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11.04.16

French (FR)   Pâques 2016  -  Categories: Père Sebastien, fafa  -  @ 16:27:06

PÂQUES 2016

«  Jésus, dans la puissance de l’Esprit » (Lc 4, 14)

Chers frères et sœurs bien-aimés,

Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité, alléluia, alléluia, alléluia.

A Rome, nous avons beaucoup de lieux de sépulture, à commencer par les catacombes, nous en avons beaucoup. Certains d'entre eux sont plus célèbres et sont visités par les pèlerins et les touristes, qui viennent à Rome pour avoir un avant-goût de la foi des premiers chrétiens, dont certains ont offert leur vie sur l'autel du martyre. Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise de Rome, ne sont pas nés et n’ont pas grandi à Rome, mais ils sont venus d'Israël, la terre de Jésus, de Marie et de Joseph. La bse. Teresa de Calcutta n'est pas née en Inde, mais y est arrivée à l'âge de 18 ans et est morte à l'âge de 87 ans à Calcutta. Contrairement aux apôtres, la bse. Teresa de Calcutta M.C. a vécu le martyre blanc. Bien que Jésus fût un martyr par excellence, nous continuons à utiliser des vêtements blancs pour célébrer la fête de Pâques. Pourquoi faisons-nous cela ? S'il vous plaît, essayez de trouver votre propre réponse.

Les tombes des martyrs et des saints ne sont pas vides, contrairement au tombeau de Jésus. Il y a trois grands cimetières à Rome : le Verano, Flaminio à Prima Porta et Trigoria. Aucune des tombes dans ces cimetières n’est vide comme l’est le tombeau de la colline du Calvaire, dans l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem.

Il a été trouvé vide le troisième jour. Mais pour aller au-delà du tombeau vide de la colline du Calvaire, je voudrais me concentrer sur une double expérience de tombeau-vide de Jésus pendant sa vie publique et jusqu'à sa mort sur une croix et, si le temps le permet, dire quelques mots de l'expérience du tombeau-vide dans la vie et l'apostolat de la bse. Teresa de Calcutta, notre fondatrice et notre Mère.

Ces jours-ci, si vous avez du temps libre, j’aimerais que chacun de vous écrive ses propres expériences de tombeau-vide dans sa vie personnelle.,

Une des premières expériences du tombeau-vide de Jésus quand il a commencé sa vie publique fut dans la synagogue de Nazareth. Saint Luc dit que Jésus retourna en Galilée, et la puissance du Saint Esprit était avec lui (cf. Lc 4, 14). La puissance du Saint Esprit n'a jamais abandonné Jésus, et la puissance de l'esprit du mal n’a jamais pu vaincre la puissance du Saint Esprit du début à la fin de la vie de Jésus. C’est un élément très important sur lequel réfléchir. Si nous avons la puissance du Saint Esprit en nous, la puissance de découragement, des dissensions, des calomnies, des fausses accusations, etc., de l’esprit du mal, ne peut nous vaincre. Jésus vécut tout cela et plus encore. La bse. Teresa M.C., l'épouse de Jésus-Christ crucifié partagea très étroitement avec lui la puissance du Saint Esprit et les attaques du malin.

Au lieu de prêter attention aux paroles de Jésus, ils commencèrent à dire: n’est-il pas le fils de Joseph? Au lieu de prêter attention à la vérité de la parole de Dieu, ils se laissèrent prendre par les apparences extérieures. Ils voulurent même tuer Jésus. Ce fut une véritable expérience de tombeau-vide pour Jésus. Sa proclamation de la parole de Dieu et son homélie ne furent non seulement pas acceptées, mais ils voulurent le détruire. Mais la puissance du Saint Esprit était avec lui. L’expérience du tombeau-vide ne le découragea. Il ne renonça pas à sa prédication et à faire du bien aux autres (Lc 4.,31s).

Je voudrais prendre seulement une ou deux autres expériences de tombeau-vide pour Jésus. Au dernier repas, Judas sortit de la chambre haute non pas rempli de la puissance du Saint Esprit, mais de l'esprit du mal. Dès que Judas prit le morceau de pain, Satan entra en lui (Jn 13,27).

Là, Jésus fut confronté à une expérience de tombeau-vide terrible et tragique. Il le fut non seulement parce que Judas allait trahir Jésus, mais parce que Judas ne persévéra pas dans sa vocation d'être l'un des douze apôtres. Il a jeté à la poubelle le don incroyablement précieux et le mystère de son appel sublime à être l'un des douze apôtres, choisi pour être avec Jésus, l'un de ses compagnons et à témoigner de lui, comme les onze autres apôtres, qui n’étaient pas parfaits non plus d’aucune manière. Jésus a respecté la liberté de Judas.

Le même satan, qui a si facilement vaincu Adam et Eve, n’a pas pu pas vaincre Jésus, le nouvel Adam ni Marie, la nouvelle Eve, mais il a pris l'un des douze. Satan entra en lui et, poussé par satan, Judas a fait ce qu'il a fait. Non seulement Judas a trahi Jésus, pire encore, Judas s’est suicidé. Il y a là une véritable tragédie, un véritable échec. Il est comme l'un de nous, appelé par Jésus pour être avec lui, pour être son ami intime et qui part poussé par le malin. Pour Jésus l'expérience de la chambre haute fut comme une expérience de tombeau-vide, mais le Saint Esprit était avec lui. Alors il a pu accepter même le coup le plus dur de sa vie, en particulier venant de son propre élu, celui qui a mangé avec lui, celui qui a partagé si étroitement sa vie.

L’expérience la pire et la plus tragique de tombeau-vide était encore à venir, et elle est arrivée quand tous les apôtres l'ont abandonné. Pierre l’a renié, la foule a crié d'une seule voix: « Crucifie-le, donne-nous Barabbas ». Barabbas était un meurtrier. Ce fut encore plus, la crucifixion. Voici l'anéantissement complet de la puissance de Jésus, une kénose totale de Jésus. Le tout-puissant devient le tout impuissant. «  Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné … » Voici le point culminant de l'expérience du tombeau-vide de Jésus. Mais le malin ne pouvait toujours pas vaincre Jésus. Jésus pria pour ses persécuteurs. Il pardonna au bon larron, lui promettant la récompense du paradis avec lui. Etre avec Jésus est notre véritable paradis, que ce soit ici sur terre ou plus tard dans le ciel.

Jésus n'est pas mort sur la croix dans le désespoir, mais ses dernières paroles furent :
« Père, entre tes mains je remets mon esprit ». L'esprit du Seigneur n'a jamais quitté Jésus. Son acte salvifique fut un événement trinitaire. Les trois personnes ont travaillé ensemble pour nous créer humains : Faisons l'homme et la femme à notre image (cf. Gn 1, 26). Le même Dieu Trinitaire qui nous a créés, les trois personnes, ont travaillé ensemble pour nous sauver de l'esclavage du péché et de satan. «  Moi et le Père nous sommes un … » 

Seuls ceux qui passent par des expériences similaires de tombeaux-vides et qui persévèrent encore peuvent également ressentir la joie de la résurrection.

La bse. Teresa M.C. est passée par de nombreuses expériences de tombeau-vide dans sa vie. Pour n’en citer que quelques-unes au passage:

* Attendre si longtemps pour obtenir la permission de l'archevêque de Calcutta.
* Chercher une maison après son retour de Patna ...

* Attendre anxieusement des candidates pour se joindre à elle.

* Beaucoup de sœurs quittent la Congrégation ...

* Sa nuit noire, son aridité dans la prière, ses nombreuses épreuves enregistrées et non enregistrées, les souffrances, les malentendus, les calomnies, les fausses accusations, les rejets, les souffrances morales, ses propres faiblesses, sa sincère conscience de son indignité, ... etc.

La résurrection de Jésus du tombeau est la pierre angulaire de notre foi. L'existence de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique est en elle-même une preuve réelle de la résurrection de Jésus. Si Jésus n’était pas ressuscité, St Pierre et St Paul n’auraient pas accepté le martyre. S’ils n'étaient pas morts pour le Christ, nous n’aurions pas les magnifiques basiliques de St Pierre et St Paul, ni les basiliques de Ste Marie-Majeure et St Jean de Latran, et toutes les grandes et petites églises du monde. Si Jésus n’était pas ressuscité du tombeau, nous ne serions pas ici. Votre présence ici, mes chers frères et sœurs, est un témoignage vivant, un témoignage puissant de la résurrection de Jésus.

Quarante ou cinquante jours ne suffisent pas pour chanter alléluia à Jésus, nous avons besoin de l’éternité pour le faire. En effet, nous avons l’éternité pour chanter des louanges et offrir des prières de louange et d'action de grâce au Seigneur ressuscité et glorifié.

Nous sommes à la veille de la canonisation de notre mère et fondatrice, la bse. Teresa M.C., ce qui également n’aurait aucun sens si Jésus n'était pas ressuscité des morts. Chaque canonisation est une réaffirmation de la résurrection de Jésus-Christ.

Le vendredi saint sans le dimanche de Pâques aurait été la pire catastrophe qui aurait eu lieu dans le monde. Rendons grâce à Dieu, nous avons les deux, inséparablement imbriqués dans le tissu de notre vie et de notre activité. Si nous ne mourons pas, nous ne ressusciterons pas. Pas de mort, pas de résurrection. Pas de dimanche de Pâques sans Vendredi saint. Alors, quand nous passons par le Vendredi saint, pensez au dimanche de Pâques, qui donnera la vie, la Lumière, l'espérance et l'encouragement à faire face aux difficultés.

Louez le Seigneur, le Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité. Nous sommes le peuple de Pâques, alléluia est notre chant. Que l’alléluia soit notre chant incessant dans la douleur et dans le bonheur, dans la tristesse et dans la joie. Que le chant alléluia soit sur nos lèvres jusqu'à notre dernier souffle.

«  Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l'espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts » (Ph 3, 10- 11).

Je vous souhaite à tous un très heureux, saint et joyeux temps de Pâques, qui nous prépare au don et à la fête de l’Esprit Saint.

Avec toute mon amitié et mes prières.

Dieu vous bénisse.
Père Sebastien Vazhakala m.c.

8 mars 2016

Chers frères et sœurs bien-aimés,

Que la grâce et la paix de ce temps saint du Carême, qui nous prépare à la fête joyeuse de Pâques, soient avec vous. La douleur du Vendredi saint s’est transformée en une joie indicible pour ceux qui ont partagé avec Jésus sur la croix, sa souffrance et sa mort. Dans chaque mort, il y a la semence de la résurrection, comme dans chaque grain de blé il y a la vie et la fécondité, quand il tombe dans le sol et meurt.

Les quatre sœurs qui ont été martyrisées pour le Christ et ceux qui sont morts avec elles sont comme les grains de blé tombés dans la ville chaotique et de non-droit d'Aden. La meilleure formule complète du mot M.C. est Martyrs de la Charité, ce que nos quatre sœurs: Sr Anselm M.C., Sr. Judith M.C., Sr Marguerite M.C. et Sr Reginette M.C., sont vraiment maintenant. Sr. Salley M.C., leur supérieure survivante, fut comme Notre Dame debout au pied de la Croix et elle est passée par le martyre de l'esprit et du cœur.

Avec elles, nous aussi nous nous joignons en quelque sorte au martyre du cœur, de l'esprit ... au martyre de l'amour ... car nous appartenons tous à la même famille, et je sens que mes propres frères et sœurs ont été martyrisés. Nos sœurs étaient peut-être plus préparées et résignées, tandis que les autres personnes laïques douze ou plus ne l’étaient peut-être pas. Mais le Dieu miséricordieux en cette année jubilaire de la miséricorde montrera sa miséricorde à tous. La miséricorde de Dieu n'a pas de limites, pas de frontières, et pas de barrières.

Bien qu’humainement parlant ce fut une expérience extrêmement déchirante pour nous tous, je suis fier de ces sœurs, et même jaloux d'elles, parce que le martyre est le plus grand don que nous puissions recevoir du bon Dieu dans ce monde. Donc, en un sens, ne pleurons pas et ne nous lamentons pas, mais louons et remercions Dieu. Notre souffrance, notre martyre est de penser à ces quatre-vingts personnes pauvres, ou plus pour qui ces sœurs qui ne sont plus maintenant, étaient des sœurs, des mères, des amies et des sauveurs. Mais elles aussi, sont des enfants de Dieu, et d’une façon mystérieuse Dieu trouvera des personnes pour prendre soin d'elles.

Le martyre de nos sœurs est un défi pour tous les membres de la famille des M.C.. Nous nous plaignons souvent et nous murmurons, nous nous énervons pour de petits inconvénients ou l'absence de certaines facilités, ou nous ne sommes pas disposés à accepter avec joie et reconnaissance la présence de certains membres dans nos communautés, dans nos familles. Pour moi c’est une leçon, j’ai à apprendre à aller au-delà de mes goûts et de mes aversions, au-delà des apparences extérieures et des émotions superficielles afin que je puisse vivre ma vocation de M.C. telle que Jésus l’a définie lui-même : «Ta vocation est d'aimer et de souffrir et de sauver des âmes ...; "Dans ton immolation, dans ton amour pour moi, ils me verront, me connaitront, ils me voudront". Maintenant c’est le temps d'offrir plus de sacrifices, de sourire plus tendrement et de prier avec plus de ferveur. De plus, nous sommes au cœur du temps du Carême 2016.

L'appel à la vie religieuse est un appel au martyre. Nous arrivons à comprendre que la vie consacrée est un substitut du martyre. Avec l'édit de Milan en 313, les persécutions chrétiennes dans l'Empire romain ont pris fin. Et les héros et les héroïnes de la foi, de l'espérance et de l'amour, les vrais disciples et les amoureux de Jésus qui aspiraient au martyre, n'ont pas eu la possibilité de mourir pour le Christ, comme Pierre et Paul et les autres apôtres, et les martyrs de Rome pendant les persécutions, qui avaient commencé avec Néron et jusqu’à Dioclétien, de 64 à 313 av J.C..

Ils ont donc trouvé une nouvelle façon d’être martyrs, qui était censée être l'appel à la vie consacrée. Il était connu comme le «martyre blanc». Si nous apprenons à faire usage de toutes les nombreuses opportunités que le Seigneur nous donne chaque jour, nous pouvons facilement devenir des martyrs. « Cela se fait par ceux qui du matin au soir se soumettent joyeusement à une règle, qui cherchent à être attentifs à leurs prières, et se recueillent toute la journée, qui gardent le silence quand ils se sentent enclins à parler, qui évitent la vue de ces objets qui excitent la curiosité, qui souffrent sans se plaindre du temps pas de saison, qui montrent de la bonté envers ceux pour qui ils ressentent de l’antipathie naturelle , qui acceptent humblement et patiemment les reproches qui leur sont faits, qui s'adaptent aux goûts, aux désirs et aux tempéraments des autres, qui supportent la contradiction sans irritation .... pour faire tout cela, pas une fois en passant, mais habituellement ... pour le faire non seulement avec patience, mais avec joie – c’est déjà de la vertu héroïque. Et, quand plus tard des circonstances graves se présentent, l'action héroïque ne sera pas trop difficile, car nous aurons alors la force du Saint-Esprit lui-même » (cf. La vie spirituelle : Précis de théologie Ascétique et Mystique par Adolphe Tanquerey).

Des saints comme Saint Jean Berchmans avaient l'habitude de dire que «la vie communautaire est ma plus grande pénitence». La vie communautaire, en observant toute la routine quotidienne de la journée avec amour, dans un esprit joyeux, est un martyre blanc. Sainte Thérèse de Lisieux, et beaucoup de saints et de mystiques, ont parlé du martyre de l'amour qui a percé leur cœur.

Le cœur de Notre Dame fut percé d'un glaive de douleur. Les personnes consacrées sont appelées à apprendre à mourir, jour après jour, à elles-mêmes et à leurs propres intérêts, en acceptant et en obéissant à la volonté de Dieu dans leurs supérieurs sans poser de question, promptement et joyeusement pour l'amour de Dieu, comme Jésus l'a fait. Jésus a vu la volonté de son Père en Pilate, qui l’a injustement condamné à mort. Jésus n’eut pas d'autre désir que d’accomplir la volonté de son Père, de tout son cœur, de tout son esprit et de toute son âme. Tant et si bien qu'il a dit : «Ma nourriture est de faire la volonté de mon Père qui m'a envoyé» (Jn 4,35).

L'amour ne renonce jamais; l'amour ne se fatigue jamais d'aimer, de donner et de pardonner. L'amour conduit nécessairement à la souffrance. Jésus a dit à la bse. Teresa M.C. qu'elle souffrirait : « Tu souffriras, tu souffres maintenant, mais si tu es ma petite épouse, l’épouse de Jésus crucifié, tu auras à supporter ces tourments dans ton cœur ...» (cf la lettre de la bse Teresa,13 Janvier 1947). On n’a rien sans rien ; pas de sacrifice et de souffrance, pas de salut des âmes non plus.

Dans l'apostolat l'argent pour acheter des âmes est la souffrance acceptée avec amour. En tant que disciples qui suivent Jésus, nous devons réaliser que dans toutes les circonstances de notre vie, surtout dans la souffrance, nous devons être inspirés par notre modèle divin, Jésus notre Roi, couronné d'épines et crucifié. L’humiliation est une croix amère. L'abandon est une vraie crucifixion quand il est bien compris. La messe et la communion sont inséparables du Calvaire. Il n'y a pas de réparation sans pénitence et sacrifice. Supprimons la croix de notre vie, et tout disparaîtra. La croix est la structure. Comme elle a porté notre Sauveur, elle conduit au salut, il doit donc en être ainsi pour nous aussi dans toutes nos entreprises.

Bien que la croix de bois fut inventée par les Romains comme le pire châtiment pour punir un criminel notoire, Jésus notre Sauveur, qui a été injustement condamné par Pilate et cloué sur la croix par les soldats romains, a sanctifié et rendu sacré ce qui était une malédiction, une pierre d’achoppement, et une folie pour les Juifs et les Gentils. Mais pour nous, croyants, elle est devenue la puissance et la sagesse de Dieu (cf. 1 Cor 1,18 et suiv.).

"Vita Consecrata" numéro 23 dit : « La contemplation du Christ crucifié est une source d'inspiration pour toutes les vocations; par le don fondamental de l'Esprit, elle est à l'origine de tous les dons et, en particulier, du don de la vie consacrée.».

Plus les personnes consacrées se tiennent au pied de la Croix, plus elles découvrent immédiatement la beauté sublime et la nécessité de la croix, mais aussi plus elles font l'expérience de la vérité de Dieu, qui est amour (cf. Vita Consecrata n° 24).
«  La personne consacrée, dans les différents états de vie suscités par l'Esprit au cours de l'histoire, fait l'expérience de la vérité de Dieu qui est Amour, d'une manière d'autant plus directe et profonde qu'elle se situe sous la Croix du Christ. Celui qui paraît aux yeux des hommes dans sa mort, défiguré et sans beauté, au point d'amener les spectateurs à se voiler le visage (cf. Is 53, 2-3), manifeste pleinement sur la Croix la beauté et la puissance de l'amour de Dieu. » (VC 24).

Depuis le vendredi 4 Mars 2016, le monde des M.C. et de tous ceux qui sont connectés avec eux joignent les mains pour prier Celui qui connait et voit toute personne et toute chose. Lui seul peut pardonner à ceux qui ont l'intention d'infliger le mal à des personnes innocentes, allant même jusqu’à brutalement et impitoyablement assassiner nos chers sœurs et ceux qui travaillaient avec elles, qui servaient les plus pauvres parmi les pauvres de tout leur cœur et librement, sans compter le coût, sans chercher de repos ou de récompense. Ils n’ont fait aucune distinction de religion ou de nationalité, de couleur ou de pays, car toutes nos sœurs étaient étrangères. Le seul critère pour donner un service gratuit de tout cœur était de savoir si les personnes qu'elles servaient étaient les plus pauvres parmi les pauvres ou non. Aucun être humain digne de ce nom pourrait jamais faire un acte aussi inhumain et « le plus méchant » de tous.

Nos prières devraient monter du fond de nos cœurs brisés et de nos esprits affligés sous la forme d'un appel à la miséricorde pour ces meurtriers impitoyables: « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). C’est le cœur de l'enseignement de Jésus par ses paroles et par son exemple et c’est aussi le cœur de l'enseignement de cette année jubilaire de la Miséricorde. Prions pour toutes les victimes des guerres et de la violence, en particulier pour ceux qui ont été brutalement assassinés le vendredi 4 Mars 2016, dans la ville de non-droit et chaotique d'Aden, au Yémen. Nous prions aussi beaucoup pour le Père Tom Uzhunnalil SDB, qui n’a toujours pas été libéré.

Comme nous sommes très près de la fête de saint Joseph, je voudrais conclure cette lettre en souhaitant à chacune et à chacun d'entre vous une très heureuse et sainte fête de Saint Joseph, l'homme juste, qui est le patron et le protecteur de l'Eglise universelle. C’est le 19 mars 1979, que la Société des frères Missionnaires de la Charité Contemplatifs a été fondée à Rome. C’est donc aussi le jour de notre fondation.

Le pape saint Jean-Paul II a écrit :

«  L'apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui (en Joseph) de manière idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité. »(Redemptoris Custos, 27)



Saint Joseph, priez pour nous et bénissez nous. Les martyrs du Yémen, priez pour nous.

Avec mon amitié et mes prières.

Dieu vous bénisse.

Père Sébastien Vazhakala m.c.

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