouverte dans toutes les cathédrales du monde et aussi dans de nombreux sanctuaires. Mais la chose la plus belle mise en relief aujourd’hui par la Parole de Dieu est que toute la famille accomplit le pèlerinage. Papa, maman et les enfants, ensemble, se rendent à la maison du Seigneur pour sanctifier la fête par la prière. C’est un enseignement important qui est offert aussi à nos familles. Nous pouvons même dire que la vie de la famille est un ensemble de petits et de grands pèlerinages.

Par exemple, comme cela nous fait du bien de penser que Marie et Joseph ont enseigné à Jésus à réciter les prières ! Et cela est un pèlerinage, le pèlerinage de l’éducation à la prière. Et cela nous fait aussi du bien de savoir que durant la journée ils priaient ensemble ; et qu’ensuite le samedi, ils allaient ensemble à la synagogue pour écouter les Écritures de la Loi et des Prophètes et louer le Seigneur avec tout le peuple. Et certainement durant le pèlerinage vers Jérusalem, ils ont prié en chantant avec les paroles du Psaume : « Quelle joie quand on m’a dit : “Nous irons à la maison du Seigneur!”. Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! » (122, 1-2).

Comme il est important pour nos familles de marcher ensemble et d’avoir un même but à atteindre ! Nous savons que nous avons un parcours commun à accomplir ; une route où nous rencontrons des difficultés mais aussi des moments de joie et de consolation. Dans ce pèlerinage de la vie, nous partageons aussi le moment de la prière. Qu’y-a-t-il de plus beau pour un papa et une maman que de bénir leurs enfants au début de la journée et à sa conclusion ? Tracer sur leur front le signe de la croix comme le jour du Baptême. N’est-ce pas peut-être la prière la plus simple des parents pour leurs enfants ? Les bénir, c’est-à-dire les confier au Seigneur, comme l’ont fait Elkana et Anne, Joseph et Marie, pour qu’il soit leur protection et leur soutien dans les différents moments de la journée. Comme il est important pour la famille de se retrouver aussi pour un bref moment de prière avant de prendre ensemble les repas, pour remercier le Seigneur de ces dons, et pour apprendre à partager ce qui est reçu avec celui qui est davantage dans le besoin. Ce sont de tout-petits gestes qui expriment cependant le rôle de formation que possède la famille dans le pèlerinage de tous les jours.

Au terme de ce pèlerinage, Jésus retourne à Nazareth et il était soumis à ses parents (cf. Lc 2, 51). Cette image contient aussi un bel enseignement pour nos familles. Le pèlerinage, en effet, ne finit pas quand on arrive au but du sanctuaire, mais quand on revient à la maison et qu’on reprend la vie de tous les jours, mettant en acte les fruits spirituels de l’expérience vécue. Nous savons ce que Jésus avait fait cette fois. Au lieu de revenir à la maison avec les siens, il s’était arrêté à Jérusalem dans le Temple, causant une grande peine à Marie et à Joseph qui ne le trouvaient plus. Pour cette “escapade”, Jésus a dû aussi probablement faire des excuses à ses parents. L’Évangile ne le dit pas, mais je crois que nous pouvons le supposer. La question de Marie, d’ailleurs, manifeste une certaine réprobation, rendant évidente sa préoccupation et son angoisse ainsi que celle de Joseph. Revenant à la maison, Jésus s’est certainement soumis à eux pour montrer toute son affection et son obéissance. Ces moments qui, avec le Seigneur, se transforment en opportunité de croissance, en occasion de demander pardon et de le recevoir, de montrer l’amour et de l’obéissance, font aussi partie du pèlerinage de la famille.

Au cours de l’Année de la Miséricorde, que chaque famille chrétienne puisse devenir un lieu privilégié de ce pèlerinage où s’expérimente la joie du pardon. Le pardon est l’essence de l’amour qui sait comprendre l’erreur et y porter remède. Pauvres de nous si Dieu ne nous pardonnait pas ! C’est à l’intérieur de la famille qu’on s’éduque au pardon, parce qu’on a la certitude d’être compris et soutenus malgré les erreurs qui peuvent se commettre.

Ne perdons pas confiance dans la famille ! C’est beau de s’ouvrir toujours le cœur les uns aux autres, sans rien cacher. Là où il y a l’amour, là aussi il y a compréhension et pardon. Je confie à vous toutes, chères familles, ce pèlerinage domestique de tous les jours, cette mission si importante, dont le monde et l’Église ont plus que jamais besoin.


AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 30 décembre 2015

Frères et sœurs, en ce temps de Noël, nous nous retrouvons devant la crèche. La dévotion à l’Enfant-Jésus est très répandue. Je pense en particulier à sainte Thérèse de Lisieux qui a voulu porter le nom de Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Elle a su vivre et témoigner de l’enfance spirituelle qui s’assimile en méditant, à l’école de la Vierge Marie, l’humilité de Dieu qui, pour nous, s’est fait petit. Que Dieu se soit fait petit enfant doit avoir un sens particulier pour notre foi. Il est vrai que nous connaissons peu de choses sur l’enfance de Jésus. Mais nous pouvons apprendre beaucoup de Jésus enfant si nous regardons la vie des enfants. Nous découvrons d’abord que les enfants veulent notre attention. Ils doivent être au centre parce qu’ils ont besoin de se sentir protégés. Il est donc nécessaire de mettre Jésus au centre de notre vie et de savoir, même si cela peut sembler paradoxal, que nous avons la responsabilité de le protéger. Il veut être entre nos bras et pouvoir fixer son regard sur le nôtre. Prenons l’Enfant-Jésus entre nos bras et mettons-nous à son service, pour lui montrer notre amour et notre joie. Il est venu parmi nous pour nous montrer le visage du Père riche d’amour et de miséricorde.

Speaker :

Je suis heureux d’accueillir les personnes de langue française, en particulier les enfants malades et les personnes qui leur sont proches ainsi que les autres pèlerins venus de France. Je souhaite qu’en ce temps de Noël, chacun de vous puisse se mettre au service des plus petits et découvrir en eux le visage de Jésus, source d’amour et de sérénité. Que Dieu vous bénisse !

29.12.15

French (FR)    -  Categories: fafa  -  @ 17:57:47

Homélie de Noël 2015 de Sa Béatitude Fouad Twal

en l’Eglise Sainte Catherine, à Bethléem.

A Son Excellence Monsieur Mahmoud Abbas, Président de l’Etat de Palestine
Monsieur le Premier Ministre Rami al Hamdallah
MM les Ministres, les ambassadeurs, les consuls, les représentants diplomatiques
Chers consacrés et consacrées, chers pèlerins et fidèles,
Cette année encore, nous sommes venus à Bethléem pour ranimer avec joie la mémoire de la naissance du Verbe Incarné – celui que le Monde, en raison de sa grandeur et son pouvoir, ne put accueillir, qu’une Vierge avait porté dans ses entrailles et qu’elle mit au monde dans une petite grotte. Il est venu nous montrer le visage miséricordieux de Dieu, et nous a recommandé a plusieurs reprises: “Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux” (Luc 6:36). Dans un passé récent, des incidents fort regrettables ont eu lieu ont dans le monde entier. Nous pouvons dire avec tristesse que nous avons perdu notre humanité et nos valeurs spirituelles, la religion devenant un motif pour tuer au nom de Dieu, au lieu d’inviter à la fraternité. Ce dont nous souffrons en ces jours est l’absence de miséricorde– comme si l’avènement du Christ et le message de Noel furent vains.
Le Pape François a dédié l’an 2016 à la miséricorde divine sous tous ses aspects.
Le début de l’année de la Miséricorde a été marqué par une action symbolique: l’ouverture des Portes Saintes dans les cathédrales et les sanctuaires, sous le nom de “Porte de Miséricorde”; quiconque y frappe avec un cœur contrit, et entre dans l’église, en passant par le sacrement de la réconciliation, ne fait que frapper à la Porte de la Miséricorde divine, pour puiser à sa source ce qu’il faut pour effacer ses péchés et ses conséquences, et entamer ainsi une vie nouvelle. C’est ce que nous avons fait en début de la célébration, en annonçant que la porte de la Basilique de la Nativité est l’une des portes de la Miséricorde, espérant que beaucoup de fidèles et de pèlerins y passeront au courant de l’année.
L’Evangile porte sur deux paraboles, qui illustrent le lien entre la miséricorde divine et la nôtre, à savoir “L’Enfant Prodigue” dont le père attend avec impatience son retour au foyer paternel (Luc 15 : 11-32), et “Le Bon Samaritain” (Luc 10 25-37). Le Samaritain ne se contenta pas d’avoir pitié de son frère blessé, mais œuvra pour l’aider et le faire guérir. Les deux parboles sont strictement liées. Sans éprouver la miséricorde de Dieu dans notre vie, il serait difficile de faire preuve de miséricorde envers les autres. Et le Maitre lui-même nous incite : “Soyez donc miséricordieux comme votre Père est miséricordieux” (Luc 6:36).
La miséricorde devrait englober les proches et les lointains, ceux que nous aimons et ceux que nous détestons. Il est facile de faire preuve de miséricorde envers ceux qui nous sont proches, par le sang, la religion ou la race. Mais il est difficile de l’étendre aux pauvres, aux marginalisés, aux réfugiés, aux prisonniers et aux victimes de la violence et du terrorisme. Nous songeons à ces millions de réfugiés éparpillés dans des camps et des baraques, en proie à un froid mordant. Nous songeons à ceux qui fuient les zones de conflit, traversant la mer dans des barques de fortune, faisant se transformer la mer en un gigantesque cimetière. Dans nos prières, nous songeons aux maisons démolies à Jérusalem et en Palestine, aux terrains expropriés, et aux hommes touchés par une punition collective. Nous songeons aux victimes du terrorisme, partout, de quelque peuple que ce soit. Ils sont tous nos frères en Humanité. Que leur cri devienne le nôtre ; abattons ensemble la barrière de l’indifférence. Nous saluons les Etats qui ont ouvert leurs portes aux exilés : la Jordanie, le Liban, la Turquie, et de nombreux pays européens. Nous incitons les pays hésitants à dépasser leur crainte face aux refugiés, de les héberger en attendant que la situation s’améliore, et qu’ils puissent rentrer dans leurs foyers. Oui, il existe encore une miséricorde, et aussi une bonté, dans ce monde. Tout n’est pas perdu.
Frères et sœurs,
La miséricorde ne se limite pas aux relations individuelles, mais devrait embrasser la vie publique dans tous ses secteurs : politique, économique, culturel, social…., à tous les niveaux : international, régional et local, et dans toutes les directions: entre Etats, peuples, ethnies, religions et confessions….. Quand la miséricorde devient une composante de l’action publique, elle sera alors capable de transférer le monde de la sphère des intérêts égoïstes à celle des valeurs humaines. Ceci coopère à la construction d’un monde meilleur. La miséricorde est un acte politique par excellence, à condition de définir la politique dans son sens le plus noble, c’est-à-dire la prise en charge de la famille humaine à partir des valeurs éthiques, dont la miséricorde est une composante principale, qui s’opposent à la violence, l’oppression, l’injustice, l’autoritarisme et l’esprit de domination. Dans un monde qui s’oriente de plus en plus vers la brutalité, se situe la vocation du fidèle à témoigner la miséricorde divine, en collaboration avec les hommes et les femmes de bonne volonté. Les semences de la miséricorde sont implantées dans toutes les religions. Elles nous lient notamment avec le judaïsme et l’Islam, lesquels les considèrent comme d’éminentes caractéristiques de Dieu. Avant d’être l’Omnipotent et le Créateur, Dieu est le Miséricordieux.
Il nous appartient de faire activer ces semences pour qu’elles poussent dans notre vie privée et publique. Ainsi, œuvrons pour un monde meilleur, où règneraient l’équité, la paix, la charité et le respect mutuel. Nous appelons tous les fidèles de faire croître dans leurs cœurs le sens de la Miséricorde, pour que celle-ci devienne une culture conjointe dans leur vie publique et familiale.
L’appel à la miséricorde est fait non seulement aux personnes honnêtes, mais aussi aux malfaiteurs pour qu’ils fassent preuve de repentance. C’est un appel à tous ceux qui détiennent le destin des peuples. Un appel aux décisionnaires de la politique de la mort, pour qu’ils reviennent à leur conscience, et fassent prévaloir la dignité de l’homme au lieu de leurs intérêts matériels. C’est un appel aux producteurs, promoteurs et commerçants d’armes meurtrières – à ceux qui se font une fortune au détriment des souffrances des autres; voyez à quel point cette politique aveugle nous conduit.
L’appel à la miséricorde devrait atteindre tous ceux impliqués dans la corruption. Ce vice ignoble est un grand péché criant haut jusqu’au Ciel, car il menace les fondements même de la société. Le corrompu, à travers son avidité, opprime les faibles et écrase les plus démunis. Personne ne peut prétendre être immunisé contre cette tentation. Et afin de l’extirper de la vie individuelle et sociale, il faudrait beaucoup de vigilance et le retour à Dieu. Pour ces corrompus, nous élevons nos prières, espérant que leur conscience se réveille, et qu’ils entendent ce cri, avant qu’il ne soit trop tard.
Frères et sœurs,
La miséricorde n’est pas une marque de faiblesse, mais une expression de la toute-puissance divine qui s’exprime le mieux possible dans la miséricorde et le pardon. Il n’existe pas d’opposition entre la miséricorde de Dieu et sa justice, car il est juste, miséricordieux en pareille mesure. Quiconque refuse de recourir à sa miséricorde finira par tomber sous la poigne de sa ferme justice. Ce qui donne de l’espoir aux peuples et aux individus, victimes de l’injustice. Prévenant, Jésus Christ dit : “ De la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous.” (Mt 7, 2), et “Bienheureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde”.
En cette soirée où nous célébrons la naissance de l’Apôtre de la Paix et de la Miséricorde, nous sommes venus prier pour toutes les intentions déjà citées. Nous sommes venus prier pour que le visage de la Terre se transforme, pour que le monde devienne un abri sûr, où règnent la paix au lieu de la rivalité, la miséricorde au lieu de la vengeance et la charité au lieu de la haine.
“Seigneur, souviens-toi de ta miséricorde et de ta bonté, car elles sont éternelles”.  Amen
† Le Patriarche Fouad Twal
 
 

French (FR)   Lettre de Sr M. Prema M.C. du 16 novembre 2015  -  Categories: fafa, soeur Prema  -  @ 16:39:31

Laudetur Sacra Famiia

NOËL 2015

Bien-aimés frères, LMC et toute personne de bonne volonté,

Parce qu’il nous a aimés, Dieu s’est fait homme.
Parce qu’il nous aime maintenant Jésus devient le Pain de vie.

« Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu, au point que lui-même « s’est fait pauvre » (2 Co 8,9)…

Le Sauveur est né dans une mangeoire, parmi les animaux, comme cela arrivait pour les enfants des plus pauvres. »
(Evangelii Gaudium 197)

Une fois de plus, nous nous réjouissons d’avoir le don de la foi, de l’espérance et de l’amour. En toute humilité et avec gratitude nous accueillons le nouveau-né de Bethléem né parmi les animaux et mort entre deux bandits sur la Croix. « C’est plus facile de comprendre la grandeur de Dieu ; c’est plus difficile de comprendre l’humilité de Dieu» (Bse Teresa M.C.)

Tout est don et tout est mystère. Le mystère de la foi.
« Nos sens ne peuvent comprendre cette merveille, la foi doit venir suppléer ». Comment le Créateur de l’univers a-t-il pu prendre la forme d’un esclave… ! Seul l’amour infini peut faire cela. O venez, adorons-le. O venez, adorons-le !

Je souhaite à chacun et chacune d’entre vous, mes frères et sœurs, un très heureux et saint Noël, et une Nouvelle Année 2016 remplie de paix.

Merci pour tout ce que vous êtes et pour tout ce que vous faites pour nos pauvres. Que Dieu vous bénisse et vous récompense abondamment dans ce saint temps de grâce et de paix !
Que Dieu vous bénisse.

Père Sébastien Vazhakala m.c.

Lettre de Sr M. Prema M.C.

+LDM Maison-Mère
Calcutta
16 novembre 2015

« Préparez le chemin au Seigneur ! Repentez-vous ! »

Mes chers coopérateurs, actifs et souffrants, Laïcs Missionnaires de la charité et volontaires,

Ce temps saint de l’Avent et de Noël nous invite à contempler qui nous sommes réellement et ce que nous valons aux yeux de Dieu. Nous regardons Dieu avec gratitude et nous émerveillons des grandes choses qu’Il a faites pour nous pendant cette année.
Le 21 décembre cela fera un an que Sr M. Dorothy M.C. fut rappelée à Dieu de manière inattendue alors qu’elle se trouvait au Bangladesh. Sr M. Dorothy, l’une du premier groupe de sœurs qui ont rejoint Mère, a transmis inlassablement le message d’amour de Dieu de Mère à nos sœurs, nos frères et nos amis. La présence de notre bien-aimée Sr Nirmala M.C. qui a terminé son voyage missionnaire sur la terre le 23 juin de cette année, nous manque mais nous nous réjouissons qu’elle voit maintenant la face de la Sainte Trinité. Nous nous souvenons de Sr Nirmala M.C. avec une grand gratitude comme un canal joyeux de l’amour et de la compassion de Dieu pour chacun d’entre nous et pour tous ceux dont nous prenons soin, les plus pauvres parmi les pauvres matériellement et spirituellement.

A travers toutes les horreurs de la guerre, la destruction des vies et des maisons et la souffrance de millions de réfugiés, en particulier au Moyen Orient où les gens continuent à vivre sous les coups de feu et les bombardements, nous avons été témoins de nombreux miracles de l’amour tendre de Dieu.

A Dwellah, en Syrie, les sœurs et les paroissiens ont offert la Neuvaine à Mère Teresa pour 250 familles prises en otages par l’Etat Islamique. Le jour de la fête de Mère, la plupart de ces familles ont été relâchées.

A Alep, en Syrie, pendant la même neuvaine, un homme a été frappé par une balle à la poitrine mais la balle a été déviée par la médaille de Mère accrochée à son cou et il fut sauvé. A Alep, encore, un de nos travailleurs transportait du pain dans un chariot quand il sentit un coup de feu près de lui. Le lendemain on a trouvé une balle dans le pain.

Dans nos maisons de Sanaa, de Taïz, d’Aden et d’Hodeidah au Yémen, nos sœurs, avec les pauvres dont elles prennent soin, font quotidiennement face au bruit assourdissant, à la fumée et aux secousses violentes quand les bombes explosent près de chez elles. Leurs fenêtres, leurs murs et leur quartier ont été touchés par des balles et des débris volants venant des explosions. Les sœurs sont reconnaissantes aux prêtres salésiens qui sont restés pour s’occuper de leurs besoins spirituels; Elles sont aussi reconnaissantes pour vos prières et demandent que vous continuiez à prier pour elles.

En un tel temps d’obscurité et de confusion quand les valeurs fondamentales de la vie humaine et de la vie de famille sont aussi attaquées, notre Saint Père inaugurera « l’Année de la Miséricorde » le 8 décembre. Quand nous nous tenons devant la Face de notre Père céleste, nous sommes invités à contempler qui nous sommes réellement et ce que nous valons aux yeux de Dieu.

Le but de notre pèlerinage pendant l’Année de la Miséricorde est le ciel, déjà présent ici-bas quand nous faisons parfaitement la volonté de Dieu. Le point de départ est là où je suis. L’appel est : « Repens-toi ».

« Retourne-toi » est le sens du mot « Repens-toi ». Ce n’est pas le remords ; ce n’est pas admettre les erreurs. Ce n’est pas la condamnation de soi. C’est plus que la pénitence et l’offrande des sacrifices. Le repentir m’appelle à briser complètement mon auto-assurance orgueilleuse et ma propre volonté. Il m’appelle à me dépouiller du manteau de ma bonne réputation et du succès.

Le repentir signifie le changement : Je comprends ce que je dois changer et je le fais vraiment. J’ai mal fait, maintenant je tourne le dos à cela et me déplace dans la direction opposée en sorte que l’évangile puisse s’incarner dans ma vie. Le repentir déplace les blocs d’orgueil, de division et de ressentiment qui empêchent Jésus de naître dans mon cœur et dans ma famille maintenant.

Guidé par le Saint Esprit et avec l’aide de Marie notre Mère, voyageons dans notre cœur pour savoir de quoi nous devons nous détourner et ce que nous devons changer car nous voulons préparer le chemin au Seigneur.

Le repentir me conduit à me rendre compte que :

La préoccupation de mon travail et de ma réussite me rendent vide et plus amer. Je dois donc donner du temps à la prière afin que Dieu puisse me remplir de Lui.

Mon habitude de parler durement et brutalement heurte les autres et moi-même. Je dois donc appendre à contrôler ma langue ; à rester silencieux (silencieuse). Car le fruit du silence est la prière, la foi et la charité.

Mon imagination incontrôlée me laisse sans repos et éparpillé (e). Je dois donc prendre les Écritures et mémoriser un verset par jour et le répéter souvent dans la journée afin de pouvoir entrer dans le calme de Dieu.

A Noël nous réjouirons l’Enfant Jésus en Lui donnant notre « retournement » et notre cœur « changé ». Il le bénira et le fera déborder de Sa Miséricorde.

Vous avez pu entendre des spéculations sur la canonisation de notre très chère Mère. Jusqu’à maintenant je n’ai pas de communication officielle et je ne peux donc pas vous donner de nouvelles.

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles et à ceux qui vous sont chers, un Avent fervent et la joie d’accueillir Jésus dans votre cœur àNoël. Que vous ayez une Nouvelle Année 2016 remplie de grâce .

Priez, s’il vous plaît, pour moi et pour toutes nos sœurs.

Que Dieu vous bénisse
Sr M. Prema m.c.

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