Tous les Blogs Le journal des Bastide " Restez éveillés et priez en tout temps " Liens-Links LMC GIUBILEO

18.01.19

French (FR)   13 janvier 2019 Baptême du Seigneur  -  Categories: Père Sebastien  -  @ 17:51:55
13 janvier 2019 Baptême de notre Seigneur Très chers frères et sœurs, Recevez mes salutations tardives en cette saison et ce temps saints que nous avons célébrés avec une grande joie et beaucoup de partage, en particulier avec nos pauvres gens. Comme nous savons tous que Noël est une fête du partage, notre Dieu trinitaire a décidé de partager sa vie divine avec nous en envoyant son Fils unique par amour pour nous, comme nous pouvons le lire dans l'évangile de Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (3, 16). Dans le verset suivant, Jean déclare avec insistance: « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (3, 17).   Parce que Noël est essentiellement une fête du partage, on peut dire que Noël est une fête de la joie. À la naissance de Jésus à Bethléem, les anges ont dit aux bergers: « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 11) En Jésus, il n'y avait pas que la rencontre du ciel et de la terre, mais aussi le mariage entre Dieu et l'homme en assumant notre nature humaine faible et fragile. L'incarnation, Dieu devenant homme, le Créateur devenant une créature est un grand mystère. C'est ici le secret de toutes nos entreprises et nos activités missionnaires. Si Dieu est venu dans notre monde misérable pour nous aider, nous pouvons aller dans n’importe quelle partie du monde avec Jésus pour partager, apprendre et enseigner, pour prêcher ce que nous croyons et que nous vivons et croire et vivre ce que nous prêchons. Les apôtres sont devenus les premiers missionnaires selon l'exemple de Jésus et selon son commandement: « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19-20). Les apôtres, après avoir reçu l’Esprit-Saint le dimanche de la Pentecôte, se sont rendus à l'étranger pour proclamer la bonne nouvelle au monde connu à l’époque. St Thomas, le soi-disant incrédule, a fait non seulement un grand acte de foi et de profession: « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 28), mais il est devenu un grand missionnaire jusqu'en Inde, où il a prêché et témoigné de sa foi en versant son sang. St Pierre est venu à Rome où, avec St Paul, l'apôtre des Gentils, ils sont devenus les fondateurs de l'Église de Rome en versant leur sang pour la foi. St Pierre, le premier pape, a été crucifié sur la colline du Vatican la tête en bas car, selon la tradition, il ne se sentait pas digne d'être crucifié comme son maître et son Seigneur. St Paul, étant un citoyen romain, ne pouvait pas être crucifié. Il a donc été décapité à Tre Fontane, dans la banlieue de Rome, où se trouve aujourd'hui un monastère trappiste. La petite prison de St Paul fait maintenant partie de l’église. Comme la basilique St Pierre de renommée mondiale est construite sur les restes de St Pierre, la basilique St Paul-hors-les-Murs est construite sur les restes de St Paul. Elle est connue comme la basilique St Paul-hors-les-Murs. Les deux imposantes basiliques magnifiques sont fréquentées chaque jour par des milliers de visiteurs venus dans la «ville éternelle de Rome» des quatre coins du monde. Les autres basiliques de Rome sont Ste Marie Majeure, la première église dédiée à Notre-Dame à l’ouest et la basilique St Jean de Latran, la cathédrale du pape. Ce sont les quatre principales basiliques patriarcales de Rome, visitées quotidiennement par des milliers de touristes et de pèlerins. Bien que le but premier de ces basiliques soit d’être des lieux de culte, de prière, d’adoration et de réception des sacrements, en particulier de la Sainte Messe et de la communion, ainsi que du sacrement de la réconciliation, d’autres buts et d’autres intérêts ne sont pas exclus, artistiques, architecturaux, archéologiques et bien d’autres encore. Ces basiliques sont ouvertes de 7h00 à 19h00 sept jours sur sept, à toute personne de bonne volonté, qu’elle ait la même foi ou pas la foi du tout. L’Église catholique croit que tous sont des enfants du même Père céleste, croyant ou non. L’existence de Dieu, ses actions et ses activités ne dépendent pas de notre croyance, comme Jésus l’a affirmé : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » (Jn 5, 17).   En suivant l'exemple de Jésus, nous devons tous travailler non seulement comme Jésus, mais avec Jésus et pour Jésus. Jésus a travaillé avec son Père. Sa nourriture était de faire la volonté de son Père, ce qui lui a fait verser des larmes. Sa sueur devint comme des gouttes de sang (cf. Lc 22, 44) dans le jardin de Gethsémani. Il a appris à obéir à son père à travers de grands cris et des larmes (He 5, 7-9). Faire la volonté de Dieu peut nous coûter très cher, mais cela en vaut la peine et nous ne le regretterons jamais. La célébration annuelle de Noël et toutes les fêtes qui en sont proches sont maintenant terminées, mais la célébration quotidienne de Noël se poursuit. Cela peut être vu, ressenti et vécu dans notre vie quotidienne. La célébration de Noël se répète dans chaque célébration eucharistique. Le Christ naît à nouveau sur l'autel à travers les instruments que sont les prêtres. Au cours de sa vie terrestre, Jésus a multiplié les pains et les poissons (cf. Mc 6, 34-44). Assis à la droite du Père, Jésus fait maintenant des miracles sur chaque autel lorsqu'un prêtre célèbre l'Eucharistie. À Nazareth, nous disons que le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous (Jn 1, 4). Sur l'autel, Jésus devient chair et habite parmi nous à travers le pain eucharistique. Dans l'incarnation, Jésus a caché sa divinité ; dans le pain eucharistique, Jésus cache à la fois sa divinité et son humanité. Nos sens ne peuvent pas saisir cette merveille, la foi doit les compenser. (cf. Thomas d'Aquin) Quel mystère incroyable et ineffable est l’Eucharistie ! Qui peut vraiment saisir sa profondeur, sa signification, son efficacité ? Comme nos églises auraient été vides sans Jésus dans le tabernacle ! Comme les saints auraient été faibles et impuissants, et nous aussi. Ste Teresa de Calcutta a écrit : « J’étais par moments tellement attirée par le Saint-Sacrement. Je désirais ardemment la sainte communion. Nuit après nuit, le sommeil disparaissait seulement pour attendre sa venue… Maintenant je remarque que de 11h du soir à 1h du matin le même désir ardent interrompt mon sommeil. » (8 août 1947). Elle a écrit à l'archevêque Ferdinand Perier SJ: « La seule chose que je vous demande, Excellence, c’est de nous apporter toute l'aide spirituelle dont nous aurons besoin. Si nous avons Notre Seigneur au milieu de nous, avec la Messe et la Sainte Communion quotidiennes, je ne crains rien ni pour les Sœurs ni pour moi-même. Il prendra soin de nous. Mais sans lui je ne peux exister, je suis impuissante » (Fête-Dieu, 1947). Il ne nous est pas possible de travailler sans la nourriture appropriée. Comme la nourriture et les boissons sont nécessaires pour que le corps puisse vivre, bouger et agir, la nourriture spirituelle, en particulier l’Eucharistie, est absolument vitale pour vivre une vie sainte et accomplir l’œuvre de Dieu au quotidien, dans la prière, avec fidélité et avec persévérance. L'Église accueille de nombreux mystiques et de nombreux saints, dont la vie entière est devenue une vie eucharistique. Jésus nous donne son corps et son sang afin que nous puissions travailler encore plus pour sa gloire et son honneur. Plus nous comprenons l'efficacité de l'Eucharistie, plus nous respectons, apprécions et remercions le Seigneur pour ce don et ce mystère ineffables et inestimables ! Non seulement Jésus nous donne son corps et son sang comme nourriture et comme boisson pour l'âme, mais il veut également que nous l'aimions et l'adorions dans le Pain de Vie, afin que nous puissions l'aimer et le servir surtout dans les plus pauvres des pauvres. Pour nous les M.C., il est plus facile non seulement de comprendre et d’apprécier sa place dans la vie, mais cela nous donne la force, l’énergie, la vitalité et la grâce de persévérer en offrant un service gratuit et de tout cœur aux plus pauvres parmi les pauvres, quotidiennement et toute la vie, avec plus de zèle et de ferveur sans en calculer le prix, sans chercher de repos ni de récompense. En plus, ce que nous faisons aux plus petits de nos frères, c’est à Jésus que nous le faisons, même si c’est donner un verre d’eau froide au nom de Jésus (cf. Mt 10, 42; 25-40). La vie de Jésus, son exemple et ses enseignements sont forts et nets. La parabole du bon Samaritain (Lc 10, 25-37), la parabole de l’homme riche et de Lazare (Lc 16,19-31), etc., sont des enseignements très clairs de Jésus sur la manière dont nous devons être " les gardiens de nos frères ”. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Jésus se fasse le Pain de Vie afin que nous puissions continuer à enseigner aux autres ce qu’il a enseigné non pas tant par les mots que par l’exemple. Il se fait aussi l’affamé, le dénudé, le sans-abri, le malade et le prisonnier. Plus nous aimons Jésus dans le Pain de Vie, plus nous aimons et servons nos pauvres gens. Plus nous participons à la célébration eucharistique, plus nous devenons fervents, zélés et enthousiastes, plus nous devenons le feu de l’amour de Jésus parmi les pauvres, les malades et les mourants, et les handicapés. Ste Mère Teresa a écrit: « Ces désirs d’apaiser la soif de Notre Seigneur pour les âmes des pauvres, pour de pures victimes de son amour, ne font que croître à chaque Messe et à chaque Sainte Communion. Toutes mes prières et toute la journée, en un mot, sont pleines de ce désir » (Fête de Saint François Xavier, 1947). Je voudrais conclure ces réflexions par les paroles du pape Jean-Paul II: « Si vous apprenez à découvrir Jésus dans l’Eucharistie, vous saurez le découvrir aussi dans vos frères et sœurs, en particulier dans les plus pauvres. L’Eucharistie reçue avec amour et adorée avec ferveur, devient une école de liberté et de charité pour réaliser le commandement de l’amour… Cette école eucharistique de liberté et de charité apprend à dépasser les émotions superficielles pour s’enraciner fermement dans ce qui est vrai et bon ; elle délivre du repliement sur soi pour s’ouvrir aux autres. Elle enseigne à passer d'un amour affectif à un amour effectif. Car l'amour n'est pas simplement un sentiment ; c'est un acte de volonté qui consiste à préférer de manière constante le bien de l’autre à son propre bien : "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime" (Jn 15, 13) ». (St Jean-Paul II, du Vatican, 22 février 2004). Que la Vierge de Nazareth façonne en nous un cœur contemplatif et que St Joseph, le gardien du Rédempteur et la consolation des pauvres, intercède pour nous afin que nous puissions fixer notre regard sur Jésus, qui est notre lumière et notre vie, notre vérité et notre amour, comme l'ont fait Marie et Joseph à Nazareth. Jésus est notre chacun et notre tout. Nous l’aimons dans le Pain de Vie comme il n’a jamais été aimé avant et le servons dans les plus pauvres parmi les pauvres comme il n’a jamais été servi. Prions à cette fin et demandons les prières de tous. Que le bon Dieu vous bénisse et vous récompense tous. Père Sébastien Vazhakala m.c.

powered by b2evolution free blog software

Contact admin - Crédits: blog software | hébergeur | pub blog