31.05.13
Une heure d'adoration planétaire, dimanche 2 juin, 17h
En communion avec le pape
Rome, (Zenit.org) Anne Kurian, Anita Bourdin |
Les catholiques du monde entier - de tous les fuseaux horaires - seront en communion avec le pape François, pour une heure d’adoration eucharistique, dimanche prochain, 2 juin 2013, de 17h à 18h (heure de Rome; 15h-16h, temps universel GMT).
L’évènement est une première dans l’histoire de l'Eglise, a souligné Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, qui a présenté l'événement avec Mgr José Ruiz Arenas, secrétaire du dicastère, ce mardi matin, 28 mai 2013, au Vatican.
L’adoration eucharistique aura lieu dans le monde entier en même temps, en communion avec le pape qui présidera l'adoration silencieuse de Jésus présent dans l'Eucharistie, sur l'autel de la Confession de la basilique Saint-Pierre. Le pape François priera à genoux, en silence: on ne prévoit pas d'homélie a souligné le père Federico Lombardi.
Les cathédrales seront reliées avec Saint-Pierre de Rome en mondovision ou par liaison Internet.
Communion fraternelle planétaire
L’évènement, intitulé "Un seul Seigneur, une seule foi", signifie la « profonde unité », a souligné Mgr Fisichella. L'initiative a reçu une « adhésion massive » à cette initiative, s’étendant non seulement aux cathédrales, mais aussi « aux paroisses, aux congrégations religieuses, et aux associations ».
Pour l’archevêque, cette heure d’adoration autour du sacrement « source et sommet de toute la vie de l’Eglise », une première dans l’histoire de l’Eglise, est « historique ».
« Les Iles Cook, Samoa et Honolulu s’uniront à Rome à 5h du matin, et au nord, à Reykjavik en Islande, il sera 15h », a-t-il fait observer : au Vietnam il sera 22h et en Corée minuit. En Océanie, ce sera déjà le 3 juin, entre une heure et deux heures du matin.
Que ce soit dans les Iles Galapagos ou au cœur de la forêt amazonienne, oui encore là où les catholiques sont une minorité (Norvège, Bangladesh, Irak, Burkina Faso, Russie, Japon), « tous seront synchronisés sur Rome », dans une « prière de communion fraternelle et de soutien à la foi de tous », a-t-il poursuivi.
Certains, telles les églises de Papouasie Nouvelle Guinée, Iles Salomon, participeront malgré les difficultés, qu’ils expliquent dans une lettre envoyée au dicastère : « Nos villageois n’ont pas d’électricité et il est dangereux de marcher dans l’obscurité… c’est aussi la saison des pluies et comme si cela ne suffisait pas, beaucoup de paroisses et de villages ces quatre derniers mois ont été inondés par le débordement du fleuve… ».
Même plus proche, l’évêque de Carpi, au nord de l’Italie, touché par un séisme il y a un an, écrit que « dans l’église qui remplace la cathédrale, dans les petites églises encore debout et sous toutes les tentes de fortune qui tiennent lieu de paroisses, aura lieu l’adoration ».
Cinq conférences épiscopales ont donné leur adhésion en bloc - Albanie, Belarus, Hongrie, Inde, Pérou - , d'autres diocèses ont confirmé individuellement leur participation, d'autres ont donné leur accord enthousiaste oralement: la réponse cependant n'était pas obligatoire, précise Mgr Fisichella qui annonce cependant que d'autres devraient se signaler sur leur site Internet où une carte indique les réponses.
Intentions du pape
Le pape François a communiqué les deux intentions qu’il a choisies pour cette heure de prière une pour l'Eglise pour qu'elle soit fidèle à la parole et à son annonce et pour le monde, notamment les plus souffrants: victimes de trafics en tous genres et malades:
1. Pour l'Eglise répandue de par le monde et rassemblée aujourd'hui en signe d’unité dans l'adoration eucharistique. Que le Seigneur la rende toujours plus obéissante à sa parole, afin qu'elle se montre au monde plus belle, sans tache ni ride, sainte et immaculée (Eph 5,28). Que par le biais d'une annonce fidèle, la Parole puisse résonner comme présage de miséricorde, et provoquer un renouveau d'engagement dans l’amour qui donne du sens à la douleur, à la souffrance, et redonne joie et sérénité.
2. Pour tous ceux qui souffrent de par le monde, victimes de nouveaux esclavages, de la guerre, de la traite des personnes, du narcotrafic et du travail forcé, pour les enfants et les femmes victimes de violences, afin que leur cri silencieux soit entendu par l'Eglise et qu'ils demeurent confiants dans le Crucifié, que l'on n’oublie pas nos frères et soeurs soumis à la violence. Pour tous ceux qui sont en état de précarité matérielle, spécialement les chômeurs, les personnes âgées et les émigrés, les sans-abri et les détenus, tous les marginaux. Que la prière et la solidarité de l'Eglise les confortent, les soutiennent dans l'espérance, leur donne la force de défendre leur dignité de personne.
Le livret de la célébration est d’ores et déjà accessible en ligne sur le site du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation et sur le site des Célébrations liturgiques pontificales. Pour le moment en italien, il sera traduit en 7 langues.
Mgr Fisichella a fait observer qu'un projet similaire avait été évoqué, sans pouvoir être concrétisé, par une religieuse italienne, la bienheureuse Elena Guerra (1835-1914), apôtre de l'Esprit Saint. Le pape Léon XIII, qui l'avait reçue en audience en 1897, l'avait approuvée.
Pour sa part, Mgr José Ruiz Arenas a expliqué les quatre caractéristiques de cet événement "historique": profond sens de communion ecclésiale avec le pape et de l'universalité de l'Eglise; les deux intentions communes proposées par le pape pour l'Eglise et pour le monde; le schéma de la célébration déjà disponible en italien; toutes les nations n'apparaissent pas sur la carte, mais des réponses doivent encore arriver jusqu'à dimanche.
Rendez-vous de l'Année de la foi
Quant à l'Année de la foi, Mgr Fisichella a indiqué le chiffre des pèlerins venus à Rome: 4,3 millions fidèles sont venus de façon organisée, en groupes, mais il faut y ajouter les nombreuses personnes venant pour un seul jour, individuellement, à l'occasion par exemple de l'angélus du dimanche.
Les prochains rendez-vous sont: les 4-7 juin, le pèlerinage des séminaristes et novices, de ceux qui sont en chemin vocationnel; les 15-16 juin les Journées Evangile de la Vie; le 22 juin, à 17h30, le concert donné en la salle Paul VI du Vatican en présence du pape François, avec au programme la 9e symphonie de Beethoven.
(28 mai 2013)
30.05.13
NEUVAINE AU SACRÉ CŒUR
MÈRE TERESA A PRIÉ CETTE NEUVAINE PENDANT PLUS DE 50 ANS ET LES MISIONNAIRES DE LA CHARITÉ LA PRIENT ENCORE AUJOURD'HUI
O Divin Jésus, toi qui as dit : Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira ; regarde-nous prosternés à tes pieds. Animés par une foi et une confiance vives en ces promesses, dictées par ton Sacré Cœur et prononcées par tes lèvres adorables, nous venons te demander
(ici mentionnez la demande.)
A qui pouvons-nous nous adresser, O doux Jésus, si ce n'est à toi, dont le Cœur est une source inépuisable de toutes grâces et mérites ? Où pouvons-nous chercher, si ce n'est dans le Trésor qui contient toutes les richesses de ta clémence et de ta bonté ? Où pouvons-nous frapper, si ce n'est à la porte de ton Sacré Cœur à travers lequel Dieu lui-même vient à nous et à travers lequel nous allons à Dieu ? Nous avons donc recours à toi, O Cœur de Jésus. Nous trouvons la consolation en toi quand nous sommes affligés, la protection quand nous sommes persécutés, la force quand nous sommes accablés par les épreuves, et la lumière quand nous sommes dans le doute et l'obscurité.
Nous croyons fermement que tu peux nous accorder la grâce que nous implorons, même si cela exige un miracle. Nous confessons que nous sommes indignes de tes faveurs, O Jésus, mais ce n'est pas une raison pour nous de nous décourager. Tu es le Dieu de Miséricorde et tu ne repousseras pas un cœur contrit et humble. Jette sur nous un regard de pitié, nous te le demandons et ton Cœur compatissant trouvera dans nos misères et notre faiblesse un motif pressant d'exaucer nos demandes. Mais, O Sacré Cœur, quelque soit ta décision en ce qui concerne notre demande, nous ne cesserons jamais de t'adorer, de t'aimer, de te louer, et de te servir. Daigne, Seigneur Jésus, accepter ceci : notre acte de soumission parfaite aux décrets de ton Cœur adorable, que nous désirons sincèrement qu'ils se réalisent en nous et par nous et en toutes créatures pour les siècles des siècles. Amen.
O Sacré Cœur de Jésus, que ton règne vienne !
( A prier tous les jours de la Neuvaine )
Rome, 28 mai 2013 (Zenit.org) Anne Kurian
La vie chrétienne « n’est pas un vernis », elle « pénètre jusqu'aux os, jusqu’au cœur » de l’existence, a expliqué le pape François lors de la messe qu’il a célébrée en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, à 7h, ce 28 mai 2013. C'est pourquoi suivre le Christ ne peut pas être un moyen de faire carrière.
Des collaborateurs du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, des ouvriers de la centrale thermoélectrique et de l’atelier de menuiserie du Vatican, ont participé à la célébration, indiquent L'Oservatore Romano et Radio Vatican.
Le pape a commenté l’Evangile du jour, où Pierre dit à Jésus « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre », ce que le pape traduit par « Tout ça c’est bien, mais nous ? Nous avons tout quitté pour te suivre. Quel sera le salaire ? Comment sera la récompense ? ».
La réponse de Jésus « est un peu ironique », a-t-il constaté : « mais oui, vous qui avez quitté une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, vous aurez cent fois plus », mais aussi « la persécution », qui semble « le salaire du disciple ».
Jamais sans la croix
Celui qui veut suivre le Christ « doit suivre le même chemin que [lui] » : un chemin d’abaissement, qui « finit sur la croix », a rappelé le pape François : « Il y aura toujours les difficultés qui viennent du monde et les persécutions, car Il est passé par cette route en premier. Quand un chrétien n’a pas de difficultés dans sa vie et que tout va bien, tout est beau, quelque chose ne va pas », comme s’il avait cédé à la tentation de « suivre l’esprit du monde » plutôt que Jésus, a estimé le pape.
Il n’est pas possible de « supprimer la croix de la route de Jésus, elle est toujours là », a-t-il insisté, précisant que le chrétien ne doit pas chercher à souffrir, mais « il suit Jésus par amour et quand on suit Jésus par amour, l'envie du diable peut faire tant de choses ».
La foi n’est pas un vernis
« L’esprit du monde ne tolère pas le témoignage » du chrétien, a fait remarquer le pape, évoquant Mère Teresa, vue dans la société comme une figure positive qui « a fait tant de belles choses pour les autres ».
Mais « l’esprit du monde ne dit jamais que la bienheureuse Teresa tous les jours, si longtemps, était en adoration; jamais. Il réduit l’activité chrétienne aux bonnes actions sociales. Comme si l'existence chrétienne était un vernis, une patine de christianisme ».
« L’annonce de Jésus n’est pas une patine », a-t-il souligné, elle pénètre « dans les os », va « droit au cœur, à l’intérieur », et « change » l’homme. Et cela, « l’esprit du monde ne le tolère pas; il ne le tolère pas et à cause de cela viennent les persécutions ».
Non au carriérisme
Suivre le Seigneur n’est pas une façon d’acquérir du pouvoir, a poursuivi le pape, citant « des empereurs, tant de gouvernants, tant de personnes », qui, dans l’histoire de l’Eglise ont pensé que suivre le Christ c’était « faire carrière ». Y compris « certains prêtres, certains évêques », a-t-il ajouté.
Cette attitude ne correspond pas à l’esprit du disciple, mais plutôt à l’attitude de Pierre, qui demande : « et nous, quelle carrière faisons-nous ?». Et Jésus répond : « je vous donnerai tout, avec la persécution ».
« Demandons cette grâce : suivre Jésus sur la route qu’il a enseignée. Cela est beau : il ne nous laisse jamais seuls, jamais. Il est toujours avec nous », a-t-il conclu.