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15.02.11

French (FR)   " AIMEZ PRIER ", nous dit Mère Teresa en mai 1988  -  Categories: Mère Teresa, fafa  -  @ 17:52:39

Le testament de Mère Teresa de Calcutta
25 MARS 1993
Varanasi

Mes enfants très chers, Sœurs, Frères et Pères,
Cette lettre étant très personnelle, j’ai voulu l’écrire de ma propre main, mais il y tant de choses à dire. Mais même si elle n’est pas de ma main, elle sort de mon cœur.
Jésus veut que je vous dise encore – en particulier en cette Semaine Sainte – combien il a d’amour pour chacun d’entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m’inquiète de ce que certains d’entre vous n’aient pas encore vraiment rencontré Jésus – seul à seul – : vous et Jésus seulement. Nous pouvons passer du temps à la chapelle, mais avez-vous vu – avec les yeux de votre âme – avec quel amour il vous regarde ? Avez-vous vraiment fait connaissance avec Jésus vivant, non pas à partir de livres mais en étant avec lui dans votre cœur ? Avez-vous entendu les mots d’amour qu'Il vous dit ? Demandez la grâce. Il a le désir ardent de vous la donner. Tant que vous n’écouterez pas Jésus dans le silence de votre cœur, vous ne pourrez pas l’entendre dire « J’ai soif » dans le cœur des pauvres. N’abandonnez jamais ce contact intime et quotidien avec Jésus comme personne réelle vivante, et non pas comme une idée.
Comment pouvons-nous passer même un seul jour sans entendre Jésus dire « Je t’aime »… C’est impossible ! Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer l'air. Sinon, la prière meurt et la méditation n'est que simple réflexion. Jésus veut que chacun de nous l’écoute, lui qui vous parle dans le silence de votre cœur.
Faites attention à tout ce qui pourrait bloquer ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voir de vos propres fautes pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement, qu'il soit réellement attaché à vous. Ceci est un danger pour nous tous. Et tellement triste, parce que cela est complètement contraire à ce que Jésus veut réellement et attend de vous dire. Pas seulement qu’il vous aime, mais encore plus : qu’Il vous désire ardemment. Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui. Il a soif de vous. Il vous aime toujours, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n’êtes pas acceptés par les autres – ou même parfois par vous-même – Il est celui qui vous accepte toujours.
Mes enfants, vous n’avez pas à être différents (de ce que vous êtes dans la réalité) pour que Jésus vous aime. Croyez simplement que vous lui êtes précieux. Apportez toutes vos souffrances à Ses pieds et ouvrez seulement votre cœur pour qu’Il vous aime tels que vous êtes. Il fera le reste.
Chacun de vous sait, en sa conscience, que Jésus l’aime, mais, avec cette lettre, je voudrais plutôt toucher votre cœur. Jésus désire remuer nos cœurs pour ne pas perdre notre premier amour, spécialement à l’avenir, quand je vous aurai quitté. C’est pourquoi, je vous demande de lire cette lettre devant le Saint-Sacrement, là même où elle a été écrite, afin que Jésus lui-même puisse parler à chacun de vous.
Pourquoi est-ce que je vous dis cela ? Après avoir lu la lettre du Saint-Père sur « J’ai soif » j’ai été tellement frappée que j’aurais du mal à vous dire ce que j’ai ressenti. Cette lettre m’a permis de découvrir encore davantage la beauté de notre vocation. Combien est grand l’amour de Dieu pour nous pour qu’Il ait choisi notre Société (Congrégation) pour étancher cette Soif de Jésus – soif d’amour, soif des âmes – en nous donnant une place spéciale dans l' Eglise.
En même temps, nous rappelons au monde Sa soif, qui est en passe d’être oubliée. J’ai écrit au Saint Père pour le remercier. Cette lettre du Saint Père est un signe pour toute notre Congrégation, un signe pour entrer plus profondément dans cette grande soif que Jésus éprouve pour chaque être humain. C’est aussi un signe pour moi, que le temps est venu de parler ouvertement du don fait par Dieu le 10 septembre : d’expliquer complètement, autant que je le peux ce que signifie pour moi la Soif de Jésus.
Pour moi, la Soif de Jésus est une chose si intime, que, jusqu’à présent, la timidité m’a empêché de vous parler du 10 septembre. Je voulais faire comme Notre Dame qui « gardait toutes ces choses dans son cœur ». C’est pourquoi je n’ai pas tellement parlé de « J’ai soif », en particulier à l'extérieur. Mais pourtant, mes lettres et mes instructions la désignent toujours, montrant les moyens d’étancher Sa Soif par la prière, l’intimité avec Jésus et le respect de nos vœux, en particulier notre quatrième vœu. Pour moi, il est très clair que tout chez les Missionnaires de la Charité (M.C.), existe uniquement pour étancher Sa Soif (de Jésus). Ses paroles, écrites sur le mur de toute chapelle M.C., ne sont pas seulement du passé, mais vivantes, ici et maintenant, dites pour vous. Le croyez-vous ? Si vous le croyez, vous entendrez, vous sentirez Sa présence. Laissez-le devenir aussi intime pour vous qu’il l’est pour moi ; c'est la plus grande joie que vous pourriez me donner. J’essaierai de vous aider à comprendre, mais Jésus lui-même doit être le seul à vous dire : « J’ai soif » Entendez votre propre nom. Pas seulement une fois. Chaque jour. Si vous écoutez avec votre cœur, vous entendrez, vous comprendrez.
Pourquoi Jésus dit-il « J’ai soif ! » ? Qu'est-ce que cela signifie? Il est très difficile de l'expliquer avec des mots. Si vous deviez retenir une seule chose de cette lettre, que ce soit ceci : « J’ai soif » est une parole beaucoup plus profonde que si Jésus avait simplement dit « Je vous aime ». Tant que vous ne saurez pas, et de façon très intime, que Jésus a soif de vous, il vous sera impossible de commencer à savoir celui qu’Il veut être pour vous ; ni celui qu’Il veut que vous soyez pour lui.
Le cœur et l’âme des M.C. consiste exclusivement en ceci : La Soif du Cœur de Jésus, caché dans les pauvres.
C'est la source de tout ce qui fait la vie des M.C.
Elle nous donne notre But, notre quatrième vœu, l’Esprit de notre Congrégation. Etancher (la Soif de) Jésus vivant parmi nous est la seule raison d’être de notre Congrégation et son unique objectif. Pouvons-nous en dire autant de nous-mêmes : que c'est notre seule raison de vivre ? Posez-vous donc la question suivante : si la Soif de Jésus n'était plus notre But et si elle n'était plus inscrite sur le mur de notre chapelle, est-ce que cela entraînerait une quelconque différence dans ma vocation et dans ma relation avec Jésus et dans mon travail ? Cela changerait-il quelque chose à ma vie ? En ressentirais-je une perte quelconque ? Posez-vous ces questions honnêtement et que, pour chacun, ceci soit un test pour découvrir si la Soif de Jésus est une réalité vivante (dans sa vie) et pas simplement une belle idée.
« J’ai soif » (Jn 19,28) et « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,30) : rappelez-vous toujours de relier les deux, c’est-à-dire le moyen avec le But. Que nul ne sépare ce que Dieu a uni.
Ne sous-estimez pas nos moyens concrets – le travail pour les pauvres, aussi petit ou humble qu’il soit – qui font de notre vie quelque chose de beau pour Dieu. Ce sont les dons les plus précieux de Dieu à notre Congrégation – la présence cachée mais si proche de Jésus, si capable de nous toucher.
Sans notre travail pour les pauvres, notre But disparaîtrait, et la Soif de Jésus se réduirait à des mots vides de sens et de réponse. Mais en unissant les deux, notre vocation de M.C. restera vivante et réelle, telle que Notre Dame l’a demandé.
Soyez avisés dans le choix des prédicateurs de retraite. Tous en effet ne comprennent pas correctement notre esprit. Ils peuvent être saints et savants, cela ne veut pas dire qu’ils ont la grâce de bien percevoir notre vocation. S’ils vous disent quelque chose de différent de ce que j’écris dans cette lettre, je vous supplie de ne pas les écouter, ni de les laisser vous plonger dans la confusion. La Soif de Jésus est le foyer de tout ce que sont les Missionnaires de la Charité. L’Eglise l’a confirmé à plusieurs reprises : « Notre charisme est d’étancher la Soif de Jésus, d’amour et des âmes, en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres ». Rien de différent. Rien d’autre. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger ce don de Dieu à notre Congrégation.
Mes chers enfants, croyez-moi, faites-moi confiance et faites très attention à ce que je vous dis maintenant : seule la Soif de Jésus, l'entendre, la ressentir, y répondre de tout votre cœur, seule cette soif gardera notre Congrégation vivante après que je vous aurai quittés. Si elle constitue le fond de votre vie alors tout ira bien pour vous. Même quand je vous aurai quittés, la Soif de Jésus ne vous quittera jamais. Jésus assoiffé dans les pauvres, vous l’aurez toujours avec vous.
C’est pourquoi je veux que les Sœurs actives et les Frères actifs, les Sœurs contemplatives et les Frères contemplatifs, et les Pères s’aident mutuellement à rassasier Jésus (à étancher sa Soif) au moyen de leurs dons particuliers : en se soutenant, en se complétant les uns les autres, avec cette Grâce précieuse d'être une seule famille (unie) avec un seul But et un seul objectif . Veillez à ne tenir les Coopérateurs, ni les laïcs M.C., à l’écart de cette demande, car c'est aussi leur appel, aidez-les à le connaître.
Parce que le premier devoir du prêtre est le ministère de la prédication, j’ai demandé, il y a quelques années à nos Pères, de commencer à prêcher sur : « J’ai soif ! » pour entrer plus profondément dans le don que Dieu a fait à la Congrégation le 10 septembre. Je sens que Jésus veut cela d’eux, dans le futur aussi, priez donc Notre Dame de les garder attentifs à cet aspect particulier de leur quatrième vœu. Notre Dame nous aidera tous pour cela, puisqu’elle fut, avec Saint Jean, et, j’en suis sûre, Marie Madeleine, la première personne à entendre le cri de Jésus « J’ai soif ! ».
Parce qu'elle était là, au Calvaire, elle sait combien le désir ardent de Jésus pour vous et pour les pauvres est réel et profond. Mais nous autres, le savons-nous ? Le sentons-nous comme Elle ? Demandez-lui de vous enseigner car vous et toute la Congrégation vous êtes à Elle. Son rôle est de vous amener face à face avec l’amour dans le Cœur de Jésus crucifié, comme Jean et Madeleine.
Auparavant, c'était Notre Dame qui me le demandait mais maintenant c’est moi qui, en son nom, vous le demande, vous en supplie : « Ecoutez la Soif de Jésus ». Que cela soit pour chacun de vous ce que le Saint Père dit dans sa lettre : une Parole de Vie.
Comment vous approcher de la Soif de Jésus ? Un seul secret : plus vous viendrez près de Jésus, mieux vous connaîtrez Sa soif. « Repentez-vous et croyez (en l’Evangile )» nous dit Jésus. De quoi faut-il nous repentir ? De notre indifférence, de notre dureté de cœur. Et que faut-il croire ? Que Jésus a soif, même maintenant dans votre cœur et dans les pauvres. Il connaît votre faiblesse. Il veut seulement votre amour, il veut simplement que vous lui laissiez une chance de vous aimer. Il n'est pas lié au temps. Chaque fois que nous nous approchons de lui, nous devenons des associés de Notre Dame, de Saint Jean, de Marie-Madeleine.
Ecoutez-Le. Ecoutez-le prononcer votre propre nom.
Faites que ma joie, et la vôtre, soient complètes.
Prions.
Que Dieu vous bénisse
.
Mère Teresa, M.C.

Homélie de Jean-Paul II sur la Soif de Jésus
(Visite à la Paroisse du Saint Sacrement à Rome
Dimanche, 14 mars 1993)

(La soif de Jésus du don d'amour de tous ceux que la Père lui a donnés, était le centre de l'homélie du Saint Père prêchée le 14 mars 1993, troisième dimanche de Carême.)

«  Donne-moi à boire ! » (Jn 4,7).
Par ces paroles Jésus commence son long et profond dialogue, avec la Samaritaine...
Fatigué de son voyage, Jésus s'assoit au bord du puits aux environs de midi. La soif naturelle produite par la chaleur à cette heure de la journée est le signe qui révèle une autre soif, une soif spirituelle, qui envahit sa personne divine. Jésus a soif des âmes, il cherche la foi et l'amour que le Père a invité les hommes à Lui offrir en pleine liberté, en l'accueillant comme leur Sauveur.
«  Donne-moi à boire  » ! Jésus demande à la femme de Samarie non seulement un peu d'eau d'un puits creusé de nombreux siècles auparavant par le patriarche Jacob ; Il lui demande de reconnaître en Lui le Messie promis, Celui qui donnera l'eau vive de l'Esprit Saint...
Le dialogue renvoie à une autre expression que nous trouvons sur les lèvres desséchées de Jésus à l'heure suprême de la croix : «  J'ai soif  » (Jn 19,28). L'image du crucifié est le signe suprême de l'amour infini de Dieu... On ne peut pas rester indifférent à un si grand amour !
Très chers frères et sœurs..., c'est le sens profond de la soif de Jésus... Le Fils de Dieu, fait homme et mort pour nous libérer du péché, attend la réponse fidèle et généreuse de la part de tous ceux que le Père Lui a donnés et qui par conséquent Lui appartiennent. Il a soif du don de notre amour.
Comme je l'ai rappelé dans mon Message récent pour le Carême, «  Aujourd'hui le Christ répète son appel et revit les tourments de son agonie en nos frères les plus pauvres  » ( Jean-Paul II, message pour le Carême 1993, 1er septembre 1992).
Vous savez bien où puiser la lumière et la force pour une mission si exigeante... (d'un) trésor qui est la force principale d'évangélisation : le Saint Sacrement, source de toute évangélisation.
Votre communauté, donc, dédiée au Saint Sacrement, est appelée à témoigner d'une façon spéciale, du respect et de l'amour du Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur. Pour cela vous serez aidés et encouragés par votre engagement dans l'Adoration eucharistique quotidienne …
Que l'initiative de l'adoration et de la prière... vous accompagne tous les jours de l'année. Rassemblez et présentez au Seigneur les anxiétés et les souffrances, les peines et les douleurs, les joies et les espérances de tous ceux que vous rencontrez sur votre chemin. Que toute votre vie devienne une unique offrande au Père en union avec le sacrifice du Rédempteur...
Je confie vos bonnes intentions à la protection maternelle de Marie, que vous vénérez sous le titre significatif de « Notre Dame du Pardon ». Qu'elle obtienne du Seigneur ce pardon qui est le signe de son amour infini et qui donne la force de pardonner et d'aimer nos frères à notre tour...
«  Seigneur, tu es vraiment le Sauveur du monde : donne-moi de l'eau vive, pour que je n'ai plus jamais soif »

Osservatore Romano, 17 mars 1993

Avec Mère Teresa
en 1988

« AIMEZ PRIER »,
nous dit-elle :

( Prière du Pape Paul VI )

Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos frères qui à travers le monde vivent et meurent dans la pauvreté et la famine. Donne-leur par nos mains en ce jour leur pain quotidien et par notre amour compréhensif, donne-leur la paix et la joie.

( Prière attribuée à Saint François d'Assise )

O Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où il y a la haine que j'apporte l'amour ; là où il y a l'offense, que j'apporte l'esprit de pardon ; là où il y a la discorde que j'apporte l'harmonie ; là où il y a le doute et l'erreur, que j'apporte la foi et la vérité ; là où il y a le désespoir : l'espérance, les ténèbres : la lumière ; qu'à toute tristesse j'apporte la joie. Fais, O Seigneur, que je cherche à donner du réconfort plutôt qu'à en recevoir ; à comprendre plutôt qu'à être compris ; à aimer plutôt qu' à être aimé ; car c'est en s'oubliant que l'on se trouve ; en pardonnant que l'on est pardonné ; c'est en mourant que l'on s'éveille à la vie éternelle.

«  Seigneur très aimé, fais que je te voie aujourd'hui et chaque jour dans la personne de tes malades et qu'en les soignant je te serve. Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l'arrogant, que je te reconnaisse et que je dise : «  Jésus, mon patient, comme il est doux de te servir.  »
Seigneur, donne-moi cette foi clairvoyante et alors ma tâche ne sera jamais monotone, la joie de me prêter aux caprices et de répondre aux désirs de tous les pauvres souffrants jaillira toujours.
Malade bien-aimé, tu m'es doublement cher, puisque tu représentes le Christ. Quelle chance j'ai de pouvoir te soigner !
Très doux Seigneur, fais-moi comprendre la grandeur de ma vocation et des responsabilités qu'elle comporte. Ne me laisse pas y être infidèle par abandon à la froideur, à la sécheresse ou à l'impatience.
O Dieu, puisque tu es Jésus, mon patient, daigne aussi être pour moi un Jésus de patience, indulgent pour mes fautes en tenant compte de l'intention, car elle est de t'aimer et de te servir dans la personne de chacun de tes malades.
Seigneur, augmente ma foi, bénis mes efforts et ma tâche, maintenant et à jamais !
Seigneur, que ta crucifixion et ta résurrection nous apprennent à affronter les luttes de la vie quotidienne et à y traverser l'angoisse de la mort, afin que nous vivions dans une plénitude plus grande et plus créatrice !
Tu as humblement et patiemment accepté les échecs de la vie humaine comme les souffrances de la crucifixion. Les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, aide-nous à les accepter comme des occasions de croître et de mieux te ressembler.
Rend-nous capables de les affronter patiemment et courageusement, avec une pleine confiance en ton soutien. Fais-nous comprendre que nous n'atteindrons la plénitude de la vie que par une mort incessante à nous-mêmes et à nos désirs égoïstes, car c'est seulement en mourant avec toi que nous pouvons ressusciter avec toi.  »

Mère Teresa M.C.

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