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28.12.06

French (FR)   CHRISTIFIDELES LAICI  -  Categories: documents, Mère Teresa, jc, Jean-Paul II  -  @ 19:07:36

Notre groupe de LMC de Paris se réunit ce samedi chez les Soeurs pour commencer à étudier l'exhortation apostolique "Christifideles Laici" dans le cadre de notre engagement. ci-joint l'introduction, les paragraphes 55 et 56 concernant "les états de vie et vocations" et "les diverses vocations laÏques" ainsi que la conclusion où l'appel du Bienheureux Jean-Paul II se transforme en une très belle et forte prière à Marie Mère du Christ et Mère de l'Eglise. JC.Fabienne a mis sur le blog Mère Teresa une traduction de méditations de Mère Teresa sur "La Vigne et les sarments"
INTRODUCTION

1. LES FIDÈLES LAÏCS (Christifideles laici), dont la «vocation et la mission dans l'Eglise et dans le monde vingt ans après le Concile Vatican II» a été le thème de l'assemblée générale du Synode des Evêques en 1987, appartiennent au Peuple de Dieu, représenté par les ouvriers de la vigne, dont parle Saint Matthieu dans son Evangile: «Le royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour toute la journée et il les envoya à sa vigne» (Mt 20, 1-2).

La parabole évangélique met sous nos yeux l'immense vigne du Seigneur, et la foule des personnes, hommes et femmes, qu'Il appelle et qu'Il envoie y travailler. La vigne, c'est le monde entier (cf. Mt 13, 38), qui doit être transformé selon le dessein de Dieu, en vue de l'avènement définitif du Royaume de Dieu.
Allez, vous aussi, à ma vigne

2. «Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: "Allez, vous aussi, à ma vigne"» (Mt 20, 3-4).

L'appel du Seigneur Jésus ne cesse de se faire entendre depuis ce jour lointain de notre histoire: il s'adresse à tout homme venu en ce monde.

De nos jours, dans une effusion renouvelée de l'Esprit de la Pentecôte, arrivée avec le Concile Vatican II, l'Eglise a vu mûrir en elle un sentiment plus vif de son caractère missionnaire et, dans un mouvement d'obéissance généreuse, elle a de nouveau écouté la voix du Seigneur qui l'envoie dans le monde comme «le sacrement universel du salut»(1).

Allez, vous aussi. L'appel ne s'adresse pas seulement aux Pasteurs, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses; il s'étend à tous: les fidèles laïcs, eux aussi, sont appelés personnellement par le Seigneur, de qui ils reçoivent une mission pour l'Eglise et pour le monde. Saint Grégoire le Grand le rappelle, lorsque, prêchant au peuple chrétien, il commente la parabole des ouvriers de la vigne: «Examinez donc un peu, mes frères, votre mode de vie, et vérifiez bien si déjà vous êtes des ouvriers du Seigneur. Que chacun juge ce qu'il fait et se rende compte s'il travaille dans la vigne du Seigneur»(2).

Fort de son inestimable patrimoine doctrinal, spirituel et pastoral, le Concile a écrit des pages vraiment merveilleuses sur la nature, la dignité, la spiritualité, la mission, la responsabilité des fidèles laïcs. Et les Pères conciliaires, en écho à l'appel du Christ, ont appelé tous les fidèles laïcs, hommes et femmes, à travailler à sa vigne: «Le Saint Concile adjure avec force au nom du Seigneur tous les laïcs de répondre volontiers, avec élan et générosité, à l'appel du Christ qui, en ce moment même, les invite avec plus d'insistance, et à l'impulsion de l'Esprit Saint. Que les jeunes réalisent bien que cet appel s'adresse très particulièrement à eux, qu'ils le reçoivent avec joie et de grand coeur. C'est le Seigneur Lui-même qui, par le Concile, presse à nouveau tous les laïcs de s'unir plus intimement à Lui de jour en jour et de prendre à coeur ses intérêts comme leur propre affaire (cf. Ph 2, 5), de s'associer à sa mission de Sauveur; Il les envoie encore une fois en toute ville et en tout lieu où Il doit aller Lui-même (cf. Lc 10, 1)»(3).

Allez, vous aussi, à ma vigne. Ces paroles ont aussi résonné spirituellement pendant tout le déroulement du Synode des Evêques, qui s'est tenu à Rome du ler au 30 octobre 1987. Reprenant les pistes du Concile et éclairés par les expériences personnelles et communautaires de toute l'Eglise, les Pères, riches en outre de l'apport des Synodes précédents, ont étudié, de façon approfondie, «la vocation et la mission des laïcs dans l'Eglise et le monde, vingt ans après le Concile Vatican II».

Cette Assemblée comprenait des représentants qualifiés des fidèles laïcs, hommes et femmes, qui ont apporté une contribution précieuse aux travaux du Synode. L'homélie de clôture l'a explicitement reconnu: «Nous remercions le Seigneur de ce que, au cours de ce Synode, nous avons pu avoir non seulement la joie de la participation des laïcs (auditeurs et auditrices), mais plus encore de ce que le déroulement des discussions nous a permis d'entendre la voix des invités, les représentants du laïcat provenant de toutes les parties du monde, de différents pays. Cela nous a permis de profiter de leurs expériences, de leurs conseils et de leurs suggestions inspirés par leur amour pour la cause commune»(4).

Le regard fixé sur l'après-Concile, les Pères synodaux ont pu constater de quelle façon l'Esprit a continué de rajeunir l'Eglise, en suscitant en elle de nouvelles énergies de sainteté avec la participation de nombreux fidèles laïcs. Nous en trouvons un témoignage, entre autres, dans le nouveau style de collaboration entre prêtres, religieux et fidèles laïcs; dans la participation active à la liturgie, à l'annonce de la parole de Dieu, à la catéchèse; dans les multiples services et tâches confiés aux fidèles laïcs, qui les ont si bien assurés; dans la floraison vigoureuse de groupes, d'associations, de mouvements de spiritualité et d'engagement; dans la participation plus large et plus marquée des femmes à la vie de l'Eglise et au développement de la société.

Dans le même temps, le Synode ne manquait pas de noter que le chemin post-conciliaire des fidèles laïcs n'a pas été sans difficultés ni dangers. Dans le concret, on peut rappeler deux tentations auxquelles ils n'ont pas toujours su échapper: la tentation de se consacrer avec un si vif intérêt aux services et aux tâches d'Eglise, qu'ils en arrivent parfois à se désengager pratiquement de leurs responsabilités spécifiques au plan professionnel, social, économique, culturel et politique; et, en sens inverse, la tentation de légitimer l'injustifiable séparation entre la foi et la vie, entre l'accueil de l'Evangile et l'action concrète dans les domaines temporels et terrestres les plus divers.

Au cours de ses travaux, le Synode a fait sans cesse référence au Concile Vatican II, dont l'enseignement touchant le laïcat, à vingt ans de distance, a paru d'une actualité surprenante, et parfois d'une portée prophétique: un tel enseignement est capable d'éclairer et d'inspirer les réponses qui doivent être données aujourd'hui aux nouveaux problèmes. En vérité, le défi que les Pères synodaux ont relevé a été celui de bien tracer les routes précises afin que la splendide «théorie» sur le laïcat, formulée par le Concile, puisse devenir une authentique «pratique» ecclésiale. D'un autre côté, certains problèmes s'imposent par un certain caractère de «nouveauté»; au point qu'on peut les qualifier de post-conciliaires, au moins dans un sens chronologique: à ces problèmes, les Pères ont à juste titre réservé une attention toute spéciale au cours de leurs discussions et réflexions. Parmi ces problèmes, il faut mentionner ceux qui concernent les ministères et les services ecclésiaux confiés déjà ou qui seront à confier à des fidèles laïcs, la diffusion et la croissance de nouveaux «mouvements» à côté d'autres formes d'associations de laïcs, la place et le rôle de la femme autant dans l'Eglise que dans la société.

Au terme de leurs travaux menés avec zèle, compétence et générosité, les Pères du Synode m'ont manifesté leur désir et leur souhait qu'en temps opportun, je présente à l'Eglise universelle un document de conclusion sur le laïcat chrétien(5).

Cette Exhortation Apostolique Post-synodale veut donc faire ressortir toute la valeur des travaux du Synode, depuis les Lineamenta jusqu'à l'Instrumentum laboris, depuis la relation d'introduction jusqu'aux interventions de chacun des évêques et des laïcs et jusqu'au rapport de synthèse après la discussion en assemblée, depuis les discussions et les relations des «circuli minores» jusqu'aux «propositiones» et au Message final. Le présent document ne se situe donc pas en marge du Synode; il en constitue au contraire l'expression à la fois cohérente et fidèle; il est le fruit d'un travail collégial, dont la dernière étape a été la rédaction d'un exposé à laquelle ont contribué le Conseil du Secrétariat Général du Synode et le Secrétariat lui-même.

Susciter et alimenter une prise de conscience plus nette du don et de la responsabilité que tous les fidèles laïcs ont dans la communion et la mission de l'Eglise, tel est le but de notre Exhortation.

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25.12.06

French (FR)   Traduction de la lettre de Père Sébastien  -  Categories: Père Sebastien, fafa, lettres  -  @ 22:37:43

Traduction de la lettre de Père Sébastien écrite en italien et incluse dans la NewsLetter italienne
enregisrée sur le blog précédemment .Traduction par Fabienne non garantie !

Laudetur Sacra Familia

Très chers frères et soeurs,

La joie et la paix durables sont les dons les plus précieux de ce saint temps de Noël. Beaucoup ont partagé cet Esprit de Noël avec nous et avec nos pauvres à travers le téléphone, les messages, les cartes de voeux, les lettres et les dons, tandis que d'autres sont venus nous rendre visite personnellement et d'autres nous ont assurés de leurs prières et de leurs sacrifices.
Quelque soit la façon dont vous avez partagé l'Esprit, notre amitié avec Dieu et les uns pour les autres s'est renouvelée, approfondie, purifiée, et renforcée. Vous nous avez fait percevoir que Dieu s'est vraiment incarné et a vécu avec nous, pour nous et au milieu de nous, comme nous le professons quand nous disons : « Pour nous les hommes et pour notre salut il descendit du ciel ».
Cette amitié se fonde sur le service, dans l'humilité et la charité. L'amitié qui se fonde simplement sur ce qui plaît ou ne plaît pas, sur l'égoisme et sur l'orgueil ne peut pas durer. La véritable amitié se fonde sur le respect, la confiance, le sacrifice, le pardon, la compréhension, l'humilité et l'estime. La véritable amitié se base sur l'amour de Dieu et du prochain. L'amitié sans sacrifice et sans un service affectueux dans l'humilité et dans la joie est une intolérable contrefaçon.
Je me rends compte toujours davantage que Noël est un temps de renouvellement. C'est le temps de renouveler notre amitié avec Dieu et avec les autres. Il ne s'agit pas de deux réalités parallèles , mais- nous le précisons- de deux réalités inséparables qui se fondent en une seule. C'est le temps de rappeler nos amitiés et d'en établir de nouvelles; de réparer les ponts ou d'en construire de nouveaux; de nettoyer et de rénover. C'est la raison pour laquelle nous envoyons des lettres et des cartes de voeux, en assurant de notre prière.
L'humilité ne nous rend pas pauvres et misérables, comme le font au contraire l'orgueil et la jalousie. Plus nous sommes humbles, plus nous devenons nobles. C'est seulement quand nous sommes prompts à partager l'humilité de Dieu, qui devint homme comme nous en tout excepté le péché , que nous partageons la divinité de Dieu et devenons grands et semblables à Dieu.
Satan est furieux contre les amis et les amoureux de Dieu; il essaie de toutes ses forces de nous faire devenir des ennemis de Dieu et de notre prochain, en suscitant en nous des sentiments de jalousie et d'ambition. Satan essaie de créer la désunion et de rompre notre amitié avec Dieu, qui se fonde sur la foi, l'espérance et la charité et est fortifiée par la prière, la contemplation et les oeuvres de miséricorde. Il sait que, si nous abandonnons notre vie de prière, nous pouvons facilement rompre notre amitié envers le prochain.
Il est impossible d'être ami avec notre voisin, si en premier lieu nous ne sommes pas amis avec Dieu. Dieu est non seulement notre Père mais il est notre ami fidèle pour toute la vie. L'amitié avec Dieu porte immédiatement à établir une amitié avec le prochain. Et cela est normal parce que nous sommes fils du même Père céleste: juste ou injuste, bon ou méchant, normal ou anormal, saint ou pécheur, noir, foncé, blanc ou jaune, nous sommes tous fils du même Père céleste.
Noël est aussi un temps de partage. Beaucoup d'entre vous ont donné avec générosité, et « Dieu aime celui qui donne avec joie ». Merci à tant parmi vous qui partagez de cette façon tant de temps, d'énergie, d'argent et de choses matérielles avec et pour nos pauvres. Votre générosité et votre bonne volonté infatigables sont vraiment édifiantes. Beaucoup d'entre vous se dépensent pour nous aider et aider nos pauvres.
Mes voeux les plus sincères pour un saint Noël et un Nouvel An plein de Paix.

P. Sebastian Vazhakala M.C.

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