06.11.08

« Qui a connu la pensée du Seigneur? Qui a été son conseiller? »
Le Mystère de Notre Vocation
Dans sa récente lettre Père Sébastien parlait d'un des jeunes hommes qui était entré chez les Missionnaires de la Charité en même temps que lui comme novice mais qui n'avait pas choisi de faire des voeux: frère Joseph Michael. Père Sébastien a écrit: « Étrangement il avait été mon inspiration et un exemple pour moi. Les chemins de Dieu sont mystérieux: « Qui a connu la pensée du Seigneur? Qui a été son conseiller?... » (cf. Rm 11, 33 ff.)
Ce récit peut soulever des questions dans nos esprits: « Frère Joseph Michael était-il censé faire des voeux? » ou « N'aurait-il pas du être du tout novice? » La réponse à ces questions est connue de Dieu seul; Je n'écris pas cette lettre pour débrouiller les mystères de la vie de frère Joseph Michael, je voudrais plutôt soulever la question pour nous. Comment arrivons-nous à comprendre le mystère de notre vocation? Peut-être que le noviciat de frère Joseph Michael fut essentiellement pour inspirer la vocation de Père Sébastien. Quel noble but ce serait! Dans ce cas, frère Joseph Michael a fait beaucoup de bien dans son année de noviciat M.C. Qu'en est-il de votre vocation de LMC? Comment Dieu l'utilise pour vous attirer et attirer les autres plus près de Lui?
Quand Père Sébastien nous parle de frère Joseph Michael, il nous dirige vers un texte de la lettre de Saint Paul aux Romains. (Cela est particulièrement approprié en cette année Saint Paul que nous nous nous tournions vers sa conduite.) Saint Paul nous enseigne. « Notre corps forme un tout, et pourtant nous avons plusieurs membres, qui n'ont pas tous la même fonction; de même, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps; tous et chacun, nous sommes les membres les uns des autres. Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. » (Rm 12, 4-6a). De cela nous apprenons que la chose la plus importante, quand elle est affrontée avec le mystère merveilleux de la Volonté de Dieu pour nos vies, c'est d'être fidèles à ce que Dieu nous a donné.
Saint Paul nous enseigne que nous jouons tous un rôle important dans le plan de salut de Dieu, dans l'Église, dans le Corps du Christ. En fait, notre rôle est si important que le Christ aurait tout donné (et continue à tout donner) juste pour vous, juste pour moi. Saint Paul nous enseigne aussi que notre rôle est unique, comme les membres du corps. L'oeil n'est pas l'oreille et l'oreille n'est pas le pied. Saint Paul nous dit que nous avons des dons qui sont différents. Nous avons tous la grâce sanctifiante des eaux du Baptême, mais juste comme une chute de pluie produit beaucoup de fleurs différentes quand elle trempe la terre, de même les eaux du Baptême ont fleuri de façon si différentes quand elles ont arrosé nos âmes.
La conclusion que nous pouvons en tirer est que nous ne découvrirons pas le caractère unique de nos dons en essayant d'être quelqu'un d'autre. Comment alors pouvons-nous découvrir le caractère unique de nos dons? Saint Paul nous enseigne quoi faire: « Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu: c'est là pour vous l'adoration véritable. » (Rm 12, 1).
Le Concile Vatican II le dit d'une autre façon: « l'homme...ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même. » (Constitution pastorale de l'Église dans le monde de ce temps: Gaudium et spes: p .24).
Cela signifie que nous découvrirons nos dons en faisant don de nous-mêmes, c.a.d. en nous plaçant au service des autres. Quelquefois nous pensons que nous ne pouvons pas nous donner avant de savoir ce que nous avons à donner, mais l'Écriture et l'Église nous enseigne que c'est en servant, en aimant, en nous sacrifiant pour les autres, que nous découvrirons notre vrai moi. C'est contre l'intuition aux yeux du monde mais c'est l'intuition de l'Évangile: « Prenez votre croix et suivez-moi », nous dit Jésus, même si nous ne savons pas où il va. En Le suivant, nous suivons le chemin.
Une grande chose à propos de cela c' est que nous n'avons pas à aller quelque part ailleurs pour commencer le processus pour discerner notre but, pour trouver le Christ, pour trouver le chemin. La poursuite de la sainteté commence là où vous êtes maintenant. Si vous êtes mariés, servez votre famille. Si vous avez un travail, soyez fidèles et travailler dur. Si vous êtes étudiants, travailez dur et faites don de vous-mêmes à vos camarades, vos amis, vos professeurs, vos études. Et, si les circonstances vous ont amenés à être en contact avec les LMC, cherchez à être un LMC fidèle. En faisant le don de vous-mêmes, quelque soit l'endroit où vous êtes, vous découvrirez votre vrai moi.
Le chemin du LMC est un chemin de don de soi, d'abnégation de soi. Nous devons vouloir déposer nos volontés et prendre le joug du Christ pour être obéissants à la Volonté du Père. Notre Père du Ciel a exprimé Sa Volonté pour les LMC à travers les Statuts approuvés par l'Église et à travers les lettres et les conférences de Père Sébastien. C'est un chemin de sainteté, mais ce n'est pas le seul chemin pour tous. Père Sébastien nous a récemment enseignés: « Les membres LMC doivent être convaincus que leur appel est l'appel de Dieu « à aimer et à souffrir et à sauver les âmes ». Tous ne sont pas appelés.
Quelquefois les Statuts du Mouvement LMC peuvent sembler ne pas avoir de sens ou être trop difficiles. Nous devons faire attention à ne pas évaluer ces Statuts selon l'esprit du monde. Saint Paul nous avertit: « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » (Rm 12, 2). Nous pouvons être sûrs que si nous cherchons sincèrement à suivre les Statuts, ce qui demande quelquefois de grands sacrifices, cela plaira au Seigneur que nous fassions « un sacrifice vivant » de nous-mêmes. En outre, en vivant le chemin LMC (pour un temps ou pour la vie), et en faisant les sacrifices demandés, vous découvrirez votre vrai moi plus à fond. Quelquefois vous serez surpris de ce que vous découvrirez!
Donc, pour résumer, chaque personne est unique, totalement aimée par Dieu et dotée de dons particuliers. Notre chemin de sainteté est en exerçant ces dons. Pour découvrir ces dons, nous devons commencer par nous donner nous-mêmes en sacrifice, en service aimant. Si Dieu vous a appelés au chemin de vie LMC, vous devez être fidèles à faire les sacrifices que cela demande, assister aux réunions, prier, servir votre famille, servir les plus pauvres parmi les pauvres. En faisant ainsi, vous découvrirez votre vrai moi. Dans ce processus de découverte, vous pouvez aussi trouver, comme frère Joseph Michael, que vous êtiez appelés à rejoindre le Mouvement LMC pour un temps, pas pour la vie. Il n'y a pas de honte à cela. Regardez le grand bien accompli par frère Joseph Michael en inspirant la vocation de notre cher Père Sébastien qui par la suite fonda ce chemin de sainteté pour chacun de vous. Qui sait qui vous inspirerez en cherchant à faire un don sincère de vous-même comme LMC?
Votre serviteur dans le Christ,
Père Boniface Hicks, OSB
05.11.08

L'Amour va plus vite que le vent et la lumière
Fête de la Société, dernier jeudi d'octobre 2008
Chers frères et soeurs bien-aimés,
L'Évangile du trentième dimanche du temps ordinaire, année A, vient de l'Évangile de Matthieu, chapitre 22, 34-40. La question d'un des docteurs de la Loi à Jésus était: « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement? » Le docteur de la Loi connaissait très bien aussi la réponse; mais il posait cette question pour mettre Jésus à l'épreuve. Ici Jésus sans hésitation donne la réponse, qui est la plus basique pour notre vie sur la terre comme au ciel. Notre vie au ciel va dépendre de comment nous vivons ce double commandement d'aimer Dieu de tout notre coeur, de tout notre esprit, de toute notre âme et de toute notre force et d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.
A la différence du docteur de la Loi j'ai posé une question différente aux participants à la Sainte Eucharistie le dimanche 30, à savoir, lequel des deux commandements est le plus facile à pratiquer: l'amour de Dieu ou l'amour de son prochain? La majorité, y compris un garçon de sept ans, a dit qu'il était plus facile de pratiquer l'amour de Dieu que l'amour de son prochain comme soi-même. Cela semble vrai, comme nous savons que nous nous aimons en dépit de ce que nous sommes, en dépit de nos défauts, de nos imperfections, de nos péchés, de nos échecs et de nos points faibles et le pire est que souvent nous n'en sommes même pas conscients. Mais aimer une autre personne avec tous ses défauts, ses péchés , ses erreurs et ses points faibles, l'aimer sans la juger est apparemment plus difficile et seulement très peu de personnes semblent y arriver. Elles font évidemment partie de la catégorie des saints et des héros. Une des personnes mondialement célèbre que nous connaissons tous est la bienheureuse Teresa de Calcutta. Nous pourrions même dire qu'elle a aimé les autres plus qu'elle s'est aimée elle-même.
La question suivante était: « Peut-on aimer Dieu sans aimer notre prochain? » Il y eut un long silence et ensuite la réponse arriva: non. Nous ne pouvons vraiment aimer Dieu sans aimer notre prochain. St Jean, l'apôtre et l'évangéliste, dit: « Si quelqu'un dit: « J'aime Dieu » et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas. » (1 Jn 4,20).
La troisième question était: « Est-il possible d'aimer notre prochain si nous n'aimons pas Dieu? »
A nouveau il y eut un silence. Puis beaucoup dirent: non. Il n'est pas possible d'aimer notre prochain sans aimer Dieu.
Ces questions simples nous font comprendre la vérité la plus importante et la plus basique de la vie. Cet amour double est inséparable en réalité. Ils sont comme les deux côtés de la même pièce de monnaie. Nous pourrions facilement dire qu'en réalité il n'y a qu'une sorte d'amour et que c'est l'amour de Dieu, qui est comme l'électricité qui passe dans l'ampoule et fait briller l'ampoule. De la même façon le courant de l'amour de Dieu dans une âme permet à la personne d'aimer son prochain . Il est impossible à une personne qui aime Dieu de tout son coeur, de tout son esprit, de toute son âme et de toute sa force de ne pas aimer son prochain. Elle n'aime plus avec un amour humain mais avec l'amour de Dieu qui peut dépasser les apparences externes d'une personne ou ses nombreux défauts et faiblesses. L'amour de Dieu est éternel, infini, invincible; l'amour de Dieu purifie et transforme une personne qui est choisie pour aimer comme Dieu. Elle expérimente la force incroyable de l'amour. En fait au début des locutions de Jésus à la bienheureuse Teresa de Calcutta M.C., il lui a dit que les M.C. devraient être unies à lui afin de rayonner son amour sur les âmes. (cf. MGF p. 10).
Quand l'électricité passe dans l'ampoule, l'ampoule brille et éclaire tout autour d'elle. L'ampoule ne produit pa d'électicité ni ne brille pour elle-même mais pour les autres. Quand l'électricité passe dans un ventilateur, le ventilateur bouge et dégage de l'air frais. Le ventilateur ne produit pas de l'air frais pour lui mais pour les aures qui sont autour de lui, ni l'ampoule ni le ventilateur ou aucun autre instrument n'est fier ni se vantent l'un l'autre. Quand l'amour de Dieu pénètre en nous, nous sommes comme l'ampoule, comme le ventilateur, comme tous les autres instruments électroniques.
Combien le monde aujourd'hui dépend de l'électricité! En d'autres mots, le monde ne peut plus fonctionner comme un tout, ni survivre sans énergie électrique. C'est beaucoup plus avec l'amour. Le monde ne peut même pas exister sans le double amour de Dieu et de son prochain. L'amour est l'essence de notre vie: pas d'amour, pas de ciel; pas d'amour, pas Dieu; pas d'amour, pas de vie!
Quand l'électricité manque, les gens s'affolent. Quand l'amour manque en nous, le pardon ne marche pas, le dialogue mutuel devient difficile dans les communautés religieuses, dans les familles, entre les différentes religions du monde et dans notre monde dans l'ensemble. Sans amour le monde passe de la lumière à l'obscurité, du réel à l'irréel; la culture de mort commence à prévaloir; la violence et le terrorisme commenceront à dominer. L'homme sans amour est pire qu'un animal, et sa présence crèe l'obscurité à l'intérieur et à l'entour et rend l'atmosphère lourde et tendue; un monde qui ne reconnaît pas la présence de Dieu et le pouvoir de son amour et de sa tendre attention est un monde qui a été détruit petit à petit. Un monde sans amour est un monde sans vie. Une vie sans amour est une vie sans vie.
L'amour fait voler; il rend les personnes vivantes et enthousiastes. L'amour est dynamique. L'amour est la seule arme et la plus forte qui puisse conquérir le monde entier. L'amour est une arme faite par Dieu pour conquérir même nos ennemis et qui deviennent éventuellement nos amis. L'amour ne détruit pas ni ne tue, mais il protège, pardonne et sauve. L'amour souffre pour aimer spécialement les personnes difficiles. Les armes faites par l'homme ne sauvent jamais, mais elles tuent et elles détruisent. Si nous revenons à l'homme primitif, quand il utilisait des flèches et des arcs, ou de nos jours où nous utilisons les armes les plus modernes et sophistiquées et les bombes suicides, nous voyons que le but n'est pas de sauver mais de réagir, de se venger ou de convoiter ce qui appartient aux autres. Tant que nous conquérons le mal avec le mal, on arrive à rien; par contre quand nous conquérons le mal avec le bien il y a la victoire, il y a la joie et la paix.
L'amour va plus vite que le vent et la lumière; il peut atteindre les coins les plus reculés du monde; il peut pénétrer même dans l'être humain le plus sauvage, transformant la personne en l'image de Dieu. Chaque fois qu'il y a amour véritable, qui peut nous faire mal, il y a un retour véritable à l'image originelle de Dieu. (voir Gn 1, 26).
Tous les êtres créés ont une fin et disparaissent quand ils meurent. Mais l'amour ne meurt jamais, même quand la personne meurt: au contraire l'amour devient plus vivant, plus puissant, plus effectif. Chaque fois qu'une personne meurt, il y a un passage de l'amour affectif à un amour effectif, de l'amour purement humain à l'amour de Dieu. Les saints qui ont aimé Dieu de toutes les forces de leur âme et laimé eur prochain plus qu'eux-mêmes deviennent de puissants intercesseurs au ciel pour ceux qui invoquent leur nom, implorent leur assistance.
Il serait approprié de citer ici le passage suivant de la première lettre encyclique du pape Benoît XVI:
« ...j'aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n'apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela peut se réaliser qu'à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu'à toucher le sentiment. J'apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus-Christ. Son ami est mon ami. Au-delà de l'apparence extérieure de l'autre, jaillit son attente intérieure d'un geste d'amour, d'un geste d'attention, que je ne lui donne pas seulement à travers des organisations créées à cet effet, l'acceptant peut-être comme une nécessité poloitique. Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l'autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires: je peux lui donner le regard d'amour dont il a besoin. Ici apparaît l'interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du prochain, sur laquelle insiste tant la Première Lettre de Jean. Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma vie, je ne peux jamais voir en l'autre que l'autre, et je ne réussis pas à reconnaître en lui l'image divine. Si par contre dans ma vie je néglige complètement l'attention à l'autre, désirant seulement être « pieux » et accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se dessèche. Alors, cette relation est seulement « correcte », mais sans amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui témoigner de l'amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à lui d'aimer. Les saints – pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de Calcutta – ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l'Eucharistie leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur précisément grâce à leur service des autres. Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c'est un unique commandement. Tous les deux cependant vivent de l'amour prévenant de Dieu qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n'est plus question d'un « commandement » qui nous prescrit l'impossible de l'extérieur, mais au contraire d'une expérience de l'amour, donné de l'intérieur, un amour qui, de par sa nature, doit par la suite être partagé à d'autres. L'amour grandit par l'amour. L'amour est « divin » parcequ'il vient de Dieu et qu'il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d'unification, il nous transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir un, jusqu'à ce que, à la fin, Dieu soit « tout en tous » (1 Co 15, 28). (Deus Caritas est: 18)
Maintenant j'aimerais dire quelques mots sur notre Chapitre Général. Notre Chapitre Général a été un événement priant. Il a duré cinq semaines avec tous les différents programmes. Nous avons à rendre grâce à Dieu pour de nombreuses choses et encore plus à rendre grâce à Dieu pour tous ceux d'entre vous qui ont offert des prières ferventes et fait de généreux sacrifices pour le succès et la fécondité de notre Chapitre Général. A partir du dimanche 24 août 2008 nous avons commencé l'adoration perpétuelle. Mr Thomas Paul et son équipe de deux hommes, Mr Anthony et Ginu d'Inde, ont été les adorateurs et les intercesseurs principaux pendant nos longues semaines de séminaire, retraite et Chapitre Général. Ils ont continué leur adoration quelques jours de plus après notre Chapitre G. L'un d'entre eux a de nombreux dons spirituels et a utilisé pleinement ses dons jusqu'à son départ. Nous avons eu aussi deux autres personnes: Mr Chako et Sahodharan Anayan. Anayan est en train de faire une retraite de quarante jours avec nous dans le silence total, le jeûne et l'adoration. Il passe 14 heures en adoration par jour, y compris six heures la nuit. Il retournera en Inde le 7 décembre 2008. Mr Chako est déjà reparti.
Au cours de ces années nous avons et avons la grande chance d'avoir de nombreux coopérateurs et bienfaiteurs, mais cette fois nous avons eu la grande chance d'avoir de merveilleux bienfaiteurs spirituels priant et intercédant jour et nuit avec les bras tendus, comme Moïse dans le livre de l'Exode (cf. Ex 17, 8-13). Nous avons encore besoin de coopérateurs spirituels.
L'élection a eu lieu le 19 septembre 08. Nos remerciements chaleureux vont pour vos prières, qui nous ont vraiment aidés à avoir une élection très paisible. Le vicaire épiscopal pour les Religieux du diocèse de Rome, Mgr Natalino Zagotto, est venu célébrer la Sainte Messe avec nous, après il a présidé l'élection du Père Général.
Ses paroles pendant la célébration de la Sainte Eucharistie et avant et après l'élection du Père Général furent très appropriées et inspirées. Aprés son départ les Capitulaires ont continué avec l'élection des quatre Conseillers Généraux, sous la présidence du Pére Général nouvellement élu. Là aussi l'élection fut très paisible et les frères suivant furent élus pour assister, conseiller et aider le Père Général selon les Constitutions des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs:
Frère Stephen M.C. du Ghana fut élu comme premier Conseiller et Vicaire; frère Jan-Timo M.C. d'Allemagne, frère André Marie M.C. du Canada, frère Luc M.C. du Canada.
Ces quatre Conseillers représentent les quatre continents d'Afrique, Europe, Amérique du Sud et Centrale et Amérique du Nord. Le Père Général représente le continent d'Asie et le reste du monde. Cela prendra un certain temps pour préparer tous les actes et les résultats du Chapitre Général. Donc nous demandons les prières ferventes et continues de tous.
L'Assemblée Générale (A.G.) et le Jubilé LMC. Le Jubilé des Laïcs Missionnaires de la Charité (LMC) est très proche. Il a deux parties principales. La première partie est leur Assemblée Générale. A partir de maintenant nous utilisons les mots « Assemblée Générale » à la place de Chapitre Général pour le Mouvement (A.G.), qui se tiendra du 14 au 21 avril 2009; tandis que le programme du Jubilé se tiendra du 21 au soir juqu'au 25 avril 2009. Nous avons réservé pour trois cents personnes pour la nourriture et le logement, et pour cent personnes de plus pour les événements quotidiens, y compris leurs repas. Pour l'Assemblée Générale nous espérons avoir environ cent à cent vingt personnes. Beaucoup a été fait pour la préparation, y compris la plupart des inscriptions.
La prière pour la réussite et la fécondité du Jubilé est faite dans tous les groupes. Pendant l'Assemblée Générale nous allons avoir l'adoration perpétuelle à Teresa Gerini, où se tient l'Assemblée. Nous espérons avoir assez de volontaires pour adorer pour l'occasion. Chez nous à
S. Agapito, nous continuerons de toute façon notre adoration perpétuelle.
La fête de la Sainte Famille pour les frères est célébrée chaque année le dernier jeudi du mois d'octobre. Nous anticipons notre fête de la Sainte Famille, bien que la fête liturgique actuelle est après Noël. Nous faisons cela pour avoir une préparation véritable à la fête, ce que nous ne pouvons pas faire pendant le temps de Noël, c'est pour la même raison que les LMC célèbrent la fête de la Sainte Famille le dimanche avant la fête du Christ Roi.
Nos remerciements chaleureux à Sr. Nirmala qui a eu la gentillesse d'envoyer deux lettres aux Capitulaires, une au commencement de notre Chapitre Général et une presqu'à la fin. Elles renouvellent nos liens avec la source du charisme M.C. et du Bethléem M.C.. Une fois encore merci à chacun d'entre vous pour toute l'aide et pour le soutien. Amitiés et prières.
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.