16.09.15
"Aide-nous à ne jamais chercher à éviter ou à fuir devant les difficultés mais à suivre notre guide Jésus-Christ"
Ste Catherine de Sienne
Mes chers coopérateurs, actifs, malades et souffrants, laïcs missionnaires de la Charité et volontaires,
Dans un monde tourmenté par l'incertitude, fragmenté par la discorde, effrayé par les violences et les calamités, qu'est ce qui va nous aider à apporter l'amour de Dieu, la paix, la joie et l'espérance ?
Dans notre impuissance et notre confusion, nous restons debout avec Marie au calvaire au pied de la Croix, et nous entendons Jésus nous assurer "je suis avec vous". Nous ne sommes jamais laissés seuls, jamais abandonnés. Notre Seigneur est avec nous.
Parfois, il s'agit de ma propre faiblesse, mon manque de pardon, ma haine et ma jalousie, mes échecs et ma souffrance, qui causent le tourment dans mon cœur.
Permets-nous, Seigneur, de prendre conscience des attaques du diable qui tente de nous entraîner vers le bas avec des accusations venant de nous mêmes, de nos semblables, des événements et même de Dieu.
Nous devons arrêter immédiatement d'imaginer et de maugréer et nous tourner vers Jésus dans notre propre cœur, en répétant sans cesse à chaque battement de notre cœur "Jésus, j'ai confiance en toi, Jésus, j'ai confiance en toi". N'est-ce pas cela l'esprit d'amour et de confiance qui nous est donné, sœurs, frères, pères Missionnaires de la Charité, ainsi qu'à nos coopérateurs, laïcs missionnaires de la Charité et volontaires ?
Quand Jésus a appelé notre mère pour commencer le travail pour les plus pauvres parmi les pauvres, Il lui a dit "Fais-moi confiance amoureusement, crois-moi aveuglement, laisse-moi agir".
Laissez vos cœurs répéter "Jésus, j'ai confiance en toi. Jésus, je te confie ma famille, mes amis, mon travail, tous mes problèmes et mes soucis".
Même durant les moments de repos, que votre cœur continue à prier "Jésus, j'ais confiance en toi".
Jésus me protégera durant les moments de tentation, d'orgueil et de colère, d'envie et d'indifférence. Il restaurera calme, force et paix, tant que je continuerai de répéter "Jésus, j'ai confiance en toi".
Dans la mesure ou j'ai confiance en Jésus et que je me remets à lui, ainsi que chaque chose et chaque personne, je verrai Jésus faire des miracles dans ma vie et autour de moi.
Nos sœurs au Yémen furent les seules à demeurer auprès des pauvres bien après que tous les étrangers soient partis. A Aden, la veillée pascale fut brève. Le prêtre consacra de nombreuses hosties afin que les sœurs puissent recevoir Jésus quotidiennement et l'adorer dans le Saint Sacrement. Cependant, elles réalisèrent douloureusement que sans prêtre il n'y a pas de sacrement de réconciliation !
Seul le frère George SDB resta pour rejoindre nos sœurs à Sana'a, Taiz et Hodeidah, et nous lui en sommes très reconnaissantes. La semaine dernière, le frère Tom SDB, porté volontaire pour aider les sœurs, arriva à Sana'a.
Dans les foyers au Yémen, la pénurie d'électricité, d'eau et d'essence cause une lutte quotidienne pour les sœurs devant s'occuper de 60 patients à Aden, 98 à Sana'a, 58 à Taiz et 105 à Hodeidah.
Nos sœurs à Aden choisirent de rester s'occuper des patients handicapés mentaux quand la guerre survint le 19 mars 2015. Après quelques semaines, il n'y eut plus de pain dans aucune boutique. Un matin, un homme se présenta chez les sœurs chargé de sacs de farine. Durant deux semaines, elles firent du pain dans le campement à l'extérieur malgré les bombes qui tombaient à proximité.
Mais un soir, la supérieure annonça aux sœurs : "nous n'avons plus de farine. Demain matin nous devrons rassembler tous les restes de farine, cuire notre dernier pain, et nous confier au Seigneur. Il nous nourrira, nos pauvres et nous, ses protégés".
Le lendemain matin très tôt, un homme âgé, musulman, apporta aux sœurs 3 sacs de pain chaud tout juste sortis du four, en quantité suffisante pour nourrir la maison toute entière, les patients, les volontaires et les sœurs durant deux repas. Il continua à venir chaque matin à la même heure avec la même quantité de pain.
Impressionnées par cette providence, les sœurs lui demandèrent quel était son nom, et pour quelle raison il risquait sa vie en allant leur chercher et leur apporter ce pain.
En effet, Jazid devait se lever à 4h00 du matin pour aller chercher du pain. Il répondit : "Mes sœurs, Dieu doit répondre pour moi. Depuis que j'ai commencé à venir ici, Il marche avec moi."
Une autre fois, les sœurs furent à court d'un médicament en particulier. Sans celui-ci l'un des patients psychiatrique criait, devenant incontrôlable. C'était le soir et les sœurs n'avaient aucun moyen d'obtenir ce médicament. Elles se mirent alors à prier notre Mère. A 18h, un groupe de jeunes docteurs s'arrêtèrent à la maison pour donner quelques boîtes de médicaments. Les médecins partaient parce que leur hôpital avait été fermé à cause de la guerre. Le premier médicament que les sœurs virent fut exactement celui dont leur patient avait besoin pour se calmer.
Je vous en prie, joignez-vous à nous dans la prière pour nos sœurs et les pauvres dans les lieux tels que le Yémen, la Syrie, la Libye, l'Irak et l'Afghanistan.
Le tremblement de terre qui secoua le Népal le 25 avril 2015 endommagea certains de nos bâtiments. Nos sœurs et les pauvres dont elles s'occupaient, cependant, sont sains et saufs. Nos frères et sœurs ont rejoint les survivants dans des zones éloignées, travaillant pour les soulager, ceux-ci ayant tout perdu.
Notre Dieu aimant est avec nous. Nous ne sommes jamais livrés à nous mêmes. Forts de cette confiance puissions nous être des porteurs de l'amour de Dieu, de paix, de joie et d'espérance pour tous ceux que nous rencontrons chaque jour, à commencer par nos familles.
Laissons Jésus agir en nous en lui faisant confiance amoureusement et aveuglement.
Nous prions pour vous et vos proches, en remerciement pour le cadeau que vous représentez dans la famille des missionnaires de la Charité.
Je vous en prie, priez pour nous,
Dieu vous bénisse,
Sr Prema