03.06.19

Dimanche de Pâques, 21 avril 2019
Nous sommes un peuple de Pâques : Alléluia est notre chant ! Louez le Seigneur, Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Louez et remerciez le Seigneur, le tombeau était vide, le monde se réjouit. Jésus a vaincu le mal par le bien, le désespoir par l'espérance, le doute par la foi, la haine par l'amour, l'orgueil par l'humilité. La création est refaite à neuf. Le Seigneur ressuscité et le Fils fidèle et obéissant du Père éternel a tout recréé et continue de le faire.
Nous n'appartenons plus au monde du vieil Adam, enlevé de la terre, désobéissant et rebelle, mais au nouvel Adam, Jésus-Christ, le Fils fidèle, loyal, docile et obéissant qui est mort sur une croix. « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est-il, ton aiguillon ? ... Merci à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Cor 15, 55).
« Thomas, cesse d’être incrédule, sois croyant » (Jn 20, 27). Avec saint Thomas l'apôtre, ce matin, nous aussi nous professons notre foi dans le Ressuscité en disant ensemble : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Jésus pose la même question qu’il avait posée alors à Thomas dans la chambre haute, aujourd'hui à tous et à chacun d’ente nous dans la chambre haute de nos propres lieux, où nous nous réunissons en prière, Jésus demande : Es-tu heureuse aujourd'hui, ma sœur, es-tu heureux, mon frère, parce que tu crois sans voir Jésus face à face ?
Dans une de mes récentes retraites aux Sœurs M.C., j'ai demandé : « Combien d'entre vous ont connu sainte Teresa de Calcutta durant sa vie ?» Seulement deux sur vingt et une ont levé la main. Pourtant, toutes suivent son exemple et croient en son charisme. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20, 29).
C’est la foi dans le Ressuscité qui nous a fait quitter notre lieu de naissance, nos êtres chers et nos proches, « nos barques et nos filets », nos parents et nos biens, pour renoncer à notre liberté et à notre sécurité, pour rompre avec nos liens naturels et nos attaches, pour sacrifier nos désirs naturels et notre soif de confort, de commodité, de fortune et de richesse, de gloire et d’honneur… Nous pouvons avoir ici une liste interminable de choses auxquelles nous avons renoncé. La dernière chose à laquelle renoncer, cependant, est notre propre volonté.
Tout est possible parce que dans le Seigneur ressuscité, nous redécouvrons le vrai sens de la vie. Nous avons laissé l’Esprit nous faire renaître en Lui. Notre faim et notre soif naturelles du corps et la soif du cœur et de l'âme de l'homme ont une signification plus sublime. Nous découvrons la dimension transcendantale de toutes les réalités. Dans la foi, nous sommes capables de voir la présence de Jésus dans l'autre, particulièrement chez les pauvres et dans l'Eucharistie.
Notre voyage de carême de quarante jours que nous avons fait avec Jésus en esprit et en vérité dans le désert de notre vie quotidienne est devenu une joie pour nous dans le Seigneur ressuscité. Lorsque notre nature humaine nous pousse très fortement dans le monde bruyant des lieux de conversations criards, distrayants et dérangeants, notre esprit nous invite de plus en plus à la solitude et au silence, à la contemplation et à la communion, parce que le Seigneur ressuscité, à travers sa fidélité persistante, par son amour authentique et sincère a donné une nouvelle dimension à la vie, à la souffrance et à la douleur ; En un mot, dans le Seigneur ressuscité, nous avons trouvé la vraie joie et le sens de la vie, et dans l’Eucharistie, nous recevons la force et la vitalité nécessaires. L'Eucharistie nous ouvre les yeux comme elle a ouvert les yeux des disciples d'Emmaüs lors de la fraction du pain. C'est lors de la fraction du pain que les disciples sont parvenus à reconnaitre Jésus qui avait marché et conversé avec eux tout au long du chemin.
Jésus n'a pas aboli la croix, la souffrance et les difficultés de notre vie quotidienne, il a donné un sens positif à la douleur et au chagrin. Tout ce qui était négatif et répugnant pour la nature humaine est devenu une source et un moyen pour un bonheur plus grand et durable. Ce que notre nature
humaine cherche à éviter est devenu un tremplin et non plus une pierre d'achoppement. Plus encore, les obstacles précédents sont devenus le pouvoir et la sagesse de Dieu. Saint Paul écrit : « Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, …, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. » (1Cor 1, 22-24).
La croix et les souffrances ne sont plus une malédiction, mais un moyen de salut ; à tel point que nous disons : Nous T’adorons, Ô Christ, et nous Te bénissons, parce que Tu as racheté le monde par ta sainte Croix. « Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus » (Actes 5, 41).
Je me souviens d'une fois où je donnais une retraite à un groupe d'hommes. Le troisième jour, je leur ai demandé d’apporter une petite croix de bois pour que chacun la tienne en main en faisant le chemin de croix. Tous sauf un, ont apporté une croix en bois comme je l'avais demandé. L'un d'entre eux a amené sa femme et a dit : « Père, voici ma croix, non pas une en bois, mais une réelle… ». Je lui ai alors dit qu'elle ferait le chemin de croix avec le groupe, mais qu'elle se tiendrait face à lui et qu’il devrait dire à chaque station : je t'adore, ô Christ, et je te bénis, parce que tu as racheté le monde et moi-même par cette sainte croix.
Nous savons tous que nous avons beaucoup de croix à endurer chaque jour, mais nous oublions que nous aussi nous sommes des croix les uns pour les autres par lesquelles nous sommes rachetés. Pas de croix, pas de rédemption. Nous ne pouvons pas expérimenter la vraie joie si notre joie ne naît pas de la douleur et de la mort. Nous connaissons tous le mot « mortification ». Ce mot vient de deux mots en latin “mortem facere”, se faire soi-même mourir ou mieux mourir à soi-même. Dans chaque mortification de quelque nature que ce soit, il y a la mort et la résurrection. La pratique de la mortification, ne nous rend pas seulement forts spirituellement mais aussi profondément joyeux, car c'est une participation aux souffrances et à la mort de Jésus pour sauver les âmes. Il n'y a pas de vie spirituelle authentique sans la pratique de l'ascèse.
Vita Consecrata, un des documents relativement récents de l'Église (25 mars 1996), parle de redécouvrir les pratiques ascétiques…. « Il faut aussi redécouvrir les moyens de l’ascèse, caractéristiques de la tradition spirituelle de l'Église et de chaque Institut. Ils ont constitué, et ils constituent toujours, un soutien pour un cheminement authentique vers la sainteté. L'ascèse, aidant à dominer et à corriger les tendances de la nature humaine blessée par le péché, est vraiment indispensable pour que la personne consacrée reste fidèle à sa vocation et suive Jésus sur le chemin de la Croix » (n ° 38).
La vie consacrée est enracinée dans le mystère pascal de la souffrance, de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. Elles forment une seule réalité, un seul plaidoyer, une seule supplication, comme Jésus dans le jardin de Gethsémani : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » (cf. Lc 22, 42). ) et la prière du pardon adressée depuis la Croix à ses ennemis : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23, 34).
Tous ces éléments sont basés sur la réalité culminante de la résurrection de Jésus, qui est devenue la pierre angulaire de toute notre vie et de nos activités. Le Seigneur ressuscité nous donne une paix constante et une joie durable, un amour invincible et une espérance sans faille, un courage indomptable, mais avant tout, nous gagnons la vie éternelle.
Je voudrais terminer mes réflexions par les paroles de saint Grégoire de Nazianze :
« Si tu es un Simon de Cyrène ; Prends ta croix et suis le Christ. Si tu es crucifié à côté de lui comme un des voleurs, reconnais maintenant ton Dieu, comme le bon larron. Pour toi et à cause de ton péché, le Christ lui-même a été considéré comme un pécheur ; pour lui, par conséquent, tu dois cesser de pécher. Adore celui qui a été suspendu sur la croix à cause de toi, même si tu y es suspendu toi-même. Tire profit de la honte ; achète le salut avec ta mort. Entre au paradis avec Jésus et découvre à quel point tu es tombé. Là, contemple la gloire et laisse l’autre voleur moqueur mourir dans son blasphème.
Si tu es un Joseph d'Arimathie, va chez celui qui a ordonné sa crucifixion et demande le corps du Christ. Fais ta propre expiation pour les péchés du monde entier. Si tu es un Nicodème, comme l'homme qui adorait Dieu de nuit, apporte des épices et prépare le corps de Christ pour l'inhumation. Si tu es une des Marie, ou une Salomé, ou une Jeanne, verse des larmes tôt le matin. Sois la première à voir la pierre roulée, et même les anges, et peut-être Jésus lui-même ».
Si tu es Marie de Magdala, reste à l'extérieur du tombeau vide, regarde encore et encore à l’intérieur du tombeau vide. Ta persévérance te permettra de voir le Seigneur ressuscité, comme l'a fait Marie-Madeleine. Que ton espérance ne cesse jamais.
Je souhaite à chacun de vous une sainte Pâques, remplie d'espérance, de joie et de paix. Puissiez-vous continuer à être comme le cierge Pascal, brûlant d'amour pour Dieu et pour les autres.
Dieu vous bénisse.
Fr. Sebastian Vazhakala M.C.

Mardi saint
16 avril 2019
Très chers Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC),
Que la grâce et la paix du Seigneur soient votre force, votre forteresse, votre bouclier, votre roc, votre lumière et votre salut pour l’anniversaire du Mouvement des LMC. Rendons grâce au Seigneur avec des harpes et des chants mélodieux pour le don du Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité qui a eu a 35 ans le mardi de la semaine sainte 2019. Il a été fondé le lundi 16 avril de la Semaine Sainte en 1984, avec quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, au 8 Via S. Agapito à Rome.
Nous avons encore Mme Paradisa Orlandi, très vivante et active, qui manque rarement nos réunions de groupe hebdomadaires et nos prières et notre journée de prière mensuelle depuis 1984. . Elle est un exemple éclatant pour tous les LMC de Rome. Antonio Serangeli a de graves problèmes de santé et n’a donc pas pu assister depuis longtemps à nos réunions hebdomadaires régulières de prière, de partage et de discussions. Sa femme Annarosa Santi LMC est repartie vers la maison de Dieu et maintenant elle prie pour les LMC et pour d’autres depuis le ciel ! Franco Coletti est devenu diacre permanent, et n’a plus beaucoup de contacts avec nos LMC depuis de nombreuses années. Tout en remerciant Dieu pour leur fidélité et leur persévérance, offrons des prières ferventes pour leur croissance continue dans la sainteté et leur sainte persévérance.
Avec l’aide infaillible de Dieu, le Mouvement des LMC s’est développé et s’est étendu à travers le monde. Au fil des ans, le Mouvement des LMC a tenu cinq assemblées générales internationales, dont la première à Rome en octobre 1992, la deuxième à Lourdes, en France en 1996, la troisième à Rome en octobre 2002, la quatrième s’est tenue à Rome en avril 2009, l’année du jubilé d’argent du Mouvement, et la dernière assemblée générale s’est tenue à Rome du 21 au 28 septembre 2015. Si Dieu le veut, nous aurons peut-être la prochaine assemblée générale en 2021.
Depuis notre dernière assemblée générale, les LMC ont connu une croissance considérablement rapide dans certains pays du monde, avec des problèmes croissants, des éclaircissements et des purifications. Certaines de nos Sœurs M.C. méritent vraiment notre sincère gratitude pour ce qu’elles font pour et avec les LMC. De nombreuses Sœurs M.C. les aident à former des groupes et les aident à continuer de croître en sainteté et en nombre.
Après 35 ans du Mouvement des LMC et du fait qu’il s’agit d’un mouvement en croissance, j’aimerais faire quelques observations, commentaires, clarifications et suggestions importantes :
1) Le Mouvement des LMC est né d’un groupe de prière qui s’est tenu chaque semaine pendant environ deux ans.
2) Bien que le Mouvement des LMC ait été une ramification des Frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs (MCBC), il fait partie des cinq branches de la Société des M.C. bien qu’il soit sous la garde et la supervision de la Société des MCBC.
3) Les LMC ont leurs propres Statuts et Chemin de vie à étudier individuellement et en groupe afin de mieux vivre le chemin de vie des LMC, comme ils font leurs vœux selon les Statuts et chemin de vie des Laïcs Missionnaires de la Charité.
4) Les LMC doivent être des catholiques pratiquants dans tous les aspects de leur vie. Avant de devenir des LMC, ils doivent connaître les enseignements fondamentaux de l’Église catholique romaine. Ils sont fondamentalement les suivants :
a) Les douze articles de la foi, appelés le credo des apôtres (cf. CEC n°26-1065)
b) La vie sacramentelle (cf. CEC n°1066-1690). Cela signifie qu’ils doivent être baptisés catholiques romains et avoir fait leur première communion, leur confirmation, etc. Si un homme et une femme vivent ensemble, ils doivent être mariés à l’Église, vivre fidèlement, avec persévérance et pieusement leur vie conjugale, en s’assurant que leurs enfants soient baptisés et élevés dans la foi catholique, en leur donnant de bons exemples
c) Ils doivent fréquenter le sacrement de la confession, de la messe et de la sainte communion, qui sont une nourriture pour l’âme. Ste Teresa M.C. a écrit à l’archevêque de Calcutta en 1947: “La seule chose que je vous demande, Excellence, c’est de nous apporter toute l’aide spirituelle dont nous aurons besoin. -Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous - avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour mes Sœurs ni pour moi-même.- Il prendra soin de nous. Mais sans Lui je ne peux exister- je suis impuissante. »
d) Les dix commandements (cf. CEC n. 1691-2557) et les cinq préceptes de l’Église. Les LMC doivent les connaître pour les vivre dans leur vie quotidienne et les enseigner à leurs enfants par la parole et par l’exemple. N’oublions pas que les actes sont plus éloquents que les paroles. Donner de bons exemples aux enfants et aux autres est essentiel.
e) L’importance d’une vie de prière (cf. Statuts n°36; CEC nos. 2558-2865). Prier c’est comme respirer. Nous ne respirons pas seulement quelques heures par jour, mais pendant 24 heures jour et nuit.
5) Les LMC doivent lire et étudier le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC) individuellement et en groupe. Il est du devoir des catholiques baptisés de connaître les enseignements essentiels de l’Église afin qu’ils puissent les suivre fidèlement et sans atténuation ni confusion. Il en va de même pour les prières.
6) La vie liturgique pour les LMC est absolument vitale. Les sacrements renforcent leur foi, leur espérance et leur charité. Les LMC devraient faire de leur mieux pour prier les prières du matin (les Laudes) et du soir (les Vêpres) comme une règle. Beaucoup prient le Saint Rosaire quotidiennement. Certains LMC participent à la messe quotidienne et à la sainte communion.
7) Mettre en pratique le quatrième vœu de service de tout cœur et gratuit est très important. Nous savons tous que la charité commence à la maison. Bien que la mission première et immédiate d’un LMC soit assez souvent dans sa propre maison et sa famille, ils ont également leurs obligations envers les groupes LMC et les réunions de groupe… (cf. Status n°42).
8) La pratique de tous les vœux selon l’état de vie est très important. Les couples mariés ne peuvent pas utiliser des dispositifs anticonceptionnels, des contraceptifs, etc. (cf. Statuts nos 13-16)
9) le Chemin de vie des LMC est une vocation. C’est un appel de Dieu à suivre le chemin étroit qui nous conduit au ciel. Les LMC sont entièrement libres de rejoindre le Mouvement ; mais une fois rejoint, ils ne sont pas libres de vivre comme ils le veulent, mais sont engagés à vivre le Chemin de vie des LMC comme cela est détaillé dans les Statuts et Chemin de vie.
10) Les LMC sont tenus d’implorer Dieu pour avoir la grâce de vivre le Chemin de vie des LMC avec tout leur cœur, leur esprit, leur âme et leur force. Notre vie spirituelle n’est jamais automatique. Elle exige des efforts, un renoncement, un sacrifice et une mortification sous la direction d’un directeur spirituel prudent.
11) Chaque groupe LMC est censé avoir un directeur spirituel qui peut être nommé à la demande par l’évêque du diocèse où le prêtre est incardiné ou dans lequel il travaille. Le Directeur spirituel doit avoir une certaine connaissance et compréhension de l’esprit et du charisme des M.C. ; il doit également être encouragé par le groupe à étudier les Statuts et Chemin de vie des Laïcs MC pour aider le groupe - Cela peut aussi être une aide pour lui.
12) La Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph, est l’inspiration, l’exemple et le modèle de chaque LMC. Nazareth devrait devenir pour nous une école de prière et le chemin de vie engagé et convaincu des LMC.
Les MCBC ont une maison à Nazareth, en Israël, à quelques mètres de la basilique de l’Annonciation. Ils ont aussi l’adoration perpétuelle dans leur chapelle, qui est ouverte au public. Leur numéro de téléphone est le : 972-4-8734461. Leur maison est connue sous le nom de Beit Assalam, ce qui signifie Maison de la Paix. Vous êtes les bienvenus pour rendre visite à nos frères à Nazareth, si jamais vous allez en Terre Sainte.
13) Même si les Statuts et Chemin de vie des LMC ne mentionnent pas la fréquence des réunions de groupe, les LMC sont censés se réunir une fois par semaine. La raison pour laquelle cela n’a pas été mentionné dans les Statuts et Chemin de vie des LMC c’est que lorsque les Statuts et Chemin de vie du Mouvement des LMC ont été écrits, il n’y avait qu’un seul groupe, qui se réunissait invariablement une fois par semaine et qui continue de le faire.
Deuxièmement, dans chaque institution ou Mouvement, il y a des règles non écrites connues sous le nom de traditions vivantes, qui sont tout aussi importantes que les règles écrites. Les deux ensembles forment une Institution ou un Mouvement. Une des traditions vivantes des LMC est la réunion hebdomadaire. Dans certains endroits, les LMC suivent la tradition des coopérateurs, qui se réunissent une fois par mois, ce qui n’est pas la tradition des LMC. Les coopérateurs peuvent avoir ou non la foi. Ils n’ont pas de Statuts et Chemin de vie et ne font pas de vœux comme les LMC.
Il est nécessaire de créer un groupe LMC dans votre propre paroisse. Il faudra peut-être un certain temps pour que le groupe commence. Vous faites une neuvaine à cette intention à Ste Teresa de Calcutta, qui a aimé les LMC jusqu’à sa mort. Elle avait l’habitude de dire qu’une fois rentrée à la maison auprès de Dieu, elle pourrait nous aider mieux encore. Si nous essayons de démarrer un groupe LMC dans notre propre paroisse, nous aurons plus de LMC et vous pourrez facilement avoir des réunions hebdomadaires, la prière, l’adoration, etc. Il est nécessaire que tous les LMC lisent attentivement les Statuts et essaient de saisir l’esprit, le charisme et votre propre identité de LMC.
En lisant cette lettre, certains d’entre vous peuvent être perturbés si ce n’est découragés au point d’abandonner complètement leur vocation de LMC. - Chers LMC, n’abandonnez pas votre vocation de M.C/ LMC. C’est un appel de Dieu. La raison pour laquelle on pense à abandonner sa vocation de LMC est qu’on n’a pas vraiment compris la beauté sublime de sa vocation. Le manque de conviction et de clarté de l’appel et de la personne qui nous appelle, nous poussent à la tentation de renoncer à notre belle vocation. Cela peut aussi être un signe d’orgueil. Jeûnons de l’orgueil pour nous régaler d’humilité; jeûnons du découragement pour nous régaler d’espérance; jeûnons de la tristesse et de la déception pour nous régaler de joie et d’espérance.
Ceux qui ont leur réunion de groupe une fois par mois peuvent commencer lentement à se rencontrer une fois toutes les deux semaines et ceux qui se réunissent une fois toutes les deux semaines peuvent commencer lentement à se réunir une fois par semaine. Dans certains endroits et dans certains groupes, il faudra peut-être un certain temps pour arriver à cet idéal. Offrons des prières ferventes et assidues et travaillons plus fort pour atteindre lentement cet idéal.
14) Les LMC sont avisés, s’il existe une possibilité de constituer un groupe dans leur paroisse respective , de parler avec le curé de la paroisse pour voir si cela serait possible, toujours avec sa permission explicite et écrite, de sorte que lorsqu’un nouveau pasteur arrive, il sera facile pour lui de continuer avec le groupe, d’aider les membres à croître en nombre et dans une vie sainte.
15) Les LMC, en commençant un groupe dans un nouveau diocèse avec l’aide de leur pasteur, devront présenter par écrit les références des LMC à leur évêque, dont la permission et les bénédictions sont nécessaires à la croissance des LMC.
16) Le Chemin de vie des LMC a trois dimensions : christologique, ecclésiale et eschatologique. Le Chemin de vie des LMC est basé sur la vie, l’enseignement et l’exemple de Jésus Christ, notre Seigneur, notre Maître et enseignant.
Le Chemin de vie des LMC est basé sur l’enseignement et les pratiques essentielles de l’Église, c’est-à-dire la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde. Toutes les trois sont comme un triangle.
« Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie. En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie. Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui. Sois la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, la même façon. Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. » (Saint Pierre Chrysologue (AD 406-450), archevêque de Ravenne en Italie, docteur de l'Église. Sermon 43, Office des lectures de mardi, Carême, semaine 3).
La dimension eschatologique est la troisième. Cela signifie que nous croyons que puisque nous possédons une âme immortelle, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1, 26), nous vivons pour l’éternité. La séparation de l’âme du corps est indispensable pour tous pour entrer au Ciel. Quand l’âme se sépare du corps, le corps meurt; quand l’âme se sépare de Dieu par le péché, l’âme meurt et elle est condamnée à l’enfer. Il suffit de voir la parabole du jugement dernier de Matthieu (25, 31-46) ou la parabole du riche et de Lazare (Lc 16, 19-31) et de nombreuses autres paraboles et les enseignements de Jésus sur la dimension eschatologique de notre vie !
En conclusion, je vous conseille à tous de lire et d’étudier le livre intitulé « The M.C. Tree », où vous trouverez de nombreux enseignements utiles, comme la carte de visite de Ste Teresa M.C., la formation et le rôle des formateurs, les Stations de Croix basées sur le document « La grâce fondatrice de Mère ». Il y a aussi une prière de neuvaine pour la fête de la Pentecôte.
Encore une fois, je souhaite à chacun de vous une Pâques et un temps de Pâques très saint et rempli de paix, temps qui nous prépare à la fête de la Pentecôte.
Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vashakala m.c.