04.11.10

Lettre de Père Sebastian M.C. de la Toussaint 2010
Adieux
La vie sur la terre est une expérience de l'Exode
La signification chrétienne de la mort
Tous nous savons que la séparation du corps de l'âme n'est pas un événement étrange ou un incident inhabituel. Nous savons tous qu'il n'y a pas de fuite ni de choix possible pour personne face à cette réalité que nous appelons mort une fois qu'une personne est née dans ce monde. Nés dans la douleur de notre mère nous devons mourir dans notre propre douleur.
Jésus aussi a dû mourir. Sa mort fut plus douloureuse et tragique que celle de personne d'autre. Humainement parlant ce fut la tragédie la plus grande qui soit jamais arrivée dans l'histoire humaine. Contrairement au monde, Jésus a vu sa mort comme un passage de ce monde vers son Père. St Jean exprime cela magistralement : « Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père... » (13, 1ff).
Il y a deux sortes de mort. Là St Augustin l'exprime avec beaucoup d'éloquence quand il dit : « Le corps meurt quand le corps se sépare de l'âme ; l'âme meurt quand l'âme se sépare de Dieu ».
La première sorte de mort est une nécessité pour tous ; la deuxième est un choix personnel et est terrible et unique, parce qu'il y a une perte sérieuse du bonheur éternel. Comme nous le savons, nous sommes créés pour connaître, pour aimer et servir le Seigneur et ainsi pour atteindre notre bonheur éternel, ce qui veut dire vivre avec Dieu pour toujours.
Dans les premières heures de la matinée du jeudi 14 octobre 2010 le corps du père Joseph Langford M.C. fut séparé de son âme pour être totalement libre pour Dieu. Sa mort ne fut pas un événement tragique, mais une façon de croire plus profondément que l'âme du Père Joseph M.C. est passée du vieux paradis et de la vieille terre au nouveau paradis et à la nouvelle terre, où il n'y aura plus de mort ni de deuil, de pleurs ni de douleur... (cf. Ap 21, 1ff).
La mort pour un catholique croyant c'est aller à la maison, à Dieu ; c'est sa visite à la maison – aller à la Maison-Mère du Père. C'est un transfert perpétuel de la maison-mission de cette terre à la maison du Père au ciel, où se trouvent la source et la plénitude de l'amour, la lumière et la sagesse ! Quelle réunion incroyablement heureuse cela est pour tous ceux qui croient dans les paroles de Jésus et essaient de les vivre. Ici les paroles d St Paul viennent à l'esprit : « Mon désir est de partir et d'être avec le Seigneur... car notre cité, à nous, est dans les cieux.. » (cf. Ph 3, 20).
DANS CE MONDE DE LABEUR ET DE DIFFICULTÉS,
DANS CE MONDE DE PEINE ET DE CHAGRIN,
DANS CE MONDE DE COUCHER DE SOLEIL ET DE SOLEIL,
DANS CE MONDE D'OBSCURITÉ ET DE LUMIÈRE,
JE DEVIENS SOIT PRISONNIER DE L'AMOUR DE MON CREATEUR
SOIT PRISONNIER DE L'AMOUR DE SES CREATURES.
JE NE DESIRE PLUS RIEN SAUF AIMER JUSQU'A MOURIR D'AMOUR.
MA MORT EST CAUSEE PAR L'AMOUR DE L'AMOUR.
Les étincelles d'amour de Dieu m'enflamment, me brûlant continuellement et faisant brûler en moi le désir d'un amour véritable et noble que Lui, le Créateur seul, peut me procurer. Ma mort alors est la mort par amour de l'amour qui ne s'éteindra jamais ni ne diminuera. L'amour pour lequel je vis est l'amour qui vient de la source, non contaminé, pas touché et extrêmement pur. Ma mort alors n'est pas censée être un échec ni une perte mais un gain inestimable.
Et cependant je deviens aussi par moments triste et découragé ; je me sens parfois effrayé et pensif. La foi par moments me manque et la pensée de mes imperfections, de mes faiblesses, de mes péchés et de mon indignité apparaît devant moi comme des montagnes et des océans qui brouillent et obscurcissent l'amour qui est le seul à être le plus nécessaire, durable et réel.
Comment puis-je réconcilier toutes ces pensées et ces sentiments paradoxaux ?
Comment est-ce que je maîtrise ces pensées irréelles et transitoires et est-ce que j'arrive au réel et à l'éternel ? Comment est-ce que je passe de l'obscurité de mon petit monde d'égocentrisme et de préoccupations au monde de la vraie lumière et de la joie qui est Dieu ?
Comment est-ce que je me libère du monde du plaisir sans vie pour le monde de la félicité et de la joie sans fin ? Je ne peux pas y arriver ! Mais Il peut. En d'autres mots :
« Je peux tout faire en Lui qui me rend fort » (St Paul).
J'ai participé à de nombreuses messes de funérailles après lesquelles les corps étaient descendus dans la terre. Je me souviens très vivement de l'enterrement de la bienheureuse Teresa de Calcutta le samedi 13 septembre 1997. J'ai aidé aussi à descendre son corps au fond du trou au couvent de la Maison-Mère des sœurs M.C. au 54A A.J. Bose Road à Calcutta 700016. J'ai accompli les deniers rites pour ma propre mère le jeudi 25 juin 1998. En juillet 1998 j'ai pris part aux funérailles et à l'enterrement des trois sœurs M.C. martyres, qui furent assassinées brutalement à Hodeida au Yemen. J'ai aussi accompli plusieurs rites funéraires pour nos hôtes dans notre abri de nuit à Rome à Casa Serena et aux environs, de malades du sida, de personnes âgées et de plusieurs autres personnes. J'ai prêché à leurs célébrations funèbres.
Et ensuite le mercredi 20 octobre 2010, dans la ville de Tijuana, dans l'état de Mexico nous avons eu les funérailles solennelles du père Joseph Langford M.C., le co-fondateur des prêtres M.C. qui est retourné à Dieu le jeudi 14 octobre 2010.
Toutes les funérailles, en particulier les inhumations, nous rappellent l'inhumation du corps sacré du Créateur de l'univers, qui est mort entre deux larrons sur la croix ce premier vendredi saint après-midi. L'inhumation eut lieu très rapidement et sans une grande foule, à l'exception de quelques hommes éminents et de quelques femmes qui aimaient Jésus et le suivirent jusqu'au bout. Les quatre évangélistes racontent tous comment l'inhumation de Jésus fut effectuée par Joseph d'Arimathée et Nicodème (cf. Jn 19, 38-42).
Le même Jésus qui a été enseveli « dans un tombeau tout neuf où jamais personne n'avait été déposé » ressuscita le troisième jour malgré le fait que le tombeau ait été fermé par une pierre énorme placée à l'entrée du tombeau (cf. Mt 27, 60), et que le tombeau était bien fermé, la pierre scellée et placée sous bonne garde (Mt 27, 65). Le même Jésus ressuscité « transfigurera notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps de gloire, avec la force qui le rend capable aussi de se soumettre toutes choses. » (cf. Ph 3, 21).
Décision et préparation
Il m'a fallu quelques jours pour discerner et ensuite en arriver à prendre la décision d'aller ou pas à Tijuana aux funérailles du père Joseph M.C.. En outre il y avait toutes sortes d'engagements et de rendez-vous importants. Donc la solution immédiate fut d'organiser une messe pour le repos de l'âme du père Joseph M.C. et d'inviter les pères M.C. et la communauté et nos sœurs M.C.. Cela devint plus clair pour moi quand je rendis visite à Père Rick M.C. et aux frères dans leur maison à Tor Fiscale à Rome. Donc le vendredi 15 octobre 2010 à 17h nous avons eu la messe pour le repos de l'âme du père Joseph dans notre chapelle 8 via S. Agapito à Rome.
Merci à Père Patrick M.C. et aux séminaristes qui se sont gentiment joints à nous pour notre célébration et ont partagé avec nous un repas simple. Merci à Sr. Maria Pia M.C., la supérieure régionale de la région Notre Dame Reine du monde et à toutes les sœurs qui sont venues participer à la célébration eucharistique. Ce fut une célébration familiale de partage dans le chagrin comme dans la joie. Merci à tous ceux qui nous ont rejoints pour le banquet eucharistique et ont prié pour le repos de l'âme du père Joseph Langford M.C.
Bien qu'il ait souffert d'une maladie grave appelée amiloidose, personne ne s'attendait à ce qu'il quitte ce monde aussi vite et cette nuit-là. Les chemins du Seigneur sont mystérieux :
« Qui en effet a connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ? » (Rm 11, 34-35).
J'appris par la lettre du Père Gary M.C. que les obsèques du Père Joseph M.C. auraient lieu le mardi ou le mercredi 19 ou 20 octobre 2010 à 18h à Tijuana au Mexique. Je fis plusieurs tentatives pour trouver un billet aller et retour Rome – San Diego – Rome pour trois jours. Mais l'offre était beaucoup trop déraisonnable. Merci à nos LMC de San Diego Mr. Rick et Mme Espie de m'avoir envoyé immédiatement le billet électronique ce qui devint pour moi le signe que je devais vraiment y aller. Donc j'ai accepté l'offre et je fus encouragé par mes frères, en particulier par mes Conseillers.
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Voyage à San Diego-Tijuana
Mon voyage commença le mardi 19 octobre à 6h 30 depuis notre maison à Rome. Après le contrôle de passeport initial et quelques questions ils nous laissèrent entrer dans la file vers le comptoir d'enregistrement . De loin nous voyions la longue file de passagers pour le même vol et je perdis déjà mon courage. En plus de cela des personnes nous dirent que le vol pour l'aéroport JFK à New York était retardé de quatre heures environ en raison de la grève générale en France. La grande majorité des passagers durent réserver à nouveau leurs vols de correspondance de New York vers les différentes parties de ce gigantesque pays, comme nous allions tous manquer nos correspondances.
Nous avons fait la queue pendant plus de trois longues heures avant d'atteindre notre comptoir où nous avons dû attendre une demi-heure de plus avant de pouvoir réserver à nouveau mon vol de correspondance depuis New York. C'était un grand risque, car le laps de temps entre les deux vols était très court et ce n'était plus American Lines mais Delta, ce qui voulait dire que je devais changer également de terminal.
En tout cas j'ai accepté l'offre, car il n'y avait pas d'autre choix. Mais le vol de Rome fut retardé une fois de plus. Finalement l'avion décolla et atterri à JFK à New York à 18h05 environ et mon vol de correspondance était à 19h25 depuis un autre terminal, ce qui voulait dire que je devais trouver un moyen d'arriver là. En outre, si l'immigration prenait beaucoup de temps, ce qui arrivait habituellement dans mon cas, j'allais facilement manqué la correspondance.
Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai couru, comme je l'ai fait après être sorti de l'avion, jusqu'au comptoir de l'immigration, qui était presque à un km de l'endroit où nous sommes sortis. Grâce à Dieu j'ai pu atteindre le comptoir de l'immigration avant tout le monde, mais alors je ne pouvais plus parler car j'étais totalement essoufflé.
Je suis arrivé tant bien que mal à prendre mon passeport et à le donner au policier. Il ne m'a pas posé beaucoup de questions, à part les formalités les plus simples, l'empreinte du doigt, la photo et quelques questions simples et il m'a donné le visa juqu'au 19 octobre 2013. Comme je n'avais pas de bagages à enregistrer je pouvais aller directement au terminal. Une fois de plus je recommençai à courir mais cette fois je ne savais pas comment me rendre au terminal suivant.
Chaque minute de cette heure à l'aéroport JPK était si précieuse que perdre même une fraction de seconde c'était trop pour moi. Après m'être renseigné j'ai découvert que je devais prendre un train et aller du Terminal 8 au Terminal 3, ce que j'ai fait. Mais alors un autre grand contrôle de sécurité m'attendait. Ce contrôle ayant été également effectué, je me suis rendu à la porte de départ comme on m'avait dit de le faire. Ma carte d'embarquement électronique était déjà préparée dans ma main. Mais alors il m'a fallu 10 minutes de plus pour arriver à la porte de Delta Airlines en partance pour San Diego à 19h 25.
Quand je suis arrivé à la porte de départ en bus avec un petit groupe de passagers de la dernière minute, ma carte d'embarquement devait être vérifiée, m'a dit l'homme, alors que tous les autres passaient, même s'ils avaient aussi la même carte d'embarquement que moi. On m'arrêta et l'on me dit qu'il n'y avait pas d'enregistrement et que je ne pouvais pas voyager par ce vol. Je me suis presque évanoui quand ils ont fermé la porte sur ma figure.
Maintenant que faire ? Il n'y avait pas d'autre moyen que de retourner au Terminal 8 et de parler avec les gens d'American Airlines. Ils étaient obligés de résoudre mon problème. Mais alors, comme j'arrivais à l'agence AA, il y avair une longue file de passagers qui attendaient pour réserver à nouveau. Celle qui circulait, une petite chef, me dit que je devais attendre que tous les autres aient fini de réserver à nouveau, car d'après elle il n'y avait plus de vols pour San Diego le soir même.
J'ai attendu et attendu juste devant la file mais des personnes étaient appelées de derrière, de ci et là par la petite chef. Et alors je n'ai plus vu la petite chef et j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allé à l'un des comptoirs pour la réservation. Un homme me dit que le prochain vol pour San Diego était mercredi 20 octobre à 17h, donc que je devais attendre. Vous pouvez imaginer comment je me sentais. J'étais comme Moïse et les Israélites près de la Mer Rouge. Je ne pouvais ni reculer ni avancer. J'étais coincé. Seul le Seigneur était mon secours et comme les Israélites je criai aussi vers le Seigneur et le Seigneur finalement a entendu mon cri. Oui, le Seigneur entend le cri des pauvres.
Je dis à l'homme que je préférais rentrer à Rome s'il ne m'aidait pas à me rendre à San Diego le matin suivant. Je lui dis que l'unique but de mon voyage à San Diego était d'assister à des funérailles qui avaient lieu le 20 octobre 2010 à 17h. D'abord il me dit qu'il ne pouvait pas m'aider mais ensuite, quand il a su que je n'avais qu'un petit bagage à main il me dit qu'il me donnerait la carte d'embarquement pour Los Angeles et il me dit de me dépêcher car il étaient prêts à embarquer. Je n'avais pas de siège réservé mais il me dit que je pourrais l'avoir à la porte. Une fois de plus le même contrôle de sécurité, le contrôle de passeport effectués, je me rendis à la porte et pris le vol pour Los Angeles.
Quand je suis arrivé à Los Angeles j'ai demandé à l'un des passagers si je pouvais téléphoner à San Diego aux personnes qui m'attendaient encore à l'aéroport à San Diego à une heure avancée de la nuit. Il était déjà minuit (heure de LA). Il eut la gentillesse de me laisser utiliser son téléphone portable.
Les LMC de San Diego, Mr Rick et Mme Espie étaient prêts à venir me chercher à LA à cette heure de la nuit. Quand je suis sorti je suis allé au comptoir d'American Airlines et leur ai raconté mon problème et montré mon billet pour San Diego. J'avais déjà vu sur l'écran plusieurs vols pour San Diego le lendemain matin.
Sans difficulté l'agent réserva à nouveau mon billet pour San Diego à 6h30 le lendemain et me donna un bon pour l'hôtel. Je lui ai parlé du problème pour téléphoner aux personnes à San Diego. Une autre femme qui m'avait entendu parler est venue au comptoir et m'a demandé le numéro. De cette façon j'ai pu faire savoir à Rick et à Espie que j'allais prendre un vol pour San Diego le lendemain matin et qu'ils n'avaient pas besoin de venir à LA cette nuit-là.
Ils avaient déjà commencé à partir pour LA, mais ils n'étaient pas encore entrés sur l'autoroute Ils sont donc retournés chez eux et ont essayé de se reposer pendant quelques heures. Ce fut une nuit très dure pour Mme Espie, Mr Rick et Mme Tai Pearn. Comme je sortais de l'avion Mr Rick m'attendait. Je suis arrivé chez eux à 8h. Mme Espie devait travailler comme elle est directrice d'un hôpital à San Diego et ne pouvait pas quitter le travail avant 14h pour se préparer pour aller aux funérailles à Tijuana. Mme Tai Pearn LMC m'emmena déjeuner avec Mr Rick et ensuite Mme Espie LMC nous a rejoints à la maison des sœurs contemplatives M.C., où quelques coopérateurs se préparaient à aller aux funérailles. Cela prit à peu près une demi-heure en voiture pour arriver à la maison des pères M.C. à Tijuana.
La messe des funérailles et l'inhumation
Dans la chapelle de la bienheureuse Teresa où le corps du Père Joseph M.C. était exposé, les gens priaient le chapelet. Un des pères M.C. m'a emmené directement à la chapelle et le cercueil était seulement à demi fermé. Il avait l'air de dormir. Après quelques minutes de prière silencieuse on me conduisit par la sacristie à la pièce des rafraîchissements, et ensuite finalement à la chambre Du Père Joseph, là où il vivait et où il a rendu son dernier soupir. Il y a encore un petit autel, où il célébrait sa messe quotidienne et où les pères M.C. peu après sa mort ont offert la messe pour le repos de son âme.
Père Gary M.C., Père Vittorio M.C. et d'autres pères m'ont gentiment emmené à la tombe où il allait être déposé après que la messe des funérailles soit terminée. Les ouvriers étaient encore autour en train de mettre la dernière main. A ce moment-là j'ai pu rencontrer et échanger mes amitiés pleines de prière et mes condoléances avec de nombreux pères M.C..
Tous les pères M.C. semblaient très heureux. Je leur dis que j'avais fait tout ce chemin depuis Rome seulement pour les funérailles, comme quelques uns d'entre eux furent très enthousiastes de l'apprendre. Ils furent alors encore plus heureux et reconnaissants, tellement que Père Brian M.C., en parla explicitement dans ses remerciements.
Ce fut une occasion merveilleuse de rencontrer de nombreux pères M.C. que je n'avais pas vus depuis des années.
On me demanda de me tenir près de Père Gary M.C. à l'autel pendant la messe bien que personnellement je n'avais pas de préférences. J'ai essayé de faire de mon mieux comme j'étais dirigé.
L'archevêque Mgr Berlie du diocèse de Merida est arrivé à l'heure et la messe a commencé à 17h pile avec environ 60 prêtres concélébrants. Il y avait un grand nombre de sœurs M.C., de régionales, ainsi que d'autres religieuses appartenant à d'autres congrégations. Une sœur et deux frères du Père Joseph et leurs familles étaient présents. Un de ses frères a lu la première lecture.
Père Brian M.C. a donné une courte biographie de P.ère Joseph M.C. et des derniers jours de sa vie, etc. Et ensuite l'archevêque a accueilli particulièrement les membres de la famille de Père Joseph M.C., les sœurs M.C., les coopérateurs et tous ceux qui sont venus participer à la messe d'adieu pour le Père Joseph M.C. L'Evangile était de St Jean, chapitre 19, 25-30 :
- La charge – la charge de la fondation (19, 26-27).
- La Soif de Jésus d'amour et des âmes (19, 28).
- Ses derniers mots : « Tout est accompli » (19, 30)
Père Gary M.C. a proclamé l'Evangile. L'homélie a été longue. L'archevêque est revenu
sur sa première rencontre avec la bienheureuse Teresa M.C., comment il avait accueilli les pères M.C. dans l'archidiocèse de Tijuana, ses nombreuses rencontres avec la bienheureuse Teresa M.C. etc.
Avant le rite final de l'aspersion et de l'encensement, Père Brian M.C., le supérieur général des pères M.C., a remercié tous ceux qui étaient présents pour l'occasion, suivit le dernier rite et ensuite la procession à la tombe avec le corps du père que l'évêque a aussi béni. Une fois encore le cercueil a été béni par l'évêque, par Père Brian M.C., Père Gary M.C. , et Père Sebastian M.C. aussi. Comme le corps était descendu lentement les sœurs M.C. ont chanté le chant : « God will take care of you... »( « Dieu prendra soin de vous... » ), comme Sr Nirmala M.C. et la famille M.C. l'ont fait le samedi 13 septembre 1997 quand le corps de la bienheureuse Teresa a été descendu lentement dans la tombe. J'ai aussi jeté une petite image plastifiée de la bienheureuse Teresa M.C. avec une toute petite relique à l'intérieur ; et aussi une médaille miraculeuse pour répondre au désir de Sr Lysa M.C. qui m'avait demandé de le faire.
Adieux
Les derniers adieux et les salutations pieuses et reconnaissantes ont suivi. Ce fut une occasion magnifique de rencontrer les sœurs et les pères M.C. ensemble après tant de temps. Toute la célébration fut très paisible et joyeuse, car nous savons que partager la joie de Pâques est notre droit de naissance, encore plus pour nous M.C. car la joie est le signe infaillible de la présence de Deu en nous.
La célébration entière a duré environ deux heures quarante cinq. La longue soirée s'est conclue par notre visite au nouveau bâtiment M.T.C., que Sr Osana M.C. a voulu que nous fassions. Merci à Sr Osana M.C., à Sr Elisabeth M.C. et aux autres qui ont pris la peine de montrer le bon travail qu'elles font toutes pour répandre le message de l'amour du Christ pour ses pauvres à travers la bienheureuse Teresa de Calcutta. Maintenant nous attendons impatiemment sa canonisation qui je l'espère et je prie pour cela, aura lieu très prochainement.
Avec mon amour et ma prière
Dieu vous bénisse.
Père Sebastian Vazhakala M.C.