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14.01.12

French (FR)   L'APPEL  -  Categories: Père Sebastien, Cath. Chuat  -  @ 18:01:49

L'APPEL

Dimanche 15 janvier 2012
2ème dimanche du temps ordinaire

Lecture du premier livre de Samuel 3, 3... 19

«  Me voici  »...
« Parle, ton serviteur écoute.  »...

PSAUME 39

Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 35-42

… «  Voici l'Agneau de Dieu  » Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus...
«  Que cherchez-vous ?  »...
« Venez et vous verrez  » Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là...
« Nous avons trouvé le Messie  »...

HOMÉLIE de Fernand Dumont

La Révélation biblique est une succession d'appels : d'Abraham, le premier appelé, à Marie, des prophètes qui sont tous désignés par Dieu jusqu'aux apôtres que Jésus choisit (Jn 15,16). Aujourd'hui, Jésus appelle André, puis Simon. Au premier Il révèle où Il demeure et cela lui suffit pour le convaincre qu'il a
«  trouvé le Messie » (Jn , 41). Au second, Il donne un nom nouveau dont plus tard il tirera un enseignement (Mt 16, 18). Ce récit ne nous intéresse pas seulement pour savoir comment les choses se sont passées. Il nous enseigne aussi comment les choses vont continuer à se passer. A savoir que Jésus va continuer à appeler ses fidèles l'un après l'autre. Il aurait pu, s'il l'avait voulu, transformer le monde en un clin d'œil mais Il a préféré cette longue patience qui prend le temps de nommer chacun de nous, l'un après l'autre, de l'inviter à se mettre à sa suite, de lui révéler ce qu'Il réserve à chacun de savoir, et de lui donner un nom nouveau (Ap 2, 17). Nous aussi, nous avons été appelés au jour de notre baptême et nous avons reçu un nom, qui est celui par lequel Jésus nous appelle, nous avons reçu une « vocation » qui nous montre la mission que Dieu nous confie et qu'Il nous laisse la liberté d'accepter.

Ainsi se constitue l'Eglise qui n'est pas, d'abord, une institution dans laquelle on entre, mais qui est la communion de tous ceux qui ont répondu à l'appel du Christ. C'est un corps vivant en ceci qu'il est fait de personnes qui ont toutes répondu à l'appel, et qui à leur tour lancent un nouvel appel. Car Dieu est patient. Il veut que personne ne périsse, mais que chacun à son heure entende son nom appelé (2 P 3,9).

Lettre de père Sébastien M.C. de juillet-août 1999

… Chers LMC, tous les jours et de toutes les façons nous sommes appelés à renouveler notre vocation de suivre Jésus de plus près, plus fidèlement, plus inconditionnellement, de tout notre cœur, plus généreusement et plus joyeusement. Ce n'est pas le renouvellement d'une simple formule, mais un appel à être plus parfait, plus miséricordieux, plus saint, plus indulgent, plus patient et plus fidèle comme notre Père est parfait, miséricordieux, saint … etc ,(cf Mt 5, 48 ; Lc 6, 36 ; 1P 1, 16)... C'est Jésus qui nous a appelés à le suivre comme les apôtres, comme de saints hommes et femmes de Dieu, comme Mère Teresa de Calcutta. La possibilité de suivre le Seigneur dans le renoncement et l'abandon est encore actuelle pour nous comme elle le fut au temps de Jésus et après. Tous, nous sommes appelés à une grande « metanoia » - conversion des cœurs, à faire des choses non plus pour des raisons humaines et naturelles mais purement pour l'amour de Dieu ; à voler vers Dieu avec deux ailes, l'aile de l'amour de Dieu et l'aile de l'amour du prochain. Ces deux ailes doivent être semblables et fortes pour nous conduire au ciel. Comment pourrions-nous réellement aimer et donner un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres si nos deux ailes ne fonctionnent pas ensemble et ne s'équilibrent pas l'une l'autre comme elles le devraient. «  Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait  ». (Mt 25, 40), dit Notre Seigneur et Maître. Au fil des ans, de plus en plus parmi nous arrivent à un moment décisif dans la vie spirituelle où nous devons faire le choix final entre Jésus et le monde, entre l'héroïsme de l'amour et la médiocrité, entre la croix et une existence facile, entre la sainteté et une conformité religieuse seulement correcte. Non seulement les individus mais aussi toute la Congrégation, tout le Mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité doivent atteindre cette maturité. Grandissons-nous réellement en vertus, surtout en humilité et en charité ? Est-ce que j'ai perdu le zèle, la ferveur et l'enthousiasme initial ; avec le résultat que je suis devenu un LMC médiocre, qui est plus conduit par la raison que par la foi et l'amour ? Pourquoi devrais-je aller aux réunions alors que j'ai tellement d'autres engagements utiles et agréables qui me donnent bien plus de satisfaction...?
En plus, j'ai fait la connaissance de LMC dans mon groupe qui ne pratiquent pas la charité, qui, à mon avis, sont plus des hypocrites que de vrais disciples de Mère Teresa. Pourquoi donc irais-je aux réunions et aux prières ? Je peux y assister de temps en temps juste pour maintenir le contact afin de pouvoir renouveler mes vœux, car j'aime beaucoup Mère Teresa. Par ailleurs, je ne retire rien des réunions du groupe ; pour moi c'est une pure perte de mon temps précieux.
Chers LMC, avant tout, rappelez-vous que c'est « un appel dans l'appel » et que celui qui vous appelle n'est pas votre épouse, votre mari ou vos enfants, votre père ou votre mère, des prêtres ou des religieuses, même pas Mère Teresa – non, c'est Dieu Tout Puissant en personne qui vous appelle. Vous devez savoir que c'est un don très précieux de Dieu et vous devriez essayer de ne pas le perdre ni de laisser le malin le dérober. Restez fidèle à votre appel. Soyez un seul cœur, un seul esprit, une seule âme sur votre chemin vers Dieu (Ac 4,32). Vous êtes appelés à construire et non pas à démolir ou à détruire. Au lieu de vous plaindre et de maugréer il est préférable de prier en silence en utilisant les mots mêmes de Jésus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils disent ou ce qu'ils font » (Lc 23, 34).
Ne vaut-il pas mieux « allumer une lampe que de maudire les ténèbres » ?

11.01.12

French (FR)   Fête de la Sainte Famille 2011  -  Categories: Père Sebastien, fafa  -  @ 22:57:38

Fête de la Sainte Famille 2011

Chers frères et sœurs bien-aimés en Jésus, Marie et Joseph,

Laissez-moi commencer par souhaiter à chacun d'entre vous un très joyeux et saint Noël et une Nouvelle Année 2012 remplie de paix, même à ceux qui ne sont peut-être pas heureux mais qui veulent l'être et peut-être à ceux qui ne peuvent pas être en paix même s'ils aimeraient l'être.
Puis-je vous inviter à vous souhaiter du plus profond de votre cœur un Noël plein de bénédictions. Que ce souhait ne soit pas seulement des mots ; qu'il ne soit pas seulement superficiel, mais que nos vœux soient présentés avec le même amour et la même joie que celle de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph.
Ce matin je veux tous vous inviter à la grotte de Bethléem. Ni le lieu ni l'évènement de la naissance du Rédempteur dans la grotte de Bethléem n'est la projection de l'imagination humaine. Pour les esprits sophistiqués et les personnes à tendance intellectuelle il est absurde de croire qu'un Dieu Tout-Puissant ait pu naître d'une femme, et aussi, dans une grotte, pire encore, au milieu d' animaux dépourvus de raison ! L'évangéliste Luc a écrit : «  Pendant qu'ils étaient là (à Bethléem), arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.  » (LC 2, 6-7).
Mercredi 21 décembre j'étais justement là, à la grotte de Bethléem, avec quatre de nos frères et trois de nos sœurs à 4h 30 du matin pour célébrer l'Eucharistie. La ville de Bethléem, bien qu'illuminée par les décorations de Noël, était encore profondément silencieuse. Les lumières de la rue étaient faibles et froides. Nous avons marché comme les bergers auxquels la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur avait été annoncée par le chœur des anges qui chantait : «  Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime.  ». Ces paroles n'étaient pas dues à l'imagination de l'évangéliste mais elles étaient chantées par le chœur céleste des anges.
L'ange leur dit : «  Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.  » (Lc 2, 10-12).
Je suis allé plusieurs fois dans cette grotte. Chaque fois c'est une nouvelle expérience, parce que l'évènement est un mystère impénétrable au-delà de ce que l'esprit humain peut comprendre.
«  Les sens ne peuvent pas saisir cette merveille, la foi doit venir compenser  » (St Thomas d'Aquin). Sans une foi profonde tout est superficiel et éphémère.
Sur l'autel opposé à la grotte ce fut Noël une fois de plus quand nous avons célébré l'Eucharistie. Le même Jésus qui avait bondi du trône royal dans le sein virginal de Marie et était né dans la maison du pain (Bethléem) descend maintenant à chaque célébration eucharistique pour devenir le Pain de vie.
A Bethléem il y a un autel au-dessus du lieu de naissance du Sauveur , sur lequel aucune messe n'est célébrée, mais on doit seulement tomber à genoux sous l'autel pour embrasser l'endroit où il y a une étoile avec quatorze rayons, qui représentent les quatorze générations mentionnées dans les récits sur l'enfance dans l'Evangile de Matthieu : «  Le nombre total des générations est donc : quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ.  » (1, 17).
La messe est célébrée sur l'autel opposé à la mangeoire dans la pauvreté et la simplicité. Il y a la pauvreté de l'espace même aujourd'hui. Trois personnes à peine peuvent se tenir là entre l'autel et la mangeoire, où le petit enfant Jésus était couché.

C'est très caractéristique de la Terre Sainte d'avoir ce genre de grottes naturelles, qui étaient utilisées comme habitations par les personnes pas très riches. La grotte où Jésus est né se composait de deux pièces, séparées par une masse rocheuse. Comme il n'y avait pas assez de place ou d'intimité dans la pièce commune, Joseph et Marie se sont installés dans la mangeoire, où les animaux avaient leur nourriture. A sa naissance comme à sa mort, Jésus ressemble au plus abandonné et au plus miséreux.
En fait dans la ville d'Ephraïm mentionnée dans l'Evangile de Jean (11,53-54), Jésus s'est retiré avec ses disciples pour la dernière fois dans une grotte naturelle semblable avant Sa passion, sa souffrance et sa mort. Ce genre de grottes semblent être un endroit de refuge, un abri, et surtout elles incitent à la prière et à la contemplation. «  A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples  ».
Quand nous regardons le petit enfant de Bethléem, couché dans une mangeoire, entouré d'animaux, nous nous rendons compte combien Dieu s'est fait pauvre et humble par amour pour les hommes. Quand nous regardons Jésus dans l'Eucharistie, sous la forme du Pain, sur nos autels et dans nos tabernacles, nous voyons combien Jésus se fait pauvre, simple et humble par amour pour nous !
Il était couché dans une mangeoire, où les animaux mangeaient leur nourriture. Jésus repose sur l'autel sous la forme du Pain, que nous mangeons. Dans la mangeoire il était couché un moment, et ensuite il était nourri par Marie avec son lait. Sur l'autel Jésus nous nourrit de son propre Corps et de son propre Sang.
C'est l'amour qui l'avait fait descendre sur la terre, qui l'avait condamné à la destruction, et c'est l'amour pour les pécheurs qui le fait descendre aujourd'hui et chaque jour sur les autels des églises. Chaque autel représente la mangeoire de Bethléem pour que la messe devienne notre vie et que notre vie devienne le prolongement de la messe (cf St Albert Hurtado).
Mangeons son corps et buvons son sang avec amour et respect, avec humilité et joie, dans la louange et l'action de grâce. Quel don ineffable d'amour est l'Eucharistie !
En conclusion je voudrais vous souhaiter à vous tous une fête de la Sainte Famille joyeuse et sainte. J'ai prié avec beaucoup de ferveur pour vous tous pendant la célébration de la messe le dimanche 18 décembre 2011 à l'église St Joseph à Nazareth et le mercredi 21 décembre 2011 à la grotte de Bethléem. Je continue de prier pour que vos familles, les groupes des LMC et nos communautés aient le véritable esprit de Bethléem-Nazareth.

Que Dieu vous bénisse

Père Sébastien Vazhakala M.C.


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