25.04.14

30 avril 2014
La petite croix
Chère Laurie,
Merci pour les nombreux emails concernant la remise de la petite croix.
Pour clarifier pour tous la tradition de la petite croix, veuillez, s'il vous plaît, faire circuler ce qui suit à tous les liens de groupes LMC et aux Directeurs Spirituels :
1.Veuillez lire, s'il vous plaît, la règle 6 des Statuts et du Chemin de Vie des LMC.
2.La petite croix doit être remise seulement en dehors de la célébration eucharistique et jamais pendant la messe.
3.Elle est remise avec la formule suivante : « Mon enfant, reçois le symbole de ton Sauveur crucifié, suis Ses pas à la recherche des âmes, porte-Le et porte Sa lumière dans les maisons des pauvres, en particulier aux membres de ta propre famille, et aux âmes qui en ont le plus besoin ; répands la Charité de Son Cœur partout où tu iras et étanche ainsi Sa soif des âmes. Amen. »
Merci pour toute votre amitié et votre sollicitude.
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
MESSAGE DE PÂQUES 2014
Combien d'entre vous sont allés dans un cimetière ? Combien d'entre vous ont vu des tombes vides ? Si vous avez jamais vu une tombe vide, qu'est-il arrivé au corps ?
Dans la cathédrale de Madras-Mylapare, en Inde, juste au- dessous de l'autel principal, il y a une tombe vide. La tombe de qui était-ce ? C'était celle de St Thomas, l'apôtre de l'Inde. Le corps de St Thomas a été transféré à Edessa et ensuite à nouveau d'Edessa en Italie.
Quand on visite le cimetière de Fatima, au Portugal, on voit deux tombes vides, celle du bienheureux François et celle de la bienheureuse Jacinthe, dont les corps ont été transférés dans l'église de Fatima. L'un d'eux a été enterrés à droite et l'autre à gauche de l'autel principal.
De très nombreux papes sont enterrés dans la crypte de la basilique St Pierre au Vatican, à Rome. Parmi eux il y avait aussi le bienheureux Jean XXIII et le bienheureux Jean-Paul II qui vont être canonisés le dimanche de la Miséricorde Divine, le 27 avril 2014. Il y a quelques années les restes des deux papes ont été transférés à la basilique principale. Parfois des pèlerins, qui connaissent seulement l'emplacement où ils ont été enterrés en premier, descendent prier sur leurs tombes et sont déçus car ils ne trouvent pas leurs tombes. Certains pèlerins qui ne parlent pas italien rentrent souvent chez eux sans savoir où les restes de ces papes se trouvent maintenant.
Quand on se rend à l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem on voit aussi une tombe vide. Où est le corps de celui qui a été enterré là, parti ou enterré à nouveau ? Où le corps a-t-il été transféré, dans quelle église ou quelle cathédrale ?
C'est une question importante, peut-être très importante. Plus importante que la question est la réponse, qui est la réalité. C'est la raison pour laquelle nous sommes réunis ici aujourd'hui. Notre vie est basée sur la réalité des derniers chapitres de tous les quatre évangiles. Imaginez si ces quatre ou cinq chapitres des évangiles n'avaient pas été écrits et si nous n'avions pas le cinquième livre du Nouveau Testament, qui s'appelle « Les Actes des Apôtres », les reportages, les œuvres et les témoignages des témoins oculaires des évènements. Non seulement nous ne serions pas ici, vous et moi, mais il n'y aurait aucune église, aucune basilique, aucuns apôtres, aucuns saints, ni martyrs... rien de ce que nous avons aujourd'hui. Pas de communautés religieuses non plus !
Si tous les quatre évangiles se terminaient avec l'enterrement de Jésus, comme nous le lisons dans les évangiles, nous finirions notre vie dans le désespoir et dans l'ombre de la mort. Selon l'évangile de St Matthieu : « Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du tombeau en mettant les scellés sur la pierre en y plaçant la garde ». (27,66).
Selon l'évangile de St Marc (15,47) : « Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis ».
Selon l'évangile de St Luc (23,56) : « Puis elles s'en retournèrent et préparèrent aromates et parfums ».
Dans l'évangile de St Jean (19,42) nous lisons : « Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus ».
Après ces chapitres, il y a les derniers et peut-être les plus importants chapitres dans chaque évangile. En d'autres termes, le chapitre 28 de St Matthieu, le chapitre 16 de St Marc, le chapitre 24 de St Luc et les chapitres 20 et 21 de St Jean, en particulier le chapitre 20 de St Jean. Ces derniers chapitres des évangiles, font une différence énorme pour notre vie sur la terre. Ces chapitres, quand on les lit en les méditant, ouvrent nos esprits à la compréhension non seulement des Ecritures mais à la signification chrétienne de la souffrance humaine et de la mort. « Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26).
Selon St Matthieu, le Seigneur ressuscité assure sa présence : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20b).
« Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. » (Mc 16,10).
« Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. » (Lc 24, 52-53). L'évangile de St Luc commence avec le service sacerdotal de Zacharie dans le temple (1, 5-25). Selon St Luc c'est dans le temple que l'on rencontre Dieu. Le vieillard Syméon et Anne rencontrent le Messie dans le temple. Jésus, à l'âge de douze ans, est allé au temple à Jérusalem avec ses parents où il a compris et découvert que Dieu était son Père et qu'il était venu pour révéler le cœur miséricordieux de son Père au peuple. Il a compris qu'il avait une mission très difficile ; Les juifs âgés et les chefs des prêtres avaient perdu le Dieu d'amour. C'est dans le temple que Jésus fit la plus grande découverte faite à l'âge de douze ans (cf Lc 2, 22-50). Il lui a fallu du temps pour se préparer à sa mission exigeante. Sabbat après sabbat il est allé à la synagogue à Nazareth, il a appris les Ecritures, et il s'est rendu compte lentement qu'il était lui-même le temple. « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2,19). Il veut que le temple de Dieu soit un lieu d'adoration et ne se transforme pas en place de marché (cf Jn 2,16).
Selon l'évangile de St Luc le temple doit être un lieu de prière, d'adoration en esprit et en vérité : « Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits » (19, 46). C'est là que l'on rencontre Dieu, que l'on approfondit sa relation avec Dieu. Le mot « contemplation » vient de ce « cum-templo »... », celui qui vit avec, celui qui vit dans le temple. Finalement le vrai contemplatif est celui qui reconnaît la présence de Jésus, qui devient l'amour de Jésus, la compassion de Jésus, la présence de Jésus, celui qui est capable de voir Jésus non seulement dans le Pain de Vie, mais aussi dans l'affamé, l'assoiffé, le dénudé, le sans-abri, le malade et le prisonnier...
On peut non seulement contempler Jésus dans le pauvre mais aussi faire tout ce qui est nécessaire pour le pauvre, comme le bon Samaritain, qui a porté l'homme blessé sur sa bête de somme et l'a amené à l'auberge , qui est le temple, l'Église. Notre Mère l'Eglise est le refuge de toutes les personnes blessées, pas attaquées ni blessées par des voleurs mais blessées par nos péchés.
Quelles sont les choses que tous les évangélistes ont en commun dans leurs récits de la résurrection ?
1)Le tombeau vide. Tous les quatre évangélistes parlent invariablement en détail du tombeau vide.
2)La visite au tombeau de Marie Madeleine avec les femmes pieuses au petit matin, alors qu'il fait encore sombre.
3)C'était le premier jour de la semaine, c-a-d le dimanche, qui est devenu le jour du Seigneur.
4)La présence des anges.
5)Les propres apparitions de Jésus aux femmes, à Pierre et aux autres apôtres et aux disciples.
6)L'incrédulité des apôtres, leurs doutes, et les différentes façons que Jésus a essayé pour éclairer leurs doutes (cf Lc 24, 36-43 ; Jn 20, 24-29).
En outre, en ce qui concerne tous les faits mentionnés ci-dessus, chaque évangéliste a ses propres particularités. Par exemple, dans St Luc seulement nous avons l'histoire de l'apparition de Jésus aux disciples d'Emmaüs, Jésus se montre lui-même aux apôtres qui sont extrêmement peu disposés à croire (cf 24, 13-43). Dans St Jean nous voyons la rencontre du Seigneur ressuscité le 8ème jour avec Thomas qui doute (20, 24-29).
La réalité de la résurrection de Jésus et la pierre d'angle de la foi chrétienne et la norme pour toutes nos activités. Notre Eglise est encore en vie et active, si nous vénérons les apôtres, si les martyrs de la foi sont reconnus, loués et priés, si les saints sont portés à notre attention comme notre miroir et nos modèles de foi à travers les âges, nous pouvons être assurés que notre foi chrétienne vaut la peine d'être vécue.
La canonisation de deux papes célèbres dans le monde, qui furent non seulement papes, mais sont devenus des saints, est un grand témoignage pour notre espérance. Avec eux, ouvrons largement les portes de nos cœurs au Christ et ne continuons pas juste à louer la sainteté des autres et à vivre comme nous vivons. Qu'il y ait en nous du renouveau, de la réconciliation, de la réparation et une nouvelle vie dans le Christ et que cela commence avec moi.
Rappelons-nous de ce que St Jean a dit : « Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom »
(Jn 20,31).
MT 28
1)Le tombeau vide. Le message des anges
2)L'apparition aux femmes
3)Les précautions prises par les chefs du peuple
4)L'apparition de Jésus en Galilée. La mission envers le monde.
Mc 16
1)Le tombeau vide. Le message des anges
2)L'apparition du Seigneur ressuscité
3)La mission envers le monde.
Lc 24
1)Le tombeau vide. Le message des anges
2)Les apôtres refusent de croire les femmes
3)Pierre au tombeau
4)La route vers Emmaüs
5)Jésus apparaît aux apôtres
6)Les dernières instructions aux apôtres
7)L'Ascension.
Jn 20
1)Le tombeau vide
2)L'apparition de deux anges à Marie Madeleine
3)L'apparition aux disciples.
Jn 21
1)L'apparition sur le bord du lac de Tibériade.
Joyeux et saint temps de Pâques à tous, en particulier à ceux qui vivent dans le désespoir et à l'ombre de la mort. Amitié et prières. Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.
Il y a trente ans, le 16 avril 1984, le lundi de la semaine sainte, le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité commençait à Rome, dans la Maison-mère et le Généralat des frères Missionnaires de la Charité contemplatifs, en présence de la Bse Teresa de Calcutta. Il y avait juste quatre personnes mariées : deux hommes et deux femmes avec qui le Seigneur commençait sa petite branche dans la branche principale des Missionnaires de la Charité.
En regardant en arrière avec gratitude, ce qui suit ce sont des choses basiques qui sont devenues évidentes avec le temps, la réflexion et la prière.
Premièrement, le tout petit groupe de quatre personnes mariées, deux hommes et deux femmes, firent leurs vœux à Dieu en présence de la Bse Teresa de Calcutta M.C., à qui Jésus depuis la croix et en présence de sa Mère bien-aimée, a confié l’esprit M.C., le charisme M.C. et la manière de vivre des M.C. comme nous le voyons dans sa lettre écrite le 3 décembre 1947. Sa présence n’était pas simplement passive ; elle a participé très activement, dans la prière et personnellement à la messe de profession. Cela peut se voir aussi sur quelques photos des vœux du premier groupe des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC). Elle leur a fait signer le formulaire sur l’autel. Nous pouvons voir aussi qu’elle a également signé le formulaire avec les mots « En ma présence ». Sa présence et sa participation active, sa joie et son appréciation étaient toutes des signes de Dieu pour dire que le mouvement des LMC fait entièrement partie du charisme M.C. et de la famille M.C.
Cette compréhension est importante non seulement pour les LMC eux-mêmes et pour les membres de la branche contemplative des frères, mais aussi pour la famille M.C. entière. S’il y a des incompréhensions, des mauvais traitements, des indifférences vis-à-vis de l’existence et de la croissance du mouvement LMC par n’importe quelle branche de la famille M.C., il peut-être nécessaire de savoir qu’ils vont contre leur propre charisme. La division, la désunion et les compétitions ne peuvent jamais être des solutions convenables et ne peuvent pas aider non plus à grandir réellement dans le vrai esprit de Jésus ni produire des fruits durables.
La peur est inutile. Ce dont nous avons besoin c'est du dialogue fraternel et de l’aide mutuelle, sans lesquels nous ne pouvons réellement aider les personnes à devenir saintes. On m'a dit que dans certains endroits il y a une compétition notable et des rivalités. Prions comme Jésus priait : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17 ,21).
Dans la réponse inconditionnelle sans aucun « si » ou « mais » de la Bse Teresa de Calcutta M.C. à Jésus sur la croix, est aussi présente la réponse de chaque LMC. Par ailleurs, dans sa lettre écrite d’Ansansol en mars 1947, elle mentionne explicitement que « l’institut sera spécialement pour l’unité et la joie de la vie de famille… Parlez au saint Père (le pape Pie XII) des innombrables foyers brisés, ici en Inde, à Calcutta, partout. C’est pour rendre heureux ces foyers malheureux, pour apporter Jésus dans leurs maisons obscures, que le Seigneur veut que moi et les sœurs donnions nos vies comme victimes pour les foyers. Par notre pauvreté, notre travail et notre zèle, nous entrerons dans chaque maison, rassemblerons les petits enfants de ces foyers malheureux... ».
Ne nous étonnons pas alors que la Bse Teresa de Calcutta M.C. ait montré tant d’intérêt pour le mouvement des LMC depuis son tout début et ait continué jusqu’à son dernier souffle. La Bse Teresa a écrit : « … Dites aux LMC qu’ils sont dans mes prières. Nous avons une lumière qui brûle pour eux à l’adoration… » (Lettre de la Bse Teresa au père Sébastien M.C., le 31.01.1990). Avant de quitter Rome pour la dernière fois, le 19 juillet 1997, elle a écrit depuis l’aéroport « Mes chers Laïcs Missionnaires, gardez la joie d’aimer en Le servant dans les pauvres. Que Dieu vous bénisse. M. Teresa M.C. ».
Deuxièmement, le mouvement des LMC est né d’un groupe de prière, dont les membres ont non seulement essayé d’apprendre l’art de la prière, de la méditation et de la contemplation, mais ont aussi étudié quelques enseignements officiels du Magistère de l’Eglise pour les personnes laïques et la famille : la vocation et la mission des laïcs dans le monde contemporain, leur spiritualité et leur croissance.
Il est devenu évident que les laïcs ne sont plus considérés comme des citoyens du ciel de troisième classe…Mais l’appel à la sainteté est universel (Lumen Gentium, Chapitre cinq). Ils sont tous destinés à être des candidats à la sainteté car nous sommes tous créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn. 1,26). Dans ce contexte il est important d’étudier le document « Christifideles Laici », l’exhortation apostolique du Bx Jean-Paul II, donnée le 30.12.1988, en la fête de la sainte Famille.
Troisièmement le mouvement des LMC a commencé un lundi de la semaine sainte. Il y a beaucoup à réfléchir sur ce fait, spécialement sur les lectures de la sainte messe du lundi de la semaine sainte. J’aimerais que chaque LMC aille en arrière et lise, spécialement la première lecture et l’évangile du lundi de la semaine sainte.
La première lecture parle du caractère d’un serviteur. Quelle sorte de serviteur était-il ? S’il vous plait lisez-la très attentivement. Certains d’entre nous peuvent ne plus aimer être des serviteurs à cause de leurs expériences passées. Mais n’oublions pas que le premier pas pour la canonisation c'est d’être « Serviteur de Dieu ». La Bse Teresa M.C. a été déclarée être la « Servante de Dieu » pendant environ quatre ans ou plus avant d’être déclarée « Bienheureuse ». Le Bx. Jean-Paul II, a été aussi « Serviteur de Dieu » pendant quelques années…Regardons Jn 12-1, 8 et comparons-le avec Mt 26, 6 :13, Mc 14, 3 -9, Lc 7, 36-50.
Quatrièmement le premier groupe des quatre LMC était deux hommes et deux femmes. C’est aussi important de le noter. Parmi les quatre premiers, Annarosa est allée à la maison de Dieu alors qu’elle n’était pas la première LMC à mourir, mais Ugo Consoli à Rome et Tom Ryan à New York. Franco Coletti est maintenant diacre permanent. Les deux autres, Paradisa LMC et Antonio LMC appartiennent au groupe de Rome.
Cinquièmement les trois noms…Antonio Serangeli et sa femme Annarosa Santi : « Serangeli » veut dire Anges et « Santi » veut dire saints. Théoriquement par leur nom ils étaient destinés à être un merveilleux couple pour commencer le groupe des LMC. Qu’est-ce que cela veut dire ? Dieu veut que tous les LMC cherchent à vivre comme des anges et des saints. De cette manière ils peuvent être avec Jésus au paradis. Le nom du quatrième membre est Paradisa, qui veut dire paradis. Dieu nous a créés pour vivre avec lui au paradis. Tous les LMC sont appelés à vivre pour le ciel, pour le paradis. Jésus depuis la croix a utilisé le mot paradis pour le ciel (cf. Lc 33, 43).
Beaucoup d’entre vous ont envoyé des messages d'amitié et de prière, de chaleureuses félicitations, exprimant votre gratitude sincère à Dieu pour le don du mouvement des LMC. Le groupe des LMC de Rome s’est réuni le dimanche des Rameaux et a exprimé sa gratitude à Dieu, ensemble avec les premiers LMC : Paradisa Orlandi LMC et Antonio Serangeli LMC, avec nos frères, nos pauvres. Nous avons aussi prié spécialement pour tous les LMC du monde. Nous avons senti très fortement la présence de la Bse Teresa M.C. Nous avons aussi prié pour tous les LMC défunts qui doivent chanter des louanges à Dieu, avec les saints anges et les saints. Nous continuons à prier pour les LMC souffrants au purgatoire s’il y en a. On ne sait jamais.
Le mercredi 16 avril 2014, nous avons eu à nouveau une messe spéciale célébrée pour remercier Dieu pour le don du mouvement des LMC. Nous avons emmené tous les LMC du monde à la chapelle de la Sainte Famille et avons exprimé notre gratitude à Dieu pour eux tous.
J’aimerais aussi que tous les LMC dans chaque groupe, quand vous vous rencontrerez la prochaine fois, si vous ne l’avez pas déjà fait, vous offriez une sainte messe d’action de grâces à Dieu pour le don des LMC, incluant les sœurs M.C. si elles sont autour de vous, et le(s) directeur(s) spirituel(s). Au cours de vos retraites nationales, s’il vous plait, réservez une journée d’action de grâce pour les 30 ans passés, durant lesquels Dieu a accordé à tous les LMC d’innombrables bénédictions et grâces.
La retraite nationale des Italiens aura lieu du jeudi 26 au dimanche 29 juin 2014. Tout en exprimant notre gratitude nous avons aussi besoin d’un jour de réparation pour tous nos défaut, nos péchés et nos imperfections. Ici à Rome nous aurons le vendredi 27 juin 2014 le jour de réparation et le samedi 28 juin le jour d’action de grâces.
Je voudrais conclure ces quelques réflexions en souhaitant à chacun de vous une fête de Pâques très joyeuse et pleine de grâces. Vainquons le mal non pas avec le mal, mais le mal avec le bien, la haine avec l’amour, l’orgueil avec l’humilité, la pauvreté et la charité…
Amitié et prières. Que Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.
22 mars 2014
Appelé à servir
Le jeudi 13 mars 2014, un an est passé depuis l'élection du saint père le pape François comme évêque de la ville de Rome et du monde entier ; tandis que le mercredi 19 mars 2014, en la fête de saint Joseph, le patron et le protecteur de l’Eglise universelle, un an est passé depuis son installation.
Bien que chaque pape soit choisi pour nourrir les agneaux de Jésus et tondre ses moutons et bien que chaque pape soit choisi pour aimer Jésus plus que les autres (cf. Jn 21, 15-17), chaque pape est unique et la main de Dieu est très évidente dans l’élection des papes. C’est la barque de Jésus qui est l’Eglise et chaque pape est appelé à ramer à travers les nombreuses tempêtes de ce monde (cf. Lc 8, 22-25). Combien sommes-nous enclins à comparer le pape régnant avec le pape précédent, en oubliant que chacun d'entre eux est un cadeau de Dieu à son Eglise en fonction du temps, de la situation et des besoins. «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure… » (cf. Jn 15, 26).
Peu importe ce que nous pensons d’eux, il est extrêmement difficile pour un pape de diriger l’Eglise contre les forts courants du monde. C’est une tâche très exigeante et je me demande de combien de souffrances cachées, de difficultés, de malentendus et même de calomnies le pape fait l’objet. Réellement, au lieu de se plaindre et de critiquer, de juger et de comparer, ce que nous devons tous faire, c’est offrir plus de sacrifices pour leur nombreuses intentions, prier avec plus de ferveur pour eux et en offrant continuellement des prières de louange et d’action de grâce à Dieu pour eux. Les papes sont des dons de Dieu à l’Eglise et au monde.
Beaucoup d’entre nous ont connu le bienheureux Jean-Paul II qui va être canonisé le dimanche de la Miséricorde, le 27 avril 2014, en même temps que le bienheureux Jean XXIII. Nous vivons aussi un temps exceptionnel pour l’Eglise comme nous avons deux papes qui vivent en même temps. Le pape Benoit XVI consacre à la prière et à la solitude le temps qu’il lui reste à vivre sur la terre. Il aime l’Eglise militante et il sert maintenant l’Eglise d’une manière absolument spirituelle. A travers sa prière, sa solitude avec Dieu il purifie et renforce l’Eglise. Que plus de personnes se dévouent totalement au service de l’Eglise à travers la prière, la pénitence et les sacrifices comme le pape Benoit XVI !
Notre pape actuel François, en un an, a attiré l’attention de millions de personnes à travers le monde grâce à ses enseignements simples et surtout par sa vie. Il vit comme il prêche. Il ne fait pas d’exceptions mais il veut être comme les gens ordinaires sans prétentions.
Il suit littéralement les enseignements perpétuels de notre Seigneur « car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Marc 10, 45). Il est difficile pour une personne de son rang d’être un parmi tous. C’est ce choix avec conviction et clarté que « Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, à notre ressemblance, excepté le péché. » (cf. Ph 2,6-11 ; He 4,15). Jésus, le Fils de Dieu et Sauveur du monde, était connu comme charpentier (Mc 6, 3).
Plus nous arrivons à connaitre Jésus, plus nous devenons simples, pauvres et joyeux . Notre vie a une dimension christologique profonde. Saint Paul a dit : « La vie que je vis n’est plus ma vie, mais c’est le Christ qui vit en moi ». Notre pape actuel, selon moi, essaie de nous enseigner cela par ses paroles et son exemple. Si Jésus devait vivre à nouveau sur la terre, comment vivrait-il ? Bien sûr, chacun selon sa compréhension de Jésus, doit non seulement suivre Jésus mais aussi laisser Jésus vivre en lui ou en elle. Si le Jésus de l’Evangile vit en nous pleinement, nous ne pouvons plus être ce que nous sommes, nous ne pouvons plus vivre de la même façon que nous vivons, nous ne pouvons plus parler et nous comporter de la façon dont nous parlons et nous nous comportons. Notre attitude, notre mentalité changeront. Saint Paul veut que nous ayons tous l’esprit du Christ (cf. Ph 2, 5 ). Il veut que nous soyons crucifiés avec le Christ pour le monde (cf. Ga 6, 14). La liberté sans la responsabilité n’est pas vraiment la liberté mais l’arbitraire. Jésus veut que nous soyons tous libres mais en même temps responsables de ce que nous sommes et de ce que nous faisons, de comment nous vivons, etc. Saint Paul a écrit aux Galates : « La liberté est ce que nous avons, le Christ nous a libérés » (5, 13ff).
Si nous suivons non seulement les enseignements de saint Paul dans ses lettres, mais aussi la façon dont il a compris et vécu l’Evangile de Jésus Christ depuis son expérience à Damas (cf. Ac 9 :1-19), nous comprendrons aussi le coût d’être un disciple, le coût de vivre pour Jésus.
La foi est un grand don de Dieu. Mais elle doit être vivante et active. La foi sans l’amour et le sacrifice est morte. La foi sans la fraction et le partage est statique. Si notre foi est vivante et active, elle est aussi dynamique ; et le fruit de la foi est l’amour. Il n’est pas possible pour nous, les Missionnaires de la Charité, de vivre notre vie religieuse et la vocation M.C. sans une foi vivante. Jésus n’a jamais accompli de miracles quand la foi manquait. St Marc dit que, certaines fois, Jésus n'a pas pu faire de miracles en raison du manque de foi du peuple (cf. Mc 6, 5).
Jésus a dit que même si on donne un simple verre d’eau fraiche à l'un de ces plus petits, en tant que disciple de Jésus, nous le faisons à Jésus et nous serons très certainement récompensés (Mt 10, 45). Plus nous avons la foi, en la personne de Jésus et dans ses paroles, plus nous pourrons non seulement faire son travail, mais le faire de la façon dont Jésus l’a fait, parce que c’est Jésus qui fait le travail à travers nous. La Bse Teresa de Calcutta a pu faire ce qu’elle a fait en raison de sa grande foi.
Sans la foi nous ne pouvons accepter le pardon des autres, ni ne pouvons pardonner aux autres. Moins nous avons la foi, plus la vie sera difficile pour nous et pour les autres.
Notre foi doit grandir en amour et notre amour en service. Si nous servons nos frères et sœurs dans la foi, l’espérance et l’amour, nous expérimenterons une paix profonde et une joie inoubliable. Ils sont tous liés ensemble, ce qui doit être soutenu par la prière, spécialement l’Eucharistie, la pénitence et les œuvres de miséricorde.
Plus nous aurons la foi, plus nous serons capables d’accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise. Nous accepterons aussi le pape, les cardinaux, les évêques et les prêtres, en tant que représentants de Dieu, même s’ils ne sont pas ce que nous pensons qu’ils devraient être, même s’ils ont maintes faiblesses flagrantes et des échecs, parce qu’ils sont les représentants de Dieu sur cette terre pour mener le peuple à Dieu et amener Dieu au peuple, nous continuons de les respecter et de leur obéir.
Jésus continuera de dire ce qu’Il a dit aux apôtres en ce qui concerne les scribes et les pharisiens « Ecoutez leurs paroles, mais ne suivez pas leur exemple ». Maintes fois nos exemples peuvent ne pas être édifiants ni exemplaires. Ceci est simplement la vérité, nous ne devons pas être choqués ni surpris et notre foi ne devrait pas dépendre d’eux. La foi est don de Dieu pour nous. Ne la bradons pas, pour rien ni personne. Nous devons protéger notre foi et la faire grandir et produire du fruit en abondance.
Le mardi 18 mars 2014 à 7h00 dans la chapelle de Domus Sanctae Marthae, le Seigneur a donné à deux d’entre nous, ses servants indignes, Fr. Jan-Timo M.C. et Pr. Sébastien M.C., la joie de concélébrer avec le pape François la sainte Eucharistie. Il y avait environ 60 personnes en tout et 14 d’entre nous étaient des prêtres, un évêque, quelques religieuses, 30 laïcs d’une des paroisses de Rome et quelques autres de la Maison pontificale. Il y avait deux prêtres venant de Chine qui nous ont dit après la messe qu’ils ont été en prison pendant 59 longues années. Il y en a tant qui ont été emprisonnés pour leur foi et qu’on a fait souffrir terriblement. La plupart d’entre eux sont morts en prison. Quelques uns ont survécu et les deux prêtres ont eu l’occasion de venir à Rome afin de concélébrer avec le Saint Père.
La sainte messe du pape dans la chapelle de Domus Sanctae Marthae fut extrêmement simple. Elle n’aurait pas pu être plus simple que cela, avons-nous pensé. L’homélie été basée sur la lecture du jour, le mardi de la 2ème semaine du Carême. Le pape François a commencé son homélie en disant que Le temps du carême est un temps « pour ajuster, réformer nos vies, nous rapprocher davantage de Jésus ». « Personne n’est juste ; personne peut se sauver lui-même. Nous avons tous besoin du salut. Nous avons tous besoin de changer nos vies », a dit le pape François, « Nous devons aller plus en profondeur et voir comment est notre âme ».
« Que font les hypocrites ? Ils prétendent eux-mêmes être meilleurs que tout le monde, même en méprisant les autres. Ils disent : je suis très catholique, car mon oncle a été un grand bienfaiteur, ma famille est ceci et cela. J’ai connu tel et tel évêque, même des cardinaux…On se sent meilleur que les autres. Ceci est de l’hypocrisie », dit le pape. Le Seigneur dit : « Non, pas cela,… » Personne n’est juste aux yeux de Dieu. Chacun de nous doit être justifié. Le seul qui puisse nous justifier c’est Jésus Christ. On nous demande de nous laver, de ranger nos mauvaises actions aux yeux de Dieu. Nous devons cesser de faire le mal, apprendre à faire le bien, avec la justice pour but. » a continué le pape François.
La première lecture d’aujourd’hui donne la clé de notre chemin vers Dieu « Rachetez ceux à qui on a fait du tord, entendez la plainte de l’orphelin, prenez la défense de la veuve ». « Autrement dit, prendre soin des pauvres, des malades, de ceux qui sont dans le besoin, de l’ignorant. L’enseignement de Jésus dans l'évangile de Matthieu (ch 25) est la réponse et le signe » a dit le pape.
Le temps du carême, alors, est un temps pour ajuster notre vie, pour réorganiser, pour changer, un temps pour nous rapprocher de Jésus. Le Saint Père a conclu en disant « C’est si beau de nous rapprocher du Seigneur en ce temps de carême, qui nous permettra de nous voir tel que nous sommes afin d’être convertis au Christ, à son chemin, à son enseignement et à son exemple ».
Après la sainte messe nous avons eu la chance de rencontrer et de saluer le Saint Père François un par un. J’avais préparé une lettre, une belle carte avec un bouquet spirituel, une grande photo encadrée de la Bse Teresa en train d’allumer la lampe le jour de l’inauguration et de la bénédiction de notre première maison en Inde le 18 novembre 1995 et une copie du livre « La vie avec Mère Teresa » en espagnol.
J’ai aussi invité le pape à Casa Serena et il a répondu « Speriamo » (Nous espérons). J’ai également mentionné que le 19 mars 2014, cela fera 35 ans que notre branche contemplative a été fondée. « Allez de l’avant », a dit le pape en montrant son pouce.
J’ai pris chacun et chacune de vous avec moi pour la messe avec le pape, les frères, les LMC, les volontaires, les coopérateurs, les bienfaiteurs, nos pauvres, les membres de nos familles, en un mot tout les hommes de bonne volonté et généreux. Je voulais que le pape bénisse chaque personne dans le monde, tout spécialement tous ceux qui agonisent, tous ceux qui vivent dans le désespoir et à l’ombre de la mort.
Le mercredi 2 avril 2014, quatre de nos frères : Fr. James M.C., Fr. Shaji M.C., Fr. Jean Baptiste M.C., et Fr. Dharamveer Pio M.C., si Dieu le veut, vont faire leurs vœux pour la vie dans l’église de St. Joseph, à Nazareth, en Israël. Accompagnons-les avec nos prières et nos sacrifices. Ils ont la dernière partie de leur retraite d’un mois à Nazareth la dernière semaine de mars 2014. Vous serez tous dans nos prières et nos sacrifices. J’aimerais vous souhaiter, à chacun et à chacune, un carême rempli de grâces, préparation pour la grande fête de Pâques.
Ca sera tout pour le moment. Avec ma prière cordiale pour chacun de vous,
Que Dieu vous bénisse.
Père Sébastien Vazhakala M.C.