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31.01.10

French (FR)   Dimanche 31 janvier 2010  -  Categories: fafa, Benoît XVI  -  @ 19:53:13

4ème Dimanche du temps ordinaire
31 janvier 2010

ANTIENNE D'OUVERTURE
Sauve-nous, Seigneur notre Dieu ; rassemble tes enfants dispersés. Nous rendrons grâce à ton saint nom, nous te bénirons dans la joie.

PRIÈRE. Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t'adorer sans partage, et d'avoir pour tout homme une vraie charité. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Lecture du livre de Jérémie (1, 4-5, 17-19)

LE SEIGNEUR m'adressa la parole et me dit : «  Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au j our, je t'ai consacré ; … Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. Parole du Seigneur.»

PSAUME 70

Sans fin je proclamerai ta victoire et ton salut

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m'as choisi dès le ventre de ma mère...

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (12, 31 à 13, 13)

FRÈRES, … J'aurais beau... me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne ma sert à rien...
Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra... ce jour-là, nous verrons face à face... Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi,
l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
(4, 21-30)

Alléluia. Alléluia. De l'Orient à l'Occident, parmi toutes les nations, on reconnaîtra le salut de notre Dieu. Alléluia.

… « Cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »... Puis il ajouta : « Amen je vous le dis, aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays...
Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.


Homélie de Dom Patrick Olive
prise dans Ephata

" Personne n'aime s'entendre dire une vérité qui lui déplaît. Et lorsque le Christ se présente à ses concitoyens, ceux-ci ne veulent pas le reconnaître pour ce qu'Il est. Ils ont peur de lui et ont une réaction de défense en cherchant à le tuer. Les habitudes sont bouleversées : cet homme qu'on connaissait bien, voilà qu'Il se présente comme envoyé de Dieu ; impossible de dépasser les apparences pour le reconnaître. Ainsi en va-t-il de nos propres existences. La fréquentation de la Parole de Dieu peut la rendre banale à nos yeux habitués, lui faire perdre son tranchant. Et lorsqu'on lui laisse dévoiler toute son ampleur, nous sommes tentés de la rejeter comme irrecevable. Nous marchons ainsi entre deux abîmes et il faut découvrir peu à peu le chemin de crête ; il s'agit certes de fréquenter la Parole mais aussi de dépasser le niveau superficiel d'un contact purement matériel. Elle doit pénétrer notre cœur comme un glaive : il s'agit de se laisser interroger, purifier, transformer par elle et donc d'y reconnaître une puissance capable de nous tirer de notre médiocrité pour nous conduire à la sainteté. Les paroles de l'Écriture sont un chemin sûr qui conduit à Dieu mais on peut manquer ce chemin : laissons l'Esprit Saint éclairer notre route à la rencontre de Jésus et nous le reconnaîtrons."

Angélus du dimanche 31 janvier

Texte intégral

ROME, Dimanche 31 janvier 2010
(ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la méditation prononcée ce dimanche par le pape Benoît XVI, avant la prière de l'Angélus, depuis la fenêtre de son bureau qui donne place Saint-Pierre, en présence de milliers de visiteurs, en particulier les jeunes de l'action catholique de Rome, au terme de leur « Caravane de la Paix ». Une jeune fille de leur groupe a participé à l'angélus à la gauche du pape et a libéré avec lui deux colombes au terme de la prière.
AVANT L'ANGELUS
" Chers frères et sœurs,
Dans la liturgie de ce dimanche, on lit l'une des pages les plus belles du Nouveau Testament et de toute la Bible que l'on appelle « l'hymne à la charité » de l'apôtre Paul (1 Co 12,31-13,13). Dans sa première lettre aux Corinthiens, après avoir expliqué, par l'image du corps, que les différents dons de l'Esprit Saint concourent au bien de l'unique Eglise, Paul montre la « voie » de la perfection. Celle-ci, a-t-il dit, ne consiste pas dans la possession de qualités exceptionnelles : parler des langues nouvelles, connaître tous les mystères, avoir une foi prodigieuse ou accomplir des gestes héroïques. Elle consiste en revanche dans la charité - agapè - c'est-à-dire l'amour authentique, celui que Dieu a révélé en Jésus Christ. La charité est le don « le plus grand », qui donne de la valeur à tous les autres, et cependant, « elle ne se vante pas, elle ne se gonfle pas d'orgueil », au contraire, « elle se réjouit dans la vérité » et du bien d'autrui. Qui aime vraiment « ne cherche pas son propre intérêt », « ne tient pas compte du mal reçu », « excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (cf. 1 Co 13,4-7). A la fin, lorsque nous nous rencontrerons face à face avec Dieu, tous les autres dons disparaîtront ; le seul qui demeurera pour l'éternité, c'est la charité, parce que Dieu est amour et nous serons semblables à Lui, en communion parfaite avec Lui.
Pour le moment, nous sommes en ce monde, la charité est ce qui distingue le chrétien. Elle est la synthèse de toute sa vie : de ce qu'il croit et de ce qu'il fait. C'est pour cela que, au début de mon pontificat, j'ai voulu consacrer ma première encyclique justement au thème de l'amour : « Deus caritas est ». Comme vous vous en souvenez, cette encyclique se compose de deux parties qui correspondent à deux aspects de la charité : sa signification et ensuite sa mise en œuvre pratique. L'amour est l'essence de Dieu lui-même, c'est le sens de la création et de l'histoire, c'est la lumière qui donne bonté et beauté à l'existence de tout homme. En même temps, l'amour est, pour ainsi dire, le « style » de Dieu et de l'homme croyant, c'est le comportement de qui, répondant à l'amour de Dieu, situe sa vie comme un don de soi à Dieu et au prochain. En Jésus Christ, ces deux aspects forment une unité parfaite : Il est l'Amour incarné. Cet Amour nous est révélé pleinement dans le Christ crucifié. En posant sur lui notre regard, nous pouvons confesser avec l'apôtre Jean : « Nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru » (cf. 1 Jn 4,16 ; Encyclique « Deus caritas est », 1).
Chers amis, si nous pensons aux saints, nous reconnaissons la vérité de leurs dons spirituels, et aussi de leurs caractères humains. Mais la vie de chacun d'eux est un hymne à la charité, un cantique vivant à l'amour de Dieu ! Aujourd'hui, 31 janvier, nous rappelons en particulier saint Jean Bosco, fondateur de la famille salésienne et patron des jeunes. En cette année sacerdotale, je voudrais invoquer son intercession pour que les prêtres soient toujours plus des éducateurs et des pères pour les jeunes ; et afin qu'en faisant l'expérience de cette charité, de nombreux jeunes accueillent l'appel à donner leur vie pour le Christ et pour l'Evangile. Que Marie Auxiliatrice, modèle de charité, nous obtienne ces grâces.
APRES L'ANGELUS
Le dernier dimanche de janvier est la Journée mondiale des lépreux. On pense spontanément au père Damien de Veuster, qui donna sa vie pour ces frères et soeurs, et que j'ai proclamé saint en octobre dernier. Je confie à sa protection céleste toutes les personnes qui souffrent encore aujourd'hui malheureusement de cette maladie, de même que les agents de la santé et les bénévoles qui se oeuvrent afin que puisse exister un monde sans lèpre. Je salue en particulier l'Association italienne des amis de Raoul Follereau.
Aujourd'hui on célèbre également la deuxième Journée d'intercession pour la paix en Terre sainte. En communion avec le patriarche latin de Jérusalem et le custode de Terre sainte, je m'unis spirituellement à la prière de nombreux chrétiens du monde entier et je salue cordialement ceux qui sont rassemblés ici pour cette circonstance.
La crise économique provoque la perte de nombreux postes de travail et cette situation exige un grand sens des responsabilités de la part de tous : entrepreneurs, travailleurs, gouvernants. Je pense à quelques réalités difficiles en Italie comme par exemple Termini Imerese et Portovesme ; je m'associe par conséquent à l'appel de la Conférence épiscopale italienne qui a encouragé à faire tout ce qui est possible pour préserver et développer l'emploi, en assurant un travail digne et adéquat pour les besoins des familles.
Les garçons et filles de l'Action catholique de Rome nous apportent un message de paix. Deux d'entre eux sont ici près de moi. Je les salue, ainsi que tous les autres, qui se trouvent sur la Place, accompagnés par le cardinal vicaire, leurs familles et leurs éducateurs. Chers jeunes, je vous remercie car, avec votre « Caravane de la paix » et le symbole des colombes que nous relâcherons dans un instant, vous donnez à tous un signe d'espérance. A présent, écoutons le message que vous avez préparé.
[Lecture du message]
Puis le pape a salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :
Chers pèlerins francophones, la Parole de Dieu nous convie aujourd'hui à accueillir avec foi notre vocation chrétienne, car chacun de nous est appelé à faire fructifier les dons qu'il a reçus pour bâtir l'Église. En cette Année Sacerdotale, demandons au Seigneur que sa Parole bouscule de nombreux jeunes hommes afin qu'ils puissent entendre son appel à le suivre comme prêtre et y répondre avec générosité. Que la Vierge Marie, Mère de l'Église, soutienne tous ceux qui sont engagés dans l'humble et exaltant ministère sacerdotal ! Bon dimanche et bonne semaine à tous ! "

Le 31 janvier 2003, à 90 ans passés le «  Père au lard », le  père Werenfried van Straaten, fondateur de l'œuvre catholique internationale : l'Aide à l'Église en détresse (AED), nous quittait.

le Père Werenfried connaissait bien Mère Teresa et ce fut lui qui la fit connaître en Europe. Il avait fait sa connaissance en 1956 lors d’un voyage en Inde et cette rencontre lui avait fait une forte impression. Il lui rendit visite dans la « Maison des Mourants » qu’elle avait fondée à Calcutta, alla avec elle de brancard à brancard et bénit les malades l’un après l’autre. Un petit bébé qu’il venait de baptiser mourut même dans ses bras. Depuis lors, il était très proche de Mère Teresa et la soutenait activement, et Mère Teresa fut elle aussi impressionnée par le Père Werenfried....

La Bible de l’enfant est une initiative du fondateur de l’AED, le Père Werenfried van Straaten. En 1979, les Nations Unies ayant déclaré une « année de l’enfant », il distribua les premiers exemplaires à l’occasion de la rencontre des évêques sud-américains avec le pape Jean-Paul II, dans la ville mexicaine de Puebla. Le Père Werenfried se conforma ainsi à un souhait du Pape : apportez la Parole de Dieu aux plus faibles, les enfants, qui souffrent de la pauvreté et de la détresse dans de nombreux pays, et sont   « si pauvres qu’ils ne peuvent s’offrir aucun livre », indiquait le père Werenfried.
Père Werenfried, Merci, priez, priez pour nous !
Saint Jean Bosco, dont c'est la fête aujourd'hui, priez, priez aussi pour nous et pour tous nos jeunes ! Merci !

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