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11.03.09

French (FR)   Deuxième enseignement de Mgr. J. Moloney Lourdes Septembre 1996  -  Categories: documents, fafa, Année Jubilaire, Lourdes, Monseigneur John Moloney  -  @ 15:47:34

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Rencontre internationale LMC Lourdes

22/29 septembre 1996

Deuxième enseignement de
Monseigneur John Moloney

A L'ECOLE DE L'AMOUR

A travers les ombres vers la lumière. L'obscurité d'une grotte dans le rocher a cédé la place à une lumière splendide. A partir du jour où le ciel a touché la terre à la Grotte de Lourdes, avec la venue de la Vierge Immaculée, le rayonnement surnaturel de sa beauté a inondé de lumière cet endroit. Le parfum de roses que l'on vit à ses pieds dispersa la puanteur des détritus que contenait la grotte.
La lumière céleste qui entourait la Dame brilla sur le visage de la petite fille, Bernadette, agenouillée à ses pieds. Le cadre du drame qui se déroula là entre le 11 février et le 18 juillet est une sorte de toile de fond devant laquelle nous pouvons réfléchir avec fruit sur le thème de notre congrès. Car il est sûr qu'ici a eu lieu un drame de la charité dans l'humilité.
C'est ici que nous avons apporté notre thème. Un désir profond nous a inspiré le souhait de le présenter à la Vierge Immaculée et de lui demander d'ouvrir nos oreilles aux paroles qu'elle a prononcées ici, paroles si importantes par leur contenu; et nos yeux pour suivre les évènements qui ont eu lieu ici.

VOIR ET ENTENDRE

Vous qui êtes rassemblés ici, ne pensez-vous pas que votre désir est si bien exprimé dans le Cantique des Cantiques: "Ma colombe cachée au creux des rochers, en des retraites escarpées, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix". (Cantique des Cantiques 2, 14).
"L'amour a des yeux" a dit Saint François de Sales. Dès que Bernadette a posé les yeux sur la belle Dame, elle a été saisie par sa beauté.

Suivons cette histoire avec des yeux et des oreilles attentives, et nous pourrons recueillir la révélation de l'amour et de l'humilité qui tels deux fils d'or y sont tissés.

Car, pour une mission de la plus haute importance, le ciel a choisi dans une famille appauvrie, vivant dans une impasse, une pauvre enfant. La grande simplicité et la beauté de sa première rencontre avec la Vierge Immaculée captive notre attention.

Comme un rayon de soleil printanier, le sourire de la Vierge a brillé sur toute l'histoire de Lourdes. "J'ai vu la Dame qui me souriait très gracieusement, et semblait m'inviter à m'approcher". Au début elle eut peur, et toucha les perles de son chapelet, comme pour se défendre. Mais le sourire de la Dame désarma ses craintes. La personne qui sourit est un ami, le sourire est le miroir de l'amour qui est dans le coeur. Bernadette n'a plus jamais eu peur. Ça a été l'amour coup de foudre.

Les premiers mots de la Dame étaient une invitation: "Me feriez-vous la faveur de venir ici pendant quinze jours?" N'avons-nous pas déjà là une belle leçon d'humilité? Une mère qui sourit à son enfant avec amour; et puis la courtoisie du ciel. La grâce de Dieu réside en la courtoisie. La Reine demande une faveur à une pauvre enfant illettrée. C'est la courtoisie du ciel que de demander une faveur avant de demander quelque chose en retour.

Dès les premiers instants de la visite, l'enfant ouvrait déjà son coeur dans une obéissance et une humilité totales. "Si la Sainte Vierge m'a choisie, c'est parce que j'étais si ignorante." Elle a posé ses yeux sur la beauté rayonnante de la Vierge; elle avait ses oreilles attentives à chacune des paroles qui lui étaient adressées.
Voici une illustration; une petite image de contemplation. Une jeune fille d'une paroisse très pauvre de Dublin où je me trouvais, ayant perdu la vue à l'âge de six ans à la suite d'un accident. A vingt et un ans, elle se trouvait à Lourdes; et venant à la Messe à la Basilique Pie X, elle reconnut ma voix et me dit: "Père, j'ai quelque chose à vous dire: j'ai prié Notre Dame de Lourdes de ne pas me rendre la vue. Cela ne ferait que me distraire". Quel exemple d'humble prière et du don de vision intérieure. Une petite contemplative, certainement, enrichie par son expérience de Lourdes. Comme pour Bernadette, les séductions et les distractions de ce monde ne méritaient pas son attention. Bernadette a dit: "Quand je l'ai vue, je n'ai plus aimé ce monde". Dés le commencement, la Dame lui a promis "le bonheur dans le monde à venir". Cela lui suffisait. Son seul but était les horizons éternels. Elle a souvent parlé de son désir de retrouver "l'ai de sa patrie", non pas l'air de Lourdes, mais celui du ciel.

Dès que Bernadette eut posé les yeux sur la belle Dame, ce fut l'amour coup de foudre. Elle revint sans faute à la grotte pendant quinze jours, comme l'avait demandé la Dame. Son pélerinage avait commencé: et dans une obéissance humble et totale, elle regarda et écouta. Toujours à genoux, ses yeux étaient éblouis par la beauté de la Dame. Son exclamation revient comme un refrain: "Elle souriait et était si belle".

A L'ECOLE DE L'HUMILITE

Les gestes et le dialogue qui accompagnaient les visites, nous pouvons les interpréter comme se rattachant au thème de cette conférence. Une humilité apprise par la faiblesse. Quand la Dame a demandé à Bernadette de réciter le chapelet, elle voulut lever la main pour faire le signe de croix. Mais ce n'est que lorque la Dame fit le signe de croix qu'elle put lever le bras et le faire avec elle. Au "Gloire au Père", la Dame pencha la tête et le récita avec elle - les deux voix n'en faisant qu'une dans l'humble adoration de la Sainte Trinité.

Bernadette, dans sa simplicité enfantine, pensait n'avoir que de rares formules de prière. "Je ne connais que le chapelet".

Le Coeur Immaculé de Marie se révèla à l'enfant pendant les visites. La beauté de son âme se reflétait en brillant dans son sourire radieux. Mais quelquefois ce sourire s'assombrissait lorsqu'elle demandait à Bernadette de "prier pour les pécheurs". J'ai pleuré parce que la Dame pleurait." Dans son humilité profonde, elle a commencé par elle-même: "Il est juste que je souffre parce que j'ai péché". Par son intermédiaire la Dame de mandait à un monde pécheur de pleurer sur ses péchés. Voici la prière d'un coeur humble et contrit: "Oh, Jésus et Marie, permettez que toute la consolation de ce monde se trouve en vous aimant et en souffrant pour les pécheurs".

Avec une simplicité enfantine, l'enfant demandait et redemendait à la Dame quel était son nom, quelquefois en s'avançant à genoux avec un crayon et du papier en lui demandant d'écrire. "Madame, auriez-vous la bonté de me dire qui vous êtes, s'il vous plait?" Son souhait fut exaucé le 25 mars. Penchant la tête et levant les yeux au ciel, la Dame dit: "Je suis l'Immaculée Conception".

La dernière visite eut lieu le jour de la fête de Notre-Dame du Carmel, le 16 juillet. Comme d'habitude, Bernadette s'agenouilla à la Grotte, tandis que la foule se massait dans le champ de l'autre côté de la rivière. La Dame apparut juste avant le coucher du soleil. Cette fois, aucun mot ne fut prononcé: seulement le langage d'un sourire en regardant Bernadette, avant de se tourner vers la foule et et lui sourire. Puis elle disparut à la vue.

Le Seigneur s'était penché sur l'humilité de sa servante. Et maintenant, il se penchait sur la pauvreté et l'humilité d'un peuple, assemblé dans une foi simple et recevant l'assurance de l'amour de la Vierge.

JAMAIS SI BELLE

Lors de cette dernière visite, Bernadette s'écrie: "Je ne l'ai jamais vue aussi belle". Nous avons l'habitude de réfléchir sur le sens caché de ces paroles. Marie est toute belle, "Tota pulchra". Sa beauté ne varie pas. Ce qui s'était approfondie en Bernadette, c'était sa capacité de plus en plus profonde à voir la beauté de la Dame. Elle avait suivi un long chemin à l'école de l'amour et de l'humilité, du 11 février au 16 juillet. La leçon apprise par Bernadette est que nous pouvons tous faire notre part. L e Pape Paul VI l'a dit: "Admirer la grâce de Marie, c'est respecter la grâce en nous-mêmes".

UN BALAI DANS UN COIN

Lorsqu'elle quitte Lourdes pour entrer chez les soeurs de la Charité à Nevers, elle ne souhaitait pas y revenir pour y accueillir la notoriété et la renommée qui pouvaient être les siennes. "Je porte la Grotte dans mon coeur", disait-elle. Lorsque plus tard on lui demanda si elle aimerait y retourner pour voir combien le Sanctuaire s'était développé, ainsi que le fleuve des pélerins, elle répondit que comme on met le balai dans un coin après usage, ainsi elle-même était-elle "un balai dans un coin". On s'était servi d'elle, et maintenant sa fonction à Lourdes était terminée. Elle se voyait comme un petit instrument flexible dans la main de Dieu, toujours prête à être utilisée par Lui ou quand il le souhaite, à être mise dans un coin comme un balai dont on n'aurait plus besoin.

Une expression qu'elle a souvent utilisée révèle la profondeur de son humilité de coeur. "Je ne suis bonne à rien".

Nous sommes en présence du paradoxe sur la voie de la sainteté; une petite voie, la route des grandes choses pour Dieu; la voie royale des humbles: on n'est rien, et on devient quelqu'un.
La rose qui fleurit dans un coin obscur, paisiblement caché à la vue.

Il est intéressant de noter un parallèle étroit avec la vie de Sainte Thérèse de Lisieux dont nous célébrerons le centenaire de la mort le 30 septembre 1996. Elle pensait d'elle même n'avoir que si peu d'importance; tout juste un minuscule pétale de rose, et encore, un pétale fané. Elle se décrit dans un poème, dont voici un morceau de strophe:

"Seigneur, sur tes autels plus d'une fraîche rose
aime à briller;

onne à toi..... mais je rêve autre chose:
"C'est m'effeuiller".


SERVIR AVEC AMOUR

La vie de Bernadette ne consistait pas seulement à faire le signe de Croix, mais aussi à porter la Croix des douleurs. Humblement, docilement, elle accepta la souffrance: "O Jésus, je ne pense pas à ma croix quand je me souviens de la tienne". Quand la douleur devint intense, elle eut recours à l'aide de sa Mère. "O ma Mère, voici ton enfant qui ne peut pas supporter davantage". Pour elle, il n'y avait pas de souffrance perdue. Elle offrit la sienne pour tous les malades et tous les endeuillés du monde. "O Coeur très compatissant de mon Jésus, accepte chacune de mes larmes, chacun de mes cris de douleur de ma part comme une supplique pour tous ceux qui souffrent, pour tous ceux qui pleurent, pour tous ceux qui t'oublient".

MERE TERESA

Il y a tant d'aperçus et d'inspirations dans l'histoire de Lourdes que nous voyons répétés dans la vision et l'apostolat de Mère Teresa. Bernadette a embrassé la Croix et tous ceux qui souffrent. De même Mère Teresa: "Le monde d'aujourd'hui est un "calvaire ouvert". Vous revivez la Passion du Christ, acceptez donc Jésus tel qu'il vient à vous, couvert de bleus, divisé, plein de douleurs et de blessures".

Les mains de Bernadette exprimaient le langage de l'amour, d'un amour bienveillant qui se montrait dans la qualité de sa tendresse. Une jeune fille, Jeanne Jadot, qui travaillait au service domestique du couvent de Nevers, dit de Bernadette: "Elle prit mes mains avec toute la tendresse d'une mère".

Combien parmi les plus abandonnés et les plus humbles Mère Teresa a-t-elle pris dans ses bras, avec toute la tendresse d'une mère. Et elle vous a inspirés, vous, ses Missionnaires, d' en faire autant. Elle en appelle à vous, "à donner vos mains pour servir le Christ dans ses pauvres et vos coeurs pour l'aimer en eux".

Bernadette a allumé une bougie pour qu'elle brille dans l'obscurité de la Grotte. Mère Teresa a allumé une bougie dans les rues et les ruelles les plus sombres du monde, pour porter un message d'espoir et d'amour au monde des pauvres et des abandonnés.

FAMILLE

Dans notre monde, la famille est assiégée. Sa sainteté et sa permanence sont si souvent attaquées. Et combien souvent la voix claire et courageuse de Mère Teresa ne s'est-elle pas élevée pour la défendre. Bernadette aima la famille profondément, et ce qui constitue le centre du bonheur familial. "Je ne leur demande pas d'être riches, mais de pouvoir mener des vies décentes, et qu'ils puissent aimer Dieu Tout-Puissant".

SERVICE SANS FIN

A l'arrêt près de l'entrée de la Grotte d'où le car part pour la cité des pauvres, il y a une grosse horloge. Et il y est écrit en français et en grosses lettres: "Charité n'a pas d'heure".
Etre disponible, donner un service plein de grâce et d'humilité aux pauvres vingt quatre heures sur vingt quatre est votre noble tâche de Missionnaires de la Charité. Il n'est de personne dans le besoin, ni d'instant de besoin, auquel votre amour n'ait rien à donner.

Bernadette était si consciente de sa petitesse mais elle pouvait voir avec les yeux clairs de la Foi et dire: "Au ciel je n'oublierai personne".

Un enfant apprend de sa mère à se souvenir. Nous sommes conscients de l'étreinte enveloppante de la Mère universelle qui nous réunit en foule aujourd'hui.

Puisse notre Dame de Lourdes, par la grâce de votre visite, rafraîchir votre dévouement à l'Apostolat dans la forme si impérieusement nécessaire dans notre monde, à savoir votre amour généreux et votre humilité profonde envers les plus pauvres et les plus abandonnés.

10.03.09

French (FR)   1993. Du Bronx à Paris en passant par Rome et Lourdes  -  Categories: photos, jc, fafa, 1993  -  @ 18:34:12

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