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13.05.10

French (FR)   LA VIERGE DE LA CHARITÉ ET LES M.C. À CUBA  -  Categories: Père Sebastien, fafa  -  @ 18:10:56


LA VIERGE DE LA CHARITE
ET LES MISSIONNAIRES DE LA CHARITE A CUBA

Fête de St Joseph artisan, 2010

Chers frères et sœurs bien-aimés,

Notre vie sur la terre est un processus continuel d'apprentissage. Nous sommes tous des étudiants à l'école de la vie. Il y a toujours des choses nouvelles à découvrir, des personnes nouvelles à rencontrer, des expériences nouvelles à vivre, des cultures nouvelles à apprécier, des personnes nouvelles à connaître. Plus encore, il y a toujours quelque chose de plus à dépasser, même dans la dite routine quotidienne de la vie.
En toute chose et en tout acte humain il y a une dimension transcendantale, à laquelle nous parvenons lentement à travers la réflexion et la contemplation. Nos paroles et nos actions irréfléchies peuvent se heurter à des conséquences inévitables et d'une portée incalculable.
«  Dans mon cœur j'ai conservé tes promesses... sur tes préceptes je veux méditer...
( cf Ps 119, 1-176 ); «  Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.  » ( Lc 2,19 )
Ma mission récente à Cuba et mon retour à Rome via Mexico, du 13 au 26 avril 2010, a été une expérience inoubliable pour moi. J'ai essayé de retenir toutes ces choses dans mon cœur, de les méditer continuellement.
Il y a, cependant, certaines choses que j'aimerais partager avec vous autant que cela est possible, étant donné que ma visite a été plutôt courte, mais très intense et exigeante.
D'abord, mon voyage à La Havane, la capitale de Cuba, via Madrid, en Espagne, fut plutôt plaisant et agréable. L'ambassadeur de Cuba à Chypre, qui était assis à côté de moi pendant les dix heures de vol de Madrid à La Havane, m'a donné toute une quantité d'informations sur Cuba, y compris sur le jardin de la bienheureuse Mère Teresa M.C. qui se trouve dans la capitale. Il m'a dit que je ne devrais pas partir de Cuba sans aller lui rendre visite, ce que je fis avec Sr Ancina M.C., supérieure à La Havane et la sœur qui l'accompagnait, le 24 avril, juste avant mon départ pour Mexico. La statue de bronze de Mère Teresa M.C. avec un livre à la main plongée dans la
«  lectio divina  », à l'entrée du musée, qui avait été autrefois une église franciscaine, est non seulement impressionnante mais aussi inspirante et édifiante.
Sr Ancina M.C. qui attendait à l'aéroport de La Havane m'a dit qu'elle était surprise qu'à mon arrivée de l'étranger on n'ait pas ouvert mes valises, qui étaient remplies surtout de livres, et normalement les livres qui entrent dans le pays sont confisqués. C'est la puissance de la prière de mes Frères, de mes Sœurs et de nombreuses autres personnes qui a fait que l'immigration et les formalités de douane se sont passées rapidement et sans heurts.
J'aimerais exprimer ma sincère gratitude à Dieu pour Sr Cyriac M.C., la supérieure régionale de la région Notre Dame de Guadalupe, à Mexico, qui m'a invité dans sa région. Cette région comprend le vaste et beau pays du Mexique et la très longue et très belle île de Cuba. Il y a vingt-trois communautés de sœurs M.C. dans la région, dont onze sont à Cuba, y compris une communauté de sœurs contemplatives M.C. à El Cobre, où se trouve le sanctuaire national de «  La Vierge de la Charité de El Cobre  ».
Je voudrais aussi exprimer ma sincère gratitude à toutes les sœurs M.C. qui rendent un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres dans ces vingt-trois centres, ainsi que pour leur vie de prière, de sacrifice et de pénitence.
Ne m'attardant pas sur ma courte expérience au Mexique sur mon chemin de retour, j'aimerais réfléchir sur quelques unes des expériences que j'ai faites du 13 au 24 avril 2010 sur l'île de Cuba; pour commencer, il y a 46 Sœurs M.C. qui travaillent uniquement sur l'île de Cuba.
Le désir ardent des Sœurs de connaître de plus en plus l'esprit ou le charisme de l'Institut, et de savoir comment les traduire dans leur vie de tous les jours fut évident pour moi au cours de la retraite que nous avons eue dans la ville de Sancti Spiritus à Cuba. Ce fut une recherche en même temps que le désir de retourner à l'esprit originel de l'Institut et au «  premier amour » de chaque membre en cette année du centenaire de la naissance de notre fondatrice, c-a-d du 26 août 2010 au 26 août 2011.
Aucun d'entre nous ne peut prétendre en savoir assez sur l'esprit ou le charisme de notre Institut, comme ils reposent dans le mystère insondable de la sainte et indivisible Trinité. Dans cette région il y a besoin de beaucoup de prière, de réflexion, de recherche infatigable, du dialogue sans peur et du partage généreux. «  L'Héritage de Mère Teresa  »est le patrimoine de la famille M.C.et c'est le droit de naissance de tous les enfants de la famille M.C. d'en avoir un partage égal. Il y a une mine de richesse à extraire, à filtrer, à étudier et à partager.
L'apostolat de la famille est dans la nature et la structure même du charisme M.C., qui est compris et vécu pleinement dans la région Notre Dame de Guadalupe, y compris dans le pays de Cuba, où la Vierge de la Charité œuvre avec les Missionnaires de la Charité pour restaurer et rétablir la dignité sublime des familles chrétiennes, comme elles doivent être des sanctuaires domestiques de l'Église et ces familles doivent être le reflet de la Sainte Famille.
La bienheureuse Teresa voulait depuis le commencement que les MC restaurent, réparent et réunissent les familles. Pour cela elle écrit : «  Excellence,... dites-lui ( au Saint Père le Pape Pie XII ) que l'Institut se consacrera spécialement à l'unité et au bonheur de la vie de famille, vie qui lui tient tant à cœur. Parlez-lui des innombrables foyers brisés, ici en Inde, à Calcutta, partout. C'est pour rendre heureux ces foyers malheureux, pour amener Jésus dans leurs maisons obscures que Notre Seigneur veut que moi et les Sœurs nous donnions nos vies comme victimes pour les foyers. Par notre pauvreté, notre travail et notre zèle nous entrerons dans tous les foyers, nous rassemblerons les petits enfants de ces foyers malheureux...  »
« Et si tout échouait, je n'ai aucune crainte. Si seulement une seule famille, si seulement un seul petit enfant malheureux est rendu heureux par l'amour de Jésus, dites-moi, cela ne vaudra-t-il pas la peine que tous nous donnions tout pour cela, que vous vous donniez tout ce mal ?

( De la lettre d'Asansol de mars 1947 )
J'adresse mes remerciements à Sr Cyriac M.C. et à toutes les Sœurs qui encouragent, le début des nouveaux groupes de LMC au Mexique et à Cuba, avec l'aide des évêques et des prêtres locaux, À Cuba seulement il y a neuf groupes de LMC maintenant.
L'archevêque de Santiago de Cuba que j'ai rencontré avec les Sœurs M.C. le jeudi matin 22 avril 2010, était très heureux de savoir que nos sœurs M.C. aident les laïcs à grandir en sainteté à travers le mouvement des Laïcs Missionnaires de la Charité. Nous avons eu des retraites pour eux dans deux endroits : Ciego de Avila, centre ( cœur ) géographique de Cuba, et à La Havane, la capitale. L'assistance du Saint Esprit a aidé tout le monde à avoir une expérience profonde de Pentecôte. Ici nos Sœurs ont travaillé très dur pour aider les LMC à faire l'expérience de Dieu. Ils retournèrent chez eux en louant Dieu et en chantant alléluia pour ce qu'ils avaient vu et entendu, ce qu'ils avaient partagé et vécu.
L'île de Cuba fut découverte par Christophe Colomb le 27 octobre 1492. En l'espace de deux décennies l'île fut conquise et colonisée par les espagnols qui gouvernèrent Cuba juqu'au 20 mai 1902, date à laquelle la République de Cuba fut instaurée.
Depuis 1959 Cuba a été gouvernée par Fidel Castro et son frère Raul. «  La loi du 6 juin 1961 a introduit des changements radicaux dans la situation de l'éducation. Il a été déclaré que l'éducation devait être publique et gratuite et décrétée la nationalisation et l'adjudication en faveur du gouvernement cubain de tous les centres d'enseignement gérés par des autochtones ou des entités légales privées, ainsi que «  les biens, les droits et les stocks inclus dans les biens de ces centres. Cette mesure du gouvernement révolutionnaire fut suivie par l'émigration de centaines de religieux et religieuses dédiés à l'éducation et à d'autres types d'œuvres sociales. Les 53 communautés de religieuses à Cuba se sont réduites à 13, toutes consacrées aux œuvres de charité  » ( cf l'encyclopédie catholique ).
Il semble qu'à Cuba tout est libre sauf le don même de la liberté. Il est triste de voir que les gens doivent faire la queue pendant des heures pour les produits de première nécessité, tel que le pain et les autres produits alimentaires. Il faut faire la queue pour tout.
C'est une épreuve de parcourir de longues distances en transport public. Les touristes n'ont pas le droit de voyager près des cubains et avec eux et des étrangers qui résident à Cuba. Les cubains ne peuvent également pas voyager non plus dans les bus attribués aux touristes; en outre, il y a une telle différence dans le prix du ticket qu'un cubain moyen n'a pas les moyens d'en acheter un. On m'a dit que les touristes devaient payer au moins trois fois plus que les cubains. Le tourisme est une des ressources principales de revenus. Ils font réellement tout pour attirer les touristes dans le pays. Ils ont aussi des plages spéciales pour les touristes.
Il y a onze diocèses à Cuba. Le cardinal réside à La Havane. L'Eglise catholique à Cuba doit être patiente et tolérante avec le gouvernement pour survivre et que son fonctionnement soit paisible. Les évêques ne sont pas libres d'organiser et d'aider les gens à pratiquer leur foi librement. On dit qu'après la visite pastorale du Pape Jean-Paul II les choses ont légèrement changé en mieux. Beaucoup de gens ont célébré le dernier Noël un peu plus librement et à l'extérieur; mais il y a encore une peur visible chez les gens. L'Eglise de Cuba a perdu un grand nombre de biens et de bâtiments institutionnels, car le gouvernement cubain les a confisqués. Maintenant les évêques essaient de se les faire rendre.
Comme de nombreux pays, Cuba aussi a son sanctuaire national dédié à la Vierge de la Charité. Il existe une histoire fascinante qui raconte comment l'image de la Vierge de la Charité a été trouvée flottant sur les eaux de la Baie de Nipe en 1604 ou 1605. L'image a été vue par trois jeunes paysans à l'aube, trois jours après le passage d'une tempête. Les jeunes gens étaient allés ramasser du sel et ont trouvé l'image qui flottait sur une petite planche avec une inscription qui disait : «  Je suis la Vierge de la Charité  ».
Ils prirent l'image et l'apportèrent au village où ils habitaient. Quelques années plus tard l'image de Notre Dame fut déplacée à la paroisse de El Cobre. Des deux endroits l'image avait l'habitude de disparaître pendant quelques jours... Une nuit, après que les gens avaient fini de prier, ils ont vu une lumière magnifique briller sur la montagne. C'est alors qu'ils décidèrent de construire une petite chapelle et l'image y fut transférée. Depuis elle est restée à cet endroit connu sous le nom du sanctuaire national de Notre Dame de la Charité à El Cobre à Cuba.
Le 10 mai 1916 le Pape Benoît XV a proclamé Notre Dame de la Charité «  Patronne de Cuba  ».
Le 24 janvier 1998, pendant sa visite pastorale à l'île de Cuba, le Serviteur de Dieu, le Pape Jean-Paul II a vénéré personnellement et couronné la sainte image de la Vierge de la Charité. Sa fête est célébrée le même jour que la célébration de la nativité de Notre Dame, le 8 septembre.
La terre de Cuba est bénie par la présence de Notre Dame; elle est leur Reine céleste et la Mère de la Miséricorde, qui veille sur chaque membre du sol cubain. C'est la même Vierge de la Charité qui, à travers notre Bienheureuse Mère Teresa M.C., a fait un accueil chaleureux aux Missionnaires de la Charité qui rendent un service de tout cœur et gratuit aux plus pauvres parmi les pauvres dans leurs onze communautés répandues à travers l'île de Cuba. Que Dieu les bénisse et les récompense en abondance pour leurs services généreux.
Cette terre, bien que marquée par la souffrance et les nombreuses épreuves et peut-être une privation visible matérielle et spirituelle, a un saint né cubain, le bienheureux Olallo Valdès, Il est né dans la capitale cubaine de La Havane en 1820 et est mort en 1889. Le père Olallo Valdès, qui a été béatifié le 29 novembre 2008, était un membre des frères hospitaliers de St Jean de Dieu. Il était un champion de la charité chrétienne, un ami de l'amitié, un consolateur des affligés, un amoureux des pauvres et il réconfortait les malades à temps et à contre-temps. Il a pratiqué une charité héroïque et mené une vie très austère et priante. Les cubains attendent maintenant impatiemment sa canonisation. La Vierge de la Charité et le bienheureux Olallo Valdès vont sûrement continuer à travailler dur pour la conversion et la sanctification des cubains et les bénir abondamment et assidûment.
Bien que mon séjour à Cuba ait été considérablement court et limité, je suis allé en bus plus d'une fois de La Havane à Sancti Spiritus, à Ciego de Avila et retour à La Havane et ensuite à nouveau de La Havane à Santiago de Cuba. Ces longs voyages ont été faits la plupart du temps de nuit, couvrant une distance de plus de mille six cents kilomètres. Ce fut une grande expérience, bien que très ennuyeuse et exigeante. Ces longs trajets m'ont aidé à avoir un aperçu de ce que les cubains vivent chaque jour et comment ils attendent dans les heures sombres de la nuit pour attraper un bus. L'homme sans Dieu... ou qui essaie de l'exclure... peut seulement créer davantage de désordre, de souffrance et d'insécurité. C'est comme avoir seulement le douloureux Vendredi Saint, sans le joyeux Dimanche de Pâques. Qu'est-ce que notre vie aurait été sans la Résurrection de Jésus ?
De l'île de Cuba, l'après-midi du 24 avril 2010, je suis allé à Mexico, un endroit gigantesque. Bien que je n'y ai passé que deux jours, ce fut aussi un grand moment.
Grâce à Sr Araceli M.C., la supérieure de Santa Fe et à la personne qui l'accompagnait, qui m'attendaient patiemment à l'aéroport à Mexico et m'amenèrent au couvent. Que le bon Dieu récompense en abondance toutes les sœurs pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité généreuse et leur tendre attention du début jusqu'à la fin de mon pèlerinage.
Dimanche 25 avril 2010 j'étais heureux d'être avec nos frères Missionnaires de la Charité à Mexico pour célébrer la sainte messe en espagnol pour et avec les hommes et les garçons handicapés, avec quelques LMC, des Coopérateurs et surtout avec la communauté des Frères. Frère Marcus M.C., le supérieur, eut la gentillesse de faire tout le trajet pour venir me chercher chez les Sœurs à Santa Fe et me ramener après la sainte messe et le déjeuner. J'aimerais remercier très sincèrement nos Frères M.C. pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité, et je prie pour que le bon Dieu les récompense en abondance.
L'après-midi on m'a demandé de parler à 28 postulantes et à leurs Maîtresses : Sr Nadjeli M.C. et Sr Juanita Ann M.C., et à la Sœur en charge de la formation pour les Amériques, Sr Maria Dolores M.C. Les postulantes montrèrent un grand intérêt et étaient très enthousiastes. J'espère et je prie pour qu'elles grandissent en sainteté et persévèrent dans leur vocation.
Alors arriva mon départ pour Rome que j'attendais impatiemment . Après la sainte messe de 6h et le petit déjeuner, accompagné par Sr Araceli M.C. et Sr Esperanza M.C. j'eus la grâce de me rendre à la basilique de Notre Dame de Guadalupe à Mexico.
De retour au couvent il y eut une autre session avec les postulantes. Alors ce fut l'heure du déjeuner et de la préparation immédiate pour le départ. A 15h nous sommes partis de la maison pour l'aéroport pour prendre le vol de 20h 35 pour Madrid. Grâce à Dieu et grâce aux Sœurs tout se passa bien. Après quelques heures d'attente à Madrid, je suis arrivé à la maison à 20h 15 ( heure de Rome ).
Je remercie frère André Marie M.C., frère Luc M.C., frère Gaspard M.C., Gianna LMC et Fausto, notre fidèle chauffeur, qui sont venus me chercher à l'aéroport. A tous je dis merci.
Que ce saint temps de Pâques nous prépare pour la grande fête de la Pentecôte. Que la Vierge de la Charité continue de faire attention à tous nos besoins et aux besoins des pauvres, en les présentant à son Fils bien-aimé Jésus, comme elle l'a fait à Cana de Galilée, tandis qu'elle nous dit de la même façon les mêmes paroles qu'elles a dites aux serviteurs à la fête du mariage à Cana en Galilée : «  Faites tout ce qu'il vous dira  » Ce furent les dernières paroles de Notre Dame enregistrées dans l'Evangile. Ce furent ses paroles et sa vie et elle veut que nous tous et toutes les personnes de bonne volonté nous fassions tout ce que Jésus, son Fils nous dit.
Amitié et prières.
Dieu vous bénisse

Père Sebastian Vazhakala M.C.

Notre Dame de "El Cobre"


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