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13.02.14

French (FR)   http://famillebastide.un-seul-coeur.com///admin.php?blog=5  -  Categories: fafa, Année Jubilaire  -  @ 12:32:07


Homélie du pape François

10 février 2014

Lorsque nous célébrons la messe, nous ne faisons pas une représentation de la Cène, non, ça n'est pas une représentation, mais quelque chose d'autre, c'est la Cène elle-même. C'est vivre réellement une nouvelle fois la Passion et la mort rédemptrice du Seigneur. C'est une théophanie : le Seigneur est présent sur l'autel pour être offert au Père, pour le Salut du monde. Parfois on entend dire : « là je ne peux pas, je dois aller à la messe, je dois aller suivre la messe ». Non, on ne « suit » pas la messe, on y participe, on participe à cette théophanie, à ce mystère de la présence de Dieu parmi nous. Et ce n'est pas la même chose, par exemple, que la crèche vivante que nous organisons dans les paroisses à Noël ou le chemin de croix que nous faisons pendant la semains sainte.
Non, ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas une représentation mais une commémoration réelle, une théophanie. Dieu se rapproche de nous et il est avec nous et nous participons au mystère de la Rédemption.
Combien de fois comptons-nous les minutes : " Mais j'ai à peine une demi-heure. Je dois aller à la messe.. Il me faut du temps ". Ce n'est pas vraiment l'attitude que demande la liturgie. La liturgie est un temps de Dieu. C'est l'espace de Dieu et nous devons nous y fondre dans ce temps de Dieu, dans cet espace de Dieu et ne pas regarder la montre.
La liturgie c'est justement entrer dans le mystère de Dieu, se laisser porter par le mystère et être dans le mytère. Par exemple, je suis sûr que vous venez tous ici pour entrer dans le mystère mais peut-être que quelqu'un se dit : " Ah, je dois aller à la messe à Ste Marthe parce que c'est dans le voyage touristique de Rome. Il est prévu une visite au Pape à Ste Marthe tous les matins. C'est un lieu touristique, non ? Non. Vous venez tous ici. Nous nous réunissons pour entrer dans le mystère.
C'est cela la liturgie. C'est le temps de Dieu. C'est l'espace de Dieu. C'est le nuage de Dieu qui nous entoure tous.

Rome, 12 février 2014 Pape François

L’Eucharistie doit porter le baptisé à voir les autres « comme des frères et sœurs », elle doit faire grandir en lui « la capacité de se réjouir avec celui qui est dans la joie et de pleurer avec celui qui pleure », et la capacité « à aller vers les pauvres, les malades, les personnes marginales », déclare le pape François.

La « façon de regarder et de considérer les autres » est en effet « un indice qui nous dit si nous vivons bien l’Eucharistie, ou si nous ne la vivons pas très bien », estime-t-il.

Pour l’audience générale de ce mercredi 12 février 2014, le pape a poursuivi la série de catéchèses qu’il a inaugurée en début d’année sur les sacrements. Après le baptême et la confirmation, le pape a consacré ce matin une deuxième catéchèse à l’eucharistie.

Il a invité les milliers de visiteurs rassemblés place Saint-Pierre à un examen de conscience : « moi, qui vais à la messe, est-ce que je me préoccupe d’aider ceux qui sont touchés par des problèmes, de m’approcher d’eux, de prier pour eux ? Ou bien est-ce que je suis un peu indifférent ? ».

Le pape a également donné deux autres indices pour savoir si le chrétien vit authentiquement l'eucharistie : « la grâce de se sentir pardonné et prêt à pardonner » et « la cohérence entre la liturgie et la vie ».

Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans la dernière catéchèse, j’ai mis en lumière le fait que l’Eucharistie nous introduit dans la communion réelle avec Jésus et son mystère. Maintenant, nous pouvons nous poser quelques questions sur le rapport entre l’Eucharistie que nous célébrons et notre vie, en tant qu’Église et personnellement, en tant que chrétiens. Demandons-nous : comment vivons-nous l’Eucharistie ? Lorsque nous allons à la messe le dimanche, comment la vivons-nous ? Est-ce seulement un moment de fête, est-ce une tradition bien établie, est-ce une occasion de nous retrouver ou de nous sentir en règle, ou bien est-ce davantage ?

Il y a des signaux très concrets qui nous permettent de comprendre comment nous vivons cela, comment nous vivons l’Eucharistie ; des signaux qui nous disent si nous vivons bien l’Eucharistie, ou si nous ne la vivons pas très bien.

Le premier indice est notre façon de regarder et de considérer les autres. Dans l’Eucharistie, le Christ réalise, d’une manière toujours nouvelle, le don qu’il a fait de lui-même sur la Croix. Toute sa vie est un acte de partage total de lui-même par amour ; c’est pour cela qu’il aimait être avec ses disciples et avec les personnes qu’il avait la possibilité de connaître. Cela signifiait pour lui partager leurs désirs, leurs problèmes, ce qui agitait leur âme et leur vie. Et nous, lorsque nous participons à la messe, nous nous retrouvons avec des hommes et des femmes de toutes sortes : des jeunes, des personnes âgées, des enfants, des pauvres et des personnes aisées, des gens du coin ou des étrangers, en famille ou seuls… Mais l’Eucharistie que je célèbre me porte-t-elle à les voir tous vraiment comme des frères et sœurs ? Est-ce qu’elle fait grandir en moi la capacité de me réjouir avec celui qui est dans la joie et de pleurer avec celui qui pleure ? Est-ce qu’elle me pousse à aller vers les pauvres, les malades, les personnes marginales ? Est-ce qu’elle m’aide à reconnaître en eux le visage de Jésus ?

Nous allons tous à la messe parce que nous aimons Jésus et que nous voulons partager, dans l’Eucharistie, sa passion et sa résurrection. Mais est-ce que nous aimons, comme le veut Jésus, ces frères et ces sœurs plus démunis ? Par exemple, à Rome, ces derniers jours, nous avons vu beaucoup de malaises sociaux, à cause de la pluie, qui a provoqué beaucoup de dégâts dans des quartiers entiers, ou en raison du manque de travail qui est la conséquence de la crise économique dans le monde entier. Je me pose la question, et chacun de nous peut se la poser : moi, qui vais à la messe, comment est-ce que je vis tout cela ? Est-ce que je me préoccupe d’aider ceux qui sont touchés par ces problèmes, de m’approcher d’eux, de prier pour eux ? Ou bien est-ce que je suis un peu indifférent ? Ou alors, peut-être que je préfère les cancans : tu as vu comment elle est habillée, celle-là, ou tu as vu celui-là, comment il est habillé ? C’est parfois ce qui se passe après la messe, et il ne devrait pas en être ainsi ! Nous devons nous préoccuper de nos frères et sœurs qui sont dans le besoin à cause de la maladie ou d’un problème. Cela nous fera du bien, aujourd’hui, de penser à nos frères et sœurs qui ont ces problèmes, ici, à Rome : à cause de la tragédie provoquée par la pluie, ou des problèmes sociaux et de travail. Demandons à Jésus, que nous recevons dans l’Eucharistie, de nous aider à les aider.

Un second indice, très important, est la grâce de se sentir pardonné et prêt à pardonner. Parfois, on entend cette question : « Pourquoi faudrait-il aller à l’église, puisque ceux qui participent habituellement à la messe sont pécheurs comme les autres ? » Combien de fois avons-nous entendu cela ! En réalité, celui qui célèbre l’Eucharistie ne le fait pas parce qu’il se considère ou qu’il veut apparaître meilleur que les autres, mais précisément parce qu’il reconnaît qu’il a toujours besoin d’être accueilli et régénéré par la miséricorde de Dieu faite chair en Jésus-Christ. Si l’un de nous ne sent pas qu’il a besoin de la miséricorde de Dieu, ne sent pas qu’il est pécheur, il vaut mieux qu’il n’aille pas à la messe ! Nous allons à la messe parce que nous sommes pécheurs et que nous voulons recevoir le pardon de Dieu, prendre part à la rédemption de Jésus, à son pardon.

Ce « je confesse » que nous disons au début n’est pas « pour la forme », c’est un véritable acte de pénitence ! Je suis pécheur et je le confesse, c’est ainsi que commence la messe ! Nous ne devons jamais oublier que le Dernier repas de Jésus a eu lieu « la nuit où il était livré » (1 Co 11,23). Dans ce pain et ce vin que nous offrons et autour desquels nous sommes rassemblés, se renouvelle chaque fois le don du corps et du sang du Christ pour la rémission de nos péchés. Nous devons aller à la messe humblement, comme des pécheurs, et le Seigneur nous réconcilie. Cela exprime au mieux le sens le plus profond du sacrifice du Seigneur Jésus, et élargit à son tour notre cœur au pardon des frères et à la réconciliation.

Un dernier et précieux indice nous est offert par la relation qui existe entre la célébration eucharistique et la vie de nos communautés chrétiennes. Il faut toujours garder présent à l’esprit que l’Eucharistie n’est pas quelque chose que nous faisons nous-mêmes ; nous ne faisons pas une commémoration de ce que Jésus a dit et fait. C’est véritablement une action du Christ ! C’est le Christ qui agit ici, qui est sur l’autel. C’est un don du Christ, qui se rend présent et nous réunit autour de lui, pour nous nourrir de sa Parole et de sa vie même. Cela signifie que la mission et l’identité même de l’Église jaillissent de là, de l’Eucharistie, et c’est là qu’elles prennent forme. Une célébration peut être impeccable du point de vue extérieur, très belle, mais si elle ne nous conduit pas à la rencontre avec Jésus, elle risque de n’apporter aucune nourriture à notre cœur et à notre vie. À travers l’Eucharistie, au contraire, le Christ veut entrer dans notre existence et l’imprégner de sa grâce de sorte que, dans toute communauté chrétienne, il y ait une cohérence entre la liturgie et la vie.

Notre cœur est plein de confiance et d’espérance en pensant aux paroles de Jésus qui nous sont rapportées dans l’Évangile : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (6,54). Vivons l’Eucharistie dans un esprit de foi et de prière, de pardon, de pénitence, de joie communautaire, de préoccupation à l’égard des personnes démunies et des besoins de tous nos frères et sœurs, avec la certitude que le Seigneur accomplira ce qu’il nous a promis : la vie éternelle. Ainsi soit-il

10.02.14

French (FR)   Nouvelle Année 2014  -  Categories: Père Sebastien, fafa  -  @ 14:17:43

 NOUVELLE ANNÉE 2014
 
Nous sommes à la fin de l’année 2013, et nous allons commencer l’année 2014. L’année dernière nous avions souhaité à un grand nombre de personnes une bonne année pleine de paix. Nous l’avions fait et continuons à le faire pendant un certain temps, souhaitant à tous une année 2014 très joyeuse, prospère et pleine de paix.

Avant que nous rentrions dans la Nouvelle Année - l’Anno Domini - dans l’année de notre Seigneur 2014, prenons un moment et voyons comment l’année 2013 s'est passée en tant qu’individus, communautés, familles. Toutes nos pensées, nos paroles, nos actions et nos omissions correspondent à une dimension sociale.

Premièrement et principalement, nous devons avoir des sentiments de gratitude, de grande action de grâce pour tant de choses. Pensez au nombre de saintes messes auxquelles nous avons participées, de saintes communions que nous avons faites, au nombre d’heures d’adoration, de journées mensuelles de prière, de retraites annuelles, à toutes les homélies et aux enseignements spirituels que nous avons écoutés, à toutes les lectures spirituelles et « lectio divina » que nous avons faites, à tous les examens de conscience particuliers et généraux que nous avons faits, au nombre de confessions sacramentelles, à tous les nombreux sacrifices et pénitences que nous avons faits… Je pourrais continuer et continuer. Ici, nous devons nous poser une question importante et très sérieuse : Comment avons-nous fait tous ces exercices spirituels et avec quel sorte d’esprit ?

Dans le domaine de notre service de tout cœur et gratuit : A combien de personnes avons-nous offert un service de tout cœur et gratuit, combien de personnes avons-nous rapproché de Dieu et Dieu d’elles, dans les maisons, dans la rue, combien de personnes avons-nous soignées avec un amour tendre, à combien de personnes avons-nous parlé au téléphone, combien de personnes sont venues à nous avec leurs problèmes et leurs épreuves de la vie, combien de personnes nous ont demandé nos prières, à combien de personnes avons-nous promis que nous nous souviendrions d’elles dans nos prières et nos sacrifices quotidiens. Toutes les personnes affamées auxquelles nous avons donné à manger, les personnes assoiffées dont nous avons étanché la soif, les personnes nues que nous avons vêtues, pas seulement avec des vêtements, mais de dignité, les personnes sans-abri auxquelles nous avons offert un refuge, les personnes malades que nous avons soignées et visitées.

Ici, nous devons nous demander encore et encore : Comment avons-nous fait ce que nous avons fait ? Et à qui l’avons-nous fait ? « En vérité, Je vous le dis, toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Il y a aussi la partie négative de l’histoire, à savoir : « En vérité, Je vous le dis, toutes les fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait » (Mt 25, 45).

Au cours de l’année, combien de fois avons-nous été humiliés ? Combien de fois avons-nous pardonné, combien de fois avons-nous demandé pardon, combien de résolutions avons-nous prises, pour être plus aimables et humbles, plus joyeux et doux, plus généreux et sociables…

Il y a beaucoup de raisons de regretter, aussi, il y a besoin d’amendements et de renouvellements. Il y a un grand besoin de réconciliation, de réparation et de prendre des nouvelles résolutions pour changer notre attitude, notre mentalité et notre modèle de comportement. Nous devons faire tout avec Jésus, comme Jésus et pour Jésus.

Dans ce temps saint, accueillons Jésus, l’Emmanuel, comme Marie et Joseph l’ont fait, comme les bergers de Bethléem l’ont fait, comme les sages d’Orient l’ont fait, comme beaucoup de saints l’ont fait à travers les siècles et continuent de le faire maintenant et ici.

Demandons au Seigneur de nous bénir tous et de nous aider à vivre une vie meilleure et plus sainte, sans perdre les occasions de faire des choses ordinaires, avec un amour extraordinaire, des choses simples avec un grand amour. Cela peut être une de nos résolutions pour la Nouvelle Année, à savoir : Je ferai des choses ordinaires avec un amour extraordinaire. Je ne raterai volontairement aucune occasion de faire du bien aux autres, d’encourager les autres, de donner des exemples édifiants aux autres…

La Parole éternelle – le Logos – est devenue chair et a habité parmi nous. L’évangile selon Saint Jean (1, 1-18) peut aider beaucoup d’entre nous à comprendre le sens et l’importance de nos vies à la lumière de la Parole éternelle faite chair. Ce passage de l’évangile est la réponse à beaucoup de nos questions, la solution à nos nombreux problèmes, le sens et l'accomplissement d'un très grand nombre de nos entreprises. Dans la Parole faite chair, dans l’histoire de l’Emmanuel nous avons toutes les réponses. Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour être son juge, mais pour être son Sauveur (voir Jn 3, 17). Dieu continue d'envoyer son Fils dans nos vies encore et encore sous la forme du Pain et du Vin non pas pour être notre juge, mais pour être notre Sauveur, afin que nous puissions continuer à être les sauveurs les uns des autres, surtout de nos pauvres gens.

La Paix est ce que tout le monde désire et souhaite. Chaque Nouvelle Année nous rappelle que nous sommes créés pour expérimenter la paix, pour vivre en paix, pour être les instruments de la paix de Dieu, comme nous le prions quotidiennement : « Seigneur, fait de moi un instrument de ta paix… ». Nous chantons souvent la chanson célèbre : « Qu'il y ait la paix et qu’elle commence avec moi ».  Qu’il y ait l’amour, l’humilité et la charité, et qu’ils commencent avec moi. La Bse. Teresa de Calcutta disait très souvent : « Des travaux d’amour sont des travaux de paix... ». Son service gratuit et de tout cœur donné aux plus pauvres parmi les pauvres du monde entier, indépendamment de leur caste, de leur couleur, de leur religion ou de leur nationalité a fait que les dirigeants du monde la reconnaissent comme un instrument et une championne de la paix. Il n’est pas étonnant qu’elle ait reçu le prestigieux prix Nobel de la Paix le 10 décembre 1979.   

A temps et à contretemps, très énergiquement, elle défendait le droit naturel et fondamental pour les enfants à naître, de vivre. Elle avait l’habitude de dire que l’avortement est le plus grand destructeur de paix « Si une mère peut tuer son propre enfant, que reste-il dans le monde ? ». Elle a commencé des maisons dans différentes parties du monde pour des femmes enceintes, des mères célibataires et des enfants non désirés. Elle avait l’habitude de dire : « Si personne ne les veut, je les veux. ». Elle maintenait : « Nous luttons contre l’avortement par l’adoption ».

Du moment de la conception jusqu’à sa mort naturelle chaque personne a le droit inaliénable à la vie. Personne n’a le droit d'intervenir sur la vie humaine. La Bse Teresa avait l’habitude de remercier sa mère de ne pas l’avoir avortée. « Imaginez si ma mère n’avait pas permis que je naisse ! ».

Dieu a donné le droit au couple d’être co-créateur avec lui, mais Dieu n’a pas donné le droit de tuer et de détruire des êtres humains par procuration avec l’avortement. Depuis le premier moment de la conception l’enfant a le droit de vivre et la mère est liée par le devoir de le protéger dans son ventre ; et toute conception est un cadeau de Dieu, même si elle a eu lieu en dehors du mariage.

Que l’année 2014 soit une grande année de bonheur, de prospérité et de paix.

Que de plus en plus de personnes non seulement respectent la vie, mais la protègent et la défendent. Que toutes les femmes enceintes soient bénies par Dieu pour amener à la lumière le fruit de leur ventre, en respectant le cadeau de leur maternité et en s'en réjouissant. Que la Vierge de Nazareth, mère du Rédempteur soit le miroir et le modèle pour toutes les femmes.

O femme, reconnais ta propre dignité et ta grandeur données par Dieu. Devenir mère est ton droit acquis depuis ta naissance, mais agis comme tu dois le faire. Hommes et femmes ont besoin d’une éducation adéquate, d'une formation et, par dessus-tout, des conseils appropriés et du soutien, des prières et des sacrifices !

Beaucoup de belles choses se sont passées dans nos vies durant l’année 2013. Si je parcours de façon chronologique ce qui s'est passé chez les Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) à travers le monde, nous avons eu plusieurs retraites régionales et nationales et Dieu m’a permis d’assister à certaines d’entre elles.

En janvier-février 2013 nous avons eu notre retraite nationale Indienne LMC à Anandashram, à Gurgaon, en Inde. C’était la première fois que les LMC d’Inde avaient leur retraite dans une des maisons des Frères Contemplatifs en Inde, alors qu'en Italie nous en avions eu plusieurs.

En mars, alors que je prêchais à nos sœurs Supérieures M.C. leur retraite annuelle à Quito, en Equateur, quelques LMC sont venus de Lima, de Colombie et des pays environnants, et nous avons eu deux jours de prières, de réflexion, etc… Nos remerciements vont à Sr. Sahana M.C., la Supérieure régionale et aux Sœurs de la communauté de Quito qui ont été très accueillantes envers les LMC. Vraiment, elles les ont fait se sentir appartenir à la famille M.C., en les enrichissant avec leurs paroles, leurs prières et leurs exemples.

Au mois de mai, j’ai voyagé à Kumasi, au Ghana, où j’ai passé environ dix jours avec nos frères : fr. Alphonse M.C., fr. Gaspar M.C., fr. Nicholas M.C. et nos postulants dans notre maison de formation. De Kumasi j’ai voyagé jusqu’à Lagos, au Nigeria, où j’ai pu passer quelques jours avec nos sœurs M.C. et rencontrer deux bons groupes de LMC à Onitsha et Lagos (voir le rapport).

En plus, pendant le mois de mai aux Etats-Unis, les LMC se sont retrouvés à Latrobe, PA, sous la sage direction du père Boniface OSB, dans leur monastère. Les Rev. pères abbé et Boniface méritent tous nos remerciements particuliers et toute notre reconnaissance ainsi que notre lien national, Mme Laurie Dwyer LMC, Mme Susie Aki LMC, notre lien international pour les LMC du monde anglophone et Mme Laura Morrison, notre canoniste et conseillère juridique. J’ai été désolé d’avoir manqué cela, car, j’étais en Terre Sainte, en train de prêcher une retraite d'un mois à nos frères qui allaient faire leurs vœux perpétuels le 15 juin à Nazareth.

Les LMC en Italie ont eu une retraite merveilleuse à Bari avec Don Pasquale, le Directeur spirituel national, Mme Paola Altobelli LMC, notre lien national et deux de nos frères : frère Stephen MC et père Eraldo OFC. On m’a dit que cette retraite nationale LMC avait été une expérience profonde de Dieu. Mes remerciements sincères vont aux organisateurs et aux participants à la retraite.

En juillet, nous avons eu notre retraite LMC pour l’Europe de l’Est à Cracovie, en Pologne, organisée par Mme Ania Napierala LMC, lien LMC pour l’Europe de l’Est. Elle a été bien organisée et avec une bonne participation ; il y avait même des représentants venant des Etats-Unis, du Canada, d'Allemagne et d'Italie, en plus de plusieurs pays d’Europe de l’Est (voir le rapport : 2013, Retraite de l'Europe de l'Est).

Le 4 août, nous avons eu la bénédiction et l’inauguration de notre petite maison à Paryiaram, à Kannur, au Kerala. Le 14 août, à Deepashram, après l’avoir dûment préparée, nous avons eu l’ordination diaconale des frères George M.C., John Vianney M.C. et Jerry Michael M.C., la veille de deux évènements très importants : la solennité de l’Assomption de notre Dame et le 66ème anniversaire de l’indépendance de l’Inde, par son Excellence, Mgr Anil Couto, l'archevêque de Delhi (voir le rapport 2013, Ordinations diaconales).

Un séminaire de quelques jours a eu lieu à partir du 11 septembre 2013 pour nos sœurs contemplatives M.C. à San Diego, suivi par des réunions et des retraites LMC pour les groupes LMC de San Diego et de Los Angeles dans l’abbaye bénédictine d' Oceanside, en Californie (voir le rapport). Le 15 septembre, à San Francisco, ont eu lieu les vœux perpétuels de Mr. Pietro Fonda LMC dans la chapelle du noviciat des sœurs M.C.. Nos remerciements sincères vont à nos sœurs M.C., pour  Mr. Pietro Fonda LMC et à tous les participants. Ce fut une grande célébration et une expérience spirituelle profonde, grâce à Dieu ! (voir le rapport : 2013, Mission de San Diego).

Sous la direction du père Charles Fernando, quelques LMC d’Europe de l’Ouest ont eu leur retraite dans le couvent M.C. à Hambourg, en Allemagne, du 3 au 5 octobre. Nos sœurs M.C. à  Hambourg méritent notre gratitude sincère pour tout ce qu’elles ont fait pour que la retraite LMC à Hambourg soit une réelle expérience de Dieu (voir le rapport : 2013, Retraite de l'Europe de l'Ouest). 

Du 23 au 28 octobre la retraite bisannuelle pour les LMC de langue espagnole a eu lieu à Lujan (Buenos Aires), en Argentine. Nos mots sont faibles pour exprimer notre gratitude à Dieu pour tous les participants et spécialement pour Mme Tai Pearn LMC, le lien LMC international pour les LMC de langue espagnole, assistée par Mme Ana Fagioli LMC, Mme Anita Orezzoli LMC et Mme Jacqueline LMC et Mr Alfred Quenones LMC et plusieurs autres. Notre gratitude va à plusieurs de nos Directeurs spirituels, en particulier le père Eduardo Torre, Mgr Victor Mercado et de nombreux directeurs spirituels, qui ont participé à la retraite si généreusement et si activement (Voir le rapport : 2013, Retraite en Argentine).

Ma triple mission m’a conduit encore une fois à trois endroits différents d’Inde au mois de novembre. La première mission a été pour notre petite communauté à Paryiaram, à Kannur, et après, via Trivandrum-Bangalore jusqu’à Calcutta, où nous avons eu des réunions et la sainte messe avec les LMC autour de la tombe de la Bse Teresa d’abord et ensuite la réunion du conseil MTC (Centre Mère Teresa) les 28 et 29 novembre, et finalement pour nos communautés de Deepashram et d'Anandashram à Gurgaon (voir le rapport : 2013, Mission en Inde)

A la fin d’une année longue et pleine, quand on regarde en arrière, il y a tellement d'évènements pour remercier Dieu. Tant de choses que le Seigneur a faites à travers beaucoup d’entre vous, tant de bénédictions que nous avons reçues du bon Dieu. Ensemble continuons à louer et remercier pour le don de chacun et pour tous. Prions pour que l’année 2014 nous rapproche de Dieu qui nous ouvrira les yeux pour le reconnaitre dans le Pain de Vie et dans l’autre, spécialement dans les personnes des pauvres.

Je vous remercie et remercie Dieu pour chacun et chacune de vous, et vous confie aux soins et à la protection de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph.

Amour et prières.

                                         Dieu vous bénisse.

                               Père Sébastien Vazhakala M.C.
 
 
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Rome, 22 janvier 2014

                            « L'amour du Seigneur, sans fin je le chante »
(Ps 89, 1)
« Plus on se rappelle et l'on apprécie les miséricordes de Dieu, plus on l’aimera »,
écrivait Saint François de Sales, un des grand maîtres de la vie spirituelle.
         Frères et sœurs en Jésus, Marie et Joseph, c’est ce que vous avez tous fait pour moi en la fête de St Sébastien, mon patron céleste, mon modèle et mon miroir, mon intercesseur céleste. J’ai été réellement bouleversé, profondément touché et intérieurement honoré par toutes vos prières et vos vœux de bonne fête par téléphone, emails, et ceux qui ont pu le faire en personne, en venant se joindre à nous pour la célébration eucharistique solennelle.
         Plus je réfléchis sur la foi de mon saint patron, plus je suis édifié par son amour héroïque. Il a eu la clarté des convictions et a préféré être un soldat du Roi invisible dont le royaume n’est pas de ce monde, plutôt qu'être un soldat du roi visible, du monde. Le choix n’était pas fondé sur un meilleur salaire, ni sur une position terrestre supérieure ou sur l'honneur. Ceux-là étaient à sa disposition. Notre saint savait que  toutes les réalités mentionnées ci-dessus étaient éphémères, superficielles et transitoires. Là est l’héroïsme d’un jeune homme, qui a préféré et choisit l’invisible plutôt que le visible, le céleste plutôt que le terrestre, l’éternel plutôt que le temporaire, le divin plutôt que le purement humain.
         Qu’est-ce qui fait que le monde se souvient de ce jeune homme ? Comment se souvient-on de lui et comment est-il vénéré, même après tant de siècles, tant de personnes se souviennent encore de lui. Des églises portent son nom. Dans mon propre diocèse d'origine, 29 paroisses portent son nom. Ma propre maison paroissiale actuelle est l’église St Sébastien, Charal, à Kannur Dt., au Kérala.
         Je pourrais continuer encore et encore. Il y a beaucoup à apprendre de ce Saint. Nous ne devons pas avoir peur de professer notre foi, même si nous avons à souffrir d’humiliations, de malentendus, de critiques. Nous ne devons pas abandonner notre foi pour du respect humain ou des motifs humains.
         A Rome un jeune homme était la risée de sa fiancée car il allait à la messe le dimanche. Elle disait qu’elle préférait un mari qui est assez fort sans aller à l’église.

Pour elle, aller à l’église, participer à la messe et recevoir la communion lui montrait que son futur mari était faible. Elle décida de le mettre à l'épreuve mais il préféra pratiquer sa foi plutôt qu’épouser une femme sans aucune foi en Dieu.
         Certains d’entre vous m’ont demandé si j’avais ou non changé de prénom quand j’étais devenu membre des Missionnaires de la Charité ? La réponse est un simple « non ». C’est mon prénom de baptême. Mon père, mon grand-père (le père de ma mère) ma paroisse et mon évêque… , tous ont le même prénom. Donc je ne suis pas seul. Quatre de mes neveux ont aussi le même nom, y compris frère Benoît M.C., dont le prénom de baptême est Sébastien. Pour éviter toute confusion il a changé son nom en Benoît.
         Je voudrais également demander vos prières pour mon voyage et ma mission en Inde. Je pars le jeudi 23 janvier et, si Dieu le veut, serai de retour le jeudi 25 février 2014. J’ai trois retraites à prêcher pendant ce voyage, deux à nos frères et une  à nos supérieures M.C. (sœurs) près de Darjeeling. Beaucoup de voyages en font partie.
         Deux frères : fr. Pinkle et fr. Joseph feront peut être leurs premiers vœux le dimanche 23 février 2014, tandis que six frères renouvelleront leurs vœux pour un an le premier février, à la fin de leurs huit jours de retraite.
         Encore une fois je voudrais remercier chacun d’entre vous pour vos pensées, vos prières ferventes, pour les bouquets spirituels et pour vos salutations chaleureuses. Les frères à Rome ont organisé une sainte messe très spéciale, à laquelle ont participé beaucoup de nos sœurs M.C. des différentes communautés de Rome, nos LMC, nos volontaires, nos bienfaiteurs, nos amis et nos hommes de Casa Serena.
         Je vous remercie et remercie Dieu pour vous.
         Amour et prières.

                                                     Dieu vous bénisse

                                               Père Sébastien Vazhakala M.C.

French (FR)   Homélie de la messe pour Marie-France Monmarché  -  Categories: fafa  -  @ 09:36:41

Messe d’A-Dieu de Marie-France Monmarché,
Coopératrice souffrante de Mère Teresa, des sœurs Missionnaires de la Charité

Le 1er février 2014

2 Thessaloniciens 2,13-17. 3,16
Psaume 26
Matthieu 5,1-12

Chers Roger, Marie-Dominique et François,
Chers amis :

« Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix toujours et de toute manière (en tout lieu). Que le Seigneur soit toujours avec vous »

Marie-France elle-même a choisi ce texte de la lettre de saint Paul aux chrétiens de Thessalonique, ainsi que les autres textes et chants de cette célébration. Ce désir de paix est surtout pour vous Roger, Marie-Dominique et François : « Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix toujours et de toute manière… »

Jusqu’au bout Marie-France a été tournée vers les autres… elle ne pensait pas à elle en premier lieu. Voilà une femme décentrée d’elle-même et centrée vers les autres et centrée en Dieu.

Elle même a choisi l’évangile des BÉATITUDES que nous avons entendu : heureux les pauvres de cœur, heureux les doux, heureux ceux qui pleurent, heureux les miséricordieux… heureux, heureux, heureux… C’est vrai, sa vie n’était pas triste ; peut-être douloureuse mais pas triste. Peut-être, Marie-France nous adresse-t-elle un message et nous laisse une invitation derrière le mot heureux qui dans une meilleure traduction veut dire « en marche », « en avant ».

En marche : les humiliés, les endeuillés, les humbles, les affamés et les assoiffés de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les faiseurs de paix… EN MARCHE !!! Il est vrai aussi que la foi de Marie-France n’a pas été un discours mais un parcours !
En marche et en paix… elle nous quitte, mais elle a toujours marché, cherché à construire la paix à sa manière.

Marie-France fait partie d’une famille nombreuse : elle est la cinquième parmi treize frères et sœurs. Très tôt elle a connu la souffrance physique. A trois ans elle a eu une polio (poliomyélite). Elle a pu bénéficier d’une greffe qui, au dire de son frère le plus proche, l’a fait beaucoup souffrir. Dès cet âge elle a montré beaucoup de courage. Le même frère dit ne l’a voir jamais vu se plaindre… Cet aspect de Marie-France, nous le connaissons tous, n’est-ce pas ?

A côté de ses parents, Hélène et Jean, Marie-France a eu sa grand-mère Valentine qu’elle aimait tendrement. Valentine l’a soignée, emmenée en cure et l’a conduite jusqu’à Lourdes. Avec humour, elle disait qu’elle était une miraculée de Lourdes avec quelques séquelles !

En marche et en paix… Elle était indépendante et en même temps ouverte.  Naturellement tournée vers les autres elle ne s’est jamais renfermée sur elle-même : les autres passaient avant elle ! Elle qui s’est occupée de ses frères et sœurs… Mais elle aimait les livres, la lecture. Indépendante, elle était aussi instruite puisqu’elle aimait lire. Un petit détail en dit long : sur sa table de nuit il y avait la Bible et à côté de celle-ci des livres de tous ordres, par exemple d’André Gide… ses frères et sœurs l’ont taquiné à ce propos.

En marche et en paix… c’est ainsi qu’elle a connu l’amour : elle a aimé Roger… je devine qu’elle ne craignait pas tant de partir que de quitter Roger. Roger était Scout, et son meilleur ami, Pierre (sa fille est parmi nous) l’a invité en 1948 (juste après la guerre) à venir l’aider dans un camp de jeunes, souffrants de la polio. Marie-France y était aussi, en tant qu’animatrice. C’est ainsi qu’une longue histoire d’amour a commencé… c’était près de Melun. En 1953 ils se sont mariés ! Deux enfants naîtront de ce couple : Marie-Dominique et François.

En marche et en paix, Marie-France a accompagné son mari dans son travail de médecin. Elle était sa secrétaire et accueillait les malades… peut-être qu’elle était aussi leur confidente. Nous connaissons aussi son expérience de bénévolat. Après la retraite, c’est aux côtés des sœurs de Mère Teresa (qu’elle aimait beaucoup) qu’elle a servi les pauvres, leur a servi une soupe et donné du réconfort.

Plusieurs fois Marie-France a failli partir… Sa famille a failli la perdre à plusieurs reprises ; mais Marie-France aimait la vie, était tenace… elle avait une volonté farouche, c’est ainsi quelle est revenue de plusieurs comas. Lundi dernier elle s’est éteinte paisiblement en compagnie de sa fidèle Marie-Dominique qui a tant veillé sur elle… On pourrait dire qu’à la fin, la fille était devenue sa mère et protectrice, et la mère l’enfant, un être fragile à protéger.

Tout en marchant, Marie-France avait une grande foi ! C’était la source de sa paix ! Elle savait qu’il y a une vie après la mort ; pour cela son espérance était forte et sa foi solide. On pourrait dire que Marie-France croyait à la lumière de la foi plus qu’à celle du soleil : « En effet, le soleil n’éclaire pas tout le réel, son rayon est incapable d’arriver jusqu’à l’ombre de la mort, là où l’œil humain se ferme à la lumière » (Pape François, La lumière de la foi n° 1). Je suis certain que Marie-France voit à présent Celui qui est la lumière, elle voit la gloire de Dieu… Jésus, dans l’évangile de Jean, l’avait dit à Marthe la sœur de Lazare : « ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » (Jean 11,40). Marie- France était une amie de Jésus… Elle voit parce qu’elle croit, parce qu’elle a cru ! Elle voit avec une lumière telle qui est capable d’éclairer tout le parcours de la route… cette lumière lui vient (nous vient) du Christ ressuscité, étoile du matin qui ne se couche pas !

Vous êtes heureuse auprès de votre créateur Marie-France. Vous étiez mûre pour le royaume de cieux… Vous l’avez dit à Noël à vos enfants et à Roger : « Je suis heureuse ». Vous aviez compris que vous partiriez avant Roger et vous étiez certaine que Marie-Dominique et François s’occuperaient bien de leur père : « TOUT EST BIEN »… Tout est bien comme vous aimiez dire ! Tout est bien ainsi !

Merci Seigneur !
Merci mon Dieu pour le don de la vie de Marie-France… Merci pour la chance de nous permettre de la connaître… nous n’avons pas à te la présenter Seigneur puisque c’est toi qui nous l’as donnée. Rassemble toutes ses bontés, elles t’appartiennent… Oublie qu’elle t’oubliait mais rappelle-toi qu’elle t’appelait… sa famille et ses amis te le demandent !

Roger, Marie-Dominique et François : En avant ! En marche et en paix !
Vous pouvez être fiers de Marie-France, de votre maman… L’arbre qu’elle a planté reste et continue à travers vous. Que les larmes de vos yeux ne vous empêchent pas de voir la couleur des étoiles !

Père Roberto Gomez c.m.

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